De quoi le PIB est-il la mesure ?
Le PIB et sa croissance ne doivent pas être pris pour ce qu'ils ne sont pas et sont bien souvent biaisés par des manipulations comptables sans fondement.
Par Georges Kaplan. (Lire la suite…)
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Le PIB et sa croissance ne doivent pas être pris pour ce qu'ils ne sont pas et sont bien souvent biaisés par des manipulations comptables sans fondement.
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L’utilisation du PIB comme critère du succès d’une politique n'a en fait qu’un but : permettre la croissance permanente de ce monstre obèse qu’est l’État.
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Dans les prochaines années, les experts en économie auront des sujets d'étude très intéressants en comparant comment le Venezuela et l'Argentine furent dépassés par la Colombie sur la route vers le développement, car les différences entre les modèles et les politiques publiques sont notoires.
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Au cours du deuxième trimestre 2012, le PIB de la zone euro a reculé de 0,2% et celui de l’Union européenne de 0,1% par rapport au trimestre précédent.
Selon Eurostat, au cours du premier trimestre 2012, les taux de croissance avaient été de 0,0% dans les deux zones. En comparaison avec le deuxième trimestre 2011, le PIB corrigé des variations saisonnières a diminué de 0,5% dans la zone euro et de 0,3% dans l'Union, après respectivement 0,0% et +0,1% au trimestre précédent.
Au deuxième trimestre 2012, la dépense de consommation finale des ménages a baissé de 0,2% tant dans la zone euro que dans l'Union (après respectivement -0,2% et -0,1% au trimestre précédent). La formation brute de capital fixe a diminué de 0,8% dans la zone euro et de 0,9% dans l'Union (après respectivement -1,3% et -0,7%).
Les exportations ont augmenté de 1,3% dans la zone euro et de 1,0% dans l'Union (après +0,7% et +0,5%). Les importations
Le produit intérieur brut de l'Espagne s'est contracté de 0,4 % au deuxième trimestre.
Le produit intérieur brut de l'Espagne s'est contracté de 0,4% au deuxième trimestre. Cette diminution succède à celle observée au premier trimestre et qui était de 0,3%. Sur une base annuelle, le PIB a baissé de 1,3%, chiffre plus mauvais que le 1% prévu dans le consensus. Cette annonce complique la sortie de récession et devrait accroitre le besoin d'aide financière extérieure de l'Espagne.
L'économie française a enregistré une croissance nulle pour le troisième trimestre consécutif sur la période avril-juin.
L'Insee a annoncé une croissance de 0,0% du PIB sur le deuxième trimestre 2012 et confirmé dans le même temps celle enregistrée au premier trimestre en même temps qu'il révisait à la baisse, à 0,0% contre +0,1% estimé auparavant, celle du 4e trimestre 2011. Les prévisions tablaient en moyenne sur une contraction de 0,1% du PIB au deuxième trimestre, les estimations s'échelonnant de -0,5% à 0,0%.
La contribution de la demande intérieure finale (hors stocks) à la croissance du deuxième trimestre est estimée à 0,1 point. La variation des stocks a contribué à hauteur de 0,3 point et le commerce extérieur de -0,5 point. L'investissement des entreprises non financières, qui avait chuté en début d'année s'est redressé à +0,7%, de même que celui des administrations publiques à +0,9%.
À la fin du premier trimestre 2012, le ratio de la dette publique1 par rapport au PIB s'est établi à 88,2% dans la zone euro, contre 87,3% à la fin du quatrième trimestre 2011. Dans l'Union européenne, le ratio a augmenté passant de 82,5% à 83,4%.
Par rapport au premier trimestre 2011, le ratio de la dette publique par rapport au PIB s'est accru tant dans la zone euro (passant de 86,2% à 88,2%) que dans l'Union (de 80,4% à 83,4%). À la fin du premier trimestre 2012, les titres autres que les actions ont représenté 78,3% de la dette publique de la zone euro et 79,3% de celle de l'Union. Les crédits ont compté pour 17,8% de la dette publique dans la zone euro et 15,6% dans l'Union. Le numéraire et les dépôts ont représenté 2,8% de la dette publique dans la zone euro et 3,8% dans l'Union.
À la fin du premier trimestre 2012, les ratios
La croissance du PIB de la Chine est tombée à 7,6% au deuxième trimestre, son plus bas niveau depuis la crise financière mondiale il y a plus de trois ans.
Selon le bureau national des statistiques, pour la première moitié de l'année, la croissance chinoise s'est élevée à 7,8%. Au premier trimestre, la croissance avait été de 8,1%. Le chiffre de la croissance pour le deuxième trimestre, conforme aux prévisions, est le plus faible depuis les 6,6% enregistrés au 1er trimestre 2009, lorsque les pays occidentaux étaient frappés de plein fouet par la crise économique et financière, et la Chine dans une moindre mesure.
L'économie chinoise ralentit pour le sixième trimestre d'affilée. Une baisse de régime qui souligne l'incapacité de la Chine à absorber une croissance moins forte. La spirale descendante des prix à la production, les inventaires grandissants du secteur manufacturier, les bénéfices qui plongent, les faillites et les réductions de salaires se multiplient.
La hausse
L'activité manufacturière en Chine a atteint en juin son plus bas niveau en sept mois, suite à une baisse des commandes pour l'exportation et à la faiblesse de la croissance de la demande intérieure.
Selon la banque HSBC, l'indice PMI des directeurs d'achat est tombé à 48,1 contre 48,4 en mai. Pour le huitième mois consécutif, la production manufacturière en Chine enregistre une contraction. Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion, et un chiffre inférieur à ce seuil une contraction. À cause d'un environnement externe défavorable, les exportations vont probablement ralentir au cours des prochains mois. Les nouvelles commandes à l'exportation, qui sont une composante de l'indice PMI, enregistrent leur chute la plus importante depuis mars 2009.
Le ministre chinois du Commerce a déclaré début juin que son pays était confronté à une situation grave sur le plan de ses échanges extérieurs, alors que la croissance des exportations chinoises a fortement ralenti, à cause notamment de la faiblesse
L’économie canadienne a surmonté la crise économique mondiale grâce à une réaction opportune de la politique macroéconomique et à la solidité du secteur bancaire.
Bien que les profits confortables tirés de l’extraction minière et de pétrole ait soutenu les investissements des entreprises, la croissance de l’emploi a ralenti durant l’automne et l’hiver, et la confiance s’est dégradée, principalement en raison de facteurs temporaires. Les indicateurs les plus récents suggèrent un redressement de l’économie, et laissent maintenant entrevoir une croissance et une inflation qui continueront d’être modérées en 2012-13. Cela étant, le niveau bas sans précédent des taux hypothécaires a fait grimper le prix des logements dans certaines villes, et alourdi l’endettement des ménages, ce qui représente un risque croissant.
La politique monétaire reste accommodante, mais les autorités doivent être prêtes à réagir en cas de signes d’une reprise de l’inflation. Des tensions sur les prix sont perceptibles dans l’immobilier et dans les secteurs liés à l’extraction minière, tandis que l’inflation