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	<title>Contrepoints &#187; Social</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Les anciens étudiants des écoles de commerce sont les plus malheureux au travail</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 05:58:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Noé</dc:creator>
				<category><![CDATA[École & éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[école de commerce]]></category>

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		<description><![CDATA[Parmi les diplômés de l'enseignement supérieur, les anciens étudiants d’école de commerce sont les plus malheureux dans leur métier.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Parmi les diplômés de l'enseignement supérieur, les anciens étudiants d’école de commerce sont les plus malheureux dans leur métier.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Baptiste Noé.</strong><br />
<span id="more-125378"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNTM3OQ==" rel=\"attachment wp-att-125379\"><img class="aligncenter  wp-image-125379" title="école de commerce" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/école-de-commerce.jpg?16fe88" alt="" width="518" height="210" /></a></p>
<p>Ce titre est-il juste ? N’est-il pas uniquement accrocheur pour attirer le lecteur et lui faire lire cet article ? Au vu des données de l’étude « L’état de l’enseignement supérieur en France (EESR) » de 2013 cela semble être pourtant vrai.</p>
<p>En page 61 de cette étude, il est demandé à la génération 2004, c’est-à-dire celle qui a obtenu le bac en 2004, si elle se réalise professionnellement et si elle estime être employée en fonction de ses compétences.</p>
<p>Les anciens étudiants des écoles de commerce, bac+4 et bac+5, sont ceux qui ont la vision la plus négative de leur travail. Extraits des données :</p>
<p><strong>« Ne se réalise pas professionnellement » </strong> 14% de la génération 2004 répond oui. 16% pour les non-sortants de l’enseignement supérieur. Le plus fort taux est obtenu chez ceux qui ont fait une école de commerce : 21%. C’est 7 points de plus que la moyenne, et 5 points de plus que ceux qui n’ont pas fait d’étude. Le taux le plus faible est chez les doctorants et le secteur santé-social : 8%. Pour les écoles d’ingénieur, c’est 12%. Entre une personne travaillant dans le secteur de la santé et un ancien étudiant d’école de commerce, l’écart est de 13 points.</p>
<p><strong>« Estimez-vous être employés en dessous de votre niveau de compétence ? » </strong> 27% de la génération 2004 répond oui. Le plus fort taux est là aussi obtenu chez les anciens étudiants des écoles de commerce : 40% de oui chez les bac+4 écoles de commerce, 33% chez les bac+5. Le plus faible taux ? Chez les écoles d’ingénieur (19%) et le santé-social (13%).</p>
<p>Ces anciens étudiants d’école de commerce sont ceux qui ont fait les études parmi les plus prestigieuses et les plus longues. Ils ont chèrement payé leur master, en moyenne 15 000 euros, parfois nettement plus de 20 000€. Leur taux de chômage est un des plus faibles : 2%. Ce sont eux qui occupent le plus de fonctions de cadres. C’est eux aussi qui sont parmi les plus rémunérés.</p>
<p>Pour les jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2007, l’état de leur salaire en 2010 révèle que le salaire net médian mensuel est de 1620€ pour ceux qui sortent du supérieur, et de 1450€ pour l’ensemble de la génération (EESR, 2011, p. 59). Le plus faible est à 1260€, le plus fort à 2800€ (doctorat santé et vétérinaire). Pour les écoles d’ingénieur, il est à 2270€, et 2050€ pour les écoles de commerce. Les anciens étudiants d’école de commerce sont donc nettement dans le haut du panier en ce qui concerne les rémunérations nettes mensuelles. Et pourtant, ils sont les plus malheureux dans leur métier.</p>
<p>Il est dommage que cette recherche se trouve dans l’étude de 2013 mais pas dans celles des années antérieures. Rien n’indique que cela ait beaucoup évolué ces dernières années. À l’heure où les lycéens font des choix concernant leurs études et leur carrière futures, ces données peuvent aider à choisir leur orientation. Il y a l’indice insertion professionnelle, l’indice salaire, et l’indice bonheur. À chacun de voir ce qui l’attire le plus.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qYm5vZS5mci9MZXMtZXR1ZGlhbnRzLWRlcy1lY29sZXMtZGU=">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
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		<title>Cupcakeconomics</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/24/125381-cupcakeconomics</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/24/125381-cupcakeconomics#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 24 May 2013 05:47:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance]]></category>
		<category><![CDATA[monnaies]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[richesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne serait-ce pas l’emploi qui créé de la croissance plutôt que l’inverse ? ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Oubliez l’argent : ce dont nous avons besoin, c’est de plus de producteurs et d’investisseurs pour améliorer notre croissance.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><br />
<span id="more-125381"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMjQvMTI1MzgxLWN1cGNha2Vjb25vbWljcy9jdXBjYWtlcw==" rel=\"attachment wp-att-125383\"><img class="alignleft size-full wp-image-125383" title="cupcakes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/cupcakes.jpg?16fe88" alt="" width="320" height="213" /></a>Oubliez l’argent. L’argent n’est pas la richesse mais juste un outil pratique qui permet de la transférer, de la mesurer et de la conserver dans le temps. Dans un monde sans argent, nous échangerions nos richesses grâce au troc, nous n’aurions sans doute pas d’échelle commune pour les mesurer (ce qui poserait surtout un problème à l’administration fiscale) et nous les conserverions en stockant des produits non périssables comme des métaux, des oeuvres d’art, des meubles etc. Être riche, dans un monde sans argent, cela signifie posséder une belle maison, une belle voiture, partir en vacances et pouvoir s’offrir de bons restaurants ; c’est-à-dire que cela signifie exactement la même chose que dans notre monde actuel. À l’inverse, dans un monde où l’argent existe en quantité illimitée mais où les magasins sont désespérément vides, la richesse n’aurait aucune signification : vous auriez beau posséderiez un hangar rempli de billets, vous ne mangeriez pas à votre faim et vous vivriez probablement sous un pont.</p>
<p>Oubliez donc l’argent et concentrez-vous sur ce qu’est vraiment la richesse : l’ensemble des biens et des services qui rendent nos vies plus agréables ; ces biens et ces services qui, avant que nous puissions en jouir, doivent pour la plupart être produits par la main et l’esprit de l’homme. C’est pour cette raison que, depuis l’aube de l’humanité, nous produisons des richesses : pour pouvoir les consommer – <em>what else</em> ?</p>
<p>Dans notre langage moderne, nous appelons <em>Produit intérieur brut</em> la somme des richesses produites dans une zone délimitée de l’espace (habituellement un pays) et du temps (typiquement une année civile). C’est la mesure de ce que nous avons produit et donc, de ce que nous allons pouvoir consommer. C’est, pour prendre une image, la quantité de <em>cupcakes</em> que nous avons préparé au cours d’une année et donc, la quantité de <em>cupcakes</em> que nous allons pouvoir manger. Or, depuis maintenant quelques siècles, depuis ce moment de notre histoire que nous appelons la <em>révolution industrielle</em>, la quantité de <em>cupcakes</em> que nous produisons augmente régulièrement ; nous avons donné un nom à ce phénomène : la <em>croissance</em>.</p>
<p>Bien sûr, ce que nous désirons, ce n’est pas une croissance du PIB mais une croissance du PIB par habitant : si notre production de <em>cupcakes</em> augmente proportionnellement au nombre de convives, la part potentielle de chacun reste constante. Ce que nous voulons, fondamentalement, c’est pouvoir consommer plus de <em>cupcakes</em> demain qu’hier : c’est-à-dire que nous voulons une croissance (du PIB) supérieure à celle de la population. C’est ce qui permet, depuis quelques siècles, de faire en sorte que les fils vivent mieux que leur père ; c’est un objectif hautement désirable et qui pose une question fondamentale : comment faire pour que ça continue ?</p>
<p><strong>Le grain et l’ivraie</strong></p>
<p>Mais avant de poursuivre, il est sans doute nécessaire de rappeler que, <em>par définition</em>, le PIB et donc la croissance n’ont de sens que dans une économie de marché, mesurés aux prix du marché. Ce que le Produit intérieur brut est supposé mesurer, ce n’est pas seulement la quantité de ce qui est produit mais aussi – et peut être même surtout – l’adéquation de cette production à nos préférences individuelles. Pour reprendre notre analogie, le PIB n’a de sens que si l’on mesure la production de <em>cupcakes</em> au prix auquel les producteurs gagnent de l’argent et les consommateurs acceptent de les acheter.</p>
<p>Il suit de ce qui précède que, dans une économie planifiée comme dans les secteurs socialisés de nos économies, le PIB n’a aucun sens : sa mesure est purement arbitraire. C’est typiquement ce que l’on observe dans une économie de guerre : du point de vue de la comptabilité nationale, la production industrielle explose (canons, bâtiments de guerre, avions de chasse, munition etc.), c’est le plein emploi et la croissance est extraordinairement élevée mais, en réalité, les gens manquent de tout : ils vivent de tickets de rationnement, subissent de graves pénuries sur les biens les plus essentiels et ce, sans parler des éventuelles destructions. C’est ce qui est arrivé aux États-Unis entre 1942 et 1945 : au plus fort de l’effort de guerre, la croissance annuelle atteignait presque 12% (net d’inflation) – un record historique – alors que la plupart des Américains vivaient de <em>food stamps</em> et manquaient d’à peu près tout.</p>
<p>De la même manière et pour les mêmes raisons, les politiques de contrôle des prix ou la création de monopoles non contestables reviennent à manipuler arbitrairement la mesure du PIB. Il est par exemple certain que la part de notre croissance due au secteur de la téléphonie mobile a été très largement exagérée par la politique protectionniste mise en place par le gouvernement Jospin : en cassant cet oligopole et, par la même occasion, les prix, Free Mobile a certainement eut un impact négatif sur la croissance officielle mais c’est d’une croissance purement fictive qu’il était question. Il en va de même lorsqu’un gouvernement augmente les taxes sur les produits de première nécessité ou fortement addictifs (le tabac) : ce n’est qu’une manipulation comptable et en aucun cas de la vraie croissance.</p>
<p>C’est précisément pour ces raisons que les services non marchands que nous fournissent les administrations publiques – comme l’Éducation nationale – sont comptabilisés par convention à leurs coûts de production : il est impossible de dire ce qu’ils valent réellement. Partant, les politiques qui consistent à gonfler les coûts de fonctionnement de ces services pour stimuler la croissance ne sont que pur artifice et il est très vraisemblable qu’une politique de réduction des dépenses publiques se traduira à court terme par un recul de la croissance : c’est la part fictive ou, du moins, non mesurable de notre PIB qui augmente ou disparaît.</p>
<p><strong>Croissance 1.0</strong></p>
<p>Supposons donc que nous vivions dans une économie de marché relativement pure et que nous nous demandions comment faire croître notre Produit intérieur brut par habitant. Une manière simple de représenter le problème consiste à décomposer le PIB par habitant comme suit :</p>
<p align="center"><img src="http://25.media.tumblr.com/7bc3884d0fcfda46dfbe268f48948346/tumblr_mlhr31wm4B1ryre02o1_500.png" alt="" width="200" /></p>
<p>Avec <em>P</em> la population totale et <em>E</em> la population employée ; c’est-à-dire la part de la population qui produit effectivement de la richesse (salariés, entrepreneurs...). Comme vous l’aurez sans doute noté, cette équation est une tautologie c’est-à-dire que vous pouvez remplacer <em>E</em> par n’importe quoi, y compris l’âge du capitaine, elle reste nécessairement vraie. Ce que nous dit cette égalité, c’est que le PIB par habitant peut être compris comme le produit du taux d’emploi de la population (<em>e</em>) - c’est-à-dire la part de la population totale effectivement occupée à produire des <em>cupcakes</em> – et de la productivité de la population employée (<em>p</em>) – la production de <em>cupcake</em> (en valeur) pour chaque personne employée.</p>
<p>Ce qui signifie qu’au premier abord, une manière simple de produire plus, c’est d’être plus nombreux à produire. Ça a l’air idiot dit comme ça mais c’est pourtant vrai : pour maximiser notre production de <em>cupcakes</em>, la première chose à faire c’est de faire en sorte que nous soyons le plus nombreux possibles à en préparer. Autrement dit, pour une population donnée, plus il y a de gens qui consomment des <em>cupcakes</em> sans en produire, plus la part de chacun – producteurs compris – est petite.</p>
<p>Naturellement, cette idée peut sembler paradoxale dans un monde où le chômage atteint des sommets et où l’on nous explique depuis quarante ans que nous avons besoin de croissance pour résorber ce fléau – avec le succès que l’on sait. La question que je vous invite à vous poser est toute simple : ne nous serions-nous pas trompé sur le sens de la causalité ? Ne serait-ce pas l’emploi qui créé de la croissance plutôt que l’inverse ? Au-delà des chapelles politiques et idéologiques, demandez-vous si ce n’est pas plutôt en incitant nos compatriotes à produire des richesses – en leur permettant de jouir du fruit de leur travail et en cessant de subventionner l’inactivité – que nous renouerons avec la croissance. La question mérite d’être posée ne serait-ce que parce qu’entre entrées tardives sur le marché du travail, départs prématurés à la retraite, chômage structurel et sans compter nos vacances et nos 35 heures hebdomadaires, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNC9leGNlcHRpb24tY3VsdHVyZWxsZS1ldC10YXV4LWRlbXBsb2kuaHRtbA==">le taux d’emploi des Français est un des plus faible du monde développé</a>.</p>
<p>Bien sûr, l’exercice a une limite : une fois toute la population potentiellement active effectivement employée, il n’y aura plus grand chose à gagner de ce côté là – ce qui ce traduira, incidemment, par une hausse des salaires. Il sera alors temps de jouer sur le deuxième levier, le véritable moteur de la croissance à long terme : la hausse de la productivité.</p>
<p>Accroître notre productivité peut avoir deux significations qui sont, en réalité complémentaires : la première consiste à trouver un moyen de faire en sorte que chaque personne employée produise plus de <em>cupcakes</em> ; la seconde, parce que nous raisonnons en valeur, consiste à créer de meilleurs <em>cupcakes</em>, c’est-à-dire des <em>cupcakes</em> qui correspondent le mieux possible à la demande des consommateurs.</p>
<p>La méthode qui nous permet de produire plus de <em>cupcakes</em> aujourd’hui qu’hier et ce, en utilisant proportionnellement moins de ressources rares, c’est une combinaison de progrès technologique et d’accumulation de capital. C’est l’histoire de notre révolution industrielle, de ses machines à vapeur, de l’émergence de l’industrie textile et de la naissance du train : des avancées technologiques transformées à coup d’investissements <em>privés</em> en gigantesques gisements de gains de productivité.</p>
<p>J’insiste sur le caractère privé de ces investissements : des machines de Newcomen au développement des technologies sémantiques, toutes ces inventions qui nous ont permis de faire croître notre capacité de production plus vite que la population humaine sont nées et ont prospéré dans le secteur privé. Et ce n’est pas un hasard : lorsque le secteur privé investit, il le fait dans des investissements productifs et lorsqu’il se trompe, la sanction est immédiate ; lorsque la puissance publique consomme, elle le fait pour satisfaire des objectifs électoralistes et elle le fait toujours à fonds perdus.</p>
<p>Enfin, reste à adapter nos <em>cupcakes</em> à la demande des consommateurs pour qu’ils aient le plus de valeur possible. C’est là que nous avons besoin d’un marché libre où les producteurs adaptent leur production à la demande et du plus grand marché libre possible afin que même les amateurs de <em>cupcakes</em> à la betterave, aussi peu nombreux soient-ils, aient une chance de voir leur demande satisfaite.</p>
<p>Au moment où j’écris ces lignes, les vendeurs de rêves courent les plateaux de télévision pour y exposer leurs nouvelles recettes miracle. "Dévaluons la monnaie !" disent les uns. "Empruntons plus encore !" assurent les autres. "Taxons et redistribuons !" concluent-ils tous en chœur. Avez-vous remarqué que tous, sans exception, ne parlent que d’argent ? Oubliez l’argent : ce dont nous avons besoin, c’est de plus de fabricants de <em>cupcakes</em> et d’investisseurs pour améliorer notre production de <em>cupcakes</em>.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNS9jdXBjYWtlY29ub21pY3MuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=125381" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Vers un nouveau Medef ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/23/125221-vers-un-nouveau-medef</link>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 05:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[35 heures]]></category>
		<category><![CDATA[charges sociales]]></category>
		<category><![CDATA[ETHIC]]></category>
		<category><![CDATA[financement des syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Geoffroy Roux de Bézieux]]></category>
		<category><![CDATA[MEDEF]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Bernasconi]]></category>
		<category><![CDATA[patronat]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Gattaz]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie de Menthon]]></category>

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		<description><![CDATA[Les cinq candidats à la présidence du syndicat patronal tiennent des discours souvent encourageants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les cinq candidats à la présidence du syndicat patronal tiennent des discours souvent encourageants.</strong></p>
<p><strong>Un article de l'aleps.</strong><br />
<span id="more-125221"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNTIyMg==" rel=\"attachment wp-att-125222\"><img class="aligncenter  wp-image-125222" title="medef change" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/medef-change.jpg?16fe88" alt="" width="430" height="287" /></a></p>
<p>Avant la grande audition aujourd'hui devant le comité exécutif du Medef, Sophie de Menthon, présidente du mouvement ETHIC (Entreprises à taille humaine, indépendantes et de croissance), a eu la bonne idée de convier les cinq candidats à présenter les lignes de leurs programmes et à dialoguer avec un parterre très fourni (300 personnes au Cercle Interallié à Paris) et très huppé de chefs d’entreprises, mais aussi de journalistes et de quelques intellectuels (comme notre président Jacques Garello, qui a d’ailleurs pu exprimer son espoir de voir le Medef prendre enfin des responsabilités dans le débat politique).</p>
<p>Un consensus sur une mesure précise, mais significative : fin des 35 heures, et même suppression de la durée légale du travail à négocier au niveau de chaque entreprise. La tonalité générale était celle de l’entrée en lice du patronat dans la vie publique. Non pas pour y faire de la politique partisane, mais pour faire pression sur les politiques, alors qu’aujourd’hui ce sont les politiques qui guident le sort des entreprises, à travers la fiscalité, les charges sociales et le droit du travail. Appuyée par Yves de Kerdrel, directeur de <em>Valeurs Actuelles</em>, Sophie de Menthon a su pousser quelques candidats qui paraissaient plus timorés.</p>
<p>Il n’y a pas eu besoin de pousser Pierre Gattaz ni, encore moins, Geoffroy Roux de Bézieux. Tous deux proposent un « Medef de combat », persuadés que la neutralité politique accélère la dérive vers la politique du pire non seulement pour les entreprises mais aussi pour l’emploi et la croissance. Pour sa part, Patrick Bernasconi rejette l’opposition entre Medef de combat et Medef de dialogue, estimant que le dialogue est une arme dans le combat. Reste à savoir si les syndicats sont prêts au dialogue. Pierre Gattaz soutient que le vrai dialogue est au sein de l’entreprise entre le personnel et le patron.</p>
<p>La représentativité des syndicats a été longuement évoquée, et tous les candidats, autre consensus, souhaitent que les syndicats vivent désormais de la seule ressource des cotisations reçues de leurs adhérents. Le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMjUvNzA2NTMtcmFwcG9ydC1wZXJydWNob3Qtc3VyLWxhcmdlbnQtZGVzLXN5bmRpY2F0cy1yZXZlbGF0aW9ucy1ldG9ubmFudGVzLXByb3Bvc2l0aW9ucy1pbnN1ZmZpc2FudGVz">rapport Peruchot sur le financement des syndicats</a> a produit ses effets !</p>
<p>Grand consensus également sur le poids des charges, mais à part Geoffroy Roux de Bézieux, qui se présente comme très libéral (« fils de Tocqueville, dit-il) peu de remise en cause du monopole de la Sécurité sociale et de la retraite par répartition. Ce sera sans doute pour les prochains discours…</p>
<p>« Choc de confiance » pour Pierre Gattaz, « gagner le combat des valeurs » pour Geoffroy Roux de Bézieux : des positions claires et prometteuses d’un changement radical dans la ligne de conduite du Medef.</p>
<p>Il faut cependant prudence garder : quand elle a été élue, Laurence Parisot avait annoncé que les entreprises et la France avaient « besoin d’air ». Pour diverses raisons elle s’est essoufflée, et on peut le regretter sincèrement.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDQyLXZlcnMtdW4tbm91dmVhdS1tZWRlZi0uaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=125221" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/23/125221-vers-un-nouveau-medef/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Euthanasie : l&#039;affaire Vincent L.</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/23/125237-euthanasie-laffaire-vincent-l</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/23/125237-euthanasie-laffaire-vincent-l#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 23 May 2013 04:48:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roseline Letteron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[euthanasie]]></category>
		<category><![CDATA[loi Léonetti]]></category>

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		<description><![CDATA[L'affaire Vincent L. illustre les difficultés rencontrées dans un domaine dans lequel les considérations éthiques rendent bien difficile l'élaboration de la règle de droit.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'affaire Vincent L. illustre les difficultés rencontrées dans un domaine dans lequel les considérations éthiques rendent bien difficile l'élaboration de la règle de droit.</strong></p>
<p><strong>Par Roseline Letteron.</strong><br />
<span id="more-125237"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTAvMTA3MzkwLWV1dGhhbmFzaWUtbGUtZHJvaXQtYXUtY2hvaXgvZXV0aGFuYXNpZS0y" rel=\"attachment wp-att-107393\"><img class="aligncenter  wp-image-107393" title="euthanasie" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/euthanasie.jpg?16fe88" alt="" width="522" height="227" /></a></p>
<p>L'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zZmFwLm9yZy9wZGYvT1JET05OQU5DRV9SRUZFUkVfMTFfTUFJXzIwMTMucGRm">ordonnance de référé</a> rendue le 11 mai 2013 par le tribunal administratif de Châlons en Champagne suscite la réflexion, alors qu'il est question de réformer la loi Léonetti du 22 avril 2005, relative aux droits des malades en fin de vie.</p>
<p>À l'origine de l'affaire, le cas d'un homme de trente-sept ans, Vincent L.,  hospitalisé dans le service de médecine palliative du CHU de Reims, tétraplégique depuis un grave accident de moto intervenu il y a presque cinq ans. Après avoir été longtemps dans un coma végétatif, il est, depuis août 2011, dans un "<em>état de conscience minimal</em>", ce qui signifie qu'il réagit quelquefois à certains stimuli et témoigne, par une opposition comportementale, son refus de certains gestes médicaux. Il est nourri et hydraté artificiellement, mais ne reçoit pas de traitement particulier, car les médecins n'ont aucun espoir qu'il puisse retrouver davantage de conscience et d'autonomie.</p>
<p><strong>Euthanasie "passive"</strong></p>
<p>La situation de Vincent L. entre dans le champ d'application de ce qu'il est convenu d'appeler l'"euthanasie passive", formule purement doctrinale. Si elle ne figure pas dans le droit positif, elle permet cependant de rendre compte d'une distinction fondamentale opérée par la loi Léonetti.</p>
<p>Le texte énonce que « <em>les actes de prévention, d'investigation ou de soins ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris</em> ». Cette renonciation aux soins s’applique à la fois aux patients en fin de vie, mais aussi à ceux qui sont atteints d’une pathologie sans risque vital, mais sans espoir de guérison, maladie qui ne leur offre comme perspective qu’une vie végétative (tétraplégie ou coma, par exemple). Dans le cas de Vincent L., les médecins ont réduit l'alimentation par sonde, pour laisser le patient s'éteindre.</p>
<p>Cette pratique s'oppose à l'"euthanasie active" qui consiste à injecter un produit mortel à un patient atteint d'une maladie incurable, avec son consentement.  La loi Léonetti ne reconnaît pas cette distinction de manière formelle, mais elle interdit néanmoins l'euthanasie active, alors qu'elle tolère l'euthanasie passive, sous certaines conditions.</p>
<p><strong>Une décision collégiale</strong></p>
<p>En l'espèce, les médecins du CHU de Reims ont mis en œuvre la procédure prévue par le<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoVGV4dGUuZG8/Y2lkVGV4dGU9Sk9SRlRFWFQwMDAwMjE3NjM2NzAmYW1wO2RhdGVUZXh0ZT0mYW1wO2NhdGVnb3JpZUxpZW49aWQ="> décret du 29 janvier 2010</a>. Elle prévoit deux hypothèses. Lorsque le patient est conscient, il peut demander la suspension de soin, et les médecins doivent respecter sa volonté. Lorsqu'il est inconscient, ils doivent tenir compte des "<em>directives anticipées</em>" qu'il a éventuellement rédigées ou de l'avis de la "<em>personne de confiance</em>" qu'il a peut-être préalablement désignée. Vincent L. n'avait pas pris ce type de précaution, et il appartient dans ce cas au corps médical de prendre la décision, en accord avec ses proches.</p>
<p>C'est évidemment la situation la plus délicate, et la question posée par l'ordonnance de référé est celle de la notion de "proches". Les médecins ont associé à leur décision l'épouse de Vincent L., qui a accepté le principe de la suspension de son alimentation. Ses parents en revanche, éloignés géographiquement, n'ont pas été consultés ni même informés d'une décision aussi lourde. Ce sont donc eux qui ont introduit la demande de référé et le tribunal leur donne satisfaction. Dès lors qu'ils ont été tenus à l'écart de la procédure, celle-ci est irrégulière, et le juge ordonne de rétablir l'alimentation normale de Vincent L., en attendant qu'une décision soit prise, avec la participation de ses parents. Sur ce point, la décision adopte une conception objective de la notion de "proches". Ils ne sont pas seulement ceux qui partageaient la vie quotidienne du patient, mais aussi ceux qui, même géographiquement éloignés, sont attachés à lui par un lien familial. La décision n'apporte cependant pas une clarté totale sur cette notion. Sera-t-il nécessaire d'associer à la procédures les frères et sœurs, ou seulement les parents qui veulent y participer ? L'ordonnance de référé n'apporte aucune réponse sur ce point. Elle a cependant l'avantage de montrer la nécessité d'une réflexion sur cette question,</p>
<p><strong>Vers une nouvelle procédure</strong></p>
<p>La décision du tribunal, comme toute décision d'urgence, n'a pas pour objet de résoudre le problème de fond. Elle rétablit la situation antérieure, et le problème du maintien en vie de Vincent L. dans une situation végétative demeure non résolu. La situation n'est d'ailleurs pas inédite, et on se souvient de l<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UZXJyaV9TY2hpYXZvX2Nhc2UjRmluYWxfbG9jYWxfbW90aW9ucy4yQ19kZWF0aF9hbmRfYXV0b3BzeQ==">'affaire Terri Schiavo</a> qui avait suscité beaucoup d'émotion aux États-Unis en 2005. L'époux de la patiente avait alors obtenu des tribunaux américains la suspension du traitement qui maintenait sa femme en vie depuis treize années, en dépit de l'opposition de ses parents.</p>
<p>Aux termes de la loi Léonetti, la situation de Vincent L. est bien différente, car le texte donne compétence aux médecins pour décider de l'interruption du traitement, à la condition qu'ils prennent une décision collégiale, avec l'intervention d'un second médecin consultant, et que les "proches" du patient soient consultés. Mais il ne s'agit que d'une consultation, ce qui signifie que les parents de Vincent L. ne sont pas assurés que leur point de vue sera pris en considération lors de la nouvelle procédure qui sera engagée.</p>
<p><strong>Absence de consensus</strong></p>
<p>L'affaire Vincent L. illustre parfaitement les difficultés rencontrées dans un domaine dans lequel les considérations éthiques rendent bien difficile l'élaboration de la règle de droit. Par sa généralité même, celle-ci n'est pas toujours en mesure de tenir compte de chaque situation, de chaque cas particulier, dans lequel la décision est, par définition, toujours douloureuse.</p>
<p>Le projet de loi sur la fin de vie, promis par le Président de la République, risque de se heurter aux mêmes difficultés. En effet, il a été préparé par un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbHlzZWUuZnIvYXNzZXRzL3BkZi9SYXBwb3J0LWRlLWxhLWNvbW1pc3Npb24tZGUtcmVmbGV4aW9uLXN1ci1sYS1maW4tZGUtdmllLWVuLUZyYW5jZS5wZGY=">rapport</a> rédigé par la Mission présidentielle de réflexion sur la vie, présidée par le Professeur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d'éthique. Sur le fond, il ne revient pas réellement sur les principes généraux posés par la loi Léonetti, mais s'interroge, sans toutefois le préconiser, sur l'éventuelle possibilité d'un "suicide assisté". L'ensemble demeure incertain, et ces incertitudes révèlent évidemment l'absence d'un réel consensus dans ce domaine.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGVzY2hlcmllcy5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEzLzA1L2V1dGhhbmFzaWUtbGFmZmFpcmUtdmluY2VudC1sLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Plaidoyer d’une salariée pour la mise à mort du CDI, entre autres...</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/22/125105-plaidoyer-dune-salariee-pour-la-mise-a-mort-du-cdi-entre-autres</link>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 06:04:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[CDI]]></category>
		<category><![CDATA[contrat de travail]]></category>
		<category><![CDATA[cotisations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
		<category><![CDATA[salaire complet]]></category>

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		<description><![CDATA[Le CDI est souvent perçu comme le Saint Graal du marché du travail. À tort.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le CDI est souvent perçu comme le Saint Graal du marché du travail. À tort.</strong></p>
<p><strong>Par Laurett.</strong><br />
<span id="more-125105"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMjIvMTI1MTA1LXBsYWlkb3llci1kdW5lLXNhbGFyaWVlLXBvdXItbGEtbWlzZS1hLW1vcnQtZHUtY2RpLWVudHJlLWF1dHJlcy9jb250cmF0LWRlLXRyYXZhaWw=" rel=\"attachment wp-att-125107\"><img class="alignleft  wp-image-125107" title="contrat de travail" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/contrat-de-travail.jpg?16fe88" alt="" width="340" height="226" /></a>Mes premiers pas dans le monde du travail remontent à 2001. J’ai enchainé les contrats d’intérim et les CDD pendant plus de 8 ans. Puis j’ai signé mon premier CDI en 2010. Pour moi c’était le bonheur, un peu comme si décrocher un CDI était une fin en soi. C’est idiot, quand j’y pense.</p>
<p>Le côté positif du CDI c’est la sécurité à long terme. Plus d’angoisse de "comment vais-je payer mon loyer le mois prochain ?", etc. Pourtant, il y a un prix à payer pour cette relative sécurité, c’est celui de la liberté.</p>
<p>Considérons ceci :</p>
<ul>
<li>Mon salaire est mon unique source de revenus, puisque je ne peux pas travailler pour une autre entreprise en même temps (clause d’exclusivité, contrat à temps plein + heures supplémentaires…)</li>
<li>Je suis liée à l’entreprise qui m’a embauchée "indéfiniment", en quelque sorte. Il n’y a pas une date butoir déterminée à partir de laquelle mon employeur, s’il souhaite continuer à collaborer avec moi, va devoir fournir un effort particulier pour rester attractif à mes yeux.</li>
<li>En bref, je n’ai pas la possibilité de mettre mon employeur immédiatement en concurrence.</li>
</ul>
<p>Bien sûr, on pourra me rétorquer que si je ne suis pas contente de mon employeur je peux toujours démissionner, mais ça impliquerait la perte de l’intégralité de mes revenus en attendant de "me retourner". De quoi y réfléchir à deux fois, surtout par les temps qui courent. Et puis ça ne résoudrait pas le problème de fond : avoir tous ses revenus qui ne découlent que d’une seule source, est-ce raisonnable ?</p>
<p>Cette perte de liberté est pourtant un inconvénient sur lequel on passe facilement quand on vient de signer son contrat. Après tout, un CDI, c’est un contrat entre deux parties consentantes. Et cette liberté au placard, on l’y a mise en connaissance de cause.</p>
<p>Et de fait, les premiers temps, tout se passe bien. Le travail est enrichissant, les collègues sont pour la plupart sympas, et l’employeur se montre satisfait du travail fourni. Mais les choses ne sont jamais immuables, même en CDI. Et c’est là le problème : les conditions changent, mais le contrat reste le même.</p>
<p>L’idée d’employeur et employé sur un pied d’égalité s’efface devant la réalité. Et la réalité, c’est qu’une fois le contrat signé et l’employé bien "au chaud", ce n’est plus une relation d’égal à égal mais une relation parent-enfant malsaine que j’ai vu s’installer.</p>
<p>Là où le salaire avait été négocié par les deux parties, il est maintenant augmenté (ou pas) au seul bon vouloir de l’employeur. Là où la charge de travail avait été définie, l’employeur en demande plus pour absorber l’arrivée de nouveaux clients, faire face à la nécessité de remplacer un collègue absent ou encore remplir une mission nécessaire à l’entreprise. L’employeur dispose de deux leviers sur lesquels il peut jouer pour modifier le coût du travail fourni par le salarié sans se mettre en danger ni fournir d’effort particulier :</p>
<ul>
<li>l’augmentation de salaire (ou le gel des augmentations),</li>
<li>la charge de travail demandée au salarié.</li>
</ul>
<p>Ces deux dernières années ont vu ma charge de travail doubler alors que dans le même temps mon salaire est resté le même, ne suivant même pas la courbe de l’inflation. Raison invoquée pour cette non-augmentation : c’est la crise. Mais mon travail, vaut-il moins cher pour autant ? Alors pourquoi mon employeur en demande plus pour le même prix ?</p>
<p>Et en même temps, comment puis-je savoir avec un minimum de certitude quelle est la valeur de mon travail, si je ne me suis pas frotté au marché ? Quand j’y pense, tout au long de mes 8 ans en intérim et CDD, mon salaire a bien augmenté, et depuis que je suis en CDI il stagne alors que je travaille plus... Tout augmente autour de moi, et mon travail se vend de moins en moins cher... ce n’est pas très logique.</p>
<p>Et voilà le terrain prêt pour que l’employeur se permette pas mal de choses qui, si elles étaient faites par l’employé, choqueraient. Un séminaire de travail non-rémunéré sur un week-end ? Eh bien mon employeur a osé. J’ai réclamé mon dû et depuis, je suis considérée comme l’enfant turbulent de la famille. Plusieurs fois longuement sermonnée, on exige que je "file droit", on note si j’arrive 5 minutes en retard mais pas si je fais des heures supplémentaires, on m’en demande encore plus : je dois maintenant en plus de mon travail aider dans les autres services et manipuler des machines sur lesquelles je n’ai reçu aucune formation...</p>
<p>L’employeur peut mettre à pied, adresser des avertissements, des blâmes, gronder le salarié comme un enfant désobéissant, mais le salarié n’a pas ces possibilités en retour. L’employeur peut licencier pour faute grave, faute lourde, le salarié peut juste déclarer forfait. Comme si l’employeur ne commettait jamais de faute. Il n’y a pas d’égalité entre les deux signataires du contrat..</p>
<p>Les cotisations sociales, un autre facteur de perte de liberté du salarié. Elles font partie intégrante du salaire mais au lieu d'atterrir directement dans la poche du salarié qui pourrait alors gérer ses assurances santé, chômage et retraite comme il le souhaite, elles sont versées directement par l’employeur aux caisses afin d’être redistribuées, sous certaines conditions. Je me demande souvent pourquoi l’employeur tient ce rôle de collecteur de cotisations sociales. Il ne l’a pas toujours eu (il n’y a pas toujours eu de cotisations sociales). Et pourquoi cet état de fait perdure-t-il alors qu’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFzc3VyYW5jZW1hbGFkaWUuY29tL2luZGV4LnBocD9mPWxhX2JlbGxlX2hpc3RvaXJl">on peut en théorie choisir une alternative à la sécurité sociale</a> depuis longtemps maintenant ?</p>
<p>Pour le salarié, ne pas disposer de cette partie de son salaire revient à ne pas pouvoir gérer son assurance chômage comme il l’entend. En conséquence, face à un employeur qui devient abusif il sera très difficile et coûteux pour lui de simplement "claquer la porte" proprement et de trouver du travail ailleurs. D’autant plus coûteux que Pôle Emploi ne verse rien en cas de démission. En clair démissionner revient à faire une croix sur toute une partie de son salaire, perdu dans les méandres de la redistribution aux autres mais pas à soi-même.</p>
<p>Cette soumission presque forcée à son employeur et la perte qu’entraîne une démission nette est-elle une des raisons du taux de consommation record d’antidépresseurs en France ?</p>
<p>Pour rétablir des relations égalitaires entre le salarié et l’employeur, il faudrait selon moi plusieurs choses :</p>
<ul>
<li>Le versement du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMjAvNjU2MTgtcXVlbC1lc3Qtdm90cmUtdnJhaS1zYWxhaXJlLWxlLWdyYW5kLW1hbGVudGVuZHU=">salaire complet</a>.</li>
<li>Des contrats à durée déterminée assortis de leur libéralisation (c'est-à-dire le droit de contracter autant de fois que l’on souhaite avec un même employeur).</li>
<li>La rémunération à la tâche, et non en fonction des horaires.</li>
<li>Et surtout le droit d’avoir plusieurs employeurs simultanément.</li>
</ul>
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		<title>« L&#039;armée mexicaine » française et le livre blanc sur la défense</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/20/124919-larmee-mexicaine-francaise-et-le-livre-blanc-sur-la-defense</link>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 04:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[armée française]]></category>
		<category><![CDATA[généraux]]></category>
		<category><![CDATA[livre blanc sur la défense]]></category>

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		<description><![CDATA[Vision minarchiste du livre blanc au vu de la récente actualité concernant le trop grand nombre de généraux dans l’armée française.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vision minarchiste du livre blanc au vu de la récente actualité concernant le trop grand nombre de généraux dans l'armée française.</strong></p>
<p><strong>Par Quentin Georges</strong><span id="more-124919"></span></p>
<div id="attachment_124920" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L0TDqWZpbMOpLWR1LTE0LWp1aWxsZXQuanBn"><img class="size-medium wp-image-124920" title="Défilé du 14 juillet (Crédits : RD Picard, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Défilé-du-14-juillet-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Défilé du 14 juillet</p></div>
<p>Vous le savez tous, d’ici la fin du mois de juillet la loi de programmation militaire 2014-2019 sera très certainement votée au Parlement. Celle-ci va bouleverser de manière importante la défense nationale française puisque sa vocation première est de rénover notre armée, autrement dit de diminuer massivement les effectifs militaires. En effet, 5 000 postes seront supprimés chaque année en plus des fermetures de casernes qui ont lieu depuis bientôt 4 ans maintenant. Et oui, réduction du déficit oblige, tout le monde se doit de contribuer à l’effort national…</p>
<p>Pourtant, une information révélée sur le site <em>La Voix de la Russie</em> a retenu particulièrement mon attention, et je doute d’ailleurs que vous n’en ayez pas eu vent. Titre bien évidemment accrocheur<em>, « </em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyZW5jaC5ydXZyLnJ1LzIwMTNfMDNfMTEvSm91cm5hbC1oZWJkb21hZGFpcmUtZGUtTGEtVm9peC1kZS1sYS1SdXNzaWUtMTEtbWFycy0yMDEzLw=="><em>5 500 généraux en France : quand Hollande se prend pour Zappata </em></a><em>»,</em> cela nous promet une belle tirade (sans mauvais jeux de mots) contre le haut de la hiérarchie militaire, reste à savoir si elle est justifiée.</p>
<p>La situation est un peu plus complexe qu’il n’y parait au prime abord, l’armée française comporte à l’heure actuelle deux types de généraux, les actifs que l’on appelle dans le jargon militaire première section, et les inactifs qui sont donc dans la deuxième section. Il est important de savoir qu’un général n’est pas mis en retraite, cela constitue une sanction disciplinaire à ce rang, il est simplement admis en deuxième section. On peut se demander l’utilité d’avoir une section « inactive », et bien c’est tout simple, suite à sa création en 1839 par Louis Philippe, son but était de pouvoir rappeler plus facilement en cas de conflit ce personnel qui était qualifié en la matière. Par conséquent, malgré leur statut sans emploi réel, ces généraux sont considérés comme étant en activité et ce, sans limite d’âge et de nombre. Au vu du contexte actuel, est-il nécessaire d’avoir ce corps d’armée d’autant plus que le rapporteur des armées a comptabilisé 95 rappels annuels d’activités en 2009 soit 2% de rappel ?</p>
<p>Ainsi, pour 498 généraux actifs (donc sur le terrain) en première section fin 2012, nous avons en contrepartie près de 5 500 généraux inactifs payés par l’État en échange d’un rappel qui n’aura sans doute jamais lieu. Ce chiffre est gigantesque, il est égal au nombre de légionnaires tous régiments confondus. C’est aussi un problème de proportion, avec ce nombre nous devrions avoir au minimum plus de 2,5 millions de combattants sur le terrain car ce grade permet de commander une division. Pourtant, c’est loin d’être le cas et cela le sera encore moins dans les années futures au vu du livre blanc présenté à François Hollande. Pour vous donner une idée à titre de comparaison, la Gendarmerie qui fait partie également du corps armée compte un peu plus d’une cinquantaine de généraux pour 105 000 hommes.</p>
<p>Alors oui, il est vrai que jadis cette seconde section était justifiée puisque nous possédions une armée de conscription et de mobilisation générale ce qui permettait à la France de disposer de gros bataillons. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Avons-nous besoin d’un tel corps, ne faut-il pas évoluer, revenir sur cet acquis social pour éviter une fonctionnarisation de l’armée ? Ce pays va-t-il enfin montrer de la modernité dans ses réformes, évoluer, pour enfin frapper ce socle de l’intouchable « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQWNxdWlzX3NvY2lhdXg=" target=\"_blank\">avantage acquis</a> » ?</p>
<p>Être libéral ne signifie pas abandonner l’armée, l’État doit garantir nos libertés individuelles et nous protéger, or ce type d’avantage nuit gravement à nos capacités opérationnelles sur le terrain puisque cet argent devrait servir à fournir en équipement nos soldats ce qui est en plus aggravé par la diminution des effectifs actifs. L’armée française possède sans doute l’une des meilleures infanteries au monde, le savoir-faire de la Légion étrangère est reconnue aux yeux de tous, et pourtant notre pays n’est même plus capable de payer ses troupes et de les fournir en matériel !</p>
<p>Oui, nos militaires du rang ne sont plus payés depuis des mois, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjQvMTAxODY1LWNob3J1cy1sb3V2b2lzLXJldmVsYXRldXJzLWR1bi1ldGF0LW1hbC1nZXJl" target=\"_blank\">un dysfonctionnement du système informatisé Louvois</a> est soit disant invoqué pour cacher la misère des caisses du gouvernement, et pendant ce temps la France va embaucher 40 000 fonctionnaires supplémentaires dans l’Éducation nationale… Il m’attriste de voir cette situation, notre pays possède une grande tradition militaire, notre armée ne mérite pas ce pays et ce pays ne mérite pas cette armée. Le cas de ces généraux est le même que pour les hauts fonctionnaires ou autres conseillers d’État, la vaillance d’un Driant a laissé place au système fonctionnaire dans la hiérarchie.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRnIlQzMlQTlkJUMzJUE5cmljX0Jhc3RpYXQ=" target=\"_blank\">Frédéric Bastiat</a> a dit un jour, « <em>N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième</em> », utilisons cet argent gaspillé pour entretenir le matériel défectueux confié à nos soldats et non à des fins inutiles. Le libéralisme, le vrai, a besoin d’une armée forte pour assurer notre sécurité qui est une vraie <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRm9uY3Rpb25zX3IlQzMlQTlnYWxpZW5uZXM=" target=\"_blank\">prérogative régalienne</a> de l’État.</p>
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		<item>
		<title>Conseils à un jeune chômeur</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/19/124842-conseils-a-un-jeune-chomeur</link>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 04:55:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeffrey Tucker</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[chômage des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[chômeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Que dire à un jeune chômeur, que l'économie actuelle semble condamner à ne pas pouvoir travailler ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que dire à un jeune chômeur, que l'économie actuelle semble condamner à ne pas pouvoir travailler ? </strong></p>
<p><strong>Par Jeffrey A. Tucker, depuis les États-Unis.</strong><span id="more-124842"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzA4L2Nob21hZ2UtcG9sZS1lbXBsb2kuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-42433" title="chomage-pole-emploi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/08/chomage-pole-emploi-300x207.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="207" /></a>Voilà maintenant cinq ans que le marché de l’embauche est pour le moins houleux pour les jeunes travailleurs. Les derniers chiffres du chômage montrent qu’ils sont encore boudés malgré le développement du travail temporaire.</p>
<p>Les États Unis ont un des plus hauts taux de chômage au monde pour les 20-26 ans. Presque la moitié de l’armée des chômeurs américains a moins de 35 ans. Ceux qui réussissent à se faire embaucher sont confrontés à un décalage immense entre leurs prétentions salariales et la réalité (qui est telle qu’on peut l’imaginer en ces temps de crise). D’après une étude d’Accenture, plus de 41% des jeunes diplômés américains sont désabusés, sous-employés et leur travail ne reflète pas leurs compétences universitaires. Cette génération est confrontée à plus de difficultés que la majorité des précédentes, et elle a besoin de nouvelles stratégies pour s’y adapter.</p>
<p>C’est dans ce but que j’ai écrit la lettre qui suit :</p>
<p>Chers jeunes travailleurs,</p>
<p>Même sans prendre en compte la stagnation économique vous seriez confrontés à un marché de l’emploi hostile, car vous y arrivez les mains presque vides. Notre société a décrété il y a bien longtemps qu’il vaut mieux rêvasser derrière un bureau pendant 16 ans plutôt qu’accumuler une réelle expérience professionnelle à faire valoir.</p>
<p>Même si la loi vous autorisait à travailler dès que vous en êtes capables (à partir de 12 ou 13 ans), le gouvernement vous impose des salaires minimums qui font qu’il n’est pas rentable de faire appel à vos services. On vous a fait croire que si vous restiez dans le système scolaire, un job intéressant et bien payé vous ouvrirait les bras une fois votre diplôme en poche. Mais vous découvrez que vous n’intéressez pas les employeurs, qu’ils voient en vous peu de compétences utiles et aucune disposition à produire.</p>
<p>Voici la racine du problème : on vous a menti toute votre vie.</p>
<p>Dans votre enfance, on vous répétait sans cesse les mêmes slogans sur l’égalité de tous. L’instinct de compétition a été soigneusement supprimé de vos jeux qui par-dessus tout exaltaient la solidarité et le partage.</p>
<p>Puis à un moment donné (quelque part entre 7 et 10 ans) tout a changé et on vous a précipité dans la jungle : vous deviez avoir des notes parfaites, être le meilleur en maths et en sciences, obéir sans broncher, vous accrocher à l’école le plus longtemps possible. On vous a dit que, si vous faisiez tout ça, vous n’auriez aucun problème.</p>
<p>Et, pour certains, ça marche. Mais seule une infime minorité est prédisposée à la discipline et à l’apprentissage par cœur. Même parmi ceux-là, tout le monde n’obtient pas ce qu’on lui a promis. Pour le reste il n’y a aucun filet de sécurité : ceux qui sont non-conformes sont supposés s’en sortir par eux-mêmes comme ils peuvent.</p>
<p>Comment peut-on s’en sortir ? Il faut trouver un travail qui rapporte de l’argent. Et c’est exactement la barrière contre laquelle vous êtes en train de buter. Vous avez la motivation et vous cherchez une institution qui saura la mettre en valeur, sans succès. Réfléchissez : pourquoi une entreprise embauche-t-elle un salarié ? Parce qu’elle a des raisons de croire que l’intégration de ce nouvel élément lui permettra de gagner plus d’argent. On vous paye, vous travaillez, et cette collaboration génère plus de richesse que son absence.</p>
<p>Mais réfléchissez encore à ce que cela signifie : la valeur que vous apportez doit être supérieure à celle que vous coûtez. Pour chaque dollar que l’entreprise paye pour vous, vous devez lui permettre de gagner plus d’un dollar. Ce n’est pas facile car en plus de votre salaire vous générez d’autres coûts. Par exemple, l’État exige que les entreprises soient assurées. Il faut payer pour votre formation, pour vos soins, pour les imprévus… tout cela forme un fardeau sur les épaules de votre employeur et augmente le coût de votre embauche.</p>
<p>Bref, vous avez besoin d’être plus rentables que ce que vous imaginez. Pourquoi est-il aussi difficile de trouver un travail au salaire minimum ? Parce qu’il est difficile pour un travailleur inexpérimenté de valoir ce prix. L’employeur doit exploiter votre relation au maximum rien que pour que cette relation puisse exister. Et cela demande du temps. Il est probable que vous représentiez une perte nette dans les premiers mois, tout simplement parce que vous n’êtes pas formés et que toutes vos forces sont nécessaires rien que pour assurer un service de base.</p>
<p>Si vous comprenez cette règle (vous devez compenser la valeur que vous coûtez), vous en savez plus que la plupart des jeunes travailleurs, ce qui vous donne un avantage. Pendant que les autres pestent sur la charge de travail et leur salaire, vous connaissez la raison de cette lutte et vous pouvez en tirer partie. Vous produisez plus pour l’entreprise que ce que vous lui coûtez. Si vous persistez, vous pourrez progresser, c’est comme ça que la vie fonctionne.</p>
<p>Mais avant de progresser il faut d’abord entrer dans le jeu. Pour ça, il est inutile d’attendre le job et le salaire idéal. Oubliez vos présupposés. Si une opportunité, n’importe laquelle, se présente, saisissez-là immédiatement. Un travail trop subalterne ça n’existe pas, peu importe ce qu’on vous a raconté. Ce qui importe c’est de devenir actif. Bien sûr, vous voudriez un salaire plus substantiel, et vous l’aurez peut-être un jour. Mais pas maintenant.</p>
<p>La première étape consiste à gagner un salaire, n’importe lequel, peu importe pour quoi. La peur que tel travail soit, d’une manière ou d’une autre, en dessous de vous, est une sérieuse cause de ruine personnelle. Ceux qui sont prêts à accepter les jobs les plus « subalternes » sont ceux qui finiront par avoir la belle vie. Même si vous le considérez comme « subalterne » ce travail est précieux pour quelqu’un, et il peut l’être pour vous.</p>
<p>Tout travail a quelque chose à vous apprendre. Vous apprenez comment interagir avec les autres, comment fonctionne une entreprise, comment les gens pensent, comment les patrons pensent, ce que font les personnes qui réussissent par rapport à celles qui échouent. Le travail est autant, voire plus, une occasion d’apprendre que les études.</p>
<p>La principale peur des gens est que leur job va, d’une certaine manière, définir leur vie. Que remplir des étagères chez Carrefour va redéfinir ou abaisser ce qu’ils sont. C’est absolument incorrect : ce job est une des briques qui vous permettront de vous construire.</p>
<p>Pour obtenir n’importe quel travail vous devez faire plus que lancer des CV dans tous les sens. Vous devez vous distinguer des autres. Vous devez vous présenter comme on présente un article. Vous devez faire du marketing (et le marketing est l’étape la plus sous-estimée, mais la plus cruciale, de tout acte commercial). Ce n’est pas dégradant, c’est une opportunité. Découvrez tout ce que vous pouvez sur cette entreprise et ses produits. Après votre candidature, revenez encore et encore, rencontrez les managers et les patrons, montrez-leur toute la valeur que vous pourrez leur apporter.</p>
<p>Dans ce nouveau travail, le succès n’est pas difficile mais exige de la discipline. Vous devez suivre un certain nombre de règles : ne jamais être en retard. Obéir à votre supérieur direct. Travailler rapidement et soigneusement pour dépasser ses attentes. Une fois vos tâches terminées, faire quelque-chose d’inattendu qui met en valeur l’environnement. Ne jamais se plaindre, commérer ou intriguer. Soyez un salarié modèle et vous prospérerez.</p>
<p>Il ne s’agit pas uniquement de l’entreprise. C’est à vous-même que vous devez ajouter de la valeur. L’ère virtuelle nous a donné des outils fantastiques pour accumuler le capital personnel. Inscrivez-vous sur LinkedIn et ajoutez votre job. Commencez à construire ce réseau si essentiel qui continuera à grandir jusqu’à vos derniers jours. Il sera votre bien le plus précieux en dehors de votre personnalité et de vos talents. Appropriez-vous votre expérience professionnelle.</p>
<p>Tout en accomplissant cet excellent travail vous devez penser à deux voies possibles, toutes deux aussi viables : avancer au sein de cette entreprise ou tenter votre chance ailleurs. Faites le choix le plus avantageux pour vous. Ne cessez jamais de chercher votre prochain emploi, c’est un conseil valable aujourd’hui et pour le reste de votre vie.</p>
<p>Les gens font souvent l’erreur monumentale de se lier émotionnellement à une institution. La loi encourage cette attitude en attachant toutes sortes d’avantages au statu quo : vous obtenez des bénéfices de santé, des congés, des augmentations programmées, et il est toujours plus facile de s’en tenir à ce qu’on connaît. Mais c’est une erreur car le progrès émerge du changement, et parfois vous devez provoquer ce changement en vous pour progresser.</p>
<p>Être capable de passer outre la sécurité d’un travail pour aller en chercher un autre vous donne un avantage. La plupart des gens autour de vous sont prêts à tout sacrifier au nom de la sécurité. Très peu de personnes préfèrent choisir l’incertitude, la peur de l’inconnu à l’apparente sécurité du statu quo. Les autres abandonneront tous leurs droits et leur âme pour peu qu’on leur promette la sécurité (que ce soit via un chèque ou un policier armé), même si cela les rend misérables ou les met sous la botte d’un despote (qu’il s’agisse d’un patron ou d’un dictateur). Vous pouvez vous libérer de cette tendance mais ça demande assez de courage pour prendre des risques et s’opposer aux conventions.</p>
<p>Vous devriez toujours vous considérer comme une personne productive et disponible sur le marché du travail. Allez d’institution en institution, développant vos talents et donc votre salaire. N’ayez jamais peur de vous plonger dans un nouvel environnement.</p>
<p>Une gestion intelligente de vos finances est ici cruciale. Ne cédez jamais à la tentation de vivre selon les standards de vos revenus actuels, mais adoptez ceux correspondant à votre second choix, l’emploi vers lequel vous pourriez vous tournez par la suite. Si vous vous en tenez à cette discipline, vous gagnerez une plus grande liberté pour prendre des risques, et vous accumulerez également de quoi amortir la chute au cas où les choses tourneraient mal.</p>
<p>D’un autre côté, il y a aussi des avantages à s’attarder au même endroit, même quand tout le monde autour de vous est mobile. Cela ne doit pas vous empêcher de vous considérer comme étant sur le marché. Vous prenez les décisions pour vous-même. Vous ne devez rien à personne, mais comprenez que personne ne vous doit un salaire non plus. C’est la seule manière de garder les idées claires pour prendre de bonnes décisions de carrière.</p>
<p>Dans tous vous jobs, vous allez en apprendre énormément sur l’éthique, la psychologie, les émotions et le comportement. En règle générale cela sera éclairant et encourageant. Parfois, pourtant, tout ne sera pas aussi rose et vous pourrez être choqués.</p>
<p>Pour commencer, vous découvrirez que les gens sont très réticents à admettre leurs erreurs. Ils défendront leurs opinions et leurs actions jusqu’au bout, face à toutes les preuves. Les excuses sincères et la simple reconnaissance de ses erreurs font partie des choses les plus rares dans ce monde. Il est inutile d’exiger des excuses ou de rester rancunier quand vous ne les obtenez pas. La vie continue. Ne vous attendez pas non plus à être félicités chaque fois que vous avez raison. Au contraire, bien souvent on vous en voudra et on essayera de vous abaisser.</p>
<p>Comment réagir face à ces problèmes ? Ne soyez pas frustrés. Ne demandez pas justice. Acceptez la réalité telle qu’elle est. Si ça ne marche pas dans un job, passez au suivant. Si vous êtes renvoyés, ne cherchez pas à vous venger. La colère et la rancune ne vous apporteront jamais rien. Gardez l’œil sur votre objectif d’avancement professionnel et personnel, et considérez tous les obstacles comme des diversions et des distractions.</p>
<p>Ensuite, nous voulons tous croire que faire du bon travail jusqu’à devenir excellent nous apportera des récompenses. Ce n’est souvent pas ce qui se passe. L’excellence fait de vous une cible pour les envieux, ceux qui ont échoué par comparaison. L’excellence peut en fait altérer vos chances de succès. La méritocratie existe, et à la fin elle triomphe, mais c’est vous qui êtes son agent et pas un supérieur ou une institution. Tous les progrès personnels et professionnels arrivent parce que vous avez forcé la voie contre tous ceux autour de vous qui voulaient vous stopper.</p>
<p>Troisièmement, les gens sont biaisés en faveur du statu quo et sont plus à l’aise quand ils obéissent à des ordres ou suivent des instructions, sans s’imaginer à quel point le monde peut être changé par nos initiatives. Si vous vous entraînez à imaginer un monde qui n’existe pas encore, à utiliser l’imagination et la créativité dans un cadre commercial, vous pouvez vous rendre indispensable. Vous pourriez faire partie de la minorité des vrais entrepreneurs capitalistes. Vous pourriez changer le monde.</p>
<p>Tandis que vous développez et utilisez ces talents, et qu’ils deviennent de plus en plus précieux pour ceux qui vous entourent, rappelez-vous que vous n’êtes pas infaillibles. Le marché punit l’orgueil, il récompense l’humilité et l’ouverture. Soyez fiers de vos succès mais n’arrêtez jamais d’apprendre, il y a toujours plus à apprendre car le monde change sans cesse et personne ne peut tout savoir. La clé pour réussir sa vie est d’être prêt non seulement à s’adapter au changement, mais aussi à le devancer pour le conduire.</p>
<p>De là où vous êtes actuellement, sans travail et avec peu de perspectives d’avenir, votre futur peut sembler sans espoir. C’est une illusion. Il y a des barrières, bien sûr, mais elles ne sont là que pour être abattues par vous et vous seuls. Le monde ne fonctionne pas comme on vous l’a enseigné dans votre enfance. Acceptez-le et commencez dès maintenant à aborder la réalité autour de vous telle qu’elle existe, en utilisant votre intelligence, votre ruse et votre charme. Vous prenez les décisions, et de ces décisions dépendront vos succès ou vos échecs.</p>
<p>Vous êtes, de bien des manières, les victimes d’un système qui a conspiré contre vous. Mais vous n’irez nulle part en agissant comme des victimes. Vous n’avez pas besoin d’être des victimes. Vous avez votre libre-arbitre et la capacité de diriger votre vie. Vous avez le droit fondamental de choisir, et aujourd’hui vous pouvez commencer à l’exercer.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mZWUub3JnL3RoZV9mcmVlbWFuL2RldGFpbC9hZHZpY2UtdG8teW91bmctdW5lbXBsb3llZC13b3JrZXJzI2l4enoyVFNxUHVvMmc=" target=\"_blank\">Article original en anglais</a>. Traduction : Lancelot/<em>Contrepoints.</em></p>
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		<title>Vive la protection sociale, de Bertrand Fragonard</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124793-vive-la-protection-sociale-de-bertrand-fragonard</link>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:45:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Bichot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Fragonard]]></category>
		<category><![CDATA[protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans Vive la protection sociale, ﻿Bertrand Fragonard livre un ouvrage décevant qui montre surtout pourquoi la France traîne le boulet d’un État providence archaïque.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans <em>Vive la protection sociale, </em>Bertrand Fragonard livre un ouvrage décevant qui montre surtout pourquoi la France traîne le boulet d’un État-providence archaïque.</strong></p>
<p><strong>Par Jacques Bichot.</strong><span id="more-124793"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L1ZpdmUtbGEtcHJvdGVjdGlvbi1zb2NpYWxlLmpwZw=="><img class="alignleft size-full wp-image-124795" title="Vive la protection sociale" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Vive-la-protection-sociale.jpg?16fe88" alt="" width="150" height="222" /></a>La quatrième de couverture de <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzI3MzgxMjc4MTkvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGVibG9naGFycnlwby0yMSZhbXA7Y2FtcD0yOTEwJmFtcDtjcmVhdGl2ZT0xOTQ4MiZhbXA7bGlua0NvZGU9YXM0JmFtcDtjcmVhdGl2ZUFTSU49MjczODEyNzgxOSZhbXA7YWRpZD0wMVJYVkdHMkRHNjdROFZHWFFOTSZhbXA7" target=\"_blank\">Vive la protection sociale</a></em> présente Bertrand Fragonard comme « l’un des meilleurs experts de la protection sociale ». Il y est précisé que « pendant près de quarante ans, il a conseillé les ministres qui en avaient la charge (…) et géré ses principales institutions ». Il y est rappelé que ce conseiller à la Cour des comptes est Président du Haut conseil de la famille et qu’il a présidé durant 6 ans le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie. Le lecteur s’attend donc à un ouvrage de grande qualité. Las ! Sa lecture nous éclaire plutôt sur les raisons pour lesquelles la France traîne le boulet d’un État providence archaïque : les princes qui nous gouvernent ne se sont pas forcément entourés de conseillers à la hauteur !</p>
<p>Bien entendu, Bertrand Fragonard ne souscrirait pas à l’usage de l’adjectif « archaïque » pour qualifier notre système de protection sociale. Dès l’introduction, nous sommes prévenus : « La ligne directrice que je défends, c’est que notre protection sociale est cohérente, intelligemment pensée et plutôt équitable ». Pour convaincre le lecteur, l’ouvrage « vise à la faire mieux connaître et, pour cela, il en appelle à la rigueur d’analyse et à la description objective ». Programme séduisant. Mais est-il suivi ?</p>
<p><strong>Des affirmations peu  fiables</strong></p>
<p>Question description objective, regardons pages 104 à 108 la section intitulée « La situation des femmes à l’âge de la retraite ». Le Président du Haut conseil de la famille devrait normalement pouvoir décrire sans erreur grossière « les majorations des retraites des parents qui ont élevé au moins trois enfants ». Or on lit sous sa plume que « dans le régime général, la majoration est de 10 % pour trois enfants élevés et 5% par enfant supplémentaire », alors que dans ce régime elle est de 10 % quel que soit le nombre d’enfants supérieur ou égal à trois. En revanche la progression en fonction du nombre d’enfants (qui s’arrête d’ailleurs à sept) est en vigueur dans le régime des fonctionnaires. Ce qui, soit dit en passant, signifie qu’un fonctionnaire père ou mère de 7 enfants bénéficie d’une majoration de 30 %, alors qu’un salarié du privé, ayant également 7 enfants, n’a que 10 % de majoration sur sa retraite du régime général, soit trois fois moins. Et sur sa retraite ARRCO, exception faite des points acquis depuis la réforme de 2011, cette personne n’a droit qu’à une majoration de 5 %. De quoi jeter un léger doute sur l’affirmation de B. Fragonard selon laquelle « il n’y a pas d’inégalité majeure entre régimes ». Et quand il affirme également, en parlant de l’ensemble des régimes : « Les caractéristiques de la majoration sont simples : l’aide croît avec la taille ; elle est mise en œuvre dans les régimes de base comme dans les régimes complémentaires », le lecteur croit rêver : en réalité il n’y a pas de croissance du taux de majoration en fonction du nombre d’enfants pour les salariés non cadres du secteur privé, c’est-à-dire pour la majorité des assurés sociaux. De plus, les accords de 2011 suppriment pour l’avenir cette croissance de la majoration avec le nombre d’enfants pour ceux des salariés du privé qui en bénéficiaient, à savoir les cadres.</p>
<p>Jetons maintenant un coup d’œil sur la description du financement de ces majorations de pension pour famille nombreuse. L’auteur affirme : « Le financement de ces majorations est assuré par les régimes eux-mêmes ». Pour l’assurance vieillesse du régime général, de très loin le plus important, c’est faux : des lois de financement de la sécurité sociale successives ont mis progressivement des pourcentages croissants du coût de ces majorations à la charge  de la branche famille, et désormais ce pourcentage est égal à 100 %.</p>
<p><strong>Une analyse un peu courte : deux exemples</strong></p>
<p>1/ Page 158, on lit qu’il existe des « zones à très forte densité médicale dans lesquelles les professionnels [médecins] libéraux sont en forte concurrence », et que « les conséquences de telles situations sont d’une part (…) et d’autre part une propension à développer les dépassements d’honoraires. » Or les manuels d’économie enseignent qu’en général la concurrence est un facteur de baisse des prix. Si les médecins font exception à la règle, si pour eux il se passe exactement l’inverse de ce qui se passe en général, voilà quelque chose d’intéressant, qui mériterait une explication !</p>
<p>2/ Le chapitre sur les retraites comporte une section intitulée « un principe souple de proportionnalité entre cotisations et retraites ». Mais il n’aborde pas, ni dans cette section ni ailleurs, le problème posé par ce lien entre cotisations et retraites, qui est le problème essentiel des retraites par répartition. À cause de ce lien dépourvu de justification économique, beaucoup d’économistes américains expliquent que les retraites par répartition constituent un système de Ponzi, autrement dit une escroquerie digne de Bernard Madoff. La <em>Social Security</em> américaine (la retraite par répartition aux États-Unis) prend cette analyse au sérieux au point qu’elle essaye de la réfuter sur son site. En France, déjà dans les années 1960 Alfred Sauvy expliquait que nous ne préparons pas nos retraites par nos cotisations, mais par nos enfants. Comment peut-on faire l’impasse sur ce problème crucial du fonctionnement réel de la retraite par répartition dans un ouvrage qui « en appelle à la rigueur d’analyse » ?</p>
<p><strong>Un bon diagnostic pour les frais de gestion</strong></p>
<p>Une section montre comment la superposition des dispositifs pour réaliser un même objectif renchérit le coût de la gestion : devoir cumuler plusieurs régimes de retraite pour arriver à un revenu de remplacement correct, ainsi que l’assurance maladie et une complémentaire pour la prise en charge des soins, « c’est superposer les frais de gestion ». B. Fragonard en déduit que « seules des réformes systémiques pourraient conduire à de fortes économies : l’intégration des régimes de retraite dans un régime unique, la suppression des copaiements en assurance maladie. » Le bon sens a parlé. Resterait à proposer des pistes pour réaliser ces réformes systémiques auxquelles aucun gouvernement ne s’est encore attaqué.</p>
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		<title>Je quitte la sécu : Épisode 9, l&#039;URSSAF dégaine</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent C.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Je quitte la sécu]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis près de trois mois, Laurent C. a entamé les démarches de résiliation de la sécu. Chaque semaine il nous livre ses impressions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis près de trois mois, Laurent C. a entamé les démarches de résiliation de la Sécurité sociale. Chaque semaine il nous livre ses impressions.</strong></p>
<p><strong>Par Laurent C.</strong><span id="more-124784"></span></p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM1MDItc8OpY3VyaXTDqS1zb2NpYWxlLmpwZw=="><img class="alignright" title="Quitter la Sécurité Sociale" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013502-sécurité-sociale-247x300.jpg?16fe88" alt="" width="247" height="300" /></a>L' URSSAF dégaine</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM1MDItc8OpY3VyaXTDqS1zb2NpYWxlLmpwZw=="><br />
</a>27 avril : je reçois mon premier  "avis amiable" avant lancement de la procédure de mise en recouvrement. C'est amiable, c'est gentil. Conformément aux recommandations du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jbGF1ZGVyZWljaG1hbi5jb20vbWxwcy5odG0=" target=\"_blank\">MLPS</a>, j'ignore l'amabilité.</p>
<p>Certainement en raison des ponts de mai, les différents monopoles m'ont laissé tranquille depuis le dernier épisode. J'en profite pour une petite revue de presse.</p>
<p>28 avril : les frontaliers entrent aussi dans le combat :</p>
<blockquote><p>"Quelque 3.000 frontaliers, résidant en France et travaillant en Suisse, ont manifesté samedi dans trois localités proches de la frontière pour demander à pouvoir continuer à souscrire une assurance maladie privée, plutôt que de s'affilier à la Sécu française comme le gouvernement veut les y contraindre."</p></blockquote>
<p>Source : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9mbGFzaC1lY28vMjAxMy8wNC8yOC85NzAwMi0yMDEzMDQyOEZJTFdXVzAwMDI4LWxlcy1mcm9udGFsaWVycy12ZXVsZW50LWNob2lzaXItbGV1ci1zZWN1LnBocA==" target=\"_blank\">Le Figaro</a></p>
<div> 1er mai : La branche transport désigne sa mutuelle unique obligatoire !</div>
<blockquote><p>"Les partenaires sociaux de la branche du transport sanitaire (ambulances) ont désigné Carcept-Prévoyance, institution de prévoyance du groupe Klésia, pour gérer le nouveau régime frais de santé qu’ils ont créé à effet du 1er janvier 2014"</p></blockquote>
<p>Source : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hcmd1c2RlbGFzc3VyYW5jZS5jb20vYWN0ZXVycy9jYXJjZXB0LXByZXZveWFuY2UtZGVzaWduZWUtcG91ci1sZS1yZWdpbWUtc2FudGUtZHUtdHJhbnNwb3J0LXNhbml0YWlyZS42MjIzOCNyZWFnaXI=" target=\"_blank\">argus de l'assurance</a></p>
<div>Outre le fait que cette désignation anticipe le vote de la loi prévue le 14 mai, le lecteur attentif notera que les syndicats "ont créé à cet effet" un régime frais de santé ad hoc. On s'étonnera qu'il n'y ait pas eu de mises en concurrence auprès de mutuelles déjà existantes.</div>
<p>14 mai : la loi sur la généralisation de la complémentaire santé adopté</p>
<blockquote><p>"Le Sénat, contrairement à son vote en première lecture, n’a donc pas prohibé la possibilité pour les partenaires sociaux des branches professionnelles <strong>de désigner un ou plusieurs assureurs </strong>pour gérer un régime conventionnel santé."</p></blockquote>
<p>Source : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hcmd1c2RlbGFzc3VyYW5jZS5jb20vYS1sYS11bmUvbGUtcHJvamV0LWRlLWxvaS1zdXItbGEtZ2VuZXJhbGlzYXRpb24tZGUtbGEtY29tcGxlbWVudGFpcmUtc2FudGUtZGVmaW5pdGl2ZW1lbnQtYWRvcHRlLjYyNTEx" target=\"_blank\">argus de l'assurance</a></p>
<p>Dans tous les cas, l'entreprise, et ses représentants du personnel, perdent le libre choix de leur mutuelle. Pire, les entreprises qui comme la mienne n'avaient pas attendu la loi pour faire bénéficier ses salariées d'une mutuelle adaptée à leur besoin vont devoir souscrire à la mutuelle unique désignée par la branche, au mieux avoir le choix dans une des mutuelles désignées. Avec toute l'impartialité avec laquelle la mutuelle unique ou la sélection de mutuelles de branche sera faite par nos chers syndicats !</p>
<p>Ah,  une dernière pour la route : vous connaissiez déjà l'AME (Aide Médicale d'État) permettant à tout ressortissant étranger une prise en charge à 100% de leurs soins en France, ainsi que la CMU (Couverture Médicale Universelle) qui prend en charge tous ceux qui ne cotisent pas à la sécu, et la CMU Complémentaire (Mutuelle totalement gratuite prenant en charge les dépassements de frais de la CMU de base). Je vous présente un 4ème larron méconnu : l' ACS ou Aide à l'acquisition d'une assurance Complémentaire Santé.</p>
<p>Comme son nom l'indique elle permet à ceux qui ne dépassent pas plus de 35%  du seuil de la CMU, de bénéficier d'une prise en charge partielle de leur frais de mutuelle.</p>
<p>Source : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jbXUuZnIvbmV3c19saXN0ZS5waHA/bmV3c19uYnJlYz0xNA==" target=\"_blank\">CMU.fr</a></p>
<div>J'oubliais aussi que pour être en bonne santé il faut avoir le gaz et l'électricité... donc je cite "Grâce à l'ACS, vous pouvez également bénéficier de réductions sur votre facture de gaz et d’électricité."</div>
<p>15 mai : je rejoins le groupe Facebook "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuZmFjZWJvb2suY29tL2dyb3Vwcy80Nzk4Mjk4NTU0MjA3OTE=" target=\"_blank\">les sortis de la sécu</a>".</p>
<div>Créé à l'initiative des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuZmFjZWJvb2suY29tL0xlc01lZGVjaW5zTmVTb250UGFzRGVzUGlnZW9ucw==" target=\"_blank\">Médecins ne sont pas des pigeons</a> et en tant que professions libérales dépendant de la sécurité sociale pour leur travail ils sont pris en entre le marteau et l'enclume ! Ils sont donc particulièrement actifs dans le mouvement de sortie de la sécu.</div>
<p>Sur ce groupe il est étonnant de voir les différences de traitement selon la caisse dont on dépend : entre menaces et absences de réponses cela en dit long sur la gestion de la SS.</p>
<p>16 mai : mon courtier poursuit toujours ses recherches pour me trouver une assurance vie européenne en remplacement de la retraite obligatoire. Cela ne semble pas simple car il apparaît que les sociétés européennes ayant des succursales en France, souhaitant ne pas avoir d'embêtement à vendre leurs produits en France, ne prennent pas en charge directement les ressortissants Français et les contraignent à passer par la succursale française. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjgvMTIyOTExLWplLXF1aXR0ZS1sYS1zZWN1LWVwaXNvZGUtOC1qZS1xdWl0dGUtbGEtcmV0cmFpdGUtYXVzc2k=" target=\"_blank\">Comme vu dans l'épisode précédent</a> seule l'assurance vie européenne est assimilable à une assurance retraite, pas l'assurance vie française…</p>
<p>A suivre dans les prochains épisodes.</p>
<p>17 mai : en discutant avec mon expert comptable j'apprends que ce dernier cherche aussi à sortir de la sécu et de la retraite ! C'est pourtant pas un joueur et sa profession n'est pas réputée pour la prise de risques outranciers. C'est dire le ras-le-bol général grandissant.</p>
<p>Nous avons pu échanger. Il me confirme que plusieurs de ses clients, surtout dans le médical, ont entamé les même démarches.</p>
<p>A suivre dans le prochain épisode !</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDIvMTEzMzk5LWV4Y2x1c2lmLWplLXF1aXR0ZS1sYS1zZWN1LWVwaXNvZGUtMQ==" target=\"_blank\">Je quitte la sécu - Épisode 1</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDkvMTE0MzUzLWplLXF1aXR0ZS1sYS1zZWN1LWVwaXNvZGUtMg==">Je quitte la sécu - Épisode 2.</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTYvMTE1MDIwLWplLXF1aXR0ZS1sYS1zZWN1LWVwaXNvZGUtMw==">Je quitte la sécu - Épisode 3</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjYvMTE2MTgxLWplLXF1aXR0ZS1sYS1zZWN1LWVwaXNvZGUtNA==">Je quitte la sécu - Épisode 4</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTYvMTE4NDI5LWplLXF1aXR0ZS1sYS1zZWN1LWVwaXNvZGUtNQ==">Je quitte la sécu - Épisode 5</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMzAvMTE5OTcyLWplLXF1aXR0ZS1sYS1zZWN1LWVwaXNvZGUtNi1sZS1yc2ktZGVnYWluZQ==">Je quitte la sécu - Épisode 6</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTMvMTIxNDkwLWplLXF1aXR0ZS1sYS1zZWN1LWVwaXNvZGUtNy1sZS1yc2ktZGVnYWluZQ==" target=\"_blank\">Je quitte la sécu - Épisode 7</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3dwLm1lL3AxNEVybS12WXI=" target=\"_blank\">Je quitte la sécu - Épisode 8</a></li>
</ul>
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		<title>Logement : dans quel camp joue la FNAIM ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124677-logement-dans-quel-camp-joue-la-fnaim</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124677-logement-dans-quel-camp-joue-la-fnaim#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 May 2013 05:50:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Logement & immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[caution]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Duflot]]></category>
		<category><![CDATA[FNAIM]]></category>
		<category><![CDATA[immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[locataires]]></category>
		<category><![CDATA[loyer]]></category>
		<category><![CDATA[propriétaires]]></category>

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		<description><![CDATA[La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) a estimé mardi 14 mai 2013 que le projet de réforme de l’urbanisme en préparation au ministère du Logement « allait dans le sens d’un rééquilibrage des relations entre locataires et bailleurs ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) a estimé mardi 14 mai 2013 que le projet de réforme de l’urbanisme en préparation au ministère du Logement « allait dans le sens d’un rééquilibrage des relations entre locataires et bailleurs ».</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-124677"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDY3OA==" rel=\"attachment wp-att-124678\"><img class="alignleft size-full wp-image-124678" title="FNAIM-logo" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/FNAIM-logo.gif?16fe88" alt="" width="325" height="236" /></a>« Dans ce projet de loi il y a de bonnes orientations », a salué, au cours d’une conférence de presse, Jean-François Buet, président de l’organisme, dont on peut se demander s'il a une bonne idée des blocages du marché.</p>
<p><strong>Obligation de justifier a posteriori le motif du congé</strong></p>
<p>Si être favorable à la mise en place de questionnaires normés pour les états des lieux d’entrée et de sortie, aujourd’hui « source de la plupart des contentieux », ne mange pas de pain (même si cela ne pourra se faire qu’à minima, les situations étant par définition particulières), approuver l’obligation pour le propriétaire de justifier a posteriori le motif du congé donné au locataire pour éviter les « motifs fallacieux » tient du renforcement de l’atteinte au droit de propriété. Les conditions de résiliation de bail sont aujourd’hui draconiennes et les possibilités de recours du locataire en cas de fraude du propriétaire existent. L’obligation de prouver a posteriori ne fait que renforcer le sentiment de suspicion à l’égard du propriétaire réputé fraudeur qui doit en permanence justifier de ses actes et de ses dires. En termes de droit, nous sommes en face d’un inversement de la charge de la preuve. Approuver cela, c’est tirer contre son camp. Lorsqu’il n’y aura plus de propriétaires particuliers qui loueront, bien des agences FNAIM seront en difficulté…</p>
<p><strong>La caution sous séquestre</strong></p>
<p>Bien sûr, la Fnaim ne s’oppose pas au séquestre du dépôt de garantie dans le cas des propriétaires particuliers. Qu’espèrent-ils ? En toucher les intérêts ? Là encore, la FNAIM par cette attitude se range résolument dans le camp des adversaires des propriétaires particuliers. Déjà la réduction de ce dépôt de garantie à un mois de loyer, ce qui ne couvre rien en termes de risque, a contribué, combiné avec l’application de cotisations sociales, soit à la baisse des revenus des propriétaires (d’où leur raréfaction), soit à l’augmentation des loyers, son séquestre aujourd’hui ne va faire qu’empirer le phénomène.</p>
<p><strong>Pénalisation des propriétaires pour restitution tardive de la caution</strong></p>
<p>Toujours dans le même sens, la FNAIM, par la voix de son Président, se dit favorable à la pénalisation des propriétaires en cas de restitution tardive du dépôt de garantie, qui pourrait aller jusqu’à 10% du montant de ce dépôt. Tout juste estime-t-elle que cela devrait avoir pour contrepartie une pénalisation des locataires en retard de paiement…. (ce qui, soit dit en passant, existe déjà et ne résout rien dans le cas de difficultés réelles, ce qui est l’immense majorité des cas ; tondre un œuf n’a jamais rapporté gros…). Réclame-t-elle un assouplissement de procédures d’expulsion en cas d’impayés ? De cela, pas un mot…</p>
<p><strong>Suppression des honoraires à la charge du locataire</strong></p>
<p>Par contre, quand il s’agit de défendre les intérêts pécuniaires des agences, M. Buet retrouve ses esprits et s’oppose à la suppression des honoraires de location à la charge des locataires (communément appelés « frais d’agence »). « <em>Cela aura un effet inverse de celui recherché</em> », avertit-il, prônant plutôt un renforcement du devoir de conseil et d’information des agences envers les locataires. Ben tiens. Bien sûr que tout travail mérite salaire et que lorsqu’une agence trouve un logement à un locataire, il est normal qu’elle touche une rémunération. Mais, si on y réfléchit bien, ces honoraires sont pris en charge pour moitié par les deux parties. Lorsqu’une agence présente un locataire, elle est censée avoir pris des renseignements et vérifié sa solvabilité. Pourquoi ne pas ajouter une clause d’obligation justifiant les honoraires versés par le propriétaire ? Pourquoi ne pas « assurer » la véracité des déclarations avec obligation d’en assumer les frais en cas de tromperie se révélant dans une période de 3 à 6 mois suivant la signature du bail ? Voilà une proposition qui inciterait les propriétaires à passer par une agence, voire à remettre en location un bien. Autrement plus efficace que le « devoir de conseil et d’information envers les locataires ». D’autant que, chers agents immobiliers, sans les propriétaires, point de biens à louer, donc point d’affaires…</p>
<p><strong>Taxe d’État pour une pseudo assurance</strong></p>
<p>Quant à la mise en place d’une garantie universelle des risques locatifs, annoncée il y a quelques mois par le président de la République François Hollande, la Fnaim préférerait qu’elle prenne la forme d’une assurance obligatoire pour le bailleur, alors que le gouvernement penche pour une garantie de l’État en échange d’une taxe d’1% du montant du loyer, selon M. Buet. Là, la FNAIM a en grande partie raison. En grande partie seulement car la meilleure solution serait peut-être l’obligation d’une assurance, pas forcément à la charge du bailleur. En effet, il y avait, il n’y a pas si longtemps que cela, le système de la caution. Si un locataire faisait défaut, il y avait quelqu’un qui s’était porté caution et qui prenait le relais. Ce pouvait être l’employeur, la CAF, un ami, un parent solvables. Une telle solution aurait pour énorme avantage de couvrir le bailleur sans provoquer d’augmentation du coût de la location ou de diminution des revenus du bailleur. Dans le cas de personne bénéficiant de soutien social, la CAF, bras armé de l’État dans le secteur social, pourrait se porter caution, quitte ensuite à se rattraper sur les prestations. Pour les locataires qui n’auraient aucune caution à apporter, alors une assurance, soit prise par le locataire (avec remise de justificatif annuel comme pour l’assurance habitation), soit prise par le propriétaire (en déduction fiscale) pourrait se mettre en place. Beaucoup plus souple et beaucoup plus efficace que le système soviétique que nous prépare Madame Duflot.</p>
<p>Le projet de loi de réforme de l’urbanisme de la ministre du Logement Cécile Duflot sera examiné en conseil des ministres au mois de juin et débattu à l’Assemblée et au Sénat à partir de septembre. Souhaitons que d’ici-là la raison fasse son chemin…</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9kYW5zLXF1ZWwtY2FtcC1qb3VlLWxhLWZuYWltLw==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124677" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>La révélation de la double mastectomie d’Angelina Jolie est-elle vraiment un message d’espoir pour les femmes ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124622-la-revelation-de-la-double-mastectomie-dangelina-jolie-est-elle-vraiment-un-message-despoir-pour-les-femmes</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124622-la-revelation-de-la-double-mastectomie-dangelina-jolie-est-elle-vraiment-un-message-despoir-pour-les-femmes#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 May 2013 05:40:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Angelina Jolie]]></category>
		<category><![CDATA[cancer]]></category>
		<category><![CDATA[mastectomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une tribune du New York Times, l’actrice se présente en femme forte qui a réussi à prendre le pouvoir sur son propre corps en se mutilant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans une tribune du <em>New York Times</em>, l’actrice se présente en femme forte qui a réussi à prendre le pouvoir sur son propre corps en se mutilant.</strong></p>
<p><strong>Par Laurett.</strong><br />
<span id="more-124622"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDYyNw==" rel=\"attachment wp-att-124627\"><img class="aligncenter size-full wp-image-124627" title="Angelina-Jolie" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Angelina-Jolie.jpg?16fe88" alt="" width="462" height="330" /></a></p>
<p>Le 14 mai dernier, Angelina Jolie publiait dans le <em>New York Times</em> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDEzLzA1LzE0L29waW5pb24vbXktbWVkaWNhbC1jaG9pY2UuaHRtbD9fcj0w">une tribune choc</a> dans laquelle elle révèle avoir volontairement subit une double mastectomie alors qu’elle ne souffre d’aucun cancer. Selon l’actrice de 37 ans, cette décision se fonde sur le fait qu’elle est porteuse d’une mutation du gène BRCA-1.</p>
<blockquote><p>Mes médecins estimaient que j’avais 87% de risques de développer un cancer du sein et 50% de risques de développer un cancer ovarien, même si chaque femme est différente.</p></blockquote>
<p>Peu importe que l’idée qui veut que les gènes s’expriment quoi qu’il arrive soit une duperie. Peu importe que plusieurs millions de femmes porteuses de ce gène n’ont jamais développé de cancer. Peu importe que la prévalence de cette mutation est de moins de 4% chez les femmes ayant développé un cancer du sein. Peu importent tous les autres facteurs de risques responsables de l’apparition du cancer.</p>
<p>Comme beaucoup de femmes qui se sont vu asséner ce genre de statistiques terrifiantes, Angelina s’est laissé convaincre que le meilleur moyen de ne pas développer le cancer tant redouté était de jeter sa poitrine à la poubelle et, à la lecture de la tribune, on ne peut s’empêcher de se dire que ses ovaires vont bientôt suivre le même chemin.</p>
<blockquote><p>Quand j'ai su quelle était ma situation, j'ai décidé de prendre les devants et de réduire les risques autant que possible. J'ai décidé de subir une double mastectomie préventive. (…) J'ai commencé par les seins, le risque de cancer du sein étant plus élevé que le risque de cancer des ovaires, et l'opération est plus complexe.</p></blockquote>
<p>L’actrice détaille trois mois de procédures médicales qu’elle a su garder pour elle, mais sort de son silence aujourd’hui pour se présenter en femme forte qui a réussi à prendre le pouvoir sur son propre corps en se mutilant et invite toutes les femmes à la suivre sur ce chemin délirant, en les encourageant à se faire dépister.</p>
<p>Mais se mutiler, est-ce vraiment prendre le pouvoir sur son corps ?</p>
<p>Le cas d’Angelina Jolie n’est pas un cas isolé : le mannequin Samantha Day, les actrices Christina Applegate, Giuliana Rancic et Kathy Bates ont révélé ces dernières années avoir subi une double mastectomie en prévention d’un cancer ou d’une récidive. En France on estime que 5% des femmes dépistées décident d’avoir recours à une double mastectomie prophylactique et aux Pays-Bas ce chiffre monte à 40%. La médiatisation de cette pratique tend à convaincre de plus en plus de Françaises de sauter le pas, même si elles ne sont pas porteuses d'une mutation du gène.</p>
<p>Nous assistons à une glorification de la maltraitance médicale de la femme.</p>
<p>Partout dans la presse, Angelina Jolie est louée pour son courage. Dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5idXNpbmVzc3dlZWsuY29tL2FwLzIwMTMtMDUtMTQvam9saWUtYWRtaXJlZC1mb3ItYnJhdmVyeS1pbi1tYXN0ZWN0b215LXJldmVsYXRpb24=">un article du <em>Business Week</em>,</a> Rebecca Nagy, une conseillère en génétique qui travaille souvent avec des femmes ayant une mutation des gènes BRCA-1 ou BRCA-2 va même jusqu’à dire que "ce qu’elle a fait est merveilleux".</p>
<p>Mais subir l’ablation d’une partie de son corps alors qu’elle est parfaitement saine, est-ce vraiment "merveilleux" ? N’est-ce pas plutôt complètement irrationnel ? Le chirurgien qui pratique cet acte se conforme-t-il vraiment au serment d’Hippocrate ?</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTcvMTI0NjIyLWxhLXJldmVsYXRpb24tZGUtbGEtZG91YmxlLW1hc3RlY3RvbWllLWRhbmdlbGluYS1qb2xpZS1lc3QtZWxsZS12cmFpbWVudC11bi1tZXNzYWdlLWRlc3BvaXItcG91ci1sZXMtZmVtbWVzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MTMtaG9sbGFuZGU=" rel=\"attachment wp-att-124717\"><img class="alignright  wp-image-124717" title="imgscan contrepoints 2013813 hollande" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013813-hollande-813x1024.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="302" /></a>L'ablation d’un sein n’est pas un geste anodin. Elle laisse des séquelles irréversibles. Selon le cancérologue L. Schwartz c'est une "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmFuY2V0dmluZm8uZnIvbGEtbWFzdGVjdG9taWUtZC1hbmdlbGluYS1qb2xpZS1yZWxldmUtZC11bmUtY2hpcnVyZ2llLWRlLWd1ZXJyZV8zMjM4MDguaHRtbA==">chirurgie de guerre</a>", extrêmement délabrante. Les patientes perdent leur sensibilité mammaire, quasiment toutes les terminaisons nerveuses étant retirées. Et si l’ablation réduit le risque de cancer, elle ne l’éradique pas complètement, il subsiste 5% de risques de développer un cancer du sein en ayant subi une double mastectomie.</p>
<p>Est-ce que ça vaut vraiment le coup de subir tout cela juste "au cas où" suite à un simple dépistage de facteurs de risque ? Saviez-vous que dans les trois quarts des cas de dépistage du cancer du sein on ne découvre pas de cancer après une opération faite à cause d’une mammographie suspecte ? Le dépistage systématique ne fait-il pas plus de tort que de bien ?</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124622" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<item>
		<title>Explosion des inégalités</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124671-explosion-des-inegalites</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124671-explosion-des-inegalites#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 May 2013 05:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[statistique]]></category>

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		<description><![CDATA[Il faut se méfier comme de la peste des statistiques habillement présentées et utilisées à des fins politiques]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il faut se méfier comme de la peste des statistiques habilement présentées et utilisées à des fins politiques</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud. </strong><span id="more-124671"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTcvMTI0NjcxLWV4cGxvc2lvbi1kZXMtaW5lZ2FsaXRlcy9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzODE1LWluZWdhbGl0ZXM=" rel=\"attachment wp-att-124715\"><img class="aligncenter  wp-image-124715" title="imgscan contrepoints 2013815 inégalités" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013815-inégalités-963x1024.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="425" /></a></p>
<p>En 2003, vous avez rendu visite aux dix familles d’un village et avez mesuré le revenu par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci9tZXRob2Rlcy9kZWZhdWx0LmFzcD9wYWdlPWRlZmluaXRpb25zL3VuaXRlLWNvbnNvbW1hdGlvbi5odG0=" target=\"blank_\">Unité de Consommation</a> (UC) de chacune d’elles. Dix ans plus tard, vous voilà de retour dans le village pour procéder au même exercice : l’heure de la comparaison a sonné. Vous avez représenté vos résultats comme suit avec, en abscisse, dix tranches de 1 000 euros de revenu par UC (de 0 à 1 000, de 1 000 à 2 000 etc..) et, en ordonnées, le nombre de familles pour chaque tranche (i.e. un cube = une famille).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDY3Mg==" rel=\"attachment wp-att-124672\"><img class="aligncenter  wp-image-124672" title="fig1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/fig1.png?16fe88" alt="" width="400" height="355" /></a></p>
<p>C’est sans appel : en dix ans, vous avez assisté à une <em>explosion des inégalités de revenus</em>. Pourtant, comme c’est vous qui avez fait le travail, vous êtes tout de même un peu étonné du résultat graphique. Vous décidez donc de reprendre vos notes et de comprendre ce qui s’est passé durant cette décennie.</p>
<p><strong>Derrière les chiffres</strong></p>
<p>Lorsque vous les avez rencontrés en 2003, Monsieur et Madame A venaient de se marier. Monsieur A débutait sa carrière avec un salaire de 3 000 euros et son épouse gagnait 2 000 euros – soit un revenu par UC de 3 333 euros pour deux personnes. Dix ans plus tard, Monsieur A a été augmenté et gagne désormais 5 500 euros tandis que Madame A, qui a fait le choix d’élever les trois enfants nés de leur mariage, gagne toujours 2 000 euros. Malheureusement, le couple a décidé de se séparer et c’est l’ex-Madame A qui a obtenu la garde des enfants en contrepartie du paiement d’une pension alimentaire de 1 000 euros. Nous avons donc maintenant deux foyers distincts : celui de Monsieur A avec 4 500 euros par UC pour une personne (5500-1000) et celui de Madame A’ avec 1 579 euros par UC pour 4 personnes (3000 / 1,9 UC).</p>
<p>En 2003, Monsieur B, célibataire endurci, venait de monter sa petite entreprise. Autant dire qu’à l’époque, il ne gagnait pas grand-chose : vous aviez compté 1 500 euros (et donc 1 500 euros par UC pour une personne). Mais en dix ans, les choses ont bien changé : Monsieur B n’est toujours pas marié – il a une relation suivie avec une jeune et jolie demoiselle mais ça ne compte pas dans vos statistiques – mais sa petite <em>start-up</em> est devenue une entreprise prospère dont il vient de vendre 10% du capital à une multinationale américaine. En conséquence de quoi, le Monsieur B a traversé toute la distribution des revenus et affiche cette année un revenu record de 9 500 euros par UC (toujours pour lui-seul… officiellement).</p>
<p>Il y a dix ans Monsieur C était un cadre dans la force de l’âge qui gagnait 5 500 euros et n’avait pas encore jugé bon de se marier. Mais, les années passant, l’envie de mettre sa carrière au second plan et de fonder une famille s’est faite plus pressante et – ô bonheur – c’est à ce moment qu’il a rencontré Mademoiselle D, jeune comédienne débutante qui, en 2003, avait encaissé 3 500 euros pour son premier rôle. Ils se marièrent, Monsieur CD mit effectivement sa carrière de coté – il gagne toujours 5 500 euros – tandis que sa jeune épouse – enceinte du fruit de leurs amours – n’a gagné que 4 000 euros en 2013. Ce qui nous fait donc un foyer de deux personnes avec un revenu par UC de 6 333 euros.</p>
<p>En 2003, le champion toutes catégories du revenu le plus élevé c’était Monsieur E. Après avoir hérité d’une fortune considérable, il passait le plus clair de son temps à courir les soirées mondaines et à dépenser les revenus de son capital – lesquels atteignaient à l’époque 6 500 euros. Seulement, après dix années de fêtes ininterrompues, Monsieur E a non seulement dépensé les intérêts mais aussi liquidé l’essentiel de son héritage. Comme un malheur n’arrive jamais seul, il doit aujourd’hui faire face à de graves problèmes de santé – l’alcool, la drogue… – et sa troisième épouse (en moins de dix ans) vient de siphonner ce qui lui restait de capital. Ses amis de la <em>jet-set</em> se sont étrangement volatilisés et, lorsque vous l’avez revu, il vivait des minima sociaux – 500 euros.</p>
<p>Retraités il y a dix ans, Monsieur et Madame F vivaient une retraite paisible dans le sud de la France. Il faut dire qu’avec 5 750 de revenus à eux deux – soit un revenu par UC de 3 833 pour deux personnes – leur vie était tout à fait confortable. Malheureusement, Monsieur F nous a quitté et c’est donc sa veuve éplorée (soit un foyer disposant d’un revenu par UC de 5 750 euros) que vous avez rencontré en 2013. Sa seule consolation, vous dira-t-elle, c’est de suivre les succès professionnels de sa petite fille, Mademoiselle G ; laquelle, partie de rien il y a dix ans (2 500 euros), mène aujourd’hui une brillante carrière de médecin aux États-Unis (raison pour laquelle elle est sortie de vos statistiques).</p>
<p>Ces dix dernières années, la vie de Monsieur et Madame H s’est déroulée sans histoires : à l’époque, ils gagnaient 7 400 euros à deux ce qui, avec une adolescente à charge, leur faisait un revenu par UC de 3 700 euros pour 3 personnes (7400 / 2 UC). Depuis, Mademoiselle J a quitté le foyer familial pour voler de ses propres ailes ce qui fait que la famille H, qui gagne toujours 7 400 euros, dispose maintenant d’un revenu par UC de 4 933 euros (8000 / 1,5 UC) pour deux personnes. Quant à Mademoiselle I, elle forme désormais un foyer à elle seule et démarre sa carrière avec un salaire (et un revenu par UC) de 3 100 euros – ce qui est tout à fait respectable pour son âge et fait la fierté de ses parents, Monsieur et Madame H.</p>
<p>Pour ce qui est de la famille J, la seule chose qui ait changé en une décennie, c’est la naissance de leur fils. En 2013, comme en 2003, ils gagnent 6 100 euros mais cet heureux événement a fait passer le revenu par UC de leur foyer de 4 066 euros (4066 / 1,5 UC) à 3 388 euros (4066 / 1,8 UC). Bien sûr, ils auraient bien aimé que leurs revenus progressent mais ils préfèrent leur situation à celle de la famille K qui, dans la même situation financière qu’eux aujourd’hui comme en 2003, n’est pas parvenue à avoir d’enfant (leur revenu par UC est stable à 4 066 euros pour deux personnes).</p>
<p>Et maintenant, mettons des noms et des histoires personnelles sur les chiffres :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDY3Mw==" rel=\"attachment wp-att-124673\"><img class="aligncenter  wp-image-124673" title="fig2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/fig2.png?16fe88" alt="" width="400" height="356" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout ça pour dire que la vie c’est compliqué et qu’il faut se méfier comme de la peste des statistiques habillement présentées et utilisées à des fins politiques.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNS9leHBsb3Npb24tZGVzLWluZWdhbGl0ZXMuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124671" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>BCE et bulle immobilière en Suisse</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/15/124407-bce-et-bulle-immobiliere-en-suisse</link>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 04:57:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Montabert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Logement & immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[BCE]]></category>
		<category><![CDATA[BNS]]></category>
		<category><![CDATA[bulle immobilière]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>
		<category><![CDATA[Franc Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[taux hypothécaire]]></category>

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		<description><![CDATA[L'immobilier helvétique est-il dans une trajectoire de bulle ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'immobilier helvétique est-il dans une trajectoire de bulle ?</strong></p>
<p><strong>Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.</strong><br />
<span id="more-124407"></span><br />
Selon un article de la <em>Tribune de Genève</em>, le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50ZGcuY2gvZWNvbm9taWUvcmlzcXVlLWJ1bGxlLWltbW9iaWxpZXJlLWhhdXNzZS9zdG9yeS8yNzA2MzQwNg==">risque de bulle immobilière est en hausse</a> en Suisse – dernier avatar en date d'une longue série de nouvelles portant toujours sur la même inquiétude. Officiellement, la Suisse ne veut pas renouer avec la bulle immobilière des années 90 dont l'éclatement laissa le pays à genoux. Il est vrai que le sujet est sensible en Suisse ; les prix immobiliers sont historiquement élevés, l'économie en bonne forme, la demande forte, l'offre rare. Tous les ingrédients sont en place pour une surchauffe que les établissements bancaires et les politiciens – avec toute la compétence qu'on leur connaît – s'emploient à contrecarrer.</p>
<p>Paradoxalement très abordable dès lors qu'on dispose de suffisamment de fonds propres, l'acquisition attire à elle des locataires éreintés par la hausse des loyers que provoque la pénurie de logements. Mais à dire vrai, la plupart des facteurs en faveur de l'échauffement immobilier obéissent à des tendances lourdes. La Suisse semble un îlot de prospérité et de plein-emploi en Europe, drainant des aspirants travailleurs de tout le continent. Les terrains constructibles sont rares et réglementés. L'autorité est à la fois pétrie d'ouverture des frontières, et terriblement conservatrice dès qu'il s'agit d'aménagement du territoire.</p>
<p>Depuis un certain temps, l’État travaille donc à mettre les bâtons dans les roues des propriétaires, en particuliers les <em>primo-accédants</em>, les gens achetant pour la première fois de leur vie un bien immobilier. Restriction sur l'utilisation de ses avoirs de retraite, examen "vigoureux" des capacités de financement, les barrières s'érigent petit à petit.</p>
<p>Bien que les responsables évoquent rarement le sujet en ces termes, il s'agit en quelque sorte de protéger les gens contre eux-mêmes : le risque de se porter acquéreur d'un logement finalement trop cher pour soi en cas d'évolution défavorable des taux. Cette crainte est-elle justifiée ?</p>
<p>En plus de tous les facteurs précédemment cités, les taux sont à un niveau historiquement bas. Pour les calculs de la capacité d'endettement d'un ménage, les banques se basent sur un taux hypothécaire à 5%, vieux restes d'un moyenne mobile sur vingt ans. Le chiffre n'a d'ailleurs plus guère de sens aujourd'hui ; les durées d'hypothèques à taux fixe s'allongent, les propriétaires profitant de l'aubaine, lissant dans la durée les risques d'éclatement d'une bulle. Ceux qui ont connu l'époque rappellent d'ailleurs que la situation actuelle n'a pas grand-chose à voir avec la spéculation effrénée du tournant des années 90, où il arriva qu'un immeuble genevois change trois fois de mains en une journée...</p>
<p>Les taux peuvent-ils subitement "remonter" comme le craignent certains ? Peu probable – à cause de la Banque Centrale Européenne (BCE).</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDQwOA==" rel=\"attachment wp-att-124408\"><img class="alignleft size-full wp-image-124408" title="euro franc suisse" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/euro-franc-suisse.jpg?16fe88" alt="" width="308" height="174" /></a>Il y a un peu moins de deux ans, la Banque Nationale Suisse (BNS) décida d'appliquer un plancher au taux de change entre franc suisse et euro pour lequel je n'eus pas de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDExLzA5LzA2L2V0LWxhLXN1aXNzZS1hZGhlcmEtYS1sLWV1cm8uaHRtbA==">mots assez durs</a>. Bien entendu, depuis chacun se "réjouit" de la belle réussite du plan, sans réaliser que ladite parité est maintenue uniquement à travers l'achat massif d'euros, probablement de dette publique européenne, et d'un bilan <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzAxLzIyL291LWwtb24tcmVwYXJsZS1kZS1sYS1ibnMuaHRtbA==">franchement inquiétant</a>. Mais il y a aussi un impact sur les taux d'intérêt.</p>
<p>La BCE et la BNS fixent chacune leur taux directeur, le taux "principal" lié à la monnaie dont elles ont la charge. BCE et BNS n'ont pas les mêmes problèmes ; pour parler franchement, la BCE en a de gros, alors que son homologue helvétique s'en invente. En prise avec une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hZ2VmaS5jb20vdW5lL2RldGFpbC9hcmNoaXZlLzIwMTMvYXByaWwvYXJ0aWtlbC9sZW1waXJpc21lLW5lc3QtZGF1Y3VuZS1haWRlLXBvdXItZGV0ZXJtaW5lci1xdWVsbGUtc2VyYS1saXNzdWUtZGUtbGEtY3Jpc2UtZmluYW5jaWVyZS1xdWktYS1lY2xhdGUtZW4tMjAwNy5odG1s">stagflation</a> de plus en plus probable, la BCE lutte de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9tb24tZmlnYXJvLzIwMTMvMDUvMDIvMTAwMDEtMjAxMzA1MDJBUlRGSUcwMDY3MC1tYXJpby1kcmFnaGktcmVjb25uYWl0LXNlcy1saW1pdGVzLXBvdXItc29ydGlyLWRlLWxhLXJlY2Vzc2lvbi5waHA=">toutes les façons possibles</a> pour alléger la dette des États européens. Même la monétisation ayant montré ses limites – il ne faut pas que de telles choses se voient trop – la banque centrale en est réduite à jouer sur son taux directeur, qu'elle a <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydHMuY2gvaW5mby9lY29ub21pZS80ODcwNTM2LWxhLWJjZS1hYmFpc3NlLXNvbi1wcmluY2lwYWwtdGF1eC1kaXJlY3RldXItYS0wLTUuaHRtbA==">abaissé à 0,5%</a> début mai.</p>
<p>Le taux directeur détermine grosso-modo les intérêts d'un placement dans une monnaie. Que vaut le taux directeur de la BNS, le Libor à trois mois ? Celui-ci <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXRlbXBzLmNoL1BhZ2UvVXVpZC81YWFhMTZhZS04Yzg0LTExZTItYjU2ZC1lZDRjMDlmOWUwY2IvTGFfQk5TX21haW50aWVudF9zb25fdGF1eF9kaXJlY3RldXJfZXRfbGVfY291cnNfcGxhbmNoZXIjLlVaRlhMY3A4T3VN">oscille</a> entre 0 et 0,25%, dans un effort délibéré de rendre le franc suisse moins attirant que l'euro...</p>
<p>Imaginons un instant que, pris d'un coup de folie, les dirigeants de la BNS déclenchent l'hallali immobilier en augmentant dans un intervalle de temps très court le taux directeur lié au franc suisse. Ne prenons même pas une valeur folle. Fixons le nouveau taux à 5%, disons. Nous aurions donc des placements en francs suisses rémunérés à 5%, alors que ceux en euros seraient toujours rémunérés à 0,5%, en plus d'une parité fixée artificiellement à 1,20 CHF pour 1 € entre les deux monnaies...</p>
<p>Pas besoin de vous faire un dessin : dans une telle hypothèse, la Suisse siphonnerait instantanément toute l'épargne européenne, qui serait alors mieux rémunérée en franc suisse (taux plus élevé) et avec l'assurance d'une passerelle stable entre les deux monnaies (taux plancher de 1,20 CHF pour 1 €). Évidemment, en réalité cela ne se passerait pas comme prévu : pour maintenir le taux de change le bilan de la BNS enflerait démesurément, le plancher deviendrait intenable, puis cèderait. Le franc suisse s'envolerait alors à des hauteurs stratosphériques que la BNS tenterait de juguler en baissant soudainement les taux, et finirait de toutes façons avec sur les bras d'innombrables milliards d'euros dépréciés dont elle serait incapable de se débarrasser sans assumer une perte comptable dramatique...</p>
<p>Mais tout ce scénario tient de la science-fiction. Les experts de la BNS ont des priorités, et aujourd'hui celles-ci sont bien d'essayer de coller à l'euro sans trop y laisser de plumes plutôt que de jouer aux apprentis-sorciers pour prévenir une hypothétique surchauffe du marché immobilier helvétique... (disons qu'ils <em>sont</em> des apprentis-sorciers, mais ne courent pas tous les lièvres à la fois !)</p>
<p>Pour rendre le franc suisse moins attractif que l'euro, la BNS lutte déjà en maintenant délibérément un taux directeur inférieur à celui qui a court pour la monnaie unique européenne. Au vu des tombereaux d'euros que la BNS est obligée d'acheter pour affaiblir artificiellement le franc suisse, le succès est mitigé. Mais enfin, c'est le plan.</p>
<p>En résumé: <strong>si elle veut maintenir un taux plancher entre le franc suisse et l'euro, la BNS est obligée de maintenir un taux directeur inférieur à celui de la BCE.</strong></p>
<p>Le taux directeur de la BCE étant de 0,5%, et visiblement orienté à la baisse, la marge de variation du taux suisse se réduit à pas grand-chose.</p>
<p>Je ne saurais affirmer avec certitude si l'immobilier helvétique est dans une trajectoire de bulle ou pas, même si je pense que non. Mais je suis sûr en revanche que<strong> les taux hypothécaires helvétiques ne remonteront pas avant longtemps</strong>, tant que les élites aux commande de ce pays continueront leur fuite en avant dans l'arrimage du franc suisse à l'euro.</p>
<p>En acceptant de se lancer dans la politique d'un taux plancher avec l'euro, la BNS s'est enfermée dans une logique de tout ou rien dont dépend sa crédibilité future. On peut donc penser qu'elle défendra sa position avec la dernière énergie – préparant ainsi une catastrophe financière exceptionnelle, en Suisse, lorsque l'euro sera en perdition pour de bon.</p>
<p>En attendant, les heureux propriétaires peuvent profiter de taux hypothécaires aussi bas que stables.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzA1LzAzL2JjZS1ldC11bmUtYnVsbGUtaW1tb2JpbGllcmUtZW4tc3Vpc3NlLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
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		<title>Où s&#039;en va le prix de l&#039;immobilier ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/124202-ou-sen-va-le-prix-des-maisons</link>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Descôteaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Logement & immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[maisons]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intéerêts]]></category>

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		<description><![CDATA[Imaginez un moment que le taux d'intérêt de votre hypothèque soit de 21,75 %. C'est ce qu'ont payé nos parents quand l'immobilier étaient plus abordable.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Imaginez un moment que le taux d'intérêt de votre hypothèque soit de 21,75%. C'est ce qu'ont payé nos parents en 1981, quand l'immobilier étaient plus abordable.</strong></p>
<p><strong>Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.</strong></p>
<p><span id="more-124202"></span></p>
<div>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA0L2J1bGxlLWltbW9iaWxpZXJlLmpwZw=="><img class="aligncenter size-medium wp-image-76802" title="bulle-immobiliere" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/bulle-immobiliere-300x172.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="172" /></a></p>
<p>Imaginez un moment que le taux d'intérêt de votre hypothèque soit de 21,75 %. Bon, OK, arrêtez d'y penser. Ça risque de gâcher votre journée. Mais c'est pourtant ce qu'ont payé nos parents en 1981 (avec des maisons beaucoup plus abordables, disons-le).</p>
</div>
<div>
<p>Quel contraste avec aujourd'hui! Depuis quelque temps, même si le ministre Jim Flaherty des Finances menace d'envoyer en pénitence les banques qui veulent nous faire un trop bon <em>deal</em> à son goût, il est relativement facile de trouver des prêts à 2,89% sur plusieurs années. Un creux historique au Canada. Et qui pourrait demeurer encore longtemps, soutient le magazine <em>Canadian Business</em> dans son dernier exemplaire.</p>
<p><strong>Plus de dettes</strong></p>
<p>Il se vend moins de maisons ces temps-ci au Canada, ce qui réduit la demande de nouveaux prêts hypothécaires. Économie 101 : la demande baisse, donc les prix aussi, souligne l'article. Nos banques ont beau être en situation d'oligopole au Canada — un petit nombre de vendeurs pour de nombreux acheteurs —, le peu de concurrence qui en découle fait quand même le boulot. Surtout que le coût d'emprunt des banques, largement déterminé par le taux des obligations canadiennes, est extrêmement bas.</p>
<p>Si Jim Flaherty et la Banque du Canada s'inquiètent des bas taux hypothécaires, c'est parce que les Canadiens continuent de s'endetter, même si on en parle un peu moins dans les médias. Le crédit à la consommation augmente toujours — quoiqu'à un moindre rythme —, tout comme le crédit hypothécaire. Résultat : le ratio d'endettement des ménages canadiens atteint aujourd'hui 166,7 % selon Statistique Canada. Un (autre) record...</p>
<p>Les grosses cabanes (vides de meubles) avec autos de luxe dans l'entrée, les deuxième et troisième chances au crédit pour une auto, les multiples cartes de crédit... Ces anecdotes nous faisaient encore sourciller il y a quelques années à peine. Aujourd'hui, on ne s'en surprend même plus.</p>
<p><strong>Un automne chaud ?</strong></p>
<p>Les resserrements successifs des règles entourant les prêts hypothécaires ont contribué à refroidir le marché immobilier. Ça, et le fait que les Canadiens ont peut-être frappé leur « mur » d'endettement. C'est une bonne nouvelle à long terme, mais qui risque de faire mal à plusieurs propriétaires à court terme.</p>
<p>Plusieurs questions demeurent : où s'en va le marché ? Va-t-il se « planter » solide et entraîner avec lui l'économie canadienne au grand complet? Va-t-il se dégonfler tranquillement, heurtant les plus irresponsables sans toutefois entraîner un effet domino sur le reste des industries ? Le Québec, que plusieurs croyaient immunisé contre une bulle immobilière, va-t-il au contraire souffrir plus qu'on pense du ralentissement immobilier ? Les ventes de maisons continuent de baisser dans la région de Montréal, et le prix des condos a diminué légèrement. Plusieurs acheteurs sont en mode « attente », incertains de ce qui s'en vient.</p>
<p>Profitez de l'été. J'ai l'impression qu'un automne mouvementé nous attend...</p>
</div>
<div> ----</div>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FyZ2VudC5jYW5vZS5jYS9kYXZpZGRlc2NvdGVhdXgvb3Utc2VuLXZhLWxlLXByaXgtZGVzLW1haXNvbnMtODA1MjAxMy0w">Sur le web</a></div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124202" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<item>
		<title>Chômage volontaire : une réalité à cause du &quot;modèle&quot; social français</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/124181-la-strategie-du-chomage-volontaire</link>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 04:45:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[chômage volontaire]]></category>
		<category><![CDATA[Modèle français]]></category>
		<category><![CDATA[modèle social Français]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chômage volontaire est une stratégie parfaitement rationnelle et une réalité causée par la trop grande générosité du modèle social français.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le chômage volontaire est une stratégie parfaitement rationnelle et une réalité causée par la trop grande générosité du modèle social français.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><span id="more-124181"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTMvMTI0MTgxLWxhLXN0cmF0ZWdpZS1kdS1jaG9tYWdlLXZvbG9udGFpcmUvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzc5OC1jaG9tYWdlLWNob2lzaQ==" rel=\"attachment wp-att-124235\"><img class="alignleft  wp-image-124235" title="imgscan contrepoints 2013798 chômage choisi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013798-chômage-choisi-793x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="387" /></a>Ce n’est pas que Laure ait besoin d’argent. Son mari gagne tout à fait correctement sa vie mais, en partie parce qu’elle souhaite garder un pied dans le monde du travail le temps que ces enfants grandissent et aussi parce que quelques euros supplémentaires de revenu  permettraient d’améliorer l’ordinaire, elle a décidé de chercher un poste d’assistante à mi-temps.</p>
<p>Bien sûr, Laure ne partait pas gagnante : elle lit les mêmes journaux que vous et s’attendait à ce que ses recherches soient longues et difficiles. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça n’a pas été le cas : je vous passe les détails mais, en ayant répondu à un total de sept annonces, elle a reçu – tenez-vous bien – pas moins de six offres d’emploi fermes [<sup class='footnote'><a href='#fn-124181-1' id='fnref-124181-1' onclick='return fdfootnote_show(124181)'>1</a></sup>]. Si l’on en croit le retour d’expérience de ces employeurs putatifs, il y avait, en ce mois de janvier 2013 à Marseille, une véritable pénurie : tous, sans exception, se plaignaient de ne pas arriver à recruter.</p>
<p>Bref, en deux semaines montre en main, Laure a trouvé du travail en ayant l’embarras du choix. C’est finalement sur une grosse société de travaux publics qu’elle a jeté son dévolu : métier intéressant, horaires flexibles, patronne « adorable », comité d’entreprise… C’est tout à fait ce qu’elle cherchait.</p>
<p><strong>Considérations économiques</strong></p>
<p>Contractuellement, Laure travaille le matin à raison d’environ 76 heures par mois pour un salaire brut de 12,17 euros de l’heure (129% du Smic). Économiquement, la situation est la suivante : son <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zYWxhaXJlY29tcGxldC5jb20=" target=\"_blank\">salaire réel</a>, la somme que son employeur débourse chaque mois pour bénéficier de ses services ou, si vous préférez, la valeur de marché de son travail s’élève à 1 669,23 euros. Là-dessus, l’État prélève un total de 1 013,61 euros de charges et impôts divers [<sup class='footnote'><a href='#fn-124181-2' id='fnref-124181-2' onclick='return fdfootnote_show(124181)'>2</a></sup>] – soit 61% de son salaire réel – de telle sorte que son salaire net, celui qu’elle reçoit à chaque fin de mois sur son compte, s’élève à 655,62 euros. Naturellement, sur ce salaire, elle devra encore s’acquitter de sa quote-part de l’IRPP du couple et paiera une foule d’autres taxes directes et indirectes telles que la <em>Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques</em> (TICPE) lorsqu’elle fait le plein de sa voiture pour aller travailler.</p>
<p>Laure n’est pas plus radine qu’une autre et elle ne fait pas de politique mais là, vraiment, elle trouve que ça fait beaucoup. Elle trouverait justifié de disposer librement d’une partie plus importante de son salaire et estime que, tout bien considéré, notre modèle social lui coûte un peu cher.</p>
<p>Par ailleurs, à l’issue de son huitième mois d’activité, Laure aura totalisé – ou peu s’en faut – les 610 heures de travail qui lui ouvriront droit à l'Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE) pour les 245 jours suivants – soit environ huit mois. Or, une rapide simulation sur le site de Pôle Emploi lui a permis de calculer que, si elle faisait le choix de se mettre au chômage à ce moment-là, elle aurait droit à une allocation journalière de 18,14 euros, net dans sa poche.</p>
<p><strong>Que croyez-vous qu’elle va faire ?</strong></p>
<p>Comprenez-moi bien : aujourd’hui, en travaillant à mi-temps, elle touche 21,85 euros nets par demi-journée de travail et, en se mettant au chômage à partir de la fin du mois de septembre 2013, elle touchera 18,14 euros nets (ou 83% de son salaire net actuel) sans rien faire. En d’autres termes, sur un mois, la différence entre travailler à mi-temps et ne pas travailler du tout sera en moyenne de 105 euros. Rajoutez à cela les économies d’essence et de cantine scolaire qu’elle ferait en restant chez elle, la réduction d’IRPP qui en résulterait et les différentes aides auxquelles son nouveau statut de demandeuse d’emploi lui donnerait droit et posez-vous cette simple question : que croyez-vous qu’elle va faire ?</p>
<p>Un homme sage dont je n’ai malheureusement pas eu la présence d’esprit de noter le nom écrivait un jour que « quel que soit le système que vous mettez en place, vous devriez toujours partir du principe selon lequel les gens l’exploiteront au mieux de leurs intérêts. » Laissez-moi vous énoncer une évidence : fin septembre prochain, il y aura une nouvelle demandeuse d’emploi indemnisée par l’Unédic et cette demandeuse d’emploi ne sera pas <em>vraiment</em> à la recherche d’un travail. Après avoir vu son salaire réel ponctionné à hauteur de 61% pendant huit mois, elle va, elle aussi, essayer de profiter un peu de notre modèle social.</p>
<p>N’en doutez pas, Laure fera sans doute comme ses amies de Facebook : elle va « profiter ». Il y a encore quelques années, c’était une stratégie honteuse, le genre de choses que l’on n’admettait que du bout des lèvres mais aujourd’hui, il est communément admis que Laure serait idiote de rempiler pour huit mois de plus. Le chômage, elle y a droit et c’est son intérêt bien compris : au nom de quel principe lui en feriez-vous le reproche ?</p>
<p>Reste, bien sûr, l’aspect budgétaire de la chose : en huit mois, Laure n’aura cotisé qu’à hauteur de 473,6 euros à l’assurance chômage et percevra, tout au long des huit mois qui suivront, un total de 4 408 euros d’ARE. Évitez-vous le calcul : c’est un trou de 3 934,4 euros dans le budget de l’assurance chômage que le monde nous envie.</p>
<p><strong>Chômage stratégique</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDMvMTE3MTU2LWhvbGxhbmRlLXZldXQtZmFpcmUtcGxpZXItbGEtY291cmJlLWR1LWNob21hZ2UvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzU5MC1ob2xsYW5kZS1jaG9tYWdl" rel=\"attachment wp-att-117157\"><img class="alignright  wp-image-117157" title="imgscan contrepoints 2013590 hollande chômage" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013590-hollande-chômage-849x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="362" /></a>Que cela vous plaise ou non, le chômage n’est pas seulement un malheur qui s’abat sur un ménage comme la misère sur le bas-clergé, c’est aussi une stratégie d’adaptation, un choix parfaitement volontaire. Là où la presse et nos politiciens nous brossent le portrait du chômeur médiatique – un salarié du secteur industriel victime d’un licenciement économique suite à une délocalisation – une étude récente de l’Unédic [<sup class='footnote'><a href='#fn-124181-3' id='fnref-124181-3' onclick='return fdfootnote_show(124181)'>3</a></sup>] tend à prouver que ce profil-type ne correspond, au grand maximum, qu’à 10% des demandeurs d’emplois. À titre de comparaison, les ruptures conventionnelles et les départs volontaires, c’est plus de 13% de l’effectif.</p>
<p>Le fait est que, dans un pays où l’écart entre de généreuses allocations chômage et des salaires sur-ponctionnés est réduit à presque rien, l’incitation à travailler devient quasiment nulle et plus vous descendez dans l’échelle des salaires, plus le phénomène est évident. La France du chômage, ce sont des jeunes sans expérience, des demandeurs d’emploi peu ou pas diplômés (75,8% n’ont pas fait d’études supérieures) et des mères de famille entre deux temps partiels (sans doute plus de 10% de l’effectif à elles seules). Il est probablement impossible d’en évaluer précisément l’ampleur mais, de toute évidence, le chômage stratégique est un phénomène massif et directement induit par notre modèle social.</p>
<p>Du point de vue des employeurs potentiels, c’est d’ailleurs une cause entendue depuis longtemps. Thomas, un ami d’enfance, ne passe plus par Pôle Emploi pour recruter de peur de passer des journées entières à recevoir des candidats qui, manifestement, ne veulent pas du poste mais cherchent juste à valider qu’ils sont bien <em>officiellement</em> à la recherche d’un emploi. Xavier, un ami avocat, a pratiquement supplié Laure de quitter son emploi pour venir remplacer son assistante qui part à la retraite cet été. Dans une région où le chômage bat des records historiques, c’est proprement ubuesque.</p>
<p>À celles et ceux qui veulent continuer à nier l’évidence et qui prétendent défendre les intérêts des victimes de la crise, je n’ai plus qu’une chose à dire : si c’est vraiment l’intérêt des <em>vrais</em> chômeurs qui vous tient à cœur – et c’est tout à votre honneur – réfléchissez bien : tôt ou tard, ce système finira par s’effondrer et ce jour-là, les premières victimes ce seront eux.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNS9sYS1zdHJhdGVnaWUtZHUtY2hvbWV1ci12b2xvbnRhaXJlLmh0bWw=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124181'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124181-1'>Pour être tout à fait exhaustif, elle avait aussi déposé une annonce dans les locaux de l’ordre des avocats qui, en deux semaines, lui a valu huit appels de cabinets qui cherchaient (désespérément) une assistante, même sans expérience. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124181-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124181-2'>Soit 744,23 euros de charges dites <em>patronales</em>, 240,48 euros de charges dites <em>salariales</em> et 28,9 euros de CSG et de CRDS. Je précise ici que j’ai le bulletin d’avril 2013 sous les yeux. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124181-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124181-3'>Unédic, <em>Qui sont les allocataires de l’assurance chômage ?</em> (avril 2013) – chiffres à fin-décembre 2011. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124181-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124181" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
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		<title>La France a-t-elle quelque chose à offrir à sa jeunesse ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/103426-la-france-a-t-elle-quelque-chose-a-offrir-a-sa-jeunesse</link>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 04:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeunesse et sports]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Modèle français]]></category>
		<category><![CDATA[modèle social Français]]></category>

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		<description><![CDATA[La France a-t-elle quelque chose à offrir à sa jeunesse, à ses talents et créateurs de demain ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France a-t-elle quelque chose à offrir à sa jeunesse, à ses talents et créateurs de demain ?</strong></p>
<p><strong>Par Aster.</strong><span id="more-103426"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2pldW5lc3NlLmpwZw=="><img class="alignleft size-full wp-image-116762" title="jeunesse" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/jeunesse.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a>Quand je regarde l’État français, je le vois se débattre dans la crise<strong>, </strong>se tordre de spasmes et agripper le futur pour reculer un peu plus l'échéance de la mort. Ce passé s'accroche tellement que j'ai peur qu'il finisse par étouffer le futur. Est-ce que quelqu'un peut me dire que la France est sur le bon point de départ pour y développer les modèles de sociétés de demain ? Les <em>business</em> de demain ? Quoi que ce soit qui ne soit pas d'hier ? Est-ce que la France a quelque chose d'autre à offrir à la jeunesse qu'une place hypothétique dans un ministère ou un grand groupe assortie d'une évolution à l'ancienneté ?</p>
<p>Plus j'observe plus j'ai le sentiment que la France n'a rien à offrir à des jeunes avec de l'ambition professionnelle... Beaucoup de mots, peu de faits. Évoquons quelques symptômes.</p>
<p><strong>Quelles sont les jeunes sociétés qui sont devenues grosses en France par leur talent ?</strong></p>
<p>Regardons déjà dans le top 10 du CAC40 les sociétés ayant une dépendance à l’État (voir ce<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N1bGZ1cmVldGNvbnRyZWN1bHR1cmUuYmxvZ3Nwb3QuY29tLzIwMTIvMDYvdW4tZGVzLWdyb3MtcHJvYmxlbWVzLWRlLWxhLWZyYW5jZS1sZXMuaHRtbA==" target=\"_blank\"> vieil article</a>) :</p>
<ul>
<li>Total, qui a bien été aidé par maman État pour que les ouvriers puissent continuer d'aller faire le plein.</li>
<li>Sanofi, dont les produits sont remboursés par l’État et dont Roselyne (l'intellectuelle du gouvernement précédent) avait acheté un lot de vaccins pour une histoire de rhume chelou (patriote la madame).</li>
<li>GDF Suez, ancienne entreprise publique.</li>
<li>Danone, pour lequel on considère en France que les jeux d'argent sont un secteur stratégique pour l'économie. Vous ne voyez pas le rapport ? Ça autorise l’État à s'opposer aux offres publiques d'achat (OPA des méchants étrangers en haut de forme et avec un manteau de Dracula) au prétexte que Danone est un grand acteur des jeux d'argent (puisqu'il possède <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5tZWxjaGlvci5mci9MZXMtRnVzaW9ucy1BY3F1aXNpdGlvbnMtRi1BLjM5NDMuMC5odG1s" target=\"_blank\">le casino d'Évian</a>).</li>
<li>BNP Paribas, dont plus de 40% du capital est public.</li>
<li>EDF, idem GDF.</li>
<li>France Telecom, idem EDF.</li>
</ul>
<p>Si je retire les entreprises manifestement étatiques, il reste :</p>
<ul>
<li>Déjà mentionné reparlons-en Danone, fondée en 1919.</li>
<li>LVMH, dont pas une des marques de l'acronyme n'a été créée après le XXème siècle.</li>
<li>L'Oréal, fondée en 1909.</li>
<li>AXA, fondée au XIXème.</li>
</ul>
<p>Donc tout le top 10 peut revendiquer d'avoir vu passer la seconde guerre mondiale...</p>
<p>Je me focalise peut-être un poil sur le top 10, je vous invite à faire tout le reste du CAC, je pense que la société non issue d'un grand groupe (par joint-venture ou spin-off) la plus jeune est Cap Gemini (1967).</p>
<p>Si je résume, il y a soit des groupes qui ne sont au final que des ministères de l'industrie sortis du giron de l’État (pour 60% quand même) ou alors des sociétés en mode grand-père, probablement des PME que l'on n'a pas réussi à tuer à coup de règlements,  de charges, et de "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMTcvNzM1NjEtYS1xdW9pLXNlcnZlbnQtbGVzLXJpY2hlcy1kZS1qZWFuLXBoaWxpcHBlLWRlbHNvbC1ldC1uaWNvbGFzLWxlY2F1c3Npbg==" target=\"_blank\">sale riche</a>".</p>
<p>Ayant entendu la remarque deux fois en peu de temps, j'entends dire que l'on peut taxer les entrepreneurs, il y en aura toujours qui viendront prendre leur place. Où sont-ils ?</p>
<p><strong>Mais, c'est grave ? La jeunesse veut forcément créer une boite niveau CAC40 ? Le futur c'est forcément de ne plus avoir celles-ci dans la liste ?</strong></p>
<p>En soi non ce n'est pas grave tant que l'on a pas planté le reste du décor. La jeunesse s'intéresse peu à l'entrepreneuriat (si, si, je le pense). Eh oui, le futur c'est de voir du changement dans cette liste.</p>
<p>Le reste du décor c'est que oui, en France, pour beaucoup de diplômés et de non diplômés, avoir une carrière intéressante signifie passer dans des grands groupes. Ceci se fait naturellement en l'absence d'autres structures de tailles dites moyennes, le champ de réflexion est très court et étroit. Or aujourd'hui, ces grands groupes sont des machines conçues pour l'inertie la plus complète, ils sont peu à accepter de donner un peu d'autonomie ou de responsabilités à des jeunes (un peu de lecture pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2Vjb25vbWllL2FydGljbGUvMjAxMi8xMC8yMi9sZXMtZW50cmVwcmlzZXMtZnJhbmNhaXNlcy1uZS1mb250LXBhcy1jb25maWFuY2UtYXV4LWpldW5lcy1wb3VyLW1hbmFnZXJfMTc3ODM5MF8zMjM0Lmh0bWw=" target=\"_blank\">aller plus loin</a>). La carrière normale est de se défoncer pour être "<em>corporate</em>" jusqu'à enfin être vieux ou en être dégoûté avant.</p>
<p>Un jeune ne veut pas forcément créer une boite, même une petite PME, peut-être même que faire carrière, ça ne l'intéresse pas. Dans ce cas, la France est peut-être un pays acceptable pour lui, pas trop de risque de se faire virer, pas trop de risque de voir quoi que ce soit changer à l'horizon, un petit ascenseur bien joli. Il n'y a qu'à s'asseoir et attendre. En revanche, si professionnellement, il souhaite quelque chose, j'espère pour lui qu'il parle anglais, parce que ce pays n'a rien à lui offrir. Mais sinon, non vraiment, en l'absence d'ambition professionnelle la France n'est pas un pays trop mal. Les seules choses qui pourraient venir noircir son horizon professionnel sont l'ennui et la récession. Pour l'ennui, il y a <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iZGEtdG1zcC5jb20vYmFuemFpLz9wPTM2NA==" target=\"_blank\">le Prozac et le pinard</a>, c'est légal et ça fait tourner l'économie, pour la récession en revanche je n'ai rien à conseiller.</p>
<p>Quant au CAC 40 et au futur, oui, je pense que oui, cette liste devrait bouger. Conditionnel, conditionnel parce qu'on fait tout pour qu'elle ne bouge pas. On empêche nos vieilles industries de mourir et, pour cela, ne nous mentons pas, tous les prétextes sont bons. Le plus tendance en ce moment c'est le prétexte des emplois, Arnaud Montebourg est un préservatif de plus d'1m80 (l'égo de Sarkozy pourrait y rentrer) et il préserve quoi, il préserve <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N1bGZ1cmVldGNvbnRyZWN1bHR1cmUuYmxvZ3Nwb3QuY29tLzIwMTEvMDYvemVtcGxvaXMuaHRtbA==" target=\"_blank\">des z'emplois</a>. Remarquez la sémantique "préserver", tout le monde à arrêté de parler de création d'emplois, on a fait une croix sur le sujet, on attend que Superman vienne redresser les usines. Quand l'idée n'est pas de sauver des emplois on parle simplement de "risque systémique", ce risque suprême de venir toucher la pierre angulaire de notre château de cartes mode Louis XIV.  Malheureusement, je pense que l'idée de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRGVzdHJ1Y3Rpb25fY3IlQzMlQTlhdHJpY2U=" target=\"_blank\">destruction créatrice</a> est vraie et sans destruction point de création.</p>
<p><strong>Sans mal point de bien</strong></p>
<p>Le passé est passé, mais j'ai l'impression de vivre avec une carte postale des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UcmVudGVfR2xvcmlldXNlcw==" target=\"_blank\">Trente Glorieuses</a> collée sur mon frigo. Comme si l'euphorie économique, externalité positive d'une des guerre les plus destructrices qu'ait connue l'humanité, pouvait revenir à coût de "bonus écologique", "Crédit Impôt Recherche" ou "Plan de Sauvegarde de l'Emploi"... <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N1bGZ1cmVldGNvbnRyZWN1bHR1cmUuYmxvZ3Nwb3QuY29tLzIwMTEvMDMvZ2VvcG9saXRpcXVlZWNvbm9taWUtdW4tamV1LWRlLmh0bWw=" target=\"_blank\">Les politiciens jouent avec l'économie du pays comme des gosses avec leur jeu vidéo</a>. Ils ont dans l'idée qu'il faut sauver les vieilles industries, sauver les vieux emplois, seulement c'est avec votre argent que l'on renfloue. On renfloue les banques, on renfloue PSA, on fait le VRP et on négocie des projets pour Airbus, des projets pour Alstom, des projets pour EDF. Ce n'est même pas une entreprise qui est malade, c'est le système, ce système qui veut que sa priorité numéro 1 soit de se sauver lui-même. La mort par l'invariance.</p>
<p>La mort d'une entreprise, d'un pan de l'économie, c'est comme la mort d'un être humain. Elle nous fait peur, on veut la repousser le plus loin possible, mais au final ce n'est pas la vie que l'on prolonge mais l'agonie.</p>
<p><strong>Mais non, le problème c'est la crise !</strong></p>
<p>Mais non, le problème ce n'est pas la crise, la crise c'est le symptôme, la crise c'est le coup de pelle en plus, celui pour finir le travail.</p>
<p>L'ambiance internationale met beaucoup de pays du monde dans le marasme qu'ils se sont construits eux-mêmes. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yMG1pbnV0ZXMuZnIvZWNvbm9taWUvMTAxOTA0OS1pbXBvdHMtdGF1eC1wcmVsZXZlbWVudC1vYmxpZ2F0b2lyZS12YS1hdHRlaW5kcmUtcmVjb3JkLTIwMTM=" target=\"_blank\">Les prélèvements obligatoires ont augmenté en pourcentage selon Bercy de 50%</a> (de 30% à 46% du PIB) depuis les années 70 (confiez le calcul à d'autres, je pense que l'on peut atteindre facilement les 80%). Que l'on ne me raconte pas que cela paye des services parce que je ne suis pas persuadé que le niveau du service public ait explosé depuis 1970...</p>
<p>Ce qui était jouable en pleine euphorie économique ne l'est plus aujourd'hui.</p>
<p><strong>On dit quoi à un jeune sans futur alors ?</strong></p>
<p>Il y a plein de choses à dire à un jeune sans futur.</p>
<p>Si vous vous sentez moralisateur, suggérez lui qu'il aurait dû faire plus d'études, n'importe quoi à n'importe quel prix (avec un crédit si possible), ça lui aurait certainement été plus utile. L'utilité principale aurait été que ça lui aurait sucré quelques années au chômage, ça change pas grand chose in fine mais sur du court terme ça dépanne comme disait Lionel.</p>
<p>Si vous vous sentez un poil cynique vous pouvez lui expliquer que le SMIC est vraiment la plus belle des protections qu'on puisse lui offrir. Vous oublierez de lui expliquer que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDkvMTIzOTM2LWxlLXNtaWMtZXN0LWlsLWFudGlzb2NpYWw=" target=\"_blank\">c'est aussi la meilleure garantie de s'assurer que le travailleur non qualifié soit surtout sans emploi</a>.</p>
<p>Si vous vous sentez vieux et parisien, dîtes lui que de toute manière, même si <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N1bGZ1cmVldGNvbnRyZWN1bHR1cmUuYmxvZ3Nwb3QuY29tLzIwMTIvMDkvbG9nZW1lbnQtdHJhbnNwb3J0LXRlbXBzLWRlLXRyYXZhaWwtdW4uaHRtbA==" target=\"_blank\">vous ne savez pas trop comment il va payer son loyer</a> vous êtes content de toucher votre <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDYvMTIwNzQwLXJldHJhaXRlcy1zYW5zLWNhcGl0YWxpc2F0aW9uLXBvaW50LWRlLXNhbHV0" target=\"_blank\">retraite par répartition</a>, que quelqu'un cotisera à son tour pour lui dans <span style="text-decoration: line-through;">40</span> <span style="text-decoration: line-through;">45</span> <span style="text-decoration: line-through;">60</span> 70 ans. S'il demande la date exacte, dîtes lui que l'on attend d'avoir un système à l'équilibre, on lui dit après.</p>
<p>Si vous avez un poste bien au chaud n'importe où, dîtes lui qu'il ne faut pas qu'il s'en fasse, on a des droits dans ce pays. Le droit du mec qui a un travail, c'est de le garder, quelle qu'en soit la raison : âge, fonctionnaire, nombre d'enfants, infirmité, le droit du mec qui n'en a pas c'est de savoir pourquoi : trop jeune, les places sont prises par ceux qui sont passés avant, trop difficile à virer, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjAvMTE1NDI4LWxhLWx1dHRlLXBvdXItbGEtZGlzY3JpbWluYXRpb24tb3UtbGEtbGliZXJ0ZS1vdWJsaWVl" target=\"_blank\">pas assez de tares pour rentrer dans un quota protégé</a>.</p>
<p>Si vous vous sentez comptable et qu'il se demande pourquoi il a du mal à s'en sortir, vous n'avez plus qu'à pointer sur ses factures, la cotisation pour sauver les retraites des employés du gaz, la cotisation pour renflouer la sécu, la cotisation pour renflouer Renault (ne la cherchez pas celle-là, elle est noyée dans la masse).</p>
<p>À 20 ans, il ne mange peut-être pas à sa faim, il ne se loge peut-être pas correctement, il se crible peut-être de crédits bidons, on le taxe dès qu'il veut boire ou fumer et il sait que dans le meilleur des cas demain sera comme hier. Mais, mais grâce à l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvJUMzJTg5dGF0LXByb3ZpZGVuY2U=">État providence</a> il pourra soigner correctement son cancer du colon à 50 ans !</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N1bGZ1cmVldGNvbnRyZWN1bHR1cmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMi8xMC9lc3QtY2UtcXVpbC15LXVuZS1wbGFjZS1wb3VyLWxlLWZ1dHVyLmh0bWw=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=103426" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Frédéric Van Roekeghem, l&#039;homme qui vous a coûté 60 milliards €</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/11/124080-frederic-van-roekeghem-lhomme-qui-vous-a-coute-60-milliards-e</link>
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		<pubDate>Sat, 11 May 2013 05:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[déficit de la sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Van Roekeghem]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président de la CNAM Frédéric Van Roekeghem refuse la transparence des données (open data) mais est prêt à transmettre beaucoup trop aux autres administrations.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le président de la CNAM Frédéric Van Roekeghem refuse la transparence des données (open data) mais est prêt à transmettre beaucoup trop aux autres administrations.</strong></p>
<p><strong>Un article de l'Initiative Transparence Santé.</strong><span id="more-124080"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2NuYW0tbWVkaWF0b3ItdHBhLTIyNjc4Ni1qcGdfMTE2NzExLmpwZw=="><img class="aligncenter size-medium wp-image-124081" title="Frédéric Van Roekeghem, président de la CNAM" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/cnam-mediator-tpa-226786-jpg_116711-300x130.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="130" /></a></p>
<p>Il est responsable depuis son arrivée à la tête de la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) en 2004 d’un déficit cumulé de plus de 60 milliards d’euros.</p>
<p>Incapable de juguler l’explosion des dépenses de santé, celles notamment liées à la consommation de médicaments ou encore aux pratiques tarifaires des professionnels de santé, Frédéric Van Roekeghem a laissé le système de soins dériver jusqu’à la lie.</p>
<p>Non content de ce bilan déjà peu glorieux, le directeur de la Cnam ergote face à la demande citoyenne d’ouverture des données publiques de santé. En s’appuyant sur des arguments fallacieux dont il ne peut pourtant ignorer <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZGF0YXNhbnRlLmNvbS8yMDEzLzA1LzEwL2xob21tZS1xdWktdm91cy1hLWNvdXRlLTYwLW1pbGxpYXJkcy8=" target=\"_blank\">qu’ils ne tiennent pas deux secondes la route</a>.</p>
<p>Un blocage coupable</p>
<p>L’accès aux données que l’Initiative transparence santé réclame depuis plusieurs mois fournirait de puissants outils afin d’assainir les finances publiques et offrir aux citoyens de bien meilleures garanties en matière de sécurité sanitaire.</p>
<p>Les responsables du blocage, le directeur de la Cnam en premier lieu prend de lourdes responsabilités. C’est aussi le cas du Ministère de la Santé ou encore de la Direction de la Sécurité sociale qui, en dépit des apparences, semblent clairement opposés à ce que l<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZGF0YXNhbnRlLmNvbS8yMDEzLzA0LzI5L29wZW4tZGF0YS1zYW50ZS1sZXMtcG91dm9pcnMtcHVibGljcy1ub250LWRvbmMtcmllbi1jb21wcmlzLw==" target=\"_blank\">a société civile puisse disposer des informations lui appartenant pourtant de plein droit</a>.</p>
<p>Echanges de données entre amis</p>
<p>Si ces différents acteurs affichent leur dédain face à une réelle transparence, ils ne voient en revanche aucun problème à ce qu’un nombre de plus en plus grand de services administratifs ou d’agences accèdent à des données potentiellement nominatives.</p>
<p>C’est ce qu’a découvert l’Initiative qui s’est procuré l’ordre du jour de la dernière séance du comité d’orientation et de pilotage de l’information interrégimes (Copiir). Inutile de dire que ces arrangements sont discrètement entendus à l’insu des principaux concernés, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZGF0YXNhbnRlLmNvbS8yMDEzLzA1LzAyL3F1YW5kLWxlcy1wb3V2b2lycy1wdWJsaWNzLXNlLXBhcnRhZ2VudC1sZXMtZG9ubmVlcy1wb3RlbnRpZWxsZW1lbnQtbm9taW5hdGl2ZXMv" target=\"_blank\">les Français eux-mêmes</a>.</p>
<p>Lu dans la presse</p>
<p>« Administrations, collectivités, une masse infinie d’informations brutes sont désormais accessibles au public…, peut-on lire dans une enquête publiée par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzIwMTMvMDQvMjgvb3Blbi1kYXRhLWEtYnVzaW5lc3Mtb3V2ZXJ0Xzg5OTY0Mg==" target=\"_blank\">le quotidien Libération le 28 avril</a>. Et des start-up s’empressent de les exploiter ».</p>
<p>Certaines peinent encore à trouver le bon modèle économique. La lecture de cette enquête ne laisse toutefois aucun doute sur le potentiel de création de valeur qu’on peut envisager avec l’Open data. Seul hic : Celles relatives à la santé particulièrement, qui « font partie des plus prisées ». On se demande bien pourquoi.</p>
<p>La mobilisation est plus que jamais nécessaire, sur le web et les réseaux sociaux notamment. Faites passer cet article à vos contacts, publiez sur vos blogs ou relayez sur Twitter !</p>
<p>A lire également sur Contrepoints :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9vcGVuLWRhdGE=" target=\"_blank\">Notre dossier Open Data</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMDcvNjM4NzYtbGEtcnVlZS12ZXJzLWxvci1kZXMtZG9ubmVlcy1wdWJsaXF1ZXM=" target=\"_blank\">La ruée vers l'or des données publiques</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjkvMTEyOTk2LW9wZW5kYXRhLWxpYmVyZXotbGVzLWRvbm5lZXMtZGUtc2FudGU=" target=\"_blank\">Opendata : libérez les données de santé !</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTUvMTE4MzQ4LWxvcGVuLWRhdGEtb3UtY29tbWVudC1jb25zYWNyZXItdW4tZHJvaXQtZGFjY2VzLWF1eC1kb25uZWVzLXB1YmxpcXVlcw==" target=\"_blank\">L'Open Data, ou comment consacrer un droit d'accès aux données publiques</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Le SMIC est-il antisocial ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/09/123936-le-smic-est-il-antisocial</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/09/123936-le-smic-est-il-antisocial#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 May 2013 05:50:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Collectif La Main Invisible</dc:creator>
				<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[Smic]]></category>

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		<description><![CDATA[Le SMIC fait plus de mal que de bien, il serait bon de s'en rendre compte pour le bien des plus faibles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le SMIC fait plus de mal que de bien, il serait bon de s'en rendre compte pour le bien des plus faibles.</strong></p>
<p><strong>Par Michel de Poncins.</strong><span id="more-123936"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L3NtaWMtY291cC1wb3VjZS1MLWFOaXRXWi5qcGVn"><img class="alignleft size-full wp-image-123937" title="Coup de pouce au SMIC, une bonne idée ?" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/smic-coup-pouce-L-aNitWZ.jpeg?16fe88" alt="" width="250" height="260" /></a>Le SMIC français est-il antisocial ? Voici une interrogation courante chez beaucoup de gens. Il faut y répondre par l’affirmative.</p>
<p>Cette réponse étonnera les smicards eux-mêmes qui s’imaginent à tort en être bénéficiaires du fait de sa hausse régulière. En fait, ils en souffrent comme les autres à cause de la destruction de l’économie qu’il suscite, et probablement beaucoup l’ignorent.</p>
<p>Le SMIC, qui était de 9 euros le 1<sup>er</sup> janvier 2011, est passé à 9,22 euros le 1<sup>er</sup> janvier 2012. Il s’agit du salaire horaire brut (base 35 heures). Le SMIC mensuel suit dans la foulée. Les majorations sont actuellement ajustées sur les prix à la consommation selon une loi de 2000, mais les racines de l’idée d’un salaire minimum sont très anciennes.</p>
<p>Comme toute intervention de l’État sur les marchés, elle aboutit au contraire de l’effet recherché. En fait, c’est une extraordinaire machine à fabriquer des pauvres. Il fait violence aux marchés et, comme à l’habitude, les effets réels se retournent contre les conséquences prétendument recherchées.</p>
<p>Le chômage, en particulier, est un de ces effets.</p>
<p>Suivant l’OCDE, dans les pays qu’elle analyse, 5 points de plus de SMIC donnent 1 point de plus de chômage ; l’Insee sort régulièrement des évaluations semblables.</p>
<p>Le premier effet mathématique est de détruire des emplois en général peu qualifiés. Les pauvres deviennent plus pauvres. Mettant le prix d’un travail au-dessus de la valeur de ce travail pour l’entreprise, il décourage le recrutement et pousse, le cas échéant, au licenciement. L’employeur éventuel cherche d’autres solutions : soit investissement, soit renonciation au projet, soit délocalisation.</p>
<p>Certaines industries, comme le textile, ont été détruites par le SMIC. Si le grand commerce ne peut être délocalisé, il investit énormément pour réduire le nombre des caissières et d’autres emplois.</p>
<p>Un autre phénomène s’ajoute. Le SMIC est une voiture-balai qui ramasse progressivement ceux qui se trouvent dans son voisinage. Cela explique l’augmentation régulière du nombre des smicards.</p>
<p>Ainsi, en 1981, il y avait 840 000 smicards. En 1988, il s’en comptait 1 500 000, soit 8% des salariés. À présent, le SMIC concerne 2 300 000 personnes, soit un cinquième des salariés.</p>
<p>Si l’on ajoute bien d’autres titulaires de minima sociaux, on arrive à des chiffres effrayants, ce qui donne la mesure de la nuisance de l’économie administrée qui inspire tous ces systèmes.</p>
<p>L’existence de ces minima sociaux complique et aggrave l’analyse.</p>
<p>Dans la pyramide des allocations diverses, celles-ci s’accompagnent d’avantages divers non comptés dans les statistiques ; il en résulte que les titulaires n’ont aucune envie de se bouger pour aller travailler au SMIC. Une autre conséquence est que le pouvoir, conscient de la calamité dont il est cependant l’auteur, imagine sans cesse de nouvelles usines à gaz administratives pour persuader les gens d’aller travailler et ceci dans le nuage habituel de complications.</p>
<p>Un autre effet négatif se produit : l’écrasement de la hiérarchie des salaires. De proche en proche, on arrive aux cadres qui malgré leurs mérites et leurs efforts pour améliorer leurs prestations n’en sont pas récompensés suffisamment. Au sommet de la hiérarchie, les personnes les mieux payées ont tendance, si elles en ont l’occasion, à émigrer pour échapper à l’enfer économique et fiscal français.</p>
<p>Comment une telle erreur a-t-elle pu se produire et se perpétuer ?</p>
<p>La première explication vient de ce que les personnes au pouvoir se donnent une apparence de générosité : il y a des gens qu’on ne peut laisser au bord de la route. Le malheur est que cette prétendue générosité est mensongère, puisque, comme indiqué plus haut, beaucoup sont poussés justement en dehors de la route à cause précisément du SMIC.</p>
<p>Une autre explication tient à l’égalitarisme, idéologie courante dans les milieux dirigeants. Cette explication n’est pas un argument ; comme toute action égalitariste, le SMIC est un transfert obligatoire des uns vers les autres et ressemble à un vol légal.</p>
<p>Se trouve sous-jacente la sempiternelle chanson du pouvoir d’achat : distribuer de l’argent développerait la demande et créerait des emplois. L’argument est erroné car le développement de la richesse pour tous ne repose pas sur la consommation mais sur l’action des entrepreneurs, seuls créateurs de richesse. De plus, avec la mondialisation, une grande partie du pouvoir d’achat distribué va enrichir les travailleurs chinois ou autres travailleurs lointains.</p>
<p>Il y a des exemples qui montrent que l’absence pratique de SMIC a une bonne influence sur la richesse générale et le chômage. C’est le cas de la Suisse où le SMIC, quand il existe, est inférieur aux niveaux des plus bas salaires. Il en résulte que le niveau de tous les salaires est élevé.</p>
<p>Pour toutes ces raisons, il serait important que les gens comprennent que le SMIC est antisocial.</p>
<p>---</p>
<p><strong>Retrouvez sur <em>Contrepoints</em>, en collaboration avec le collectif <em>La Main Invisible</em>, l'un des 100 textes de <em>Libres !</em>, le livre libéral aux cent auteurs. Vous pouvez dès à présent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZ3AvcHJvZHVjdC9CMDA4UlZXMUNPL3JlZj1hc19saV9zc190bD9pZT1VVEY4JmFtcDt0YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzMiZhbXA7Y2FtcD0xNjQyJmFtcDtjcmVhdGl2ZT0xOTQ1OCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPUIwMDhSVlcxQ08=" target=\"_blank\">l'acheter sur Internet</a> et dans toute bonne librairie !</strong></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123936" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Réformer l’État pour diminuer les dépenses publiques</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123687-reformer-letat-pour-diminuer-les-depenses-publiques</link>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:48:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick de Casanove</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fonction publique]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[fonctions régaliennes]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Bastiat]]></category>
		<category><![CDATA[réformes de l'Etat]]></category>

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		<description><![CDATA[La bonne question est de savoir, secteur par secteur, s’il faut vraiment qu’un service soit rendu par une administration.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La bonne question est de savoir, secteur par secteur, s’il faut vraiment qu’un service soit rendu par une administration.</strong></p>
<p><strong>Par Patrick de Casanove.</strong><br />
<span id="more-123687"></span></p>
<div id="attachment_85870" class="wp-caption aligncenter" style="width: 280px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDUvODU4MTQtcG91cnF1b2ktbm91cy1hdm9ucy1kdS1tYWwtYS1yZWZvcm1lci9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMjItcmVmb3JtZXM=" rel=\"attachment wp-att-85870\"><img class="wp-image-85870 " title="Réformes : à quand une réduction de l'Etat obèse" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/imgscan-contrepoints-222-réformes-671x1024.jpg?16fe88" alt="" width="270" height="412" /></a><p class="wp-caption-text">Réformes : à quand une réduction de l’État obèse ?</p></div>
<p>Le gouvernement dit vouloir lutter contre le déficit public. Après le coup de massue fiscal pour accroître les recettes, il veut maintenant s’attaquer aux dépenses publiques excessives. Or ce n’est pas dans sa culture qui est de s’étendre sans fin, en se mêlant de tout.<em></em></p>
<blockquote><p>Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s'agrandir. (…). Or, il n'y a pas pour lui d'agrandissements possibles en dehors d'empiètements successifs sur le domaine des facultés individuelles.<em><br />
</em>— Frédéric Bastiat, <em>Profession de foi électorale de 1846. </em></p></blockquote>
<p>Les Français sont habitués depuis des siècles à l’État centralisateur. Le service public<em> « à la française » </em>est une fierté nationale. Aujourd’hui nous vivons avec l’héritage récent de la 2<sup>ème</sup> guerre mondiale à l’issue de laquelle gaullistes et communistes se sont partagé le pouvoir. Ils ont façonné la France que nous connaissons : dirigiste et collectiviste. À la Libération, le service public a éteint le service privé dans une multitude de domaines (santé, retraite…). Les étatistes ont maintenant beau jeu de dire qu’il n’y a rien en dehors de l’État. Ils affirment que les économies seront de toute façon minimes parce que l’État, pour eux, est bien géré. Tout au plus économisera t-on sur son « train de vie ». Ils martèlent que, rendu par le privé, le service sera mauvais car soumis au profit. Celui rendu par l’État l’étant au nom de l’intérêt général, il est automatiquement optimal. Les politiciens préfèrent suivre des économistes comme Keynes et Marx qui accroissent leur pouvoir au détriment des individus, plutôt que des économistes comme <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRnIlQzMlQTlkJUMzJUE5cmljX0Jhc3RpYXQ=">Bastiat</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTWlzZXM=">Mises</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSGF5ZWs=">Hayek</a> qui limitent leur pouvoir au profit des gens. Un ministre est jugé à son interventionnisme et aux crédits qu’il obtient. Tous les moyens sont bons pour échapper aux restrictions. Si un politicien décrète telle ou telle action « priorité nationale » cela sert d’alibi à l’augmentation des crédits affectés à ce ministère. Par exemple l’Éducation nationale, l’Emploi. La cause est bonne. Intuitivement c’est difficile de s’y opposer.</p>
<p>Tout ceci ne concourt pas à la diminution des dépenses par rabotage. Il est illusoire de croire que l’on peut diminuer les dépenses publiques en supprimant les dépenses superflues de chaque ministère. Cela revient à considérer que le ministère lui-même est utile. Or la bonne question est de savoir, secteur par secteur, s’il faut vraiment qu’un service soit rendu par une administration.</p>
<p>Frédéric Bastiat a écrit dans <em>La Loi</em> <em>: </em></p>
<blockquote><p>Le Socialisme, comme la vieille politique d'où il émane, confond le Gouvernement et la Société. C'est pourquoi, chaque fois que nous ne voulons pas qu'une chose soit faite par le Gouvernement, il en conclut que nous ne voulons pas que cette chose soit faite du tout. Nous repoussons l'instruction par l'État ; donc nous ne voulons pas d'instruction. (…), etc. C'est comme s'il nous accusait de ne vouloir pas que les hommes mangent, parce que nous repoussons la culture du blé par l'État.</p></blockquote>
<p>Ces propos sont toujours d’actualité. Si nous ne voulons pas de la Sécurité sociale d’État c’est que nous sommes contre les soins pour tous. Si nous ne voulons pas de la retraite par répartition, c’est que nous sommes contre une retraite décente pour tous, ou la solidarité intergénérationnelle que sais-je encore. Etc.</p>
<p>Bastiat nous explique dans <em>Services privés, service public</em> comment choisir si un service doit être rendu par l’État ou par le privé :</p>
<blockquote><p>En principe, il suffit que le gouvernement ait pour instrument nécessaire la force pour que nous sachions enfin quels sont les services privés qui peuvent être légitimement convertis en services publics. Ce sont ceux qui ont pour objet le maintien de toutes les libertés, de toutes les propriétés, de tous les droits individuels, la prévention des délits et des crimes, en un mot, tout ce qui concerne la sécurité publique.<em><br />
</em></p></blockquote>
<p>Cela revient à circonscrire le domaine d’action de l’État à la protection des Droits Naturels Individuels. Donc pour diminuer les dépenses de l’État il faut privatiser tout ce qui n’est pas régalien. Cela peut sembler trop difficile voire impossible. Certains continuent à espérer rendre plus efficaces les services publics français. Par exemple en s’inspirant des services publics étrangers équivalents rendus à meilleurs coût.</p>
<p>Pour les partisans de la liberté économique, la véritable solution est que les citoyens recourent désormais à l’échange libre de services sans passer par l’État.<em> </em></p>
<blockquote><p>Car, il n'en faut pas douter, c'est là qu'est la raison de décider entre l'Organisation naturelle et les Organisations artificielles ; c'est là, exclusivement là, qu'est le Problème Social. Si la prospérité de tous est la condition de la prospérité de chacun, nous pouvons nous fier non-seulement à la puissance économique de l'échange libre, mais encore à sa force morale.<em><br />
</em>— Frédéric Bastiat, <em>Harmonies économiques. L’échange.</em></p></blockquote>
<p>La question est de savoir s’il est plus difficile de vaincre les résistances politico-administratives pour améliorer le service public, ou de les court-circuiter pour privatiser.</p>
<p>Les services de l’État ne sont pas suicidaires. À ce jour toutes les tentatives de « réforme » de l’État par l’intérieur ont échoué. Il est raisonnable de passer par l’extérieur. Il serait judicieux d’avoir recours à la démocratie directe pour rendre aux citoyens la liberté d’agir et la responsabilité de gérer leurs biens [<sup class='footnote'><a href='#fn-123687-1' id='fnref-123687-1' onclick='return fdfootnote_show(123687)'>1</a></sup>]. Pour les hommes politiques le véritable courage n’est pas de pressurer davantage les Français mais de leur rendre la liberté de choisir. On verra alors s’ils sont vraiment « irréformables » !</p>
<p>---<br />
Note :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-123687'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-123687-1'>Libre disposition de la totalité des revenus, impôt proportionnel unique et faible, liberté foncière, liberté du travail, libre choix pour l’éducation, la retraite et la santé etc. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123687-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<title>Logement : quand Duflot choisit la voie des oukases</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Logement & immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Duflot]]></category>
		<category><![CDATA[Crise du logement]]></category>
		<category><![CDATA[ordonnances]]></category>

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		<description><![CDATA[Court-circuiter le Parlement, dégrader la qualité de vie et limiter les recours des habitants… Tout un programme !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Court-circuiter le Parlement, dégrader la qualité de vie et limiter les recours des habitants… Tout un programme !</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-123710"></span><br />
<strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMzAvMTAyNTA5LXJlcXVpc2l0aW9uLWRlcy1sb2dlbWVudHMtdmFjYW50cy1sYS1kYW5nZXJldXNlLWlkZWUtZGUtY2VjaWxlLWR1ZmxvdC9hdHRhY2htZW50LzEwMjUxMw==" rel=\"attachment wp-att-102513\"><img class="aligncenter  wp-image-102513" title="Duflot" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/Cécile-Duflot.jpg?16fe88" alt="" width="444" height="295" /></a></strong></p>
<p><strong>Les ordonnances permettront de faire ce qui n’a pas été fait depuis un an !</strong></p>
<p>Jouant à contre emploi et oubliant l’image d’écologiste qu’elle a essayé de se donner depuis quelques années, Madame Cécile Duflot, ministre du logement, a présenté au Conseil des ministres du jeudi 2 mai, son « projet de loi habilitant le Gouvernement à légiférer pour accélérer les projets de construction ».</p>
<p>À l’en croire, l’écroulement de la construction immobilière de ces deux dernières années serait dû à « un certain nombre de freins à l’aboutissement des projets de construction de logements ». Toutes les grandes agitations ministérielles de ces derniers mois n’ayant rien donné, voire ayant empiré la situation, le ministre affirme, comme beaucoup de décideurs en situation d’échec, qu’il faut aller « plus loin » qu’il faut frapper « plus fort ».</p>
<p>L’arme absolue est sortie : les ordonnances. À croire que si rien n’a fonctionné depuis un an, c’est de la faute du Palais Bourbon…</p>
<p>Des ordonnances seront prises « dans les prochains mois » qui concerneront des domaines aussi variés que la transformation de bureaux en logements, la réduction du délai pour agir contre les programmes immobiliers en construction et la lutte contre les recours abusifs. Mais aussi la création d’un « portail national de l’urbanisme ».</p>
<p><strong>Une qualité de vie dégradée pour soi-disant favoriser la quantité</strong></p>
<p>Dans le détail, il s’agira :</p>
<p>– de mettre en place une « procédure intégrée pour le logement », simplifiant la délivrance des permis de construire tout en respectant l’environnement.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Comme toujours, lorsque l’on se sent obligé de préciser « tout en respectant l’environnement », c’est qu’en fait la mesure de simplification fera fi d’un certain nombre d’obligations existantes aujourd’hui. Gageons que les obligations touchant au respect du patrimoine national seront « allégées » (archéologie préventive, accords des bâtiments de France etc.)</p>
<p>– d’accroître la densification, « en favorisant la transformation de bureaux en logements, en limitant les obligations en matière de places de stationnement, en autorisant un alignement sur la hauteur d’un bâtiment contigu ou la surélévation d’immeubles pour la création de logements. »</p>
<p style="padding-left: 30px;">Comme si ces mesures étaient la cause de l’écroulement de la construction en France… La transformation de bureaux en logements, à part dans les beaux quartiers Haussmanniens où des logements ont été transformés (avec l’accord obligatoire du Maire d’arrondissement) en bureaux, est quasi impossible ou de toute manière extrêmement onéreuse car la conception même d’un bâtiment de bureaux est totalement différentes de celle d’un bâtiment destiné aux logements. Les autres mesures proposées, si elles peuvent, dans certains cas, permettre à des projets de voir le jour, sont dommageables à la qualité de vie et à l’environnement. Comme le nombre de logements qui pourront voir le jour grâce à ces mesures sera marginal, la question de la pertinence de décisions qui risquent de provoquer des logements sans places de stationnements pour les résidents et de voir s’élever des murs bouchant tout horizon à des résidents qui se croyaient protégés par une réglementation protégeant la qualité de vie se pose forcément. En tous cas, même si elles peuvent dans certaines situations se justifier, ces mesures ne sont pas favorables à l’environnement et à la qualité de vie.</p>
<p>– de réduire le délai de traitement des recours contentieux et lutter contre les recours abusifs.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Là encore, comme précédemment, le ministre semble renier ses engagements politiques. Il s’agit ni plus ni moins que de limiter, voire d’ôter au peuple, aux habitants, aux riverains, le droit d’intervenir et de pouvoir décider dans l’évolution de leur environnement. Chaque jour un petit moins citoyens et un petit peu plus « sujets », les Français se verront imposer une urbanisation qui ne correspondra pas à leurs aspirations mais aux besoins politiques du moment. Nous avons vu dans les années 60 le brillant résultat de tels raisonnements.</p>
<p>– d’encourager le développement de logements intermédiaires à prix maîtrisé, qui passerait par la création d’un « statut spécifique et d’un bail de longue durée dédié ».</p>
<p style="padding-left: 30px;">Encore une usine à gaz, encore un « statut spécifique », mais que diable la puissance publique (communes, communautés de communes) détermine les projets dont elles souhaitent voir le jour (qui mieux que l’échelon local sait ce qu’il est nécessaire de construire en logements intermédiaires ?), que les investisseurs privés soient incités fiscalement à se porter sur ces projets et qu’on laisse le marché s’équilibrer ! Nous voilà encore partis sur un « machin » totalement artificiel qui ne durera pas et ne résoudra rien car ne permettant pas d’équilibrer l’offre en logements intermédiaires à la demande.</p>
<p>– ou encore de créer un « portail national de l’urbanisme pour améliorer l’accès aux documents d’urbanisme »</p>
<p style="padding-left: 30px;">Oui, la circulation de l’information est toujours une bonne chose. Combien de logements construits grâce à ce portail ?</p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDcvMTIzNzEwLWxvZ2VtZW50LXF1YW5kLWR1ZmxvdC1jaG9pc2l0LWxhLXZvaWUtZGVzLW91a2FzZXMvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzc4Ny1kdWZsb3QtZmVl" rel=\"attachment wp-att-123755\"><img class="alignleft  wp-image-123755" title="imgscan contrepoints 2013787 duflot fée" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013787-duflot-fée-813x1024.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="302" /></a>De la politique politicienne</strong></p>
<p>Pour conclure sur cette volonté d’utiliser les ordonnances dans le domaine de la construction par le ministre du logement, nous dirons que Madame Duflot, dont l’attachement à son poste de ministre n’est un secret pour personne, a opté pour la posture de la fermeté. Choisissant des mesures exceptionnelles face à une situation exceptionnellement grave, elle espère donner l’illusion de la maîtrise de la situation, tout en masquant les pitoyables résultats des décisions prises depuis un an. Cette posture, qui lui permettra très probablement de sauver sa tête lors du prochain remaniement, la conduit inévitablement à l’imposture politique, l’amenant à des décisions contraires à ce qu’on serait en droit d’attendre de la part de quelqu’un se réclamant de l’écologie. L’environnement, nous ne le rappellerons jamais assez aux militants « pastèques » (vert dehors et rouge dedans) ne se limitant pas au CO2 et au nucléaire.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9sb2dlbWVudC1xdWFuZC1sZS1nb3V2ZXJuZW1lbnQtY2hvaXNpdC1sYS12b2llLWRlcy1vdWthc2VzLw==">Sur le web</a>.</p>
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