La sale semaine de Monsieur Z : du 12 au 18 février 2012

Encore une sale semaine mais je continuerai à lire Contrepoints quand même

12 février : Whitney Houston est morte hier, paix à son âme. Je ne lui en veux plus de chanter fort des rengaines pour fillasses éplorées. Serge « I want to fuck you » Gainsbarre ne l’incommodera pas au paradis. Non pas qu’il y soit absent, n’en déplaise aux coincés de l’esprit incapables de percevoir son divin talent musical au-delà de ses provocations gauloises, mais parce que la rumeur circule chez Saint Pierre qu’il subit depuis de nombreuses années le harcèlement des pires démons fiscaux qui souhaitent le voir se consumer pour l’éternité dans des chaudrons pleins de billets de 500 francs.

12 février : Les politocards français braillent parce que Renault choisit logiquement le Maroc au lieu de la France pour produire low-cost face aux Chinois et aux Indiens. Outre le mépris flagrant qu’ils affichent pour des pays qui prennent leur essor et s’industrialisent comme jadis la France afin de ne plus sucer des cailloux de l’autre côté de la rive du développement, ces handicapés de la compréhension économique mondiale préfèrent visiblement pour leur petit confort électoral voir Renault en danger que Renault à Tanger.

13 février : Les Grecs s’émeuvent et même s’émeutent parce qu’on leur présente l’addition de nombreuses années de socialisme heureux en open bar. Sur RTL, Antoine de Caunes dit qu’il faudrait annuler la dette grecque en poussant un « coup de gueule ». Comprenez « en sortant de son registre artistique alors qu’on ne lui a absolument rien demandé » si ce n’est d’être le digne maître de cérémonies des Césars 2012 et pas le digne récipiendaire du Nobel de la démagogie.

14 février : Dernier jour des soldes et des grandes liquidations dont on regrette qu’ils ne soient pas couplés aux journées du patrimoine.

14 février : Saint Valentin pour les candidats à la présidentielle aussi. Mais au lieu de nous lâcher l’écran une journée et claquer sans honte le pognon de la campagne en restaurants étoilés pour des têtes à têtes en amoureux, Sarko avec Clara, Hollande avec Valérie, Marine avec Louis, François avec son tracteur, Mélenchon avec Pujadas, que sais-je encore, ils nous gâchent l’espace médiatique à nous seriner une fois de plus avec l’égalité homme-femme. C’est pourtant LA journée la plus injustement inéquitable pour un homme, car combien parmi vous se sont ruinés en fleurs précocement fanées et en restaurant bondés proposant des menus surfaits, tout ça sans même tirer un coup ?

14 février : Présidentielle, Marine cherche parrains et les compte un par un, désespérément. Aucun candidat ne l’aidera, à part un. Ce dernier gravement atteint de bisounoursite aigüe propose de respecter une vieille logique démocratique de réelle représentation populaire. Imparable ?

15 février : Nicolas Sarkozy crée la surprise de l’année en annonçant qu’il souhaite continuer à ne rien faire mais en beaucoup mieux pour réduire notre colossale dette publique. De quoi se jeter par paquets de douze électeurs dans la Mer Égée et ce dans l’indifférence la plus totale, comme un « akzidenz grotesk » selon la police…

16 février : Jean-Luc Mélenchon fait le vœu pieu de protéger le repos dominical contre le travail et de ne plus solliciter aucun des millions de commerçants, salariés, intermittents, artisans et fonctionnaires même qui travaillent le dimanche croyant vainement être utiles afin qu’on n’ait pas l’impression d’habiter la Corée du Nord.


16 février :
Les intermittents manquent de cachets pour cotiser et prennent une sacrée pilule annuelle d’une valeur d’un milliard d’argent collectif gratuit pour tous. Antoine de Caunes devrait leur décerner un César d’honneur lors de la prochaine cérémonie dédiée aux progrès du cinéma français subventionné mais incompris du public.

17 février : Vanneste énonce des faits et joue les aimants à connerie médiatique très prononcée. Irrésistiblement attirée par tout ce qui fait mousser, la Morano se  jette dans la tourmente et tourmente le vilain canard UMP avec son copain Copé.

18 février : Que restera-t-il de Groupama à part des queues de Cerise et encore beaucoup d’argent collectif gratuit pour tous afin d’éponger le tout  ? Silence radio-médiatique.

Ouais, encore une sale semaine mais je continuerai à lire Contrepoints quand même.