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	<title>Contrepoints &#187; Retraites</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Retraites : le désastre annoncé</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 04:50:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel de Poncins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par capitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>
		<category><![CDATA[système madoff]]></category>

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		<description><![CDATA[Le pouvoir socialiste par idéologie veut à tout prix sauver la répartition. Ce faisant, il condamne la capitalisation, seul moyen connu de sauver les retraites.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le pouvoir socialiste par idéologie veut à tout prix sauver la répartition. Ce faisant, il condamne la capitalisation, seul moyen connu de sauver les retraites.</strong></p>
<p><strong>Par Michel de Poncins.</strong><br />
<span id="more-123065"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMzAvMTIzMDY1LXJldHJhaXRlcy1sZS1kZXNhc3RyZS1hbm5vbmNlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM3NjUtcmV0cmFpdGVz" rel=\"attachment wp-att-123122\"><img class="alignleft  wp-image-123122" title="imgscan contrepoints 2013765 retraites" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/imgscan-contrepoints-2013765-retraites-1024x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="330" height="330" /></a>C'est reparti pour un tour de manège car les nouvelles sont mauvaises. Elles ne pourraient être autrement, le pouvoir socialiste par idéologie et intérêt personnel voulant à tout prix sauver la répartition, véritable idole du pouvoir  politico-médiatique. Ce faisant, il condamne la capitalisation, seul moyen connu de sauver les retraites. Dans ce tour de piste, il ne touche pas aux retraites scandaleuses des ministres et des élus.</p>
<p>Il promet une grande parlotte nationale à l'automne pour soi-disant résoudre le problème. De telles parlottes avec leurs coûts extravagants ont-elles jamais résolus des problèmes ? Sarko avait déjà convoqué une grande parlotte sur le sujet. Les vraies solutions seront cachées sous le tapis. Nous aboutirons donc au replâtrage habituel : taper sur les pensions, sur les entreprises en majorant les cotisations et reculer sournoisement l'âge de départ. Le replâtrage s'accompagnera d'un ouragan de désinformation publique pour faire avaler la pilule</p>
<p>L'ensemble avec une forte odeur d'usine à gaz jouera sa partition dans la ruine du peuple français sous les coups de boutoir permanents du pouvoir en place.</p>
<p><strong>La répartition</strong></p>
<p>Le système est présenté comme généreux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0OTI0LWNvbW1lbnQtbGVzLXJldHJhaXRlcy1jcmV1c2Vyb250LWxhLWRldHRl">et il ne l'est pas</a>. On prétend parfois que c'est un contrat intergénérationnel : les versements d'aujourd'hui reposent sur l'espoir de recevoir ultérieurement une pension, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVz">ce qui est un autre mensonge</a>. Un contrat doit être débattu et signé avec des sanctions : ici aucune négociation mais seulement un coup de force, les assujettis étant conviés sans ménagement à payer. La répartition  fut instituée brutalement au sortir de la libération par un gouvernement proche du communisme. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjEvMTA4ODIxLWxhLXJldHJhaXRlLXBhci1yZXBhcnRpdGlvbi1lc3QtdW4tc3lzdGVtZS1kZS1wb256aS1sYS1wcmV1dmUtbWF0aGVtYXRpcXVl">Elle ressemble étrangement au système Madof</a>f. Les premiers gagnent beaucoup. Il me souvient que lors de la nationalisation des compagnies d'électricité, les EDF eurent la divine surprise de voir leur future retraite faire un bond spectaculaire. Les derniers, comme chez Madoff, n'auront plus grand chose le système s'écroulant sur lui-même lentement et logiquement.</p>
<p>Entre-temps et quand une des caisses a des problèmes les gouvernements ne se gênent pas pour aller piller une autre caisse ! Il y eut depuis quelques années de véritables « casses » au profit de certains mammouths publics du type RATP dont la caisse était en péril. ARRCO et AGIRC ont été priés sans ménagement et parfois dans le secret d'avaler les catastrophes. La gestion de la répartition enchante les partenaires sociaux qui y trouvent aussi  bien du côté patronal que syndicaliste de fastueuses prébendes. Évoquer la gestion est un grand mot. L'argent arrive à grands flots grâce à la force publique. Il sort selon la bonne volonté des pouvoirs qui se succèdent soit dans la politique, soit chez les partenaires sociaux. Il est tributaire de la démographie. Le vrai drame d'aujourd'hui vient en partie de l'allongement de l'espérance  de vie.</p>
<p>Venons-en à son défaut essentiel. Il ne crée pas de richesse. C'est de l'argent qui est dilapidé aussitôt que prélevé par une sorte de vases communicants. Pour payer les retraites, il faut et il suffit de créer de la richesse.</p>
<p><strong>La capitalisation</strong></p>
<p>À maints égards c'est le contraire de la répartition.</p>
<p>Elle repose sur des contrats librement débattus. Ce peut être des contrats individuels ou collectifs dans le cadre d'entreprises. Il est évidemment indispensable que les épargnes accumulées pour l'avenir bénéficient du même statut fiscal et social que les cotisations versées par force dans la répartition.</p>
<p>Dans le cas le plus général, il existe des gestionnaires pour gérer les épargnes. Aux épargnants de choisir les meilleurs qui soient adaptés à leurs objectifs. Une bonne organisation implique que chacun connaisse en permanence la valeur de son épargne compte tenu des bénéfices de la gestion.</p>
<p>La sortie est prévue contractuellement. Ce peut être une rente ou un capital à toucher immédiatement. Ce point est une supériorité considérable par rapport à la répartition. Des calculs précis on été réalisés sur l'enrichissement des épargnants dans le cadre de la capitalisation. Ces calculs reposent sur un rendement de 4% ce qui est plutôt prudent. Ils montrent que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDgvMTA3MjEwLWV0LXNpLXZvdXMtYXZpZXotaW52ZXN0aS12b3MtY290aXNhdGlvbnMtcmV0cmFpdGUtZGFucy1sZS1jYWM0MA==">les épargnants accumuleraient une richesse considérable</a> sous forme de capital ou de rente.</p>
<p>La capitalisation crée de la richesse et de la sorte irrigue tout le corps social. La richesse ne repose jamais  sur la consommation comme veut nous le faire croire la propagande officielle. Elle ne vient que du capital accru lequel est étroitement associé  au travail. Les nombreux pays qui sont passés à la capitalisation ont constaté de fortes croissances du PIB.</p>
<p>Il y aura des objections. La principale est de risquer de tout perdre avec un mauvais gestionnaire. Il est sûr que la sagesse des nations recommande de ne pas mettre ses œufs dans le même panier. Il est recommandé aussi d'exiger du gestionnaire des règles prudentielles. Cela n'empêche certes pas les accidents mais dans la répartition la ruine est certaine et s'inscrit dans les faits.</p>
<p><strong>La transition</strong></p>
<p>Plusieurs pays sont passés de la répartition à la capitalisation. Il faut gérer la transition sans nuire aux droits acquis des cotisants de la répartition. Le Chili y est parvenu avec un effet important sur le PIB. D'autres pays avec des méthodes adaptées à chaque cas l'ont aussi mené à bien.</p>
<p>---<br />
<strong>À lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0OTI0LWNvbW1lbnQtbGVzLXJldHJhaXRlcy1jcmV1c2Vyb250LWxhLWRldHRl">Comment les retraites creuseront la dette</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVz">Comment expliquer le déséquilibre des retraites ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDgvMTA3MjEwLWV0LXNpLXZvdXMtYXZpZXotaW52ZXN0aS12b3MtY290aXNhdGlvbnMtcmV0cmFpdGUtZGFucy1sZS1jYWM0MA==">Et si vous aviez investi vos cotisations retraite dans le CAC40 ?</a></li>
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<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTMvMTExMTc4LXF1aWQtZHUtc3lzdGVtZS1kZS1yZXRyYWl0ZQ==">Quid du système de retraite ?</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Un petit sursis pour les retraites complémentaires Agirc et Arrco</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/09/120903-un-petit-sursis-pour-les-retraites-complementaires-agirc-et-arrco</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 05:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Henry</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[AGIRC]]></category>
		<category><![CDATA[ARRCO]]></category>
		<category><![CDATA[réforme des retraites]]></category>
		<category><![CDATA[retraites complémentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Les partenaires sociaux s’avèrent de piètres gestionnaires et les dernières négociations sont loin d’avoir résolu le problème financier des régimes de retraites complémentaires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les partenaires sociaux s’avèrent de piètres gestionnaires et les dernières négociations sont loin d’avoir résolu le problème financier des régimes de retraites complémentaires.</strong><br />
<span id="more-120903"></span><br />
<strong>Par Yann Henry.</strong></p>
<p>Comme évoqué dans un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTMvMTExMTc4LXF1aWQtZHUtc3lzdGVtZS1kZS1yZXRyYWl0ZQ==" target=\"_blank\">article</a> précédent, le régime français de retraites actuel est un système par répartition à prestations définies. Il s’agit d’un système pyramidal dans lequel les actifs payent des cotisations qui sont redistribuées aux retraités sous forme de pensions. Les montants des prestations sont en général calculés à partir des droits acquis par les cotisations.</p>
<p>Les régimes de retraite complémentaire Agirc (Association générale des institutions de retraite des cadres, créée en 1947) et Arrco (Association des régimes de retraite complémentaires, créée en 1961) fonctionnent un peu différemment. L’Arcco implique tous les salariés du privé alors que l’Agirc ne concerne que ceux qui sont en plus cadres.</p>
<p>Les différents régimes de retraite obligatoire des salariés sont résumés ici :</p>
<div id="attachment_120904" class="wp-caption aligncenter" style="width: 525px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMDkwNA==" rel=\"attachment wp-att-120904\"><img class="size-full wp-image-120904" title="système retraites" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/système-retraites.png?c2fb0e" alt="" width="515" height="301" /></a><p class="wp-caption-text">Source : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cubGFzc3VyYW5jZXJldHJhaXRlLmZyL2NzL21lZGlhL2ZsYXNoL3N5c3RlbWUvc3lzdGVtZS5odG0=">Sécurité Sociale</a>.</p></div>
<p>Le mode de fonctionnement du système est le suivant. Le salarié va acquérir des points de retraite par ses cotisations. Le montant annuel de sa retraite complémentaire se calcule en multipliant le nombre de points acquis au cours de la carrière par la valeur du point, défini chaque année par les partenaires sociaux.</p>
<p>La situation actuelle de ces régimes est grave : ils sont déficitaires et si rien n’est fait leurs réserves seront épuisées à la fin de la décennie. En effet, le déficit pourrait <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53ay1yaC5mci9hY3R1YWxpdGVzL2RldGFpbC81OTA1MS9hZ2lyYy1hcnJjby0xMC1tZHMtZGUtZGVmaWNpdC1lbi0yMDE3LS5odG1s" target=\"_blank\">atteindre</a> 5 milliards d’euros en 2013 puis monter à 10,5 milliards d’euros en 2017 (7,6 milliards d’euros pour l’Arrco et 2,8 milliards d’euros pour l’Agirc). Contrairement au régime général de retraite, le déficit ne peut pas être épongé par le budget de l’État ou la dette. Les partenaires sociaux ont donc dû se résoudre à ouvrir une négociation, qui a abouti le mercredi 13 mars dernier à un accord censé sauver le système. Les syndicats et le patronat ne voulant pas se voir contraints de laisser la main à l’État alors qu’ils sont co-gestionnaires de ce régime depuis 1947, ils étaient donc condamnés à s’entendre.</p>
<p>L’enjeu est de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hZ2lyYy1hcnJjby5mci9xdWktc29tbWVzLW5vdXMvY2hpZmZyZXMtY2xlcy8=" target=\"_blank\">taille</a>, puisque pas moins de 30 millions de personnes sont concernées, pour un montant annuel de pensions d’environ 60 milliards d’euros :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMDkwNQ==" rel=\"attachment wp-att-120905\"><img class="aligncenter size-full wp-image-120905" title="arrco agirc" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/arrco-agirc.png?c2fb0e" alt="" width="209" height="178" /></a><br />
De plus, la part de la pension issue de la retraite complémentaire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci8yMi8wNS8yMDEyL2xlc2VjaG9zLmZyLzAyMDIwNzQ2OTY0NTNfcmV0cmFpdGVzLS0tbGUtbWVkZWYtbWV0LWVuLWdhcmRlLWNvbnRyZS11bi0tY2hvYy1pbnN1cHBvcnRhYmxlLS1wb3VyLWwtYWdpcmMtYXJyY28uaHRt" target=\"_blank\">représente</a> en moyenne 31% du montant de la retraite d’un salarié et 57% de celle d’un cadre.</p>
<p>L’ajustement d’un régime déficitaire (hors renflouement extérieur donc) ne peut se faire qu’en jouant sur trois paramètres :</p>
<ul>
<li>Le taux de cotisation</li>
<li>La durée de cotisation</li>
<li>Le niveau des pensions</li>
</ul>
<p>La durée de cotisation (et l’âge à partir duquel le pensionné peut toucher une retraite) restant pour l’instant tabou, les partenaires sociaux ont donc décidé de jouer sur les deux autres paramètres.</p>
<p>Au 1<sup>er</sup> avril 2013, les pensions Arrco progresseront ainsi de 0,8% et celles de l’Agirc de 0,5%. Les deux années suivantes, la revalorisation se fera sur la base d’une inflation minorée de 1,0% (la valeur du point ne pourra pas diminuer en valeur absolue). Cela devrait alors permettre d’économiser 2 milliards d’euros par an.</p>
<p>Les cotisations augmenteront (scénario pourtant <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci8yMi8wNS8yMDEyL2xlc2VjaG9zLmZyLzAyMDIwNzQ2OTY0NTNfcmV0cmFpdGVzLS0tbGUtbWVkZWYtbWV0LWVuLWdhcmRlLWNvbnRyZS11bi0tY2hvYy1pbnN1cHBvcnRhYmxlLS1wb3VyLWwtYWdpcmMtYXJyY28uaHRt" target=\"_blank\">exclu</a> par Laurence Parisot) de 0,1% au 1<sup>er</sup> janvier 2014 et au 1<sup>er</sup> janvier 2015, 40% étant à la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lY29ub21pZS1wb2xpdGlxdWUvZnJhbmNlL2FjdHUvMDIwMjY0MDE4NjQzNC1yZXRyYWl0ZS1jb21wbGVtZW50YWlyZS1sZS1tZWRlZi1hY2NlcHRlLWQtYXVnbWVudGVyLWxlcy1jb3Rpc2F0aW9ucy01NDY2NTIucGhw" target=\"_blank\">charge</a> du salarié (les 60% restants étant pour l’employeur). Cette solution fait malheureusement fi des conséquences sur le coût du travail que cela génère, et donc des pertes d’emplois et de cotisations que cela entraîne. C’est un cercle vicieux : le coût du travail élevé fait augmenter le chômage, ce qui débouche sur une autre augmentation du taux de cotisation, et ainsi de suite…</p>
<p>L’augmentation du taux d’appel, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9qb3VybmFsMjAxMzAzMTMvbGVjMV9mcmFuY2UvMDIwMjYzNzIyNTc4NC1yZXRyYWl0ZS1jb21wbGVtZW50YWlyZS1hY2NvcmQtaGlzdG9yaXF1ZS1vdS1pbXBhc3NlLTU0NjM3MS5waHA=" target=\"_blank\">préconisée</a> par le Medef, n’a finalement pas été retenue. Le taux de cotisation est calculé de la manière suivante :</p>
<p>Taux de cotisation = Taux d’acquisition d’un point x Taux d’appel</p>
<p>Le principe est le suivant : quand le taux d’appel augmente, le salarié cotise plus mais cela n’ouvre pas de nouveaux droits. Le taux d’appel est actuellement fixé à 125%. Une augmentation de 1 point par an pendant 3 ans aurait rapporté 1,5 milliard d’euros en rythme annuel.</p>
<p>Pas d’évolution non plus sur les règles de réversion. L’alignement par le bas des règles de réversion Agirc-Arrco (à partir de 60 ans et moyennant un taux unifié à 54% aurait rapporté 409 millions d’euros.</p>
<p>Voici finalement le chiffrage de l’accord trouvé par les partenaires sociaux :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMDkwNg==" rel=\"attachment wp-att-120906\"><img class="aligncenter size-full wp-image-120906" title="arrco agirc accord" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/arrco-agirc-accord.png?c2fb0e" alt="" width="405" height="438" /></a></p>
<p>Le sort d’un montant non négligeable des retraites d’environ trente millions de Français est dans les mains de personnes n’ayant aucune légitimité démocratique, c’est-à-dire les partenaires sociaux. Ces derniers s’avèrent de piètres gestionnaires et les dernières mesures sont loin d’avoir résolu le problème financier puisqu’elles ne couvriront qu’un peu moins d’un tiers du déficit prévu pour 2017. De nouvelles négociations seront donc sans doute nécessaires.</p>
<p>Peut-être quelqu’un aura-t-il alors le courage d’évoquer la solution jusqu’ici taboue de la retraite par capitalisation, qui a déjà fait ses <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMTIvMTEvODg1OS1xdWFuZC1sZS1jaGlsaS1pbmRpcXVhLWxhLXZvaWU=" target=\"_blank\">preuves</a>. Cet accord va-t-il impacter les réformes à venir sur le régime général des retraites ? Difficile à dire. Alors que Jérôme Cahuzac avait <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lY29ub21pZS1wb2xpdGlxdWUvcG9saXRpcXVlL2FjdHUvMDIwMjY0Mjg2NDc2Ni1zYXBpbi1yZXRpY2VudC1hLWxhLWRlc2luZGV4YXRpb24tZHUtcmVnaW1lLWRlLWJhc2UtNTQ5NDA0LnBocA==" target=\"_blank\">estimé</a>, en parlant de l’accord des partenaires sociaux, qu'on <em>« ne pourra pas ne pas en tenir compte »</em>, il a été opportunément <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9maW5hbmNlLW1hcmNoZXMvYWN0dS9yZXV0ZXJzLTAwNTA4MDcyLXBvcnRyYWl0LWNhaHV6YWMtbGEtY2h1dGUtZHUtY2hhc3NldXItZGUtY291dHMtZHUtZ291dmVybmVtZW50LTU1MDYxNC5waHA=" target=\"_blank\">débarqué</a>. Michel Sapin semble de son côté refuser de telles solutions. Il a écarté tout <em>« parallélisme »</em> et considère comme <em>« très difficile »</em> une désindexation des pensions du régime général. Mais il est vrai qu’à l’inverse des régimes complémentaires, l’État dispose de marges de manœuvre plus importantes avec les leviers de l’impôt et de la dette (souveraine et sociale). Mais ces derniers ont déjà atteint en France des niveaux difficilement supportables.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3lhbm5oZW5yeS5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEzLzA0L3VuLXBldGl0LXN1cnNpcy1wb3VyLWxlcy1yZXRyYWl0ZXMuaHRtbA==">Sur le web</a>. Article publié le 4 avril 2013 sur <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LXVuLXBldGl0LXN1cnNpcy1wb3VyLWxlcy1yZXRyYWl0ZXMtY29tcGxlbWVudGFpcmVzLWFnaXJjLWV0LWFycmNvLmFzcHg/Y29udHJpYnV0b3I9WWFubitIZW5yeSZhbXA7YXJ0aWNsZT00MzE3MTQ0MjIwRzEwMDIwJmFtcDtyZWRpcmVjdD1GYWxzZQ==" target=\"_blank\">24hGold.</a></em></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=120903" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Retraites : sans capitalisation point de salut</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/06/120740-retraites-sans-capitalisation-point-de-salut</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/06/120740-retraites-sans-capitalisation-point-de-salut#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 06 Apr 2013 05:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal Salin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[retraite]]></category>
		<category><![CDATA[système par capitalisation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=120740</guid>
		<description><![CDATA[L'avenir des retraites en France sera nécessairement individuel, avec la retraite par capitalisation au lieu de la répartition.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'avenir des retraites en France sera nécessairement individuel, avec la retraite par capitalisation au lieu de la répartition.</strong></p>
<p><strong>Par Pascal Salin.</strong><span id="more-120740"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL3JldHJhaXTDqXMuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-111182" title="retraités" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/retraités-300x108.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="108" /></a>L’interventionnisme étatique est fréquemment justifié sous le prétexte que seul l’État serait capable de prendre des décisions en tenant compte de leurs conséquences à long terme pour l’ensemble d’une société. Cet argument est en fait très étrange. En effet, l’État, cette abstraction, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTWFyY2glQzMlQTlfcG9saXRpcXVl" target=\"_blank\">est en réalité composé d’hommes et de femmes qui poursuivent leurs propres buts et recherchent leur propre intérêt</a>. Or, pour eux, l’horizon naturel est celui de la prochaine élection et ils sont donc incités à donner des avantages immédiats aux citoyens, quelles qu’en soient les conséquences fâcheuses à long terme. Par contre, un individu a intérêt à prévoir les conséquences de ses décisions pour sa vie entière et même pour celle de ses enfants.</p>
<p>Cette différence de comportement est bien illustrée par le dossier des retraites, si crucial dans la plupart des pays européens.</p>
<p>L’État a prétendu qu’il lui revenait de prendre en charge ou de définir les régimes de retraite. Mais ce qui devait se passer s’est effectivement passé : parce qu’il privilégie le court terme par rapport au long terme, l’État a mis en place des systèmes de retraite par répartition et non par capitalisation. Ce choix permet de donner des satisfactions immédiates aux électeurs en fournissant une retraite décente aux plus âgés, grâce aux cotisations prélevées de manière obligatoire sur les générations au travail, tout en promettant à ces dernières de faire de même avec les générations suivantes.</p>
<p>Ceci était particulièrement facile à une époque où la pyramide des âges était telle que les générations au travail étaient importantes par rapport aux générations de retraités. Mais la pyramide s’est inversée partout en Europe, alors que, simultanément, les progrès médicaux allongeaient la durée de la vie et que les jeunes, prolongeant leurs études, entraient plus tard sur le marché du travail.</p>
<p>Pour toutes ces raisons, il est connu de tout le monde, depuis au moins vingt ans, que le système des retraites est condamné à la faillite à plus ou moins brève échéance. Mais l’État — pourtant généralement considéré comme seul capable de décider rationnellement en fonction du long terme — a préféré ignorer ce qui était évident: la réforme des retraites étant douloureuse, les gouvernants ont choisi de ne rien faire et de laisser le poids politique des décisions à prendre à leurs successeurs.</p>
<p>Mais il arrive forcément un moment où la nécessité de la réforme s’impose absolument. On peut alors essayer de rapiécer le système en augmentant la durée de cotisation et le taux des cotisations, ou en réduisant le montant des prestations. Mais au lieu de corriger le système de répartition, il vaudrait mieux le supprimer, tout simplement parce qu’il est fondamentalement mauvais. Il consiste en effet à promettre une retraite à ceux qui travaillent grâce aux prélèvements obligatoires qui seront imposés aux générations futures. C’est ce que les hommes de l’État appellent la «solidarité entre les générations».</p>
<p>Mais quelle est la valeur morale d’une promesse faite au nom de personnes qui sont trop jeunes pour s’exprimer ou qui ne sont même pas encore nées ? L’enfant qui vient au monde est ainsi immédiatement soumis à l’obligation de supporter une énorme dette et il n’a aucun moyen de récuser cet héritage. Dans un régime de capitalisation, au contraire, chacun est responsable, car chacun sait que son sort à l’âge de la retraite dépendra de l’effort d’épargne qu’il aura réussi à réaliser tout au long de sa vie. Comme cela est généralement le cas, c’est parce que ce système est moralement fondé qu’il permet d’obtenir de bons résultats : dans un système de capitalisation, parce qu’ils subissent les conséquences de leurs actes, les individus sont incités à accumuler du capital, contrairement à un système de répartition où l’on subit les prélèvements et où l’on compte sur les autres pour assurer ses vieux jours. Le passage à la capitalisation, en augmentant le taux d’épargne, favorise donc la croissance.</p>
<p>Pour effectuer ce changement, la meilleure solution consiste à laisser aux citoyens la liberté de choix entre les deux systèmes, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMTIvMTEvODg1OS1xdWFuZC1sZS1jaGlsaS1pbmRpcXVhLWxhLXZvaWU=" target=\"_blank\">comme cela a été fait par le Chili dès 1981</a>, avec tellement de succès que cet exemple a été suivi par beaucoup d’autres pays, en particulier en Amérique latine. En réalité, aucune raison ne permet de justifier que l’on enlève aux citoyens cette liberté de choix qu’ils auraient dû pouvoir garder depuis toujours. C’est à eux de décider du montant de leur épargne pour la retraite, mais aussi de l’âge de leur retraite (de même, d’ailleurs, que de la durée hebdomadaire ou annuelle de leur travail). Mais c’est aussi à eux de décider sous quelle forme et/ou dans quels fonds de pension ils désirent placer leur épargne. Ceci s’impose d’ailleurs d’autant plus que nous nous trouvons dans une période d’ouverture des frontières, de telle sorte que l’existence de systèmes de retraite purement nationaux paraît particulièrement obsolète : ceux qui changent de pays doivent pouvoir placer leur épargne là où ils le désirent.</p>
<div>
<p>Les gouvernements hésitent certes à accepter un changement aussi radical car ils craignent les réactions des groupes organisés, par exemple les syndicats. Lorsque les gouvernements ont le courage de s’attaquer au problème et de ne pas céder devant les manifestations, on peut seulement regretter que cette fermeté serve à «sauver» le système de retraite par répartition au lieu de le remplacer par un système de capitalisation. Mais de plus en plus de gens, de jeunes gens, s'élèvent contre l’attitude conservatrice des syndicats et pour la réforme des retraites. Ils ont compris que leur régime de retraite était en péril, qu’ils voulaient sortir de l’immobilisme et du chantage syndical. C’est peut-être dans ce <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMjMvNzAzOTQtYXR0ZW5kcmUtcG91ci1yZWZvcm1lci1sZXMtcmV0cmFpdGVzLWNlc3Qtdm9sZXItbGVzLWpldW5lcy1nZW5lcmF0aW9ucw==" target=\"_blank\">changement d’attitude et de mentalité de la jeune génération</a> que réside la meilleure des raisons d’espérer.</p>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=120740" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Conseil d&#039;orientation des retraites : des hypothèses fantaisistes</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/18/118585-conseil-dorientation-des-retraites-des-hypotheses-fantaisistes</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 06:45:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Acrithene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil d’orientation des retraites]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>

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		<description><![CDATA[Les hypothèses du conseil d'orientation des retraites sont hautement fantaisistes et pêchent par excès d'optimisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les projections de déficits du Conseil d'Orientation des Retraites reposent sur des hypothèses dont les plus pessimistes sont au-dessus de l’historique des vingt dernières années. A l’horizon 2030, ces hypothèses fantaisistes négligent des dizaines de milliards de déficit.</strong></p>
<p><strong>Par Acrithène. </strong><span id="more-118585"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTgvMTE4NTg1LWNvbnNlaWwtZG9yaWVudGF0aW9uLWRlcy1yZXRyYWl0ZXMtZGVzLWh5cG90aGVzZXMtZmFudGFpc2lzdGVzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM2NDAtcmV0cmFpdGVz" rel=\"attachment wp-att-118644\"><img class="alignleft  wp-image-118644" title="imgscan contrepoints 2013640 retraites" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013640-retraites-884x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="315" height="365" /></a>Lors de la dernière campagne présidentielle américaine, un candidat à l’investiture américaine (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9yaWNrLXBlcnJ5" target=\"_blank\">Rick Perry</a>) avait déclaré, comme je l’ai déjà écrit moi-même, que le système de retraite par répartition était un schéma de Ponzi, provoquant une forte réaction des défenseurs de la sécurité sociale américaine, qualifiant cette comparaison d’ânerie. Un commentateur de mes propres billets sur le sujet et ayant le sens de la formule a qualifié la référence à Ponzi/Madoff de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Mb2lfZGVfR29kd2lu" target=\"_blank\">point Godwin</a> de l’économie.</p>
<p>Cependant, grâce au débat américain, on a retrouvé quelques noms s’étant dans le passé associés à cette ânerie. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9NaWx0b25fRnJpZWRtYW4=" target=\"_blank\">Milton Friedman</a>, d’abord, avait qualifié en 1999 le système de « plus grand ponzi de la planète ». Mais il ne suivait en cela qu’une comparaison établie par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9QYXVsX1NhbXVlbHNvbg==" target=\"_blank\">Paul Samuelson</a> en 1967. Un couple intéressant car Friedman et Samuelson sont probablement respectivement les économistes les plus influents du libéralisme et du keynésianisme de la seconde moitié du XX<sup>ème</sup> siècle. Le très progressiste Paul Krugman avait lui-même qualifié le système de Ponzi, avant de se rétracter lorsque les conservateurs américains se sont mis à le citer à ce propos.</p>
<p>Economiquement, une chaîne de Ponzi se définit comme un système dans lequel d’anciens investisseurs ne sont pas rémunérés avec le rendement de leur placement, mais avec les dépôts de nouveaux investisseurs. Ce qui correspond à la mécanique du système des retraites, dans lequel les pensionnés ne touchent pas le fruit de leurs cotisations passées, mais récoltent les cotisations actuelles des actifs.</p>
<p>Aussi, le meilleur argument que j’ai pu trouver pour dire que la retraite par répartition n’est pas un Ponzi vient du droit et non de l’économie. En effet, une chaîne de Ponzi est une fraude, dans laquelle le mécanisme sous-jacent est caché et dont la comptabilité est truquée. Mais dans le cas du système par répartition, le mécanisme est de notoriété publique et les comptes de la sécurité sociale publiés. En cela, la sécurité sociale se distingue d’une fraude, et donc d’un Ponzi. C’est cet argument que je souhaite analyser.</p>
<p>La première remarque, est que la raison pour laquelle un escroc souhaitant initier une pyramide de Ponzi doit mentir sur sa nature et maquiller sa comptabilité est que sans quoi personne ne lui confierait d’argent. Dans le cas de la sécurité sociale, la participation étant assurée par la coercition de la loi, il n’est pas à ce point nécessaire d’en cacher le mécanisme ou d’en déguiser la comptabilité.</p>
<p>Mais mon objection principale porte sur la lisibilité comptable du système. D’abord, la comptabilité d’un système par répartition n’a que peu de rapport avec celle d’un fonds d’investissement ou d’une entreprise. Par principe, comme les cotisations sont immédiatement reversées aux pensionnés, la répartition, si elle est en équilibre, n’a pas d’actif, donc pas non plus de bilan.</p>
<p>Mais surtout, s’il existait réellement une comptabilité digne de ce nom, les cotisants devraient recevoir une feuille répertoriant, les dépôts effectués, la valeur des droits à la retraite accumulés, et la différence entre les deux (c’est-à-dire les pertes ou profits). Tenir une comptabilité requiert de publier la valeur de ses obligations financières. Dans un fonds d’investissement, vous ne savez pas quelle sera la valeur de votre capital dans dix ans, mais au moins avez-vous sa valeur de marché actuelle.</p>
<p>Concrètement, la meilleure perception que peut avoir le cotisant au système par répartition français de la valeur de sa participation vient de la projection de la situation financière du système à long terme. En la matière, les documents de référence relayés par la presse sont les rapports du Conseil d’Orientation des Retraites (COR). D’abord, ces projections garantissent un déficit permanent, mais surtout elles sont une escroquerie. C’est ce dernier point que je veux vous démontrer simplement.</p>
<p>Pour réaliser les projections alarmistes que vous lisez dans la presse, le Conseil, composé de politiciens et de syndicalistes, doit se fonder sur des hypothèses démographiques et économiques ridiculement optimistes.  Ce tableau issu du rapport du COR (p.15) résume les hypothèses des dernières projections.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2h5cG90aGMzYThzZXMtY29yLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-118586" title="hypothc3a8ses-cor" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/hypothc3a8ses-cor.png?c2fb0e" alt="" width="580" height="350" /></a></p>
<h3><strong>Le tiers monde paiera !</strong></h3>
<p>Les hypothèses démographiques sont capitales, mais aussi relativement fiables à cette échelle de temps. L’immigration constitue la principale source d’incertitude.</p>
<p>L’hypothèse explicite retenue dans tous les scénarios est un solde migratoire nettement plus fort que celui des trois dernières décennies. Le graphique suivant présente l’évolution du solde migratoire français depuis 1980, et dont la moyenne annuelle s’établit plutôt à 66 000 personnes.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL3NvbGRlLW1pZ3JhdG9pcmUucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-118587" title="solde-migratoire" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/solde-migratoire.png?c2fb0e" alt="" width="567" height="338" /></a></p>
<p>L’hypothèse sous-jacente est une bonne performance du système d’intégration des immigrés afin qu’ils puissent cotiser au système de retraite. Dans un article récent dont je vous avais parlé (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMy8wMS8xNC9lbXBsb2ktbGVzLWVuZmFudHMtZGltbWlncmVzLW5ldHRlbWVudC1tb2lucy1iaWVuLWxvdGlzLXF1ZS1sZXVycy1wYXJlbnRzLw==" target=\"_blank\">lien</a>), Algan et al. montraient que le taux d’emploi des enfants d’immigrés était très inférieur à la moyenne nationale. Ainsi, seul un enfant d’immigré d’Afrique noire sur quatre disposerait d’un emploi.</p>
<p>Enfin comme le montre clairement l’exemple espagnol, rendre le système social dépendant de l’immigration accroît considérablement son exposition aux retournements de l’économie, et donc de l’attractivité du pays. Le solde migratoire espagnol a chuté de près d’un million d’habitants par an depuis l’éclatement de la crise (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMy8wMi8yNi9jb21tZW50LWxhLXNlY3VyaXRlLXNvY2lhbGUtZGVzdGFiaWxpc2UtbGV1cm9wZS8=" target=\"_blank\">lien</a>).</p>
<h3><strong>Le retour des Trente Glorieuses</strong></h3>
<p>Une fois le principe du repeuplement par l’immigration acté, le Conseil invoque un miracle économique. Deux variables clés sont explicitement considérées. Une troisième, bien plus importante, est beaucoup plus tacite et n’apparaît pas dans le tableau récapitulatif des scénarios.</p>
<p>La première variable est la croissance de la productivité apparente du travail (PIB par actif occupé), car en supposant les salaires alignés sur cette productivité, la croissance de la productivité détermine celle des salaires et donc des cotisations.</p>
<p>Concrètement, la croissance de cette productivité est la différence entre le taux de croissance du PIB est celle de la population active (cf. p20). C’est-à-dire la croissance du PIB par actif.</p>
<p>Pour juger de la crédibilité des scénarios proposés, je propose de les comparer aux vingt dernières années. Le graphique suivant présente les 5 scénarios et la productivité en base 100 en 1989. On y voit qu’au regard des vingt dernières années, tous les scénarios proposés par le COR sont au-dessus de ce qui s’est réellement passé. Le scénario médian (B) correspond à une hausse de 43 pts de la productivité par actif, soit trois fois plus que ce qui a été observé entre 1989 et 2009 (+ 16 pts). Seul l’hypothèse C’ semble correspondre aux deux dernières décennies, en ignorant l’effet de la crise de la dette.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL3Byb2R1Y3Rpdml0YzNhOS5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-118588" title="productivitc3a9" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/productivitc3a9.png?c2fb0e" alt="" width="489" height="585" /></a></p>
<p>L’autre hypothèse sur laquelle repose le rapport du COR est un recul plus ou moins marqué du taux de chômage. A nouveau, si l’on se réfère aux taux de chômage observés ces vingt dernières années, les hypothèses du COR semblent excessivement optimistes. Le chômage n’a jamais été en dessous de 7% (hypothèse pessimiste du COR) depuis 1981.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2NoYzNiNG1hZ2UucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-118589" title="chc3b4mage" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/chc3b4mage.png?c2fb0e" alt="" width="481" height="310" /></a></p>
<p>Mais la réduction du chômage n’est qu’un leurre dans les projections fantaisistes du Conseil. Le graphique qui suit est copié-collé du rapport de décembre 2012 (p.31).</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2VtcGxvaS1jb3IucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-118590" title="emploi-cor" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/emploi-cor.png?c2fb0e" alt="" width="567" height="366" /></a></p>
<p>Il montre l’évolution du nombre de cotisants. On y voit que le Conseil espère une création d’environ 3 millions d’emplois nouveaux d’ici 2025-2030. Pendant le même temps, la population des 20-65 ans se contractera légèrement, passant de 37,8 millions à 37,5 millions, d’après les projections de l’INED (avec le solde migratoire à +100 000). Cela implique donc un passage du taux d’emploi d’environ 67% à 76%, correspondant donc à un gain de 9 points. Ce qui signifie que même le retour attendu depuis quarante ans au plein emploi (chômage à 4,5%) ne suffit pas à soutenir l’hypothèse du Conseil, qui doit être accompagnée d’une forte participation des plus de soixante ans à l’emploi.</p>
<p>L’histoire que se raconte le COR est que le report de deux années de l’âge de départ à la retraite justifie la révision opérée vis-à-vis des projections qu’il avait établies en 2010. Cependant, si on regarde le graphique, on voit que la révision ajoute deux millions de cotisants en 2030. Et là, j’ai du mal à retrouver la substance absorbée par les sages, car deux classes d’âges représentent environ 1,6 millions d’individus. Donc même à supposer un taux d’emploi de 100% (le taux d’emploi des 55-64 ans est de 41,5% (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci90aGVtZXMvdGFibGVhdS5hc3A/cmVnX2lkPTAmYW1wO3JlZl9pZD1OQVRub24wMzE3MQ==">source</a>)) et l’ajustement total à la réforme, on n’arrive pas à 2 millions de cotisants en plus grâce à la réforme.</p>
<h3><strong>Quantifier l’entourloupe</strong></h3>
<p>D’après l’INSEE, la France a créé 6 millions d’emplois en 55 ans, soit environ 110 000 par an depuis 1955 (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci90aGVtZXMvZG9jdW1lbnQuYXNwP3JlZl9pZD1tYXJ0cmExMiNzMQ==">source</a>). Cette croissance de l’emploi a été soutenue par la féminisation du travail et une hausse de 12 millions de personnes de la population des 20-64 ans (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci9wcHAvYmFzZXMtZGUtZG9ubmVlcy9kb25uZWVzLWRldGFpbGxlZXMvYmlsYW4tZGVtby9weXJhbWlkZS9weXJhbWlkZS5odG0=">source</a>).</p>
<p>Mais ce que veut nous faire croire le Conseil, c’est que la France créera 3 millions d’emplois d’ici 2030, c’est-à-dire, 167 000 par an (à supposer qu’on commence cette année), dans un contexte de stagnation de la population active et sans apparition d’un troisième sexe.</p>
<p>La question, c’est qu’elle est l’impact d’une diminution du nombre des cotisants prévus ? En 2011, les ressources du système des retraites représentent 13.2% du PIB pour 25,5 millions de cotisants. Cela représente environ 10,35 milliards par million d’actifs. Ensuite, en appliquant le taux de croissance des salaires selon l’hypothèse centrale du COR (Scénario B), on arrive à 13 milliards en moins, par million d’emplois manquants en 2030.</p>
<p>Donc une correction de un million d’emplois en 2030 – ce qui laisse à l’économie française la charge de créer deux millions d’emplois d’ici là – fait passer le déficit du scénario B en 2030 de 27.5 milliards à 40 milliards.</p>
<p>L’hypothèse conservatrice d’une stabilité du taux d’emploi de la population active accroît le déficit projeté d’environ 25 milliards par an, ce qui dans le Scénario C propulserait le déficit de 2030 à 65 milliards par an. On retrouverait alors plus ou moins la projection établie par le rapport du COR en 2010, qui projetait un déficit de 80 milliards par an dans le scénario C en 2030.</p>
<p>Comme je l’avais indiqué dans mon billet reprenant les estimations du Rapport de 2010 du COR, le seul système des retraites doublerait le ratio dette publique/PIB de la France d’ici à 2040. Ce qui est juste impossible. Les hypothèses de miracle économique décrites par le COR sont une fraude politique. Rappelons pour soutenir la crédibilité de ce billet que la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iaXMub3JnLw==">Banque des Règlements Internationaux</a> de Bâle projette la dette publique française à 300% du PIB en 2030 et suggère le report de l’âge de la retraite comme principale solution (Cecchetti, Fender &amp; Zampolli, 2010).</p>
<h3>Bibliographie :</h3>
<ul>
<li><em>Onzième Rapport du Conseil d'Orientation des Retraites</em>, Décembre 2012 (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb3ItcmV0cmFpdGVzLmZyL0lNRy9wZGYvZG9jLTE4ODcucGRm" target=\"_blank\">lien</a>)</li>
<li>Stephen Cecchetti &amp; Madhusudan Mohanty &amp; Fabrizio Zampolli, 2010. « The future of public debt: prospects and implications, » <em>BIS Working Papers</em> 300, Bank for International Settlements.(<a title=\"lien\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iaXMub3JnL3B1Ymwvd29yazMwMC5wZGY=" target=\"_blank\">lien</a>)</li>
</ul>
<p>Sur le blog d'Acrithène</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMS8xNC9jb21tZW50LWxlcy1yZXRyYWl0ZXMtY3JldXNlcm9udC1sYS1kZXR0ZS8=" target=\"_blank\">Comment les retraites creuseront la dette</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMS8xNi9leHBsaWNhdGlvbnMtc3VyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzLw==" target=\"_blank\">Explications sur le déséquilibre des retraites</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMC8yNS9sZS1tb25zdHJlLWludmlzaWJsZS1kZS1sYS1kZXR0ZS1pbXBsaWNpdGUv" target=\"_blank\">Le monstre invisible de la dette implicite</a></li>
</ul>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMy8wMy8xNi9sZXMtZmFudGFzbWVzLWR1LWNvbnNlaWwtZG9yaWVudGF0aW9uLWRlcy1yZXRyYWl0ZXMv" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118585" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/03/18/118585-conseil-dorientation-des-retraites-des-hypotheses-fantaisistes/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Retraites complémentaires : que faire pour les sauver ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/15/118337-retraites-complementaires-que-faire-pour-les-sauver</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 06:21:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[AGIRC]]></category>
		<category><![CDATA[ARRCO]]></category>
		<category><![CDATA[retraites]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme un mauvais marronnier, resurgit régulièrement le trou de l’AGIRC-ARRCO.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme un mauvais marronnier, resurgit régulièrement le trou de l’AGIRC-ARRCO.</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-118337"></span><br />
<strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTUvMTE4MzM3LXJldHJhaXRlcy1jb21wbGVtZW50YWlyZXMtcXVlLWZhaXJlLXBvdXItbGVzLXNhdXZlci9hdHRhY2htZW50LzExODM0MA==" rel=\"attachment wp-att-118340\"><img class="aligncenter  wp-image-118340" title="-" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/retraites-AGIRC-ARRCO.jpg?c2fb0e" alt="" width="444" height="295" /></a></strong></p>
<p><strong>C’est cyclique, c’est sans fin, c’est mathématique</strong></p>
<p>Comme <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMi9sYS1maW4tcHJvZ3JhbW1lZS1kdS1yZWdpbWUtZGUtcmV0cmFpdGUtcGFyLXJlcGFydGl0aW9uLw==" target=\"_blank\">tous les ans</a> ou tous les deux ans, nous voici en face d’une dure réalité, les régimes de retraites complémentaires doivent faire face à un « génération cliff » qui, conjugué à la récession économique, les condamnent à voir l’échéance ultime s’approcher de plus en plus près. Et comme tous les ans, les « partenaires sociaux » s’enferment dans leur logique dépassée et improductive – faut-il augmenter les cotisations ou repousser l’âge de la retraite ? – et comme tous les ans, ils nous répondront « les deux, chers cochons payants ». Il ne peut pas en être autrement dans un système où les derniers arrivés paient pour les premiers sortis, dès lors que ces derniers deviennent moins nombreux que les premiers.</p>
<p><strong>Le grand numéro de Guignol</strong></p>
<div>Histoire de nous amuser et de donner quelques éléments d’articles aux journalistes de la grande presse, les « partenaires sociaux », qui s’entendent comme larrons en foire, font semblant de ne pas être d’accord.</div>
<div>
<ul>
<li>Première mesure, la revalorisation des retraites. Elles sont actuellement revalorisées au rythme de l’inflation. Le patronat propose qu’elles ne le soient que de 1%.</li>
</ul>
<ul>
<li>Deuxième mesure, l’augmentation des cotisations. Tels de véritables énarques, nos chers partenaires sociaux ont tendance à prendre les sommes prévues qui vont s’alourdissant, à les répartir sur l’assiette qui va s’amenuisant, pour déterminer les nouveaux taux de cotisation. Faisant ainsi fi des conséquences sur le coût du travail que cela génère, donc des pertes d’emplois et des pertes de cotisations que cela entraîne.</li>
</ul>
<ul>
<li>Troisième mesure, la différenciation de la hausse du taux d’appel (qui n’ouvre pas de nouveaux droits ; même si on cotise plus, la pension ne sera pas plus élevée) de celle du « taux contractuel » (qui ouvre des droits à la retraite plus on cotise, plus la retraite est élevée).</li>
</ul>
</div>
<p>Le besoin de financement des deux régimes est d’environ<strong> 6 à 10 milliards d’euros d’ici à 2017</strong>.</p>
<p>Allons nous vers un conflit entre syndicats et patronat ? Pas le moins du monde, rassurez vous. Dès aujourd’hui, les compères ont annoncé qu’ils avaient trouvé un terrain d’entente. Une revalorisation des pensions inférieures d’1% à l’inflation pendant les trois années à venir et une augmentation des cotisations de 0,1% au 1er janvier 2014 et de 0,1% au 1er janvier 2015. Cela permettra-t-il de résorber le problème ? Pas le moins du monde affirment les « partenaires sociaux ». Mais ils sont contents, ils ont l’impression d’avoir décidé quelque chose et repoussent à plus tard le problème. Cotiser plus pour gagner moins en retraite, voilà la grande réussite de ce système.</p>
<p><strong>Qui sont les partenaires sociaux ?</strong></p>
<p>La vraie grande question qui se pose devant cette mauvaise pièce de théâtre est la suivante : pourquoi les retraites de Français sont-elles gérées par des gens qui ne représentent personne, qui n’ont aucune légitimité ? Qui sont les fameux « partenaires sociaux » ? Tout d’abord les syndicats, CGT, CFDT, CFTC, CGC, qui ne représentent que 7% des salariés français. En fait, dans le privé, puisque nous parlons là des retraites des salariés du privé, ils ne représentent même pas 4% des salariés ! D’autre part, le MEDEF et la CGPME. Au MEDEF, vous n’avez quasiment pas de patron, il ne s’agit que de super salariés déresponsabilisés qui touchent des salaires faramineux, des primes, des retraites chapeau sans jamais avoir risqué quoi que ce soit. Les patrons, les vrais, sont ceux qui engagent tout ce qu’ils ont (et même quelquefois plus) en une entreprise à laquelle ils croient et pour laquelle ils se sacrifient. Ceux-ci ne sont pas plus représentés que leurs salariés.</p>
<p><strong>Une solution simple et qui ne coûte pas un centime à qui que ce soit</strong></p>
<p>Vous ne voulez pas toucher au système de retraites ? Il manque 6 Md€ pour le financer ? Très simple, Messieurs les « partenaires sociaux », il suffit que vous renonciez à vos subventions publiques pendant un an ! Les syndicats qui ne représentent qu’eux mêmes touchent 4Md€ par an, les organisations patronales touchent 1,2Md€. Allez, en un an et demi, sans augmenter les cotisations, sans diminuer les prestations, nos amis les « partenaires sociaux », si bons gestionnaires, résolvent les problèmes des retraites complémentaires…</p>
<p>Mais rassurez-vous, leur « dévouement » au régime de retraite ne va pas jusque là. La preuve ? <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXM0dmVyaXRlcy5jb20vZWNvbm9taWUtNHYvcGllcnJlLWVkb3VhcmQtZHUtY3JheS1hZ2lyYy1hcnJjby1tYWluLWJhc3NlLXN1ci1ub3MtcmV0cmFpdGVz" target=\"_blank\">Il y a trois ans, le gouvernement de Monsieur Fillon a ponctionné 6Md€ </a>de l’ARGIC et de l’ARCCO pour les transférer sur les comptes de l’IRCANTEC, le système de retraite des fonctionnaires. Avez-vous entendu vos chers « partenaires sociaux » crier, vous appeler à manifester, faire des pieds et des mains pour défendre vos retraites ? Bien sûr que non, ils ont préféré rendre discrètement ce petit service au gouvernement qui choyait si bien ses fonctionnaires, gros bataillons syndicalistes.</p>
<p>Non, vraiment, ces partenaires sociaux ne sont pas représentatifs, ne sont pas compétents et n’agissent en rien dans l’intérêt des salariés du privé. Il est temps de les chasser de la gestion de ces caisses.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9pbC1lc3QtZmFjaWxlLWRlLXJlc291ZHJlLWxlLXRyb3UtZGUtbGFyZ2ljLWFyY2NvLWVuLXVuLWFuLWV0LWRlbWkv">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118337" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Comment la Sécurité Sociale déstabilise l’Europe</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/06/117240-comment-la-securite-sociale-destabilise-leurope</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 06:10:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Acrithene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[dettes sociales]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide des âges]]></category>
		<category><![CDATA[retraites]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>

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		<description><![CDATA[La jeunesse des pays fragilisés migre vers les pays sains. Ce faisant elle aggrave durablement les déséquilibres générationnels de la pyramide des âges des pays endettés au profit des pays sains.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La jeunesse des pays fragilisés migre vers les pays sains. Ce faisant elle aggrave durablement les déséquilibres générationnels de la pyramide des âges des pays endettés au profit des pays sains. L’équilibre budgétaire de la Sécurité Sociale des pays en crise s’en trouve d’autant plus dégradé à long terme.</strong><br />
<span id="more-117240"></span><br />
<strong>Par Acrithène.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMTcvNTYwNzMtbGUtbWlyYWNsZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzLXBhci1yZXBhcnRpdGlvbnMvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMzMDItcmV0cmFpdGUtcGFyLXJlcGFydGl0aW9u" rel=\"attachment wp-att-56121\"><img class="wp-image-56121 aligncenter" title="imgscan contrepoints302 - retraite par répartition" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/11/imgscan-contrepoints302-retraite-par-répartition-1024x996.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="292" /></a></p>
<p>Dans de nombreux billets sur <em>Contrepoints</em> ou sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQ=">mon blog</a>, je vous ai expliqué qu’une des clés de la compréhension de la crise de la dette publique européenne se trouvait dans la structure démographique de sa population et davantage dans l’avenir des dépenses publiques que dans la réduction des dettes déjà contractées. L’incapacité des gouvernements à réguler la dette publique existante n’est qu’un signe particulièrement inquiétant quant à leur capacité à réformer l’État de sorte qu’il puisse gérer le défi démographique des prochaines décennies.</p>
<p>Rappelons rapidement ces problèmes en prenant le cas français :</p>
<ul>
<li>En sommant les déficits prévus d’ici 2050 par le Comité d’Orientation des Retraites (COR), et en prenant l’hypothèse d’une croissance économique de 2%, le déséquilibre de la retraite par répartition ajoutera entre 90 et 130 points de PIB à la dette publique (<a title=\"Comment les retraites creuseront la dette\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMS8xNC9jb21tZW50LWxlcy1yZXRyYWl0ZXMtY3JldXNlcm9udC1sYS1kZXR0ZS8=" target=\"_blank\">article détaillé</a>).</li>
<li>Du côté de l’assurance maladie, l’explosion de la population des plus de 65 ans et de leurs frais médicaux pourrait faire passer la cotisation annuelle moyenne par actif de moins de 5 000€ en moyenne à plus de 20 000 €, hors inflation (<a title=\"L’improbable survie de l’assurance maladie\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMS8xMi9saW1wcm9iYWJsZS1zdXJ2aWUtZGUtbGFzc3VyYW5jZS1tYWxhZGllLw==" target=\"_blank\">article détaillé</a>).</li>
</ul>
<p>Corroborant ce scénario impossible, la Banque des Règlements Internationaux (BRI – la banque des banques centrales) s’amusait à calculer l’évolution de la dette publique dans la situation de <em>statu quo</em> politique. Le « <em>baseline scenario »</em> de la BRI, n’incluant pas de réforme de la Sécu, propulsait la dette publique française à 400% du PIB en 2040. Similairement, <a title=\"Le monstre invisible de la dette implicite\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMC8yNS9sZS1tb25zdHJlLWludmlzaWJsZS1kZS1sYS1kZXR0ZS1pbXBsaWNpdGUv" target=\"_blank\">divers organismes dont la BCE estimaient les dettes implicites</a> (droits à la retraite déjà « acquis » à payer dans le futur) de la France à 350% du PIB en France en 2007, 320% pour l’Allemagne et l’Italie, et globalement 330% pour la zone euro. Cette dette implicite existe déjà mais ne fait pas l’objet d’un enregistrement comptable car son remboursement est contingent. Comprendre : l’État ne s’est en rien contractuellement engagé à payer les pensions futures des cotisants actuels. Cette dette politique n’a aucune existence légale, et donc pas non plus d’existence comptable.</p>
<p>Évidemment, ces chiffres tiennent pour grande partie de la science-fiction, dans la mesure où personne ne prêtera ces sommes astronomiques à des pays peuplés de vieux. Mais cela pose en des termes brutaux le fait que la crise actuelle n’est qu’une anticipation par le marché des déséquilibres futurs et de la capacité des gouvernants de les anticiper.</p>
<p>Devant cette situation, tous les pays européens ne sont pas égaux. En fait, la France est très loin d’être dans la pire situation, et ce grâce à sa culture nataliste. La jeunesse semble une ressource fiscale bien maigre à court terme – surtout si elle est au chômage – mais elle est la ressource principale de la stabilité financière des États à long terme. C’est sur elle que pèse durablement la dette publique. Dans la vie des agents privés, les parents se portent caution de leurs enfants emprunteurs. Dans la vie politique, les parents mettent leurs enfants en hypothèque. D’où se pose la question de l’impact déstabilisant d’un système de sécurité sociale défaillant dans un monde où la jeunesse peut migrer.</p>
<p>En effet, les pays qui se trouvent en difficulté aujourd’hui car leur situation financière de long terme est compromise, notamment à cause des déséquilibres de la sécurité sociale, subissent une montée dramatique du chômage des jeunes et donc pâtissent d’un bouleversement des flux migratoires de travailleurs. Plus un pays a un avenir financier compromis, plus sa jeunesse le fuit, et plus sa situation financière est dégradée à long terme. Un effet déstabilisateur circulaire auquel ne sont pas soumis les systèmes capitalistes traditionnels. En effet une assurance maladie privée ne fait pas payer les jeunes pour les vieux, mais mutualise à l’intérieur de chaque tranche d’âge. Quant au système de retraite par capitalisation, lorsque le capital passe de l’Espagne à l’Allemagne, il ne change pas de propriétaire. Au contraire le jeune espagnol qui migre payera les retraités de son pays d’accueil, et non de son pays d’origine : sa cotisation change de « propriétaire ». Il devient l’hypothèque de la finance publique allemande.</p>
<p>Ce qui est très pervers dans ces migrations, c’est que lorsqu’un jeune Espagnol quitte son pays pour l’Allemagne, il accroît la charge sociale moyenne des salariés restés en Espagne, et diminue celle des salariés allemands. Les déséquilibres compétitifs sont donc alors auto-aggravants.</p>
<p>Le petit schéma qui suit vous synthétise comment la sécurité sociale, via le nombre d’actifs par retraité, joue un rôle auto-déstabilisateur dans un monde où les travailleurs migrent.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3MjQwLWNvbW1lbnQtbGEtc2VjdXJpdGUtc29jaWFsZS1kZXN0YWJpbGlzZS1sZXVyb3BlL3JldHJhaXRlbWlncmF0aW9u" rel=\"attachment wp-att-117241\"><img class="aligncenter  wp-image-117241" title="retraitemigration" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/retraitemigration.png?c2fb0e" alt="" width="565" height="319" /></a></p>
<p>Mais revenons désormais à cette crise européenne qui nous préoccupe et au rapport qu’elle entretient avec les déséquilibres profonds du système de retraite qui frapperont l’Europe dans une ou deux décennies. Le graphique qui suit présente le solde migratoire des PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne) ces dix dernières années. On y constate un important plongeon pour deux des pays qui avaient parmi les plus importants soldes migratoires d’Europe : l’Espagne et la Grèce.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3MjQwLWNvbW1lbnQtbGEtc2VjdXJpdGUtc29jaWFsZS1kZXN0YWJpbGlzZS1sZXVyb3BlL3BpZ3MtbWlncmF0aW9u" rel=\"attachment wp-att-117243\"><img class="aligncenter size-full wp-image-117243" title="pigs-migration" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/pigs-migration.png?c2fb0e" alt="" width="481" height="480" /></a></p>
<p>Depuis le début de la décennie, l’Espagne accueillait chaque année environ 1,5 immigrés (net des émigrants) pour 100 habitants. Comme l’Espagne a une population de 47 millions d’habitants, cela correspondait à un accroissement de 700 000 personnes par an, essentiellement des personnes entre 0 et 40 ans. Cela fait désormais 4 ans que ce solde est devenu nul ou négatif. Cela signifie que vis-à-vis du scénario d’avant crise, l’Espagne a subi un choc démographique d’environ 2,5 millions d’individus en moins, et qui seraient pour beaucoup venus s’ajouter à la population active de 2030. Leur contribution est désormais devenue très hypothétique.</p>
<p>Dans la projection démographique médiane de l’ONU, l’Espagne devait maintenir une population active (20-65 ans) de 29 millions de personnes entre 2011 et 2030. De son côté, le nombre de retraités devait passer de 8 millions à 11,5 millions. Le nombre de retraités par actifs, appelé ratio de dépendance, progressait donc de 0,27 à 0,40. Le graphique qui suit résume l’évolution de la pyramide des âges sur les deux périodes : 2011 à gauche en bleu, 2030 en orange à droite. Le graphique d’à côté représente la variation par tranche d’âge entre les deux périodes. On y voit à quel point la structure par âge de l’Espagne se déséquilibrait malgré la forte immigration. Il faut dire que l’Espagne a un taux de fécondité bien inférieur à 2 depuis les années 1980, environ 1,4 enfant par femme.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3MjQwLWNvbW1lbnQtbGEtc2VjdXJpdGUtc29jaWFsZS1kZXN0YWJpbGlzZS1sZXVyb3BlL2VzcGFnbmUtcHlyYW1pZGU=" rel=\"attachment wp-att-117244\"><img class="aligncenter size-full wp-image-117244" title="espagne-pyramide" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/espagne-pyramide.png?c2fb0e" alt="" width="559" height="429" /></a></p>
<p>Désormais, si on soustrait nos 2,5 millions de personnes « perdues », dont la plupart seront actives en 2030, ce ratio de dépendance passe à 0,44. Cette hausse de 10% du ratio de dépendance implique une hausse de 10% des cotisations pesant sur les actifs en 2030 par rapport à ce qu’on pouvait espérer avant crise (ou une diminution égale des pensions). Une hausse de 10% qui s’ajoute à celle de 47% qui était de toutes manières prévisible avant crise. J’explique dans un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMS8xNi9leHBsaWNhdGlvbnMtc3VyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzLw==">précédent billet</a> pourquoi pensions et cotisations sont proportionnellement liées au ratio de dépendance. Que représente une perte de 10% de la base des actifs pour l’avenir des finances publiques espagnoles ? Avec un PIB par habitant de 30 000€ et un taux de prélèvement moyen de 35%, on arrive à 26 milliards par an, donc des centaines de milliards d’euro de manque à gagner fiscal.</p>
<p>Les choses s’arrêtent-elles ici ? Bien sûr que non. Avec un taux de chômage des jeunes à 50%, il est assuré que le basculement de la situation migratoire de l’Espagne se prolonge encore quelques années. Cette prolongation réduit la chance des retours dans la mère patrie à l’issue de la crise, et fera monter le manque à gagner démographique à probablement au moins 5 millions de personnes, peut-être davantage. Je n’ai pas les chiffres définitifs pour 2012, mais sur les 6 premiers mois, le solde migratoire était dans le rouge de plus de 90 000 personnes. En base annuelle, cela signifie une perte de 180 000, soit un manque à gagner annuel d’environ 900 000 personnes par rapport à la situation d’avant crise. Donc rien qu’en ajoutant 2012, notre total s’élèverait déjà à environ 3,5 millions de personnes. Et au-delà des simples chiffres, il faudrait s’interroger sur le profil économique de ses migrants : il n’est pas certain que ce soit les moins bons qui partent. Généralement, les populations les plus mobiles sont les plus diplômées.</p>
<p>Qui profitent de ces changements migratoires ? Pour une grande partie, les populations soit renoncent à immigrer vers l’Europe et restent extra-européennes, soit des populations européennes migrent vers le reste du monde (Amérique latine par exemple, pour les espagnols). Mais on observe aussi des mouvements migratoires au sein de l’Europe. Le dernier graphique présente le taux du solde migratoire pour l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas (et non, la France n’attire pas). Si les changements sont moins brutaux que dans le cas des PIGS, l’équilibre de la pyramide des âges, et donc des systèmes sociaux, profiteront à long terme de ses mouvements.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3MjQwLWNvbW1lbnQtbGEtc2VjdXJpdGUtc29jaWFsZS1kZXN0YWJpbGlzZS1sZXVyb3BlL3RvcC1taWdyYXRpb24=" rel=\"attachment wp-att-117245\"><img class="aligncenter size-full wp-image-117245" title="top-migration" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/top-migration.png?c2fb0e" alt="" width="481" height="480" /></a></p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMy8wMi8yNi9jb21tZW50LWxhLXNlY3VyaXRlLXNvY2lhbGUtZGVzdGFiaWxpc2UtbGV1cm9wZS8=">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Retraites : le taureau par les cornes</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/25/117607-retraites-le-taureau-par-les-cornes</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/25/117607-retraites-le-taureau-par-les-cornes#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Feb 2013 07:19:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[José Piñera]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par capitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=117607</guid>
		<description><![CDATA[Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault fait feu de tout bois pour concocter aux Français blasés une resucée de réforme des retraites.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault fait feu de tout bois pour concocter aux Français blasés une resucée de réforme des retraites.</strong></p>
<p><strong>Par Philippe Robert.</strong><br />
<span id="more-117607"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDkvMTE3NjA3LXJldHJhaXRlcy1sZS10YXVyZWF1LXBhci1sZXMtY29ybmVzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM2MDktcmV0cmFpdGVz" rel=\"attachment wp-att-117670\"><img class="aligncenter  wp-image-117670" title="imgscan contrepoints 2013609 retraites" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013609-retraites-1024x974.jpg?c2fb0e" alt="" width="400" height="380" /></a></p>
<p>Rappelé sans ménagement à ses devoirs d’État (sic), le gouvernement hétéroclite dirigé (resic) par Jean-Marc Ayrault fait feu de tout bois pour concocter aux Français blasés une resucée de réforme des retraites qui, promis, juré, craché, sera plus "durable" qu’aucune autre réforme jamais entreprise avant lui... En d’autres termes il s’agit de remettre prétendument sur le métier, bien à l’abri sous le parapluie largement déployé d’une commission ad hoc réunie "pour l’avenir des retraites", une énième réforme plus que jamais paramétrique puisqu'il ne saurait être question, <em>horresco referens</em>, de franchir le Rubicon de la capitalisation.</p>
<p>D’où nous vient donc cette tare dont le plus sûr résultat, longuement mijoté au fil des ans et plus sûrement encore depuis la Libération (!), nous saute aujourd’hui à la figure avec une rare violence tant s’impose désormais, à tous les niveaux de la société française, l’évidence d’un monde de plus en plus ouvert aux libertés ?</p>
<p>À cet effet, on ne peut manquer de citer, en matière de pérennisation réussie des retraites, l’expérience menée au Chili dont 95% de la population a finalement choisi de passer de la répartition à la capitalisation ; un tournant salvateur pris en 1981 sous la houlette éclairée d’un jeune ministre du Travail : José Pinera :</p>
<blockquote><p>Le parcours de José Pinera et de son équipe tient de l’épopée, de même que leurs exploits relèvent de la gageure. En deux ans, et avant la révolution menée par Margaret Thatcher et Ronald Reagan, un petit groupe d’individus résolument réformateurs sont parvenus à révolutionner le régime de retraite, avec l’approbation au final de la population active chilienne ; mais aussi à réformer le marché du travail et à promouvoir la nouvelle Constitution du pays qui a achevé la transition pacifique à la démocratie libérale du Chili.</p>
<p>— Introduction "Bleu, blanc, rouge" de Jacob Arfwedson au livre de José Pinera.</p></blockquote>
<p>Un parcours exceptionnel en effet que nous, Français, serions donc incapables de reproduire, ne serait-ce qu’au seul niveau des retraites ? Puisque pour le reste nous sommes dotés d’une Constitution durable et vivons sous le régime de l’État de droit... Tout en ayant de forts progrès à faire en matière de démocratie libérale !</p>
<p>Aussi, quelle est donc cette potion magique administrée par José Piñera au peuple chilien et dont une trentaine de pays dans le monde a déjà délicieusement fait son miel ? En voici un bref résumé tiré de son ouvrage <em>Le taureau par les cornes, Comment résoudre la crise des retraites</em> (Éditions Charles Coquelin, 2008) :</p>
<blockquote><p>Notre décision de fonder le nouveau système de retraite sur la liberté individuelle signifia un bouleversement de la politique sociale au Chili. La devise du nouveau système serait le libre choix et non la contrainte (...) Le régime de capitalisation est le seul système où les bénéfices sont liés aux sacrifices que le travailleur fait au cours de sa carrière (...) Ce système est le seul à même de proposer aux individus la responsabilité et l’incitation sans lesquelles il n’y a ni société civile, ni un système économique viables (...) <span style="text-decoration: underline;">La charge qui pèse sur le travail est supprimée, puisque les coûts de prestation de financement des autres prestations sociales incombent à l’État</span> (*) ; c’est ainsi que l’on a fixé la contribution minimale à 10 pour cent des revenus salariaux ; ces contributions sont déductibles fiscalement jusqu’à un certain niveau.</p>
<p>(*) Souligné par moi à l’intention de nos princes.</p></blockquote>
<p>Allons, ne rêvons pas. Quelles vont être réellement, aujourd’hui comme hier, les solutions encore et toujours paramétriques auxquelles, sans coup férir, va se rallier le gouvernement actuel dont il ne faut pas plus attendre de miracles que de la part des gouvernements crypto-socialistes précédents ? José Piñera nous les décline :</p>
<blockquote><p>En apparence, il y en a plusieurs, mais aucune ne fait vraiment recette. La première consiste à augmenter l’âge de la retraite (...) Deuxième solution : augmenter les cotisations sociales (...) La troisième solution relève de l’hypocrisie pure (...) Elle consiste à dévaloriser les retraites à verser par l’inflation (...) Le péché originel du système par répartition consiste en la destruction du rapport fondamental de toute institution humaine entre contributions et prestations, droits et devoirs, cotisations et versements.</p></blockquote>
<p>En accord avec l’abracadabrantesque docteur Knock, "Je me dis parfois qu’il me faudrait d’autres soucis pour chasser celui-là. Docteur, la nature humaine est une pauvre chose. Il est écrit que nous ne pouvons déloger un tourment qu’à condition d’en installer un autre à la place". Ben oui, Docteur, sinon à quoi servirait-il de faire de la politique ?</p>
<p>---<br />
<strong>À lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0OTI0LWNvbW1lbnQtbGVzLXJldHJhaXRlcy1jcmV1c2Vyb250LWxhLWRldHRl">Comment les retraites creuseront la dette</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVz">Comment expliquer le déséquilibre des retraites ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDgvMTA3MjEwLWV0LXNpLXZvdXMtYXZpZXotaW52ZXN0aS12b3MtY290aXNhdGlvbnMtcmV0cmFpdGUtZGFucy1sZS1jYWM0MA==">Et si vous aviez investi vos cotisations retraite dans le CAC40 ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjEvMTA4ODIxLWxhLXJldHJhaXRlLXBhci1yZXBhcnRpdGlvbi1lc3QtdW4tc3lzdGVtZS1kZS1wb256aS1sYS1wcmV1dmUtbWF0aGVtYXRpcXVl">La retraite par répartition est un système de Ponzi, la preuve mathématique</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTMvMTExMTc4LXF1aWQtZHUtc3lzdGVtZS1kZS1yZXRyYWl0ZQ==">Quid du système de retraite ?</a></li>
</ul>
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		<title>Les maisons de retraite, un investissement d’avenir</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/08/114263-les-maisons-de-retraite-un-investissement-davenir</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 05:40:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[maisons de retraite]]></category>

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		<description><![CDATA[Les maisons de retraite, un secteur appelé à se développer.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les maisons de retraite, un secteur appelé à se développer.</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-114263"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDgvMTE0MjYzLWxlcy1tYWlzb25zLWRlLXJldHJhaXRlLXVuLWludmVzdGlzc2VtZW50LWRhdmVuaXIvcmV0cmFpdGVlLXBsYWdl" rel=\"attachment wp-att-114264\"><img class="aligncenter  wp-image-114264" title="retraitée-plage" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/retraitée-plage-1024x682.jpg?c2fb0e" alt="" width="400" height="266" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rcG1nLmNvbS9GUi9mci9Jc3N1ZXNBbmRJbnNpZ2h0cy9BcnRpY2xlc1B1YmxpY2F0aW9ucy9QcmVzcy1yZWxlYXNlcy9QYWdlcy9PYnNlcnZhdG9pcmUtRUhQQUQtMjAxMy5hc3B4" target=\"_blank\">KPMG édite chaque année</a> un rapport de son observatoire EHPAD. Il s’agit d’une étude menée auprès de 323 établissements publics et privés (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rcG1nLmNvbS9GUi9mci9Jc3N1ZXNBbmRJbnNpZ2h0cy9BcnRpY2xlc1B1YmxpY2F0aW9ucy9QcmVzcy1yZWxlYXNlcy9QYWdlcy9PYnNlcnZhdG9pcmUtRUhQQUQtMjAxMy5hc3B4" target=\"_blank\">téléchargeable en pdf</a>). Parmi les principales données que nous fournit cette étude, citons les éléments suivants.</p>
<p><strong>Le coût</strong></p>
<p>En Île-de-France un résident devra payer 2242€ par mois en moyenne, contre 1819€ (61€/jour) dans les établissements situés hors Île-de-France. Cela représente un surcoût de 26%. Il est à noter que le coût net moyen d’un résident s’établit en moyenne à 89€/jour (en fait 109€ en Île-de-France et 88€ hors Île-de-France).</p>
<p><strong>Le taux d’encadrement qui augmente, mais faiblement</strong></p>
<p>Le taux d’encadrement moyen s’établit à 0,59 ETP (Équivalent Temps Plein) par lit occupé. Pour un établissement accueillant des personnes âgées très dépendantes, ce taux atteint 0,64 ETP. Il convient de rappeler que le Plan Solidarité Grand Âge mis en œuvre entre 2007 et 2012 prévoyait d’atteindre une moyenne de 0,65 ETP par lit occupé, niveau auquel nous ne sommes pas parvenus pour l'instant. Il évoquait même la nécessité d’augmenter le taux d’encadrement à 1 professionnel pour 1 résident pour les personnes âgées les plus malades et les plus dépendantes.</p>
<p><strong>L’âge d’entrée</strong></p>
<p>Il y a 25 ans, l’âge moyen d’entrée en maison de retraite était de 80,2 ans, puis de 83,5 ans en 2007 pour s’élever aujourd’hui à 85,06 ans. L’âge moyen des femmes hébergées est de 85,84 ans contre 84,62 ans pour les hommes.</p>
<p><strong>La dépendance</strong></p>
<p>Le niveau de <a title=\"dépendance\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMS9kZXBlbmRhbmNlLw==">dépendance</a> des résidents en EHPAD a augmenté depuis 2009. Ainsi, les établissements du panel de l’observatoire KPMG affichaient en 2009 un niveau de GMP (Gir Moyen Pondéré) moyen de 646, alors qu’il atteint 670 en 2011. Les EHPAD publics accueillent des résidents plus dépendants : 50% des EHPAD publics ont un GMP moyen supérieur à 700 contre 34% des EHPAD privés non lucratifs.</p>
<p><strong>L’occupation</strong></p>
<p>Le taux d’occupation moyen des EHPAD du panel KPMG est de 96%, à un niveau stable par rapport à l’an dernier (97%). Le taux de nouvelles admissions s’élève à 27% par an.</p>
<p><strong>Les perspectives</strong></p>
<p>Selon les projections de l’INSEE, en 2035 un Français sur trois aura plus de 60 ans, et en 2060 les personnes âgées de plus de 80 ans représenteront 10% de la population totale contre 4,5% actuellement. Cette évolution démographique va engendrer une augmentation de la demande en matière de prise en charge des personnes âgées dépendantes. On comptabilisait en 2007, 684 158 places en établissements d’hébergements pour personnes âgées contre 674 782 places en 2003, soit une évolution de 1,4%. C’est donc un secteur appelé à un fort développement et qui, nous venons de l’évoquer connaît un taux de remplissage exceptionnel. Seule éventuelle ombre au tableau, Madame Duflot. En effet, elle serait en train de réfléchir à un « <em>encadrement des loyers dans les maisons de retraite </em>», comme dans le secteur libre.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9sZXMtbWFpc29ucy1kZS1yZXRyYWl0ZS11bi1pbnZlc3Rpc3NlbWVudC1kYXZlbmlyLw==">Sur le web</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ces retraites qu&#039;on assassine</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/22/112186-ces-retraites-quon-assassine</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/01/22/112186-ces-retraites-quon-assassine#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 06:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel de Poncins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par capitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>
		<category><![CDATA[système madoff]]></category>

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		<description><![CDATA[Conscient de la catastrophe qui s'annonce, François Hollande a annoncé une série de négociations sur les retraites au printemps.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Conscient de la catastrophe qui s'annonce, François Hollande a annoncé une série de négociations sur les retraites au printemps.</strong><br />
<span id="more-112186"></span><br />
<strong>Par Michel de Poncins.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTMvMTExMTc4LXF1aWQtZHUtc3lzdGVtZS1kZS1yZXRyYWl0ZS9yZXRyYWl0ZXMtNA==" rel=\"attachment wp-att-111182\"><img class="aligncenter size-full wp-image-111182" title="retraités" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/retraités.jpg?c2fb0e" alt="" width="493" height="178" /></a></p>
<p>Le Président a présenté ses vœux le 17 janvier à des patrons d'entreprise et des partenaires sociaux ; il a annoncé la tenue en juillet d'une deuxième conférence sociale qui portera notamment sur « la qualité de vie au travail, l'égalité professionnelle homme-femme, l'amélioration de notre formation professionnelle ». Pour les connaisseurs, il est certain que cette parlotte supplémentaire avec la fête qui l'accompagnera ne servira à rien. En même temps il prévoit au printemps une série de négociations sur les retraites. Il a chiffré la catastrophe prévisible. Il y a trois ans, l'équilibre des régimes était assuré jusqu'en 2020. Maintenant c'est un déficit de 20 milliards qui est calculé pour cette date. Il n'en faut pas moins pour que notre prétendu modèle social soit menacé et il faudrait le sauver.</p>
<p>En fait, il s'agit principalement des retraites complémentaires AGIRC pour les cadres et ARRCO pour les autres. Leurs réserves fondent rapidement et, on se contente de faire, depuis longtemps, du replâtrage en grattant ici ou là sans arriver à une solution définitive : on joue sur tous les tableaux, comme les cotisations, les âges de départ et le niveau des pensions.</p>
<p><strong>La répartition</strong></p>
<p>Ci-dessus il est question du prétendu modèle social et il faut analyser en profondeur le fonctionnement de la répartition pour comprendre que le système est condamné par sa nature même. L'ensemble formé par les CNAVTS et les retraites complémentaires repose sur plusieurs coups de force et pas du tout sur des contrats. Les assujettis sont invités par la force à verser des cotisations durant leur vie professionnelle dans de multiples  caisses. Le deuxième coup de force est que la gestion de ces caisses leur échappe, car sous des couleurs faussement démocratiques, leur gestion est confiée aux syndicats qui en tirent profit. In fine, ces assujettis devraient toucher des pensions représentant l'argent versé avec les intérêts et ce n'est pas le cas. Une multitude de facteurs entrent en ligne de compte, comme l'âge du départ, le manque  de cotisants à cause de la démographie. Un système compensatoire complexe a été installé pour dépouiller les caisses supposées riches au profit des caisses en perdition. Ces manipulations douteuses déresponsabilisent les gens.</p>
<p>Indépendamment de sa malhonnêteté intrinsèque, le défaut majeur du système est de ne pas créer de richesse. L'argent  est dépensé aussitôt que récolté sous forme des pensions à verser. Une information vient de parvenir : Bernard Madoff, du fond de sa prison a confié que l'idée de lancer une chaîne de Ponzi lui était venue du système de la répartition en France. Il y a en effet de fortes ressemblances. Le système Madoff s'était écroulé d'un seul coup. Dans les cas de la répartition l'écroulement menace mais se produit progressivement d'où les rafistolages permanents et nécessaires : c'est une chaîne de Ponzi à écroulement lent.</p>
<p><strong>La capitalisation</strong></p>
<p>La capitalisation est totalement différente. C'est un système contractuel entre des personnes responsables, les épargnants et les caisses. La sortie est prévue par des clauses précises. Souvent l'épargnant peut choisir de toucher son capital enrichi par les bons placements. L'avantage majeur pour la richesse générale est que l'argent, au lieu d'être perdu, est investi. La généralisation du système aurait un effet majeur sur le PIB. Cela se vérifie dans les 28 pays qui ont choisi, en tout ou partie, la capitalisation. L'incroyable richesse des fonds de pension américains qui colonisent la France en est l'illustration.</p>
<p>Une objection est la possibilité de ratés dans les placements. Dans la répartition la ruine est programmée. Certes, la capitalisation peut rencontrer des problèmes mais il y la possibilité de les corriger.</p>
<p>Un calcul a été réalisé pour un cadre supérieur théorique qui aurait fait une carrière brillante. Dans la répartition, après 40 ans de travail, il toucherait à 65 ans une retraite complémentaire de 60 000 euros par an. Avec la capitalisation et les fonds rapportant 4% par an, ce qui est prudent, il aurait un capital de 2 850 000 euros dont il pourrait transformer une partie en rente. Le même calcul serait possible pour d'autres niveaux avec des chiffres différents.</p>
<p>Le tabou de la répartition va-t-il tomber ? Un syndicaliste éminent de la CFDT avoue que l'on est au bout du rouleau et ajoute qu'il faut passer graduellement à la capitalisation. Ce n'est pas gagné d'avance car les tabous ont la vie dure.</p>
<p>---</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a title=\"Quid du système de retraite ?\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTMvMTExMTc4LXF1aWQtZHUtc3lzdGVtZS1kZS1yZXRyYWl0ZQ==" rel=\"bookmark\">Quid du système de retraite ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0OTI0LWNvbW1lbnQtbGVzLXJldHJhaXRlcy1jcmV1c2Vyb250LWxhLWRldHRl">Comment les retraites creuseront la dette </a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVz">Comment expliquer le déséquilibre des retraites ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDgvMTA3MjEwLWV0LXNpLXZvdXMtYXZpZXotaW52ZXN0aS12b3MtY290aXNhdGlvbnMtcmV0cmFpdGUtZGFucy1sZS1jYWM0MA==">Et si vous aviez investi vos cotisations retraite dans le CAC40 ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjEvMTA4ODIxLWxhLXJldHJhaXRlLXBhci1yZXBhcnRpdGlvbi1lc3QtdW4tc3lzdGVtZS1kZS1wb256aS1sYS1wcmV1dmUtbWF0aGVtYXRpcXVl">La retraite par répartition est un système de Ponzi, la preuve mathématique</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Quid du système de retraite ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/13/111178-quid-du-systeme-de-retraite</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/01/13/111178-quid-du-systeme-de-retraite#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Jan 2013 07:30:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Henry</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[dettes publiques]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par capitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>
		<category><![CDATA[retraites]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour assurer sa pérennité, le système français a besoin de trouver un équilibre financier, ce qui nécessitera des réformes courageuses]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour assurer sa pérennité, le système français a besoin de trouver un équilibre financier, ce qui nécessitera des réformes courageuses.</strong><br />
<span id="more-111178"></span><br />
<strong>Par Yann Henry.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExMTE4Mg==" rel=\"attachment wp-att-111182\"><img class="aligncenter size-full wp-image-111182" title="retraités" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/retraités.jpg?c2fb0e" alt="" width="493" height="178" /></a></p>
<p>Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a publié le 19 décembre 2012 son 11<sup>ème</sup> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb3ItcmV0cmFpdGVzLmZyL0lNRy9wZGYvZG9jLTE4ODcucGRm" target=\"_blank\">rapport</a>. Celui-ci dresse un état des lieux de notre système de retraite et effectue différentes projections sur ses besoins de financement jusqu’à l’horizon 2060. Il devrait également servir de base de discussion entre les partenaires sociaux dès début 2013.</p>
<p>C’est l’occasion de faire un point sur les différents modes de fonctionnement des systèmes de retraite qui peuvent exister et de voir quels pourraient être les compléments ou les alternatives au modèle français qui semble à bout de souffle. Évidemment, ces systèmes ne s’excluent pas l’un l’autre, c’est-à-dire qu’ils peuvent coexister et s’additionner dans un même pays.</p>
<p>Les systèmes de retraite peuvent d’abord se décomposer en deux grandes familles : il s’agit de la répartition et de la capitalisation.</p>
<p>Dans un système de retraite par <strong>répartition</strong>, les actifs payent des cotisations qui sont redistribuées aux retraités sous forme de prestations. Par son fonctionnement, la retraite par répartition peut donc être considérée comme <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjEvMTA4ODIxLWxhLXJldHJhaXRlLXBhci1yZXBhcnRpdGlvbi1lc3QtdW4tc3lzdGVtZS1kZS1wb256aS1sYS1wcmV1dmUtbWF0aGVtYXRpcXVl">un système pyramidal de type Ponzi-Madoff</a>. Le cotisant d’aujourd’hui n’a aucun droit réel et dépend entièrement des générations futures et de leur capacité à payer.</p>
<p>À l’inverse, la retraite par <strong>capitalisation</strong> consiste en un placement de l’épargne du cotisant dans des fonds investis sur le long terme, ce qui est d’ailleurs très bénéfique pour l’économie. Les fonds placés peuvent rester propriété des déposants ou être collectivisés. Ils sont investis dans différentes classes d’actifs comme les actions, les obligations, l'immobilier, les matières premières (par exemple l’or) etc.</p>
<p>La retraite, qu’elle soit par répartition ou par capitalisation, peut être à cotisation définie ou à prestation définie.</p>
<p>Un régime à <strong>cotisation définie</strong> est par nature équilibré : les pensionnés se partagent les cotisations des actifs. Dans un système par répartition, les retraités se partagent les cotisations annuelles. Dans un système par capitalisation, ils sont rémunérés par des fonds alimentés des cotisations de l’année en cours et des années antérieures.</p>
<p>Dans un régime à <strong>prestations définies</strong>, les cotisants acquièrent des droits à des prestations qui leur sont versées indépendamment de l’équilibre financier du régime, le déficit étant le plus souvent comblé par le budget étatique ou par la dette sociale.</p>
<p>Le régime français de retraites actuel est un système par répartition à prestations définies. Des sociétés de secours mutuels furent développées en France dès le début du 19<sup>ème</sup> siècle pour protéger les ouvriers, mais la réglementation contraignante a longtemps entravé le développement de ces dernières qui finissent par voir leurs fonds siphonnés par le régime de Vichy. La répartition est en effet instaurée le 15 mars 1941 par René Belin, ministre du Travail de Pétain et intègre la Sécurité sociale en 1945. Les dépenses de retraites sont croissantes depuis de nombreuses années, même si le COR pronostique une stabilisation et même une légère régression à moyen-long terme.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExMTE3OQ==" rel=\"attachment wp-att-111179\"><img class="aligncenter size-full wp-image-111179" title="retraites" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/retraites.png?c2fb0e" alt="" width="606" height="395" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9jb250cmlidXRldXItb3ItYXJnZW50LWZyZWRlcmljLWJhc3RpYXQtLmFzcHg/Y29udHJpYnV0b3I9RnIlYzMlYTlkJWMzJWE5cmljK0Jhc3RpYXQuJmFtcDtmaWx0ZXI9YWxsX2FydGljbGVz" target=\"_blank\">Frédéric Bastiat</a> avait averti en son temps des dangers d’une mutualisation excessive associée à une déresponsabilisation croissante [<sup class='footnote'><a href='#fn-111178-1' id='fnref-111178-1' onclick='return fdfootnote_show(111178)'>1</a></sup>] :<em></em></p>
<blockquote><p>J'ai vu surgir spontanément des sociétés de secours mutuel, il y a plus de vingt-cinq ans, parmi les ouvriers et les artisans les plus dénués, dans les villages les plus pauvres du département des Landes [...] Dans toutes les localités où elles existent, elles ont fait un bien immense [...]</p>
<p>Leur écueil naturel est dans le déplacement de la Responsabilité. Ce n'est jamais sans créer pour l'avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu'on soustrait l'individu aux conséquences de ses propres actes.<em><br />
</em></p></blockquote>
<p>Le système déresponsabilisant de la répartition associé à son fonctionnement par prestations définies a inévitablement abouti à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVz">un déséquilibre financier</a>. Les difficultés de gestion du système ont été accentuées par la multiplicité des régimes existants, chacun tirant la couverture à soi et essayant de faire porter les efforts financiers sur les autres. Les dernières simulations du COR ont ainsi pris en compte 33 des principaux régimes de retraite obligatoires (de base et complémentaires) :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExMTE4MA==" rel=\"attachment wp-att-111180\"><img class="aligncenter size-full wp-image-111180" title="20120801els130.jpg" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/20120801els130.jpg.png?c2fb0e" alt="" width="604" height="308" /></a></p>
<p>Un rééquilibrage du système peut se réaliser en jouant sur trois paramètres. On peut d’abord allonger la durée de cotisation (reculer l’âge de départ à la retraite), ce qui permet à la fois d’augmenter le volume de cotisations et de diminuer la masse des pensions. On peut ensuite accroître les versements de cotisations en augmentant le taux de cotisation. Enfin, une diminution des pensions versées peut s’effectuer en limitant ou gelant les revalorisations des retraites. Évidemment, il existe une quatrième piste qui consiste à ne pas avoir un système équilibré, et donc à devoir recourir à l’impôt et à la dette pour verser les retraites. Mais il est difficile de déterminer précisément l’ampleur de cette subvention publique dans la mesure où les déséquilibres des retraites des agents de l’État peuvent être compensés par une augmentation de la cotisation employeur, ce dernier étant… l’État.</p>
<p>Pour assurer sa pérennité, le système français a besoin de trouver un équilibre financier, ce qui nécessitera des réformes courageuses. Il faudra notamment introduire, le plus tôt possible, la retraite individuelle par capitalisation et remettre à plat le système par répartition. S’inspirant du modèle suédois, il devra être transformé en un système unique par points, fusionnant tous les régimes, et à cotisations définies.</p>
<p><em>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3lhbm5oZW5yeS5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEzLzAxL2xlcy1zeXN0ZW1lcy1kZS1yZXRyYWl0ZS5odG1s">Sur le web</a>. Publié initialement par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LWxlcy1zeXN0ZW1lcy1kZS1yZXRyYWl0ZS5hc3B4P2NvbnRyaWJ1dG9yPVlhbm4rSGVucnkmYW1wO2FydGljbGU9NDE3NTQ5MjI4NEcxMDAyMCZhbXA7cmVkaXJlY3Q9RmFsc2U=" target=\"_blank\">24hGold</a></em>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0OTI0LWNvbW1lbnQtbGVzLXJldHJhaXRlcy1jcmV1c2Vyb250LWxhLWRldHRl">Comment les retraites creuseront la dette</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVz">Comment expliquer le déséquilibre des retraites ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDgvMTA3MjEwLWV0LXNpLXZvdXMtYXZpZXotaW52ZXN0aS12b3MtY290aXNhdGlvbnMtcmV0cmFpdGUtZGFucy1sZS1jYWM0MA==">Et si vous aviez investi vos cotisations retraite dans le CAC40 ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjEvMTA4ODIxLWxhLXJldHJhaXRlLXBhci1yZXBhcnRpdGlvbi1lc3QtdW4tc3lzdGVtZS1kZS1wb256aS1sYS1wcmV1dmUtbWF0aGVtYXRpcXVl">La retraite par répartition est un système de Ponzi, la preuve mathématique</a></li>
</ul>
<p><strong>Note :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-111178'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-111178-1'>Frédéric Bastiat, <em>Les Harmonies Économiques</em>, 1850. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-111178-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=111178" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/01/13/111178-quid-du-systeme-de-retraite/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>La retraite par répartition est un système de Ponzi, la preuve mathématique</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/12/21/108821-la-retraite-par-repartition-est-un-systeme-de-ponzi-la-preuve-mathematique</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Dec 2012 06:05:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Acrithene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>
		<category><![CDATA[système de Ponzi]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article propose une preuve mathématique que le système de retraite par répartition est une chaîne de ponzi, c’est-à-dire qu’il relève du même procédé financier que l’arnarque de B. Madoff. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cet article propose une preuve mathématique que le système de retraite par répartition est une chaîne de Ponzi, c’est-à-dire qu’il relève du même procédé financier que l'arnaque de B. Madoff. </strong></p>
<p><strong>Par Acrithène.</strong><span id="more-108821"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjEvMTA4ODIxLWxhLXJldHJhaXRlLXBhci1yZXBhcnRpdGlvbi1lc3QtdW4tc3lzdGVtZS1kZS1wb256aS1sYS1wcmV1dmUtbWF0aGVtYXRpcXVlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIyNjQtcG9uemk=" rel=\"attachment wp-att-108875\"><img class="aligncenter  wp-image-108875" title="imgscan contrepoints 2264 Ponzi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/imgscan-contrepoints-2264-Ponzi.jpg?c2fb0e" alt="" width="319" height="429" /></a></p>
<p>À quelques occasions, je vous ai indiqué que la retraite par répartition était une chaîne de Ponzi, et que ce fait relevait des mathématiques et donc dépassait toute analyse sur la conjoncture ou la démographie. C’est-à-dire qu’un mathématicien dans sa tour d’ivoire, ne connaissant strictement rien au monde extérieur, pouvait dès le début montrer que ce système était impossible, et ce hors de toute considération concrète. Et d’ailleurs, les économistes le savaient.</p>
<p>J’imagine que certains de mes lecteurs sont déjà sceptiques quant à l’usage des mathématiques en économie sans considérations pour le concret. Je leur répondrais que quelque chose qui respecte les mathématiques n’est pas nécessairement réel (et donc ni digne d’intérêt). En revanche, quelque chose qui ne respecte pas les mathématiques ne peut tout simplement pas être réel.</p>
<h3>Valeur future et valeur présente</h3>
<p>Pour comprendre ma démonstration, il est nécessaire de comprendre ce qu’est une valeur future, et réciproquement une valeur présente. La valeur dans un an d’un euro aujourd’hui, correspond au nombre d’euros que vous obtiendriez en échangeant votre euro d’aujourd’hui. Concrètement, vous donneriez un euro aujourd’hui, et recevriez une somme dans un an. La différence entre les deux est définie par le taux d’intérêt, <em>i</em>, sur la période. Ainsi :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4MS5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-108822" title="latex" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex1.png?c2fb0e" alt="" width="206" height="16" /></a></p>
<p>Cela signifie que si vous renoncez à consommer 1€ tout de suite, vous libérez un pouvoir d’achat un peu plus grand que 1€ dans un an.</p>
<p>Et inversement</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTExLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-108823" title="latex (1)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-11.png?c2fb0e" alt="" width="161" height="23" /></a></p>
<p>Ce qui implique que si vous renoncez à dépenser 1€ dans un an, cela vous permet de dépenser un peu moins de 1€ en plus aujourd’hui.</p>
<p>De même, si vous aviez échangé des euros actuels, contre des euros de dans t périodes, vous auriez dû composer les intérêts, pour réaliser le même type de raisonnement. Vous auriez :</p>
<p>Par transfert de pouvoir d’achat du présent vers le futur :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTIucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-108824" title="latex (2)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-2.png?c2fb0e" alt="" width="210" height="18" /></a></p>
<p>et, du futur vers le présent :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTMucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-108825" title="latex (3)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-3.png?c2fb0e" alt="" width="165" height="23" /></a></p>
<p>Ainsi la valeur actuelle d’une dépense à une période t, est égale à :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTQucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-108826" title="latex (4)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-4.png?c2fb0e" alt="" width="33" height="23" /></a></p>
<p>Ce qui signifie que si vous placez cette somme aujourd’hui sur un compte en banque, vous aurez à la période t exactement le montant nécessaire pour réaliser votre dépense <img title="D_t " src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=D_t+&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="D_t " /></p>
<p>Ce raisonnement permet d’établir la « contrainte budgétaire intertemporelle » d’un agent économique.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTUucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-108827" title="latex (5)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-5.png?c2fb0e" alt="" width="137" height="35" /></a></p>
<p>Cette contrainte traduit le fait qu’à une période t, vous n’êtes pas obligé d’équilibrer vos dépenses (<img title="D_t " src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=D_t+&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="D_t " />) et vos revenus (<img title="R_t " src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=R_t+&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="R_t " />), car vous pouvez par l’épargne déplacer vos revenus présents vers le futur (avec le gain d’un taux d’intérêt) ou déplacer des revenus futurs vers le présent par l’emprunt (avec la perte du taux d’intérêt).</p>
<p>Vous respectez votre contrainte budgétaire intertemporelle si la valeur actuelle de vos dépenses présentes et futures est inférieure ou égale à la valeur actuelle de vos revenus présents et futurs. C’est la condition de votre solvabilité à long terme.</p>
<h3>La retraite par répartition</h3>
<h4>La condition de solvabilité</h4>
<p>Dans les modèles macroéconomiques, la contrainte budgétaire intertemporelle a un nom croustillant. On l’appelle « no ponzi game condition ». Dans le cas de la retraite par répartition, cette condition s’écrit :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTYucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-108828" title="latex (6)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-6.png?c2fb0e" alt="" width="137" height="35" /></a></p>
<p>C’est-à-dire que la valeur présente de l’ensemble des cotisations présentes et futures <img title="C_t " src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=C_t+&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="C_t " /> couvre la valeur présente de l’ensemble des pensions présentes et futures <img title="P_t " src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=P_t+&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="P_t " />. Cela autorise le système à être parfois en déficit (et donc de perdre le paiement d’intérêts sur une dette) et parfois à constituer des réserves (et donc de dégager du rendement sur leur placement). Mais si cette condition n’est pas remplie, le système n’est pas financièrement stable, c’est alors un ponzi qui a besoin d’apports extérieurs pour survivre.</p>
<p>Les financiers connaissent quant à eux ces sommes sous les termes « somme des flux actualisés » ou, en anglais, « discounted cash flows ».</p>
<h4>Preuve du Ponzi</h4>
<p>Démontrons désormais qu’il s’agit effectivement d’un Ponzi.</p>
<p>Le système par répartition prétend donner un meilleur rendement que l’épargne (sans quoi il n’a aucun intérêt, vu qu’il suffirait d’épargner les cotisations). Si on note r le rendement de la répartition, et que nous rappelons que <em>i</em>est le taux d’intérêt sur l’épargne, on a donc :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTcucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-108829" title="latex (7)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-7.png?c2fb0e" alt="" width="35" height="15" /></a></p>
<p>D'où :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTgucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-108830" title="latex (8)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-8.png?c2fb0e" alt="" width="219" height="16" /></a></p>
<p>Ce qui signifie qu’il a été plus profitable à la période t-1 de placer ses cotisations dans le système par répartition que de les épargner. Par ailleurs, par définition du rendement r du système par répartition, on a :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTkucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-108831" title="latex (9)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-9.png?c2fb0e" alt="" width="136" height="16" /></a></p>
<p>C’est-à-dire que la différence entre ce que touchent les retraités en pension en t et ce qu’ils avaient versé en cotisations en t-1 est expliqué par le rendement <em>r </em>du système. Si le système est favorable à chaque génération, on a donc</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTEwLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-108832" title="latex (10)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-10.png?c2fb0e" alt="" width="162" height="16" /></a></p>
<p>Ce qui implique :</p>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTExMS5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-108833" title="latex (11)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-111.png?c2fb0e" alt="" width="146" height="26" /></a></div>
<div></div>
<div>Donc par sommation sur toutes les générations cotisantes, on obtient :</div>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTEyLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-108834" title="latex (12)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-12.png?c2fb0e" alt="" width="168" height="35" /></a></div>
<div></div>
<div>En simplifiant la somme de gauche, on déduit :</div>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTEzLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-108835" title="latex (13)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-13.png?c2fb0e" alt="" width="150" height="35" /></a></div>
<div></div>
<div>Et enfin, par changement de variable sur la somme de gauche, on a :</div>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTE0LnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-108836" title="latex (14)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-14.png?c2fb0e" alt="" width="137" height="35" /></a></div>
<div></div>
<div>Or on sait que les premiers pensionnés ont reçu une pension positive, c’est-à-dire :</div>
<div></div>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTE1LnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-108837" title="latex (15)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-15.png?c2fb0e" alt="" width="47" height="14" /></a></div>
<div></div>
<div>Donc on obtient une inégalité stricte en ajoutant <img title="P_0 " src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=P_0+&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="P_0 " /> à droite :</div>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTE5LnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-108838" title="latex (19)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-19.png?c2fb0e" alt="" width="174" height="35" /></a></div>
<div></div>
<div>En réintroduisant les premières pensions dans la somme, on obtient finalement :</div>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTIwLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-108839" title="latex (20)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-20.png?c2fb0e" alt="" width="137" height="35" /></a></div>
<div></div>
<div>
<p>C’est-à-dire une relation qui ne respecte pas la « no ponzi game condition ». La valeur actuelle des recettes est inférieure à celle des dépenses.</p>
<p>Concrètement, que cela veut-il dire ? Cela signifie qu’il est impossible que le système délivre un rendement strictement supérieur au taux d’intérêt pour chaque génération. Cela implique aussi, que si une génération a obtenu du système un rendement supérieur à celui de l’épargne, au moins une autre génération obtiendra un rendement inférieur à l’épargne. Il s’agit, vis-à-vis de l’épargne, d’un jeu à somme nulle. Cela signifie que si une génération a bénéficié du système, une autre sera <em>nécessairement </em>perdante. Or, ceci est toujours le cas, car à l’initialisation d’un système par répartition, une génération reçoit la première des pensions, sans avoir versé de cotisations auparavant (vu que le système n’existait pas) : elle obtient donc un rendement infini.</p>
</div>
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		<title>Et si vous aviez investi vos cotisations retraite dans le CAC40 ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/12/08/107210-et-si-vous-aviez-investi-vos-cotisations-retraite-dans-le-cac40</link>
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		<pubDate>Sat, 08 Dec 2012 07:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Acrithene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[épargne retraite]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par capitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>

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		<description><![CDATA[Si, plutôt que de verser des cotisations au système de retraite par répartition, un salarié moyen de 62 ans avait investi chaque année 20% de son salaire brut dans le CAC40, il disposerait aujourd’hui d’un capital de 800 000€.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si, plutôt que de verser des cotisations au système de retraite par répartition, un salarié moyen de 62 ans avait investi chaque année 20% de son salaire brut dans le CAC40, il disposerait aujourd’hui d’un capital de 800 000€.</strong></p>
<p><strong>Par Acrithène.</strong><span id="more-107210"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzAxL1JldHJhaXRlLWFjdGlmLnBuZw=="><img class="alignleft size-full wp-image-65058" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/Retraite-actif.png?c2fb0e" alt="" width="300" height="199" /></a>Je critique souvent le système de retraites par répartition. Mais je n’ai pas encore évoqué son alternative, la capitalisation. Ce premier billet est sans prétention, et cherche à répondre à une question finalement assez simpliste :</p>
<p>De quel capital disposerais-je si j’avais investi mes cotisations en bourse plutôt que dans le système par répartition ?</p>
<p>Cette question est simpliste car elle ignore 1) que le marché des actions françaises ne représente qu’une partie des investissements possibles dans un système par capitalisation, la plupart des autres étant moins risqués et 2) que l’adoption du système par capitalisation transforme le visage de l’économie, et pas seulement la manière dont sont financées les retraites. Mais même si cette question est sujette à toutes les critiques sur la réécriture de l’histoire ou sur la réduction du marché financier aux seules actions des grands groupes français, il me semble qu’elle est tout de même intéressante pour mesurer la capacité de la capitalisation à réellement financer les retraites. Je me propose donc d’y répondre.</p>
<p>J’ai pris le cas d’un citoyen prenant sa retraite à la fin de l’année, et ayant commencé à cotiser en 1970. Il a 62 ans, et a commencé à travailler à 20 ans. En termes de salaires, il est représentatif du salarié (privé) moyen.</p>
<p>Le premier graphique représente une reconstitution de son salaire brut, à euros courants (sans correction de l’inflation), depuis 1970. Cette évolution prend en compte l’élévation du salaire moyen, et son vieillissement en âge. Ainsi, en 1970 il touche 59% du salaire moyen de l’époque, et en a touché 115% cette année, soit environ 40 000€ brut en fin de carrière. Si le salaire de 1970 vous semble dérisoire, c’est à cause de l’inflation des quarante dernières années.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2NhcC1zYWxhaXJlLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-107211" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/cap-salaire.png?c2fb0e" alt="" width="502" height="293" /></a></p>
<p>Pour sa retraite, ce personnage fictif avait mis chaque année 20% de son salaire brut sur le marché parisien des actions. À titre de comparaison, les cotisations retraites représentaient en 2007, 26% du salaire brut (<a title=\"Observatoire des retraites\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vYnNlcnZhdG9pcmUtcmV0cmFpdGVzLm9yZy9pbmRleC5waHA/aWQ9MTAx" target=\"_blank\">source</a>). Par ailleurs, il réinvestissait immédiatement chaque dividende reçu.</p>
<p>La question du dividende est très importante car les non-initiés pensent que les variations du CAC40 permettent de calculer les plus ou moins-values sur les placements en bourse. Or entre le moment où vous avez acheté une action, et celui où vous l’avez revendue, celle-ci vous a versé des dividendes qu’il faut réintégrer pour calculer votre vrai gain. L’indice <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly9pbmRpY2VzLm55eC5jb20vZnIvcHJvZHVjdHMvaW5kaWNlcy9RUzAwMTExMzE4MjYtWFBBUi9xdW90ZXM=" target=\"_blank\">CAC40 NR</a> vous donne le vrai rendement de vos placements en supposant le réinvestissement des dividendes nets d’impôts. Il est aujourd’hui à 6 340, contre seulement 3 566 pour le CAC40. Cette différence reflète les milliards d’euros versés sous forme de dividendes aux actionnaires entre 1987 et aujourd’hui. Les variations du CAC40 cachent donc une immense partie du rendement des investissements en bourse.</p>
<p>Le graphique suivant résume le rendement, dividendes compris et net de leur imposition, du marché parisien depuis 1970.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2NhcC1yZW5kZW1lbnQucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-107212" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/cap-rendement.png?c2fb0e" alt="" width="502" height="293" /></a></p>
<p>Enfin, le dernier graphique représente, en rouge, l’évolution du pécule de notre nouveau retraité au gré des fluctuations boursières, et au fur-et-à-mesure que vous ajoutez à la fin de chaque année 20% de son salaire brut, plutôt que de le donner au système de retraite par répartition. En bleu est représenté le cumul de toutes vos cotisations, ajustées de l’inflation.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2NhcC1jYXAucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-107213" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/cap-cap.png?c2fb0e" alt="" width="502" height="293" /></a></p>
<p>Donc d’après ce scénario, bien que nous soyons au milieu d’une crise financière, cette stratégie de capitalisation assez basique permet à notre personnage de disposer d’un capital de 804 000€, et surtout de n’être pas à la charge de la génération suivante, contrairement au système par répartition.</p>
<p>Ce capital de 804 000€, notre <em>baby boomer</em> va aller le convertir en rente viagère auprès d’un assureur. Si l’assureur estime son espérance de vie à 86 ans, il devra en moyenne lui verser cette rente pendant 24 années, peut-être plus, peut-être moins.</p>
<p>À supposer un taux d’intérêt réel sur l’épargne de 1%, l’annuité versée sera égale à A, telle que :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-107214" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex.png?c2fb0e" alt="" width="144" height="39" /></a></p>
<p>Soit :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2xhdGV4LTEucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-107215" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/latex-1.png?c2fb0e" alt="" width="125" height="12" /></a></p>
<p>Avec 38 000€ par an, on peut dire qu’il pourrait vivre pleinement sa retraite, et ce sans se soucier du système de retraites moribond qu’est la répartition et qu’il laisse à ses enfants ou aux enfants des autres.</p>
<p>Vous pouvez télécharger mon fichier Excel pour consulter les calculs ou les adapter : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lZHViaWVuZXRyZS5maWxlcy53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMTIvY2FwaXRhbGlzYXRpb24ueGxzeA==" target=\"_blank\">Capitalisation.xlsx</a></p>
<p>Les rendements du marché parisien avant 1987, sont issus de la thèse de doctorat de David Lebris : <a title=\"Lien vers la thèse\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=ZnRwOi8vZnRwLnVuaXYtb3JsZWFucy5mci90aGVzZXMvZGF2aWQubGVicmlzXzI1NDkucGRm" target=\"_blank\">Les actions françaises depuis 1854 : analyses et découvertes.</a></p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMi8wNC9ldC1zaS12b3VzLWF2aWV6LWludmVzdGktdm9zLWNvdGlzYXRpb25zLXJldHJhaXRlLWRhbnMtbGUtY2FjNDAv">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=107210" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2012/12/08/107210-et-si-vous-aviez-investi-vos-cotisations-retraite-dans-le-cac40/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>17</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Comment expliquer le déséquilibre des retraites ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/12/03/106620-comment-expliquer-le-desequilibre-des-retraites</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2012/12/03/106620-comment-expliquer-le-desequilibre-des-retraites#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Dec 2012 07:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Acrithene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[cotisations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>

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		<description><![CDATA[Afin de maintenir l'équilibre comptable, les taux de cotisation sociales devront représenter la moitié du salaire brut en 2040.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un système de retraite par répartition, les cotisations par actif doivent croître au même rythme que le ratio de dépendance démographique (Retraités/Actifs) et la croissance du montant moyen des pensions. Une telle évolution aboutira à un taux de cotisation représentant la moitié du salaire brut en 2040.</strong><br />
<span id="more-106620"></span><br />
<strong>Par Acrithène.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzL3JldHJhaXRlcy0y" rel=\"attachment wp-att-106638\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106638" title="retraités" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/retraités.jpg?c2fb0e" alt="" width="493" height="178" /></a></p>
<p>Dans<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0OTI0LWNvbW1lbnQtbGVzLXJldHJhaXRlcy1jcmV1c2Vyb250LWxhLWRldHRl"> l'un de mes derniers billets</a>, je vous présentais les projections alarmistes sur l’avenir du système de retraites par répartition. Mais me contentant de reprendre les scénarios envisagés par le Comité d’orientation des retraites, je n’ai pas vraiment contribué à votre compréhension des mécanismes qui expliquent le dérapage prévisible des comptes de la Sécurité Sociale. Ce billet a pour objet de me rattraper, d’être moins descriptif et plus analytique.</p>
<p>Pour commencer cette analyse sur une base consensuelle, rappelons brièvement ce qu’est la retraite par répartition en citant un site internet de la République française, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy52aWUtcHVibGlxdWUuZnIv">vie-publique.fr</a> : « Dans un système de retraite par répartition, les cotisations, versées par les actifs au titre de l’assurance vieillesse, sont immédiatement utilisées pour payer les pensions des retraités. »</p>
<p>Mais, moins consensuelle, petite parenthèse sur la manière dont l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) définit une chaîne de ponzi, dans son document « <a title=\"Document de l'AMF\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWYtZnJhbmNlLm9yZy9kb2N1bWVudHMvZ2VuZXJhbC84NjA0XzEucGRm" target=\"_blank\">Réponses relatives à l’affaire Madoff</a> » : « Ce type de fraude consiste à rembourser les premiers investisseurs avec l’argent des suivants, en faisant croire aux premiers qu’ils ont réalisé une bonne affaire et en cachant aux seconds que leur argent a disparu en les remboursant avec l’argent des troisièmes. »</p>
<p>Je laisse votre esprit faire les rapprochements nécessaires… et vous propose quelques calculs dérivant de la définition consensuelle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>La dynamique des cotisations</strong></h2>
<p style="text-align: center;">---</p>
<p>Commençons par déterminer quelle est la part du salaire des actifs qui doit être prélevée pour payer les pensions.</p>
<p>Au total, les dépenses du système des retraites sont égales à la pension moyenne (<em>P</em>) versée à chaque retraité, multipliée par le nombre de retraités (<em>R</em>). Soit :</p>
<p><img class="aligncenter" title="Ptimes R" src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=P%5Ctimes+R&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="Ptimes R" /></p>
<p>Pour que les comptes soient équilibrés, il faut prélever le même montant aux actifs sous forme de cotisations. En posant C la cotisation moyenne par actif employé, A le nombre d’actifs, et <em>e</em> le <a title=\"Définition INSEE\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci9tZXRob2Rlcy9kZWZhdWx0LmFzcD9wYWdlPWRlZmluaXRpb25zL3RhdXgtZW1wbG9pLmh0bQ==" target=\"_blank\">taux d’emploi</a>, on obtient :</p>
<p><img class="aligncenter" title="Ctimes A times e=Ptimes R" src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=C%5Ctimes+A+%5Ctimes+e%3DP%5Ctimes+R&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="Ctimes A times e=Ptimes R" /></p>
<p>En réarrangeant, on peut déterminer la cotisation moyenne par salarié :</p>
<p><img class="aligncenter" title="C={P over e} times {R over A}" src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=C%3D%7BP+%5Cover+e%7D+%5Ctimes+%7BR+%5Cover+A%7D&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="C={P over e} times {R over A}" /></p>
<p>Le rapport de la population retraitée (<em>R)</em> à la population active (<em>A)</em> est appelé par les démographes ratio de dépendance (D). On peut donc réécrire :</p>
<p><img class="aligncenter" title="C={P over e} times D" src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=C%3D%7BP+%5Cover+e%7D+%5Ctimes+D&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="C={P over e} times D" /></p>
<p>Pour étudier la stabilité du système, passons aux taux de croissance, noté <img title="Delta_% " src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=%5CDelta_%5C%25+&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="Delta_% " />, de la cotisation moyenne par salarié. On obtient [<sup class='footnote'><a href='#fn-106620-1' id='fnref-106620-1' onclick='return fdfootnote_show(106620)'>1</a></sup>] :</p>
<p><img class="aligncenter" title="Delta_%(cotisation)=Delta_%(pension)+Delta_%(ratio ; de ; dependance)-Delta_%(taux ; d'emploi) " src="http://s0.wp.com/latex.php?latex=%5CDelta_%5C%25%28cotisation%29%3D%5CDelta_%5C%25%28pension%29%2B%5CDelta_%5C%25%28ratio+%5C%3B+de+%5C%3B+dependance%29-%5CDelta_%5C%25%28taux+%5C%3B+d%27emploi%29+&amp;bg=ffffff&amp;fg=000&amp;s=0" alt="Delta_%(cotisation)=Delta_%(pension)+Delta_%(ratio ; de ; dependance)-Delta_%(taux ; d'emploi) " /></p>
<p>Ce qui signifie que, à l’équilibre comptable, le taux de croissance de la cotisation moyenne est déterminé par :</p>
<ul>
<li>Le taux de croissance de la pension moyenne par retraité (+)</li>
<li>Le taux de croissance du ratio de dépendance (+)</li>
<li>Le taux de croissance du taux d’emploi (-)</li>
</ul>
<p>Gardez cette formule en tête pour le reste de l’article.</p>
<p><a title=\"Paul Samuelson - Wikipédia\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9QYXVsX1NhbXVlbHNvbg==" target=\"_blank\">Paul Samuelson</a>, un des plus grands économistes keynésiens de l’après-guerre, s’enthousiasmait de cet arithmétique dans un article de <em>Newsweek</em> de 1967.</p>
<blockquote><p>La beauté de la Sécurité Sociale, c’est son déséquilibre actuariel. Tous ceux qui atteignent l’âge de la retraite obtiennent des pensions qui excèdent largement ce qu’ils ont payé – dix fois plus que leurs cotisations (ou cinq fois plus, une fois comptabilisées les cotisations de leurs employeurs) !</p>
<p>Comment est-ce possible ? Cela vient du fait que le produit national croît à un taux d’intérêt composé, et qu’on peut s’attendre à ce que cela continue aussi longtemps que porte notre regard. Il y a toujours plus de jeunes que de vieux dans une <em><strong>population croissante</strong></em>.</p>
<p>Et plus important, avec des <em><strong>revenus réels croissant de 3% par an</strong></em>, la base fiscale sur laquelle repose les pensions est toujours plus grande que les cotisations jadis payées par la génération désormais à la retraite.</p>
<p>La Sécurité Sociale repose fermement sur ce qu’on a appelé la huitième merveille du monde – les intérêts composés. Une nation en croissance est le plus grand jeu de Ponzi jamais conçu.</p></blockquote>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les chiffres des dernières années</strong></h2>
<p style="text-align: center;">---</p>
<p>D’après les données pour les trois dernières années disponibles, pour maintenir le système à l’équilibre, la cotisation moyenne aurait dû croître, hors inflation, d’environ 4% par an. Cette forte hausse des cotisations nécessaires dérive principalement de la hausse du ratio de dépendance, mais aussi dans une moindre mesure de la dégradation du marché du travail, comme l’atteste la baisse du taux d’emploi.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzL3ZhcmlhdGlvbi1kZXMtY290aXNhdGlvbnM=" rel=\"attachment wp-att-106625\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106625" title="variation-des-cotisations" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/variation-des-cotisations.png?c2fb0e" alt="" width="534" height="225" /></a>À noter que cette croissance des cotisations ne peut être éternellement plus rapide que l’augmentation des salaires. Si c’était le cas, la cotisation retraite dépasserait le montant du salaire, ce qui n’est évidemment pas possible. Or, le taux de croissance des salaires réels a été, sur la période 1991-2011, de 1% par an en moyenne, soit bien inférieur à ce qu’aurait dû être la hausse des cotisations. Avec une telle différence de croissance, la cotisation moyenne mettrait moins d’un demi siècle à dépasser les salaires !</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzL3NhbGFpcmVz" rel=\"attachment wp-att-106626\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106626" title="salaires" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/salaires.png?c2fb0e" alt="" width="548" height="289" /></a></p>
<p>La contribution du taux d’emploi à cette dégradation est une variable très conjoncturelle liée à la crise, qui a peu d’effet à long terme si on anticipe une stabilisation du marché du travail. En revanche, l’évolution du ratio de dépendance, principale cause de hausse des cotisations, est une variable démographique de long terme. Ses déterminants sont, en gros, le différentiel de natalité entre les années 1930 (ceux qui disparaissent), 1950 (ceux qui prennent leur retraite) et 1990 (ceux qui entrent dans la vie active), et enfin l’allongement de l’espérance de vie. Autrement dit, c’est totalement hors de notre contrôle.</p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les projections de long terme</strong></h2>
<p style="text-align: center;">---</p>
<p><strong>Évolution du ratio de dépendance</strong></p>
<p>Le graphique qui suit résume l’évolution du ratio de dépendance sur un siècle, de 1950 à 2050. Il montre que nous nous trouvons au tout début d’un choc démographique qui va durer 30 ans, et à l’issue duquel le nombre de retraités par actif aura cru de 70%. Ces projections sont très fiables, car elles concernent principalement des personnes déjà nées.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzL3ZhcmlhdGlvbi1kYzNhOXBlbmRhbmNl" rel=\"attachment wp-att-106627\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106627" title="variation-dc3a9pendance" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/variation-dc3a9pendance.png?c2fb0e" alt="" width="555" height="344" /></a></p>
<p>Elles montrent aussi que, contrairement à ce que tentent d’expliquer nos politiciens les plus courageux aux électeurs inconscients, ce n’est pas tant l’allongement de la vie qui va causer le problème démographique immédiat. Cet allongement est régulier depuis le XVIII<sup>ème</sup> siècle et ne peut pas expliquer les discontinuités de la courbe. Les explications se trouvent dans les variations historiques de la natalité. La population de retraités croît rapidement sous l’effet de la forte natalité des années 1950 (<em>baby boom)</em> tandis que la faible natalité des années 1980 et 1990 peine à compenser les départs à la retraite. C’est assez fascinant, je trouve, comment des événements en rapport avec la Seconde Guerre mondiale affectent mécaniquement et durement les comptes publiques 65 ans après !</p>
<p>Le graphique suivant présente la variation annuelle du ratio de dépendance entre 2000 et 2020. Il montre encore plus clairement que nous nous trouvons à un tournant. On y voit que le seul effet démographique contraindrait le niveau des cotisations par actif à augmenter d’environ 2% par an afin de maintenir constant le niveau des pensions.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzL3ZhcmlhdGlvbi1kYzNhOXBlbmRhbmNlMg==" rel=\"attachment wp-att-106628\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106628" title="variation-dc3a9pendance2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/variation-dc3a9pendance2.png?c2fb0e" alt="" width="552" height="343" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Évolution du niveau moyen des pensions</strong></p>
<p>Cependant, le niveau des pensions ne devrait hélas pas rester constant, mais au contraire continuer à s’élever, reflétant ainsi l’élévation du niveau de vie des dernières décennies. En effet, les retraités qui meurent aujourd’hui avaient cotisé sur la base des salaires des années 1950-1990, tandis que ceux qui prennent leur retraite ont cotisé sur la base des salaires de 1970-2010, évidemment plus élevés. Ces derniers s’attendent donc à un niveau de vie supérieur pendant leur retraite à celui dont ont bénéficié leurs parents.</p>
<p>Le tableau suivant (<a title=\"INSEE - Montant moyen mensuel de la retraite globale selon l'âge et le sexe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci90aGVtZXMvdGFibGVhdS5hc3A/cmVmX2lkPU5BVENDRjA0NTY0JmFtcDtyZWdfaWQ9MA==" target=\"_blank\">source</a>) illustre imparfaitement cette évolution du montant des pensions. On voit clairement que les pensions des 65-69 ans sont supérieures à celles des 70-74 ans. Oui, mais bizarrement les 80 ans et plus disposent de meilleurs revenus que les plus jeunes. Cela illustre juste que la tendance est brouillée par un autre effet puissant, le fait que les gens qui vivent plus vieux sont généralement les plus aisés.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzL3BlbnNpb25z" rel=\"attachment wp-att-106629\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106629" title="pensions" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/pensions.png?c2fb0e" alt="" width="585" height="159" /></a>Sur la base de la différence entre les deux tranches d’âge les plus jeunes, on déduirait une hausse des pensions d’au minimum 1% par an, hors inflation.</p>
<p><strong>Estimation de la cotisation moyenne par actif</strong></p>
<p>Une fois le taux de croissance des pensions ajouté à celui du ratio de dépendance, on obtient dans les 3% par an de hausse nécessaire de la cotisation moyenne par actif. Ce qui laisse par rapport à la hausse des salaires réels de 1% par an (moyenne observée depuis les années 1990), un différentiel de 2%.</p>
<p>D’après l’observatoire des retraites, le taux de cotisation pour les retraites représentait 26% du salaire brut en 2007 (<a title=\"Lien vers la source\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vYnNlcnZhdG9pcmUtcmV0cmFpdGVzLm9yZy9pbmRleC5waHA/aWQ9MTAx" target=\"_blank\">source</a>). En appliquant une hausse des salaires de 1% par an et une hausse de 3% des cotisations, on obtient l’évolution suivante du taux de prélèvement moyen au titre des retraites d’ici 2040. C’est-à-dire un passage à 50% du salaire brut !</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjIwLWNvbW1lbnQtZXhwbGlxdWVyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzL3RhdXgtZGUtY290aXNhdGlvbnM=" rel=\"attachment wp-att-106630\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106630" title="taux-de-cotisations" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/taux-de-cotisations.png?c2fb0e" alt="" width="505" height="289" /></a></p>
<p>Le problème, c’est qu’il est devenu une banalité (et une évidence) que les charges sociales plombent le marché du travail. Il est donc totalement impossible de leur faire suivre une telle évolution sans faire exploser le chômage et couler le pays. Reste la baisse des pensions et le report de l’âge de la retraite (70,6 ans suggère le Comité d’orientation des retraites !), ce qui constituera les premieres formes de défaut du système sur ses promesses intenables. Autre option, financer le choc démographique par la dette publique, ce qui, d’après <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0OTI0LWNvbW1lbnQtbGVzLXJldHJhaXRlcy1jcmV1c2Vyb250LWxhLWRldHRl">le précédent billet</a>, ajoutera au moins 100 points de PIB à la dette publique de 2040. Enfin, certains préconisent l’accueil de millions d’immigrés afin d’empêcher la hausse du ratio de dépendance… Faites votre choix !</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMS8xNi9leHBsaWNhdGlvbnMtc3VyLWxlLWRlc2VxdWlsaWJyZS1kZXMtcmV0cmFpdGVzLw==">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Note :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-106620'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-106620-1'>Ce résultat s’obtient en passant au logarithme, puis en dérivant par rapport au temps. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-106620-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=106620" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>La rumeur des 50.000 centenaires algériens</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/11/29/106133-la-rumeur-des-50-000-centenaires-algeriens</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2012/11/29/106133-la-rumeur-des-50-000-centenaires-algeriens#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 07:20:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anton Suwalki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[CNAV]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des Comptes]]></category>
		<category><![CDATA[fraudes]]></category>
		<category><![CDATA[marketing viral]]></category>

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		<description><![CDATA[Un mail viral sous-entend que des Algériens profiteraient du système de retraite français en ne déclarant pas des décès pendant 3 ou 4 générations.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un mail viral sous-entend que des Algériens profiteraient du système de retraite français en ne déclarant pas des décès pendant 3 ou 4 générations.</strong><br />
<span id="more-106133"></span><br />
<strong>Par Anton Suwalki.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjkvMTA2MTMzLWxhLXJ1bWV1ci1kZXMtNTAtMDAwLWNlbnRlbmFpcmVzLWFsZ2VyaWVucy9hbGdlcmllX3JldHJhaXRlc19mcmF1ZGU=" rel=\"attachment wp-att-106134\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106134" title="algerie_retraites_fraude" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/algerie_retraites_fraude.jpg?c2fb0e" alt="" width="470" height="332" /></a></p>
<p>J’ai été destinataire voici quelques jours d’un mail censé m’informer d’un énorme scandale, mail anonyme [<sup class='footnote'><a href='#fn-106133-1' id='fnref-106133-1' onclick='return fdfootnote_show(106133)'>1</a></sup>], dont le corps du texte était précédé d’un commentaire familier : « Si tu n'étais pas au courant, tu vas certainement apprécier ! ». Je faisais en fait partie d’une liste de destinataires masqués. Voilà des manières qui m’incitent en général à la vigilance, plutôt que de plonger tête baissée. Vérification faite, il s’agit d’un d’un <em>hoax</em> qui inonde la toile depuis plus d’un an, recopié sans réfléchir par mon expéditeur pour alimenter une chaine de messages, et qui illustre à merveille le mésusage dramatique que beaucoup de gens font d’Internet. Esprit critique, où es-tu ?</p>
<p>La diatribe commence ainsi :</p>
<blockquote><p>50 000 retraités Centen<strong>n</strong>aires (<strong>sic</strong>) en Algérie  !! à qui l’on verse une retraite depuis des décennies... C’est un SCANDALE !!!  Que font nos hommes politiques ? la CNAV ? et les fonctionnaires concernés ? <strong>voilà des milliards à récupérer et à ne plus verser... au lieu de les prendre aux Français qui n’ont pas beaucoup d’Euros</strong>.</p></blockquote>
<p>L’auteur trahit d’emblée son véritable objectif, même si on peut évidemment tiquer sur le nombre faramineux de centenaires algériens annoncé. Car bien entendu, si les Français « n’ont pas beaucoup d’euros », il est bien connu que les Algériens roulent sur l’or. Si l'ambiguïté était encore de mise, elle est levée par le jeu de mots débile qui conclut cette  introduction : «<em>Et on va diminuer [nos retraites] pour continuer à payer les leurs ! <strong>J'Allah-ucine !!!!!</strong> </em> <strong>(re-sic !)</strong>». On se dit là que l’obsession de l’auteur porte sur tout autre chose que la bonne gestion de la sécurité sociale.</p>
<p>Commençons à rappeler<strong>,</strong> tant pis pour ceux à qui cela donnerait de l’urticaire, que le droit à percevoir une retraite n’est pas une question de nationalité, mais dépend du fait d’avoir cotisé en France à l’assurance vieillesse. Les Algériens qui ont travaillé et cotisé en France ont donc les mêmes droits que les français, centenaires ou pas. Ensuite, même s’il y avait effectivement 50 000 centenaires algériens à qui l’on versait des retraites indues, ça ne ferait pas « des milliards » à récupérer. Même pas un milliard, d'ailleurs.</p>
<p>Mais d’où viennent ces 50.000 centenaires à qui la CNAV continuerait à verser une pension ? Sachant que la France compte <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci90aGVtZXMvZG9jdW1lbnQuYXNwP3JlZ19pZD0wJmFtcDtyZWZfaWQ9aXAxMzE5">quelques 15.000 centenaires</a> pour 63 millions d’habitants, que l’Algérie compte 37 millions d’habitants dont l’espérance de vie est nettement plus faible qu’en France (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3BlcnNwZWN0aXZlLnVzaGVyYnJvb2tlLmNhL2JpbGFuL3NlcnZsZXQvQk1UZW5kYW5jZVN0YXRQYXlzP2xhbmd1ZT1mciZhbXA7Y29kZVBheXM9RFpBJmFtcDtjb2RlVGhlbWU9MyZhbXA7Y29kZVN0YXQ9U1AuRFlOLkxFMDAuSU4=">73 ans</a>), on serait en présence d’une fraude d’une ampleur considérable si c’était vrai. Même en imaginant la gestion infiniment laxiste de la CNAV, on peine à croire qu’elle verserait les yeux fermés une pension à 50.000 centenaires algériens. Il existe, dans tous les organismes, de droit public ou privé, des systèmes de contrôle de fichiers pour identifier des zones géographiques ou des sources de fraudes possibles, par le biais d’anomalies statistiques.</p>
<p>C’est pourtant ce que nous affirme le <em>hoax </em>:</p>
<blockquote><p>Savez-vous que l’on vit plus vieux en Algérie (150 ans) que partout ailleurs dans le monde ? C’est l’intéressante découverte faite par la Cour des Comptes qui, en épluchant les comptes de la CNAV (caisse nationale d’assurance vieillesse), l’organisme qui paye les retraites a constaté que le nombre de retraités centenaires algériens (plus de 50.000) était particulièrement important. Ce nombre est même très très supérieur au total des centenaires recensés par l’état-civil en Algérie. Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cour des Comptes qui a présenté le 9 juillet dernier<strong> </strong>un rapport sur la fraude sociale [<sup class='footnote'><a href='#fn-106133-2' id='fnref-106133-2' onclick='return fdfootnote_show(106133)'>2</a></sup>] devant une commission parlementaire, reconnait le problème (document que chacun peut consulter pour vérifier cette info).</p></blockquote>
<p>Comme c’est le cas dans beaucoup de rumeurs circulant sur la toile, le falsificateur, pas forcément très malin, se sent obligé pour faire sérieux de citer des sources fiables « que chacun peut vérifier », pariant peut-être sur le fait que tous ceux que cette « allah-ucination » confortent dans leurs préjugés xénophobes n’iront pas vérifier. Pari malheureusement réussi, si on se fie au nombre de fois que ce texte a été recopié. L’auteur en toute impunité se sent obligé d’en rajouter : « [on vit plus vieux en Algérie] (150 ans) », sous-entendant que des Algériens profiteraient du système en ne déclarant pas des décès pendant 3 ou 4 générations.</p>
<p>Jamais, ni dans le rapport de la Cour des Comptes invoqué ici, ni dans la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc3NlbWJsZWUtbmF0aW9uYWxlLmZyLzEzL2J1ZGdldC9tZWNzcy9jb21tdW5pY2F0aW9uX2F2cmlsXzIwMTAucGRm">communication à l’Assemblée nationale</a>, il n’est question de 50.000 faux centenaires en Algérie, et encore moins de faux-retraités de 150 ans. Dans ce rapport, certes peu élogieux pour la gestion de la CNAV, la question des fraudes à l’assurance vieillesse n’occupe qu’une place restreinte, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc3NlbWJsZWUtbmF0aW9uYWxlLmZyLzEzL3BkZi9jci1tZWNzcy8wOS0xMC9jMDkxMDAxNS5wZGY=">dans l’audition de Mme Ruellan</a>, celle-ci se contente de remarquer  que « <em>notre rapport cite par exemple l’étonnante longévité des ressortissants algériens bénéficiant d’une retraite française en Algérie : le nombre de pensionnés centenaires, selon les chiffres de la direction de la sécurité sociale, serait supérieur au nombre de centenaires recensés par le système statistique algérien </em>». Notons que le faux commence par une <strong>modification presque anodine</strong> d’une citation : un conditionnel remplacé par  un présent, « supérieur » remplacé par « très très supérieur ». Puis, on ajoute des chiffres astronomiques sortis de l’imagination du faussaire.</p>
<p>On peut concevoir que ce type de fraude (des décès non déclarés pour continuer à toucher une pension de retraite) est plus fréquente, car moins facilement contrôlable, pour des personnes à l’étranger que pour des résidents en France. Et les interrogations formulées par Mme Ruellan concernant l’Algérie ne reposent pas sur rien. La Cour des Comptes a en effet observé « <em>que les pensionnés nés en Algérie meurent plus vieux que ceux des autres pays de l’échantillon </em>[<sup class='footnote'><a href='#fn-106133-3' id='fnref-106133-3' onclick='return fdfootnote_show(106133)'>3</a></sup>])<em> (à l’exception de la France elle-même), sans que ni l’âge de la population pensionnée ni sa structure par âge puisse l’expliquer, au contraire</em> ». Une table de comparaison des espérance de vie selon les données de l’OMS et celle de la CNAV confirme ces écarts importants, pour l’Algérie notamment. D’autre part des cas de fraude ont effectivement été documentés en… 2007 :<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydWU4OS5jb20vaG9heC8yMDExLzAyLzEwL2xhLWNvdXItZGVzLWNvbXB0ZXMtdm9pdC11bi1wZXUtdHJvcC1kYWxnZXJpZW5zLWltbW9ydGVscy0xODkzNjc="> 8 faux actes d’état civils</a> pour 111 domiciliés à Merouana, dans l’Est de l’Algérie. Difficile sur cette base d’extrapoler le nombre de faux centenaires pensionnés en Algérie. Mais au fait, combien de centenaires tout court ?</p>
<p>Pascale Robakowski, l’agent comptable de la Cnav, en révèle quelques mois après le rapport de la Cour des Comptes le nombre : il y avait en 2010, 539 centenaires algériens pensionnés sur un total de 440 000 pensionnés. Un chiffre confirmé un peu plus tard par le directeur de la CNAV, estimant qu’ <em>« <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FyY2hpdmVzLmxlc2VjaG9zLmZyL2FyY2hpdmVzLzIwMTEvTGVzRWNob3MvMjA5NTEtMjMtRUNILmh0bQ==">on ne peut pas dire qu'il y ait une fraude majeure aux retraites en Algérie</a></em> ».</p>
<p>Autrement dit, même si les 539 correspondaient <strong>tous</strong> à de faux centenaires, cela serait tout de même près de 100 fois moins que le chiffre inventé par ceux qui ont fabriqué le <em>hoax </em>! Et quoi qu’il en soit, le renforcement justifié de la prévention de ce genre de fraudes ne suffirait pas, loin s’en faut, à résoudre les problèmes des retraites.</p>
<p>Il ne s’agit pas ici d’établir une hiérarchie dans la gravité des fraudes, mais d’essayer comme pour toutes les rumeurs colportées sur la toile, d’appeler les gens à vérifier ce qu’ils lisent, à ne pas répercuter n’importe quoi dès lors que cela désigne un coupable qui a la gueule de l’emploi, surtout quand on a la prétention de « ne pas être dupe ». En l’occurrence, c’est surtout celui ou ceux qui ont concocté ce <em>fake</em> qui « <em>vous prennent pour des imbéciles</em> ». Tâchez donc de leur donner tort, pour une fois.</p>
<p>Malheureusement, quel que soit le sujet de la rumeur – OGM, attentats du 11 Septembre, faux-centenaires algériens… – l’idéologie et la passion du bouc-émissaire l’emportent trop souvent sur les faits et sur les appels à l’usage de l’esprit critique.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ltcG9zdGV1cnMub3Zlci1ibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLWxhLXJ1bWV1ci1kZXMtNTAtMDAwLWNlbnRlbmFpcmVzLWFsZ2VyaWVucy11bi1mYWtlLWV4ZW1wbGFpcmUtMTEyNjQxMDY5Lmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-106133'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-106133-1'>Du moins portant une signature féminine fantaisiste et que je ne peux relier à aucune personne que je connais. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-106133-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-106133-2'>Rapport qui, soit dit en passant, date de plus de 2 ans, et dont des conclusions falsifiées continuent à alimenter le « scandale »…. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-106133-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-106133-3'>France, Espagne, Maroc, Portugal, Tunisie. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-106133-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=106133" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Comment les retraites creuseront la dette</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/11/19/104924-comment-les-retraites-creuseront-la-dette</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2012/11/19/104924-comment-les-retraites-creuseront-la-dette#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 08:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Acrithene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[BRI]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil d’orientation des retraites]]></category>
		<category><![CDATA[COR]]></category>
		<category><![CDATA[déficits]]></category>
		<category><![CDATA[dettes publiques]]></category>
		<category><![CDATA[retraites]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2050, le déficit annuel du système de retraite se trouvera entre 70 et 120 milliards. Jeunes étudiants, ne comptez pas trop dessus…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 2050, le déficit annuel du système de retraite se trouvera entre 70 et 120 milliards. Jeunes étudiants, ne comptez pas trop dessus…</strong></p>
<p><strong>Par Acrithène.</strong><br />
<span id="more-104924"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzAxL1JldHJhaXRlLWFjdGlmLnBuZw=="><img class="size-full wp-image-65058 alignright" title="Retraite actif" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/Retraite-actif.png?c2fb0e" alt="" width="300" height="199" /></a>Dans l'un de mes derniers billets, je vous présentais des projections délirantes sur les <a title=\"L’improbable survie de l’assurance maladie\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTMvMTA0MzM3LWxhLXNlY3UtdW5lLXN1cnZpZS1pbXByb2JhYmxl" target=\"_blank\">déséquilibres futurs de l’Assurance Maladie</a>. Aujourd’hui, deux graphiques sur la partie retraite de la Sécurité Sociale. À nouveau, je me base sur les projections réalisées par les administrations publiques en charge de la question, ici le Conseil d’orientation des retraites (COR).</p>
<p>Le COR propose des projections de déficit du système de retraite par années, pour 2015, 2020, 2030, 2040 et 2050. Il envisage trois scénarios différents :</p>
<ul>
<li>Dans le <strong>Scénario A</strong>, la France retrouve le plein-emploi (chômage à 4,5%) aux alentours de 2020, et la productivité du travail par tête s’accroit de 1,8% par an. C’est le rêve.</li>
<li>Le <strong>Scénario B</strong> prévoit lui aussi le retour au plein-emploi aux alentours de 2020, mais la croissance de la productivité du travail par tête se limite à 1,5%.</li>
<li>Enfin, dans le <strong>Scénario C</strong>, le chômage converge vers les 7% mais la croissance de la productivité du travail reste égale à 1,5%. C’est le pire scénario envisagé.</li>
</ul>
<p>Personnellement, je trouve l’hypothèse d’un chômage à 7% en 2020, le scénario pessimiste du COR, assez optimiste. Le chômage n’a jamais été en-dessous des 7% depuis 1982 (<a title=\"Source\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci9pbmRpY2F0ZXVycy9pbmQxNC8yMDEyMDkwNi9zbF9jaG9tYWdlX25ldy54bHM=" target=\"_blank\">source</a>). Mais je vous laisse vous faire votre idée.</p>
<p>Dans le graphique suivant, pour chaque scénario, je n’ai fait que reprendre les prévisions de déficit pour 2015, 2020, 2030, 2040 et 2050 et j’ai tiré des droites pour extrapoler les déficits annuels intermédiaires. D’après les estimations du Comité, en 2020, le système de retraite aura un besoin de financement (déficit) d’entre 40 et 50 milliards d’euros (de 2008, donc hors inflation). Rien que ça !</p>
<p>En 2050, ce déficit annuel se trouvera entre 70 et 120 milliards, on ne sait pas trop. Jeunes étudiants, ne comptez pas trop dessus… Personne ne prêtera ces sommes à l’État tous les ans.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0OTI0LWNvbW1lbnQtbGVzLXJldHJhaXRlcy1jcmV1c2Vyb250LWxhLWRldHRlL3JldHJhaXRlMTE=" rel=\"attachment wp-att-104926\"><img class="aligncenter size-full wp-image-104926" title="retraite11" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/retraite11.png?c2fb0e" alt="" width="605" height="339" /></a></p>
<p>Puis, pour qu’on réalise quel sera l’impact des déséquilibres du système de retraite par répartition, j’ai calculé moi-même la contribution de ces déficits futurs sur la dette publique. J’ai pris des hypothèses généreuses, dans lesquelles la croissance économique serait de 2% et l’État emprunterait aux marchés financiers à 3,5% (soit un peu moins que le taux actuel).</p>
<p>Avec ces hypothèses, le seul système de retraite participerait à une hausse de la dette publique d’entre 90 et 130 points de PIB. Soit au minimum la dette actuelle qui nous pose tant de soucis.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0OTI0LWNvbW1lbnQtbGVzLXJldHJhaXRlcy1jcmV1c2Vyb250LWxhLWRldHRlL3JldHJhaXRlMQ==" rel=\"attachment wp-att-104932\"><img class="aligncenter size-full wp-image-104932" title="retraite1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/retraite1.png?c2fb0e" alt="" width="605" height="339" /></a></p>
<p>À force de lire des choses aberrantes dans mes chroniques, vous allez finir par penser que je suis fou ou que je ne sais pas compter. Sur <em>Contrepoints</em>, une âme innocente m’a même fait remarquer à propos de l’Assurance Maladie que j’avais oublié les provisions faites par l’État pour garantir sa survie, alors que les « provisions » de la Sécurité Sociale se limitent à une dette de plus de 200 milliards d’euros.</p>
<p>Suis-je fou, dépressif ou nul en finance ? Pour m’en défendre, je vous offre mon <a title=\"Lien vers le classeur\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lZHViaWVuZXRyZS5maWxlcy53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMTEvcmV0cmFpdGVzLnhsc3g=" target=\"_blank\">classeur Excel</a> afin que vous puissiez vous faire votre avis. Et en guise de soutiens d’autorité, connaissez-vous cette obscure institution financière qu’est la Banque des Règlements Internationaux (BRI). Créée en 1930, la BRI est une banque dont la vocation est d’assurer les règlements entre banques centrales et de fournir à ces dernières de la recherche économique. La banque des banques centrales donc. Cette institution peu connu du grand public a un beau « <em>baseline scenario</em> » pour la France. En 2040, la BRI prévoit pour la France une dette publique égale à 400% du PIB ! Le paiement des intérêts seuls s’élèverait à 18% du PIB. De son côté, la BCE estimait, avant la crise, la valeur présente des engagements non financés du système des retraites à plus de 300% du PIB (<a title=\"Le monstre invisible de la dette implicite\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjcvMTAyMjQ1LWRldHRlLWNhY2hlZS1sZS1tb25zdHJlLWludmlzaWJsZQ==" target=\"_blank\">cf. mon billet à ce propos</a>). Évidemment tout ceci n’est que de la fiction, car tout s’écroulera avant.</p>
<p>À noter qu’à la fin de son rapport, le COR notait les conditions de la pérennité du système à l’horizon 2050. Dans le merveilleux scénario A du plein-emploi et de la croissance retrouvée, il faudra que les jeunes d’aujourd’hui arbitrent entre :</p>
<ul>
<li>une hausse de 9,8 points des charges sur leurs revenus ;</li>
<li>une baisse de 36% de leur pension (relativement au système actuel) ;</li>
<li>ou le passage de l’âge moyen de départ à la retraite à 70,6 ans (précis !)…</li>
</ul>
<p>Dernière recommandation de ce rapport : manipuler ces chiffres avec « prudence »…</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMS8xNC9jb21tZW50LWxlcy1yZXRyYWl0ZXMtY3JldXNlcm9udC1sYS1kZXR0ZS8=" target=\"_blank\">Sur le web</a>.<strong></strong></p>
<p><strong>Bibliographie :</strong></p>
<p>« Retraites :  perspectives actualisées à moyen et long terme en vue du rendez-vous de 2010 », Conseil d’orientation des retraites, avril 2010 (<a title=\"lien\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb3ItcmV0cmFpdGVzLmZyL0lNRy9wZGYvZG9jLTEzMjcucGRm" target=\"_blank\">lien</a>).</p>
<p>Stephen Cecchetti &amp; Madhusudan Mohanty &amp; Fabrizio Zampolli, 2010. « The future of public debt: prospects and implications, » BIS Working Papers 300, Bank for International Settlements (<a title=\"lien\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iaXMub3JnL3B1Ymwvd29yazMwMC5wZGY=" target=\"_blank\">lien</a>).</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=104924" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2012/11/19/104924-comment-les-retraites-creuseront-la-dette/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>28</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dette cachée : le monstre invisible</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/10/27/102245-dette-cachee-le-monstre-invisible</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2012/10/27/102245-dette-cachee-le-monstre-invisible#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 Oct 2012 06:10:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Acrithene</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[dette implicite]]></category>
		<category><![CDATA[engagements de retraite]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>

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		<description><![CDATA[À la dette visible de l’État français, il faut ajouter la dette invisible, ou dette implicite, qui correspond aux engagements des régimes de sécurité sociale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À la dette visible de l’État français, il faut ajouter la dette invisible, ou dette implicite, qui correspond aux engagements des régimes de sécurité sociale. </strong></p>
<p><strong>Par Acrithène.</strong><span id="more-102245"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjcvMTAyMjQ1LWRldHRlLWNhY2hlZS1sZS1tb25zdHJlLWludmlzaWJsZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50czk3MS1kZXR0ZS1wdWJsaXF1ZQ==" rel=\"attachment wp-att-102269\"><img class="aligncenter  wp-image-102269" title="imgscan contrepoints971 dette publique" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/imgscan-contrepoints971-dette-publique-938x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="400" height="436" /></a></p>
<p>Dans <a title=\"Surendettement public : ce que nous dit l’Histoire\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjIvMTAxNjIxLXN1cmVuZGV0dGVtZW50LXB1YmxpYy1jZS1xdWUtbm91cy1kaXQtbGhpc3RvaXJl" target=\"_blank\">mon dernier article sur la dette publique</a>, je vous expliquais qu’au regard des précédents historiques, lorsqu’une économie avancée voit sa dette s’élever au-dessus de 90% de son PIB, elle met en moyenne un quart de siècle à redescendre sous ce seuil. Mais c’est sans compter sur l’énorme dette implicite qui pèse aujourd’hui sur l’Europe des vieux et qui viendra s’ajouter à la dette comptable au cours des 25 prochaines années avec l’explosion du <em>papy boom</em>.</p>
<p><strong>D’après la BCE, avant le début de la crise financière (2007), la somme des dettes explicites et des obligations implicites de la sécurité sociale de la zone euro avoisinait les 400% du PIB, contre 170% aux États-Unis.</strong> Voyons de quoi il s’agit…</p>
<p>Les statistiques comptables de la dette publique ne révèlent en effet qu’une petite partie des engagements financiers futurs auxquels sont assujettis les États.  Cela ne vient pas d’une manipulation de compte, mais du fait que la comptabilité, à la différence notable de la finance, se concentre sur le passé et l’explicite.</p>
<p>La dette publique comptable vient de l’accumulation des dépenses passées de l’État qui n’ont pas pu être couvertes par les recettes publiques. Ce déséquilibre a été temporairement pris en charge par des épargnants, qui ont obtenu en retour une créance sur l’État, obligeant ce dernier à leur verser dans le futur une compensation financière (la somme initiale augmentée des intérêts). C’est ce que référence correctement la comptabilité et qu’on peut qualifier de <strong>dette explicite</strong>.</p>
<p>Tous les jours, l’État accorde aussi des dettes implicites. Par exemple, lorsqu’il prélève de votre salaire des charges sociales pour payer les retraités, il ne vous accorde pas en retour une créance explicite, statuant d’un échéancier précis pour le remboursement de cette avance. Cependant, si vous acceptez ce système, c’est parce que vous croyez que ce don à l’État fait naître une créance implicite, à savoir votre droit de recevoir une pension dans plusieurs années. La cotisation retraite n’est en ce sens pas un impôt comme les autres, il a une dimension tacite sur les budgets futurs de l’État. C’est un <em>impôt à rembourser</em>, donc une forme de dette.</p>
<p>Pour l’économiste, les dettes implicites et explicites sont fondamentalement similaires : elles sont des obligations de rembourser de l’argent. Leurs différences se limitent principalement à leur clarté comptable et à leur forme juridique, mais elles impactent d’une même manière le futur des comptes publics. D’ailleurs, avec le temps qui passe, les dettes implicites se matérialisent (des actifs demandent leur retraites), et sont alors affectées à la dette explicite.</p>
<p>Ce qu’en France on appelle le « système par répartition » pour souligner la notion de partage, les manuels d’économie l’appellent « <em>unfunded system</em> » et l’opposent au « <em>funded system</em> », qu’on appelle aussi en Gaule « système par capitalisation », pour en montrer la perversité financière. Les mots anglais sont bien plus adaptés, car ils résument simplement la différence fondamentale des deux systèmes. Dans le système <em>funded</em>, l’argent nécessaire au paiement des futurs retraités est mis de côté au fur-et-à-mesure que naissent et grandissent leurs droits à la retraite. Dans le système <em>unfunded</em>, l’argent nécessaire n’est récolté qu’au moment où l’obligation de payer se manifeste. Que le système <em>unfunded</em> soit perçu comme plus prudent par l’essentiel de la population tient des miracles de la politique.</p>
<p>Donc quand existe un système <em>unfunded</em>, il n’existe pas d’actifs dédiés au financement futur des obligations financières implicites de l’État. Il s’agit d’une dette totalement nette. L’argent qui permettra de l’honorer n’existe pas encore, et devra être prélevée plus tard, exactement comme la dette explicite.</p>
<p>Pourquoi cela nous intéresse-t-il ? Parce que les dettes implicites de l’État sont colossales. Mais aussi parce qu’elles sont assez différentes d’un pays à l’autre, ce qui fait de la dette explicite un mauvais instrument de comparaison internationale.</p>
<p>Comme je l’ai expliqué, la dette implicite ne figure pas dans les comptes de l’État. Il faut donc s’appliquer à réaliser une analyse financière sérieuse pour la chiffrer. Cela explique pourquoi je n’ai pas de chiffres tout frais à vous offrir. Par ailleurs, le montant de la dette implicite est incertain, il dépend de variables démographiques (durée de vie), de variables politiques (âge de départ à la retraite)… ce qui explique pourquoi je vous donne des estimations qui peuvent varier d’une source à l’autre.</p>
<p>Les tableaux qui suivent représentent une estimation des obligations financières des États au regard des cotisations retraites déjà perçues (et qui n’ont pas été capitalisées).</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEwL2RldHRlLWltcGxpY2l0ZS5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-102246" title="dette-implicite" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/dette-implicite.png?c2fb0e" alt="" width="580" height="503" /></a></p>
<p>Enfin, pour voir pourquoi la dette implicite s’explicitera dans les décennies à venir, il suffit de regarder une pyramide des âges de la France (une des moins inquiétantes d’Europe)…</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEwL2ltcGxpY2l0ZTIucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-102247" title="Pyramide des âges française" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/implicite2.png?c2fb0e" alt="" width="492" height="378" /></a></p>
<p>---<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMi8xMC8yNS9sZS1tb25zdHJlLWludmlzaWJsZS1kZS1sYS1kZXR0ZS1pbXBsaWNpdGUv" target=\"_blank\"><br />
Sur le web</a></p>
<p><strong>Voir aussi :</strong></p>
<p>Pour une comparaison analytique des systèmes de retraite :<a title=\"Lien vers l'article\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZW9yZW1lLWR1LWJpZW4tZXRyZS5uZXQvMjAxMC8wOS8wNy9yZXRyYWl0ZXMtcG91cnF1b2ktbGVzLWpldW5lcy1kZXZyYWllbnQtbWFuaWZlc3Rlci1wb3VyLWxhLXJlZm9ybWUv" target=\"_blank\"> Retraites : pourquoi les jeunes devraient manifester POUR la réforme !</a></p>
<p><strong>Sources :</strong></p>
<ul>
<li><a title=\"Lien vers l'article\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5maXdpMS51bmktZnJlaWJ1cmcuZGUvcHVibGlrYXRpb25lbi8yMjkucGRm" target=\"_blank\">C. Müller, B. Raffelhüschen &amp; Olaf Weddige (2009), « Pension obligations of government employer pension schemes and social security pension schemes established in EU countries », Research Center for Generational Contracts, Freiburg University</a></li>
<li><a title=\"Lien vers la présentation\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lY2IuaW50L2V2ZW50cy9wZGYvY29uZmVyZW5jZXMvZmlwL1ByZXNlbnRhdGlvbl9SZWltdW5kX01pbmsucGRmPzIyOGY1ZjZkZjkwNTYwNzIyOWY3NjhlOGE0ZWE3NjM0" target=\"_blank\">R. Mink (2010), « Household pension entitlements under government schemes in the euro area », ECB Public Finance Workshop, European Central Bank</a></li>
</ul>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=102245" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>18</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La fin programmée de la retraite par répartition</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/10/16/100843-la-fin-programmee-de-la-retraite-par-repartition</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2012/10/16/100843-la-fin-programmee-de-la-retraite-par-repartition#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 05:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Madoff]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=100843</guid>
		<description><![CDATA[Pour payer les retraites, AGIRC et ARRCO puisent dans des réserves qui seront épuisées dès 2017. A quand la retrait par capitalisation, enfin?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour payer la retraite par répartition d'aujourd'hui, AGIRC et ARRCO puisent dans des réserves qui seront épuisées dès 2017. À quand la retraite par capitalisation, enfin, pour protéger les jeunes de ce racket ?</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><span id="more-100843"></span></p>
<div id="attachment_100844" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEwL1JldHJhaXRlLXBhci1yw6lwYXJ0aXRpb24uanBn"><img class="size-medium wp-image-100844" title="Retraite par répartition, retraite Madoff" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/Retraite-par-répartition-300x214.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="214" /></a><p class="wp-caption-text">Retraite par répartition, retraite Madoff</p></div>
<p>C’est sans tambours ni trompettes que les partenaires sociaux viennent d’entamer une série de négociations concernant l’avenir des régimes de retraite complémentaire ARRCO et AGIRC. Ces deux régimes sont déficitaires depuis 2010.</p>
<h3>La manne sera épuisée en 2017</h3>
<p>Comme toute pyramide de Ponzi, le système ne peut fonctionner que dans la mesure où le nombre de cotisants croît par rapport au nombre de bénéficiaires. Or, cela n’est plus le cas.  Il faut savoir que ces deux régimes puisent actuellement dans leurs réserves afin d’assurer le paiement des pensions et que ces réserves, estimées à plus de 6 milliards d’euros pour l’AGIRC et à près de 42 milliards d’euros pour l’ARRCO. Ces réserves seront épuisées en 2017 pour l’AGIRC et 2020 pour l’ARRCO si la situation reste stable. Malheureusement, la période de récession que nous connaissons et que visiblement les mesures récentes ne font qu’accentuer, accélère le processus..</p>
<h3>Aucune réflexion constructive</h3>
<p>Pour l’instant, les partenaires sociaux, engoncés dans leur logique, déclarent n’envisager que des solutions classiques et maintes fois appliquées sans jamais rien résoudre (hausses des cotisations, gel du point de retraite, aménagement des règles de liquidation des droits, etc.).  Les pouvoirs publics auront-ils le courage de taper du poing sur la table et d’imposer un nouveau mode de financement et de calcul des retraites ?</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMi9sYS1maW4tcHJvZ3JhbW1lZS1kdS1yZWdpbWUtZGUtcmV0cmFpdGUtcGFyLXJlcGFydGl0aW9uLw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<p>Sur ce sujet ô combien essentiel pour chacun d'entre nous, en particulier jeune, nous vous proposons quelques liens complémentaires :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMTcvODM0NDctcmV0cmFpdGVzLWxlLXByb2JsZW1lLXJlc3RlLWVudGllci1zZWxvbi1sZS1jb3I=" target=\"_blank\">Retraites, le problème reste entier selon le Conseil d'Orientation des Retraites (COR)</a>, par l'Aleps</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMjkvNzExNTktbGVzY3JvcXVlcmllLWRlLWxhLXJldHJhaXRlLXBhci1yZXBhcnRpdGlvbg==" target=\"_blank\">La retraite par répartition est une escroquerie</a>, par Nathalie Elgrably-Lévy</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMjMvNzAzOTQtYXR0ZW5kcmUtcG91ci1yZWZvcm1lci1sZXMtcmV0cmFpdGVzLWNlc3Qtdm9sZXItbGVzLWpldW5lcy1nZW5lcmF0aW9ucw==" target=\"_blank\">Attendre demain pour réformer les retraites, c'est voler les jeunes générations</a>, par David Descôteaux</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUmV0cmFpdGU=" target=\"_blank\">Retraite, l'article de Wikibéral, l'encyclopédie libérale</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMDkvMjQvMTg1MS1yZXRyYWl0ZXMtbGUtY2FkYXZyZS1kZS1wZXRhaW4tYm91Z2UtZW5jb3Jl">Le cadavre de Pétain bouge encore</a></li>
</ul>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=100843" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Nos retraites : répartition ou capitalisation ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/09/17/97472-nos-retraites-repartition-ou-capitalisation</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2012/09/17/97472-nos-retraites-repartition-ou-capitalisation#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Sep 2012 06:20:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par capitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[retraite par répartition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=97472</guid>
		<description><![CDATA[À ceux qui ont des doutes sur le système de retraite par capitalisation, offrez-leur l’ouvrage co-écrit par Philippe François et intitulé Nos retraites : répartition ou capitalisation ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À ceux qui ont des doutes sur le système de retraite par capitalisation, offrez-leur l’ouvrage co-écrit par Philippe François et intitulé <em>Nos retraites : répartition ou capitalisation ?</em> D’une clarté absolue et avec des arguments imparables.</strong><br />
<span id="more-97472"></span><br />
<strong>Par Bogdan Calinescu.</strong><br />
<em>Publié en collaboration avec l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTk3NDcz" rel=\"attachment wp-att-97473\"><img class="alignleft  wp-image-97473" title="Choc-idees-couv-retraite-682x1024" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/Choc-idees-couv-retraite-682x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="196" height="294" /></a>Seulement une centaine de pages pour débattre de la réforme des retraites. Loin des centaines de pages illisibles des rapports du COR (Conseil d’orientation des retraites). Et pourtant on apprend énormément de choses. Le petit livre est présenté sous la forme d’un débat entre, d’un côté, un défenseur de la répartition, le syndicaliste CGT Pierre-Yves Chanu et, de l’autre, le promoteur de la capitalisation, Philippe François.</p>
<p>Le syndicaliste (je n’ai jamais compris pourquoi les syndicats doivent avoir leur mot à dire sur les retraites : en Suède, la réforme a été faite sans la participation des syndicats) fait appel à la tactique réchauffée pour défendre la répartition : il invoque la solidarité et nous ressort les clichés usés sur la capitalisation. Philippe François lui répond en détail et son argumentation est basée sur des chiffres. Où est la solidarité tant vantée du régime par répartition alors que les fonctionnaires et les agents publics cotisent moins que les salariés du privé et leurs retraites sont très largement compensées par l’État, donc par les contribuables ? Par ailleurs, la retraite par capitalisation est aujourd’hui une nécessité vu la faillite inévitable de la répartition : on se dirige vers un seul cotisant pour un retraité.</p>
<p>De plus, la capitalisation incite ses bénéficiaires à s’intéresser au fonctionnement de l’économie, à regarder de près leurs placements. C’est un facteur d’intégration. On est propriétaire de son compte et, contrairement à la répartition, on sait combien on touche une fois à la retraite. La capitalisation c’est aussi de nouveaux investissements dans les entreprises qui manquent de fonds. C’est de l’argent injecté dans l’économie. La capitalisation existe déjà en France pour les fonctionnaires (Prefon, Corem, CRH et aussi RAFP – Retraite additionnelle de la fonction publique). Cette dernière est financée par une cotisation de 10% sur les primes des fonctionnaires et plafonnée à 20% du salaire. Plus de 4 millions de fonctionnaires sont déjà affiliés. Pourquoi l’interdit-on à ceux du privé ?</p>
<p>Notre système de retraite par répartition est en faillite mais il est aussi opaque et fonctionne comme un système à la Madoff. On promet des retraites qu’on ne pourra pas honorer. C’est un système injuste et intenable. Philippe François propose de consacrer 5% des cotisations à la capitalisation à partir de 2014. Ce taux pourrait être augmenté en fonction de la croissance du PIB/personne jusqu’à atteindre 50% en une cinquantaine d’années, soit deux générations. Parallèlement, il faudra aussi réformer les retraites du public en les rapprochant de celles du privé. Des propositions de bon sens adoptées dans de nombreux autres pays européens. Mais vivons-nous dans un pays dirigé par des gens sensés ?</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmcvY29tcG9uZW50L2Fib29rL2Jvb2svNS1hbm5lZS0yMDEyLzEyMy1ub3MtcmV0cmFpdGVzLS1yZXBhcnRpdGlvbi1vdS1jYXBpdGFsaXNhdGlvbi0uaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Les socialistes enterrent la retraite à soixante ans</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jun 2012 06:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aymeric Pontier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Retraites]]></category>
		<category><![CDATA[réforme des retraites]]></category>
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		<description><![CDATA[On aurait beau retourner dans tous les sens le récent décret sur les retraites, nulle part on ne verrait de restauration de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans ! Nulle part ! Autrement dit, la droite avait creusé la tombe de la retraite à 60 ans, la gauche vient de procéder à son enterrement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On aurait beau retourner dans tous les sens le récent décret sur les retraites, nulle part on ne verrait de restauration de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans ! Nulle part ! Autrement dit, la droite avait creusé la tombe de la retraite à 60 ans, la gauche vient de procéder à son enterrement.</strong></p>
<p><strong>Par Aymeric Pontier.</strong></p>
<p><span id="more-86294"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDkvODYyOTQtbGVzLXNvY2lhbGlzdGVzLWVudGVycmVudC1sYS1yZXRyYWl0ZS1hLXNvaXhhbnRlLWFucy9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMzYtcmV0cmFpdGUtYS02MC1hbnM=" rel=\"attachment wp-att-86328\"><img class="aligncenter  wp-image-86328" title="imgscan contrepoints 236 retraite à 60 ans" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/imgscan-contrepoints-236-retraite-à-60-ans-1005x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="400" height="407" /></a></p>
<p>Je ne sais pas ce qui se passe dans les rédactions françaises de nos jours, mais cette manie de reprendre mot pour mot les éléments de langage du pouvoir en place, qu'il soit de gauche ou de droite, est très inquiétante. Car, on aurait beau retourner dans tous les sens le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RlbXBzcmVlbC5ub3V2ZWxvYnMuY29tL3NvY2lldGUvMjAxMjA2MDYuT0JTNzU5MC9yZXRyYWl0ZXMtYS02MC1hbnMtY2UtcXUtaWwtZmF1dC1yZXRlbmlyLWR1LW5vdXZlYXUtZGVjcmV0Lmh0bWw=" target=\"_blank\">récent décret</a> sur les retraites, nulle part on ne verrait de restauration de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans ! Nulle part !</p>
<p>Il s'agit simplement d'étendre le dispositif <em>"carrières longues"</em> à ceux qui ont commencé à travailler à 18 ou 19 ans et qui ont toutes leurs cotisations, soit 41,5 ans pour le moment mais probablement plus dans les années à venir, système qui ne concernait auparavant que ceux qui avaient commencé à travailler avant 18 ans. Plus quelques mesures électorales à destination des chômeurs et des mères de famille. L'ensemble de la réforme devrait coûter 1,1 milliard d'euros en 2013, et près de 3 milliards d'euros en 2017. Pour le financement, le décret prévoit le relèvement de 0,2 point des taux de cotisation retraite. Ce qui diminuera (un peu) le pouvoir d'achat des salariés français, et augmentera (un peu) le coût du travail en France. Vu la situation économique du pays, ce n'est pas forcément le meilleur moment, mais bon...</p>
<p>Maintenant, savez-vous pourquoi le coût de la réforme va passer de 1,1 milliard en 2013 à 3 milliards en 2017 ? Eh bien, parce que l'âge minimum légal de départ à la retraite va augmenter progressivement entre 2013 et 2017. C'est la fameuse réforme Fillon de 2010 ! Depuis Juillet 2011, l'âge légal de départ augmente de 4 mois par an ! Plus l'âge légal augmente, plus il y a de personnes concernées par le dispositif <em>"carrières longues"</em> ! D'où un coût de 3 milliards en 2017. Mais cela veut dire quoi concrètement quand les socialistes anticipent la hausse de l'âge légal de départ à la retraite jusqu'en 2017 ? Eh bien cela veut dire qu'ils n'ont pas l'intention de revenir sur la réforme Fillon évidemment ! S'ils avaient l'intention de restaurer la retraite à 60 ans, ils n'auraient pas besoin d'anticiper un besoin de financement de 3 milliards en 2017...</p>
<p>Avec cette mesure, les socialistes s'assurent de calmer la grogne, en apaisant la colère des syndicats sur les points les plus sensibles, sans remettre en cause fondamentalement les réformes Fillon de 2003 et 2010. Autrement dit, la droite avait creusé la tombe de la retraite à 60 ans, la gauche vient de procéder à son enterrement. Dans la bonne humeur qui plus est ! Alors heureux ?</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZlZWRwcm94eS5nb29nbGUuY29tL35yL0F5bWVyaWNQb250aWVyL34zL09hSnRWbUN5VWNRL2xlcy1zb2NpYWxpc3Rlcy1lbnRlcnJlbnQtbGEtcmV0cmFpdGUuaHRtbA==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Retraites et fiscalité : à quand les vraies réformes ?</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jun 2012 07:10:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Medef et certains syndicats s’interrogent sur l’avenir de la répartition ou sur la fiscalité. Enfin ! Sur la fiscalité, le Medef a chiffré à 27 milliards d’euros les changements prévus pour la fiscalité des entreprises. De quoi ruiner ce qui est encore debout.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Medef et certains syndicats s’interrogent sur l’avenir de la répartition ou sur la fiscalité. Enfin ! Sur la fiscalité, le Medef a chiffré à 27 milliards d’euros les changements prévus pour la fiscalité des entreprises. De quoi ruiner ce qui est encore debout.</strong></p>
<p><em>Article publié en collaboration avec l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmcvYWN0dWFsaXRlLzI2NjQtcmV0cmFpdGVzLS12YS10LW9uLWVuLXZlbmlyLWF1eC12cmFpZXMtcmVmb3JtZXMtLmh0bWw=" target=\"_blank\">Aleps</a>.</em><span id="more-85434"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDMvODU0MzQtcmV0cmFpdGVzLWV0LWZpc2NhbGl0ZS1hLXF1YW5kLWxlcy12cmFpZXMtcmVmb3JtZXMvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjExLXBhcmlzb3Q=" rel=\"attachment wp-att-85475\"><img class="aligncenter  wp-image-85475" title="imgscan contrepoints 211 Parisot" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/imgscan-contrepoints-211-Parisot.jpg?c2fb0e" alt="" width="473" height="358" /></a></p>
<p>Nous n’avons pas ménagé Laurence Parisot la semaine dernière, quand nous lui avons reproché d’aller trop ouvertement et trop rapidement dans le sens voulu par François Hollande en ce qui concerne le "dialogue social" et la conduite à tenir à l’égard de l’Allemagne. Nous n’en sommes que plus satisfaits de saluer une réaction plus nette de la Présidente du Medef qui, dans une interview (à nouveau) aux <em>Échos</em> (mercredi 23) a sonné l’alarme sur deux points décisifs des projets gouvernementaux : la fiscalité et les retraites.</p>
<p>Sur la fiscalité, le Medef a chiffré à 27 milliards d’euros les changements prévus pour la fiscalité des entreprises. De quoi ruiner ce qui est encore debout. "Le pire serait encore à venir", dit Laurence Parisot. Cela aggraverait encore l’écart avec les concurrents allemands : le coût du travail a augmenté en dix ans (2002-2012) de 20% en Allemagne, et de 50% en France.</p>
<p>La cause principale de l’écart et de la faible compétitivité de nos entreprises : les charges sociales. Or, le gouvernement demanderait l’augmentation des cotisations vieillesse d’un point. C’est "à la limite du supportable". Mais comment sauver les caisses complémentaires de retraites Agirc (cadres) et Arrco (salariés), dont les réserves auront fondu de 50% en un an pour l’Agirc et de 10% pour l’Arrco ? De façon générale, en est-on encore à "sauver la répartition" ? Se profile alors une réflexion sur une réforme "systémique", rejetée jusqu’à présent, bien que François Chérèque et la CFDT ait dénoncé le gaspillage des cotisations qui ne sont pas capitalisées et ne rapportent donc rien.</p>
<p>Inutile de préciser que la "retraite à 60 ans" est à l’inverse de ce qu’il faut faire, non pas que l’âge de la retraite devrait être reculé plutôt qu’avancé mais que le bricolage sur l’âge de la retraite ne rime à rien, si ce n’est masquer une hausse des cotisations et une baisse des pensions. Ce n’est pas le paramètre qu’il faut changer mais le système. François Hollande et les siens se sont fait élire sur l’utopie de la retraite à 60 ans ; elle se dissipe déjà.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmcvYWN0dWFsaXRlLzI2NjQtcmV0cmFpdGVzLS12YS10LW9uLWVuLXZlbmlyLWF1eC12cmFpZXMtcmVmb3JtZXMtLmh0bWw=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL2NhdGVnb3J5L3NvY2lhbC9yZXRyYWl0ZXMtc29jaWFsLw==" target=\"_blank\">Notre dossier retraites</a> - <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zYWxhaXJlY29tcGxldC5jb20v" target=\"_blank\">Salaire complet</a></strong></p>
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