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	<title>Contrepoints &#187; Travail &amp; emploi</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Chômage volontaire : une réalité à cause du &quot;modèle&quot; social français</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/124181-la-strategie-du-chomage-volontaire</link>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 04:45:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[chômage volontaire]]></category>
		<category><![CDATA[Modèle français]]></category>
		<category><![CDATA[modèle social Français]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chômage volontaire est une stratégie parfaitement rationnelle et une réalité causée par la trop grande générosité du modèle social français.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le chômage volontaire est une stratégie parfaitement rationnelle et une réalité causée par la trop grande générosité du modèle social français.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><span id="more-124181"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTMvMTI0MTgxLWxhLXN0cmF0ZWdpZS1kdS1jaG9tYWdlLXZvbG9udGFpcmUvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzc5OC1jaG9tYWdlLWNob2lzaQ==" rel=\"attachment wp-att-124235\"><img class="alignleft  wp-image-124235" title="imgscan contrepoints 2013798 chômage choisi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013798-chômage-choisi-793x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="387" /></a>Ce n’est pas que Laure ait besoin d’argent. Son mari gagne tout à fait correctement sa vie mais, en partie parce qu’elle souhaite garder un pied dans le monde du travail le temps que ces enfants grandissent et aussi parce que quelques euros supplémentaires de revenu  permettraient d’améliorer l’ordinaire, elle a décidé de chercher un poste d’assistante à mi-temps.</p>
<p>Bien sûr, Laure ne partait pas gagnante : elle lit les mêmes journaux que vous et s’attendait à ce que ses recherches soient longues et difficiles. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça n’a pas été le cas : je vous passe les détails mais, en ayant répondu à un total de sept annonces, elle a reçu – tenez-vous bien – pas moins de six offres d’emploi fermes [<sup class='footnote'><a href='#fn-124181-1' id='fnref-124181-1' onclick='return fdfootnote_show(124181)'>1</a></sup>]. Si l’on en croit le retour d’expérience de ces employeurs putatifs, il y avait, en ce mois de janvier 2013 à Marseille, une véritable pénurie : tous, sans exception, se plaignaient de ne pas arriver à recruter.</p>
<p>Bref, en deux semaines montre en main, Laure a trouvé du travail en ayant l’embarras du choix. C’est finalement sur une grosse société de travaux publics qu’elle a jeté son dévolu : métier intéressant, horaires flexibles, patronne « adorable », comité d’entreprise… C’est tout à fait ce qu’elle cherchait.</p>
<p><strong>Considérations économiques</strong></p>
<p>Contractuellement, Laure travaille le matin à raison d’environ 76 heures par mois pour un salaire brut de 12,17 euros de l’heure (129% du Smic). Économiquement, la situation est la suivante : son <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zYWxhaXJlY29tcGxldC5jb20=" target=\"_blank\">salaire réel</a>, la somme que son employeur débourse chaque mois pour bénéficier de ses services ou, si vous préférez, la valeur de marché de son travail s’élève à 1 669,23 euros. Là-dessus, l’État prélève un total de 1 013,61 euros de charges et impôts divers [<sup class='footnote'><a href='#fn-124181-2' id='fnref-124181-2' onclick='return fdfootnote_show(124181)'>2</a></sup>] – soit 61% de son salaire réel – de telle sorte que son salaire net, celui qu’elle reçoit à chaque fin de mois sur son compte, s’élève à 655,62 euros. Naturellement, sur ce salaire, elle devra encore s’acquitter de sa quote-part de l’IRPP du couple et paiera une foule d’autres taxes directes et indirectes telles que la <em>Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques</em> (TICPE) lorsqu’elle fait le plein de sa voiture pour aller travailler.</p>
<p>Laure n’est pas plus radine qu’une autre et elle ne fait pas de politique mais là, vraiment, elle trouve que ça fait beaucoup. Elle trouverait justifié de disposer librement d’une partie plus importante de son salaire et estime que, tout bien considéré, notre modèle social lui coûte un peu cher.</p>
<p>Par ailleurs, à l’issue de son huitième mois d’activité, Laure aura totalisé – ou peu s’en faut – les 610 heures de travail qui lui ouvriront droit à l'Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE) pour les 245 jours suivants – soit environ huit mois. Or, une rapide simulation sur le site de Pôle Emploi lui a permis de calculer que, si elle faisait le choix de se mettre au chômage à ce moment-là, elle aurait droit à une allocation journalière de 18,14 euros, net dans sa poche.</p>
<p><strong>Que croyez-vous qu’elle va faire ?</strong></p>
<p>Comprenez-moi bien : aujourd’hui, en travaillant à mi-temps, elle touche 21,85 euros nets par demi-journée de travail et, en se mettant au chômage à partir de la fin du mois de septembre 2013, elle touchera 18,14 euros nets (ou 83% de son salaire net actuel) sans rien faire. En d’autres termes, sur un mois, la différence entre travailler à mi-temps et ne pas travailler du tout sera en moyenne de 105 euros. Rajoutez à cela les économies d’essence et de cantine scolaire qu’elle ferait en restant chez elle, la réduction d’IRPP qui en résulterait et les différentes aides auxquelles son nouveau statut de demandeuse d’emploi lui donnerait droit et posez-vous cette simple question : que croyez-vous qu’elle va faire ?</p>
<p>Un homme sage dont je n’ai malheureusement pas eu la présence d’esprit de noter le nom écrivait un jour que « quel que soit le système que vous mettez en place, vous devriez toujours partir du principe selon lequel les gens l’exploiteront au mieux de leurs intérêts. » Laissez-moi vous énoncer une évidence : fin septembre prochain, il y aura une nouvelle demandeuse d’emploi indemnisée par l’Unédic et cette demandeuse d’emploi ne sera pas <em>vraiment</em> à la recherche d’un travail. Après avoir vu son salaire réel ponctionné à hauteur de 61% pendant huit mois, elle va, elle aussi, essayer de profiter un peu de notre modèle social.</p>
<p>N’en doutez pas, Laure fera sans doute comme ses amies de Facebook : elle va « profiter ». Il y a encore quelques années, c’était une stratégie honteuse, le genre de choses que l’on n’admettait que du bout des lèvres mais aujourd’hui, il est communément admis que Laure serait idiote de rempiler pour huit mois de plus. Le chômage, elle y a droit et c’est son intérêt bien compris : au nom de quel principe lui en feriez-vous le reproche ?</p>
<p>Reste, bien sûr, l’aspect budgétaire de la chose : en huit mois, Laure n’aura cotisé qu’à hauteur de 473,6 euros à l’assurance chômage et percevra, tout au long des huit mois qui suivront, un total de 4 408 euros d’ARE. Évitez-vous le calcul : c’est un trou de 3 934,4 euros dans le budget de l’assurance chômage que le monde nous envie.</p>
<p><strong>Chômage stratégique</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDMvMTE3MTU2LWhvbGxhbmRlLXZldXQtZmFpcmUtcGxpZXItbGEtY291cmJlLWR1LWNob21hZ2UvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzU5MC1ob2xsYW5kZS1jaG9tYWdl" rel=\"attachment wp-att-117157\"><img class="alignright  wp-image-117157" title="imgscan contrepoints 2013590 hollande chômage" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013590-hollande-chômage-849x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="362" /></a>Que cela vous plaise ou non, le chômage n’est pas seulement un malheur qui s’abat sur un ménage comme la misère sur le bas-clergé, c’est aussi une stratégie d’adaptation, un choix parfaitement volontaire. Là où la presse et nos politiciens nous brossent le portrait du chômeur médiatique – un salarié du secteur industriel victime d’un licenciement économique suite à une délocalisation – une étude récente de l’Unédic [<sup class='footnote'><a href='#fn-124181-3' id='fnref-124181-3' onclick='return fdfootnote_show(124181)'>3</a></sup>] tend à prouver que ce profil-type ne correspond, au grand maximum, qu’à 10% des demandeurs d’emplois. À titre de comparaison, les ruptures conventionnelles et les départs volontaires, c’est plus de 13% de l’effectif.</p>
<p>Le fait est que, dans un pays où l’écart entre de généreuses allocations chômage et des salaires sur-ponctionnés est réduit à presque rien, l’incitation à travailler devient quasiment nulle et plus vous descendez dans l’échelle des salaires, plus le phénomène est évident. La France du chômage, ce sont des jeunes sans expérience, des demandeurs d’emploi peu ou pas diplômés (75,8% n’ont pas fait d’études supérieures) et des mères de famille entre deux temps partiels (sans doute plus de 10% de l’effectif à elles seules). Il est probablement impossible d’en évaluer précisément l’ampleur mais, de toute évidence, le chômage stratégique est un phénomène massif et directement induit par notre modèle social.</p>
<p>Du point de vue des employeurs potentiels, c’est d’ailleurs une cause entendue depuis longtemps. Thomas, un ami d’enfance, ne passe plus par Pôle Emploi pour recruter de peur de passer des journées entières à recevoir des candidats qui, manifestement, ne veulent pas du poste mais cherchent juste à valider qu’ils sont bien <em>officiellement</em> à la recherche d’un emploi. Xavier, un ami avocat, a pratiquement supplié Laure de quitter son emploi pour venir remplacer son assistante qui part à la retraite cet été. Dans une région où le chômage bat des records historiques, c’est proprement ubuesque.</p>
<p>À celles et ceux qui veulent continuer à nier l’évidence et qui prétendent défendre les intérêts des victimes de la crise, je n’ai plus qu’une chose à dire : si c’est vraiment l’intérêt des <em>vrais</em> chômeurs qui vous tient à cœur – et c’est tout à votre honneur – réfléchissez bien : tôt ou tard, ce système finira par s’effondrer et ce jour-là, les premières victimes ce seront eux.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNS9sYS1zdHJhdGVnaWUtZHUtY2hvbWV1ci12b2xvbnRhaXJlLmh0bWw=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124181'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124181-1'>Pour être tout à fait exhaustif, elle avait aussi déposé une annonce dans les locaux de l’ordre des avocats qui, en deux semaines, lui a valu huit appels de cabinets qui cherchaient (désespérément) une assistante, même sans expérience. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124181-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124181-2'>Soit 744,23 euros de charges dites <em>patronales</em>, 240,48 euros de charges dites <em>salariales</em> et 28,9 euros de CSG et de CRDS. Je précise ici que j’ai le bulletin d’avril 2013 sous les yeux. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124181-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124181-3'>Unédic, <em>Qui sont les allocataires de l’assurance chômage ?</em> (avril 2013) – chiffres à fin-décembre 2011. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124181-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Le SMIC est-il antisocial ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/09/123936-le-smic-est-il-antisocial</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/09/123936-le-smic-est-il-antisocial#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 May 2013 05:50:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Collectif La Main Invisible</dc:creator>
				<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[Smic]]></category>

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		<description><![CDATA[Le SMIC fait plus de mal que de bien, il serait bon de s'en rendre compte pour le bien des plus faibles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le SMIC fait plus de mal que de bien, il serait bon de s'en rendre compte pour le bien des plus faibles.</strong></p>
<p><strong>Par Michel de Poncins.</strong><span id="more-123936"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L3NtaWMtY291cC1wb3VjZS1MLWFOaXRXWi5qcGVn"><img class="alignleft size-full wp-image-123937" title="Coup de pouce au SMIC, une bonne idée ?" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/smic-coup-pouce-L-aNitWZ.jpeg?c2fb0e" alt="" width="250" height="260" /></a>Le SMIC français est-il antisocial ? Voici une interrogation courante chez beaucoup de gens. Il faut y répondre par l’affirmative.</p>
<p>Cette réponse étonnera les smicards eux-mêmes qui s’imaginent à tort en être bénéficiaires du fait de sa hausse régulière. En fait, ils en souffrent comme les autres à cause de la destruction de l’économie qu’il suscite, et probablement beaucoup l’ignorent.</p>
<p>Le SMIC, qui était de 9 euros le 1<sup>er</sup> janvier 2011, est passé à 9,22 euros le 1<sup>er</sup> janvier 2012. Il s’agit du salaire horaire brut (base 35 heures). Le SMIC mensuel suit dans la foulée. Les majorations sont actuellement ajustées sur les prix à la consommation selon une loi de 2000, mais les racines de l’idée d’un salaire minimum sont très anciennes.</p>
<p>Comme toute intervention de l’État sur les marchés, elle aboutit au contraire de l’effet recherché. En fait, c’est une extraordinaire machine à fabriquer des pauvres. Il fait violence aux marchés et, comme à l’habitude, les effets réels se retournent contre les conséquences prétendument recherchées.</p>
<p>Le chômage, en particulier, est un de ces effets.</p>
<p>Suivant l’OCDE, dans les pays qu’elle analyse, 5 points de plus de SMIC donnent 1 point de plus de chômage ; l’Insee sort régulièrement des évaluations semblables.</p>
<p>Le premier effet mathématique est de détruire des emplois en général peu qualifiés. Les pauvres deviennent plus pauvres. Mettant le prix d’un travail au-dessus de la valeur de ce travail pour l’entreprise, il décourage le recrutement et pousse, le cas échéant, au licenciement. L’employeur éventuel cherche d’autres solutions : soit investissement, soit renonciation au projet, soit délocalisation.</p>
<p>Certaines industries, comme le textile, ont été détruites par le SMIC. Si le grand commerce ne peut être délocalisé, il investit énormément pour réduire le nombre des caissières et d’autres emplois.</p>
<p>Un autre phénomène s’ajoute. Le SMIC est une voiture-balai qui ramasse progressivement ceux qui se trouvent dans son voisinage. Cela explique l’augmentation régulière du nombre des smicards.</p>
<p>Ainsi, en 1981, il y avait 840 000 smicards. En 1988, il s’en comptait 1 500 000, soit 8% des salariés. À présent, le SMIC concerne 2 300 000 personnes, soit un cinquième des salariés.</p>
<p>Si l’on ajoute bien d’autres titulaires de minima sociaux, on arrive à des chiffres effrayants, ce qui donne la mesure de la nuisance de l’économie administrée qui inspire tous ces systèmes.</p>
<p>L’existence de ces minima sociaux complique et aggrave l’analyse.</p>
<p>Dans la pyramide des allocations diverses, celles-ci s’accompagnent d’avantages divers non comptés dans les statistiques ; il en résulte que les titulaires n’ont aucune envie de se bouger pour aller travailler au SMIC. Une autre conséquence est que le pouvoir, conscient de la calamité dont il est cependant l’auteur, imagine sans cesse de nouvelles usines à gaz administratives pour persuader les gens d’aller travailler et ceci dans le nuage habituel de complications.</p>
<p>Un autre effet négatif se produit : l’écrasement de la hiérarchie des salaires. De proche en proche, on arrive aux cadres qui malgré leurs mérites et leurs efforts pour améliorer leurs prestations n’en sont pas récompensés suffisamment. Au sommet de la hiérarchie, les personnes les mieux payées ont tendance, si elles en ont l’occasion, à émigrer pour échapper à l’enfer économique et fiscal français.</p>
<p>Comment une telle erreur a-t-elle pu se produire et se perpétuer ?</p>
<p>La première explication vient de ce que les personnes au pouvoir se donnent une apparence de générosité : il y a des gens qu’on ne peut laisser au bord de la route. Le malheur est que cette prétendue générosité est mensongère, puisque, comme indiqué plus haut, beaucoup sont poussés justement en dehors de la route à cause précisément du SMIC.</p>
<p>Une autre explication tient à l’égalitarisme, idéologie courante dans les milieux dirigeants. Cette explication n’est pas un argument ; comme toute action égalitariste, le SMIC est un transfert obligatoire des uns vers les autres et ressemble à un vol légal.</p>
<p>Se trouve sous-jacente la sempiternelle chanson du pouvoir d’achat : distribuer de l’argent développerait la demande et créerait des emplois. L’argument est erroné car le développement de la richesse pour tous ne repose pas sur la consommation mais sur l’action des entrepreneurs, seuls créateurs de richesse. De plus, avec la mondialisation, une grande partie du pouvoir d’achat distribué va enrichir les travailleurs chinois ou autres travailleurs lointains.</p>
<p>Il y a des exemples qui montrent que l’absence pratique de SMIC a une bonne influence sur la richesse générale et le chômage. C’est le cas de la Suisse où le SMIC, quand il existe, est inférieur aux niveaux des plus bas salaires. Il en résulte que le niveau de tous les salaires est élevé.</p>
<p>Pour toutes ces raisons, il serait important que les gens comprennent que le SMIC est antisocial.</p>
<p>---</p>
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		<title>À quand une vraie fête des travailleurs ?</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 04:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Garello</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[fête du travail]]></category>
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		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[Le jour où les travailleurs seront libérés des leaders syndicaux, de la Sécu, et des impôts excessifs, ce sera un grand jour de fête.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le jour où les travailleurs seront libérés des leaders syndicaux, de la Sécu, et des impôts excessifs, ce sera un grand jour de fête.</strong></p>
<p><strong>Par Jacques Garello.</strong><span id="more-123714"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzcxNQ==" rel=\"attachment wp-att-123715\"><img class="alignleft size-full wp-image-123715" title="050313_manif" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/050313_manif.jpg?c2fb0e" alt="" width="266" height="389" /></a>Le 1<sup>er</sup> mai devait être leur fête. Mais la fête a été triste : fermetures d’entreprises, chômage, perte du pouvoir d’achat, impôts et cotisations en hausse, le moral n’est pas au beau fixe. Divisés et peu suivis, les leaders syndicaux ont fait également triste mine. Seuls les frontistes pouvaient jubiler, car ce qui désole les Français leur est promesse de succès.</p>
<p>D’ailleurs, le 1<sup>er</sup> mai a-t-il jamais été la fête des travailleurs ? Ses promoteurs et les rares qui sont restés fidèles au message originel l’ont surtout voulu et vécu comme la fête de la révolution prolétarienne : 1793, la Commune, l’Internationale Ouvrière, la Place Rouge et le Komintern. Bonne fille, l’Église (avec Pie XII) a béni le 1<sup>er</sup> mai en le mettant sous le patronage de Saint Joseph. Mais pour les catholiques, il s’agit de la fête du travail, une activité humaine fort louable, et pas de la fête d’une classe de salariés en lutte.</p>
<p>Pour ma part, je rêve d’un autre 1<sup>er</sup> mai, qui marquerait la vraie libération des vrais travailleurs, c’est-à-dire de tous les gens qui travaillent en apportant leur intelligence, leur savoir, leur énergie, et parfois leur argent pour créer des produits qui rendront service à la communauté. Peu importe qu’ils soient salariés, ou employeurs, ou artisans, ou libéraux, ou retraités, ils contribuent tous à la satisfaction des besoins des autres.</p>
<p>Or, ces travailleurs méritent d’être libérés.</p>
<p>D’abord et précisément d’être libérés des leaders syndicaux qui sont largement responsables de la situation dramatique où ils ont plongé ceux qu’ils prétendent représenter. Ils ne représentent rien, puisque les salariés qui sont sensés les élire sont moins de 3% à participer aux élections « sociales » dans le secteur privé, et moins de 15% dans le secteur public. Ils ne ne vivent que de privilèges, de subventions et de financements occultes dénoncés par le rapport Perruchot. Ils bénéficient aussi de l’oligopole qu’a institué une loi ridicule réservant la représentativité nationale aux cinq centrales ayant participé à la Résistance !</p>
<p>Non représentatifs, ils sont particulièrement nocifs. Avec l’aide de la classe politique et la complicité plus ou moins consciente des instances patronales dans le cadre du « paritarisme », ils ont inventé un droit du travail et un droit « social » qui sont des machines à tuer les emplois et les entreprises. Salaire minimum, durée légale, conditions d’embauche et de licenciement, indemnisation du chômage, allocations de toutes sortes : autant de « victoires sociales arrachées » qui sont les causes de la disparition des emplois et des entreprises. Ils sont systématiquement opposés à toute réforme significative et défendent avec âpreté les avantages qu’ils ont conquis pour eux-mêmes. Au lieu d’accepter et de développer le dialogue au niveau de l’entreprise, ils ont préféré prêcher et organiser la lutte des classes au niveau de la société.</p>
<p>Oui, le jour où les travailleurs français seront libérés des leaders syndicaux sera un grand jour de fête.</p>
<p>Autre jour de fête : le jour où ils seront libérés de la Sécurité Sociale. Ce monstre dont le budget dépasse celui de l’État les tient dans un état éhonté de dépendance et d’exploitation. Les travailleurs devraient être propriétaires de la pleine rémunération de leur travail, les clients et les consommateurs ont payé le prix qu’il faut. En moyenne, sur cet argent bien gagné, la moitié va subir des prélèvements obligatoires. Par rapport au « salaire complet » (ce qu’aurait dû toucher le salarié en rémunération de son travail), la seule part qui va à l’URSSAF et aux assurances complémentaires représente un tiers du salaire net. Ainsi un smicard (1.121 euros net par mois) a-t-il vu son salaire amputé de 495 euros pour l’URSSAF et de 325 euros pour les autres institutions de prévoyance. Il aurait dû toucher 2.040 euros, libre à lui de s’assurer soit en restant à la Sécu (coût 495 euros) soit en cherchant un assureur moins cher à prestations équivalentes. Un gain est toujours possible quand la concurrence est à l’œuvre, mais le salarié français est prisonnier d’un système qui non seulement lui est coûteux mais a toutes les chances d’exploser dans cinq ou dix ans.</p>
<p>Oui, le jour où les travailleurs seront libérés des leaders syndicaux et de la sécu, ce sera un grand jour de fête.</p>
<p>Autre jour de fête : le jour où ils seront libérés des impôts excessifs. Ils représentent en moyenne 25% de leurs gains, sous forme d’impôts sur le revenu, de CSG, de CRDS, de TVA, de TIPP (carburant), de taxe d’habitation ou de taxe foncière, sans compter les impôts « verts » qui prolifèrent.</p>
<p>Que reçoivent les salariés contribuables en contrepartie ? Des services publics sans nombre, qui amènent à payer une armée de fonctionnaires pour des prestations obligatoires dont certaines ne sont même pas désirées et qui seraient sans doute aussi bien fournies par le secteur privé à meilleur compte. Mais surtout des dépenses de « transferts sociaux », qui permettent à des gens de percevoir des rentes aux dépens des travailleurs. Ainsi le veut l’État Providence, l’état de l’assistance généralisée. Il prend dans la poche de Paul pour donner à Pierre en faisant croire que cet argent vient de sa bienveillance ; il en attend des remerciements électoraux chaleureux.</p>
<p>Oui, le jour où les travailleurs seront libérés des leaders syndicaux, de la sécu, et des impôts excessifs, ce sera un grand jour de fête.</p>
<p>Alors, à quand ? Au 1<sup>er </sup>mai 2014, ou 2023 ? Le plus tôt serait le mieux.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbXBvbmVudC9jb250ZW50L2FydGljbGUvMzktZWRpdG9yaWFsLzMwMjMtYS1xdWFuZC1sYS1mZXRlLWRlcy10cmF2YWlsbGV1cnMtLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Salaire minimum : pour le bien des travailleurs, en finir avec le SMIC ?</title>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 05:20:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Youri Chassin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[Smic]]></category>

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		<description><![CDATA[Le SMIC comme tout salaire minimum ne garantit qu'un résultat certain, l'aggravation du chômage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le SMIC comme tout salaire minimum ne garantit qu'un résultat certain, l'aggravation du chômage.</strong></p>
<p><strong>Par Youri Chassin, depuis Montréal, Québec.</strong><span id="more-123439"></span></p>
<div id="attachment_81934" class="wp-caption alignleft" style="width: 383px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA1L3NtaWMuanBn"><img class="size-full wp-image-81934" title="SMIC : le salaire minimum, une machine à créer du chômage" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/smic.jpg?c2fb0e" alt="" width="373" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Le salaire minimum, une machine à créer du chômage</p></div>
<p>La semaine dernière, la chancelière Angela Merkel a suggéré aux pays membres de l'Union européenne de faire<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25qb25jdHVyZS8yMDEzLzA0LzE4LzIwMDAyLTIwMTMwNDE4QVJURklHMDA1MjctbWVya2VsLW5lLXZldXQtcGFzLWQtdW4tc2FsYWlyZS1taW5pbXVtLWdlbmVyYWxpc2UucGhwP3BhZ2U9JmFtcDtwYWdpbmF0aW9uPTQ=" target=\"_hplink\"> comme l'Allemagne et d'abolir leur salaire minimum</a>. Les partenaires économiques de l'Allemagne vivent des crises budgétaires, des conditions économiques fragiles et des taux de chômage élevés. L'approche d'Angela Merkel s'inscrit à contre-courant de celle du Québec, qui fait passer cette semaine le salaire minimum à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3F1ZWJlYy5odWZmaW5ndG9ucG9zdC5jYS8yMDEzLzA1LzAxL3NhbGFpcmUtbWluaW11bS1xdWViZWNfbl8zMTkwODMxLmh0bWw/dXRtX2hwX3JlZj1xdWViZWMtZWNvbm9taWU=" target=\"_hplink\">10,15 $ le 1er mai</a>, une hausse de 2,5 %.</p>
<p>Cette mesure applaudie par les groupes sociaux s'avère sans doute payante politiquement, mais économiquement, c'est une toute autre affaire.</p>
<p>Le salaire minimum est souvent perçu comme un outil de lutte contre la pauvreté et comme un rempart en face d'un patron prêt à tout pour exploiter ses employés. Permettez? La réalité ne correspond pas tout à fait à cette caricature.</p>
<p>Tout d'abord, la véritable solution durable pour diminuer la pauvreté réside dans l'augmentation de la productivité des travailleurs québécois, c'est-à-dire la valeur du travail produit par heure travaillée. Un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ncm91cGVzLmZpbmFuY2VzLmdvdXYucWMuY2EvR1RJRS9mci9kb2N1bWVudHMvUmFwcG9ydF9JbnZlc3Rpc3NlbWVudEVOVC5wZGY=" target=\"_hplink\">groupe de travail gouvernemental dirigé par Pierre Fortin</a> fait d'ailleurs le constat que les salaires augmentent dans un rapport de 1 pour 1 avec la productivité à moyen et à long terme. Le salaire payé n'est donc pas fixé en fonction de l'humeur, de la fantaisie ou de la générosité d'un patron à l'égard de ses semblables, dans la très grande majorité des cas.</p>
<p>On aura beau passer des lois pour forcer les entreprises à payer toujours de plus en plus cher leur main-d'oeuvre, s'il s'avère que le travail produit rapporte moins que ce qu'il en coûte, l'emploi finira par disparaître et son titulaire ira rejoindre les rangs des chômeurs. Ceci ne sert pas exactement la cause de la lutte à la pauvreté.</p>
<p>Lorsque l'employeur n'a plus de marge de manœuvre, il embauche tout simplement moins de monde que prévu. Les personnes ne trouvant pas d'emploi en paient donc le prix. Bref, l'employeur n'assume jamais seul le fardeau de l'augmentation du salaire minimum, partagé entre les différents acteurs économiques, clients, fournisseurs et employés. Plus souvent qu'à leur tour, ce sont les bas salariés qui écopent d'une telle mesure, ceux-là mêmes que l'on souhaitait aider, paradoxalement.</p>
<p>Là où le salaire minimum échoue dans l'atteinte de ses objectifs, une activité économique intense se révèle efficace. Le salaire minimum en Alberta est de 9,75 $, donc plus bas qu'au Québec. Pourtant, les emplois de simples caissiers à Fort McMurray - ville pétrolière albertaine - sont aujourd'hui affichés <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53b3dqb2JzLmNhL0Jyb3dzZVJlc3VsdHMuYXNweD9xPUNhc2hpZXImYW1wO3M9ciZhbXA7bD1Gb3J0K01jbXVycmF5JTJDK0FC" target=\"_hplink\">à 13 $ de l'heure</a>. Les pénuries de travailleurs expliquent que des employeurs paient des caissiers sans expérience 33 % de plus que ce que la loi leur permet.</p>
<p>En Alberta, seulement 1,3 % des travailleurs étaient rémunérés au salaire minimum en 2009. Cette proportion était de 6,1 % au Québec au même moment. L'Alberta n'est pas plus riche parce que les lois fixent un salaire minimum élevé, au contraire. C'est le dynamisme économique de cette province qui attire des millions de dollars en investissements et projets privés qui crée un environnement propice à l'enrichissement de tous, y compris les employés peu spécialisés comme les caissiers.</p>
<p>En somme, comme une hausse du salaire minimum n'affecte aucunement la productivité, elle ne permet pas d'augmenter naturellement les salaires. Au lieu de tenter de gonfler artificiellement les salaires, sans succès, nous devrions plutôt créer un environnement favorable aux investissements, qui aurait un impact sur la productivité et par ricochet sur la rémunération. Hausser le salaire minimum est peut-être payant en politique, mais pas pour les travailleurs.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZWRtLm9yZy9mci9ub2RlLzQ0MjI2P3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Plus-values : l’hirondelle annonce-t-elle le printemps ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/03/123344-plus-values-lhirondelle-annonce-t-elle-le-printemps</link>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 06:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emploi2017</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[assises de l'entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Création d'entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[pigeons]]></category>
		<category><![CDATA[plus-values]]></category>

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		<description><![CDATA[Les mesures annoncées par Hollande lors des Assises de l'entrepreneuriat ont été salués par les entrepreneurs. Mais suffiront-elles à stopper la montée du chômage ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les mesures annoncées par Hollande lors des Assises de l'entrepreneuriat ont été saluées par les entrepreneurs. Mais suffiront-elles à stopper la montée du chômage ?</strong></p>
<p><strong>Par Bernard Zimmern.</strong><span id="more-123344"></span><br />
<em>Un article d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmc=">Emploi 2017</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzM0Ng==" rel=\"attachment wp-att-123346\"><img class="alignleft size-full wp-image-123346" title="hirondelle" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/hirondelle.jpg?c2fb0e" alt="" width="200" height="200" /></a>La réception à l’Élysée le 29 avril d’une centaine de chefs d’entreprises ou personnalités marquantes et les mesures qu’a annoncées François Hollande à l’occasion de cet événement ont été à juste titre saluées comme une évolution majeure. Mais suffiront-elles à relancer l’emploi en France et stopper la montée du chômage ? Il ne s’agit pas d’être systématiquement négatif mais de mesurer, de façon aussi équilibrée et factuelle que possible, les chances que cette évolution nous ramène la croissance.</p>
<p>À côté d’une série de mesures complémentaires qui font l’ordinaire de ces réformes depuis des décennies (rappelons-nous les 40 mesures du plan innovation Ortoli de 1971 ou les 60 mesures du plan Raffarin entreprises-emploi de 2002), la mesure phare proposée par le Président supprime toute différence pour les plus-values entre le créateur d’entreprise et ceux qui le financent : le régime fiscal à la sortie sera le même.</p>
<p>Il est certain qu’une des grandes faiblesses de l’économie française, que nous dénonçons depuis des années, est notre bas taux de création d’entreprises et d’emplois. Les quelque <strong>500.000 emplois créés annuellement que déclare l’INSEE ne sont plus que 100.000</strong> lorsqu’on mesure avec les standards utilisés par les Américains et, prochainement, par toute l’Europe : ne compter comme emplois créés que ceux créés dans des entreprises naissant avec au moins un salarié. Cela ferait apparaître <strong>le trou béant avec les Allemands ou les Britanniques</strong> qui créent chaque année 250.000 à 300.000 emplois suivant ce standard, pas 100.000.</p>
<p>La mesure plus-values va redonner de la vigueur aux fonds de capital-risque, les plus touchés par le régime des plus-values institué à l’automne 2012 ; mais va-t-elle remédier à la très grande faiblesse des créations d’entreprises ? Cette faiblesse se situe moins dans la <strong>phase de développement</strong> de l’entreprise, couverte par le capital-risque, que dans la <strong>faiblesse des créations</strong> imputable au manque de capitaux de démarrage, entre 100.000 et 1 million d’euros. On sait que le capital-risque s’y aventure peu (400 entreprises financées au démarrage par le venture-capital aux USA contre 25.000 par les <em>Business Angels</em>) car ce n’est pas rentable ; l’échec financier des FCPI l’a largement confirmé.</p>
<p>La grande faiblesse de la création d’entreprises se situe dans l’absence de <strong>mesures fiscales qui fassent se multiplier les <em>Business Angels</em> indépendants</strong>, des investisseurs individuels, ceux qui seuls ou à deux ou trois sont capables d’apporter 500.000 ou 1 million d’euros à l’entrepreneur qui a un bon projet. Des dispositifs fiscaux sont en effet indispensables pour diminuer le risque couru par les <em>Business Angels</em>, dans la phase la plus risquée de la vie d’une entreprise où tout est à découvrir, et multiplier leur nombre.</p>
<p>On a accusé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvY29tbWVudC1iZXJjeS1hLXRvcnBpbGxlLWxhLWNyZWF0aW9uLWQtZW50cmVwcmlzZXMtZGUtY3JvaXNzYW5jZS5odG1s">nos dispositifs fiscaux, Avantage Madelin et ISF-PME, d’être inefficaces</a>, et ils le sont.</p>
<p>Pour un coût fiscal triple du dispositif fiscal anglais équivalent (EIS), une bonne centaine de milliers de contribuables saupoudrent, chacun, quelques milliers d’euros en capital social ; la plupart ne s’intéressent pas à l’entreprise, seulement à la défiscalisation. Alors que les Britanniques concentrent leur EIS sur 11.000 contribuables dont chacun investit en moyenne 100.000 euros par projet ; ils focalisent ces fonds sur 2.000 start-up qui recueillent en moyenne 600.000 euros en deux ans.<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvbWV0dHJlLWxhLWdhemVsbGUtYXUtbWVudS1kZS1iZXJjeS0xMTAuaHRtbA=="> Les Britanniques ont ainsi créé deux fois plus de gazelles</a> qui, en 2008 par exemple, avaient créé 214.000 emplois de plus que les gazelles françaises de mêmes générations (306.000 contre 92.000). Le coût fiscal anglais en 2008 était d’environ 150 millions de livres, le coût français de 750 millions d’euros.</p>
<p>Mais, au-delà de la nullité des incitations fiscales françaises à la création d’entreprises de croissance, se profile <strong>un autre problème autrement plus pressant.</strong></p>
<p>Le gouvernement Hollande, comme tout autre gouvernement, doit <strong>remettre en route la machine à créer des emplois qui est en panne depuis plus de 20 ans</strong> ; cette panne fait que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pcmRlbWUub3JnL1VuLWxvdXJkLWRlZmljaXQtZC1lbXBsb2lzLmh0bWw=" rel=\"external\" target=\"_blank\">l’emploi marchand pour 1.000 habitants est 20 à 30% en dessous de celui de Allemagne ou du Royaume-Uni</a>, d’où une charge insupportable pour ceux qui restent, des prix de revient forcément non compétitifs. Mais une remise en route mettra de 5 à 10 ans à produire ses pleins effets.</p>
<p>En attendant, il faut que les entreprises qui existent embauchent. Or <strong>plus de la moitié du patrimoine industriel français est détenu par le « 1% », le centile le plus riche</strong>.<br />
Contrairement aux légendes lancées par tous ceux qui vivent de l’État, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvcXVpLXNvbnQtbGVzLXRyZXMtcmljaGVzLWFtZXJpY2FpbnMuaHRtbA==">le 1% tant décrié par les égalitaristes de tout poil</a> (confortablement protégés du chômage par leurs emplois publics), ne sont pas des dirigeants du CAC 40, des traders à Porsche ou des vampires de la finance mais des petits industriels locaux, des gros artisans, des gros commerçants. Ils ont fait leur fortune en travaillant dur et en économisant, pas en vivant de leur rente ou du sang du travailleur. Ils sont généralement à la tête d’une seule entreprise, souvent même pas incorporée ; et les banques ne prêtent pas à ce type d’entreprise, seulement au dirigeant sur les gages matériels qu’il peut leur offrir. Si le pays est dirigé par des politiques qui veulent leur faire la peau fiscalement, si le risque d’investir devient trop grand et sans espoir de gains importants, si leur entreprise, symbole du travail de toute une vie, peut être mise en danger en prenant de nouveaux risques, ils investiront au minimum. C’est ce qui fait que malgré les vannes du crédit public ouvertes à plein aux USA, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvcGFzLWRlLXNvcnRpZS1kZS1jcmlzZS1zYW5zLWxlLTEuaHRtbA==">les banques américaines ne savent pas quoi faire de cet argent</a> le montant des prêts accordés se réduit.</p>
<p>C’est toute une vision de la richesse, du risque, des inégalités, que le gouvernement de François Hollande doit revoir et faire revoir aux médias et à l’opinion ; sinon, les égalitaristes auront gagné et la montée du chômage ne fera qu’accroître les inégalités et les fractures au sein de notre pays.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvcGx1cy12YWx1ZXMtbC1oaXJvbmRlbGxlLWFubm9uY2UtdC1lbGxlLWxlLXByaW50ZW1wcy0xMzMuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123344" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		<title>Pour une flexibilité totale du marché du travail</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/30/123075-pour-une-flexibilite-totale-du-marche-du-travail</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 06:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaspard Koenig</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[flexibilité]]></category>
		<category><![CDATA[flexisécurité]]></category>
		<category><![CDATA[licenciement]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Non, contre le chômage, tout n’a pas été essayé. La surprotection des travailleurs entraîne la surexclusion des chômeurs. Osons la flexibilité totale en nous inspirant de l’« employment-at-will » américain.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Non, contre le chômage, tout n’a pas été essayé. La surprotection des travailleurs entraîne la surexclusion des chômeurs. Osons la flexibilité totale en nous inspirant de l’<em>« employment-at-will »</em> américain.</strong></p>
<p><strong>Par Gaspard Koenig.</strong><span id="more-123075"></span><br />
<em>Un article de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5nZW5lcmF0aW9ubGlicmUuZXU=">Génération Libre</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4NzE0LWNob21ldXJzLWVzY2xhdmVzLWV0LWVudHJlcHJlbmV1cnMvY29kZS1kdS10cmF2YWls" rel=\"attachment wp-att-118718\"><img class="alignleft  wp-image-118718" title="code du travail" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/code-du-travail.png?c2fb0e" alt="" width="314" height="244" /></a>Il est banal de dire, à l’extérieur des frontières hexagonales, que le marché du travail français est l’un des plus rigides au monde, et que cela explique en grande partie ses difficultés. Le FMI dans son Article IV de décembre 2012, tout comme l’OCDE dans son rapport de mars 2013, appellent à davantage de flexibilité. Les critiques du Code du Travail, gros de plus de 4000 pages, et de son obscurité bureaucratique sont légion. Pourtant, de réforme en réforme, la complexité continue à s’ajouter à la complexité. L’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 ne fait pas exception, en réintroduisant le rôle de l’autorité administrative dans les Plans de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) et en créant de nouvelles distinctions entre catégories de CDD avec des cotisations d’assurance-chômage différenciées.</p>
<p>Rappelons d’abord quelques évidences étrangement absentes du débat français. Plus le marché du travail est rigide, plus il devient segmenté [<sup class='footnote'><a href='#fn-123075-1' id='fnref-123075-1' onclick='return fdfootnote_show(123075)'>1</a></sup>]. En d’autre termes, moins un employeur a la possibilité de licencier aisément, plus il sera prudent dans ses embauches, au détriment des nouveaux entrants et des profils « atypiques ». Aujourd’hui, la France a une des définitions les plus restrictives au monde du licenciement économique, et reste l’un des deux seuls pays européens avec l’Espagne à recourir au juge pour décider si le licenciement est justifié en fonction de la situation économique de l’entreprise [<sup class='footnote'><a href='#fn-123075-2' id='fnref-123075-2' onclick='return fdfootnote_show(123075)'>2</a></sup>]. La seule alternative pour éviter de longs contentieux aux Prud’hommes est pour l’employeur de proposer des « plans de départ volontaires » très coûteux et donc réservés aux grandes entreprises. Résultat : les seniors, les femmes et les chômeurs de longue durée sont pénalisés ; le chômage des jeunes atteint 25% ; les CDD représentent une écrasante proportion des embauches (84%) ; et l’intérim se porte évidemment plutôt bien en jouant son rôle de soupape naturelle (près de 600 000 emplois). Tout est fait pour préserver la dualité asphyxiante du marché du travail.</p>
<p>Le tableau ci-dessous illustre le fait que la protection des salariés est plutôt corrélative d’un taux de chômage élevé – les deux extrêmes étant la Suisse (peu de chômage/peu de protection) et le Portugal (fort chômage/protection importante).</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzA3Nw==" rel=\"attachment wp-att-123077\"><img class="aligncenter size-full wp-image-123077" title="tableau1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/tableau1.jpg?c2fb0e" alt="" width="600" height="509" /></a></p>
<p>La grande nouveauté de l’ANI dans ce contexte est moins son contenu très léger (essentiellement limité aux licenciements collectifs et « en cas de problèmes conjoncturels ») que la reconnaissance par le pouvoir socialiste des vertus de la flexibilité, même si le mot est soigneusement évité. Naturellement, il faudrait aller beaucoup plus loin. Non, contre le chômage, tout n’a pas été essayé. Dans un marché du travail très dynamique où chaque année 15% des emplois sont détruits et 15% créés, il est évident qu’une flexibilité radicale serait le meilleur outil de l’emploi. La surprotection des travailleurs entraîne la surexclusion des chômeurs. L’ANI veut créer un CDI pour les intérimaires ? Transformons plutôt les CDI en intérims ! Ou du moins, créons, comme cela a été souvent discuté, un « contrat unique » flexible qui mette fin à la dualité injuste entre CDI et CDD.</p>
<p>Prenons au risque de la caricature l’exemple nord-américain. Dans de nombreux États règne la doctrine de l’<em>« employment-at-will »</em>, c’est-à-dire la possibilité pour le salarié comme pour l’employeur de rompre le contrat de manière brutale, unilatérale et sans justification. Parfois même, le contrat n’existe pas : une poignée de mains suffit. Il existe quelques restrictions à cette flexibilité totale, en particulier en ce qui concerne les discriminations, mais en règle générale l’employé peut être licencié <em>« for good cause, or bad cause, or no cause at all »</em>. En Virginie où l’<em>employment-at-will</em> est particulièrement représenté, le taux de chômage est l’un des plus bas des États-Unis (4,5% en moyenne sur les trente dernières années ; 5,5% aujourd’hui), et la concentration de travailleurs qualifiés dans les secteurs de haute technologie l’une des plus forte. Ce qui ne prouve rien, mais montre tout de même qu’une autre voie est possible.</p>
<p>Comment pourrait-on transposer l’<em>employment-at-will</em> en France ? Très simplement. Il suffirait de supprimer toutes les définitions du licenciement économique dans le code du travail et de les remplacer par cette simple phrase : « Un licenciement économique est un licenciement qui n’est pas pour motif personnel ». Ainsi, on laisserait une discrétion totale à l’employeur pour décider de ce qui est nécessaire à son entreprise. Et le juge cesserait de se transformer en arbitre des décisions managériales. En redonnant au marché sa fluidité naturelle, nul doute que les employeurs prendraient davantage de risque à l’embauche. Le Gouvernement veut aider les outsiders ? Qu’il mette en concurrence les insiders.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMzAvMTIzMDc1LXBvdXItdW5lLWZsZXhpYmlsaXRlLXRvdGFsZS1kdS1tYXJjaGUtZHUtdHJhdmFpbC9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNzY2LWZsZXhpYmlsaXRl" rel=\"attachment wp-att-123126\"><img class="alignright  wp-image-123126" title="imgscan contrepoints 2013766 flexibilité" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/imgscan-contrepoints-2013766-flexibilité-738x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="416" /></a>Une telle souplesse existe déjà dans des pays européens tels que le Royaume-Uni ou le Danemark, et a montré son efficacité en termes de réduction du chômage (en particulier du chômage de longue durée). Par rapport à l’<em>employment-at-will</em>, la seule nuance à apporter, imposée par le droit européen, serait l’obligation de préciser le motif du licenciement – même si tout motif serait a priori valable (hors discrimination et autres cas bien définis).</p>
<p>Naturellement, et pour aller dans le sens de la fameuse « flexicurité », on pourrait imaginer certaines contreparties à cette flexibilité totale : système de bonus-malus fiscal pour les entreprises en fonction de leur ratio embauche/licenciement (courant aux États-Unis sous le nom d’<em>« experience rating »</em>) et bien sûr une sécurisation accrue des parcours avec une meilleure prise en charge du chômage, en particulier en termes de formation. Ainsi le chômage cesserait d’être vécu comme un drame pour devenir une étape naturelle de la vie professionnelle.</p>
<p>Pourquoi ne pas expérimenter en France l’<em>employment-at-will</em> dans des régions ou des villes particulièrement défavorisées ? Pourquoi ne pas oser l’impensable ? À force de se réfugier dans le confort moral de la « protection », les gouvernements successifs ont mis le pays à genoux. Et si on essayait la liberté pour le redresser ?</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5nZW5lcmF0aW9ubGlicmUuZXUvbm90ZXMvcG91ci11bi1lbXBsb3ltZW50LWF0LXdpbGwtYS1sYS1mcmFuY2Fpc2Uv">Sur le web</a>.</p>
<p>Notes :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-123075'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-123075-1'>Blanchard, Tirole, 2003 ; Cahuc, Zylberberg, 2004 ; Martin, Scarpetta, 2011. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123075-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123075-2'>Cahuc, Carcillo, 2012. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123075-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Chômage : 5 millions, pas 3 millions !</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/27/122841-chomage-5-millions-pas-3-millions</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 04:50:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contribuables Associes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[chômeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Non seulement le chômage est plus élevé qu'officiellement annoncé, mais en plus les méthodes pour y remédier sont les pires !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Non seulement le chômage est plus élevé qu'officiellement annoncé, mais en plus les méthodes pour y remédier sont les pires !</strong></p>
<p><strong>Par Clément Droynat.</strong><span id="more-122841"></span><br />
<strong><strong></strong></strong><em>Un article du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWNyaS5mci8yMDEzLzA0LzI2L3VyZ2VuY2UtNTMtbWlsbGlvbnMtZGUtY2hvbWV1cnMvNDAwNjI/dXRtX3NvdXJjZT1mZWVkbHk=" target=\"_blank\">Cri du Contribuable</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDgvMjUvNDIxMTAtamV1bmVzLWxlLXRhdXgtZGUtY2hvbWFnZS1kZXMtaG9tbWVzLXN1cGVyaWV1ci1hLWNlbHVpLWRlcy1mZW1tZXMvY2hvbWFnZS1wb2xlLWVtcGxvaQ==" rel=\"attachment wp-att-42433\"><img class="alignleft  wp-image-42433" title="chomage-pole-emploi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/08/chomage-pole-emploi.jpg?c2fb0e" alt="" width="346" height="239" /></a>Le vrai chiffre du chômage : 5.348.500 chômeurs toutes catégories confondues, soit un taux de chômage réel de près de 19%. En catégorie A, celle qui est la plus médiatisée, le record de 1997 est tristement battu depuis l’annonce du 25 avril avec 3.224.600 chômeurs.</p>
<div>
<p> Rien ne laisse prévoir de meilleurs jours, ni baisse, ni stabilisation à l’horizon. Pire ! François Hollande n’a plus rien dans sa boîte à outils pour lutter contre le chômage. La preuve en est que son ministre du Travail, Michel Sapin, déclare que « <em>tous les leviers de la politique de l’emploi sont désormais opérationnels : emplois d’avenir, contrat de génération, sécurisation de l’emploi</em> », sous-entend que c’est là tout ce que le gouvernement avait dans sa besace. Puis d’ajouter : « <em>leur montée en puissance au cours des prochains mois est désormais l’enjeu majeur pour tous les acteurs de terrain</em>. » Personne ne croit plus à cette rhétorique surannée. Ni peut-être Michel Sapin lui-même d’ailleurs.</p>
<p>Quant aux acteurs de terrain, ce sont essentiellement le secteur public et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmlidWFibGVzLm9yZy9ib3V0aXF1ZS9wcm9kdWN0LnBocD9pZF9wcm9kdWN0PTEwNg==" target=\"_blank\">les associations</a>. La politique de l’emploi du gouvernement consiste à mettre en place des emplois aidés, financés par les contribuables, pour être utilisés par un secteur public, financé aussi par les contribuables. Mais loin d’embaucher, notamment avec les empois d’avenir, les administrations et les associations rechignent à employer car elles aussi sont à cours d’argent. Seulement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmlidWFibGVzLm9yZy8yMDEzLzAzLzEzL2xhLXJlYWxpdGUtZGVzLWVtcGxvaXMtZGF2ZW5pci1wZXRpdGUtc29sdXRpb24tZ3JhbmQtZ2FzcGlsbGFnZS8=" target=\"_blank\">10.000 emplois d’avenir</a> sont signés à ce jour depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2013 : il aurait dû y en avoir 25.000 pour atteindre ensuite les 100.000 à la fin de l’année. Le gouvernement aura de la chance si 50.000 emplois d’avenir sont signés d’ici là.</p>
<p>Mais surtout, ce qui est le plus grave, est que <strong>le secteur public, que François Hollande sollicite pour embaucher, ne produit aucune richesse</strong>. Bien au contraire, il prend à la richesse nationale, mais n’y ajoute rien. Croire que l’on peut inverser la courbe du chômage en faisant employer des jeunes par le secteur public ou le secteur subventionné comme les associations, relève de l’incompréhension des vecteurs de croissance économique.</p>
<p>L’emploi se trouve dans les entreprises. Elles seules peuvent créer de vrais emplois, durables, dignes et créateurs de richesses. Mais au lieu de le soutenir ou, mieux, de les laisser tranquillement faire leurs affaires, le gouvernement les matraque fiscalement. Conséquence : plus la fiscalité augmente, plus la rentabilité diminue. Si la rentabilité diminue, il y aura moins d’investissement et moins de capacité d’embauche. C’est un cercle vicieux au bout duquel les travailleurs sont les victimes ultimes car une entreprise moins rentable, c’est une entreprise qui perd des commandes et donc a moins de travail à proposer. <strong>Le poids de la fiscalité a tué le tissu entrepreneurial français et augmenté le chômage.</strong></p>
<p>En outre, il est faux de croire que lorsqu’on crée un type de contrat il y aura un emploi en face. Ce n’est pas parce que François Hollande a tiré de sa boîte à outils les emplois d’avenir, les contrats de génération ou encore la sécurisation de l’emploi que tout d’un coup l’embauche va augmenter. Cela ne fonctionne pas comme ça. C’est l’inverse : le besoin d’un emploi apparaît d’abord et ensuite on réfléchit sur le type de contrat. Mais c’est bien le travail, le job, la position, le <em>taff</em>, appelez-le comme vous voulez, qui compte avant tout car c’est le plus important, pas le type de contrat.</p>
<p>Alors comment s’en sortir ? <strong>Diminuer la fiscalité sur les entreprises est une urgence nationale</strong> : moins de fiscalité redonnera structurellement plus de rentabilité aux sociétés françaises et on peut espérer ainsi relancer l’embauche. Mais il ne s’agit pas de diminuer la fiscalité en passant par le projet de loi de finance 2014 qui sera discuté à l’automne prochain pour que ce soit ensuite appliqué au 1<sup>er</sup> janvier 2014. D’ici là, selon nombre d’investisseurs et de fonds d’investissement, il sera probablement trop tard.</p>
<p>C’est maintenant qu’il faut agir : François Hollande en a les moyens grâce aux ordonnances. Et souvenons-nous qu’une contribution exceptionnelle sur la fortune avait été levée en urgence en 2012 : il avait alors fallu peu de temps pour aller prendre de l’argent aux contribuables, à peine trois mois entre le vote au Parlement et la saisie des sommes par l’État. Alors qu’on ne vienne pas nous dire qu’on ne peut pas agir rapidement, surtout qu’il s’agit dans ce cas de la survie de l’économie française et des emplois des contribuables.</p>
<p>Il faut agir Monsieur Hollande, mais agir en faveur des entreprises en les soulageant du fardeau fiscal, seul moyen pour relancer les embauches. Sinon, on peut craindre que dans huit mois, la France ne ressemble au mieux à l’Italie, au pire à la Grèce.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWNyaS5mci8yMDEzLzA0LzI2L3VyZ2VuY2UtNTMtbWlsbGlvbnMtZGUtY2hvbWV1cnMvNDAwNjI/dXRtX3NvdXJjZT1mZWVkbHk=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Les inégalités sociales ne sont pas des injustices</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/26/122706-les-inegalites-sociales-ne-sont-pas-des-injustices</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 06:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emploi2017</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
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		<category><![CDATA[quotient intellectuel]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Piketty]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre société moderne se caractérise par une grande mobilité sociale. Quant aux inégalités sociales, elles résultent d'une méritocratie fluide et dynamique liée à l’intelligence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Contrairement aux idées reçues, notre société moderne se caractérise par une grande mobilité sociale. Et, s'il existe des inégalités sociales, celles-ci résultent d'une méritocratie fluide et dynamique fondée sur l’intelligence.</strong> <strong>Analyses</strong>.<br />
<span id="more-122706"></span><br />
<strong>Par Cincinnatus.</strong><br />
<em>Un article d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmc=">Emploi 2017</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjcyMA==" rel=\"attachment wp-att-122720\"><img class="aligncenter size-full wp-image-122720" title="mobilité sociale" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/mobilité-sociale.jpg?c2fb0e" alt="" width="480" height="250" /></a></p>
<p>Le débat sur les inégalités qui s’est instauré et exacerbé récemment laisse penser que nous vivons dans un monde d’une injustice sociale criante. Cette recrudescence de dénonciation est portée par une mouvance intellectuelle que nous désignons par le terme de néo-égalitarisme. Il possède ses champions (tel que Stiglitz) et même en France son évangile : un ouvrage intitulé <em>Pour une révolution fiscale</em>, de Piketty, Landais et Saez. Il s’agit d’un petit opuscule rouge de propagande égalitariste tout aussi déprimant à lire que l’autre petit livre rouge, le fameux et fumeux appel à la révolution maoïste. Cette dernière y est d’ailleurs définie ainsi : <em>"La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre."</em></p>
<p>Le concept de lutte des classes révolutionnaire affiche plusieurs dizaines de millions de morts au compteur, ce qui nécessite tout un travail de rafraîchissement lexical à ses thuriféraires pour rendre possible sa funeste résurrection. Le prolétariat (trop dépeuplé) laisse place à la multitude. L’indécente sous-rémunération de la valeur travail (trop décente) laisse place à l’obscène sur-rémunération de la valeur capital. Mais surtout : la classe (trop floue) devient plus prosaïquement le fractile de revenu, le décile ou de préférence le centile, plus clivant. La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel un décile en renverse un autre.</p>
<p>Attiser la haine de classe-fractile ne passe donc plus par le vomissement de la bourgeoisie, mais la dénonciation de statistiques. Un agenda devenu moins emphatique, moins glorieux, mais le Grand Timonier chinois avait prévenu dans son recueil que la lutte ne serait pas une sinécure :<em> "Le régime socialiste nous a ouvert la voie vers la société idéale de demain, mais pour que celle-ci devienne une réalité, il nous faut travailler dur."</em></p>
<p>Hollande 2013 ? Non : Mao 1957. Le génie universel bienveillant de ce dernier avait détecté l’importance de l’analyse statistique pour l’éducation des masses (et l’utilité des rapports pour former les opinions, sport actuellement très à la mode en France) :<em> "Aujourd’hui encore, beaucoup de nos camarades ne savent pas qu’ils doivent prêter attention à l’aspect quantitatif des choses — aux statistiques fondamentales, aux principaux pourcentages et aux limites quantitatives qui déterminent les qualités des choses (…)"</em></p>
<p>L’appel des néo-égalitaristes aux « principaux pourcentages » a résonné haut et fort et a été immédiatement adopté par des hommes politiques en plein désemparement idéologique depuis la chute piteuse du mur de Berlin : les fractiles du bas doivent se lancer à l’assaut (médiatique, législatif, fiscal) de ceux du haut.</p>
<p>Mais qu’est-ce qui a contraint un tel repackaging du discours socialiste historique ? La réponse est si simple : la faillite du concept de classe en raison de l’ampleur de… la mobilité sociale.</p>
<h2>Du franchissement des barrières infranchissables</h2>
<p>Pourfendeur assidu des inepties marxistes, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSm9zZXBoX1NjaHVtcGV0ZXI=">Schumpeter </a>n’avait pas manqué de noter que la doxa en question nécessitait des « barrières infranchissables » entre classes [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-1' id='fnref-122706-1' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>1</a></sup>]. Marx ne laisse pas la moindre ambiguïté dans ce passage [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-2' id='fnref-122706-2' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>2</a></sup>] :</p>
<blockquote><p>La classe devient à son tour indépendante à l’égard des individus, de sorte que ces derniers trouvent leurs conditions de vie établies d’avance, reçoivent de leur classe, toute tracée, leur position dans la vie et du même coup leur développement personnel ; (…) ce phénomène ne peut être supprimé que si l’on supprime la propriété privée.</p></blockquote>
<p>L’association suppression de classe-suppression de propriété privée est au cœur du dispositif idéologique et d’une complète actualité. La suppression de propriété privée prend aujourd’hui la forme de niveaux de taxation confiscatoires : Gérard Depardieu a ainsi clamé avoir subi un taux d’imposition de 85% sur ses revenus de 2011, un taux très proche du taux marginal maximum qu’avaient mis en place les régimes communistes totalitaires de l’U.R.S.S. ou de la R.D.A. (90%). Comparons cette dérive soviétique avec la protection qu’offre l’Allemagne à ses citoyens en interdisant <strong>constitutionnellement</strong> une taxation supérieure à 50%. Notre voisine manifeste ainsi l’exigence éthique du plus haut ordre que représente dorénavant pour elle le droit individuel à la conservation des fruits de son travail et la limitation constitutionnelle de l’emprise étatique. Pauvres Français épris de liberté, serfs désormais nés du mauvais côté du Rhin.</p>
<p>Le dogme d’étanchéité des classes constitue un argument si crucial à l’idéologie marxiste qu’un simple contremaître se voit avili au rang de « déserteur de classe » s’il exprime la moindre sympathie pour son patron, pour reprendre l’expression célèbre d’Engels. Jamais à court de paranoïa conspirationniste, le marxisme considère que tout exemple, forcément peu fréquent, de promotion d’un individu de classe modeste n’est que la manifestation d’un pillage de talent, un kidnapping par une classe dominante qui veut enlever ses leaders naturels au mouvement prolétaire. En sens inverse, la bourgeoisie se déchargera de ses rebuts/ratés sociaux par déchéance dans la classe prolétaire. La méritocratie ne saurait exister puisque, comme l’écrit sinistrement Marx : « La société ne se compose pas d’individus. » Le dénigrement de toute mobilité sociale, un des aspects intellectuels les plus originaux du marxisme pour Schumpeter, cautionne donc le recours à la seule issue, par là même légitimée : la guerre des classes et la violence.</p>
<p>Heureusement, le marxisme, en dépit de ses prétentions dérisoires de scientificité, n’est qu’une confection théorique enragée et pathétiquement détachée de la réalité : <strong>deux Français sur trois n’héritent pas de la classe de leurs pères.</strong></p>
<h2>De la très admirable mobilité sociale contemporaine</h2>
<p>Mesurer la mobilité sociale avec rigueur n’est pas une simple affaire. Comme pour toute physique de flux, l’exercice se prête mal à la simplification, et encore moins à la réduction unidimensionnelle qui permet de manipuler l’imagination des masses avec des slogans populistes du type : « 1% des Français accapare X% des revenus ! ». La seule délimitation des classes pose un problème insoluble de stratification. Capturer statistiquement et avec fiabilité la mobilité, dans le temps et dans l’espace, sur les longues périodes idéalement requises, n’est devenu une possibilité que récemment. Il nous faut donc rétropédaler un peu après notre tonitruant et provocateur « 2/3 des Français n’héritent pas de la classe de leur pères » pour réintroduire le minimum de complexité et de perspective qu’exige l’étude du sujet.</p>
<p>Tout commence assez mal car deux disciplines académiques se disputent l’analyse quantitative de la mobilité sociale : l’économie qui tend à se concentrer sur les revenus et la sociologie qui parle plutôt de classes. Les différentes approches engendrent de multiples et subtiles différences de conclusions. Une opportunité de fertilisation croisée et de collaboration fructueuse ? Une souhaitable passerelle interdisciplinaire ? La compétition est si féroce entre universitaires que les passerelles en question ne sont le plus souvent que batailles de pont d’Arcole où les camps s’affrontent avec la dernière agressivité à grands coups de démonstrations, réfutations, démolitions, décrédibilisations, voire diffamations, ou pire (comme la très vicieuse oblitération des budgets de recherche)... La concurrence académique a ce défaut regrettable d’être en bonne part réputationnelle, ce qui ne favorise pas l’irénisme des débats. Nous nous concentrerons ici sur l’approche sociologique, plus proche des notions marxistes de classes.</p>
<p>Le second point à relever n’est guère plus encourageant. Le lecteur aura noté notre admiration et notre reconnaissance pour la contribution durable du marxisme au bien-être général. Elles n’ont d’égal que notre émerveillement de constater la survivance et la surreprésentation massive de ses héritiers et propagandistes dans les milieux académiques. Dans son <em>Histoire de la Sociologie en Grande-Bretagne</em> [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-3' id='fnref-122706-3' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>3</a></sup>], A.H. Hasley indique ainsi que seulement 3% des sociologues de son pays votent conservateur. Neuf sociologues sur dix se réclament de la gauche modérée ou… dure. Un domaine complexe offrant une grande variabilité interprétative se retrouve donc entre les mains d’acteurs fortement et très asymétriquement politisés. Cette situation n’inspire pas une grande confiance dans l’objectivité des débats, loin de là.</p>
<p>C’est seulement après cette double mise en garde que nous pouvons introduire la pièce maîtresse de toute analyse : la table de mobilité sociale en France, telle que produite par l’I.N.S.E.E., organisme dont la neutralité idéologique est au-dessus de tout soupçon [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-4' id='fnref-122706-4' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>4</a></sup>] :</p>
<dl>
<dt></dt>
</dl>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjcwOQ==" rel=\"attachment wp-att-122709\"><img class="aligncenter  wp-image-122709" title="i1-b3a22" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/i1-b3a22.jpg?c2fb0e" alt="" width="636" height="202" /></a></p>
<p>L’I.N.S.E.E. ne prend en compte que les fils (nous y reviendrons car ce n’est pas neutre), que ceux âgés de 40 ans et plus (nous y reviendrons car ce n’est pas neutre) en utilisant une stratification à 6 classes (nous y reviendrons car ce n’est pas neutre).</p>
<p>Si l’on <strong>additionne</strong> les nombres en rouge, on obtient le pourcentage de Français qui se trouvent dans la même classe que leurs pères : 35%. D’où notre slogan : <strong>deux Français sur trois n’héritent pas de la classe de leurs pères.</strong> Ce n’est pas l’ascenseur social mais la reproduction sociale de Bourdieu qui est en panne.</p>
<h2>2/3 de mobilité sociale ! Mais c’est énorme !</h2>
<p>En fait, ce pourcentage est difficile à interpréter car une société parfaitement fluide n’aurait pas une mobilité de 100% en raison de la définition mathématique de cet indicateur. Si la classe de destination des fils est totalement aléatoire, un certain nombre d’entre eux finiront malgré tout dans la même classe que leurs pères. Les pourcentages qui traduisent une absence totale de causalité entre la classe du père et du fils sont donc en fait inférieurs à 100%. Ils sont fournis par une table dite « de mobilité parfaite » [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-5' id='fnref-122706-5' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>5</a></sup>]. À partir du tableau ci-dessus, le calcul de la mobilité parfaite donne un résultat de 79%. <strong>La mobilité de 65% des fils français représente donc 65/79=82% de la perfection mobile, sans aucun déterminisme parental ! 82% !</strong> Apoplexie du faussaire Karl Marx car, de fait, la société contemporaine française est remarquablement fluide.</p>
<p>De surcroît, cette fluidité est en fait sous-estimée par construction :</p>
<p><img src="http://www.emploi-2017.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Elle ignore la mobilité sociale d’un individu au cours de sa carrière en ne relevant qu’un état des lieux à une date donnée. Pour limiter ce souci méthodologique, l’étude de l’I.N.S.E.E. ne prend en compte les adultes qu’à partir de 40 ans, date à laquelle on espère que la catégorie socio-professionnelle est plus ou moins stabilisée. Le seuil est largement arbitraire et le choix français minimise la mesure de mobilité : par exemple, nos amis canadiens le fixent à 25 ans pour leurs études nationales.</p>
<p><img src="http://www.emploi-2017.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Les femmes sont ignorées par l’I.N.S.E.E. dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci9mZmMvZG9jc19mZmMvZG9uc29jMDZ5bS5wZGY=">un papier typique comme celui de Stéphanie Dupays</a> alors qu’elles méritent une analyse à part entière. Le Canada étudie ainsi la mobilité intergénérationnelle entre pères et filles en détail. On y découvre que les filles y affichent une mobilité bien supérieure aux fils : 87% contre 74% [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-6' id='fnref-122706-6' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>6</a></sup>]. Se cantonner à la mobilité masculine minimise donc la perception de fluidité.</p>
<p>Un constat similaire au Royaume-Uni et les recherches récentes ont amené un sociologue britannique, Peter Saunders, à recenser 4 mythes de la mobilité sociale [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-7' id='fnref-122706-7' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>7</a></sup>] :</p>
<ul>
<li>Le mythe que vos chances de réussite dans la vie sont fortement prédéterminées par la classe dans laquelle vous êtes nés.</li>
<li>Le mythe que la mobilité sociale se dégrade par rapport au passé.</li>
<li>Le mythe que les différences d’aptitude soit n’existent pas, soit n’expliquent pas les différences de réussite.</li>
<li>Le mythe que le gouvernement améliore sensiblement la mobilité sociale par constructivisme éducatif ou par une politique de redistribution.</li>
</ul>
<p>Ces conclusions l’ont conforté dans une conviction fort bien résumée par le titre de l’un de ses ouvrages précédents : <em>Unequal But Fair</em> (Inégal Mais Juste).</p>
<p>Nous ne reviendrons pas sur tous ces points dans le détail : la sociologie gauchiste n’en concède et n’en concèdera jamais aucun. En revanche, nous souhaitons attirer l’attention du lecteur sur une hypothèse étudiée quantitativement par Saunders de manière originale car c’est une ligne de recherche systématiquement censurée en France : le lien très fort entre mobilité sociale et intelligence.</p>
<h2>Mobilité sociale et intelligence</h2>
<p>Est-il nécessaire de rappeler à quel point la notion d’intelligence innée est l’objet d’une exécration hystérique en France ? Tous les enfants de la République ont le même potentiel intellectuel <em>ex cathedra</em> et seules des injustices sociales inadmissibles expliquent la confondante dispersion des résultats obtenus par une Éducation Nationale dévouée et admirable.</p>
<p>Saunders a pourtant l’outrecuidance de rappeler la preuve simple et imparable que l’intelligence est en bonne partie génétiquement héréditaire : il suffit d’étudier la corrélation de quotient intellectuel entre jumeaux au patrimoine génétique 100% identique (dits monozygotes), 50% identique (hétérozygotes) ou différent (enfant adopté). Citant les travaux de synthèse du psychologue Hans Eysenck [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-8' id='fnref-122706-8' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>8</a></sup>], il rappelle à ceux qui ont le courage de regarder les faits en face les chiffres suivants :</p>
<dl>
<dt></dt>
</dl>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjcxMg==" rel=\"attachment wp-att-122712\"><img class="aligncenter size-full wp-image-122712" title="i2-ff4b0" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/i2-ff4b0.jpg?c2fb0e" alt="" width="482" height="160" /></a></p>
<p>Notre propos n’est pas de discuter les répercussions de tels résultats dans le détail, mais de poursuivre l’hypothèse d’héritabilité génétique partielle de l’intelligence, que ces chiffres appuient solidement, pour éclairer une dynamique cruciale de la mobilité sociale : l’aptitude cognitive.</p>
<p>Rappelons tout d’abord un truisme : les professions sont largement stratifiées par quotient intellectuel. Eysenck indique un Q.I. moyen de 128 pour un avocat américain, 122 pour un enseignant, 96 pour un chauffeur de camion, 91 pour un mineur, etc. Saunders décompose donc la société britannique en 3 classes (supérieure, moyenne, inférieure) [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-9' id='fnref-122706-9' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>9</a></sup>] qu’il suppose ordonnées par Q.I. décroissant. Au regard de la distribution gaussienne des Q.I. dans la population en général, il en déduit le Q.I. de la classe supérieure des pères (14% des effectifs) : 116. Celui de la classe inférieure des pères (55% des effectifs) est de 102. Pour les fils, la classe supérieure (27% du total) a un Q.I. de 109, la classe inférieure (44% du total) 98 [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-10' id='fnref-122706-10' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>10</a></sup>]. Saunders utilise maintenant un paramètre connu et non controversé des sociologues, la corrélation de 0,50 entre les Q.I. des parents et enfants [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-11' id='fnref-122706-11' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>11</a></sup>] pour tester une hypothèse : <strong>le niveau de corrélation d’intelligence entre parents et enfants explique-t-il la mobilité sociale intergénérationnelle ?</strong></p>
<p>Simuler une distribution aléatoire des Q.I. des enfants en maintenant seulement une corrélation de 0,50 avec les parents conserve ainsi une bonne partie des enfants de classe supérieure en classe supérieure (c’est-à-dire dans le top des Q.I. de la population). Cependant, malgré l’inertie introduite par la corrélation de 0,5, un certain nombre d’enfants sera déclassé par effet de retour à la moyenne. Le même processus aspirera des enfants de classe inférieure vers le haut, mais avec un biais de probabilité à rester en bas. Saunders obtient ainsi une simulation de mobilité sociale (ici définie comme migration de classe) qu’il peut comparer à la réalité mesurée par les sociologues :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjcxNA==" rel=\"attachment wp-att-122714\"><img class="aligncenter size-full wp-image-122714" title="img3-f856c" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/img3-f856c.jpg?c2fb0e" alt="" width="628" height="173" /></a></p>
<p>Les hypothèses de simulation sont incroyablement simples et restrictives :</p>
<ul>
<li>les classes sont des classes de Q.I.</li>
<li>le Q.I. est le seul facteur de mobilité sociale</li>
<li>la corrélation intergénérationnelle de Q.I. est de 0,5</li>
</ul>
<p>Saunders obtient pourtant une réplique remarquable de la mobilité réelle, qui « colle » spectaculairement à la réalité. En d’autres termes, le pouvoir explicatif de l’intelligence comme facteur déterminant de la mobilité sociale est une hypothèse massivement convaincante. Et comme les chiffres sur les jumeaux présentés ci-dessus lient indubitablement (mais partiellement, bien entendu) cette intelligence au patrimoine génétique des parents, on imagine mal comment vivre dans une société dont la mobilité sociale atteint 82% de la mobilité théorique parfaite – donc sans aucun effet d’hérédité, ce qui est impossible – pourrait justifier les dénonciations incessantes d’injustice sociale criante qui inondent les médias.</p>
<p>Allant dans le même sens, une autre étude citée par Saunders, effectuée par un sociologue estonien, Tarmo Strenze, en 2007 a regroupé les résultats de 49 analyses dans le monde pour déterminer le meilleur prédicteur de réussite dans la vie : l’intelligence y précède et la classe des parents et la qualification professionnelle comme facteur de succès.</p>
<p><strong>Ces travaux confirment certes une inégalité sociale, mais ils posent la question de son injustice.</strong> <em>Unequal but fair</em>, suggère Saunders : la société contemporaine ressort essentiellement comme une méritocratie fluide et dynamique de l’intelligence, inégale au sens où une loterie génétique impacte fortement les destinées, mais juste au sens où les individus semblent grandement y circuler et s’y reclasser en fonction de leurs aptitudes relatives.</p>
<h2>Exemple de lavage de cerveau français</h2>
<p>Pour l’édification de nos lecteurs, voici comment le sujet de la mobilité sociale est traité dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3JldmlzaW9uLWR1LWJhYy9hbm5hbGVzLWJhYy9zY2llbmNlcy1lY29ub21pcXVlcy10ZXJtaW5hbGUtZXMvbGVzLWluZWdhbGl0ZXMtZWNvbm9taXF1ZXMtc29udC1lbGxlcy1sZS1zZXVsLW9ic3RhY2xlLWEtbGEtbW9iaWxpdGUtc29jaWFsZV90LXNlcmRlODguaHRtbA==">les révisions du Bac proposées en ligne par le journal <em>Le Monde</em>.</a> L’essai offert à la sagacité de l’étudiant de Terminale n’est pas formulé en termes particulièrement neutres : « Les inégalités économiques sont-elles le seul obstacle à la mobilité sociale ? »</p>
<p>Un œil entraîné, ou peut-être devrions-nous dire un candidat bachelier correctement conditionné, reconnaîtra instantanément l’appel du pied bourdieusien, ce que confirme amplement la lecture du corrigé. Capital culturel, capital social, reproduction sociale, hérédité sociale : tout le catéchisme y est religieusement récité. La conclusion insiste fortement sur la nécessité « d’attaquer les inégalités ». Parmi la documentation fournie pour assister (téléguider ?) la réflexion de l’étudiant, un graphique d’un livre français de sociologie liste cinq facteurs déterminant la position sociale du fils :</p>
<ul>
<li>la catégorie socio-professionnelle des parents</li>
<li>le milieu familial</li>
<li>les revenus du père</li>
<li>le contexte socio-économique</li>
<li>le diplôme du fils</li>
</ul>
<p>Comparez cette liste « constructiviste » avec ce qu’écrit Daniel Nettle, psychologue britannique, dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zdGFmZi5uY2wuYWMudWsvZGFuaWVsLm5ldHRsZS9icml0aXNoam91cm5hbHBzeWNob2xvZ3kucGRm">un article publié en 2003 dans le <em>British Journal of Psychology</em></a> : <em>"intelligence is the strongest single factor causing class mobility in contemporary societies that has been identified" </em>(l’intelligence est le facteur isolé de mobilité sociale le plus important qui ait été identifié dans les sociétés contemporaines).</p>
<p>L’obscurantisme et le sectarisme intellectuel invisible qui sont à l’origine du processus de manipulation psychologique de nos enfants que nous illustrons et dénonçons ici sont à nos yeux une honte et une malédiction pour la France : il en résulte un pessimisme et une amertume chez notre jeunesse qui empoisonnent dès le départ de leur vie professionnelle les rapports de confiance cruciaux pour une vie adulte épanouissante. Nous ne pouvons que chaudement recommander la lecture de <em>La fabrique de la défiance</em> de Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-12' id='fnref-122706-12' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>12</a></sup>] au lecteur qui souhaiterait prendre plus ample conscience à la fois de la gravité du négativisme ambiant, de son prix en termes de bonheur et de sa consternante spécificité française : un héritage marxiste devenu une exception culturelle nationale nuisible dont on ne peut que se lamenter.</p>
<h2>Méritocratie, oui, médiocratie, non</h2>
<p>Il n’y a aucune évidence que nos sociétés contemporaines ne soient pas principalement et très largement méritocratiques, au grand dam des anathèmes des Marx ou Bourdieu. Le misérabilisme larmoyant qui anime une grande partie de l’intelligentsia française interdit la reconnaissance d’une réalité dont tous devraient se féliciter et dont la prise de conscience participerait sans aucun doute à l’élévation du bien-être de nos concitoyens. Cette reconnaissance d’une société d’opportunité, aussi réelle qu’actuelle, semble bien préférable au choix de s’enferrer dans la perpétuation d’un discours inepte d’injustice criante et de haine de classe qui ne fera pas plus le bonheur de la France au XXIe siècle qu’il ne l’a fait de l’humanité au XXe : la méritocratie, oui, et elle est largement en place ; une médiocratie égalitariste et son concert de jérémiades incessantes, non merci. Une fois n’est pas coutume, suivons le conseil du petit livre rouge de Mao : <em> "éliminons les conceptions erronées</em>".</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvbGVzLWluZWdhbGl0ZXMtc29jaWFsZXMtbmUtc29udC1wYXMtZGVzLWluanVzdGljZXMuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-122706'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-122706-1'>Dans <em>Impérialisme et classes sociales</em>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-2'>Dans <em>L’idéologie allemande</em>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-3'>Oxford University Press, 2004. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-4'>Sarcasme : nous tenons en fait l’I.N.S.E.E. pour partial, étatiste, constructiviste, égalitariste et gauchiste. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-5'>Pour nos lecteurs à la fibre mathématique, la mobilité parfaite de chaque case du tableau de mobilité présenté ci-dessus est obtenue en faisant le produit des sous-totaux de la rangée et de la colonne de la case concernée. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-6'>Statistique Canada, Enquête sociale générale 1986. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-6'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-7'>Dans <em>Social Mobility Myths</em>, Civitas, 2010. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-7'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-8'>Hans Eysenck, décédé en 1997, était l’un des psychologues contemporains les plus éminents de sa profession, n’étant dépassé en nombre de citations dans les revues professionnelles que par Freud et Piaget, selon une enquête de Review of General Psychology. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-8'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-9'>Le nombre de classes retenues pour l’analyse de la mobilité sociale a un impact mathématique très fort et pas toujours trivial sur les résultats obtenus, la probabilité de changer de classe augmentant avec le nombre de classes choisies. Les égalitaristes, dont l’auteur de l’étude sur laquelle Saunders s’appuie, ont une forte préférence pour une division en seulement 3 strates, qui minimise les migrations et augmente la compatibilité apparente avec la doctrine marxiste. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-9'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-10'>Le lecteur vérifiera que le Q.I. de la classe supérieure baisse parce qu’elle est plus nombreuse, alors que celui de la classe inférieure baisse parce qu’elle l’est moins. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-10'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-11'>Cette corrélation ne présuppose pas de causalité biologique plutôt que sociétale. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-11'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-12'>Chez Albin Michel, 2012. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-12'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Petroplus, c’est le flop final...</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 05:40:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
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		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[licenciements]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Sapin]]></category>
		<category><![CDATA[Petroplus]]></category>

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		<description><![CDATA[470 salariés qui avaient cru aux élucubrations ministérielles vont être licenciés. On appelle ça le « redressement productif » !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>470 salariés qui avaient cru aux élucubrations ministérielles vont être licenciés. On appelle ça le « redressement productif » !</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><span id="more-122402"></span></p>
<p><em><strong></strong></em><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjEvMTAxNDE2LWxlcy1wZXRyb3BsdXMtdmljdGltZS1kZXMtYXNzYXV0cy1oYWluZXV4LWRlLWxldGF0L3BldHJvcGx1cy0y" rel=\"attachment wp-att-101582\"><img class="alignleft  wp-image-101582" title="Raffinerie Petroplus" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/petroplus.jpg?c2fb0e" alt="Raffinerie Petroplus" width="305" height="203" /></a>Le tribunal de commerce de Rouen n’a retenu aucune offre de reprise</strong></p>
<p>Comme nous vous le narrions dans<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9wZXRyb3BsdXMtb3UtdW4tbm91dmVsLWV4ZW1wbGUtZGUtbGEtbWV0aG9kZS1tb250ZWJvdXJnLw==" target=\"_blank\"> un article le mois dernier</a>, depuis le dépôt de bilan, le 24 janvier 2012, de nombreux candidats se sont penchés sur le sort de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne près de Rouen en Seine-Maritime. Après bien des atermoiements, fausses bonnes nouvelles, pas en avant et retours en arrière, des dossiers farfelus et des dossiers politiquement incorrects, le Ministre du « redressement productif » s’en est mêlé et annonça aux salariés que les deux repreneurs restant en lice et jugés recevables par les administrateurs judiciaires représentaient des solutions « sérieuses et financées ». Résultat ? Comme dans un dossier précédent, comme dans tant d’autres dossiers précédents… Flop.</p>
<p>Le tribunal en a jugé autrement. Il a sonné le glas de la plus vieille raffinerie française (créée en 1929). D’après les administrateurs judiciaires, il a jugé<strong> « </strong><em>qu’aucune des offres examinées [...] ne présentait les capacités financières et techniques suffisantes pour assurer la reprise pérenne de Petroplus</em><strong> »</strong>. À croire que ni le ministre du « redressement productif » ni les membres de son cabinet ni ses 20 « commissaires » ne savent lire un dossier.</p>
<p>Bien évidemment, cette décision <strong>« </strong><em>entraîne donc la cessation définitive d’activité [...] et, malheureusement, le déclenchement dans les jours prochains de la procédure de licenciement collectif des salariés</em><strong> »</strong>.</p>
<p><strong>Cacophonie gouvernementale</strong></p>
<p>Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et son collègue du Travail Michel Sapin ont pris acte de la décision du tribunal qui <strong>« </strong><em>clôt la période de recherche de repreneurs<strong> »</strong></em>.  Au moins eux, ils ont compris que les carottes étaient cuites, ce qui ne semblait pas être le cas du premier ministre qui, lui, continuait à dire sur France Inter que le gouvernement chercherait un repreneur crédible « jusqu’au bout »… avant de se rendre compte de l’incongruité de ses propos et d’ajouter, penaud : « <em>Mais ce repreneur crédible, le tribunal de commerce malheureusement vient de le dire, il n’existe pas.</em> » Discours totalement incohérent uniquement fait de verbe et d’incantations.</p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjMvMTIyNDAyLXBldHJvcGx1cy1jZXN0LWxlLWZsb3AtZmluYWwvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzc0OS1wZXRyb3BsdXM=" rel=\"attachment wp-att-122453\"><img class="alignright  wp-image-122453" title="imgscan contrepoints 2013749 Petroplus" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/imgscan-contrepoints-2013749-Petroplus-879x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="270" height="314" /></a>Un lourd échec socialiste</strong></p>
<p>Cet échec est clairement celui de la politique gouvernementale. Non pas que le gouvernement soit responsable de la fermeture d’un site industriel polluant situé dans un secteur aujourd’hui devenu urbain, aux équipements un tantinet obsolètes et dont la rentabilisation semble communément problématique, non, mais l’idéologie marxiste de ce gouvernement qui veut faire croire que le politique peut tout, que le politique est prééminent sur l’économique, crée des espoirs chez les salariés qui espèrent, qui veulent croire que l’État tout puissant pourra les sauver de l’implacable logique imposée par l’effroyable démon du « marché ». Souvenez vous de François Hollande, en janvier 2012, alors candidat à la présidence de la république. Il venait rendre visite aux salariés de Petroplus et s’exclamait : « <em>Où est l’État, où est le gouvernement, où est le président de la République ?</em> » Ben oui, tiens, 15 mois plus tard la question peut lui être posée… Il avait alors appelé l’État à prendre ses responsabilités en se mettant en quête d’un repreneur. Toujours dans la même logique, c’est Montebourg qui négocie en personne avec des Libyens et assure les employés de la solidité de leur offre. Résultat, 470 déçus, 470 cocus du socialisme qui ont cru dans des discours démagogiques et qui se retrouvent aujourd’hui bec dans l’eau.</p>
<p><strong>Il y avait probablement d’autres pistes à explorer</strong></p>
<p>Mais, allez-vous me dire, qu’aurait-il fallu faire ? Comme toujours, « créer un contexte ». En l’occurrence, on ne peut pas taper sur les méchants carburants fossiles et pleurer quand on ferme des raffineries dont la vocation est le marché local. On ne peut pas espérer alimenter de nouveaux marchés quand on se trouve à perpète du terminal pétrolier avec des infrastructures oléoduc inexistantes, des structures ferroviaires qui fonctionnent au rythme syndical et des structures routières qui obligent à traverser des zones urbaines. Bien sûr qu’il y a un savoir-faire dans la région, bien sûr qu’un transfert d’activité plus en aval, sur la zone du Havre était envisageable, bien sûr que le site de Petroplus pouvait évoluer vers d’autres activités comme le GPL ou l’agro carburant que l’un comme l’autre, nous continuons d’importer alors qu’ils sont infiniment moins polluants… Mais pour cela, il faut cesser de croire que parce qu’on est ministre on a la science infuse et, avec humilité, discuter avec les investisseurs, les accompagner en aplanissant les obstacles et admettre que ce sont eux qui prennent les risques et que donc leurs avis sont primordiaux.</p>
<p><strong>Quelques centaines de millions pour dépolluer</strong></p>
<p>En tous cas, maintenant, en plus des personnels qu’il va falloir indemniser, le gouvernement va devoir également assumer le coût de la dépollution du site qui pourrait représenter plusieurs centaines de millions d’euros. Tant qu’on y est, le contribuable n’est plus à ça près…</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9wZXRyb3BsdXMtY2VzdC1sZS1mbG9wLWZpbmFsLw==">Sur le web</a>.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjEvMTAxNDE2LWxlcy1wZXRyb3BsdXMtdmljdGltZS1kZXMtYXNzYXV0cy1oYWluZXV4LWRlLWxldGF0">Les "Petroplus" victimes des assauts haineux de l'Etat</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTQvMTE4MTg2LXBldHJvcGx1cy1vdS11bi1ub3V2ZWwtZXhlbXBsZS1kZS1sYS1tZXRob2RlLW1vbnRlYm91cmc=">Petroplus, ou un nouvel exemple de la "méthode Montebourg"</a></p>
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		<title>La flexisécurité à l’épreuve de l’Assemblée</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 05:22:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[accord]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[flexibilité]]></category>
		<category><![CDATA[flexisécurité]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[Que reste-t-il de l’accord « historique », qui n’était déjà pas fameux ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que reste-t-il de l’accord « historique », qui n’était déjà pas fameux ?</strong></p>
<p><strong>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</strong><br />
<span id="more-122056"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4NzE0LWNob21ldXJzLWVzY2xhdmVzLWV0LWVudHJlcHJlbmV1cnMvY29kZS1kdS10cmF2YWls" rel=\"attachment wp-att-118718\"><img class="alignleft  wp-image-118718" title="code du travail" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/code-du-travail.png?c2fb0e" alt="" width="283" height="220" /></a>Il fallait s’y attendre : l’Assemblée nationale vient d’approuver un texte fortement modifié (140 amendements) par rapport à celui des accords passés entre le Medef et trois centrales syndicales : CFDT, CFE, CGC. Les modifications ne sont pas allées aussi loin que l’auraient souhaité l’extrême gauche et les syndicats opposés (CGT et FO) mais elles vont toutes dans le même sens : charger davantage les entreprises et donner toujours plus de pouvoir aux syndicats dans l’entreprise. Le plus inquiétant est l’irruption de l’État dans les plans sociaux : l’administration prendra désormais tout son temps (quinze jours) pour donner son aval. Le coût le plus important pour les entreprises est leur contribution aux complémentaires santé, pièce maîtresse de l’accord, représentant une charge de 3 milliards d’euros (400.000 salariés en bénéficieront).</p>
<p>Quant à la flexibilité à proprement parler, c'est-à-dire à la possibilité en cas de difficulté conjoncturelle d’envisager le chômage partiel et/ou une baisse des salaires, elle « s’enrichit » d’une clause qui obligera les cadres et dirigeants à réduire dans les mêmes proportions leurs rémunérations. Lesquels cadres sont déjà pénalisés par la désindexation des pensions de retraite. Bien évidemment l’Assemblée a applaudi l’entrée de deux représentants des syndicats dans les conseils d’administration de société comprenant plus de 12 administrateurs.</p>
<p>La « <em>Mitbestimmung </em>» (cogestion) à l’allemande est importée en France, mais malheureusement les syndicats allemands et leur doctrine ne passent pas la frontière !</p>
<p>C’est l’occasion pour nous de rappeler toute la distance qui sépare l’accord « historique » avec les lois Hartz, qui en Allemagne assurent aujourd’hui la flexibilité et un taux de chômage autour de 5% : liberté de licenciement et d’embauche, négociations collectives éventuelles au niveau de l’entreprise, et non de la branche ou de la nation, libre discussion des clauses du contrat de travail individuel (durée du contrat, salaires, conditions de travail, assurances, etc.).</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDA0LWxhLWZsZXhpc2VjdXJpdGUtYS1sZXByZXV2ZS1kZS1sYXNzZW1ibGVlLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Le choix du chômage</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 05:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Yves Naudet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[coût du travail]]></category>
		<category><![CDATA[droit social]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[Pôle emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Smic]]></category>

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		<description><![CDATA[Au nom d’une idéologie anti-entreprise et en refusant les réformes, les gouvernements français ont fait un choix : celui du chômage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au nom d’une idéologie anti-entreprise et en refusant les réformes, les gouvernements français ont fait un choix : celui du chômage.</strong></p>
<p><strong>Par Jean Yves Naudet.</strong><span id="more-121192"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMDMvOTI2MjAtcG9sZS1lbXBsb2ktdW5lLWV0dWRlLWRlLWxpZnJhcC1yZXZlbGUtbGUtY291dC1kZS1zb24taW5lZmZpY2FjaXRlL3BvbGUtZW1wbG9pLTM=" rel=\"attachment wp-att-92622\"><img class=" wp-image-92622 alignleft" title="Pôle emploi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/Pôle-emploi.jpg?c2fb0e" alt="Pôle emploi" width="283" height="186" /></a></p>
<p>La France a fait le choix du chômage, et cela depuis bien longtemps. Les derniers chiffres le confirment une nouvelle fois. Les politiques successives ont cherché à appliquer le « traitement social du chômage » et à préserver l’emploi tel qu’il est, même si l’évolution économique les condamne. Elles ne se sont pas intéressées à la création de nouveaux emplois, que tout vient décourager. Le refus des réformes est la véritable raison du chômage en France. Et le refus des réformes n’est rien d’autre que le refus du marché.</p>
<p><strong>Entre 3,2 et 5 millions de chômeurs</strong></p>
<p>Les chiffres publiés fin mars, pour le mois de février, ne font que confirmer l’inéluctable dégradation du marché de l’emploi. Le fait que le gouvernement annonce les jours précédents que les résultats seront très, très mauvais, afin de conclure que, finalement, ils ont seulement été très mauvais, ne trompe personne. La dégradation se poursuit mois après mois. La discussion sur le nombre effectif de chômeurs est vaine, car tout dépend de la définition.</p>
<p>Le chiffre habituellement commenté (catégorie A) est le plus faible, mais il ne concerne que les demandeurs d’emplois n’ayant même pas travaillé une heure au cours du mois. C’est ce chiffre qui a fait l’objet de toutes les analyses, avec 3 187 700 chômeurs. La hausse est de 10,8% en un an, après 22 mois de hausse consécutive. Mais les catégories B et C concernent bien elles aussi des chômeurs ; on les distingue de la précédente en raison du fait que les personnes concernées ont travaillé quelques heures (B) ou plus de la moitié du temps (C) dans le mois. Leur point commun est d’avoir fortement progressé, non seulement d’un mois sur l’autre, mais encore d’une année sur l’autre. Au total, le nombre de chômeurs se situe en gros entre 3,2 et 5 millions, surtout si on intègre les DOM/TOM.</p>
<p><strong>Comparaisons internationales</strong></p>
<p>L’OCDE procède à des comparaisons internationales, en calculant le taux de chômage (rapport entre le nombre de chômeurs et la population active). Les derniers chiffres connus portent sur la fin janvier (communiqué du 12 mars 2013). La France se situe à 10,6%. Certes, tous les pays de l’OCDE sont confrontés au chômage, mais la moyenne des pays membres est à 8,1%. La France est donc à 2,5 points au-dessus, c’est considérable. Les États-Unis sont à 7,4%, le Japon à 4,2% (que n’a-t-on pas dit sur l’économie japonaise en crise et en déflation ! Nous aimerions être aussi malades qu’eux), l’Allemagne à 5,3%, le Royaume-Uni à 7,7%. Nous pouvons certes nous consoler avec une Espagne à 26,2% et une Grèce à 27%, mais s’agit-il des modèles dont nous rêvons ? Il faut comparer les grands pays entre eux, et là, le chiffre du G7 est sans appel : 7,4% ; à comparer avec nos 10,6% (la moyenne des pays du G7 serait d’ailleurs plus basse sans nous !)</p>
<p><strong>Pour lutter contre le chômage, le gouvernement embauche… à Pôle Emploi !</strong></p>
<p>Face à cette situation, le gouvernement mobilise les médias. Il va créer 2000 postes à Pôle Emploi ! Ce serait risible si ce n’était dramatique : on accepte la situation et on se contente d’embaucher quelques fonctionnaires pour gérer l’armée des chômeurs. Puis il y a les emplois aidés, comme les emplois d’avenir : 100 000 maximum cette année, financés largement sur fonds publics, ce qui, comme le rappelait Bastiat (« ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ») se traduira par des destructions d’emplois ailleurs, en raison de leur coût en prélèvements. Enfin, la fameuse négociation entre « partenaires sociaux », qui, centralisation oblige, doit être approuvée par le Parlement, ce qui est loin d’être acquis. Elle ne fait que prendre des mesures cosmétiques, le crédit d’impôt devrait baisser le coût salarial de 4% seulement. Quant à l’assouplissement des règles de licenciement, il est plus symbolique que réel et la flexibilité sera toujours aussi limitée.</p>
<p>Tout cela n’est pas sérieux, face aux vraies réformes du marché du travail, en Allemagne ou au Danemark, ou à la flexibilité dans les licenciements (États-Unis) ou dans le salaire (Japon). Même l’OCDE, organisme international qui passe difficilement pour ultra-libéral, nous a rappelé à l’ordre à propos du coût du travail, préconisant, entre autres, un SMIC jeune et une baisse des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires, en nous incitant à supprimer d’emblée un échelon administratif (les départements) et en fusionnant la plupart des petites communes (1 800 habitants en moyenne contre 5 500 pour l’union européenne).</p>
<p><strong>Les gouvernements ont fait clairement le choix du chômage</strong></p>
<p>Les gouvernements ont fait le choix du chômage en refusant de considérer le marché du travail comme un marché. Comment un marché peut-il s’équilibrer si le prix est fixé arbitrairement ? Par exemple le SMIC n’est que ce que Jacques Rueff appelait un faux prix ; il condamne les moins productifs au chômage. Quant au poids des charges sociales (80% environ du salaire net), il accroît le déséquilibre en diminuant le salaire net et en augmentant le coût salarial, ce qui fait que le salarié n’est pas sensible au même prix que l’employeur (quand l’un touche 2000, l’autre paie 3600 !).</p>
<p>Les gouvernements ont fait le choix du chômage en rigidifiant le marché, rendant les licenciements complexes, ce qui empêche les entreprises d’envisager des embauches : qui va embaucher, face à un avenir incertain, s’il ne peut pas licencier si nécessaire ? On croit protéger le salarié (c’est un choix), donc on pénalise le chômeur qui reste ainsi sans emplois (c’est la conséquence de ce choix). Le code du travail en France est le plus épais du monde, et empêche les entreprises de s’adapter : le droit social devient anti-social et se retourne contre les salariés.</p>
<p><strong>Qui crée les emplois ? </strong></p>
<p>Les gouvernements ont fait le choix du chômage, en imaginant que c’est l’État qui créait des emplois. Ce sont les entreprises qui créent les emplois et elles le font quand on les laisse libres de le faire et quand elles y ont intérêt. Le poids des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires n’incite aucun entrepreneur individuel à entreprendre et à créer des emplois. La France, comme vient encore de le souligner l’OCDE, est vice-championne des dépenses publiques (56,3% du PIB) et des prélèvements obligatoires. Nous avons 15 points de PIB de dépenses publiques en plus que la moyenne de l’OCDE et 10 points de plus que l’Allemagne. Qui croira sérieusement le modèle social allemand moins bon que le nôtre ? Il coûte pourtant beaucoup moins cher.</p>
<p>Le gouvernement a fait le choix du chômage, quand il incite les plus productifs, les plus entreprenants, ceux qui créent des emplois, à partir en annonçant des prélèvements confiscatoires, retoqués certes en partie par le Conseil constitutionnel puis le Conseil d’État, mais qui resteront de toutes façons à des taux marginaux supérieurs à 50%. Tant que les gouvernements considéreront ceux qui créent des richesses comme des exploiteurs ou des vaches à lait, ceux-ci créeront de moins en moins de richesses et d’emplois.</p>
<p>En refusant les réformes, les gouvernements français ont fait un choix : celui du chômage. Au nom de l’idéologie anti-entreprise, ils ont choisi sa hausse inéluctable. Pour créer des emplois, il faut changer de cap, faire confiance aux entrepreneurs et les libérer de leurs chaînes réglementaires, sociales et fiscales.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbmpvbmN0dXJlLzI5OTQtbGUtY2hvaXgtZHUtY2hvbWFnZS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Qu&#039;est-ce que le harcèlement ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/05/120628-quest-ce-que-le-harcelement</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 05:11:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roseline Letteron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement moral]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement sexuel]]></category>

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		<description><![CDATA[Les faits de harcèlement doivent présenter un caractère répété et avoir pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les faits de harcèlement doivent présenter un caractère répété et avoir pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail.</strong><br />
<span id="more-120628"></span><br />
<strong>Par Roseline Letteron.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMDYyOQ==" rel=\"attachment wp-att-120629\"><img class="alignleft  wp-image-120629" title="harcelement-moral" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/harcelement-moral.png?c2fb0e" alt="" width="230" height="172" /></a>L'arrêt rendu le 1<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoSnVyaUp1ZGkuZG8/b2xkQWN0aW9uPXJlY2hKdXJpSnVkaSZhbXA7aWRUZXh0ZT1KVVJJVEVYVDAwMDAyNzA3ODAzMyZhbXA7ZmFzdFJlcUlkPTgxMjE1MzUyNiZhbXA7ZmFzdFBvcz0x">3 février 2013 par la Chambre sociale de la Cour de cassation </a>précise la notion de harcèlement, en insistant sur le caractère répété des agissements constitutifs de l'infraction. En l'espèce, il s'agissait de harcèlement moral. Le requérant, employé à la Caisse d’Épargne se plaignait d'une mise au placard particulièrement pénible. Alors que l'ensemble des salariés de l'agence avaient déménagé dans des locaux modernes, il avait en effet été abandonné pendant plus de deux mois dans des locaux vétustes, difficiles d'accès et fermés au public. Son ordinateur ne disposait d'aucune connexion extérieure, pas davantage que son téléphone.</p>
<p>La Cour rappelle les termes de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoQ29kZUFydGljbGUuZG8/aWRBcnRpY2xlPUxFR0lBUlRJMDAwMDA2OTAwODE4JmFtcDtjaWRUZXh0ZT1MRUdJVEVYVDAwMDAwNjA3MjA1MA==">article L 1152-1 du code du travail</a> qui dispose qu'"<em>aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel</em>". Rappelons que ces dispositions, issues de la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, figurent, exactement dans les mêmes termes, dans l<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoQ29kZUFydGljbGUuZG8/aWRBcnRpY2xlPUxFR0lBUlRJMDAwMDA2NDE3NzExJmFtcDtjaWRUZXh0ZT1MRUdJVEVYVDAwMDAwNjA3MDcxOQ==">'article 222-33-2 du code pénal</a> qui punit de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € les actes de harcèlement commis dans les relations de travail.</p>
<p><strong>Les critères du harcèlement moral</strong></p>
<p>Pour le juge, le harcèlement s'apprécie à partir de trois critères cumulatifs. D'une part, les conséquences du traitement dont le salarié fait l'objet doivent être évidentes, tant au regard de sa carrière que de sa santé physique ou psychologique. D'autre part, ses conditions de travail doivent porter atteinte à sa dignité, ce qui signifie que le harcèlement s'inscrit toujours dans une relation d'autorité, une volonté d'humilier l'intéressé, le plus souvent dans le but de briser sa volonté pour le conduire à l'arrêt maladie ou à la démission. Sur ce point, il n'est pas rare que le harcèlement soit systématiquement organisé, dans un but de réduction des effectifs. Enfin, dernier critère et le plus important au regard de la décision du 13 février 2013, le caractère répété des agissements de l'employeur.</p>
<p><strong>Le caractère répété ou persistant du harcèlement</strong></p>
<p>Le harcèlement n'est jamais déduit d'une seule mesure touchant le salarié, par exemple un changement de poste de travail ou un refus de lui attribuer des compétences. Ce caractère répété peut être interprété de manière large comme étant constitué par la persistance des agissements en cause pendant une durée suffisamment longue pour avoir des conséquences physiques ou psychologiques pour la victime. Peu importe que ces agissements soient purement verbaux, dès lors qu'ils sont répétés, et la Cour de cassation, dans une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoSnVyaUp1ZGkuZG8/b2xkQWN0aW9uPXJlY2hKdXJpSnVkaSZhbXA7aWRUZXh0ZT1KVVJJVEVYVDAwMDAwNzYzNTY1OSZhbXA7ZmFzdFJlcUlkPTI1NTQ3MTY5MiZhbXA7ZmFzdFBvcz0x">décision du 12 décembre 2006,</a> estime que le salarié d'une agence immobilière qui trouve spirituel de parler "petit nègre" à l'un de ses subordonnés d'origine centrafricaine est l'auteur d'un harcèlement moral. Peu importe aussi que ce harcèlement se déroule sur une durée relativement courte, comme en l'espèce. En effet, le salarié de la Caisse d’Épargne n'aura finalement passé que deux mois dans cette situation, avant d'obtenir une nouvelle affectation. Mais, durant ces deux mois, il a subi une série de brimades persistantes que le juge du fond aurait dû qualifier de harcèlement. La Chambre sociale a d'ailleurs affirmé, dans une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoSnVyaUp1ZGkuZG8/b2xkQWN0aW9uPXJlY2hKdXJpSnVkaSZhbXA7aWRUZXh0ZT1KVVJJVEVYVDAwMDAyMjI3OTY4NCZhbXA7ZmFzdFJlcUlkPTE5ODk1NjA4MzYmYW1wO2Zhc3RQb3M9MQ==">décision du 26 mai 2010</a>, qu'il résulte du code du travail "<em>que les faits constitutifs de harcèlement moral peuvent se dérouler sur une brève période</em>", dès lors évidemment qu'il présentent un caractère répété.</p>
<p>Cette définition a été validée par la Cour de cassation, dans une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGVzY2hlcmllcy5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEyLzA3L2xlLWhhcmNlbGVtZW50LW1vcmFsLWVjaGFwcGUtbGEtcXBjLmh0bWw=">décision du 11 juillet 2012 </a>qui refuse de transmettre au Conseil constitutionnel une QPC portant précisément sur l'article L 1152-1 du code du travail. Certes, la Cour fait observer que la constitutionnalité de cette disposition a déjà été examinée, lorsque le Conseil a examiné la loi de modernisation de 2002 dans laquelle elle figurait. Mais la Cour éprouve le besoin de rappeler que l'infraction est définie de manière suffisamment précise par la loi, dès lors que "<em>les faits commis doivent présenter un caractère répété et avoir pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail (...)</em>"</p>
<p><strong>Et le harcèlement sexuel ?</strong></p>
<p>Cette insistance sur le caractère répété du harcèlement doit être rapprochée de la nouvelle <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGVzY2hlcmllcy5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEyLzA4L2xlLWhhcmNlbGVtZW50LXNleHVlbC1lbi1hdHRlbnRlLWRlLXFwYy5odG1s">loi du 6 août 2012</a> portant cette fois sur le harcèlement sexuel. On sait que ce texte  a été voté après la déclaration d'inconstitutionnalité des dispositions anciennes par la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGVzY2hlcmllcy5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEyLzA1L3FwYy1sZS1oYXJjZWxlbWVudC1zZXh1ZWwtbGEtcmVjaGVyY2hlLmh0bWw=">décision du Conseil constitutionnel datée du 4 mai 2012</a>. À l'époque, le Conseil s'était fondé sur l'absence de précision et de lisibilité de la loi qui définissait le harcèlement sexuel comme "<em>le fait de harceler autrui dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle</em>". Cette définition tautologique écartait donc non seulement le critère d'autorité, mais aussi celui fondé sur le caractère répété des agissements du harceleur.</p>
<p>La loi du 6 août 2012 modifie l'article 222-33 du code pénal et sanctionne "<em>le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créant pour elle un environnement intimidant, hostile ou offensant</em>". En ce qui concerne le caractère répété de l'agissement fautif, la circulaire d'application exige seulement qu'il se soit produit "<em>à deux reprises</em>", ce qui constitue, on en conviendra, le minimum en matière de "<em>répétition</em>".</p>
<p>Dans le second alinéa de ce même article, le législateur énonce en outre qu'"<em>est assimilé à un harcèlement sexuel</em>" le fait, "<em>même non répété, d'user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d'obtenir un acte de nature sexuelle (...)</em>". Dans ce cas, la mention du caractère répété de l'acte disparaît purement et simplement. On est alors confronté à une pratique dont la qualification est obscure, un acte "assimilé" à un harcèlement, sanctionné comme un harcèlement, mais qui n'est pas réellement un harcèlement. De quoi plonger les juges du fond dans un abîme de perplexité lorsqu'ils devront se prononcer. Ce principe d'assimilation d'une infraction à une autre est-il d'ailleurs, en soi, conforme au principe de lisibilité de la loi ? La question mérite au moins d'être posée.</p>
<p>La décision rendue par la Cour de cassation le 13 février 2013, a le mérite de revenir à la définition classique de la notion de harcèlement. Pour le <em>Littré</em>, harceler, c'est "<em>tourmenter, inquiéter par de petites mais de fréquentes attaques</em>". Pour le <em>Petit Robert</em>, c'est "<em>soumettre sans répit à de petites attaques réitérées, à de rapides assauts incessants</em>", définition sensiblement identique à celle du <em>Larousse</em> : "<em>soumettre quelqu'un à d'incessantes petites attaques</em>". La réitération est ainsi un élément de la définition du harcèlement. Si le droit positif veut répondre aux principes de lisibilité et de clarté de la loi, il serait sans doute souhaitable d'utiliser une notion unique du harcèlement, applicable à la fois en matière sexuelle et morale, et conforme à celle qui est en usage dans le langage courant, c'est-à-dire compréhensible par tous. C'est bien peu demander.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGVzY2hlcmllcy5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEzLzA0L2xhLW5vdGlvbi1kZS1oYXJjZWxlbWVudC1zZWxvbi1saXR0cmUuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les Keyloggers et la CNIL</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/31/120087-les-keyloggers-et-la-cnil</link>
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		<pubDate>Sun, 31 Mar 2013 05:40:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roseline Letteron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[consentement]]></category>
		<category><![CDATA[cybersurveillance]]></category>
		<category><![CDATA[espionnage industriel]]></category>
		<category><![CDATA[logiciel espion]]></category>
		<category><![CDATA[surveillance]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>

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		<description><![CDATA[La CNIL dénonce des dispositifs de cybersurveillance particulièrement intrusifs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La CNIL dénonce des dispositifs de cybersurveillance particulièrement intrusifs.</strong></p>
<p><strong>Par Roseline Letteron.</strong><br />
<span id="more-120087"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMjcvODEwNTMtYWxlYS1hY3RhLWVzdC12ZXJzLWxlbnRlcnJlbWVudC1ldXJvcGVlbi1kYWN0YS92aWUtcHJpdmVlMQ==" rel=\"attachment wp-att-81058\"><img class="alignleft size-full wp-image-81058" title="vie privee , internet" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/vie-privee1.jpg?c2fb0e" alt="vie privee , internet" width="183" height="200" /></a>La <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jbmlsLmZyL2xhLWNuaWwvYWN0dWFsaXRlL2FydGljbGUvYXJ0aWNsZS9rZXlsb2dnZXItZGVzLWRpc3Bvc2l0aWZzLWRlLWN5YmVyc3VydmVpbGxhbmNlLXBhcnRpY3VsaWVyZW1lbnQtaW50cnVzaWZzLw==">CNIL</a> a énoncé, le 20 mars 2013, un certain nombre de principes portant sur l'utilisation des "Keyloggers" ou "enregistreurs de frappe". Ce terme générique désigne une série de dispositifs de surveillance susceptibles d'être installés sur un ordinateur à l'insu de son utilisateur. Leur objet est d'enregistrer toutes les frappes effectuées sur le clavier, ce qui permet de connaître toutes les activités du poste informatique.</p>
<p><strong>Instrument d'espionnage</strong></p>
<p>Sur le plan technique, les méthodes sont nombreuses, et vont d'une intervention sur la connectique à l'installation discrète d'un logiciel. Elles présentent le point commun d'offrir un redoutable instrument d'espionnage, d'autant qu'il est possible de recevoir des alertes lorsque le propriétaire de l'ordinateur frappe tel ou tel mot clé, ou des rapports résumant son activité quotidienne. Tout cela pour un coût dérisoire, certains enregistreurs de frappe étant même <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4wMW5ldC5jb20vdGVsZWNoYXJnZXIvd2luZG93cy9NdWx0aW1lZGlhL3dlYmNhbV9ldF9zdXJ2ZWlsbGFuY2UvZmljaGVzLzM3MDUzLmh0bWw=">téléchargeables gratuitement</a> sur internet.</p>
<p>Les enregistreurs de frappe ont essentiellement été utilisés par deux types d'usagers. D'une part, certaines officines spécialisées dans "l'intelligence économique" mandatées par un industriel n'hésitent pas à employer ce type de matériel pour obtenir les informations sensibles d'un concurrent. Il s'agit alors purement et simplement d'espionnage industriel. D'autre part, la cyber-délinquance use de ces technologies pour intercepter des informations relatives à des numéros de compte bancaire,  des codes ou des mots de passe.</p>
<p>Aujourd'hui, les enregistreurs de frappe sortent de la clandestinité propre aux délinquants pour développer leur marché et acquérir une certaine forme de légitimité. Des employeurs ont eu l'idée étrange d'installer ce type de logiciel espion sur les ordinateurs de leur entreprise, enregistrant ainsi toute l'activité informatique de leurs employés, évidemment à leur insu. Depuis 2012, la CNIL a ainsi été saisie par un certain nombre de salariés, faisant part de leur crainte, réelle ou supposée, d'être espionnés par leur employeur. Après contrôle auprès des entreprises concernées, la Commission a  constaté qu'une des plaintes était fondée. Elle a donc rédigé une véritable mise en garde à ceux qui seraient tentés de recourir aux enregistreurs de frappes dans le monde du travail.</p>
<p><strong>Protection de la vie privée et des données personnelles</strong></p>
<p>Le premier principe, le plus fondamental sans doute, est celui de la protection de la vie privée et des données personnelles. Dans un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoSnVyaUp1ZGkuZG8/b2xkQWN0aW9uPXJlY2hKdXJpSnVkaSZhbXA7aWRUZXh0ZT1KVVJJVEVYVDAwMDAyMDQyMzY2NCZhbXA7ZmFzdFJlcUlkPTIwMjg0OTE4NzgmYW1wO2Zhc3RQb3M9MQ==">arrêt du 18 mars 2009</a>, la Chambre sociale de la Cour de cassation énonce ainsi qu'il n'est pas interdit à un salarié d'utiliser l'ordinateur mis à disposition par l'entreprise à des fins personnelles, par exemple pour surfer sur internet ou envoyer des courriels, à la condition toutefois de ne pas négliger son travail. L'utilisation d'un enregistreur de frappes conduit donc nécessairement, dès lors qu'il y a captation de l'ensemble de l'activité effectuée sur le poste informatique, à une violation de données personnelles. Qu'il s'agisse de courriels, du code d'une carte bleue, ou du mot de passe pour accéder à un site, tous ces éléments sont transmis à l'employeur espion au milieu des dossiers professionnels.</p>
<p><strong>Absence de consentement</strong></p>
<p>Dès lors que ces informations sont transmises à un tiers, il y a aussi violation du principe du consentement de l'intéressé à la collecte et la conservation de toutes données personnelles le concernant. Cette violation est automatique puisque, par hypothèse, l'enregistreur de frappes agit à son insu.</p>
<p>De cette situation particulièrement grave pour le droit au respect de la vie privée, la CNIL tire une conséquence logique : l'interdiction de principe de l'utilisation des enregistreurs de frappe dans les relations de travail. La seule exception envisagée est l'existence d'un "<em>fort impératif de sécurité</em>", par exemple lorsque le salarié conserve sur son ordinateur des informations sensibles couvertes par le secret industriel et commercial. Dans ce cas cependant, l'utilisation de l'enregistreur ne peut être envisagée qu'après une information des personnels concernés, ainsi avertis du risque de dissémination des données personnelles qu'ils conservent et échangent à partir de leur poste de travail. En tout état de cause, le défaut d'information du salarié constitue une infraction. La <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoVGV4dGUuZG8/Y2lkVGV4dGU9Sk9SRlRFWFQwMDAwMjM3MDczMTImYW1wO2NhdGVnb3JpZUxpZW49aWQ=">loi du 14 mars 2011 </a>punit en effet de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende l'utilisation de dispositifs de captation de données informatiques à l'insu des personnes concernées.</p>
<p>L'avertissement de la CNIL sera-t-il suffisant pour faire cesser le développement des enregistreurs de frappes ? Peut-être, mais la difficulté essentielle réside dans l'ignorance de l'existence même de ces dispositifs, et dans leur caractère furtif qui rend toute preuve de leur installation sur un ordinateur particulièrement délicate. La solution devrait sans doute être recherchée dans une action préventive, visant l'interdiction de la vente de ces technologies, sauf pour certains usages limitativement énumérés et soumis à autorisation de la CNIL. Les entreprises devraient donc rechercher d'autres moyens de contrôler l'activité des salariés, ce qui est loin d'être impossible. Les officines de sécurité privée, quant à elles, ne pourraient  plus utiliser les enregistreurs de frappes à des fins d'espionnage industriel sans encourir une sanction pénale et le retrait de leur agrément. Une mesure sans doute pas inutile pour moraliser un secteur qui en a largement besoin.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGVzY2hlcmllcy5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEzLzAzL2xlcy1rZXlsb2dnZXJzLWV0LWxhLWNuaWwuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les immigrés volent-ils le travail des Français&#160;?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/25/119385-les-immigres-volent-ils-le-travail-des-francais</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 06:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nation et immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Un lieu commun voudrait que les étrangers volent le travail des français. Une théorie sans fondement économique, comme le rappelle cet article d'archive de 2011, toujours d'actualité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un lieu commun voudrait que les étrangers volent le travail des français. Une théorie sans fondement économique, comme le rappelle cet article d'archive de 2011, toujours d'actualité.</strong></p>
<p><strong>Un article de Geoffroy Lgh.</strong><span id="more-119385"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzEwL2ltbWlncmF0aW9uLUZOLTMwMHgyMTkuanBn"><img class="alignleft size-full wp-image-50817" title="immigration-FN-300x219" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/10/immigration-FN-300x219.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="219" /></a>Le débat sur la politique migratoire rejaillit régulièrement dans l'actualité. Un argument est souvent avancé par les partisans des restrictions à l’immigration : en accroissant la population active (l’offre de travail), l’afflux de migrants aurait un effet dépressif sur le marché du travail du pays d’accueil. L’immigration serait la cause du chômage et de la baisse des salaires des natifs. Or, cet argument est fallacieux pour plusieurs raisons.</p>
<p>Fallacieux d’abord, car il surestime la substituabilité entre les travailleurs immigrés et les travailleurs natifs. En vérité, les natifs et les immigrés n’ont souvent pas les mêmes compétences. Les premiers peuvent se spécialiser dans des tâches qui requièrent la maitrise de la langue et une connaissance de la culture du pays ; les seconds dans des tâches plus manuelles qui exigent moins ces qualifications. Natifs et immigrés occupent souvent des rôles complémentaires au sein de la division du travail. Par conséquent, une augmentation de la main-d’œuvre immigrée peut augmenter la productivité (et donc le salaire) des natifs. Selon les économistes D’Amuri et Peri, l’immigration pourrait augmenter le salaire moyen de Europe de 0,6% sur la période 2008-2020 (une fois prises en compte les projections démographiques européennes) [<sup class='footnote'><a href='#fn-119385-1' id='fnref-119385-1' onclick='return fdfootnote_show(119385)'>1</a></sup>].</p>
<p>Fallacieux ensuite, car il néglige le processus permanent de destruction créatrice à l’œuvre sur le marché du travail. Chaque jour en France, environs 10 000 emplois sont créés, et à peu près autant sont détruits [<sup class='footnote'><a href='#fn-119385-2' id='fnref-119385-2' onclick='return fdfootnote_show(119385)'>2</a></sup>]. Un marché du travail flexible est capable de s’adapter aux changements de son environnement, notamment à un accroissement de la population active. Comme le dit l’économiste Alex Tabarrok, « le nombre d’emplois croît à mesure que le nombre de travailleurs augmente » [<sup class='footnote'><a href='#fn-119385-3' id='fnref-119385-3' onclick='return fdfootnote_show(119385)'>3</a></sup>]. Si ce n’était pas le cas, nous devrions observer une croissance du chômage proportionnelle à la croissance de la population active. Or, depuis 1985, la population active est passée de 25 millions à 28 millions d’individus, alors que le chômage est resté stable autour de 10%.</p>
<p>Fallacieux enfin, car il n’est tout simplement pas soutenu par les faits. Le XXe siècle a connu nombre de déplacements de population, et a ainsi fourni de la matière quantitative pour observer l’impact d’une augmentation soudaine de la population active sur le marché du travail de la zone d’accueil. Par exemple, en 1980, 125 000 Cubains fuyant la dictature castriste quittent le port de Mariel pour les États-Unis. La moitié d’entre eux s’installe en Floride, augmentant en quelques jours de 7% la population active de cet État. Selon l’économiste David Card qui a étudié cet événement, l'exode de Mariel n’a eu « quasiment aucun effet sur les salaires ou le taux de chômage des moins qualifiés » [<sup class='footnote'><a href='#fn-119385-4' id='fnref-119385-4' onclick='return fdfootnote_show(119385)'>4</a></sup>]. Jennifer Hunt observe un résultat similaire pour le marché du travail français après le rapatriement de 900 000 pieds-noirs en 1962, au moment de l’indépendance de l’Algérie [<sup class='footnote'><a href='#fn-119385-5' id='fnref-119385-5' onclick='return fdfootnote_show(119385)'>5</a></sup>].</p>
<p>Naturellement, ces arguments ne fournissent pas une défense systématique d’une politique d’ouverture des frontières. Pour cela, d’autres considérations doivent intervenir (fiscales, culturelles, éthiques [<sup class='footnote'><a href='#fn-119385-6' id='fnref-119385-6' onclick='return fdfootnote_show(119385)'>6</a></sup>]…). Néanmoins, ces arguments montrent qu’il est économiquement infondé de craindre que l’immigration réduirait le « stock » d’emploi disponible pour les travailleurs natifs.</p>
<p>---<br />
<strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-119385'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-119385-1'><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy52b3hldS5vcmcvaW5kZXgucGhwP3E9bm9kZS85Nzc=">F. D'Amuri</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy52b3hldS5vcmcvaW5kZXgucGhwP3E9bm9kZS83MzM=">G. Peri</a>, "Immigration and productive tasks: Can immigrant workers benefit native workers?", voxeu.org, October 2010. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-119385-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-119385-2'>P. Cahuc et A. Zylberberg, <em>Le Chômage, fatalité ou nécessité ?</em>, Flammarion, 2005. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-119385-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-119385-3'>A. Tabarrok, "Economic and Moral Factors in Favor of Open Immigration", Presentation before the Santa Clara Student Debate Conference, the Independent Institute, September 14, 2000. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-119385-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-119385-4'>D. Card, "The impact of the Mariel boatlift on the Miami labor market", <em>Industrial and Labor Relations Review,</em> Vol. 43, N°2, janv. 1990. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-119385-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-119385-5'>J. Hunt, "The impact of the 1962 repatriates from Algeria on the French labor market", <em>Industrial and Labor Relations Review</em>, Vol. 45, N°3, avril 1992. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-119385-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-119385-6'>Pour une défense éthique d’un point de vue libéral d’une politique d’ouverture des frontières, cf. Mike Huemer, « Is there a right to immigrate ? », <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2hvbWUuc3ByeW5ldC5jb20vfm93bDEvSW1taWdyYXRpb24ucGRm">http://home.sprynet.com/~owl1/Immigration.pdf</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-119385-6'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#039;Accord National Interprofessionnel : vers une nouvelle sécurité sociale&#160;?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/24/119282-laccord-national-interprofessionnel-vers-une-nouvelle-securite-sociale</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Mar 2013 06:40:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Accord National Interprofessionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Assurance maladie]]></category>

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		<description><![CDATA[L'Accord National Interprofessionnel prévoit, au delà d'un ensemble de mesures sur le droit du travail, un big bang de l'assurance santé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'Accord National Interprofessionnel prévoit, au delà d'un ensemble de mesures sur le droit du travail, un big bang de l'assurance santé.</strong></p>
<p><strong>Par Simon Le Grill (*).</strong><span id="more-119282"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzLzAwMDJfc2VjdXJpdGVfc29jaWFsZV9hc3N1cmFuY2VfbWFsYWRpZV9jYWlzc2VfZGVzX2RlcG90LmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-118424" title="Caisse Primaire Assurance Maladie (CPAM)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/0002_securite_sociale_assurance_maladie_caisse_des_depot-292x300.jpg?c2fb0e" alt="" width="292" height="300" /></a>En cette période de crise, l’emploi est plus que jamais au cœur de toutes les préoccupations ; en témoigne la grande conférence sociale de juillet 2012, suivie de l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013 dont le but officiel est, selon le ministère du travail : « mobiliser les forces vives du pays vers des solutions nouvelles pour l’emploi ». Tradition française oblige, le seul moyen envisagé pour atteindre le but demeure une nouvelle loi. Loi qui au delà d’un ensemble de mesures relatives au droit du travail prévoit aussi un big bang de l’assurance santé.</p>
<p><strong>L’Accord National Interprofessionnel : le début du processus discret de la création d’une seconde sécurité sociale</strong><strong></strong><strong></strong></p>
<p>Nous en sommes encore qu’au stade du projet de loi. L’article 1 du dit projet prévoit à lui seul la création d’une seconde sécurité sociale.</p>
<p>Le marché de l’assurance santé en France est clairement teinté d’accents soviétiques. Il existe un assureur-santé principal, un assureur pas comme les autres puisqu’il dispose d’un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDIvMTEzMzk5LWV4Y2x1c2lmLWplLXF1aXR0ZS1sYS1zZWN1LWVwaXNvZGUtMQ==" target=\"_blank\">monopole d’activité illégal depuis les directives européennes 1992/49 et suivantes</a> et qu’il est aussi totalement exonéré des contrôles de sa solvabilité et de ses pratiques commerciales par l’ACP (Autorité de Contrôle Prudentiel). Cet assureur, c’est « l’Assurance Maladie » de la Sécurité Sociale qui propose (impose) à ses assurés quelques garanties dérisoires contre des cotisations exorbitantes. Cette pratique est couramment appelée « régime obligatoire » ou « protection sociale ».</p>
<p>L’Assurance Maladie est un assureur parfaitement insolvable et devenu tout à fait incapable de fournir des garanties convenables à ses assurés ; le recours à des complémentaires santé est désormais vital pour faire face au coût des soins médicaux. Simplement, le montant des primes d’assurance santé de la sécurité sociale ne suit pas le niveau des prestations fournies. En effet, ce sont les cotisations sociales et patronales prélevées obligatoirement sur les revenus des salariés qui font office de prime d’assurance et elles n’ont bien évidemment pas diminué contrairement aux remboursements.</p>
<p>Constituant déjà une part très élevée du salaire complet, les primes d’assurance santé reversées à la Sécurité sociale grèvent littéralement le salaire des français et ne permettent donc pas aux personnes touchant des bas salaires de pallier les défaillances de l’assureur santé d’État en souscrivant en parallèle une complémentaire santé auprès d’un véritable assureur solvable qui rembourserait correctement leurs dépenses de santé.</p>
<p>Le recours à une complémentaire santé est pourtant absolument nécessaire aujourd’hui. Et le gouvernement l’a bien compris. Alors, sous couvert de dialogue social il cherche à généraliser le recours à la complémentaire santé avec ses moyens habituels : coercition et étatisme, de telle sorte qu’on aboutisse dans les faits à une seconde sécurité sociale.</p>
<p>C’est l’article 1<sup>er</sup> de l’avant projet de loi qui l’affiche clairement. En effet, il prévoit la modification de l’article L. 912-1 du Code de la Sécurité Sociale pour qu’il dispose ainsi : « <em>Avant le 1<sup>er</sup> juin 2013, les organisations liées par une convention de branche ou, à défaut, par des accords professionnels, se réunissent pour négocier afin de permettre aux salariés qui ne bénéficient pas d’une couverture collective à adhésion obligatoire en matière de remboursements complémentaires de frais de santé, au niveau de leur branche ou de leur entreprise, d’accéder à une telle couverture avant le 1<sup>er</sup> janvier 2016 </em>».</p>
<p>L’article est peu clair. En réalité il s’agit tout simplement d’imposer une assurance collective à chaque entreprise afin que les salariés y adhèrent eux aussi de façon obligatoire.</p>
<p>Dès lors, on assiste là à la création d’une seconde sécurité sociale pour pallier l’insuffisance chronique de la première. Ce sont les mêmes mécanismes : on aliène les libertés individuelles, on rejette toute possibilité qu’un individu soit le mieux à même de savoir ce qui est bon pour lui. Et enfin, on réduit encore le salaire net puisque la prime d’assurance de cette nouvelle assurance santé obligatoire sera bien évidemment payée via le salaire super brut des travailleurs pour financer ce second régime obligatoire d’assurance santé.</p>
<p>Toutefois, un problème demeure quant à l’acteur qui choisira le contrat d’assurance santé collectif. Sur ce point, le projet de loi fait débat entre les Institut de Prévoyance et les acteurs actuels de l’assurance santé individuelle. Car si l’État sait mieux que les individus ce qui est bon pour eux, l’État sait aussi mieux que les entreprises ce qui est bon pour elles.</p>
<p><strong>Conflits d’intérêts et connivence dans un nouveau marché de l’assurance santé</strong><strong></strong><strong></strong></p>
<p>Si le projet de loi est adopté tel quel c’est la fin du marché de la complémentaire santé individuelle qui représente aujourd’hui 5 millions de salariés souscripteurs. C’est-à-dire que l’ensemble des acteurs du marché : courtiers, courtiers grossistes, agents généraux, mutuelles santé, mutuelles 45, assureurs se voient contraints d’abandonner purement et simplement l’assurance santé individuelle constituant ainsi un important préjudice. Préjudice double, puisqu’en plus de faire s’écrouler le marché de la complémentaire santé individuelle, le projet de loi va plus loin en fermant l’accès à ce nouveau marché de l’assurance collective aux acteurs actuels de la complémentaire santé individuelle.</p>
<p>En effet,  le projet de loi prévoit des « clauses de désignation ». Ces clauses permettant aux syndicats de désigner par branche, l’assureur qui offrira ses prestations à l’ensemble des entreprises de la branche. En théorie, juridiquement, le projet de loi prévoit un mécanisme d’appel d’offre. Mais en fait, on connaît la proximité évidente des syndicats et des Institut de Prévoyance (IP). Personne ne se fait aujourd’hui d’illusion quant au succès déjà annoncé de ces derniers pour remporter les marchés dans les entreprises contraintes de choisir un contrat d’assurance santé collectif. Si le mécanisme des clauses de désignation est entériné, en plus de porter une atteinte excessive à la libre concurrence, les conséquences économiques seraient tout aussi graves. M. Patrick Petitjean, PDG d’April prévoyance et santé, affirmait à ce titre dans La Tribune du 15 mars 2013 que ce nouveau marché de l’assurance collective (chiffré à environ 30 milliards d’euros) serait ainsi réservé en fait aux seuls Institut de Prévoyance, menaçant ainsi 30 000 emplois chez les actuels acteurs de la complémentaire santé individuelle.</p>
<p><strong>Cumul de trois assurances pour couvrir un seul risque</strong></p>
<p>Les défenseurs du projet de loi rétorqueront qu’il reste toujours à ces acteurs le marché de la sur-complémentaire santé. Oui, parce que l’avenir de l’assurance santé en France c’est trois assureurs pour couvrir un seul risque en santé : la sécurité sociale insolvable en premier lieu, la nouvelle assurance collective en second lieu et enfin la sur-complémentaire santé individuelle en dernier lieu. La sur-complémentaire santé individuelle tend nécessairement à se développer sur un marché soviétique de l’assurance santé français afin de pallier les incapacités des deux premières assurances dans la couverture des coûts liés aux soins médicaux.</p>
<p>Trois assureurs pour un seul risque, du jamais vu chez un particulier. Quelle serait la réaction des français s’il fallait recourir à trois assureurs pour couvrir leur risque automobile par exemple ?</p>
<p>Le projet de loi est donc véritablement engrais à concurrence déloyale. Même si en théorie le marché de la sur-complémentaire santé serait libre, de part leur pénétration dans les entreprises via les contrats d’assurance santé collective, les instituts de prévoyance s’octroient en fait un avantage considérable mais parfaitement déloyal face à leurs concurrents.</p>
<p><strong>Un projet de loi au service d’objectifs politiques</strong><strong></strong></p>
<p>Une telle réforme du marché de l’assurance permettrait de servir des objectifs purement politiques. En effet, les contrats obligatoires d’assurance santé collective entreront en vigueur dès 2014 si la loi est adoptée. L’objectif affiché est que l’ensemble des entreprises soit équipé en 2016 ; 2016 c’est quelques mois avant la campagne présidentielle de 2017 où les socialistes auront un bilan morose à soutenir face aux français. Mais grâce à cette loi, les socialistes pourront se prévaloir d’avoir donné un droit à la complémentaire santé à l’ensemble des salariés. De plus, cette loi permettra à la sécurité sociale d’être déchargée de certains remboursements de frais de santé. Remboursements qui incomberont à l’évidence de plus en plus aux assureurs santé collectifs. Ainsi, le « trou de la sécu » pourrait être moins abyssal que prévu en 2017. Dès lors, les socialistes pourront aussi se vanter d’avoir pu maintenir la Sécurité Sociale si chère aux français.</p>
<p>---<br />
(*) Simon Le Grill est étudiant en assurances à l’École Nationale de l'Assurance (ENASS) et en même temps en droit à la Sorbonne.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Étudiants et jeunes diplômés : les illusions perdues</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/21/118961-etudiants-et-jeunes-diplomes-les-illusions-perdues</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 05:59:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hesychia</dc:creator>
				<category><![CDATA[École & éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[diplômés]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[insertion professionnelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Le sens donné par les jeunes à la réussite professionnelle diffère des générations précédentes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le sens donné par les jeunes à la réussite professionnelle diffère des générations précédentes.</strong></p>
<p><strong>Par Maxime Verner.</strong><br />
<span id="more-118961"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjgvODQ4NTMtZWR1Y2F0aW9uLWxlcy1hdmFudGFnZXMtZHUtbWFyY2hlL2V0dWRpYW50cw==" rel=\"attachment wp-att-84857\"><img class="alignleft  wp-image-84857" title="étudiants" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/étudiants.jpg?c2fb0e" alt="" width="200" height="178" /></a>L’<a title=\"Enquête CSA-LinkedIn\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jc2EuZXUvbXVsdGltZWRpYS9kYXRhL3NvbmRhZ2VzL2RhdGEyMDEzL29waTIwMTMwMzE4LWxlcy1hc3BpcmF0aW9ucy1wcm9mZXNzaW9ubmVsbGVzLWRlcy1qZXVuZXMucGRm" target=\"_blank\">enquête CSA pour LinkedIn</a> sur les aspirations des étudiants et des jeunes diplômés montre bien que l’insertion professionnelle marque un « atterrissage » face à la réalité. Alors que les étudiants sont persuadés que la réussite est fonction de la filière choisie et veulent travailler dans l’éducation, la santé et l’action sociale, ils <strong>relativisent leurs atouts face à la réalité de l’emploi</strong> et veulent s’intégrer davantage dans les services. Tandis que l’école et les universités créent des barrières entre étudiants, les jeunes actifs semblent se retrouver dans leur rapport au travail.</p>
<p>Le sens donné par les jeunes à la réussite professionnelle diffère des générations précédentes. Pour eux, elle est <strong>d’abord l’épanouissement dans le travail et l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée</strong>. Ils ne veulent plus tout sacrifier à leur emploi et sont 41 % à vouloir prendre la place de leur supérieur hiérarchique. Les organisations vont donc devoir redoubler d’efforts pour les motiver à moyen et long-terme, autrement que par les primes.</p>
<p>Mais l’intérêt pour <strong>l’entrepreneuriat</strong> se confirme (plus de la moitié des étudiants et jeunes diplômés ont déjà eu envie de créer leur entreprise) et la perspective de l’exil pour trouver son emploi semble séduire davantage les étudiants (60 %) que les jeunes diplômés (49 %).</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZWVydGhlZnV0dXJlLmZyL2VucXVldGVsaW5rZWRpbi8/dXRtX3NvdXJjZT1yc3MmYW1wO3V0bV9tZWRpdW09cnNzJmFtcDt1dG1fY2FtcGFpZ249ZW5xdWV0ZWxpbmtlZGlu">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118961" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Chômeurs, esclaves... et entrepreneurs</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118714-chomeurs-esclaves-et-entrepreneurs</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 06:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Chappaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[aliénation]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Simmonot]]></category>
		<category><![CDATA[salariat]]></category>

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		<description><![CDATA[Voulant éviter l'aliénation des ouvriers, la France a abouti à l'aliénation de tous, salariés, patrons, et chômeurs, au bénéfice de la bureaucratie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voulant éviter l'aliénation des ouvriers, la France a abouti à l'aliénation de tous, salariés, patrons, et chômeurs, au bénéfice de la bureaucratie.</strong></p>
<p><strong>Par Pierre Chappaz.</strong><br />
<span id="more-118714"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4NzE0LWNob21ldXJzLWVzY2xhdmVzLWV0LWVudHJlcHJlbmV1cnMvY29kZS1kdS10cmF2YWls" rel=\"attachment wp-att-118718\"><img class="alignleft  wp-image-118718" title="code du travail" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/code-du-travail.png?c2fb0e" alt="" width="283" height="220" /></a>J'ai commandé <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0yMzYzNzEwNTkyP3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ==">Chômeurs ou Esclaves, le dilemme français</a></em>, le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDMvMTE2ODk2LWNob21ldXJzLW91LWVzY2xhdmVzLWRlLXBoaWxpcHBlLXNpbW9ubm90">nouveau livre de Philippe Simonot</a>, dont j'ai fait la connaissance récemment lors de sa <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGFyaWVuLm92ZXJibG9nLmNvbS9sYS1tb25uYWllLWVzdC1hdS1jZW50cmUtZGUtbGEtY3Jpc2U=">remarquable conférence sur la monnaie</a> à Genève. Je vous invite à prendre le temps de regarder sa vidéo ci-dessous si vous avez un peu de temps pour réfléchir au salariat et à son rapport avec l'esclavage.</p>
<p>La thèse de Philippe Simonot peut être résumée ainsi – j'espère sans le trahir : <em>L'hyper-réglementation du travail en France est une vaine tentative pour chasser le fantôme de l'esclavage. Le résultat en est un énorme Code du travail, qui grossit depuis 1860. Toute cette réglementation produit des salariés "protégés" mais "angoissés", et des chômeurs de longue durée qui n'ont plus aucun espoir de rentrer dans le système.</em></p>
<p>Depuis 150 ans, les politiques français, de droite comme de gauche, se sont donc appliqués à édicter des règles censées protéger les salariés.... et aujourd'hui les entrepreneurs français s'arrachent les cheveux pour appliquer le Code du travail, 3600 pages, qui continue d'augmenter d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXRyaWJ1bmUuZnIvYWN0dWFsaXRlcy8yMDExMTAwNHRyaWIwMDA2NTQwMTcvbGUtY29kZS1kdS10cmF2YWlsLXMtYWxvdXJkaXQtZC11bmUtcGFnZS10b3VzLWxlcy10cm9pcy1qb3Vycy5odG1s">une page tous les 3 jours</a>.</p>
<p>Pour les taxes sur le travail, aussi appelées charges sociales, c'est comme pour l'épaisseur du Code : la France détient le record du monde. Ces taxes y sont égales à 82% du salaire net.</p>
<p>Et ça monte encore, puisqu'on compte déjà trois augmentations des charges sociales depuis l'élection de Hollande : la première pour financer la retraite à 60 ans, la seconde pour décourager les contrats à durée déterminée, et la troisième annoncée il y a peu pour boucher le trou des retraites complémentaires. Il parait qu'un crédit d'impôt les fera baisser en 2014 pour les salaires de moins de 2,5 fois le Smic, on attend le mode d'emploi.</p>
<p>Marc Simoncini le fondateur de Meetic tweetait ce matin.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ltZy5vdmVyLWJsb2cta2l3aS5jb20vMC8wMC8xMS8xMC8yMDEzMDMvb2JfYjlmOWZkX2NhcHR1cmUtZC1lLWNyYW4tMjAxMy0wMy0xNC1hLTExLTAwLTQ0LnBuZw==" rel=\"fancybox\"><img class="aligncenter" src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/00/11/10/201303/ob_b9f9fd_capture-d-e-cran-2013-03-14-a-11-00-44.png" alt="" width="480" height="279" /></a><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ltZy5vdmVyLWJsb2cta2l3aS5jb20vMC8wMC8xMS8xMC8yMDEzMDMvb2JfZTg1NWQ0X2NhcHR1cmUtZC1lLWNyYW4tMjAxMy0wMy0xNC1hLTExLTAwLTExLnBuZw==" rel=\"fancybox\"><img class="aligncenter" src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/00/11/10/201303/ob_e855d4_capture-d-e-cran-2013-03-14-a-11-00-11.png" alt="" width="478" height="284" /></a></p>
<p><strong>Un système aliénant</strong></p>
<p>Dans mon entreprise, nous avons 200 salariés dans toute l'Europe. La réglementation du travail est différente dans chaque pays et je peux vous dire que ce n'est pas simple à gérer, et la France encore moins que les autres.</p>
<p>Les "bons sentiments", nés à l'époque du capitalisme de Zola et renouvelés à la Libération en 1945, y ont abouti à créer une énorme machinerie : sécurité sociale (300.000 employés, c'est l'un des plus grands employeurs du monde, qui détient également le record de l'absentéisme), Ursaff, ministères et comités en tous genres...</p>
<p>Voulant éviter l'aliénation des ouvriers, la France a abouti à l'aliénation de tous, salariés, patrons, et chômeurs, au bénéfice de la bureaucratie.<strong> </strong>Car le système français ruine ceux qui ont un emploi (les charges leur coûtent près de la moitié de leur salaire - rappelons-le, c'est 82% du net, avant impôt !), cependant qu'il désespère ceux qui sont au dehors, au chômage. Les patrons, au milieu, ne savent plus trop comment faire vivre leur entreprise.</p>
<p>Pourtant c'est tout simple. Comme nous le savons en Suisse, ou le taux de chômage est à 3%, et où il n'y a pas de Code du travail ni de sécurité sociale étatique, le meilleur moyen de lutter contre les quelques employeurs aux tendances esclavagistes est de créer les conditions d’un marché du travail dynamique. Dans un marché normal, j'allais dire libéral, les salariés s’estimant mal traités ont l’opportunité de voter avec leurs pieds en changeant facilement d’emploi. Et ceux qui perdent leur emploi en retrouvent un rapidement.</p>
<p><strong>Chacun son chemin</strong></p>
<p>Pour finir ce billet sur une note plus personnelle, je dois dire que le sujet du rapport entre salariat et esclavage me touche particulièrement, car mes parents, tous deux enseignants et communistes, m'ont élevé dans l'idéologie du refus de l'<em>aliénation</em>. Quand j'étais ado, imaginer de travailler pour un patron, c'était accepter d'être aliéné par le <em>grand capital. </em>Vendre sa "force de travail" c'était quasiment perdre son âme. Ma mère, qui était prof de Latin, me répétait souvent que travail vient du mot latin tripalium qui signifiait torture.</p>
<p>Cette idéologie anti-entreprise m'a sérieusement perturbé dans ma jeunesse. Quand j'ai commencé à travailler, je comptais les années, en expliquant à mes amis que je prendrais certainement ma retraite au plus tard à 35 ans. Évidemment à cet âge-là j'étais toujours salarié, j'avais un job intéressant, mais toujours un patron avec lequel je m'entendais plus ou moins bien. Je ne me sentais pas suffisamment libre.</p>
<p>Ce n'est qu'en devenant entrepreneur à 40 ans que j'ai pu me libérer tout à fait de ce sentiment d'aliénation.</p>
<p>Aujourd'hui, je n'ai plus de patron, j'ai des associés, des actionnaires et des salariés. Je ne suis pas totalement libre, car je travaille beaucoup et je ressens fortement ma responsabilité vis-à-vis des hommes et des femmes qui participent à l'entreprise, les salariés, et aussi les actionnaires qui nous ont fait confiance. Mon rapport au travail a plus à voir avec l'addiction qu'avec l'esclavage, car mon travail me passionne, je ne fais plus vraiment la distinction entre travail et loisir.</p>
<p>Au sein de l'entreprise, j'essaye de créer les conditions pour que nos salariés soient heureux et s'épanouissent le plus possible. J'essaye de promouvoir les meilleurs. Et pour ceux d'entre eux qui un jour décident de tenter leur chance et de créer eux aussi leur société, je les applaudis.</p>
<p>C'est à chacun d'entre nous de trouver sa voie pour se réaliser.</p>
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<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGFyaWVuLm92ZXJibG9nLmNvbS9jaCVDMyVCNG1ldXJzLWVzY2xhdmVzLS4tZXQtZW50cmVwcmVuZXVycw==">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDMvMTE2ODk2LWNob21ldXJzLW91LWVzY2xhdmVzLWRlLXBoaWxpcHBlLXNpbW9ubm90">"Chômeurs ou esclaves" de Philippe Simonnot</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2cudHVyZ290Lm9yZy9pbmRleC5waHA/cG9zdC9TaW1vbm5vdC1jaG9tYWdlLWVzY2xhdmFnZQ==">21 février 2013 : "Chômeurs ou esclaves ?" - conférence de Philippe Simonnot à l'Assemblée nationale</a>, Institut Turgot</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTEvMTA3NDU4LWxhLW5vbi1zcGVjaWZpY2l0ZS1kdS1saWVuLWRlLXN1Ym9yZGluYXRpb24tb3UtbGFic3VyZGl0ZS1kdS1kcm9pdC1kdS10cmF2YWls">La non spécificité du principe de subordination ou l'absurdité du droit du travail</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118714" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Flexisécurité à la française</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/17/118532-flexisecurite-a-la-francaise</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Mar 2013 06:49:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Flexicurité]]></category>

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		<description><![CDATA[Grèves et manifestations timides contre la flexisécurité à la française n'ont pas pris. Et maintenant ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Grèves et manifestations timides contre la flexisécurité à la française n'ont pas pris. Et maintenant ?</strong></p>
<p><strong>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8yOTc5LWZsZXhpc2VjdXJpdGUtYS1sYS1mcmFuY2Fpc2UuaHRtbA==" target=\"_blank\">Aleps</a>.</strong><span id="more-118532"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA2L0NHVF9saWNlbmNpZTEuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-88334" title="CGT_licencie" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/CGT_licencie1-300x201.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="201" /></a>Avant la présentation des accords passés entre patronat et syndicats « réformistes », la Gauche de Jean-Luc Mélenchon, la CGT et FO voulaient une grande journée de grèves et manifestations. Ce fut un flop. Est-ce la promesse d’un total succès pour ces accords ?</p>
<p>À coup sûr, ils ont le mérite d’associer étroitement compétitivité et flexibilité du marché du travail, suivant le « modèle allemand » des lois Schröder – Hartz. Cette législation repose sur trois pièces maîtresses : la facilité de licencier, qui permet d’embaucher sans crainte, le chômage partiel, qui adapte la masse salariale aux aléas conjoncturels sans pour autant diminuer les effectifs, la libre négociation entre personnel et direction au niveau de l’entreprise, qui échappe ainsi aux rigidités des négociations collectives de branche ou nationales. Les récents accords n’ont pas retenu, ou pas ouvertement, ces trois éléments et y ont adjoint la promesse d’une extension des complémentaires santé pour les PME (sans craindre pour leur financement) et la présence syndicale dans les entreprises de moins de 50 salariés, qui pouvaient jusque là s’en passer, et au conseil d’administration des entreprises de plus de 5.000 salariés. Enfin, les CDD seraient « taxés ».</p>
<p>En réalité, on observe de sérieuses failles dans ce texte. D’une part, rien de précis n’a été retenu en ce qui concerne la définition du licenciement « économique » et les procédures n’ont pas été modifiées. D’autre part, la libre discussion au sein de l’entreprise est suspendue au bon vouloir des « centrales » syndicales, or les leaders des grandes « confédérations » n’ont ni l’intérêt ni l’intention de laisser les salariés régler leurs affaires avec leur patron.</p>
<p>Madame Parisot s’est réjouie de voir le dialogue entre partenaires sociaux enfin renoué sans intrusion de l’État (à ce jour) mais cette nouvelle harmonie (relative d’ailleurs) n’entrera pas dans les mœurs aussi longtemps que les leaders syndicaux garderont leurs privilèges, leurs finances (tenues secrètes évidemment). Aucune réforme du marché du travail ne sera efficace tant que la réforme des syndicats ne sera pas réalisée, dans le sens de la liberté, de la concurrence et de la transparence. La France attend des syndicats participatifs et dépolitisés.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8yOTc5LWZsZXhpc2VjdXJpdGUtYS1sYS1mcmFuY2Fpc2UuaHRtbA==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118532" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Libérer les salaires</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/14/118176-liberer-les-salaires</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/14/118176-liberer-les-salaires#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 05:38:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel de Poncins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[faire payer les riches]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[Initiative contre les rémunérations abusives]]></category>
		<category><![CDATA[patrons]]></category>
		<category><![CDATA[Rémunération des dirigeants]]></category>
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		<description><![CDATA[En voulant abusivement s'occuper des salaires, notamment ceux des patrons, l’État porte atteinte à la richesse de la nation.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En voulant abusivement s'occuper des salaires, notamment ceux des patrons, l’État porte atteinte à la richesse de la nation.</strong></p>
<p><strong>Par Michel de Poncins.</strong><br />
<span id="more-118176"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTUvMTExMzQyLWxlcy1jaGVmcy1kZW50cmVwcmlzZS1uZS1tZXJpdGVudC1wYXMtbGV1cnMtcmVtdW5lcmF0aW9ucy9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzMzM4LXNhbGFpcmUtZGVzLXBhdHJvbnM=" rel=\"attachment wp-att-111572\"><img class="alignleft  wp-image-111572" title="imgscan contrepoints 2013338 salaire des patrons" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/imgscan-contrepoints-2013338-salaire-des-patrons-1024x832.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="244" /></a>La libération des salaires est urgente et nécessaire et, comme nous le verrons, le pouvoir prend le chemin contraire en voulant abusivement s'occuper des salaires, notamment ceux des patrons ; pour les dénigrer il parle de la planète financière. Le salaire est une forme de rémunération très généralement pratiquée depuis la nuit des temps. La Bible dit que le travailleur mérite son salaire. Le salariat a pris la place de l'esclavage ou de la corvée, résidu de cet esclavage. L'on conçoit que le limiter, le brimer ou le réglementer revient à fausser son prix et à porter atteinte à la richesse de la nation comme toute autre manipulation de prix.</p>
<p>En chassant, ainsi, en meute contre des très riches, on flatte les populations. Cela masque les bienfaits que les très riches apportent à l'économie : dépenses multiples, épargne créatrice, entretien d'associations caritatives.</p>
<p><strong>Le travail a un prix</strong></p>
<p>Cette évocation des prix qui assimile le travail à une autre marchandise choquera des âmes plus ignorantes que sensibles. La prépondérance, parmi  d'autres, de ce mode de paiement justifie l'assimilation. C'est évident pour les plus modestes. Leur force de travail en quantité et en qualité est leur seul moyen de se procurer les biens nécessaires. Quand l'on s'élève dans la hiérarchie des salaires, les  intéressés offrent sur le marché mondial du travail une contribution d'une grande rareté.</p>
<p>Nous voici de plain-pied dans la lutte officielle contre les salaires des grands dirigeants qui se réveille brusquement comme un incendie mal éteint. Le référendum suisse a offert  un marchepied inattendu aux assauts des politiciens : la sagesse des  votations suisses protégeait jusqu'ici la liberté des citoyens et la richesse de la nation ;  il y a eu une malencontreuse exception !</p>
<p>Certes les très hauts dirigeants ont, parfois, des avantages considérables mais le marché est étroit. Tout un chacun n'est pas capable d'animer des centaines de milliers de personnes dans tel métier déterminé. S'il y a des abus c'est aux actionnaires de faire le ménage. L'opprobre dont ces patrons sont l'objet rejaillit fâcheusement sur les innombrables moyens et petits patrons qui sont loin d'eux dans l'échelle. Si le pouvoir les déteste, pourquoi n'attaque-t-il pas les joueurs de football ?</p>
<p>Il est à noter que l'offensive, si elle s'accélère, est générale et que les partis supposés de droite sont aussi dans le coup. Le flou est complet. Il est question à la fois des rémunérations, des retraites chapeaux, des bonus, des primes de départ, des stock-options, sans que personne ne sache vraiment ce que la future loi va définir. Comme dans toute offensive d'inspiration socialiste la seule agitation de la menace mène un travail destructeur contre l'économie.</p>
<p><strong>L'Europe aussi</strong></p>
<p>Il est remarquable que l'UE s'en mêle et veut généraliser les limitations par des directives contraignantes. L'un des prétextes avancés est, comme en France, le manque de transparence et la réduction des inégalités. Il est question, aussi, de moraliser le capitalisme, ce qui est surprenant pour des personnes que la morale n'embarrasse pas beaucoup. L'on fait croire que l'argent enlevé aux uns ira aux pauvres ; pour les économistes, c'est une plaisanterie. Faut-il rire ou pleurer ? L'Europe est célèbre pour la richesse insolente de ses dirigeants, la perpétuation de cette richesse étant un objectif inavoué mais permanent de la caste des Eurocrates. Quant à la transparence des comptes, ils sont tellement obscurs que personne n'y voit goutte. Depuis plusieurs années, la Cour des Comptes européenne refuse son aval et, donc, l'Union européenne navigue sur des comptes pourris.</p>
<p><strong>Les politiciens épargnés</strong></p>
<p>Le fait majeur mais qui n'étonne guère est que les camarades politiciens prennent grand soin d'échapper aux punitions qu'ils infligent aux autres. La presse, pourtant à leur service, lève souvent le voile sur leurs immenses gains. Des systèmes de retraites spéciaux leur sont réservés. Il existe un droit absolu au reclassement en cas de panne dans la carrière.</p>
<p>Au moment où ces lignes sont écrites, plusieurs, dans la majorité, s'inquiètent de voir que le Président ne s’occupe pas assez activement de trouver un poste à sa mesure pour son « ex » qui s'ennuierait en Poitou-Charentes. La sacralisation officielle de l'ex est en soi un des signes de la décadence française.</p>
<p>---</p>
<p><strong>À lire également :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUiVDMyVBOW11biVDMyVBOXJhdGlvbl9kZXNfZGlyaWdlYW50cw==" target=\"_blank\">Rémunération des dirigeants sur Wikibéral</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDQvMTE2OTQ0LWluaXRpYXRpdmUtY29udHJlLWxlcy1yZW11bmVyYXRpb25zLWFidXNpdmVzLXBvdXJxdW9pLWplLWxhLXNvdXRpZW5z">Initiative contre les rémunérations abusives : pourquoi je l'ai soutenue</a></li>
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		<title>Fuite des talents : la vague ne faiblit pas (vidéo)</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 05:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeunesse et sports]]></category>
		<category><![CDATA[Nation et immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme l'exil fiscal, la fuite des talents ne faiblit pas face à la folie taxatoire et aux blocages du modèle social français.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme l'exil fiscal, la fuite des talents ne faiblit pas face à la folie taxatoire et aux blocages du modèle social français.</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-117844"></span><br />
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<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMDQvODkxNTctZXhpbC1xdWl0dGVyLWZyYW5jZS1wb3VycXVvaS1leGlsLWZpc2NhbC10YWxlbnRz" target=\"_blank\">Nous le savons, nous le rappelons régulièrement</a>, les Français, en particulier les jeunes diplômés, promotions entières d’HEC, de l’ESCP, de plus en plus de polytechniciens, partent immédiatement à l’étranger, Grande Bretagne, Chine, USA où ils trouvent des postes plus intéressants et beaucoup mieux rémunérés qu’en France. Dernièrement, nous évoquions le Canada dont un responsable déclarait avoir accueilli sur les six derniers mois de 2012 autant d’immigrants français que sur les deux années précédentes. Il s’agissait, concernant cette émigration, d’entrepreneurs, artisans, professions libérales qui déclaraient rechercher un endroit où pouvoir travailler beaucoup et profiter des fruits de leur travail.</p>
<p>Voici aujourd’hui une autre destination d’émigration pour des Français. Cette destination semble attirer des jeunes au niveau de formation moins élevé, preuve, s’il en fallait, que le départ des forces vives de la Nation s’opère à tous les échelons. Il s’agit de l’Australie. Et, curieusement, c’est la télévision officielle française qui en parle ! Chaque année, l’Australie accueille 20 000 Français, c’est trois fois plus qu’il y a cinq ans. <em>« J’ai eu plus d’entretiens en deux semaines en Australie qu’en un an en France »</em> raconte Juliette, consultante en marketing à Melbourne, payée le double de ce qu’elle aurait pu espérer en France… Au bout de trois mois, Thomas s’est vu confier la gestion d’un restaurant. Il gagne aujourd’hui entre 1 200 et 1 300 dollars par semaine contre 1 300 euros par mois à Paris, où il était cuisinier. Surtout, il suit une formation pour devenir préparateur physique, un métier encore plus lucratif qui pourrait lui permettre de décrocher un visa permanent. « On gagne plus, on vit mieux et en plus on travaille moins »…</p>
<p style="text-align: center;"><div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/XThng0_6WDY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div></p>
<p>Que les langues de bois du modèle français regardent et réfléchissent. Notre modèle social d’assistés, nos charges qui mangent la moitié du salaire avant qu’il ne soit touché, notre fiscalité qui pénalise ceux qui travaillent plus n’attirent plus que ceux qui veulent en profiter. Ceux qui ont l’esprit dynamique et entrepreneurial vont forcément voir ailleurs. C’est le triomphe de la liberté sur la pseudo égalité qui n’est en réalité qu’uniformité. Il ne faudrait pas grand chose pour que toutes ces énergies se développent au profit de la France.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9sZXMtZnJhbmNhaXMtYWN0aWZzLXZvbnQtc2FjdGl2ZXItYWlsbGV1cnMv" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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