Le Guatemala abandonne la guerre contre la drogue

Le nouveau président du Guatemala déclare que la guerre contre la drogue ne peut être gagnée seulement avec les armes.

« Mano dura » : durant la campagne électorale qui l’a conduit récemment à la tête du Guatemala, le président Otto Pérez Molina avait promis de mener une politique de la « main dure » contre les cartels de la drogue. Arrivé aux affaires, il semble faire volte-face.

Par Pierre-Yves Saint-Onge

Le Guatemala abandonne la guerre contre la drogue, malgré la pression des États-Unis… Le nouveau président de ce pays, qui est un militaire avec 25 ans de service, déclare que la guerre contre la drogue ne peut être gagnée seulement avec les armes, et qu’il se concentrera sur le combat contre la famine.

Otto Pérez Molina croit que la famine est une menace à la sécurité. Il a été élu avec une promesse de s’attaquer au crime avec une main de fer, mais il pense que légaliser la drogue est le meilleur moyen. Aujourd’hui les cartels au Guatemala ne dérivent plus que 50% de leur revenus de cette source, et se sont diversifiés vers les kidnappings et l’extorsion. En laissant tomber le combat contre le trafic de drogue, le pays pourra mobiliser ses énergies sur ce qu’il considère comme de véritables crimes – les kidnappings et l’extorsion, plutôt que le trafic et la consommation de drogue, qui sont un problème pour les États-Unis et non pour son peuple.

—-
Sources : Business Week et Reason Magazine
Sur Contrepoints : Guatemala : que penser de la « main dure » d’Otto Pérez Molina ?