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	<title>Contrepoints &#187; Syndicalisme</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Vers un nouveau Medef ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/23/125221-vers-un-nouveau-medef</link>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 05:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[35 heures]]></category>
		<category><![CDATA[charges sociales]]></category>
		<category><![CDATA[ETHIC]]></category>
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		<category><![CDATA[MEDEF]]></category>
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		<category><![CDATA[Pierre Gattaz]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie de Menthon]]></category>

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		<description><![CDATA[Les cinq candidats à la présidence du syndicat patronal tiennent des discours souvent encourageants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les cinq candidats à la présidence du syndicat patronal tiennent des discours souvent encourageants.</strong></p>
<p><strong>Un article de l'aleps.</strong><br />
<span id="more-125221"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNTIyMg==" rel=\"attachment wp-att-125222\"><img class="aligncenter  wp-image-125222" title="medef change" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/medef-change.jpg?16fe88" alt="" width="430" height="287" /></a></p>
<p>Avant la grande audition aujourd'hui devant le comité exécutif du Medef, Sophie de Menthon, présidente du mouvement ETHIC (Entreprises à taille humaine, indépendantes et de croissance), a eu la bonne idée de convier les cinq candidats à présenter les lignes de leurs programmes et à dialoguer avec un parterre très fourni (300 personnes au Cercle Interallié à Paris) et très huppé de chefs d’entreprises, mais aussi de journalistes et de quelques intellectuels (comme notre président Jacques Garello, qui a d’ailleurs pu exprimer son espoir de voir le Medef prendre enfin des responsabilités dans le débat politique).</p>
<p>Un consensus sur une mesure précise, mais significative : fin des 35 heures, et même suppression de la durée légale du travail à négocier au niveau de chaque entreprise. La tonalité générale était celle de l’entrée en lice du patronat dans la vie publique. Non pas pour y faire de la politique partisane, mais pour faire pression sur les politiques, alors qu’aujourd’hui ce sont les politiques qui guident le sort des entreprises, à travers la fiscalité, les charges sociales et le droit du travail. Appuyée par Yves de Kerdrel, directeur de <em>Valeurs Actuelles</em>, Sophie de Menthon a su pousser quelques candidats qui paraissaient plus timorés.</p>
<p>Il n’y a pas eu besoin de pousser Pierre Gattaz ni, encore moins, Geoffroy Roux de Bézieux. Tous deux proposent un « Medef de combat », persuadés que la neutralité politique accélère la dérive vers la politique du pire non seulement pour les entreprises mais aussi pour l’emploi et la croissance. Pour sa part, Patrick Bernasconi rejette l’opposition entre Medef de combat et Medef de dialogue, estimant que le dialogue est une arme dans le combat. Reste à savoir si les syndicats sont prêts au dialogue. Pierre Gattaz soutient que le vrai dialogue est au sein de l’entreprise entre le personnel et le patron.</p>
<p>La représentativité des syndicats a été longuement évoquée, et tous les candidats, autre consensus, souhaitent que les syndicats vivent désormais de la seule ressource des cotisations reçues de leurs adhérents. Le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMjUvNzA2NTMtcmFwcG9ydC1wZXJydWNob3Qtc3VyLWxhcmdlbnQtZGVzLXN5bmRpY2F0cy1yZXZlbGF0aW9ucy1ldG9ubmFudGVzLXByb3Bvc2l0aW9ucy1pbnN1ZmZpc2FudGVz">rapport Peruchot sur le financement des syndicats</a> a produit ses effets !</p>
<p>Grand consensus également sur le poids des charges, mais à part Geoffroy Roux de Bézieux, qui se présente comme très libéral (« fils de Tocqueville, dit-il) peu de remise en cause du monopole de la Sécurité sociale et de la retraite par répartition. Ce sera sans doute pour les prochains discours…</p>
<p>« Choc de confiance » pour Pierre Gattaz, « gagner le combat des valeurs » pour Geoffroy Roux de Bézieux : des positions claires et prometteuses d’un changement radical dans la ligne de conduite du Medef.</p>
<p>Il faut cependant prudence garder : quand elle a été élue, Laurence Parisot avait annoncé que les entreprises et la France avaient « besoin d’air ». Pour diverses raisons elle s’est essoufflée, et on peut le regretter sincèrement.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDQyLXZlcnMtdW4tbm91dmVhdS1tZWRlZi0uaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
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		<item>
		<title>À quand une vraie fête des travailleurs ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123714-a-quand-une-vraie-fete-des-travailleurs</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123714-a-quand-une-vraie-fete-des-travailleurs#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 May 2013 04:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Garello</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[fête du travail]]></category>
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		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[Le jour où les travailleurs seront libérés des leaders syndicaux, de la Sécu, et des impôts excessifs, ce sera un grand jour de fête.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le jour où les travailleurs seront libérés des leaders syndicaux, de la Sécu, et des impôts excessifs, ce sera un grand jour de fête.</strong></p>
<p><strong>Par Jacques Garello.</strong><span id="more-123714"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzcxNQ==" rel=\"attachment wp-att-123715\"><img class="alignleft size-full wp-image-123715" title="050313_manif" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/050313_manif.jpg?16fe88" alt="" width="266" height="389" /></a>Le 1<sup>er</sup> mai devait être leur fête. Mais la fête a été triste : fermetures d’entreprises, chômage, perte du pouvoir d’achat, impôts et cotisations en hausse, le moral n’est pas au beau fixe. Divisés et peu suivis, les leaders syndicaux ont fait également triste mine. Seuls les frontistes pouvaient jubiler, car ce qui désole les Français leur est promesse de succès.</p>
<p>D’ailleurs, le 1<sup>er</sup> mai a-t-il jamais été la fête des travailleurs ? Ses promoteurs et les rares qui sont restés fidèles au message originel l’ont surtout voulu et vécu comme la fête de la révolution prolétarienne : 1793, la Commune, l’Internationale Ouvrière, la Place Rouge et le Komintern. Bonne fille, l’Église (avec Pie XII) a béni le 1<sup>er</sup> mai en le mettant sous le patronage de Saint Joseph. Mais pour les catholiques, il s’agit de la fête du travail, une activité humaine fort louable, et pas de la fête d’une classe de salariés en lutte.</p>
<p>Pour ma part, je rêve d’un autre 1<sup>er</sup> mai, qui marquerait la vraie libération des vrais travailleurs, c’est-à-dire de tous les gens qui travaillent en apportant leur intelligence, leur savoir, leur énergie, et parfois leur argent pour créer des produits qui rendront service à la communauté. Peu importe qu’ils soient salariés, ou employeurs, ou artisans, ou libéraux, ou retraités, ils contribuent tous à la satisfaction des besoins des autres.</p>
<p>Or, ces travailleurs méritent d’être libérés.</p>
<p>D’abord et précisément d’être libérés des leaders syndicaux qui sont largement responsables de la situation dramatique où ils ont plongé ceux qu’ils prétendent représenter. Ils ne représentent rien, puisque les salariés qui sont sensés les élire sont moins de 3% à participer aux élections « sociales » dans le secteur privé, et moins de 15% dans le secteur public. Ils ne ne vivent que de privilèges, de subventions et de financements occultes dénoncés par le rapport Perruchot. Ils bénéficient aussi de l’oligopole qu’a institué une loi ridicule réservant la représentativité nationale aux cinq centrales ayant participé à la Résistance !</p>
<p>Non représentatifs, ils sont particulièrement nocifs. Avec l’aide de la classe politique et la complicité plus ou moins consciente des instances patronales dans le cadre du « paritarisme », ils ont inventé un droit du travail et un droit « social » qui sont des machines à tuer les emplois et les entreprises. Salaire minimum, durée légale, conditions d’embauche et de licenciement, indemnisation du chômage, allocations de toutes sortes : autant de « victoires sociales arrachées » qui sont les causes de la disparition des emplois et des entreprises. Ils sont systématiquement opposés à toute réforme significative et défendent avec âpreté les avantages qu’ils ont conquis pour eux-mêmes. Au lieu d’accepter et de développer le dialogue au niveau de l’entreprise, ils ont préféré prêcher et organiser la lutte des classes au niveau de la société.</p>
<p>Oui, le jour où les travailleurs français seront libérés des leaders syndicaux sera un grand jour de fête.</p>
<p>Autre jour de fête : le jour où ils seront libérés de la Sécurité Sociale. Ce monstre dont le budget dépasse celui de l’État les tient dans un état éhonté de dépendance et d’exploitation. Les travailleurs devraient être propriétaires de la pleine rémunération de leur travail, les clients et les consommateurs ont payé le prix qu’il faut. En moyenne, sur cet argent bien gagné, la moitié va subir des prélèvements obligatoires. Par rapport au « salaire complet » (ce qu’aurait dû toucher le salarié en rémunération de son travail), la seule part qui va à l’URSSAF et aux assurances complémentaires représente un tiers du salaire net. Ainsi un smicard (1.121 euros net par mois) a-t-il vu son salaire amputé de 495 euros pour l’URSSAF et de 325 euros pour les autres institutions de prévoyance. Il aurait dû toucher 2.040 euros, libre à lui de s’assurer soit en restant à la Sécu (coût 495 euros) soit en cherchant un assureur moins cher à prestations équivalentes. Un gain est toujours possible quand la concurrence est à l’œuvre, mais le salarié français est prisonnier d’un système qui non seulement lui est coûteux mais a toutes les chances d’exploser dans cinq ou dix ans.</p>
<p>Oui, le jour où les travailleurs seront libérés des leaders syndicaux et de la sécu, ce sera un grand jour de fête.</p>
<p>Autre jour de fête : le jour où ils seront libérés des impôts excessifs. Ils représentent en moyenne 25% de leurs gains, sous forme d’impôts sur le revenu, de CSG, de CRDS, de TVA, de TIPP (carburant), de taxe d’habitation ou de taxe foncière, sans compter les impôts « verts » qui prolifèrent.</p>
<p>Que reçoivent les salariés contribuables en contrepartie ? Des services publics sans nombre, qui amènent à payer une armée de fonctionnaires pour des prestations obligatoires dont certaines ne sont même pas désirées et qui seraient sans doute aussi bien fournies par le secteur privé à meilleur compte. Mais surtout des dépenses de « transferts sociaux », qui permettent à des gens de percevoir des rentes aux dépens des travailleurs. Ainsi le veut l’État Providence, l’état de l’assistance généralisée. Il prend dans la poche de Paul pour donner à Pierre en faisant croire que cet argent vient de sa bienveillance ; il en attend des remerciements électoraux chaleureux.</p>
<p>Oui, le jour où les travailleurs seront libérés des leaders syndicaux, de la sécu, et des impôts excessifs, ce sera un grand jour de fête.</p>
<p>Alors, à quand ? Au 1<sup>er </sup>mai 2014, ou 2023 ? Le plus tôt serait le mieux.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbXBvbmVudC9jb250ZW50L2FydGljbGUvMzktZWRpdG9yaWFsLzMwMjMtYS1xdWFuZC1sYS1mZXRlLWRlcy10cmF2YWlsbGV1cnMtLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>1er mai : sale journée pour les travailleurs</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/01/19174-sale-journee-pour-les-travailleurs</link>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 06:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucilio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
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		<category><![CDATA[travailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Le syndicalisme moderne est devenu une machine à tuer l’économie, à détruire la prospérité favorisée par le libre marché et la division du travail]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le syndicalisme moderne est devenu une machine à tuer l’économie, à détruire la prospérité favorisée par le libre marché et la division du travail.</strong></p>
<p><span id="more-19174"></span></p>
<p>Le 1er mai a été institutionnalisé comme la « journée internationale des travailleurs », une date où, en théorie, ceux-ci défendraient leurs droits face aux capitalistes exploiteurs. En réalité, cet objectif est devenu parfaitement déphasé ; il y a des décennies que la science économique a démontré qu’il n’existe pas un insoluble conflit d’intérêts entre les travailleurs et les entrepreneurs.</p>
<p>Ainsi, des plus grands bénéfices pour l’entreprise se traduisent par plus d’investissements, plus de richesse et, au final, des prix plus bas et des salaires plus hauts. L’impressionnant niveau de vie dont nous jouissons aujourd'hui ne peut se comprendre que dans le cadre d’un système de libre marché qui a permis une accumulation continue de capital.</p>
<p>Par ailleurs, la distinction entre les mal nommées « classes sociales » est bien loin d’être aussi évidente que ne le prétend la gauche. Depuis longtemps maintenant, les anciens prolétaires incorporent, directement ou indirectement, dans leur patrimoine une quantité chaque fois plus grande d’actions de compagnies privées. Ce qui signifie qu’avec leurs économies ces derniers acquièrent la propriété des « moyens de productions » et se transforment en capitalistes. De même, il est difficile de cataloguer catégoriquement un travailleur indépendant.</p>
<p><strong>Exploiteur ou opprimé ?</strong></p>
<p>Pour ces raisons, et d’autres, les syndicats ont perdu chaque fois plus d’influence dans nos sociétés. Car ils sont nés de la manipulation de circonstances anciennes qui n’existent plus. En conséquence, le 1er mai s’est peu à peu transformé en une manifestation superflue et dérisoire à laquelle n’assistent essentiellement que les délégués syndicaux afin de justifier leur salaire.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDUvMDEvMTkxNzQtc2FsZS1qb3VybmVlLXBvdXItbGVzLXRyYXZhaWxsZXVycy9wcmVtaWVyLW1haQ==" rel=\"attachment wp-att-19175\"><img class="alignleft size-full wp-image-19175" title="Premier mai" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/03/Premier-mai.jpg?16fe88" alt="" width="250" height="190" /></a>Aujourd'hui, la crise économique permet aux syndicats de revenir un peu sur le devant de la scène. Et on peut s’attendre à les voir une nouvelle fois, coude à coude, en chœur avec les partis socialistes, entonner, en ce jour de « lutte sociale », le péan à la gloire des vieilles recettes éculées : plus de dépenses, plus de déficit et aucune réforme du travail.</p>
<p>Peu leur importe que ce soient les travailleurs eux-mêmes qui, avec leurs impôts et ceux de leurs enfants, devront supporter les « largesses » des politiques actuelles ; peu leur importe que soient asphyxiées les entreprises jusqu’au point d’arrêter leurs activités et de licencier tout le personnel suite à l’impossibilité à s’adapter à la crise ; peu leur importe que la classe ouvrière qu’ils prétendent défendre soit souvent propriétaire en partie des compagnies qu’ils prétendent spolier ; peu leur importe, en définitive, que leur imposture s’attaque de tous les côtés à la stabilité pécuniaire du « prolétariat ».</p>
<p>Et nous aurons droit encore une fois, tout au long de ce premier jour de mai, aux discours irréels qui translateront tout débat économique sur le terrain du sentimentalisme le plus démagogique.</p>
<p>La survie politique des syndicats (et la continuité des rentes dérivées) dépend du soutien mutuel avec la gauche pour continuer à entretenir le mythe d’une classe travailleuse qui nécessiterait la permanente protection de ses autoproclamés « représentants ».</p>
<p>Sans cette campagne d’endoctrinement, si nocive pour les travailleurs eux-mêmes, le « core business » des syndicalistes disparaîtrait. Ils devraient commencer à chercher un vrai emploi au lieu de parasiter le reste des travailleurs qu’ils ont juré de protéger. Et ils cesseraient d’être un des plus gros obstacles à la création d’emplois.</p>
<p>Et pourtant la question syndicale ne devrait pas, en soi, être irréconciliable avec une société libre. De fait, tout individu a le droit de s’associer et de créer des organisations en vue de défendre ses intérêts. Cependant ce droit d’association ne peut déboucher, en aucun cas, sur un privilège concédé par l’État pour extorquer et menacer. Les conséquences économiques et sociales de cette forme d’agir de nos syndicats se traduit par la détérioration du monde du travail et l’entretien de certains aux dépens du reste de la société.</p>
<p>Au final, l’application des revendications obtenues de cette manière ne sont pas un progrès, mais bien un recul social. Les hauts niveaux endémiques de chômage et les difficultés pour trouver du travail en Europe sont le fruit de cette expérience ratée de syndicalisme dévoyé et d’omnipotence de l’État.</p>
<p>La triste réalité est que le syndicalisme moderne – loin d’être l’expression de la liberté d’association qu’exercerait un groupe de travailleurs en vue de défendre leurs intérêts – est devenu une machine à tuer l’économie, à détruire la prospérité favorisée par le libre marché et la division du travail.</p>
<p>En fin de compte, les organisations syndicales actuelles ne sont plus que des organismes parasitaires qui vivent sur la bête jusqu’à détruire, à la fin, les entreprises qu’elles contrôlent. Leur objectif se résume à forcer la concession de salaires plus élevés pour des temps de travail chaque fois plus réduits et moins productifs. L’anti-économie par excellence : produire chaque fois moins et consommer chaque fois plus.</p>
<p>Étrange équation qui peut faire illusion un temps car la différence entre une production faiblissante et une consommation croissante se solde en dilapidant la richesse accumulée du pays jusqu’à son épuisement. Ainsi l’application des prescriptions des parasites syndicalistes s’achèvent toujours à un moment précis : à la mort de l’hôte, avec la décapitalisation de l’entreprise qui devait les supporter.</p>
<p>Et sans entreprise, pas de travailleurs et encore moins de « droits acquis » qui tiennent.</p>
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		<title>La flexisécurité à l’épreuve de l’Assemblée</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/19/122056-la-flexisecurite-a-lepreuve-de-lassemblee</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 05:22:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[accord]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[flexibilité]]></category>
		<category><![CDATA[flexisécurité]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[Que reste-t-il de l’accord « historique », qui n’était déjà pas fameux ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que reste-t-il de l’accord « historique », qui n’était déjà pas fameux ?</strong></p>
<p><strong>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</strong><br />
<span id="more-122056"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4NzE0LWNob21ldXJzLWVzY2xhdmVzLWV0LWVudHJlcHJlbmV1cnMvY29kZS1kdS10cmF2YWls" rel=\"attachment wp-att-118718\"><img class="alignleft  wp-image-118718" title="code du travail" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/code-du-travail.png?16fe88" alt="" width="283" height="220" /></a>Il fallait s’y attendre : l’Assemblée nationale vient d’approuver un texte fortement modifié (140 amendements) par rapport à celui des accords passés entre le Medef et trois centrales syndicales : CFDT, CFE, CGC. Les modifications ne sont pas allées aussi loin que l’auraient souhaité l’extrême gauche et les syndicats opposés (CGT et FO) mais elles vont toutes dans le même sens : charger davantage les entreprises et donner toujours plus de pouvoir aux syndicats dans l’entreprise. Le plus inquiétant est l’irruption de l’État dans les plans sociaux : l’administration prendra désormais tout son temps (quinze jours) pour donner son aval. Le coût le plus important pour les entreprises est leur contribution aux complémentaires santé, pièce maîtresse de l’accord, représentant une charge de 3 milliards d’euros (400.000 salariés en bénéficieront).</p>
<p>Quant à la flexibilité à proprement parler, c'est-à-dire à la possibilité en cas de difficulté conjoncturelle d’envisager le chômage partiel et/ou une baisse des salaires, elle « s’enrichit » d’une clause qui obligera les cadres et dirigeants à réduire dans les mêmes proportions leurs rémunérations. Lesquels cadres sont déjà pénalisés par la désindexation des pensions de retraite. Bien évidemment l’Assemblée a applaudi l’entrée de deux représentants des syndicats dans les conseils d’administration de société comprenant plus de 12 administrateurs.</p>
<p>La « <em>Mitbestimmung </em>» (cogestion) à l’allemande est importée en France, mais malheureusement les syndicats allemands et leur doctrine ne passent pas la frontière !</p>
<p>C’est l’occasion pour nous de rappeler toute la distance qui sépare l’accord « historique » avec les lois Hartz, qui en Allemagne assurent aujourd’hui la flexibilité et un taux de chômage autour de 5% : liberté de licenciement et d’embauche, négociations collectives éventuelles au niveau de l’entreprise, et non de la branche ou de la nation, libre discussion des clauses du contrat de travail individuel (durée du contrat, salaires, conditions de travail, assurances, etc.).</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDA0LWxhLWZsZXhpc2VjdXJpdGUtYS1sZXByZXV2ZS1kZS1sYXNzZW1ibGVlLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prime à la casse... pour les casseurs syndicalistes</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/12/117947-prime-a-la-casse-pour-les-casseurs-syndicalistes</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 05:40:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Garello</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[amnistie sociale]]></category>
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		<description><![CDATA[Les Français les plus égaux sont les casseurs ; naguère on les appelait des hors-la-loi, aujourd’hui ils dictent leur loi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Français les plus égaux sont les casseurs ; naguère on les appelait des hors-la-loi, aujourd’hui ils dictent leur loi.</strong></p>
<p><strong>Par Jacques Garello.</strong><br />
<span id="more-117947"></span><br />
Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTIvMTE3OTQ3LXByaW1lLWEtbGEtY2Fzc2UtcG91ci1sZXMtY2Fzc2V1cnMtc3luZGljYWxpc3Rlcy8wMzA5MTNfZ29vZHllYXI=" rel=\"attachment wp-att-117972\"><img class="alignleft size-full wp-image-117972" title="030913_goodyear" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/030913_goodyear.jpg?16fe88" alt="" width="266" height="419" /></a>Je ne vais pas vous entretenir de cette mesure stupide qui consiste à relancer l’industrie automobile et à protéger l’environnement en supprimant le parc de vieilles voitures afin de les remplacer par des neuves, qui viennent garnir les carnets de commande de nos constructeurs et sauver notre planète d’un mortel réchauffement climatique. Comme cela a été vécu après la baladurette, la jupette, la première puis la deuxième prime à la casse, les voitures achetées en l’an n ne seront plus achetées en n+1. Il faudrait aussi savoir si les voitures achetées sont des Peugeot ou des Renault : les partisans du « made in France » pourraient déchanter. Quant à la planète, elle mène sa vie sans s’occuper des automobiles.</p>
<p>Non, je veux vous parler de la prime à la casse accordée par le droit français à tous ceux qui, avec constance et talent, s’emploient à saboter notre économie et au premier rang les syndicalises de la CGT et autres centrales d’extrême gauche. Ces braves gens s’ingénient depuis des années à faire disparaître des pans entiers de l’industrie. La construction, la réparation navale et bien sûr la Compagnie Générale Transatlantique hier et aujourd’hui la SNCM (Corse Méditerranée) doivent leur anéantissement à la CGT. Vive le « France » ! C’est au tour maintenant des industries du pneumatique (hier Continental, aujourd’hui Goodyear), de la sidérurgie, de la mécanique, etc. Monsieur Taylor a scandaleusement dénoncé les agissements des cégétistes.</p>
<p>Mais voici que le Sénat vient de voter un texte, qui sera bientôt soumis à l’Assemblée, pour amnistier systématiquement les syndicalistes coupables de dégradations matérielles à l’occasion de conflits du travail et passibles jusque là d’une peine de cinq ans de prison. C’est ce que l’on appelle « l’amnistie sociale », dont la sénatrice PS, Annick Lepetit, explique que « c’est un bon équilibre entre l’état de droit et la paix sociale ». En d’autres termes, la paix sociale justifie qu’on en oublie l’état de droit. D’ailleurs la casse n’est-elle pas une arme de « paix sociale » ?</p>
<p>Je souhaiterais pour ma part que l’on élargisse cette disposition à tous les casseurs de l’économie et de la société françaises. Mais la liste en serait trop longue à établir, depuis les ministres et les politiciens qui prêchent le « made in France », jusqu’aux paysans qui pillent les grandes surfaces, en passant par les squatters roumains ou autres, les sans papier, sans domicile, ou encore les femènes qui envahissent Notre Dame de Paris. Qu’on le sache : le droit français s’arrête désormais aux portes du corporatisme, de la marginalité, et mieux encore, de la moralité.</p>
<p>Cette législation pro-casseurs apporte une double preuve : d’une part, de ce que les socialistes et quelques autres appellent le droit, d’autre part, sur ce que l’on appelle l’égalité devant la loi.</p>
<p>Jean Rouxel, dans un éditorial des 4 vérités, rapporte les propos du sénateur Jean Pierre Michel, rapporteur de la loi Taubira devant la haute Assemblée : « Ce qui est juste, c’est ce que dit la loi. Et celle-ci ne se réfère pas à un ordre naturel, mais à un rapport de force à un moment donné ». Cette sentence est en écho de la fameuse apostrophe d’André Laignel en 1981 : « Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires ». Voilà de quoi réjouir tous les positivistes, tous ceux qui pensent que la loi c’est la loi, et qui confondent ainsi la législation et le droit. Ils nient toute référence à quelque valeur morale ou naturelle, du moment que ceux qui fabriquent un texte ont été démocratiquement élus : de quoi rendre « justes » les lois qui ont permis d’asseoir Hitler et Staline, ou Pol Pot.</p>
<p>D’autre part, comment prôner en même temps l’égalitarisme et le « rapport de force » ? La lutte des classes rend les hommes inégaux : ceux qui sont du bon côté et ceux qui sont du mauvais. Ceux-là ont tous les droits et font le droit, ceux-ci doivent se soumettre. C’est toujours la dialectique marxiste qui prévaut : mais tandis qu’hier les exploiteurs étaient les capitalistes et la loi devenait un instrument d’oppression du prolétariat, désormais il est permis aux anti-capitalistes, syndicalistes et autres, de faire une loi qui opprime les autres, réduisant puis supprimant la liberté. C’est un degré nouveau qui vient d’être franchi dans le désordre social : alors que jusqu’à présent quelques-uns échappaient au droit commun parce qu’ils s’étaient vu reconnaître un privilège (<em>priva lex</em> : loi privée), désormais une majorité politique « démocratique » fabrique le droit commun. Les plus forts imposent leur loi : où est l’égalité entre les citoyens ? Les Français sont tous égaux, mais les uns le sont plus que d’autres. Les Français les plus égaux sont les casseurs ; naguère on les appelait des hors-la-loi, aujourd’hui ils dictent leur loi. Nous voici soumis à « la force injuste de la loi », comme disait François Mitterrand. L’égalité n’est plus qu’un mythe, la liberté le sera bientôt. De quoi peut-être s’en soucier.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbXBvbmVudC9jb250ZW50L2FydGljbGUvMzktZWRpdG9yaWFsLzI5NzUtbGEtcHJpbWUtYS1sYS1jYXNzZS5odG1s">Sur le web.</a></p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDEvMTE2NTY2LXZvdXMtcmVwcmVuZHJlei1iaWVuLXVuLXBldS1kYWN0aW9uLXN5bmRpY2FsZS1hbGxlei15LWNlc3QtcGVybWlz">Vouus reprendrez bien un peu d'action syndicale ? Allez-y, c'est permis</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDMvMTE2ODA0LWxhLWRlbGlucXVhbmNlLWZhY2lsZS1jLWVzdC1tYWludGVuYW50LWdyYWNlLWEtbm9zLXNlbmF0ZXVycw==">Amnistie sociale, la délinquance facile, c'est maintenant</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMDUvMTAzMjEwLWxlcy1zeW5kaWNhdHMtZnJhbmNhaXMtbGEtY2F1dGVsZXVzZS1tYWZpYS1xdWktZGV0cnVpdC1kZS1sZW1wbG9p">Les syndicats français, la cauteleuse mafia qui détruit l'emploi</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMTYvNjk0NDYtbGUtcmFwcG9ydC1wZXJydWNob3QtZW5maW4tZGlzcG9uaWJsZQ==">Le rapport Perruchot enfin disponible</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMTYvNjk0NDYtbGUtcmFwcG9ydC1wZXJydWNob3QtZW5maW4tZGlzcG9uaWJsZQ==">Rapport Perruchot, révélations étonnantes, propositions insuffisantes</a></p>
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		<title>Violence des échanges en milieu syndical</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 06:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[amnistie sociale]]></category>
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		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[Goodyear Amiens Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Manuel Valls]]></category>
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		<description><![CDATA[Les syndicats français ne cherchent pas de compromis sur l'emploi, les salaires et les conditions de travail ; ils veulent remettre en cause les principes du capitalisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les syndicats français ne cherchent pas de compromis sur l'emploi, les salaires et les conditions de travail ; ils veulent remettre en cause les principes du capitalisme.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-117461"></span></p>
<div id="attachment_3554" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEwLzEwL0dyw6h2ZS1QYXJpcy1DR1QuanBn"><img class="size-medium wp-image-3554" title="Grève Paris CGT" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2010/10/Grève-Paris-CGT-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Manifestation CGT à Paris (CC, Thefunkyman)</p></div>
<p>Alors qu'ils ont systématiquement détruit toute chance de succès et de survie pour l'entreprise qui les emploie et ont récemment demandé à en devenir propriétaires sous la forme d'une coopérative – sans assumer les risques ni faire les efforts qu'exigent le rôle de chef d'entreprise – les syndicalistes Goodyear <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9zb2NpYWwvMjAxMy8wMy8wNy8wOTAxMC0yMDEzMDMwN0FSVEZJRzAwNDkyLW1hbmlmZXN0YXRpb24tdGVuZHVlLWRldmFudC1sZS1zaWVnZS1kZS1nb29keWVhci5waHA=">manifestent plus matériellement leur pouvoir de destruction</a>.</p>
<p>Alors qu'un Comité Central d'Entreprise décidait de l'avenir de l'usine, les forces de l'ordre affrontaient les forces du désordre. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9hY3R1YWxpdGUtZnJhbmNlLzIwMTMvMDMvMDgvMDEwMTYtMjAxMzAzMDhBUlRGSUcwMDY4OC1nb29keWVhci12YWxscy1wcm9tZXQtZGVzLXBvdXJzdWl0ZXMtYXByZXMtbGVzLXZpb2xlbmNlcy5waHA=">19 policiers blessés</a> pour s'être dressés devant une horde de barbares n'ayant d'autre objectif que la destruction – il est d'ailleurs étonnant que ces grands partisans de plus d’État ne se soient pas montrés plus affectueux envers les compagnies de plus d’État qui se dressaient devant eux.</p>
<p>Symboliquement, les syndicalistes ont brulé les pneus que les salariés – <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDUvMTEzNzUyLWxlcy1zeW5kaWNhdHMtY29udHJlLWxlbXBsb2ktdW4tcm9tYW4tZnJhbmNhaXMtcXVpLWZpbml0LW1hbA==">qu'ils sont censés représenter</a> – fabriquaient autrefois et auraient pu continuer à fabriquer s'ils avaient, au moins une fois, tenté de faire preuve de rationalité. Mais la violence est plus facile que l'effort, la spoliation plus facile que la production, la menace plus facile que la persuasion. Leurs méthodes ne changeront pas ; ils continueront à recourir à la force et à la contrainte pour obtenir gain de cause dans leur cause nauséabonde.</p>
<p>Leur cause n'est pas la protection de l'emploi, ni la défense des salariés, ni l'amélioration des conditions de travail. Aucun de ces motifs, qui pourraient leur conférer de la légitimité, ne les aurait amené à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDEvMTEzMjcyLWdvb2R5ZWFyLWFtaWVucy1ub3JkLXBvdXItbGVzLXN5bmRpY2F0cy10b3V0LXJvdWxl">systématiquement bloquer tout plan social permettant de sauver le reste des emplois</a>. Aucun de ces motifs ne les conduiraient à agresser et blesser des policiers déployés pour assurer la sécurité d'un Comité Central d'Entreprise devant statuer sur l'avenir de l'usine.</p>
<p>Leur cause est idéologique, et traiter les problèmes du syndicalisme français sous l'angle de la sécurité revient à traiter les symptômes plutôt que leur cause. Les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2VtcGxvaS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDMvMDgvZ29vZHllYXItbW9udGVib3VyZy1hcHBlbGxlLWF1LWRpYWxvZ3VlLWV0LWEtZXZpdGVyLWwtYWZmcm9udGVtZW50XzE4NDUzMDZfMTY5ODYzNy5odG1s">appels au calme d'Arnaud Montebourg</a> seront sans effet tant que le "dialogue social" sera appréhendé comme de nécessaires concessions que devraient faire les chefs d'entreprise à leurs salariés.</p>
<p>Ce que demande Arnaud Montebourg, c'est un dialogue, une discussion et des compromis face à des demandes illégitimes issues de syndicats qui entendent imposer par la force leur idéologie ; qu'une demande soit formulée par les représentants de moins de 5% des salariés ne la rend pas instantanément légitime et ne justifie aucune négociation ou concession, même si <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMjUvNzA2NTMtcmFwcG9ydC1wZXJydWNob3Qtc3VyLWxhcmdlbnQtZGVzLXN5bmRpY2F0cy1yZXZlbGF0aW9ucy1ldG9ubmFudGVzLXByb3Bvc2l0aW9ucy1pbnN1ZmZpc2FudGVz">l’État les rémunère très grassement pour les formuler</a>. Le compromis est possible quand les parties prenantes s'entendent sur la règle du jeu, mais ce n'est pas le cas ici.</p>
<p>Quand un acheteur et un vendeur négocient, ils peuvent (mais rien ne les y oblige) parvenir à un compromis entre le prix offert par l'un et le prix demandé par l'autre ; mais ils s'entendent sur le principe d'une transaction requérant leur consentement mutuel. Mais si un voleur entre chez vous, rien ne vous oblige – au contraire – à lui offrir votre argenterie pour qu'il vous laisse la chaîne hi-fi ; cela reviendrait à accepter un compromis sur le principe de la propriété privée.</p>
<p>Les syndicalistes français qui détruisent l'emploi et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjUvMTEyNDA1LXJlbmF1bHQtbGVzLXN5bmRpY2F0cy1jb25mb25kZW50LWNoYW50YWdlLWV0LWNhdXNhbGl0ZQ==">ne conçoivent de négociations et de concessions que dans un sens</a> – le leur – n'acceptent pas la règle du jeu d'une économie capitaliste, que le gouvernement remet également de plus en plus en question en <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjkvMTA2MTA3LWZsb3JhbmdlLWxhLXByb3ByaWV0ZS1wcml2ZWUtY2V0dGUtcmVsaXF1ZS1iYXJiYXJl">niant régulièrement la propriété privée dans son principe</a> même après l'avoir violée à maintes reprises dans les faits. Ils n'acceptent pas la propriété privée des moyens de production ; tout juste acceptent-ils que leurs légitimes propriétaires en jouissent à condition de céder à toutes leurs requêtes. Sinon, ils s'arrogent le droit de les détruire, d'en empêcher l'utilisation ou de chercher à se les approprier.</p>
<p>Les parlementaires viennent de leur donner raison en votant une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDEvMTE2NTY2LXZvdXMtcmVwcmVuZHJlei1iaWVuLXVuLXBldS1kYWN0aW9uLXN5bmRpY2FsZS1hbGxlei15LWNlc3QtcGVybWlz">amnistie des faits commis lors de manifestations syndicales ou avec des revendications sociales</a>, détournements de fonds compris. Les C.R.S blessés seront heureux d'apprendre que leurs agresseurs pourraient demeurer impunis malgré les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9hY3R1YWxpdGUtZnJhbmNlLzIwMTMvMDMvMDgvMDEwMTYtMjAxMzAzMDhBUlRGSUcwMDY4OC1nb29keWVhci12YWxscy1wcm9tZXQtZGVzLXBvdXJzdWl0ZXMtYXByZXMtbGVzLXZpb2xlbmNlcy5waHA=">sanctions "promises" par Manuel Valls</a>. Il reconnaît par là la nature fondamentalement juste de leurs combats fondamentalement injustes alors même que les syndicats français ont régulièrement démontré la nature idéologique de leur combat et leur absence totale de considération pour le sort des salariés dont ils continuent de faire mine de se préoccuper pour obtenir la sympathie des médias et du grand public.</p>
<p>Puisqu'ils ne le font pas, mieux vaut l'énoncer clairement. Les syndicats français, s'ils voulaient défendre l'emploi, seraient ouverts au dialogue, ce qu'ils ne sont pas. Ils ne proposeraient pas <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjYvMTEyNDM2LXJvdXZyaXItbGUtZG9zc2llci1mbG9yYW5nZS1yb3V2cmlyLWxhLWJvaXRlLWRlLXBhbmRvcmU=">une solution alternative requérant l'expropriation</a> de leur employeur une fois leurs demandes illégitimes satisfaites. Ils ne <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjQvMTEyMjkwLXBzYS1hdWxuYXktbm9uLWF1eC1tYW5pcHVsYXRpb25zLWRlLWxhLWRpcmVjdGlvbg==">détruiraient pas leur outil de travail</a>, ne séquestreraient pas l'employeur qui rémunère les salariés chaque mois et a créé l'emploi qu'ils occupent, ils n'agresseraient pas les forces de l'ordre, ils <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMzEvMTEzMTc4LWxhLWx1dHRlLWZpbmFsZS11bi1wZXUtcGx1cy1jaGFxdWUtam91cg==">ne se réjouiraient pas de ce qui nuit à leur entreprise</a>.</p>
<p>Ils cherchent à remettre en cause les principes de liberté et de propriété privée – et n'hésitent pas, comme à Rueil-Malmaison il y a quelques jours, à remettre en cause la sûreté. S'ils y parviennent, et le gouvernement et les parlementaires semblent les soutenir dans ce combat, ils auront l'occasion de vivre dans un système tel qu'ils le conçoivent et de se rendre compte que le pouvoir de détruire ne confère aucun avantage quand personne d'autre ne construit, que la force n'est d'aucun secours quand c'est de l'esprit qu'il faut faire usage, que l'émotion n'apporte aucune solution à des problèmes fondamentalement rationnels. Il s'apercevront que la réalité gagne toujours et n'auront alors réussi qu'à entraîner dans leur chute des Français qui auront fait preuve à leur égard d'une sympathique complaisance qui ne leur sera plus d'aucun secours.</p>
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		<title>Vous reprendrez bien un peu d&#039;action syndicale ? Allez-y, c&#039;est permis</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/01/116566-vous-reprendrez-bien-un-peu-daction-syndicale-allez-y-cest-permis</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 07:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Thomas Bréda]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand des "chercheurs membres de l'Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales" défendent l'amnistie des criminels s'ils ont agi dans le cadre de revendications sociales et syndicales, ils offrent un témoignage poignant de l'idéologie et du déni qui priment en France. Par Baptiste Créteur. On savait que la liberté d'expression en France admettait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand des "chercheurs membres de l'Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales" défendent l'amnistie des criminels s'ils ont agi dans le cadre de revendications sociales et syndicales, ils offrent un témoignage poignant de l'idéologie et du déni qui priment en France.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-116566"></span></p>
<p>On savait que la liberté d'expression en France admettait pour limite les contours du prisme socialiste ; on sait désormais que ce prisme étroit laisse sa place à la plus grande bêtise, grâce aux signataires d'une tribune dans <em>Libération</em>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL3BvbGl0aXF1ZXMvMjAxMy8wMi8yNy91bmUtZGVtb2NyYXRpZS1zb2NpYWxlLXF1aS1uZS1yZXNpc3RlLXBhcy1hLWwtZXByZXV2ZS1kZS1sYS1yZXByZXNzaW9uLXN5bmRpY2FsZV84ODUwMzc="><em>Une «démocratie sociale» qui ne résiste pas à l'épreuve de la répression syndicale</em></a> : Sophie Béroud, politiste, Université de Lyon 2 ; Thomas Bréda, économiste, London School of Economics ; Jean-Michel Denis, sociologue, Université Paris-Est Marne la Vallée ; Cécile Guillaume, sociologue, Université de Lille 1 ; Karel Yon, sociologue, CNRS; Étienne Penissat, sociologue, CNRS ; Jean-Marie Pernot, politiste, IRES.</p>
<p>Ils tiennent avant tout à faire étalage de leur impressionnante capacité à déformer la réalité pour faire passer les syndicalistes français, ceux-là même <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9QcmVzc3RhbGlzI1VuZV9oaXN0b2lyZV9hZ2l0LkMzLkE5ZTpfcmVjZWxfZC4yN2FybWVzX2V0X2QuQzMuQTl0b3VybmVtZW50c19kZV9tYXQuQzMuQTlyaWVs">qui n'hésitent pas à stocker des armes et détourner l'argent de leur employeur</a>, pour de sympathiques défenseurs des salariés français – quand bien même <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDUvMTEzNzUyLWxlcy1zeW5kaWNhdHMtY29udHJlLWxlbXBsb2ktdW4tcm9tYW4tZnJhbmNhaXMtcXVpLWZpbml0LW1hbA==">les syndicats détruiraient l'emploi et les entreprises qui les emploient</a>.</p>
<blockquote><p>Il ne s’agit pas d’amnistier des criminels mais des salariés qui se sont engagés pour défendre leurs collègues.</p></blockquote>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-103276" title="Bernard Thibault syndicats mafieux CGT" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/imgscan-contrepoints-2004-249x300.jpg?16fe88" alt="" width="249" height="300" />Un joli tour de passe-passe sémantique, mais on peut tout à fait envisager les deux à la fois – si tant est qu'on puisse considérer des actes de violence comme des gestes de "défense" et que les perpétrer serve la cause syndicale théorique depuis longtemps oubliée, à savoir la représentation des salariés et la défense de leurs intérêts.</p>
<p>On peut également appeler les voleurs des citoyens qui se sont engagés pour sortir de la pauvreté et pour défendre leur niveau de vie, et sans doute la sémantique parviendra-t-elle également à faire que le viol semble acceptable. Mais il ne le sera jamais. L'égalité devant la loi n'admet pas d'exceptions, pas plus que les droits naturels et imprescriptibles de l'homme.</p>
<blockquote><p>Ce discours ne doit pas masquer une réalité plus crue : être syndiqué, exercer un mandat syndical, c’est bien souvent faire l’expérience de la répression et de la discrimination. [...] Pas étonnant que les salariés évoquent la <em>«peur des représailles»</em> comme principale raison de leur non adhésion à un syndicat (sondage TNS-Sofres, 2008).</p></blockquote>
<p>La répression et la discrimination seraient plutôt subies par les non syndiqués, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjQvMTEyMjkwLXBzYS1hdWxuYXktbm9uLWF1eC1tYW5pcHVsYXRpb25zLWRlLWxhLWRpcmVjdGlvbg==">qu'on empêche de travailler sans hésiter à recourir à la force</a>, et ceux qui viennent constater les dégâts causés par "ceux qui se sont engagés pour défendre leurs collègues". Aujourd'hui, les salariés sont nombreux à avoir peur des représailles non pas de leurs employeurs s'ils se syndiquent, mais des syndicats s'ils ne cèdent pas à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL3NvY2lldGUvc2NhbmRhbGUtc2V4dWVsLWEtbGEtcmF0cC0yNC0wOC0yMDExLTEzNjU2ODlfMjMucGhw">leurs requêtes parfois éminemment malsaines</a>.</p>
<blockquote><p>Parce qu’elle contraint le patronat à composer avec les syndicats, la loi de 2008 sur la représentativité syndicale a pu apparaître comme un remède à ces difficultés.</p></blockquote>
<p>Il est si facile en France de dialoguer avec les syndicats que le terme approprié est "composer" et qu'il faut l'imposer aux chefs d'entreprise par la loi. Les syndicats français sont <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMzEvMTEzMTc4LWxhLWx1dHRlLWZpbmFsZS11bi1wZXUtcGx1cy1jaGFxdWUtam91cg==">campés sur des positions nauséabondes et archaïques</a> qui reviennent à lutter contre le capitalisme et à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjcvMTE2MzI2LWNvb3BlcmF0aXZlcy1jb29wZXJlci1hLWxpbXBlcmF0aXZl">réduire à néant la propriété privée pour mieux s'en saisir</a>.</p>
<blockquote><p>En tant que chercheurs, nous observons toute une série de pratiques visant à entraver et contrôler l’action syndicale : guérilla juridique contre les syndicats «combatifs», développement du recours à des cabinets experts dans la <em>«gestion des relations sociales»</em>, mise en souffrance et sanction des syndicalistes qui osent revendiquer, flicage des syndiqués, résurgence de syndicats «maison», etc.</p></blockquote>
<p>Il n'y a que quand on est chercheur en France ou écrivain en novlangue qu'on peut qualifier l'action juridique contre des syndicats qui agissent régulièrement au mépris de la loi de "guérilla juridique", diaboliser la délégation du dialogue avec des individus fermés au dialogue et évoquer des faits sans ressentir l'impérieux besoin de démontrer leur réalité et leur pertinence. Il faut aussi être chercheur en France pour considérer les relations entre chefs d'entreprise et syndicats sont par essence conflictuelles et sont une manifestation de la nécessaire lutte des classes ; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMjUvNzA2NTMtcmFwcG9ydC1wZXJydWNob3Qtc3VyLWxhcmdlbnQtZGVzLXN5bmRpY2F0cy1yZXZlbGF0aW9ucy1ldG9ubmFudGVzLXByb3Bvc2l0aW9ucy1pbnN1ZmZpc2FudGVz">les syndicats représentent à peine 5% des salariés français</a>, et ce n'est sans doute pas la faute du patronat.</p>
<blockquote><p>Parce que l’État fait mine d’ignorer ce problème public, la Fondation Copernic, la CFTC, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, ainsi que le Syndicat des Avocats de France et le Syndicat de la Magistrature, avec l’appui de nombreux chercheurs et de personnalités qualifiées, ont décidé de créer un Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales. Il s’agit de rendre visible un problème largement ignoré par la statistique publique, rarement pris en compte par les études menées sur les relations professionnelles, voire purement et simplement occulté ou nié par le patronat. Au delà de la mise à jour et de la dénonciation de pratiques patronales anti-syndicales, l’enjeu est de produire l’information la plus complète possible dans ce domaine.</p></blockquote>
<p>Un observatoire de plus, dont la création ne s'accompagne étrangement pas de celle d'un Observatoire de la discrimination et de la répression commises par les syndicats. Que le chercheur se rassure : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDUvMTEzNzcyLWxhLWZyYW5jZS1vcmFuZ2UtbWVjYW5pcXVlLWEtc2Nhbm5lci1kYXJrbHk=">de nombreux problèmes sont ignorés par la statistique publique</a>, ainsi que par la presse et, plus grave, par les représentants du peuple, au nombre desquels figure notamment la dette de l’État qui rend l'enjeu des luttes syndicales plus que minable.</p>
<p>Il serait bon de mettre à jour et dénoncer les pratiques syndicales anti-patronales, et anti-entreprise. Elles sont nombreuses et, grâce à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RlbXBzcmVlbC5ub3V2ZWxvYnMuY29tL3BvbGl0aXF1ZS8yMDEzMDIyOC5PQlMwMjk4L2xlLXNlbmF0LWFkb3B0ZS1sYS1sb2ktZC1hbW5pc3RpZS1zb2NpYWxlLmh0bWw=">une proposition de loi déjà acceptée par le Sénat</a>, seront probablement amnistiées, tout simplement. On apprend dans le Nouvel Observateur qu'il faut faire des compromis sur les principes fondateurs du pays.</p>
<blockquote><p>La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, avait assuré que le gouvernement tenterait de trouver un "équilibre" entre "droit syndical" et "respect de la légalité républicaine".</p></blockquote>
<p>L'équilibre entre droit syndical et respect des droits naturels et imprescriptibles de l'homme est simple. Des droits imprescriptibles n'admettent ni exceptions, ni compromis. Envisager de trouver entre eux et quelque autre principe que ce soit, c'est avouer qu'on ne comprend ou n'admet pas leur caractère "imprescriptible".</p>
<p>Il est effarant de constater qu'une loi instaurant une inégalité des citoyens devant la loi selon leurs motivations et le contexte puisse être votée par les représentants du peuple français. Les sénateurs remettent en cause l’État de droit, habitués qu'ils sont à jouir de nombreux privilèges et passe-droits qu'ils souhaitent aujourd'hui étendre aux syndicalistes. Après tout, les syndicalistes aussi préfèrent le pouvoir à la liberté et souhaitent dans leur majorité vivre aux crochets du reste du pays et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTkvMTExODE0LWxldGF0LWZyYW5jYWlzLWVzdC1yZXNwb25zYWJsZS1kZS1sZXRhdC1kZS1sYS1mcmFuY2U=">lui imposer leurs décisions</a> ; faire cause commune s'impose comme une évidence.</p>
<p>Les signataires de cette tribune en faveur de l'amnistie des syndicalistes hors-la-loi et les sénateurs qui l'ont votée signent par là leur adhésion à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjgvMTE2NDgxLWxlLXNldWwtY2hlbWluLXBvdXItZGVtYWluLXBhci1heW4tcmFuZA==">une idéologie qui sacrifie ouvertement les droits individuels au profit du règne de la force</a>. Ces droits sont inaliénables, et on ne peut y renoncer pour soi-même - bien que certains soient apparemment prêts à le faire ; que des représentants du peuple les lui enlèvent n'est <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjUvMTE2MTA1LWxhLWxpYmVydGUtZW4tZnJhbmNlLW5lc3QtcGx1cy1xdXVuZS1jaGltZXJl">qu'un signe de plus</a> que la France <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTcvMTA4MjY3LWxhLWZyYW5jZS11bi1zZW1ibGFudC1kZS10b3RhbGl0YXJpc21lLXNhbnMtdGFtYm91cnMtbmktZHJhcGVhdXg=">prend le chemin du totalitarisme</a>.</p>
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		<title>La scandaleuse proposition de loi d&#039;amnistie sociale</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 06:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Parti libéral démocrate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[amnistie sociale]]></category>
		<category><![CDATA[sénat]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[Si négocier avec fermeté est un droit, menacer la partie adverse ou ses biens doit rester sévèrement punissable. Un communiqué du PLD. Le PLD s'indigne, puisque c'est à la mode, du récent vote par le Sénat de la loi dite « d'amnistie sociale ».  Le syndicalisme est un héritage historique des libéraux. Fort de ce passé, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si négocier avec fermeté est un droit, menacer la partie adverse ou ses biens doit rester sévèrement punissable.</strong></p>
<p><strong>Un communiqué du PLD.</strong><br />
<span id="more-116638"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDEvMTE2NjM4LWxhLXNjYW5kYWxldXNlLXByb3Bvc2l0aW9uLWRlLWxvaS1kYW1uaXN0aWUtc29jaWFsZS9zZW5hdC0z" rel=\"attachment wp-att-116639\"><img class="aligncenter  wp-image-116639" title="Sénat" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Sénat.jpg?16fe88" alt="" width="469" height="312" /></a></p>
<p>Le PLD s'indigne, puisque c'est à la mode, du récent vote par le Sénat de la loi dite « d'amnistie sociale ».  Le syndicalisme est un héritage historique des libéraux. Fort de ce passé, le PLD rappelle fermement la primauté de l’état de droit, et de l’égalité de tous les citoyens devant celui-ci, sur les actions « revendicatives ». Un tel blanc-seing donné à l’extrémisme dégradera encore le dialogue social, et isolera un peu plus la France des investisseurs.</p>
<p>Le vote par le Sénat le 27 février de la loi d'amnistie exonérant l'ensemble des "contraventions et délits mentionnés au livre III du code pénal" (appropriations frauduleuses et atteintes aux biens d'autrui), lorsque ces méfaits sont passibles de 5 ans de prison ou moins et qu’ils ont été commis dans le cadre d'actions à caractère syndical, revendicatif ou lors de conflits du travail entre 2007 et 2013, n’est rien d’autre qu’une œuvre de saccage de l’état de droit.</p>
<p>Le droit français permet, fort justement, aux employés en désaccord avec leur employeur d'utiliser des moyens de revendications et de pression légaux, tant qu'ils s'exercent pacifiquement. Nous rappelons que c'est <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvJUMzJTg5bWlsZV9PbGxpdmllcg==">le libéral Émile Ollivier</a> qui convainquit le fort peu libéral Napoléon III de légaliser<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRHJvaXRfZGVfZ3IlQzMlQTh2ZQ=="> le droit de grève</a> en 1864, et qu'un autre libéral, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUGllcnJlX1dhbGRlY2stUm91c3NlYXU=">WaldeckRousseau</a>, permit en 1884 la création de syndicats, interdits par la révolution. Mais si négocier avec fermeté est un droit, menacer la partie adverse ou ses biens doit rester sévèrement punissable.</p>
<p>Le PLD en appelle au sens de la responsabilité des députés pour qu'ils ne suivent pas leurs collègues sénateurs. Non content de rompre l'égalité des justiciables devant la loi, cette amnistie, qui en appellera d'autres, ouvrira la porte à une escalade extrémiste des militants les plus politisés, rendra encore plus difficile le dialogue social, et donnera encore une raison de plus aux investisseurs internationaux de<strong> </strong>fuir le territoire hexagonal.</p>
<p>La première source de progrès social est une économie florissante, laquelle ne peut s'épanouir que dans un État de droit où le respect des individus et de leur propriété est la règle de base de la vie commune.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=116638" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Goodyear : Coopératives, coopérer à l&#039;impérative</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/27/116326-cooperatives-cooperer-a-limperative</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 06:10:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[coopérative]]></category>
		<category><![CDATA[Goodyear Amiens Nord]]></category>
		<category><![CDATA[SCOP]]></category>
		<category><![CDATA[Sud]]></category>

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		<description><![CDATA[Contre la fermeture de leur usine, les salariés de Goodyear veulent une coopérative. Et trouveraient ça moins drôle sans recours à la force.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour éviter la fermeture de leur usine et la suppression de leurs emplois, les salariés de Goodyear Amiens Nord veulent monter une coopérative. Et comme c'est à l'initiative de la CGT, il n'était pas concevable de le faire sans la coercition.</strong><br />
<span id="more-116326"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDEvMTEzMjcyLWdvb2R5ZWFyLWFtaWVucy1ub3JkLXBvdXItbGVzLXN5bmRpY2F0cy10b3V0LXJvdWxlL2dvb2R5ZWFy" rel=\"attachment wp-att-113295\"><img class=" wp-image-113295 aligncenter" title="goodyear" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/goodyear.jpg?16fe88" alt="" width="445" height="297" /></a></p>
<p>Après <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDEvMTEzMjcyLWdvb2R5ZWFyLWFtaWVucy1ub3JkLXBvdXItbGVzLXN5bmRpY2F0cy10b3V0LXJvdWxl">des années de lutte contre la viabilité de leur usine</a>, les syndicalistes ont décidé de lutter contre sa fermeture. C'est sans doute la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMzEvMTEzMTc4LWxhLWx1dHRlLWZpbmFsZS11bi1wZXUtcGx1cy1jaGFxdWUtam91cg==">nouvelle forme de la lutte finale</a> – pousser l'entreprise à la faillite pour en récupérer la propriété à moindres frais et vivre ensuite des lendemains qui chantent. Mais, malgré leur volonté de démontrer qu'ils peuvent gérer eux-mêmes les entreprises dont ils étaient auparavant salariés, les syndicalistes ne peuvent se passer des chefs d'entreprise.</p>
<p>Ils ne souhaitent pas seulement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzIwMTMvMDIvMjYvbGEtY2d0LWdvb2R5ZWFyLWVudmlzYWdlLWRlLWNyZWVyLXVuZS1zY29wLXBvdXItcmVwcmVuZHJlLWxlLXNpdGUtZC1hbWllbnNfODg0Njg2">obtenir la propriété de l'entreprise</a>, mais aussi s'affranchir des contraintes auxquelles sont soumis les chefs d'entreprise partout dans le monde en disposant d'un volume de production garanti et du droit d'utiliser la marque Goodyear pour vendre leur production – i.e. ne rien avoir à construire et n'assumer aucun risque.</p>
<blockquote><p>Dans le même temps, la CGT a annoncé son intention d’assigner <em>«dans les jours qui viennent»</em> la société-mère de Goodyear aux États-Unis pour réclamer <em>«le retour des volumes de production»</em>, après s'être désisté d’une action similaire engagée en France, lorsque a été décidée <em>«une baisse significative de la production»</em>.</p></blockquote>
<p>Réclamer le volume des retours de production, soit exiger de la maison-mère qu'elle les affranchisse du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTEvMTA0MDgwLWxldGF0LXByb3ZpZGVuY2UtZGVzdHJ1Y3Rpb24tcHJhZ21hdGlxdWU=">risque inhérent à toute activité économique</a>. Avec un volume de production garanti, les ouvriers ne feraient en réalité que produire comme ils l'ont toujours fait mais en conservant pour eux les bénéfices dégagés – alors que la fermeture de l'entreprise a notamment pour cause la diminution des volumes de commande. Ils reprochaient d'ailleurs à l'offre de Titan, outre d'être portée par Titan, de ne pas garantir de volume de production, garantie impossible en dehors d'une économie planifiée <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTUvMTA4MDIwLW1pc2VzLWF2YWl0LXJhaXNvbi1lbi0xOTg5LWNvbW1lLWF1am91cmRodWk=">dont l'expérience a montré qu'elle ne fonctionnait pas</a>.</p>
<blockquote><p><em>«le projet de Titan avait un seul défaut : il était porté par Titan</em> (...) <em>qui refusait de signer un engagement sur la production»</em>.</p></blockquote>
<p>Les syndicalistes rappellent par la même occasion qu'ils préfèrent obtenir gain de cause par la contrainte, en faisant intervenir l’État et la justice étatique, plutôt que par la compétence et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjMvMTE1NzU3LXN1aXMtamUtbGUtZ2FyZGllbi1kZS1tb24tZnJlcmU=">le libre consentement</a> de leurs clients. Tout en réclamant la propriété de l'entreprise, ils réclament également de mettre fin au marché libre ; tout en voulant jouir des bienfaits du capitalisme, ils n'en acceptent pas les règles. L'origine des commandes, c'est-à-dire la demande qui sera exprimée auprès de la maison-mère de Goodyear, ne leur vient pas à l'esprit, et il ne faudrait pas que tout le monde subisse de la même façon les contraintes d'une économie de marché – postulat commun en France <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDcvMTEzOTQxLWV0YXQtZmFpdGVzLWNlLXF1ZS1qZS1kaXMtcGFzLWNlLXF1ZS1qZS1mYWlzLWV0LW1lcmNpLXBvdXItdG91dA==">aux syndicalistes et à l’État</a>.</p>
<p>Ils souhaitent également jouir de l'image et de la réputation de l'entreprise dont ils ont cherché la fermeture en revendiquant le droit d'utiliser la marque Goodyear. Bien entendu, ils n'envisagent pas que Goodyear ait la possibilité de ne pas y consentir.</p>
<blockquote><p><em>«Il y a une possibilité économique de poursuivre cette activité dans le cadre d’une Scop : il n’y a pas de contestation possible»</em>, a en revanche estimé l’avocat, à une condition toutefois : <em>«Goodyear doit accepter de donner à une éventuelle Scop la marque,</em> (...) <em>tout ce qu’il était prêt à livrer gratuitement à Titan.» «S’ils nous disent non, il va falloir qu’ils expliquent au juge pourquoi ils préfèrent licencier 1 200 personnes»</em>, a poursuivi le conseil de la CGT.</p></blockquote>
<p>Et une nouvelle fois, les syndicats se lancent dans un chantage à l'emploi pour mieux manipuler une opinion aussi peu sensible aux principes de liberté et de propriété <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjQvMTE2MDA2LWRlLWxpbmRlcGVuZGFuY2UtZGVzLWpvdXJuYWxpc3Rlcw==">que les médias</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjUvMTE2MTA1LWxhLWxpYmVydGUtZW4tZnJhbmNlLW5lc3QtcGx1cy1xdXVuZS1jaGltZXJl">une classe politique qui leur est ouvertement opposée</a>, comme si on pouvait sauver les emplois en détruisant ceux qui les ont initialement créés.</p>
<p>Sans accepter les mécanismes du marché qui permettent aux plus compétents de dégager des profits, les syndicalistes bavent déjà à l'idée de s'en mettre plein les poches – une fois de plus avec le concours de l’État, mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMjUvNzA2NTMtcmFwcG9ydC1wZXJydWNob3Qtc3VyLWxhcmdlbnQtZGVzLXN5bmRpY2F0cy1yZXZlbGF0aW9ucy1ldG9ubmFudGVzLXByb3Bvc2l0aW9ucy1pbnN1ZmZpc2FudGVz">cette fois pas directement avec l'argent du contribuable</a>, seulement en privant d'autres acteurs économiques de leur liberté.</p>
<blockquote><p><em>«L’activité de pneus agraires est parmi les plus rentables pour Goodyear, qui fait des profits colossaux»</em>, a estimé Me Rilov.</p></blockquote>
<p>Les syndicalistes CGT de Goodyear, qui ne parviennent pas à s'affranchir de la contrainte en cherchant l'appui de l’État pour soutenir leur projet – ce que ne manqueront sans doute pas de faire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9hcm5hdWQtbW9udGVib3VyZy8=">les farouches ennemis de la désindustrialisation et de l'économie de marché</a> – ne font toutefois pas l'unanimité parmi ceux qui se revendiquent encore du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQ29tbXVuaXNtZQ==">communisme</a> et considèrent que c'est une idéologie vertueuse et viable à laquelle on n'a pas pleinement laissé sa chance. Les syndicalistes Sud considèrent que le recours à la force et à la contrainte est trop indirect s'il se fait via l'intermédiaire de l’État et prônent une action plus musclée et plus directe pour parvenir aux lendemains qui chantent tant espérés.</p>
<blockquote><p><em>«À Sud, on ne croit pas à la voie juridique. On croit que la mobilisation de masse peut changer la donne»</em>, a conclu Magid Boubeker. La CGT, elle, croit toujours à l’action judiciaire. Elle va demander, a annoncé Me Rilov, au comité d’entreprise européen de Goodyear, qui devrait se réunir le 13 mars, la suspension de toute fermeture pour irrégularité.</p></blockquote>
<p>La "mobilisation de masse" pour changer la donne pourrait d'ailleurs <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTgvMTE1MjU4LWxlLXNlbmF0LW1hbnVlbC12YWxscy1ldC1sZXMtbW91dmVtZW50cy1hc29jaWF1eA==">ne plus être juridiquement condamnable</a>, et ça tombe bien en cette période de lendemain qui pointent chez Pôle Emploi. Il n'y a pas à chercher bien loin pour comprendre pourquoi l'économie française est si mal en point – les syndicalistes sont limpides sur le sujet.</p>
<blockquote><p><em>«Cette usine existera tant qu’on y croira»</em>, a lancé de son côté Mickaël Wamen [représentant de la CGT].</p></blockquote>
<p>Tant qu'on y croira, on pourra donc continuer à s'endetter sans en subir aucune conséquence, entretenir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTYvMTExNTk5LWxldGF0LWNvbnRpbnVlLWdyYW5kLXRyYWluLWV0LXZvdXMtcGV0ZS1hdS1uZXo=">un État toujours plus vorace</a> sans pénaliser l'économie, maintenir un modèle social fondamentalement injuste sans créer d'injustices, bénéficier des vertus du marché sans en accepter les règles.</p>
<p>Tant qu'on y croira, on pourra s'affranchir de la réalité. Voilà le dogme prévalent en France, qui justifie toutes les aberrations tant qu'on y croit fermement. Malheureusement pour les Français, qui subiront jusqu'à ce que plus personne ne puisse y croire un déni assumé de ceux qui les dirigent ou entendent le faire, "on peut éluder la réalité, mais on ne peut pas éluder les conséquences de l'élusion de la réalité."</p>
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		<item>
		<title>Le pouvoir contre la liberté, la force contre la raison</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 05:40:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liberticides & Co]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[amnistie]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[devoir de vote]]></category>
		<category><![CDATA[sénat]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux propositions de lois nient un peu plus les droits imprescriptibles de l'homme. Ne laissons pas la démocratie détruire la liberté.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Formulées au Sénat et à l'Assemblée Nationale par des partis différents, deux propositions de loi voudraient obliger les Français à voter et amnistier les faits commis à l'occasion de mouvements sociaux et d'activités syndicales ou revendicatives. Les droits individuels ont rarement été plus menacées.</strong><br />
<span id="more-114739"></span><br />
<strong>Un billet d'humeur de Baptiste Créteur.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMTIvNzcwMjEtcG91cnF1b2ktdm90ZXItYWJzdGVudGlvbi9wb3VycXVvaS12b3Rlci1vdS1hYnN0ZW50aW9u" rel=\"attachment wp-att-77022\"><img class="alignleft  wp-image-77022" title="pourquoi-voter-ou-abstention" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/pourquoi-voter-ou-abstention.jpg?16fe88" alt="" width="288" height="185" /></a>Obliger les Français à voter revient à les obliger à cautionner implicitement le système démocratique français qui conduit le pays vers un collectivisme toujours plus nauséabond. La liberté d'être d'accord n'a de sens que si elle s'accompagne de la liberté de ne pas être d'accord. En <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc3NlbWJsZWUtbmF0aW9uYWxlLmZyLzE0L3Byb3Bvc2l0aW9ucy9waW9uMDY5Mi5hc3A=">imposant des amendes aux abstentionnistes</a>, les députés cherchent à obtenir la participation de tous les Français aux élections, permettant aux représentants du peuple de représenter 100% des citoyens. En votant pour le candidat élu, ils apporteraient leur caution à ses décisions ; en votant pour un autre candidat, ils apporteraient leur caution implicite au principe du choix de la majorité.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zZW5hdC5mci9kb3NzaWVyLWxlZ2lzbGF0aWYvcHBsMTItMTY5Lmh0bWw=">Amnistier les faits commis à l'occasion de mouvements sociaux et d'activités syndicales ou revendicatives</a>, c'est légitimer le recours à la violence et à la force physique. Alors que leurs actions sont susceptibles d'être punies, les syndicats n'hésitent pas aujourd'hui à enfreindre le concept de propriété privée <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDUvMTEzNzUyLWxlcy1zeW5kaWNhdHMtY29udHJlLWxlbXBsb2ktdW4tcm9tYW4tZnJhbmNhaXMtcXVpLWZpbml0LW1hbCNjb21tZW50cw==">en occupant les sites de production et en détruisant l'outil de travail des salariés</a> qu'ils sont censés représenter et défendre. La question de savoir jusqu'où ils iront si on leur offre tout loisir de recourir à la force ne se pose même pas.</p>
<p>Avec cette proposition de loi, les sénateurs communistes légitiment le recours à la force et à la violence, ennemis de la raison. Cautionner et légitimer la violence est une négation du concept de droit, et c'est sans doute le plus sûr chemin vers la loi du plus fort que les défenseurs de la liberté ont cherché, de tout temps, à combattre, au profit d'une société débarrassée de la coercition. La raison du plus fort n'est jamais la meilleure : elle n'existe pas.</p>
<p>Si tous les Français sont contraints de voter, ceux qu'ils éliront considéreront avoir une légitimité totale ; il sera alors encore moins possible de contester la volonté du peuple. En l'absence de limites au pouvoir de la majorité, en l'absence de droits fondamentaux – liberté, propriété privée, sûreté – ils auront le champ libre pour imposer toute mesure liberticide ou <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTcvMTA4MjY3LWxhLWZyYW5jZS11bi1zZW1ibGFudC1kZS10b3RhbGl0YXJpc21lLXNhbnMtdGFtYm91cnMtbmktZHJhcGVhdXg=">totalitaire </a>qui leur paraitrait conforme aux aspirations de la majorité. Et ce sont précisément ces droits fondamentaux, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjkvMTA2MTA3LWZsb3JhbmdlLWxhLXByb3ByaWV0ZS1wcml2ZWUtY2V0dGUtcmVsaXF1ZS1iYXJiYXJl">déjà bafoués aujourd'hui</a>, que la loi sur l'amnistie des faits commis à l'occasion de mouvements sociaux et activités syndicales ou revendicatives – dont la définition est assez large pour englober toute lutte contre la propriété, le grand capital apatride et la résistance à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDkvMTE0MTA3LWxhdmVuaXItZGUtbGEtZnJhbmNlLWhvbW1hZ2UtYS1sYS1jdWx0dXJlLWNvbW11bmlzdGU=">l’avènement d'une société communiste</a> – fait disparaître, puisque toute action contraire aux droits fondamentaux et à la loi serait excusée si elle intervient dans le cadre d'une révolte bolchévique.</p>
<p>D'une part, on propose que les exactions contre les citoyens soient excusées, cautionnées, légitimées par leurs revendications nauséabondes ; d'autre part, on propose qu'il soit exigé des citoyens qu'ils votent et apportent caution et légitimité à des représentants assez incompétents pour voter des budgets en déficit depuis bientôt quarante ans et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMzEvMTEzMTg0LWpldW5lcy1kZS1mcmFuY2UtcXVlLXZvdXMtcmVzdGllei1vdS1wYXJ0aWV6LWJvbi12b2wjY29tbWVudHM=">faire partir les Français qui ont un potentiel</a> ou l'ont déjà démontré et ayant assez de principe pour réquisitionner et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjkvMTA5NDkxLWNlY2lsZS1kdWZsb3QtYXBwZWxsZS1sZXMtZnJhbmNhaXMtYS1kZW5vbmNlci1sZXMtZnJhbmNhaXM=">appeler à la dénonciation</a> de ceux qui ne mettraient pas immédiatement leurs biens à disposition de leur égalitarisme passionné et intéressé.</p>
<p>Députés, sénateurs, il est des limites qu'il ne faut pas franchir. Elles ont déjà été souvent franchies, mais le fait que certains d'entre eux vous aient élu pour les représenter ne vous donne pas la légitimité pour nier les droits fondamentaux de tous les Français. Vous évoquez ceux qui ont versé leur sang pour obtenir le droit de vote et voulez en faire un devoir en leur honneur et en leur mémoire ; l'honneur et la mémoire ne constituent pas des devoirs, et la liberté de l'individu n'admet d'autre limite que les droits d'autrui.</p>
<p>Avant tout, le sang a été versé pour faire valoir des droits individuels, des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, dont la conservation est le but de toute association politique – pas la négation de ces droits, ni la création de devoirs illégitimes. Vous semblez l'avoir oublié, et créez incessamment des devoirs que rien ne légitime mais que le pouvoir des urnes et le monopole étatique de la violence légitime – que vous proposez de partager avec les syndicats – vous permet de faire respecter. Jusqu'où qu'aille l'idée que vous vous faites de votre légitimité, l'honneur et la mémoire de celles et ceux qui ont versé leur sang pour les droits naturels et imprescriptibles de l'homme seront sauf, tenez-vous le pour dit.</p>
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		<title>Les syndicats font rayonner la France sans réinventer la roue</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Feb 2013 06:40:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[Goodyear]]></category>
		<category><![CDATA[marque France]]></category>
		<category><![CDATA[PSA]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[On pourrait penser les syndicats français nuisibles à l'image de la France. Au contraire, ils incarnent le dynamisme et la créativité dans un pays où ils font cruellement défaut. Par Baptiste Créteur. Les syndicats français ne protègent pas l'emploi. Si tel était le cas, leurs budgets faramineux seraient incompatibles avec un chômage tout aussi impressionnant. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On pourrait penser les syndicats français nuisibles à l'image de la France. Au contraire, ils incarnent le dynamisme et la créativité dans un pays où ils font cruellement défaut.</strong><br />
<span id="more-114632"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p>Les syndicats français ne protègent pas l'emploi. Si tel était le cas, leurs budgets faramineux seraient incompatibles avec un chômage tout aussi impressionnant. Ils ne protègent pas plus les salariés, qu'ils incitent régulièrement à tout faire pour assurer la fermeture des entreprises qui les emploient : manifestations pour des motifs risibles, menaces, violations des droits les plus élémentaires, violence, destruction de l'outil de travail...</p>
<p>Ils jouent pourtant un grand rôle dans la promotion de l'image de la France à l'étranger, chère à leur grand ami Arnaud Montebourg, promoteur de la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDIvMTEzMTk2LWxhLW1hcnF1ZS1mcmFuY2UtdW5pcXVlLWF1LW1vbmRlLXVuLXBheXMtZGUtcmV2ZXM=">marque France</a>. En ces temps difficiles, on voit à travers le monde des Français en exil dynamiques, créatifs et travailleurs, mais en l'absence des syndicats, l'image des Français qui restent serait celle de fainéants serviles prêts à payer des impôts monstrueux pourvu que leur voisin en paient plus. Oui, les syndicats sont utiles, et permettent au reste du monde de réaliser à quel point les Français sont exceptionnels.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMzAvNjY4NTktZG91LXZpZW50LWxlLW1hZ290LWRlcy1zeW5kaWNhdHMvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtNjY1LXN5bmRpY2F0cw==" rel=\"attachment wp-att-66965\"><img class="alignleft size-medium wp-image-66965" title="imgscan contrepoints 665 syndicats" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/imgscan-contrepoints-665-syndicats-300x166.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="166" /></a>Exceptionnels par leur dynamisme, les Français n'hésitent pas à battre le pavé à la moindre revendication puérile. Salariés du privé ou du public, de l'industrie ou des services, nombreux sont ceux à s'être déplacés ces derniers mois et à faire entendre leur voix, le tout grâce aux syndicats qui coordonnent les manifestants et n'hésitent pas à jouer les <em>tour operators</em> et gentils organisateurs d'un jour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzIwMTMvMDIvMTIvbGVzLW91dnJpZXJzLWRlLWdvb2R5ZWFyLWFtaWVucy12aWVubmVudC1tYW5pZmVzdGVyLWRldmFudC1sZS1zaWVnZV84ODEyMTQ=">en affrétant des bus par dizaines</a>.</p>
<p>Exceptionnels par leur détermination, ils n'hésitent pas à remettre au goût du jour le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjQvMTEyMjkwLXBzYS1hdWxuYXktbm9uLWF1eC1tYW5pcHVsYXRpb25zLWRlLWxhLWRpcmVjdGlvbg==">sabotage de l'appareil de production et le sabordage de leur entreprise</a> pour lutter contre une modernité qui a tant à leur apporter, dans le seul but de préserver leur mode de vie qui fait la part belle aux loisirs – dont ils aimeraient d'ailleurs bénéficier un peu plus encore <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjgvMTEyODU2LXJvY2FyZC1ldC1zYXBpbi1sZXMtZGV1eC1taWNoZWxzLWR1bi1ldGF0LXBsdXMtcXVlbi1mYWlsbGl0ZQ==">en passant de 35 heures par semaine à 32</a>, au mépris de l'impératif de compétitivité et de la situation du pays. Le mot en F, Faillite pour l’État, Fermeture pour les entreprises, est partout prononcé, mais qu'importe : taper le carton et aller à la pêche, ça n'a pas de prix.</p>
<p>Exceptionnels par leur créativité, les Français expriment leur message sur de grandes banderoles bariolées, via des mégaphones, des clips vidéos humoristiques et, désormais, des morceaux de rap. "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2JpZ2Jyb3dzZXIuYmxvZy5sZW1vbmRlLmZyLzIwMTMvMDIvMDYvcHJvdGVzdC1zb25nLWNhLXBldXQtcGx1cy1kdXJlci1sZS1yYXAtZGUtcHNhLw==">Ça peut plus durer</a>", une magnifique chanson sur les suppressions d'emploi chez PSA qui use habilement des métaphores automobiles et fait référence aussi bien à l'histoire de France qu'à des classiques du rap et de la chanson française, dont le clip fait apparaître des salariés de PSA, visage fermé et menaçant – un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTMvMDIvMTEvMjEwMDUtaW5ldml0YWJsZW1lbnQtbGUtc29jaWFsaXNtZS10b3VybmUtYXUtdmluYWlncmU=">mélange subtil de socialisme et de socialisme</a> comme on n'en fait plus qu'en France.</p>
<p>Exceptionnels par leur capacité à défendre leurs idées, aussi stupides soient-elles, tirant <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMTkvNjk2MDgtaGl0bGVyLWV0LWxlLWNoZS1kZXV4LWZhY2VzLWR1bmUtbWVtZS1waWVjZQ==">tantôt vers le socialisme, tantôt vers le nationalisme</a>, communs à l'ensemble de la classe politique ou presque. Tentation protectionniste, dénonciation du grand capital apatride, opposition entre patrons et ouvriers, entre bourgeois et prolétaires qui se manifeste par le blocage systématique de toute négociation – blocage parfois très palpable, comme pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9mbGFzaC1lY28vMjAxMi8xMi8xMy85NzAwMi0yMDEyMTIxM0ZJTFdXVzAwNDIyLWxlcy1raW9zcXVlcy1wcml2ZXMtZGUtcXVvdGlkaWVucy5waHA=">la distribution de quotidiens</a> régulièrement perturbée ces derniers temps et les prises d'otage fréquentes des usagers des monopoles publics du transport.</p>
<p>L'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMDkvOTk5MTYtY29tbWVudC1vbi1ub3VzLXByZXBhcmUtYS11bmUtZXhjZXB0aW9uLWVjb25vbWlxdWUtZnJhbmNhaXNlLWJpZG9u">exception française</a> n'a jamais été aussi bien incarnée que par les syndicats. Leurs efforts sont vains ; la révolution socialiste surviendra peut-être, mais les lendemains qui chantent, jamais. Qu'importe ; leur irresponsabilité et celle des hommes politiques auront suffi à plonger la France dans un marasme économique dont elle aura du mal à se relever avant longtemps, bien assez longtemps pour laisser le reste du monde <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTMvMDIvMTIvMjA5OTMtbm9uLXRvdXQtbmUtdmEtcGFzLXNpLW1hbA==">prospérer et nous distancer</a> ; une fois de plus, la France sera un pays à part – cela vaut sans doute bien que l'on renonce à la liberté et la prospérité.</p>
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		<title>Enseignants, Peillon vous aime, nous vous payons</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/12/114526-enseignants-peillon-vous-aime-nous-vous-payons</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 06:58:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[École & éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[réforme de l'école]]></category>
		<category><![CDATA[rythmes scolaires]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Peillon]]></category>

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		<description><![CDATA[Les enseignants, au lieu de ne pas faire classe, devraient tirer les leçons de l'histoire]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les enseignants se mobilisent sans être corporatistes – d'ailleurs, ils s'inscrivent dans une action sociale de plus grande ampleur. Ce n'est donc pas uniquement par corporatisme qu'ils descendent dans la rue, mais aussi par idéologie.</strong><br />
<span id="more-114526"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p>À force de réformes scolaires incessantes se fondant sur des études contradictoires, les enseignants n'en peuvent plus : ils ne veulent plus de ces changements qui amélioreraient la qualité de l'enseignement, parce que la dernière réforme en date leur allait plutôt bien. Mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL3NvY2lldGUvbGVzLXByb2ZzLWRlLW5vdXZlYXUtZW4tZ3JldmUtbWFyZGktMTEtMDItMjAxMy0xNjI2MzYxXzIzLnBocA==">ce n'est pas la seule raison de leur mobilisation</a>, loin de là.</p>
<blockquote><p>C'est la cinquième fois en trois semaines que les enseignants se mobilisent, dans des mouvements d'ampleur variable et sur des motifs différents, le principal portant sur les modalités d'application du retour à la semaine de 4,5 jours (abandonnée en 2008) dans le primaire dès la rentrée de septembre.</p></blockquote>
<p>Il y aura entre 30% et 60% de grévistes, soit plus que lors de la journée de mobilisation des fonctionnaires sur leur pouvoir d'achat – bien supérieur à et au détriment de celui des Français, pour des conditions largement plus avantageuses qu'ils entendent encore améliorer. L'occasion tout de même pour Vincent Peillon, leur sympathique ministre de tutelle qui aimerait leur confier la lourde tâche <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjUvMTAxOTQwLWxlLXNleGUtZXhwbGlxdWUtYXV4LXRvdXQtcGV0aXRzLXBhci12aW5jZW50LXBlaWxsb24=">d'apprendre le sexe aux enfants</a>, de rappeler qu'ils ne font pas preuve de corporatisme lorsqu'ils sont plus attentifs à leur organisation de vie qu'à la qualité de l'enseignement.</p>
<blockquote><p>"Il y a un mouvement parce qu'il y a des professeurs qui sont inquiets pour leur organisation de vie", mais pour autant les enseignants ne sont pas "corporatistes", a-t-il souligné. La réforme instaure le retour à l'école le mercredi matin, un allègement des journées – trop chargées et concentrées sur une année trop courte, ce qui ne favorise pas les apprentissages – et des activités culturelles et sportives.</p></blockquote>
<p>C'est par dévouement et passion qu'ils ont choisi ce métier, mais il ne faudrait quand même pas leur demander d'être attentifs en premier lieu à la mission cruciale que leur confie un État trop heureux de contrôler l'éducation des Français de demain. Parce que les enseignants font partie des Français d'aujourd'hui, et que les Français d'aujourd'hui veulent résister envers et contre tout à l'insupportable nature humaine et aux forces obscures à l’œuvre dans notre économie qui permettent d'atteindre paix et prospérité au prix d'une malsaine et insidieuse concurrence.</p>
<blockquote><p>La mobilisation des enseignants, qui entraînera des fermetures d'écoles, s'inscrit dans une journée d'action sociale, avec le rassemblement de salariés de plusieurs entreprises contre les licenciements boursiers, à l'occasion d'un nouveau comité central d'entreprise de Goodyear.</p></blockquote>
<p>P<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTIvMTE0NTI2LWVuc2VpZ25hbnRzLXBlaWxsb24tdm91cy1haW1lLW5vdXMtdm91cy1wYXlvbnMvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzUwOS1ncmV2ZS1lbnNlaWduYW50cw==" rel=\"attachment wp-att-114613\"><img class="alignleft  wp-image-114613" title="imgscan contrepoints 2013509 Grève enseignants" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013509-Grève-enseignants-753x1024.jpg?16fe88" alt="" width="264" height="359" /></a>our apporter leur soutien à leurs <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDUvMTEzNzUyLWxlcy1zeW5kaWNhdHMtY29udHJlLWxlbXBsb2ktdW4tcm9tYW4tZnJhbmNhaXMtcXVpLWZpbml0LW1hbA==">camarades brûleurs de pneus et casseurs de machines</a> qui ont, par leur refus de tout compromis, compromis la viabilité de leurs entreprises et risquent aujourd'hui de perdre leur emploi, ils manifestent avec eux, mais n'oublient pas de demander que la réforme soit reportée voire annulée, et – l'occasion était trop belle – de meilleurs conditions de travail et de rémunération.</p>
<p>La réforme survient pourtant après des mois de concertation nationale – concertation dont tout l'intérêt apparaît quand on entend les syndicats enseignants déclarer qu'elle va trop vite ou trop loin ou ne va ni assez vite ni assez loin. La concertation continue : il faut avant tout écouter, consulter, recevoir, faire preuve de sollicitude, apporter des réponses aux questions concrètes – que le ministre est apparemment le seul à entendre au milieu des revendications puériles.</p>
<blockquote><p>Vincent Peillon, très présent dans les médias, intensifie les visites dans les écoles et a demandé vendredi aux directeurs académiques et inspecteurs de l'Éducation de faire preuve de d'"écoute" et de "sollicitude". Réussir la réforme, c'est apporter des "réponses" aux questions "concrètes", a dit le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Le Parti socialiste va distribuer en février deux millions de tracts pour expliquer la "refondation de l'école", promesse de François Hollande.</p></blockquote>
<p>Comme à la grande époque des grèves, démonstrations de force et autres blocages d'usines, les socialistes distribuent des tracts. La différence, c'est qu'aujourd'hui, les socialistes au pouvoir les distribuent aux socialistes du peuple pour expliquer leurs réformes et profitent de la bienveillance d'une presse <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMzEvMTAxOTM0LXBldGl0aW9uLXBvdXItbGEtZmluLWRlcy1zdWJ2ZW50aW9ucy1hLWxhLXByZXNzZQ==">qui a depuis longtemps cessé d'être indépendante</a> pour marteler leurs messages liberticides, excuser leurs résultats minables et maintenir les Français dans l'illusion.</p>
<p>L'illusion que la situation n'est pas si grave, que le modèle français est juste et qu'il faut le protéger envers et contre tout – y compris contre la nature humaine et la liberté ; que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjMvMTA4ODc4LWxhLWxldHRyZS1hdS1wZXJlLW5vZWwtZGUtZnJhbmNvaXMtaG9sbGFuZGU=">la croissance sera bientôt de retour</a> malgré une conjoncture défavorable et de graves problèmes structurels ; que le départ des producteurs de richesse passés, présents et futurs n'est pas si massif ; que l’État pourra relancer la croissance avec un peu plus d'interventionnisme et qu'on peut tout à la fois protéger de couteux monopoles, maintenir des armées de fonctionnaires et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDEvMTA2Mzg3LWxhLXNpZGVydXJnaWUtcGx1dG90LXF1ZS1sZXMtc3RhcnQtdXBz">des emplois non rentables sans trop peser</a> sur ce qu'il reste d'esprit d'entreprise et de marché en France.</p>
<p>Et tout empreints de leur confortable illusion, les enseignants descendent dans la rue pour protéger leur organisation de vie – qu'ils estiment déjà insoutenable avec 4 jours de travail par semaine et des congés dont les Français qui ont encore un travail ont depuis longtemps oublié qu'ils pouvaient être aussi longs – et en profitent pour demander à être mieux payés. Si c'est le comportement qu'attendent les Français de ceux à qui ils confient leurs enfants, définitivement, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oMTZmcmVlLmNvbS8=">ce pays est foutu</a>. Sinon, qu'ils exigent de ceux qui feront apprendre leur leçon aux Français de demain qu'ils tirent préalablement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTEvMTE0NDQzLWluZXZpdGFibGVtZW50LWxlLXNvY2lhbGlzbWUtdG91cm5lLWF1LXZpbmFpZ3Jl">les leçons de l'histoire</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=114526" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Les syndicats contre l&#039;emploi, un roman français qui finit mal</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 05:37:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
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		<category><![CDATA[PSA Aulnay]]></category>
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		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l'usine PSA d'Aulnay, une poignée de syndicalistes irréductibles persévère dans un rapport de force dépassé, illustratif des problèmes de la France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans l'usine PSA d'Aulnay, une poignée de syndicalistes irréductibles persévère dans un rapport de force dépassé, illustratif des problèmes de la France.<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-113752"></span></p>
<div id="attachment_112441" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL0VudHLDqWUtZHUtc2l0ZS1QU0Etw6AtQXVsbmF5LUNyZWF0aXZlLUNvbW1vbnMtUGV0aXQtTG91aXMuanBn"><img class="size-medium wp-image-112441" title="Entrée du site PSA à Aulnay (Crédits : Creative Commons, Petit Louis)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Entrée-du-site-PSA-à-Aulnay-Creative-Commons-Petit-Louis-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Entrée du site PSA à Aulnay</p></div>
<p>Les syndicats sont de plus en plus divisés entre ceux qui choisissent de faire des compromis pour sauver ce qui peut l'être et ceux qui préfèrent voir leur entreprise et la France s'effondrer plutôt qu'accepter le moindre changement. Plusieurs exemples sont emblématiques d'un dialogue social rendu impossible par l'aveuglement idéologique des syndicats.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDEvMTEzMjcyLWdvb2R5ZWFyLWFtaWVucy1ub3JkLXBvdXItbGVzLXN5bmRpY2F0cy10b3V0LXJvdWxl">Dans le cas de Goodyear, les syndicats ont bloqué les négociations depuis 5 ans</a>. Ces négociations portaient sur des suppressions d'emploi voulues par la direction pour maintenir la compétitivité du site. A mesure que la situation s'aggravait, le nombre de suppressions d'emploi croissait et, aujourd'hui, le point de non-retour a été franchi : en l'absence de repreneurs, l'usine devra fermer. Le gouvernement insiste donc pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3BvbGl0aXF1ZS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDIvMDEvZ29vZHllYXItbC1leGVjdXRpZi1zZS1mYWl0LWRpc2NyZXRfMTgyNTg4NF84MjM0NDguaHRtbA==">réunir la direction, les syndicats, un potentiel repreneur et l’État</a>.</p>
<blockquote><p><em>"Nous souhaitons que la CGT mette de l'eau dans son vin, que la direction mette du vin dans son eau, et que Titan boive le vin et l'eau des deux, et avec ça on va peut être y arriver",a juste indiqué M. Montebourg, renvoyant dos à dos l'ensemble des acteurs du dossier. En terme d'engagement aussi, l'on avait connu le ministre plus ambitieux : il va "tenter" de monter une réunion quadripartite avec la direction de Goodyear, les syndicats du site, l'ex-repreneur américain Titan, et l'Etat. "Nous allons essayer de ramener toutes les parties autour de la table", a-t-il précisé, tout en ajoutant qu'"il est très difficile d'amener à boire un âne qui n'a pas soif".</em></p></blockquote>
<p>Un âne qui n'a pas soif, ou plutôt un syndicat dont sauver l'emploi semble être la dernière préoccupation, bloque les négociations, et parvient à être assez constructif pour dissuader tout potentiel repreneur de reprendre l'usine et maintenir tout ou partie de ses activités.</p>
<blockquote><p><em>"De toute façon, ça ne sert à rien de chercher un repreneur, vu l'ambiance entre la direction et les syndicats, assure un conseiller ministériel. Aucun industriel n'acceptera de discuter tant que les salariés brûleront des pneus devant l'usine."</em></p></blockquote>
<p>Difficile en effet d'imaginer quiconque investir dans une entreprise s'il sait d'avance qu'il ne disposera d'aucune marge de manœuvre dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9haXItZGVmZW5zZS9pbnRlcnZpZXcvMDIwMjU0MTI4Nzk3OC1mYWJyaWNlLWJyZWdpZXItYWlyYnVzLWxhLWZyYW5jZS1uLWEtcGx1cy1jb25maWFuY2UtZGFucy1zZXMtZWxpdGVzLTUzNDY2NC5waHA=">un pays où la compétitivité est devenue une lutte de tous les instants</a>. Difficile également de comprendre le traitement médiatique des évènements, où on s'étonne de l'absence de prise de position claire de l’État dans des affaires où il n'a rien à faire.</p>
<blockquote><p><em>Derrière cette prudence, l'impression qui domine est surtout qu'aucun ministre ne veut prendre le dossier en main, comme si chacun craignait d'y laisser des plumes est trop gros. "C'est à Michel Sapin de s'en occuper car Goodyear, c'est d'abord un problème de dialogue social qui ne fonctionne plus", persifle ainsi un conseiller à Bercy. Au ministère du travail, on assure le contraire. "Même si nous sommes en étroite liaison, c'est Montebourg qui traite le dossier en ligne directe", assure l'entourage de M. Sapin.</em></p></blockquote>
<p>Difficile de savoir qui au sein de l’État est en charge du dossier, personne ne voulant porter la responsabilité d'un échec annoncé. Parmi les syndicats, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2Vjb25vbWllL2FydGljbGUvMjAxMy8wMi8wMS9nb29keWVhci1sYS1jZmR0LWVzdGltZS1lbi1wYXJ0aWUtcmVzcG9uc2FibGUtbGEtY2d0LWRlLWxhLWZlcm1ldHVyZS1kLWFtaWVucy1ub3JkXzE4MjU4MTZfMzIzNC5odG1s">le fossé qui sépare les partisans d'un compromis espérant sauver ce qui peut l'être et les partisans d'une lutte finale contre le capital, le capitalisme et l'emploi est de plus en plus évident</a>.</p>
<blockquote><p><em>Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a critiqué les méthodes de la CGT, qui porterait "une responsabilité dans ce qui se passe" au même titre que la direction. [...] Laurent Berger (CFDT) a ouvertement critiqué la "position dogmatique" de la CGT. "On voit bien que quand il y a des dogmes, et pas de volonté de sauver l'emploi, on va dans le mur",a-t-il dit. M. Berger a également commenté la situation dans d'autres secteurs en difficulté, comme le site PSA d'Aulnay ou le cas Renault. Il a notamment fait allusion aux "méthodes" employées par la CGT à Aulnay qu'il "ne partage pas". </em></p></blockquote>
<p>Alors que la CFDT dénonce le dogmatisme de la CGT contradictoire avec la protection de l'emploi, FO persiste et signe en soutenant que tous les moyens sont bons pour lutter contre les suppressions d'emploi et la fermeture du site, donc contre la direction qui les a décidées.</p>
<blockquote><p><em>De son côté, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, s'est dit vendredi en désaccord avec Laurent Berger. "On ne peut pas rendre le syndicat responsable, même s'il a une position un peu dure, car ce n'est pas le syndicat qui a initié la fermeture de l'entreprise", a argué M. Mailly.</em></p></blockquote>
<p>Le dogmatisme des syndicats est plus explicite dans le cas de PSA, où les grévistes empêchent ceux qui veulent travailler de le faire. Il ne s'agit pas uniquement de manifester son désaccord avec la direction, mais aussi avec ceux qui ne partagent pas leurs objectifs ou leurs méthodes - à savoir la négation des droits fondamentaux et le recours à la violence pour faire avancer leur idéologie nauséabonde. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMzEvMTEzMTc4LWxhLWx1dHRlLWZpbmFsZS11bi1wZXUtcGx1cy1jaGFxdWUtam91cg==">La lutte finale des syndicalistes PSA</a> prend en otage la direction et les salariés, sous l’œil bienveillant des hommes politiques qui n'hésitent pas à afficher leur soutien à la lutte contre l'emploi. Une nouvelle fois, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL3NvY2lldGUvMjAxMy8wMi8wNC9wc2EtbGEtZ3JldmUtY29udGludWUtYS1hdWxuYXktc291cy1ib2lzXzg3OTEzOQ==">les objectifs, le dogmatisme et les méthodes de syndicalistes minoritaires sont dénoncés par ceux dont le premier objectif est de défendre l'emploi</a>.</p>
<blockquote><p><em>La grève qui paralyse l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) depuis la mi-janvier se poursuivait lundi matin, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction. «La grève continue, il y a toujours autant de grévistes (environ 440, selon la CGT, ndlr) et la direction n’a pas eu la force de redémarrer les chaînes», a indiqué à l’AFP Jean-Pierre Mercier, délégué du syndicat CGT (28%) qui a appelé à la grève, rejoint par SUD (10%) et la CFDT (4,9%). «Il y a toujours un absentéisme très élevé», a pour sa part indiqué une porte-parole de la direction, selon laquelle des œufs ont été jetés par des grévistes, qui ont également fait éclater des pétards dans les ateliers. «Il n’y a pas de production aujourd’hui et la situation est tendue», a également dit Brahim Loujahdi, délégué CFTC, à l’AFP, décrivant l’explosion de «pétards au ferrage», l’un des trois ateliers de l’usine. Les autres syndicats de l’usine, dont le syndicat maison majoritaire SIA (40% aux dernières élections sur une liste commune avec la CFTC), FO (12%) et la CFE-CGC (4%) ont appelé il y a dix jours à une reprise du travail et dénoncé des «pressions» sur les non grévistes. L’usine, qui emploie 2 800 personnes, doit fermer en 2014 dans le cadre d’un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 emplois auxquels doivent s’ajouter 1 500 départs naturels non remplacés, annoncé en juillet.</em></p></blockquote>
<p>Afin d'éviter qu'on ne puisse constater ses agissements, la CGT a même agressé un huissier sollicité par la direction. Une manifestation a d'ores et déjà été organisée pour soutenir les individus violents qui <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjQvMTEyMjkwLXBzYS1hdWxuYXktbm9uLWF1eC1tYW5pcHVsYXRpb25zLWRlLWxhLWRpcmVjdGlvbg==">agissent contre l'emploi de leurs collègues, détruisent l'outil de production de l'entreprise qui les rémunère chaque mois et ont recours à des méthodes terroristes</a> pour parvenir à leurs fins.</p>
<blockquote><p><em>Quatre ouvriers soupçonnés d’avoir participé à l’agression d’un huissier qui venait constater, à la demande de la direction, des dégradations dans l’usine le 18 janvier sont convoqués mardi en début d’après-midi pour un entretien en vue de leur licenciement. Un rassemblement de soutien est prévu à partir de 13h30 sur le parking de l’usine, avec Pierre Laurent et Marie-George Buffet, secrétaire national et députée du PCF, Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche, Olivier Besancenot, ex-candidat du NPA à la présidentielle de 2007, et Nathalie Arthaud, ex-candidate Lutte ouvrière à la présidentielle de 2012, ainsi que des élus locaux communistes et socialistes, selon Jean-Pierre Mercier.</em></p></blockquote>
<p>Il s'agit pour les vaillants hommes politiques qui entendent diriger le pays d'afficher leur engagement dans la lutte contre les suppressions d'emploi en soutenant ceux qui monopolisent le dialogue social et luttent activement contre l'emploi. Leur sympathie à l'égard des terroristes violents et dogmatiques n'a d'égale que leur méfiance envers les chefs d'entreprise et actionnaires qui ont créé les emplois qu'ils suppriment aujourd'hui et tentent de faire entendre raison aux syndicalistes en leur rappelant les objectifs communs de l'entreprise et des salariés : être compétitifs pour préserver l'activité, la croissance et l'emploi.</p>
<p>La minorité éclairée qui compose la majorité au pouvoir est assez déconnectée de la réalité pour appliquer deux poids et deux mesures envers la direction et les syndicats à l'encontre du bon sens le plus élémentaire. Dans le cas de Renault, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjUvMTEyNDA1LXJlbmF1bHQtbGVzLXN5bmRpY2F0cy1jb25mb25kZW50LWNoYW50YWdlLWV0LWNhdXNhbGl0ZQ==">le refus du dialogue par les syndicats ont été passées sous silence alors que la direction était accusée de chantage</a> lorsqu'elle évoquait auprès des syndicats les conséquences néfastes de leurs actes sur l'emploi. Dans le cas de Florange, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjYvMTEyNDM2LXJvdXZyaXItbGUtZG9zc2llci1mbG9yYW5nZS1yb3V2cmlyLWxhLWJvaXRlLWRlLXBhbmRvcmU=">les salariés extrémistes qui ne veulent pas reconnaître l'accord qu'ils défendaient initialement sont reçus</a> par les hommes politiques lorsqu'ils réclament une nationalisation de l'usine contraire aux droits fondamentaux, au bon sens et au compromis arraché au groupe et une loi viendra bientôt entériner l'erreur paradigmatique qui considère qu'emploi et compétitivité, qu'entreprise et salariés, que production et propriété sont sans lien les uns avec les autres.</p>
<p>Dans l'ensemble de ces cas, et dans la vie politique et syndicale française en général, la réalité est occultée par la volonté systématique d'appliquer des dogmes contraires au bon sens et de s'affranchir des principes fondateurs du capitalisme. Ce n'est pas seulement la branche sur laquelle ils sont assis que les syndicalistes et les hommes politiques trop dogmatiques sont en train de couper, mais l'arbre tout entier. Des années de croissance durant lesquelles des compromis toujours plus grands ont été consentis par les créateurs de richesse, qu'il est aujourd'hui impossible de remettre en cause tant chacun défend ses intérêts particuliers au mépris des droits fondamentaux des autres.</p>
<p>Les principes qui assurent que les intérêts particuliers des uns ne nuiront pas aux autres ont été progressivement dissolus et déclarés obsolètes au regard d'une générosité sans bornes avec la richesse des autres, à tel point que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjUvMTEyNTM5LWxpbW1vYmlsaWVyLXNlLXByZXBhcmUtZGUtbWF1dmFpcy1qb3Vycy1hdmVjLWNlY2lsZS1kdWZsb3Q=">des ministres en viennent aujourd'hui à affirmer qu'exproprier n'est pas un vilain mot</a>. La frontière qui sépare la France du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTcvMTA4MjY3LWxhLWZyYW5jZS11bi1zZW1ibGFudC1kZS10b3RhbGl0YXJpc21lLXNhbnMtdGFtYm91cnMtbmktZHJhcGVhdXg=">totalitarisme</a> est de plus en plus mince ; comme tous les totalitarismes, il s'habille de bonnes intentions et met en garde contre les ennemis de l'intérieur qui refusent d'adhérer et envisagent parfois de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjcvMTA5MzU5LWxob21tZS1wb2xpdGlxdWUtZnJhbmNhaXMtZGVybmllci1yZW1wYXJ0LWNvbnRyZS1sZWdvaXNtZQ==">déserter</a>, et contre les ennemis de l'extérieur qui mettent en péril notre modèle social et notre mode de vie. Le monde entier semble s'être allié pour empêcher les Français de vivre leur rêve socialiste en leur imposant une dictature de la réalité - incarnée par les marchés, l'impératif de compétitivité, l'actionnariat du grand capital apatride et le départ des traîtres à la nation. La meilleure incarnation de ce lent glissement totalitaire est sans doute à trouver dans le mode de dialogue social où on excuse la violence des extrémistes et réprouve le discours de vérité des raisonnables. Il est difficile d'amener à boire un âne qui n'a pas soif ; si les Français ne manifestent pas rapidement, fermement et durablement leur soif de liberté, ce n'est pas dans le mur que nous irons, mais dans les abysses.</p>
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		<title>Personne ne fait de pertes, personne ne prend la porte</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Feb 2013 07:40:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Les représentants autoproclamés des salariés revendiquent l'interdiction des licenciements lorsque l'entreprise qui les emploie fait des profits. Plus qu'une revendication, il s'agit d'une menace de plus sur la propriété privée et la liberté.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les représentants autoproclamés des salariés revendiquent l'interdiction des licenciements lorsque l'entreprise qui les emploie fait des profits. Plus qu'une revendication, il s'agit d'une menace de plus sur la propriété privée et la liberté.</strong><br />
<span id="more-113162"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDMvMTEzMTYyLXBlcnNvbm5lLW5lLWZhaXQtZGUtcGVydGVzLXBlcnNvbm5lLW5lLXByZW5kLWxhLXBvcnRlL2xpY2VuY2llbWVudC1ib3Vyc2llcg==" rel=\"attachment wp-att-113564\"><img class="aligncenter  wp-image-113564" title="licenciement boursier" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/licenciement-boursier.jpg?16fe88" alt="" width="564" height="370" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2VtcGxvaS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDEvMjkvbG9pLWNvbnRyZS1sZXMtbGljZW5jaWVtZW50cy1ib3Vyc2llcnMtbGVzLWFtYmlndWl0ZXMtZHUtY29tYmF0LXN5bmRpY2FsXzE4MjQxMzNfMTY5ODYzNy5odG1sI21mX3NpZD02NzE1NTY5MTM=">Les syndicats mènent un combat pour empêcher les entreprises de licencier quand une entreprise fait du profit</a>, c'est-à-dire pour qu'on ne puisse licencier que quand l'entreprise fait des pertes, i.e. quand les licenciements sont inéluctables. Les entreprises ne pourront donc prendre des décisions que quand il est trop tard pour les prendre, ou, comme le souligne un communiqué, <em>"empêcher les licenciements avant qu'il ne soit trop tard" :</em></p>
<blockquote><p>"Les Sanofi, ensemble avec les Pilpa, Bigard, Crédit agricole, Faurecia, Fnac, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sony, Valeo, ZF, Coca-Cola, Merck Serrono... ont décidé de défendre une proposition de loi pour empêcher les licenciements, avant qu'il ne soit trop tard, dans les groupes qui font du profit", réclame un communiqué.</p></blockquote>
<p>Leur idée est simple : tant qu'une entreprise fait du profit, elle ne doit avoir aucune marge de manœuvre concernant sa masse salariale. Il ne peut être question de mesures améliorant la rentabilité et la compétitivité que quand ces mesures sont devenues nécessaires. La capacité des entreprises à s'adapter est pourtant une priorité des syndicats, qu'ils n'hésitent pas à mettre en avant pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTEvMTA3NTQ5LWNndC1kZS1wc2EtMTUtbWlsbGlhcmQtc2lsLXZvdXMtcGxhaXQ=">réclamer 1,5 milliard d'euros aux actionnaires de PSA</a>.</p>
<p>Ils sont soutenus dans cette démarche par le gouvernement qui considère que l’État peut et donc doit fixer des règles, imposer des devoirs et obligations aux entreprises qui devront ensuite tâcher d'alimenter l'effort national pour la destruction de valeur.</p>
<blockquote><p>Rappel des quinze derniers mois, l'engagement du candidat Hollande sur un parking chez Goodyear, en pleine campagne présidentielle : "l’État peut fixer des règles", avait-il répondu à un syndicaliste qui lui rappelait une phrase prononcée par Lionel Jospin en 2001 ("L’État ne peut pas tout"). Plus tard, l'engagement sera repris et débattu avec Martine Aubry, avant que la primaire ne les départage. "J'ai voté pour Hollande et je suis déçu, affirme Hervé Marchal, chef d'équipe chez Goodyear. J'ai passé plus de vingt ans dans cette boîte et je pensais qu'une telle loi permettrait de sécuriser l'emploi. Car Goodyear gagne de l'argent. Aujourd'hui, le candidat Hollande ne tient pas sa promesse et, alors qu'on risque d'apprendre jeudi que nous allons être virés, nous sommes là pour lui rappeler."</p></blockquote>
<p>Parmi les règles que veut fixer l’État, celle de ne plus laisser aux actionnaires la possibilité de gérer comme ils l'entendent leur entreprise. Unis par un contrat aux salariés, contrat ayant obtenu le consentement mutuel des deux parties, les entreprises n'auront plus la possibilité de mettre fin à ce contrat – qui, de fait, n'en est plus un – que lorsqu'elles n'auront plus d'autre possibilité. Inutile de rappeler que le profit d'une entreprise est une condition nécessaire à son développement, qui lui permet d'investir en limitant son recours à l'endettement et de s'affranchir d'un impératif de rentabilité à court terme souvent décrié par les syndicats. Limiter la capacité des entreprises à accroître leurs profits, c'est les désavantager face à la concurrence internationale – et on aura beau jeu ensuite <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDUvMTA2ODA0LWJyaXF1ZXRzLWJpYy1sZS1wcm90ZWN0aW9ubmlzbWUtdG91am91cnMtYXVzc2ktbmVmYXN0ZQ==">d'invoquer un "dumping social" </a>lorsque d'autres pays ne voudront pas s'imposer la même rigidité aveugle et illégitime.</p>
<blockquote><p>Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon, qui plaidait encore en septembre, lors d'une visite de soutien aux salariés de Sanofi à Toulouse, sur la nécessité d'une telle loi, attire à lui un "Candia". Elvis (il ne donne pas son nom de famille) résume en une formule : "L'entreprise est rentable, c'est ça qui compte. Nous, on s'en fiche de faire du lait, de la soupe ou du shampoing." "Ils se sont engagés avec nous et on s'est engagés avec eux (...) à partir du moment où l'argent rentre dans l'entreprise, ils ne peuvent pas nous laisser tomber dans une période si difficile pour l'emploi", ajoute Christine Mercier des 3 Suisses, dont l'association Licenci'elles est à l'origine du rassemblement.</p></blockquote>
<p>Le contrat de travail librement consenti entre entreprise et salarié, donc en dernière analyse entre actionnaires et salariés, serait un engagement mutuel auquel seul le salarié peut mettre fin et qui lui donnerait un droit sur les revenus de l'entreprise. L'attachement des syndicalistes porte ici sur leur salaire, et uniquement sur leur salaire ; une belle image de l'entreprise, que ne partage pas l'entrepreneur. Le cadre de ce contrat de travail serait plus large que ce qu'il contient : l'entreprise s'engagerait à ne pas licencier dans une période difficile pour l'emploi, c'est-à-dire depuis au bas mot trente ans en France.</p>
<blockquote><p>Les Licenci'elles assument totalement le mot d'ordre de la manifestation et la revendication d'une interdiction des licenciements boursiers : "Les accords signés le 11 janvier, ce sont des confédérations comme la CGT ou la CFDT, qui ont signé ou qui se sont tues, mais ça ne représente pas ce que les salariés veulent. Ici, c'est un mouvement de salariés et nous sommes les plus nombreux", juge une Licenci'elle, Séverine, des 3 Suisses.</p></blockquote>
<p>Les salariés n'hésitent pas à contester la représentation syndicale, ce qui complique la donne : les engagements pris au nom des salariés ne les engagent pas. On ne pourra pas reprocher cette lucidité aux salariés, mais on pourra leur reprocher de ne pas, en premier lieu, mener une lutte <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMDUvMTAzMjEwLWxlcy1zeW5kaWNhdHMtZnJhbmNhaXMtbGEtY2F1dGVsZXVzZS1tYWZpYS1xdWktZGV0cnVpdC1kZS1sZW1wbG9p">pour être mieux représentés</a>, et de considérer que le nombre confère une quelconque légitimité supérieure à des principes tels que la propriété privée. De fait, comment pourrait-on désormais accorder une quelconque représentativité aux manifestants et grévistes ?</p>
<blockquote><p>Colin Rick travaille chez SFR, comme technicien. "Ce sont les PSA qui nous ont prévenus de la manifestation : on n'a pas encore de suppressions d'emploi annoncées [seulement des départs volontaires, pour le moment] mais on veut faire connaître le conflit qu'il y a chez nous. Les départs risquent de concerner tout le monde, pas seulement des ouvriers, aussi des cadres du marketing, des chefs de projet, des gens qui n'ont pas l'habitude de manifester. Ce ne sont pas eux qui descendraient naturellement dans la rue pour demander une loi interdisant les licenciements boursiers (...) mais ça n'empêchera pas SFR de s'en débarrasser malgré les marges dégagées par le groupe."</p></blockquote>
<p>Si on ne peut l'accorder aux syndicats qui prétendent représenter les salariés, on ne peut pas plus l'accorder aux quelques-uns d'entre eux qui descendent dans la rue prétendument au nom des autres. Mais apparemment, les syndicats ne s’embarrassent pas plus de leur représentativité qu'ils ne s’embarrassent de respecter la propriété privée ; ils veulent non seulement interdire d'user de sa propriété privée comme on l'entend, mais également la vider de son essence :</p>
<blockquote><p>"Je partage leur inquiétude, je comprends leur colère, a déclaré mardi matin le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, sur BFMTV-RMC. Mais une loi contre les licenciements boursiers, il faut bien savoir de quoi on parle. Moi, je ne sais pas ce qu'est un licenciement boursier." "Ce que je sais, c'est que des entreprises parfois font des licenciements qui ne sont pas justifiés économiquement et dans l'accord que nous avons signé, ces licenciements sont encadrés", a-t-il dit. Selon M. Berger, l'accord du 11 janvier "est une bonne base et ça, il faut d'abord le retranscrire dans la loi. Ce qu'il faut rajouter, c'est une loi sur la reprise des sites."</p></blockquote>
<p>Les syndicalistes n'en finissent plus de s'improviser experts en économie et de décréter que les licenciements ne sont pas justifiés. Ils sont en fait experts d'une toute autre économie, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTYvMTExNDYyLWxhLWxvaS1mbG9yYW5nZS1mZXUtdmVydC1wb3VyLWxlLXNhYm9yZGFnZS1kZS1sYS1mcmFuY2U=">où on peut légitimer l'expropriation, i.e. où la propriété privée n'existe plus</a>. Pour y parvenir, leur stratégie est bien rodée : dans un premier temps, empêcher les entreprises d'être compétitives et rentables. Ensuite, lorsqu'une entreprise fait des pertes et veut fermer tout ou partie d'un site, justifier de sa possible rentabilité pour justifier l'expropriation ou de son impossible rentabilité pour justifier la nationalisation.</p>
<blockquote><p>Le problème est que seules les entreprises distribuant des dividendes sont concernées, ce qui n'est pas le cas de la majorité des entreprises tricolores. Et que seuls les licenciements sont pris en compte. Or l'exemple de SFR ou de Renault montre qu'il existe bien d'autres moyens de "dégraisser".</p></blockquote>
<p>Le problème est surtout que la propriété privée est un droit inaliénable aujourd'hui menacé ; que les contrats libres entre salariés et employeurs n'ont pas besoin d'être régulés dans la mesure où le consentement des deux parties prévaut et qu'elles s'engagent donc sur le contenu du contrat, ni plus ni moins, mais que l’État ne cesse de détruire l'emploi et la croissance en prétendant de bonne foi vouloir les favoriser ; et que les entrepreneurs, qui se contentent de vouloir produire, doivent compter avec les velléités de parasitisme de ceux qui estiment avoir un droit sur les fruits du travail des autres et dont le nombre va croissant. La meilleure protection du salarié, c'est la liberté ; d'une part à court terme car il est seul habilité à choisir pour lui-même, d'autre part à long terme car ce qui nuit à l'entreprise qui lui verse un salaire ne peut être bon pour lui.</p>
<p>L'échéance se rapproche ; il sera <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTUvMTA4MDIwLW1pc2VzLWF2YWl0LXJhaXNvbi1lbi0xOTg5LWNvbW1lLWF1am91cmRodWk=">bientôt l'heure de choisir</a> entre collectivisme et capitalisme, entre pouvoir et liberté, pour la France et pour les Français – à moins <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjAvMTExODM1LWF2ZWMtdm9zLWltcG90cy1sZXMtZGVwdXRlcy1jcmVlbnQtdW5lLXByaXNvbi1maXNjYWxl">qu'on empêche les Français de quitter la France</a> pour mieux leur imposer des décisions <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjgvMTEyODU2LXJvY2FyZC1ldC1zYXBpbi1sZXMtZGV1eC1taWNoZWxzLWR1bi1ldGF0LXBsdXMtcXVlbi1mYWlsbGl0ZQ==">qui commencent déjà à porter leurs fruits</a>.</p>
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		<title>Goodyear Amiens Nord : pour les syndicats, tout roule</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2013 06:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
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		<category><![CDATA[CGT]]></category>
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		<category><![CDATA[Mickaël Mallet]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[Après 5 ans de refus des négociations, l'usine Goodyear Amiens Nord devra fermer ses portes ; les syndicats ne veulent pas en rester là et ambitionnent de détruire l'emploi dans l'ensemble du groupe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les syndicats s'en donnent à cœur joie pour dénoncer les fermetures d'usine après avoir refusé tout compromis. Après 5 ans de refus des négociations, l'usine Goodyear Amiens Nord devra fermer ses portes ; les syndicats ne veulent pas en rester là et ambitionnent de détruire l'emploi dans l'ensemble du groupe.</strong><br />
<span id="more-113272"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDEvMTEzMjcyLWdvb2R5ZWFyLWFtaWVucy1ub3JkLXBvdXItbGVzLXN5bmRpY2F0cy10b3V0LXJvdWxlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM0MjctZ29vZHllYXI=" rel=\"attachment wp-att-113377\"><img class="aligncenter  wp-image-113377" title="imgscan contrepoints 2013427 Goodyear" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013427-Goodyear-1024x937.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="366" /></a></p>
<p>Après <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjUvMTEyNDA1LXJlbmF1bHQtbGVzLXN5bmRpY2F0cy1jb25mb25kZW50LWNoYW50YWdlLWV0LWNhdXNhbGl0ZQ==">les syndicalistes Renault qui accusent la direction de chantage</a> quand elle évoque les conséquences quasi inéluctables d'un échec des négociations et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjQvMTEyMjkwLXBzYS1hdWxuYXktbm9uLWF1eC1tYW5pcHVsYXRpb25zLWRlLWxhLWRpcmVjdGlvbg==">les syndicalistes PSA qui accusent la direction d'avoir fait monter la pression</a> et provoqué les agissements violents de certains salariés, c'est au tour des syndicalistes Goodyear <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2VtcGxvaS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDEvMzEvZ29vZHllYXItcHJlc2VudGUtdW4tcHJvamV0LWRlLWZlcm1ldHVyZS1kZS1zb24tdXNpbmUtZC1hbWllbnMtbm9yZF8xODI1NDAwXzE2OTg2MzcuaHRtbA==">d'accuser la direction</a>.</p>
<blockquote><p>Au cœur d'une bataille juridique depuis cinq ans, les salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, dans la Somme, se sont dits jeudi 31 janvier prêts à se battre, quelques minutes après l'annonce par la direction d'un projet de fermeture du site. "Entre l'annonce et la fermeture, il y a de la marge. Ça fait six ans qu'on se bat contre 400, 800, 1 200 suppressions d'emploi, on va se battre et il y aura encore plus de monde", a immédiatement réagi Franck Jurek, délégué CGT (majoritaire), secrétaire adjoint du comité d'entreprise (CE). "C'est une mauvaise nouvelle bien sûr, on a un combat à mener et on le mènera jusqu'au bout." "On est des Goodyear, on restera des Goodyear encore un bon moment. C'est une énième annonce, c'est dans la continuité. Le combat a commencé il y a cinq ans et il va continuer après, peu importe la décision", a estimé pour sa part Mickaël Mallet, délégué CGT, embauché il y a douze ans chez Goodyear. La CGT a d'ailleurs appelé à la mobilisation et à la grève le 12 février prochain à l'occasion d'un comité central d'entreprise.</p></blockquote>
<p>La direction aurait donc progressivement augmenté le nombre de postes qu'elle souhaite supprimer, provoquant systématiquement l'opposition des syndicats qui défendent l'emploi. Ils continueront à le défendre face à l'éventualité d'une fermeture d'usine, qui menace 1200 postes. La fermeture de l'usine est pourtant, selon la direction, inéluctable.</p>
<blockquote><p>La direction de Goodyear France a annoncé jeudi matin un projet de fermeture de son usine de pneus d'Amiens Nord qui menace 1 173 postes. "La fermeture de l'usine est la seule option possible après cinq années de négociations infructueuses", a expliqué dans un communiqué la direction, précisant que le projet de fermeture avait été présenté au comité central d'entreprise (CCE) et fera l'objet d'une consultation des représentants du personnel. "Nous sommes pleinement conscients de la gravité de l'annonce que nous faisons aujourd'hui et des conséquences lourdes de ce projet pour les salariés, leurs familles et les communautés locales", a déclaré pour sa part Henry Dumortier, directeur général de Goodyear Dunlop Tires France dans le communiqué. "Goodyear restera à l'écoute des initiatives qui pourraient être proposées par les parties prenantes, dans le cadre de la procédure entamée aujourd'hui", a-t-il ajouté.</p></blockquote>
<p>Ce n'est jamais un plaisir, mais la réalité est là : après 5 ans de blocage par les syndicats de toute négociation, le site n'est plus compétitif et au lieu de voir 400 emplois initialement ou 800 emplois ensuite disparaître, ce sont 1200 emplois qui sont sur la sellette. Les syndicalistes pourraient admettre leur erreur et intégrer une bonne fois pour toutes que d'une part, l'entreprise n'a pas de comptes à leur rendre en dehors du cadre du contrat qui lie salarié et employeur, et que d'autre part dans le cas présent, il n'y a plus d'autre possibilité. Au lieu de cela, les syndicats préparent un nouveau quitte-ou-double de la suppression d'emplois dont l'issue est prévisible.</p>
<blockquote><p>"Ce projet a pour objectif de sauvegarder la compétitivité des secteurs d'activité tourisme et agricole du groupe", justifie la direction. La production de pneus à Amiens Nord a engendré en 2011 une perte cumulée de 61 millions d'euros, selon la direction. Le site emploie 1 250 salariés. "Nous sommes profondément déçus que cinq années de négociations n'aient pas permis de parvenir à un compromis avec les représentants du personnel d'Amiens Nord", a affirmé M. Dumortier. "L'annonce d'aujourd'hui est la seule option qu'il nous reste", ajoute-t-il. Cette annonce est intervenue à l'ouverture du CCE de Goodyear à son siège français, à Rueil-Malmaison.</p></blockquote>
<p>En refusant que le site ferme, c'est maintenant la viabilité d'un groupe tout entier sur le territoire français que les syndicats vont mettre en péril, mettant en jeu des milliers d'emplois pour maintenir en activité une usine qui ne leur appartient pas et fait des pertes parce qu'ils ont été incapables de consentir au moindre effort. La direction fait preuve d'empathie, aimerait que la situation soit autre mais les faits sont là : ils n'ont pas d'autre option.</p>
<p>Cela fait 5 ans que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjIvMTA1MzIzLWNmZS1zeW5kaWNhbGlzbWUtZW4tZnJhbmNlLWxhLWx1dHRlLWNvbnRyZS1sZW1wbG9pLWJhdC1zb24tcGxlaW4=">leur lutte contre l'emploi</a> à l'usine de pneus Goodyear d'Amiens Nord dure ; combien de temps faudra-t-il pour que les syndicalistes détruisent tout l'emploi chez Goodyear France ?</p>
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		<title>Syndicats PSA : La lutte finale, un peu plus chaque jour</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2013 06:20:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
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		<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[lutte finale]]></category>
		<category><![CDATA[PSA]]></category>
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		<category><![CDATA[Virgin]]></category>

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		<description><![CDATA[Les syndicats PSA mènent un combat contre les patrons, le capitalisme et la liberté, pour des lendemains qui chantent avant de disparaître.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les grévistes marchent et luttent pour faire avancer leur idéologie nauséabonde, en tentant à peine de la dissimuler derrière des revendications qui ne la révèlent que mieux.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong> <span id="more-113178"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL0x1dHRlLWZpbmFsZS1DcmVhdGl2ZS1Db21tb25zLURlbmlzLUJvY3F1ZXQuanBn"><img class="aligncenter size-medium wp-image-113216" title="Lutte finale, graffiti en Tunisie en 2012 (Crédits : Denis Bocquet/Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Lutte-finale-Creative-Commons-Denis-Bocquet-300x208.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="208" /></a></p>
<p>Les syndicalistes de PSA ne tiennent pas en place. Au lendemain de leur retour dans l'usine <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjQvMTEyMjkwLXBzYS1hdWxuYXktbm9uLWF1eC1tYW5pcHVsYXRpb25zLWRlLWxhLWRpcmVjdGlvbg==">qu'ils avaient préalablement saccagée</a>, les voilà réunis devant le siège du constructeur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzIwMTMvMDEvMjkvbGVzLXBzYS10ZW50ZW50LWxhLWNvbnZlcmdlbmNlLWRlcy1sdXR0ZXNfODc3NjYx">pour jeter des œufs et interpeller le président du directoire</a>.</p>
<blockquote><p>En milieu de journée, ils étaient environ deux cents à être réunis devant le siège du constructeur, avenue de la Grande Armée, entre l’Arc de triomphe et les tours de la Défense. Sous un ciel gris, quelques œufs éclatent contre les grandes vitrines du bâtiment, et des «Varin assassin» montent vers les fenêtres du président du directoire du constructeur. Deux semaines après le début de leur grève, et au lendemain de leur retour dans l’enceinte de l’usine, les PSA se déclarent toujours aussi déterminés.</p></blockquote>
<p>Ils cherchent à tout prix à plomber l'entreprise qui leur verse chaque mois un salaire et lutte tant bien que mal pour rester compétitive <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDQvMTEwMTc0LWxlLW5vbi1tYXJjaGUtZGUtbGF1dG9tb2JpbGUtZXN0LWVuLWNyaXNl">dans un contexte défavorable</a>.</p>
<blockquote><p><em>«C’est un très mauvais coup pour Peugeot, et donc une très bonne nouvelle pour les salariés»</em>, se réjouit Jean-Pierre Mercier sur le perron du bâtiment.</p></blockquote>
<p>Quand l'entreprise prend un mauvais coup, les salariés devraient se réjouir. Une belle façon de mordre la main qui les nourrit, ou plutôt qui leur verse chaque mois un salaire – ce qu'elle serait dans l'incapacité de faire si elle ne gagnait pas assez d'argent. Il semblerait que leur objectif soit que les salariés touchent chaque mois un salaire, mais que l'entreprise ne fasse jamais de profits ; un objectif dissimulé sous couvert de lutter contre le chômage <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjIvMTA1MzIzLWNmZS1zeW5kaWNhbGlzbWUtZW4tZnJhbmNlLWxhLWx1dHRlLWNvbnRyZS1sZW1wbG9pLWJhdC1zb24tcGxlaW4=">en ne faisant en fait que le renforcer</a>, mais qui transparait dans un vocabulaire opposant salariés et employeurs, prolétaires et bourgeois capitalistes.</p>
<blockquote><p>Le délégué CGT, leader du mouvement, donne le ton de la journée :<em> «On a trois messages à adresser aujourd’hui. Au monde du travail : faisons cause commune ! C’est le seul moyen de sauver nos emplois. Aux patrons : nous ne sommes pas prêts à nous laisser licencier sans rien faire. Au gouvernement : nous, contrairement à vous, on se bat vraiment contre le chômage.» </em>Non loin de là, on aborde Jonas [le prénom a été changé, ndlr], la quarantaine, employé à l’atelier ferrage. Gêné financièrement, il est en grève aujourd'hui mais hésite encore à rejoindre le mouvement. Il raconte que, depuis deux semaines, les non-grévistes restent dans leurs ateliers,<em> «mais ils attendent. Certains jours, on arrive à sortir une vingtaine de voitures. Les cadres passent souvent vérifier si on est bien là. Il y en a plus qu’avant, la direction les a fait venir d’autres sites». </em>Un camarade tente de convaincre Jonas de rejoindre les grévistes :<em> «Allez, on les tient là ! C’est le moment de passer la deuxième !»</em></p></blockquote>
<p>On les tient. Tous. Les prolétaires de toutes les entreprises doivent faire cause commune pour lutter contre le grand capital et contre la réalité, en voulant que les entreprises assurent la subsistance de leurs employés avant la leur.</p>
<blockquote><p>Mettant en actes l'appel à faire «cause commune», le cortège PSA s'ébranle en direction du Virgin des Champs-Élysées, à quelques centaines de mètres de là. Devant le grand magasin, promis à la fermeture, des employés de celui-ci, mais aussi du groupe pharmaceutique Sanofi et du laitier Candia, également concernés par des plans sociaux. Des élégantes aux bras chargés d'emplettes se voient remettre des briques de lait chocolaté, tandis que Jean-Luc Mélenchon palabre avec les grévistes, et qu'au micro Philippe Poutou (NPA) et Nathalie Artaud (LO) exhortent les travailleurs à la «convergence des luttes».</p></blockquote>
<p>Les communistes ouvertement déclarés et moins ouvertement déclarés sautent sur l'occasion pour diriger toute la contestation vers les patrons, forcément voyous, qui auraient le toupet de vouloir se séparer de certains salariés au mépris du droit à l'emploi à vie, à un salaire mirobolant, aux congés payés, à la grève illimitée avec occupation des sites de production et destruction de l'outil de travail.</p>
<blockquote><p><em>«Ce qui me frappe, c’est que c’est à chaque fois le même type de problème, la même manière d’agir de la part d’actionnaires financiers,</em> justifie Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.<em> Nous redéposerons bientôt un  projet de loi pour interdire les licenciements boursiers. Au gouvernement de mettre en accord ses paroles et ses actes». «Dans "convergence des luttes", il y a "lutte", souligne quant à lui Mercier. Avant de converger, il faut d’abord qu’il y ait un mouvement général de grève. Il nous faut un nouveau mai 68 !»</em></p></blockquote>
<p>La grève générale, préalable au Grand Soir, préalable aux lendemains qui chantent et aux goulags pour les capitalistes récalcitrants. Après tout, l'entreprise qu'ils ont construit et fait prospérer devrait appartenir aux salariés, qui devraient comme un seul homme se mettre en grève. Les conséquences <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0yMjUxNDQ0MTczP3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ==">d'une grève des entrepreneurs et chefs d'entreprise</a> ne leur a pas traversé l'esprit, pas plus que les conséquences de l'intervention étatique permanente et de l'impossibilité de poursuivre des objectifs divergents en obtenant des résultats satisfaisants pour tous - par exemple, le poids de l’État-providence et du service public nuit à la compétitivité, pourtant cruciale pour l'emploi.</p>
<blockquote><p>Au bout de l’avenue, un cordon de CRS oblige la troupe des PSA à emprunter le métro vers le Ministère du Travail.<em> «C’est parce qu’on est près de l’Élysée, </em>explique un PSA à son jeune voisin.<em> C’est la République.» «Et nous, on est pas républicains ?», </em>s’indigne l'autre.<em> «Non, on est révolutionnaires !». </em>Dans un fracas de tambours et de «Poussez pas !», le cortège s'entasse dans la rame. Près de la rue de Grenelle, des salariés de Goodyear Amiens ont déjà pris position. Une délégation de huit personnes est reçue au ministère, pour remettre un projet de texte contre les licenciements boursiers.<em> «Hollande a fait des promesses pendant la campagne, rappelle Séverine, une ancienne salariée des 3 Suisses. On est en février. On attend.»</em></p></blockquote>
<p>Le candidat Hollande a promis des droits pour les salariés qui sont autant de devoirs pour leurs employeurs ; le droit à une sécurité matérielle impossible à obtenir, sinon en restreignant la liberté des autres. Le président a désormais les mains liées, et préférera sans doute que ce soient les chefs d'entreprise qui les aient ; d'autant plus que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjIvMTA1MzEzLWxhLWxpYmVydGUtY2VzdC1iaWVudG90">les entrepreneurs ont quitté le champ des idées</a> et accepté le compromis avec ceux qui voulaient les détruire et y parviennent petit à petit.</p>
<p>Les idées contre lesquelles se battent les syndicalistes sont largement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMDcvODg3MTItaWRlZS1yZWN1ZS1sZS1saWJlcmFsaXNtZS11bi1ub3V2ZWF1LXRvdGFsaXRhcmlzbWU=">exposées et déformées</a> par eux ; le libéralisme, rarement aussi absent, serait la source de tous les maux, une dictature des marchés, une dictature des préférences individuelles, une dictature de la réalité. Leurs idées seraient, elles, la panacée ; elles permettent de s'affranchir de la réalité, du besoin de produire la richesse avant de songer à la distribuer. Peu nombreux sont ceux qui, à défaut de dénoncer la caricature permanente du libéralisme et l'attribution au marché libre des conséquences de l'action étatique et de la coercition, se lèvent pour dénoncer une idéologie qui sous-tend le discours des socialistes et des syndicalistes, jamais totalement avouée mais pourtant revendiquée comme une vertu.</p>
<p>Une idéologie qui veut que la coercition remplace le consentement comme base des interactions entre les individus, qui veut que le créateur d'une entreprise et le producteur d'une richesse n'en soit pas le propriétaire légitime. Une idéologie qui veut que tout et tous appartiennent à tous les autres et que l'avis de tous les autres soit exprimé par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMzAvMTEzMDYzLWx1dHRlci1jb250cmUtbGFlcm9wb3J0LWVuLXBpcXVlLW5pcXVhbnQtY2hlei1waW5hdWx0">une minorité éclairée dont les leaders contestataires se battent pour faire partie</a>. Une idéologie dont on ose encore se revendiquer alors même que les exemples passés et présents de son application ont toujours la même conséquence : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3RlY2hub2xvZ2llcy9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDEvMjkvZ29vZ2xlLXJlbmQtbGEtY29yZWUtZHUtbm9yZC1wbHVzLXRyYW5zcGFyZW50ZV8xODIzNzU0XzY1MTg2NS5odG1s">camps de travail</a> pour ceux qui s'y opposent ouvertement, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5tZXRyb2ZyYW5jZS5jb20vaW5mby9jb3JlZS1kdS1ub3JkLWxhLWZhbWluZS1yb2RlLWxlLWNhbm5pYmFsaXNtZS1hdXNzaS9tbWFCIUhGSUtRRnBjRnZMZy8=">misère</a> pour les autres. Une idéologie dont certains osent encore affirmer que ses principes sont beaux et vertueux mais que l'homme n'est pas assez bon pour y parvenir parfaitement. Une idéologie qui gagne chaque jour un peu plus de terrain à mesure que le champ intellectuel est vidé des quelques principes qui permettent de vivre en être humain : liberté, propriété, sûreté, résistance à l'oppression. Une idéologie tellement nauséabonde qu'on hésite entre la combattre et la fuir en laissant ses partisans la mettre en pratique et découvrir la vérité de leurs lendemains qui chantent socialistes. Une idéologie qui rencontre aujourd'hui des citoyens désarmés moins physiquement qu'intellectuellement. Une idéologie dont les idées sont le seul vrai ennemi : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLw==">les idées de liberté</a>.</p>
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		<title>Rouvrir le dossier Florange, rouvrir la boîte de Pandore</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2013 06:15:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[ArcelorMittal]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[edouard martin]]></category>
		<category><![CDATA[florange]]></category>
		<category><![CDATA[loi florange]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Michel]]></category>
		<category><![CDATA[propriété privée]]></category>

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		<description><![CDATA[En demandant la réouverture du dossier Florange et sa nationalisation, les syndicalistes affichent leur objectif : mettre fin à la liberté.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les syndicalistes de Florange veulent continuer la lutte. Emplois sauvegardés et site maintenu en activité ne leur suffisent pas ; ils veulent que les expropriations et nationalisations aient un cadre légal renforcé.</strong><br />
<span id="more-112436"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<div id="attachment_108656" class="wp-caption aligncenter" style="width: 514px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjAvMTA4NjQ5LWRlZG91YXJkLW1hcnRpbi1hLWdlcmFyZC1kZXBhcmRpZXUtbGVzLXJhdmFnZXMtZHUtZGlzY291cnMtYW50aS1yaWNoZXMvZWRvdWFyZC1tYXJ0aW4=" rel=\"attachment wp-att-108656\"><img class=" wp-image-108656 " title="edouard-martin" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/edouard-martin.jpg?16fe88" alt="" width="504" height="336" /></a><p class="wp-caption-text">Édouard Martin</p></div>
<p>Florange avait déchaîné les passions et permis de montrer s'il le fallait que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjkvMTA2MTA3LWZsb3JhbmdlLWxhLXByb3ByaWV0ZS1wcml2ZWUtY2V0dGUtcmVsaXF1ZS1iYXJiYXJl">la propriété privée n'avait en France rien d'un absolu</a> et qu'un droit inaliénable n'est pas inaliénable dans le pays des droits de l'homme. La <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTYvMTExNDYyLWxhLWxvaS1mbG9yYW5nZS1mZXUtdmVydC1wb3VyLWxlLXNhYm9yZGFnZS1kZS1sYS1mcmFuY2U=">loi Florange</a> en projet a pour objectif de transcrire le collectivisme dans la loi et de donner à l'illégitime la sanction de la loi, détruisant le concept de droit. Alors que les emplois et le site sont maintenus et qu'ils ont donc obtenu ce qu'ils demandaient, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzIwMTMvMDEvMjMvbmF0aW9uYWxpc2F0aW9uLWxlcy1tZXRhbGxvcy1kZS1mbG9yYW5nZS15LWNyb2llbnQtZHVyLWNvbW1lLWZlcl84NzYwMzU=">les syndicalistes veulent aller plus loin</a> en appuyant la loi Florange et en continuant à demander la nationalisation du site.</p>
<blockquote><p>Une délégation intersyndicale de Florange s’est rendue mercredi peu après 11 heures dans une annexe de l’Élysée, pour y rencontrer le conseiller social de François Hollande Michel Yahiel, tandis qu’une centaine de salariés étaient rassemblés à proximité du palais présidentiel. Les quatre représentants syndicaux devaient remettre au conseiller social une pétition en faveur de la nationalisation du site ArcelorMittal de Florange.</p></blockquote>
<p>Une pétition qui aurait recueilli environ 30 000 signatures ; il se trouve donc en France au moins 30 000 personnes pour qui la propriété privée n'est pas un droit imprescriptible de l'homme et n'est pas aussi efficace qu'une gestion par l’État.</p>
<blockquote><p>Avant de remettre leur pétition à l’Élysée, quelques salariés ont voulu s’enchaîner tôt mercredi à une fenêtre de Matignon pour dénoncer l’accord conclu entre le gouvernement et ArcelorMittal. «On veut revenir au plan d’Arnaud Montebourg car il est crédible et générateur d’emplois», a expliqué à l’AFP Marc Michel, l’un des quelques métallurgistes qui peu après 7 heures ont tenté de s’enchaîner aux barreaux d’une fenêtre de Matignon avant d’en être empêchés par les forces de l’ordre. Dans la foulée, ces mêmes salariés se sont rendus au siège du PS pour y être reçus par le premier secrétaire Harlem Désir. «Lui, au moins, il nous reçoit», a lancé Édouard Martin devant le siège du PS, rue de Solférino (VIIe). «On veut que certains au PS aient le courage de taper sur la table et de rouvrir le dossier Florange. On veut que le plan Montebourg (prévoyant une nationalisation temporaire) entre en vigueur», a dit Jérémie Jolliot (CFDT).</p></blockquote>
<p>Rouvrir le dossier Florange pour nationaliser l'usine du groupe ArcelorMittal, suivre le plan d'Arnaud Montebourg pour une nationalisation temporaire à durée indéterminée serait générateur d'emploi. Cela va tellement de soi que tout argument, toute justification serait superflue alors même que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjIvMTA4OTQyLXVuLWVtcGxvaS1wdWJsaWMtZGV0cnVpdC0xMzMtZW1wbG9pLXByaXZl">l'emploi public détruit l'emploi privé</a> et que la France a plus que jamais besoin d'une diminution du chômage, au risque de voir les déficits de l'Unedic se creuser et de maintenir des millions de Français dans une situation inconfortable.</p>
<p>Tout argument et toute justification sont superflus pour justifier leur volonté de rouvrir un dossier clos à leur avantage. Nul besoin en réalité d'argumenter ; ce n'est pas la protection de l'emploi qui les intéresse, mais bien une victoire de plus sur la raison - écraser un peu plus la liberté et la propriété privée. La démocratie devenue tyrannie de la majorité en niant le caractère absolu des droits fondamentaux que sont la liberté, la propriété privée, la sûreté et la résistance à l'oppression ne leur permet pas de voir le collectivisme total qu'ils veulent imposer mis en œuvre en France, pas plus qu'elle ne respecte les droits de l'individu <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDIvMjQvMTQ4Mzctbm96aWNrLXZzLXJhd2xz">qui laissent en définitive peu de place à la coercition et donc à l’État</a>.</p>
<p>Le plus surprenant est qu'il se trouve peu d'hommes politiques en France pour exprimer autre chose que de la sympathie vis-à-vis de quelques syndicalistes et 30 000 signataires d'une pétition qui revendiquent l'avènement d'une société d'où disparaitrait la propriété privée au profit d'une mise en commun des moyens de production, malgré un accord trouvé avec un groupe industriel plutôt conciliant qui accepte une ingérence du politique illégitime et néfaste. Bien moins que pour demander <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTgvMTA4NTE3LWRlcGFyZGlldS1sZS1kZXB1dGUtc29jaWFsaXN0ZS1qZXJvbWUtbGFtYmVydC1hcHBlbGxlLWEtZXhwcm9wcmllci1sYWN0ZXVy">l'expropriation</a>, le retrait de la nationalité ou la taxation sans frontières des Français qui choisiraient de faire leur vie ailleurs pour des raisons qui ne regardent qu'eux. Bien moins que pour rendre hommage à une culture communiste nauséabonde qui fait de la coercition le fondement des relations entre les individus. Bien moins que pour mettre en cause avant qu'elle n'ait eu lieu la réduction des dépenses publiques qui alimentent une dette colossale <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjYvMTA1Nzc5LWxpbmV2aXRhYmxlLXJlbmF0aW9uYWxpc2F0aW9uLWRlLWxhLWRldHRlLWZyYW5jYWlzZQ==">qui s'abattra un jour sur les Français</a>. Bien plus que pour dénoncer les innombrables scandales, détournements et collusions de ceux qui se revendiquent de l'intérêt général pour mieux servir leurs intérêts particuliers. Bien plus que pour dénoncer les nombreux gaspillages d'argent public ou remettre en cause <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjIvMTEyMTY3LWNoYW5nZW1lbnQtY2xpbWF0aXF1ZS1pY2UtYWdl">des dogmes pseudo-scientifiques au nom desquels sont prises des mesures liberticides</a>. Bien plus que d'hommes intègres, refusant de vivre au profit ou aux dépens de quiconque. Bien plus que de citoyens. Bien plus que d'êtres humains.</p>
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		<title>Renault : les syndicats confondent chantage et causalité</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jan 2013 06:06:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Le Roux]]></category>
		<category><![CDATA[CGT]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Sapin]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Moscovici]]></category>
		<category><![CDATA[Renault]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[Les ministres confondent chantage et causalité dans les négociations entre Renault et les syndicats pour maintenir l'emploi et l'activité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pierre Moscovici, ministre de l'économie de son état, exige de Renault qu'il n'y ait ni licenciements, ni fermetures de site. L'évocation de ces possibilités serait d'ailleurs un chantage de la part de la direction dans les négociations avec les syndicats. Ou comment on peut devenir ministre de l'économie sans comprendre les relations de causalité.</strong><br />
<span id="more-112405"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjUvMTEyNDA1LXJlbmF1bHQtbGVzLXN5bmRpY2F0cy1jb25mb25kZW50LWNoYW50YWdlLWV0LWNhdXNhbGl0ZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzMzk0LW1vc2NvdmljaS0y" rel=\"attachment wp-att-112557\"><img class="aligncenter  wp-image-112557" title="imgscan contrepoints 2013394 Moscovici" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/imgscan-contrepoints-2013394-Moscovici1-795x1024.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="451" /></a></p>
<p>En France, les choses ne vont pas si mal. Certes, nous traversons une crise sans précédent qui excuse les déficits abyssaux et l'échec des politiques du gouvernement, mais on peut encore obtenir un poste bien rémunéré en ayant de grandes lacunes. Pierre Moscovici et Michel Sapin touchent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vYnNlcnZhdG9pcmVkZXNzdWJ2ZW50aW9ucy5jb20vMjAxMy9zYWxhaXJlcy1kdS1taW5pc3RlcmUtZGUtbC1lY29ub21pZS8=">un salaire brut moyen de 9 940 euros</a> et semblent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzIwMTMvMDEvMjMvcmVuYXVsdC1sZS1nb3V2ZXJuZW1lbnQtbmUtdmV1dC1uaS1saWNlbmNpZW1lbnQtbmktZmVybWV0dXJlcy1kZS1zaXRlc184NzYwNDY=">ne pas maîtriser la notion de causalité pourtant centrale à tout raisonnement</a>.</p>
<blockquote><p>«Ce que nous attendons de Renault, c’est qu’il y ait deux lignes rouges qui ne soient pas franchies : (...) qu’il n’y ait pas de licenciements et, deuxièmement, qu’il n’y ait pas de fermeture de sites», a déclaré le ministre sur BFMTV/RMC, au moment où la direction et les syndicats du groupe sont engagés dans une négociation houleuse sur un accord de compétitivité.</p></blockquote>
<p>Le ministre exige de Renault qu'il ne licencie pas et maintienne ses sites en activité, une exigence formulée lors de négociations où Renault a pour objectif d'améliorer sa compétitivité – nécessaire au maintien de l'activité. Renault doit donc améliorer sa compétitivité pour se conformer aux attentes du ministre.</p>
<blockquote><p>À ce propos, le ministre du Travail Michel Sapin a martelé qu'il ne devait «pas y avoir de chantage dans la négociation» entre direction et syndicats. Les discussions doivent être «loyales» et «tous les moyens ne sont pas bons» pour négocier, a estimé Michel Sapin, sur RTL. Mardi, trois syndicats ont affirmé que la direction du groupe automobile menaçait de fermer deux sites en France si aucun accord de compétitivité n'était trouvé, ce qu’a démenti la direction.</p></blockquote>
<p>La direction de Renault dément avoir évoqué l'impératif de compétitivité pour maintenir l'emploi et l'activité en France. Pourtant, il s'agit d'une relation simple de causalité. Si l'entreprise ne parvient pas à être compétitive, elle devra nécessairement réduire la voilure en supprimant des emplois et ne pourra pas maintenir son niveau d'activité - bien que détenue à 15% par l’État, le constructeur n'est pas une structure publique et ne peut donc pas faire peser sur l'ensemble des Français le prix de déficits chroniques.</p>
<blockquote><p>«Je ne suis pas la direction, je ne suis pas dans la négociation. Moi, je fixe des bornes, je dis que cette négociation doit être loyale, elle doit être responsable et tous les moyens ne sont pas bons dans cette négociation», a affirmé le ministre. «Il ne doit pas y avoir de chantage, il doit y avoir une négociation ferme mais loyale, il y a des solutions et je suis persuadé que cette négociation aboutira à un accord», a-t-il ajouté.</p></blockquote>
<p>Les ministres sont dans la négociation, pas dans la direction ; ils se contentent en effet de fixer des bornes à la négociation. Une négociation responsable, dans laquelle la direction du groupe ne peut pas responsabiliser les syndicats en leur faisant comprendre une bonne fois pour toutes qu'une entreprise doit avant tout réaliser du profit pour se maintenir en activité et qu'à défaut d'être compétitive, elle fera face à des difficultés qui la conduiront à supprimer des emplois et éventuellement à licencier, fermer des sites de production et mettre la clé sous la porte.</p>
<blockquote><p>Selon Michel Sapin, «Renault est dans une négociation, c’est la bonne méthode pour trouver des solutions à une situation très dégradée (..) Renault aujourd’hui essaye de faire en sorte de prévenir tout licenciement». Le chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux s'est lui aussi opposé à toute fermeture de sites. «Les syndicats sont fondés à poser des questions, j'écoute les réponses de la direction et je suis obligé de les prendre en compte», a affirmé Bruno Le Roux sur LCI, un proche de François Hollande. «Si elle dit qu’il n’y aura pas de fermeture de sites, je veux la croire et en tous cas, je veux que cela soit vrai. Il ne peut pas y avoir aujourd’hui de fermeture de sites dans notre pays chez Renault», a-t-il tranché. Mardi, l’entourage du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait déjà souligné que les négociations en vue d’un accord de flexibilité au sein du groupe ne devaient pas «s’apparenter à du chantage». La semaine dernière, Arnaud Montebourg avait salué le fait que les «deux lignes rouges» du licenciement et de la fermeture de site n’aient «pas été franchies» après l’annonce par Renault de 7 500 suppressions nettes d’emplois.</p></blockquote>
<p>Jamais dans la direction, les élus se contentent de fixer des ultimatums et déploient toute la force de leur volonté pour que la réalité se conforme à leurs aspirations, à l'instar de Bruno Le Roux. Le chantage, c'est donc le mot à bannir, un procédé malsain qui caractérise désormais le rappel de certaines évidences. Ce que dit la direction de Renault, c'est qu'en l'absence d'un accord permettant d'améliorer la compétitivité, des fermetures de sites sont inéluctables – ça, c'est du chantage. En revanche, quand <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzIwMTMvMDEvMjMvc2Fucy1hY2NvcmQtbGEtZGlyZWN0aW9uLWRlLXJlbmF1bHQtZW52aXNhZ2VyYS1kZXMtZmVybWV0dXJlcy1kZS1zaXRlc184NzYxMDg=">les ouvriers se mettent en grève à l'appel des syndicats impliqués dans la négociation</a>, c'est une saine exposition du rapport de force et du pouvoir de nuisance que détiennent des syndicats. L'objectif de Renault et l'impératif qui se pose à la direction, c'est de faire du profit – d'autant plus qu'elle compte parmi ses actionnaires <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDgvMTA2MzUxLWxldGF0LXVuLWFjdGlvbm5haXJlLWltcGl0b3lhYmxlLWV0LWluY29tcGV0ZW50">un État très gourmand</a>. Remplir cet objectif est une condition nécessaire au maintien de l'emploi en France ; l'objectif de Renault et ceux qu'affichent les syndicats ne sont en réalité pas si éloignés, mais les syndicats n'ont pas à prendre en compte cet impératif de compétitivité et peuvent se permettre de refuser des sacrifices pourtant nécessaires.</p>
<p>Face à une réalité trop dure à supporter, mieux vaut fermer les yeux, espérer très fort que les mêmes causes auront des effets différents. Mieux vaut  éviter de rappeler des évidences douloureuses pour des oreilles depuis longtemps déconnectées de cerveaux tout acquis à la cause du prolétariat en éternelle lutte contre le grand capital apatride. Mieux vaut maintenir l'illusion qu'affronter une réalité moins agréable. Mieux vaut refuser un peu plus longtemps la réalité, quitte à finir par être vraiment convaincu qu'on n'aura pas à subir les conséquences d'un refus prolongé de la réalité et à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMDkvOTk5MTYtY29tbWVudC1vbi1ub3VzLXByZXBhcmUtYS11bmUtZXhjZXB0aW9uLWVjb25vbWlxdWUtZnJhbmNhaXNlLWJpZG9u">achever de convaincre les Français qu'ils sont assez exceptionnels pour s'affranchir de la causalité</a>. Mieux vaut compromettre l'avenir d'un pays entier que demander des sacrifices nécessaires aux citoyens, qui sont tous de potentiels électeurs. Pour les Français qui n'en sont pas convaincus, mieux vaut se préparer à partir.</p>
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		<title>Renault : moins d&#039;investissements en France, conseils aux syndicats</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jan 2013 05:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[CFDT]]></category>
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		<description><![CDATA[Les syndicats français font aujourd'hui un affligeant constat : les investissements se font partout, sauf en France. Au cas où ils se demanderaient pourquoi, voici une petite explication.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les syndicats français font aujourd'hui un affligeant constat : les investissements se font partout, sauf en France. Au cas où ils se demanderaient pourquoi, voici une petite explication.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong> <span id="more-111617"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExMTY0MQ==" rel=\"attachment wp-att-111641\"><img class="aligncenter  wp-image-111641" title="imgscan contrepoints 2013346 Renault" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/imgscan-contrepoints-2013346-Renault-1024x964.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="376" /></a></p>
<p>Même si <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9mbGFzaC1lY28vMjAxMy8wMS8xNi85NzAwMi0yMDEzMDExNkZJTFdXVzAwMzc1LXJlbmF1bHQtbW9udGVib3VyZy1zYXRpc2ZhaXQucGhw">Arnaud Montebourg semble se satisfaire des 7 500 suppressions d'emplois</a> annoncées par Renault, ce n'est pas le cas des syndicats FO, CFDT et CGT, qui déplorent un fait qui les touche directement : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzIwMTMvMDEvMTUvb24taW52ZXN0aXQtZW4tcnVzc2llLWF1LW1hcm9jLWF1LXZlbmV6dWVsYS1wYXJ0b3V0LXNhdWYtZW4tZnJhbmNlXzg3NDMzNg==">«On investit en Russie, au Maroc, au Venezuela… partout, sauf en France»</a> :</p>
<blockquote><p>Cela ne m’étonne pas. C’est un alignement sur PSA, commente le syndicaliste dans la foulée. Tous les investissements se font à l’étranger. La direction a communiqué, il y a trois jours, sur un nouveau modèle crossover Captur : il sera produit en Espagne. On investit en Russie, au Maroc, au Venezuela… partout, sauf en France.</p></blockquote>
<p>Patrick Monange, Force Ouvrière, déplore non seulement les investissements à l'étranger plutôt qu'en France de son entreprise, qui n'est pas la seule à faire ce choix. Il attribue cet état de fait au dirigisme technocratique français, source d'une politique industrielle consternante :</p>
<blockquote><p>Pour les deux collègues, au-delà de l’aspect social, tout découle d’une politique industrielle consternante, d’orientations prises il y a plusieurs années, comme l’engagement vers la voiture électrique. Et de renvoyer le problème vers l’État. «Ce n’est pas du niveau de la contestation syndicale de base, poursuit Patrick Monange. Il faut qu’une enquête parlementaire se penche sur ces questions.»</p></blockquote>
<p>Comme si la solution au dirigisme était une nouvelle intervention de l’État, la <em>"contestation syndicale de base"</em> ne suffisant plus. Face à de tels enjeux, le syndicaliste est un peu perdu.</p>
<blockquote><p>Le syndicaliste parle d’un véritable dilemme pour les représentants des salariés : «Est-ce qu’on se bat pour ceux qui vont partir ou pour ceux qui vont rester ?»</p></blockquote>
<p>La question est légitime. On sait que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjIvMTA1MzIzLWNmZS1zeW5kaWNhbGlzbWUtZW4tZnJhbmNlLWxhLWx1dHRlLWNvbnRyZS1sZW1wbG9pLWJhdC1zb24tcGxlaW4=">les syndicats français sont le meilleur rempart contre l'emploi</a> ; jusque-là, ils protégeaient les avantages des salariés en tenant les chômeurs à l'écart. Mais qui protéger quand les employés actuels deviennent chômeurs ? Sans vraiment trancher, les syndicalistes ont déjà élaboré un plan d'action constructif :</p>
<blockquote><p>Philippe Velu attend l’évolution des négociations : «J’espère qu’on va avoir des contreparties pour les salariés. On verra après si on s’engage sur un accord compétitivité emploi.»</p></blockquote>
<p>C'est une évidence : il faut d'abord protéger les quelques salariés menacés à court terme ; l'intérêt à long terme de l'ensemble d'entre eux passe ensuite. Surtout, il faut que le chantage reste à sens unique, comme le rappelle Alain Tailleur, CGT :</p>
<blockquote><p>Les projets industriels pour les quatre ans à venir sont connus, mais pas au-delà : la Clio à Flins (Yvelines), le mini-utilitaire à Sandouville… «C’est dans les mois qui viennent qu’on décidera des projets qui seront lancés dans quatre ans. Or, la direction fait du chantage là-dessus en disant : "Si, avec un accord, on rend les usines françaises compétitives, peut-être pourra-t-on leur affecter un nouveau projet."»</p></blockquote>
<p>La direction fait un chantage honteux en rappelant que pour que des projets soient lancés en France plutôt qu'ailleurs, il faut qu'ils soient compétitifs. En demandant des contreparties pour les salariés avant de réfléchir au moindre accord, les syndicats ne font que protéger l'emploi et poser leurs conditions pour un dialogue dépassionné. Dépassionné, constructif, des mots à retenir quand on parle de la CGT désormais.</p>
<blockquote><p>À Flins, Ali Kaya, de la CGT, a d’abord un premier mot spontané : «Révolté !» Le délégué syndical a fait un calcul comparatif rapide des 7 500 suppressions de postes : «C’est comme si on fermait deux sites comme Aulnay.» Depuis quatorze ans non-stop, Renault enregistre des profits, explique-t-il, poursuivant : «Cette histoire d’accords compétitivité emploi, qui sont aussi négociés en Turquie et au Maroc, c’est du chantage. C’est la feuille de vigne pour maintenir des profits derrière. La crise a bon dos.» Deux appels à la grève, le 12 décembre et jeudi dernier, ont été suivis par un millier de grévistes. «Dans cet accord, on nous dit : "Il faut travailler plus parce qu’on vend moins de voitures !"» Un mot d’ordre de grève a été lancé pour mardi, à Flins, et également sur d’autres sites. «On est décidé à se battre, quitte à paralyser la production.»</p></blockquote>
<p>Partout dans le monde, les entreprises font un chantage ignoble avec les gouvernements et les salariés pour maintenir les profits. Pour lutter contre cette inacceptable situation, les syndicats proposent de paralyser la production. Apparemment, ils ont compris que les entreprises n'investissaient plus en France, mais sont incapables de proposer des solutions pour le retour de l'investissement, de la production et de l'emploi en France, tout aussi incapables d'ailleurs que le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDMvMTEwMDczLXZvZXV4LWRhcm5hdWQtbW9udGVib3VyZy1sYS1mcmFuY2UtY2UtYmVhdS1wYXlzLWRvbnQtb24tbmUtc29ydC1wYXM=">ministre du redressement productif Arnaud Montebourg</a>.</p>
<p>Leur discours démontre une incompréhension ou une méconnaissance d'un fait : dans un système capitaliste, une entreprise a pour premier objectif de maximiser son profit. Que cela plaise ou non à ceux qui sont aussi prompts à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMjcvNzQ4MTgtZnJhbnNjaWNvLWRhY29uaWEtc3VyLWxhcmdlbnQ=">dénoncer l'argent</a> qu'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMjUvNzA2NTMtcmFwcG9ydC1wZXJydWNob3Qtc3VyLWxhcmdlbnQtZGVzLXN5bmRpY2F0cy1yZXZlbGF0aW9ucy1ldG9ubmFudGVzLXByb3Bvc2l0aW9ucy1pbnN1ZmZpc2FudGVz">à le dépenser</a>, une entreprise fera son possible pour ce faire ; ce qu'on appelle "compétitivité", c'est la capacité, pour une même activité, de dégager du profit. Il ne reste que deux options pour sauver l'emploi : trouver un système meilleur que le capitalisme ou en accepter les règles et en tirer parti.</p>
<p>S'ils veulent se battre pour un modèle alternatif au capitalisme, nos amis syndicalistes pourraient se donner les moyens de leurs ambitions et aller vivre dans un pays plus en phase avec leurs valeurs – je ne pense pas que les Coréens du Nord, réputés fort sympathiques et très ouverts, refusent cet apport inespéré de la main-d’œuvre surcompétente et qualifiée qui compose les bataillons de FO, de la CGT et de la CFDT.</p>
<p>En l'absence d'un meilleur système, accepter les règles du capitalisme est en réalité la seule option. C'est celle que les syndicalistes français refusent pourtant de voir, ou qu'ils voient mais dont ils ne veulent pas. Afin de leur épargner la lecture d'ouvrages qui pourraient à jamais les traumatiser, voici quelques règles simples qu'ils seraient fort avisés d'intégrer.</p>
<p>Si la mission qu'ils se donnent est de favoriser l'emploi à long terme, alors ils se doivent de favoriser la croissance. Elle nécessite un environnement stable, dans lequel le droit prévaut et offre une lisibilité aux investissements futurs. Ils doivent également comprendre qu'empêcher la destruction de certains emplois nuit à la création des emplois qui auraient pu les remplacer. Le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMjcvNzQ4MjEtbGluZXhvcmFibGUtbWFyY2hlLWRlLWxhLWRlc3RydWN0aW9uLWNyZWF0cmljZQ==">processus de destruction créatrice</a> accompagne nécessairement l'innovation. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMTkvMTAxMjI3LXBvbGl0aXF1ZS1kZS1sZW1wbG9pLTMzLWxhLXByb3RlY3Rpb24tZGVzLWVtcGxvaXMtY2F1c2UtZGUtbGV1ci1yYXJldGU=">Protéger les emplois actuels</a>, c'est détruire dans l’œuf les emplois futurs.</p>
<p>L'innovation, en plus de créer des emplois, rend le travail plus productif ; elle permet d'améliorer les conditions de travail ainsi que le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTMvMTExMTg5LWJpZW5mYWl0LWR1LWNhcGl0YWxpc21lLXRvdXQtY291dGUtbW9pbnMtY2hlcg==">pouvoir d'achat</a>. Un ouvrier a un meilleur niveau de vie aujourd'hui qu'il y a 150 ans et travaille dans des conditions moins pénibles – ce, grâce au capitalisme, au progrès technique, à l'innovation.</p>
<p>Les syndicats, s'ils acceptent de raisonner à long terme et d'embrasser les principes du capitalisme dont ils ont tant à espérer, devront changer leur façon de fonctionner, mais aussi leur mission. Ils ne sont pas chargés de défendre les intérêts des salariés contre ceux des actionnaires ; ils ont la responsabilité d'accompagner les actionnaires pour permettre à l'entreprise de faire plus de profits – en s'adaptant à la conjoncture quand cela est nécessaire – pour améliorer les performances de l'entreprise et favoriser la création d'emplois plus productifs, mieux payés et moins pénibles, mais pas seulement. Les salariés font partie de l'entreprise ; leurs intérêts ne peuvent pas être antinomiques.</p>
<p>Ils ont aussi la responsabilité de représenter les salariés – ils en représentent aujourd'hui <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjIvMTA1MzMzLXBvdXJxdW9pLW1hbnF1ZS1kaWFsb2d1ZS1zb2NpYWwtZW4tZnJhbmNl">moins de 5%</a> – et les accompagner. Ce n'est pas en voulant adapter la réalité à leur prisme d'analyse qu'ils favoriseront l'emploi. Pour leur éviter des efforts inutiles et des mutineries tragiques, ils doivent comprendre qu'à la fin, la réalité gagne toujours ; on peut éluder la réalité, mais pas les conséquences de l'élusion de la réalité. Ce n'est pas en encourageant les salariés à faire grève avant toute négociation et en s'inscrivant dans un rapport de force – où ils sont d'ailleurs les seuls à recourir à la force – qu'ils les inciteront à se former, progresser, s'améliorer pour conserver leur emploi, en trouver un autre ou en créer de nouveaux.</p>
<p>La compétitivité n'est pas uniquement une question de salaire ; elle est principalement une question de productivité par rapport au coût du travail. S'ils ne veulent pas voir les salaires baisser ou le nombre d'emplois détruits augmenter car plus assez rentables, ils devraient faire en sorte que la productivité augmente et que le coût du travail diminue. Si ce n'est pas par une baisse des salaires, la diminution du coût du travail passera pour une diminution des prélèvements, donc de la dépense publique.</p>
<p>C'est en acceptant les principes du capitalisme que les syndicats pourront défendre les salariés "qui vont partir, ceux qui vont rester" et ceux qui aimeraient le devenir. Leur attitude face aux nombreux plans sociaux et destructions d'emplois et à l'inéluctable austérité à venir révèlera le choix qu'auront fait les syndicats entre défendre les intérêts des salariés et défendre leurs intérêts propres.</p>
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		<title>L&#039;accord sur l&#039;emploi et le mammouth à plusieurs têtes</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 06:59:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel de Poncins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
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		<description><![CDATA[L'accord sur la « sécurisation de l'emploi » a été conclu dans la douleur par les partenaires sociaux, les négociations ayant été bloqués par les syndicats, le mammouth à plusieurs têtes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'accord sur la « sécurisation de l'emploi » a été conclu dans la douleur par les partenaires sociaux, les négociations ayant été bloquées par les syndicats, le mammouth à plusieurs têtes.</strong><br />
<span id="more-111397"></span><br />
<strong>Par Michel de Poncins.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTUvMTExMzk3LWxhY2NvcmQtc3VyLWxlbXBsb2ktZXQtbGUtbWFtbW91dGgtYS1wbHVzaWV1cnMtdGV0ZXMvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzM0MC1tYW1vdXRoLXN5bmRpY2Fs" rel=\"attachment wp-att-111570\"><img class="aligncenter  wp-image-111570" title="imgscan contrepoints 2013340 mamouth syndical" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/imgscan-contrepoints-2013340-mamouth-syndical-1024x658.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="257" /></a></p>
<p>Les syndicats sont habituellement et abusivement partout dans la vie nationale. Ils se prétendent comme les forces vives de la nation, alors qu'ils en sont les branches mortes. Les voici récemment en pleine lumière à la faveur de la négociation voulue par François Hollande entre les partenaires sociaux, qui a abouti le 11 janvier.</p>
<p>Le titre même de l'accord est une cacophonie interne. Il organise la flexi-sécurité, à savoir un mélange de flexibilité du travail et de sécurité pour les travailleurs. La meilleure sécurité pour les travailleurs est bien la flexibilité du travail qui permet aux employeurs de traverser les risques et les chances des conjonctures variables. Ce raisonnement n'est pas admis par les syndicats, prisonniers de leur idéologie anti patronale.</p>
<p>Le résultat de la négociation est édifiant. Assouplissement des plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), accélération de la solution des litiges liés à un licenciement, mobilité interne, progrès dans l'organisation du temps partiel. Le patronat fait mine de se réjouir sur tous ces sujets. En fait ce sont des coups d’épée dans l’eau avec rien de fondamental. Personne ne s'inquiète vraiment de l'extension généralisée des complémentaires santé qui va alourdir les PME et TPE : il est vrai que Laurence Parisot et le Medef s'intéressent plus aux grandes entreprises qu'à la myriade de très petites sans qui, pourtant, la France serait moribonde !</p>
<p><strong>Alourdissement des CDD</strong></p>
<p>Côté syndicats, la joie est grande de constater la taxation des CDD. L'argument avancé est que des patrons abuseraient de ces CDD dont le nombre augmente constamment. C'est explicable, car le risque pour un chef d'entreprise de l'engagement d'un CDI est considérable. En cas de licenciement et même avec les améliorations prévues, il risque de subir des coûts insupportables et de perdre un temps précieux avec ses avocats : c'est pourquoi beaucoup se rabattent sur les CDD. Veut-on étouffer les entreprises et créer davantage de chômage. Michel Sapin va intégrer l'accord dans le code du travail, ce monstre qui paralyse l'économie par son millier de pages.</p>
<p>Un exemple de paralysie, qui est peu connu comme tel, est l'encadrement des procédures de recrutement par un grand nombre de règles visant à éviter les discriminations. Or, il est clair que le bon choix ne peut reposer que sur une bonne discrimination. Si la compétence suffit pour serrer des boulons, à mesure que l'on va vers d'autres fonctions bien d'autres facteurs que la compétence interviennent. Il est scandaleux que sous la pression des syndicats le législateur se soit préoccupé des procédures de recrutement.</p>
<p><strong>Des syndicats illégitimes</strong></p>
<p>Il faut savoir que par la volonté des communistes très puissants à la fin de la deuxième guerre mondiale, seuls sont jugés représentatifs les syndicats ayant eu par hypothèse une attitude patriotique pendant cette guerre. Ce principe est insupportable. Ces syndicats par leur comportement avant la guerre ont largement contribué à la défaite. Après la défaite, la CGT agrégée au parti communiste a suivi ce dernier dans son attitude inadmissible vis-à-vis de l'occupant. En fait, ces syndicats abusivement représentatifs sont illégitimes et les conséquences sont nombreuses.</p>
<p>Leur monopole barre la route à tout nouveau syndicat. Le nombre de leurs adhérents étant faible, les cotisations ne les font vivre que dans une infime partie, le reste étant opaque avec beaucoup d'argent public. Leur richesse et celle de leurs dirigeants est célèbre. François Chérêque vient de quitter la direction de la CFDT : le voici Inspecteur Général de l'IGAS avec un salaire de 8 000 euros par mois. Ayant seuls droit à la parole et plein d'argent pour le faire, ils inondent les médias de leur propagande contre les entreprises. Enfin, par leur gréviculture permanente, ils assassinent l'économie, ceci contre l'intérêt évident des salariés qu'ils sont censés protéger.</p>
<p>Dans beaucoup de pays, il existe des syndicats représentant effectivement les salariés et de ce fait ayant une culture leur permettant de comprendre les entreprises, ce qui est conforme au bien de tous.</p>
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