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	<title>Contrepoints</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Delenda Est France Télévision</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 09:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>h16</dc:creator>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[David Assouline]]></category>
		<category><![CDATA[exception culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[France Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[redevance]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand on voit ce qu'on voit, quand on entend ce qu'on entend, on est bien obligé de réclamer la suppression de France Télévision.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Abomination, horreur, sang et tripes ! Le Service Public de Culture Distribuée subit actuellement des attaques insoutenables. Tout ce que la France contient d'artistes et de politiciens conscientisés à la question culturelle se dresse comme un seul homme pour crier, dans un choeur unanime : "No Pasaran". C'est beau, c'est grand, et ça commence à agacer furieusement ceux qui payent.</p>
<p><span id="more-128270"></span></p>
<p>Tout a commencé il y a quelques jours, à la stupéfaction générale : dans un réflexe glutéal de puissance maximale, on apprenait que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL2Vjb25vbWllL2dyZWNlLWF0aGVuZXMtYW5ub25jZS1sYS1mZXJtZXR1cmUtaW1tZWRpYXRlLWRlLXNhLXRlbGV2aXNpb24tcHVibGlxdWUtMTEtMDYtMjAxMy0xNjc5Nzk5XzI4LnBocA==" target=\"_blank\">la télévision publique grecque fermait ses portes</a> et renvoyait chez eux les quelques 2700 personnes qui s'agglutinaient chaque jour au robinet subventionnel qui la faisait vivre. Du côté du gouvernement grec, l'excuse facile avait été construite avant même l'acte scélérat : c'est pas nous, c'est la fotaleurop. Comprenez : la Commission / la Troïka nous impose à l'évidence cette douloureuse décision qui nous permet de tenir nos engagements de réduction des déficits (par ailleurs <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMjgvOTg1MTYtbm9uLWlsLW55LWEtcGFzLWRhdXN0ZXJpdGUtZW4tZ3JlY2U=" target=\"_blank\">très mal tenus</a>).</p>
<p>Immédiatement, tous ceux qui vivent, de près ou de loin, du sprinkler à pognon public se sont écriés d'une seule voix que cette décision, au demeurant lamentable, était économiquement scandaleuse. Notons au passage qu'à peu près aucune de ces belles âmes outrées n'a lancé une large souscription pour renflouer les caisses de la télévision publique. De même qu'il n'aura pas été constaté la moindre vague de paiement en avance de la redevance grecque, par ailleurs assez mal collectée et très largement fraudée par le Grec moyen. En France, tout ce qui forme la fine fleur du journalisme d'investigation aura rapidement fait son travail pour mobiliser l'électeur / citoyen / contribuable et lui faire comprendre que cette décision (à l'évidence bruxelloise) montrait à quel point le pays méditerranéen était saigné par l'austérité et comment l'économie écrabouillait la culture sans le moindre remord. Ici : insérez un ou deux adagios lent et pompeux, quelques mentons qui frémissent de rage ou de tristesse, et l'affaire est pliée : il faut se mobiliser pour empêcher une telle abomination.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA2L29oLW5vLW5vdC10aGUtVFYuanBn"><img class="aligncenter size-full wp-image-24546" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2013/06/oh-no-not-the-TV.jpg" alt="oh no, not the TV !" width="500" height="406" /></a></p>
<p>Mobilisation assez molle, même en Grèce, mais qui suffit : le corps journalistique fait bloc et ne manque pas de relayer largement la petite manifestation. Partis quelques milliers, ils se virent des millions en arrivant au port (exactement à l'inverse d'autres manifestations récentes en France, ce qui n'est en rien fortuit). Bilan : le gouvernement grec commence déjà à faire, prudemment, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2V1cm9wZS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDYvMTUvc2VydmljZS1taW5pbXVtLXBvdXItbGEtdGVsZXZpc2lvbi1wdWJsaXF1ZS1ncmVjcXVlXzM0MzA2OThfMzIxNC5odG1s" target=\"_blank\">marche arrière</a>.</p>
<p>Tout comme Chypre indiquait sans doute possible <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTUvMTIxNTgxLWNoeXByZS1uZXRhaXQtcXV1bmUtcmVwZXRpdGlvbg==" target=\"_blank\">ce qui va se passer prochainement en France</a> sur nos comptes en banque, l'affaire de la télévision grecque présage assez bien de ce qui peut aussi se passer en France. Cela n'a, évidemment, pas du tout échappé aux fines équipes culturistiques et journaleuses françaises. Elles avaient déjà bondi à la nouvelle que Taratata, l'émission chic de musiques banales, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL21lZGlhcy9mcmFuY2UtMi1zdXBwcmltZS10YXJhdGF0YS0zMS0wNS0yMDEzLTE2NzUxOTBfMjYwLnBocA==" target=\"_blank\">était supprimée</a>. Elles s'agitèrent donc deux fois plus encore lorsque la tragédie grecque s'est jouée.</p>
<p>Surtout qu'à ce moment précis est tombé le chiffre de la redevance télé pour 2013 : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5maXNjYWxvbmxpbmUuY29tL0xlLW1vbnRhbnQtZGUtbGEtcmVkZXZhbmNlLVRlbGUtcyw1MjcyLmh0bWw=" target=\"_blank\">131 euros</a>. Les plus aguerris d'entre vous auront noté que cette taxe n'a toujours pas diminué, parce que le changement, c'est maintenant, mais ce n'est pas vers le bas. Désolé.</p>
<p>Rassurez-vous : Pflimlin, l'excuse qui sert de patron à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmFuY2V0ZWxldmlzaW9ucy5mci8=" target=\"_blank\">Pravda Télévision</a>, explique que la suppression de Taratata est normale, et que pour compenser cette baisse subite des dépenses liée à cette disparition tragique, il <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmFuY2VpbmZvLmZyL3BvbGl0aXF1ZS9sZXMtaW52aXRlcy1kZS1mcmFuY2UtaW5mby9yZW15LXBmbGltbGluLXBsYWlkZS1wb3VyLXVuZS1yZWRldmFuY2UtbW9kZXJuaXNlZS0xMDE0NjA3LTIwMTMtMDYtMDY=" target=\"_blank\">faudra "moderniser" la redevance</a>, c'est-à-dire, en langage normal, l'augmenter un bon coup, parce que le coup de pelle de cette année n'est pas encore suffisant pour assommer correctement le moutontribuable téléspectateur.</p>
<p>On pourrait croire qu'une augmentation serait tout ce qui traverserait l'esprit de nos télécrates merdodiffuseurs, concentrés qu'ils sont sur l'impossible adéquation entre un auditorat qui s'enfuit, une qualité qui dégringole parce que massivement subventionnée, et des budgets en déficit chronique qui alimentent l'envie furieuse de beaucoup de couper le courant aux sévices publics. Il n'en est rien : puisque l'augmentation ne pourra être que modeste, pour des raisons évidentes de diplomatie, on cherchera plutôt a augmenter l'assiette.</p>
<p>Et en fait d'assiette, ce sera une belle tablette, comme celles, justement, qui permettent de nos jours de regarder films, séries et émissions de son choix sans passer par un récepteur hertzien (fut-il numérique, terrestre et à la mode). Et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2FjdHVhbGl0ZS1tZWRpYXMvYXJ0aWNsZS8yMDEzLzA2LzE3L2xhLXJlZGV2YW5jZS1uZS1wZXV0LXBsdXMtZXRyZS1hc3Npc2UtcXVlLXN1ci1sZXMtdGVsZXZpc2V1cnNfMzQzMDQxOF8zMjM2Lmh0bWw/eHRtYz1yZWRldmFuY2UmYW1wO3h0Y3I9Mg==" target=\"_blank\">le projet de David Assouline</a>, aussi sénateur que socialiste, toute honte bue, consiste donc à asseoir la redevance <strong>sur tout récepteur</strong> <del>de merdasse</del> d'audiovisuel public et non plus sur la seule télé, objet du passé dont les classes moyennes, assommées d'impôts, se départissent progressivement pour ne plus payer la redevance.</p>
<p>En parfait hontectomisé de la première heure, le sénateur n'hésite d'ailleurs même pas à rebaptiser sa ponction télévisuelle :</p>
<blockquote><p>C'est un actionnariat populaire qui donne droit à l'audiovisuel public.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA2L3BsdXMtY2jDqHJlLWxhLXRheGUuanBn"><img class="alignleft size-full wp-image-24540" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2013/06/plus-chère-la-taxe.jpg" alt="plus chère la taxe" width="270" height="332" /></a>Oui, de l'actionnariat, rien moins ! Et ainsi, celui qui n'a que des tablettes et des ordinateurs chez lui, qui, en toute lucidité, ne regarde pas les émissions pathétiques du service public, et qui se fiche comme de l'an 40 de la pseudo-exception culturelle, devra tout de même payer son écot, pardon, devenir actionnaire de France Téloche parce que, parce que, parce que bon il faut bien trouver de l'argent pour continuer à payer les zartistes et les zintermittents et les myriades de sociétés de productions bidon qui excrètent ces monuments de culture et d'exception que sont Plus Belle La Vie, Derrick ou les journaux de Poujadas.</p>
<p>Oui, il faudra continuer à raquer pour que France 2 puisse copier TF1, pourtant déjà nulle, et relève le défi de faire encore moins bien. Oui, il faudra continuer pour que certains puissent sortir l'exemple improbable d'Arte, regardée par 1 million de personnes (en tout, pas en même temps, malheureux), afin qu'elle leur serve d'excuse culturelle et psychologique sur le mode <em>"Je paye ma redevance, ça me fait mal au fondement vu la qualité déplorable du produit, mais au moins, on a Arte, les enfants. Exception cultureuse !"</em></p>
<p>Ah ! L'exception cultureuse ! Que n'a-t-on commis de vols, de rapines, de mensonges et de malversations en ton nom ! Combien d'artistes réels, combien de talents précieux aura-t-on fait fuir par ce ridicule concept ? Combien de profiteurs moisis et de destructureurs du néant spatiophile aura-t-on grassement subventionné grâce à cette exception culturelle bidon ? À combien de cacas thermomoulés, de bandes sons improbables, d'émissions ridicules, de starlettes abrutissantes aurons-nous offert un avenir doré, gracieusement et sans nous demander notre avis ?</p>
<p>C'est tellement grotesque, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDYvMTYvMTI4MTYzLWV4Y2VwdGlvbi1jdWx0dXJlbGxlLWxhLWN1bHR1cmUtZXN0LWF1c3NpLXVuZS1tYXJjaGFuZGlzZQ==" target=\"_blank\">cette excuse</a>, c'est tellement absurde vu les dégâts qu'elle a causé que même un ancien maoïste, un socialiste pur sucre, pur beurre, pur collectivisme avec de vrais morceaux d'interventionnisme débridé dedans ne peut pas s'empêcher de le faire remarquer : Barroso, le président de la Commission européenne, trouve ainsi que le gouvernement socialiste français est purement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDEzLzA2LzE3L2J1c2luZXNzL2dsb2JhbC9ldXJvcGVhbi11bmlvbi1kaXZpZGVkLWJlZm9yZS1nLTgtbWVldGluZy5odG1sP3BhZ2V3YW50ZWQ9YWxsJmFtcDtfcj0xJmFtcDs=" target=\"_blank\">réactionnaire</a>.</p>
<blockquote><p>“It’s part of this anti-globalization agenda that I consider completely reactionary. I believe in protecting cultural diversity but not in sealing off Europe. Some say they [France socialist's government] belong to the left, but in fact they are culturally extremely reactionary.”</p></blockquote>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA2L2N1bHR1cmUtcHVibGljaXRlbWVuc29uZ2VyZS5qcGc="><img class="alignright size-medium wp-image-15543" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2012/06/culture-publicitemensongere-268x300.jpg" alt="Ministère de la culture : publicité mensongère" width="268" height="300" /></a>Je résume : l’État manque cruellement d'argent. Les émissions du service public, si elles intéressent vraiment, ne rencontreront aucun problème pour trouver à se financer soit par la publicité, soit par l'ouverture habile et médiatisée d'une Grande Et Belle Souscription de ceux qui le veulent. Ainsi, les fans de Plus Bête La Vie pourront enfin payer à hauteur de ce qu'ils estiment la série et elle (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMDYvMTAvMDgvMjYxLWxlcy03LWZvbmN0aW9ubmFpcmVz" target=\"_blank\">ou une autre, taillée pour la circonstance</a>) pourra continuer à déverser son flot de subtilités politiques et sociales. L'exception culturelle n'aura <strong>en rien</strong> permis de se démarquer des productions pour le moins inégales du service privé, dont les téléspectateurs sont tous les jours plus nombreux. Il devient donc impérieux qu'une méthode simple, efficace et réellement peu coûteuse soit mise en place pour redresser les comptes publics : suivons l'exemple grec et arrêtons France Téloche. Tout. Purement et simplement. Rendons leur liberté artistique à ces artistes qui, on le sent, on le voit, on l'entend, sont actuellement sous la coupe du pouvoir et permettons-leur enfin de s'exprimer librement, de faire fi de leur devoir de réserve face au pouvoir qui paie leur salaire.</p>
<p>Et ce faisant, on réalisera deux choses : on aura enfin une créativité à la hauteur de ce qu'on paye, et on assainira grandement les finances d'un pays maintenant exsangue. Comme moi, demandez la suppression de France Télévision.</p>
<p>Delenda Est France Television !<br />
----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTMvMDYvMTgvMjQ1MjEtZGVsZW5kYS1lc3QtZnJhbmNlLXRlbGV2aXNpb24=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<p>----</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDYvMTMvMTI3NzU1LW1lZGlhcy1oZXVyZXV4LWdyZWNzLWxpYmVyZXMtZGUtbGEtdm9peC1kZS1sZXVyLW1haXRyZQ==">Médias : heureux Grecs libérés de la voix de leur maître</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjQvMTE2MDA2LWRlLWxpbmRlcGVuZGFuY2UtZGVzLWpvdXJuYWxpc3Rlcw==">De l'indépendance des journalistes</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMzEvMTAxOTM0LXBldGl0aW9uLXBvdXItbGEtZmluLWRlcy1zdWJ2ZW50aW9ucy1hLWxhLXByZXNzZQ==">Pétition pour la fin des subventions à la presse</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMDkvMTAwMDA0LXVuLWRlcHV0ZS1yZWNsYW1lLWxhLWZpbi1kZXMtbmljaGVzLWZpc2NhbGVzLWRlcy1qb3VybmFsaXN0ZXM=">Un député réclame la fin des niches fiscales des journalistes</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDUvMTIzMzg3LWV0LXNpLW9uLXJlcHJlbmFpdC1ub3Mtdmllcw==">Et si on reprenait nos vies ?</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Élection partielle en France : le sentiment d’irréalité</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:57:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucien Oulahbib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Lot-et-Garonne]]></category>

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		<description><![CDATA[Éjection du socialiste Bernard Barral lors du 1er tour de l'élection partielle du Lot-et Garonne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Éjection du socialiste Bernard Barral lors du 1er tour de l'élection partielle du Lot-et Garonne</strong>.</p>
<p><strong>Par Lucien SA Oulahbib.</strong><br />
<span id="more-128267"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDcvMTIzNjk1LWxlcy1hbHRlcm5hdGl2ZXMtYXUtcGlyZS9mcmFuY29pcy1ob2xsYW5kZS10ZXRlLWJhc3Nl" rel=\"attachment wp-att-123708\"><img class="aligncenter  wp-image-123708" title="François Hollande tête basse" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/François-Hollande-tête-basse.jpg?16fe88" alt="" width="563" height="198" /></a></p>
<p>Tandis que des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL3NvY2lldGUvZm9vdC1kZXV4LWFyYml0cmVzLWFncmVzc2VzLWFwcmVzLXVuLW1hdGNoLTE2LTA2LTIwMTMtMTY4MTM5OF8yMy5waHA=" target=\"_blank\">arbitres se font casser la figure par plus petit que soi</a>, et que François Hollande tentait de contester, vigoureusement, la plupart des thèmes de sa campagne électorale sur M6 dans "Capital" (<em>sic </em>!), l'élimination du candidat socialiste dès le 1er tour dans le Lot-et-Garonne a été annoncée en seconde voire troisième accroche dans les journaux radio français du 17 juin (après le bac philo et les orages) alors qu'il aurait dû être évidemment premier tant, après l'élimination du PS également dès le 1er tour dans l'Oise il y a quelques semaines, quelque chose à l'évidence s'est mis en route dans le pays. "Coup de tabac" pas "coup de tonnerre" pour Alain Duhamel, sans doute parce que dans l'Oise l'UMP a gagné au bout du compte (à dormir debout pourtant) et que l'on s'attend à la même chose dimanche 23 juin. Peut-être… et, sans doute.</p>
<p>Mais le plus frappant était moins dans cette relativisation, compréhensible si l'on veut, que dans les explications données y compris au plus haut niveau de l'État, parlant de "séquelle de l'affaire Cahuzac", de "hausse du chômage", alors que ces facteurs, à prendre en compte, ne sont pas les plus importants, surtout le dernier qui fonctionne depuis trente ans, et que le premier est à resituer dans un contexte plus général d'hypocrisie généralisée vis-à-vis d'un cachez-cet-argent-que-je-ne-saurais-voir. Non. Il faudrait plutôt analyser ce déficit d'explication par le refus d'observer un malaise généralisé face à la pratique d'un discours en déphasage avec sa phraséologie. Pour parler langue de coton bien sûr.</p>
<p>En langage dru cela donne autre chose : puisque les paramètres fondamentaux qui expliquent depuis trente ans "La France qui tombe" (pour reprendre ce titre prémonitoire de Nicolas Baverez) sont toujours non seulement relativisés mais vigoureusement niés, il est "normal" que les explications restent bien en deçà de la hauteur d'analyse nécessaire (faite en long et en large depuis longtemps mais toujours minorée).</p>
<p>Il s'en suit dans ce cas un doux sentiment d'irréalité. En plus il fait (enfin) beau. Sauf que cela fait toujours penser à ce "lâche soulagement" dont parlait l'ambassadeur italien en 1940 lorsqu'il tentait de réconforter son vis-à-vis français : "vous verrez, après on se sent plus léger" ; en effet, dès l'armistice signée, les Folies Bergères pouvaient reprendre, Sartre songer à écrire <em>L'Être et le néant</em> (paru en 1943), <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXhwcmVzcy5mci9pbmZvcm1hdGlvbnMvZXJuc3QtanVuZ2VyLXVuLW9jY3VwYW50LXNpLWtvcnJla3RfNzIxNDAzLmh0bWw=" target=\"_blank\">Picasso rencontrer Jünger </a>dans son atelier parisien (1941). Tout va bien donc (<em>so far no harm done</em>). Puisque l'exception culturelle est là : celle qui précisément par ses effets spéciaux permet de garder les yeux fermés malgré des pupilles bien ouvertes ; nier, avec sourire et tact, c'est capital. En août 14 il faisait terriblement beau.</p>
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		<title>Extinction du paupérisme et qualité de l&#039;environnement</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/06/18/128299-extinction-du-pauperisme-et-qualite-de-lenvironnement</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Libre Afrique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[droit de propriété]]></category>
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		<category><![CDATA[pays en voie de développement]]></category>

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		<description><![CDATA[La pauvreté, qui était associée à la rareté, est devenue un problème d’évolution institutionnelle qu’il est possible de résoudre à peu de frais.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La pauvreté, qui était associée à la rareté, est devenue un problème d’évolution institutionnelle qu’il est possible de résoudre à peu de frais.</strong></p>
<p><strong>Par Max Falque, délégué général de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pY3JlaS5vcmc=" target=\"_blank\">ICREI.</a></strong><span id="more-128299"></span><br />
<em>Un article de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique</a>.</em></p>
<p><em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyODMwMg==" rel=\"attachment wp-att-128302\"><img class="aligncenter  wp-image-128302" title="illustration The Economist" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/illustration-The-Economist.jpg?16fe88" alt="" width="476" height="268" /></a></em></p>
<p><em>The Economist</em> du 1<sup>er</sup> juin 2013 a publié <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lY29ub21pc3QuY29tL25ld3MvbGVhZGVycy8yMTU3ODY2NS1uZWFybHktMS1iaWxsaW9uLXBlb3BsZS1oYXZlLWJlZW4tdGFrZW4tb3V0LWV4dHJlbWUtcG92ZXJ0eS0yMC15ZWFycy13b3JsZC1zaG91bGQtYWlt" target=\"_blank\">un très important article </a>qui avance l’hypothèse que, contrairement à l’opinion dominante, à la croissance démographique attendue d’ici 2030 correspondra une augmentation très sensible du niveau de vie des populations les plus pauvres.</p>
<p>Le taux de pauvreté a d’ailleurs commencé à baisser à partir de la fin du siècle dernier en raison de la croissance économique des PVD de l’ordre de 6% par an. Par exemple la Chine, largement responsable de ce phénomène, a réduit son taux d’extrême pauvreté de 84% en 1980 à 10% aujourd’hui.</p>
<p>Tout indique que, sous réserve d’une meilleure gouvernance, notamment la suppression de la corruption et d’une diminution des inégalités, l’extrême pauvreté de masse pourrait appartenir au passé.</p>
<p>Bien entendu il ne s’agit que d’une prévision et du prolongement d’une courbe qui est le fruit de la généralisation du capitalisme et du libre-échange. Par ailleurs il faut noter que si l’on a réussi à élever le niveau de vie d’un milliard de personnes en passant de 1,25 dollars par jour (en dessous duquel on parle d’extrême pauvreté) à quelque quatre dollars par jour, on est encore loin du niveau de pauvreté des pays développés de l’ordre de 15 dollars par jour.</p>
<p>Les prévisions de sortie de l’extrême pauvreté sont d’ailleurs fort différentes selon les pays : si l’Extrême-Orient avec l’exemple de la Chine et de l’Inde sont dans la bonne voie, l’Afrique (notamment subsaharienne) connaîtra pour longtemps un pourcentage élevé de sa population restant dans l’extrême pauvreté.</p>
<p>À ce point on peut s’interroger sur l’efficacité de l’aide aux pays en voie de développement. <em>« Elle a pu jouer un rôle positif dans certaines zones mais il est difficile de prétendre qu’elle a quelques rapports avec la diminution de 50% d’extrême pauvreté qui, pour l’essentiel, s’est produite en Chine, qui n’a rien à voir avec l’aide internationale et les objectifs de développement du millénaire des Nations unies »</em></p>
<p><strong>Ces bonnes nouvelles de sortie de la pauvreté sont-elles favorables à la protection de l’environnement ?</strong></p>
<p>Si on en croit l’écologie militante il faudrait plusieurs planètes pour faire face à la pression d’une consommation croissante des ressources.</p>
<p>À ce point nous devons considérer le modèle proposé par la courbe environnementale de Kuznetz :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyODMwMA==" rel=\"attachment wp-att-128300\"><img class="aligncenter size-full wp-image-128300" title="300px-Courbe_environnement" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/300px-Courbe_environnement.png?16fe88" alt="" width="300" height="142" /></a></p>
<p>Bien que contestée cette courbe fondée sur l’observation de deux siècles de croissance économique met en évidence que, si dans un premier temps à l’augmentation de la richesse correspond une dégradation de l’environnement, la courbe s’inverse dès lors qu’apparaît l’abondance.</p>
<p>Dans la mesure où l’on escompte une sortie massive de la pauvreté, il faut donc s’attendre, toutes choses étant égales par ailleurs, à une pression importante sur les ressources environnementales. Ceci est bien illustré par la Chine qui a probablement atteint le point d’inflexion de la courbe environnementale de Kuznetz et commence à se préoccuper des externalités négatives insoutenables liés à sa croissance.</p>
<p>Il est probable que ce phénomène va concerner tous les pays échappant à l’extrême pauvreté. Il faut donc s’attendre au cours des 20 prochaines années à une croissance économique mondiale susceptible de porter atteinte à la qualité environnementale des pays concernés mais aussi de l’ensemble de la planète.</p>
<p>Si l’on accepte ces hypothèses, il est temps d’imaginer des politiques susceptibles de concilier croissance et environnement.</p>
<p>Tout d’abord, puisque l’aide aux pays en voie de développement [<sup class='footnote'><a href='#fn-128299-1' id='fnref-128299-1' onclick='return fdfootnote_show(128299)'>1</a></sup>] sous sa forme actuelle est largement inefficace et parfois même contreproductive (corruption), il convient soit de la supprimer soit d’en modifier le contenu. À savoir :</p>
<ul>
<li>Encourager la responsabilité individuelle par la diffusion des droits de propriété privée ou en commun (et en ce sens les réflexions de Garrett Hardin et d’Elinor Ostrom sont complémentaires),</li>
<li>Encourager les évaluations environnementales des politiques plans et programmes,</li>
<li>Renforcer l’État de droit (<em>rule of law</em>) et le pouvoir des citoyens… ce qui suppose un État fort limité par le droit (civil ou <em>common law</em>) interdisant le « tout règlementaire » (<em>command and control</em>).</li>
</ul>
<p>Pour conclure, le pessimisme n’est plus de saison et l’espoir et là pour autant que les institutions permettent la liberté et la responsabilité des hommes. La pauvreté, qui était associée à la rareté, est devenue un problème d’évolution institutionnelle qu’il est possible de résoudre à peu de frais.</p>
<p>En fin de compte, comme le précisait <em>The Economist</em> dès 2002 « la main invisible verte : les marchés constituent un atout pour l’environnement pour autant que les écologistes puissent apprendre à les aimer » ("<em>How many planets : a survey of the global environment</em>" 6 juillet 2002). L'institution cruciale au centre de la responsabilisation à la fois économique et environnementale est celle des droits de propriété. Encore faudra-t-il que les États, en Afrique comme ailleurs, en fassent la promotion.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0ZhbHF1ZV9FbnZpcm9ubmVtZW50X3BhdXZyZXRlXzE2MDYxMw==">Sur le web</a>.</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-128299'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-128299-1'>Peter Thomas Bauer : « <em>L'aide publique au développement est une excellente méthode pour transférer de l'argent des pauvres des pays riches aux riches des pays pauvres</em> ». <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-128299-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Pape François veut une Église pauvre !</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:45:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Montabert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[Pape François]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>

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		<description><![CDATA[La méfiance affichée par le pape à l'égard des entrepreneurs a quelque chose d'étonnant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La méfiance affichée par le pape à l'égard des entrepreneurs a quelque chose d'étonnant.</strong></p>
<p><strong>Par Stéphane Montabert.</strong><br />
<span id="more-128296"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyODI5Nw==" rel=\"attachment wp-att-128297\"><img class="alignleft size-full wp-image-128297" title="Pape François" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/Pape-François.jpg?16fe88" alt="" width="250" height="250" /></a>Sacré pape François ! Depuis son élection, Jorge Mario Bergoglio bénéficie d'un capital de sympathie intact, succédant au timide Benoît XVI et multipliant les déclarations improvisées avec le plus grand naturel. Dernière saillie en date, adressée à un parterre de journalistes: <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2V1cm9wZS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDMvMTYvcGFwZS1mcmFuY29pcy1qZS12ZXV4LXVuZS1lZ2xpc2UtcGF1dnJlLXBvdXItbGVzLXBhdXZyZXNfMTg0OTQ4NV8zMjE0Lmh0bWw=">"je voudrais une Église pauvre, pour les pauvres"</a>.</p>
<p>Pareille musique plaît. Les médias adorent relayer les appels à une vie plus simple lancés depuis le fond du palais de tel ou tel milliardaire, vedette ou homme d’État ; c'est presque un passage obligé pour les membres de l'élite. L'hypocrisie est si répandue qu'elle en est devenue banale. Mais sortis de la bouche d'un pape, les mots prennent une autre dimension.</p>
<p>On ne devine que trop bien la lassitude du Saint-Père face aux ors du Palais Saint-Pierre. Pour un homme habitué à un mode de vie frugal à Buenos Aires, cela n'a rien de surprenant. Il y a malgré tout une différence énorme entre le rejet du confort de son poste et l'appauvrissement systématique et généralisé de l'Église.</p>
<p>La charge soudaine du pape contre la richesse n'a rien d'un événement isolé ; quelques jours plus tard, il récidive dans son homélie en expliquant que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL21vbmRlL3BhcGUtZnJhbmNvaXMtc2FpbnQtcGllcnJlLW4tYXZhaXQtcGFzLWRlLWNvbXB0ZS1lbi1iYW5xdWUtMTEtMDYtMjAxMy0xNjc5Njg2XzI0LnBocA==">"Saint Pierre n'avait pas de compte en banque" </a>:</p>
<blockquote><p>"Saint Pierre n'avait pas de compte en banque", a déclaré mardi le pape François, dans un plaidoyer pour une Église pauvre qui n'agisse pas en "entrepreneur", à l'occasion de la messe quotidienne dans la résidence Sainte-Marthe au Vatican. "Quand nous voulons faire une Église riche, l'Église vieillit, n'a pas de vie." La pauvreté qui doit caractériser l'Église "nous sauve du risque de devenir des organisateurs, des entrepreneurs".</p></blockquote>
<p>Les entrepreneurs, quelle horreur !</p>
<p>L'attitude affichée par le pape François est étonnante de la part d'un homme de foi qui aurait prétendument rejeté la fameuse "théorie de la libération", soit l'imprégnation du christianisme par l'idéologie marxiste. Il semble que le prélat ne soit pas sorti totalement indemne de cette subversion sud-américaine ; à moins que son attitude ne trouve ses sources dans un héritage franciscain où dénuement et pauvreté sont des vertus cardinales.</p>
<p>Dans la Curie, on temporise. "[Les paroles du pape] ne doivent donc pas être interprétées comme une injonction aux institutions de l'Église à fermer leurs comptes en banque ou à ne pas poursuivre leurs nombreuses œuvres coûteuses en matière de santé, d'éducation, de secours aux pauvres à travers le monde", explique-t-on.</p>
<p>Il n'empêche. La pauvreté est tellement au cœur du projet du pape François qu'il s'est choisi son nouveau nom en rapport avec <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9GcmFuJUMzJUE3b2lzX2QlMjdBc3Npc2U=">Saint-François d'Assise</a>, le "saint des pauvres", mais aussi le descendant d'une riche famille marchande finalement déshérité à cause de ses excentricités. Quant à savoir si c'est une métaphore de la trajectoire du nouveau souverain pontife...</p>
<p>Jésus n'avait rien contre la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyYWlyYWwub3JnL3dpa2kvQ2hhcmxlc19HYXZlOlVuX2xpYiVDMyVBOXJhbF9ub21tJUMzJUE5X0olQzMlQTlzdXM=">richesse</a>, mais rejetait la cupidité, ce qui n'est pas la même chose. Les premiers chrétiens – tout comme Saint-François d'Assise – vécurent largement de l'aumône ; comment auraient-ils pu détester les riches, alors que la générosité de ces derniers était souvent leur seule ressource ?</p>
<p>La méfiance affichée par le pape à l'égard des entrepreneurs a quelque chose d'étonnant. Ces derniers vivent en proposant de nouveaux produits et services à des clients qui n'ont nulle obligation de les accepter, sauf à accroître leur satisfaction. Les entrepreneurs ne peuvent donc exister qu'en contribuant au bien-être général. Saint-Pierre n'avait peut-être pas de compte en banque, mais il n'avait pas non plus accès à l'hygiène dentaire, à l'ampoule avec interrupteur ni aux voyages en avion – autant de trouvailles qui ne furent ni de son fait ni de celui de son Église, mais bien d'individus inventifs à travers les siècles. Eussent-elles existé à son époque, les aurait-il reniées ?</p>
<p>Les pauvres dont les catholiques s'occupent seront-ils séduits par une Église elle-même pauvre ? S'inspireront-ils du modèle ? Ce n'est pas certain. En sublimant la pauvreté, le pape fait aussi l'apologie de la soumission et de l'inaction. La pauvreté est une situation dont on ne peut s'extraire que par la volonté ; n'en déplaise au pape François, une Église riche, généreuse et incitant ses ouailles à s'élever est peut-être préférable à une Église pauvre n'ayant rien de mieux à partager qu'une pénurie larmoyante.</p>
<p>Par chance nous serons rapidement fixés sur l’ambiguïté du message, car la pauvreté est un objectif extrêmement facile à atteindre. L'humanité se bat depuis qu'elle existe pour sortir de la misère et n'y arrive que modestement depuis un siècle. Parcourir le chemin inverse ne devrait pas prendre trop de temps.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzA2LzEyL2lsLXZldXQtdW5lLWVnbGlzZS1wYXV2cmUtaWwtbC1hdXJhLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Europe : penser autrement</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:40:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Sorman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>
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		<category><![CDATA[Revenu minimium universel]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[L'État providence doit être repensé pour réconcilier – selon un modèle alternatif – la croissance économique avec la solidarité sociale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'État-providence doit être repensé pour réconcilier – selon un modèle alternatif – la croissance économique avec la solidarité sociale.</strong></p>
<p><strong>Par Guy Sorman.</strong><br />
<span id="more-128293"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjgvMTA5NDI4LWF1c3Rlcml0ZS1lbi1ldXJvcGUtcXVlbGxlLWF1c3Rlcml0ZS9jcmlzZS1kZS1sZXVyby11bmlvbi1ldXJvcGVlbm5l" rel=\"attachment wp-att-109439\"><img class=" wp-image-109439 alignleft" title="crise de l'euro union européenne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/crise-de-leuro-union-européenne.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="240" /></a>La gestion, indispensable, au jour le jour des comptes publics comme des entreprises privées interdit parfois d'apercevoir clairement les évolutions de long terme : la tactique nuit alors à la réflexion stratégique. Ainsi, si nous contemplons un instant, au calme et avec recul, le paysage européen et tentons d'interpréter ce qu'il est convenu de nommer "la crise" de l'Union européenne, pouvons-nous discerner deux perspectives de long terme qui, toutes deux, appellent à une réflexion plus approfondie que le simple raccommodage de nos budgets et de nos banques.</p>
<p>La défaillance des finances publiques, tout d'abord, ne saurait être résolue seulement et durablement par les manœuvres de court terme qui s'imposent actuellement, tels le rabotage à la marge des dépenses sociales et le grignotage fiscal à la hausse des revenus des particuliers et des entreprises. Certes, on parviendra progressivement, par ces expédients, à réduire le déficit et ramener vers le bas les taux d'emprunt sur le marché financier ; mais qu'aura-t-on résolu de fondamental ? Rien. Car la crise présente des finances publiques est, au plus profond, celle d'un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvJUMzJTg5dGF0LXByb3ZpZGVuY2U=">État-providence</a> qui fut édifié, avec générosité, quand la croissance était forte et la démographie  dynamique. Ces deux fondements ayant durablement disparu, c'est l'État-providence tout entier qu'il faut repenser pour réconcilier – selon un modèle alternatif – la croissance économique avec la solidarité sociale. Ce qui est possible : par exemple, en remplaçant toutes les prestations sociales actuelles par ce que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTWlsdG9uX0ZyaWVkbWFu">Milton Friedman</a> nomma <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQWxsb2NhdGlvbl91bml2ZXJzZWxsZQ==">"l'impôt négatif"</a> sur le revenu et que je préfère appeler le "Revenu minimum universel" : l'État garantirait à chaque citoyen en situation légale ne pas tomber en-dessous du seuil de la pauvreté. Au-dessus du seuil de la pauvreté, on paye l'impôt, en-dessous, on reçoit. Il reviendrait alors à tous, sur la base de leur responsabilité personnelle, de gérer au mieux et à leur convenance, l'aide publique ainsi allouée. Toute bureaucratie sociale pourrait disparaître et la solidarité serait indexée sur le PIB disponible, sans endettement.</p>
<p>La crise en Europe révèle aussi une autre mutation, plus fondamentale encore et plus difficile à réparer : l'économie européenne est toute entière prise en tenaille entre les États-Unis et la Chine. À l'Ouest, les Américains détiennent le quasi-monopole de l'innovation et la capacité entrepreneuriale et financière de transformer cette innovation en produits marchands. Ajoutons à cet avantage que les coûts de production aux États-Unis, en particulier grâce à la baisse des prix de l'énergie, sont maintenant inférieurs à ceux de l'Europe. Selon le <em>Boston Consulting Group</em>, le coût de production par unité industrielle sur une base 100 aux États-Unis, revient en moyenne en Europe à 119, énergie et main-d'œuvre expliquant la différence. Tandis qu'à l'Est, la Chine maîtrise la double capacité de produire en masse des produits désormais fiables, à des coûts inférieurs à ceux des États-Unis et de l'Europe. Toujours sur une base 100 aux États-Unis, le coût industriel unitaire est, en Chine, de 93.</p>
<p>Prise dans cet entre-deux, la marge de l'Europe est étroite, sauf à nous consacrer au tourisme et au luxe, ce qui n'est pas si mal mais insuffisant pour employer tous les Européens. Où est l'issue ? Il reste aux Européens à créer le plus grand nombre possible de "niches", produits et services de série limitée mais de qualité exclusive irremplaçable, ce que les Américains ne savent pas trop faire et ce que les Chinois ne savent pas trop produire. Une économie de "niches", m'objectera-t-on, ce n'est pas glorieux ! Mais si, parce que le monde allant s'individualisant, les consommateurs iront en se singularisant. Si tout ce qui sera <em>Made in Europe</em> se révèle différent, singulier, excellent et incomparable, les économies européennes retrouveront une vocation spécifique, entre les deux géants précités. Voyez la Suisse comme modèle, évidemment. Toutes marques dotées d'une forte personnalité, généreraient suffisamment de profits et d'emplois pour renouer avec la confiance en nous-mêmes et celle du monde avec l'Europe.</p>
<p>Ne pas banaliser l'Europe est ce qui sauvera l'Europe : ceci vaut pour chaque entreprise existante et à créer, de la plus modeste fabrique artisanale jusqu’aux grandes industries. Il reste aux gouvernements à intégrer cette stratégie de long terme dans leur raisonnement de court terme.</p>
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		<title>Le conservatisme des progressistes</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/06/18/128194-le-conservatisme-des-progressistes</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:30:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[forum des progressistes]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Delors]]></category>
		<category><![CDATA[progressiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Les "progressistes" dénoncent l'austérité et appellent à ne rien changer : relancer, contrôler, réguler.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les "progressistes" dénoncent l'austérité et appellent à ne rien changer : relancer, contrôler, réguler.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-128194"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyODI4Ng==" rel=\"attachment wp-att-128286\"><img class="aligncenter size-full wp-image-128286" title="Delors" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/Delors.jpg?16fe88" alt="" width="475" height="318" /></a></p>
<p>À cause de l'austérité, l'Europe va moins bien. Donc, il faut relancer. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL3BvbGl0aXF1ZXMvMjAxMy8wNi8xNS9hLXBhcmlzLWxlcy1wcm9ncmVzc2lzdGVzLXMtZW4tcHJlbm5lbnQtYS1sLWV1cm8tYXVzdGVyaXRlXzkxMTE3OQ==">Les "progressistes" réunis à Paris le 15 juin ont au moins le mérite de la simplicité</a>. Ils se révèlent en revanche incapables de comprendre le monde qui les entoure. C'est dommage, parce qu'ils veulent le façonner à grands coups de progrès derrière la tête.</p>
<blockquote><p><em>«Il faut mettre un terme à la politique d’austérité qui n’a rien réglé. Aucun pays au monde n’a pu réduire ses dettes en s’appauvrissant»</em>, a lancé Antonio José Seguro, le secrétaire général du PS portugais, en soulignant, avec des représentants italien, espagnol, grec, les <em>«grands sacrifices»</em> déployés par les pays pour réduire les déficits publics sans que la situation, ont-ils accusé, ne s’améliore pour autant.</p></blockquote>
<p>Aucun pays au monde n'a pu réduire ses dettes en s'appauvrissant. Mais les pays qui s'endettent s'appauvrissent, à partir du moment où ils dépassent le raisonnable. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjIvMTAxNjIxLXN1cmVuZGV0dGVtZW50LXB1YmxpYy1jZS1xdWUtbm91cy1kaXQtbGhpc3RvaXJl">L'histoire le montre</a>, la logique le démontre : lorsque l’État s'endette, il ponctionne pour financer les intérêts des sommes qui ne sont plus utilisables par les individus et les entreprises.</p>
<p>Les grands sacrifices ont été déployés par les pays, plus exactement subis par les citoyens et pas par les États. Quand il s'agit d'endettement, les progressistes évoquent la dette des pays, assimilant l’État et les citoyens ; mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDYvMTAvMTI3MzA4LWF1c3Rlcml0ZS1vdWktbWFpcy1wb3VyLXF1aQ==">quand des efforts sont à faire, c'est au peuple de les subir, pas à ceux qui les gouvernent</a>.</p>
<p>Il est donc normal que la situation ne s'améliore pas, parce que les "progressistes" font preuve d'un conservatisme de mauvais aloi : ils persévèrent dans leur volonté de s'endetter et de faire subir les sacrifices aux citoyens. Pire : ils veulent relancer.</p>
<blockquote><p>Pour [Jacques Delors], <em>«il faut mettre en œuvre le plan de relance européen de 120 milliards d’euros convenu en juin 2012, ainsi que la récente initiative franco-allemande sur la jeunesse. Quant au projet de budget européen pour les années à venir, le premier en baisse dans l’histoire de la construction européenne, je compte sur le parlement pour lui redonner une autre allure»</em>, a-t-il ajouté. Très applaudi, Jacques Delors a lancé quelques flèches contre la Commission européenne présidée par José Manuel Barroso et contre les <em>«idées néo-libérales»</em>.</p></blockquote>
<p>C'est évidemment la faute aux idées néo-libérales, inconnues au bataillon depuis des décennies, si l’État est endetté et doit aujourd'hui envisager quelques efforts pour réduire la dépense. Ce n'est pas simple ; on parle ici en milliards d'euros, puisque c'est l'unité qu'utilisent nos dirigeants pour dépenser l'argent des citoyens.</p>
<blockquote><p><em>«Les déficits, il faut les réduire. Mais toute l’intelligence politique, et c’est là le choix des socialistes, des sociaux-démocrates et des progressistes, c’est de bien doser les choses. Faire reculer à la fois la dette et les déficits, ça serait absurde de ne pas regarder les choses en face, et en même temps tout faire pour l’investissement et la croissance»</em>, a commenté pour sa part devant la presse le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault.</p></blockquote>
<p>Toute l'intelligence politique, c'est donc de réduire la dette et les déficits - comprendre "réduire la dépense", mais il ne faut pas le dire trop fort - tout en investissant - comprendre "augmenter la dépense", mais il ne faut pas le dire trop fort non plus. Toute l'intelligence politique est dans la contradiction permanente, l'absence de ligne directrice offrant aux citoyens le minimum de lisibilité dont ils ont besoin pour faire leurs projets, créer, échanger.</p>
<p>Ça serait absurde de ne pas regarder les choses en face : les citoyens subissent la dépense publique plus qu'ils subissent l'austérité, mais ils sont si dépendant à la première que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjgvMTA5NDI4LWF1c3Rlcml0ZS1lbi1ldXJvcGUtcXVlbGxlLWF1c3Rlcml0ZQ==">la seconde leur est insupportable avant même d'avoir eu lieu</a>. Ils sentent bien que la manne d'argent gratuit prélevé dans leur poche ou celle du voisin est amenée à se tarir, mais sentent aussi qu'il manque toujours plus au fond de leur poche à la fin du mois.</p>
<p>L'occasion pour les dirigeants européens de rappeler que le méchant dans l'histoire n'est pas celui qui dépense sans compter l'argent des autres, mais cet autre qui tente tant bien que mal de protéger ce qui est à lui. Peu importe si le dirigeant européen faut lui-même partie de la seconde catégorie ; l'essentiel est de rappeler que nul ne doit se soustraire à l'impôt, et que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zbGF0ZS5mci9zdG9yeS83NDAyMS9hdWRpdGlvbi1jb25kYW1pbi1nZXJiaWVyLXNlbmF0">nul ne le peut impunément à moins d'être homme politique</a>.</p>
<p>Souvent, les confusions relèvent avant tout d'un problème de syntaxe ; désigner une idée de façon inappropriée est le meilleur moyen d'en proposer de mauvaises. Les progressistes ont commencé très tôt, en se targuant d'être les représentants du progrès alors qu'ils sont les tenants du conservatisme économique. Et politique ; car <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTMvMTEwNzk5LWxlLWJyYXMtZGUtZmVyLWVudHJlLXBvdXZvaXItZXQtbGliZXJ0ZQ==">ce qu'ils veulent conserver avant tout, c'est le pouvoir</a>.</p>
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		<title>La France bloque le libre-échange UE-USA</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/06/18/128289-la-france-bloque-le-libre-echange-ue-usa</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:20:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Open Europe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[exception culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[ La France insiste pour que tout accord comprenne des mesures de protection pour ses films et son industrie télévisuelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> La France insiste pour que tout accord comprenne des mesures de protection pour ses films et son industrie télévisuelle.</strong></p>
<p><strong>Un article d'Open Europe.</strong><br />
<span id="more-128289"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyODI5MQ==" rel=\"attachment wp-att-128291\"><img class="alignleft  wp-image-128291" title="Union Européenne Etats-Unis" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/Union-Européenne-Etats-Unis.jpg?16fe88" alt="" width="288" height="188" /></a>David Cameron veut utiliser le rassemblement des leaders du G8 en Irlande du Nord cette semaine pour entamer des négociations formelles sur la proposition d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les États-Unis. Mais l'avancée du projet dépend de la levée du blocage dans les discussions depuis que la France insiste pour que tout accord comprenne des mesures de protection pour ses films et son industrie télévisuelle face aux productions importées des États-Unis. Ces premières discussions ont pour but de donner à la Commission européenne un mandat pour entamer les négociations.</p>
<p>Cependant, le pouvoir de négociation des Français est important. Les traités européens (art 207) ont mis en place des procédures encadrant l'ouverture et la conclusion d'accords de libre-échange dans le cadre de la politique commerciale commune.</p>
<p>La commission fait des recommandations aux gouvernements nationaux, qui l'autorisent à ouvrir des négociations. Ensuite, la commission conduit les négociations tout en consultant un comité spécialement nommé par les ministres.<br />
En principe, les accords commerciaux sont négociés et conclus par un vote à la majorité qualifiée. Toutefois, il existe un certain nombre d'exceptions pour lesquelles l'unanimité – et donc le veto national – s'applique toujours ; parmi elles, « le domaine du commerce de services culturels et audiovisuels, où de tels accords risquent de porter préjudice à la diversité culturelle et linguistique de l'Union ».</p>
<p>Afin de sortir de l'impasse, la Commission européenne et la présidence irlandaise de l'UE ont proposé de demander aux États membres d'accepter à l'unanimité toutes les parties du projet ayant des conséquences sur l'industrie audio-visuelle uniquement après que les négociations sur ce secteur particulier seront terminées. Toutefois, <em>Le Figaro</em> cite une source venant du bureau du Ministre du Commerce et de l'Industrie français Nicole Bricq disant : « Nous mettons déjà un veto sur la conclusion de l'accord, donc cette offre ne change rien pour nous ».</p>
<p>Dans un monde où les accords commerciaux ont des applications de plus en plus larges englobant tous les aspects de l'économie, cela donne à la France une influence considérable.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29wZW5ldXJvcGVibG9nLmJsb2dzcG90LmJlLzIwMTMvMDYvd2h5LWZyYW5jZS1jYW4taG9sZC11cC1ldS11cy1mcmVlLXRyYWRlLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
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		<title>Bac de philo 2013. Sujet corrigé : &quot;Que devons-nous à l’État ?&quot;</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/06/18/128342-bac-de-philo-2013-sujet-corrige-que-devons-nous-a-letat</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:14:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien Theillier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[École & éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[étatisme]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[philosophe]]></category>

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		<description><![CDATA[Damien Theillier, professeur de Philosophie et président de l'Institut Coppet propose aux lecteurs de Contrepoints un corrigé de l'épreuve du bac Philo de la série ES : "Que devons-nous à l’État ?"]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Damien Theillier, professeur de Philosophie et président de l'Institut Coppet propose aux lecteurs de <em>Contrepoints</em> un corrigé de l'épreuve du bac de Philosophie de la série ES : "Que devons-nous à l’État ?"</strong><br />
<span id="more-128342"></span><br />
<strong>Par Damien Theillier.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDYvMTgvMTI4MzQyLWJhYy1kZS1waGlsby0yMDEzLXN1amV0LWNvcnJpZ2UtcXVlLWRldm9ucy1ub3VzLWEtbGV0YXQvYmFjLXBoaWxv" rel=\"attachment wp-att-128343\"><img class="aligncenter size-full wp-image-128343" title="Bac philo" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/Bac-philo.jpg?16fe88" alt="" width="476" height="317" /></a></p>
<p>L’État a-t-il des droits et avons-nous des devoirs envers lui ? Tel est le sens de la question qui nous est posée dans le sujet : Que devons-nous à l’État ? Car si, par hypothèse, nous avons des devoirs vis-à-vis de lui, c’est qu’il nous offre quelque chose et que par un juste retour des choses, nous aurions des obligations morales à son égard.  Si l’État nous protège, par exemple, nous lui devons en retour obéissance. « Protecto ergo obligo », je protège donc j’oblige, tel serait le cogito de l’État. Si l’État construit des infrastructures, des routes, des ponts, des feux de signalisations, des services de police, de secours et de défense nationale, nous lui sommes redevables moralement Sans lui, pas de développement économique et culturel. À l’inverse, il faut immédiatement remarquer ce paradoxe que l’État serait bien incapable de faire tout cela sans le travail et l’épargne des citoyens eux-mêmes, en particulier des plus productifs. Car l’État ne produit pas de richesse, il dépense. Tout cela est payé avec l’argent des contribuables. Dès lors, n’est-ce pas l’État qui nous doit tout ? Le problème qui se pose est d’abord de savoir quelle est la nature de notre relation à l’État.  De même que nous avons une dette envers nos parents, avons-nous également une dette envers l’État, qui justifierait que nous lui donnions une part de nous-mêmes, de notre liberté, de nos moyens d’existence ? D’où la nécessité de nous poser la question suivante : que faut-il attendre de l’État ? C’est seulement à condition de préciser la nature de la relation qui nous lie à l’État, que nous serons en mesure de déterminer ce qu’on lui doit.</p>
<p><strong>1° L’État est garant de la solidarité entre les générations : nous lui devons notre vie sociale et une obéissance inconditionnelle</strong></p>
<p>Nous avons une dette envers les autres, car nous leur devons une part de nos capacités et de notre bien-être. Parents, professeurs, artisans, inventeurs, écrivains, savants, etc., sans eux nous serions impuissants. « L'homme proprement dit n'existe pas, écrivait Auguste Comte, il ne peut exister que l'Humanité, puisque tout notre développement est dû à la société sous quelque rapport qu'on l'envisage » (<em>Discours sur l'esprit positif</em>, 1842). Selon Comte, la société est un grand tout dont les parties sont liées par une solidarité organique. Par rapport à cette totalité sociale organique, l'individu n'est qu'une abstraction qui cependant lui doit tout aux deux sens de l'expression — il reçoit d'elle tout son être et il a l'obligation de s'y dévouer totalement : « Le positivisme n'admet jamais que des devoirs, chez tous envers tous. Car son point de vue toujours social ne peut comporter aucune notion de droit, constamment fondée sur l'individualité. Nous naissons chargés d'obligations de toute espèce, envers nos prédécesseurs, nos successeurs, et nos contemporains. Elles ne font ensuite que se développer ou s'accumuler avant que nous puissions rendre aucun service. » (<em>Catéchisme positiviste</em>, 1852).</p>
<p>Chaque homme doit donc « payer sa dette » par solidarité envers la société. La solidarité n’est pas seulement un droit, elle est un devoir auquel l'État doit obliger légalement chacun à contribuer.  « L'homme vivant dans la société, et ne pouvant vivre sans elle, est à toute heure un débiteur envers elle. Là est la base de ses devoirs, la charge de sa liberté ». (Léon Bourgeois, <em>Solidarité</em>,  1896).</p>
<p>Ainsi, pour Hegel, l'État est la plus haute réalisation de l'idée divine sur terre et le principal moyen utilisé par l'Absolu pour se manifester dans l’histoire. Il est la forme suprême de l'existence sociale et le produit final de l'évolution de l'humanité. En effet, l’État hégélien n’est pas un simple pouvoir institutionnel, c’est une réalité spirituelle. Pour Hegel, l'Esprit s’incarne dans l'État, rejoignant ainsi l'idée du « Léviathan » de Hobbes, qui identifie le divin et l'État. « Il faut donc vénérer l'État comme un être divin-terrestre », écrit-il dans les <em>Principes de la philosophie du droit</em>. Dans cette perspective, l’État n’est pas un simple instrument qui permettrait à la société civile de mieux se gérer elle-même, il est ce par quoi l’individu se réalise, moralement et spirituellement.</p>
<p><strong>2° L’État de droit est un État limité, on ne lui doit qu’un respect limité et conditionnel </strong></p>
<p>Posons-nous la question suivante : L'État est-il une assemblée de citoyens choisis pour s'occuper des affaires communes ou bien une institution séparée et autonome, qui s’élève au-dessus de la population pour la dominer ? Il est certain que l’État peut rendre des services, comme nous prémunir contre certains maux : la violence entre les personnes, l’agression, l’invasion, la prédation. Ce service a un coût et ce coût doit être payé en retour. Telle est l’obligation contractuelle qui nous lie à l’État selon un principe de réciprocité. Mais si l’État devient lui-même prédateur, s’il exploite et violente les libertés individuelles, comme tout acte juridique, le contrat qui nous lie à lui peut et doit être rompu. Comme prestataire de services, il est juste que les individus contribuent à son financement. S’il s’écarte de ce rôle pour devenir prédateur et spoliateur, nous devons nous protéger contre lui et lui refuser toute obéissance.</p>
<p>Ainsi, dit Locke, « l’État, selon mes idées, est une société d’hommes instituée dans la seule vue de l’établissement, de la conservation et de l’avancement de leurs intérêts civils. J’appelle intérêts civils, la vie, la liberté, la santé du corps ; la possession des biens extérieurs, tels que sont l’argent, les terres, les maisons, les meubles, et autres choses de cette nature ». Ainsi l’État ne fonde pas la propriété, il est seulement le détenteur de la force qui est mise en œuvre pour la protéger. La propriété privée est d'après Locke un droit naturel, c'est-à-dire institué non par l'État mais par les individus eux-mêmes, lesquels ont institué l’État et s'y soumettent parce qu'ils attendent de lui qu'il les protège. C’est pourquoi, écrit-il, « le peuple est le juge suprême de la façon dont les gouvernants remplissent leur mission puisqu’il est la personne qui leur a donné le pouvoir et qui garde à ce titre, la faculté de les révoquer ».</p>
<p>Et Locke ajoute : « La loi ne consiste pas tant à limiter un agent libre et intelligent qu’à le guider vers ses propres intérêts, et elle ne prescrit pas au-delà de ce qui conduit au bien général de ceux qui sont assujettis à cette loi. S’ils pouvaient être plus heureux sans elle, la loi s’évanouirait comme une chose inutile ; et ce qui nous empêche seulement de tomber dans les marais et les précipices mérite mal le nom de contrainte » (<em>Traité du gouvernement civil</em>, 1690).</p>
<p>Car l’État n’a que les droits qui correspondent à ses devoirs. Si ses devoirs sont la protection des personnes et des biens des citoyens, il peut employer les moyens propres à l’accomplissement de cette fonction. Mais dès que l’État abuse de sa force et se retourne contre la personne et les biens des citoyens, il devient despotique, dès lors nous ne lui devons plus rien.  D’où le fameux « droit de résistance à l’oppression », proclamé par Locke et invoqué par la Déclaration d’indépendance américaine. Celle-ci pose le principe selon lequel les individus possèdent des « droits inaliénables à la vie, la liberté et la poursuite du bonheur ». Elle garantit le droit à la poursuite du bonheur mais non le bonheur lui-même. Le bonheur relève de notre responsabilité à nous ; tout ce qu'il peut garantir, c'est la liberté de rechercher celui-ci.</p>
<p><strong>3° Ne pas tout attendre de l’État : pour une éthique de la responsabilité</strong></p>
<p>Un État de droit est un État limité qui fait appel à la liberté réfléchie et raisonnable de l’individu et lui fait, en principe, confiance. Dans cette perspective, la relation de l’individu à l’État est à repenser selon une éthique de la responsabilité qui invite chacun à prendre le risque d’assumer ses choix  dans le respect de l'intégrité physique et de la propriété des autres individus. Une éthique qui considère l’État seulement comme un moyen et lui confère des pouvoirs limités et déterminés en vue de la réussite de sa mission, dont le meilleur développement possible des individus est la fin.</p>
<p>Partant de là, Pascal a clairement défini de ce que l’on doit ou non au pouvoir de l’État. Le prince ne doit pas exiger des hommes ce qui ne lui est pas dû, c’est-à-dire l’estime morale et spirituelle, qui n’est due qu’au mérite. L’auteur des <em>Pensées</em> nous rappelle que le pouvoir politique, bien que légitime, ne saurait s’étendre à tous les domaines et doit rester conscient de sa relativité. Le politique est situé dans l’ordre le plus bas qui est celui de la chair. La véritable fin du politique n’est pas d’instaurer la justice parfaite, ni la vérité, ni la charité, qui relèvent d’un autre ordre, mais de garantir la paix civile.</p>
<p>Les hommes, nous dit Pascal, se distinguent entre eux de deux manières : selon les qualités réelles de l'esprit ou du corps (ordre naturel) ; selon l'institution de rangs sociaux, de titres et de préséances (ordre institué). Pascal les nomme « grandeurs naturelles » d'une part, « grandeurs d'établissement » d'autre part.</p>
<p>- Les grandeurs naturelles sont des qualités comme la science, la vertu ou la force. Les respects naturels qui s’y rapportent consistent dans l’estime ;</p>
<p>- Les grandeurs d’établissement dépendent des conventions, elles sont arbitraires et variables : ce sont les dignités attachées au rang ou à la fonction.</p>
<p>La justice consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû. Ainsi il est juste de respecter les grandeurs naturelles, selon leur ordre : en leur accordant l'estime qu'elles méritent. Il est juste également de respecter les secondes, selon leur ordre : en leur accordant la simple « cérémonie extérieure » qu'exige l'ordre social, mais pas plus. Et Pascal de mettre en garde les Princes : « Si vous agissez extérieurement avec les hommes selon votre rang, vous devez reconnaître, par une pensée plus cachée mais plus véritable, que vous n’avez rien naturellement au-dessus d’eux. Si la pensée publique vous élève au-dessus du commun des hommes, que l’autre vous abaisse et vous tienne dans une parfaite égalité avec tous les hommes ; car c’est votre état naturel » (<em>Trois discours sur la condition des grands</em>).</p>
<p>On trouvera chez le philosophe Alain, des formules qui font écho à Pascal : « Lorsque j’obéis, je ne dois plus rien. En quoi l’on dira que je donnerais un mauvais exemple, le peuple n’étant disposé à obéir que s’il respecte. Mais je crois au contraire que c’est un très bon exemple qu’il faut donner, que d’obéir sans adorer ; c’est la République même. Toute tyrannie vient, il me semble, de ce que les hommes ne savent pas obéir sans respecter. Car la nécessité d’un pouvoir qui décide, et ainsi assure l’ordre, n’est pas difficile à comprendre ; mais la plupart de ceux qui ont compris la nécessité de l’obéissance concluent, et très mal, que celui à qui ils obéissent a raison. » (<em>Les Propos</em>, 1er mai 1914).</p>
<p><strong>Conclusion</strong> : Si chaque individu est intégralement le produit de la société dans laquelle il apparaît, c’est à la tête pensante de la société, à l’État, qu’il appartient d’assurer la liberté et même le bonheur des individus. Aux individus, il appartient seulement d’être de bons citoyens, respectueux des lois et redevables de tout à l’État. En revanche si l’homme est libre et responsable, il peut rechercher le bonheur selon ses préférences. Il s’engage à ne pas porter atteinte à l’espace d'autonomie des autres et en retour ils doivent tenir le même engagement auprès de lui. Nous devons alors à l’État l’obéissance pour son rôle d’arbitre dans les conflits et de garant du bon respect des contrats. Mais n’attendons pas de l’État ce qu’il ne peut nous donner : le bonheur, la vérité, l’amour, l’estime.</p>
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		<title>Emprunts toxiques : des nouvelles du front</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/06/18/128306-emprunts-toxiques-des-nouvelles-du-front</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:11:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[Asnières-sur-Seine]]></category>
		<category><![CDATA[collectivités locales]]></category>
		<category><![CDATA[Dexia]]></category>
		<category><![CDATA[emprunts toxiques]]></category>
		<category><![CDATA[SFIL]]></category>
		<category><![CDATA[Société Générale]]></category>
		<category><![CDATA[Villeneuve-lès-Maguelone]]></category>

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		<description><![CDATA[De plus en plus de communes engagent des procédures à l’encontre des banques.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De plus en plus de communes engagent des procédures à l’encontre des banques.</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-128306"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTAvMDgvNDk1MjQtZGV4aWEtc3ltYm9sZS1kZS1saW5jb21wZXRlbmNlLWNyYXNzZS1kZS1ub3RyZS1lbGl0ZS1kaXJpZ2VhbnRlL2RleGlhLTItMg==" rel=\"attachment wp-att-49529\"><img class="alignleft  wp-image-49529" title="dexia-2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/10/dexia-2.jpg?16fe88" alt="" width="315" height="230" /></a><strong>La commune de Villeneuve-lès-Maguelone, dans la banlieue de Montpellier, a annoncé qu’elle assignait en justice la banque Dexia, la société française de financement et l’État pour faire annuler un emprunt toxique.</strong></p>
<p>En 2007, Dexia avait prêté à ce gros bourg de 9.200 habitants pour un peu moins de neuf millions d’euros sur deux contrats, dont il reste aujourd’hui 6,9 millions d’euros à rembourser. « Pendant trois ans, après des négociations, la commune avait obtenu de Dexia un taux non prévu au contrat. Aujourd’hui, alors que se rapproche la date de prescription pour aller en justice, le 18 juin, Dexia ne veut plus discuter. C’est pourquoi la commune a ouvert cette procédure devant le TGI de Nanterre à titre conservatoire », a expliqué le directeur des services de la commune. Cette procédure soulève plusieurs points : « l’<a title=\"absence\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMS9hYnNlbmNlLw==">absence</a> de taux effectif global dans le prêt, l’asymétrie d’information, la violence de la banque vis-à-vis de la commune qui ne pouvait résister aux propositions de Dexia, le défaut de conseil et l’existence de crédit spéculatif ». En fait, « <em>Les banques ne sont pas autorisées à proposer ce genre de crédit aux collectivités. Dexia a dit à la commission d’enquête parlementaire n’avoir pas vendu ce type de contrat à des communes de moins de 10.000 habitants </em>» et, second mensonge, « <em>Dexia a ajouté que pour les communes auxquelles ont été vendus des crédits, ces derniers ont été limités à 50% de l’encourt alors que chez nous, il représente 72%, soit une dette trois fois supérieure à celle des communes de même taille</em> » précise le Maire, Monsieur Ségura.</p>
<p>La décision d’ester en justice a été adoptée à l’unanimité par le conseil municipal.</p>
<p><strong>Asnières-sur-Seine contre Dexia et SFIL<br />
</strong></p>
<p>La ville d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a annoncé le règlement à l’amiable d’un litige concernant un prêt « toxique » de neuf millions d’euros contracté auprès de la banque Dexia, abandonnant ainsi les procédures judiciaires en cours.</p>
<p>Selon les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc25pZXJlcy1zdXItc2VpbmUuZnIvUHVibGljYXRpb25zL0NvbW11bmlxdWVzLWRlLXByZXNzZS9Bc25pZXJlcy1zaWduZS11bi1hY2NvcmQtaGlzdG9yaXF1ZS1hdmVjLWxhLWJhbnF1ZS1EZXhpYQ==" target=\"_blank\">termes de cet accord</a>, la banque va remplacer le prêt litigieux par un autre offrant des conditions plus favorables pour la commune. « <em>Dexia Crédit Local accepte de sécuriser un emprunt (…) dont le capital restant dû est de près de neuf millions d’euros à taux fixe à 4,50% jusqu’à l’échéance de 2012 puis 4,80% à l’échéance 2013 </em>», détaille le communiqué commun entre la ville d’Asnières et la banque. De son côté, la municipalité a consenti à mettre fin à ses procédures civiles et pénales contre Dexia, en échange de la souscription de ce nouvel emprunt.</p>
<p>Début 2008 la banque détenait, via onze emprunts, 86% de la dette d’Asnières-sur-Seine, estimée alors à plus de 182 millions d’euros. Suite au démembrement de Dexia, la Société de financement local (Sfil), une banque dédiée aux crédits aux collectivités dont l’État est actionnaire, a hérité de dix de ces prêts sensibles. Un prêt litigieux de neuf millions d’euros restait toutefois en cours entre Dexia et la mairie. En 2012, le taux d’intérêt de cet emprunt avait presque doublé, passant de 4,5% à 8,34%, occasionnant une dépense supplémentaire de 380.000 euros que la municipalité avait refusé de payer, menant à la situation de conflit.</p>
<p>En septembre dernier, le député-maire (PS) de la ville, Sébastien Pietrasanta, avait assigné Dexia Crédit Local en justice pour obtenir la nullité du prêt, suite à des négociations infructueuses. Il s’était également rendu en décembre à Bruxelles lors de l’assemblée générale des actionnaires de Dexia pour dénoncer la gestion des prêts toxiques.</p>
<p>Le nouveau prêt de 12 millions d’euros contracté en contrepartie de l’accord est « à taux fixe ». La part de dette toxique s’élève désormais à 67% de la dette globale de la ville.</p>
<p>De plus, la ville d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) va <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc25pZXJlcy1zdXItc2VpbmUuZnIvUHVibGljYXRpb25zL0NvbW11bmlxdWVzLWRlLXByZXNzZS9FbXBydW50cy10b3hpcXVlcy1Bc25pZXJlcy1hc3NpZ25lLWxhLVNGSUwtZXQtbGEtU29jaWV0ZS1HZW5lcmFsZS1lbi1qdXN0aWNlLWV0LWRlbWFuZGUtYS1sLUV0YXQtZGUtcHJlbmRyZS10b3V0ZXMtc2VzLXJlc3BvbnNhYmlsaXRlcw==" target=\"_blank\">assigner en justice</a> la Société générale et la Sfil pour « sécuriser » douze de ses emprunts dits « toxiques », d’un montant total d’environ 120 millions d’euros, contractés dans ces deux banques. Parmi ces douze emprunts, deux ont été souscrits auprès de la Société générale et les dix autres auprès de la Société de financement local (Sfil).</p>
<p>L’État est actionnaire à 75% de la Sfil, établissement créé pour refinancer les prêts aux collectivités et né sur les décombres de Dexia. Pour M. Pietrasanta, Maire d’Asnières, l’État doit maintenant « <em>faire preuve de la même célérité pour aider les collectivités territoriales victimes des emprunts toxiques que celle dont il a fait preuve pour venir au secours des actionnaires de Dexia</em> ». L’édile reproche à la Sfil de « <em>refuse(r) de reconnaître la responsabilité des banques </em>» dans la diffusion des prêts «<em> basés sur des taux exotiques et explosifs</em> » « <em>Elle propose aux collectivités de réemprunter les soultes à payer à un taux certes attractif mais cela reste un emprunt supplémentaire</em> », ajoute-t-il.</p>
<p>Concernant la Société Générale, « <em>ces emprunts sont basés sur l’écart de taux à 10 ans entre la Grande-Bretagne et la Suisse </em>». Le député-maire informe que la ville « <em>va donc assigner</em> » la banque « <em>à titre conservatoire afin de préserver ses intérêts juridiques </em>» mais en prenant dans le même temps «<em> acte d’un dialogue ouvert avec la banque et la possibilité d’arriver à un accord amiable prochainement </em>».</p>
<p><strong>D’autres collectivités dont nous aurons l’occasion de parler</strong></p>
<p>Citons <strong>Rabastens</strong> (Tarn), le département de <strong>Seine-Saint-Denis</strong>, dont nous avons déjà parlé, <strong>Nice</strong>, qui a déposé une plainte au pénal, <strong>Rosny-sur-Seine</strong> (dans les Yvelines), ou encore <strong>Nîmes</strong>.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9lbXBydW50cy10b3hpcXVlcy1kZXMtbm91dmVsbGVzLWR1LWZyb250Lw==">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Nos grèves « made in France »</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 04:59:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Garello</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sujets de société]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ayn Rand]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneurs]]></category>
		<category><![CDATA[Etat de droit]]></category>
		<category><![CDATA[Etat-providence]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[La Grève]]></category>

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		<description><![CDATA[Les grévistes parlent au nom de la France, de la souveraineté et de la relance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les grévistes parlent au nom de la France, de la souveraineté et de la relance.</strong></p>
<p><strong>Par Jacques Garello.</strong><span id="more-128262"></span><br />
Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyODI3NQ==" rel=\"attachment wp-att-128275\"><img class="alignleft size-full wp-image-128275" title="061313_prehistoire" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/061313_prehistoire.jpg?16fe88" alt="" width="266" height="373" /></a>Après le football, c’est le sport le plus populaire en France. Mais au foot les joueurs tapent dans un ballon, alors que les grévistes prennent les Français pour des ballons. Certaines victimes du shoot en sont ravies : ces gens aiment la grève, parce qu’ils aimeraient bien shooter eux aussi dans un ballon, ils en ont le droit mais ils ne peuvent en profiter. Ce sont souvent ces victimes masochistes que l’on interviewe dans les médias : toutes contentes et solidaires des cheminots et des aiguilleurs du ciel, ces forçats du capitalisme.</p>
<p>Vous me direz que je suis de parti pris et qu’il y a une autre lecture de la grève. La grève est le fait de ceux qui veulent à tout prix sauver les services publics « à la française », menacés par la mondialisation, le pacte budgétaire, les eurocrates et les ultra-libéraux. Nos grèves, à nous, sont « made in France » : elles ne sont pas faites pour bloquer, mais pour servir. En grève, on débloque.</p>
<p>On débloque ce pauvre gouvernement qui ne parvient pas à se débarrasser de Madame Merkel et qui se voit imposer une politique d’austérité dont personne ne veut. Les grévistes parlent au nom de la France, de la souveraineté et de la relance. Ils font la démonstration que les forces sociales françaises sont toujours vivaces, mobilisées. La droite réactionnaire avait fait une démonstration à base de marches dans les rues de Paris, les grévistes ont fait le choix d’une démonstration à base de queues sur les quais de gares et dans les halls d’aéroports. Il y avait bien un million de Français concernés (de leur plein gré) par la grève, mobilisés spontanément et immobilisés volontairement.</p>
<p>«<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDkvMjIvNDY5MDQtbGEtbG9uZ3VlLWdlc3RhdGlvbi1kdW5lLW9ldXZyZS1wb2x5bW9ycGhl"> La grève</a> », c’est aussi le titre du roman fleuve d’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQXluX1JhbmQ=">Ayn Rand</a> (dont le titre anglais est « La Révolte d’Atlas ») qui donne en fait tout son sens à ce qui se passe aujourd’hui en France et dans d’autres pays où s’est installée la « tyrannie du statu quo ». La romancière et philosophe américaine pose le problème de la grève en termes originaux : que se passerait-il dans un pays si l’élite de la nation se mettait en grève ? Il faut en effet beaucoup d’originalité pour imaginer un pays avec des entrepreneurs lassés des attaques qu’ils subissent, des artistes ou sportifs allant exercer leurs talents ailleurs, les jeunes s’expatriant pour fuir l’enfer fiscal et social, les professionnels s’arrêtant de travailler le jeudi soir. N’allez surtout pas croire que cela puisse se passer en France en 2013 !</p>
<p>Ayn Rand démonte le mécanisme de la grève, c'est-à-dire les raisons qui poussent l’élite d’un pays à « débrayer ». La raison principale est l’hostilité au changement, le refus du progrès : l’innovation est rejetée parce qu’elle remet en cause des positions, des métiers, des traditions, mais aussi des privilèges. Donc, tous les innovateurs, et les entrepreneurs par priorité, sont désignés à la vindicte populaire. Cependant, ce désamour des « gens d’esprit » en resterait au stade des sentiments si l’État ne s’en mêlait pas. La tyrannie du statu quo s’institutionnalise avec la législation qui va être mise en place pour bloquer et dissuader les innovateurs. Le « principe de précaution » est un bon exemple : il permet de paralyser toute action, parce que toute action est risque. Un autre exemple est le « décret d’égalisation des chances » qui interdit de promouvoir des idées ou des techniques auxquelles d’autres ne peuvent avoir accès. C’est dire que les « mouvements sociaux », comme on aime les appeler en France, ne peuvent s’exprimer avec éclat que parce qu’ils puisent leurs sources dans l’État-providence et dans la négation de l’état de droit.</p>
<p>Je ne vous demande pas, évidemment, de partager cette analyse, tant elle est empreinte de mauvaise foi toute libérale. Tout le monde sait que nos grévistes sont des gens de progrès, qu’ils ne défendent aucune position, aucun privilège. Ce sont au contraire des victimes d’un système injuste, d’ailleurs promis à la crise et à l’effondrement. Mais supposez que le scénario d’Ayn Rand aille au bout de sa logique : alors ce ne sont plus les cheminots, les contrôleurs du ciel, les pilotes, les gaziers, électriciens, postiers qui sont en grève, mais tous les Français entreprenants et dynamiques qui veulent prendre leur revanche : Atlas, qui porte le poids du monde, se révolte, et le monde s’écroule.</p>
<p>Atlas n’est-il pas en train de se mettre en grève ? Pour l’instant, le découragement et l’angoisse envahissent des millions de Français et l’attitude des grévistes leur paraît injuste et décalée : ceux qui payent ne sont-ils pas tentés de jouer un bon tour à ceux qui reçoivent ?</p>
<p>Mais à la différence d’Ayn Rand, je ne crois pas à l’affrontement comme issue des injustices. Je crois, comme <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQWRhbV9TbWl0aA==">Adam Smith</a>, à l’empathie, c'est-à-dire à la tendance de chacun à se mettre à la place des autres, et à rechercher ce qui est en commun. Cela prend du temps, cela prend de l’intelligence. Il faut partager l’intelligence, alors il n’y a plus de grève, ni d’un côté ni de l’autre.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbXBvbmVudC9jb250ZW50L2FydGljbGUvMzktZWRpdG9yaWFsLzMwNjItbGEtZ3JldmUuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
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		<title>« Anti-fragile » : Comment vivre dans un monde que l&#039;on ne comprend pas ?</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 04:48:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Godefridi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[complexité]]></category>
		<category><![CDATA[cygne noir]]></category>
		<category><![CDATA[Nassim Taleb]]></category>
		<category><![CDATA[prévisions]]></category>

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		<description><![CDATA[Le monde est trop aléatoire et incertain pour baser une politique sur une prévisibilité du futur ou pour traiter notre univers comme une machine hyper-sophistiquée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le monde est trop aléatoire et incertain pour baser une politique sur une prévisibilité du futur ou pour traiter notre univers comme une machine hyper-sophistiquée.</strong><br />
<span id="more-128264"></span><br />
<strong>Par Thierry Godefridi.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyODI4Mg==" rel=\"attachment wp-att-128282\"><img class="alignleft  wp-image-128282" title="anti-fragile" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/anti-fragile.jpg?16fe88" alt="" width="239" height="368" /></a>Professeur à l'Institut polytechnique de l'université de New York, Nassim Taleb s'affiche comme mathématicien autodidacte. Une courte carrière de courtier en produits dérivés le convainquit de la futilité des modèles mathématiques utilisés par les prévisionnistes et l'amena à se focaliser sur la problématique des probabilités, du hasard et de l'incertitude. Il atteignit la notoriété mondiale avec son livre <em>The Black Swan : The Impact of the Highly Improbable</em> (publié en français sous le titre <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0yMjUxNDQzOTU5P3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ=="><em>Le Cygne Noir : la Puissance de l'Imprévisible</em></a>), vendu à plusieurs millions d'exemplaires et traduit dans plusieurs dizaines de langues. Le <em>Sunday Times</em> éleva le livre au rang de l'un des douze ouvrages les plus influents depuis la Seconde Guerre mondiale et Daniel Kahneman, Prix Nobel d'économie en 2002, estima que son auteur était l'un des plus grands esprits de notre temps.</p>
<p>Dans la terminologie de Taleb, un « cygne noir » se définit comme un événement dont la survenance est imprévisible et l'impact, extrême (par exemple, les attaques du 11 septembre à New York). Dans son nouvel ouvrage, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0xNDAwMDY3ODIwP3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ=="><em>Antifragile : How to Live in a World We Don't Understand ?</em></a>, Taleb soutient que l'histoire et la vie économique subirent leurs évolutions les plus marquantes à la suite d'événements rares aux conséquences considérables et il s'assigne comme mission d'expliquer comment vivre dans un monde que l'on ne comprend pas et comment domestiquer l'invisible, l'opaque et l'inexplicable.</p>
<p>Pour nous protéger d'événements du type « cygne noir », il ne suffit pas de nous prémunir de la « fragilité » de notre monde, à savoir de ses aspects les plus vulnérables à un événement aléatoire de grande magnitude, ni de le rendre plus robuste ou plus résistant, encore faut-il nous appuyer sur ce qui profite de l'instabilité, de la variabilité, des tensions et du désordre. Le vent, écrit-il, éteint une bougie mais il attise le feu. De même, certaines choses (dans la société et l'économie et sur un plan humain) prospèrent quand elles sont exposées aux facteurs de stress. Ce sont ces choses qu'à défaut d'un vocable existant approprié, Taleb qualifie d'« anti-fragiles ».</p>
<p>Nous vivons dans un univers naturellement complexe. Qu'il suffise de songer aux spéculations sur son origine ou sa fin, voire, plus prosaïquement, à la fiabilité des prévisions météorologiques ! L'univers est rempli d'interdépendances et d'interactivités non-linéaires auxquelles l'homme et la modernité ajoutent artificiellement des couches supplémentaires de complexité. Que l'on réfléchisse ici à la catastrophe nucléaire de Fukushima ou à la crise économique résultant des titrisations à outrance pratiquées dans certains milieux financiers.</p>
<p>Seule une compréhension des mécanismes de fragilité, de robustesse et d'« anti-fragilité » propres aux organismes vivants nous permettrait, écrit Taleb, de faire face à des situations où prédominent les inconnues inconnues (« the unknown unknowns ») et que nos connaissances sont insuffisantes à appréhender. Le philosophe anglais du XVIII<sup>ème</sup> siècle Adam Smith ne faisait-il pas d'ailleurs déjà allusion à ces notions de complexité et d'opacité en parlant de « main invisible » de l'économie dans <em>La Richesse des Nations</em> ?</p>
<p>Le monde est trop aléatoire et incertain pour baser une politique sur une prévisibilité du futur ou pour traiter notre univers comme une machine hyper-sophistiquée dont quelques génies assureraient la maintenance en suivant une quelconque notice explicative. Voyez, fait remarquer Taleb, où nous a conduit la politique monétaire laxiste de M. Greenspan (l'ancien chef de la <em>Fed</em> américaine) qui, en injectant de l'argent bon marché dans le système économique pour en réduire les fluctuations, a abouti à créer un endettement monstrueux et une bulle immobilière sans précédent !</p>
<p>D'un point de vue méthodologique, il conviendrait, selon Taleb, d'appliquer un modèle décisionnel de type non-prédictif à l'incertitude dans les domaines économique et politique ainsi que dans la vie en général, partout où prévalent le hasard, l'imprévisibilité, l'opacité, une compréhension incomplète des choses. En outre, il faudrait s'abstenir de priver les systèmes complexes des propriétés d'anti-fragilité qui leur ont permis de survivre aux aléas et facteurs de stress si l'on veut éviter de fragiliser lesdits systèmes, de les atrophier ou de les asphyxier par une approche « top down » mal avisée et inopportune.</p>
<p>D'un point de vue pratique, Taleb préconise en quelque sorte d'extraire le « systémique » des systèmes et de construire des environnements dans lesquels la chute de l'un ne met pas en danger ni ne touche tout le monde comme ce fut le cas de la crise financière où la cupidité et les machinations de quelques-uns (dénoncées par le financier américain Warren Buffett comme « armes de destruction massive ») ont fini par ébranler tout l'édifice mondial, à charge pour les épargnants et contribuables d'en supporter les frais de restauration.</p>
<p>Sa diatribe la plus virulente, Taleb la réserve d'ailleurs à ce qu'il considère comme l'élément le plus fragilisant du monde actuel et responsable du plus grand nombre de crises, à savoir que, à aucun moment de l'histoire, autant d'acteurs économiques, sociaux et politiques « irresponsables » (en ce qu'ils ne sont exposés à aucun risque personnel par rapport aux décisions qu'ils prennent) n'ont exercé autant d'influence dans les affaires de la société et du monde. Faisant remarquer que les Romains forçaient leurs ingénieurs à dormir sous les ponts qu'ils avaient construits, Taleb prône que les dirigeants des banques et grandes entreprises publiques qui tombent en déliquescence et dont ces dirigeants ne sont pas propriétaires devraient être punis lorsqu'ils en ont sciemment dissimulés les difficultés et devraient être obligés de restituer les avantages financiers qu'ils ont indûment empochés, a fortiori lorsque la communauté doit supporter les conséquences de leurs manquements.</p>
<p>Dans le même ordre d'idées, il est recommandable de réduire l'endettement et les effets de levier dans l'économie. En ce qui touche les entreprises par exemple (mais elles ne sont clairement pas seules à être concernées !), il faudrait en encourager le financement par capitaux propres plutôt que par l'emprunt. C'est parce que le secteur technologique était largement financé par l'investissement privé que l'éclatement de la bulle technologique en 2000 n'eut que de faibles répercussions sur l'économie générale et ledit secteur en est ressorti plus fort, estime Taleb.</p>
<p>Un autre aspect auquel il faudrait prêter attention est celui de la dimension. Grandir ne constitue pas une garantie d'efficacité. Au-delà d'un certain seuil, les économies d'échelle s'inversent et s'insinuent des éléments de fragilité susceptibles d'avoir des effets dévastateurs.</p>
<p>« <em>Small is beautiful ! </em>» s'applique aussi à l’État. Taleb se pose en défenseur d'une décentralisation des pouvoirs comme facteur de contrôle et de réduction des déficits publics. En outre, compte-tenu des nombreuses « inconnues inconnues » du monde actuel, un certain degré d'humilité épistémologique devrait inciter les gouvernements à un interventionnisme moins naïf et à meilleur escient. Dans le but d'éviter qu'un événement imprévisible n'ait un impact extrême (sur le plan de l'emploi, des finances publiques, de l'économie ou du bien-être en général), l’État serait avisé de contrôler et de limiter, par exemple, la taille des entreprises, la dimension des aéroports, les concentrations, les niveaux de pollution, la vitesse ainsi que, en tout premier lieu, le poids de l'appareil étatique lui-même dont l'obésité ne constitue aucunement une garantie d'efficacité. Taleb indique qu'il n'existe pas nécessairement d'antinomie entre la libre-entreprise et une écologie responsable et il rejoint l'économiste Vito Tanzi qui, dans son dernier ouvrage en date, <em>Government versus Markets : The Changing Economic Role of the State</em>, démontrait, dans une perspective historique et comparative, que l’État n'avait nul besoin de se montrer aussi gargantuesque pour faire face aux besoins les plus impérieux de notre société.</p>
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		<title>Londres à Cuba</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 04:37:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Beatles]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[La Havane]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a 40 ans, les Cubains écoutaient en cachette les Beatles, aujourd’hui les médias officiels les diffusent partout.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 40 ans, les Cubains écoutaient en cachette les Beatles, aujourd’hui les médias officiels les diffusent partout.</strong></p>
<p><strong>Par Yoani Sánchez, depuis La Havane, Cuba.</strong><br />
<span id="more-128310"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDYvMTgvMTI4MzEwLWxvbmRyZXMtYS1jdWJhL2JyaXRpc2gtd2Vlaw==" rel=\"attachment wp-att-128312\"><img class="aligncenter  wp-image-128312" title="british week" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/british-week.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="384" /></a></p>
<p>Londres est à La Havane. Pendant cette semaine de la culture britannique que le pays célèbre depuis le premier juin, même le climat s’est mis en phase avec celui de cette île lointaine. Ciel gris, bruine tenace, brume au lever du soleil. Il ne manque plus que  la silhouette de Sherlock Holmes apparaissant furtivement au coin de la rue ou le magicien qui frapperait à la porte avec son bâton.</p>
<p>Nous avons de la musique de qualité et une affiche inhabituelle dans les salles de cinéma. Depuis mardi dernier le programme de projection comprend le documentaire « Sugarman » – lauréat de l’oscar 2013 – et aussi le film biographique « Marley » sur la vie du fameux chanteur et compositeur de reggae. La sélection de dessins animés pour enfants et adolescents, va probablement attirer un large public en cette période de vacances scolaires.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDYvMTgvMTI4MzEwLWxvbmRyZXMtYS1jdWJhL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM5MDktY3ViYQ==" rel=\"attachment wp-att-128347\"><img class="alignright  wp-image-128347" title="imgscan contrepoints 2013909 Cuba" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/imgscan-contrepoints-2013909-Cuba.jpg?16fe88" alt="" width="310" height="377" /></a>J’ai pu apprécier une partie de la programmation, pas seulement pour moi mais en pensant à beaucoup d’autres également. Particulièrement à ces jeunes Cubains qui il y a trente ou quarante ans écoutaient en cachette un groupe anglais, celui qu’aujourd’hui les médias officiels diffusent partout. Les couleurs vives et le dessin de l’affiche de cette « semaine britannique » m’ont rappelé l’iconographie du chapelier fou « d’Alice au pays des Merveilles » et aussi les aventures sympathiques du « Sous-marin Jaune ». C’est pourquoi nous sommes plusieurs à y avoir vu un hommage à ces « Beatles-maniaques » alors fustigés.</p>
<p>Le plus réconfortant de ces journées reste cependant cette petite fenêtre ouverte sur l’étranger qu’elles sont devenues et le souffle d’air frais qu’elles nous apportent. Ce cadeau que représente le sentiment que la culture fait paraître l’Atlantique moins large, les années passées plus courtes et ce qui est perdu récupérable.</p>
<p>---<br />
Traduction : Jean-Claude Marouby</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Et la fraude fiscale continuera de plus belle</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 09:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>h16</dc:creator>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[évasion fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[fraude fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[impôts]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Ayrault]]></category>
		<category><![CDATA[pierre condamin-gerbier]]></category>

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		<description><![CDATA[Ayrault peut bien fanfaronner sur la disparition de la fraude fiscale alors que lui et ses copains sont ceux qui, sans honte, la mettent en place.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La France s'embourbe. Le gouvernement comprend, confusément, que pour la question "finances 2013", ça ne va vraiment pas le faire et qu'il ne s'agira pas d'un petit ajustement d'un ou deux milliards. Alors, pour changer, il cherche, fébrilement, de l'argent. Beaucoup d'argent. Dans sa panoplie, de plus en plus dépouillée, la lutte contre la fraude fiscale ressort, inlassablement.</p>
<p><span id="more-128196"></span></p>
<p>L'idée générale est la suivante : la France est un pays de cocagne et tout le monde se bouscule pour y vivre. Pour conserver ce paradis sur Terre, il faut une armée de fonctionnaires, des syndicalistes précautionneux des droits des travailleurs, un système de protection sociale que le monde nous envie par son efficacité, des politiciens affûtés et des médias soucieux d'impartialité et d'informations toujours plus pertinentes. Toutes ces excellences ont un coût.</p>
<p>Ce coût sera, essentiellement, supporté par l'impôt. Pour éviter que les <del>gogos</del> contribuables ne s'aperçoivent du décalage entre ce qu'ils payent vraiment et ce qu'ils obtiennent en retour, on va multiplier les appellations rigolotes pour la ponction opérée : taxe, cotisation, prélèvement, contribution, l'inventivité sera sans fin. Malgré tout, certains comprennent qu'en fait de paradis sur terre, c'en est un pour l'avocat fiscaliste, l'inspecteur des impôts ou le douanier, mais pas trop pour le contribuable à mesure que son stock de vaseline s'épuise, et qui en vient donc à user d'évasion fiscale pour amoindrir ses souffrances.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2NhaHV6YWMtZnJhdWRlLWZpc2NhbGUuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-22001" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2013/03/cahuzac-fraude-fiscale-300x173.jpg" alt="cahuzac lutte contre la fraude fiscale" width="300" height="173" /></a>Devant son ampleur, le gouvernement agit... enfin, agite ses petits bras. Expliquant qu'il vaut mieux régulariser maintenant (i.e. : faire savoir qu'on s'est évadé, et payer en sus une bonne petite amende bien douloureuse, mais pas plus), il nous annonce maintenant que cette perspective a réussi à ferrer <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iZm10di5jb20vcG9saXRpcXVlLzUtMDAwLWV2YWRlcy1maXNjYXV4LXZvdWRyYWllbnQtcmVndWxhcmlzZXItc2l0dWF0aW9uLWF1cHJlcy1iZXJjeS01Mzg0NTAuaHRtbA==" target=\"_blank\">plusieurs milliers</a> de <del>pigeons</del> contribuables, qui reviennent donc dans le giron français. Toute analogie avec les femmes battues qui reviennent malgré tout au domicile conjugal, pourtant lieu de leurs souffrances, parce qu'elles espèrent un retour d'affection n'est pas fortuit : les mécanismes psychologiques sont les mêmes. Du reste, la fin le sera aussi : l'Etat continuera de cogner copieusement sur eux (et les autres), jusqu'à ce que mort s'en suive. On est en France, après tout, et être riche est tout de même une sacré honte qu'il faut bien expier d'une façon ou d'une autre.</p>
<p>En attendant, un peu d'analyse sur ces chiffres fabuleux de repentis, revenus au bercail par gros troupeau bêlant et joyeux, nous est offert de façon perpendiculaire par un certain Pierre Condamin-Gerbier. Si ce nom ne vous dit pas grand-chose, c'est normal puisqu'il avait été relativement discret jusqu'à présent ; évidemment, maintenant qu'il explique vouloir dévoiler le nom de plusieurs personnalités politiques de haut rang, dans l'actuel gouvernement et dans le précédent, qui ont des comptes bien garnis en Suisse, on comprend que sa discrétion va s'épuiser. En effet, le 12 juin dernier, l'ex-banquier de Genève s'est entretenu au Sénat a déballé tout ce qu'il sait sur les combines actuellement en place pour, justement, exfiltrer des capitaux hors de France, fussent-ils détenus par des politiciens réputés honnêtes (ici : rires).</p>
<p>De cet entretien, on peut certes retenir qu'il a de croustillants dossiers sur des politiciens (qui, de nos jours, n'en a pas ?) ; pour ma part, j'ai surtout retenu, des propos qui sont <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zbGF0ZS5mci9zdG9yeS83NDAyMS9hdWRpdGlvbi1jb25kYW1pbi1nZXJiaWVyLXNlbmF0" target=\"_blank\">rapportés par Slate</a>, que ce sont surtout les petits poissons et les personnes pas forcément les mieux outillées qui reviennent dans le giron fiscal français ; selon Condamin-Gerbier,</p>
<blockquote><p>"Les cellules de dégrisement que nous avons mises en place n'ont attiré que les petits."</p></blockquote>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA2L3BpZXJyZS1jb25kYW1pbi1nZXJiaWVyLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-24503" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2013/06/pierre-condamin-gerbier.jpg" alt="pierre condamin gerbier sur les évadés fiscaux" width="550" height="344" /></a></p>
<p>Et surtout, l'ensemble de la déposition de l'ex-banquier ne laisse aucun doute sur le caractère littéralement industriel de ces évasions, ni sur le fait, évident jusqu'à présent mais seulement supposé et chuchoté loin des micros journalistiques et des prétoires judiciaires, que les bonnes magouilles sont d'abord et surtout utilisées ... par les politiciens, qu'ils étendent ensuite aux petits copains.</p>
<p>C'est parfaitement éclairant : en parfaits hypocrites que Cahuzac aura diablement gênés, tous les principaux politiciens sont à l'évidence entrés dans le métier pour le pouvoir et, une fois les rouages compris, auront vite usé de celui-ci pour accumuler de solides fortunes qui se seront, magiquement et de façon indolore, déplacées vers des cieux plus cléments. Condamin-Gerbier explique plusieurs méthodes qui permettent de passer de fortes sommes au nez et à la barbe de Bercy, et explique aussi le mécanisme qui permet à des politiciens d'en bénéficier. Autrement dit, nos élus, ceux-là mêmes qui nous agonisent de taxes et d'impôts tous aussi débiles et incapacitants les uns que les autres, <strong>tous sont parfaitement au courant que la France est un enfer fiscal</strong>, et <strong>tous font ce qu'il faut pour s'en échapper</strong>.</p>
<p>Pour nos politiciens, l'enfer, c'est pour les autres. Mieux : le fameux 1%, celui qui s'opposerait dans l'iconographie populaire aux 99% restants, ils en font partie, ils s'y complaisent joyeusement et ils font absolument tout pour y rester, quitte, d'ailleurs, à saborder le pays avec ce genre de "démarche solidaire" qu'ils nous préconisent sur tous les tons dès qu'ils sont à portée de micro. En somme, c'est la révélation, feutrée, discrète, peu médiatisée et pourtant évidente du Moquage de Visage le plus total de toute une caste vis-à-vis de ceux qui les ont porté là.</p>
<p>C'est même du Foutage de Gueule élevé au rang d'art à côté duquel la Chapelle Sixtine ferait figure de gribouillage rapide d'attardés mentaux : les informations de cette audition n'ont même pas encore été digérées par les journalistes et les Français que déjà, Jean-Marc Ayrault prend la parole et nous fait part de son opinion sur ... la fraude fiscale, avec cette décontraction que seul un parfait hypocrite professionnel est capable de rassembler sans déchirer son pantalon.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEwLzA0L2Zpc2NhbHBhcmsuanBn"><img class="aligncenter size-full wp-image-2283" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2010/04/fiscalpark.jpg" alt="Fiscal Park" width="500" height="375" /></a></p>
<p>Le pitre à l'actuelle place de Premier Ministre s'est en effet fendu, samedi dernier, d'une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9pbXBvdHMvMjAxMy8wNi8xNS8wNTAwMy0yMDEzMDYxNUFSVEZJRzAwMzkwLWF5cmF1bHQtbGUtdGVtcHMtZGUtbGEtZnJhdWRlLWV0LWRlcy1wYXJhZGlzLWZpc2NhdXgtZXN0LWVuLXRyYWluLWRlLWRpc3BhcmFpdHJlLnBocA==" target=\"_blank\">déclaration grandiloquente</a> au sujet de la fraude fiscale, montrant qu'une hontectomie réalisée suffisamment tôt dans la vie d'un politicien ne laisse absolument aucune trace de remords ou de réflexion morale approfondie, et permet une carrière brillante de saprophyte dodu :</p>
<blockquote><p>« Venez voir les services de l'État pour que vous puissiez régulariser votre situation. Le temps de la fraude, le temps des paradis fiscaux, ce temps-là est en train de disparaître. Ceux qui pensent qu'ils vont pouvoir se mettre à l'abri doivent en être conscients »</p></blockquote>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEwL2F5cmF1bHQtai1haS1tZXJkdS5qcGc="><img class="alignleft size-full wp-image-18302" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2012/10/ayrault-j-ai-merdu.jpg" alt="ayrault : j'ai merdu" width="300" height="212" /></a>Eh oui les petits amis : tout sera fait pour choper l'impétrant qui tente de s'expatrier ou d'exfiltrer ses capitaux sans payer sa dîme, sa gabelle, sa taille et les 1232 autres taxes et impôts du code fiscal allégé. Bon, bien sûr, les fanfaronnades de Ayrault à ce sujet laisseront de marbre ses petits copains déjà affairés à trouver la prochaine tubulure chromée reliant leur compte bancaire français à un paradis fiscal de façon insoupçonnée et insoupçonnable. Il faut bien comprendre que Jean-Marc, là, il ne parle pas des élus. Il n'évoque pas le sénateur ventripotent. Il n'a pas en tête le député malin. Il ne pense pas à ces ministres qui déclarèrent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTcvMTIxNzgzLXBhdHJpbW9pbmUtZGVzLW1pbmlzdHJlcy1wZXV0LW9uLWV0cmUtZGUtZ2F1Y2hlLWV0LXJpY2hl" target=\"_blank\">des patrimoines à fort potentiel de LOL</a>.</p>
<p>Ce qu'il veut dire, le Jean-Marc, c'est qu'il entend bien choper les petits, les sans-grades, les benêts, les sans-réseaux. Ceux-là, ils vont prendre cher. Les autres, bien sûr, auront tout son soutien, toute sa discrétion. Pour eux, la fraude fiscale continuera de plus belle.</p>
<p>Après tout, c'est lui et ses copains qui l'ont inventée, pour ainsi dire.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA2L2ZyYXVkZS1maXNjYWxlLXJsaC5qcGc="><img class="aligncenter size-large wp-image-128237" title="fraude fiscale rlh" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/fraude-fiscale-rlh-782x1024.jpg?16fe88" alt="" width="500" height="654" /></a><br />
----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTMvMDYvMTcvMjQ0OTUtZXQtbGEtZnJhdWRlLWZpc2NhbGUtY29udGludWVyYS1kZS1wbHVzLWJlbGxl" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<p>---</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMTAvNTk3NzYtbGEtZnJhdWRlLWZpc2NhbGUtZXN0LXVuZS1lc2Nyb3F1ZXJpZS1pbnRlbGxlY3R1ZWxsZQ==">La fraude fiscale est une escroquerie intellectuelle</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDcvMTEvMzQ0ODctbGEtbGVnaXRpbWl0ZS1kdS1yb2xlLWRlcy1wYXJhZGlzLWZpc2NhdXg=">La légitimité du rôle des paradis fiscaux</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Que sont les harmonies naturelles chères à Frédéric Bastiat ?</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 06:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien Theillier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire de l'économie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire du libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Contrat social]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Bastiat]]></category>
		<category><![CDATA[Harmonies Économiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Les intérêts humains sont-ils naturellement harmoniques ou antagoniques ? Une grande question à laquelle Frédéric Bastiat tentât de répondre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les intérêts humains sont-ils naturellement harmoniques ou antagoniques ? Une grande question à laquelle Frédéric Bastiat tentât de répondre.</strong></p>
<p><strong>Par Damien Theillier.</strong><span id="more-128219"></span></p>
<div id="attachment_64890" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzAxL0Jhc3RpYXQuanBn"><img class="size-medium wp-image-64890" title="Frédéric Bastiat" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/Bastiat-240x300.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Frédéric Bastiat</p></div>
<p>Les intérêts humains, laissés à eux-mêmes, sont-ils harmoniques ou antagoniques ? Telle est la grande question qui sous-tend l'analyse des sociétés.</p>
<p>Il y a deux sortes d'harmonies selon Bastiat :</p>
<p>- celle qui est imposée d'en haut par des législateurs omniscients : c'est l'harmonie construite, c'est l'harmonie forcée.<br />
- celle qui résulte de l'action volontaire des hommes sur un marché libre : c'est l'harmonie naturelle.</p>
<p>La première relève de l'ingénierie sociale, de l'organisation scientifique de la société, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRhbGxheGlhLm9yZy93aWtpL0ZyaWVkcmljaF9BLl9IYXllazpIYXlla19vdV9sYV9wbGFuaWZpY2F0aW9uX2ltcG9zc2libGU=" target=\"_blank\">de la planification</a> comme le dira plus tard <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRnJpZWRyaWNoX0hheWVr" target=\"_blank\">Hayek</a>. Elle part du principe faux que l'humanité tend vers la dégradation et le mal. C'est la théorie des antagonismes : l'humanité est traversée par des tendances perverses qui la conduisent au désordre et à l'anarchie. Paradoxalement, cette école n'est pas pessimiste mais au contraire optimiste. Elle crois qu'on peut redresser l'humanité par un traitement de choc : le contrat social. Elle a une confiance absolue dans le politique. Elle repose en outre sur un postulat épistémologique : la capacité par l'esprit humain d'une maîtrise rationnelle de l'ensemble des données économiques et sociales.</p>
<p>La seconde relève de l'humilité et de la conscience de nos limites. Elle suppose que la raison n'est pas en mesure de tout connaître et de tout contrôler. Elle suppose qu'un ordre auto-organisé peut surgir de la libre coopération des hommes dans le cadre de certaines règles de droit (en particulier le droit de propriété) de principes éthiques (la responsabilité individuelle) et politiques (la primauté de l'initiative privée sur l'action publique).</p>
<p>On le voit, l'optimisme de Bastiat est conditionnel. Il est conditionné par la conscience des limites de la connaissance humaine et par l'hypothèse de la responsabilité sans laquelle la liberté n'est qu'un vain mot.</p>
<p>L'utopie véritable, c'est donc l'utopie d'une société parfaite, rationnellement dirigée et organisée par des législateurs et des bureaucrates.</p>
<p>Lisons Bastiat :</p>
<p>« La dissidence profonde, irréconciliable sur ce point entre les socialistes et les économistes, consiste en ceci: les socialistes croient à l'antagonisme essentiel des intérêts. Les économistes croient à l'harmonie naturelle, ou plutôt à l'harmonisation nécessaire et progressive des intérêts. Tout est là.</p>
<p>Partant de cette donnée que les intérêts sont naturellement antagoniques, les socialistes sont conduits, par la force de la logique, à chercher pour les intérêts une organisation <em>artificielle</em>, ou même à étouffer, s'ils le peuvent, dans le cœur de l'homme, le sentiment de l'intérêt. C'est ce qu'ils ont essayé au Luxembourg. Mais s'ils sont assez fous, ils ne sont pas assez forts, et il va sans dire qu'après avoir déclamé, dans leurs livres, contre l'individualisme, ils vendent leurs livres et se conduisent absolument comme le vulgaire dans le train ordinaire de la vie.</p>
<p>Ah! sans doute, si les intérêts sont naturellement antagoniques, il faut fouler aux pieds la Justice, la Liberté, l'Égalité devant la loi. Il faut refaire le monde, ou, comme ils disent, <em>reconstituer la société</em> sur un des plans nombreux qu'ils ne cessent d'inventer. À l'intérêt, principe désorganisateur, il faut substituer le <em>dévouement</em> légal, imposé, involontaire, forcé, en un mot la Spoliation organisée; et comme ce nouveau principe ne peut que soulever des répugnances et des résistances infinies, on essaiera d'abord de le faire accepter sous le nom menteur de Fraternité, après quoi on invoquera la loi, qui est la force.</p>
<p>Mais si la Providence ne s'est pas trompée, si elle a arrangé les choses de telle sorte que les intérêts, sous la loi de justice, arrivent naturellement aux combinaisons les plus harmoniques; si, selon l'expression de M, de Lamartine, ils se font par la liberté une justice que l'arbitraire ne peut leur faire; si l'égalité des droits est l'acheminement le plus certain, le plus direct vers l'égalité de fait, oh! alors, nous pouvons ne demander à la loi que justice, liberté, égalité, comme on ne demande que l'éloignement des obstacles pour que chacune des gouttes d'eau qui forment l'Océan prenne son niveau.</p>
<p>Et c'est là la conclusion à laquelle arrive l'Économie politique. Cette conclusion, elle ne la cherche pas, elle la trouve; mais elle se réjouit de la trouver; car enfin, n'est-ce pas une vive satisfaction pour l'esprit que de voir l'harmonie dans la liberté, quand d'autres sont réduits à la demander à l'arbitraire? (...)</p>
<p>Supposons qu'un professeur de chimie vienne dire: « Le monde est menacé d'une grande catastrophe; Dieu n'a pas bien pris ses précautions. J'ai analysé l'air qui s'échappe des poumons humains, et j'ai reconnu qu'il n'était plus propre à la respiration; en sorte qu'en calculant le volume de l'atmosphère, je puis prédire le jour où il sera vicié tout entier, et où l'humanité périra par la phtisie, à moins qu'elle n'adopte un mode de respiration artificielle de mon invention. »<br />
Un autre professeur se présente et dit: « Non, l'humanité ne périra pas ainsi. Il est vrai que l'air qui a servi à la vie animale est vicié pour cette fin; mais il est propre à la vie végétale, et celui qu'exhalent les végétaux est favorable à la respiration de l'homme. Une étude incomplète avait induit à penser que Dieu s'était trompé; une recherche plus exacte montre qu'il a mis l'harmonie dans ses œuvres. Les hommes peuvent continuer à respirer comme la nature l'a voulu. »<br />
Que dirait-on si le premier professeur accablait le second d'injures, en disant: « Vous êtes un chimiste au cœur dur, sec et froid; vous prêchez l'horrible <em>laisser-faire</em>; vous n'aimez pas l'humanité, puisque vous démontrez l'inutilité de mon appareil respiratoire? »</p>
<p>Voilà toute notre querelle avec les socialistes. Les uns et les autres nous voulons l'harmonie. Ils la cherchent dans les combinaisons innombrables qu'ils veulent que la loi impose aux hommes; nous la trouvons dans la nature des hommes et des choses.</p>
<p>Si l'Économie politique arrive à reconnaître l'harmonie des intérêts, c'est qu'elle ne s'arrête pas, comme le Socialisme, aux conséquences immédiates des phénomènes, mais qu'elle va jusqu'aux effets ultérieurs et définitifs. » C'est là tout le secret. Les deux écoles différent exactement comme les deux chimistes dont je viens de parler; l'une voit la partie, et l'autre l'ensemble. Par exemple, quand les socialistes voudront se donner la peine de suivre jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'au consommateur, au lieu de s'arrêter au producteur, les effets de la concurrence, ils verront qu'elle est le plus puissant agent égalitaire et progressif, qu'elle se fasse à l'intérieur ou qu'elle vienne du dehors. Et c'est parce que l'économie politique trouve, dans cet effet définitif, ce qui constitue l'harmonie, qu'elle dit: « Dans mon domaine, <em>il y a beaucoup à apprendre et peu à faire</em>. Beaucoup à apprendre, puisque l'enchaînement des effets ne peut être suivi qu'avec une grande application; peu à faire, puisque de l'effet définitif sort l'harmonie du phénomène tout entier. » (Justice et fraternité).</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL25pY29tYXF1ZS5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEzLzA2L2xlcy1oYXJtb25pZXMtbmF0dXJlbGxlcy1kdS1tb25kZS5odG1s" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<item>
		<title>Généralisation de la complémentaire santé : un conseil constitutionnel schizophrène</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 05:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Clauses de désignation]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil constitutionnel]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Conseil Constitutionnel censure les clauses de désignation de la complémentaire santé, mais avec une argumentation douteuse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Conseil Constitutionnel censure les clauses de désignation de la complémentaire santé, mais avec une argumentation douteuse.</strong></p>
<p><strong>Par Simon Le Grill(*).</strong><span id="more-128228"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzExL0NvbnNlaWwtQ29uc3RpdHV0aW9ubmVsLmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-103825" title="Conseil Constitutionnel" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/Conseil-Constitutionnel-300x196.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="196" /></a>Si les polémiques suscitées par l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjQvMTE5MjgyLWxhY2NvcmQtbmF0aW9uYWwtaW50ZXJwcm9mZXNzaW9ubmVsLXZlcnMtdW5lLW5vdXZlbGxlLXNlY3VyaXRlLXNvY2lhbGU=" target=\"_blank\">accord national interprofessionnel</a> depuis le 11 janvier 2013 viennent de cesser par une décision du Conseil constitutionnel en date du 13 juin 2013 ; d’autres polémiques d’ordre plus théorique pourraient naître chez les libéraux.</p>
<p>En effet, même si la liberté contractuelle et la libre concurrence servent de fondement constitutionnel à la censure des clauses de désignation, leurs restrictions ont clairement été affichées.</p>
<p><strong>Restriction de libertés comme fondements de la censure des clauses de désignations</strong>.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel, saisi par voie d’action, devait se prononcer sur la constitutionnalité de la loi relative à la sécurisation de l’emploi. Il s’agissait alors pour les sages de savoir si l’article 1 de la loi relative à la sécurisation de l’emploi prévoyant la généralisation des contrats collectifs d’assurance de complémentaire santé via les fameuses clauses désignation était constitutionnel ; notamment au regard de la liberté contractuelle et de la liberté d’entreprendre : libertés fondamentales garanties par l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, elle même ayant valeur constitutionnelle.</p>
<p>Le travail des sages était donc de mettre en balance la liberté de contracter et d’entreprendre face au contenu de l’article 1 de la loi relative à la sécurisation de l’emploi. Dans un premier temps, le Conseil constitutionnel estime que le premier alinéa du A du paragraphe I de l’article 1<sup>er</sup> de la loi qui prévoit que chaque entreprise soit obligée de souscrire un contrat de complémentaire santé collectif offrant plus de garanties du risque santé que celles de l’Assurance Maladie, n’est pas contraire à la Constitution. En revanche, le Conseil Constitutionnel censure dans un second temps les fameuses clauses de désignation dont le but était qu’à défaut d’accord dans les entreprises, un accord de branche décide du contrat collectif et s’impose à l’ensemble des entreprises de la branche.</p>
<p>Mais la censure intervient de façon originale puisque la décision prend la peine de restreindre au préalable les mêmes libertés à valeur constitutionnelle qui permettent in fine de censurer les clauses de désignation. Les formulations sont claires, le Conseil constitutionnel établit très précisément que le législateur peut porter atteinte aux libertés d’entreprendre et de contracter afin de satisfaire d’autres exigences d’ordre constitutionnel ou des raisons d’intérêt général. Après cette restriction de libertés, le Conseil Constitutionnel prend la peine de qualifier la généralisation des complémentaires d’intérêt général, mais il estime que si un assureur est déjà désigné par une entreprise, alors, imposer un nouveau contrat par un accord de branche est constitutif d’une atteinte trop forte à la liberté contractuelle. En conséquence, les clauses de désignation sont censurées.</p>
<p><strong>Dangers d’une telle décision.</strong></p>
<p>Si finalement c’est une bonne chose dans les faits que soient censurées les clauses de désignation, il ne faudrait pas se réjouir trop vite d’une telle décision. En effet, le raisonnement qu’adopte le Conseil Constitutionnel comporte quelques dangers.</p>
<p>D’abord sur la substance de la liberté contractuelle et la liberté d’entreprendre, le Conseil profite de cette décision pour préciser à nouveau les cas de restrictions de ces libertés ô combien fondamentales. Même s’il est très courant que dans le contentieux des libertés fondamentales, le Conseil Constitutionnel hiérarchise certaines libertés garanties constitutionnellement, (notamment droit de grève et continuité du service public par exemple) n’est-il pas inadmissible que la liberté de contracter et d’entreprendre puissent être restreintes dans un pays qui en aurait pourtant le plus besoin aujourd’hui ? La restriction de ces libertés n’est pas nouvelle, le doyen Josserand écrivait déjà en 1933 « <em>Le Contrat dirigé </em>» où il s’insurgeait contre un dirigisme contractuel croissant, restreignant les fondements du droit normalement libéral des contrats en France.</p>
<p>Ensuite, le Conseil Constitutionnel érige la généralisation des complémentaires santé au grade « d’intérêt général ». Ainsi il faut entendre que le Conseil Constitutionnel estime qu’avoir une complémentaire santé est une bonne chose pour les individus. Si dans les faits c’est véritable, il est absolument indigne de la part d’une juridiction –qui plus est la plus haute– d’oser savoir mieux que les individus ce qui est bon pour eux. Ce coup de force du Conseil Constitutionnel passe totalement inaperçu puisque les français sont habitués et admettent un tel dirigisme. L’exemple le plus marquant demeure le très fameux arrêt du Conseil d’Etat du 27 octobre 1995 dit Morsang sur Orge, où le Conseil d’Etat s’était permis d’intégrer la notion de dignité humaine comme fondement de l’ordre public, s’autoproclamant ainsi mieux à même de savoir pour un nain ce qui était bon pour lui de faire de sa vie professionnelle. Un tel raisonnement est un danger dans la mesure où des juges qui ne jugent plus en droit mais qui estiment savoir mieux que les individus ce qui est bon pour eux c’est tout simplement la plus élémentaire caractéristique d’un Etat totalitaire et la conception la plus antilibérale de l’homme.</p>
<p><strong>Conséquences sur le marché de l’assurance santé</strong>.</p>
<p>La censure des clauses de désignation pour la désignation des contrats de complémentaires santé emporte plusieurs conséquences de taille sur le marché de l’assurance santé.</p>
<p>D’abord c’est la fin des contrats de complémentaire santé individuels. En effet, du fait de l’obligation de souscrire, ces contrats individuels n’auront plus d’intérêts économiques pour les salariés nouvellement équipés. Mais annoncer leur mort reste une erreur, c’est peut être leur transformation en contrats de sur-complémentaire santé qu’il faut annoncer, dans la mesure où il est très probable que les contrats collectifs ne parviennent pas à couvrir l’ensemble des risques de santé et suscitent un besoin de couverture supplémentaire.</p>
<p>C’est aussi l’occasion de tester la performance réelle des IPs (Institutions de Prévoyance) qui soutenaient durant les mois précédents que les clauses de désignations étaient bonnes et que, peu importe leur proximité évidente avec les syndicats, les IPs seraient choisies par les entreprises quoi qu’il arrive. En effet, sur ce segment de l’assurance santé, la concurrence va être rude, les enjeux financiers sont colossaux et les IPs devront rivaliser avec la réactivité et la performance à toute épreuve des courtiers-grossistes en assurance santé tel que April Prévoyance et Santé par exemple.</p>
<p>Enfin, va aussi se poser la question de l’extension des nouvelles règles européennes relatives à l’intermédiation en matière d’assurance. La directive dite DIA2, préconiserait une extension massive de la qualité d’intermédiaire d’assurance, et par voie de conséquent, les obligations qui découlent de cette qualité. Ainsi, il serait question que les comparateurs d’assurances tout comme les entreprises qui proposent à leurs salariés des contrats santé collectifs revêtent la qualité d’intermédiaire en assurance.</p>
<p>Finalement, la décision du Conseil Constitutionnel ne sonne en rien la fin des problèmes liés à l’assurance santé en France. Le problème de fond reste non résolu : malgré les directives 92/49 et suivantes mettant fin au monopole de la Sécurité Sociale, celui-ci reste dans les faits. Finalement, on pourrait voir la généralisation de la complémentaire comme un moyen de sauvegarder la branche maladie de la Sécurité Sociale en déplaçant la charge des remboursement dus aux sinistres issus des risques de santé à de vrais assureurs qui eux sont soumis aux contrôles de solvabilité de l’ACP (Autorité de Contrôle Prudentiel). D’autant plus que la généralisation de la complémentaire doit se faire avant 2016 : c’est un an avant les élections présidentielles de 2017, ce qui permettra à la gauche en campagne de se prévaloir du « sauvetage de la branche maladie » pour tempérer un bilan qu’on sait déjà désastreux.</p>
<p>---</p>
<p>(*) Simon Le Grill est étudiant en assurances à l’École Nationale de l'Assurance (ENASS) et en même temps en droit à la Sorbonne.</p>
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		<title>Changement climatique, un monde de contrastes</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/06/17/127683-changement-climatique-un-monde-de-contraste</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 05:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr Richard North</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Arctique]]></category>
		<category><![CDATA[banquise]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[fonte des glaces]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant de céder à l'alarmisme, pour quoi pas observer ce que représente le changement climatique, et se demander à tête reposée ce qu'il peut bien signifier ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avant de céder à l'alarmisme, pourquoi pas observer ce que représente le changement climatique, et se demander à tête reposée ce qu'il peut bien signifier ?</strong></p>
<p><strong>Par Richard North depuis l'Angleterre.</strong><span id="more-127683"></span></p>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2V1cmVmZXJlbmR1bS5jb20vaW1hZ2VzLzAwMGFBbGFza2ElMjAwMTAtaWNlLmpwZw==" target=\"_blank\"><img class="aligncenter" src="http://eureferendum.com/images/000aAlaska%20010-ice.jpg" alt="000aAlaska 010-ice.jpg" width="512" height="448" border="0" /></a></div>
<div></div>
<div>Les températures qui règnent en Alaska centrale sont de 4 à 5°C plus basses qu'habituellement, ce qui en fait un des printemps les plus froids jamais enregistrés pour des villes comme Fairbanks, nous rapport le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbGFza2FkaXNwYXRjaC5jb20vYXJ0aWNsZS8yMDEzMDYwOS9hbGFza2FzLWNoaWxseS1zcHJpbmctaGVsbC1jb25maXJtZWQtbmF0aW9uYWwtY2xpbWF0ZS1kYXRh"><em>Alaska Dispatch</em></a>, utilisant des données du NSIDC, le National Snow &amp; Ice Data Center.</div>
<p>Ces températures basses sont liées à des vents faibles sur le centre de l'Alaska, qui ont eu pour résultat très peu de mélange pour se débarrasser de l'air froid. En conséquence, les mers de Bering, de Chkchi et de Beaufort sont largement restées prises dans les glaces.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA2L3LDqWNoYXVmZmVtZW50LWNsaW1hdGlxdWUtYXJ0aXF1ZS1ybGguanBn"><img class="alignright size-medium wp-image-128241" title="réchauffement climatique artique et crise de la dette rlh" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/réchauffement-climatique-artique-rlh-289x300.jpg?16fe88" alt="" width="289" height="300" /></a>Et cependant, du côté atlantique de l'Océan Arctique, la glace fond à un taux plus rapide que la normale en 2013, jusqu'à présent, alors que du côté pacifique, y compris les eaux à l'Est de la Sibérie, les choses sont un peu en retard. Et donc, alors qu'on obtient des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2V1cmVmZXJlbmR1bS5jb20vYmxvZ3ZpZXcuYXNweD9ibG9nbm89ODQwMTY=">records de pêche</a> en Mer de Barents, en Alaska, ils ont droit au "printemps de l'enfer".</p>
<p>Plus près de chez nous, l'année dernière nous avons été inondés de pluie, avec " l'été qui n'est jamais venu ". Cette année, après des épisodes neigeux inhabituellement tard dans l'année, nous profitons enfin de quelque chose qui ressemble à l'été, alors que l'Allemagne ou la Hongrie sont elles menacées par les innondations.</p>
<p>Dans le même temps, la Nouvelle Zélande s'attend à des neiges précoces alors que des régions du pays ont déjà reçues de fortes chutes neigeuses et des conditions météorologiques difficiles.</p>
<p>Enfin, en dépit de tous les cris sur la fonte des glaces, la banquise arctique a fondu à un rythme proche de la normale en mai, même si son étendue reste inférieure à la moyenne observée entre 1979 et 2000.</p>
<p>Plutôt que de s'alarmer sans cause, commençons par observer s'il y a changement climatique dans le monde, et ce qu'il peut y a voir à en conclure.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ldXJlZmVyZW5kdW0uY29tL2Jsb2d2aWV3LmFzcHg/YmxvZ25vPTg0MDI0" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTgvMTI0NzQ0LXNvcnRpZS1kZS1jbGltYXQtMTUtdmVyaXRlcy1xdWktZGVyYW5nZW50LW1hbGFpc2UtcG91ci1sZXN0YWJsaXNobWVudA==">Sorite de "<em>Climat, 15 Vérités qui Dérangent</em>" : malaise pour l'establishment</a></p>
<p>&nbsp;</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=127683" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>De l&#039;école communale au service de renseignement : Alain Zabulon</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/06/17/128224-de-lecole-communale-au-service-de-renseignement-alain-zabulon</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 05:15:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain Toullec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Zabulon]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil national du renseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Renseignement]]></category>

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		<description><![CDATA[Alain Zabulon prend la tête du renseignement français. Un de ses anciens camarades de classe lui adresse quelques conseils pour respecter les libertés des français.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alain Zabulon prend la tête du renseignement français. Un de ses anciens camarades de classe lui adresse quelques conseils pour respecter les libertés des français.</strong></p>
<p><strong>Par Alain Toullec.</strong><span id="more-128224"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA0L3ZpZS1wcml2ZWUxLmpwZw=="><img class="alignleft size-full wp-image-81058" title="vie privee , internet" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/vie-privee1.jpg?16fe88" alt="vie privee , internet" width="183" height="200" /></a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sb3Bpbmlvbi5mci8xMi1qdWluLTIwMTMvYWxhaW4temFidWxvbi1ub3V2ZWF1LWNvb3Jkb25uYXRldXItbmF0aW9uYWwtcmVuc2VpZ25lbWVudC05ODA=" target=\"_blank\">Alain Zabulon</a>... Nous étions inséparables tout au long de nos classes de CM1 et CM2... Côte à côte au même pupitre, avec l'encre violette et la plume sergent-major, les premiers poèmes ancrés à force de les répéter, (« Demain dès l'aube » de Victor Hugo ne m'a jamais quitté)</p>
<p>Nous ne participions pas aux bandes rivales qui s'affrontaient dans la cour -il n'y avait aucune violence, les instits surveillaient tout cela de près - et nous devisions ensemble sur le monde en déambulant pendant la récréation... Déjà trop sérieux...</p>
<p>Et puis c'était le temps de Thierry la Fronde, de Belphégor, une seule chaîne en noir et blanc mais surtout le manège enchanté avec Pollux et zébulon... Nous en riions ensemble... Il m'apprit ainsi l'existence de la tribu d'Israël dont son nom était tiré.</p>
<p>Nous nous sommes dit au revoir après la cérémonie des prix sous le préau de l'école communale... Et nous ne nous sommes jamais revus, séparés par les années Lycée.</p>
<p>Quoi de commun aujourd'hui entre l'énarque, grand serviteur de l'Etat et le libertarien, fonctionnaire défroqué, qui réclame le droit de l'individu à disposer de lui-même et donc le recul de ce même Etat envahissant nos vies privés ?</p>
<p>Le voilà, cet ami d'une enfance si lointaine qui va coordonner le renseignement...</p>
<p>Alors, j'ai envie d'interpeller mon vieux camarade. Nous nous tutoyions alors.</p>
<p>« Alain, n'oublie pas que la liberté est fragile, et qu'au nom de la sécurité, de la protection sociale et économique s'étend « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzIxMzA1MzA5MjMvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTIxMzA1MzA5MjMmYW1wO2FkaWQ9MDBIVkQwM1dBNFFUSlBaVFhFTTYmYW1wOw==" target=\"_blank\">la route de la servitude</a> ».</p>
<p>Rappelle-toi notre bon vieux La Fontaine dans sa fable du loup et du chien.</p>
<p>Le chien est gros et gras, le loup est un pauvre hère. Il lui demande ce qu'il faut faire pour avoir cette belle vie.</p>
<p>« - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens</p>
<p>Portants bâtons, et mendiants ;</p>
<p>Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :</p>
<p>Moyennant quoi votre salaire</p>
<p>Sera force reliefs de toutes les façons :</p>
<p>Os de poulets, os de pigeons,</p>
<p>Sans parler de mainte caresse. "</p>
<p>Le Loup déjà se forge une félicité</p>
<p>Qui le fait pleurer de tendresse.</p>
<p>Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.</p>
<p>"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.</p>
<p>- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché</p>
<p>De ce que vous voyez est peut-être la cause.</p>
<p>- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas</p>
<p>Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?</p>
<p>- Il importe si bien, que de tous vos repas</p>
<p>Je ne veux en aucune sorte,</p>
<p>Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "</p>
<p>Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. »</p>
<p>Alors, je vous le dis cordialement : renseignez-vous, Monsieur le Préfet, puisque c'est votre tâche. Pas sur nos pensées, nos actions et nos comportements : nous sommes seuls aptes à en mesurer la pertinence. C'est notre responsabilité.</p>
<p>Mais, vous apprendrez que les français vont bientôt découvrir que la Liberté est une idée neuve dans notre pays.</p>
<p>Et que, pour savourer cette liberté, beaucoup d'entre eux ont compris qu'ils allaient être contraints de courir hors des frontières !</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=128224" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>UDL, Parti Libertarien : et si les partis libéraux belges s&#039;alliaient ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/06/17/128199-udl-parti-libertarien-fusionnons-les-partis-liberaux-belges</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 05:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Smets</dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Parti libertarien]]></category>
		<category><![CDATA[UDL]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=128199</guid>
		<description><![CDATA[Le président du Parti Libertarien belge n'exclut pas de participer à une plateforme de défense des libertés individuelles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le président du Parti Libertarien belge n'exclut pas de participer à une plateforme de défense des libertés individuelles.</strong></p>
<p><strong>Par Patrick Smets, du Parti Libertarien belge.</strong><span id="more-128199"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzExL1BhcnRpLUxpYmVydGFyaWVuLmpwZw=="><img class="aligncenter size-medium wp-image-102996" title="Parti Libertarien" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/Parti-Libertarien-300x96.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="96" /></a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYWxpYnJlLmJlL2FjdHUvcG9saXRpcXVlLWJlbGdlL2FydGljbGUvODIyMDY2L3VuLW5vdXZlYXUtcGFydGktbGliZXJhbC1zLWFubm9uY2Utc3VyLWwtZWNoaXF1aWVyLXBvbGl0aXF1ZS5odG1s">Nous avons pris connaissance de la création d’un nouveau parti libéral, l’UDL, et de son appel immédiat à une alliance avec le Parti Libertarien</a>. Avant toute chose, nous souhaitons bonne chance et beaucoup de courage aux fondateurs de l’UDL. En ce qui concerne une éventuelle alliance électorale, le Bureau Féréral du Parti Libertarien s’engage à lire avec attention leur programme et à réfléchir sérieusement aux éventuelles convergences entre nos deux formations. A première vue, il semble déjà que l’UDL partage une partie de notre analyse de la crise et des remèdes qu’il convient d’y apporter.</p>
<p>La crise que nous traversons est essentiellement une crise du centralisme monétaire. Depuis 40 ans, les gouvernements occidentaux ont cru possible de dépasser leurs blocages internes par une politique monétaire toujours plus centralisée. Cette manipulation de la monnaie est la cause principale des problèmes qui minent notre société, inflation, financiarisation de l’économie, dualisation de la société, déficit budgétaire permanent. Elle est également directement responsable de l’alternance de bulles et de krach que nous vivons et dont la bulle actuelle sur les dettes souveraines est le dernier avatar.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA2L3BhcnRpLWxpYmVydGFyaWVuLWV0LWdhc2Rlbi1mbGFnLXJsaC5qcGc="><img src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/06/parti-libertarien-et-gasden-flag-rlh-300x289.jpg?16fe88" alt="" title="parti libertarien et gasden flag rlh" width="300" height="289" class="alignleft size-medium wp-image-128239" /></a>Face à cette crise, les étatistes de droite comme de gauche ne proposent qu’un renforcement continu de la société de contrôle ; contrôles des prix, contrôles des frontières, contrôles des banques, contrôles de l’immigration, contrôles fiscaux et sociaux, contrôles des citoyens, contrôles de l’expression publique, contrôles de l’internet.</p>
<p>Le Parti Libertarien propose une alternative de liberté et de prospérité. Nous travaillons sur le long terme pour incarner un nouveau centre intellectuel et politique qui puisse remettre en cause la logique du tout-à-l’Etat. Il s’agit d’une oeuvre de longue haleine et nous répondons à l’aspiration de la génération montante qui réclame un droit d’inventaire sur le système politique légué par leurs parents et grands-parents. Quelles que soient les péripéties électorales à court terme, les libertariens seront toujours là dans un siècle.</p>
<p>Pour ce qui concerne les élections de 2014, le Parti Libertarien n’exclut pas la participation à une large plateforme de défense des libertés individuelles. Nous nous déclarons prêt à entamer des discussions avec toutes les formations, grandes ou petites, capables de se détacher des troubles obsessionnels compulsifs de la droite et de la gauche.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYXJ0aS1saWJlcnRhcmllbi5iZS9yZXBvbnNlLWR1LXBhcnRpLWxpYmVydGFyaWVuLWEtbGEtcHJvcG9zaXRpb24tZGUtbHVkbC8=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>La fuite des cerveaux, pire que la fuite des capitaux ?</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 04:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets de société]]></category>
		<category><![CDATA[Daft Punk]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des cerveaux]]></category>
		<category><![CDATA[fuite des talents]]></category>

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		<description><![CDATA[La fuite des cerveaux n'est pas inexorable. Soyons audacieux, osons, c’est le propre même du chef d’entreprise  et croyons en nos innovations]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La fuite des cerveaux n'est pas inexorable. Soyons audacieux, osons, c’est le propre même du chef d’entreprise  et croyons en nos innovations</strong></p>
<p><strong>Par Nadine Guyot-Touzeau, coach et profiler.</strong><span id="more-128214"></span></p>
<div id="attachment_117861" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM2MTctZnVpdGUtZGUtdGFsZW50cy5qcGc="><img class="size-medium wp-image-117861" title="imgscan contrepoints 2013617 fuite de talents" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013617-fuite-de-talents-300x203.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="203" /></a><p class="wp-caption-text">La fuite des cerveaux, chassés par la vague fiscale ?</p></div>
<p>Je n’ai de cesse d’évoquer depuis quelques années la fuite des cerveaux de notre pays auprès de diverses personnes dont des dirigeants d’organismes d’entrepreneurs. J’ai eu des réponses courtoises montrant une compréhension éduquée jusqu’à ces derniers mois où j’ai lu une réelle inquiétude dans le regard de mes interlocuteurs.</p>
<p>Notre économie se contente depuis des années de ce qui est sorti des 30 glorieuses et vit sur ses acquis sans avoir songé à réellement pérenniser cette période riche et créative. Et comme cela a fonctionné un bon moment, la courbe décroissante de développement R&amp;D n’a pas été considérée tant que les courbes en chute constante du chiffre d’affaires et des finances ont été réellement analysées. De fait, le warning « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDYvMTEwNDQ3LWxhLWRpc3Bhcml0aW9uLWRlLWxhLWNhcGFjaXRlLWNyZWF0aXZlLWNhdXNlLWR1LWRlY2xpbi1kZXMtb3JnYW5pc2F0aW9ucw==" target=\"_blank\">remise en question créative</a> » n’a pas été vu, ni même anticipé, afin d’éviter ce que nous vivons depuis quelques années.</p>
<p><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=mav0f-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2919547038" alt="" width="1" height="1" border="0" />Pourtant, des économistes en ont parlé et depuis longtemps, de France et de Navarre ! Un livre même, qui a mon sens contient de belles idées, l’a clamé et détaillé : <em>Les 30 glorieuses sont devant nous</em> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9rYXJpbmUtYmVyZ2Vy" target=\"_blank\">Karine Berger</a> et Valérie Rabault).</p>
<p>Toutefois, les cris, les regards, les peurs se sont d’abord portées sur les fuites des capitaux !</p>
<p>L’argent français court vers d’autres pays en occultant une valeur dont la fuite provoque des dégâts inquantifiables : nos cerveaux brillent bien et plus ailleurs que dans l’hexagone.</p>
<p>Depuis 30 ans, à force de se prendre pour des cadors, de critiquer Pierre, Angelina , Hans, Aïcha et Alexey, de passer son temps à entraver la nouveauté, d’attendre qu’un autre agisse à sa place, de pleurer sur son sort, espérer des aides et s’asseoir sur les acquis de papa et maman, on est passé totalement à côté de l’<a title=\"action\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMS9hY3Rpb24v">action</a>, de la force, d’idée,  de l’envie, de l’ouverture d’esprit, de productivité, de brillance même.</p>
<p>Notre image est devenue ringarde, vieillotte, prétentieuse, petite, frileuse, ridicule, inintelligente,  peu crédible,  de mauvais entrepreneurs, etc. C’est tout de même vexant pour un chef d’entreprise, surtout celui qui a une dynamique et des résultats conséquents.</p>
<p>« La France n’a jamais su garder ses cerveaux qu’elle produit pourtant en masse » n’ont de cesse de me dire mes connaissances outre hexagone.</p>
<p>Le capital est constamment mis en avant à en détrôner les places proches des chefs d’entreprise passant de l’opérationnel Directeur Commercial au financier appelé DAF. Pourtant, comme le dit un proverbe : il faut travailler pour le plaisir et non travailler pour gagner de l’argent et l’argent tombera.</p>
<p>La gourmandise a tué une de nos plus belles richesses : notre culture créative et débrouillarde qui fait naître de nombreux génies. Notre courage nous fait nous battre et notre intelligence nous invite à nous adapter… ailleurs.</p>
<p>Tel Daft Punk, le déclencheur du réveil français face à la fuite des cerveaux. Slate.fr titrait ainsi : comment nos élites ont-elles pu laisser cette pépite d’or appelée Daft Punk échapper à la France ? Très bonne question…</p>
<p>Des français qui sont nés, ont fait leurs études, ont créé un réseau, avaient des projets sur le sol français, une famille : ils ont tout quitté. Combien se sont fait jeter en présentant leur projet et ont réussi ailleurs ? Combien de français sont cités à l’étranger par ce qu’en France lancer leur société, mettre en place leur idée, exercer leur métier a été refusé sous prétexte qu’ils étaient soi-disant décalés  ou en avance ou trop nouveau, ou je ne sais quelle excuse tel un leitmotiv.</p>
<p>Des gens se sont permis de juger sur ce qu’ils sont et leur environnement sans se rappeler une des bases essentielles de l’économie :  créer, développer et innover !</p>
<p>Tout le système encourage à cela : comparer une CCI en France et une équivalence au Canada ou en Suisse ! Rien à voir.</p>
<p>Comparer l’approche novatrice face à un banquier français, une institution représentant des entrepreneurs français, un acteur de l’économie française, même la presse française avec celle de n’importe quel autre pays du monde, est un vrai grand écart à s’en claquer les abducteurs!</p>
<p>Comparer la réaction des américains, chinois face à une innovation qu’ils vont porter, tenter de copier, faire travailler, acheter, alors que le français la rejettera ou la regardera de loin et attendra que quelqu’un fasse avant… ça peut durer… 30 ans !</p>
<p>J’ai en mémoire la bataille des chiropracteurs, des médecins français qui voyaient leurs confrères exercer librement leur métier au-delà de l’hexagone et qui en France, passaient de procès en procès, de difficultés administratives en difficultés administratives. Pour <em>in fine</em> entendre aujourd’hui facilement le mot de chiropracteur dans toutes les bouches françaises.  Leurs agendas le confirment !</p>
<p>En d’autres temps, c’est au bûcher que l’on allait directement, ou sur l’échafaud !</p>
<p>Soyons audacieux, osons, c’est le propre même du chef d’entreprise ! Croyons en nos innovations, les nouveaux métiers parfois nouveaux seulement sur l’hexagone !</p>
<p>Arrêtons d'imaginer que « Pierre qui roule n’amasse pas mousse », de pleurer sur le Concorde, de clamer notre TGV si c’est pour lire dans la presse étrangère que des cerveaux français sont des petits génies un peu partout sur la planète.</p>
<p>On ne quitte pas la France par choix, mais par dépit. Nous croyons en nous, en notre savoir, en nos expertises, en nos capacités, en notre potentiel de ce qu’on peut développer. Par ce qu’on a mesuré et que cela fonctionne et qu’on considère que la France peut très bien garder nos compétences, idées, innovations, etc…</p>
<p>Si je dis nous, c’est que je suis aussi concernée, que j’ai vu de nombreux français dans les consulats, beaucoup de trentenaires, diplômés, qui comme moi, (bien que n’étant plus trentenaire), veulent simplement exercer leur métier, librement.</p>
<p>Ces nouveaux métiers, ces nouvelles approches, ces nouvelles idées, ces créations françaises sont à vendre au plus offrant étrangers !</p>
<p>La valeur de ces cerveaux se mesurera davantage sur l’image de l’entreprise et du pays que sur le chiffre d’affaires.  Encore faut-il considérer que le cerveau est lui une valeur.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9sYS1mdWl0ZS1kZXMtY2VydmVhdXgtZXN0LWVsbGUtcGlyZS1xdWUtY2VsbGUtZGVzLWNhcGl0YXV4Lw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Montebourg nous présente Colbert 2.0 et ses dépenses++</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Jun 2013 10:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>h16</dc:creator>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[relocalisation]]></category>
		<category><![CDATA[robotcalisation]]></category>
		<category><![CDATA[taxes]]></category>

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		<description><![CDATA[Montebourg pense qu'en cramant encore de l'argent public et avec un beau logiciel web 2.0, il va relocaliser les entreprises en France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme Cécile Duflot a fait parler d'elle <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDYvMTQvMTI3Nzg4LWRldHJ1aXJlLWRlcy12aWxsZXMtZmFjaWxlLWJvbWJhcmRlei1sZXMtb3UtYXBwZWxlei1jZWNpbGUtZHVmbG90" target=\"_blank\">cette semaine</a>, Arnaud Montebourg ne pouvait pas rester sans rien faire. En plus, l'actualité, notamment économique, est propice à ses petits bonds de félin politique dodu. Le remuant Ministre du Dressement Reproductif a donc décidé de s'exprimer sur la réindustrialisation française et de s'improviser commercial pour produits informatiques...</p>
<p><span id="more-128183"></span></p>
<p>Comme d'habitude, tout part d'une idée confuse enduite de bons sentiments mal canalisés, traduits de façon approximative et brouillonne dans une réalisation à l'utilité douteuse et dont la facture finale, adressée au contribuable, ne sera pas perdue pour tout le monde. Ici, comme nous parlons désindustrialisation, nous pensons tout de suite à des milliers d'individus qui s'en vont, des centaines d'entreprises qui ferment, des dizaines de patrons qui délocalisent, des emplois qui disparaissent ici et apparaissent en Chine, au Brésil ou en République Tchèque. On pense aussi charges sociales consternantes, impôts massacreurs, climat des affaires démoralisant, antienne politique du riche forcément coupable. </p>
<p>Immédiatement, Arnaud Montebourg pense, lui, qu'avec un peu de publicité et de communication gouvernementale, une dépense somptuaire et quelques petits fours habilement propulsés dans de tendres gosiers, toute cette affaire sera bien vite oubliée, que la réindustrialisation va s'installer grâce à lui et qu'il pourra en retirer un bénéfice politique évident. </p>
<p>Bien sûr, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9zb2NpZXRlcy8yMDEzLzA2LzE0LzIwMDA1LTIwMTMwNjE0QVJURklHMDA2NDMtY29sYmVydC0yMC1sYS1ub3V2ZWxsZS1hcm1lLWRlLW1vbnRlYm91cmcucGhw" target=\"_blank\">il comprend</a>, même si c'est encore un peu obscur pour lui, que l'actuel mouvement de rapatriement des emplois et des industries en France provient surtout et avant toute autre chose de l'augmentation constante du niveau de vie des pays émergents, et, par voie de conséquence, du renchérissement des salaires sur place ; si l'on prend en compte les frais de transports et les myriades de petits coûts divers et variés qu'une production déportée entraîne, le différentiel avec la France devient alors moins fort. Devant ce constat, naissant, il lui semblait donc urgent de s'agiter, sans comprendre au passage que cette relocalisation passait aussi souvent par une "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMzEvNjI3MzYtbGEtcm9ib3RjYWxpc2F0aW9uLWVzdC1lbi1tYXJjaGU=" target=\"_blank\">robotcalisation</a>" : il devient de plus en plus rentable d'investir dans une robotisation ici que dans de la main-d’œuvre humaine là-bas. En termes d'emplois, évidemment, ça ne fait pas tout à fait l'affaire du frétillant ministre, mais c'est sans importance puisque ce genre de tendances de fond lui est totalement imperméable.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA5L21vbnRlYm91cmctY2NjcC5qcGc="><img src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2012/09/montebourg-cccp-300x231.jpg" alt="montebourg cccp" width="300" height="231" class="alignright size-medium wp-image-17284" /></a>Moyennant quoi et avec la logique impeccable qui l'anime, puisque l'Etat n'y est pour rien et que tout se déroule manifestement sans son aide (ou, devrait-on dire, malgré son "aide"), que le phénomène est <em>«&nbsp;prometteur et en cours d'augmentation&nbsp;»</em>, il devient indispensable, impératif, impérieux, absolument nécessaire <em>«&nbsp;d'appuyer sur l'accélérateur&nbsp;»</em>. Ce qui se traduit (bien malheureusement) par des actions parfaitement concrètes du ministre.</p>
<p>D'une part, et parce que l'action publique ne peut se satisfaire de gestes forts sans claquer un paquet mémorable de pognon, 50 millions d'euros (qui étaient jusqu'à présent brûlés dans une autre connerie étatique inefficace) seront à présent gaspillés dans les tentatives de relocalisation adoubées par l’État. Comme cette somme (représentant tout de même 2000 années de SMIC chargé) ne permet pas de faire suffisamment mousser le ministre, il est aussi question d'utiliser de façon <em>«&nbsp;plus offensive&nbsp;»</em> l'enveloppe de 160 millions annuels prévue pour la relocalisation. Par "plus offensif" vous pourrez comprendre ce que vous voulez, et vous pouvez intégrer du champagne, des petits fours, des dames accortes, des réceptions festives et de volumineux rapports sans intérêt : c'est vous qui payez, après tout. Enfin, toujours sur le plan Robinet À Pognon d'Une République Qui A De l'Argent Plein Ses Caisses, la Banque publique d'investissement (BPI) sera aussi censée jouer un rôle <em>«&nbsp;d'accélérateur&nbsp;»</em> de financement. Les sprinklers à billets seront ouverts en grand. </p>
<p>Tout va bien : business as usual.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA2L2xlLXBldGl0LW1hcnRlYXUtcGxheXNrb29sLWRlLW1vbnRlYm91cmcuanBn"><img src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2013/06/le-petit-marteau-playskool-de-montebourg.jpg" alt="le petit marteau playskool de montebourg" width="550" height="310" class="aligncenter size-full wp-image-24467" /></a></p>
<p>Mais bon, comme le souligne <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2Vjb25vbWllL2FydGljbGUvMjAxMy8wNi8xNC9sYS1ib2l0ZS1hLW91dGlscy1hbnRpZGVsb2NhbGlzYXRpb24tZGUtbW9udGVib3VyZ18zNDMwMjEzXzMyMzQuaHRtbA==" target=\"_blank\">l'article du Monde</a>, toutes ces dépenses, tous ces petits arroseurs industriels d'argent des autres ouverts à plein régime, tout ça reste un peu théorique pour les entreprises confrontées aux petites billevesées bureaucratiques douillettement lancées dans leurs pattes par l'administration française, jamais en retard d'une plaisanterie. Toutes ces PME n'ont pas toujours les moyens de s'offrir les services de consultants et de juristes pour épouser les positions fiscales et légales que l'Etat leur impose tendrement pour leur plus grand bien (et à coup de pelle dans la nuque s'il le faut).</p>
<p>Et donc, d'autre part, Arnaud Montebourg a décidé de déclencher un <del>plan Informatique Pour Tous</del> heu <del>Relocalisation Pour Les Nuls</del> hmh disons la mise en route d'un logiciel sur le web avec des pages qui demandent des choses, des paramètres, ici et là, et quand tu cliques tu sais si ton entreprise <del>va carafer</del> doit relocaliser ou pas en France. En substance, l'idée lumineuse serait un logiciel d'aide à la décision, appelé Colbert 2.0 parce qu'à Bercy, on sait être à la fois historique (Colbert) et trendy (2.0). Cette prouesse technologique se baserait sur ceux développés en Suède et aux États-Unis par Barack Obama (informaticien hors pair, surtout dans le oueb 2.0), dans le cadre de sa politique de relocalisation qui marche du feu de Dieu (notamment pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDYvMTUvMTI3OTQwLWNlLXF1ZWR3YXJkLXNub3dkZW4tZGl0LWR1LWdvdXZlcm5lbWVudC1hbWVyaWNhaW4=" target=\"_blank\">les données privées</a>). </p>
<p>Normalement, il est prévu que ce logiciel, développé par El Mouhoub Mouhoud et Xavier Ragot à la demande du ministre, sera accessible au plus tard le 9 juillet. Il offre un «&nbsp;auto-diagnostic&nbsp;» qui permettra à un chef d'entreprise de faire une simulation pour évaluer les avantages (seulement les avantages ?) dont il pourrait bénéficier en produisant en France. C'est trop de la balle. Nul doute qu'on trouvera, dans les jours qui suivront sa mise en ligne, de fins analystes pour évaluer la pertinence du dit logiciel, mais avant même de regarder ce qu'il vaut, force est de constater que ses <del>papas</del> pardon parents-2 ont un brillant palmarès. </p>
<p>Ainsi, El Mouhoub Mouhoud est professeur d'économie, et a officié au sein de Terra Nova comme en atteste <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=IGh0dHA6Ly93d3cudG5vdmEuZnIvYmlvZ3JhcGhpZS9lbC1tb3Vob3ViLW1vdWhvdWQ=" target=\"_blank\">sa biographie</a>. Terra Nova, think tank progressiste et parfaitement socialiste qui aura fourni un havre de paix aux croustillantes notes pondues par des sommités comme, en mars 2009, celle sur la gouvernance de campagne de Barack Obama (on n'en sort pas) écrite par nul autre que ... Arnaud Montebourg. </p>
<p>Ainsi, Xavier Ragot, professeur associé d’économie à l’École d’économie de Paris, consultant auprès de la Banque de France, est aussi le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy51c2luZW5vdXZlbGxlLmNvbS9hcnRpY2xlL2xhLWdhcmRlLXJhcHByb2NoZWUtZC1hcm5hdWQtbW9udGVib3VyZy5OMTc2NDQy" target=\"_blank\">conseiller économique</a> au sein du cabinet... Montebourg. </p>
<p>Le monde est petit.</p>
<p>On comprend, certes, que le brave Arnaud ait pioché parmi ses proches pour réaliser un outil dont tout indique qu'il sera d'une impartialité redoutable, avec une finesse de calcul et des conclusions dont on se doute qu'elles permettront aux chefs d'entreprises de prendre les <em>bonnes</em> décisions, en <em>toutes connaissances</em> de cause. Mais on se prend à s'interroger sur l'éventuelle rémunération afférente à ce développement. On ne peut s'empêcher de se demander si ce beau logiciel a bénéficié d'une saine mise en concurrence, d'un appel d'offre public. Et s'il fut fait gracieusement, gratuitement, pourquoi fut-ce celui-ci qui fut retenu et pas un autre ? Le code source sera-t-il rendu public (pour rire) ?</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2RlbmktZGUtcsOpYWxpdMOpLW1vbnRlYm91cmcuanBn"><img src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2013/05/deni-de-réalité-montebourg.jpg" alt="deni de réalité - montebourg" width="550" height="453" class="aligncenter size-full wp-image-23846" /></a></p>
<p>Avec ces gadgets, ces effets d'annonce, ces dépenses dont on peine à voir vraiment l'utilité, on en arrive à la conclusion habituelle à la suite de ce genre d'exercices ministériels : tout ceci est plus destiné à occuper l'espace médiatique qu'à redynamiser quoi que ce soit. Apparemment, des entreprises ont fait le choix, toutes seules comme des grandes, de relocaliser, ce qui n'a pas coûté un rond au contribuable. La meilleure méthode et la plus efficace pour rendre la France attractive n'est pas de dilapider l'argent public, de pondre un logiciel 2.0 ou de créer 22 emplois (un par région) payés sur les deniers de la République, mais d'abaisser les coûts des entreprises sur place, d'arrêter de les massacrer d'impôts pour financer, justement, toute la kyrielles de bricolages ridicules de ce ministère et des autres.</p>
<p>Et bien évidemment, ce conseil (gratuit) étant soigneusement évité et oublié, ce gouvernement continuera sa route dans la mauvaise direction. Ce pays est foutu.<br />
----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTMvMDYvMTYvMjQ0NjQtY29sYmVydC0yLTAtZXQtZGVwZW5zZQ==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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