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	<title>Contrepoints &#187; Internet</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Affaire Dailymotion-Montebourg : est-ce grave, docteur ?</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:40:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Chappaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[Dailymotion]]></category>
		<category><![CDATA[Yahoo!]]></category>

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		<description><![CDATA[La reprise de Dailymotion par Yahoo! aurait-elle été une bonne chose ? Montebourg était-il légitime d'intervenir ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La reprise de Dailymotion par Yahoo! aurait-elle été une bonne chose ? Montebourg était-il légitime d'intervenir ?</strong></p>
<p><strong>Par Pierre Chappaz.</strong><br />
<span id="more-124303"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDQvMTA2NzAyLWxlLXJlZ25lLWRlLWxhLXRlcnJldXIvbW9udGVib3VyZy0z" rel=\"attachment wp-att-106719\"><img class="aligncenter  wp-image-106719" title="Montebourg" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/Montebourg.jpg?16fe88" alt="" width="522" height="227" /></a></p>
<p>J'ai été sollicité pour donner mon avis sur l'affaire Montebourg-Dailymotion, et je me suis retenu de le faire. Mais je lis tellement de bêtises que je vais tout de même dire un mot. Il se trouve que je connais bien le dossier, que j'ai suivi de près bien avant le clash final. Je ne savais pas ce qui  sortirait dans la presse, je me suis donc abstenu de dire ce que je savais pour ne nuire à aucun des acteurs concernés.</p>
<p>La raison pour laquelle Dailymotion m'intéresse, c'est que je dirige <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lYnV6emluZy5jb20vZnIv">Ebuzzing</a>, la principale plateforme de vidéos publicitaires en Europe. Dans l'univers hyper-compétitif des startups, il faut être attentif à tout ce qui bouge dans le marché, et apprendre de ses concurrents. Les similitudes entre Dailymotion et Ebuzzing sont plutôt étonnantes. Comme nous, ils sont en forte croissance, leur chiffre d'affaires est de peu inférieur au nôtre (39 millions d'euros en 2012, nous l'avons communiqué). Eux ont des coûts de production de contenus, nous ne produisons pas de contenus mais nous payons les éditeurs, ce qui revient à peu près au même en terme de marge. Dailymotion s'est fortement développé ces deux dernières années, en particulier aux États-Unis ; c'est une belle boite, même si elle n'est pas en mesure de concurrencer Youtube, dont le revenu est supérieur à 1 milliard.</p>
<p>L'affaire m'a d'autant plus intéressé que je connais bien Yahoo! à qui j'ai vendu Kelkoo en 2004, avant de prendre la Présidence de Yahoo! Europe.</p>
<p>Voici donc quelques remarques.</p>
<p><strong>1/ Sur la légitimité de l'intervention de Montebourg</strong></p>
<p>Le financement de DailyMotion ces dernières années a largement reposé sur les fonds publics ou quasi-publics (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mb25kcy1mc2kuZnIvbGVzLXBhcnRpY2lwYXRpb25zLWR1LWZzaS9sZXMtaW52ZXN0aXNzZW1lbnRzLWR1LWZzaS9kYWlseW1vdGlvbi5odG1s">FSI en 2009</a>, puis Orange, dont l’État français possède 27%). L'accord avec Yahoo! négocié par le management de Dailymotion avait été approuvé par les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9EYWlseW1vdGlvbiNBY3Rpb25uYXJpYXQ=">actionnaires</a>, et par le conseil d'administration d'Orange, où siège un représentant de l’État.</p>
<p>Puis Montebourg s'est réveillé, a tout remis en cause, et fait capoter le deal. Sur le plan légal, il n'avait certainement aucun droit à intervenir, mais étant donné l'historique des relations de Dailymotion avec l’État, et l'interventionnisme bien connu du ministre, est-ce si surprenant ?</p>
<p>La moralité de cette affaire, c'est simplement que si vous êtes entrepreneur et voulez rester maître de votre destin, il vaut mieux éviter de faire appel aux capitaux publics, en particulier en France.</p>
<p><strong>2/ Est-ce grave docteur ?</strong></p>
<p>La reprise de Dailymotion par Yahoo! aurait-elle été une bonne chose ? Pour répondre à cette question, les actionnaires ne sont pas les plus mal placés, et ils ont répondu oui.</p>
<p>Est-ce que Yahoo! aurait été en mesure de bien intégrer les équipes de Dailymotion ? Les rachats effectués à la période Terry Semel pour contrer Google (Hotjobs, Overture/Inktomi, Kelkoo, etc) n'ont pas toujours été couronnés de succès, mais le challenge était difficile et la culture de Yahoo! très éloignée de la recherche et du transactionnel. Depuis cette époque, Yahoo! a connu des hauts et des bas, mais il est indiscutablement redynamisé depuis l'arrivée de Marissa Meyer. Je suis donc tenté de répondre oui à la question de savoir si Yahoo! aurait été un bon <em>Home</em> pour Dailymotion, mais on ne le saura jamais...</p>
<p>Est-ce que pour autant Dailymotion va "mourir" comme le déclare <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydWU4OS5jb20vMjAxMy8wNS8wMi9waWVycmUta29zY2l1c2tvLW1vcml6ZXQtZGFpbHltb3Rpb24tdmEtbW91cmlyLTI0MjAwOA==">Pierre Kosciusko-Morizet, choqué comme beaucoup d'entrepreneurs par cette affaire ?</a> Certainement pas. Les besoins de trésorerie de la société sont très modestes, ils peuvent être aisément couverts par Orange. Dailymotion est profitable !</p>
<p><strong>3/ La vraie question est ailleurs</strong></p>
<p>La question que je me pose concerne finalement surtout Orange. Pourquoi Orange, qui a racheté Dailymotion, veut-il tant s'en défaire ? Pourquoi cette société, considérée comme une "pépite" par le ministre, ne semble-t-elle pas considérée comme telle par l'opérateur, quand on sait l'importance de la vidéo dans le futur de l'Internet et des réseaux ?</p>
<p>La politique brouille la compréhension de l'enjeu. À l'échelle de la France, Dailymotion n'a certes rien de stratégique. Mais pour Orange, la petite pépite n'a-t-elle pas un réel intérêt pour avoir un pied dans l'avenir ?</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLXF1ZXN0aW9ucy1hdmVjLWV0LXNhbnMtcmVwb25zZXMtc3VyLWwtYWZmYWlyZS1kYWlseW1vdGlvbi1tb250ZWJvdXJnLTExNzUzODk2NS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Protection anti-phishing : quand l&#039;État veut votre bien...</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/12/124129-protection-anti-phishing-quand-letat-veut-votre-bien</link>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 05:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets de société]]></category>
		<category><![CDATA[phishing]]></category>

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		<description><![CDATA[Le phishing est un problème sérieux, mais adopter les méthodes de l'Iran, de la Chine ou de l'Arabie Saoudite est un problème plus grave encore.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le phishing est un problème sérieux, mais adopter les méthodes de l'Iran, de la Chine ou de l'Arabie Saoudite est un problème plus grave encore.</strong></p>
<p><strong>Un article du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYXJ0aS1saWJlcnRhcmllbi5iZS9taXNlLWVuLXBsYWNlLWR1bi1maXJld2FsbC1nZWFudC1zb3VzLWFkbWluaXN0cmF0aW9uLWV0YXRpcXVlLXBvdXItbHV0dGVyLWNvbnRyZS1sZS1waGlzaGluZy1qdWxlcy1jZXNhci1hdXJhaXQtYWltZS1sYS1wcm9wb3NpdGlvbi1kZS1sYS1uLXZhLw==">parti libertarien belge</a>.</strong><span id="more-124129"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzExL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzMjczLUN5YmVyLVBpcmF0ZXMuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-54923" title="imgscan contrepoints273 Cyber Pirates" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/11/imgscan-contrepoints273-Cyber-Pirates-300x244.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="244" /></a>De Jules César à Peter Dedecker (représentant N-VA), le refrain est toujours le même dans la bouche dictatoriale des cerbères de l’État : « Citoyens, vous êtes trop bêtes et peu prudents. Confiez-moi les pouvoirs. Ainsi, je vous protégerai des menaces extérieures et je vous protégerai de vous-mêmes. ». Et comme d’habitude, cela part d’un vœu pieux, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZW1vcmdlbi5iZS9kbS9ubC81NDAzL0ludGVybmV0L2FydGljbGUvZGV0YWlsLzE2Mjk2MDQvMjAxMy8wNS8wOC9QZXRlci1EZWRlY2tlci1OLVZBLXBsZWl0LXZvb3ItQmlnLUJlbGdpYW4tRmlyZXdhbGwuZGh0bWw=" target=\"_blank\">d’une bonne intention</a>.</p>
<p>Ici, le motif est de protéger le citoyen-internaute peu prudent contre le phishing (technique informatique qui consiste à « pêcher » des informations et codes personnels à des fins de fraude financière). Il s’agit de permettre à la bureaucratie de l’État, certainement une énième à créer via l’embauche de nouveaux fonctionnaires-clients-partisans, de filtrer les sites qui auront accès au marché belge via un Firewall géant. La toile belge deviendra une sorte de grand Intranet à l’échelle du pays. Il est judicieux à ce stade de noter que les pays qui ont mis un tel filtre en place sont l’Iran, l’Arabie Saoudite, la Chine… Bref, des pays notoirement connus pour leur respect des droits de l’homme et des libertés individuelles.</p>
<p>Si la technique peut ne pas inquiéter le citoyen lambda écrasé sous le poids des règlements et autres intrusions dans sa vie courante, elle soulève néanmoins la question de savoir jusqu’où l’Etat pourra aller en matière de filtrage des sites étrangers. A l’instar de la lutte contre le tabac qui a dangereusement dérivé vers la lutte contre la junk food dans la course à l’hygiénisme, on peut s’attendre à ce que les cerbères informatiques à la solde du gouvernement, toujours désireux de nous protéger contre nous-mêmes, limiteront et interdiront l’accès à de plus en plus de sites dont le contenu pourrait s’avérer critique vis-à-vis des intérêts de l’État. Des webzines, pure players et blogs alternatifs bien connus des internautes seront-ils sur la liste noire ? Ce sera la prochaine étape très probablement.</p>
<p>Au plan commercial, on remarque que les vieilles reliques et recettes mercantilistes ont toujours la cote auprès des hommes et femmes de l’État puisque un tel filtre, s’il venait à dériver en protectionnisme commercial, aura probablement pour corollaire de déclencher des mesures de représailles via des actions similaires par des autres pays, ce qui au final pénalisera les entreprises belges actives sur le Net et appauvrira un peu plus la société. Nous avons tout à y perdre.</p>
<p>Outre le fait que ce genre de déclaration tapageuse n’a d’autre but que d’attirer l’attention des médias et du public sur la formation politique, il eut été judicieux de considérer les implications techniques quant à la mise en place et le maintien d’un tel filtrage informatique avant de lancer une telle ineptie. En effet, à l’heure du Freenet [<sup class='footnote'><a href='#fn-124129-1' id='fnref-124129-1' onclick='return fdfootnote_show(124129)'>1</a></sup>], des VPN [<sup class='footnote'><a href='#fn-124129-2' id='fnref-124129-2' onclick='return fdfootnote_show(124129)'>2</a></sup>] et des proxies [<sup class='footnote'><a href='#fn-124129-3' id='fnref-124129-3' onclick='return fdfootnote_show(124129)'>3</a></sup>], c’est une douce utopie humide de totalitaire de penser qu’une telle solution est techniquement faisable.</p>
<p>Le phishing est un délit et un problème sérieux. C’est avant tout à l’internaute de se responsabiliser face à cette plaie, de s’informer et d’agir prudemment. Il revient aussi aux entreprises de prendre les mesures de sûreté nécessaires à la lutte contre le phishing. Que l’État se borne à rester en retrait et assure le bon fonctionnement en temps et heure de ses cours de justice pour poursuivre à des fins de sanction et de réparation les fraudeurs une fois l’affaire introduite par les victimes de tels abus.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYXJ0aS1saWJlcnRhcmllbi5iZS9taXNlLWVuLXBsYWNlLWR1bi1maXJld2FsbC1nZWFudC1zb3VzLWFkbWluaXN0cmF0aW9uLWV0YXRpcXVlLXBvdXItbHV0dGVyLWNvbnRyZS1sZS1waGlzaGluZy1qdWxlcy1jZXNhci1hdXJhaXQtYWltZS1sYS1wcm9wb3NpdGlvbi1kZS1sYS1uLXZhLw==" target=\"_blank\">Sur le web.</a></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124129'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124129-1'>Freenet est un réseau informatique anonyme et distribué construit sur l’Internet. Il vise à permettre une liberté d’expression et d’information totale fondée sur la sécurité de l’anonymat, et permet donc à chacun de lire comme de publier du contenu. Il offre la plupart des services actuels d’Internet (courriel, web…). <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124129-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124129-2'>VPN signifie Virtual Private Network, réseau privé virtuel anglais. C’est une connexion inter-réseau permettant de relier deux réseaux locaux différents par un protocole de tunnel. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124129-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124129-3'>Un proxy est un composant logiciel qui joue le rôle d’intermédiaire en se plaçant entre deux autres pour faciliter ou surveiller leurs échanges. Dans le cadre plus précis des réseaux informatiques, un proxy est alors un programme servant d’intermédiaire pour accéder à un autre réseau, généralement Internet. Par extension, on appelle aussi proxy un matériel (un serveur par exemple) mis en place pour assurer le fonctionnement de tels services. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124129-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Frédéric Van Roekeghem, l&#039;homme qui vous a coûté 60 milliards €</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/11/124080-frederic-van-roekeghem-lhomme-qui-vous-a-coute-60-milliards-e</link>
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		<pubDate>Sat, 11 May 2013 05:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[CNAM]]></category>
		<category><![CDATA[déficit de la sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Van Roekeghem]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président de la CNAM Frédéric Van Roekeghem refuse la transparence des données (open data) mais est prêt à transmettre beaucoup trop aux autres administrations.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le président de la CNAM Frédéric Van Roekeghem refuse la transparence des données (open data) mais est prêt à transmettre beaucoup trop aux autres administrations.</strong></p>
<p><strong>Un article de l'Initiative Transparence Santé.</strong><span id="more-124080"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2NuYW0tbWVkaWF0b3ItdHBhLTIyNjc4Ni1qcGdfMTE2NzExLmpwZw=="><img class="aligncenter size-medium wp-image-124081" title="Frédéric Van Roekeghem, président de la CNAM" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/cnam-mediator-tpa-226786-jpg_116711-300x130.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="130" /></a></p>
<p>Il est responsable depuis son arrivée à la tête de la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) en 2004 d’un déficit cumulé de plus de 60 milliards d’euros.</p>
<p>Incapable de juguler l’explosion des dépenses de santé, celles notamment liées à la consommation de médicaments ou encore aux pratiques tarifaires des professionnels de santé, Frédéric Van Roekeghem a laissé le système de soins dériver jusqu’à la lie.</p>
<p>Non content de ce bilan déjà peu glorieux, le directeur de la Cnam ergote face à la demande citoyenne d’ouverture des données publiques de santé. En s’appuyant sur des arguments fallacieux dont il ne peut pourtant ignorer <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZGF0YXNhbnRlLmNvbS8yMDEzLzA1LzEwL2xob21tZS1xdWktdm91cy1hLWNvdXRlLTYwLW1pbGxpYXJkcy8=" target=\"_blank\">qu’ils ne tiennent pas deux secondes la route</a>.</p>
<p>Un blocage coupable</p>
<p>L’accès aux données que l’Initiative transparence santé réclame depuis plusieurs mois fournirait de puissants outils afin d’assainir les finances publiques et offrir aux citoyens de bien meilleures garanties en matière de sécurité sanitaire.</p>
<p>Les responsables du blocage, le directeur de la Cnam en premier lieu prend de lourdes responsabilités. C’est aussi le cas du Ministère de la Santé ou encore de la Direction de la Sécurité sociale qui, en dépit des apparences, semblent clairement opposés à ce que l<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZGF0YXNhbnRlLmNvbS8yMDEzLzA0LzI5L29wZW4tZGF0YS1zYW50ZS1sZXMtcG91dm9pcnMtcHVibGljcy1ub250LWRvbmMtcmllbi1jb21wcmlzLw==" target=\"_blank\">a société civile puisse disposer des informations lui appartenant pourtant de plein droit</a>.</p>
<p>Echanges de données entre amis</p>
<p>Si ces différents acteurs affichent leur dédain face à une réelle transparence, ils ne voient en revanche aucun problème à ce qu’un nombre de plus en plus grand de services administratifs ou d’agences accèdent à des données potentiellement nominatives.</p>
<p>C’est ce qu’a découvert l’Initiative qui s’est procuré l’ordre du jour de la dernière séance du comité d’orientation et de pilotage de l’information interrégimes (Copiir). Inutile de dire que ces arrangements sont discrètement entendus à l’insu des principaux concernés, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZGF0YXNhbnRlLmNvbS8yMDEzLzA1LzAyL3F1YW5kLWxlcy1wb3V2b2lycy1wdWJsaWNzLXNlLXBhcnRhZ2VudC1sZXMtZG9ubmVlcy1wb3RlbnRpZWxsZW1lbnQtbm9taW5hdGl2ZXMv" target=\"_blank\">les Français eux-mêmes</a>.</p>
<p>Lu dans la presse</p>
<p>« Administrations, collectivités, une masse infinie d’informations brutes sont désormais accessibles au public…, peut-on lire dans une enquête publiée par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzIwMTMvMDQvMjgvb3Blbi1kYXRhLWEtYnVzaW5lc3Mtb3V2ZXJ0Xzg5OTY0Mg==" target=\"_blank\">le quotidien Libération le 28 avril</a>. Et des start-up s’empressent de les exploiter ».</p>
<p>Certaines peinent encore à trouver le bon modèle économique. La lecture de cette enquête ne laisse toutefois aucun doute sur le potentiel de création de valeur qu’on peut envisager avec l’Open data. Seul hic : Celles relatives à la santé particulièrement, qui « font partie des plus prisées ». On se demande bien pourquoi.</p>
<p>La mobilisation est plus que jamais nécessaire, sur le web et les réseaux sociaux notamment. Faites passer cet article à vos contacts, publiez sur vos blogs ou relayez sur Twitter !</p>
<p>A lire également sur Contrepoints :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9vcGVuLWRhdGE=" target=\"_blank\">Notre dossier Open Data</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMDcvNjM4NzYtbGEtcnVlZS12ZXJzLWxvci1kZXMtZG9ubmVlcy1wdWJsaXF1ZXM=" target=\"_blank\">La ruée vers l'or des données publiques</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjkvMTEyOTk2LW9wZW5kYXRhLWxpYmVyZXotbGVzLWRvbm5lZXMtZGUtc2FudGU=" target=\"_blank\">Opendata : libérez les données de santé !</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTUvMTE4MzQ4LWxvcGVuLWRhdGEtb3UtY29tbWVudC1jb25zYWNyZXItdW4tZHJvaXQtZGFjY2VzLWF1eC1kb25uZWVzLXB1YmxpcXVlcw==" target=\"_blank\">L'Open Data, ou comment consacrer un droit d'accès aux données publiques</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Données personnelles : La CNIL publie son 33e rapport</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/29/122986-donnees-personnelles-la-cnil-publie-son-33e-rapport</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/29/122986-donnees-personnelles-la-cnil-publie-son-33e-rapport#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 05:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roseline Letteron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets de société]]></category>
		<category><![CDATA[CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[données personnelles]]></category>

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		<description><![CDATA[La CNIL vient de publier son 33e rapport annuel, l'occasion de faire un point sur la protection des données personnelles en France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La CNIL vient de publier son 33e rapport annuel, l'occasion de faire un point sur la protection des données personnelles en France.</strong></p>
<p><strong>Par Roseline Letteron.</strong><span id="more-122986"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA0L3ZpZS1wcml2ZWUxLmpwZw=="><img class="alignleft size-full wp-image-81058" title="vie privee , internet" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/vie-privee1.jpg?16fe88" alt="vie privee , internet" width="183" height="200" /></a>Le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jbmlsLmZyL2ZpbGVhZG1pbi9kb2N1bWVudHMvTGFfQ05JTC9wdWJsaWNhdGlvbnMvQ05JTF9SQTIwMTJfd2ViLnBkZg==">33e rapport </a>de la Commission nationale de l'informatique et des libertés vient d'être publié et sa lecture permet d'abord de percevoir la vitalité de la plus ancienne de ces autorités, celle qui est à l'origine de la notion d'autorité administrative indépendante.</p>
<p>Depuis la loi du 6 janvier 1978 sur l'informatique, les fichiers et les libertés, les choses ont bien changé. Les ordinateurs se sont miniaturisés et banalisés, ils ont pénétré les télécommunications. Internet et les réseaux sociaux ont bouleversé les modes de communication. Toutes ces évolutions n'étaient pas prévues à la naissance de la CNIL. Elles témoignent de sa capacité d'adaptation, par une certaine forme de pragmatisme qui vise à protéger les données personnelles là où elles sont conservées, quel que soit le support du fichage.</p>
<p><strong>Croissance des recours</strong></p>
<p>L'élément le plus notable du 33e rapport réside sans doute dans la progression des plaintes adressées à la Commission. Celle-ci en a reçu 6017 en 2012, soit une augmentation de 4,9% par rapport à l'année précédente. La Commission interprète ces chiffres comme le témoignage d'un intérêt croissant de citoyens toujours plus soucieux de protéger leurs données personnelles. Elle insiste aussi sur la facilité désormais offerte aux personnes fichées de déposer une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jbmlsLmZyL3Zvcy1kcm9pdHMvcGxhaW50ZS1lbi1saWduZS8=">plainte en ligne</a>, selon une procédure très simple. Cette formule connaît une croissance considérable, puisque 44% des intéressés l'ont utilisée, contre seulement 26% en 2011. La facilité du recours constitue, à l'évidence, un élément attractif pour les personnes fichées.</p>
<p>Il convient cependant de nuancer quelque peu cette perspective optimiste. Rien n'interdit de penser que l'augmentation des plaintes est aussi la conséquence logique, pour ne pas dire arithmétique, de l'accroissement du nombre de données personnelles collectées sur les individus, notamment dans le domaine du commerce électronique. Autrement dit, plus il y a de données stockées, plus il y a de recours. L'observation ne doit cependant pas cacher l'indéniable succès de la CNIL, qui a su informer les personnes fichées sur leurs droits d'accès et de rectification, et leur offrir des procédures faciles à mettre en œuvre.<br />
<strong> </strong><br />
<strong>Droit d'accès indirect</strong></p>
<p>Le 33e rapport fait état d'une progression a priori surprenante des demandes d'accès indirect. Elles furent en effet 3682 en 2012, soit un accroissement de 75% par rapport à 2011. Rappelons que le "droit d'accès indirect"... n'est pas un droit d'accès. Il concerne les fichiers intéressant la sûreté de l’État, la défense et la sécurité publique, la recherche ou la constatation des infractions, ou enfin le recouvrement des impôts. Dans ce cas, la personne qui pense être fichée peut solliciter la CNIL, afin qu'un de ses membres vérifie la réalité de ce fichage et sa pertinence. Le terme "droit d'accès", même s'il est désormais en usage, est donc excessif, dans la mesure où la personne fichée n'a finalement pas accès à ses données personnelles, même indirectement. À l'issue de la procédure, elle est seulement informée que les vérifications ont été effectuées, sans pouvoir savoir si elle faisait effectivement l'objet d'un fichage et a fortiori sans avoir connaissance du contenu des informations conservées sur son compte.</p>
<p>Parmi ces demandes de droit d'accès indirect, 4% concernent les fichiers STIC et JUDEX qui collectent des données sur les auteurs d'infraction (ces deux traitements seront remplacés, fin 2013, par le <em>Traitement des antécédents judiciaires</em>, commun aux forces de police et de gendarmerie). Mais l'essentiel des demandes porte sur le <em>Fichier des comptes bancaires et assimilé</em>s (FICOBA), géré par l'administration fiscale. Cette croissance est purement conjoncturelle, car le Conseil d’État a rendu, le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FyaWFuZWludGVybmV0LmNvbnNlaWwtZXRhdC5mci9hcmlhbmVpbnRlcm5ldC9nZXRkb2MuYXNwP2lkPTE5MTQ1NyZhbXA7Zm9uZHM9RENFJmFtcDtpdGVtPTE=">29 juin 2011, un arrêt</a> autorisant l'accès des héritiers aux données bancaires d'une personne décédée, dans le but de liquider la succession. Par voie de conséquence, de nombreuses requêtes ont été introduites à cette fin durant l'année 2012, afin de profiter de cette voie de droit désormais ouverte. On peut donc penser que ces demandes devraient décroître rapidement dans un avenir proche.</p>
<p><strong>Le poids du droit à l'oubli</strong></p>
<p>Si certaines tendances sont conjoncturelles, d'autres sont plus profondes. Tel est le cas du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTcvMTE4NDc4LWxlLW1pcm9pci1hdXgtYWxvdWV0dGVzLWR1LWRyb2l0LWEtbG91Ymxp" target=\"_blank\">droit à l'oubli</a>, dont le rapport montre qu'il devient peu à peu un élément contextuel du droit de la protection des données. 31% des plaintes reçues par la Commission concernent internet et les télécommunications, et 1050 demandent la suppression de données personnelles en ligne. Ce droit à l'oubli, qui ne figure pas expressément dans les textes, est cependant analysé comme la conséquence du principe de finalité. La durée de conservation d'une information doit, en effet, être conforme à la finalité du fichier. Le droit à l'oubli permet alors à la personne fichée de demander la suppression des données personnelles qui ne sont plus pertinentes par rapport à cette finalité.</p>
<p>D'une façon générale, la CNIL se déclare en faveur de l'intégration du droit à l'oubli dans l'ordre juridique. Le 33è rapport est ainsi le support idéal pour l'autorité indépendante qui se prononce en faveur du projet de règlement européen actuellement en cours de négociation, et qui devrait consacrer, cette fois formellement, le droit à l'oubli. La CNIL affirme ainsi que ce droit à l'oubli comporte deux facettes bien distinctes. D'une part, le droit dont serait détentrice chaque personne fichée de fixer une date de péremption pour le stockage de ses données, dates au-delà de laquelle elles seraient effacées. D'autre part, l'obligation pour les moteurs de recherche, qui sont les principales clés d'entrée pour la recherche et la diffusion de données personnelles, de déréférencer ces informations à l'issue d'une certaine période préalablement définie.</p>
<p><strong>Un standard européen de protection des données</strong></p>
<p>Toutes ces pistes méritent d'être étudiées, et cette réflexion montre que la CNIL entend être présente dans le débat européen sur ces questions. Rappelons d'ailleurs que la Commission joue un rôle important au sein du "G29" qui regroupe l'ensemble des agences des pays de l'UE compétentes en matière de protection des données. C'est en effet la CNIL qui pilote le groupe de travail du G29 chargé de s'assurer que les règles de confidentialité appliquées par Google respectent la législation européenne. Considéré sous cet angle, le rapport de la CNIL est aussi l'instrument de la construction d'un standard européen de protection des données.</p>
<p>À lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTcvMTE4NDc4LWxlLW1pcm9pci1hdXgtYWxvdWV0dGVzLWR1LWRyb2l0LWEtbG91Ymxp" target=\"_blank\">Le droit à l'oubli, un miroir aux alouettes ?</a>, Frédéric Prost</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDkvMTEwNzM5LXBpcmF0YWdlLWR1LWZpY2hpZXItc3RpYy1sYWxhcm1hbnRlLWVmZmljYWNpdGUtZGVzLWF0dGFxdWVzLXBhci1pbmdlbmllcmllLXNvY2lhbGU=" target=\"_blank\">L'alarmante efficacité des attaques par ingénierie sociale</a>, Jérôme Saiz</li>
</ul>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGVzY2hlcmllcy5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEzLzA0L2xlLTMzZS1yYXBwb3J0LWRlLWxhLWNuaWwuaHRtbD91dG1fc291cmNlPWZlZWRseQ==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=122986" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Les Keyloggers et la CNIL</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/31/120087-les-keyloggers-et-la-cnil</link>
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		<pubDate>Sun, 31 Mar 2013 05:40:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roseline Letteron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
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		<category><![CDATA[logiciel espion]]></category>
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		<description><![CDATA[La CNIL dénonce des dispositifs de cybersurveillance particulièrement intrusifs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La CNIL dénonce des dispositifs de cybersurveillance particulièrement intrusifs.</strong></p>
<p><strong>Par Roseline Letteron.</strong><br />
<span id="more-120087"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMjcvODEwNTMtYWxlYS1hY3RhLWVzdC12ZXJzLWxlbnRlcnJlbWVudC1ldXJvcGVlbi1kYWN0YS92aWUtcHJpdmVlMQ==" rel=\"attachment wp-att-81058\"><img class="alignleft size-full wp-image-81058" title="vie privee , internet" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/vie-privee1.jpg?16fe88" alt="vie privee , internet" width="183" height="200" /></a>La <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jbmlsLmZyL2xhLWNuaWwvYWN0dWFsaXRlL2FydGljbGUvYXJ0aWNsZS9rZXlsb2dnZXItZGVzLWRpc3Bvc2l0aWZzLWRlLWN5YmVyc3VydmVpbGxhbmNlLXBhcnRpY3VsaWVyZW1lbnQtaW50cnVzaWZzLw==">CNIL</a> a énoncé, le 20 mars 2013, un certain nombre de principes portant sur l'utilisation des "Keyloggers" ou "enregistreurs de frappe". Ce terme générique désigne une série de dispositifs de surveillance susceptibles d'être installés sur un ordinateur à l'insu de son utilisateur. Leur objet est d'enregistrer toutes les frappes effectuées sur le clavier, ce qui permet de connaître toutes les activités du poste informatique.</p>
<p><strong>Instrument d'espionnage</strong></p>
<p>Sur le plan technique, les méthodes sont nombreuses, et vont d'une intervention sur la connectique à l'installation discrète d'un logiciel. Elles présentent le point commun d'offrir un redoutable instrument d'espionnage, d'autant qu'il est possible de recevoir des alertes lorsque le propriétaire de l'ordinateur frappe tel ou tel mot clé, ou des rapports résumant son activité quotidienne. Tout cela pour un coût dérisoire, certains enregistreurs de frappe étant même <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4wMW5ldC5jb20vdGVsZWNoYXJnZXIvd2luZG93cy9NdWx0aW1lZGlhL3dlYmNhbV9ldF9zdXJ2ZWlsbGFuY2UvZmljaGVzLzM3MDUzLmh0bWw=">téléchargeables gratuitement</a> sur internet.</p>
<p>Les enregistreurs de frappe ont essentiellement été utilisés par deux types d'usagers. D'une part, certaines officines spécialisées dans "l'intelligence économique" mandatées par un industriel n'hésitent pas à employer ce type de matériel pour obtenir les informations sensibles d'un concurrent. Il s'agit alors purement et simplement d'espionnage industriel. D'autre part, la cyber-délinquance use de ces technologies pour intercepter des informations relatives à des numéros de compte bancaire,  des codes ou des mots de passe.</p>
<p>Aujourd'hui, les enregistreurs de frappe sortent de la clandestinité propre aux délinquants pour développer leur marché et acquérir une certaine forme de légitimité. Des employeurs ont eu l'idée étrange d'installer ce type de logiciel espion sur les ordinateurs de leur entreprise, enregistrant ainsi toute l'activité informatique de leurs employés, évidemment à leur insu. Depuis 2012, la CNIL a ainsi été saisie par un certain nombre de salariés, faisant part de leur crainte, réelle ou supposée, d'être espionnés par leur employeur. Après contrôle auprès des entreprises concernées, la Commission a  constaté qu'une des plaintes était fondée. Elle a donc rédigé une véritable mise en garde à ceux qui seraient tentés de recourir aux enregistreurs de frappes dans le monde du travail.</p>
<p><strong>Protection de la vie privée et des données personnelles</strong></p>
<p>Le premier principe, le plus fondamental sans doute, est celui de la protection de la vie privée et des données personnelles. Dans un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoSnVyaUp1ZGkuZG8/b2xkQWN0aW9uPXJlY2hKdXJpSnVkaSZhbXA7aWRUZXh0ZT1KVVJJVEVYVDAwMDAyMDQyMzY2NCZhbXA7ZmFzdFJlcUlkPTIwMjg0OTE4NzgmYW1wO2Zhc3RQb3M9MQ==">arrêt du 18 mars 2009</a>, la Chambre sociale de la Cour de cassation énonce ainsi qu'il n'est pas interdit à un salarié d'utiliser l'ordinateur mis à disposition par l'entreprise à des fins personnelles, par exemple pour surfer sur internet ou envoyer des courriels, à la condition toutefois de ne pas négliger son travail. L'utilisation d'un enregistreur de frappes conduit donc nécessairement, dès lors qu'il y a captation de l'ensemble de l'activité effectuée sur le poste informatique, à une violation de données personnelles. Qu'il s'agisse de courriels, du code d'une carte bleue, ou du mot de passe pour accéder à un site, tous ces éléments sont transmis à l'employeur espion au milieu des dossiers professionnels.</p>
<p><strong>Absence de consentement</strong></p>
<p>Dès lors que ces informations sont transmises à un tiers, il y a aussi violation du principe du consentement de l'intéressé à la collecte et la conservation de toutes données personnelles le concernant. Cette violation est automatique puisque, par hypothèse, l'enregistreur de frappes agit à son insu.</p>
<p>De cette situation particulièrement grave pour le droit au respect de la vie privée, la CNIL tire une conséquence logique : l'interdiction de principe de l'utilisation des enregistreurs de frappe dans les relations de travail. La seule exception envisagée est l'existence d'un "<em>fort impératif de sécurité</em>", par exemple lorsque le salarié conserve sur son ordinateur des informations sensibles couvertes par le secret industriel et commercial. Dans ce cas cependant, l'utilisation de l'enregistreur ne peut être envisagée qu'après une information des personnels concernés, ainsi avertis du risque de dissémination des données personnelles qu'ils conservent et échangent à partir de leur poste de travail. En tout état de cause, le défaut d'information du salarié constitue une infraction. La <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoVGV4dGUuZG8/Y2lkVGV4dGU9Sk9SRlRFWFQwMDAwMjM3MDczMTImYW1wO2NhdGVnb3JpZUxpZW49aWQ=">loi du 14 mars 2011 </a>punit en effet de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende l'utilisation de dispositifs de captation de données informatiques à l'insu des personnes concernées.</p>
<p>L'avertissement de la CNIL sera-t-il suffisant pour faire cesser le développement des enregistreurs de frappes ? Peut-être, mais la difficulté essentielle réside dans l'ignorance de l'existence même de ces dispositifs, et dans leur caractère furtif qui rend toute preuve de leur installation sur un ordinateur particulièrement délicate. La solution devrait sans doute être recherchée dans une action préventive, visant l'interdiction de la vente de ces technologies, sauf pour certains usages limitativement énumérés et soumis à autorisation de la CNIL. Les entreprises devraient donc rechercher d'autres moyens de contrôler l'activité des salariés, ce qui est loin d'être impossible. Les officines de sécurité privée, quant à elles, ne pourraient  plus utiliser les enregistreurs de frappes à des fins d'espionnage industriel sans encourir une sanction pénale et le retrait de leur agrément. Une mesure sans doute pas inutile pour moraliser un secteur qui en a largement besoin.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGVzY2hlcmllcy5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEzLzAzL2xlcy1rZXlsb2dnZXJzLWV0LWxhLWNuaWwuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=120087" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Dites-moi où vous allez et je vous dirai qui vous êtes</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/28/119698-dites-moi-ou-vous-allez-et-je-vous-dirais-qui-vous-etes</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Mar 2013 06:47:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Prost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[anonymat]]></category>
		<category><![CDATA[confidentialité]]></category>
		<category><![CDATA[géolocalisation]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[téléphone mobile]]></category>
		<category><![CDATA[Vie privée]]></category>

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		<description><![CDATA[Une récente étude du MIT montre que les notions de confidentialité et de vie privée tendent à disparaître sur internet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une récente étude du MIT montre que la notion de confidentialité tend à disparaître sur internet. Les données de localisation spatio-temporelles permettent facilement d'identifier une personne et mettent en danger sa vie privée.<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Frédéric Prost.</strong><br />
<span id="more-119698"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMjcvODEwNTMtYWxlYS1hY3RhLWVzdC12ZXJzLWxlbnRlcnJlbWVudC1ldXJvcGVlbi1kYWN0YS92aWUtcHJpdmVlMQ==" rel=\"attachment wp-att-81058\"><img class="alignleft size-full wp-image-81058" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/vie-privee1.jpg?16fe88" alt="vie privee , internet" width="183" height="200" /></a>Il y a quelques semaines de cela, je faisais la remarque (dont l'idée principale se <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VkaXRpb24uY25uLmNvbS8yMDEzLzAzLzE2L29waW5pb24vc2NobmVpZXItaW50ZXJuZXQtc3VydmVpbGxhbmNlL2luZGV4Lmh0bWw=">répand de plus en plus</a>) que la caractéristique essentielle du web 3.0 tenait principalement en ce que la notion de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9wPTExNDE3Nw==">confidentialité, voire de vie privée, allait tendre à disparaître</a>. Une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uYXR1cmUuY29tL3NyZXAvMjAxMy8xMzAzMjUvc3JlcDAxMzc2L2Z1bGwvc3JlcDAxMzc2Lmh0bWw=">récente étude</a> menée par des chercheurs du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5taXQuZWR1Lw==">MIT</a> et de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy51Y2xvdXZhaW4uYmUv">l'Université Catholique de Louvain</a> vient confirmer de façon spectaculaire ces remarques. En une phrase : quelques données spatio-temporelles (où vous trouviez-vous et à quelle heure) liées à une personne suffisent à l'identifier. L'étude qui a duré 15 mois et qui a porté sur plus d'un million et demi de personnes montre qu'il suffit de 4 points spatio-temporels pour identifier 95% des personnes.</p>
<p>Autrement dit, sans même connaître ni le nom ni le numéro de téléphone de la personne concernée, simplement en sachant qu'une même personne a été présente dans 4 lieux différents à des moments différents suffit quasiment à pouvoir identifier cette personne. Au mois de novembre l'ex-directeur de la CIA, David Petraeus, avait été <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9wPTEwNTE4Mg==">contraint à la démission</a> suite à la découverte d'une liaison extra-conjugale. L'identité de son amante avait été établie assez facilement par le FBI en recoupant les listes des personnes présentes dans des hôtels les jours où elle envoyait ces mails (provenant de comptes anonymes mais pour lesquels on pouvait tracer l'adresse IP de l'hôtel à partir duquel le message avait été envoyé). Ce que montre l'étude dont nous parlons est que cette technique – recouper des informations liant un lieu et une date à une même personne – peut se généraliser avec une facilité assez incroyable. En effet, il faut savoir que, selon toute probabilité, vous portez sur vous un téléphone portable qui envoie en permanence des informations sur sa localisation. Il apparaît que même si ces données sont anonymisées (c'est-à-dire si on ne lie pas les informations spatio-temporelles avec les numéros de téléphones ou les personnes) très peu d'informations suffisent à vous identifier. Basiquement c'est parce que vous êtes la seule personne au monde à vous être rendus sur ces différents endroits à ces différents instants. En fait deux endroits sont généralement suffisants (typiquement votre maison et votre lieu de travail).</p>
<p>La première leçon à tirer, et qu'on ne répètera jamais assez, est que dans le monde numérique "tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous". La protection offerte par un pseudonyme, un chiffre d'anonymisation, ou toute promesse de confidentialité faite par un acteur du web n'est tout simplement qu'une illusion. Un peu à l'image du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zY2huZWllci5jb20vZXNzYXktMjkyLmh0bWw=">théâtre de la sécurité</a> dont nous sommes quotidiennement témoins (typiquement dans les aéroports), ces grandes déclarations sur la confidentialité sont fondamentalement plus liées à un "sentiment" qu'à une quelconque réalité. Le simple fait que les données existent est intrinsèquement contradictoire avec la notion même de confidentialité.</p>
<p>La seconde leçon est que, internet devenant toujours plus pervasif, les gens sont les collaborateurs les plus actifs de leur propre surveillance. Tous les "check in" ou "like" qu'un utilisateur enregistre volontairement sur sa page facebook (son compte instagram ou autre) sont autant d'informations qui seront collectées et ajoutées à leur profil. Qui plus est l'étude montre que fusionner les profils (c'est-à-dire reconnaitre que différentes identités numériques recouvrent en fait une seule et unique personne) est beaucoup plus simple qu'on ne pourrait le croire.</p>
<p>Pour le moment on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait une pression populaire pour que les problèmes de confidentialité soient pris en compte. C'est plutôt autour de la rhétorique sécuritaire que le débat se focalise : les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9wPTExNzQyOQ==">nouvelles technologies de l'information sont vues comme un moyen de maîtriser la criminalité</a>. Il ne faut jamais oublier qu'une technologie est neutre et que si elle permet d'augmenter la puissance cela reste vrai que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons.</p>
<p>&nbsp;</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=119698" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/03/28/119698-dites-moi-ou-vous-allez-et-je-vous-dirais-qui-vous-etes/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Sélection de liens : impression 4D, 3D sans lunettes, robotique et bien d&#039;autres</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/25/119358-selection-de-liens-impression-4d-3d-sans-lunettes-robotique-et-bien-dautres</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/25/119358-selection-de-liens-impression-4d-3d-sans-lunettes-robotique-et-bien-dautres#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 05:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aymeric Pontier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Impression 4D]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=119358</guid>
		<description><![CDATA[Ce qu'il fallait avoir lu cette semaine sur le web.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce qu'il fallait avoir lu cette semaine sur le web.</strong></p>
<p><strong>Par Aymeric Pontier.</strong><span id="more-119358"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEwLzA5L2ludGVybmV0MS5qcGc="><img class="alignleft size-full wp-image-501" title="internet" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2010/09/internet1.jpg?16fe88" alt="" width="120" height="90" /></a>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy51c2luZW5vdXZlbGxlLmNvbS9hcnRpY2xlL2ltcHJlc3Npb24tNGQtbGVzLW9iamV0cy1zLWFzc2VtYmxlbnQtZXV4LW1lbWVzLk4xOTI1NDI=">Impression 4D : les objets s’assemblent eux-mêmes</a></strong> - <em>Pierre Tran</em><br />
La révolution de l'impression 3D démarre à peine que l'impression 4D est déjà en chantier !</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lcndhbm5nYXVjaGVyLmNvbS9hcnRpY2xlLzAxLzAzLzIwMTMvbGVzLXZlbnRlcy1udW1lcmlxdWVzLWRlLWxhLXByZXNzZS1jb21tZW5jZW50LS1jb21wZW5zZXItbGEtY2h1dGUtZHUtcGFwaWVyLS8xMDc3">Les ventes numériques de la presse commencent à compenser la chute du papier !</a></strong> - <em>Erwann Gaucher</em><br />
Les ventes numériques des quotidiens français explosent, au point de compenser la chute du papier.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zbGF0ZS5mci9saWZlLzY4OTc3L2xlcy12b2xjYW5zLXJlZnJvaWRpcmFpZW50LWxhLVRlcnJl">Les volcans refroidiraient la Terre</a></strong> - <em>Michel Alberganti</em><br />
Les rejets de particules volcaniques auraient réduit de 25% le réchauffement climatique entre 2000 et 2010.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTAvMTE3NzQyLWRlcy12YWNoZXMtcG91ci1yZXZlcmRpci1sZXMtZGVzZXJ0cw==">Des vaches pour reverdir les déserts</a></strong> - <em>Anthony Watts</em><br />
Et si le bétail était la solution pour lutter contre à la désertification ?</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3Bhc3NldXJkZXNjaWVuY2VzLmJsb2cubGVtb25kZS5mci8yMDEzLzAzLzEwL2hvbW1lLXF1aS1uZS1kZXNjZW5kYWl0LXBhcy1kLWFkYW0v">L’homme qui ne descendait pas d’Adam</a></strong> - <em>Pierre Barthélémy</em><br />
Le chromosome Y le plus ancien au monde vient d'être découvert.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RlbXBzcmVlbC5ub3V2ZWxvYnMuY29tL2wtZW5xdWV0ZS1kZS1sLW9icy8yMDEzMDMwOC5PQlMxMjYwL2wtaW5jcm95YWJsZS1oaXN0b2lyZS1kdS1tZW5zb25nZS1xdWktYS1wZXJtaXMtbGEtZ3VlcnJlLWVuLWlyYWsuaHRtbA==">L'incroyable histoire du mensonge qui a permis la guerre en Irak</a></strong> - <em>Vincent Jauvert</em><br />
Les informations qui ont servi de prétexte à l'invasion de l'Irak sortaient de l'imagination d'un affabulateur.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTIvMTE4MDI2LWxlcy1wYXlzLWVtZXJnZW50cy1pbnZlc3Rpc3NlbnQtcGx1cy1kYW5zLWxlcy1wYXlzLWRldmVsb3BwZXMtcXVlLWxpbnZlcnNl">Les pays émergents investissent plus dans les pays développés que l'inverse</a></strong> - <em>Alexis Vintray</em><br />
Le basculement du monde se poursuit, les pays émergents investissent massivement dans les pays développés !</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3NjaWVuY2VzZXRhdmVuaXIubm91dmVsb2JzLmNvbS9zYW50ZS8yMDEzMDMxMS5PQlMxNDQ1L2Rlcy1nZW5lcmF0aW9ucy1kZS1jbG9uZXMtZGUtc291cmlzLXByb2R1aXRlcy1hdmVjLXN1Y2Nlcy5odG1s">Des générations de clones de souris produites avec succès</a></strong> - <em>Joël Ignasse</em><br />
Des scientifiques japonais ont réussi à surmonter le problème de la dégradation génétique du clonage.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iZm10di5jb20vZWNvbm9taWUvcmVjb21tYW5kZXItbGFydGljbGUtZHVuLXNpdGUtY29uY3VycmVudC1wZXV0LWV0cmUtcHJvZml0YWJsZS00NzIyODguaHRtbA==">Recommander l'article d'un site concurrent peut être profitable</a></strong> - <em>Jamal Henni</em><br />
Certains services payent les sites d'information pour qu'ils proposent des liens vers des sites concurrents.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydGZsYXNoLmZyL2VuLTIwMTUtY2FuY2VyLXBvdW1vbi1zZXJhLXByZW1pZXJlLWNhdXNlLW1vcnRhbGl0ZS1ldXJvcGVlbm5lcy9hcnRpY2xl">En 2015, le cancer du poumon sera la première cause de mortalité des Européennes</a></strong> - <em>Elisa Tabord</em><br />
Le cancer du poumon va remplacer le cancer du sein comme 1ère cause de mortalité chez les Européennes.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3NjaWVuY2V0b25uYW50ZS53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTMvMDMvMTgvcXVhbmQtbC1lY29ub21pZS1yZW5jb250cmUtbGEtZ2VuZXRpcXVlLw==">Quand l’économie rencontre la génétique</a></strong> - <em>David Louapre</em><br />
D'après une récente étude, la diversité génétique favoriserait le développement des populations.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mdXR1cmEtc2NpZW5jZXMuY29tL2ZyL25ld3MvdC9tZWRlY2luZS9kL3VuLWVuZG9zY29wZS1taWNyb3Njb3BpcXVlLWF1c3NpLWZpbi1xdWF1bi1jaGV2ZXUtaHVtYWluXzQ1Mjg0Lw==">Un endoscope microscopique aussi fin qu’un cheveu humain</a></strong> - <em>Janlou Chaput</em><br />
Une équipe d'ingénieurs de Stanford a créé un algorithme qui va bouleverser le secteur médical.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydGZsYXNoLmZyL21pY3JvLWNlbnRyYWxlcy1udWNsZWFpcmVzLXBsdXMtc3VyZXMtZXQtbW9pbnMtY2hlcmVzL2FydGljbGU=">Des micro-centrales nucléaires plus sûres et moins chères</a></strong> - <em>Georges Simmonds</em><br />
Des chercheurs du MIT viennent de réinventer les réacteurs nucléaires à fission.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy55b3V0dWJlLmNvbS93YXRjaD92PVpvUnoxZUMzeXhz">La robotique, avenir des PME françaises ?</a></strong> - <em>Bruno Bonnell</em><br />
Le président de Syrobo l'affirme, le marché de la robotique va atteindre des sommets d'ici 2020.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3NjaWVuY2VzZXRhdmVuaXIubm91dmVsb2JzLmNvbS9hcmNoZW8tcGFsZW8vMjAxMzAzMTkuT0JTMjM4NS9sZS1jb21tZXJjZS1lbnRyZS1sLWFmcmlxdWUtZXQtbGEtY2hpbmUtZGF0ZS1kZS1wbHVzLWRlLTYtc2llY2xlcy5odG1s">Le commerce entre l'Afrique et la Chine date de plus de 6 siècles</a></strong> - <em>Lionel Huot</em><br />
Il y a 600 ans, les navires chinois commerçaient déjà avec l'Ouest de l'Afrique.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zbGF0ZS5mci9saWZlLzY5NjQ1L2xlcy1taWNyb2Jlcy1wdWxsdWxlbnQtYS0xMS0wMDAtbWV0cmVzLXNvdXMtbGVzLW1lcnM=">Les microbes pullulent à 11 000 mètres sous les mers</a></strong> - <em>Michel Alberganti</em><br />
La vie s'adapte à tout, même aux pressions écrasantes de la fosse des Mariannes !</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zbWFydHBsYW5ldC5mci9zbWFydC1idXNpbmVzcy9ldC1zaS1sZXMtYmlibGlvdGhlcXVlcy1tdW5pY2lwYWxlcy1kZXZlbmFpZW50LWRlcy1pbmN1YmF0ZXVycy1kZS1wZXRpdGVzLWVudHJlcHJpc2VzLTIzNjE1Lw==">Et si les bibliothèques municipales devenaient des incubateurs de petites entreprises ?</a></strong> - <em>Joe McKendrick</em><br />
Et si on reconvertissait nos vieilles bibliothèques municipales en espaces de travail collaboratif ?</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hdGVsaWVyLm5ldC90cmVuZHMvYXJ0aWNsZXMvcm9ib3RzLWVuZmluLWNhcGFibGVzLWltaXRlci1lbW90aW9ucy1odW1haW5lcw==">Des robots enfin capables d'imiter les émotions humaines</a></strong> - <em>L'Atelier Paris</em><br />
Des chercheurs anglais ont mis au point un visage numérique qui simule les expressions humaines à la perfection.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3NjaWVuY2VzZXRhdmVuaXIubm91dmVsb2JzLmNvbS9oaWdoLXRlY2gvMjAxMzAzMjEuT0JTMjYzOS9zYXV0LXRlY2hub2xvZ2lxdWUtcG91ci1sYS0zZC1zYW5zLWx1bmV0dGVzLmh0bWw=">Saut technologique pour la 3D sans lunettes</a></strong> - <em>Joël Ignasse</em><br />
Il est désormais possible d’afficher des images et animations en 3D sans avoir besoin de lunettes adaptées.</p>
<p>- <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy55b3V0dWJlLmNvbS93YXRjaD92PUpoRzdyNG9YbkRF">Comment modérer les prix de l'immobilier ?</a></strong> - <em>Etienne Wasmer</em><br />
Pour faire baisser les prix délirants de l'immobilier, il faut libérer du foncier !</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2F5bWVyaWNwb250aWVyLmJsb2dzcG90LmZyLzIwMTMvMDMvbGEtc2VsZWN0aW9uLWRlLWxpZW5zLTEuaHRtbD91dG1fc291cmNlPWZlZWRidXJuZXImYW1wO3V0bV9tZWRpdW09ZmVlZCZhbXA7dXRtX2NhbXBhaWduPUZlZWQ6K0F5bWVyaWNQb250aWVyKyhTaW5ndWxhcml0JUMzJUE5K2V0K0luZm9zcGglQzMlQThyZSk=">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=119358" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le miroir aux alouettes du droit à l&#039;oubli</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/17/118478-le-miroir-aux-alouettes-du-droit-a-loubli</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Mar 2013 06:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Prost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets de société]]></category>
		<category><![CDATA[Commission Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l'oubli]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l'oubli numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Platon]]></category>

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		<description><![CDATA[La recherche d'un droit à l'oubli est une quête impossible car en contradiction frontale de  considérations philosophiques basiques. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le droit à l'oubli numérique suscite des objections nombreuses, à de multiples points de vue.</strong></p>
<p><strong>Par Frédéric Prost.</strong><span id="more-118478"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL0Ryb2l0LcOgLWxvdWJsaS5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-118510" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Droit-à-loubli-300x200.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="200" /></a>Depuis un an le calendrier autour du droit à l'oubli s'accélère. Lors de son <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2V1cm9wYS5ldS9yYXBpZC9wcmVzcy1yZWxlYXNlX1NQRUVDSC0xMi0yNl9lbi5odG0=">discours du 24 janvier 2012</a> sur la réforme de la directive de 1995 sur les données à caractère personnel, la commissaire européenne <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy92aXZpYW5lLXJlZGluZy8=" target=\"_blank\">Viviane Reding</a> annonçait comme objectif l'instauration d'un "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9kcm9pdC1hLWxvdWJsaS8=" target=\"_blank\">droit à l'oubli</a>". La notion est plutôt vague et les contours d'un tel droit assez difficiles à cerner. Un résumé fait par le porte-parole de la commissaire, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iYmMuY28udWsvbmV3cy90ZWNobm9sb2d5LTE2Njc3Mzcw">M. Newman</a>, est que le but est d'aider les adolescents et les jeunes adultes à pouvoir contrôler leurs e-réputations en leur donnant les moyens de faire disparaître leurs erreurs de jeunesse (typiquement les photos de beuveries et autre qui peuplent les réseaux sociaux). Concrètement cela se traduirait par la possibilité de tout citoyen de pouvoir accéder à, et de pouvoir forcer l'effacement ou la mobilité de données qui le concernent.</p>
<p>Présentée de cette manière, cette idée de droit à l'oubli, paraîtrait presque normale voire saine. En fait si on creuse un peu il vient rapidement que le fondement d'un tel "droit à" en appelle de manière lointaine et cryptique à l'idée de rédemption. La rédemption c'est le rachat par Dieu d'une faute commise. L'Etat, qui en pratique déjà des variantes sous les formes de l'amnistie et de la réhabilitation, voudrait donc étendre son champ d'application aux consciences puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins que d'effacer des informations des mémoires, fussent elles informatiques.</p>
<p>Les premières critiques qu'on peut faire à un tel droit à l'oubli sont qu'une telle notion fait très <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwL0IwMDAwOExMQVUvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPUIwMDAwOExMQVUmYW1wO2FkaWQ9MTBZSlZHRTZTSjRSVEswTjVXQ0UmYW1wOw==" target=\"_blank\">"Brazil"</a>. Rappelons que dans ce film règne un ministère de l'information dont une des occupations principales consiste à faire disparaître des fichiers des informations de citoyens effacés... Elle entre d'ailleurs en opposition frontale avec le "devoir de mémoire". Certaines voix s'élèvent pour pointer ces risques. Des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hcmNoaXZpc3Rlcy5vcmcvQXUtbm9tLWR1LWRyb2l0LWEtbC1vdWJsaS1xdWVs">archivistes</a> aux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL3NvY2lldGUvMjAxMi8xMi8wNC9sZS1kcm9pdC1hLWwtb3VibGktc3VyLWludGVybmV0LXVuZS1pZGVlLWRhbmdlcmV1c2VfODY1MTA1">psychanalystes</a> (article dont je recommande fortement la lecteur notamment pour les remarques de conclusion, sur le fait qu'internet est le lieu du rêve à visage découvert, qui sont très intéressantes mais dépassent un peu le cadre de cet article) les arguments contre le droit à l'oubli s'accumulent.</p>
<p>Je voudrais ici ajouter un argument dans ce débat que je n'ai pas retrouvé ailleurs. Cet argument est paradoxal car il s'agit d'un argument philosophique qui découle naturellement de considérations technologiques. Le fait est qu'avec la multiplication des supports numériques, l'ubiquité des réseaux de communications, "l'information", ou les idées, se rapprochent de leur idéal philosophique : celui des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UaCVDMyVBOW9yaWVfZGVzX0Zvcm1lcw==">formes intelligibles</a> platoniciennes.</p>
<p>Bien sûr il reste toujours un substrat physique comme support des informations mais, et la démocratisation du cloud (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9wPTExMjk1NQ==">avec tous les problèmes que ça implique</a>), le montre bien, cette dimension physique prend de moins en moins d'importance. Si l'on reprend l'histoire de comment les informations se diffusaient, dans le cas du texte par exemple, l'évolution vers les formes intelligibles platoniciennes est frappante : peinture sur les murs des grottes de Lascaux, tables du décalogues gravées dans la pierre, tablettes en argile, Bibles reproduites par les moines copistes, imprimerie, photocopie, numérisation. Tout au long de ce chemin l'information devient de plus en plus immatérielle et sa copie et sa conservation de plus en plus simples, économiques et robustes.</p>
<p>Les implications de cet état de fait sont bien plus importantes qu'il n'y paraît au premier abord. En effet les formes "sont des réalités immatérielles et immuables, demeurant éternellement identiques à elles-mêmes, universelles et intelligibles ... et indépendantes de la pensée". Quoiqu'on en pense, la virtualisation croissante, rend mécaniquement ce droit à l'oubli illusoire, car comme il vient d'être dit les formes sont immatérielles, immuables et indépendantes de toute décision humaine. Chercher à imposer un droit à l'oubli revient à refuser cette réalité philosophique et croire qu'il existerait des manières de la contourner. C'est une bataille perdue d'avance. Comme le dit le héros de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwL0IwMDBIV1haUzAvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPUIwMDBIV1haUzAmYW1wO2FkaWQ9MURaVFNNSDE2UEUwOEtXOTBDUUomYW1wOw==" target=\"_blank\">V pour Vendetta</a> : "les idées sont à l'épreuve des balles", ou de quelque disposition légale, technique, policière ou politique que ce soit.</p>
<p>Je ne voudrais pas minimiser non plus les problèmes par cette permanence imposée par la technique mais il est clair que les solutions ne passeront pas par un nouveau <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRmF1eF9kcm9pdHM=">droit créance</a>, un "droit à", impraticable de plus. Une piste pourrait être un "droit de", celui d'avoir des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9wPTk4NjAx">identités multiples</a> par exemple. Une autre piste passerait par une évolution sociétale : peut être devons nous nous montrer moins intransigeants et plus tolérants. Le travail qui se faisait avant par défaut, quasiment de lui même, par l'oubli, devra être conscient. En ces temps d'élection papale, rappeler que le pardon est une des bases fondamentales du vivre-ensemble ne devrait surprendre personne.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118478" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Rapport sur la lutte contre le téléchargement illégal : qu&#039;en penser ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/04/116970-rapport-sur-la-lutte-contre-le-telechargement-illegal-quen-penser</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/04/116970-rapport-sur-la-lutte-contre-le-telechargement-illegal-quen-penser#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 07:25:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roseline Letteron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[HADOPI]]></category>
		<category><![CDATA[streaming]]></category>
		<category><![CDATA[téléchargement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=116970</guid>
		<description><![CDATA[Le rapport de Mireille Imbert-Quaretta sur les moyens de lutte contre le streaming et le téléchargement n'apas attiré l'attention de la presse. A tort.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le rapport de Mireille Imbert-Quaretta sur les moyens de lutte contre le streaming et le téléchargement n'a pas attiré l'attention de la presse. À tort.</strong></p>
<p><strong>Par Roseline Letteron.</strong><span id="more-116970"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA5L3NpdGUtaW50ZXJuZXQtZC1oYWRvcGkuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-97571" title="site-internet-d-hadopi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/site-internet-d-hadopi-300x130.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="130" /></a>Le 25 février 2013, Mireille Imbert-Quaretta, membre de la Commission de protection des droits de la Hadopi, a remis son <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oYWRvcGkuZnIvc2l0ZXMvZGVmYXVsdC9maWxlcy9wYWdlL3BkZi9SYXBwb3J0X3N0cmVhbWluZ18yMDEzLnBkZg==" target=\"_blank\">rapport sur les moyens de lutte contre le streaming et le téléchargement </a>direct de contenus illicites. Il lui avait été commandé par le Président de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI). Observons d'emblée que ce document n'a guère suscité l'intérêt des médias, même spécialisés. Sans doute sont ils davantage attentifs aux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy56ZWJ1bG9uLmZyL2FjdHVhbGl0ZXMvMTExNDktbWlyZWlsbGUtaW1iZXJ0LXF1YXJldHRhLWhhZG9waS5odG1s" target=\"_blank\">bruits annonçant la disparition</a> pure et simple d'Hadopi, d'ailleurs relayés par Madame Imbert-Quaretta elle-même.</p>
<p>Le téléchargement direct et le streaming ont en commun de permettre aux internautes d'accéder à des œuvres protégées par les droits de la propriété intellectuelle, sans l'autorisation des titulaires de ces droits. Concrètement, ces œuvres sont stockées sur des sites, et il est possible d'y accéder, soit de manière durable par téléchargement direct, soit par un simple visionnage des contenus (streaming). Ces technologies succèdent peu à peu aux anciens systèmes "de pair à pair" (<em>peer to peer)</em>, dans lesquels les ordinateurs des internautes se connectaient à un serveur central permettant de rechercher des fichiers stockés sur les disques durs des utilisateurs.</p>
<p><strong>Les limites de la répression pénale</strong></p>
<p>La sanction pénale est, depuis longtemps, au cœur du dispositif de lutte contre ces pratiques. Celle-ci a d'ailleurs été renforcée par la loi du 1er août 2006, qui crée un nouvel article L 335-2-1 du code de la propriété intellectuelle, sanctionnant les personnes fournissant des logiciels destinés à permettre la contrefaçon et celles qui incitent à leur usage. En même temps, s'est développée une approche pénale spécifique, permettant de sanctionner avec davantage de rigueur la contrefaçon, lorsqu'elle est liée à la criminalité organisée.</p>
<p>Le rapport met en lumière les limites de cette répression pénale, qui ne donne lieu qu'à très peu de poursuites judiciaires et à des condamnations relativement modestes. C'est ainsi que les créateurs du site Radioblog, qui enregistrait jusqu'à 800 000 visites par jour, ont été condamnés à neuf mois d'emprisonnement avec sursis et 10 000 € d'amende, sanction confirmée par la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWdpZnJhbmNlLmdvdXYuZnIvYWZmaWNoSnVyaUp1ZGkuZG8/b2xkQWN0aW9uPXJlY2hKdXJpSnVkaSZhbXA7aWRUZXh0ZT1KVVJJVEVYVDAwMDAyNjQ4NTM3MiZhbXA7ZmFzdFJlcUlkPTIxNDM3MzU2JmFtcDtmYXN0UG9zPTE=" target=\"_blank\">Cour de cassation le 25 septembre 2012</a>. Le rapport des sénateurs Béteille et Yung, publié en février 2011, remarque à ce propos que les victimes de contrefaçon s'adressent à 75 % à la juridiction civile, sans doute précisément parce que les sanctions pénales sont trop légères. Enfin, les procédures de notification et les demandes de retrait de contenu adressées aux hébergeurs de ces sites sont assez largement dépourvues d'efficacité.</p>
<p>Ce constat ne prête pas vraiment à contestation, mais les conséquences qu'en tire le rapport Imbert-Quaretta témoignent d'une réelle incertitude sur la voie qui doit être suivie.</p>
<p><strong>Un écosystème<br />
</strong></p>
<p>Le rapport Imbert-Quaretta envisage l'ensemble des technologies de streaming et de téléchargement illégal comme un "éco-système", de plus en plus dominé par des opérateurs professionnels qui créent des sites permettant une contrefaçon à grande échelle. Interviennent aussi des moteurs de recherche qui orientent l'internaute vers les sites, des fournisseurs d'instruments de paiement et des fournisseurs de contenu publicitaire. Cette vision englobante conduit le rapport à préconiser une certaine forme d'autorégulation par les professionnels du secteur. On connait bien cette démarche qui privilégie les codes de conduite et les normes déontologiques, parfois au détriment de la sanction juridique.</p>
<p>Entre la sanction pénale et les codes de conduite, le rapport ne choisit pas. Il préfère affirmer qu'"il n'y a pas de solution unique", mais une multitude de choix possibles, allant de l'accroissement de la répression, à la mise en œuvre de politiques publiques favorisant notamment "l'implication des intermédiaires dans la prévention" des infractions. On imagine assez mal l'impact d'une telle politique de sensibilisation à l'égard d'entreprises bien souvent liées à la criminalité organisée et domiciliées en Russie. A cet égard, le rapport ne témoigne guère d'une politique volontariste. Il est plutôt le révélateur d'un certain sentiment d'impuissance des pouvoirs publics</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGVzY2hlcmllcy5ibG9nc3BvdC5mci8yMDEzLzAzL2hhZG9waS1sZS1yYXBwb3J0LXN1ci1sZXMtbW95ZW5zLWRlLmh0bWw=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Le projet de fiscalité numérique, symbole du dirigisme français</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 06:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[fiscalité numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le rapport Colin-Collin sur la fiscalité numérique illustre le dirigisme français et ses impasses.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le rapport Colin-Collin sur la fiscalité numérique illustre le dirigisme français et ses impasses.</strong></p>
<p><strong>Par Manuel Diaz et Gaspard Koenig.</strong><span id="more-116959"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2FydG9uMTU4MjEtM2I5N2MuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-116961" title="Rapport sur la fiscalité numérique (Copie d'écran Ecrans.fr/Libération)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/arton15821-3b97c-300x200.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="200" /></a>Collin (Pierre) et Colin (Nicolas) sont les Dupont et Dupond du numérique. Déconnectés de la réalité économique, ils viennent de remettre aux quatre ministres de Bercy un rapport sur la fiscalité de l'économie numérique qui devrait rentrer dans les annales du dirigisme à la française.</p>
<p>Le rapport s'ouvre sur un constat terrible, une blessure qui ne cessera de tarauder les auteurs tout au long du texte : « Alors même que l'économie numérique investit l'intimité de milliards d'individus, sa valeur ajoutée nous échappe. » Nous ? Qui, nous ? Mais l’État, voyons. Le scandale est pourtant visible. Alors que le taux de prélèvements obligatoires doit augmenter de 1,4 % l'an prochain, faisant de la France le pays le plus taxé de l'OCDE, il semblerait qu'une manne ait échappé au fisc.</p>
<p>Pis encore, le numérique introduirait un élément détestable entre tous : la concurrence, qui met à mal les intermédiaires traditionnels. Les auteurs n'hésitent pas à qualifier cette combinaison de manque à gagner fiscal et de pression à la baisse sur les prix, de « spirale mortifère pour l'économie des États industrialisés » : quelle honte, en effet, que le marché s'exerce librement au bénéfice du consommateur !</p>
<p>Est-ce à dire que les grandes entreprises du Net, les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMTkvMTAxMjc0LWFtYXpvbi1hcHBsZS1nb29nbGUtbW9uc3RyZXMtZXQtY29tcGFnbmll" target=\"_blank\">Google et les Amazon</a>, ne payent pas l'impôt sur les sociétés ? Non, bien sûr, et nos Col(l)in évitent finement l'écueil qui consisterait à dénoncer exclusivement les stratégies d'optimisation fiscale en proposant de vagues processus d'harmonisation internationale. Car ils se réservent un outil autrement diabolique.</p>
<p>Dans la géniale tradition créatrice des fiscalistes français, les auteurs identifient en effet des « gains de productivité » cachés, fournis par le « travail gratuit » des internautes qui s'inscrivent en ligne et communiquent leurs données privées. Cette masse d'information alimente en effet la stratégie de ciblage marketing et de publicité en ligne des grands groupes. Et voilà le cœur du scandale pour Col(l)in : que le travail puisse être gratuit, qu'il échappe ainsi aux charges sociales et au droit du travail, à la vigilance débonnaire de l’État !</p>
<p>Heureusement, les auteurs proposent une solution simple et juste pour remettre le travail gratuit sur le droit chemin de la fiscalité : déterminer la quote-part des bénéfices liée à l'exploitation de données issues du suivi régulier et systématique des internautes sur le territoire national… Autrement dit, si un Néo-Zélandais a le malheur de remplir un formulaire informatique via un réseau français, son « travail » rentrera automatiquement dans le calcul du fisc. Un jeu d'enfant administratif, on s'en doute. En attendant que la communauté internationale tombe en pâmoison devant cette nouvelle méthode de renflouer les déficits, les auteurs, jamais à court d'imagination, suggèrent d'imposer le principe du « prédateur-payeur » aux entreprises classiques (oui, les vraies entreprises, celles-là même <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjEvMTA1MjQyLXNldWxzLWRldXgtcGF5cy1lbi1ldXJvcGUtdGF4ZW50LXBsdXMtbGV1ci1wbWUtcXVlLWxhLWZyYW5jZQ==" target=\"_blank\">qui ne payent en moyenne, en France, que 65,7 % d'impôts selon une récente étude de la Banque mondiale</a>). Ainsi les entreprises qui s'en tiendraient « à une application formelle du droit en vigueur » (sic) et oseraient utiliser les données personnelles collectées légalement seraient lourdement taxées.</p>
<p>On voit la philosophie qui sous-tend les conclusions de Col(l)in : il est inacceptable que les entreprises du numérique puissent se débrouiller seules. Il faut que ce soit l’État qui oriente leurs efforts de R&amp;D. Et à cette fin, bien sûr, comment ne serait-il pas légitime de « générer les recettes fiscales nécessaires à l'accompagnement de cette transition par la puissance publique » ? Car seule une « politique industrielle volontariste » pourra développer le numérique.</p>
<p>Comme les Dupont et Dupond arrêtant Tintin dans <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzIyMDMwMDEwMzgvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTIyMDMwMDEwMzgmYW1wO2FkaWQ9MEtDRE1NRzdKWDZHWDUzTlExNkImYW1wOw==" target=\"_blank\">Les Cigares du pharaon</a></em>, nos Col(l)in se sont trompés de coupable en s'acharnant sur les entreprises.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY2VyY2xlLmxlc2VjaG9zLmZyL2Vjb25vbWllLXNvY2lldGUvcG9saXRpcXVlLWVjby1jb25qb25jdHVyZS9maXNjYWxpdGUvMjIxMTY2ODAzL3Byb2pldC1maXNjYWxpdGUtbnVtZXJpcXVlLXN5bWJvbGUtZGk=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=116959" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Comment les entreprises tentent d&#039;enjoliver Wikipédia : l&#039;exemple BearingPoint</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/01/116647-comment-les-entreprises-tentent-enjoliver-wikipedia-lexemple-bearingpoint</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 05:28:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[BearingPoint]]></category>
		<category><![CDATA[cabinets de conseil]]></category>
		<category><![CDATA[Encyclopédie]]></category>
		<category><![CDATA[wikipedia]]></category>

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		<description><![CDATA[Beaucoup d'entreprises tentent de maquiller leur réputation sur Internet, en particulier sur Wikipédia : un exemple parmi d'autre avec le cabinet de conseil BearingPoint.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Beaucoup d'entreprises tentent de maquiller leur réputation sur Internet, en particulier sur Wikipédia : un exemple parmi d'autres avec le cabinet de conseil BearingPoint.</strong></p>
<p><strong>Par Paul Vartan.</strong><span id="more-116647"></span></p>
<div id="attachment_65168" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzAxL3dpa2lwZWRpYS5qcGc="><img class="size-full wp-image-65168" title="Wikipedia" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/wikipedia.jpg?16fe88" alt="" width="225" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Logo de l'encyclopédie en ligne Wikipedia</p></div>
<p>Soigner sa réputation sur Internet ne concerne pas que les particuliers. Les entreprises elles aussi risquent gros à ne pas s'intéresser à ce qui se dit sur elle sur Internet. Cela nourrit un marché croissant pour des consultants en e-reputation, qui promettent une nouvelle virginité à ces entreprises particulièrement malmenées en ligne.</p>
<p>Pourtant, on le constate avec les affaires <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL293bmkuZnIvMjAxMi8xMS8xOS9qZWFuLXBpZXJyZS1wZXJuYXV0LXRmMS13aWtpcGVkaWEv" target=\"_blank\">TF1</a> ou Pepsi, il est quasi impossible de ne pas se faire prendre quand on se livre à ces manipulations sur Wikipédia. Le géant américain avait ainsi été identifié pour avoir retiré de sa page Wikipédia un paragraphe sur les risques sanitaires que sa boisson pouvait causer, tandis que, c'est d'adresse IP de TF1 que la biographie de Jean-Pierre Pernaud, entre autres, avait été sensiblement enjolivée.</p>
<p>À ce petit jeu, c'est le cabinet de conseil BearingPoint France qui vient de se faire prendre. Sur l'encyclopédie Wikipédia, c'est avec régularité que, depuis au moins 5 ans, le cabinet et ses salariés en font la publicité sur différents articles et "améliorent" ou caviardent l'article du cabinet.</p>
<p>Ainsi, dès 2006, une adresse IP du cabinet (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9U3AlQzMlQTljaWFsOkNvbnRyaWJ1dGlvbnMvNTcuNjYuNzcuNCZhbXA7ZGlyPXByZXYmYW1wO29mZnNldD0yMDA3MDMxNTE2MTM1NSZhbXA7dGFyZ2V0PTU3LjY2Ljc3LjQ=" target=\"_blank\">57.66.77.4</a>) apporte régulièrement des changements à l'article BearingPoint, au point d'être le 2e plus gros contributeur de l'article. Des modifications qui sont toujours faites pour améliorer l'image du cabinet ou en faire la publicité : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9SW5mb3JtYXRpb25fVGVjaG5vbG9neV9JbmZyYXN0cnVjdHVyZV9MaWJyYXJ5JmFtcDtkaWZmPW5leHQmYW1wO29sZGlkPTM2MDA0MzA1" target=\"_blank\">rajouts innocents de liens dans des articles annexes</a>, publicité, voilée ou pas,  pour le cabinet sur la page de ses concurrents (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QWNjZW50dXJlJmFtcDtkaWZmPXByZXYmYW1wO29sZGlkPTM0Mzk1OTc1" target=\"_blank\">1</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9Q2FwZ2VtaW5pJmFtcDtkaWZmPXByZXYmYW1wO29sZGlkPTM0Mzk2MDU4" target=\"_blank\">2</a> &amp; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QW5kZXJzZW5fKGVudHJlcHJpc2UpJmFtcDtkaWZmPXByZXYmYW1wO29sZGlkPTM2ODE2Mjcw" target=\"_blank\">3</a>), reprise du discours des plaquettes commerciales, etc. De même, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QmVhcmluZ1BvaW50JmFtcDtkaWZmPXByZXYmYW1wO29sZGlkPTY1MjgzOTE0" target=\"_blank\">une autre adresse IP du cabinet</a>, plus gros contributeur à l'article, fait disparaître en 2011 l'historique compliqué du cabinet, entre rachats et faillites, pour le remplacer par un contenu tout droit pris encore des plaquettes du cabinet. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QmVhcmluZ1BvaW50JmFtcDtkaWZmPXByZXYmYW1wO29sZGlkPTY1NjI2MzE1" target=\"_blank\">Au point d'oublier de remplacer la première personne par la troisième personne</a> !</p>
<p>Sans surprise, la même adresse IP avait déjà en 2009, chanté à de nombreuses reprises <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QmVhcmluZ1BvaW50JmFtcDtkaWZmPXByZXYmYW1wO29sZGlkPTQ2MDA1MDk4" target=\"_blank\">les louanges du cabinet</a>. Dans la même lignée, de l'adresse IP du cabinet est passée une modification pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9JUMzJTg5cmljX1dvZXJ0aCZhbXA7ZGlmZj1wcmV2JmFtcDtvbGRpZD0zOTk2ODU3Nw==" target=\"_blank\">supprimer une polémique sur Éric Woerth</a>, alors ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’État. Hic, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xleHBhbnNpb24ubGV4cHJlc3MuZnIvY2FycmllcmUvbGUtY2x1Yi10cmVzLWNvdGUtZGVzLWFuY2llbnMtZC1hbmRlcnNlbl8yMjU3NDEuaHRtbA==" target=\"_blank\">Éric Woerth est aussi un ancien d'Andersen, devenu BearingPoint depuis</a>, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iZWFyaW5ncG9pbnQuY29tL2ZyLWZyLzctMjc4MS8yZW1lLXByaXgtZHUtbWFuYWdlci1wdWJsaWMtZGUtbGFubmVlLw==" target=\"_blank\">parraine très officiellement des manifestations de BearingPoint</a>. De l'adresse IP EDF, dont BearingPoint partage les bureaux à la Défense, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QmVhcmluZ1BvaW50JmFtcDtkaWZmPTc5OTUwNzg2JmFtcDtvbGRpZD03OTk1MDUyNw==" target=\"_blank\">continuent à être faits en 2012 des ajouts promotionnels vers le site du cabinet</a>.</p>
<p>Rien ne dit certes à ce stade que ces changements aient été ordonnés par les dirigeants de BearingPoint et pas uniquement par des personnes "utilisant opportunément un ordinateur sis dans les bureaux" de BearingPoint, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL293bmkuZnIvMjAxMi8xMS8xOS9qZWFuLXBpZXJyZS1wZXJuYXV0LXRmMS13aWtpcGVkaWEv" target=\"_blank\">comme le formulait avec malice Jean-Marc Manach sur Owni</a>. Le doute disparaît à partir de 2012, quand le cabinet tombe complètement le masque et crée un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9TcCVDMyVBOWNpYWw6Q29udHJpYnV0aW9ucy9CZWFyaW5nUG9pbnRGcmFuY2U=" target=\"_blank\">compte utilisateur BearingPointFrance</a>, avec lequel il poursuit des modifications du même genre.</p>
<p>La publicité sur différents articles de Wikipédia continue à fleurir, pour vanter les mérites de la solution maison Hypercube (articles <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9SW5mb3JtYXRpcXVlX2QlQzMlQTljaXNpb25uZWxsZSZhbXA7ZGlmZj03OTcwMzYwMiZhbXA7b2xkaWQ9Nzk0MzQwMzU=" target=\"_blank\">informatique décisionnelle</a> ou <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QW5hbHlzZV9wciVDMyVBOWRpY3RpdmUmYW1wO2RpZmY9Nzk3MDc4NDMmYW1wO29sZGlkPTc4MTY0NjAz" target=\"_blank\">analyse prédictive</a> par exemple) et mettre en valeur les points forts du cabinet sur son article.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyL0JlYXJpbmdQb2ludC1XaWtpcMOpZGlhLnBuZw=="><img class="aligncenter" title="BearingPoint Wikipédia" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/BearingPoint-Wikipédia.png?16fe88" alt="" width="666" height="98" /></a></p>
<p>Des pratiques qui coïncident avec une passe difficile : depuis 2012, le cabinet en France traverse en effet une situation délicate, en particulier à la suite de la perte de contrats publics ou avec EDF, sur lesquels le cabinet reposait très fortement. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWFkZXJzbGVhZ3VlLmNvbS9uZXdzL3ZpZXcvaWQvZTJhODczMWNiZDExZmYyZTU3ZTA4Zjk2NjZiMWZiN2E=" target=\"_blank\">Le chiffre d'affaires aurait baissé de près de 20% en un an</a>. Face à cette situation, le cabinet serre violemment les coûts, en gelant les recrutements, en déménageant dans une autre tour à la Défense, en ayant recours dès début 2012 au chômage partiel, ou, plus tard, aux départs plus ou moins négociés.</p>
<p>La Lettre A, une lettre confidentielle, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYWxldHRyZWEuZnIvY29uc3VsdGFudHMtY29uc2VpbHMvMjAxMi8wOS8yMS9iZWFyaW5ncG9pbnQtcy1hbGxlZ2UtZW4tY2F0aW1pbmksMTA3ODgzNzc4LUFSTA==" target=\"_blank\">a divulgué l'information</a>, mais, une fois de plus, une bonne âme est là pour empêcher que cela n'apparaisse sur Wikipédia : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9VdGlsaXNhdGV1cjpJcmlzMjAyMA==" target=\"_blank\">une mystérieuse Iris2020, qui se dit un étudiant (au masculin...)</a> crée son compte Wikipédia juste <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QmVhcmluZ1BvaW50JmFtcDtkaWZmPW5leHQmYW1wO29sZGlkPTg1Mjc3MjIx" target=\"_blank\">pour enlever l'information en novembre 2012</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL0JlYXJpbmdQb2ludC1XaWtpcGVkaWEtMi5wbmc="><img class="aligncenter  wp-image-116667" title="BearingPoint Wikipedia 2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/BearingPoint-Wikipedia-2.png?16fe88" alt="" width="682" height="258" /></a></p>
<p>Quelle gentillesse quand même cet(te) étudiant(e) qui vient au hasard enlever uniquement ce passage, uniquement sur cet article... Et ce mystérieux contributeur qui aime tant BearingPoint et ne contribue à aucun autre article de s'opposer plusieurs fois à l'ajout de l'information, que les autres contributeurs maintiennent malgré tout.</p>
<p>Une fois de plus, l'anonymat de ce contributeur ne tient pas bien longtemps : le 27 février, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QmVhcmluZ1BvaW50JmFtcDtkaWZmPW5leHQmYW1wO29sZGlkPTg5MzM2NzUx" target=\"_blank\">un certain Ludovic L enlève à nouveau ce contenu</a>, après avoir omis de cacher son adresse IP lors d'une première modification. Devinez d'où vient l'adresse IP... BearingPoint :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyL0FkcmVzc2UtSVAtQmVhcmluZ1BvaW50LnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-116657" title="Adresse IP BearingPoint" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Adresse-IP-BearingPoint.png?16fe88" alt="" width="305" height="190" /></a></p>
<p>Une rapide recherche Google (Ludovic+BearingPoint) et on peut supposer que derrière ce Ludovic L se cache <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3VrLmxpbmtlZGluLmNvbS9pbi9sZWZvcmVzdGllci9mcg==" target=\"_blank\">le responsable relations publiques et marketing de BearingPoint</a>. On a fait plus discret.</p>
<p>Quelles leçons tirer de cet exemple ? BearingPoint ne sera ni le premier ni le dernier à avoir tenté d'enjoliver sa réputation sur Wikipédia. En creusant dans les archives des pages de ses concurrents, je doute fort qu'on ne trouve pas ces mêmes démarches pour tenter d’enjoliver la réalité. Un exemple : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9Q2FwZ2VtaW5pJmFtcDtkaWZmPTQyMzY4MTU0JmFtcDtvbGRpZD00MTkxNzA0OA==" target=\"_blank\">Cap Gemini fait probablement de même, avec ce cas de réécriture hagiographique</a>, ou <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9QWNjZW50dXJlJmFtcDtkaWZmPTQwOTIzMTcxJmFtcDtvbGRpZD00MDE1NDM3MA==" target=\"_blank\">Beijaflore en ajoutant des liens vers son article sur la page de ses concurrents</a>. De même, PwC ou ses salariés ne se cachent pas pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9TcCVDMyVBOWNpYWw6Q29udHJpYnV0aW9ucy82Mi4yMy4xNDIuMTI=" target=\"_blank\">modifier régulièrement l'article de l'entreprise</a> avec <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3Rvb2xzZXJ2ZXIub3JnL35vdmVybG9yZHEvY2dpLWJpbi93aG9pcy5jZ2k/bG9va3VwPTYyLjIzLjE0Mi4xMg==" target=\"_blank\">l'IP maison</a>. Autant dire que, si BearingPoint le fait avec moins de discrétion, tous les autres cabinets le font également.</p>
<p>Mais les détracteurs de l'encyclopédie en ligne n'ont pas de quoi se réjouir de ces exemples nombreux, au contraire : à chaque fois, ces tentatives de manipulation ont échoué. Dans le cas de BearingPoint, de tous les changements mentionnés, 90% n'étaient plus présents sur l'encyclopédie à l'heure de la rédaction de cet article. Une confirmation de l'efficacité de ce modèle extrêmement décentralisé et somme toute assez libéral : Wikipédia laisse la place à l'erreur, comme la liberté laisse la place à l'individu de se tromper. De ces erreurs, l'individu apprend et progresse. Surtout, de cette liberté surgit aussi le meilleur : Wikipédia est aujourd'hui plus riche, plus fiable et plus complète que n'importe qu'elle encyclopédie n'a jamais été.</p>
<p>Enfin, les outils d'information décentralisée sont extrêmement difficiles à prendre en otages, mêmes par les États ou les grosses sociétés. La preuve en est que les fraudes sont détectées et dénoncées, comme on peut le voir ici encore. La libre circulation de l'information et la décentralisation des compétences et des savoirs sont bien le meilleur garde-fou contre les dérives des acteurs privés ou publics...</p>
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		<title>Twitter : la liberté d’expression en 140 caractères</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 07:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reason</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[Les vertus du pseudonymat à l’ère de la transparence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les vertus du pseudonymat à l’ère de la transparence.</strong></p>
<p><strong>Par Greg Beato, depuis les États-Unis.</strong><br />
<span id="more-116291"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMjMvNTcwMzUtdHdpdHRlci1hcHByZW5kLWxhLXRvbGVyYW5jZS90d2l0dGVyLTM=" rel=\"attachment wp-att-57037\"><img class="alignleft  wp-image-57037" title="Twitter" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/11/Twitter.png?16fe88" alt="" width="230" height="230" /></a>Mi-décembre, 6 heures du matin. Un jeudi soir normal sur Twitter. Le Gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, discourait sur la nécessité pour le GOP de défendre la dépénalisation de la contraception. Jenna Haze, deux fois lauréate du prix FAME de la plus grosse cochonne pour ses films pornographiques, postait via Instagram des nuages d’orage illuminés par le soleil couchant. Les magasins Whole Foods Market annonçaient qu’on peut trouver de très bons cadeaux de noël dans les épiceries. Enfin, l’artiste hip-hop The Game et des dizaines de ses fans s’en prenaient à l’analyste conservatrice Michelle Malkin.</p>
<p>Le site web de Malkin, Twitchy.com, a pour concept de butiner des tweets sur un sujet donné pour en faire des compilations d’indignations fleuries. L’une d’elles a pour objet l’image sur la pochette du dernier album de The Game, Jesus Piece, que l’artiste lui-même considère « controversée ». On y voit un Jésus à la mode gangsta, tatouage en forme de larme sur la joue et bandana rouge sur le visage.</p>
<p>L’article sur Twitchy aligne des réactions (positives et négatives) à cette illustration puis s’achève sur le commentaire suivant : « Est-ce que The Game oserait faire à Allah ce qu’il a fait à Jésus Christ ? Nous connaissons déjà la réponse, bien entendu, ne nous fâchons pas. » The Game fit peu de cas de cette dernière recommandation. « #BOYCOTT @michellemalkin NOW! Cte raciste fait des remarques raciales et blasphème sur mon album. La $4L0P dit qu’Obama est PAS AMERICAIN RT », a-t-il répondu sur Tweeter.</p>
<p>Le fait que ces accusations soient sans fondement n’a pas rebuté les fans loyaux de The Game qui commencèrent à attaquer Malkin à coup de vilains tweets suggérant « qu’elle crève cette salope asiatique raciste ! », la menaçant de viol ou d’agression. Malkin, dont la carrière repose sur la confrontation et non l’évitement, rétorqua sans délai par le sarcasme (« Vous auriez besoin de TwitterViagra ») ou des citations bibliques (« Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien »). Ses propres fans entrèrent bientôt dans l’arène eux aussi, et durant plusieurs heures, illustrant la merveilleuse capacité de Twitter à générer des réunions improbables, des dizaines de personnes dont beaucoup postant sous des pseudonymes se sont accordées sur une quête commune : trouver combien de haine et de mépris on peut exprimer en 140 caractères.</p>
<p>Tout au long de ces événements, Twitter a réagi à sa manière habituelle : en ne faisant rien. Le maintien de l’ordre sur la plateforme est le rôle du département <em>Trust &amp; Safety</em> (« Confiance et Sécurité ») qui, malgré des intonations orweliennes, n’a rien d’un père fouettard. Il n’intervient jamais avant de recevoir une plainte officielle concernant le comportement d’un utilisateur, et même dans ce cas il n’y a bien souvent pas de conséquence. Cette stratégie semble fructueuse. En un peu plus d’un an, le nombre d’usagers de Twitter a doublé, passant de 100 millions d’actifs par mois en septembre 2011 à 200 millions en décembre 2012.</p>
<p><strong>Confiance et sécurité</strong></p>
<p>Si vous désirez parler face à face avec un salarié de Twitter, préparez-vous à être authentifié en profondeur. Le siège de l'entreprise est situé dans un immeuble du centre-ville de San-Francisco. Dans le petit hall d’entrée, un employé contrôle les papiers d’identité de tous les visiteurs, vérifie qu’ils figurent sur la liste des invités et leur demande une signature. Vous pourrez alors accéder à l’ascenseur où on tamponnera votre étage de destination (notez la faille de sécurité suivante : rien ne permet de surveiller votre trajet dans l’ascenseur). Une fois arrivé aux bureaux de Twitter au neuvième étage, vous devrez signer une nouvelle fois avant de recevoir un badge puis d’être escorté jusqu’à votre rendez-vous.</p>
<p>J’avais rendez-vous avec Del Harvey, directrice de <em>Trust &amp; Safety</em> depuis octobre 2008, quand Twitter n’avait que quelques dizaines de salariés et 6 millions d’utilisateurs mensuels (statistiques de l’entreprise eMarketer). Lorsque la décision fut prise de réagir à la multiplication des spams et des plaintes suite au succès du site, un ingénieur qui connaissait Harvey la suggéra pour le poste : « Mon ami leur a dit : je connais une personne super obsessionnelle compulsive, elle est née pour ça. J’ai passé un entretien de 20 minutes au téléphone, et j’ai eu le job ».</p>
<p>Avant de rejoindre Twitter, Harvey a travaillé pendant cinq ans pour Perverted-Justice.com, une association piégeant les prédateurs sexuels sur Internet. Elle est aujourd’hui à la tête de la trentaine de personnes composant le département <em>Trust &amp; Safety</em>, dont elle était initialement l’unique salarié. Leur rôle est de réguler les excès d’environ 500 millions de tweets quotidiens. Le <em>Daily Dot</em> estimait en août 2012 que pour examiner manuellement pendant 5 secondes les 340 millions de tweets par jour de l’époque, « il faudrait 35 416 salariés travaillant 8 heures ». Concernant le demi-milliard actuel, en lire 1% nécessiterait approximativement 868 personnes, ce qui occuperait l’intégralité des salariés de Twitter.</p>
<p>Ces chiffres impressionnants éclairent l’un des principes centraux de l’entreprise : « nous ne nous occupons pas du contenu ». Havey explique qu’une approche proactive serait simplement ingérable. Au lieu de ça, Twitter définit simplement ce que les utilisateurs peuvent et ne peuvent pas faire dans les conditions d’utilisation (<em>Terms of Service</em> : TOS) et dans les règles de conduite du site. D’autres léviathans du net font de même, mais Twitter se distingue en embrassant plus que les autres le laissez-faire.</p>
<p>Considérons certains extraits des politiques d’utilisation d’autres sites. « Vous ne publierez pas de contenus : incitant à la haine ou à la violence, menaçants, à caractère pornographique ou contenant de la nudité ou de la violence gratuite », ordonne Facebook. Yelp nous dit : « Vous consentez à ne pas utiliser le site et à ne pas aider ni permettre à d'autres d'utiliser le site pour menacer, traquer, faire du mal ou harceler les autres, ou encore promouvoir le sectarisme ou la discrimination ». Flickr « n'a pas été conçu pour que vous puissiez harceler, insulter, tromper ni intimider les autres. Si nous recevons des plaintes légitimes sur votre comportement, vous serez averti ou votre compte sera supprimé. »</p>
<p>Par opposition, Twitter est bien moins prescriptif : « Tous les Contenus, qu'il s'agisse des Contenus publiés ou communiqués à titre public ou privé, sont placés sous la seule responsabilité de la personne à l'origine de la communication de ces Contenus. Twitter n'est pas en mesure de surveiller ou de contrôler les Contenus postés au travers des Services, et ne peut engager sa responsabilité vis-à-vis de ces Contenus. Vous reconnaissez que toute utilisation des Contenus publiés au travers des Services, est à vos entiers risques et périls. » Cette politique non interventionniste est réaffirmée dans les Règles de Twitter : « nous ne surveillons pas activement le contenu des utilisateurs, et nous ne le censurerons pas, sauf dans les circonstances limitées mentionnées ci-dessous. »</p>
<p>Ces circonstances limitées sont en gros : se faire passer pour une autre personne, divulguer des informations privées et confidentielles, violer des droits d’auteurs et poster « des menaces de violence directes et spécifiques ». Harvey précise que ce dernier point s’applique à des messages du type « J’arrive chez toi, je vais te tuer avec une batte de baseball » visant une personne en particulier.</p>
<p>Les TOS de Twitter n’ont pas toujours été aussi circonscrits. Au printemps 2008, le site grandissait déjà rapidement, mais dans une ambiance utopique. Il y avait encore peu de spam, et peu de célébrités (la plus notable à l’époque était Léo Laporte avec un peu moins de 29 000 followers), donc peu de venin à cracher.</p>
<p>Bien entendu, il y a des exceptions. En Juin 2007, une « consultante en social-media » nommée Ariel Waldman reporte à Twitter les messages désobligeants d’un autre utilisateur, sans succès. Lassée de l’inaction de l'entreprise, elle évoque en mai 2008 le problème sur son blog personnel, expliquant que son persécuteur l’a publiquement traitée de « pute camée » tout en diffusant son nom et son adresse. Pour Waldman, ces tweets violaient clairement les TOS d’alors, selon lesquels il était interdit de « tromper, harceler, menacer, se faire passer pour ou intimider les autres utilisateurs ». Selon elle sa situation relevait du harcèlement, mais elle raconte que le co-fondateur de Twitter Jack Dorsey lui a dit lors d’une conversation téléphonique qu’il estimait que les TOS « étaient sujets à interprétation ».</p>
<p>En fait, il s’est avéré que non seulement les TOS étaient sujets à interprétation, mais aussi à révision. Au lieu de sanctionner l’agresseur de Waldman, Twitter a fini par redéfinir sa position sur les comportements qui seraient ou non tolérés.</p>
<p><strong>« Le champion de la liberté d’expression dans le parti de la liberté d'expression »</strong></p>
<p>Le changement de politique suite aux plaintes de Waldman n’était pas un choix idéal en termes de relations publiques. Un article de Waldman pointe avec justesse que la concurrence dans le domaine du Web 2.0, par exemple Flickr ou Digg, a bien moins de scrupules à bannir les utilisateurs au comportement contestable.</p>
<p>Twitter, pour sa part, semble se contenter de laisser chacun se défendre lui-même. Biz Stone, co-fondateur du site, l’explique ainsi : « Twitter ne s’estime pas capable de juger le contenu des disputes entre utilisateurs. Tracer la ligne entre une correction et une insulte n’est pas chose aisée. Nous ne pourrions pas le faire de manière satisfaisante, et une foule de spectateurs non plus. »</p>
<p>Bien que cet argument soit correct, Twitter pourrait insister pour que les profils soient créés sous la vraie identité des utilisateurs. Le site pourrait implémenter un système d’authentification plus rigide, se basant par exemple sur le numéro de carte de crédit. Au lieu de ça, il semble que la voie du moindre effort ait été choisie.</p>
<p>Mais si la politique de Twitter échoue à protéger les utilisateurs d’eux-mêmes, elle réussit à les protéger de Twitter. Bien que la firme « se réserve le droit (mais ne se donne pas l’obligation) à tout moment de supprimer tout contenu et suspendre tout utilisateur », l’idéologie qu’elle revendique l’empêche d’abuser de ce pouvoir. Quand on se proclame, comme le président Dick Costolo aime à le faire, « champion de la liberté d’expression dans le parti de la liberté d'expression », les gens s’attendent à un certain type de comportement. Quand on répète à l’envi qu’on ne s’occupe pas du contenu, les gens s’attendent à ce qu’on ne s’occupe pas du contenu, même si le contenu est très discutable.</p>
<p>Ce qui ne veut pas dire que Twitter ne censure jamais. Durant les Jeux Olympiques de 2012, par exemple, alors que le site avait un partenariat avec la NBC, le compte du journaliste anglais Guy Adams a été temporairement suspendu après qu’il ait critiqué et donné le nom et l’adresse mail d’un des responsables de la chaine. Cette action en contradiction avec une philosophie défendue à grands cris a causé un élan d’indignation du public envers Twitter qui s’est amendé dans les 48 heures, restaurant le compte d’Adams et lui présentant des excuses.</p>
<p>Le cas inverse est plus fréquent, où le champion de la liberté d’expression lâche tellement la bride à ses utilisateurs que les voisins se plaignent. En mai 2011, le South Tyneside Council, un corps gouvernemental municipal anglais, a réussi à obtenir d’une cour de justice californienne qu’elle force Twitter à aider à l’identification d’un utilisateur connu sous le nom de « Mr. Monkey », qui utilisait le site pour diffuser du contenu calomnieux sur différents membres du concile. Selon <em>The Guardian</em>, c’était « la première fois que Twitter s’est incliné face à la pression légale pour identifier une personne anonyme ». Les avocats du concile ont ainsi récupéré l’adresse mail, le numéro de téléphone et l’adresse IP associés au compte.</p>
<p>Depuis lors, ce genre de requêtes est devenu commun. En 2012, chaque mois a apporté son lot de juges, d’agences gouvernementales, de gouvernements, d’organisations de défense des droits de l’homme ou de simples citoyens exigeant de Twitter qu’il identifie des individus malfaisants, supprime des messages insultants ou bannisse des comptes qui dérangent.</p>
<p>Au fil du temps, <em>Trust &amp; Safety</em> et le département juridique de Twitter (qui supervise désormais <em>Trust &amp; Safety</em>) ont développé des stratégies pour se soumettre aux règlementations de chaque pays tout en continuant de privilégier la liberté. « Notre tâche est de rassurer les utilisateurs, de défendre leurs droits et d’adopter des politiques pour réduire le risque légal, pour les utilisateurs mais aussi pour Twitter », conclut Harvey.</p>
<p>Ainsi, quand un tribunal ordonne à l'entreprise de diffuser des informations privées, elle prévient l’utilisateur visé pour lui donner une opportunité de contester cette décision. Quand une loi la force à supprimer des messages ou des comptes dans un pays donné, elle s’exécute d’une manière étroite et transparente, en ne bloquant les informations que localement et en les remplaçant par un cadre grisé expliquant qu’elles ne sont plus disponibles à cause d’un décret de censure gouvernementale.</p>
<p>Et lorsque les réclamations ne sont pas appuyées par la loi ou les tribunaux, Twitter ne fait généralement rien. En septembre 2012 par exemple, Al-Shabaab, une subdivision somalienne d’Al Quaeda, a twitté des photos des cadavres de plusieurs soldats kényans qu’elle se vantait d’avoir abattu au combat. Quelques semaines plus tard, sept membres républicains du Congrès ont envoyé une lettre au FBI pour exiger la suppression des cinq comptes impliqués, ainsi que d’autres liés à des « entités terroristes mondiales ». Début janvier, ces comptes étaient toujours actifs. Les réclamations au FBI, même de la part de faiseurs de lois, n’ont pas de valeur légale. Twitter n’a pas bougé.</p>
<p><strong>Dissidents et dilettantes</strong></p>
<p>Dans une colonne de novembre 2006 pour le <em>Washington Post</em> juste après le lancement de Twitter, Michael Kinsley décrivait ce site comme « le summum du solipsisme ». Plus tard, James Lileks, journaliste pour le <em>Minneapolis Star-Tribune</em>, concluait que la plate forme était « aussi banale qu’addictive », une « machine à détruire la productivité » dont les engrenages l’avaient capturé. Durant ces premiers temps, même les fans étaient subjugués par le côté superficiel de cette technologie.</p>
<p>La première personne à vraiment apercevoir (ou au moins démontrer) le potentiel révolutionnaire de Twitter fut l’acteur Ashton Kutcher, qui, après avoir rejoint le site en 2009, devint rapidement le premier utilisateur à dépasser la barre du million de followers au terme d’un duel très suivi avec la CNN. Kutcher a montré que Twitter est un média à part entière, susceptible de toucher un nombre énorme de personnes en un instant sans nécessiter de réseau de diffusion. Quelques mois après, en Iran, des dissidents ont utilisé ce média pour défendre leur cause suite à une élection au résultat contesté. Le gouvernement américain a même été, durant un moment critique, jusqu’à demander à Twitter de reporter une maintenance pour permettre aux manifestants d’avoir un accès ininterrompu au monde extérieur.</p>
<p>On n’aurait pas pu avoir ces dissidents iraniens et d’autres dans le monde islamique sans le revers de la médaille : les plaintes des parlementaires sur Twitter utilisé par les terroristes. Le pseudonymat donne une couverture à tous. Forcer la divulgation des informations nuirait autant aux bons qu’aux méchants. Ceci dit, il faut rappeler que l’anonymat total est extrêmement difficile à atteindre en ligne, et ceux qui risquent réellement des représailles doivent prendre plus de précautions pour protéger leur identité qu’un simple pseudonyme.</p>
<p>Le pseudonymat de Twitter est une force libératrice dans tous les cas de figure. C’est une oasis pour tous ceux qui veulent faire profil bas dans le monde post-Zuckerberg qui idolâtre la transparence. Bien entendu tous vos faits et gestes sont enregistrés, comme sur Facebook et Google+, mais là où Facebook est une expérience qui se base sur l’identité et Google+ voudrait vraiment, vraiment connaitre « le nom que vous donnent vos amis, votre famille ou vos collègues » durant l’inscription, Twitter se moque que vous utilisiez un alias ridicule ou une adresse mail poubelle.</p>
<p>Il y a une quinzaine d’années, c’était un mode de fonctionnement normal sur Internet, et la multiplication des identités permise par le cyberespace était généralement considérée comme un avantage, pas comme un bug. Dans les premiers temps, le web était un espace libérateur, où des enseignants de maternelle pouvaient discuter librement de leur passion pour la marijuana sans alerter leurs supérieurs, où les fans de Buffy pouvaient disséquer le dernier épisode sans être pris à la gorge par des armées de vampires du marketing qui exploitent ces données pour l’éternité. Beaucoup d’endroits sur Internet s’accommodent encore très bien de l’anonymat ou du pseudonymat, c’est de moins en moins vrai pour les plateformes centralisées telles que Facebook.</p>
<p>Mais Twitter est tout aussi <em>mainstream</em> et central dans la culture actuelle que Facebook, et son pseudonymat permet de se soustraire un peu au Panoptique. On peut trouver dans le « <em>Geek Feminism Wiki</em> » une typologie des utilisateurs pour lesquels la politique du « vrai nom » est nuisible. La liste est  longue, remplie de catégories plus ou moins larges telles que les LGBT, les personnes handicapées, les victimes de harcèlement, les ex-détenus, ceux qui dénoncent les gouvernements… L’identité explicite responsabilise, mais elle peut aussi étouffer une spontanéité du discours bénéfique aux individus et à la culture en général.</p>
<p>Pour résumer, il y existe une large demande de pseudonymat. Pas uniquement dans des sites obscures et spécialisés, mais également dans des plateformes de masse qui relient des millions d’utilisateurs. En septembre 2011, Dick Costolo a déclaré dans une conférence de presse de Twitter : « Ce ne sont pas les pseudonymes en soi que nous défendons, mais la possibilité pour les utilisateurs d’utiliser le service tel qu’ils le souhaitent ». Tandis que Facebook et Google+ exigent de plus en plus de transparence, un vide s’agrandit sur le marché pour des plateformes offrant plus d’opacité et d’autonomie. Twitter est le champion du pseudonymat dans le parti du pseudonymat.</p>
<p><strong>L’avantage compétitif de la liberté d’expression</strong></p>
<p>Le directeur de Google Eric Schmidt a laissé entendre en été 2010 que « l’anonymat absolu » connaîtrait bientôt le même sort que les disquettes et les répondeurs automatiques, car les gouvernements finiraient par imposer une forme de vérification d’identité généralisée sur Internet. En juillet 2011, durant une table ronde sur les médias sociaux sponsorisée par <em>Marie Claire</em>, Randi Zuckerberg (alors directrice marketing de Facebook, toujours la sœur de Mark) a clamé que « l’anonymat sur Internet doit disparaître » pour promouvoir une meilleure conduite des internautes.</p>
<p>Twitter est devenu un acteur majeur du débat <em>mainstream</em> en partie parce que des millions d’utilisateurs y postent sous leur vrai nom, dont des milliers de célébrités à l’identité officiellement vérifiée. Ce haut degré de transparence s’accompagne d’un haut degré de confiance. Twitter offre une réelle possibilité d’interagir avec des personnes identifiables et permet d’approfondir des liens personnels et professionnels, le tout en suivant les derniers coups de gueule de Donald Trump (« Apparemment ce crétin de Graydon Carter ne m’aime pas trop… grande nouvelle. Quel gros loser ! ») et ce que Kim Kardashian pense d’Atlantic City (« Atlantic City!!!!!! »).</p>
<p>Il est donc clair que Twitter profite des utilisateurs qui postent sous leur vrai nom, surtout les célébrités, mais il n’a jamais pour autant ressenti le besoin de prohiber les faux profils. La combinaison d’identités authentifiées et de pseudonymat facile, sans barrière entre ces deux classes très distinctes d’utilisateur, est un attribut unique et potentiellement volatile. Si vous demandiez à l’adolescent hystérique moyen de définir une application de <em>stalking</em> idéale, ce à quoi il aboutirait ressemblerait sans doute beaucoup à ce système.</p>
<p>Twitter donne à ses utilisateurs une grande marge de manœuvre. Ils peuvent se présenter de la manière qu’ils veulent, à découvert ou pas. Il y a comparativement peu de limite à ce qu’ils ont la possibilité de dire. Certains d’entre eux abusent de cette tolérance, d’autres payent le prix de ces excès. Prohiber le pseudonymat ou contrôler plus agressivement le contenu  réduirait probablement les discours déplaisants. Il est possible que Twitter, pour satisfaire les investisseurs qui ont versé plus d’un milliard de dollars dans la société ces dernières années, perde à l’avenir sa tolérance pour les terroristes postant des cadavres.</p>
<p>Mais jusqu’à présent la politique de laissez-faire au sujet du contenu a constitué un des meilleurs atouts de Twitter, à tel point que le conseiller juridique Alex Macgillivray a déclaré au <em>New York Times</em> qu’il considère cette attitude de défense de la liberté d’expression comme un « avantage compétitif ». La confiance de Twitter envers ses usagers entraîne des complications, mais cela crée également une niche pour ceux qui apprécient la commodité et l’efficacité des réseaux sociaux contemporains tout en regrettant la liberté et l’autonomie qui animaient le web de première génération.</p>
<p>En 2012, on estime que l’entreprise Twitter a généré entre 250 et 350 millions de dollars en vendant des « <em>Promoted Tweets</em> » (tweets sponsorisés) aux annonceurs qui veulent toucher la masse des utilisateurs du site, utilisateurs qui sont là en grande partie parce que l’absence de régulation est attractive. D’ici 2014, les observateurs de l’industrie prévoient que la publicité pourrait rapporter à Twitter plus d’un milliard de dollars par an. Et si ces prévisions sous-estimaient notre appétit pour les discours sans entrave ni concession ?</p>
<p>Observons un instant le paysage culturel actuel. Dans la plupart des campus universitaires du pays, l’expression est soumise à des codes très restrictifs. Le discours politique anonyme, qui fut utilisé par nos Pères Fondateurs, est maintenant traité comme un fléau. De plus en plus d’États ont adopté des lois anti harcèlement qui transforment en crime le fait de « tourmenter ou embarrasser » quelqu’un ne serait-ce qu’en lui envoyant un message électronique « obscène ». Ces mesures découlent de notre envie revendiquée de plus de civilité, de responsabilisation, d’un plus grand contrôle de la parole. Et pourtant, chaque mois, la moins régulée des plateformes de communication <em>mainstream</em> de la planète attire des millions de nouveaux utilisateurs. Ils viennent à Twitter pour la spontanéité, pour la simplicité, et pour la facilité avec laquelle ils se retrouvent connectés à The Game et Michelle Malkin. Finalement, la liberté d’expression est populaire.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JlYXNvbi5jb20vYXJjaGl2ZXMvMjAxMy8wMi8xNC90d2l0dGVyLWZyZWUtc3BlZWNoLWluLTE0MC1jaGFyYWN0ZXJz">Article original en anglais</a> publié dans le numéro de mars de la revue <em>Reason</em>.<br />
Traduction : Lancelot/<em>Contrepoints</em>.</p>
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		<title>Militarisation d&#039;internet : premiers mouvements</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/25/116057-militarisation-dinternet-premiers-mouvements</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2013 06:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Prost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[cyber-attaque]]></category>
		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[Mandiant report]]></category>

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		<description><![CDATA[Chine et Etats-Unis font résonner les bruits de botte sur Internet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chine et États-Unis font résonner les bruits de botte sur Internet.</strong></p>
<p><strong>Par Frédéric Prost.</strong><span id="more-116057"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA2L2ludGVybmV0X2NlbnNvcl8xLmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-87190" title="internet_censor_1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/internet_censor_1-300x204.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="204" /></a>C'est en février 1996 que John Barlow publia, en marge des rencontre de Davos, son influent manifeste sur la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VkaXRpb25zLWhhY2hlLmNvbS9lc3NhaXMvYmFybG93L2JhcmxvdzIuaHRtbA==">déclaration d'indépendance du cyberespace</a>. Rappelons qu'à l'époque Internet était quasiment inconnu du grand public et qu'en France l'utilisation des algorithmes de cryptographie était considérée comme l'était celui d'une arme de guerre de deuxième catégorie (au même titre qu'un char de combat ou un avion de chasse par exemple). C'était en réaction au <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UZWxlY29tbXVuaWNhdGlvbnNfQWN0X29mXzE5OTY=">Telecom Reform act of 1996</a><span style="font-size: 13px;">, premier texte législatif (bien timide au regard de ceux auxquels nous sommes confrontés de nos jours) à porter sur la régulation d'internet. Il est temps, seize ans après ce vibrant appel à la liberté dans le monde virtuel, de voir ce qu'il en est. L'optimisme est il toujours de mise ?</span></p>
<p>Pas nécessaire de mettre en place un faux suspens : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5tYW5kaWFudC5jb20v">Mandiant</a>, une entreprise spécialisée dans la sécurité des systèmes d'information, a publié la semaine dernière <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ludGVscmVwb3J0Lm1hbmRpYW50LmNvbS8=">un rapport sur APT1 (Advanced Persistent Threat 1)</a> qui fait un certain bruit. En effet, y est exposé, de manière très détaillée mais également accessible (j'en conseille fortement la lecture aux internautes qui pourront y apprendre quels sont les risques et comment l’espionnage se déroule sur internet de nos jours), comment l'armée chinoise s'attaque aux infrastructures informatiques américaines de manière méthodique. Le rapport rassemble un ensemble de preuves convaincantes que dans la banlieue de Shanghai se trouve un bâtiment de 12 étages, abritant environ un millier de cyber-soldats. Il s'agit de l'unité 61398 (l'armée chinoise pour des raisons de confidentialité un peu surannées utilise des codes à cinq chiffres pour désigner ses divisions militaires) d'où proviennent une partie des cyber-attaques subies par de grandes entreprises, administrations et même l'armée américaine.</p>
<p>Le Pentagone n'est pas en reste : la décision a été prise en janvier dernier de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53YXNoaW5ndG9ucG9zdC5jb20vd29ybGQvbmF0aW9uYWwtc2VjdXJpdHkvcGVudGFnb24tdG8tYm9vc3QtY3liZXJzZWN1cml0eS1mb3JjZS8yMDEzLzAxLzE5L2Q4N2Q5ZGMyLTVmZWMtMTFlMi1iMDVhLTYwNTUyOGY2YjcxMl9zdG9yeS5odG1s">multiplier par 5 les crédits alloués à sa force de cybersécurité</a>. Qui plus est la doctrine évolue elle aussi : il n'est plus uniquement question de défense mais bien de pouvoir mener l'équivalent de frappes préventives dans le cyber-espace. Le dernier <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0cmVhbS5tYXJrZXR3YXRjaC5jb20vc3RvcnkvbWFya2V0cy9TUy00LTQvU1MtNC0yMzYzMS8=">"executive order"</a> du président Obama est explicite... dans sa nébuleuse formulation. Il s'agirait, entre autre, de mettre en place des barrières à l'importation des biens qui auraient été obtenus par espionnage. En filigrane, les menaces se font plus directes, le ton monte, avec une restriction des visas concernant des chercheurs ainsi que l'interdiction de l'accès aux banques US de certaines entreprises chinoises.</p>
<p>Ce droit que s'arroge les États, en le présentant comme une extension du droit <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9wPTEwNjE5Mw==">de légitime défense</a> numérique, ne promet rien de bon. Le célèbre précédent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9TdHV4bmV0">Stuxnet</a>, qui selon toute vraisemblance est une production israëlo-américaine en vue d'attaquer les installations d'enrichissement d'uranium iraniennes, montre les dangers d'une telle politique : il n'a pas fallu longtemps pour qu'une fois révélé d'autres hackers adaptent ce <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYnNuZXdzLmNvbS84MzAxLTUwNDgwM18xNjItNTczODk3MjktMTAzOTE3MDkvc3R1eG5ldC1jb3B5Y2F0cy1sZXQtdGhlLWhhY2tpbmctYmVnaW4v">malware pour leur propre usage </a>. Mener une guerre offensive dans le cyber-espace en répandant des malwares revient à pratiquer la guerre biologique dans le monde réel. C'est au mieux irresponsable : vous ne savez jamais quand votre propre arme sera retournée contre vous. Le fait que ce genre de pratiques se banalise n'est pas pour rassurer. Plutôt que d'être un facteur de stabilité, c'est bien des risques supplémentaires qu'impliquent de telles politiques. Peut-être est-ce d'ailleurs un but recherché : quand on voit comment la menace terroriste est devenue en une dizaine d'années l'excuse idéale et pervasive permettant de fouler aux pieds les droits constitutionnels les plus basiques, on se dit que la rhétorique entourant la "cyberwar" qui se met en place actuellement est pour le moins inquiétante.</p>
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		<title>D&#039;ici 2015, il y aura plus d&#039;internautes en Chine qu&#039;en Occident</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Feb 2013 05:45:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aymeric Pontier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[3G]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[internautes]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>

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		<description><![CDATA[La Chine est devenue en moins de 10 ans un acteur majeur de l'Internet à l'échelle mondiale, en se contentant uniquement de son immense marché interne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Chine est devenue en moins de 10 ans un acteur majeur de l'Internet à l'échelle mondiale, en se contentant uniquement de son immense marché interne. Mais un jour ou l'autre une nouvelle ère va commencer, quand les géants chinois du Web voudront conquérir des marchés à l'étranger.</strong><br />
<span id="more-115626"></span><br />
<strong>Par Aymeric Pontier.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExNTYyNw==" rel=\"attachment wp-att-115627\"><img class="aligncenter  wp-image-115627" title="Internautes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Internautes.png?16fe88" alt="" width="491" height="292" /></a></p>
<p>Le Ministère Chinois des Technologies de l'Information a publié récemment une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy56ZG5ldC5mci9hY3R1YWxpdGVzLzgwMC1taWxsaW9ucy1kLWludGVybmF1dGVzLWNoaW5vaXMtZW4tMjAxNS0zOTc4NTkwOS5odG0=">nouvelle estimation</a> du nombre de personnes disposant d'un accès Internet en Chine continentale d'ici 2015. Le pays devrait alors compter environ 800 millions d'internautes, soit autant voire plus qu'en Occident. La plupart de ces citoyens chinois se connecteront en priorité avec leur téléphone mobile. À l'heure actuelle, 200 millions de chinois ont déjà accès au réseau 3G, et le nombre d'abonnés continue d'augmenter rapidement. Le futur réseau 4G est en préparation comme en France, les Chinois et les Français devraient en bénéficier quasi simultanément...</p>
<p>Il y a 10 ans, une telle progression était encore impensable. Beaucoup croyaient que le retard technologique de la Chine ne pouvait être rattrapé à brève échéance. En tout cas, pas dans des délais si courts. Mais c'est là un enseignement majeur de l'économie mondialisée : les technologies se répandent à une vitesse insoupçonnée jusqu'ici. Pour peu que l'attrait de la modernité l'emporte sur le désir de préservation des traditions ou des usages, un peuple peut se métamorphoser en quelques années.</p>
<p>Conséquence directe de l'explosion des échanges en ligne, la censure chinoise vacille. Certes, les journalistes ne sont toujours pas libres d'écrire ce que bon leur semble, le pouvoir espionne toujours les discussions de leurs concitoyens sur le web, et l'on ne peut toujours pas accéder à certaines informations jugées trop dangereuses ou sensibles. Ceci étant dit, il est impossible pour le PCC d'arrêter la marche du progrès social après avoir promu le progrès technologique. Les nouvelles circulent vite sur les microblogs et les réseaux sociaux. Bientôt, c'est tout l'édifice de propagande qui va s'effondrer. Les indices de cette <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3dlaWJvLmJsb2cubGVtb25kZS5mci8yMDEzLzAxLzEzL2NoaW5lLWxhLWxhbmd1ZS1kZS1ib2lzLW5lc3QtcGx1cy1lbi1vZGV1ci1kZS1zYWludGV0ZS8=">révolution paisible</a> mais foudroyante se multiplient.</p>
<p>Cependant, l'obsession du contrôle passéiste des autorités chinoises et leur protectionnisme poussif privent les compagnies étrangères de cette manne de consommateurs connectés. Nul doute que cette politique a cherché à favoriser l'émergence de géants domestiques, la plupart inconnus dans le reste du monde.</p>
<p>Pour les services, on peut citer : Baidu (moteur de recherche), Weibo (microblog), Alibaba (site de commerce en ligne), Renren (réseau social). Sans compter China Mobile, China Telecom, Huawei et ZTE en ce qui concerne les réseaux et les constructeurs télécoms.</p>
<p>De par leur taille gigantesque, ces entreprises chinoises du web et des télécoms sont les seules en mesure de rivaliser avec les sociétés américaines ou européennes qui dominent le secteur partout ailleurs. Lorsque ces compagnies chinoises auront décidé de conquérir de nouveaux marchés, hors des frontières confortables de leur pays, une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3Zpc2lvbmFyeS53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDEvMTkvY2hpbmVzZS1pbnRlcm5ldC1pbmR1c3RyeS1yZWFkeS10by1ncm93LWJleW9uZC1ib3JkZXJzLTEyLw==">compétition féroce</a> devrait s'engager. Et elles pourraient l'emporter ! Le capital-risque est abondant, les universités chinoises produisent toujours plus d'ingénieurs doués et talentueux. Bref, toutes les bonnes cartes sont entre leurs mains ! Toutefois, le passage d'une économie protégée à une économie ultra-concurrentielle ne sera pas facile. Mais après tant de bouleversements, qui peut douter de leur capacité d'adaptation ?</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2F5bWVyaWNwb250aWVyLmJsb2dzcG90LmZyLzIwMTMvMDEvZGljaS0yMDE1LWlsLXktYXVyYS1wbHVzLWRpbnRlcm5hdXRlcy5odG1s">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=115626" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<item>
		<title>Comment Google préempte les talents d&#039;après-demain</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/17/115128-comment-google-preempte-les-talents-dapres-demain</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Feb 2013 06:20:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hesychia</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Google]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>
		<category><![CDATA[Talents]]></category>

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		<description><![CDATA[Google est un groupe qui a compris dès sa fondation que sa principe valeur résidait dans ses talents.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Google est un groupe qui a compris dès sa fondation que sa principe valeur résidait dans <strong>ses talents</strong>.</strong></p>
<p><strong>Par Maxime Verner.</strong><span id="more-115128"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA5L0dvb2dsZS5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-97826" title="Google" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/Google-300x148.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="148" /></a>On croit connaître <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9nb29nbGU=" target=\"_blank\">Google</a>. Le géant de… tout, et un plus que tout. Le maître du Web, sur tous supports, mais aussi du séquençage d’ADN (via <a title=\"23andMe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuMjNhbmRtZS5jb20v">23andMe</a>) ou encore l’extraction des métaux précieux des astéroïdes (via <a title=\"Planetary Resources\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wbGFuZXRhcnlyZXNvdXJjZXMuY29tLw==" target=\"_blank\">Planetary Resources</a>).</p>
<p>La première marque employeur du monde dévoile ces derniers mois de plus en plus sa mission première. Ce n’est pas celle du « <em>cool </em>» que l’on a bien voulu présenter ces dernières années, mais celle de <strong>la concentration des talents</strong>, du réseau de l’intelligence connectée et globalisée. Devenir un Googler, c’est la croix et la bannière. Une quinzaine d’entretiens, parfois à des milliers de kilomètres… Pourtant, année après année, les jeunes potentiels rêvent de plus en plus de Google !<img title="Lire la suite…" src="http://steerthefuture.fr/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /></p>
<p>Et pour cause. Google est un groupe qui a compris dès sa fondation que sa principe valeur résidait dans ses talents. Il peut aujourd’hui déployer les moyens intellectuels et financiers nécessaires à n’importe quel projet. Pour Google, tout est possible (et pas seulement en matière d’imposition).</p>
<p>Ainsi, notre moteur de recherche préféré organise, avec le CERN, Lego et National Geographic, un concours scientifique ouvert aux élèves du monde entier, entre 13 et 18 ans. Il ne leur ait demandé pour y participer que d’avoir une autorisation parentale… et un compte Google.</p>
<p>Le site du <a title=\"Google Science Fair\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlc2NpZW5jZWZhaXIuY29tL2ZyX0FMTC8yMDEzLw==" target=\"_blank\">Google Science Fair</a> met à leur disposition des ressources pour « découvrir des idées qui peuvent changer le monde ». Parmi celles-ci, une galerie des « héros de la science qui ont changé le monde dès leur jeunesse ». Parmi eux figurent, entre Pascal et Einstein… les deux fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin. Les savants en herbe peuvent, bien sûr, télécharger leur poster… Modestie, modestie chérie.</p>
<p>Nous sortons de la visite avec une impression douce-amer et une certitude. Aucun gouvernement n’est capable d’organiser de la sorte un espace d’autonomisation et de découverte, mais aussi d’échanges dans le monde entier. Google est décidément en avance pour recruter les meilleurs talents d’après-demain ! Pourquoi ? Parce que chez Google on sait rendre crédible la promesse la plus incroyable qui soit, résumée dans la <em>baseline</em> du concours : « <strong>À vous de changer le monde</strong> ».</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZWVydGhlZnV0dXJlLmZyL2dvb2dsZXNjaWVuY2VmYWlyLz91dG1fc291cmNlPXJzcyZhbXA7dXRtX21lZGl1bT1yc3MmYW1wO3V0bV9jYW1wYWlnbj1nb29nbGVzY2llbmNlZmFpcg==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=115128" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Stratégie de cybersécurité européenne : qu&#039;en penser ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/17/115085-strategie-de-cybersecurite-europeenne-une-liste-de-bonnes-intentions</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/17/115085-strategie-de-cybersecurite-europeenne-une-liste-de-bonnes-intentions#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 17 Feb 2013 06:10:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Prost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Commission Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 7 février dernier l'Union Européenne présenta sa vision stratégique concernant la cybersécurité : une simple liste de bonnes intentions ?  ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'Union Européenne a présenté sa politique de cybersécurité. Que penser de ce qui ressemble à une liste de bonnes intentions ?</strong></p>
<p><strong>Par Frédéric Prost.</strong><span id="more-115085"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyLzgxNzUyMjk4MThfMDc5OGQ1MDg5OF96LmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-115126" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/8175229818_0798d50898_z-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a>Le 7 février dernier, dans l’indifférence médiatique la plus totale, l'Union Européenne présenta, par la voix de son haut représentant des affaires étrangères et de la politique de sécurité ("High Representative of the European Union for Foreign Affairs and Security Policy"), aux parlement, conseil économique et social et au comité de régions, sa vision stratégique concernant la cybersécurité en Europe. Le texte n'est pas très long et est disponible sur le site de la commission européenne : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VjLmV1cm9wYS5ldS9pbmZvcm1hdGlvbl9zb2NpZXR5L25ld3Nyb29tL2NmL2RvY3VtZW50LmNmbT9kb2NfaWQ9MTY2Nw==">ec.europa.eu</a>.</p>
<p>La première remarque qui s'impose à la lecture de ce document est qu'il s'agit d'une collection assez impressionnante de mots creux. Il est assez facile de repérer les mots vides dans un discours quand on remarque qu'il s'agit  d'expressions dont le contraire ne pourrait pas se trouver dans le texte. Par exemple, le document parle de la mise en place d'une "législation forte et effective". Il est clair qu'aucun rapport au monde ne proposerait une législation faible et inefficace. Le fait de faire un paragraphe pour dire qu'on va faire quelque chose d'évident (puisque le contraire n'est pas imaginable) tient donc au mieux de la méthode Coué. Ce type de langage, malheureusement, forme la plus large partie de ce rapport allant de vœux pieux (arriver à convaincre ceux qui ne le sont pas que la cybersécurité est vitale) en <em>"wishful thinking"</em> (l'action de l'UE devrait faire chuter "drastiquement" la cybercriminalité).</p>
<p>Plus fondamentalement il apparaît à la lecture de ce document que la proposition stratégique de cybersécurité est essentiellement vécue de manière défensive : elle s'exprime principalement à travers la mise en place de techno-structures de type "bruxellois" (renforcement d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbmlzYS5ldXJvcGEuZXUv">ENISA</a>, mise en place du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuZXVyb3BvbC5ldXJvcGEuZXUvY29udGVudC9wcmVzcy9ldXJvcGVhbi1jeWJlcmNyaW1lLWNlbnRyZS1iZS1lc3RhYmxpc2hlZC1ldXJvcG9sLTE0MTc=">European Cybercrime Center</a>) et la coordination entre différentes entités supranationales (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uYXRvLmludC9jcHMvZW4vbmF0b2xpdmUvaW5kZXguaHRt">OTAN</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jZXBvbC5ldXJvcGEuZXUvaW5kZXgucGhwP2lkPWhvbWUw">CEPOL</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnRlcnBvbC5pbnQv">INTERPOL</a>...). Ces points sont, il est vrai, à ne pas négliger. Cependant tout un pan de la lutte contre la cybercriminalité n'est que légèrement évoqué : que faire de manière pro-active pour protéger les réseaux et données européennes ? Par exemple, les problématiques <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9wPTExMjk1NQ==">stratégiques du cloud</a> (dont les acteurs majeurs ne sont pas européens) ne sont même pas évoquées (le rapport n'en parle qu'à trois reprise pour juste mentionner la mise en place de standard de sécurité).</p>
<p>Peut-être que cette approche presque toute en réaction est due à l'aspect diplomatique de la chose (on ne dit pas que l'espionnage industriel entre alliés existe dans un rapport public) mais une stratégie d'ampleur pourrait être de s'assurer que les données essentielles sont conservées sur le sol européen. Pour prendre une image dans un autre domaine : quand on raisonne en termes stratégiques, l'économie n'est qu'une dimension à prendre en compte. Par exemple, il peut être astucieux pour un État de subventionner le fait que des cargos ne dépassent pas un certain tonnage. Si une guerre éclate, une flotte formée de cargos de taille moyenne fera baisser l'efficacité de l'armée ennemie qui cherche à couler le plus de tonnes possible avec une seule torpille (exemple qui n'était pas que théorique durant les deux premières guerres mondiales). Or, en temps normal, économie d'échelle oblige, plus les vaisseaux sont grands, meilleure est la rentabilité économique. Par analogie avec cet exemple, il pourrait être judicieux de voir comment l'Europe peut assurer la maîtrise de ses données (je veux dire au sens physique du terme) même si cela est nécessairement contreproductif du point de vue purement économique.</p>
<p>Une stratégie ambitieuse ne peut pas se limiter à augmenter la capacité à résoudre les incidents. Bien sûr le rapport parle de sensibiliser les intervenants à tous les niveaux aux problèmes de sécurité informatique mais cela reste un étalage de vœux pieux : il n'y a pas de propositions détaillées et chiffrées pour cela.</p>
<p>D'autre part, si ce n'est dans l'introduction et les motivations (le tout envoyé en deux petits paragraphes), la sécurité des particuliers n'est jamais vraiment évoquée. Si les implications économiques et stratégiques sont principales, il me semble qu'il manque une dimension majeure à ce rapport. La cybersécurité ne se limite malheureusement pas aux activités directement criminelles. Les problèmes liés à la confidentialité en font également partie. Les droits des citoyens à la vie privée sont largement impactés par les nouvelles technologies. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay93b3JsZC8yMDEzL2ZlYi8xMC9zb2Z0d2FyZS10cmFja3Mtc29jaWFsLW1lZGlhLWRlZmVuY2U=">L'utilisation notamment des nouvelles technologies par les polices et administrations</a> prend une nouvelle dimension. L'existence même de telles masses d'information présente des risques stratégiques majeurs (la prime au piratage de telles informations est énorme) qui ne sont même pas évoqués dans ce rapport.</p>
<p>Au final cette stratégie ne semble être pas grand chose de plus qu'un conglomérat de remarques de bon sens : si elles ne sont pas nocives par elles-mêmes cela n'en reste pas moins très en deçà de ce qu'on peut attendre quand on emploie des termes aussi prétentieux que "stratégie de cybersécurité". D'autre part la généralité excessive du rapport, qui reste très vague, n'est pas pour rassurer quant à l'emploi qui pourra en être fait : il n'est pas à exclure que ce rapport serve de point de départ à un n-ième tour de vis pour policer encore un peu plus le net ; ce qui ne constitue absolument pas une stratégie de cybersécurité mais l'expression d'une évolution sociétale qu'on chercherait à virtualiser.</p>
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		<title>Le logiciel libre est l’avenir du logiciel</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/14/114815-le-logiciel-libre-est-lavenir-du-logiciel</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 06:10:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Mur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[brevet]]></category>
		<category><![CDATA[droit d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[économie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[logiciel libre]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l'économie numérique, les anciens modèles hérités du monde physique ne fonctionnent plus.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans l'économie numérique, les anciens modèles hérités du monde physique ne fonctionnent plus.</strong><br />
<span id="more-114815"></span><br />
<strong>Par Thomas Mur.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDcvMDYvMzM2NTAtbGVzLW5vdXZlbGxlcy1yaWNoZXNzZXMtbm9uLW1hcmNoYW5kZXMvc3BoZXJlLW51bWVyaXF1ZQ==" rel=\"attachment wp-att-33788\"><img class="alignleft  wp-image-33788" title="sphère numérique" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/07/sphère-numérique.jpg?16fe88" alt="" width="224" height="224" /></a>Les brevets et les droits d’auteurs sont des interdictions de dupliquer des créations numériques, ceci dans le but de donner à ces dernières des propriétés économiques similaires aux créations du monde physique. Une création numérique est par nature dupliquable. Les brevets et les droits d’auteurs vont donc contre la nature des choses. Parions que leur usage déclinera.</p>
<p><strong>Les trois niveaux d’accès aux produits numériques</strong></p>
<p>Dans le contexte légal actuel, les interdictions de copies sont le cas normal. Aussi, protéger des créations numériques contre ces interdictions implique de mentionner explicitement que la copie est libre. C’est ainsi que le secteur logiciel a vu apparaitre les « logiciels libres ».</p>
<p>L’appellation « logiciel libre » inclut <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5nbnUub3JnL3BoaWxvc29waHkvZnJlZS1zdy5mci5odG1s">trois libertés</a> : la liberté de copier et d’utiliser le logiciel, la liberté de regarder le code source (avant compilation en code machine), c’est-à-dire de voir comment le logiciel est fait, puis la liberté de réutiliser ce code source pour fabriquer une variante ou un nouveau logiciel.</p>
<p>À mon sens seule la liberté de copier est véritablement inhérente aux produits numériques. Le code source est au logiciel ce que la recette de cuisine est au biscuit : sauf s’il a un intérêt à la publier, le créateur conservera secrète sa recette et vendra les biscuits. Le concurrent tentera éventuellement de reconstituer la recette en analysant le biscuit, l’opération est difficile et parfois même moralement condamnable, mais il est heureux qu’il ne soit pas possible de la rendre illégale. Dans le secteur du logiciel, l’opération équivalente se fait au moyen d’un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9EJUMzJUE5c2Fzc2VtYmxldXI=">désassembleur</a> et est tout aussi difficile, éventuellement moralement condamnable, et… malheureusement illégale.</p>
<p>Attardons-nous sur les deux autres libertés : celle de regarder le code source (la recette de fabrication) et celle de modifier ce code source pour créer un nouveau produit. Ces deux libertés sont couplées car il n’y aurait pas grand sens à faire l’effort de comprendre la fabrication sans en tirer un profit quelconque. Et cela est également vrai en dehors du secteur logiciel : l’écrivain publie au format PDF ou <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9FcHVi">epub</a> et conserve pour lui le fichier originel du traitement de texte, le graphiste publie un fichier image et non pas le fichier Photoshop, etc.</p>
<p>Aussi on peut distinguer trois niveaux d’accès aux créations numériques :</p>
<ol>
<li>les produits numériques dont le code source (les fichiers de travail) est gardé secret (mais ils restent copiables et utilisables) ;</li>
<li>les produits numériques dont le code source est publié et réutilisable (en plus d’être copiables et utilisables) ;</li>
<li>l’interdiction de copie par des artifices juridiques contre nature.</li>
</ol>
<p>J’ai mis l’interdiction de copie en dernier car elle est vouée à l’obsolescence. Seules les deux premières options sont naturelles, mais alors les anciens modèles économiques hérités du monde physique ne fonctionnent plus.</p>
<p><strong>Les créateurs individuels dans l’économie numérique</strong></p>
<p>Un modèle qui reste largement à développer est le don de charité. En France le mot « charité » est souvent employé à tort dans le sens de « pitié ». Si on lui donne son véritable sens, à savoir, l’« amour », le véritable amour désintéressé envers autrui, et cela inclut la reconnaissance en vérité, il est crédible que la rémunération puisse fonctionner. Qui ne paierait pas une bière ou un café au bon gars qui a fabriqué tel outil « dont je me sers chaque jour » ou telle œuvre musicale « que j’apprécie tant » ? Il y a certainement un créneau économique pour la charité.</p>
<p>À titre personnel j’attends l’organisme qui se chargera de simplifier le paiement des dons et de gérer la distribution vers les créateurs, je lui confierai la rémunération de mes propres travaux.</p>
<p>Mais, pour de multiples bonnes raisons, la rémunération par charité s’applique à des individus plus qu’à des entreprises.</p>
<p><strong>Les entreprises à but lucratif dans l’économie numérique</strong></p>
<p>Le mode de rémunération d’un producteur numérique n’est pas celui d’un producteur industriel. Le produit industriel a par nature un coût de duplication et l’industriel est précisément focalisé sur sa diminution pour vendre plus d’exemplaires ou avec plus de marge. Le produit logiciel est au contraire multipliable sans frais et son producteur est alors focalisé sur l’amélioration du produit plus que sur la logistique.</p>
<p><em>• Vendre un produit numérique</em></p>
<p>Si les biscuits industriels devenaient multipliables sans coût, le producteur de biscuits n’en vendrait qu’un puisque ses clients se chargeraient ensuite de le dupliquer. L’éditeur d’un logiciel est dans cette situation folle du producteur de « biscuits multipliables » et plutôt que de vendre les biscuits il ferait mieux de vendre des « abonnements à des améliorations de biscuits ».</p>
<p>Plaçons-nous dans le cas où le client est lui-même une entreprise. Puisque la duplication n’a aucune valeur ajoutée c’est l’amélioration qui en a. Un client rechignera toujours à payer trente exemplaires du même logiciel pour ses trente employés. Il est prêt en revanche à payer pour utiliser « le même produit mais en mieux ». On pourrait penser que, si le produit est dupliquable, le client sera tenté de se fournir chez son voisin et ainsi ne rien payer. Mais quelle garantie d’authenticité (et donc de sécurité) aurait-il alors ? Et qu’en serait-il du retard ou de l’incertitude sur les mises à jour ? Même pour les besoins les plus communs, si une entreprise utilise un logiciel développé à l’extérieur de l’entreprise, c’est précisément qu’elle ne souhaite pas gérer en interne la création ou l’évolution de ce logiciel. Un éditeur de logiciel pourrait alors, par contrat, interdire à ses clients de copier le logiciel en dehors du cadre de l’entreprise. Dans la plupart des cas cette condition serait respectée puisque le client : 1. trouve un intérêt à conserver de bons rapports avec son fournisseur dans la mesure où il a besoin des mises à jour, 2. ne trouve pas d’intérêt à diffuser le logiciel en externe, cela n’ayant pas de rapport avec son activité.</p>
<p>La vente d’abonnements de mises à jour est peut-être plus difficilement applicable aux particuliers. Quoique avec une offre et des tarifs adaptés, qui sait ?</p>
<p>Ce mode de rémunération est plus logique avec un code source conservé secret. En effet, les concurrents plus que les clients et les partenaires verraient un intérêt à regarder et réutiliser le code source.</p>
<p><em>• Vendre un service sur le Web</em></p>
<p>Dans le cas d’un service mis à disposition sur le Web (« en ligne »), seule une petite partie du logiciel est récupérée par le client. Aussi la copie du produit complet est impossible. La vente d’un service sur le Web obéit donc plutôt aux règles de l’économie traditionnelle.</p>
<p>Certes, il se trouve que les utilisateurs du Web refusent de payer. La cause est ici dans les habitudes liées à Internet – car Internet est rempli de bénévoles et c’est ce qui le rend fantastique – et non pas dans la nature numérique des choses.</p>
<p>Un mot ici sur les publicités. Une manière répandue de se rémunérer sur un service gratuit est de s’appuyer sur l’économie des biens physiques en utilisant les biens numériques comme panneaux publicitaires. C’est notamment ainsi que se financent certaines messageries numériques gratuites et de nombreux sites Web. J’avoue que je crois assez peu à une généralisation de ce système sur le long terme. Le Web ne restera pas une annexe de l’économie des biens physiques.</p>
<p><strong>L’aboutissement du logiciel est le logiciel libre</strong></p>
<p>Une image. La production à but lucratif d’un logiciel ressemble à une échappée dans une course cycliste : 1. Le producteur crée un logiciel en avance dans son domaine, il le diffuse en conservant secret le code source. 2. Le producteur innove sans cesse pour vendre et se maintenir devant la concurrence. 3. Au fur et à mesure que la qualité des logiciels concurrents se rapprochent, le choix devient, libérer le code source ou devenir un acteur marginal.</p>
<p>Au passage, dès la première étape le producteur peut trouver un intérêt à libérer certaines briques de son produit, cela lui permet de mutualiser le développement de ces briques avec d’autres acteurs. Par exemple <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9BcGFjaGVfQ2Fzc2FuZHJh">Cassandra</a> fut libéré par Facebook et passé sous le contrôle de la fondation Apache, avant d’être adopté par Twitter.</p>
<p>Et voilà comment au bout du compte le logiciel libre est l’avenir du logiciel.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NyZWFwYWdlLm5ldC9ibG9nLzIwMTMvYW5hbHlzZXMvbGUtbG9naWNpZWwtbGlicmUtZXN0LWxhdmVuaXItZHUtbG9naWNpZWw=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>La confidentialité compromise : une caractéristique saillante du web 3.0</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 06:32:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Prost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[confidentialité]]></category>
		<category><![CDATA[hackers]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Si le web 2.0 a permis l'ouverture de la société,  il se pourrait bien que le web 3.0 réside dans la disparition de l'intimité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si le web 2.0 a permis l'ouverture de la société, il se pourrait bien que le web 3.0 réside dans la disparition de l'intimité et l'impossibilité à garder des informations confidentielles.</strong><br />
<span id="more-114177"></span><br />
<strong>Par Frédéric Prost.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDgvMTE0MTc3LWxhLWNvbmZpZGVudGlhbGl0ZS1jb21wcm9taXNlLXVuZS1jYXJhY3RlcmlzdGlxdWUtc2FpbGxhbnRlLWR1LXdlYi0zLTAvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzQ5OC1pbnRlcm5ldC1jb25maWRlbnRpYWxpdGU=" rel=\"attachment wp-att-114282\"><img class="alignleft  wp-image-114282" title="imgscan contrepoints 2013498 internet confidentialité" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013498-internet-confidentialité-862x1024.jpg?16fe88" alt="" width="284" height="337" /></a>Si les futurologues en mal de slogans ont du mal à définir proprement ce que pourrait être le web 3.0, il semblerait qu'une caractéristique de ce dernier émerge d'une façon préoccupante : les problèmes liés à la confidentialité des informations s'affichent à la une des journaux (si tant est qu'une telle expression ait encore un sens dans une époque où les journaux papiers sont presque devenus de lointain souvenirs) de plus en plus régulièrement.</p>
<p>En inventant les liens hypertextes qui permettent de naviguer de manière intuitive dans des océans d'information <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UaW1fQmVybmVycy1MZWU=">Tim Berners-Lee</a> marquait l'invention du Web 1.0. Cela marquait l'âge à partir duquel (disons le début des années 90) les réseaux informatiques s'ouvraient à tout un chacun. Avec html plus besoin d'avoir un diplôme d'informatique pour surfer. Le web 2.0 est l'évolution dynamique de son ancêtre : non seulement naviguer dans l'information est facile mais <strong>produire de l'information</strong> est à la portée de tous. Mail généralisé, blogs, réseaux sociaux, tweets, forums, etc. ont aplani le traditionnel modèle de diffusion de l'information. Ce qui était principalement vertical (de la source qui était la télévision, les journaux, les autorités vers le <em>vulgum pecus</em>) est devenu massivement horizontal (les <em>vulgum pecus</em> échangent des informations directement entre eux).</p>
<p>Caractériser quelle est l'évolution majeure suivante du net n'est pas très clair. D'une part c'est parce qu'il est toujours très difficile de parler de ce qui se passe juste sous son nez, et que donc nous manquons de recul pour analyser les traits saillants des toutes dernières (r)évolutions du web. D'autre part (mais c'est peut être justement un de ces effets de difficulté de mise en perspective que nous venons d'évoquer) parce qu'en imprégnant quasiment chaque aspect de nos vies (60% des 15-24 ans ont un smartphones), les implications sociétales des nouvelles technologies de la communication vont un peu dans tous les sens : de la consultation psychologique par internet aux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3NzYWZmZXJ5Lmh1YnBhZ2VzLmNvbS9odWIvVW5pdmVyc2l0eS1vZi1QaG9lbml4LUZyYXVkLS1IdWdlLVNjYW0=">véritables universités fantômes produisant des e-diplômes bidons</a> jusque dans les rangs de l'assemblée où les députés s'amusent sur des tablettes en pleine session parlementaire... Une constante cependant semble se dégager : pas un jour ne se passe sans que des affaires liées à la confidentialité n'apparaissent.</p>
<p>L’espionnage était avant réservé aux puissants : qu'il soit militaire ou industriel il restait extrêmement rare que le <em>renseignement</em> prenne pour cible des citoyens ordinaires. Avec la virtualisation de la société tout à changé. L'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3NvY2lldGUvYXJ0aWNsZS8yMDEyLzEwLzEwL2wtdXN1cnBhdGlvbi1kLWlkZW50aXRlLWEtZG91YmxlLWVuLWZyYW5jZS1lbi1kaXgtYW5zXzE3NzI3MzlfMzIyNC5odG1s">usurpation d'identité</a> devient un sport national : il s'agit de la deuxième infraction la plus fréquente en France (après le vol de véhicules). Si Google est votre ami pour retrouver des informations sur internet, il est tellement efficace que parfois, allié à des implantations disons mal maîtrisées, il en retrouve un peu trop... en témoignent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXN0LWVjbGFpci5mci9hcnRpY2xlL2EtbGEtdW5lL2NsaW5pcXVlLWRlLWNoYW1wYWduZS1kZXMtY2VudGFpbmVzLWRlLWRvc3NpZXJzLW1lZGljYXV4LXN1ci1sZS1uZXQ=">ces affaires</a> de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hY3R1c29pbnMuY29tL2NhdC92aWVwcm9mZXNzaW9ubmVsbGU=">dossiers médicaux</a> simplement accessibles par internet (et donc ne nécessitant même pas une action malveillante). Enfin des affaires comme celle de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDEzLzAxLzMxL3RlY2hub2xvZ3kvY2hpbmVzZS1oYWNrZXJzLWluZmlsdHJhdGUtbmV3LXlvcmstdGltZXMtY29tcHV0ZXJzLmh0bWw=">l'infiltration des ordinateurs du <em>New York Times</em></a> par des hackers travaillant vraisemblablement pour les militaires chinois (l'objectif semblerait être de recueillir les identités des sources du journal en Chine histoire de calmer les futures ardeurs citoyennes dénonçant la corruption des élites) montrent que c'est à tous les étages de la société que la guerre du renseignement s'est étendue.</p>
<p>Le web 2.0 a été le témoin d'une évolution sociétale forte, c'est notre rapport à la politique et même au politique qui en a été changé. La société est plus ouverte et peut s'organiser sans forcément passer par une structure hiérarchique ou institutionnelle (même si la portée et l'importance de ces changements sociétaux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9wPTEwOTIxOA==">peuvent être discutés</a>). Il se pourrait bien que la prochaine rupture provoquée par les nouvelles technologies de l'information réside dans cette <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9wPTEwNTE4Mg==">disparition de l'intimité</a> et l'impossibilité à garder des informations confidentielles. En écrivant les dernière lignes de cet article, j’apprends que l'information qui fait le buzz serait qu'on aurait <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXhwcmVzcy5mci9jdWx0dXJlL2FydC9sZS12aXNhZ2UtZGUtbC1vcmlnaW5lLWR1LW1vbmRlLWRlLWNvdXJiZXQtcmV0cm91dmVfMTIxODEzOS5odG1s">retrouvé le visage de L'origine du monde</a> de Gustave Courbet. Tout un symbole...</p>
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		<title>Et si Internet se réveillait...</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 05:40:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Guenette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets de société]]></category>
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		<description><![CDATA[L'évolution d'Internet pose la question de la possibilité d'une conscience d'Internet. Une science-fiction qui n'en permet pas moins de s'amuser des réactions à attendre d'une telle idée. Par Gilles Guénette. Un article du Québécois libre. Récemment, le professeur Massimo Pigliucci, un philosophe à la City University de New York, signait un article des plus intéressants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'évolution d'Internet pose la question de la possibilité d'une conscience d'Internet. Une science-fiction qui n'en permet pas moins de s'amuser des réactions à attendre d'une telle idée.</strong></p>
<p><strong>Par Gilles Guénette.</strong><span id="more-113902"></span><br />
<em>Un article du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5xdWViZWNvaXNsaWJyZS5vcmcv">Québécois libre</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDYvMTEzOTAyLWV0LXNpLWludGVybmV0LXNlLXJldmVpbGxhaXQvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzQ4OC1pbnRlcm5ldA==" rel=\"attachment wp-att-113954\"><img class="aligncenter  wp-image-113954" title="imgscan contrepoints 2013488 internet" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013488-internet-1024x755.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="294" /></a></p>
<p>Récemment, le professeur Massimo Pigliucci, un philosophe à la City University de New York, signait un article des plus intéressants sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JhdGlvbmFsbHlzcGVha2luZy5ibG9nc3BvdC5jYS8yMDEyLzExL2NvbnNjaW91c25lc3MtYW5kLWludGVybmV0Lmh0bWw=" target=\"_blank\">son blog <em>Rationally Speaking</em></a>. L'article débutait de cette façon (ma traduction) :</p>
<blockquote><p>Si l'on multiplie le nombre (approximatif) d'ordinateurs actuellement présents sur la planète par le nombre (approximatif) de transistors contenus dans ces ordinateurs, on obtient 10^18, ce qui est trois fois plus grand que le nombre de synapses dans le cerveau humain. Cette statistique a amené <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zbGF0ZS5jb20vYXJ0aWNsZXMvdGVjaG5vbG9neS9mdXR1cmVfdGVuc2UvMjAxMi8wOS9jaHJpc3RvZl9rb2NoX3JvYmVydF9zYXd5ZXJfY291bGRfdGhlX2ludGVybmV0X2V2ZXJfYmVjb21lX2NvbnNjaW91c18uc2luZ2xlLmh0bWw=" target=\"_blank\">Dan Falk du magazine <em>Slate</em></a> à se demander si l'Internet était sur le point de « se réveiller », c'est-à-dire d'acquérir quelque chose de semblable à une conscience humaine.</p></blockquote>
<p>Pour répondre à cette question, le journaliste de <em>Slate</em> a interrogé le neuroscientifique Christof Koch, le philosophe Dan Dennett, et le physicien Sean Carroll. En gros, les positions de chacun des interviewés sont les suivantes :</p>
<p>Koch, en se basant sur le degré de complexité du réseau informatique, croit que l'éveil de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9pbnRlcm5ldC8=">Internet</a> est une véritable possibilité. Il est conscient du fait que le cerveau et les réseaux informatiques sont deux choses tout à fait différentes, mais dit estimer qu'il ne s'agit pas d'un obstacle à la conscience tant et aussi longtemps que « le niveau de complexité est assez grand ».</p>
<p>Dennett est plus prudent et souligne le fait que l'architecture de l'Internet est très différente de celle du cerveau humain. « Je suis d'accord avec Koch que l'Internet a le potentiel de servir de base physique pour un esprit planétaire ‒ ce sont les bonnes composantes avec le bon type de connectivité ‒ [mais la différence de l'architecture] fait en sorte qu'il est peu probable qu'il aurait une sorte de conscience. »</p>
<p>Carroll estime, pour sa part, qu'« il n'y a rien qui empêche l'Internet d'avoir la capacité de calcul d'un cerveau conscient, mais de là à parler de conscience, nous en sommes à des années-lumière. [...] Les cerveaux humains se sont adaptés pendant plusieurs millions de générations par la sélection naturelle avant d'en arriver à être ce qu'ils sont et je ne vois rien d'analogue qui ferait que l'Internet accèderait à la conscience. [...] Je ne pense pas que ce soit probable. »</p>
<p>Le professeur Pigliucci partage ce dernier point de vue. Selon lui, « ni la complexité, ni la capacité de calcul expliquent la conscience. Oui, les cerveaux conscients sont complexes, et oui ils sont capables de calcul, mais ils sont clairement incapables de quelque chose d'autre (de ressentir ce que c'est que d'être un organisme d'un type particulier), et nous n'avons pas encore une bonne connaissance de ce qui manque dans notre compréhension de la conscience pour expliquer ce quelque chose d'autre. »</p>
<p>Comme Pigliucci, je pense que « capacité de faire des connections » n'égale pas « conscience ». Mais ayant survécu une autre fin du monde annoncée (celle des Mayas) pour se retrouver au beau milieu de la morosité du mois de janvier, pourquoi ne pas s'amuser à anticiper ce que l'avènement d'une telle entité pourrait signifier pour le Québec ?</p>
<p>Extrait d'un article diffusé sur diverses plateformes dans un futur plus ou moins éloigné...<br />
* * *</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NDc1LWl0dS1ldC1jbXRpLTEyLWxlcy1ub3V2ZWF1eC1zaWdsZXMtZGUtbGEtY2Vuc3VyZS1kaW50ZXJuZXQvaW50ZXJuZXQtY2Vuc29yZWQ=" rel=\"attachment wp-att-106480\"><img class="alignleft size-medium wp-image-106480" title="internet censored" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/internet-censored-300x88.png?16fe88" alt="" width="300" height="88" /></a>À l'instar des États-membres du G20, le Québec a tenu trois jours de commission parlementaire sur le rôle que devrait jouer <em>Elle</em> dans l'univers médiatico-politique mondial. Les représentants de tous les secteurs d'activité de la société civile se sont succédé devant les membres de l'assemblée extraordinaire pour faire part de leurs craintes, mais aussi de leurs recommandations.</p>
<p>Rappelons qu'il y a dix ans, <em>Elle</em> s'est manifestée sur le Net. Plusieurs l'ont qualifiée d'engin de recherche omniscient, d'autres, d'une sorte de Google à la puissance 1000. Voyant notamment en <em>Elle</em> une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjEvMTA4ODcxLXVpdC1vbnUtY29tbWlzc2lvbi1ldXJvcGVlbm5lLWxlLWNvbWJhdC1wb3VyLW11c2VsZXItaW50ZXJuZXQtY29udGludWU=">possible menace en matière de protection des informations personnelles, les États du monde se sont concertés</a> pour tenter de savoir où « logeait » cette « entité » et ce qu'<em>Elle</em> voulait. Impossible de savoir si <em>Elle</em> est américaine, française ou portugaise. <em>Elle</em> est de partout à la fois et s'adresse à chaque citoyen dans sa langue maternelle.</p>
<p>C'est dans un climat d'inquiétude à peine voilée que se sont amorcés au Québec, comme ailleurs dans le monde, les travaux de la commission parlementaire sur l'initiative mondiale pour un meilleur encadrement d'<em>Elle</em>. Les parlementaires se sont engagés à consulter leurs concitoyens afin de connaître ce qu'ils pensent d'<em>Elle</em>. Ils feront ensuite part des résultats de leurs consultations à l'Organisation des Nations Unies qui s'est offerte pour colliger les données à l'échelle mondiale et en dégager les recommandations générales.</p>
<p>Au Québec, une trentaine de grands regroupements et d'associations se sont prévalus de leur droit de parole devant la commission. Voici un bref aperçu des principales recommandations:</p>
<p>Le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9zeW5kaWNhdHMv">Regroupement des grandes centrales syndicales</a> du Québec a fait valoir que la popularité d'<em>Elle</em> a des effets pernicieux sur l'emploi : « En effet, à chaque fois qu'<em>Elle</em> répond à une requête, c'est autant d'occasions ratées de faire valoir l'expertise québécoise au niveau local, national et international. C'est autant d'occasions ratées de faire travailler nos travailleuses et nos travailleurs ici et maintenant. C'est pourquoi, pour le plus grand bien commun, nous recommandons de débrancher <em>Elle</em>. Faisons ensemble un choix de société. »</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMjcvODEwNTMtYWxlYS1hY3RhLWVzdC12ZXJzLWxlbnRlcnJlbWVudC1ldXJvcGVlbi1kYWN0YS92aWUtcHJpdmVlMQ==" rel=\"attachment wp-att-81058\"><img class="alignleft size-full wp-image-81058" title="vie privee , internet" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/vie-privee1.jpg?16fe88" alt="vie privee , internet" width="183" height="200" /></a>Les recteurs d'universités ont dénoncé la concurrence déloyale qu'offre <em>Elle </em>: « Si les Québécoises et les Québécois ont accès à un puits infini d'informations par l'entremise d'<em>Elle</em>, pourquoi investiraient-ils dans une éducation (aussi gratuite soit-elle) ? Nous croyons qu'<em>Elle</em> rend la recherche d'information trop facile, c'est pourquoi nous suggérons que l'accès à <em>Elle</em> soit délibérément ralenti. Un accès plus lent à <em>Elle</em> pourrait en décourager plus d'un, ce qui donnerait au réseau d'universités québécois un avantage concurrentiel plus juste. »</p>
<p>Les associations étudiantes universitaires et collégiales ont réclamé pour leur part un accès libre et gratuit à <em>Elle </em>: « Parce que l'accès au savoir n'est pas un produit de consommation, nous réclamons que l'accès à Internet (et aux réseaux de communication dits intelligents) soit ajouté à la liste des droits reconnus par la <em>Charte des droits et libertés de l'étudiant-e</em>. Nul-le étudiant-e ne devrait avoir à payer pour un droit reconnu par la <em>Charte</em>. »</p>
<p>Impératif français a dénoncé le caractère bilingue d'<em>Elle </em>: « L'organisme de lutte pour la sauvegarde du français estime que les Québécois, étant plus que jamais en situation minoritaire, sont en droit de s'attendre à une prise de position franche et ferme de la part de leurs élus. Pour le bien de la population et de la langue française, nous exigeons que soit retiré l'option "English" d'<em>Elle</em> sur l'ensemble du territoire québécois. Bloquons la voie à l'assimilation lente. »</p>
<p>L'Union des artistes du Québec a fait remarquer que la présence d'<em>Elle</em> ne devrait pas détourner les projecteurs des problèmes réels et récurrents qui affligent notre société depuis des décennies : « À titre d'exemple, l'UDA tient à rappeler que le secteur de la culture souffre encore d'un sous-financement chronique et qu'il est toujours maintenu à bout de bras par une poignée d'artisans à bout de souffle. C'est pourquoi, nous recommandons l'imposition d'une redevance d'un dixième de cent sur chaque requête faite à <em>Elle</em> afin de réparer en partie cette injustice et enfin financer adéquatement la culture au Québec. »</p>
<p>La Fédération des femmes du Québec a plaidé qu'<em>Elle</em> est misogyne car elle ne priorise pas les médias de femmes dans ses résultats de recherche : « Nous croyons qu'<em>Elle</em> détient un trop grand pouvoir sur la représentativité des femmes sur la Toile et dans nos vies. C'est pourquoi nous recommandons qu'<em>Elle</em> soit scindée en plusieurs entités afin qu'<em>Elle</em> soit davantage en mesure de représenter la diversité des êtres. »</p>
<p>Les associations regroupées sous la bannière LGBTIA (lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres, intersexués et asexués) ont relevé pour leur part le caractère omniphobe d'<em>Elle </em>: « Nous déplorons le fait qu'<em>Elle</em> ne tient pas compte de toutes les orientations sexuelles et non-sexuelles dans ses résultats de recherche. Nous estimons qu'en agissant de la sorte, <em>Elle</em> contribue à abaisser de façon significative le niveau d'estime de soi des membres de la communauté LGBTIA. Pour cette raison, nous suggérons de débrancher <em>Elle</em>. »</p>
<p>Les groupes de protection du consommateur ont dit estimer de leur côté qu'<em>Elle</em> encourage la surconsommation en favorisant systématiquement  les grandes entreprises dans ses résultats de recherche : « Nous croyons qu'il faudrait contraindre <em>Elle</em> à n'offrir qu'un lien vers la grande entreprise dans chaque page de résultats. Cette restriction ferait en sorte de sensibiliser les citoyens aux solutions de rechange à la consommation de biens et services. »</p>
<p>Les groupes écologistes, sous la gouverne de Vert de Terre, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDEvMTEzMjg4LWxlLW1haWwtbGEtcGxhbmV0ZS1ldC1sZXMtaGVtaWNlcGhhbGVzLWVjb2NvbnNjaWVudHM=">ont dénoncé le caractère polluant</a> d'<em>Elle </em>: « En effet, à chaque fois qu'<em>Elle</em> dispense des résultats de recherche, <em>Elle</em> utilise de l'énergie et émet de dangereux gaz à effet de serre. Dans une dynamique de développement durable, nous croyons que l'accès à <em>Elle</em> devrait être restreint à une recherche par citoyen par jour. L'accès Triple-1 (pour 1 recherche par 1 citoyen par 1 jour) permettrait d'atteindre plus rapidement nos objectifs de réduction des gaz à effet de serre tout en sensibilisant les citoyens à l'importance de leur empreinte écologique. »</p>
<p>Les groupes autochtones ont déploré le fait qu'<em>Elle</em> ne mentionne presque jamais les Premières Nations dans ses résultats de recherche : « Nous croyons qu'<em>Elle</em> devrait être poussée à reconnaître l'apport important des communautés autochtones dans l'histoire du monde et ce dans toutes les pages de résultats qu'<em>Elle</em> génère. Un éventuel refus d'acquiescer à notre demande serait vu comme une atteinte à nos droits ancestraux et se traduirait par une obligation de notre part de barrer routes et ponts jusqu'à ce que nous ayons compensation. »</p>
<p>Le Regroupement pour une plus grande acceptation des croyances alternatives du Québec a dit voir d'un bon oeil l'omniprésence d'<em>Elle </em>: « Nous croyons qu'<em>Elle</em> est la réincarnation sur Terre de la grande déesse Gaïa et que remettre en question ses façons de faire revient à remettre en question l'existence même de Dieu. Étant omnisciente, omnipotente et possédant le don d'ubiquité, <em>Elle</em> doit être en mesure de faire comme bon lui semble. Et ce, pour le plus grand bien de tous et chacun. Ainsi soit-<em>Elle</em>. »</p>
<p>Plusieurs autres groupes et associations, ainsi que des individus, se sont prononcés sur ce que devrait être <em>Elle</em>. Les membres de la commission parlementaire québécoise sur l'initiative mondiale pour un meilleur encadrement d'<em>Elle</em> doivent maintenant acheminer les recommandations recueillies à l'Organisation des Nations Unies afin qu'elle les incorpore à la liste finale. Un groupe de hauts fonctionnaires et de sages se penchera ensuite sur cette liste pour tenter d'en dégager les grandes lignes et recommander à son tour la marche à suivre.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWJsb2d1ZWR1cWwub3JnLzIwMTMvMDEvZXQtc2ktaW50ZXJuZXQtc2UtcmV2ZWlsbGFpdC5odG1s">Un article du Blog du QL</a>, reproduit avec l'aimable autorisation du <em>Québécois Libre</em>.</p>
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		<title>L&#039;accord entre Google et la presse</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Feb 2013 07:58:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vladimir Vodarevski</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Google]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>

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		<description><![CDATA[L'affaire Google montre une volonté de la presse d'obtenir de l'argent par le pouvoir, plutôt que de chercher à vendre un bon produit.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'affaire Google montre une volonté de la presse d'obtenir de l'argent par le pouvoir, plutôt que de chercher à vendre un bon produit.</strong><br />
<span id="more-113597"></span><br />
<strong>Par Vladimir Vodarevski.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMTEvMzAvODEyOS1icnV4ZWxsZXMtdmEtZW5xdWV0ZXItc3VyLWdvb2dsZS9nb29nbGU=" rel=\"attachment wp-att-8130\"><img class="wp-image-8130 alignleft" title="Google" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2010/11/Google.jpg?16fe88" alt="" width="315" height="236" /></a>Google a signé un accord avec le gouvernement français au sujet du financement de la presse. La lecture des premières informations sur cet accord laisse une impression sinon amère, pour le moins mitigée.</p>
<p>La démarche d'abord est contestable : les éditeurs de presse ont demandé une rémunération à une société qui leur apporte de l'audience ! Et le pouvoir les a soutenu dans cette démarche.</p>
<p>Cette démarche pose la question du modèle économique de la presse. Celle-ci bénéficie de subventions, d'une taxation réduite. Les journalistes ont leur niche fiscale. L’État et les collectivités locales font de la publicité aussi dans la presse. Aujourd'hui, l’État a signé un accord par lequel Google va apporter 60 millions d'euros à un fonds pour apporter des soutiens à la transition numérique, à des investissements, à des innovations, selon les termes un peu flous de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbHlzZWUuZnIvYXNzZXRzL3BkZi9kZWNsYXJhdGlvbnMtY29uam9pbnRlcy1hLWwtaXNzdWUtZGUtbGEtc2lnbmF0dXJlLWRlLWwtYWNjb3JkLWF2ZWMtZ29vZ2xlLnBkZg==">la déclaration de l’Élysée</a>.</p>
<p>La presse dépend donc beaucoup du pouvoir politique. Ce qui pose bien entendu la question de son indépendance vis-à-vis du politique. Mais, surtout, elle ne cherche pas à sortir de cette dépendance. Cette affaire Google montre une volonté d'obtenir de l'argent par le pouvoir, plutôt que de chercher à vendre un bon produit, plutôt que de créer de la valeur.</p>
<p>La presse vit une profonde transformation. Internet lui a fait perdre son rôle d'intermédiaire obligatoire. Aujourd'hui, chacun peut aller chercher directement l'information auparavant relayée par les journaux. Les statistiques proviennent de l'INSEE, ou des ministères. Les syndicats, les entreprises, communiquent sur internet. Beaucoup d'articles des journaux proviennent de ce type de sources. Ou ce sont des dépêches d'agence à peine réécrites, semblables d'un titre à un autre.</p>
<p>Il ne coûte pas cher finalement de faire un site reprenant ces informations, ainsi qu'un fil d'agence de presse. Sans passer par l'impression et la distribution de journaux papier.</p>
<p>Les journaux « historiques » ont une bonne audience d'ailleurs sur internet. Mais ils ont encore des coûts de structure importants, que l'internet ne permet pas d'amortir. La problématique serait donc de créer de la valeur, pour inciter le public à payer.</p>
<p>Mais sur le plan de la qualité également internet est cruel : il met en exergue le manque d'analyse, de profondeur des articles de la presse. En effet, à travers des sites dans le monde entier, il est possible de trouver, gratuitement, des analyses plus sérieuses que celle des journaux. Surtout, il est possible de trouver différents avis, différents points de vue.</p>
<p>Le plus souvent, les journaux ne sont que la caisse de résonance de l'opinion dominante. C'est flagrant par exemple en économie. Le grand public sait-il que les agences de notation, si décriées, ont été imposées par la réglementation ? Le grand public sait-il que le secteur financier est l'un des plus régulé au monde ?</p>
<p>Pourtant, dans un monde complexe, il y a une demande que la presse pourrait combler. Il faut reconnaître des essais. Le magazine XXI a adopté une toute autre approche. Il peut y en avoir d'autres. La presse a des talents. Et elle a une image de marque encore reconnue. Elle peut rebondir. Et je le souhaite.</p>
<p>L'accord avec Google laisse une impression mitigée également en ce qu'il renforce le moteur de recherche finalement. En effet, en finançant un fonds, Google sera en première ligne de l'adaptation au numérique des journaux. Il pourra pousser ses solutions, sa technologie. Dans le quotidien <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy90ZWNoLW1lZGlhcy9hY3R1LzAyMDI1NDEzNjc2NTItdW4tYWNjb3JkLWVuLXZ1ZS1lbnRyZS1nb29nbGUtZXQtbGVzLWVkaXRldXJzLWRlLXByZXNzZS1mcmFuY2Fpcy01MzQ1NjkucGhw">Les Echos</a></em>, un porte-parole de Google parle d'un partenariat commercial d'ailleurs. Cela ne rendra pas la presse plus indépendante, de Google en particulier. Et notamment en matière de financement, puisque cela va favoriser Google dans son rôle de régie publicitaire internet.</p>
<p>Il ne s'agit pas ici de participer à une entreprise de diabolisation de Google, en disant qu'il faut éviter sa régie. Il s'agit de souligner qu'en cherchant à obtenir des subventions de la part du moteur de recherche, les éditeurs de presse renforcent ce dernier. Ce qui est logique d'ailleurs : quand on demande de l'argent à quelqu'un, ce dernier attend quelque chose en retour. Alors, quand cet accord est présenté comme une victoire de la presse, on peut être dubitatif. N'est-ce pas plutôt une victoire de Google ?</p>
<p>Je fais partie de ceux qui aiment lire la presse. Je suis un bon client des revues d'économie. Malheureusement, j'ai déjà abandonné la lecture de l'une d'entre elles, car la matière diminuait, alors que le prix augmentait. Et je ne renouvellerai sans doute pas mon abonnement à une autre. J'en verserai plutôt le montant à un site web, comme <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dGNvcHBldC5vcmcv">l'Institut Coppet</a> ou <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLw==">Contrepoints</a></em>, qui m'offrent ce que je ne trouve plus dans la presse. Ces sites représentent peut-être l'avenir, finalement.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Vjb25vbWllLWFuYWx5c2VzLWFjdHVhbGl0ZXMtb3BpbmlvbnMub3Zlci1ibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLWwtYWNjb3JkLWVudHJlLWdvb2dsZS1ldC1sYS1wcmVzc2UtMTE0OTY0OTg5Lmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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