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	<title>Contrepoints &#187; L&rsquo;argent des autres</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
	<lastBuildDate>Fri, 24 May 2013 19:58:43 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Où s&#039;en va le prix de l&#039;immobilier ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/124202-ou-sen-va-le-prix-des-maisons</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/124202-ou-sen-va-le-prix-des-maisons#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Descôteaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Logement & immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[maisons]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intéerêts]]></category>

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		<description><![CDATA[Imaginez un moment que le taux d'intérêt de votre hypothèque soit de 21,75 %. C'est ce qu'ont payé nos parents quand l'immobilier étaient plus abordable.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Imaginez un moment que le taux d'intérêt de votre hypothèque soit de 21,75%. C'est ce qu'ont payé nos parents en 1981, quand l'immobilier étaient plus abordable.</strong></p>
<p><strong>Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.</strong></p>
<p><span id="more-124202"></span></p>
<div>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA0L2J1bGxlLWltbW9iaWxpZXJlLmpwZw=="><img class="aligncenter size-medium wp-image-76802" title="bulle-immobiliere" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/bulle-immobiliere-300x172.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="172" /></a></p>
<p>Imaginez un moment que le taux d'intérêt de votre hypothèque soit de 21,75 %. Bon, OK, arrêtez d'y penser. Ça risque de gâcher votre journée. Mais c'est pourtant ce qu'ont payé nos parents en 1981 (avec des maisons beaucoup plus abordables, disons-le).</p>
</div>
<div>
<p>Quel contraste avec aujourd'hui! Depuis quelque temps, même si le ministre Jim Flaherty des Finances menace d'envoyer en pénitence les banques qui veulent nous faire un trop bon <em>deal</em> à son goût, il est relativement facile de trouver des prêts à 2,89% sur plusieurs années. Un creux historique au Canada. Et qui pourrait demeurer encore longtemps, soutient le magazine <em>Canadian Business</em> dans son dernier exemplaire.</p>
<p><strong>Plus de dettes</strong></p>
<p>Il se vend moins de maisons ces temps-ci au Canada, ce qui réduit la demande de nouveaux prêts hypothécaires. Économie 101 : la demande baisse, donc les prix aussi, souligne l'article. Nos banques ont beau être en situation d'oligopole au Canada — un petit nombre de vendeurs pour de nombreux acheteurs —, le peu de concurrence qui en découle fait quand même le boulot. Surtout que le coût d'emprunt des banques, largement déterminé par le taux des obligations canadiennes, est extrêmement bas.</p>
<p>Si Jim Flaherty et la Banque du Canada s'inquiètent des bas taux hypothécaires, c'est parce que les Canadiens continuent de s'endetter, même si on en parle un peu moins dans les médias. Le crédit à la consommation augmente toujours — quoiqu'à un moindre rythme —, tout comme le crédit hypothécaire. Résultat : le ratio d'endettement des ménages canadiens atteint aujourd'hui 166,7 % selon Statistique Canada. Un (autre) record...</p>
<p>Les grosses cabanes (vides de meubles) avec autos de luxe dans l'entrée, les deuxième et troisième chances au crédit pour une auto, les multiples cartes de crédit... Ces anecdotes nous faisaient encore sourciller il y a quelques années à peine. Aujourd'hui, on ne s'en surprend même plus.</p>
<p><strong>Un automne chaud ?</strong></p>
<p>Les resserrements successifs des règles entourant les prêts hypothécaires ont contribué à refroidir le marché immobilier. Ça, et le fait que les Canadiens ont peut-être frappé leur « mur » d'endettement. C'est une bonne nouvelle à long terme, mais qui risque de faire mal à plusieurs propriétaires à court terme.</p>
<p>Plusieurs questions demeurent : où s'en va le marché ? Va-t-il se « planter » solide et entraîner avec lui l'économie canadienne au grand complet? Va-t-il se dégonfler tranquillement, heurtant les plus irresponsables sans toutefois entraîner un effet domino sur le reste des industries ? Le Québec, que plusieurs croyaient immunisé contre une bulle immobilière, va-t-il au contraire souffrir plus qu'on pense du ralentissement immobilier ? Les ventes de maisons continuent de baisser dans la région de Montréal, et le prix des condos a diminué légèrement. Plusieurs acheteurs sont en mode « attente », incertains de ce qui s'en vient.</p>
<p>Profitez de l'été. J'ai l'impression qu'un automne mouvementé nous attend...</p>
</div>
<div> ----</div>
<div><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FyZ2VudC5jYW5vZS5jYS9kYXZpZGRlc2NvdGVhdXgvb3Utc2VuLXZhLWxlLXByaXgtZGVzLW1haXNvbnMtODA1MjAxMy0w">Sur le web</a></div>
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		<title>Impôts en hausse, pouvoir d&#039;achat en baisse : la France sombre</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/28/119703-impots-en-hausse-pouvoir-dachat-en-baisse-la-france-sombre</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/28/119703-impots-en-hausse-pouvoir-dachat-en-baisse-la-france-sombre#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2013 06:07:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[impôts et taxes]]></category>
		<category><![CDATA[INSEE]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>

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		<description><![CDATA[La baisse du pouvoir d'achat des Français est directement imputable à la hausse des impôts, qui n'est que la partie émergée de l'intervention étatique qui coule la France. Le pays prend l'eau, et seul le retour de la liberté peut l'empêcher de sombrer. Par Baptiste Créteur. La France est effleurée par ce que ses dirigeants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La baisse du pouvoir d'achat des Français est directement imputable à la hausse des impôts, qui n'est que la partie émergée de l'intervention étatique qui coule la France.</strong> <strong>Le pays prend l'eau, et seul le retour de la liberté peut l'empêcher de sombrer.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-119703"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMjQvNjYxMTctZGV0dGVzLWFoLXNpLWxldGF0LWF2YWl0LWxlLWJvbi1zZW5zLWRlcy1mcmFuY2Fpcy9lbmRldHRlbWVudA==" rel=\"attachment wp-att-66118\"><img class="alignleft size-full wp-image-66118" title="endettement" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/endettement.jpg?16fe88" alt="" width="235" height="215" /></a>La France est effleurée par ce que ses dirigeants appellent déjà une "crise sans précédent" et qui n'est que le commencement d'une réelle crise. Certes, l'économie tourne déjà au ralenti, le chômage augmente de façon régulière, les déficits s'accumulent et deviennent monnaie courante. Certes, l’État a déjà lancé des mesures de sauvetage des banques et de certaines entreprises en difficulté et créé de nouveaux mécanismes – <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMDMvOTYwNTEtZGVzLWVtcGxvaXMtZGF2ZW5pci1zYW5zLWF2ZW5pcg==">d'une stupidité sans nom au regard de la théorie économique</a> – pour créer des emplois artificiels et lutter contre la crise. Mais pour l'instant, ce n'est pas encore une crise.</p>
<p>Le début de la crise, c'est maintenant : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25qb25jdHVyZS8yMDEzLzAzLzI3LzIwMDAyLTIwMTMwMzI3QVJURklHMDAzODctbGUtcG91dm9pci1kLWFjaGF0LXBsb21iZS1wYXItbGVzLWltcG90cy1maW4tMjAxMi5waHA=">le pouvoir d'achat des Français est en baisse</a>. La masse salariale a pourtant augmenté, de même que les prestations sociales ; ce qui plombe le pouvoir d'achat des Français, c'est l'augmentation des impôts.</p>
<blockquote><p>L'effort sans précédent du gouvernement pour tenter de contenir le déficit public s'est en effet traduit par une hausse des impôts et des prélèvements sociaux de près de 16 milliards d'euros.</p></blockquote>
<p>L'effort sans précédent n'a pas été fait pas le gouvernement, mais imposé aux contribuables, qui ont donc contenu le déficit public que votent systématiquement leurs représentants depuis 40 ans. Les efforts du gouvernement se seraient, eux, traduits par une réduction de la dépense publique, mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3MjAxLWF1c3Rlcml0ZS1kZS1yaWd1ZXVyLWFic2VuY2UtZGF1c3Rlcml0ZS1hYnNlbmNlLWRlLXJpZ3VldXI=">ce n'est toujours pas au programme même si le gouvernement tente de faire croire le contraire aux Français</a>.</p>
<p>Le gouvernement a déjà fait part de son intention de relancer la croissance par la consommation, mais la baisse du pouvoir d'achat provoquée par les augmentations d'impôts rend tout effort en ce sens vain. La relance par l'offre, également évoquée, se traduirait elle aussi par des dépenses supplémentaires, donc par une augmentation des prélèvements qui nuirait à la capacité d'investissement des entreprises – vain également. Il va falloir se rendre à l'évidence : l’État ne peut pas relancer l'économie, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMTkvOTc2NTUtZ3JhbmRlLWRlcHJlc3Npb24tbmV3LWRlYWw=">il n'a jamais pu</a>.</p>
<p>La crise que nous allons traverser – <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjgvMTE2NTI4LXVuLWdyYWluLW1hamV1ci1hLXZlbmly">les premiers nuages s'accumulent déjà à l'horizon</a> – est la conséquence d'une incohérence fondamentale dans l'économie française, ainsi que dans toutes les économies ayant adopté le principe malheureux de l'économie mixte – i.e. l'incohérence fondamentale entre capitalisme et socialisme, entre un système qui veut que chacun jouisse des fruits de son travail et un système qui veut qu'on distribue les fruits du travail de quelques-uns.</p>
<p>Progressivement, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTEvMTA0MDgwLWxldGF0LXByb3ZpZGVuY2UtZGVzdHJ1Y3Rpb24tcHJhZ21hdGlxdWU=">l’État-providence</a> a gagné en importance, de même que le secteur public. Petit à petit, la création de richesse n'a plus été conçue comme une réussite en tant que telle mais comme un moyen de redistribuer plus. L'initiative privée n'est plus la norme mais occupe l'espace que veut bien lui laisser un État toujours aussi attaché à la centralisation et à la planification des décisions ; on va aujourd'hui réindustrialiser la France, investir dans les petites et moyennes entreprises, accompagner les créateurs d'entreprises et les entreprises en difficulté. À aucun moment, l'individu et ses préférences, l'initiative privée et le marché ne sont évoquées autrement que comme un moindre mal.</p>
<p>Le poids croissant de l’État <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTMvMTA3NzcwLW9uLXZpdC10cmVzLWJpZW4tZW4tZnJhbmNlLW1haXMtcG91ci1jb21iaWVuLWRlLXRlbXBz">n'est pas sans conséquences</a> – mais ses conséquences sont l'exact inverse de celles qui sont recherchées. En voulant préserver ou favoriser l'emploi, l’État en détruit – l’État public détruit l'emploi privé. En voulant sauver les entreprises en difficulté, l’État y plonge les autres en faisant peser sur elles le poids de ce sauvetage – et met en péril l'innovation en réduisant leur capacité d'investissement. En voulant sauver les banques pour éviter que les épargnants ne perdent une partie de leurs dépôts, l’État met à contribution les contribuables et leur fait perdre une partie de leur richesse. Plus récemment, il a même directement prélevé sur les dépôts bancaires pour protéger les dépôts bancaires. En voulant améliorer le sort des citoyens qui perdraient leur emploi avec une assurance-chômage publique, il accroit le coût du travail et conduit ou maintient au chômage de nombreux citoyens. En voulant améliorer les conditions de vie et le bien-être des individus, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjcvMTE5NTk0LW95ZXotb3llei1sZS1tb25vcG9sZS1kZS1sYS1zZWN1LWEtYmllbi1zYXV0ZQ==">il les prive d'une partie importante de leur salaire</a>, détériorant leurs conditions de vie et leur bien-être.</p>
<p>Ce qui est vrai pour les initiatives de l’État l'est aussi pour les formes d'organisation politique. Comme l'affirmait <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTXVycmF5X1JvdGhiYXJk">Murray Rothbard</a>,</p>
<blockquote><p>On a maintenant tâté de toutes les variantes de l’étatisme et elles ont toutes échoué. Partout dans le monde occidental au début du 20è siècle les chefs d’<a title=\"Entreprise\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRW50cmVwcmlzZQ==">entreprise</a>, les politiciens et intellectuels s’étaient mis à appeler de leurs vœux un "nouveau" système d’économie mixte, de domination étatique, à la place du <a title=\"Laissez-faire\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTGFpc3Nlei1mYWlyZQ==">laissez-faire</a> relatif du siècle précédent. De nouvelles panacées, attrayantes à première vue, comme le <a title=\"Socialisme\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvU29jaWFsaXNtZQ==">socialisme</a>, l’État corporatiste, l’État-Providence-Gendarme du monde, etc. ont été essayées et toutes ont manifestement échoué. Les argumentaires en faveur du socialisme et de la planification étatique apparaissent maintenant comme des plaidoyers pour un système vieilli, épuisé et raté. Que reste-t-il à essayer sinon la <a title=\"Liberté\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTGliZXJ0JUMzJUE5">liberté</a> ?</p></blockquote>
<p>La baisse du pouvoir d'achat des Français ne fait que commencer. Le nécessaire désendettement du pays réduira le revenu disponible, et la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDQvMTE2OTY3LXBhcy1kZS1yZWR1Y3Rpb24tZHUtZGVmaWNpdC1zYW5zLXJlZHVjdGlvbi1kdS1wZXJpbWV0cmUtZGUtbGV0YXQ=">nécessaire réduction du périmètre de l’État</a> sera un bouleversement économique majeur, l'ensemble des champs de l'économie étant touchés, à des degrés divers d'intensité et de proximité, par l'intervention de l’État.</p>
<p>Mais cet ajustement, qui sera sans doute douloureux, est inéluctable, à moins que la France choisisse la direction contraire et prenne le chemin d'un collectivisme total. Un choix de ce type ne revient pas à quelques représentants, mais aux citoyens – qui, s'ils choisissent la voie collectiviste ou n'empêchent pas le gouvernement de les y précipiter, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTUvMTA4MDIwLW1pc2VzLWF2YWl0LXJhaXNvbi1lbi0xOTg5LWNvbW1lLWF1am91cmRodWk=">connaîtront un sort identique à tous ceux qui ont, avant eux, tenté ou subi l'expérience</a>.</p>
<p>La baisse de pouvoir d'achat n'est pas liée à un marché débridé assoiffé de profit, au grand capital apatride, à l'immigration ou à la mondialisation ; les chiffres parlent d'eux-mêmes et ne désignent ni ces boucs émissaires et adversaires commodes des hommes politiques, ni aucun autre. La baisse de pouvoir d'achat est provoquée par l'accroissement des impôts, qui n'est <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTkvMTExODE0LWxldGF0LWZyYW5jYWlzLWVzdC1yZXNwb25zYWJsZS1kZS1sZXRhdC1kZS1sYS1mcmFuY2U=">que la partie visible d'une intervention étatique nocive pour l'économie</a>. <em>Que reste-t-il à essayer sinon la liberté ?</em></p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDEvMTYvMTEyODItbGFzc2Fzc2luYXQtZHUtcG91dm9pci1kYWNoYXQ=">L'assassinat du pouvoir d'achat</a></p>
<p>&nbsp;</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=119703" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Escroquerie à l&#039;argent public au Royaume-Uni: la France largement touchée</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/27/119555-escroquerie-a-largent-public-au-royaume-uni-la-france-largement-touchee</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 06:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[subventions aux entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[Un faux film créé pour toucher des subventions émeut la presse subventionnée d'un pays sous perfusion.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les médias français semblent s'émouvoir de la création d'un faux film pour frauder le fisc britannique. C'est ce qu'il se passe chaque année en France, où des équipes entières sont financées par l'argent du contribuable pour le tournage de films non rentables. Le cinéma n'est pas le seul secteur touché ; l'ensemble de l'économie s'apparente à une véritable escroquerie.<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-119555"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMjQvNzQ0NDYtdW5lLXBvbGl0aXF1ZS1jdXR1cmVsbGUtcG91ci12aWRlci1sZXMtc2FsbGVzLWRlLWNpbmVtYS9zYWxsZV9kZV9jaW5lX3ZpZGVfcmVmZXJlbmNl" rel=\"attachment wp-att-74452\"><img class="aligncenter  wp-image-74452" title="salle_de_cine_vide_reference" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/03/salle_de_cine_vide_reference.jpg?16fe88" alt="" width="409" height="284" /></a></p>
<p>Le film Argo relate la création d'un faux film pour tromper les autorités iraniennes et évacuer le personnel de l'ambassade américaine en Iran. L'histoire semble avoir inspiré des arnaqueurs anglais, qui ont touché 800 000 livres de TVA et espéraient également engranger de nombreux crédits d'impôt. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9mbGFzaC1hY3R1LzIwMTMvMDMvMjUvOTcwMDEtMjAxMzAzMjVGSUxXV1cwMDY4MS1nYi11bi1mYXV4LWZpbG0tcG91ci1mcmF1ZGVyLWxlLWZpc2MucGhw"><em>Le Figaro</em> s'émeut d'un tel scandale</a>, où l'argent du contribuable finance une opération frauduleuse ; le film n'était jamais destiné à voir le jour, et seules quelques minutes de film ont été réalisées pour crédibiliser l'escroquerie.</p>
<p>Le journal ferait bien de s'émouvoir, plus largement, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDYvMTEwNDIxLWNvbW1lLXBvdXItbGEtcHJlc3NlLWxhLXN1YnZlbnRpb24tYS1tYXNzYWNyZS1sZS1jaW5lbWEtZnJhbmNhaXM=">d'une immense escroquerie se déroulant chaque année en France dans le milieu du cinéma</a> : des centaines de films sont produits et financés en grande partie par l'argent du contribuable pour ne jamais atteindre le seuil de rentabilité. Des équipes et acteurs sont rémunérés, souvent grassement, pour des films que peu de spectateurs plébiscitent ; l'argent du contribuable sert donc à financer des films qu'il ne voit pas.</p>
<p>D'autres milieux sont touchés. Des expositions, des concerts et des médias sont également subventionnés, financés par le contribuable, au motif qu'ils revêtent un caractère spécifique – liberté de la presse, exception culturelle, information de qualité sont autant de justifications à des arnaques de grande ampleur. Il est d'ailleurs étonnant qu'un journal s'émeuve <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMzEvMTAxOTM0LXBldGl0aW9uLXBvdXItbGEtZmluLWRlcy1zdWJ2ZW50aW9ucy1hLWxhLXByZXNzZQ==">d'un tel montage</a>, alors qu'il semble lui-même toucher des subventions chaque année sans parvenir à convaincre ses lecteurs.</p>
<p>Que les consommateurs décident de payer pour un produit ou service est on ne peut plus normal. Qu'on oblige le contribuable à payer pour un produit ou service qu'on lui propose ensuite "gratuitement" a tout du mécanisme mafieux, mais semble largement accepté de nos jours. Mais qu'on impose au contribuable de financer des produits ou services qu'il a ensuite la possibilité d'acheter pour un prix qu'il semble encore juger trop élevé – puisqu'il ne les achète pas – revient à lui imposer de payer une fois pour quelque chose dont il ne veut pas ou deux fois pour quelque chose dont il veut.</p>
<p>Les contribuables financent donc la consommation de ceux qui font l'acquisition de ces biens et services subventionnés ou la survie de ceux qui les proposent si les consommateurs ne sont pas en nombre suffisant. Certes, la fin de la distribution d'argent public à des entreprises non rentables entrainerait sans doute leur disparition ; mais aujourd'hui, elles fonctionnent en pure perte, ne parvenant pas à convaincre les consommateurs d'une valeur ajoutée justifiant qu'ils y mettent le prix, et leur coût pour le contribuable semble être ignoré dans les différentes analyses d'efficacité de ces subventions.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMDcvMTAzNDkzLWxhLWN1bHR1cmUtc2Vsb24tZmlsaXBwZXR0aQ==">Subventionner les canards boiteux est devenu une habitude dans tout ce qui touche de près ou de loin à la culture</a>. L'argent du contribuable serait plus utile dans les caisses d'escrocs accrocs aux perfusions d'argent public que dans la sienne. Mais rien ne dit qu'il y serait resté. Combien de projets potentiellement rentables, dans le milieu culturel ou ailleurs, auraient pu être financés par le contribuable qui aurait choisi de consommer ou d'investir ?</p>
<p>La logique de subvention s'étend au-delà du monde culturel. Des entreprises en difficultés sont subventionnées, aidées, assistées pour leur permettre de survivre. L'intention de sauver l'emploi est louable, mais, de la même façon, ces subventions n'ont aucune légitimité – elles reviennent à récompenser les moins performants en spoliant le contribuable d'une partie des fruits de son travail – et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjEvMTE4OTMyLWxlcy1haWRlcy1hLWxhLWNyZWF0aW9uLWRlbnRyZXByaXNlLXNlcm9udC10b3Vqb3Vycy1pbmVmZmljYWNlcw==">empêchent la création d'emplois plus nombreux car générés dans des secteurs plus rentables</a>. Arnaud Montebourg peut se féliciter de quelques emplois sauvés, sans qu'on puisse bien savoir dans quelle mesure le sauvetage est réellement de son fait ; mais qui comptabilise les emplois détruits et non créés à cause des prélèvements trop élevés qui frappent entreprises et individus ?</p>
<p>L'intervention de l’État dans l'ensemble des secteurs économiques n'est pas sans conséquences ; elle n'est pas non plus sans dangers. Lorsqu'un journal est subventionné, on peut s'interroger sur son impartialité quant à l'utilisation de l'argent public – <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjQvMTE2MDA2LWRlLWxpbmRlcGVuZGFuY2UtZGVzLWpvdXJuYWxpc3Rlcw==">les journalistes ont déjà largement démontré leur manque d'indépendance et d'objectivité</a>. Mais l'argent du contribuable que l’État distribue à qui tend la main avec assez d'insistance lui donne aussi une occasion inespérée d'intervenir, orienter, décider, s'immiscer dans une économie qui se porterait bien mieux en son absence.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDgvMTE0MzIyLXBzYS1sZS10aWdyZS1ldC1sZXMtbW91dG9ucy11bmUtZmFibGUtY29udGVtcG9yYWluZQ==">L'argent du contribuable a sauvé PSA ?</a> Il devient crucial que l’État surveille les décisions prises par l'entreprise. La faillite des banques a été évités grâce à l'argent public ? Encadrons les rémunérations des banquiers, il ne faudrait pas qu'ils profitent de l'occasion pour s'en mettre plein les poches. Et profitons-en pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9Qb2xpdGlxdWUvQWN0dWFsaXRlL0xlcy1zYWxhaXJlcy1kZXMtZ3JhbmRzLXBhdHJvbnMtZHUtcHJpdmUtZW5jYWRyZXMtYXZhbnQtbC1ldGUtNTk3NjIy">encadrer toutes les rémunérations des dirigeants</a> ; après tout, toutes les entreprises sont aujourd'hui touchées, de près ou de loin, par l'un des tentacules de la pieuvre étatique.</p>
<p>Et c'est ainsi que s'est progressivement mise en place cette escroquerie généralisée qu'on appelle "économie mixte", au sein de laquelle la propriété privée a de moins en moins de sens. L'entreprise privée perd, elle aussi, de son sens ; accompagnée lors de sa création, subventionnée pour créer des emplois, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMzEvMTAyNjc2LXRheGVzLWxhdmFsYW5jaGUtY29udGludWU=">écrasée de taxes</a>, assommée de réglementations, sauvée lorsqu'elle fait faillite, les rémunérations qu'elle verse à ses salariés ne représentent qu'une infime partie de leur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvU2FsYWlyZV9jb21wbGV0">salaire complet</a> et celles de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUiVDMyVBOW11biVDMyVBOXJhdGlvbl9kZXNfZGlyaWdlYW50cw==">ses dirigeants</a> seront <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTQvMTE4MTc2LWxpYmVyZXItbGVzLXNhbGFpcmVz">bientôt plafonnées</a>. La constante, c'est l'intervention étatique, qui taxe de façon de plus en plus opaque et imprévisible et redistribue de façon non moins opaque et imprévisible. Le risque disparaît, la création aussi.</p>
<p>L'économie dans son ensemble est aujourd'hui dépendante des innombrables ramifications de l’État, qui représente en outre <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTMvMTE4MTI3LXBlcnRlLWRlLTk5LTUwMC1lbXBsb2lzLW1hcmNoYW5kcy1lbi1mcmFuY2UtZW4tMjAxMg==">une part significative de l'emploi</a> – au point qu'il devient difficile de s'en passer. Les entrepreneurs sont de plus en plus amenés à réfléchir en termes d'optimisation fiscale, de maximisation des aides reçues et de connivence avec les hommes politiques plutôt qu'en termes de création de richesse et de valeur ; et il est devenu évident aux yeux des Français que le contribuable doit payer sans savoir pourquoi ni pour quoi et financer des activités dont il ne veut pas sans même en être informé.</p>
<p>Un jour proche, pourtant, les citoyens devront apprendre à vivre leur vie par et pour eux-mêmes. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjgvMTEyODU2LXJvY2FyZC1ldC1zYXBpbi1sZXMtZGV1eC1taWNoZWxzLWR1bi1ldGF0LXBsdXMtcXVlbi1mYWlsbGl0ZQ==">L’État n'a plus les moyens des ambitions de ceux qui le gouvernent</a> ; la spoliation de plus en plus légale est aussi <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4Njc3LWNlLXF1b24tdm9pdC1jZS1xdW9uLW5lLXZvaXQtcGFzLWV0LWNlLXF1b24tc2VudC1wYXNzZXI=">de plus en plus visible</a> et de moins en moins acceptée au sein de la population. Ils devront apprendre à jouer eux-mêmes le rôle de société civile et ne plus confier à quelque institution que ce soit le pouvoir de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9tYXJpYWdlLWdheS8=">réguler leur vie</a>. Ils devront apprendre à vivre comme ils n'auraient jamais dû cesser de le faire. Ils devront apprendre à vivre en hommes libres.</p>
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		<title>Élus : un début de transparence n&#039;occultera pas l&#039;opacité des affaires</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 07:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[affaires]]></category>
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		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[enveloppe parlementaire]]></category>
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		<category><![CDATA[transparence]]></category>

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		<description><![CDATA[Une centaine de députés et sénateurs ont rendu publique l'allocation de leur enveloppe parlementaire. Une transparence tardive sur des dépenses difficilement justifiables qui encouragent le clientélisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une centaine de députés et sénateurs ont rendu publique l'allocation de leur enveloppe parlementaire. Une transparence tardive sur des dépenses difficilement justifiables qui encouragent le clientélisme.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-119459"></span></p>
<p>De plus en plus de parlementaires rendent publique l'allocation de leur enveloppe parlementaire, notamment <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL3BvbGl0aXF1ZXMvMjAxMy8wMi8yMi9yZXNlcnZlLXBhcmxlbWVudGFpcmUtbGEtY2FydGUtZGUtbGEtdHJhbnNwYXJlbmNlXzg4MzUzMQ==">en la communiquant à <em>Libération</em></a>.</p>
<blockquote><p>Ce n'est pas encore un raz-de-marée mais cela commence à faire plus d'un dixième. Une centaine de parlementaires ont déjà fait parvenir à <em>Libération </em>le détail de l'utilisation de leur réserve parlementaire, cette enveloppe dont disposent les députés et sénateurs pour financer associations ou projets. Lors du lancement de notre carte, il n'y avait que cinq noms.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMjMvNjE2NzItbGFzc2VtYmxlZS1uYXRpb25hbGUtYWRvcHRlLWxhLXBlbmFsaXNhdGlvbi1kZS1sYS1uZWdhdGlvbi1kdS1nZW5vY2lkZS1hcm1lbmllbi9hc3NlbWJsZWUtbmF0aW9uYWxl" rel=\"attachment wp-att-61674\"><img class="alignleft  wp-image-61674" title="assemblée nationale" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/12/assemblée-nationale.jpg?16fe88" alt="" width="239" height="360" /></a>La publication de la façon dont les parlementaires dépensent l'argent du contribuable représente un progrès dont on ne peut que se réjouir. Mais elle survient tardivement ; jusqu'à présent, rares étaient ceux qui justifiaient leurs dépenses, et il est étonnant que la publication de ces informations ne soit pas obligatoire.</p>
<p>Il est plus étonnant encore que subsistent des enveloppes allouées aux parlementaires pour financer des associations et projets de manière discrétionnaire sans avoir de comptes à rendre à ceux qui les financent. On connait l'intégrité des représentants du peuple français aux différents échelons administratifs, qui <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9wb2xpdGlxdWUvMjAxMi8xMi8xNC8wMTAwMi0yMDEyMTIxNEFSVEZJRzAwMzUxLWlsZS1kZS1mcmFuY2UtbHV4ZS12b3lhZ2VzLWV0LW5vdGVzLWRlLWZyYWlzLnBocA==">ne lésinent pas à la dépense</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9wb2xpdGlxdWUvMjAxMi8xMi8xNC8wMTAwMi0yMDEyMTIxNEFSVEZJRzAwMzUyLXBhcy1kZS1jYWxhaXMtbGEtZ3JhbmRlLXZpZS1kZXMtZWx1cy1wcy1kdS1iYXNzaW4tbWluaWVyLnBocA==">mènent grand train</a> avec l'argent du contribuable, écopent de peines avec sursis lorsque sont mises au jour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL3NvY2lldGUvMjAxMy8wMy8xOC9kZXV4LWFucy1kZS1wcmlzb24tYXZlYy1zdXJzaXMtcmVxdWlzLWNvbnRyZS1zeWx2aWUtYW5kcmlldXhfODg5NTM4">des pratiques éminemment douteuses</a>, et font <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjIvMTA5MDIyLXlhbm4tZ2FsdXQtbGVmZm9ydC1uYXRpb25hbC1sZXMtc3VidmVudGlvbnMtZHUtY2hlcg==">des cadeaux à leurs pairs</a>. On connait aussi <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMjEvNTY3NDMtbGUtdnJhaS0x">l'éthique intraitable des parlementaires</a>, qui ont refusé que soient modifiées les conditions de leur retraite et la fiscalité de leurs indemnités et rémunérations alors qu'ils votaient ces évolutions pour les Français qu'ils sont censés représenter.</p>
<p>Compte tenu des avantages dont ils disposent par ailleurs et de la capacité qu'ils ont à user des moyens colossaux mis à leur disposition pour acheter leur électorat, il est donc surprenant qu'il n'ait pas déjà été exigé des parlementaires une transparence systématique sur l'utilisation des fonds mis à leur disposition. Ce raisonnement peut être étendu notamment <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMjAvNjU2MDQtZGV2b2lsZXItbGFyZ2VudC1kZXMtc3luZGljYXRz">aux syndicats</a> qui, plutôt que d'être soumis à une saine transparence, viennent d'être amnistiés pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5seW9uY2FwaXRhbGUuZnIvSm91cm5hbC91bml2ZXJzL0FjdHVhbGl0ZS9KdXN0aWNlL0NhaXNzZS1ub2lyZS1kZXMtc3luZGljYXRzLWwtYW1uaXN0aWUtZW4tZG91Y2U=">différentes affaires d'abus de confiance et de blanchiment</a>.</p>
<p>La plus grande transparence est pourtant requise des contribuables, qui doivent divulguer autant d'informations que l’État le juge nécessaire pour estimer avec précision de quelle somme il pourra les délester et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTMvMTE0NTQzLWltcG90cy1sZXMtdGF1eC1hdWdtZW50ZW50LWxldGF1LXNlLXJlc3NlcnJl">user des moyens de paiement les plus commodes pour lui simplifier la tâche</a>. Les services du Trésor Public ont un talent indéniable pour s'assurer, avec <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjkvMTEyOTU5LXRyb3AtZGltcG90LXR1ZS1saW1wb3QtZXQtbGUtY29udHJpYnVhYmxl">tact et délicatesse</a>, que les sommes "dues" leur seront bel et bien versées – même si <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjEvMTE5MDIzLWxhLWNoYXNzZS1hdS1jYWh1emFjLWNvbW1lbmNl">certains semblent étrangement parvenir à passer à travers les mailles du filet</a>.</p>
<p>La transparence est en France une notion à sens unique ; l’État est en droit d'exiger à peu près toute information qu'il juge nécessaire pour déterminer quelle part des fruits du travail des citoyens lui revient, sans être tenu de fournir en retour une information précise et fiable sur l'utilisation qu'il fait de cet argent. Et les Français en redemandent.</p>
<p>Les nombreuses affaires qui maculent la vie politique française n'enlèvent rien à la confiance et à la sympathie que les Français ont pour ceux qui les dirigent ou les ont dirigé. La mise en examen d'un président sortant déclencherait sans nul doute un scandale dans nombre d'autres pays, mais c'est en France un sujet de discussion et de plaisanterie sans grandes conséquences ; 60% des Français estiment qu'être mis en examen pour abus de confiance – s'ajoutant à des soupçons dans d'autres affaires, comme, au hasard, Karachi et Clearstream – <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXhwcmVzcy5mci9hY3R1YWxpdGUvcG9saXRpcXVlL2FmZmFpcmUtc2Fya296eS1zb24tYXZlbmlyLXBvbGl0aXF1ZS1uLWVzdC1wYXMtY29tcHJvbWlzLWp1Z2VudC02MC1kZXMtZnJhbmNhaXNfMTIzNDY1Ny5odG1s">ne compromet pas l'avenir politique</a>.</p>
<p>De même, les Français n'expriment pas leur révolte quand la mairie de leur capitale paie l'amende <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMjIvNjE1MTMtbGEtZmFjZS1jYWNoZWUtZGUtbGFmZmFpcmUtY2hpcmFj">d'un ancien maire condamné pour une sombre affaire d'emplois fictifs</a> destinés au financement d'un parti politique, ni quand sont nommés dans diverses instances de la vie politique française – dont la primature – des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMTEvOTcyMjUtcHMtcmVpbnNlcnRpb24tZGUtZGVsaW5xdWFudHM=">repris de justice</a> après des promesses contraires du président nouvellement élu.</p>
<p>L'opposition des Français à une baisse des dépenses publiques tient à leur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NTc2LWxpbmN1bHR1cmUtZWNvbm9taXF1ZS1kZXMtZnJhbmNhaXM=">inculture économique</a> qui, grâce aux hommes politiques qui continuent à le leur marteler, sont convaincus que la dépense publique favorise la croissance et que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjIvMTA4OTQyLXVuLWVtcGxvaS1wdWJsaWMtZGV0cnVpdC0xMzMtZW1wbG9pLXByaXZl">l'emploi public contribue à réduire le chômage</a>. Afin d'aider nos dirigeants à faire accepter aux Français la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDQvMTE2OTY3LXBhcy1kZS1yZWR1Y3Rpb24tZHUtZGVmaWNpdC1zYW5zLXJlZHVjdGlvbi1kdS1wZXJpbWV0cmUtZGUtbGV0YXQ=">saine et inéluctable réduction du périmètre de l’État</a>, le meilleur conseil qu'on puisse leur donner est de traquer la corruption et le gaspillage avant de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjAvMTExODM1LWF2ZWMtdm9zLWltcG90cy1sZXMtZGVwdXRlcy1jcmVlbnQtdW5lLXByaXNvbi1maXNjYWxl">traquer les exilés fiscaux et expatriés</a> ; de chercher à savoir où va l'argent public avant de chercher à en obtenir plus ; de faire preuve d'exemplarité et d'intégrité avant de vanter <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjAvMTE4ODEyLWFybmF1ZC1tb250ZWJvdXJnLWV0LWZsZXVyLXBlbGxlcmluLW5vdXMtb2ZmcmVudC11bmUtY29tbXVuaWNhdGlvbi1nb3V2ZXJuZW1lbnRhbGUtaHVpbGVl">leurs médiocres résultats</a>.</p>
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		<title>Les aides à la création d&#039;entreprise seront toujours inefficaces</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 06:48:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[auto-entrepreneurs]]></category>
		<category><![CDATA[Créations d'entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Emplois aidés]]></category>
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		<category><![CDATA[incitations]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Trouvé]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cour des Comptes a produit un rapport dénonçant les défauts du système d'aides à la création d'entreprise, qui seraient trop ciblées, trop peu utilisées et trop limitées dans le temps. Soit l'inverse de ce qu'il faudrait faire : supprimer les entraves et réduire le poids de l’État. Par Baptiste Créteur. La Cour des Comptes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Cour des Comptes a produit un rapport dénonçant les défauts du système d'aides à la création d'entreprise, qui seraient trop ciblées, trop peu utilisées et trop limitées dans le temps. Soit l'inverse de ce qu'il faudrait faire : supprimer les entraves et réduire le poids de l’État.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-118932"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjEvODM5ODktZXQtcG91cnF1b2ktcGFzLXVuZS1lbnRyZXByZW5ldXItcHJpZGUvZW50cmVwcmVuZXVy" rel=\"attachment wp-att-83993\"><img class="aligncenter  wp-image-83993" title="entrepreneur" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/entrepreneur.jpg?16fe88" alt="" width="394" height="262" /></a></p>
<p>La Cour des Comptes produit des rapports parfois très intéressants mais souvent biaisés par l'étatisme qui sied à une institution de ce type ; c'est le cas du rapport sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2VtcGxvaS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDMvMTkvbGUtY2xhaXItb2JzY3VyLWRlcy1haWRlcy1hLWxhLWNyZWF0aW9uLWQtZW50cmVwcmlzZV8xODQ5Nzk3XzE2OTg2MzcuaHRtbA==">"Les dispositifs de soutien à la création d'entreprise"</a>.</p>
<blockquote><p>Au-delà de données déjà connues sur les insuffisances de notre système public d'aide à la création d'entreprise (complexité par enchevêtrement des dispositifs, des acteurs et des sources de financement, manque de coordination entre l’État, ses opérateurs et les collectivités territoriales, etc.), les auteurs rappellent que la France figure parmi les pays de l'Union européenne dont le taux de créations, rapporté au nombre d'entreprises existantes, est parmi les plus élevés.</p></blockquote>
<p>Beaucoup d'entreprises sont créées en France, peu survivent – un état de fait dont on aurait tort de se féliciter. Que les Français soient nombreux à avoir le goût d'entreprendre est indéniable ; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjgvMTA5NDYyLWxhc3Nhc3NpbmF0LWRlcy1lbnRyZXByZW5ldXJz">qu'entreprendre en France soit une gageure plus périlleuse que de raison</a> l'est à peu près autant. Les efforts de l’État en faveur de la création d'entreprises, aussi efficaces que nécessaires – c'est-à-dire tout à fait inefficaces – ne parviennent pas à compenser le poids que l’État fait peser sur l'ensemble de l'économie et la myriade d'entraves aux entreprises et aux individus.</p>
<blockquote><p>Derrière cette réussite quantitative, toute une série de défauts majeurs expliquerait en partie le taux de pérennité relativement modeste (la moitié d'entre elles disparaissent au cours des cinq premières années) et la faible croissance de nos entreprises nouvellement créées. D'où l'idée, récurrente dans le rapport, qu'il conviendrait dans notre pays de s'intéresser davantage aux caractéristiques des créateurs et des entreprises créées qu'à leur quantité.</p></blockquote>
<p>Il faudrait donc, selon la Cour des Comptes, faire preuve de discernement dans l'attribution des aides à la création d'entreprise. Un discernement qui fait, aujourd'hui, cruellement défaut.</p>
<blockquote><p>Un ciblage excessif des dispositifs de soutien en faveur des populations au chômage créant surtout leur propre emploi (1,6 milliard d'euros sur les 2,7 milliards de l'ensemble des dépenses publiques nationales en faveur de la création) expliquerait, par exemple, la taille réduite des entreprises créées, tout autant que la faiblesse des capitaux initiaux engagés.</p></blockquote>
<p>Les aides aident principalement les chômeurs à créer leur propre emploi. À court terme, l'impact sur le chômage existe sans doute ; mais dans un contexte de chômage de masse et croissant, l'impact à long terme est sujet à caution.</p>
<p>La faiblesse des capitaux engagés et la taille réduite des capitaux engagés s'expliquent plus simplement par le poids de la fiscalité sur le capital et les plus-values, qui n'encourage pas l'entrée au capital de jeunes entreprises et substitue donc à cet investissement l'endettement bancaire – qui, en plus de faire de la solvabilité et plus de la rentabilité le critère de décision de l'investisseur, génère moins de conseil et d'accompagnement. Il serait donc raisonnable que la Cour des Comptes mette en parallèle des "dépenses publiques nationales en faveur de la création" les "dépenses publiques nationales en défaveur de la création", qui croissent chaque année et représentent aujourd'hui 57% du PIB.</p>
<blockquote><p>On noterait aussi la faiblesse [...] de l'utilisation de soutiens extérieurs, considérés souvent comme un gage de pérennité et de croissance. Dans notre pays, <em>"la moitié des entreprises nouvellement créées le sont sans aide publique et plus de 70% sans accompagnement d'une structure spécialisée"</em></p></blockquote>
<p>Dans notre pays, la moitié des entreprises nouvellement créées le sont <em>avec</em> aide publique, et c'est sans doute sur ce point qu'il aurait fallu insister. Certes, les créateurs d'entreprise apprennent ainsi rapidement le fonctionnement de l'économie française, où il faut incessamment chercher les faveurs d'un État omniprésent pour maximiser les aides qu'il consent et minimiser ses prélèvements. Mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjAvMTE4ODEyLWFybmF1ZC1tb250ZWJvdXJnLWV0LWZsZXVyLXBlbGxlcmluLW5vdXMtb2ZmcmVudC11bmUtY29tbXVuaWNhdGlvbi1nb3V2ZXJuZW1lbnRhbGUtaHVpbGVl">ce fonctionnement ardemment défendu par les ministres eux-mêmes</a> n'a jamais favorisé l'entrepreneuriat et la prospérité.</p>
<blockquote><p>De plus, les experts économiques de plusieurs pays déplorent, comme en France, la fâcheuse tendance des dispositifs nationaux de soutien à se concentrer sur la phase de création proprement dite, au détriment du développement ultérieur des entreprises.</p></blockquote>
<p>Mais c'est bien sûr : il faut inciter et encourager les entreprises à se créer et se développer. Aucun créateur d'entreprise n'a l'idée de créer et faire croître son entreprise si on ne la lui souffle pas à l'oreille en même temps qu'on lui remet son enveloppe de départ, et aucun investisseur ne pourrait remplir ce rôle mieux que l’État puisque son intérêt direct au succès de l'entreprise le pousse bien souvent à s'investir moins intensément qu'un sympathique accompagnateur désintéressé.</p>
<p>Outre les entraves à la création d'entreprise, qui placent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMTMvMTA5NjEtaW5kZXgtb2YtZWNvbm9taWMtZnJlZWRvbS0yMDEx">la France en mauvaise position</a> dans les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjMvMTAxODE0LWRvaW5nLWJ1c2luZXNzLTIwMTM=">comparaisons internationales</a>, il semble en France devenu évident pour tout le monde que l'économie ne peut pas fonctionner par elle-même ; que les entreprises doivent être accompagnées et aidées lorsqu'elles sont créées, lorsqu'elles se développent et lorsqu'elles ont des difficultés. Pour tout le monde, sauf pour une poignée d'irréductibles qui – à l'instar du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQmFzdGlhdA==">brillant Frédéric Bastiat</a> – distinguent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvVml0cmVfY2FzcyVDMyVBOWU=">ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas</a>.</p>
<p>Ce qu'on voit, c'est la bonne intention qui veut qu'on accompagne un créateur d'entreprise dans son projet et sauve des emplois lorsque l'entreprise n'est plus rentable, ce sont les effets immédiats, à court terme et localisés des aides publiques. Ce qu'on ne voit pas, ce sont les coûts de ces aides, qui pèsent sur l'ensemble des entreprises. Il est non seulement plus simple de ne pas dépenser en faveur des entreprises ce qu'on prélève par ailleurs en leur défaveur – ou un peu moins, le système devant être financé, c'est aussi plus efficace.</p>
<p>Les aides accordées à certaines entreprises améliorent – artificiellement – leur rentabilité, mais il faut, pour les financer, dégrader celle des autres entreprises. Ce mécanisme redistributif prélève l'argent aux entreprises les plus rentables, i.e. celles dans lesquelles l'investissement aurait l'impact le plus important, pour financer celles qui le sont moins ; cette redistribution détruit de la valeur.</p>
<p>L'aide étatique doit être financé au prix d'un investissement privé moindre ; les plus-values et le capital étant fortement taxés, l'activité d'investissement dans les petites entreprises est jouée par les banques plutôt que par des investisseurs en capital. L'accompagnement des entreprises change, lui aussi, de nature ; les créateurs d'entreprises ne sont pas tant accompagnés pour la définition de leur modèle économique et la maximisation de leur valeur ajoutée mais pour la maximisation des aides collectées et des prélèvements évités.</p>
<p>Il serait enfin plus juste de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjkvMTA2MTA3LWZsb3JhbmdlLWxhLXByb3ByaWV0ZS1wcml2ZWUtY2V0dGUtcmVsaXF1ZS1iYXJiYXJl">respecter le droit de propriété</a> et ne pas priver les uns du fruit de leur travail pour accompagner les autres – mais la sensibilité des Français au droit de propriété et plus généralement aux libertés individuelles <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTcvMTE1MDAxLWxlLWRlZmljaXQtZGUtbGV0YXQtbGEtZmFpbGxpdGUtaW50ZWxsZWN0dWVsbGUtZGUtbGEtZnJhbmNl">étant ce qu'elle est</a>, il sera plus simple de leur faire comprendre que les missions que prétend remplir l’État seraient mieux remplies en son absence que de leur démontrer que son intervention est fondamentalement illégitime.</p>
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		<title>Austérité de rigueur, absence d&#039;austérité, absence de rigueur</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 06:21:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[budget de l'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Ayrault]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Cahuzac]]></category>
		<category><![CDATA[rigueur budgétaire]]></category>

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		<description><![CDATA[L'austérité est partout, sauf dans les dépenses de l’État. Les ennemis de la prospérité en France - médias, politiques, syndicalistes en tête - s'insurgent pourtant de l'intensification d'une inexistante rigueur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'austérité est partout, sauf dans les dépenses de l’État. Les ennemis de la prospérité en France - médias, politiques, syndicalistes en tête - s'insurgent pourtant de l'intensification d'une inexistante rigueur.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-117201"></span></p>
<p>Le Monde dévoile en avant-première la stratégie de communication gouvernementale visant à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2Vjb25vbWllL2FydGljbGUvMjAxMy8wMy8wNS9sLWV4ZWN1dGlmLXByZXBhcmUtdW5lLW5vdXZlbGxlLWN1cmUtZC1hdXN0ZXJpdGVfMTg0Mjc5NF8zMjM0Lmh0bWw=">parler d'austérité sans réduire le périmètre et le train de vie de l’État</a>.</p>
<blockquote><p>Depuis que la France s'est engagée à ramener à l'équilibre ses finances publiques, les années se suivent et se ressemblent : elles sont, du point de vue de la discipline budgétaire, toujours plus redoutables. Les ministres et leur entourage attendent donc, avec un fatalisme teinté de lassitude, la lettre de cadrage de Jean-Marc Ayrault que Matignon devrait leur adresser à la fin de la semaine.</p></blockquote>
<p>Les années se suivent et se ressemblent, avec un budget déficitaire depuis près de 40 ans et des dépenses publiques qui représentent aujourd'hui environ 57% du PIB. Ce n'est évidemment pas à la gourmandise croissante de l’État que font référence les journalistes, mais au contraire aux limites que la réalité impose à la folie dépensière de ses serviteurs. Le fatalisme teinté de lassitude des libéraux est sans commune mesure avec celui des ministres, qui auraient aimé pouvoir dépenser plus d'argent des autres pour assouvir leurs fantasmes respectifs.</p>
<blockquote><p>Ce document, le même pour chacun des ministres, précise les orientations qui permettront d'arrêter les grandes lignes du budget triennal 2014-2016 de l’État. Il réaffirme la nécessité de respecter la stabilisation en valeur des dépenses de l’État sur le périmètre du budget général, hors charges de la dette et des pensions.</p></blockquote>
<p>Leur lassitude est exagérée ; on ne demande même pas aux ministres de parvenir à équilibrer le déficit, qui croît naturellement à mesure que la dette augmente et que le système de retraites par escroquerie bat de l'aile. Ils n'ont qu'à contenir leurs dépenses et, au pire, à les réduire marginalement : l'effort budgétaire demandé est de 4 milliards d'euros, sur les <a href="www.performance-publique.budget.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/LFI2013/depliant_budget2013.pdf">presque 400 milliards</a>  que représente le budget.</p>
<blockquote><p>Pour tenir cette norme de dépenses exigeante, introduite par le gouvernement Fillon, il serait demandé au gouvernement, selon nos informations, de faire des économies nettement supérieures aux deux milliards d'euros du "surgel" de crédits annoncé pour 2013 par le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac. L'effort d'économies en 2014 pourrait même être de l'ordre de 4 milliards d'euros. Une manière, probablement, de rassurer la Commission européenne sur la détermination française.</p></blockquote>
<p>Cette norme de dépense exigeante - draconienne, soyons fous - a été introduite par le précédent gouvernement, sans doute comme un piège tendu aux socialistes. Réduire les dépenses de 1% serait un moyen de rassurer nos partenaires européens sur la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDcvMTEzOTQxLWV0YXQtZmFpdGVzLWNlLXF1ZS1qZS1kaXMtcGFzLWNlLXF1ZS1qZS1mYWlzLWV0LW1lcmNpLXBvdXItdG91dA==">détermination dont l’État fait preuve</a>, qu'il a déjà prouvé en repoussant le retour à un déficit - déjà inacceptable - de 3%.</p>
<blockquote><p>[Un ministre :] <em>"Je pense que c'est aussi la raison pour laquelle on en est venu à la question des allocations familiales. S'il faut faire encore plus d'économies, d'accord, mais alors il va falloir s'attaquer aux prestations familiales, car il ne reste plus que cela"</em>.</p></blockquote>
<p>Qu'il ne reste plus que les prestations familiales, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjYvMTEyMzc5LWFjY2VwdGVyLWxlLWRlZmljaXQtZGUtbHVuZWRpYy1yZW5vbmNlci1hdXgtYXV0cmVz">rien n'est moins sûr</a>. A moins de considérer que toutes, vraiment toutes les autres dépenses sont légitimes, justifiées et incompressibles - ce qui demeure à démontrer. Évidemment, aucun ministre ne va prendre la peine de le faire ; il suffit d'invoquer le service public et les missions de l’État. A quoi nous préparent donc le gouvernement ?</p>
<blockquote><p><em>"On est à l'os"</em>, entend-on de tous côtés. <em>"Ce n'est pas le train de vie de l’État auquel on touche désormais, c'est aux moyens d'assurer les missions de service public."</em> Forts de cette conviction, les ministères – Bercy compris – voudraient bien que l'on trouve des sources d'économies ailleurs que dans le budget de l’État. Peu désireux de tailler dans les crédits réservés aux mesures catégorielles, qui leur permettent de maintenir une certaine paix sociale malgré le gel du point d'indice de la fonction publique, ils lorgnent du côté des dépenses de protection sociale.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjYvMTAyMTYwLWJ1ZGdldC0yMDEzLXVuZS1hdXN0ZXJpdGUtZGUtZmFjYWRlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzOTY3LWF1c3Rlcml0ZQ==" rel=\"attachment wp-att-102190\"><img class="alignleft  wp-image-102190" title="imgscan contrepoints967 austérité" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/imgscan-contrepoints967-austérité-762x1024.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="322" /></a>Que les Français se le tiennent pour dit : ce sont les dépenses de protection sociale qui permettront d'atteindre les objectifs d'économie, pas la réduction du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTYvMTExNTk5LWxldGF0LWNvbnRpbnVlLWdyYW5kLXRyYWluLWV0LXZvdXMtcGV0ZS1hdS1uZXo=">train de vie de l’État</a>. La raison est même évoquée clairement ; toucher aux mesures catégorielles menace la paix sociale - par opposition, toucher aux dépenses de protection sociale, non. En clair, les Français sont moins sensibles aux sacrifices qu'on leur demande que les fonctionnaires et assimilés.</p>
<p>Le gouvernement se prépare donc à demander des sacrifices supplémentaires aux Français. Après avoir augmenté les impôts en tentant de labelliser cet échappatoire à la réduction des dépenses "austérité", il va de nouveau recourir à une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDUvMTE3MDY3LWxhLWd1ZXJyZS1maXNjYWxlLWVzdC1kZWNsYXJlZS1ldC1jZXN0LXVuZS1ndWVycmUtY2l2aWxl">pirouette syntaxique</a> pour ne pas réduire son périmètre ni ses prérogatives mais réduire les dépenses de protection sociale. Les contributeurs nets au budget de l’État contribuent plus, les bénéficiaires nets recevront moins, mais ceux qui vivent dans l’État seront, une fois de plus, épargnés.</p>
<p>Le gouvernement semble avoir les mains liées. Aux fonctionnaires et aux syndicalistes, il réserve le meilleur traitement, et impose aux autres des sacrifices de plus en plus importants. Il <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDEvMTE2NTY2LXZvdXMtcmVwcmVuZHJlei1iaWVuLXVuLXBldS1kYWN0aW9uLXN5bmRpY2FsZS1hbGxlei15LWNlc3QtcGVybWlz">amnistie les mafieux</a> - autoproclamés défenseurs des salariés - coupables d'exactions violentes et de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXBpdGFsLmZyL2EtbGEtdW5lL2FjdHVhbGl0ZXMvbGVzLXN5bmRpY2FsaXN0ZXMtYXV0ZXVycy1kZS1kZXRvdXJuZW1lbnRzLWRlLWZvbmRzLWJpZW50b3QtYW1uaXN0aWVzLTgxNjc3Ng==">détournements de fonds</a>, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDEvMTE2NjA2LWpvdXJuZWUtZGUtY2FyZW5jZS1mb25jdGlvbm5haXJlcy1saW5zZWUtZWdhcmUtbW1lLWxlYnJhbmNodQ==">supprime le jour de carence des fonctionnaires</a>, tout en annonçant pour le reste des Français des impôts plus élevés ou des prestations moindres. Ce qu'il dit sans le dire vraiment, c'est qu'il préfère prendre le pari de faire payer à la majorité des Français, ceux qui sont en dehors du périmètre protégé de l’État - <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDQvMTE2OTY3LXBhcy1kZS1yZWR1Y3Rpb24tZHUtZGVmaWNpdC1zYW5zLXJlZHVjdGlvbi1kdS1wZXJpbWV0cmUtZGUtbGV0YXQ=">pas aussi majoritaires qu'on le souhaiterait</a>, mais majoritaires quand même - son appétit dévorant par un serrage de ceinture pas tout à fait généralisé, que risquer de froisser les fonctionnaires.</p>
<p>Cette majorité est, traditionnellement, moins prompte à manifester son mécontentement et encore moins prompte à le manifester violemment ; le président du rassemblement est, jusque-là, le président des gentils organisateurs de manifestations festives et citoyennes et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjQvMTEyMjkwLXBzYS1hdWxuYXktbm9uLWF1eC1tYW5pcHVsYXRpb25zLWRlLWxhLWRpcmVjdGlvbg==">célébrations de la haine du grand capital apatride, de l'entreprise et des patrons</a>. Les Français ont en réalité peu de moyens d'exercer un quelconque contre-pouvoir et d'exiger que l’État réduise à la fois son périmètre et son train de vie. Ils ne votent pas le budget ; tout juste votent-ils pour des représentants qui le votent, et ils n'ont guère de choix qu'entre étatisme et étatisme, dirigisme et dirigisme.</p>
<p>Pire encore, ils n'ont sans doute pas conscience des enjeux et du choix - qui sera, lui, bien réel et lourd de conséquences - auquel ils seront bientôt confrontés entre liberté et totalitarisme et qui, évidemment, ne sera pas présenté ainsi - on peut déjà anticiper qu'il sera présenté par des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjQvMTE2MDA2LWRlLWxpbmRlcGVuZGFuY2UtZGVzLWpvdXJuYWxpc3Rlcw==">médias pas tout à fait indépendants</a> comme "chacun pour soi destructeur et remise en cause du modèle social français" d'un côté contre "cohésion sociale et solidarité" de l'autre. Il ne reste qu'à espérer que c'est bien les Français qui choisiront et qu'ils feront le bon choix ; jusque-là, l’État, les syndicalistes et les fonctionnaires semblent bien décidés à choisir pour eux.</p>
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		<title>Rémunération des patrons : pour un renforcement du droit des propriétaires</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 06:18:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Smets</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[initiative Minder]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Ayrault]]></category>
		<category><![CDATA[Karine Berger]]></category>
		<category><![CDATA[Parti libertarien belge]]></category>
		<category><![CDATA[patron]]></category>
		<category><![CDATA[Rémunération des dirigeants]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[Votation]]></category>

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		<description><![CDATA[La Loi doit garantir les droits des actionnaires, pas les restreindre ni les usurper.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Loi doit garantir les droits des actionnaires, pas les restreindre ni les usurper.</strong><br />
<span id="more-117116"></span><br />
<strong>Par Patrick Smets, depuis la Belgique.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDUvMTE3MTE2LXJlbXVuZXJhdGlvbi1kZXMtcGF0cm9ucy1wb3VyLXVuLXJlbmZvcmNlbWVudC1kdS1kcm9pdC1kZXMtcHJvcHJpZXRhaXJlcy9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNTkzLXJlbXVuZXJhdGlvbnMtYWJ1c2l2ZXM=" rel=\"attachment wp-att-117149\"><img class="aligncenter  wp-image-117149" title="imgscan contrepoints 2013593 rémunérations abusives" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013593-rémunérations-abusives-1024x1024.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="350" /></a></p>
<p>L’initiative Minder votée ce week-end par les Suisses prête à confusion dans notre pays, la Belgique, mais aussi chez nos voisins français. Ainsi, hier en début d'après-midi, par la voix de Karine Berger, sa Secrétaire nationale à l’Économie, le Parti socialiste français s'est enthousiasmé de la nouvelle en ces termes :</p>
<blockquote><p>Je me félicite des résultats de la votation visant à limiter les émoluments des patrons des sociétés suisses cotées en Suisse ou à l’étranger. [...] Les Suisses ont en effet approuvé par 69,7% des voix (avec une approbation dans tous les cantons) la mise en place d'un système de contrôle des rémunérations des dirigeants d'entreprises très strict. [...] D’ores et déjà, en France, depuis 2012, les écarts de rémunérations des dirigeant des entreprises publiques ne peut pas excéder le ratio de 1/20, alors que les parachutes dorés sont soumis à cotisations dont le taux a été augmenté, sous la houlette du gouvernement Ayrault, dans la loi de finance rectificative de 2012. Aux Pays-Bas, une loi est en préparation pour limiter les parachutes dorés à 75000 euros.</p></blockquote>
<p>Devant les caméras de télévision, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a surenchéri en déclarant qu'il voyait d'un bon œil l'initiative suisse en faveur de la limitation des rémunérations "abusives" et contre les parachutes dorés. « <em>Les Suisses montrent la voie et, personnellement, je pense qu’il faut s’en inspirer</em> » a-t-il estimé.</p>
<p>Pourtant, il nous semble important de rappeler que le texte de cette initiative précise qu’elle est présentée «<strong> e</strong><strong>n vue de protéger l’économie, la propriété privée et les actionnaires.</strong> » Il ne s’agit pas d’une réglementation des rémunérations, mais d’une reprise en main par les actionnaires, propriétaires légitimes de l’entreprise, du contrôle des salaires de ses directeurs.</p>
<p>Le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYXJ0aS1saWJlcnRhcmllbi5iZS8=">Parti Libertarien </a>de Belgique défend résolument le droit de propriété et la capacité des actionnaires de contrôler effectivement la bonne marche de leurs entreprises.</p>
<p>Il importe donc de s'opposer à toute récupération gouvernementale de la votation. <strong>Une présentation partielle et partiale du texte suisse ouvre la porte à une immixtion des pouvoirs publics dans la gestion du salaire des cadres dirigeants en lieu et place du contrôle par les actionnaires</strong>, ce qui est contraire à l’esprit même de l’initiative Minder.</p>
<p>La Loi doit garantir les droits des actionnaires, pas les restreindre ni les usurper.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Annuler la dette publique ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/26/116233-annuler-la-dette-publique</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 05:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Descôteaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[annulation de dette]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[endettement public]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui blâmer pour l’ampleur de notre dette ? L’alliance perverse des politiciens avec les groupes d’intérêt.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qui blâmer pour l’ampleur de notre dette ? L’alliance perverse des politiciens avec les groupes d’intérêt.</strong><br />
<span id="more-116233"></span><br />
<strong>Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMTIvNjAwNjEtbGUtY2hvaXgtY29tcGxpcXVlLWR1LW1vcmF0b2lyZS9kZXR0ZS1wdWJsaXF1ZS1mcmFuY2UtMg==" rel=\"attachment wp-att-60063\"><img class="alignleft  wp-image-60063" title="dette-publique-france" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/12/dette-publique-france.jpg?16fe88" alt="" width="305" height="232" /></a>La capacité des Québécois à trouver des boucs émissaires m’impressionne. Surtout quand vient le temps de justifier notre dette publique.</p>
<p>La dette due à la corruption et la collusion devrait être estimée et annulée, suggère un professeur du Collège André-Grasset dans le magazine <em>À Babord</em>. Son idée a été reprise dans le <em>Devoir</em>, chez Dutrizac, et même dans le journal <em>Argent</em>.</p>
<p>Question : ceux qui ont prêté l’argent pour que politiciens et bureaucrates gagnent des faveurs et achètent des votes sont-ils des criminels ? Non. C’est vous et moi. Les gestionnaires de fonds de pension. La Caisse de dépôt. Pourquoi faire payer les prêteurs ? Faisons payer les politiciens et mafieux qui s’en sont mis plein les poches !</p>
<p><strong>Dette légitime</strong></p>
<p>Il y a sûrement, comme l’avance le professeur, une part de la dette qui est légitime (qui profite à tous les citoyens), et une autre qui ne l’est pas. Mais qui décide de la « bonne » dette et de la « mauvaise » dette ? On s’entend que payer trop cher pour nos routes est de la mauvaise dette. Mais la collusion reste une goutte d’eau dans l’océan de gaspillage du gouvernement. Et que faire des politiciens qui achètent des votes en octroyant des faveurs aux lobbys de toute sorte ? Les syndicats, cadres de la fonction publique, ou grosses entreprises qui quémandent constamment des subventions ou des hausses de salaire au détriment de l’équilibre budgétaire, c’est de la bonne dette ? Cette partie de la dette ne profite pas à tous les citoyens. Plutôt aux groupes organisés qui font le plus de bruit…</p>
<p><strong>On se le doit à nous-mêmes ?</strong></p>
<p>Et si nous devons une partie de la dette à nous-mêmes, est-ce moins grave ?</p>
<p>On peut espérer que les créanciers soient plus cléments s’ils sont en majeure partie Québécois, un peu comme au Japon. Mais il ne faudrait pas surestimer la fibre patriotique des épargnants. La plupart se préoccupent avant tout du rendement. Un gestionnaire de portefeuille doit veiller à l’intérêt de ses clients, pas du gouvernement québécois. C’est aussi ce que devrait — idéalement — faire la Caisse de dépôt avec l’argent de notre retraite.</p>
<p>D’ailleurs, on ne doit pas cette portion de la dette à « nous-mêmes ». Le « nous » est composé de personnes différentes. Ceux qui reçoivent les services du gouvernement ne sont pas toujours ceux qui détiennent les obligations. Et même si la dette était entièrement détenue par des Québécois, nous laisserions quand même un fardeau à la génération suivante. Celle-ci payera deux fois : une fois pour rembourser la dette que nous contractons pour un service donné, et une deuxième fois pour se payer elle aussi le service en question. À moins que cette génération emprunte à nouveau, de façon à léguer le fardeau à la génération qui la suivra… Une sorte de report perpétuel de la facture — avec intérêts croissants — à la génération qui nous suit. Beau modèle de société&nbsp;!</p>
<p>Qui blâmer pour l’ampleur de notre dette ? L’alliance perverse des politiciens avec les groupes d’intérêt. Dont les mafieux, oui. Mais aussi, la plupart des électeurs. Qui portent ce beau monde au pouvoir, et qui cautionnent un gouvernement qui vit au-dessus de ses moyens.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Rlc2NvdGVhdXguYXJnZW50LmNhbm9lLmNhL2dlbmVyYWwvYW5udWxlci1sYS1kZXR0ZS1wdWJsaXF1ZS8=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Le peuple est corrompu</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 06:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurelien Biteau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Liberticides & Co]]></category>
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		<category><![CDATA[corruption]]></category>
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		<description><![CDATA[Les Français sont devenus des loups les uns pour les autres à partir du moment où l’État leur a promis la richesse gratuite.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Français sont devenus des loups les uns pour les autres à partir du moment où l’État leur a promis la richesse gratuite.</strong><br />
<span id="more-114751"></span><br />
<strong>Un billet d'humeur d'Aurélien Biteau.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMDQvNTg4NzgtbGVzLW1vbnN0cmVzLWRoaWVyLXNlcm9udC1sZXMtYWduZWF1eC1kZS1kZW1haW4vbG91cC1hZ25lYXU=" rel=\"attachment wp-att-58879\"><img class="alignleft  wp-image-58879" title="loup agneau" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/12/loup-agneau.jpg?16fe88" alt="" width="298" height="214" /></a>L’État-Providence échoue lamentablement un peu plus chaque jour sur le plan économique. Sans avoir réussi à produire le moindre résultat satisfaisant, il continue de s’enfoncer sur le dur chemin de la ruine que les lois inaliénables de l’action humaine lui ont tracé. Le « plus froid des monstres froids » multiplie dans sa course en avant le nombre de ses tentacules et s’accroche de toutes ses forces à toutes les parois de la France défigurée, prêt à la faire tomber dans l’abîme avec lui.</p>
<p>Le parasite suce les énergies du pays en son nom, dit-il. C’est la France qui l’appelle et sans lui la France n’est plus rien. Qu’il l’écrase de son poids, qu’il la broie sous ses lois et qu’il la tue de ses ponctions, c’est sans doute pour le rayonnement de la Nation et la prospérité des Français.</p>
<p>Là est le malheur de la France : si l’État-Providence a échoué sur le plan économique, il a vaincu le peuple. Celui-ci est corrompu.</p>
<p>Ainsi les Français sont devenus des loups les uns pour les autres lorsque l’État leur a promis la richesse gratuite. Pas trop idiots, ils ont bien compris que la richesse gratuite venait de la richesse produite par autrui. Ils auraient pu porter la promesse de l’État en horreur, ils auraient pu rester fidèle à la vertu et à la justice, ils ont applaudi et réclamé davantage. Pourquoi ?</p>
<p>Il y a plusieurs façons de faire une promesse malhonnête. On peut la faire en assumant être malhonnête, expliquant la combine à voix basse et à l’abri des regards, comme le font les gredins. Mais cette manière ne corrompt pas un peuple, elle corrompt l’inévitable part des pourris. On la pratiquera plutôt entre sois, dans les salles de partis et les assemblées politiques.</p>
<p>Il y a une autre manière de faire une promesse malhonnête. C’est de ne rien assumer du tout et de la faire passer pour une honnête promesse. L’honnête homme est séduit, le peuple est corrompu. Quels coups portés à la vertu font du pillage un honnête principe ?</p>
<p>Un changement du sens des mots peut bien y aider. Un peuple vertueux peut-il refuser d’être libre, d’aimer et aider son prochain, et de préserver l’ordre ? Que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDcvODYwNzgtcHJpdmlsZWdlcy1ldC1yaWNoZXNzZQ==">la liberté devienne donc un ensemble de capacités</a><strong></strong>, que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTAvMjUvNTIyODEtcmVmbGV4aW9uLXN1ci1sYS1zb2xpZGFyaXRlLWV0LWxhLWNoYXJpdGU=">la charité soit fondue dans la solidarité</a>, que<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDgvODYyMjQtbGUtZHJvaXQtY2UtZ3JhbmQtYWJzZW50LWR1LWRlYmF0LXBvbGl0aXF1ZQ=="> le droit soit perdu dans la morale au profit de la loi</a><strong></strong>, et voilà. Peu importe aujourd’hui comment cela est arrivé, mais c’est arrivé.</p>
<p>L’État fait la promesse de la richesse gratuite au nom d’une vertu viciée. Le peuple veut la liberté, l’entraide et l’ordre, à juste titre, mais lorsqu’il veut dire ces mots désormais, il ne réclame que l’esclavage, le pillage et le chaos.</p>
<p>L’État dit au peuple qu’il partage ses valeurs, qu’il l’entend, et pour cause, il l’entend mieux que quiconque. Il y gagne beaucoup, le parasite, sur le dos de la France. Le peuple n’y gagne rien. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMzAvMTA5NjI3LWxhLXBhdHJpZS1ldC1sYS1saWJlcnRl">Il se défait sous la volonté politique</a>.</p>
<p>Le peuple est corrompu. Il a abandonné la vertu pour le vice. On l’y a aidé. La loi encourage le vice, ou plutôt les lois chaque jour plus nombreuses couvrent le pays comme un énorme nuage noir et réduisent la légalité comme peau de chagrin. Quoi que tu fasses, cher peuple, une loi t’imposera la façon de le faire, tandis qu’une autre plus sournoise t’interdira de le faire. La République de Kafka réalise la métamorphose : peuple de cafards que les hautes devises moqueuses des administrations, cyniques labyrinthes, écrabouillent.</p>
<p>L’État-Providence, ami du Diable, réduit le peuple à l’état de la meute, lentement. Et le peuple est perdu, s’accrochant à la liberté, l’amour et l’ordre : mais c’est l’esclavage, le pillage et le chaos que l’État a étiqueté avec ces mots.</p>
<p>Voilà le peuple qui finit par les aimer. Il réclame l’esclavage au nom de la liberté. Il prend le pillage pour de l’amour. Dans la mesure du possible, les individus, pas encore bêtes, préféreront d’abord faire goûter cette nouvelle recette de vertu aux autres.</p>
<p>C’est que dans la cage qui se construit, le vice devient peu à peu la règle de la survie. Comme les lois font de tout honnête profit une perte sévère, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDQvMTEwMTk1LWxhLXRheGUtYS03NS1wb3VyLWxlcy1udWxz">et bientôt un délit</a><strong></strong>, l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjkvMTA5NDkxLWNlY2lsZS1kdWZsb3QtYXBwZWxsZS1sZXMtZnJhbmNhaXMtYS1kZW5vbmNlci1sZXMtZnJhbmNhaXM=">encouragement est au vice</a><strong></strong>. Quand il est interdit de gagner sa vie à la sueur de son front, on la gagne à la sueur du front des autres. Et chacun, médiocre, se pense plus malin qu’autrui.</p>
<p>Lentement mais sûrement, le peuple perd le sens commun. Il oublie que sur Terre rien n’est acquis pour l’Homme, que la Terre ne lui doit rien et ne lui offre rien, qu’il doit tout faire par lui-même pour satisfaire ses besoins. Ils oublient que tout le capital et les richesses de la France ne sont pas descendus du ciel, qu’ils ont été produits et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMjAvNzM5NDMtbWFpcy1wb3VycXVvaS1zZW4tcHJlbmRyZS1hLWxoZXJpdGFnZQ==">transmis par des générations d’hommes durant des dizaines de milliers d’années</a>.<strong></strong><strong><br />
</strong></p>
<p>Retournant à l’enfance, le peuple veut ignorer les contraintes. Il les fuit plutôt que de les affronter. Mais la fuite fait davantage de mal que le courage : l’épée de Damoclès étourdit les têtes en furie. Le peuple offre un chèque en blanc à l’État : que celui-ci fasse tout ce qu’il veut dans la mesure où le peuple n’entend pas parler de contraintes. L’illusion étouffe la réalité.</p>
<p>Le peuple est corrompu. Il réélit les pourris. Il accepte la mafia syndicale. Il voit les dettes de l’État s’envoler sans broncher. On lui prend le fruit de son travail dans des proportions toujours plus fortes, il laisse faire. Les lois s’empilent par milliers chaque année et il ne dit pas un mot. Les résultats de l’Éducation Nationale sont catastrophiques, il n’entend rien, et ne sait pas lire. Le principe-même d’une école unique ne le fait pas frémir de peur. Il attend toujours plus longtemps pour recevoir des soins et être remboursé, qu’à cela ne tienne. Qu’elle est amorphe, la masse des cafards sur le dos.</p>
<p>Le bon sens a fini par lui filer entre les doigts, mais la presse et l’université ont trouvé de quoi le remplacer. La France vit sous le règne de l’idéologie. L’anesthésie est réussie. Une cohorte de mots puants est lâchée tous les jours dans les journaux et les bouches politiques, qui peuvent, sans vergogne, dire des cercles qu’ils sont des carrés. Et bien sûr, toi l’individu, toi le Français, ose dire des cercles qu’ils ne sont pas carrés : tu es réactionnaire. Après tout, c’est un progrès que les cercles puissent être des carrés.</p>
<p>Aujourd’hui, la France est gravement malade de son État, économiquement, politiquement, moralement et philosophiquement. Le peuple est atteint. Tout ceci ne peut que mal finir. Le point de non retour dans la corruption du peuple semble être atteint. Il semble pouvoir tout accepter, puisqu’il s’estime responsable de rien. Et l’État, lui, s’est dédouané sur des boucs-émissaires : les riches, les libéraux, les catholiques, les étrangers, etc. La sainte sanglante Révolution poursuit son œuvre et détruit ses idoles.</p>
<p>À la santé du peuple de France, qu’il la recouvre sans vengeance.</p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMjgvNTc2MjMtYm9uLWNlc3QtcXVpLWxlcy1jb3VwYWJsZXMtZmluYWxlbWVudA==">Les 99% sont innocents.</a></p>
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		<title>État : Faites ce que je dis, pas ce que je fais, et merci pour tout</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 06:45:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[fraude fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[optimisation fiscale]]></category>

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		<description><![CDATA[Les agents de l’État dénoncent des comportements qu'ils adoptent eux-même, une étrange conception de l'exemplarité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les hommes politiques français n'hésitent pas à dénoncer l'exil fiscal des uns et l'optimisation fiscale des autres. S'ils veulent conserver une once de crédibilité, qu'ils commencent par empêcher les entreprises publiques de se soustraire à l'impôt.</strong><br />
<span id="more-113941"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMjMvOTEyMjUtbGEtY3JvaXNzYW5jZS1hc3Nhc3NpbmVlL2ZyYW5jb2lzLWhvbGxhbmRlLWplYW4tbWFyYy1heXJhdWx0" rel=\"attachment wp-att-91227\"><img class="aligncenter  wp-image-91227" title="François Hollande Jean-Marc Ayrault" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/François-Hollande-Jean-Marc-Ayrault.jpg?16fe88" alt="" width="439" height="246" /></a></p>
<p>L'once de crédibilité d'un élu français est une ressource qui se raréfie au même rythme que l'once de bon sens. On pourrait dénoncer le ridicule de leurs déclarations, par exemple lorsqu'ils dénoncent l'irrationalité des marchés pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDYvMTEzODQ3LWxldXJvLW5lLXBldXQtZmx1Y3R1ZXItc2Vsb24tbGVzLWh1bWV1cnMtZGhvbGxhbmRl">la remplacer par leur propre irrationalité</a>, lorsqu'ils dénoncent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjcvMTA5MzU5LWxob21tZS1wb2xpdGlxdWUtZnJhbmNhaXMtZGVybmllci1yZW1wYXJ0LWNvbnRyZS1sZWdvaXNtZQ==">l'égoïsme de leurs compatriotes</a> tout en préservant d'immenses avantages, appellent les Français à faire des sacrifices tout en versant à leurs proches collaborateurs des primes colossales ou encore font un devoir pour les Français de s'acquitter de l'impôt quel qu'en soit le montant mais en protègent leurs propres rémunérations et indemnisations. Mais ils ne se contentent pas de n'épargner qu'à eux-mêmes les difficultés que leur irresponsabilité fait peser sur le pays entier ; le comportement de l’État et ses ramifications va à l'encontre de leurs recommandations.</p>
<p>L'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMjUvNjYyMzktZnJhbmNvaXMtaG9sbGFuZGUtZGVtdW5pLWZhY2UtYXUtbW9uZGUtZGUtbGEtZmluYW5jZQ==">ennemi de François Hollande, c'est la finance</a>. La finance internationale, le grand capital apatride et les spéculateurs sont responsables de la crise, n'ont que faire du sort des travailleurs français et imposent leur dictature des marchés aux États qui aimeraient continuer à dépenser pour le bien-être de la population. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMDQvOTk0MjQtZGVzLXBldGl0ZXMtbm91dmVsbGVzLWRlcy1mb25kcy1wdWJsaWNzLWRpbnZlc3Rpc3NlbWVudA==">L’État investit pourtant sur les marchés</a>, dans une optique de rentabilité ; un bel exemple pour tous ceux qui, par leurs impôts, lui permettent de ne pas se soucier des pertes qu'il réalise.</p>
<p>Les suppressions d'emploi, les difficultés de trésorerie des entreprises et le manque d'investissement seraient le fait d'actionnaires trop gourmands. L’État a en la matière un comportement exemplaire, en exigeant des dividendes colossaux sans tenir aucun compte de la conjoncture et en investissant avec assez de discernement pour que les entreprises dans lesquelles il investit perdent 15% de leur capitalisation boursière alors que le CAC 40 prenait 5% sur la même période ; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDgvMTA2MzUxLWxldGF0LXVuLWFjdGlvbm5haXJlLWltcGl0b3lhYmxlLWV0LWluY29tcGV0ZW50">un actionnaire incompétent et impitoyable</a>.</p>
<p>Les entreprises publiques françaises installent désormais leurs holdings dans des pays où la fiscalité est plus avantageuse. Elles pratiquent ainsi une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2Vjb25vbWllL2FydGljbGUvMjAxMy8wMS8yMi9vcHRpbWlzYXRpb24tZmlzY2FsZS1zdGFyYnVja3MtZGFucy1sZS12aXNldXItZGUtbGEtanVzdGljZS1mcmFuY2Fpc2VfMTgyMDQ4MV8zMjM0Lmh0bWw=">optimisation fiscale que les hommes d’État dénoncent</a> régulièrement et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmFuY2VpbmZvLmZyL2Vjb25vbWllL3VuLWV1cm8tc3VyLWNpbnEtZWNoYXBwZS1hLWwtaW1wb3Qtc2Vsb24tdW4tcmFwcG9ydC1zdXItbGEtZnJhdWRlLWZpc2NhbGUtODY4NTYzLTIwMTMtMDEtMjI=">assimilent à de la fraude</a>. EdF, dont l’État détient 84%, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL2Vjb25vbWllL3F1YW5kLWVkZi1mYWl0LWRlLWwtb3B0aW1pc2F0aW9uLWZpc2NhbGUtYXUtcGF5cy1iYXMtMjMtMDEtMjAxMy0xNjE5NDAzXzI4LnBocA==">investit via les Pays-Bas</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RyZW5kcy5sZXZpZi5iZS9lY29ub21pZS9hY3R1YWxpdGUvZW50cmVwcmlzZXMvbWVtZS1sZXMtZW50cmVwcmlzZXMtcHVibGlxdWVzLWZyYW5jYWlzZXMtcHJlbm5lbnQtbGUtY2hlbWluLWRlLWxhLWJlbGdpcXVlL2FydGljbGUtNDAwMDI0MzY0MjQzMy5odG0=">la Belgique</a>. Rien qu'en Belgique, l'entreprise dispose de 7,6 milliards d'euros.</p>
<p>La minorité éclairée qui nous dirige ne peut pas l'ignorer ; pourtant, personne au sein de l’État ne dénonce le comportement de l’État lorsqu'il est investisseur, actionnaire et monopoliste. L’État et ses agents peuvent donc aujourd'hui se permettre de faire ce que les citoyens qui le financent et qu'il est censé servir ne peuvent plus se permettre.</p>
<blockquote><p>Nous approchons rapidement du stade de l'inversion ultime : le stade où le gouvernement est libre de faire tout ce qu'il lui plait, alors que les citoyens ne peuvent agir qu'avec sa permission ; le stade des plus sombres périodes de l'histoire humaine, le stade du règne de la force brute. (Ayn Rand, <em>"The Virtue of Selfishness"</em>)</p></blockquote>
<p>Il est grand temps que les citoyens se souviennent que l’État est leur serviteur et non l'inverse. Il leur appartient de se réapproprier ses prérogatives, de l'empêcher d'imposer à tous des sacrifices qu'il refuse pour lui-même, de rappeler aux fonctionnaires et élus que leurs salaires sont financés par les salariés du privé et non l'inverse. Les Français ont perdu le contrôle de leur vie politique ; les débats se déroulent à une échelle nationale et supra-nationale qui ne leur permet plus d'échapper aux décisions prises par les prétendus représentants du peuple.</p>
<p>Il est grand temps que les citoyens comprennent que les décisions irresponsables prises par ceux qui les dirigent les engagent. Ce n'est pas l’État ou les hommes politiques qui devront <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjYvMTA1Nzc5LWxpbmV2aXRhYmxlLXJlbmF0aW9uYWxpc2F0aW9uLWRlLWxhLWRldHRlLWZyYW5jYWlzZQ==">rembourser la dette</a>, mais les Français. Ce n'est pas l’État ou les hommes politiques qui financent les politiques de redistribution, mais les Français. Ce n'est pas l’État ou les hommes politiques qui financent les partis politiques, les syndicats, les associations et les entreprises subventionnées, mais les Français. Ce sont aussi les Français qui financent les guerres menées alors que nos frontières ne sont pas menacées, les annulations de dette offertes aux pays qui ne veulent pas rembourser et aux Français qui sont capables d'assez d'irresponsabilité pour se surendetter et pour lesquels les plus responsables paient, les subventions à une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iZm10di5jb20vZWNvbm9taWUvcHJvZHVjdGlvbi1maWxtcy1mcmFuY2Fpcy1yZXN0ZS1hLXVuLW5pdmVhdS1yZWNvcmQtNDM1MjUyLmh0bWw=">production audiovisuelle florissante</a> mais incapable d'atteindre le seuil de rentabilité.</p>
<p>Les Français financent sous la contrainte les privilèges de l'État et de ses favoris, qui entendent leur dicter leur conduite. Combien de temps faudra-t-il pour qu'ils comprennent que la liberté leur est souhaitable en tous points et que le pouvoir, étant son ennemi, est le leur ?</p>
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		<title>Étoile Noire : Que la force soit avec nous, pas avec le contribuable</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/07/113981-etoile-noire-que-la-force-soit-avec-nous-pas-avec-le-contribuable</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 05:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Administration Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[étoile de la mort]]></category>
		<category><![CDATA[étoile noire]]></category>
		<category><![CDATA[keynésianisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique keynésienne]]></category>
		<category><![CDATA[Star Wars]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors qu'une pétition pour la construction de l’Étoile de la Mort avait récolté assez de signature pour être examinée par le gouvernement américain, un fonctionnaire répond et démontre que ni Le Monde, ni l'administration Obama n'ont compris le réel sens de la pétition. Par Baptiste Créteur. Dans le paradigme keynésien, la dépense publique a un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors qu'une pétition pour la construction de l’Étoile de la Mort avait récolté assez de signature pour être examinée par le gouvernement américain, un fonctionnaire répond et démontre que ni <em>Le Monde</em>, ni l'administration Obama n'ont compris le réel sens de la pétition.</strong><br />
<span id="more-113981"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDcvMTEzOTgxLWV0b2lsZS1ub2lyZS1xdWUtbGEtZm9yY2Utc29pdC1hdmVjLW5vdXMtcGFzLWF2ZWMtbGUtY29udHJpYnVhYmxlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM0OTYtZXRvaWxlLXJvc2U=" rel=\"attachment wp-att-114075\"><img class="aligncenter  wp-image-114075" title="imgscan contrepoints 2013496 étoile rose" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013496-étoile-rose-981x1024.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="417" /></a></p>
<p>Dans le paradigme keynésien, la dépense publique a un effet bénéfique sur l'économie. Afin de dénoncer ce dogme, qui donne aux gouvernements un argument de choix pour continuer à dépenser et donc à s'endetter et taxer le reste de l'économie, une pétition a circulé pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTYvMTExNDcwLW0tbGUtcHJlc2lkZW50LWNvbnN0cnVpc29ucy1sZXRvaWxlLWRlLWxhLW1vcnQ=">construire l’Étoile de la Mort</a>.</p>
<p>Ce projet aussi pharaonique qu'inutile visait à exposer le ridicule de ce paradigme, mais n'a été compris ni par la Maison Blanche et l'administration Obama, ni par <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2JpZ2Jyb3dzZXIuYmxvZy5sZW1vbmRlLmZyLzIwMTMvMDEvMTIvc3Rhci13YXJzLWF2ZWMtaHVtb3VyLWxhZG1pbmlzdHJhdGlvbi1vYmFtYS1yZWZ1c2UtZGUtY29uc3RydWlyZS11bmUtZXRvaWxlLWRlLWxhLW1vcnQv">Le Monde</a></em>.</p>
<blockquote><p>Aux États-Unis, depuis septembre 2011, chaque citoyen est en droit de lancer une pétition sur le site de la Maison Blanche. Baptisée <em>We The People</em> ("nous, le peuple"), l'initiative permet à ces requêtes d'être publiées sur le site officiel si elles recueillent 150 signatures en un mois, et de recevoir une réponse du gouvernement si elles dépassent le seuil des 25 000 signatures dans les mêmes délais. Une des plus farfelues demandait fin 2012 au gouvernement de trouver les fonds nécessaires pour commencer la construction d'une "étoile de la mort" d'ici à 2016 – cette station spatiale en forme de petite lune tirée de l'univers de <em>Star Wars</em>. <em>"En concentrant nos forces de défense sur une plateforme et dans un système d'armement situés dans l'espace, comme une étoile de la mort, le gouvernement peut stimuler la création d'emplois dans le domaine de la construction, de l'ingénierie, de l'exploration spatiale et plus encore, et renforcer notre défense nationale."<br />
</em></p></blockquote>
<p>La dénonciation du paradigme keynésien de relance par la dépense publique et du poids des dépenses de défense américaines semble assez évidente.</p>
<blockquote><p>La pétition avait très rapidement récolté les signatures nécessaires après avoir été relayée un peu partout sur le Web. À tel point qu'un responsable gouvernemental a pris la peine de répondre très officiellement à cette demande, avec une petite pointe d'humour que les amateurs de <em>Star Wars</em> apprécieront.</p>
<p>Sous le titre "Ce n'est pas cette pétition que vous recherchez", Paul Shawcross expose les raisons pour lesquelles le gouvernement des États-Unis ne pourra pas entreprendre ce projet : premièrement, la construction de l'"étoile de la mort" coûterait 850 000 000 000 000 000 dollars, alors que<em> "nous cherchons à réduire le déficit"</em>. De plus, l'administration Obama <em>"ne soutient pas la destruction de planètes"</em> et ne veut pas<em> "dépenser de l'argent public"</em> dans une infrastructure <em>"qui a un défaut fondamental qu'un petit vaisseau peut exploiter"</em>.</p></blockquote>
<p>Que l'administration Obama cherche à réduire les dépenses et le déficit ne semble pas si évident compte tenu de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9maXNjYWwtY2xpZmYv">la difficulté d'arbitrer entre dépense publique et fiscalité</a> et des idées saugrenues qu'il envisage de mettre en œuvre pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDkvMTEwNzU5LXBpZWNlLXBsYXRpbmUtdHJpbGxpb24tZG9sbGFycw==">se débarrasser de la contrainte d'endettement maximum autorisé par une création monétaire légale mais dangereuse</a>.</p>
<p>Le fonctionnaire n'affirme d'ailleurs pas que l'administration Obama ne veut pas dépenser de l'argent public – que le fonctionnaire a d'ailleurs la décence d'appeler "argent du contribuable" contrairement au journaliste – dans des secteurs qui peuvent s'en passer ou des activités que le privé pourrait lui-même développer, ce qui semblerait plus logique en ces temps <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTYvMTExNTE3LWRldHRlLWFtZXJpY2FpbmUtbGUtdmVyaXRhYmxlLXByZWNpcGljZQ==">d'endettement colossal</a>. La conquête spatiale, au regard de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9FbGVjdGlvbi1VU0EvQWN0dWFsaXRlL0wtZW5kZXR0ZW1lbnQtcHJlbWllci1lbm5lbWktZGUtbm90cmUtc2VjdXJpdGUtbmF0aW9uYWxlLTU3MDYxMw==">la menace que fait planer la dette sur la sécurité nationale</a>, l'avenir du pays et celui des générations futures.</p>
<blockquote><p>Avec un ton plus sérieux, M. Shawcross profite de la tribune que lui offre cette pétition particulièrement populaire pour rappeler que le gouvernement américain investit encore dans la conquête spatiale, notamment dans la Station spatiale internationale (ISS). Il invite enfin ceux et celles <em>"qui veulent s’investir dans les sciences, le technologie, l’ingénierie ou les maths"</em> que <em>"la force sera avec nous"</em>, car <em>"la capacité de l'étoile de la mort de détruire une planète, ou même tout un système solaire, est insignifiante comparée au pouvoir de la force"</em>.</p></blockquote>
<p>Le gouvernement américain investit encore dans la conquête spatiale, sans qu'on comprenne bien pourquoi des milliards de dollars engloutis dans des projets titanesques sont d'une urgence telle qu'on ne puisse les reporter voire, tout simplement, laisser faire le privé. Si on estime que le privé ne se lancerait pas dans la conquête de l'espace parce qu'il n'y trouverait aucun intérêt, on voit mal quelles raisons pousseraient un gouvernement au service des citoyens – i.e. du privé – à persévérer. Si on estime que le privé se lancerait, il n'y a aucun intérêt à ce que l’État s'en charge. Le fonctionnaire évoque d'ailleurs les initiatives privées vers l'espace, sans en tirer de conclusions sur la pertinence de l'investissement public dans ce domaine.</p>
<p>Il est d'autant plus déplorable de ne pas avoir saisi le réel sens de la pétition et de persévérer à appliquer <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMDkvODk3MDQtY3Jpc2Uta2V5bmVzaWFuaXNtZS1hc3Ryb2xvZ2llLWtleW5lcw==">une méthode keynésienne plus proche de l'astrologie que de l'économie</a> dont les modèles <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTAvMTEwODI0LWxlLWZtaS1zZS10cm9tcGUtZW5jb3JlLXN1ci1sYXVzdGVyaXRl">n'ont jamais correspondu à la réalité qu'a posteriori</a> que l'administration Obama semble s'amuser du ridicule d'un projet de construction de l’Étoile Noire financé par les contribuables. Qu'en est-il des innombrables autres dépenses, financées par ce même argent, qui pèsent sur l'économie américaine et génèrent une situation d'endettement dont <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjIvMTAxNjIxLXN1cmVuZGV0dGVtZW50LXB1YmxpYy1jZS1xdWUtbm91cy1kaXQtbGhpc3RvaXJl">tout tend à prouver qu'elle pèse déjà fortement sur le croissance</a> et aura des conséquences dramatiques sur l'économie ?</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=113981" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
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		<title>L&#039;argent qui dort dans les coffres des entreprises</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/04/113537-largent-qui-dort</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Feb 2013 05:45:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Descôteaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>

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		<description><![CDATA[Les syndicats ont ils raison de vouloir dicter l'utilisation de l'argent que les entreprises n'investissent pas ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les syndicats ont ils raison de vouloir dicter l'utilisation de l'argent que les entreprises n'investissent pas ?</strong></p>
<p><strong>Par David Descôteaux, depuis le Québec.</strong></p>
<p><span id="more-113537"></span></p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExMzU0Mg==" rel=\"attachment wp-att-113542\"><img class="alignleft" title="billets euro" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/billets-euro-300x229.png?16fe88" alt="" width="300" height="229" /></a></strong>Le Congrès du travail du Canada (CTC), un regroupement syndical, accuse les entreprises d’accumuler des montagnes d’argent au lieu d’aider l’économie.</p>
<p>Entre 2001 et 2011, les liquidités des entreprises canadiennes sont passées de 187 à 575 milliards $. Pire, selon le CTC : cet argent « dort », pendant que les entreprises ont vu leur taux d’imposition baisser de presque la moitié depuis dix ans!</p>
<p><strong>Et puis?</strong></p>
<p>Peut-être qu’en effet, les entreprises pourraient investir plus. Mais je fais plus confiance au jugement de chefs d’entreprises et d’actionnaires qui mettent en jeu leur propre argent, qu’à celui d’un groupe de syndicalistes, ou de politiciens dont le métier est de dépenser l’argent des autres.</p>
<p>D’autre part, si nos entreprises (et nos travailleurs) ont moins souffert pendant cette récession que celles d’autres pays, notamment des États-Unis, c’est justement en partie parce qu’elles ont été plus prudentes. Et là, on veut les blâmer parce qu’elles hésitent à investir dans certains projets alors que l’économie vacille toujours? Est-ce qu’on préférerait qu’elles dépensent sans compter, et gèrent leur budget comme le font nos gouvernements?</p>
<p>Ultimement, les entreprises sont redevables d’abord et avant tout envers leurs actionnaires. Et non envers des groupes de pression et des politiciens qui croient savoir mieux qu’elles combien investir, et où le faire pour « stimuler » l’économie.</p>
<p><strong>Les humains payent</strong></p>
<p>Pour ce qui est des baisses d’impôt, répétons-le encore une fois : seuls les humains payent des impôts. Une entreprise n’est qu’un bout de papier classé au ministère des Finances. Ce sont les actionnaires, les patrons, les travailleurs et les clients qui finissent par payer les impôts corporatifs.</p>
<p>Et selon plusieurs études, notamment de l’OCDE, ce sont les salariés qui payent la plus grande part de ces impôts à moyen et long terme. Par un nombre moins élevé d’emplois, et des salaires plus faibles. Les travailleurs ont le petit bout du bâton parce qu’ils sont moins mobiles que les entreprises — qui peuvent déménager sous des cieux plus cléments. Et moins mobiles et que leurs investisseurs. C’est peut-être triste, mais c’est ainsi.</p>
<p>Et si on trouve que les PDG ou les actionnaires s’en mettent trop dans les poches, on peut toujours les taxer davantage, eux, au lieu de l’entreprise. (Quoique ce n’est pas si simple, comme on l’a vu au Québec il y a quelques mois.)</p>
<p>Rappelons finalement que diminuer les impôts peut parfois amener PLUS de revenus à l’État, en attirant ici des entreprises et des investissements. Les revenus provenant des impôts sur les entreprises ont été de 32,4 milliards lors du dernier budget fédéral. En légère baisse par rapport à 2008, mais grosso modo équivalents (en tenant compte de l’inflation) aux recettes corporatives de 2005, juste avant l’arrivée des conservateurs. Alors que le taux d’imposition était pourtant plus élevé.</p>
<p><strong>Non aux subventions</strong></p>
<p>Si on trouve que les grandes entreprises profitent de privilèges, il existe un endroit où couper. Qui serait moins dommageable pour l’économie dans son ensemble : les subventions.</p>
<p>Le gouvernement fédéral verse des milliards en subventions aux entreprises chaque année. Des sommes versées en échange de promesses d’emplois qui ne se réalisent pas toujours. Et où les récipiendaires sont choisis sur la base de calculs souvent plus politiques qu’économiques.</p>
<p>D’ailleurs les PME québécoises seraient les premières à préférer des baisses d’impôt à des subventions. Elles reçoivent très peu ou pas du tout de ces dernières, alors qu’elles croulent sous les taxes, notamment celles sur la masse salariale. Et la plupart n’ont pas le temps d’aller faire du lobbying dans les corridors de Québec ou d’Ottawa.</p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Rlc2NvdGVhdXguYXJnZW50LmNhbm9lLmNhL2dlbmVyYWwvbGFyZ2VudC1xdWktZG9ydC8=">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=113537" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les poules aux œufs d’or</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/28/112862-les-poules-aux-oeufs-dor</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/01/28/112862-les-poules-aux-oeufs-dor#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Jan 2013 06:20:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[faire payer les riches]]></category>
		<category><![CDATA[impôts et taxes]]></category>
		<category><![CDATA[rage taxatoire]]></category>
		<category><![CDATA[socialisme]]></category>
		<category><![CDATA[taxe à 75%]]></category>

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		<description><![CDATA[Les merles crient famine et s’indignent auprès des vautours de ce que quelques poules puissent avoir des œufs d’or.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les merles crient famine et s’indignent auprès des vautours de ce que quelques poules puissent avoir des œufs d’or.</strong></p>
<p><strong>Par Georges Kaplan.</strong><br />
<span id="more-112862"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMTkvMTAxNTc0LXZhdXRvdXJzLXJvc2VzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzOTM2LXBpZ2VvbnMtdmF1dG91cnM=" rel=\"attachment wp-att-101475\"><img class="alignleft  wp-image-101475" title="imgscan contrepoints936 pigeons vautours" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/imgscan-contrepoints936-pigeons-vautours-622x1024.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="395" /></a>Les poules aux œufs d’or pondent de bons gros œufs dorés dont raffole toute la volière. Les merles, qui ne pondent que des œufs sans saveur, sont jaloux des poules et ne cessent de se plaindre auprès des vautours. Les vautours, qui aiment autant le pouvoir que les œufs d’or, comprennent le parti qu’ils peuvent en tirer : « portez-nous sur le trône, disent-il aux merles, et nous obligerons les poules à réparer cette injustice. » Les merles, ravis, applaudissent chaudement.</p>
<p>Sitôt couronnés, les vautours établissent un impôt lourd et progressif sur les œufs des poules, se servent les premiers et redistribuent ce qui reste aux merles. Les poules, vite excédées de ne rien recevoir en contrepartie et d’être ainsi dénigrées, décident de pondre moins d’œufs pour échapper à l’impôt. Les œufs se raréfient, les merles s’en émeuvent et retournent se plaindre auprès des vautours.</p>
<p>Ces derniers réclament de nouveaux pouvoirs en échange de quoi ils promettent de prendre en main la production des œufs et de restaurer l’abondance. Les merles, méfiants, acceptent sans enthousiasme et exigent des résultats. Mais les vautours, qui n’ont jamais pondu un seul œuf, édictent des lois et des règlements qui ne font que décourager encore un peu plus les poules. La production baisse de plus belle de telle sorte que, pour compenser, les vautours décrètent de nouvelles hausses d’impôts.</p>
<p>La colère gronde chez les poules mais elles sont bien incapables de faire face aux merles, qui sont plus nombreux, et surtout aux vautours, qui sont bien mieux armés. De guerre lasse, certaines poules décident de fuir pour sauver leur peau tandis que des moineaux, attirés par le festin, affluent dans la volière. La population des poules décline à vue d’œil ; les œufs commencent à manquer. Les vautours, inquiets pour leur trône, tentent d’échapper à leurs responsabilités en fustigeant l’égoïsme des poules, en accusant les moineaux et en multipliant les facéties.</p>
<p>De leur coté, les merles crient famine et s’indignent de ce que les quelques poules qui restent puissent encore avoir des œufs d’or.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9TdHJ1Y3R1cmVfZGVfY29udHIlQzMlQjRsZSNCb3VjbGVz" target=\"_blank\">Boucle</a>.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wMS9sZXMtcG91bGVzLWF1eC11ZnMtZG9yLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=112862" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les chefs d&#039;entreprise ne méritent pas leurs rémunérations</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/15/111342-les-chefs-dentreprise-ne-meritent-pas-leurs-remunerations</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 06:10:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[hétérodoxe]]></category>
		<category><![CDATA[James K Galbraith]]></category>
		<category><![CDATA[Rémunération des dirigeants]]></category>
		<category><![CDATA[salaire maximal]]></category>
		<category><![CDATA[taxe à 75%]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour James Galbraith, les patrons ne méritent pas leurs rémunérations, à l'inverse des artistes. Un modèle de démagogie liberticide.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après avoir fixé une rémunération plancher qui maintient une partie de la population hors de l'emploi, les hommes politiques souhaitent aujourd'hui fixer une rémunération plafond, appuyés dans les deux cas par des économistes capables de dire avec beaucoup de sérieux qu'ils sont plus légitimes que celui qui versera le salaire et celui à qui il sera versé pour en fixer le niveau.</strong><br />
<span id="more-111342"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTUvMTExMzQyLWxlcy1jaGVmcy1kZW50cmVwcmlzZS1uZS1tZXJpdGVudC1wYXMtbGV1cnMtcmVtdW5lcmF0aW9ucy9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzMzM4LXNhbGFpcmUtZGVzLXBhdHJvbnM=" rel=\"attachment wp-att-111572\"><img class="aligncenter  wp-image-111572" title="imgscan contrepoints 2013338 salaire des patrons" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/imgscan-contrepoints-2013338-salaire-des-patrons-1024x832.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="325" /></a></p>
<p>James Galbraith, économiste américain, signe "Ce que la société doit attendre des plus riches", traduit et repris par <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2lkZWVzL2FydGljbGUvMjAxMy8wMS8xMC9jZS1xdWUtbGEtc29jaWV0ZS1kb2l0LWF0dGVuZHJlLWRlcy1wbHVzLXJpY2hlc18xODE1MDMwXzMyMzIuaHRtbA==">Le Monde</a></em>. Dans cette tribune, il explique que les chefs d'entreprise sont des voyous qui ne méritent pas de rémunérations élevées, qu'ils utilisent d'ailleurs dès qu'ils en ont l'occasion pour s'acheter des yachts et des résidences de luxe. Espérons que les hommes politiques français comprendront grâce à lui <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDUvMTEwMjc2LWxlLW1vZGVsZS1mcmFuY2Fpcy1lc3QtbW9ydC12aXZlLWxlLW1vZGVsZS1mcmFuY2Fpcw==">le ridicule de leurs positions</a>, notamment vis-à-vis des chefs d'entreprise.</p>
<blockquote><p>Il est probable que Depardieu ne peut pas dissimuler ses revenus au fisc français aussi facilement que le peut – et, sans aucun doute, le fait – un banquier ou le patron d'une grande entreprise.</p></blockquote>
<p>Un banquier ou le patron d'une grande entreprise est <em>sans aucun doute</em> malhonnête et dissimule <em>sans aucun doute</em> une partie de ses revenus au fisc français, ce que Gérard Depardieu pourrait plus difficilement faire – sans que l'économiste prenne la peine d'expliquer pourquoi, ni en quoi cela change quelque chose. Diaboliser le chef d'entreprise sert le propos ; peu importe qu'on donne l'apparence de la certitude à des suppositions.</p>
<blockquote><p>Malheureusement, la réforme fiscale américaine de 1986 a eu une conséquence désastreuse : elle a contribué à faire exploser la paie des chefs d'entreprise, car ceux qui se trouvaient à la tête de grandes sociétés ont estimé plus avantageux de s'accorder de généreuses rémunérations. En conséquence, des résidences et des yachts somptueux occupent les banlieues et les marinas américaines.</p></blockquote>
<p>Conséquence désastreuse d'une réforme qui réduit la pression fiscale : les individus s'enrichissent. Ils s'offrent alors des yachts et des villas – sans parler des voitures de sport et des orgies, que l'économiste tait poliment. L'enrichissement matériel est désastreux, surtout s'il permet à certains de consommer des biens de luxe que d'autres ne pourraient pas s'offrir. De la même façon, l'enrichissement intellectuel est désastreux puisqu'il permet à certains d'apprécier des œuvres et de manier des concepts inaccessibles à d'autres ; mieux vaut donc systématiquement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMTAvMTAwMDQ5LXJlZm9uZGF0aW9uLWRlLWxlY29sZS12b3RyZS1lbmZhbnQtbmVzdC1wYXMtYmV0ZS1pbC1uYS1wYXMtZXUtemVybw==">niveler par le bas</a>.</p>
<p>Les actionnaires déterminent la rémunération du chef d'entreprise en fonction du talent qu'ils lui prêtent ; les rémunérations élevées visent à attirer et retenir les meilleurs afin qu'ils permettent à l'entreprise d'être rentable. Mais pourquoi un économiste s'opposerait-il à l'enrichissement des chefs d'entreprise ?</p>
<blockquote><p>En vérité, le cas de Depardieu est très différent. Son enrichissement a été possible grâce à son talent. Ce n'est pas le cas des dirigeants d'entreprise ! Leurs revenus proviennent de sociétés qui ont gagné de l'argent grâce à un effort collectif. Il est donc normal qu'un taux marginal d'imposition très élevé discipline les salaires et les bonus des chefs d'entreprise, et, par voie de conséquence, encourage (entre autres) ces derniers à redistribuer une part plus importante des recettes à leurs employés.</p></blockquote>
<p>L'explication est simple : les dirigeants d'entreprise s'enrichiraient grâce à un effort collectif. À ce titre, il serait donc normal de limiter autant que faire se peut leurs rémunérations, de discipliner ces dirigeants qui n'ont aucun mérite. Dans cette vision, c'est l'effort collectif qui innove ; les idées sont présentes dans l'air du temps et quelqu'un les saisit avant les autres. C'est l'effort collectif qui dirige ; un chef d'entreprise prend aujourd'hui ses décisions par sondages successifs parmi ses salariés. C'est l'effort collectif qui coordonne ; l'information circule parfaitement entre des salariés qui ont tous conscience de leur but commun et du rôle qu'ils doivent jouer pour l'atteindre. Le talent, l'effort et la réussite d'une entreprise seraient uniquement collectifs, sans qu'on ait à se poser la question de ce qui permet à ce collectif de se coordonner vers un même but sur un périmètre large et une durée longue.</p>
<p>C'est le rôle que jouait Depardieu dans ses entreprises. Fait que semble ignorer l'économiste, l'acteur est également <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9lbnRyZXByZW5ldXIvMjAxMi8xMi8xOC8wOTAwNy0yMDEyMTIxOEFSVEZJRzAwNjY0LWRlcGFyZGlldS11bi1wYXRyb24tcXVpLXByZXRlLXNlcy1tb3Rvcy1ldC1mYWl0LXJldml2cmUtdW5lLXJ1ZS1wYXJpc2llbm5lLnBocD9jbXRwYWdlPTE2">à la tête de plusieurs entreprises</a> ; son succès au cinéma et au théâtre serait donc lié à son talent personnel, mais tout succès entrepreneurial serait lié à un effort collectif dont il n'est en rien responsable.</p>
<p>Ce présupposé fort est accompagné d'un autre présupposé, et non des moindres. Selon James Galbraith, diminuer et plafonner arbitrairement les rémunérations des dirigeants d'entreprise les amènera non à réduire leur implication et la valeur qu'ils créent, mais à verser des salaires plus élevés aux salariés. Ainsi, plafonner les salaires des dirigeants diminuerait les inégalités sans réduire la richesse créée ; une meilleure distribution des revenus, arbitraire et dogmatique, sans en affecter le montant total. Il semble d'ailleurs évident que les actionnaires, dans l'impossibilité où ils se trouveront de verser de hautes rémunérations, ne les verseront pas aussitôt en dividendes : ils préféreront récompenser l'effort collectif plutôt que leur investissement.</p>
<blockquote><p>La difficulté réside dans la façon d'en exempter les cas exceptionnels comme celui de Depardieu. En l'absence d'un moyen pour distinguer, sur le plan fiscal, le cas de cet acteur de ceux des patrons de Dassault ou de Paribas, faisons preuve de retenue et ne lui en voulons pas. Vraisemblablement, Depardieu ne s'installera pas en Russie. Il ira en Belgique, autant dire la porte à côté.</p></blockquote>
<p>Il faut avoir bien compris à ce stade qu'un acteur, un chanteur ou un footballeur s'enrichit grâce à son talent, alors qu'un chef d'entreprise s'enrichit grâce à un effort collectif. Il est difficile de distinguer fiscalement les hauts salaires des chefs d'entreprise des autres hauts salaires ; donc, il faut excuser le départ de Depardieu. Les responsabilités assumées par un chef d'entreprise n'ont aucune importance aux yeux de l'économiste, quand bien même <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDkvMTEwODExLW1hdGhpZXUta2Fzc292aXR6LXF1aXR0ZS1sYS1mcmFuY2U=">des acteurs déclareraient l'inverse</a>.</p>
<p>Imaginons toutefois que les chefs d'entreprise estiment également – à tort, selon Galbraith – qu'ils s'enrichissent par leur talent et méritent leurs rémunérations élevées. Ils pourraient alors décider de partir eux aussi, ou de cesser de mettre leur talent au service d'un "effort collectif" dont ils ne tireraient plus grand-chose. On pourrait leur en vouloir, certes, car ils ne sont pas artistes ; mais est-ce bien aux politiques – et aux économistes qui leur disent qu'ils devraient s'arroger des pouvoirs plus larges – de fixer les rémunérations du secteur privé ? En se focalisant sur "ce que la société doit attendre des riches", monsieur Galbraith oublie que les riches, eux, n'en attendent rien, si ce n'est <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0yMjUxNDQ0MTczP3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ==">qu'elle les laisse créer, produire, innover</a> et ne les sanctionne pas systématiquement pour ce qu'ils lui apportent.</p>
<p>Un plafond de rémunération aura les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDYvMTA2OTk4LWFsYWluLWxhbWJlcnQtbGUtc21pYy1lc3QtbGEtcHJlbWllcmUtYmFycmllcmUtY29udHJlLWxlbXBsb2k=">mêmes conséquences qu'un plancher : maintenir une partie de la population hors de l'emploi</a>. Le salaire minimum maintient les moins productifs au chômage, les entreprises refusant de les employer à ce prix ; le salaire maximum maintiendra les plus productifs hors de l'emploi, refusant de travailler à ce prix. Si les hommes politiques français estiment qu'ils peuvent se passer des plus talentueux dans leur quête de la compétitivité perdue, qu'ils n'hésitent pas <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDQvMTEwMTk1LWxhLXRheGUtYS03NS1wb3VyLWxlcy1udWxz">à sanctionner le talent et à distribuer des amendes pour excès de compétence</a> ; sinon, qu'ils cessent de jouer aux grands architectes de l'économie et de la société et qu'ils laissent les citoyens – qu'ils sont censés représenter, pas remplacer – décider pour eux-mêmes de ce qui les concerne.</p>
<p>Quant à monsieur Galbraith, je ne saurais que lui conseiller de devenir artiste. Il pourra alors toucher légitimement des rémunérations élevées et mettre à profit son indéniable talent pour manier les clichés.</p>
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		<title>Solidarité forcée et chacun pour soi</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Dec 2012 08:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Charité]]></category>
		<category><![CDATA[don]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[socialisme]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>

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		<description><![CDATA[À force de collectivisme et de solidarité forcée, les Français sont devenus un peuple profondément égoïste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À force de collectivisme et de solidarité forcée, les Français sont devenus un peuple profondément égoïste.</strong></p>
<p><strong>Par George Kaplan</strong></p>
<p><span id="more-109514"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL2hhw690aS0yMDExLmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-109515" title="haïti 2011" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/haïti-2011-300x218.jpg?16fe88" alt="haïti 2011" width="300" height="218" /></a>« <em>Pour donner 1 euro à la Croix-Rouge française, envoyez HAITI au 80 222 ; pour donner 1 euro au Secours Populaire, envoyez HAITI au 80 333 ; pour donner 1 euro au Secours Catholique, envoyez HAITI au 80 444.</em> »</p>
<p>15 janvier 2010, trois jours après le séisme meurtrier qui avait ravagé Haïti, les opérateurs de téléphonie mobile français s’étaient inspirés de l’opération organisée aux États-Unis par mGive et la Croix Rouge (« <em>Text HAITI to 90999</em> ») qui permettait aux américains de donner $10 avec un simple SMS. Alors que nos opérateurs nationaux lançaient leur propre collecte à raison d’un euro le SMS, mGive <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2cubWdpdmUuY29tLzIwMTAvMDEvMTUvbWdpdmUtcmFpc2VzLW92ZXItOC01bS1pbi10ZXh0LWRvbmF0aW9ucy1mb3ItdGhlLXJlZC1jcm9zcy1oYWl0aS1yZWxpZWYtZnVuZC8=" target=\"_blank\">annonçait sur son blog</a> avoir déjà franchi le cap des $8,5 millions de donations.</p>
<p>J’ai envoyé quelques SMS.</p>
<p>Oh, n’allez pas croire que je m’en vante. Au regard de mes revenus de l’époque, ces quelques euros ne représentaient pas grand chose. C’était une petite somme ; une goutte d’eau qui ne tarderait pas à rejoindre le fleuve des dons privés qui se déversait du monde entier sur l’île meurtrie. Si tout le monde fait comme moi, me disais-je, ce seront des millions d’euros qui viendront de France. Je n’ai aucun mérite ; j’ai fait ce qu’il fallait ; assez pour ne pas avoir honte de moi, trop peu pour en éprouver une quelconque fierté. Là n’est donc pas mon propos.</p>
<p>Ce qui m’a marqué ce jour-là, c’est la réaction d’une de mes voisines, nous l’appellerons Caroline, quand je lui ai fait part de l’opération. « Avec les impôts qu’on paye, me dit-elle, c’est à l’État de faire des dons. »</p>
<p>Les bras m’en sont tombés. Il faut que je précise ici que Caroline est réellement une femme formidable ; le cœur sur la main, toujours prête à donner un coup de main et à se plier en quatre pour distribuer du bonheur autour d’elle. Caroline, elle a une âme d’enfant ; c’est une épouse aimante, une mère extraordinaire et – ma femme en est témoin – une amie des plus fidèles. C’est vraiment quelqu’un de bien. Mais ce jour-là, à ma plus grande surprise, elle estimait que le montant des impôts qu’on lui réclamait au titre, notamment, de la <em>solidarité</em> la dégageait de tout devoir moral vis-à-vis des Haïtiens.</p>
<p>Dans les jours qui ont suivi, j’ai tendu l’oreille. Alors que la presse internationale célébrait ce gigantesque mouvement de générosité qui, de Tiger Woods (3 millions à lui seul) à Starbucks, avait permis de collecter des centaines de millions de dollars en quelques jours, il y avait, dans notre presse hexagonale et dans les commentaires que l’on pouvait lire sur internet, une sorte de mépris arrogant teinté de méfiance ; on fustigeait l’hégémonie américaine dans les opérations de secours, on suspectait les ONG de malversations, on accusait les gros donateurs de vouloir se donner bonne conscience.</p>
<p>En fait, on se cherchait une bonne raison pour ne surtout pas donner de sa propre poche : c’est à l’État de s’occuper de solidarité, c’est à l’État de distribuer des dons et, de préférence, en faisant payer ceux qui en ont les moyens, c'est-à-dire les autres. De fait, quelques semaines après le séisme, l’opération française avait permis de collecter un peu plus d’un million d’euros… là où celle de mGive dépassait allègrement les 37 millions de dollars : rapportés au nombre d’habitants, les dons des Américains se sont finalement révélés cinq fois et demi plus élevés que ceux des Français.</p>
<p>Et voilà, au-delà des grands discours et des mots ronflants, le véritable visage de ce que nous appelons <em>solidarité</em>. La triste vérité, c’est qu’à force de collectivisme, nous sommes devenus un peuple profondément égoïste ; un peuple qui a remplacé l’empathie, la générosité et la solidarité véritable par un simulacre sordide de justice sociale qui n’a pas d’autre objet que d’organiser le pillage de ceux qui produisent au profit de ceux qui réclament.</p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMi8xMi9jaGFjdW4tcG91ci1zb2kuaHRtbA==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Hollande veut tous vous taxer, pas seulement les &quot;riches&quot;</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/12/25/109197-services-et-servitudes</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Dec 2012 06:05:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juan Ramon Rallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[faire payer les riches]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Depardieu]]></category>
		<category><![CDATA[rage taxatoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Hollande n'a pas pour objectif de taxer davantage les riches. Tout n'est que campagne marketing en vue de renforcer les impôts des classes moyennes et inférieures.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hollande n'a pas pour objectif de taxer davantage les riches. Tout n'est que campagne marketing en vue de renforcer les impôts des classes moyennes et inférieures.</strong><br />
<span id="more-109197"></span><br />
<strong>Par </strong><strong>Juan Ramón Rallo, depuis l'Espagne.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjUvMTA5MTk3LXNlcnZpY2VzLWV0LXNlcnZpdHVkZXMvaG9sbGFuZGUtMTA=" rel=\"attachment wp-att-109200\"><img class="aligncenter  wp-image-109200" title="hollande" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/hollande.jpg?16fe88" alt="" width="520" height="280" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTHlzYW5kZXJfU3Bvb25lcg==">Lysander Spooner</a> déclarait que l’État est pire qu'un bandit de grand chemin, car ce dernier au moins n’essaye pas de prêcher ou encore de vous convaincre qu’il vous vole "pour votre bien" : le voleur arrache votre portefeuille, après quoi il passe son chemin, alors que l’État s’installe à vos côtés pour faire de vous non seulement un <strong>esclave économique</strong>, mais surtout un <strong>esclave moral</strong>.</p>
<p>L’État français n'est pas seulement une institution qui reçoit chaque année plus de la moitié de tous les revenus de ses citoyens ; il tente aussi de les persuader qu’ils payent toujours trop peu et qu’il est de leur propre intérêt de soumettre leurs avoirs personnels au Trésor de la République. Il n'y a pas non plus beaucoup d’alternative : une bande organisée qui ose piller des quantités astronomiques sur le dos d’un groupe de personnes peut nécessairement faire l'objet d'une rébellion potentielle qu’elle essayera d’apaiser et de contrôler par l’<strong>endoctrinement continu</strong> et le bombardement <strong>propagandiste</strong>.</p>
<p>C’est à cette fin que se met en place la célèbre offensive fiscale d’Hollande pour que les revenus de plus d'un million d'euros puissent être soumis à un taux marginal d’imposition de 75%. L’objectif, contrairement à ce que certains veulent faire croire, n'est pas d'augmenter les revenus de l’État français, puisque le résultat de la collecte de cet impôt est somme toute assez modeste, mais de tempérer les esprits des classes moyennes qui sont, elles, soumises à un régime fiscal aussi envahissant qu'étouffant. En d'autres termes, l'objectif de l’offensive fiscale d’Hollande est de rendre plus digeste à la majorité des Français aux revenus modestes la rapine fiscale auquel il les soumet – ceux qui représentent le véritable puits qui alimente le ministère des finances. Et cela en leur jetant en offrande sacrificielle la dépouille de quelques riches. Fondamentalement, il ne s'agit pas d'une taxe sur les riches, mais d’une campagne de marketing visant à renforcer les prélèvements fiscaux des classes moyennes et inférieures.</p>
<p>C’est pourquoi la réaction de <strong>Gérard Depardieu</strong> est plutôt bienvenue. Non pas parce qu’Obélix, l’irréductible Gaulois, se bat contre César François pour le bien du village, mais parce qu’en essayant de protéger ses biens <em>dans son propre intérêt</em>, il rappelle non seulement que tous les Français sont soumis à un authentique racket fiscal (tout ceux qui ne peuvent pas se défendre par eux-mêmes – autrement dit la plupart des classes moyennes – qui n'ont ni les ressources, ni les conseillers pour se protéger des canines du gouvernement), et souligne surtout la question réelle de fond : la fiscalité confiscatoire d’un État omnipotent.</p>
<p>Ainsi, Hollande n’a pas d'autres choix que d'entrer dans l'arène pour tenter de rediriger la colère sociale contre les <strong>exilés fiscaux</strong> comme Depardieu au lieu du vrai coupable : le vorace ministère des finances. Hollande insiste pour que les contribuables se rappellent au devoir de servir la France, c'est-à-dire l’État français, autrement dit Hollande lui-même. C’est le complexe revisité du Roi-Soleil. En fait, le plus grand service que les contribuables français peuvent faire à leur pays et à leurs compatriotes consiste à ne pas baisser la tête et à ne pas s'agenouiller devant les requêtes du percepteur. Ainsi, parmi les réponses possibles, ils peuvent voter très démocratiquement avec leurs pieds et en masse, en traversant la frontière, accélérant ainsi la décomposition de ce régime fiscal réactionnaire, paupérisant et oppressif. Ce que Hollande revendique n'est pas un service public, mais une servitude à l'État. Mais c’est seulement en réduisant la seconde option à la première, qu’il sera possible de canaliser la haine sociale contre l'exil fiscal <em>traître</em> en minimisant les cas similaires futurs, de désamorcer ceux qui croient qu'ils paient beaucoup d'impôts parce que les riches y contribuent peu et, finalement, de parvenir à contrôler un peu le pillage institutionnalisé flagrant dont bénéficie les politiciens, bureaucrates, lobbyistes et autres rentiers de toutes sortes. Il n’y a rien d’autre de plus à faire pour que se dégonfle toute cette rhétorique pompeuse de nos dirigeants d’États.</p>
<p>---<br />
Article publié originellement sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZW1lcmNhZG8uY29tLzIwMTItMTItMjEvanVhbi1yYW1vbi1yYWxsby1kZS1zZXJ2aWNpb3MteS1zZXJ2aWR1bWJyZXMtNjY4MzYv">Libre Mercado</a>.<br />
Traduit par JATW pour Contrepoints.</p>
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		<title>Yann Galut, l&#039;effort national, les subventions du Cher</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Dec 2012 17:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léopold Saroyan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[étatisme]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
		<category><![CDATA[Subventions aux associations]]></category>
		<category><![CDATA[yann galut]]></category>

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		<description><![CDATA[L'affaire Depardieu a permis à des politiciens sans notoriété de se faire un nom, par exemple le député Y.Galut. Examinons ses subventions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'affaire Depardieu a permis à des politiciens sans notoriété de se faire un nom, par exemple le député Yann Galut. Examinons ses subventions.</strong><br />
<span id="more-109022"></span><br />
<strong> Par Léopold Saroyan.</strong></p>
<hr />
<p><em>Article mis à jour à 18:45 :</em></p>
<p><strong>Suite à un entretien téléphonique sollicité par Guillaume Crépin le directeur de cabinet de M. Galut, l'article a été modifié. Il semblerait que le député à la plume si assassine envers d'autres (Gérard Depardieu en a fait l'amère expérience récemment) n'en a que peu goûté certaines phrases, estimant qu'il était victime d'accusations de détournement de fonds ou autre joyeuseté. Si nous avions estimé que M. Galut a effectivement ce genre de choses à se reprocher, nous en aurions parlé sans détournement, en termes absolument explicites, en apportant bien entendu les preuves de telles allégations. L'objet de l'article n'est pas celui-ci : il s'agit ici d'examiner un aspect du travail de M. Galut en tant que Conseiller Général du Cher, et inspecter la liste des subventions octroyées aux associations. Il ne s'agit pas d'une attaque contre la personne de monsieur Galut, mais d'un simple examen de son activité politique ainsi que celle de la collectivité locale dont il est élu, comme la Déclaration des Droits de l'Homme en donne le droit à chaque citoyen.</strong></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><a title=\"Gérard Depardieu : Obélix en grève\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjEvMTA4ODE1LWdlcmFyZC1kZXBhcmRpZXUtb2JlbGl4LWVuLWdyZXZl">La récente affaire Depardieu</a> a permis à certains politiciens en mal de notoriété de commencer à se faire un nom. C'est par exemple le cas de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2dhbHV0LmZyLw==">Yann Galut</a>.</p>
<p>Celui-ci a publié ces derniers jours un communiqué indigné pour dénoncer l'horrible crime de Gérard Depardieu :</p>
<blockquote><p>Yann Galut se déclare attristé de voir que Gérard Depardieu parachève « son bras d’honneur à la France », s’enfermant dans cette logique de fuite et s’annonçant prêt à renoncer à sa nationalité française plutôt que de continuer à participer au redressement de son Pays. Yann Galut dénonce cette attitude particulièrement égoïste et rappelle qu’en ces temps de crise de nos finances publiques et de délitement de l’esprit public, chacun doit également contribuer en fonction de ses facultés à cette ambition commune qui est le redressement de la France.</p></blockquote>
<h1>Yann Galut, qui es-tu ?</h1>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL3lhbm4tZ2FsdXQuanBn"><img class="alignleft size-full wp-image-108989" title="yann galut" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/yann-galut.jpg?16fe88" alt="yann galut" width="270" height="206" /></a>Yann Galut est avocat de profession, ce qui est déjà quelque chose d'admirable puisque cela signifie qu'il s'agit d'un politicien qui a un vrai métier, ce qui n'est pas le cas de tous. Yann Galut a déjà <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9ZYW5uX0dhbHV0">sa propre page Wikipedia</a>, c'est dire s'il s'agit de quelqu'un d'important, page que Wikipedia soupçonne d'être trop promotionnelle ou publicitaire ; celle-ci a donc très probablement été rédigée par l'intéressé lui-même ou l'un de ses assistants, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Saviez-vous par exemple que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvdy9pbmRleC5waHA/dGl0bGU9WWFubl9HYWx1dCZhbXA7YWN0aW9uPWhpc3Rvcnk=">Jean Jaurès a un jour été porté sur les épaules d'un aïeux de Yann Galut</a> ? Vous pensez que cette anecdote, présente sur la page Wikipédia de Yann Galut puis retirée pour son manque évident d'intérêt, est farfelue ?</p>
<p>Si l'on redevient sérieux un instant (ce qui est difficile lorsque l'on parle des agissements des politiciens), il faut rappeler que Yann Galut est un des 35 conseillers généraux du Cher depuis 2008 (vous verrez dans la suite que c'est un détail important), et en est même Vice-Président. À propos de l'affaire Depardieu, le député Yann Galut a écrit :</p>
<blockquote><p><em>Chacun doit également contribuer en fonction de ses facultés à cette ambition commune qui est le redressement de la France.</em></p></blockquote>
<p>Nous allons vérifier ensemble si le Conseiller Général Galut Yann suit ces conseils de bon sens.</p>
<h1>Les subventions du Conseil Général du Cher</h1>
<p>Jeter un œil sur les subventions des collectivités locales est toujours un exercice intéressant, et devrait par ailleurs être systématiquement fait par les citoyens. Celles du Conseil Général du Cher sont <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jZzE4LmZyL0lNRy9wZGYvc3VidmVudGlvbnMtMjAxMC1hc3NvLnBkZg==">détaillées dans un document PDF</a>. Alors certes, ce n'est pas le surmenage qui guette les employés du CG du Cher (ce fichier détaille les subventions 2010, le fichier des subventions 2011 n'est toujours pas disponible alors que nous sommes fin décembre 2012), certes ces informations sont données dans un fichier PDF absolument inexploitable en l'état (l'usage d'un petit logiciel permet de transformer celui-ci en tableau Excel assez rapidement), mais on est obligés de constater que l'information est bel et bien disponible, ce qui n'est pas toujours le cas. Par exemple, les comptes de la mairie de Sevran, ville du maire <a title=\"Stéphane Gatignon, maire de Sevran, lance l'opération \" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTIvMTA0MjMxLWxlLW1haXJlLWRlLXNldnJhbi10ZW50ZS11bmUtZ3JldmUtZGUtbGEtZmFpbS1taW51dGU=">Stéphane Gatignon</a> ne sont pas du tout disponibles. Les Sevranais aimeraient pourtant bien savoir comment leur commune s'est retrouvée dans une telle difficulté financière, mais c'est un autre sujet.</p>
<p>N'y allons pas par quatre chemins, extrayons quelques informations de la liste des subventions octroyées par le CG du Cher en 2010, dont le total versé est de 8 millions d'euros environ. D'abord, un classique, les organisations qu'on appelle à tort "syndicats" et qui ne sont que des partis politiques déguisés vont bien évidemment à la gamelle, et reçoivent bien entendu leur petit argent de poche (les sommes sont en euros) :</p>
<ul>
<li>AS FORCE OUVRIÈRE 18 UNION DÉPARTEMENTALE : <strong>4 000</strong></li>
<li>FSU 18 FÉDÉRATION SYNDICALE UNITAIRE DU CHER : <strong>1 142</strong></li>
<li>INSTITUT HISTOIRE SOCIALE CGT CENTRE AS : <strong>350</strong></li>
<li>UNION DÉPARTEMENTALE SYNDICATS CGT 18 :<strong> 6 500</strong></li>
<li>UNION SYNDICALE SOLIDAIRES 18 : <strong>1 643</strong></li>
</ul>
<p>Ce sont donc 13 635 euros qui sont versés à ces organisations amies de la gauche (on notera avec stupeur l'absence du syndicat appelé MEDEF dans cette liste). Ces organisations, en acceptant cet argent, sont-elles en train de <em>contribuer en fonction de [leurs] facultés à cette ambition commune qui est le redressement de la France</em> ? On peut en douter.</p>
<p>Évidemment, pour faire bonne figure, le CG du Cher verse aussi de l'argent à des organisations utiles, comme les organisations caritatives (sommes en euros) :</p>
<ul>
<li>BANQUE ALIMENTAIRE CHER : <strong>31 180</strong></li>
<li>COMITÉ CATHOLIQUE CONTRE LA FAIM ET POUR LE DÉVELOPPEMENT : <strong>1 200</strong></li>
<li>LES RESTAURANTS DU CŒUR DU CHER : <strong>11 000</strong></li>
<li>SECOURS CATHOLIQUE : <strong>3 000</strong></li>
<li>SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS: <strong>28 000</strong></li>
</ul>
<p>Ici le total est de 74 380 €, soit un versement 5 à 6 fois supérieur à ce que reçoivent les amis syndicalistes de la gauche. On pourrait ainsi se dire que finalement, ce CG du Cher n'est pas si mal, et que si l'on peut contester le fait même de subventionner quoi que ce soit, on peut reconnaître que verser de l'argent à ces organisations caritatives a un intérêt immédiat.</p>
<p>Mais le plus drôle est à venir. Nous allons nous intéresser à une mystérieuse association, <strong>l'Amicale des Conseillers Généraux du Cher</strong>. Reçoit-elle des subventions ? Est-il possible, concevable, que les Conseillers Généraux du Cher s'octroient à eux-mêmes de l'argent qu'ils n'utiliseront QUE pour eux-mêmes ? Aucune personne sensée ne peut imaginer une telle chose.</p>
<h2>Quelle est cette drôle d'association ?</h2>
<p>Eh bien si, c'est possible : <strong>en 2010, les Conseillers Généraux du Cher <del>se sont donnés à eux-mêmes 95 460€</del> ont voté une généreuse subvention de 95 460€</strong>, soit 25% de plus qu'à toutes les organisations caritatives réunies. Pour donner un ordre d'idée, si cette somme était répartie sur les 35 Conseillers Généraux, cela correspondrait alors peu ou prou à un 13ème mois (2700€ par tête). Un détail complémentaire : sur les 414 subventions octroyées en 2010, <strong>la subvention à cette Amicale est la neuvième la plus importante</strong>. Joint au téléphone, le directeur de cabinet de M. Galut explique que les activités de cette association <em>"ne concernent que le versement de retraites aux anciens Conseillers Généraux, et que les actuels Conseillers Généraux ne sont en rien bénéficiaires de ses activités"</em>. Ce point va être prochainement vérifié par la rédaction de Contrepoints.</p>
<p>La consultation <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qb3VybmFsLW9mZmljaWVsLmdvdXYuZnIvYXNzb2NpYXRpb24vaW5kZXgucGhwP2N0eD1lSncxak1zTkFqRU1CVjBLMmlzSFlqc2Ztd0tvZ0hzVVJVR3N0Q0pMTnRBVGRkQVlFWWpqMDh5OHVNQ2xRWHplSUcxYnpSRHYwRXB2YWU3djE3Ykx0YTIxcFY0T3ZaVnluTTUxblNCbTJLTjNoTVo3ZGtvZVVZSTQhZ0VrSlZRbXcwRTBtQ0RpdjBESEVHdFprU1FNQzFuKlQ4aUdLWkIzVGkwT2Z3VFh1WjhleXdMazRBT3pFaW1zJmFtcDtjcmVmPSUyQjE0OTE2NTE0OTk5NjExNjkzMjc4JmFtcDtBQ1RJT049cmVmaW5lJmFtcDtXSEFUPXJldHJhaXQlQzMlODMlQzYlOTIlQzMlODIlQzIlQTlz">des statuts de cette association</a> publiés au Journal Officiel peut laisser perplexe après une telle affirmation :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL0FtaWNhbGVDRzE4LnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-108993" title="Status de l'Amicale CG18" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/AmicaleCG18.png?16fe88" alt="Status de l'Amicale CG18" width="506" height="318" /></a></p>
<p>À aucun moment n'est mentionné que ses activités (quelles qu'elles soient) sont réservés aux <em>anciens</em> Conseillers Généraux. Ainsi, le nom de l'association n'est pas "Amicale des <em>anciens</em> Conseillers Généraux du Cher". Les deux premiers points de l'objet disent plutôt que les bénéficiaires des activités (encore une fois quelles qu'elles soient) sont les <em>actuels</em> Conseillers Généraux ("resserrer les liens de solidarité entre eux") et que ceux-ci peuvent (ce qui signifie qu'ils n'y sont pas obligés ou que ce n'est pas le cas général) faire appel aux anciens Conseillers Généraux pour certains travaux. Un autre point dans les statuts de cette association explique bien qu'un voyage <em>peut</em> être organisé par le président sur demande du Bureau. Dans une période de crise en France, ce point peut surprendre. Enfin et en dernier lieu seulement, il est question des retraites des anciens Conseillers Généraux.</p>
<h1>L'effort national de redressement</h1>
<p>Rappelons la question initiale : le député Yann Galut a exhorté par communiqué de presse Gérard Depardieu à <em>contribuer en fonction de ses facultés à cette ambition commune qui est le redressement de la France.</em> Est-ce que le Conseiller Général Yann Galut contribue en fonction de ses facultés à cette ambition commune qui est le redressement de la France en acceptant qu'il existe une subvention de presque 100 000€ (!), dépensée pour le seul bénéfice de quelques personnes ? Toujours d'après le directeur de cabinet de Yann Galut, ces quelques personnes ne seraient donc que les anciens Conseillers Généraux. Comme rappelé au début de l'article, la question ici est celui de l'usage de l'argent public, et non pas de ses destinataires. Les citoyens peuvent-ils accepter qu'une telle somme ne serve qu'à si peu de monde ?</p>
<p>Chacun répondra lui-même à cette question, à commencer par le député Yann Galut lui-même (qui pour le moment et comme expliqué plus haut par son directeur de cabinet, a commencé par parler d'une plainte pour diffamation à son égard).</p>
<p>Il serait également intéressant de reprendre la liste des indignés qui ont littéralement couvert de boue Gérard Depardieu, et examiner l'un après l'autre leurs différents mandats politiques afin de vérifier s'ils joignent le geste à la parole, si, comme ils le prétendent <em>chacun doit également contribuer en fonction de ses facultés à cette ambition commune qui est le redressement de la France.</em></p>
<p>Nous lançons donc un grand concours, dans les commentaires de cet article : reprenez la même démarche que ci-dessus mais avec d'autres indignés comme Michel Sapin, Jean-Marc Ayrault, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kYWlseW5ldXZpZW1lLmNvbS9QaGlsaXBwZS1Ub3JyZXRvbi1uZS12aWVudC1wbHVzLWF1LUNvbnNlaWwtZGUtUGFyaXNfYTE4MjYuaHRtbA==" target=\"_blank\">Philippe Torreton</a>... etc.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=109022" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Merci Monsieur Depardieu !</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Dec 2012 08:59:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurélien Véron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[exil fiscal]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Depardieu]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Marc Ayrault]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une lettre ouverte parue dans le JDD, Gérard Depardieu réplique à Jean Marc Ayrault, qui avait qualifié son départ en Belgique de "minable". Bravo Gégé !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans une lettre ouverte parue dans le JDD, Gérard Depardieu réplique à Jean Marc Ayrault, qui avait qualifié son départ en Belgique de "minable". Bravo Gégé !</strong><br />
<span id="more-108141"></span><br />
<strong>Par Aurélien Véron.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDgvMTA3NTA3LWRlcGFyZGlldS11bi1pcnJlZHVjdGlibGUtZ2F1bG9pcy1zZW5mdWl0L2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIyMjAtZGVwYXJkaWV1" rel=\"attachment wp-att-107508\"><img class="alignleft  wp-image-107508" title="imgscan contrepoints 2220 Depardieu" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/imgscan-contrepoints-2220-Depardieu-946x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="325" /></a>En vendant son luxueux hôtel particulier de la rue du Cherche-Midi pour s'installer dans une misérable bicoque de Néchin (Belgique), Gérard Depardieu sacrifie à la fois son art de vivre et sa réputation publique pour signaler à ses compatriotes l'impasse fiscale dans laquelle le Gouvernement a engagé le pays.</p>
<p>Certains, à l'image du député PS Yann Galut, voudraient le priver de son passeport, comme Robespierre punissant de mort les émigrés.</p>
<p>Jean-Marc Ayrault lui-même s'est permis de dénoncer un comportement "minable", une insulte digne de <em>Buffet Froid </em>que le Premier Ministre se garderait bien d'adresser aux pires délinquants.</p>
<p>Le pouvoir politique, extrapolant son rôle légitime dans un régime démocratique, s'imagine propriétaire des cœurs et des passeports de ses concitoyens. Il est temps de lui rappeler que les libertés individuelles (de mouvement, de propriété...) sont au fondement de notre République.</p>
<p>En ancien français, "Depardieu" désigne le lieu où l'on payait la dîme (l'impôt  pour l’Église, aboli en 1789). Merci à Gérard Depardieu pour nous rappeler que l'impôt peut devenir confiscatoire, surtout lorsqu'il ne sert qu'à engraisser une administration incapable de se réformer.</p>
<p>----</p>
<p><strong>Complément : Dans une lettre ouverte <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9Qb2xpdGlxdWUvQWN0dWFsaXRlL0dlcmFyZC1EZXBhcmRpZXUtSmUtcmVuZHMtbW9uLXBhc3NlcG9ydC01ODEyNTQ=">parue aujourd'hui dans le <em>Journal du Dimanche</em></a>, Gérard Depardieu réplique à Jean Marc Ayrault, qui avait qualifié son départ en Belgique de "minable". Extraits.</strong></p>
<p>« Minable, vous avez dit "minable" ? Comme c'est minable.</p>
<p>« Je suis né en 1948, j'ai commencé à travailler à l'âge de 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique. J'ai toujours payé mes taxes et impôts quelqu'en soit le taux sous tous les gouvernements en place.</p>
<p>« À aucun moment, je n'ai failli à mes devoirs. Les films historiques auxquels j'ai participé témoignent de mon amour de la France et de son histoire.</p>
<p>(...)</p>
<p>« Je n'ai malheureusement plus rien à faire ici, mais je continuerai à aimer les français et de public avec lequel j'ai partagé tant d'émotion !</p>
<p>« Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés.</p>
<p>(...)</p>
<p>« Je n'ai pas à justifier les raisons de mon choix, qui sont nombreuses et intimes.</p>
<p>« Je pars, après avoir payé en 2012, 85% d'impôt sur mes revenus. Mais je conserve l'esprit de cette France qui était belle et qui j'espère, le restera.</p>
<p>« Je vous rends mon passeport et ma Sécurité Sociale, dont je ne me suis jamais servi. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué.</p>
<p>« Je trouve minable l'acharnement de la justice contre mon fils Guillaume jugé par des juges qui l'ont condamné tout gosse à 3 ans de prison ferme pour 2 grammes d'héroïne, quand tant d'autres échappaient à la prison pour des faits autrement plus graves.</p>
<p>(...)</p>
<p>« Je ne suis ni à plaindre ni à vanter mais je refuse le mot "minable".</p>
<p>« Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande M. Ayrault, Premier ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous ?</p>
<p>« Malgré mes excès, mon appétit et mon amour de la vie, je suis un être libre, Monsieur, et je vais rester poli. »</p>
<p>– Gérard Depardieu dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9Qb2xpdGlxdWUvQWN0dWFsaXRlL0dlcmFyZC1EZXBhcmRpZXUtSmUtcmVuZHMtbW9uLXBhc3NlcG9ydC01ODEyNTQ=">le <em>Journal du Dimanche</em> du 16.12.12</a>.</p>
<p>----</p>
<p>Si Monsieur Depardieu venait à passer par ici, nous aimerions lui dire ceci : peu importe les bouts de papiers ; nous croyons bien, Monsieur, que nous sommes et resterons vous et nous citoyens du même pays, de cette France-là, celle de 1789, la nôtre, pas la leur. On nous reproche assez de ne pas être « solidaires » comme ils disent. Eh bien avec vous, Monsieur Depardieu, nous le sommes.</p>
<p>– Georges Kaplan et la rédaction de <em>Contrepoints</em>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Thelma, Louise et la falaise</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/12/14/107875-thelma-louise-et-la-falaise</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2012 06:20:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Descôteaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[falaise fiscale]]></category>

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		<description><![CDATA[La "falaise fiscale" est le nom donné à l'ensemble des mesures et déductions fiscales devant arriver à échéance à la fin de l'année 2012 aux États-Unis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La "falaise fiscale" est le nom donné à l'ensemble des mesures et déductions fiscales devant arriver à échéance à la fin de l'année 2012 aux États-Unis.</strong><br />
<span id="more-107875"></span><br />
<strong>Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEwNzg3Ng==" rel=\"attachment wp-att-107876\"><img class="aligncenter  wp-image-107876" title="Thelma &amp; Louise" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/Thelma-Louise.jpg?16fe88" alt="" width="614" height="197" /></a></p>
<p>Nous devrions nous intéresser à la « falaise fiscale » américaine, ce <em>one-two punch</em> de hausses de taxes et de coupures qui risquent de frapper l’économie américaine. Car nous visiterons aussi cette falaise — ou une variante — plus tôt qu’on le pense.</p>
<p>Les élus américains vont probablement s’entendre sur un compromis, et repousser le problème. Mais à l’intérieur d’eux-mêmes, il semble que de plus en plus de gens souhaitent — ici comme ailleurs — qu’on frappe le providentiel mur, ou falaise. Peut-être parce que, comme dans le film Thelma et Louise, s’y plonger est la meilleure option, ou la seule.</p>
<p>Un courriel est atterri dans ma boîte ce week-end. De Jean-Paul Giacometti, un important gestionnaire de fortunes basé à Montréal. Un court texte, pour souligner que sa firme, Claret, serait en faveur qu’aucune entente ne survienne entre les démocrates et les républicains. « Avec cette fameuse falaise fiscale, le déficit américain continuera de croître entre 1 et 2% par année jusqu’en 2020 ! Si on laisse ces politiciens négocier, la gauche demandera des concessions pour le maintien et l’élaboration de programmes sociaux. Et la droite, des impôts plus faibles à payer par les riches. Qui pensez-vous paiera la note ? La classe moyenne bien sûr. Et ça, ce n’est pas bon pour une société [...] il est temps de prendre le taureau par les cornes. »</p>
<p><strong>Accélérer le traitement</strong></p>
<p>Le philosophe et ex-courtier de Wall Street, Nassim Nicholas Taleb, y allait d’une réflexion semblable récemment sur son mur Facebook (traduction libre de certains passages) :</p>
<p>« Cette falaise est un obstacle nécessaire. Et la peur qu’elle inspire devrait nous secouer pour que l’on trouve de véritables solutions à nos problèmes de taxation et de déficits. À l’intérieur de moi-même, je souhaite que l’on dégringole cette falaise, afin d’accélérer le traitement de nos problèmes. Nous sommes dans un état d’impuissance acquise, et devons impérativement en sortir. N’importe quel scénario est préférable à la situation actuelle. »</p>
<p>Il poursuivait : « Près de cinq ans après cette crise, rien n’a été fait pour s’attaquer aux sources du problème. Nous avançons dans un état artificiel, grâce aux antidouleurs prescrits par la réserve fédérale et ses politiques de « stabilisations ». Avec pour résultat que nous oublions nos problèmes structurels [...] Les banquiers continuent de s’enrichir avec notre argent, et les politiques profitent surtout aux riches et aux détenteurs d’actifs, et non à ceux qu’elles sont censées protéger. Tout ça avec de l’argent emprunté. »</p>
<p><strong>Le supplice de la goutte</strong></p>
<p>Au Québec, une bonne partie des gens dans la rue au printemps voulaient du changement — et en veulent encore. Ils voient que ça ne tourne pas rond. Qu’il faut donner un coup de barre. Quel genre de coup de barre ? Pas sûr. Mais on est sûr que ça en prend un.</p>
<p>Dans cette crise qui secoue le Québec, il faudrait garder une chose en tête, écrivais-je à l’époque. À droite comme à gauche, on se bat contre le même monstre. Le capitalisme de copinage. La corruption, illégale ou institutionnalisée. Le lobbying devenu fonction première de certaines entreprises. La capture de l’État par les groupes d’intérêt — syndicats, corporations ou entreprises. Et qui se foutent bien qu’on endette à mort la prochaine génération.</p>
<p>Nous avons des problèmes financiers immenses — santé, régimes de retraite, dette… Mais tout ce qu’on trouve à faire, c’est d’inventer 2-3 nouvelles taxes chaque année pour repousser le problème. On s’impose le supplice de la goutte. On se vautre dans le statu quo illusoire. Pendant que la corruption, le gaspillage, les amis du pouvoir dans le plat de bonbons… tout ça continue.</p>
<p>Sommes-nous si inertes, si impuissants ? Au point qu’il faille se souhaiter nous aussi de frapper le mur pour faire bouger les choses ?</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Rlc2NvdGVhdXguYXJnZW50LmNhbm9lLmNhL2dlbmVyYWwvdGhlbG1hLWxvdWlzZS1ldC1sYS1mYWxhaXNlLw==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=107875" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La dette fédérale canadienne à 600 milliards $</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/12/08/105990-la-dette-ferale-canadienne-a-600-milliards</link>
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		<pubDate>Sat, 08 Dec 2012 06:42:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Descôteaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[dette souveraine]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon le compteur de la fédération canadienne des contribuables, la dette fédérale canadienne augmente au rythme de 74,6 millions $ par jour. De 3,1 millions $ l’heure, et de 52 000 $ la minute…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Selon le compteur de la fédération canadienne des contribuables, la dette fédérale canadienne augmente au rythme de 74,6 millions $ par jour. De 3,1 millions $ l’heure, et de 52 000 $ la minute…</strong></p>
<p><strong>Par David Descoteaux, depuis Montréal, Québec.</strong></p>
<p><span id="more-105990"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDgvMTA1OTkwLWxhLWRldHRlLWZlcmFsZS1jYW5hZGllbm5lLWEtNjAwLW1pbGxpYXJkcy9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMjE3LWRldHRlLWNhbmFkYQ==" rel=\"attachment wp-att-107237\"><img class="aligncenter  wp-image-107237" title="imgscan contrepoints 2217 dette Canada" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/imgscan-contrepoints-2217-dette-Canada-745x1024.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="550" /></a></p>
<p>On critique souvent la gestion des fonds publics par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9wYXVsaW5lLW1hcm9pcw==" target=\"_blank\">Pauline Marois</a> et le PQ, ou par Jean Charest et le parti libéral avant elle. Mais il faudrait aussi surveiller ce que les fédéraux font avec notre argent.</p>
<p>Tiens, une nouvelle comme ça : la dette du gouvernement fédéral a franchi en fin de semaine le cap des… 600 milliards $ !</p>
<p>Ça implique quoi pour vous ? Entre autres, que pour chaque 100 $ que vous payez au fédéral sur votre rapport d’impôt, entre 11 $ et 12 $ servent uniquement à payer les intérêts sur la dette du Canada. Pas la dette. Juste les intérêts… Et croisez-vous les doigts pour que les taux d’intérêt demeurent bas. Sinon, ce montant pourrait grossir rapidement.</p>
<p>À lui seul, le gouvernement Harper aura ajouté 142,4 milliards $ à la dette nationale d’ici 2016, selon le directeur de la fédération canadienne des contribuables (CTF), Gregory Thomas. Une chance que des « conservateurs » nous dirigent. Imaginez ce qu’aurait fait un parti de gauche…</p>
<p><strong>Pouf ! </strong></p>
<p>Entre 1997 et 2008, les Canadiens avaient réussi à réduire la dette de plus de 100 milliards $, souligne la CTF. Disparus, tous ces efforts. Depuis 2008, le gouvernement Harper a réemprunté tout autant, et même plus…</p>
<p>Même avec des taux d’intérêt très bas, les paiements d’intérêt de cette dette représentent 31 milliards $ cette année. C’est plus que les budgets combinés de l’assurance-emploi et des prestations pour enfants, note M. Thomas.</p>
<p>On peut toujours blâmer le contexte économique. Mais cette « crise » commence à avoir le dos large. Surtout que le gouvernement a tout de même profité d’un boom immobilier sans précédent, et d’un endettement record des citoyens, qui a bien fait paraître l’économie. Deux moteurs qui risquent d’ailleurs de ralentir dans les mois et années qui viennent.</p>
<p><strong>Le bonheur, c’est contagieux</strong></p>
<p>Vous souvenez-vous de la fameuse déclaration du ministre des Finances Raymond Bachand en 2010 ? Devant les difficultés budgétaires, il avait dit « La finalité n’est pas d’équilibrer le budget, c’est d’être heureux comme peuple ». Juste avant de nous bombarder de nouvelles taxes…</p>
<p>Le bonheur, c’est contagieux. Parce qu’en admettant son impuissance à équilibrer le budget en temps voulu, le ministre fédéral des Finances Jim Flaherty a lui aussi découvert une façon positive de voir la vie. Il faut tenir compte de la situation économique mondiale, dit le ministre. Et surtout, « les budgets équilibrés ne sont pas une fin en soi », mais plutôt « un moyen pour arriver à une fin, et cette fin est un avenir meilleur et plus prospère pour tous les Canadiens. »</p>
<p>Selon le compteur de la fédération canadienne des contribuables, notre « avenir meilleur et prospère » augmente au rythme de 74,6 millions $ par jour. De 3,1 millions $ l’heure, et de 52 000 $ la minute…</p>
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