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	<title>Contrepoints &#187; Politique</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Hollande : le soldat de l&#039;an II</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124734-le-soldat-de-lan-ii</link>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 11:26:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[conférence de presse]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[réforme de l'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Trierweiler]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Kemlin]]></category>

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		<description><![CDATA[Une conférence de presse pour rien : si le discours se veut plus offensif, François Hollande conserve la même ligne politique qui échoue depuis un an.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une conférence de presse pour rien : si le discours se veut plus offensif, François Hollande conserve la même ligne politique qui échoue depuis un an.</strong></p>
<p><strong>Par le Parisien libéral.</strong><br />
<span id="more-124734"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDczOQ==" rel=\"attachment wp-att-124739\"><img class="alignleft  wp-image-124739" title="le soldat de l'an II" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/le-soldat-de-lan-II.jpg?c2fb0e" alt="" width="272" height="350" /></a>Le soldat de l'an II, c'est le titre super guerrier que <em>Libération</em> a choisi pour qualifier ce qu'ils perçoivent de François Hollande. Il se voulait sans doute à la fois drôle et emphatique. Il est on ne peut plus approprié.</p>
<p>La conférence de presse de Hollande ? C'était deux heures pour ne rien dire. Le président de la République française avait prévu les choses en grand, comme quand on joue à domicile : 2 500 et quelques journalistes, salle des fête de l’Élysée et piètres blagues. Certes, il n'avait pas oublié d'arriver en retard, et il n'avait toujours pas ajusté sa cravate. Mais pour le reste, Hollande a fait preuve d'une autosatisfaction étonnante. Plus que le soldat de l'an II, <em>Libération</em> aurait dû titrer le général de l'armée des Indes.</p>
<p>Comme le note la journaliste du <em>Monde</em>,<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyZXNzb3ouYmxvZy5sZW1vbmRlLmZyLzIwMTMvMDUvMTYvaG9sbGFuZGUtY2hhbmdlLWRlLXN0eWxlLW1haXMtcGFzLWRlLWxpZ25lLw=="> Françoise Fressoz</a>, le feu couve : la France est entrée en récession, le président de la République a perdu la confiance d’une grande partie de son peuple. Il a intérêt à réagir vite s’il ne veut pas être catalogué comme le président qui aura sous estimé la crise. Il se devait donc de parler, surtout après sa journée à Bruxelles avant hier.</p>
<p>Hollande a fait le constat suivant : pendant l'An I de son quinquennat, il s'est penché sur les points suivants :</p>
<ul>
<li>défense de notre souveraineté,</li>
<li>remise en ordre de notre économie,</li>
<li>sauvegarde de notre modèle social,</li>
<li>réparation des injustices.</li>
</ul>
<p>Nous ne pouvons qu'exprimer notre étonnement. Déjà, que veut dire "réparer les injustices" ? Ensuite, grâce au célèbre <em>CEstLaFauteASarko</em>, Hollande s'est attaché à nuancer chacun de ses propos. Du coup, Hollande est passé aux propositions. Citons en quelques-unes :</p>
<ul>
<li>ordonnances pour accélérer les processus législatif,</li>
<li>habilitations sur la simplification administrative,</li>
<li>plan public d'investissement portant sur les transports, le numérique, la santé et la transition écologique,</li>
<li>extension du programme d'emplois d'avenir au secteur privé,</li>
<li>propositions de gouvernement économique Européen.</li>
</ul>
<p>Tout est dit. Le logiciel de Hollande n'a pas changé. <strong>Le Président de la République ne raisonne qu'à travers le prisme de l'action publique ultra-interventionniste et de l'ultra-socialisme.</strong> Qu'est-ce que c'est que ces propositions ? En dépit de leur caractère saugrenu, notons qu'elles ont quand même un avantage : le moment venu, Hollande pourra expliquer ses échecs par le fait que d'autres ont bloqué ses réformes. C'est malin !</p>
<p>La proposition la plus comique est certainement celle d'un gouvernement économique européen. Déjà, rappelons que nos principaux partenaires sont gouvernés par des gouvernements libéraux démocrates (Mark Rutte au Pays-Bas, Donald Tusk en Pologne) ou conservateurs, en coalition avec des libéraux (Angela Merkel en Allemagne, David Cameron au Royaume Uni) ou pas (Mariano Rajoy en Espagne, Enrico Letta en Italie). Avec qui Hollande compte t-il discuter ? Le maire de Tulle, que l'on n'entend jamais parler autre chose que la langue du socialisme, en français de préférence, se montre incapable de faire respecter les critères de Maastricht, mais il voudrait une étape fédérale de plus en Europe ?</p>
<p>Va t-il suggérer à son ministre des affaires étranges étrangères, Laurent Fabius, de démissionner, pour que Lady Catherine Ashton supervise notre politique étrangère, comme cela devrait être le cas dans un vrai État fédéral ?</p>
<p>Non. Hollande est un malin. Comme il voit que ses plans de reprise de l'économie tombent à l'eau, il sort un va-tout de sa manche en relançant cette vieille idée d'Europe française. Mais Hollande n'est pas De Gaulle. Il est juste un type qui ne fout rien (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cueW91dHViZS5jb20vd2F0Y2g/ZmVhdHVyZT1wbGF5ZXJfZW1iZWRkZWQmYW1wO3Y9V25xNEMzVTVsRFk=">source : Martine Aubry</a>) et quelqu'un qui ne prend jamais de décisions (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cueW91dHViZS5jb20vd2F0Y2g/ZmVhdHVyZT1wbGF5ZXJfZW1iZWRkZWQmYW1wO3Y9V25xNEMzVTVsRFk=">source : Marie-Ségolène Royal</a>).</p>
<p>Parfait pour diriger Tulle, déjà un peu moins pour superviser le Parti Socialiste, et encore moins pour un pays. Pendant que François Hollande fronce le sourcil pour montrer à ses compatriotes qui est le chef, Sylvie Andrieux, la députée marseillaise mise en examen pour possible détournements de fonds publics, continue à siéger à l'Assemblée Nationale, et Gérard Dalongeville attend que l'ex premier secrétaire du PS vienne témoigner dans le Pas de Calais. Pendant que Moi-Président de la République entonne des discours martiaux, la guerre civile se poursuit au Mali et des soldats français restent en Afghanistan. Pendant que l'hôte de l’Élysée parle de moralisation, il ne revient pas sur l'absence de transparence de son patrimoine. Rappelons :</p>
<div>
<ul>
<li>soit on considère que Mme Trierweiler n'est ni pacsée ni mariée, et à ce moment-là il y a détournement de fonds publics pour son usage personnel (logement, nourriture, entretien, déplacements, six experts à l’Élysée chargés de sa communication...)</li>
<li>soit on considère qu'il y a concubinage notoire et à ce moment-là il y a fausse déclaration de patrimoine (largement au-dessus des sommes déclarées et assujetti à l'ISF), ce qui annule l'élection et rend M. Hollande inéligible.</li>
</ul>
<p>Une plainte a été déposée par un vrai soldat kamikaze, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjkvMTIyODgzLXhhdmllci1rZW1saW4tamUtdmlzZS1sYS1kZXN0aXR1dGlvbi1kZS1mcmFuY29pcy1ob2xsYW5kZQ==">le soldat Xavier Kemlin</a>, elle suit son cours.</p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDczNg==" rel=\"attachment wp-att-124736\"><img class="alignright  wp-image-124736" title="le-trouffion-de-lennui" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/le-trouffion-de-lennui.jpg?c2fb0e" alt="" width="272" height="350" /></a>Hollande n'est pas un révolutionnaire. C'est le gérant d'un syndicat de faillite, qui profite du chaos pour s'en mettre un peu plus plein les poches, lui et ses amis.</strong> L'ultra étatisme et l'ultra socialisme, pratiqués par l'UMP et par le PS en France depuis les années Mitterrand, depuis qu'aucun budget public n'a été voté en équilibre, ont mis l'entreprise France dans le rouge. Tant que le pouvoir politique ne s'attaquera pas au périmètre de l’État, toutes les sorties se feront sur un air de pipeau. Nous ne sommes pas en 1792, nous sommes en 1788. Hollande n'écoute pas vraiment les entrepreneurs (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hdGxhbnRpY28uZnIvZGVjcnlwdGFnZS9tb25zaWV1ci1wcmVzaWRlbnQtZGVtYW5kZXotYXV4LWVudHJlcHJlbmV1cnMtZmFpcmUtY29uZmlhbmNlLW1haXMtbmUtZGV2cmllei1wYXMtY29tbWVuY2VyLWZhaXJlLWNvbmZpYW5jZS1zb3BoaWUtbWVudGhvbi03MjkyMDkuaHRtbA==">lire Sophie de Menthon sur <em>Atlantico</em></a>). Au lieu d’annoncer des coupes budgétaires, il ménage la chèvre et le chou (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTcvMTI0NjQyLWNvbmZlcmVuY2UtZGUtcHJlc3NlLWhvbGxhbmRlLXRvdXJuZS1lbi1yb25k">lire Marc Crapez sur <em>Contrepoints</em></a>). En fait, bien qu'il ait admis qu'il y ait une sévère récession, il joue encore à cache-cache avec la réalité (lire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sb3Bpbmlvbi5mci8xNi1tYWktMjAxMy9mcmFuY29pcy1ob2xsYW5kZS1jYWNoZS1jYWNoZS1yZWFsaXRlLTIxMQ==">Dominique de Montvallon sur <em>L'Opinion</em></a>).<strong></strong></p>
<p>Les révoltes urbaines, l'explosion du prix des biens alimentaires, les conflits localisés (Notre-Dame des Landes, la Manif pour Tous), le maintien du chômage à un niveau élevé, les marchés financiers et la pression de nos partenaires Européens nous promettent un très dur retour à la réalité.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlcGFyaXNpZW5saWJlcmFsLmJsb2dzcG90LmZyLzIwMTMvMDUvbGUtc29sZGF0LWRlLWxhbi1paV8xNy5odG1s">Sur le web</a>.<br />
<strong></strong><strong></strong><strong></strong></p>
</div>
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		<title>Conférence de presse : Hollande tourne en rond</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 05:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Crapez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[conférence de presse]]></category>
		<category><![CDATA[coupes budgétaires]]></category>
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		<description><![CDATA[Au lieu d’annoncer des coupes budgétaires, il ménage la chèvre et le chou.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au lieu d’annoncer des coupes budgétaires, il ménage la chèvre et le chou.</strong></p>
<p><strong>Par Marc Crapez.</strong><br />
<span id="more-124642"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDY0NQ==" rel=\"attachment wp-att-124645\"><img class="aligncenter  wp-image-124645" title="hollande-conférence de presse" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/hollande-conférence-de-presse.jpg?c2fb0e" alt="" width="522" height="227" /></a></p>
<p>François Hollande emploie la tournure jeune et familière « en même temps ». Elle lui tient lieu de conjonction de coordination, ou de synonyme de « simultanément ». Et il croit pouvoir marier les contraires. L’ex-premier secrétaire du PS est un technocrate qui croit aux tractations pour aboutir à des motions de compromis de type 4<sup>ème</sup> République.</p>
<p>Confronté à une question gênante, Hollande réagit en trois temps : la réfutation par l’absurde, ce qui est un procédé classique, puis la glose sur soi, à l’aide de formules mitterrandiennes (« moi je dis que », « j’ai dit que », « qu’est-ce que j’ai voulu dire ? »), enfin une tournure qui dégage sa responsabilité : « Nous devons faire en sorte que… ».</p>
<p>Hollande préfère les mots aux actes. Il est empêtré dans ses contradictions. Il a promis un traitement indolore. On ne sait donc toujours pas quelles seront les coupes budgétaires. Car ce sont elles, et elles seules, qui peuvent concrétiser la rigueur. Elles seules qui peuvent alléger le fardeau de la dette. Elles seules qui, à moyen terme, peuvent relancer la machine économique.</p>
<p><strong>Où compte-t-il faire des économies ?</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTcvMTI0NjQyLWNvbmZlcmVuY2UtZGUtcHJlc3NlLWhvbGxhbmRlLXRvdXJuZS1lbi1yb25kL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MTQtaG9sbGFuZGUtdG91cm5lLWVuLXJvbmQ=" rel=\"attachment wp-att-124711\"><img class="alignright  wp-image-124711" title="imgscan contrepoints 2013814 hollande tourne en rond" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013814-hollande-tourne-en-rond-995x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="308" /></a>Sa conférence de presse semestrielle, à 16h00, un jeudi, heure où tout le monde travaille, a l’avantage d’être une opération séduction en direction des journalistes. Il a d’ailleurs promis « la protection des sources des journalistes ». La conférence de presse a aussi cet avantage que le journaliste, une fois sa question posée, ne peut pas relancer. Une jeune journaliste lui a donc demandé en vain : monsieur le Président, puisque vous aviez prévu 0,8% de croissance, « qu’est-ce que vous allez abandonner faute de sous, faute de croissance ? ».</p>
<p>Pas question de lui faire dire où il compte faire des économies. Il fait assaut de langue de bois pour ne froisser personne. Nommer les fonctionnaires serait sans doute déjà un début de stigmatisation. Il évoque donc avec des périphrases « ceux qui travaillent dans les administrations et je veux les saluer », ou encore : « je suis pour le service public du transport ferroviaire, je salue ses personnels »… Pas question non plus de désigner les émeutes du Trocadéro par leur nom. Il n’en parle brièvement qu’après avoir promis « une perspective pour tous y compris ceux qui sont dans les quartiers » et fustigé « toutes les intolérances, tous les racismes »…</p>
<p>À part ça, sa philosophie se résume à deux idées-force : le muscle &amp; le mouvement. Le mouvement d’abord, « l’idée européenne exige le mouvement » car « si l’Europe n’avance pas elle tombe » (comme à bicyclette !). Donc, « il faut mettre du mouvement », « je suis pour le mouvement ». La musculation ensuite, il faut « sortir l’Europe de sa langueur ». Et la France aussi. Tout ira mieux « si nous sortons de cette torpeur, de cette langueur et donc de cette peur ». Il faut donc « muscler notre économie ».</p>
<p>Concrètement, on retiendra l’annonce d’une mesure : que le silence de l’administration ne vaille plus refus mais autorisation pour les particuliers dans certains domaines. Mais, outre que la chose existe déjà en droit administratif (qui ne dit mot consent), tout dépendra de l’extension de ces domaines, afin que la bureaucratie recule sans que l’État ne se laisse racketter par la judiciarisation.</p>
<p>Début 2012, je faisais déjà part de mon <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5tYXJpYW5uZS5uZXQvRnJhbmNvaXMtSG9sbGFuZGUtZW50cmUtTWl0dGVycmFjLWV0LUNoaXJhbmRfYTIxNDM3NC5odG1s">scepticisme sur le candidat à la présidentielle</a> : A-t-il des convictions ? A-t-il un plan ? Quel est son plan ? Peut-il l’appliquer ? L’appliquerait-il s’il était élu ? Serait-il apte à gérer l’imprévisible ? La réponse est claire aujourd’hui. Comme l’âne de Buridan, il ne sait pas quelle voie choisir et se contente de tourner en rond.</p>
<p>---<br />
<em>Suivre les articles de l’auteur sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mYWNlYm9vay5jb20vcGFnZXMvTWFyYy1DcmFwZXovMTg4NTc1NzQ3ODUyNzk0" target=\"_blank\">Facebook.</a></em></p>
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		<title>Quel rôle pour le PLD dans l’UDI ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 05:19:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurélien Véron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Aurelien Véron]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Borloo]]></category>
		<category><![CDATA[loi d’unité républicaine]]></category>
		<category><![CDATA[PLD]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
		<category><![CDATA[UDI]]></category>

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		<description><![CDATA[Les mesures proposées par Jean-Louis Borloo pour favoriser la reprise vont dans le bon sens. Mais il faut aller plus loin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les mesures proposées par Jean-Louis Borloo pour favoriser la reprise vont dans le bon sens. Mais il faut aller plus loin.</strong></p>
<p><strong>Par Aurélien Véron.</strong><br />
<span id="more-124513"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDUxNA==" rel=\"attachment wp-att-124514\"><img class="aligncenter  wp-image-124514" title="Borloo UDI" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Borloo-UDI.jpg?c2fb0e" alt="" width="456" height="256" /></a></p>
<p>Jean-Louis Borloo a proposé au gouvernement une « loi d’unité républicaine ». Sans appeler à un gouvernement d’union nationale, le président de l’UDI a recommandé à la majorité actuelle 10 mesures censées favoriser la reprise sans « piège » ni « prise d’otage ». La ligne générale est séduisante : baisser le coût du travail et mettre un frein à la pression fiscale. Ces propositions présentées conjointement par Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde pourraient être sans doute encore plus utiles pour les Français si quelques préconisations du PLD pouvaient être retenues. Par exemple dans l’hypothèse d’un second plan de l’UDI.</p>
<p>Demander à ne pas augmenter la pression fiscale va dans le bon sens. Mais il faut aller plus loin alors qu’elle figure parmi les plus élevées d’Europe, à 44% contre près de 38,5% en Allemagne. Le pays ne s’en sortira pas sans une diminution globale du niveau des prélèvements obligatoires, leur simplification par la suppression de toutes les petites taxes peu rentables, et un engagement à stabiliser ce nouveau socle sur le reste de la mandature pour offrir un peu de visibilité aux Français. Le niveau excessif de la taxation du capital, le double du taux allemand à 44,4% contre 22%, explique en particulier la fragilité de nos PME, et par conséquent du marché de l’emploi. Cet écart explique la panne de croissance des PME françaises et le trop faible nombre d’ETI, ces entreprises de taille intermédiaire qui font l’emploi, investissent dans la recherche et attaquent les marchés extérieurs. Une mesure forte en faveur de la croissance consisterait à ramener l’IS à 20% et de revenir à un prélèvement forfaitaire libératoire de 20% des dividendes.</p>
<p>La baisse à 5,5% de la TVA pour le logement social serait efficace si ce secteur n’alimentait pas lui-même les tensions sur le marché du logement (sans parler de son instrumentalisation clientéliste). Une vraie politique du logement accessible à tous passe d’abord par une remise en question des règles qui bloquent arbitrairement la constructibilité des terrains. La pénurie de logements est d’abord celle du foncier constructible, rare donc cher. Elle repose ensuite sur un marché locatif fluide fondé sur la confiance des bailleurs. Si tant de logement sont vides, c’est bien que les propriétaires craignent les ennuis considérables dus aux mauvais payeurs surprotégés. Les investisseurs institutionnels ont quitté le terrain locatif (rappelez-vous les fameuses ventes à la découpe), trop peu rentable compte tenu des ennuis judiciaires et charges à assumer.</p>
<p>Nous rajouterions des propositions ouvrant la voie à des réformes structurelles : conversion de tous les régimes de retraite en un système unique à points, équitable et flexible ; alignement du statut des nouveaux fonctionnaires entrants sur le régime général ; autonomie réelle des établissements scolaires et universitaires ; Code du Travail simplifié et abolition de la durée légale du travail rendue aux accords de branche et d’entreprise ; ouverture des professions protégées à la concurrence… Chacune de ces mesures entrainerait avec elle une série de changements profonds capables de remettre la société dans le bon sens.</p>
<p>Il faut aller au-delà des catalogues de mesures traditionnelles, qui, depuis plus de 30 ans, échouent à sortir le pays du déclin. Il est temps de changer de braquet et d’avoir l’audace de penser autrement. Le geste d’ouverture de Jean-Louis Borloo peut en être l’occasion.</p>
<p>L’UDI est une force en cours de construction. L’enjeu pour cette Union, c’est de proposer une véritable alternative entre un gouvernement à la dérive et une droite républicaine en manque de repères. Dans cette dynamique fondatrice, le PLD est une composante essentielle pour construire ce nouveau logiciel de pensée, et en faire la force supplémentaire pour l’UDI.</p>
<p>La lutte pour la croissance et l’emploi ne peut se satisfaire de quelques mesures emblématiques. Elle exige une stratégie d’ensemble en faveur de l’esprit d’entreprendre, de l’investissement et, globalement, de la prise de risque pour préparer les emplois de demain dans un univers ouvert, rempli d’opportunités pour peu qu’on libère les Français de leur fardeau fiscal et réglementaire. Le mot clef d’un tel logiciel de pensée, c’est la liberté, notamment économique. C’est le logiciel de la jeune génération. Il est plus que temps de le prendre en compte.</p>
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		<title>Les bijoux de la couronne</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 04:43:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel de Poncins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement Ayrault]]></category>
		<category><![CDATA[participations de l'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[privatisations]]></category>

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		<description><![CDATA[Vente des participations de l'État : une nouvelle opération douteuse de communication du pouvoir en place.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vente des participations de l'État : une nouvelle </strong><strong>opération douteuse de communication du pouvoir en place.<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Michel de Poncins.</strong><br />
<span id="more-124510"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDUxMQ==" rel=\"attachment wp-att-124511\"><img class="aligncenter size-full wp-image-124511" title="montebourg coq" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/montebourg-coq.jpg?c2fb0e" alt="" width="450" height="254" /></a></p>
<p>Le Président de la République, très provisoirement en place, tente désespérément de reprendre en mains les rênes d'un pouvoir qui lui échappe à cause de calamités dont il est largement l'auteur. Il en résulte une cascade d'annonces diverses, chacune d'entre elles étant saluée comme il se doit par les camarades en perdition.</p>
<p>À présent c'est la vente des bijoux de la couronne. Nos lecteurs habituels savent que nous sommes favorables à la vente d'une immense quantité de biens étatiques dont des participations. Nous applaudissons donc mais à certaines conditions.</p>
<p><strong>Les conditions</strong></p>
<p>La première est que les oligarques de l'UMP, du PS et d'autres grands partis ne captent pas à leur profit tout ou partie du fruit de la vente. Le déroulement réel, depuis des années, de la vente de participations d’État n'est guère encourageant à cet égard. Les compagnons de route et les amis des gens au pouvoir objecteront que tout est bien balisé avec des expertises et des procédures précises, et sous l'œil des tribunaux. Nous savons bien pour notre part qu'il s'agit de barrières de papier qu'une bande bien organisée de politiques avides bouscule sans problème en toute légalité. Que vaut une expertise pour une entreprise mondiale accompagnée souvent d’une pyramide de filiales ? Elle vaut ce qui fait plaisir au commanditaire de l'expertise.</p>
<p>La deuxième condition est que, si le bel argent des bijoux de la couronne arrive sur la table, il soit utilisé exclusivement pour rembourser des dettes publiques. Ajouté à bien d'autres propriétés publiques, il sera nécessaire pour libérer la France du poids insupportable de ces dettes engendrées par des décennies de gaspillages gouvernementaux.</p>
<p>La dernière est que le pouvoir en place arrête de creuser les déficits en jetant l'argent par la fenêtre comme cela se passe depuis si longtemps. Il n'est pas besoin de citer des exemples tant ils sont nombreux.</p>
<p><strong>Un programme pour dix ans</strong></p>
<p>Le moins qu'on puisse dire est que le pouvoir en place ne remplit aucune des conditions énoncées ci-dessus. La ruine est alors garantie. Bien mieux, il projette d'utiliser les sommes dégagées pour réaliser un programme d'investissements sur dix ans. Il se fait fort de sélectionner des types d'investissement générant de la croissance. Ce type de démarche fut utilisé maintes fois dans le passé avec en conséquence des foyers de pertes. Sarkozy en 2010 avait utilisé le grand emprunt pour des investissements baptisés d'avenir !</p>
<p>Les objectifs officiels sont imprécis et fumeux à souhait : l'emploi, la jeunesse, la préparation de l'avenir, le numérique, la transition énergétique, la santé, les grandes infrastructures, les nouvelles technologies. Le président s'est souvenu pour une fois qu'il avait un premier ministre, Jean-Marc Ayrault est donc prié  de mettre rapidos en musique cette utopie.</p>
<p>De belles  bagarres sont à prévoir. Elles se déclencheront d’abord entre les ministres, leur cour et leurs fonctionnaires avec les élus locaux en embuscade. Le président veut des résultats et chacun tentera de se signaler. Il s'ajoutera les batailles pour le butin étatique entre les firmes espérant bénéficier de la manne. Une opération aussi vaste ne peut pas s'imaginer sans faveurs publiques diverses. Le gaspillage du temps va être colossal avec des délais insupportables.</p>
<p>On hésite à citer les chiffres dont les médias sont friands. La vente des participations peut varier du simple au double selon les aléas. Quels que soient les chiffres, il y aura assèchement du financement pour de vrais investissements demandés par le marché.</p>
<p>Notons aussi l'énorme machinerie étatique attelée aux investissements publics : Banque Publique d'Investissement ou BPI, Fonds Stratégique d'Investissement ou FSI, CDC, OSEO. Tout ce beau monde parlotte entre soi, chaque structure choyant dans les sommets des camarades bien au chaud. Le marché libre est le grand absent et fait place aux lendemains qui chantent les choix étant du plus total arbitraire.</p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTYvMTI0NTEwLWxlcy1iaWpvdXgtZGUtbGEtY291cm9ubmUvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzgxMC1ob2xsYW5kZS1iaWpvdXgtZGUtZmFtaWxsZQ==" rel=\"attachment wp-att-124562\"><img class="alignright  wp-image-124562" title="imgscan contrepoints 2013810 Hollande bijoux de famille" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013810-Hollande-bijoux-de-famille-659x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="270" height="419" /></a>Ne pas bouger</strong></p>
<p>Tout le monde presse la France de se réformer. Bien qu'ayant toute capacité de le faire, le pouvoir en place ne veut pas le faire. Il est prisonnier de la bulle idéologique où il s'enferme volontairement. La seule façon d'en sortir à ses yeux est de se lancer dans de la communication. Il en résulte cette opération douteuse de la vente des bijoux de la couronne qui, dans la mesure où elle se réaliserait, handicaperait l'avenir.</p>
<p>La seule solution serait de ne pas bouger. Espérons que comme lors des expériences précédentes, l'agitation retombera, les idéologues galopant ailleurs !</p>
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		<title>L’humain d’abord, ce barbarisme au visage humaniste</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 05:53:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Gayrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[extrême gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[humain]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>

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		<description><![CDATA[La manœuvre des partis d’extrême-gauche consiste à vous accuser en creux d’inhumanité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La manœuvre des partis d’extrême-gauche consiste à vous accuser en creux d’inhumanité.</strong></p>
<p><strong>Par Julien Gayrard.</strong><br />
<span id="more-124377"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDM3OA==" rel=\"attachment wp-att-124378\"><img class="aligncenter  wp-image-124378" title="austerité" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/austerité.jpg?c2fb0e" alt="" width="348" height="240" /></a></p>
<p>On a pu voir fleurir, depuis quelques années, un slogan enchanteur, celui de « l’Humain ». Un slogan bien plus qu’une idée, une notion ou un concept. Un concept, disons, est réputé retenir en soi l'ensemble de ce qu'il définit. Et fera par conséquent l’objet d’une définition. À son opposé, un slogan fait signe vers l’immédiateté de la compréhension, vers le sous-entendu, vers l’évidence, vers le bon sens de tous (bien loin du sens commun) ! Il indique une idée que nous intégrons et partageons a priori, avant toute tentative d'explication, une idée naturelle, aurions-nous envie de dire, innée. Et le paradoxe de cette idée d’humain est que nous, humains, sommes donc censés comprendre cette idée et l’incarner, faute de quoi nous serions aussitôt taxé d’inhumains. Nous n’avons pas le choix !</p>
<p>Aussi, ce n’est plus à notre qualité d’Homme ou d’être doué de raison, ou d’être moral, mais à l’Humain que nous sommes que ce slogan s’adresse, s’autorisant ainsi à escamoter toute tentative d’explication. C’est l’humain qui parle en nous, ce barbarisme.</p>
<p>Une première définition pourrait se faire en creux : l'humain est le refus de tout ce qui est inhumain. L’humain d’abord, c’est préférer ce qui fait de nous des Humains (J’allais dire des hommes... mais non !). L’argent, la réussite, l’individualité, l’égoïsme, tout cela est donc à proscrire. Du balai ! Il y a ceux qui ont un cœur, les Humains, et les autres hommes. Sorte de derniers hommes qui ne comprennent toujours pas... Car c’est un geste vers notre compréhension qui nous est demandé, une invitation à l'introspection, à une plongée visant à retrouver ce qui git en chacun, ce qui fait la vérité de notre humanité : l'Humain !</p>
<p>L’humanité donc...</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTUvMTI0Mzc3LWxodW1haW4tZGFib3JkLWNlLWJhcmJhcmlzbWUtYXUtdmlzYWdlLWh1bWFuaXN0ZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzODA3LWJlc2FuY2Vub3Q=" rel=\"attachment wp-att-124449\"><img class="alignright  wp-image-124449" title="imgscan contrepoints 2013807 besancenot" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013807-besancenot.jpg?c2fb0e" alt="" width="276" height="293" /></a>Ainsi, la première manœuvre des partis d’extrême-gauche aura consisté à vous faire croire, voire vous accuser, d’inhumanité, si vous ne reconnaissez pas cette fibre collective en vous, ce sentiment commun. Pour être Humain, chassez d’abord tout ce qui peut vous être propre et peut vous distinguer des autres ! Vous êtes un être commun. Et si cette égalité de nos âmes n’existe pas, il faudra l’inventer.</p>
<p>Tout doit être humanisé. Soit. L'Humain est donc cette qualité d'âme qu'il faut dénicher en nous, si ce n’est déjà fait, pour indiquer comment le bien peut être fait. L'humain sera donc non seulement ce que je suis profondément mais encore la façon dont je dois régenter le monde : humaine la société, humains les animaux. L’humain devient la mesure de toute chose et la négation <em>de juris</em> de toutes les libertés individuelles.</p>
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		<title>« Mes logiciels m’ont tuer ! » ou les logiciels de l&#039;étatisme français</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 05:27:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Caillot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[colbertisme]]></category>
		<category><![CDATA[étatisme]]></category>
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		<category><![CDATA[ordonnances de 1946]]></category>
		<category><![CDATA[principe de précaution]]></category>
		<category><![CDATA[réforme de l'Etat]]></category>

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		<description><![CDATA[L'étatisme français se nourrit de trois logiciels nationaux élaborés sur plusieurs siècles : le colbertisme, le jacobinisme et les ordonnances de 1946.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'étatisme français se nourrit de trois logiciels nationaux élaborés sur plusieurs siècles : le colbertisme, le jacobinisme et les ordonnances de 1946.</strong></p>
<p><strong>Par Bernard Caillot.</strong><br />
<span id="more-124388"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDM5NA==" rel=\"attachment wp-att-124394\"><img class="aligncenter size-full wp-image-124394" title="Marianne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Marianne1.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="358" /></a></p>
<p>Chaque pays est construit sur un ou sur des « logiciels » qui, tels des gènes, codent pensée et actions. Souvent, le logiciel est unique, connu et accepté. Ce logiciel peut être immémorial : le Japon s’appuie sur l’Empereur que même les bombes atomiques de 1945 n’ont pas voulu renverser ; la Reine reste la clef de voûte de l’Angleterre. D’autres pays ont des logiciels construits sur un projet intellectuel et politique ; rares sont les logiciels qui perdurent lorsqu’ils sont fruit d’une volonté politique.</p>
<p>L’exemple <em>le plus chimiquement pur</em> d’un « logiciel » intellectuellement pensé est donné par les États-Unis et le respect que les Américains ont de LA Constitution. Celle-ci, élaborée par un Comité de Sages démocratiquement désignés, est érigée sur des principes qui n’ont jamais été fondamentalement remis en cause. Adoptée le 17 septembre 1787, elle a traversé plus de deux siècles sans modification brutale. Les 10 premiers amendements, votés le 25 septembre 1789, protègent tous la liberté de l’individu face aux risques – prévisibles – d’empiétement de l’État fédéral sur la liberté de l’Homme. Les pires soubresauts de l’histoire – de la guerre civile aux guerres mondiales – n’ont jamais cassé cette référence appuyée sur une valeur simple « la Liberté de chacun à la poursuite de son bonheur ». Cette valeur est renforcée par un principe promulgué avant la révolution américaine par James Otis Jr. « <em>Not Taxation Without Representation</em> ». Cette formulation est consubstantielle de l’origine de l’État américain, elle inscrit dans le marbre <strong>le droit du payeur à connaître la justification du bien-fondé de la dépense avant d’y consentir</strong>.</p>
<p>En anglais, contribuable se dit <em>Taxpayer</em> ; la précision cruelle du terme est en soit une limitation à « l’acceptabilité de l’impôt » dont la France est championne.</p>
<p>En démocratie, les limites de « l’acceptabilité de l’impôt » sont la seule garantie contre l’extension de la dépense publique par des bénéficiaires (actuels et putatifs / directs et indirects) des « largesses de l’État » rendus irresponsables par leur situation. Seule la conceptualisation de ce qu’est la « <em>non-acceptabilité » </em> fait que les payeurs présents et à venir peuvent être en situation de stopper le cannibalisme de l’État sur le pays. Or, en France, nous ne possédons pas ces anticorps cérébraux limitateurs de contributions. Au contraire, nous avons un logiciel <em>unique et indivisible</em> – paradoxalement construit sur un triptyque  – facilitateur de libéralités avec les moyens d’autrui. Les termes de « Liberté, Égalité, Fraternité » sont ceux que la III<sup>e</sup> République a conceptualisés et fait inscrire sur le fronton des mairies à partir de 1880. Au quotidien, sa pratique <em>met ses pas</em> (si j’ose dire !) dans le vieil adage monarchique « une foi, un roi, une loi » ; celui-la même contre lequel les Américains ont conquis leur indépendance. En 2013, nous devons avoir la foi dans ce que les grands prêtres médiatiques disent être « les valeurs de la république » (remplaçant le catholicisme monarchiste), nous avons un monarque (élu) pour maintenir la foi (en l’État) par le recours à la Loi (répété voire abusif).</p>
<p>Le schéma français se nourrit de trois logiciels nationaux élaborés sur plusieurs siècles, le colbertisme, le jacobinisme et les ordonnances de 1946. Au pays d’Alexandre Dumas, ces 3 mousquetaires ne seraient pas complets si on n’y avait pas adjoint un quatrième larron : « le principe de précaution ». Ensemble, ils constituent l’exemple parfait d’un système pervers qui ne peut que s’auto-entretenir. Ils sont les bases de ce que le psychiatre Paul-Claude Racamier définit comme « <em>une organisation durable caractérisée par la capacité à se mettre à l'abri des conflits internes, [..] en se faisant valoir au détriment d'un objet manipulé comme un ustensile ou un faire-valoir.</em> » [<sup class='footnote'><a href='#fn-124388-1' id='fnref-124388-1' onclick='return fdfootnote_show(124388)'>1</a></sup>]</p>
<p>Séparément, ces trois logiciels sont constitutifs de notre histoire, collectivement, via le <em>cercle vicieux bureaucratique, </em>ils détruisent la Liberté, la Richesse et le Progrès.</p>
<p>Reprenons rapidement tout cela.</p>
<p>Le <strong>Colbertisme </strong>est sans conteste le plus ancien de nos logiciels. Il imprègne la pensée et les actions de « nos politiques » en leur donnant en « <em>prêt à mâcher</em> » un schéma économique dans lequel – dans un monde clos, parfait et ordonné – l’État, dirigé par des hommes « bons et dévoués à sa grandeur », décrète le besoin d’autres hommes, construit l’usine, embauche le personnel, définit les règles et fait payer la note par les hommes qui fabriquent et doivent consommer la production correspondant au besoin décrété. L’acteur économique autonome n’a pas de raison d’être ; pour progresser et s’enrichir il peut et doit s’intégrer à la Cour ou à l’État dans le respect des privilèges et contraintes de son Ordre. Même si, au XVII<sup>e</sup> siècle, ce système économique est marginal dans la création de richesse, il n’en devient pas moins l’alpha et l’oméga de l’organisation idéale fantasmée. Du « plan calcul » à la « nationalisation provisoire », il reste notre premier marqueur, celui qui permet de vanter la « Politique Industrielle d’État » ou le nationalisme de la marinière bretonne.</p>
<p>Le <strong>Jacobinisme </strong>s’inscrit dans la suite économique du Colbertisme mais – surtout  – il transfère vers l’organisation politique et sociale ce que le Colbertisme a ébauché dans l’économie. Rien ne doit exister entre l’État et l’individu [<sup class='footnote'><a href='#fn-124388-2' id='fnref-124388-2' onclick='return fdfootnote_show(124388)'>2</a></sup>] ; l’individu doit être seul face à l’État qui, représentant le Tout, décide de la forme du bonheur de chacun. L’individu est au service de l’État, il n’existe que par l’État et doit tout à l’État ; les réactions face à Depardieu en sont l’illustration. Nous sommes très loin du logiciel américain ! Seuls des crimes et des massacres (d’État) permettent d’<em>apurer </em>la société pour répondre au « <em>seul désir : nous perdre dans un grand tout</em> » (Adresse de la Commune de Paris de 1789), pour « <em>se saisir de l’imagination des hommes et la gouverner</em> » (Fabre d’Églantine en 1793) car « <em>il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté</em> » (St Just). Néanmoins, les questions sur cet héritage ne doivent pas être posées et elles ne le seront plus. Depuis 1891, Clemenceau nous a intimé de nous taire en vertu d’un grand principe : «<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc3NlbWJsZWUtbmF0aW9uYWxlLmZyL2hpc3RvaXJlL0NsZW1lbmNlYXVfMTg5MS5hc3A="> <em>la Révolution française est un bloc dont on ne peut rien distraire</em></a>. » Fermez le ban ! Nous devons nous taire devant des crimes pensés pour le bien ; depuis la Terreur jusqu’à Staline nous le faisons. Parallèlement pour qu’il n’y ait pas de corps intermédiaires efficaces entre l’État et l’individu, le jacobinisme a systématiquement haché les provinces historiques en près de 100 départements découpés avec un soin extrême pour qu’ils ne représentent rien de cohérent sur les plans humain et économique et qu’ils ne soient que des agrégats sans mémoire. Au XXI<sup>e</sup> siècle, le logiciel jacobin continue de hanter les âmes et les régions, de construire les fantasmes de courants politiques respectés.</p>
<p>Les « <strong>Ordonnances de 1946</strong> » étaient le dernier né de nos logiciels. Fruits des amours improbables d’un Parti Communiste triomphant et de Gaullistes tout aussi triomphants ; produit d’un <em>deal historique</em> dans lequel les Staliniens échangeaient les fusils du maquis contre un peu de l’or des palais de la République et où les rêves de la Libération acceptaient des collectivisations démilitarisées contre les promesses sociales de la Démocratie Chrétienne transformées en contraintes juridiques puis en murs de dettes. Ce logiciel surréaliste permet de donner des droits sans moyens ni devoirs et de poser les nécessités auto-proclamées comme une évidence à leur satisfaction par l’État. Maintenant hors des temps, il est la réponse pavlovienne d’indignés auto-déclarés à la recherche d’une couleur historique utilisable dans toute situation propre à cristalliser les mécontentements.</p>
<p>L’inventaire des programmes installés ne serait pas complet sans le dernier produit du génie corrézien. « <strong>Le principe de précaution inscrit dans la constitution</strong> ». Ce chef d’œuvre chiraquien permet de transformer en discours « <em>politiquement correct »</em> ce qu’un autre corrézien, Henri Queuille, avait énoncé : <em>«Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout ».</em> On confine au sublime quand, face à des décisions difficiles et électoralement dangereuses, le politicien se tire d’un embarras (immédiat) en sauvant la planète (pour plus tard). Durant cette pirouette les cerveaux s’exilent, la recherche s’effondre et la production se localise vers des cieux plus bleus.</p>
<p>Tous ces logiciels fonctionnent en boucle, et du haut en bas de l’échelle de décision, ils se renforcent les uns les autres dans un <em>cercle vicieux bureaucratique. </em>Celui-ci explique pourquoi, quand les règles ne résolvent pas sur un point le problème qu’elles étaient destinées à traiter, il en résulte un <em>impératif</em> (sic) besoin d’en édicter de nouvelles afin de combler un « vide juridique ». Ce <em>vide</em> n’est souvent qu’une <em>baisse de rendement</em> de l’action ou la perte de sa finalité dans les méandres des règles existantes. Au mieux (<em>si j’ose dire!)</em> ces règles privent les acteurs de leur pouvoir d’agir, au bénéfice d’ayants droit légitimes au regard de la finalité affichée et/ou de sanctionner des bénéficiaires abusifs voire indus. Systématiquement, ces règles génèrent un cycle de démotivations accentuées par l’absence de récompenses et de sanctions internes.</p>
<p>Pour saisir le fonctionnement d’un <em>cercle vicieux bureaucratique</em>, regardons le schéma ci-dessous. Il montre comment les efforts vers un « nouveau règlement » (présupposé <em>meilleur que le précédent</em>) sont par avance condamnés à l’échec si le nouveau fonctionnement ne s’appuie pas sur la Liberté et la Responsabilité des acteurs pour obtenir des résultats qualitatifs et quantitatifs.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDM4OQ==" rel=\"attachment wp-att-124389\"><img class="aligncenter size-full wp-image-124389" title="figure1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/figure1.png?c2fb0e" alt="" width="626" height="243" /></a></p>
<p>Pour corriger une dérive, il faut – parfaitement – définir l'objectif, peu les moyens et surtout pas le chemin. Si au contraire on choisit de « <em>définir le chemin</em> <em> le mieux possible </em>», on contraint les moyens et on finit par oublier l’objectif. En organisation, la réponse à cette situation de blocage est la conduite d’une politique de reeingenering. Afin d’obtenir une amélioration rapide des principales performances, celle-ci remet fondamentalement en cause la logique de fonctionnement et redéfinit radicalement les processus opérationnels. <strong>Le reeingenering ne répare pas, il remplace.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTUvMTI0Mzg4LW1lcy1sb2dpY2llbHMtbW9udC10dWVyLW91LWxlcy1sb2dpY2llbHMtZGUtbGV0YXRpc21lLWZyYW5jYWlzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MDYtbG9naWNpZWwtc29jaWFsaXN0ZQ==" rel=\"attachment wp-att-124444\"><img class="alignright  wp-image-124444" title="imgscan contrepoints 2013806 logiciel socialiste" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013806-logiciel-socialiste.jpg?c2fb0e" alt="" width="319" height="330" /></a>Au niveau national, existe-t-il une possibilité de corriger notre situation en remplaçant nos logiciels au fonctionnement « <em>pervers »</em> par une logique vertueuse ?</p>
<p>Au-delà des velléités de <em>feu</em> la RGPP nous ne voyons ni programme, ni personnalité qui propose de repenser notre ancienne organisation en remplaçant nos logiciels. Programmes et personnalités veulent, au pire, maintenir le statu quo, au mieux essayer de réparer voire d’optimiser un ensemble qu’ils savent ne plus pouvoir fonctionner.</p>
<p>Intellectuellement, changer de logique est concevable et l’expérience montre que ce n’est pas impossible. Les Canadiens l’ont fait, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zZW5hdC5mci9yYXAvcjA1LTE1Mi9yMDUtMTUyMi5odG1s">même nos sénateurs en sont informés</a> ; mais les Canadiens sont canadiens et leurs logiciels sont britanniques et américains.</p>
<p>En France, « changer de logique » ne demande qu’une chose : que chacun – <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZnJhcC5vcmcvUmVmb3JtZXMtYS1sLWV0cmFuZ2VyLUxhLXJhaXNvbi1kdS1zdWNjZXMtY2FuYWRpZW4sNTU5Lmh0bWw=">y compris les politiques et les fonctionnaires des trois fonctions publiques</a> – entre dans la culture <em>« Destroy Yourself Your Business »</em>. Cette formulation trouve son origine dans une très grande entreprise américaine en réadaptation permanente donc en adaptation sans rupture excessive. Cette maxime ne signifie pas « <em>se licencier soi-même</em> » mais s’interroger sur l’obligatoire moment où le <em>job que l’on exécute</em> disparaîtra avec une nouvelle technologie ou innovation voire avec le dernier client. Cette conduite permet d'anticiper collectivement, via des interrogations individuelles, les modifications structurelles qui surviendront obligatoirement. Cela conduit à abandonner des tactiques de « défense de l’emploi » dignes de la ligne Maginot et – surtout – de faire une croix sur notre aphorisme collectif  mais inconscient : « <em>Pourvu que Ça tienne jusqu'à ma retraite</em> ».</p>
<p>Cela revient à demander à chaque Français ce qu’il considère comme impossible, impensable voire indicible : remplacer leur inatteignable étoile – un « <em>statut de la fonction publique pour tous</em> » – par Schumpeter. Cela revient simplement à accepter la réalité : le monde n’est pas clos et nos logiciels ne l’organiseront jamais. Cela revient à admettre que grâce à la Liberté, à la possibilité d’entreprendre pour notre « <em>plus grand bien et profit </em>», à la flexibilité, à la mobilité et à l’adaptation rapide de tous, en France – ou n’importe ailleurs si cela se révélait impossible sur notre territoire – nous pouvons saisir les extraordinaires possibilités offertes par les incessantes innovations et ruptures technologiques qui apparaissent chaque jour. Cela revient à comprendre qu’à chaque fois, ces mutations s’accompagnent de nouveaux marchés solvables mis à la portée de chacun par ce monde global qui existe déjà.</p>
<p>----<br />
Article publié initialement dans <em>La Forge</em>, n°52, avril 2013.</p>
<p><strong>Notes</strong> :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124388'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124388-1'><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9QZXJ2ZXJzaW9uX25hcmNpc3NpcXVl">http://fr.wikipedia.org/wiki/Perversion_narcissique</a> et  <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9QYXVsLUNsYXVkZV9SYWNhbWllcg==">http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Claude_Racamier</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124388-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124388-2'>Lisez <em>Le modèle politique français. La société civile contre le jacobinisme de 1789 à nos jours</em> de Pierre Rosanvallon. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124388-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Ça sent le « Sapin » pour Moscovici</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 05:20:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bercy]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Sapin]]></category>
		<category><![CDATA[ministre des finances]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Lamy]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Moscovici]]></category>

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		<description><![CDATA[Tir de barrage de Fabius et de Royal contre « Bercy ». L’hallali semble sonnée, les prétendants se positionnent. Le nom de Sapin revient souvent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tir de barrage de Fabius et de Royal contre « Bercy ». L’hallali semble sonnée, les prétendants se positionnent. Le nom de Sapin revient souvent.</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-124399"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDQwMQ==" rel=\"attachment wp-att-124401\"><img class="aligncenter  wp-image-124401" title="moscovici" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/moscovici.jpg?c2fb0e" alt="" width="526" height="295" /></a></p>
<p>Depuis le dernier couac entre Montebourg et Moscovici, les critiques de plusieurs ténors du Parti socialiste fusent à propos du ministère des finances. Les jours de l'actuel locataire de Bercy semblent comptés. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yMG1pbnV0ZXMuZnIvc29jaWV0ZS8xMTU0NTExLTIwMTMwNTE0LWJlcmN5LXNvdXMtZmV1LWNyaXRpcXVlcw==" target=\"_blank\">Lu ici</a> :</p>
<blockquote><p><em>«J’ai dirigé Bercy dans le passé et c’est vrai que Bercy a besoin d’un patron. Là vous avez plusieurs patrons et quelle que soit la qualité des hommes et des femmes et leur degré d’entente, je pense qu’une coordination plus forte serait utile»</em>, a déclaré ce matin sur RTL Laurent Fabius. Le poids lourd du gouvernement a également taclé : <em>«C’est quelque chose qui est maintenant partagé par tout le monde donc j’imagine que s’il y a un remaniement, probablement avant la fin du quinquennat, et bien cette question sera traitée.»</em> Ségolène Royal en a rajouté une couche ce mardi sur BFM TV, expliquant qu’elle en avait marre des <em>«bagarres entre ministres»</em> et que <em>«ça manquait un peu d’ordre»</em>.</p>
<p>Ces critiques ne sont pas neuves parmi les observateurs mais c’est la première fois qu’elles sont assumées ainsi par des ténors socialistes. L’interview de François Hollande à <em>Paris-Match</em> la semaine dernière, dans laquelle il évoque pour la première fois l’hypothèse d’un «remaniement» a probablement libéré la parole. Si Bercy compte 7 ministres, le chef de l’État aura probablement à choisir entre Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici, tenants de deux lignes politiques diamétralement opposées. À moins qu’il ne choisisse un troisième homme. Au petit jeu des pronostics, c’est souvent le nom de Michel Sapin, l’actuel ministre du Travail, qui revient. Ou encore celui de Pascal Lamy, l’ex-patron de l’OMC.</p></blockquote>
<p>Le nom de Sapin revient souvent dans les conversations des « milieux autorisés ». Il faut dire que l’actuel ministre de l’emploi, du travail et de la formation professionnelle a des atouts dans son jeu. De la même promotion « Voltaire » de l’ENA que le chef de l’État, il a déjà connu le poste de Ministre de l’Économie et des Finances dans des conditions difficiles sous Beregovoy, certes un an seulement et sous la houlette de son prédécesseur, mais sans bavure. Néanmoins, le buzz actuel autour de son nom sent un petit peu trop « l’organisé » et gageons que son épouse, journaliste influente des <em>Échos</em>, n’y est pas complètement étrangère.</p>
<p>Pour notre part, nous parierons plus sur Lamy. Tout auréolé de son image de grand fonctionnaire international, il nous sera vendu comme maîtrisant parfaitement l’anglais (avec Ayrault qui parle allemand, ça fera la pair…le) et crédible auprès des instances internationales avec lesquelles il devra négocier. Ancien  conseiller de Delors à Bercy, il en fut son directeur de cabinet à Bruxelles avant d’aller au G7 puis de devenir commissaire européen et enfin directeur général de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Il a le parfait profil du technocrate socio-libéral « bien sous tous rapports », pro européen fédéraliste à souhait. Vous verrez que toute la presse encensera ce « grand commis de l’État », « maîtrisant parfaitement ses dossiers » et « apportant une stabilité et une stature » à la tête de l’économie et des finances de la France. Il chapeautera un ministère resserré, trois ou quatre ministres au lieu de sept actuellement. À tous coups, notre « bouffon » national quittera le redressement productif dont nous n’entendrons plus parler et qui redeviendra très prosaïquement l’économie ou le développement économique. Montebourg et Lamy ont quelques difficultés à rester longtemps dans la même pièce sans que ça se termine en pugilat. En revanche, Hollande ayant besoin du soutien interne au PS de Montebourg, il est probable que celui-ci restera ministre. Le Président ne peut pas prendre le risque de le voir rejoindre Mélenchon.</p>
<p>Et le grand perdant de la farce risque bien d’être Moscovici. En tous cas tout, cela risque fort de ressembler à du grand cirque, le pouvoir économique et financier se situant maintenant à Bruxelles et non plus à Bercy.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9jYS1zZW50LWxlLXNhcGluLXBvdXItbW9zY292aWNpLw==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124399" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Les dangers de la politique des « bonnes intentions »</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124309-les-dangers-de-la-politique-des-bonnes-intentions</link>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 06:17:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Steven Horwitz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[clientélisme]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élus]]></category>
		<category><![CDATA[institutions]]></category>

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		<description><![CDATA[Les intentions ne sont pas ce qui importe en économie politique, parce qu’elles ne sont pas équivalentes à des résultats.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les <em>intentions</em> ne sont pas ce qui importe en économie politique, parce qu’elles ne sont pas équivalentes à des <em>résultats.</em></strong></p>
<p><strong>Par Steven Horwitz, depuis les États-Unis.</strong><br />
<span id="more-124309"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDMxMA==" rel=\"attachment wp-att-124310\"><img class="alignleft  wp-image-124310" title="Bisounours" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Bisounours.jpg?c2fb0e" alt="" width="272" height="160" /></a>Il est parfois difficile de différencier la politique du sport. Les gens semblent soutenir les partis politiques comme si ces derniers étaient des équipes sportives, acclamant l’équipe rouge ou l’équipe bleue vers la victoire avec la même passion que pour la CAN. Les membres de l’équipe sont suivis avec la même intensité que le sont les joueurs stars de basket-ball ou de football.</p>
<p>De même, les membres de notre équipe sont toujours les héros, et les membres de l’équipe adverse, les méchants. Ce type de rhétorique emplit aujourd’hui les discours politiques, notamment aux USA, un groupe traitant l’autre de bande de troglodytes racistes qui détestent les pauvres, et l’autre groupe disant que le premier est un lot de crypto-communistes voulant détruire le pays. Des deux côtés on crie et on hurle combien sont mauvais les gens de l’autre équipe, et peu de discussion sérieuse n’émerge sur les véritables problèmes auxquels sont confrontés les citoyens aujourd’hui.</p>
<p>Mis à part la façon dont l’argument du « Nous contre eux » passe à côté des vraies questions, il rate surtout le problème plus fondamental de l’économie politique. Le ping-pong sur le thème des gentils et des méchants transforme le débat politique en une bataille d’intentions : notre équipe est « formidable » à cause de ce que nous pensons qu’elle a l’<em>intention</em><em> </em>de faire au cours du mandat. De même, le problème avec l’autre équipe se ramène à ce que notre équipe pense des intentions de l’autre équipe.</p>
<p>Les <em>intentions</em> ne sont cependant pas ce qui importe en économie politique, parce qu’elles ne sont pas équivalentes à des <em>résultats.</em> Le fait que les intentions produisent les résultats que désirent les acteurs dépend de <em>la structure des règles et des institutions au sein desquelles ces intentions sont mises en action</em>. C’est l’idée de base sur laquelle l’économie a mis l’accent, au moins depuis Adam Smith. Se concentrer sur les seules intentions ne nous dit presque rien. L’intérêt personnel peut se manifester par un monde de violence et de prédation si les règles et les institutions sont telles que les droits des personnes et des biens (propriété) ne sont ni clairs ni respectés. Ou il peut se manifester en un progrès pacifique – produisant l’échange si de tels droits sont clairs et bien appliqués.</p>
<p>Les intentions sont filtrées à travers les structures de règles et d’institutions pour mener à des résultats. L’exemple classique est sans doute le salaire minimum. Ceux qui soutiennent cette mesure croient qu’ils aident les pauvres parce que leur <em>intention</em> est d’augmenter les salaires de ces derniers. Cependant, les conséquences réelles de cette mesure sont, comme nous le savons, d’augmenter le coût du travail et donc d’exclure du marché du travail des travailleurs dont la productivité est inférieure au salaire obligatoire. Le résultat est l’augmentation du chômage pour certains ou même beaucoup, et la réduction des heures ou des avantages non pécuniaires pour les autres. Les conséquences réelles sont à l’inverse de ce que les « gentils » avaient prévu.</p>
<p>Plutôt que de soutenir une équipe ou l’autre, ou d’espérer ce joueur star ou ce héros vertueux pour nous sauver, nous devons accorder plus d’attention à la structure institutionnelle qui sert de cadre à l’action humaine. Une des plus grandes erreurs dans la politique moderne est de penser qu’il est correct de donner le pouvoir aux bonnes personnes parce qu’elles l’utiliseront à bon escient. Le problème principal n’est pas qu’elles ne l’utiliseront pas à bon escient (même si ce sera probablement le cas) mais que les institutions que nécessite le pouvoir survivront à ceux qui le possèdent aujourd’hui. Ceux qui le possèderont après pourraient ne pas avoir les mêmes bonnes intentions.</p>
<p>Il suffit de voir la manière dont la gauche aux USA pensait que si Barack Obama était au pouvoir, l’accroissement massif du pouvoir exécutif serait en sécurité entre ses mains parce qu’il est un « gentil ». Le résultat, bien sûr, a été plus de mort et de destruction s’abattant sur des innocents au Moyen-Orient et l’éviscération pure et simple du Quatrième Amendement aux USA.</p>
<p>De la même manière, blâmer les échecs de l’État sur les « méchants » qui avaient le pouvoir ignore aussi le fait que les mêmes échecs sont susceptibles de se produire même si les « gentils » avaient le pouvoir. Si le problème a à voir avec les institutions et les règles, alors il importe peu de savoir dans quelle équipe sont les joueurs. Ils génèreront des conséquences négatives dans tous les cas.</p>
<p>Ce qui importe est de savoir quelles sortes d’interactions les règles du jeu permettent. Lorsque les règles protègent les droits et promeuvent l’échange pacifique comme moyen d’atteindre nos fins, même les plus égoïstes n’ont pas d’autre choix que de négocier pour un avantage mutuel. Lorsque les règles échouent à cette tâche, la prédation, à la fois publique et privée, va dominer.</p>
<p>Soutenir notre équipe ou notre joueur préféré est la meilleure recette pour nous conduire à un désastre social. Cela encourage la création d’institutions du pouvoir qui sapent le progrès aujourd’hui et qui seront disponibles pour « l’autre équipe » plus tard, avec des résultats tout aussi désagréables. Si nous voulons mettre fin à la croissance de l’État et à l’érosion de nos libertés, nous devons cesser d’attendre que le joueur star gagne la partie et nous devons commencer à parler de la nécessité de changer les règles.</p>
<p>---<br />
Une version de cet article a été publiée originellement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZmZi5vcmcvZXhwbG9yZS1mcmVlZG9tL2FydGljbGUvdGhlLWNhbGxpbmctdGhlLXByb2JsZW0td2l0aC1wb2xpdGljYWwtaGVyb2VzLWFuZC12aWxsYWlucy8=" target=\"_blank\">en anglais</a> par la <em>Future of Freedom Foundation</em>.<br />
Traduction : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0hvcndpdHpfYm9ubmVzX2ludGVudGlvbnNfMTMwNTEz">Libre Afrique.</a><em><br />
</em></p>
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		<item>
		<title>L&#039;UDI, un parti politique libéral ou pas ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/11/124060-udi-un-parti-politique-liberal</link>
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		<pubDate>Sat, 11 May 2013 05:10:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Aurelien Véron]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Libéral Démocrate]]></category>
		<category><![CDATA[UDI]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que le PLD rejoint l'UDI, il est intéressant de se demander si l'UDI a au moins une (petite) dimension libérale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que le PLD rejoint l'UDI, il est intéressant de se demander si l'UDI a au moins une (petite) dimension libérale.</strong></p>
<p><strong>Par Philippe Robert.</strong><span id="more-124060"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L0xvZ29VREkucG5n"><img class="alignleft size-full wp-image-124062" title="Logo de l'UDI (Union des Démocrates et Indépendants)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/LogoUDI.png?c2fb0e" alt="" width="269" height="208" /></a>Dans la France contemporaine, les cartes sont en passe d’être rebattues quasiment en repartant de zéro. Un aggiornamento forcé qui doit plus particulièrement concerner la sphère politique où une majorité d’élus, ainsi placés aux avant-postes de l’Etat, ne nous paraissent plus dignes de représenter le peuple souverain.</p>
<p>Aussi la question de confiance à 75% d’1 million d’euros est-elle désormais posée : quelles voies de salut les Français vont-ils devoir découvrir et suivre pour tenter, pendant qu’il en est encore temps, de redresser la barre du bateau France en perdition que son capitaine inapte à naviguer se montre incapable de manœuvrer ?</p>
<p>A droite de l’échiquier politique, l’opposition repliée sur elle-même ne cesse d’envoyer des signaux contradictoires du genre “retenez-moi ou je fais un malheur !” dénués de toute vertu politique; on imagine sans peine ce que les Français au trente-sixième dessous peuvent alors bien penser d’un tel spectacle vaudevillesque !</p>
<p>L’histoire que je vais maintenant vous conter me paraît des plus symptomatiques de cette impuissance à concevoir un vrai projet pour la France susceptible, à l’aide d’un argumentaire solidement étayé et accessible à tous, de rendre espoir au peuple français plus que jamais demandeur d’une solution durable.</p>
<p>A la suite d’une forte divergence de vue, le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYXJ0aWxpYmVyYWxkZW1vY3JhdGUuZnIv" target=\"_blank\">Parti libéral démocrate</a> (PLD) est créé et prend son envol en septembre 2008. Ce jeune parti n’a pour seul viatique que les cotisations et les dons de ceux des Français qui, déjà, sont convaincus que la dernière chance de la France réside dans la mise en place d’une politique libérale.</p>
<p>En France, le libéralisme est tellement frappé d’ostracisme qu’il est quasiment impossible d’en parler sans se faire taxer d’affreux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvVWx0cmFsaWIlQzMlQTlyYWxpc21l" target=\"_blank\">ultra-libéral suceur du sang du prolétariat</a>. C’est pourquoi <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hdXJlbGllbi12ZXJvbi5mci8=" target=\"_blank\">Aurélien Véron</a>, jeune président du PLD, a accepté de rejoindre l’UDI dans l’espoir de sortir du néant :</p>
<p>Aurélien Véron :<em> “Ce n’est un hasard si Jean-Louis Borloo a sollicité le PLD pour rejoindre l’UDI fin 2012. Nous avons accepté sa proposition pour accélérer le développement de notre parti dans un jeu politique très verrouillé”.</em> Dont acte.</p>
<p>En conséquence de quoi, le 8 avril 2013, le message suivant (extraits) est adressé personnellement par e-mail à tous les adhérents issus des anciennes formations concernées dès lors converties en nouveaux partis frères au sein de l’UDI :</p>
<p><em>“Plusieurs formations politiques[<sup class='footnote'><a href='#fn-124060-1' id='fnref-124060-1' onclick='return fdfootnote_show(124060)'>1</a></sup>] ont décidé de conjuguer leurs forces et de s’engager au sein de l’UDI (...) Cette adhésion vous octroie automatiquement le statut d’adhérent à l’UDI, votre carte d’adhérent vous sera adressée prochainement, sauf avis contraire de votre part”.</em></p>
<p>Précisément, j’ai grand besoin de réfléchir...</p>
<p>Et justement, le 6 mai 2013 (ce qui n’est pas innocent), l’UDI publie son programme “républicain de redressement national” décliné en dix mesures “vitales, urgentes et indispensables” pour sortir le pays de la crise. Le fol espoir de découvrir un vrai programme de gouvernement, peut-être même (un peu) libéral, s’empare de tout mon être.</p>
<p>Je lis donc fébrilement les dix points parmi lesquels, ne soyons pas sectaires, il est quand même possible de découvrir, ici ou là, quelques mesures de bon sens mais aussi sans grande ambition politique tant le but recherché, me semble-t-il, est avant tout de rassembler le plus largement possible en vue de susciter le consensus.</p>
<p>En revanche, la déception est grande, mais certainement pas inattendue, de découvrir des propositions dignes de l’UMP (et du PS) qui se partagent le terrain (miné) depuis des décennies avec le succès que l’on sait. Dans les domaines les plus sensibles du retard français, voici donc ce que propose l’UDI (en résumé) :</p>
<p>Sur un plan général (point 1) : “Relancer la croissance : 5 mesures urgentes pour la compétitivité et l’emploi. Un choc de compétitivité; Une relance massive de l’activité en France et en Europe; Une relance du bâtiment, secteur par excellence créateur d’emplois; La nécessité de grands travaux; Les services à la personne, un secteur à relancer”. Pour le détail de ces propositions et lire le texte intégral, voir à l’adresse suivante : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYXJ0aS11ZGkuZnIvYWN0dWFsaXRlLXByb2dyYW1tZS1kZS1yZWRyZXNzZW1lbnQtbmF0aW9uYWwtMTAtZGVjaXNpb25zLXZpdGFsZXMtcG91ci1zb3J0aXItZGUtbGEtY3Jpc2UuaHRtbA==" target=\"_blank\">www.parti-udi.fr</a>.</p>
<p>En matière de fiscalité (point 5), “Un engagement à ne pas augmenter les prélèvements obligatoires tant sur les ménages que sur les entreprises d’ici 2017, tout en diminuant les dépenses publiques”. C’est un peu court, jeune homme !</p>
<p>En matière de retraite (point 6), “Des débats de fond auront inévitablement lieu avec les partenaires sociaux et la Nation toute entière, la confrontation des idées sera forte. Mais d’ores et déjà, anticiper de deux ans l’application de la loi de 2010 modifiée en 2012. Et après, on recommence ?</p>
<p>S’agissant des dépenses publiques (point 7) : “Nos services publics améliorent leur productivité d’au moins 1% par an. Dans ces conditions, une très légère diminution de 0,2% des personnels par an pendant 10 ans. A charge pour chaque gouvernement de l’appliquer en fonction de ses priorités; baisse des dépenses publiques de dix milliards d’euros par an”.</p>
<p>A propos de l’Europe (point 9), l’UDI fait son Cameron : “La définition d’une position commune de toutes les forces politiques adressée à nos partenaires européens est possible sur certains points : L’union bancaire et la régulation; La lutte contre les paradis fiscaux; La confirmation de la position française de réduction de ses déficits mais à un rythme moins élevé etc; La possibilité pour la Banque centrale européenne (BCE) de prêter directement aux Etats etc.; La mise en place élargie et approfondie de la taxe sur les transactions financières etc.; la mise en place de la taxe carbone aux frontières de l’Europe etc. etc.”</p>
<p>“Nous, membres de l’UDI, qui avons notamment pour philosophie d’être une opposition déterminée mais constructive, avons la conviction qu’il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, mais que les seuls gagnants en seront les Français. Un accord même limité serait un vrai signal pour nos compatriotes”.</p>
<p>Pour ma part et avec la plus grande humilité, je n’aurai garde de jamais oublier la fameuse invocation de Jacques Rueff que, pourtant, nous ne cessons coupablement de transgresser au grand dam du peuple français : “Soyez libéraux, soyez socialistes, mais ne soyez pas menteurs” (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzIyNTkwMDcxNjMvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTIyNTkwMDcxNjMmYW1wO2FkaWQ9MDFGWTE3QU5WVEE5OEo5R1RZNFEmYW1wOw==" target=\"_blank\">L’ordre social</a>, 1945).</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124060'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124060-1'>Le Parti radical, le Nouveau Centre, Force Européenne Démocrate, la Convention démocrate, l’Alliance centriste, la Gauche Moderne, le CNIP, le Parti Libéral Démocrate. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124060-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<title>Collusion des élites françaises et capitalisme de copinage</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 06:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Erwan Le Noan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[cabinet ministériel]]></category>
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		<category><![CDATA[patronat]]></category>
		<category><![CDATA[Polytechnique]]></category>

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		<description><![CDATA[Patrons rentiers, fonctionnaires omniprésents, concurrence nulle part : la collusion des élites fait que les conflits d’intérêts sont endémiques en France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Patrons rentiers, fonctionnaires omniprésents, concurrence nulle part : la collusion des élites fait que les conflits d’intérêts sont endémiques en France.</strong></p>
<p><strong>Par Erwan Le Noan.</strong><br />
<span id="more-123771"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMjMvODgxMTQtY29ycnVwdGlvbi1lbi1hc2llLXVuZS1leGNlcHRpb24tbGEtcmVnbGUvY29ycnVwdGlvbi1jaGluZQ==" rel=\"attachment wp-att-88115\"><img class="alignleft  wp-image-88115" title="Corruption" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/corruption-chine.gif?c2fb0e" alt="" width="335" height="239" /></a>Depuis que l’ancien ministre du budget a avoué avoir eu des pratiques illégales, le débat sur les conflits d’intérêts est revenu au cœur de l’actualité. Mais l’« affaire Cahuzac » n’est que la face émergée d’un iceberg qui est beaucoup plus structurant de l’économie et la démocratie françaises : la France est gangrénée par ce que les Américains appellent le "<em>crony capitalism</em>". La collusion des élites économiques et administratives explique pourquoi la France est une société sclérosée, refusant la concurrence et entretenant des rentes au détriment de la majorité.</p>
<p>Un classement récent des élites françaises était assez intéressant : sur 100 talents, plus d’un quart est passé par l’ENA, près d’un tiers par l’École Polytechnique et près de 40 % avaient été membres d’un cabinet ministériel. Cette composition est révélatrice des élites françaises.</p>
<p><strong>La première caractéristique de nos élites est d’être issues de quelques formations d’enseignement supérieur très limitées en nombre</strong>. Ce ne serait pas un problème en soit si ces écoles n’étaient pas les symboles de la reproduction sociale en France. Elles ne sont d’ailleurs que le sommet d’un système scolaire qui fonctionne par élimination, au détriment des moins riches et des moins informés mais au bénéfice d’une reproduction des hiérarchies sociales de génération en génération. Les inégalités sont un phénomène normal de la société : ce qui ne l’est pas, c’est la sclérose et l’impossibilité d’évolution sociale.</p>
<p><strong>La seconde caractéristique, plus inquiétante, c’est la confusion totale entre les élites administratives et économiques</strong>. Cette confusion est connue : elle est un obstacle majeur aux réformes en France car elle pousse de fait à la collusion qui engendre des rentes.</p>
<p>Issues des mêmes formations, naviguant du pouvoir politique au pouvoir économiques, les élites françaises portent en elles<strong> des risques de conflits d’intérêts énormes</strong>. Dans une société concurrentielle, les allers-retours entre le public et le privé devraient permettre un partage d’expériences très utile. Le problème, c’est que quand l’élite fonctionne en vase clos, ces mouvements conduisent plutôt à un partage des pouvoirs et à un verrouillage de la société. Sans douter de l’honnêteté des personnes concernées, elles n’en sont pas moins humaines : comment résister à la tentation de réclamer des subventions ou des protections, quand il suffit de décrocher son téléphone pour joindre un ami en charge de la politique réglementaire ? Comment défendre des réformes qui remettent en cause les activités qu’on occupait hier et que ses proches exercent encore ?</p>
<p><strong>Il y a, au final, une collusion globale qui conduit de fait à verrouiller les portes aux nouveaux entrants. </strong>D’un côté, les fonctionnaires vivent protégés des réalités du monde, rejetant la concurrence qui remettrait en cause l’État qui les fait vivre. De l’autre, les grands industriels français ne croient pas à l’économie de marché. Il suffit de lire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RvdWpvdXJzcGx1c2xpYnJlLmNvbS8yMDEyLzEyLzE1L2xlLXJhcHBvcnQtZ2FsbG9pcy1lc3QtdW5lLWltcG9zdHVyZS1kaWduZS1kdS1nb3NwbGFuLw==">le rapport de Louis Gallois</a>, qui contient une charge violente et idéologique contre la concurrence, pour comprendre qu’ils militent pour l’édification de barrières qui les protègent : ils se bâtissent des citadelles rentières, abritées de leurs concurrents français ou étrangers.</p>
<p>Les Français s’en rendent bien compte. C’est bien pour cela qu’ils craignent les réformes. Yann Algan et Pierre Cahuc ont bien montré dans leurs travaux que nos concitoyens sont convaincus que seule une minorité (à laquelle ils n’appartiennent pas) bénéficierait des réformes. Ils n’ont pas tort : nos élites administratives et politiques s’en protègent. Comment expliquer, sinon, qu’elles restent abritées de la concurrence ?</p>
<p>Il n’y a pas que l’économie française qui ait besoin de plus de concurrence : la société aussi, à commencer par les élites. Elles doivent d’abord devenir contestables, c'est-à-dire qu’il faut permettre leur renouvellement. Il faut ensuite plus de transparence : soit l’État est neutre et ses serviteurs ne doivent plus circuler entre les partis politiques, les grandes entreprises et le Gouvernement ; soit il ne l’est pas et il faut recruter les élites administratives sur contrat, en toute transparence, en acceptant la valse des postes aux alternances. Le processus de décision politique et administrative doit gagner en lisibilité et contrôle par la société.</p>
<p>Le meilleur moyen de garantir un meilleur fonctionnement démocratique, c’est d’abord d’organiser rapidement le retrait de l’État. L’État n’est pas bienveillant et les fonctionnaires, comme tous les êtres humains, sont animés par des intérêts personnels – ni plus, ni moins que dans le privé. Moins d’État, c’est moins de risques de conflits d’intérêts, c’est moins de collusion et de recherche de rentes par la voie réglementaire,  c’est plus de réussite et de mobilités sociales, c’est moins de contrôle de la société. <strong>Réduire le poids de l’État doit être notre priorité absolue, économique, sociale et démocratique.</strong><strong></strong></p>
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		<title>Laissons la société civile s&#039;organiser</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 05:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucien Oulahbib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[auto-organisation]]></category>
		<category><![CDATA[privatisations]]></category>
		<category><![CDATA[réformes de l'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[société civile]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est possible de laisser la société civile s'occuper de ses propres affaires, à partir du moment où la société politique veille à ce que cela se passe bien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il est possible de laisser la société civile s'occuper de ses propres affaires, à partir du moment où la société politique veille à ce que cela se passe bien.</strong></p>
<p><strong>Par Lucien S. Oulahbib.</strong><br />
<span id="more-123822"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzgyNQ==" rel=\"attachment wp-att-123825\"><img class="aligncenter  wp-image-123825" title="libération" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/libération.jpeg?c2fb0e" alt="" width="461" height="309" /></a></p>
<p>À ceux qui ont expliqué très sérieusement sur le pavé parisien lors du 5 mai 2013 que l'austérité serait "déjà là" parce que réduire les dépenses publiques cela veut dire moins d'infirmières, moins d'enseignants, moins de services publics, il est semble-t-il de plus en plus possible d'être entendu par la population lorsque l'on répond en disant que c'est tout simplement faux parce que ces infirmières manquantes existeront tout de même mais dans le privé, cela s'appelle même des infirmières "libérales", quand bien même n'en partageraient-elles pas la connotation philosophique ; <em>idem</em> pour les enseignants : nombre d'écoles privées sont en surnombre parce qu'elles ne peuvent ni prendre de nouveaux élèves ni embaucher ; <em>idem</em> en réalité pour nombre de services dits publics alors qu'ils pourraient être ouverts à la concurrence afin de mieux servir "l'usager" et non pas évidemment l'abuser par un esprit "cupide" n'y voyant <em>que</em> le "client".</p>
<p>L'exemple de la téléphonie mobile est là pour le prouver, même s'il y a toujours possibilité de perfectionner la chose. Et lorsque l'on apprend qu'en fait l'État a obligé France Telecom à acheter <em>Dailymotion</em> sans pour autant faire les investissements nécessaires pour rendre cette plateforme globale car ce n'est pas son corps de métier — ce qui a obligé FT à chercher un repreneur plus performant que lui en la matière — on s'aperçoit que l'État fait la même erreur que fit l'État anglais, pourtant d'un autre bord politique, lorsqu'il a privatisé les rails en 1980 mettant le nouvel opérateur devant le pied du mur puisqu'aucun investissement n'avait été en réalité fait entre 1950 et 1980, ce qui nécessitait d'injecter des milliards que le nouvel opérateur ne pouvait évidemment réaliser sur le moment.</p>
<p>Seulement, au lieu de dénoncer cet état de fait, de prendre le pays à témoin, Margaret Thatcher l'a mis sous le boisseau, et a même privatisé l'instance de régulation, ce qui fait qu'elle a donné des armes à la critique, acerbe, des étatistes, surtout en France, qui n'ont d'ailleurs que cet exemple du rail anglais à la bouche, et aussi celui d'Enron en Californie. Or, ces erreurs industrielles et politiques ne doivent pas jeter le bébé avec l'eau du bain : il est possible de laisser la société civile s'occuper de ses propres affaires, à partir du moment où la société politique veille à ce que cela se passe <em>bien</em> et ce pour le <em>bien</em> du plus grand nombre (le fameux "good" de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQ2FybF9NZW5nZXI=">Carl Menger</a>…)</p>
<p>Voilà un consensus qui pourrait être atteint en matière de protection sociale, d'enseignement, de justice, etc. Il n'est pas incompatible de dynamiser le tissu économique sans que cela se fasse au détriment du tissu social et de la solidité des droits à préserver, contrairement à ce que pouvait en dire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUGFyZXRv">Pareto</a> après Hegel et Marx, en ce sens où un positif est toujours le résultat d'un "négatif", d'une destruction, sauf que celle-ci peut être créatrice nous a appris <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSm9zZXBoX1NjaHVtcGV0ZXI=">Schumpeter</a>. Le problème étant qu'entre la destruction des diligences et des machines à écrire et l'émergence des automobiles et des logiciels vocaux de traitement de textes, il se passe un laps de temps qui ne peut pas se résoudre par un claquement de doigts : on ne transforme pas un sidérurgiste en animateur de loisirs, mais on aurait pu, si la formation était intégrée au temps de travail (moyennant des compensations fiscales) transformer sur vingt ans ce sidérurgiste en spécialiste d'aciers spéciaux, ou encore en transformateur écologique, en incinérateur d'ordures ménagères (important secteur en expansion), bref, si le rôle de l'État avait été de prévoir, d'anticiper…</p>
<p>Cela fait depuis les années 1980 que certains dénoncent le choix étatiste mitterrandien d'avoir choisi le câble plutôt que la fibre optique indispensable pour l'internet à très haut débit que l'actuel premier ministre veut aujourd'hui développer… Les États-Unis avait déjà l'internet sur grand écran PC, on paradait avec le minitel sur un timbre poste… On a donc vingt ans de retard, <em>at least</em>… Aujourd'hui on peut faire son droit à distance en s'inscrivant à Harvard. Et le problème du coût n'en serait pas avec une fiscalité mieux organisée qu'aux États-Unis afin que les ménages les plus démunies aient eux aussi droit à un enseignement de qualité par un système de bourses opérant.</p>
<p>Ne parlons pas de la Corée du Sud et le Japon, même si sur d'autres plans, nous n'avons rien à envier à ce dernier pays tant sa démographie, son vieillissement, son ralentissement malgré <em>"l'open bar"</em> monétaire actuel freinent son élan ; néanmoins Toyota, Sony, etc. restent dans la course, ne parlons pas de Samsung, LG, Hyundai…</p>
<p>La classe politique française, dans son ensemble, et malgré quelques exceptions, quelques réformes, a failli ; or, au lieu de le reconnaître (il est vrai qu'elle ne peut pas se démettre — à moins d'une rédemption — ou la moule accrochée à son rocher électoral), elle s'enfonce dans le déni et la fuite en avant étatiste alors que cela ne marche pas (et sans doute à cause de cela) ; même un Mélenchon reconnaît par exemple qu'une majorité de patrons ne gagne pas plus de 4000 à 5000 euros par mois et de très petits patrons bien moins encore. Et pourtant il viendra ironiser sur le fait d'enseigner la "cupidité" lorsqu'il s'agit d'instruire l'esprit d'entreprendre à l'école ; il s'en prend "seulement" aux "grands patrons" qui gagnent dans les 2 à 10 millions d'euros par an, comme Carlos Ghosn, alors que celui-ci a déclaré que le patron de Volkswagen gagne 20 à 22 millions d'euros par an, ne parlons pas <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9FY29ub21pZS9JbWFnZXMvTGVzLXBsdXMtZ3Jvcy1zYWxhaXJlcy1kdS1tb25kZQ==" target=\"_blank\">d'autres CEO dans le monde</a> comme le patron d'Apple (1 million de dollars… par jour). Or, le problème n'est pas tant la rémunération que la possibilité d'une meilleure redistribution salariale via l'intéressement, l'actionnariat salarié, n'oublions pas que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTWlsdG9uX0ZyaWVkbWFu">Milton Friedman</a> pouvait expliquer que l'on pourrait <em>donner</em> les actions de toutes les entreprises publiques aux citoyens – il le dit dans son opuscule "<em>Contre Galbraith</em>" :</p>
<blockquote><p>Ces entreprises appartiennent au peuple : nous allons donc les donner au peuple. Cette méthode a un grand avantage. Si l'on essayait de vendre ces industries aux enchères, séparément, c'est l'<em>État</em> qui encaisserait les recettes et il les gaspillerait. Tandis que si vous les donnez aux <em>gens </em>et si vous laissez un marché s'établir, vous verrez qu'en très peu de temps les choses se démêleront. (…).<br />
(pp. 49-50, éditions Économisa, 1977, Association pour l’Économie des Institutions)</p>
<p>Il en coûte à l'État deux fois plus pour faire quoi que soit qu'il n'en coûte à l'entreprise privée, quelle que soit la nature de la tâche.<br />
(p.55)</p></blockquote>
<p>C'est de là qu'il faut partir, <em>donner</em> la liberté au peuple, déconnecter l'État des cercles financiers qui font en effet que les grandes familles s'assemblent ensemble afin de faire main basse sur les marchés publics ou de faire du mercantilisme colbertiste en se gargarisant d'avoir vendu quelques Airbus. Il vaudrait mieux laisser la société civile s'organiser de telle façon qu'elle soit en effet plus compétitive, tandis que l'État s'occupe de ceux qui perdent pied dans la course par une meilleure formation et un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy51bml2ZXJzYWxpcy5mci9lbmN5Y2xvcGVkaWUvaW1wb3QtbmVnYXRpZi8=" target=\"_blank\">impôt négatif</a> : tel serait un programme politique réellement novateur.</p>
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		<title>Les niches politiques</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 04:40:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel de Poncins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[clientélisme]]></category>
		<category><![CDATA[élus]]></category>
		<category><![CDATA[financement des partis]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Président normal]]></category>
		<category><![CDATA[privilèges]]></category>

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		<description><![CDATA[François Hollande devrait abandonner la pyramide des niches politiques et gouverner dans l'intérêt de l'ensemble du peuple français.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>François Hollande devrait abandonner la pyramide des niches politiques et gouverner dans l'intérêt de l'ensemble du peuple français.</strong></p>
<p><strong>Par Michel de Poncins.</strong><br />
<span id="more-123817"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTIvMTExMTIxLWxpbnRlcnZlbnRpb24tbWlsaXRhaXJlLWF1LW1hbGktZXN0LWVsbGUtanVzdGlmaWVlL2ZyYW5jb2lzLWhvbGxhbmRlLWEtbC1lbHlzZWUtbGUtMTEtamFudmllcg==" rel=\"attachment wp-att-111127\"><img class="size-full wp-image-111127 aligncenter" title="francois-hollande-a-l-elysee-le-11-janvier" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/francois-hollande-a-l-elysee-le-11-janvier.jpg?c2fb0e" alt="" width="534" height="267" /></a></p>
<p>À évoquer les niches politiques nous touchons aux fondements de la prétendue démocratie à la française. Le point de départ, le vrai socle est le financement public des partis politiques. Ce financement est une véritable escroquerie en bande organisée. Un petit groupe manipulateur a décidé de prendre par la force à tous les autres des sommes d'argent immenses et non connues pour financer ses propres actions politiques. Bien entendu l'argent est réservé pour l'essentiel aux partis qui s'autoproclament «partis de gouvernement». Les autres se contentent de miettes : le barrage aux hommes nouveaux ainsi qu'à leurs  idées fonctionne parfaitement.</p>
<p>L'origine de cette imposture est dans la focalisation de la cérémonie politique sur l'élection présidentielle. Celle-ci est devenue au fil du temps un vrai rite à cause de l'importance de l'enjeu. Gloire et richesse découlent sur le vainqueur et sur ses feudataires. Ce n'est pas pour oublier les autres élections qui obéissent, à un moindre degré, aux analyses que nous faisons aujourd'hui. Étant donnée son importance, l'élection présidentielle coûte de plus en plus cher fournissant un prétexte facile à l'imposture du financement. Plus il y aura d'argent sur la table, plus les prédateurs publics dépenseront et plus ils en voudront : la ruine infligée au peuple français par le financement des partis a de beaux jours devant elle.</p>
<p>Cherchons à apprécier l'importance de la richesse apportée par les fonctions du sommet. Celle-ci est formée bien sûr par les salaires importants mais surtout par les avantages indirects ; citons entre autres : les retraites, les cumuls, les missions, le train de vie, le droit absolu au reclassement en cas de panne. Les bénéficiaires n'en parleront guère observant le principe du « pas vu, pas pris ».  Nous avons naguère calculé que la pyramide incroyable d'élus qui pèse sur le peuple français prélevait abusivement plus de cinq pour cent du PIB.</p>
<p><strong>Pour gagner le gros lot</strong></p>
<p>C'est pour gagner le gros lot qu'il faut ratisser le plus large possible, à savoir exploiter toutes les niches politiques. Lors de l'élection de 2012 les deux candidats restant en lice, Sarkozy et Hollande, avaient pratiquement le même  programme qui était de poursuivre la ruine de la France. Seuls les séparaient des postures dans le discours. Les médias, acteurs et esclaves de l'orchestre, accusaient Sarkozy d'être de droite ce que l'intéressé rejetait hautement, ayant d'ailleurs souvent montré par ses actes qu'il était de gauche. Quoiqu'il en soit, chacun pour attirer le chaland devait additionner des voix d'où les promesses insensées aux uns et aux autres : ce sont les niches politiques.</p>
<p>Listons quelques promesses faites par Hollande qui fut au finish le plus adroit puisqu'il gagna le gros lot. À grand renfort de l'argent qui nous était dérobé, il courait partout chasser les « niches politiques » : entrepreneurs, pauvres, chômeurs, Florange, raffineries, patriotes, européistes, maîtres des écoles, fonctionnaires ; chacun eut son petit lot bien à soi. Personne n'attira l'attention, et pour cause sur les contradictions entre les niches. Chaque niche correspond à des promesses électorales et les calculateurs en ont compté 531 ce qui n'est pas mince.</p>
<p>Il faut reconnaître qu'il n'a pas ajouté à ces niches celle des riches. Il a avoué tout tranquillement sa haine des riches. Nous nous trouvions en pleine comédie.  Il est immensément riche par lui-même et ses fréquentations et, donc, en cacophonie intérieure : chacun  en rigole comme il peut.</p>
<p><strong>Un faux démocrate</strong></p>
<p>Les gens au pouvoir depuis longtemps se proclament farouchement attachés à  la démocratie quitte à envoyer parfois des bombes sur les peuples assez obtus puisqu'ils ne comprennent pas leur conception de la démocratie.</p>
<p>Hollande, bien que dit normal, manifeste une particularité. Il est tellement démocrate qu'il est président depuis un an et reste toujours candidat à sa propre succession. Nous n'avons pas de président mais un perpétuel candidat. Il existe à l'Élysée plusieurs fonctionnaires grassement payés qui font le compte des promesses qui sont tenues ou ne le sont pas, ou seulement à moitié tenues. Les niches politiques sont toujours là. La plupart de ces niches sont bien gardées par les chiens de garde de la gauche et, de ce fait, le candidat Hollande est tiré vers la gauche.</p>
<p>En témoigne le pas de danse qu'il a fait le premier mai vers les entrepreneurs. Cherchant des sous partout, il voulait taxer à mort les plus-values de cession. Il y a là de quoi geler toute l'économie qui est faite d'aller et retours incessants. Après des protestations, il a accepté d'atténuer la punition dans un système complexe à souhait. Les patrons présents à la cérémonie ont applaudi. Ce ne sont pourtant que des misères à côté de l'ouragan fiscal qui écrase doublement leurs entreprises. Une première fois en les matraquant, une deuxième fois en appauvrissant leurs clients.</p>
<p><strong>Devenir Président</strong></p>
<p>Après un an de pouvoir, la situation de François Hollande est étrange. Il s'écroule de partout dans les sondages et navigue au hasard des événements, balloté entre des vents contraires en se heurtant au mur des réalités. Toutefois, il dispose encore d'une quasi totalité des pouvoirs.</p>
<p>Il pourrait laisser tomber la défroque du candidat et revêtir les habits d'un Président. Il faudrait abandonner la pyramide des niches politiques et gouverner dans l'intérêt de l'ensemble du peuple français. Comme nous l'avons souvent montré la marge de manœuvre est immense et la richesse pour tous est au bout du chemin. Les titulaires des niches en profiteraient largement comme tous les autres.</p>
<p>S'il ne le fait pas, soit par intérêt, soit par incapacité, soit par idéologie, il va se fracasser et il nous restera les larmes.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La Manifestation pour la 6ème République en photos, vue de l&#039;intérieur</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/06/123599-la-manifestation-pour-la-6eme-republique-en-photos-vue-de-l-interieur</link>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 06:46:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léopold Saroyan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[6ème République]]></category>
		<category><![CDATA[Front de Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[PCF]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce dimanche a eu lieu la Manifestation pour la 6ème République, organisée notamment par le sénateur Jean-Luc Mélenchon. Reportage photo.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce dimanche a eu lieu la <em>Manifestation pour la 6ème République</em>, organisée notamment par le sénateur Jean-Luc Mélenchon. <em>Contrepoints</em> vous propose une autre approche pour couvrir cet évènement : un reportage uniquement basé sur la prise de photographies commentées.</strong></p>
<p><strong>Par Léopold Saroyan.</strong><span id="more-123599"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzY2MQ==" rel=\"attachment wp-att-123661\"><img class="aligncenter size-large wp-image-123661" title="manif melenchon" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/manif-melenchon-1024x768.jpg?c2fb0e" alt="" width="500" height="375" /></a></p>
<p>La <em>Manifestation pour la 6ème République</em>, organisée notamment par le sénateur Jean-Luc Mélenchon a déjà été largement couverte par la presse, en des termes assez classiques (mobilisation, slogans, liste des people invités, etc.).</p>
<p><em>Contrepoints</em> vous propose une autre approche : un reportage uniquement basé sur la prise de photographies commentées. Vous apprendrez pendant que vous le visionnerez que des gens pensent encore à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9HZW9yZ2VzX0licmFoaW1fQWJkYWxsYWg=">Georges-Ibrahim Abdallah</a>, que le PCF change de positionnement politique et se met à vendre des frites, que le Parti de Gauche du sénateur Mélenchon finance l'économie de certains paradis fiscaux (si si !), que Goldorak sera probablement imposable en 2014, et enfin ce qui est moins drôle : que les drapeaux à faucilles et marteaux peuvent être brandis en France dans l'indifférence générale. Ah oui, on sert de la viande allemande à la <em>Manifestation pour la 6ème République</em>, ce qui est tout à fait savoureux quand on se souvient des récentes déclarations du sénateur Mélenchon sur la chancelière Merkel.</p>
<p>Pour le reportage, c'est par ici <em>(NDLR : il est nécessaire d'avoir un compte sur Facebook)</em>  : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuZmFjZWJvb2suY29tL21lZGlhL3NldC8/c2V0PWEuMzM5MTMwMDc5NTQ2MjE5LjEwNzM3NDE4MjYuMTAwMDAzNDc2ODk2Nzk1JmFtcDt0eXBlPTM=">cliquer là</a>.</p>
<p>Sur l'atmosphère générale : on sentait comme une résignation. La manifestation n'était pas aussi bruyante, loin de là, que toutes les manifestations auxquelles nous ont habitué les Forces de Progrès.  Elle s'est dispersée dans le calme (<em>NDLR : notre reporter a quitté les lieux vers 19h30</em>)</p>
<p>Si vous aussi vous avez des photographies de cette manifestation, partagez-les sur notre mur Facebook !</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123599" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Un an de présidence Hollande : La France, une belle au bois dormant</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/06/123437-la-france-de-francois-hollande-une-belle-au-bois-dormant</link>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 05:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Cairou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Présidence Hollande]]></category>

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		<description><![CDATA[Un an après l'élection de François Hollande, la France a été anesthésiée par une inquiétante hostilité vis-à-vis des entrepreneurs et des créateurs et par la stigmatisation de la réussite.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un an après l'élection de François Hollande, la France a été anesthésiée par une inquiétante hostilité vis-à-vis des entrepreneurs et des créateurs et par la stigmatisation de la réussite.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Cairou</strong><span id="more-123437"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyL2hvbGxhbmRlLWF5cmF1bHQuanBn"><img class="alignleft size-full wp-image-116403" title="hollande ayrault" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/hollande-ayrault.jpg?c2fb0e" alt="" width="250" height="166" /></a>Nous, entrepreneurs de France, avons une conviction : notre pays dispose d'atouts solides et uniques au monde : la vigueur de sa démographie, la productivité de sa main-d'oeuvre, l'importance de son épargne, la qualité de ses infrastructures, l'excellence de certains pôles publics et privés en situation de leadership mondial, un patrimoine, une culture et un mode de vie si prisés.</p>
<p>Nous, entrepreneurs de France, souhaitons faire de ces atouts le socle du redressement de l'offre nationale par nos entreprises parce que nous n'oublions pas ce que nous devons à notre pays.</p>
<p>Nous, entrepreneurs de France, ne nous reconnaissons pas dans les portraits stigmatisants et injustes que certains ont pu faire de l'entreprise en France. Loin de certains scandales médiatiques récents et de dérives caricaturales, nous avons plus que jamais conscience d'être d'utilité publique. Nous avons créé notre entreprise pour employer, innover, investir, créer et conquérir les marchés mondiaux et contribuer ainsi au prestige de la France.</p>
<p>Nous, entrepreneurs de France, sommes asphyxiés par les prélèvements obligatoires. Nous sommes inquiets car c'est notre survie qui se joue à chaque nouvelle taxe.</p>
<p>Nous, entrepreneurs de France, souhaitons faire de la France le pays de la création, de l'innovation, de l'entreprise ! Le sort de nos salariés dépend de notre compétitivité, de notre capacité à créer et à innover.</p>
<p>Nous, entrepreneurs de France, n'avons jamais été aussi inquiets pour notre avenir et celui de nos salariés.</p>
<p>Nous souhaitons pousser nos jeunes à entreprendre car nous ne souhaitons qu'une chose : attirer les talents et les faire réussir en France.</p>
<p>Nous, entrepreneurs de France, ne pouvons pas accepter le fait que créer une start-up ou investir massivement devienne bien moins intéressant que d'investir dans l'immobilier ou dans les DOM car cela n'est pas juste.</p>
<p>Nous, entrepreneurs de France, souhaitons empêcher ensemble que les capitaux nous fuient, que les potentiels nous quittent et que les talents s'exilent.</p>
<p>Nous, entrepreneurs de France, souhaitons réussir à faire en sorte que nos entreprises n'aient plus peur de grandir.</p>
<p>Fondateurs de start-up parmi les plus performantes d'Europe, nous créons chaque jour des emplois en France.</p>
<p>Nous ne sommes ni libéraux ni dogmatiques. Nous sommes simplement contraints de faire face à la réalité économique internationale brutale au quotidien. Nous ne sommes ni des spéculateurs ni des rentiers. Nous, chefs d'entreprise portons à bout de bras notre projet afin de développer notre activité, de conserver l'emploi de nos salariés, de maintenir l'attractivité d'un territoire.</p>
<p>Depuis un an, nos entreprises souffrent : arrêtons de les chahuter.</p>
<p>Nos entreprises ont besoin d'être accompagnées, pas fiscalement étouffées. Qu'attendons-nous pour soutenir les secteurs économiques à forte main d'oeuvre et préserver ainsi l'emploi. La France des entrepreneurs attend du Gouvernement qu'il baisse les charges asphyxiantes qui pèsent sur eux, qu'il incite autant que possible à l'investissement, qu'il pousse à l'innovation et attire les capitaux tout en empêchant la fuite des cerveaux de plus en plus préoccupante.</p>
<p>Dans un contexte où le niveau de prélèvements obligatoires est déjà très élevé, la voie de la réduction des dépenses publiques revêt un caractère primordial. Qu'attend le Gouvernement pour se pencher sur les exemples des pays qui ont précédemment réussi la réduction de leurs déficits publics sans perte de croissance ? (Canada, Finlande, Suède ou Danemark).</p>
<p>Je tiens à rappeler au Gouvernement, au nom des 18500 entrepreneurs que je représente, que plus la réduction des déficits est le fruit de la baisse de la dépense publique (et non de la hausse de la pression fiscale), moins elle est coûteuse en termes de croissance et plus elle est durablement efficace, l'oublie-t-on ?</p>
<p>Il y a une vérité simple : lorsque la réduction de déficit est réalisée par la réduction des dépenses publiques, les acteurs économiques anticipent une baisse future de la pression fiscale. Les ménages réduisent leur épargne et consomment ; les entreprises investissent ! La croissance retrouvée, nos jeunes et nos seniors pourront de nouveau croire en l'avenir.</p>
<p>Nos entreprises ont besoin de ne plus être empêchées d'investir et d'innover, et ainsi préparer l'avenir.</p>
<p>Nous devons favoriser la création d'entreprises. En stigmatisant et en attaquant le statut d'autoentrepreneur qui permettait  à tous les Français qui le souhaitent de créer leur propre entreprise simplement et rapidement, vous avez dissuadé de nombreux salariés, étudiants, retraités et chômeurs de la possibilité de compléter leurs revenus alors qu'il a connu un véritable engouement. Remettre en cause ce statut c'est mettre en difficulté 1 million de personne d'un complément de revenu déclaré, c'est priver 3 millions de chômeurs d'un outil de lutte contre la précarité.</p>
<p>Qu'une majorité de députés ait rejeté la proposition de deux parlementaires visant à l'instauration d'une option création d'entreprise au baccalauréat nous choque. A l'heure où Marck Zuckerberg créait Facebook, pensez-vous que le Gouvernement fédéral américain n'aurait pas tout fait pour l'encourager ?</p>
<p>Doivent sans attendre être simplifiées les démarches administratives pour nos entreprises. Nos entreprises ont besoin qu'un vaste mouvement de simplification de notre droit soit engagé pour faciliter leur quotidien.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDYvMTIzNDM3LWxhLWZyYW5jZS1kZS1mcmFuY29pcy1ob2xsYW5kZS11bmUtYmVsbGUtYXUtYm9pcy1kb3JtYW50L2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM3ODQtaG9sbGFuZGUtZnJhbmNl" rel=\"attachment wp-att-123664\"><img class="alignright  wp-image-123664" title="imgscan contrepoints 2013784 Hollande France" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013784-Hollande-France-1024x957.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="280" /></a>Ce gouvernement a souhaité augmenter le coût du travail afin de renforcer la compétitivité des entreprises et créer davantage d'emplois dans les années qui viennent. C'est un paradoxe que nous ne comprenons pas. Pourquoi ne pas accompagner nos entreprises notamment à travers deux exonérations de charges sociales ciblées, la première sur les jeunes de moins de 26 ans, la seconde sur les demandeurs d'emploi de plus de 55 ans ?</p>
<p>Le maintien et le développement de l'activité de nos entreprises doivent être un souci constant du Gouvernement et de sa majorité parlementaire. C'est dans cet esprit que nous, entrepreneurs, souhaitons aborder les années qui viennent avec ce gouvernement.</p>
<p>Afin de garantir la sérénité dans nos entreprises et de nous donner les moyens de leur développement au service de notre économie, nous souhaitons qu'il apporte des réponses durables aux difficultés structurelles auxquelles nous sommes confrontés pour fonder un new deal social et entrepreneurial français.</p>
<p>Plus que jamais, nous sommes convaincus que le dialogue politique conditionnera notre équilibre sociétal mais réveillons-nous !</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123437" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Présidence Hollande, an I : l&#039;exemple à ne pas suivre pour le reste de l&#039;Europe</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/06/122972-leffondrement-de-la-france-un-avertissement-pour-le-royaume-uni</link>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 04:45:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Hannan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Ed Miliband]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>

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		<description><![CDATA[La catastrophe ! Un leader haï. De violentes manifestations. La fuite des créateurs de richesses. Après un an de socialisme, l'effondrement de la France est un avertissement sévère à qui veut Ed Miliband comme Premier Ministre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>La catastrophe</em></strong><strong> ! Un leader haï. De violentes manifestations. La fuite des créateurs de richesses. Après un an de socialisme, l'effondrement de la France est un avertissement sévère à qui veut Ed Miliband comme Premier Ministre.</strong></p>
<p><strong>Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni.</strong><span id="more-122972"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L0hvbGxhbmRlLnBuZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-122421" title="Hollande" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Hollande-300x165.png?c2fb0e" alt="" width="300" height="165" /></a>Jamais en des temps modernes un gouvernement n'aura été aussi impopulaire que celui de François Hollande. Même en mai 1968, quand les grèves et les manifestations d'étudiants paralysaient le pays et forçaient de Gaulle à fuir dans une base militaire en Allemagne, l'exécutif était plus populaire que ne l'est aujourd'hui le Président Hollande. Selon le dernier sondage en vigueur, pas moins de 74% des Français désapprouvent le Président qu'ils ont pourtant élu il y a moins d'un an. Mais qu'importe de Gaulle. Ces chiffres auraient même alarmé Louis XVI.</p>
<p>Désormais, les observateurs furieux peuvent apprécier le contraste criant entre une économie vacillante et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjgvMTIyOTAxLW1pY2hlbGUtZGVsYXVuYXktbmUtc295ZXotcGFzLWdlbmVlLWRldHJlLXJpY2hl" target=\"_blank\">la richesse de certains hommes politiques français</a> - tout comme cela était le cas lors des événements qui ont mené à la Révolution Française. Dans la même analogie, on assiste à de violents affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre. Le Président Hollande a été élu grâce à un programme de gauche "populiste" mais son administration compte sa part de millionnaires et des rumeurs persistent sur certains d'entre eux qui auraient des comptes à l'étranger.</p>
<p><strong>Sordide</strong></p>
<p>Tout comme les Français avaient été scandalisés par l'affaire de la reine de Louis XVI, Marie-Antoinette, ils découvrent désormais dans les magazines que la concubine de Hollande, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy92YWxlcmllLXRyaWVyd2VpbGVy" target=\"_blank\">Valérie Trierweiler</a>, est impliquée dans une poursuite judiciaire concernant un livre – <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzIzNTQxNzE4MDMvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTIzNTQxNzE4MDMmYW1wO2FkaWQ9MFEzV0ZDS0M2TVhONTVCMzZCN1omYW1wOw==" target=\"_blank\"><em>la Frondeuse</em></a> - dans lequel il est affirmé qu'elle aurait commis un adultère avec Hollande et un autre homme marié alors qu'elle était elle même mariée. Comment tout a-t-il pu si mal tourner aussi vite ? Comment, alors même qu'il a gagné les élections en promettant la fin du sarkozysme, M. Hollande a-t-il trouvé le moyen de rendre les français nostalgiques de son prédécesseur – et même de sa compagne, la mannequin Carla Bruni ?</p>
<p>La réponse, comme toujours, tient en un mot : l'économie.</p>
<p>M. Hollande a hérité d'une France sur-taxée, sur-réglementée et s'est employé méthodiquement à empirer la situation.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a légué un pays où l'Etat compte déjà pour plus de la moitié de l'économie ; où la législation impose un temps de travail de 35 heures par semaine ; et où les coûts sociaux et les coûts d'embauche sont parmi les plus élevés d'Europe. Seulement 40% des français travaillent contre près de 60% en Suisse. Plus de jours sont perdus en mouvements sociaux que dans tous les autres pays de l'Union Européenne : 27 jours par millier d'habitants par an, contre 3,4 jours en Allemagne.</p>
<p>Partout ailleurs dans le monde, la solution serait évidente. Les citoyens voteraient pour des diminutions d’impôts  des déréglementations du commerce et de l'industrie, des privatisations et pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjIvMTIyMzEwLXF1ZS1zZXJhaXQtdW4tcHJvZ3JhbW1lLXRoYXRjaGVyLXBvdXItbGEtZnJhbmNl" target=\"_blank\">toutes ces autres mesures que les britanniques ont appliqué dans les années 80</a>, et que le reste de l'Europe a appliqué dans les années 90. Mais la France est différente. Il y a là quelque chose que l'on appelle <em>l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMDUvNTkwMTUtbGV4Y2VwdGlvbi1mcmFuY2Fpc2UtbGEtbnVsbGl0ZS1lbi1lY29ub21pZQ==" target=\"_blank\">exception française</a> </em>– qui dans le sens large est un mélange de chauvinisme culturel, de protectionnisme économique, de généreuses dépenses sociales et d'une tradition de l'Etat.</p>
<p>Sur le court terme, les dépenses sociales sont assez agréables. Les Français se targuent d'avoir une pause de deux heures à l'heure du déjeuner au lieu d'avaler des sandwichs à leurs bureaux comme ces benêts de britanniques. Le problème est qu'on ne peut pas indéfiniment ignorer la part productive de l'économie pour étendre sa part improductive – l'Etat Mammouth. La France a enregistré son dernier excédent budgétaire en 1974. Il devait forcément arriver un moment où elle tomberait à court d'argent – ce qui est arrivé aujourd'hui avec la pénurie du crédit. Alors que la France se rapproche du gouffre, l'électorat français – du moins sa plus grande partie – a décidé de donner un grand coup d'accélérateur. Avant qu'il ne soit mené à la guillotine, Nicolas Sarkozy n'avait pas diminué les dépenses, mais il avait évoqué la nécessité de le faire, et s'était ainsi aliéné ses compatriotes. La France s'était alors tournée vers le peu charismatique M. Hollande parce qu'il avait promis une croissance sans austérité. Ne vous inquiétez pas, avait-il assuré aux votants, je peux réduire les déficits sans diminuer les dépenses ; je le ferai en taxant les riches. Avec une crédulité confondante, les français lui ont donné leurs votes.</p>
<p>Le problème est que les millionnaires ne restent pas en France, attendant sagement d'être taxés. Les paradis fiscaux sont juste à un vol de Gulfstream et les financiers peuvent démarrer leurs business à l'étranger simplement en ouvrant leurs ordinateurs portables. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjAvMTA4NjY3LXRyb3AtZGltcG90LXR1ZS1saW1wb3Qtc2ktc2V1bGVtZW50" target=\"_blank\">Le résultat d'un durcissement de l'imposition est souvent associé à une baisse des revenus des taxes</a> – ce qui bien sûr, implique que tous ceux qui sont en bas de la chaîne alimentaire de la finance payent plus pour entretenir le niveau de vie des ploutocrates. Ainsi, la mesure du président Hollande de taxer à 75% a, comme prédit, fait fuir de nombreux entrepreneurs à l'étranger. L'homme le plus riche de France, le magnat du luxe, Bernard Arnault est en train de déménager sa fortune en Belgique. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDkvMTA3NDI0LWV4aWwtZmlzY2FsLWdlcmFyZC1kZXBhcmRpZXUtc2VzdC1pbnN0YWxsZS1lbi1iZWxnaXF1ZQ==" target=\"_blank\">Gérard Depardieu, le plus grand acteur du pays (au sens figuré comme au sens littéral) émigre en Belgique puis en Russie</a>. Il y aurait même des rumeurs indiquant que Sarkozy prépare une carrière en finance à – <em>quelle horreur </em>– Londres. C'est ce qui caractérise les impôts élevés : ils ne redistribuent aucune richesse, ils redistribuent les gens. De nos jours, vous n'avez plus besoin de vous déplacer physiquement dans les pays à faible imposition. Beaucoup de français ont simplement déplacé leurs actifs au delà de la frontière, en achetant des maisons dans les quartiers de l'ouest de Londres ou en ouvrant des comptes en Suisse.</p>
<p>Le plus embarrassant pour le président Hollande est que l'un de ces français est l'homme en charge des budgets pour tous les autres – son ministre des finances, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9hZmZhaXJlLWNhaHV6YWM=" target=\"_blank\">Jérôme Cahuzac</a>, qui a admis il y a 2 semaines avoir détenu de l'argent dans un compte en Suisse.</p>
<p><strong>Malheureux</strong></p>
<p>Le départ des riches a laissé un trou encore plus grand dans le budget national de la France, ce pourquoi le malheureux Hollande a récemment annoncé qu'il devait trouver une manière de prélever 6 milliards d'euros de plus pour 2014. L'économie, dont la croissance était assurée à 0,8% cette année, croît – seulement – de 0,1%. Le pays compte désormais 3,2 millions de chômeurs. La France devrait, sur de nombreux plans, être rangée dans la même catégorie que l'Espagne ou la Grèce. Elle ne peut pas rivaliser avec la compétitivité de l'Allemagne et a donc des difficultés à gérer son adhésion à la monnaie unique. Et l'écart de compétitivité s'agrandit. Comme conséquence, malgré le déclin du taux de change de l'euro, les exportations de la France ne cessent de diminuer. En 2005, la France avait un solde commercial positif de 0,5% de son PIB ; aujourd'hui, elle a un déficit de 2,7%.</p>
<p>Il s'agit là du seul membre de la zone euro avec un solde commercial se dégradant chaque année. Par habitude, les analystes ne placent pas la France dans la même catégorie que les Etats de l'Europe du Sud.</p>
<p>Pour combien de temps ?</p>
<p>Ayant été – ou du moins semblait être – l'une des deux locomotives de l'Europe avec l'Allemagne au cours des dernières années, la France est désormais au bord de la catastrophe. Même les politiques et leaders financiers français les plus connus de par le monde sont en danger.</p>
<p><strong>Irrégularités</strong></p>
<p>D'abord, Dominique Strauss Kahn a été forcé de se retirer de la tête du FMI après la tempête médiatique qui a suivie l'affaire du Carlton. Maintenant, sa remplaçante, Christine Lagarde, a subi une perquisition dans son appartement parisien à la suite de l'affaire Tapie. Pour sa part, Lagarde dénie toute irrégularité dans cette affaire.</p>
<p>Il est tentant, d'un point de vue britannique, de prendre un certain plaisir à pointer les problèmes de nos vieux rivaux. Et en effet, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMjEvODc4NDAtbW9uc2lldXItaG9sbGFuZGUtZGF2aWQtY2FtZXJvbi12b3VzLWRpdC1tZXJjaQ==" target=\"_blank\">David Cameron n'a pas pu s'empêcher d'inviter les futurs français taxés à 75% à s'installer à Londres</a> – une invitation très suivie. Mais avant de critiquer les français, rappelez-vous que notre déficit est de 6,3% , donc supérieur au 4,8% français. Réalisez également que les travaillistes réclament précisément la même politique que celle menée par Hollande. Ed Miliband pourrait difficilement être plus extasié dans sa prière pour le président français, prétendant que sa "nouvelle politique fait cruellement défaut alors que l'Europe tente d'échapper à l'austérité, qui concerne la Grande Bretagne." Les travaillistes, tout comme les socialistes français quand ils étaient dans l'opposition, se sont systématiquement opposés à toutes les coupes budgétaires, et devancent pourtant la majorité dans les enquêtes d'opinion.</p>
<p>J'espère donc que les britanniques seront plus responsables que les français. A lui seul, l'exemple français devrait nous servir d'avertissement.</p>
<p>La vie en rose est devenue la vie en rouge. La France est à court d'argent et d'options. Vous pouvez fuir la réalité, mais vous ne pouvez pas échapper aux conséquences de cette fuite.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kYWlseW1haWwuY28udWsvZGViYXRlL2FydGljbGUtMjMxMzc3NS9GcmFuY2VzLW1lbHRkb3duLXN0YXJrLXdhcm5pbmctd2FudHMtUmVkLUVkLU1pbGliYW5kLVBNLmh0bWw=">Article original</a> (en anglais) / Traduction Eriul-Contrepoints</p>
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		<title>L&#039;UMP joue la carte Mélenchon : analyse</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/05/123554-lump-joue-la-carte-melenchon-analyse</link>
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		<pubDate>Sun, 05 May 2013 05:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal Avot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Copé]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[UMP]]></category>

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		<description><![CDATA[L'UMP joue la carte Mélenchon. Mais ce qui ressemble à un coup de poker tactique est un pacte inconscient avec le Mal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'UMP joue la carte Mélenchon. Mais ce qui ressemble à un coup de poker tactique est un pacte inconscient avec le Mal.</strong></p>
<p><strong> Par Pascal Avot.</strong><span id="more-123554"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2NvcMOpLmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-123555" title="Jean-François Copé, président de l'UMP" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/copé-300x200.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="200" /></a>Hier matin, <em>le Figaro</em> décrivait le projet de VIème République de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9qZWFuLWx1Yy1tZWxlbmNob24v" target=\"_blank\">Jean-Luc Mélenchon</a> comme s'il s'agissait d'une feuille de route signée Fillon : avec attention et respect. C'est si énorme que c'est plutôt drôle. Et cela confirme la stratégie absurde de Copé, selon laquelle favoriser le Front de Gauche permet d'affaiblir à la fois le PS et le FN. Merveilleuse droite française, incapable de comprendre que Mélenchon est un agent idéologique et non électoral, et que les dégâts qu'il occasionne sont plus profonds qu'un simple coup de gueule dans l'isoloir : ils imprègnent la pensée politique française entière, aggravent nos vices communs et atténuent nos vertus. Donner du champ au Front de Gauche dans le discours de la droite, c'est offrir à la haine de classe et à l'anti-libéralisme une marge de manœuvre inespérée. Mélenchon ne veut pas l'Élysée, il veut le 20 heures et la rue, il veut les livres d'histoire de la gauche et les âmes des pauvres. Il ne désire pas vaincre au sens statistique, mais posséder au sens théologique. Or, sur le champ de bataille métaphysique, la droite contemporaine est un eunuque éventant le vide. Elle arrose la plante carnivore rouge, sans voir que dans même le pot, pousse également la fleur carnivore blonde. En ajoutant du kérosène dans le réservoir de Mélenchon, Copé se condamne à adopter les thèses du FN pour survivre. Nous souhaitons bien du plaisir à la démocratie.</p>
<p><span style="color: #37404e;">Le vieux proverbe "les extrêmes se rejoignent" sous-estime les vases communicants idéologiques. Car les extrêmes n'ont pas besoin de se rejoindre : ils sont indivisibles depuis l'origine. Nous ne reviendrons pas ici sur les origines profondément socialistes de Mussolini, Goebbels, Déat, Doriot et tant d'autres personnages damnés deux fois : commençant trop à gauche et finissant trop à droite. Nous ne rappellerons pas l'admiration de Hitler pour le léninisme. Nous ne rabâcherons pas davantage que le terme <em>nazisme</em> comprend le mot <em>socialisme. </em>Nous n'entrerons pas dans le détail du Traité de Rapallo (16 avril 1922), qui fait de l'URSS une machine à réarmer l'Allemagne en secret. Nous ne parlerons pas du Pacte Germano-Soviétique, ni de <a href="www.contrepoints.org/2011/08/10/39472-la-face-cachee-de-sos-racisme" target=\"_blank\">la création de SOS Racisme par Mitterrand</a>, épaulée par les trotskistes du PS. Nous nous contenterons de dire que Jean-Luc Mélenchon a donné pour mission au Front de Gauche – je cite – de "pourrir la vie à Marine Le Pen". Pourquoi cette mission ? Parce que Mélenchon est un bon idéologue, un bon dialecticien, et qu'il dessine au tableau noir un schéma simple : plus le FN monte dans les sondages, plus le Front de Gauche est légitime. Et plus le Front de Gauche est légitime, plus le duel Mélenchon-Le Pen peut monopoliser l'attention, prendre en tenaille les démocrates et troubler le débat national. Copé tente de refaire avec Mélenchon le coup que fit Mitterrand avec Le Pen. Mais Jean-François, grand impatient, ne voit pas que Mélenchon s'alliera au PS au second tour de toutes les élections, sans poser de conditions et quoi qu'il arrive </span>– confiant qu'il est en son cher "rapport de forces" –, tandis que le FN ne s'alliera pas à la droite et la laissera se débrouiller seule, boiteuse et nue, dans la dernière ligne droite. Alors, la droite devra s'approprier les thèses du FN pour rattraper le territoire perdu, et elle passera pour fasciste. On connaît la suite : l'addition est douloureuse, payable en cinq annuités. Il y a bien, pour rassurer les cyniques, la thèse "Marine sera au second tour, donc Hollande n'y sera pas !". <em>Wishful thinking über alles !</em> Et si Copé n'y était pas, lui ? Il en prend le chemin. Applaudir Mélenchon, c'est mécaniquement faire gagner la gauche.</p>
<p>Pourquoi Copé commet-il une aussi grosse faute ? Pour une raison qui devrait nous inquiéter autant que la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9kZXR0ZS1wdWJsaXF1ZQ==" target=\"_blank\">dette publique</a> : Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont aujourd'hui nos deux politiciens les plus cultivés, les plus rusés et les plus déterminés. Copé n'est tout simplement pas à la hauteur de cette adversité-là, pas plus que ne le sont Fillon, Bayrou ou Borloo. Il manque à nos démocrates la connaissance des classiques, le flair, la rage – peu importe que cette dernière soit feinte ou sincère, car à force de singer toujours la même colère, on finit par la ressentir : le plus probable est que les deux hérauts de l'extrémisme français sont empoisonnés par leurs propres imprécations. Il manque également à nos modérés la capacité à sortir du politiquement correct pour tenir un discours absolument vrai dans un français parfait : "Quelques heures passées dans l'hémicycle du Parlement européen sont totalement démoralisantes. Non seulement c'est une addition de pleurnicheries sans conséquences face au désastre qui s'avance, mais l'adjonction d'une couche épaisse de vœux pieux achève de démoraliser" (Jean-Luc Mélenchon, sur son blog cette semaine). Il leur manque enfin le courage d'avoir la moitié du peuple contre soi, sans lequel la France est ingouvernable. Nous courons vers 2017 sur un tapis roulant en sens inverse de nos intentions. Le tapis roulant de l'UMP – le parti aux 50 millions d'Euros de dettes. Nous allons suer beaucoup, perdre des kilos, souffler comme des bœufs, sans progresser d'un mètre. Il faudrait dire à Copé qu'il se trompe, mais il n'est probablement pas assez subtil pour croire une telle chose possible.</p>
<p>Ce matin, M, le magazine du <em>Monde</em>, consacre un long dossier à Jean-Luc Mélenchon, agrémenté de superbes photos. À le lire, on s'aperçoit que la rédaction du <em>Monde</em> est infiniment plus critique à l'égard du leader du FdG que ne l'est celle du <em>Figaro</em>. Il est trop tard pour renverser cette vapeur délirante : le grand bonneteau des valeurs aura bientôt avalé la politique française. Il est encore temps de s'en étonner, de s'y intéresser et de l'expliquer autour de nous. Prions pour qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il grêle et qu'il neige cet après-midi, place de la Bastille. Prions pour que les prières de Jean-François Copé ne soient pas exaucées.</p>
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		<title>La gauche de l&#039;inaction donne des leçons à l&#039;Allemagne des réformes</title>
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		<pubDate>Sun, 05 May 2013 04:55:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Parti libéral démocrate</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Les attaques envers l'Allemagne d'un PS incapable de faire les réforme nécessaires sont profondément choquantes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les attaques envers l'Allemagne d'un PS incapable de faire les réforme nécessaires sont profondément choquantes.</strong></p>
<p><strong>Un communiqué du Parti Libéral Démocrate.</strong><span id="more-123565"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L0hvbGxhbmRlLU1lcmtlbC5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-123231" title="Hollande Merkel" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Hollande-Merkel-300x181.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="181" /></a>« L’intransigeance égoïste de la chancelière Merkel » dénoncée par le Parti Socialiste et le souhait d’une « confrontation » avec l’Allemagne émis par le président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, mettent en péril le couple franco-allemand. La mollesse de la réaction de François Hollande aux incartades de la branche anticapitaliste et protectionniste de sa majorité menace la cohésion européenne à un moment important. Nous rappelons que le seul pays européen à ne pas s’être réformé jusqu’ici, c’est la France. Nos gouvernements successifs devraient y penser avant de donner des leçons à leurs voisins, surtout quand ceux-ci ont une économie en bien meilleure santé.</p>
<div>François Hollande n’est sans doute pas étranger au ton employé par la majorité socialiste à l’égard d’Angela Merkel. A quelques mois des élections législatives en Allemagne, son choix de rendre visite au SPD, parti d’opposition à la chancelière allemande, n’est pas innocent. Le PLD ne peut que lui recommander de s’inspirer de la gauche allemande, bien plus libérale que la droite française elle-même.</div>
<div></div>
<div>La gauche de la gauche appelle à rompre avec l’austérité. Mais de quelle austérité parle-t-elle ? Les seuls à la subir sont les citoyens qui voient leur pouvoir d’achat maigrir pour financer un Etat dispendieux. Les dépenses publiques ne se réduisent pas, le déficit public pour 2012 a fini à 4,8% du PIB, et celui prévu pour 2013 a déjà été remonté à 3,7%. Loin des engagements du gouvernement à réduire la dette, celle-ci devrait passer au-dessus du seuil alarmant de 94% l’année prochaine. La course à la surenchère fiscale ne peut qu’amplifier les dérapages de nos comptes publics en affaiblissant investisseurs et entrepreneurs, piliers de la croissance.</div>
<div></div>
<div>A force de tergiverser devant les réformes structurelles et d’exiger que l’Allemagne finance notre incurie, le gouvernement menace l’Europe d’une crise non seulement économique mais surtout politique. Le PLD appelle le Gouvernement et la majorité à tenir un discours décent sur la situation actuelle, et à mettre en œuvre une véritable stratégie pour la croissance et l’emploi.</div>
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		<title>France : une présidence et une opposition tout autant autistes ?</title>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 05:45:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>

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		<description><![CDATA[Est-ce si difficile en France d’entendre et surtout d’accepter langage de liberté dont la simplicité et le bon sens devraient faire l’unanimité ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Est-ce si difficile en France d’entendre et surtout d’accepter le langage de liberté dont la simplicité et le bon sens devraient faire l’unanimité ?</strong></p>
<p><strong>Par Philippe Robert.</strong><span id="more-123442"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDkvMTIwODkwLXNhc3NvdS1uZ3Vlc3NvLWhvbGxhbmRlLWV0LWxhLXJlcHVibGlxdWUtaXJyZXByb2NoYWJsZS9ob2xsYW5kZV8z" rel=\"attachment wp-att-120893\"><img class="aligncenter  wp-image-120893" title="Hollande_3" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Hollande_3.jpg?c2fb0e" alt="" width="609" height="158" /></a></p>
<p>Parlons peu mais parlons bien. François Hollande et son gouvernement de pieds nickelés scandaleusement pléthorique n’ont manifestement toujours pas compris que la situation, sans doute déjà dans un état fort avancé de décomposition, était non seulement grave mais surtout terriblement désespérée.</p>
<p>En effet, les nouvelles du jour en provenance directe de Bruxelles, à l’évidence des plus alarmistes, ne sont pas du tout à la hauteur des espérances du gouvernement français qui, ayant lui-même adopté dès le premier jour une posture de déni, se voit aujourd’hui mis en demeure de rectifier le tir.</p>
<p>De plus, l’absence d’une véritable opposition conservatrice et surtout libérale, que, d’ailleurs, nous souhaiterions plus audible et affranchie de ses vieux démons étatiques, n’augure rien de bon pour l’avenir si elle demeure incapable de marquer à la culotte la gauche anachronique actuellement aux affaires de la France.</p>
<p>En tout état de cause et en attendant mieux, la majorité au pouvoir devrait aussi cesser de s’en prendre à longueur de séances de questions au gouvernement à l’improductif quinquennat, certes, de l’ex-président Sarkozy dont elle fait un usage immodéré pour tenter de masquer sa propre inaptitude à gouverner.</p>
<p>Devant un tel spectacle à pleurer de rage tant la pièce et les acteurs sont nuls et non avenus, je vais quand même essayer de nous remonter le moral en regardant du côté de la Suisse voisine depuis laquelle Pierre Chappaz, PDG de l’entreprise Ebuzzing, nous envoie le message d’espoir suivant véritablement accessible à tous (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXRyaWJ1bmUuZnIvYmxvZ3MvbGEtdHJpYnVuZS1kZXMtZXhwYXRzLzIwMTMwNDI4dHJpYjAwMDc2MjA0OS9sLWluY3JveWFibGUtbWVuc29uZ2Utc3VyLWxhLWNyaXNlLWxhLXZpc2lvbi1kLXVuLWVudHJlcHJlbmV1ci5odG1s" target=\"_blank\">source latribune.fr</a>) :</p>
<blockquote><p>Cette crise ne pourra être surmontée qu’en revoyant radicalement les missions de l’État, qui doit se concentrer sur les domaines où il est irremplaçable (sécurité, justice, diplomatie...) et pour le reste, laisser les citoyens comme les entreprises mener leur vie librement.</p>
<p>Les politiques, par nature, auront toujours du mal à prendre des mesures d’économies impopulaires. S’ils n’en sont pas capables, la situation s’aggravera encore jusqu’à ce que le système explose pour de bon.</p>
<p>Les citoyens des pays occidentaux vont devoir réapprendre à vivre en adultes, sans les béquilles de l’assistanat généralisé. Face à l’Asie en pleine croissance, il va falloir se retrousser les manches.</p>
<p>Soyons optimistes, une nouvelle société moins étatisée, plus libérale, finira par émerger des décombres de l’État-providence. Mais l’accouchement sera difficile, les contractions ne font que commencer.</p></blockquote>
<p>Est-ce donc si difficile, dans notre beau pays, d’entendre et surtout d’accepter un tel langage dont la simplicité et le bon sens devraient faire l’unanimité et, mieux encore peut-être, favoriser l’émergence d’une véritable union nationale pour faire face à l’adversité plutôt que de se livrer à une stérile et pavlovienne levée de boucliers ?</p>
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		<title>L&#039;Allemagne qui réussit a-t-elle des leçons à recevoir de la France qui échoue ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123229-lallemagne-qui-reussit-a-t-elle-des-lecons-a-recevoir-de-la-france-qui-echoue</link>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 05:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fang Shuo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[germanophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Modèle français]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[relations franco-allemandes]]></category>

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		<description><![CDATA[Après les critiques maladroites du parti socialiste, les relations franco-allemandes sont au plus mal. Les Français sont-ils vraiment en position de faire la leçon aux Allemands ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après les critiques maladroites du parti socialiste, les relations franco-allemandes sont au plus mal. Les Français sont-ils vraiment en position de faire la leçon aux Allemands ?</strong></p>
<p><strong>Par Fang Shuo, depuis la Chine.</strong><br />
<span id="more-123229"></span><br />
<strong title="Lettre à mes amis Français"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzIzMQ==" rel=\"attachment wp-att-123231\"><img class="aligncenter  wp-image-123231" title="Hollande Merkel" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Hollande-Merkel.jpg?c2fb0e" alt="" width="480" height="290" /></a></strong></p>
<p><strong title="Lettre à mes amis Français">L'Allemagne est un grand pays : grand pays de culture, grand pays industriel, grand pays démocratique.</strong></p>
<p>Au XXième siècle, les Allemands ont commis une faute collective parmi les plus graves de l'Histoire. Mais les Français de cette époque ne sont pas sans taches. Après la guerre, l'Allemagne toute entière s'est profondément remise en question, dans une attitude humble qui dure encore aujourd'hui. Elle a enduré le désarmement, l'occupation, et une amputation déchirante. Mais elle ne s'est pas plaint, car elle avait honte – une honte juste – du crime commis.</p>
<p>Malgré sa honte, elle a enseigné à ses enfants le nom de son crime, elle leur avoué ses fautes, et elle s'est efforcée de continuer à vivre, dans le sérieux, la rigueur, le travail, et la justice. Visitez l'Allemagne d'aujourd'hui : c'est un pays prospère où les gens vivent heureux, avec un fort sens des responsabilités. C'est un pays moderne, raisonnable, et responsable.</p>
<p><strong>La France, après la guerre, s'est assise sans gêne à la table des vainqueurs</strong></p>
<p>Il est vrai que grâce à l'honnêteté sans faille du général De Gaulle et au courage d'un tout petit nombre, elle y avait un droit.</p>
<p>Mais elle n'a jamais fait un travail équivalent, cette remise en question nécessaire, ce mea culpa qui permet de comprendre et de dépasser les fautes. De grandir en tirant certaines leçons. Et ce malgré Munich, malgré Vichy, malgré la collaboration volontaire avec un régime inhumain, malgré la déportation. Malgré aussi tout ce qui avait précédé la guerre, et qui l'avait soit permise soit causée. Ce mot de Daladier, par exemple, au retour de Munich, et qui reste si populaire chez ceux qui jugent le peuple : les "cons".</p>
<p><strong>Aujourd'hui il y a chez nous un mythe tenace</strong></p>
<p>Nous, les Français, nous considérons volontiers comme les détenteurs du bon droit, ceux qui apportent à l'Humanité progrès, justice et liberté. Mais qu'y a-t-il d'autre derrière ces expressions d'un "modèle français", d'une "exception culturelle française", sinon une incroyable prétention ?</p>
<p>Notre modèle social ? Il est injuste et en faillite. Et l'exception, c'est surtout notre goût démesuré des privilèges, notre refus constant des règles communes, notre recherche permanente des régimes spéciaux, dérogations, et autres combines désirées par chacun pour s'affranchir de la loi qui n'est bonne que pour les autres. Combien de tristes exemples de ce genre nous viennent à l'esprit, jusque chez ceux qui gouvernent ce pays ?</p>
<p><strong>Ce mythe est donc à la fois faux et injuste</strong></p>
<p>La France aussi a commis des infamies, nous le savons tous, mais surtout il y a trop longtemps que la France a négligé de se rénover, de se remettre en question. La France n'est pas meilleure que les autres. Et il serait temps que les Français en prennent conscience car cela les empêche de grandir, de devenir les adultes dont l'Europe a besoin, aux côtés de leurs cousins Allemands. Il est urgent de mettre fin à ce malentendu, urgent de reconnaître et de comprendre nos erreurs. Je ne demande pas une plaque de rue ni une larme du maire de Paris. Elles ont leur valeur : symbolique.</p>
<p>Je demande que nous nous interrogions avec lucidité sur ce que nous avons réellement apporté au monde depuis cinquante ans, et que nous abandonnions enfin ce ridicule <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9pbnRlcm5hdGlvbmFsLzIwMTMvMDQvMjgvMDEwMDMtMjAxMzA0MjhBUlRGSUcwMDA3My1sZXMtcmVsYXRpb25zLWVudHJlLWxhLWZyYW5jZS1ldC1sLWFsbGVtYWduZS1hdS1wbHVzLW1hbC5waHA=">complexe de supériorité vis-à-vis de l'Allemagne, et du monde en général</a>.</p>
<p>Aujourd'hui le monde entier nous considère comme des donneurs de leçons. Cela me perce le cœur. Et pourtant reconnaissons-le : il a bien souvent raison. C'est un constat amer que font beaucoup d'entre nous à l'étranger : les Français ne sont pas aimés, et ils sont de moins en moins pris au sérieux.</p>
<p><strong>Les attentes vis-à-vis de la France restent fortes</strong></p>
<p>Mais l'écart avec la réalité est de plus en plus évident. Beaucoup pensent qu'elle a renoncé. À moi, cette idée m'est insupportable. Comme beaucoup en France et ailleurs, j'ai une haute idée de notre pays, et vis-à-vis de lui, vis-à-vis de nous-même, j'ai des exigences élevées : la France a un devoir à accomplir, elle a un rôle à tenir, et j'en suis convaincu, elle a quelque chose d'unique à apporter au monde.<strong> </strong></p>
<p><strong>À condition qu'elle s'amende et se réforme enfin vraiment et profondément. </strong>Non pas à la française, par d'interminables discours creux et tricolores. Mais, pour une fois, faisons cela <strong>à l'allemande</strong>, car l'Allemagne aussi a quelque chose à nous apprendre : le courage, la simplicité, et le redressement dans la justice. Elle en a l'expérience : elle l'a fait. En partant de la pire des situations. Et avec un succès éclatant. Mais sans orgueil mal placé pour autant.</p>
<p>Patriote, l'idée que la France renonce à son chemin de droiture, d'honnêteté, et de liberté m'est insupportable. Et il m'est insupportable de voir qu’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3BvbGl0aXF1ZS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDQvMjYvbGUtcHMtZGVub25jZS1sLWludHJhbnNpZ2VhbmNlLWVnb2lzdGUtZGUtbGEtY2hhbmNlbGllcmUtbWVya2VsXzMxNjcwNjhfODIzNDQ4Lmh0bWw=">un parti politique, par refus d'admettre ses propres faiblesses, attaque si violemment</a> le dirigeant démocrate, plébiscité, et couronné d'un succès durable, d’un pays ami et, pour le dire clairement, du seul pays d'Europe qui aujourd'hui n'a rien à se reprocher.</p>
<p>Nous sommes une voix dans l'Histoire du monde, nous avons une responsabilité. Refusons qu'elle soit dénaturée par un parti politique irresponsable. Affirmons aux Allemands notre respect et notre amitié.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY291cnJpZXJkZXNoYW5naGFpLm92ZXItYmxvZy5jb20vYXJ0aWNsZS1sZXR0cmVzLWEtbWVzLWFtaXMtZnJhbmNhaXMtMTE3NDQxMTM2Lmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Le fou court après son ombre, l’élu après son image</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 05:20:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[collectivités locales]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
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		<description><![CDATA[La « communication », pour un élu, est considérée aujourd’hui comme une nécessité. Doit-elle pour autant se faire aux frais des contribuables ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La « communication », pour un élu, est considérée aujourd’hui comme une nécessité. Doit-elle pour autant se faire aux frais des contribuables ?</strong><br />
<span id="more-123155"></span><br />
<strong>Par Gabriel Lévy, de l'Association des Contribuables de l'Intercommunalité d'Aubagne.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDEvMTIzMTU1LWxlLWZvdS1jb3VydC1hcHJlcy1zb24tb21icmUtbGVsdS1hcHJlcy1zb24taW1hZ2UvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzc3MC1pbWFnZS1lbHU=" rel=\"attachment wp-att-123199\"><img class="aligncenter  wp-image-123199" title="imgscan contrepoints 2013770 image élu" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013770-image-élu-736x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="350" height="486" /></a></p>
<p>Voulez-vous « communiquer » sur tel sujet, nous propose-t-on parfois ? Eh bien oui, nous voulons aujourd’hui communiquer sur… la communication.</p>
<p>Pour nous, communiquer, c’est diffuser notre opinion, et nous ne manquons pas de le faire. Pour l’élu, c’est annoncer un événement et le commenter. Nous sommes donc chacun dans nos rôles : informer nos concitoyens et permettre à ces derniers de donner leur avis.</p>
<p>Mais pour le pouvoir, qu’il soit national ou local, il s’agit aussi de valoriser son action. Admettons-le ! À condition d’éviter les louanges excessives et le narcissisme. Surtout, cette publicité – appelons-la par son nom – ne doit pas être trop coûteuse pour leurs mandants. Faut-il, à cet effet, des pavés payants dans la presse locale ? Faut-il des brochures luxueuses, papier glacé, photos, trombinoscope…?</p>
<p>Faut-il multiplier les subventions à toutes les associations, les ligues, les unions qui les sollicitent, de crainte d’être jugés hostiles ou malveillants à l’égard de la cause qu’elles sont censées défendre, même si parfois ces subventions sont illicites (grévistes, politique internationale...) ? Gare à la mauvaise communication !</p>
<p>Faut-il pour faire apprécier sa ville des projets pharaoniques, des fêtes grandioses, des feux d’artifice dispendieux ? Rien n’est moins certain, quand le chômage progresse de 1.000 individus par jour (dernière statistique de l’emploi) et que l’INSEE nous confirmait il y a quelques jours que 8,3 millions de nos concitoyens sont en dessous du seuil de pauvreté.</p>
<p>Chaque jour, le site <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vYnNlcnZhdG9pcmVkZXNzdWJ2ZW50aW9ucy5jb20v">observatoiredessubventions.com</a> de Contribuables Associés nous apprend les munificences des communes de France. Rares sont celles qui ne s’y adonnent pas et au bout du compte, tout ça pour ça ! : un pays et des villes de plus en plus pauvres, mais qui, pour faire bonne figure, pour communiquer, persistent dans la ronde des jeux. L’orchestre rassurait mais le Titanic sombrait !</p>
<p>La presse locale du 26 avril titrait : « <em>au classement des grandes villes préférées des Français, la cité phocéenne est bonne dernière </em>». Selon le directeur de BVA Opinion : « <em>nous avons choisi de ne pas intégrer à notre questionnaire des critères sélectifs comme les transports, la sécurité ou l’offre de loisirs (…). C’est donc uniquement leur image qui transparaît au travers de sondage…</em> ». L’observation est sévère, probablement excessive, et elle est contestée par l’exécutif de la ville. Mais il n’en reste pas moins que, la seule existence de ce sondage, prouve l’inanité des dépenses de prestige, et le sondeur d’observer : « <em>l’effet Capitale Européenne de la culture apparait pour l’heure inexistant », </em>signant la faillite de la<em> « Communication</em>» avec son grand C. Au demeurant, cette dernière ne règlera jamais les sujets qui fâchent, précisément ceux que l’enquête n’a pas pris en considération.</p>
<p>Les fausses façades des « villages Potemkine » étaient dressées pour cacher ce qu’il ne fallait pas voir. Aujourd’hui la pléthore des médias a engendré la promotion de l’illusion, en donnant naissance à un business, celui des chargés de communication. Quelle collectivité territoriale s’en dispense-t-elle ?</p>
<p>Nos édiles devraient reconnaître, et vite, que si le jeu distrait pendant quelques heures, le chômage, la perte de pouvoir d’achat, les impôts sont persistants.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NvbnRyaWJ1YWJsZXMuYXViYWduZS5vdmVyLWJsb2cuY29tL2xlLWZvdS1jb3VydC1hcHIlQzMlQThzLXNvbi1vbWJyZS1sJUUyJTgwJTk5JUMzJUE5bHUtYXByJUMzJUE4cy1zb24taW1hZ2UtNA==">Sur le web</a>.</p>
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