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La mémoire tronquée

dimanche 29 mars 2009 par Copeau, Jean-François Revel
Le refus vigilant de toute équivalence, de toute comparaison, même, entre nazisme et communisme, malgré la parenté de leurs structures étatiques et de leurs comportements répressifs, provient de ce que l’exécration quotidienne du nazisme sert de rempart protecteur contre l’examen attentif du communisme.
Rappeler chaque jour les atrocités nazies — exercice devenu sacré, désormais, sous le nom de "devoir de mémoire", — entretien un bruit de fond permanent qui ne laisse plus de vigilance disponible (...)

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Histoire

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Copeau

Copeau, né en 1973, est le fondateur de l’association liberaux.org, dont il a assumé la présidence de 2002 à 2006.

Il est par ailleurs le fondateur et contributeur principal du site Catallaxia, destiné à promouvoir la pensée libérale sous toutes ses formes, c’est-à-dire aussi bien par des billets d’actualité que par des articles consacrés aux grands penseurs du libéralisme. Plus d’un millier d’articles y ont été publiés.

Il administre par ailleurs Wikibéral (avec tous les principaux contributeurs), Librairal et Contrepoints.

De tendance libérale classique, il défend toutefois en économie des thèses autrichiennes.

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Jean-François Revel

Jean-François Revel est un écrivain et journaliste français.

Il est résistant pendant la seconde guerre mondiale à Paris sous la direction d’Auguste Anglès.

Étudiant de l’École Normale Supérieure et agrégé de philosophie, il enseigne à l’étranger (en Algérie, au Mexique puis en Italie) puis en France à Lille, jusqu’en 1963. Ensuite, il se consacre à sa carrière de journaliste et d’écrivain. Philosophe, pamphlétaire, essayiste, il collabore à France-Observateur, puis à L’Express, puis au Point. Adversaire résolu de l’autoritarisme gaulliste, il publie un pamphlet décapant Le Style du Général en 1959, puis des chroniques politiques comme En France (1965) ou Lettre ouverte à la droite (1968). Sa contestation des institutions de la Ve République se poursuivra sans faiblir jusqu’à la fin de sa vie, comme en témoigne la parution en 1992 de L’Absolutisme inefficace.

En 1970, il publie son premier essai politique à grand succès, Ni Marx ni Jésus, reportage sur les évolutions politiques, sociales et culturelles aux Etats-Unis à la fin des années 60. Socialiste déclaré jusqu’au début des 70, il continuera de se réclamer de la gauche, estimant qu’elle n’est pas condamnée aux recettes marxistes et dirigistes. C’est pourquoi il dénonce avec fermeté le pacte de programme commun unissant les socialistes et les communistes et se sépare de François Mitterrand (dont il fut proche au temps de la FGDS - Fédération de la Gauche démocrate et socialiste). Il a brièvement collaboré au Canard Enchainé dans les années 70 sous le pseudonyme de Théophraste Muret. En 1976 il sort La Tentation totalitaire ; puis, un an après, La Nouvelle Censure qui analyse avec acuité et humour la réception du précédent essai.

Revel invente en 1979 la formule "le droit d’ingérence" (reconnaissance du droit qu’ont une ou plusieurs nations de violer la souveraineté nationale d’un autre État), "droit" qui ne fait pas l’unanimité parmi les libéraux, et qui a depuis été transformé en "devoir d’ingérence".

Depuis les années 1980, Revel oscille entre le libéralisme conservateur, partisan d’un Etat fort, mais limité à ses fonctions régaliennes, et le néoconservatisme (dont témoignent, par exemple, Comment les Démocraties finissent en 1983 et, plus récemment, L’Obsession anti-américaine en 2002). Selon Pierre Boncenne, ce serait Revel qui aurait soufflé en privé à Mitterrand sa célèbre phrase : "Je constate que les pacifistes sont à l’Ouest et que les missiles sont à l’Est."

Il a été élu le 19 juin 1997 à l’Académie française au 24e fauteuil. Un de ses fils est Matthieu Ricard, d’obédience bouddhiste, écrivain, proche du Dalaï Lama.

Bibliographie sélective : Le Voleur dans la maison vide, Mémoires (1997) ; Fin du siècle des ombres (1999) ; La grande Parade. Essai sur la survie de l’utopie socialiste (2000) ; L’Obsession anti-américaine (2002).

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