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	<title>Contrepoints &#187; Idées reçues</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>1er mai : sale journée pour les travailleurs</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 06:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucilio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[1er mai]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
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		<category><![CDATA[syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[travailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Le syndicalisme moderne est devenu une machine à tuer l’économie, à détruire la prospérité favorisée par le libre marché et la division du travail]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le syndicalisme moderne est devenu une machine à tuer l’économie, à détruire la prospérité favorisée par le libre marché et la division du travail.</strong></p>
<p><span id="more-19174"></span></p>
<p>Le 1er mai a été institutionnalisé comme la « journée internationale des travailleurs », une date où, en théorie, ceux-ci défendraient leurs droits face aux capitalistes exploiteurs. En réalité, cet objectif est devenu parfaitement déphasé ; il y a des décennies que la science économique a démontré qu’il n’existe pas un insoluble conflit d’intérêts entre les travailleurs et les entrepreneurs.</p>
<p>Ainsi, des plus grands bénéfices pour l’entreprise se traduisent par plus d’investissements, plus de richesse et, au final, des prix plus bas et des salaires plus hauts. L’impressionnant niveau de vie dont nous jouissons aujourd'hui ne peut se comprendre que dans le cadre d’un système de libre marché qui a permis une accumulation continue de capital.</p>
<p>Par ailleurs, la distinction entre les mal nommées « classes sociales » est bien loin d’être aussi évidente que ne le prétend la gauche. Depuis longtemps maintenant, les anciens prolétaires incorporent, directement ou indirectement, dans leur patrimoine une quantité chaque fois plus grande d’actions de compagnies privées. Ce qui signifie qu’avec leurs économies ces derniers acquièrent la propriété des « moyens de productions » et se transforment en capitalistes. De même, il est difficile de cataloguer catégoriquement un travailleur indépendant.</p>
<p><strong>Exploiteur ou opprimé ?</strong></p>
<p>Pour ces raisons, et d’autres, les syndicats ont perdu chaque fois plus d’influence dans nos sociétés. Car ils sont nés de la manipulation de circonstances anciennes qui n’existent plus. En conséquence, le 1er mai s’est peu à peu transformé en une manifestation superflue et dérisoire à laquelle n’assistent essentiellement que les délégués syndicaux afin de justifier leur salaire.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDUvMDEvMTkxNzQtc2FsZS1qb3VybmVlLXBvdXItbGVzLXRyYXZhaWxsZXVycy9wcmVtaWVyLW1haQ==" rel=\"attachment wp-att-19175\"><img class="alignleft size-full wp-image-19175" title="Premier mai" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/03/Premier-mai.jpg?16fe88" alt="" width="250" height="190" /></a>Aujourd'hui, la crise économique permet aux syndicats de revenir un peu sur le devant de la scène. Et on peut s’attendre à les voir une nouvelle fois, coude à coude, en chœur avec les partis socialistes, entonner, en ce jour de « lutte sociale », le péan à la gloire des vieilles recettes éculées : plus de dépenses, plus de déficit et aucune réforme du travail.</p>
<p>Peu leur importe que ce soient les travailleurs eux-mêmes qui, avec leurs impôts et ceux de leurs enfants, devront supporter les « largesses » des politiques actuelles ; peu leur importe que soient asphyxiées les entreprises jusqu’au point d’arrêter leurs activités et de licencier tout le personnel suite à l’impossibilité à s’adapter à la crise ; peu leur importe que la classe ouvrière qu’ils prétendent défendre soit souvent propriétaire en partie des compagnies qu’ils prétendent spolier ; peu leur importe, en définitive, que leur imposture s’attaque de tous les côtés à la stabilité pécuniaire du « prolétariat ».</p>
<p>Et nous aurons droit encore une fois, tout au long de ce premier jour de mai, aux discours irréels qui translateront tout débat économique sur le terrain du sentimentalisme le plus démagogique.</p>
<p>La survie politique des syndicats (et la continuité des rentes dérivées) dépend du soutien mutuel avec la gauche pour continuer à entretenir le mythe d’une classe travailleuse qui nécessiterait la permanente protection de ses autoproclamés « représentants ».</p>
<p>Sans cette campagne d’endoctrinement, si nocive pour les travailleurs eux-mêmes, le « core business » des syndicalistes disparaîtrait. Ils devraient commencer à chercher un vrai emploi au lieu de parasiter le reste des travailleurs qu’ils ont juré de protéger. Et ils cesseraient d’être un des plus gros obstacles à la création d’emplois.</p>
<p>Et pourtant la question syndicale ne devrait pas, en soi, être irréconciliable avec une société libre. De fait, tout individu a le droit de s’associer et de créer des organisations en vue de défendre ses intérêts. Cependant ce droit d’association ne peut déboucher, en aucun cas, sur un privilège concédé par l’État pour extorquer et menacer. Les conséquences économiques et sociales de cette forme d’agir de nos syndicats se traduit par la détérioration du monde du travail et l’entretien de certains aux dépens du reste de la société.</p>
<p>Au final, l’application des revendications obtenues de cette manière ne sont pas un progrès, mais bien un recul social. Les hauts niveaux endémiques de chômage et les difficultés pour trouver du travail en Europe sont le fruit de cette expérience ratée de syndicalisme dévoyé et d’omnipotence de l’État.</p>
<p>La triste réalité est que le syndicalisme moderne – loin d’être l’expression de la liberté d’association qu’exercerait un groupe de travailleurs en vue de défendre leurs intérêts – est devenu une machine à tuer l’économie, à détruire la prospérité favorisée par le libre marché et la division du travail.</p>
<p>En fin de compte, les organisations syndicales actuelles ne sont plus que des organismes parasitaires qui vivent sur la bête jusqu’à détruire, à la fin, les entreprises qu’elles contrôlent. Leur objectif se résume à forcer la concession de salaires plus élevés pour des temps de travail chaque fois plus réduits et moins productifs. L’anti-économie par excellence : produire chaque fois moins et consommer chaque fois plus.</p>
<p>Étrange équation qui peut faire illusion un temps car la différence entre une production faiblissante et une consommation croissante se solde en dilapidant la richesse accumulée du pays jusqu’à son épuisement. Ainsi l’application des prescriptions des parasites syndicalistes s’achèvent toujours à un moment précis : à la mort de l’hôte, avec la décapitalisation de l’entreprise qui devait les supporter.</p>
<p>Et sans entreprise, pas de travailleurs et encore moins de « droits acquis » qui tiennent.</p>
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		<title>Les inégalités sociales ne sont pas des injustices</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/26/122706-les-inegalites-sociales-ne-sont-pas-des-injustices</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/26/122706-les-inegalites-sociales-ne-sont-pas-des-injustices#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 06:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emploi2017</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
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		<category><![CDATA[quotient intellectuel]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Piketty]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre société moderne se caractérise par une grande mobilité sociale. Quant aux inégalités sociales, elles résultent d'une méritocratie fluide et dynamique liée à l’intelligence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Contrairement aux idées reçues, notre société moderne se caractérise par une grande mobilité sociale. Et, s'il existe des inégalités sociales, celles-ci résultent d'une méritocratie fluide et dynamique fondée sur l’intelligence.</strong> <strong>Analyses</strong>.<br />
<span id="more-122706"></span><br />
<strong>Par Cincinnatus.</strong><br />
<em>Un article d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmc=">Emploi 2017</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjcyMA==" rel=\"attachment wp-att-122720\"><img class="aligncenter size-full wp-image-122720" title="mobilité sociale" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/mobilité-sociale.jpg?16fe88" alt="" width="480" height="250" /></a></p>
<p>Le débat sur les inégalités qui s’est instauré et exacerbé récemment laisse penser que nous vivons dans un monde d’une injustice sociale criante. Cette recrudescence de dénonciation est portée par une mouvance intellectuelle que nous désignons par le terme de néo-égalitarisme. Il possède ses champions (tel que Stiglitz) et même en France son évangile : un ouvrage intitulé <em>Pour une révolution fiscale</em>, de Piketty, Landais et Saez. Il s’agit d’un petit opuscule rouge de propagande égalitariste tout aussi déprimant à lire que l’autre petit livre rouge, le fameux et fumeux appel à la révolution maoïste. Cette dernière y est d’ailleurs définie ainsi : <em>"La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre."</em></p>
<p>Le concept de lutte des classes révolutionnaire affiche plusieurs dizaines de millions de morts au compteur, ce qui nécessite tout un travail de rafraîchissement lexical à ses thuriféraires pour rendre possible sa funeste résurrection. Le prolétariat (trop dépeuplé) laisse place à la multitude. L’indécente sous-rémunération de la valeur travail (trop décente) laisse place à l’obscène sur-rémunération de la valeur capital. Mais surtout : la classe (trop floue) devient plus prosaïquement le fractile de revenu, le décile ou de préférence le centile, plus clivant. La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel un décile en renverse un autre.</p>
<p>Attiser la haine de classe-fractile ne passe donc plus par le vomissement de la bourgeoisie, mais la dénonciation de statistiques. Un agenda devenu moins emphatique, moins glorieux, mais le Grand Timonier chinois avait prévenu dans son recueil que la lutte ne serait pas une sinécure :<em> "Le régime socialiste nous a ouvert la voie vers la société idéale de demain, mais pour que celle-ci devienne une réalité, il nous faut travailler dur."</em></p>
<p>Hollande 2013 ? Non : Mao 1957. Le génie universel bienveillant de ce dernier avait détecté l’importance de l’analyse statistique pour l’éducation des masses (et l’utilité des rapports pour former les opinions, sport actuellement très à la mode en France) :<em> "Aujourd’hui encore, beaucoup de nos camarades ne savent pas qu’ils doivent prêter attention à l’aspect quantitatif des choses — aux statistiques fondamentales, aux principaux pourcentages et aux limites quantitatives qui déterminent les qualités des choses (…)"</em></p>
<p>L’appel des néo-égalitaristes aux « principaux pourcentages » a résonné haut et fort et a été immédiatement adopté par des hommes politiques en plein désemparement idéologique depuis la chute piteuse du mur de Berlin : les fractiles du bas doivent se lancer à l’assaut (médiatique, législatif, fiscal) de ceux du haut.</p>
<p>Mais qu’est-ce qui a contraint un tel repackaging du discours socialiste historique ? La réponse est si simple : la faillite du concept de classe en raison de l’ampleur de… la mobilité sociale.</p>
<h2>Du franchissement des barrières infranchissables</h2>
<p>Pourfendeur assidu des inepties marxistes, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSm9zZXBoX1NjaHVtcGV0ZXI=">Schumpeter </a>n’avait pas manqué de noter que la doxa en question nécessitait des « barrières infranchissables » entre classes [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-1' id='fnref-122706-1' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>1</a></sup>]. Marx ne laisse pas la moindre ambiguïté dans ce passage [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-2' id='fnref-122706-2' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>2</a></sup>] :</p>
<blockquote><p>La classe devient à son tour indépendante à l’égard des individus, de sorte que ces derniers trouvent leurs conditions de vie établies d’avance, reçoivent de leur classe, toute tracée, leur position dans la vie et du même coup leur développement personnel ; (…) ce phénomène ne peut être supprimé que si l’on supprime la propriété privée.</p></blockquote>
<p>L’association suppression de classe-suppression de propriété privée est au cœur du dispositif idéologique et d’une complète actualité. La suppression de propriété privée prend aujourd’hui la forme de niveaux de taxation confiscatoires : Gérard Depardieu a ainsi clamé avoir subi un taux d’imposition de 85% sur ses revenus de 2011, un taux très proche du taux marginal maximum qu’avaient mis en place les régimes communistes totalitaires de l’U.R.S.S. ou de la R.D.A. (90%). Comparons cette dérive soviétique avec la protection qu’offre l’Allemagne à ses citoyens en interdisant <strong>constitutionnellement</strong> une taxation supérieure à 50%. Notre voisine manifeste ainsi l’exigence éthique du plus haut ordre que représente dorénavant pour elle le droit individuel à la conservation des fruits de son travail et la limitation constitutionnelle de l’emprise étatique. Pauvres Français épris de liberté, serfs désormais nés du mauvais côté du Rhin.</p>
<p>Le dogme d’étanchéité des classes constitue un argument si crucial à l’idéologie marxiste qu’un simple contremaître se voit avili au rang de « déserteur de classe » s’il exprime la moindre sympathie pour son patron, pour reprendre l’expression célèbre d’Engels. Jamais à court de paranoïa conspirationniste, le marxisme considère que tout exemple, forcément peu fréquent, de promotion d’un individu de classe modeste n’est que la manifestation d’un pillage de talent, un kidnapping par une classe dominante qui veut enlever ses leaders naturels au mouvement prolétaire. En sens inverse, la bourgeoisie se déchargera de ses rebuts/ratés sociaux par déchéance dans la classe prolétaire. La méritocratie ne saurait exister puisque, comme l’écrit sinistrement Marx : « La société ne se compose pas d’individus. » Le dénigrement de toute mobilité sociale, un des aspects intellectuels les plus originaux du marxisme pour Schumpeter, cautionne donc le recours à la seule issue, par là même légitimée : la guerre des classes et la violence.</p>
<p>Heureusement, le marxisme, en dépit de ses prétentions dérisoires de scientificité, n’est qu’une confection théorique enragée et pathétiquement détachée de la réalité : <strong>deux Français sur trois n’héritent pas de la classe de leurs pères.</strong></p>
<h2>De la très admirable mobilité sociale contemporaine</h2>
<p>Mesurer la mobilité sociale avec rigueur n’est pas une simple affaire. Comme pour toute physique de flux, l’exercice se prête mal à la simplification, et encore moins à la réduction unidimensionnelle qui permet de manipuler l’imagination des masses avec des slogans populistes du type : « 1% des Français accapare X% des revenus ! ». La seule délimitation des classes pose un problème insoluble de stratification. Capturer statistiquement et avec fiabilité la mobilité, dans le temps et dans l’espace, sur les longues périodes idéalement requises, n’est devenu une possibilité que récemment. Il nous faut donc rétropédaler un peu après notre tonitruant et provocateur « 2/3 des Français n’héritent pas de la classe de leur pères » pour réintroduire le minimum de complexité et de perspective qu’exige l’étude du sujet.</p>
<p>Tout commence assez mal car deux disciplines académiques se disputent l’analyse quantitative de la mobilité sociale : l’économie qui tend à se concentrer sur les revenus et la sociologie qui parle plutôt de classes. Les différentes approches engendrent de multiples et subtiles différences de conclusions. Une opportunité de fertilisation croisée et de collaboration fructueuse ? Une souhaitable passerelle interdisciplinaire ? La compétition est si féroce entre universitaires que les passerelles en question ne sont le plus souvent que batailles de pont d’Arcole où les camps s’affrontent avec la dernière agressivité à grands coups de démonstrations, réfutations, démolitions, décrédibilisations, voire diffamations, ou pire (comme la très vicieuse oblitération des budgets de recherche)... La concurrence académique a ce défaut regrettable d’être en bonne part réputationnelle, ce qui ne favorise pas l’irénisme des débats. Nous nous concentrerons ici sur l’approche sociologique, plus proche des notions marxistes de classes.</p>
<p>Le second point à relever n’est guère plus encourageant. Le lecteur aura noté notre admiration et notre reconnaissance pour la contribution durable du marxisme au bien-être général. Elles n’ont d’égal que notre émerveillement de constater la survivance et la surreprésentation massive de ses héritiers et propagandistes dans les milieux académiques. Dans son <em>Histoire de la Sociologie en Grande-Bretagne</em> [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-3' id='fnref-122706-3' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>3</a></sup>], A.H. Hasley indique ainsi que seulement 3% des sociologues de son pays votent conservateur. Neuf sociologues sur dix se réclament de la gauche modérée ou… dure. Un domaine complexe offrant une grande variabilité interprétative se retrouve donc entre les mains d’acteurs fortement et très asymétriquement politisés. Cette situation n’inspire pas une grande confiance dans l’objectivité des débats, loin de là.</p>
<p>C’est seulement après cette double mise en garde que nous pouvons introduire la pièce maîtresse de toute analyse : la table de mobilité sociale en France, telle que produite par l’I.N.S.E.E., organisme dont la neutralité idéologique est au-dessus de tout soupçon [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-4' id='fnref-122706-4' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>4</a></sup>] :</p>
<dl>
<dt></dt>
</dl>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjcwOQ==" rel=\"attachment wp-att-122709\"><img class="aligncenter  wp-image-122709" title="i1-b3a22" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/i1-b3a22.jpg?16fe88" alt="" width="636" height="202" /></a></p>
<p>L’I.N.S.E.E. ne prend en compte que les fils (nous y reviendrons car ce n’est pas neutre), que ceux âgés de 40 ans et plus (nous y reviendrons car ce n’est pas neutre) en utilisant une stratification à 6 classes (nous y reviendrons car ce n’est pas neutre).</p>
<p>Si l’on <strong>additionne</strong> les nombres en rouge, on obtient le pourcentage de Français qui se trouvent dans la même classe que leurs pères : 35%. D’où notre slogan : <strong>deux Français sur trois n’héritent pas de la classe de leurs pères.</strong> Ce n’est pas l’ascenseur social mais la reproduction sociale de Bourdieu qui est en panne.</p>
<h2>2/3 de mobilité sociale ! Mais c’est énorme !</h2>
<p>En fait, ce pourcentage est difficile à interpréter car une société parfaitement fluide n’aurait pas une mobilité de 100% en raison de la définition mathématique de cet indicateur. Si la classe de destination des fils est totalement aléatoire, un certain nombre d’entre eux finiront malgré tout dans la même classe que leurs pères. Les pourcentages qui traduisent une absence totale de causalité entre la classe du père et du fils sont donc en fait inférieurs à 100%. Ils sont fournis par une table dite « de mobilité parfaite » [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-5' id='fnref-122706-5' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>5</a></sup>]. À partir du tableau ci-dessus, le calcul de la mobilité parfaite donne un résultat de 79%. <strong>La mobilité de 65% des fils français représente donc 65/79=82% de la perfection mobile, sans aucun déterminisme parental ! 82% !</strong> Apoplexie du faussaire Karl Marx car, de fait, la société contemporaine française est remarquablement fluide.</p>
<p>De surcroît, cette fluidité est en fait sous-estimée par construction :</p>
<p><img src="http://www.emploi-2017.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Elle ignore la mobilité sociale d’un individu au cours de sa carrière en ne relevant qu’un état des lieux à une date donnée. Pour limiter ce souci méthodologique, l’étude de l’I.N.S.E.E. ne prend en compte les adultes qu’à partir de 40 ans, date à laquelle on espère que la catégorie socio-professionnelle est plus ou moins stabilisée. Le seuil est largement arbitraire et le choix français minimise la mesure de mobilité : par exemple, nos amis canadiens le fixent à 25 ans pour leurs études nationales.</p>
<p><img src="http://www.emploi-2017.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-cebf5.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Les femmes sont ignorées par l’I.N.S.E.E. dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci9mZmMvZG9jc19mZmMvZG9uc29jMDZ5bS5wZGY=">un papier typique comme celui de Stéphanie Dupays</a> alors qu’elles méritent une analyse à part entière. Le Canada étudie ainsi la mobilité intergénérationnelle entre pères et filles en détail. On y découvre que les filles y affichent une mobilité bien supérieure aux fils : 87% contre 74% [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-6' id='fnref-122706-6' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>6</a></sup>]. Se cantonner à la mobilité masculine minimise donc la perception de fluidité.</p>
<p>Un constat similaire au Royaume-Uni et les recherches récentes ont amené un sociologue britannique, Peter Saunders, à recenser 4 mythes de la mobilité sociale [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-7' id='fnref-122706-7' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>7</a></sup>] :</p>
<ul>
<li>Le mythe que vos chances de réussite dans la vie sont fortement prédéterminées par la classe dans laquelle vous êtes nés.</li>
<li>Le mythe que la mobilité sociale se dégrade par rapport au passé.</li>
<li>Le mythe que les différences d’aptitude soit n’existent pas, soit n’expliquent pas les différences de réussite.</li>
<li>Le mythe que le gouvernement améliore sensiblement la mobilité sociale par constructivisme éducatif ou par une politique de redistribution.</li>
</ul>
<p>Ces conclusions l’ont conforté dans une conviction fort bien résumée par le titre de l’un de ses ouvrages précédents : <em>Unequal But Fair</em> (Inégal Mais Juste).</p>
<p>Nous ne reviendrons pas sur tous ces points dans le détail : la sociologie gauchiste n’en concède et n’en concèdera jamais aucun. En revanche, nous souhaitons attirer l’attention du lecteur sur une hypothèse étudiée quantitativement par Saunders de manière originale car c’est une ligne de recherche systématiquement censurée en France : le lien très fort entre mobilité sociale et intelligence.</p>
<h2>Mobilité sociale et intelligence</h2>
<p>Est-il nécessaire de rappeler à quel point la notion d’intelligence innée est l’objet d’une exécration hystérique en France ? Tous les enfants de la République ont le même potentiel intellectuel <em>ex cathedra</em> et seules des injustices sociales inadmissibles expliquent la confondante dispersion des résultats obtenus par une Éducation Nationale dévouée et admirable.</p>
<p>Saunders a pourtant l’outrecuidance de rappeler la preuve simple et imparable que l’intelligence est en bonne partie génétiquement héréditaire : il suffit d’étudier la corrélation de quotient intellectuel entre jumeaux au patrimoine génétique 100% identique (dits monozygotes), 50% identique (hétérozygotes) ou différent (enfant adopté). Citant les travaux de synthèse du psychologue Hans Eysenck [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-8' id='fnref-122706-8' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>8</a></sup>], il rappelle à ceux qui ont le courage de regarder les faits en face les chiffres suivants :</p>
<dl>
<dt></dt>
</dl>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjcxMg==" rel=\"attachment wp-att-122712\"><img class="aligncenter size-full wp-image-122712" title="i2-ff4b0" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/i2-ff4b0.jpg?16fe88" alt="" width="482" height="160" /></a></p>
<p>Notre propos n’est pas de discuter les répercussions de tels résultats dans le détail, mais de poursuivre l’hypothèse d’héritabilité génétique partielle de l’intelligence, que ces chiffres appuient solidement, pour éclairer une dynamique cruciale de la mobilité sociale : l’aptitude cognitive.</p>
<p>Rappelons tout d’abord un truisme : les professions sont largement stratifiées par quotient intellectuel. Eysenck indique un Q.I. moyen de 128 pour un avocat américain, 122 pour un enseignant, 96 pour un chauffeur de camion, 91 pour un mineur, etc. Saunders décompose donc la société britannique en 3 classes (supérieure, moyenne, inférieure) [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-9' id='fnref-122706-9' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>9</a></sup>] qu’il suppose ordonnées par Q.I. décroissant. Au regard de la distribution gaussienne des Q.I. dans la population en général, il en déduit le Q.I. de la classe supérieure des pères (14% des effectifs) : 116. Celui de la classe inférieure des pères (55% des effectifs) est de 102. Pour les fils, la classe supérieure (27% du total) a un Q.I. de 109, la classe inférieure (44% du total) 98 [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-10' id='fnref-122706-10' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>10</a></sup>]. Saunders utilise maintenant un paramètre connu et non controversé des sociologues, la corrélation de 0,50 entre les Q.I. des parents et enfants [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-11' id='fnref-122706-11' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>11</a></sup>] pour tester une hypothèse : <strong>le niveau de corrélation d’intelligence entre parents et enfants explique-t-il la mobilité sociale intergénérationnelle ?</strong></p>
<p>Simuler une distribution aléatoire des Q.I. des enfants en maintenant seulement une corrélation de 0,50 avec les parents conserve ainsi une bonne partie des enfants de classe supérieure en classe supérieure (c’est-à-dire dans le top des Q.I. de la population). Cependant, malgré l’inertie introduite par la corrélation de 0,5, un certain nombre d’enfants sera déclassé par effet de retour à la moyenne. Le même processus aspirera des enfants de classe inférieure vers le haut, mais avec un biais de probabilité à rester en bas. Saunders obtient ainsi une simulation de mobilité sociale (ici définie comme migration de classe) qu’il peut comparer à la réalité mesurée par les sociologues :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjcxNA==" rel=\"attachment wp-att-122714\"><img class="aligncenter size-full wp-image-122714" title="img3-f856c" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/img3-f856c.jpg?16fe88" alt="" width="628" height="173" /></a></p>
<p>Les hypothèses de simulation sont incroyablement simples et restrictives :</p>
<ul>
<li>les classes sont des classes de Q.I.</li>
<li>le Q.I. est le seul facteur de mobilité sociale</li>
<li>la corrélation intergénérationnelle de Q.I. est de 0,5</li>
</ul>
<p>Saunders obtient pourtant une réplique remarquable de la mobilité réelle, qui « colle » spectaculairement à la réalité. En d’autres termes, le pouvoir explicatif de l’intelligence comme facteur déterminant de la mobilité sociale est une hypothèse massivement convaincante. Et comme les chiffres sur les jumeaux présentés ci-dessus lient indubitablement (mais partiellement, bien entendu) cette intelligence au patrimoine génétique des parents, on imagine mal comment vivre dans une société dont la mobilité sociale atteint 82% de la mobilité théorique parfaite – donc sans aucun effet d’hérédité, ce qui est impossible – pourrait justifier les dénonciations incessantes d’injustice sociale criante qui inondent les médias.</p>
<p>Allant dans le même sens, une autre étude citée par Saunders, effectuée par un sociologue estonien, Tarmo Strenze, en 2007 a regroupé les résultats de 49 analyses dans le monde pour déterminer le meilleur prédicteur de réussite dans la vie : l’intelligence y précède et la classe des parents et la qualification professionnelle comme facteur de succès.</p>
<p><strong>Ces travaux confirment certes une inégalité sociale, mais ils posent la question de son injustice.</strong> <em>Unequal but fair</em>, suggère Saunders : la société contemporaine ressort essentiellement comme une méritocratie fluide et dynamique de l’intelligence, inégale au sens où une loterie génétique impacte fortement les destinées, mais juste au sens où les individus semblent grandement y circuler et s’y reclasser en fonction de leurs aptitudes relatives.</p>
<h2>Exemple de lavage de cerveau français</h2>
<p>Pour l’édification de nos lecteurs, voici comment le sujet de la mobilité sociale est traité dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3JldmlzaW9uLWR1LWJhYy9hbm5hbGVzLWJhYy9zY2llbmNlcy1lY29ub21pcXVlcy10ZXJtaW5hbGUtZXMvbGVzLWluZWdhbGl0ZXMtZWNvbm9taXF1ZXMtc29udC1lbGxlcy1sZS1zZXVsLW9ic3RhY2xlLWEtbGEtbW9iaWxpdGUtc29jaWFsZV90LXNlcmRlODguaHRtbA==">les révisions du Bac proposées en ligne par le journal <em>Le Monde</em>.</a> L’essai offert à la sagacité de l’étudiant de Terminale n’est pas formulé en termes particulièrement neutres : « Les inégalités économiques sont-elles le seul obstacle à la mobilité sociale ? »</p>
<p>Un œil entraîné, ou peut-être devrions-nous dire un candidat bachelier correctement conditionné, reconnaîtra instantanément l’appel du pied bourdieusien, ce que confirme amplement la lecture du corrigé. Capital culturel, capital social, reproduction sociale, hérédité sociale : tout le catéchisme y est religieusement récité. La conclusion insiste fortement sur la nécessité « d’attaquer les inégalités ». Parmi la documentation fournie pour assister (téléguider ?) la réflexion de l’étudiant, un graphique d’un livre français de sociologie liste cinq facteurs déterminant la position sociale du fils :</p>
<ul>
<li>la catégorie socio-professionnelle des parents</li>
<li>le milieu familial</li>
<li>les revenus du père</li>
<li>le contexte socio-économique</li>
<li>le diplôme du fils</li>
</ul>
<p>Comparez cette liste « constructiviste » avec ce qu’écrit Daniel Nettle, psychologue britannique, dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zdGFmZi5uY2wuYWMudWsvZGFuaWVsLm5ldHRsZS9icml0aXNoam91cm5hbHBzeWNob2xvZ3kucGRm">un article publié en 2003 dans le <em>British Journal of Psychology</em></a> : <em>"intelligence is the strongest single factor causing class mobility in contemporary societies that has been identified" </em>(l’intelligence est le facteur isolé de mobilité sociale le plus important qui ait été identifié dans les sociétés contemporaines).</p>
<p>L’obscurantisme et le sectarisme intellectuel invisible qui sont à l’origine du processus de manipulation psychologique de nos enfants que nous illustrons et dénonçons ici sont à nos yeux une honte et une malédiction pour la France : il en résulte un pessimisme et une amertume chez notre jeunesse qui empoisonnent dès le départ de leur vie professionnelle les rapports de confiance cruciaux pour une vie adulte épanouissante. Nous ne pouvons que chaudement recommander la lecture de <em>La fabrique de la défiance</em> de Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg [<sup class='footnote'><a href='#fn-122706-12' id='fnref-122706-12' onclick='return fdfootnote_show(122706)'>12</a></sup>] au lecteur qui souhaiterait prendre plus ample conscience à la fois de la gravité du négativisme ambiant, de son prix en termes de bonheur et de sa consternante spécificité française : un héritage marxiste devenu une exception culturelle nationale nuisible dont on ne peut que se lamenter.</p>
<h2>Méritocratie, oui, médiocratie, non</h2>
<p>Il n’y a aucune évidence que nos sociétés contemporaines ne soient pas principalement et très largement méritocratiques, au grand dam des anathèmes des Marx ou Bourdieu. Le misérabilisme larmoyant qui anime une grande partie de l’intelligentsia française interdit la reconnaissance d’une réalité dont tous devraient se féliciter et dont la prise de conscience participerait sans aucun doute à l’élévation du bien-être de nos concitoyens. Cette reconnaissance d’une société d’opportunité, aussi réelle qu’actuelle, semble bien préférable au choix de s’enferrer dans la perpétuation d’un discours inepte d’injustice criante et de haine de classe qui ne fera pas plus le bonheur de la France au XXIe siècle qu’il ne l’a fait de l’humanité au XXe : la méritocratie, oui, et elle est largement en place ; une médiocratie égalitariste et son concert de jérémiades incessantes, non merci. Une fois n’est pas coutume, suivons le conseil du petit livre rouge de Mao : <em> "éliminons les conceptions erronées</em>".</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvbGVzLWluZWdhbGl0ZXMtc29jaWFsZXMtbmUtc29udC1wYXMtZGVzLWluanVzdGljZXMuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-122706'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-122706-1'>Dans <em>Impérialisme et classes sociales</em>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-2'>Dans <em>L’idéologie allemande</em>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-3'>Oxford University Press, 2004. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-4'>Sarcasme : nous tenons en fait l’I.N.S.E.E. pour partial, étatiste, constructiviste, égalitariste et gauchiste. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-5'>Pour nos lecteurs à la fibre mathématique, la mobilité parfaite de chaque case du tableau de mobilité présenté ci-dessus est obtenue en faisant le produit des sous-totaux de la rangée et de la colonne de la case concernée. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-6'>Statistique Canada, Enquête sociale générale 1986. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-6'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-7'>Dans <em>Social Mobility Myths</em>, Civitas, 2010. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-7'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-8'>Hans Eysenck, décédé en 1997, était l’un des psychologues contemporains les plus éminents de sa profession, n’étant dépassé en nombre de citations dans les revues professionnelles que par Freud et Piaget, selon une enquête de Review of General Psychology. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-8'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-9'>Le nombre de classes retenues pour l’analyse de la mobilité sociale a un impact mathématique très fort et pas toujours trivial sur les résultats obtenus, la probabilité de changer de classe augmentant avec le nombre de classes choisies. Les égalitaristes, dont l’auteur de l’étude sur laquelle Saunders s’appuie, ont une forte préférence pour une division en seulement 3 strates, qui minimise les migrations et augmente la compatibilité apparente avec la doctrine marxiste. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-9'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-10'>Le lecteur vérifiera que le Q.I. de la classe supérieure baisse parce qu’elle est plus nombreuse, alors que celui de la classe inférieure baisse parce qu’elle l’est moins. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-10'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-11'>Cette corrélation ne présuppose pas de causalité biologique plutôt que sociétale. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-11'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122706-12'>Chez Albin Michel, 2012. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122706-12'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<title>Qui sont les très riches Américains ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/18/121943-qui-sont-les-tres-riches-americains</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/18/121943-qui-sont-les-tres-riches-americains#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 05:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emploi2017</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
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		<category><![CDATA[faire payer les riches]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
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		<description><![CDATA[Idée reçue : le 1% le plus riche des Américains n’est pas constitué de financiers de Wall Street mais aux trois quarts d’entrepreneurs individuels.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Idée reçue : le 1% le plus riche des Américains n’est pas constitué de financiers de Wall Street mais aux trois quarts d’entrepreneurs individuels.</strong></p>
<p><strong>Par Bernard Zimmern.</strong><span id="more-121943"></span><br />
<em>Un article d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmc=">Emploi 2017</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjMvMTE5MjA4LXdhbGwtc3RyZWV0LWF1LXNvbW1ldC1wb3VycXVvaS93YWxsLXN0cmVldC0y" rel=\"attachment wp-att-119210\"><img class="wp-image-119210 alignleft" title="Wall Street (Crédits : RMajouji, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Wall-Street.jpg?16fe88" alt="" width="288" height="216" /></a></p>
<p>Contrairement aux croyances largement répandues, le centile le plus riche des Américains n’est pas constitué des financiers de Wall Street mais aux trois quarts d’entrepreneurs individuels, à la tête d’entreprises non incorporées. Ils ont débuté leurs entreprises sans s’embarrasser de statuts et sont parvenus dans le premier centile des plus riches par leur travail et en économisant. Mais ils possèdent plus de la moitié de la fortune industrielle des États-Unis et c’est donc d’eux que dépendent la croissance et l’emploi. Ceci peut expliquer la faible reprise de l’activité américaine malgré les vannes du crédit ouvertes par la Banque Fédérale si ces entrepreneurs n’ont pas confiance dans leur gouvernement et ne veulent plus prendre de risques.</p>
<p><strong>Un débat clé pour l’avenir de nos sociétés occidentales</strong></p>
<p>Ce débat a agité et continue d’agiter l’Amérique puisque Barack Obama réclame une taxation spéciale des millionnaires et qu’il est même question d’instituer aux USA un impôt sur la fortune. Un débat qui concerne la France. Il n’aurait en effet guère d’incidence s’il s’agissait seulement de couper le superflu et, comme le suggèrent rien moins que deux prix Nobel, de punir les plus riches qui vivraient, au mieux d’une rente, au pire de l’exploitation de la sueur et du sang des plus pauvres.<strong></strong></p>
<p>Le hic, c’est que ce sont précisément les plus riches qui sont responsables de plus de la moitié de l’investissement dans les entreprises et l’emploi. Comme dans probablement la quasi-totalité des pays de l’Ouest. Et que, comme l’a fort bien rappelé l’OCDE, la lutte contre les inégalités commence par un travail : « L’emploi est la voie la plus prometteuse pour réduire les inégalités. Le principal défi consiste à créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, offrant de bonnes perspectives de carrière et des chances réelles d’échapper à la pauvreté » [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-1' id='fnref-121943-1' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>1</a></sup>].<strong></strong></p>
<p><strong>Les très riches Américains sont aux trois quarts des entrepreneurs individuels, non incorporés</strong></p>
<p>Pour savoir qui sont réellement ces super-riches, accapareurs ou fainéants, il est intéressant de se plonger dans les travaux d’un chercheur, Edward N.Wolff, qui figure parmi ceux qui traque les inégalités depuis près de 20 ans. Pour chiffrer la fortune des Américains et sa composition en fonction du niveau de fortune, il s’appuie sur les enquêtes du <em>Survey of Consumer Finances</em> effectué par le Federal Reserve Board, publiées tous les 2 ans et portant sur environ 5.000 ménages (avec échantillonnage spécial sur les ménages les plus riches pour tenir compte de leur petit nombre). Un des intérêts de ces enquêtes est qu’elles se sont répétées depuis 1983 et que le chercheur les commente et les analyse tous les 2 ans depuis 1994. Ses travaux sont d’autant plus crédibles que Wolff appartient plutôt au clan des égalitaristes, comme d’autres membres de son université semble-t-il, qu’au clan des entrepreneurs.</p>
<p>Dans un rapport de 2010, il dévoile que 73,8% du patrimoine du 1% les plus riches [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-2' id='fnref-121943-2' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>2</a></sup>] sont dans des « unincorporated business » [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-3' id='fnref-121943-3' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>3</a></sup>], que nous croyons pouvoir traduire par entreprises individuelles, ces entreprises que leur fondateur n’a même pas constituées en sociétés à leur création mais tout simplement débuté en offrant ses produits ou services et qui sont restées sans statuts.</p>
<p>Le grand public non averti pourrait penser que la fortune industrielle américaine est dans les grandes entreprises cotées, les Google, General Electric, les 40 entreprises du Dow Jones ou les 100 du Nasdaq. Erreur. Elles ne constituent que 11,8% du patrimoine total américain et 16,8% si l’on inclue les actions indirectement détenus à travers les fonds de pension, les OPCVM, etc. contre 20,1% [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-4' id='fnref-121943-4' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>4</a></sup>] pour le patrimoine représenté par les entreprises individuelles. Plus de la moitié du patrimoine industriel américain est donc dans des entreprises non incorporées. De même d’ailleurs qu’en France.</p>
<p>Dans son rapport 2010 sur les patrimoines 2007, Wolff confirme que les très riches américains sont ces créateurs d’entreprises individuelles, par cette phrase remarquable : « a somewhat startling 74 percent of the very rich reported owning their own business » [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-5' id='fnref-121943-5' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>5</a></sup>].<strong></strong></p>
<p><strong>Pourquoi les entrepreneurs individuels représentent 75% des plus riches américains</strong></p>
<p>C’est que la plus grande partie de la richesse d’une nation n’est pas créée par des élèves de grandes écoles ou universités, qui cherchent généralement des carrières sures au sein de grands groupes mais par des autodidactes qui, flair ou accident, débutent une activité en affichant simplement un panneau et ne s’embarrassent pas de statuts beaucoup trop compliqués ou coûteux. À force de travail et d’économies, leur activité grandit et ils finissent, aux USA, par constituer plus de 50% de l’actif industriel.</p>
<p>On en trouve confirmation dans les travaux d’un autre chercheur [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-6' id='fnref-121943-6' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>6</a></sup>]. C’est qu’un entrepreneur individuel ne peut généralement compter que sur lui-même – et son entourage familial –, pas sur les institutions financières, pour survivre en cas de retournement de la conjoncture économique et qu’il est donc conduit à accumuler de la richesse, à épargner, à s’enrichir au maximum, en vivant s’il le faut chichement, comme Sam Walton, le fondateur de la plus grande chaîne de distribution Wallmart qui roula dans sa vieille Ford plus de 20 ans, jusqu’à sa mort.</p>
<p><strong>Les entrepreneurs individuels, le facteur clé de la croissance, qui manque actuellement</strong></p>
<p>En 2007, c’est pourtant ce 1% des plus riches qui représente 49,3% de toutes les actions et fonds communs de placement, 60,6% des placements financiers, 62,4% du « business equity » [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-7' id='fnref-121943-7' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>7</a></sup>], donc représente plus de la moitié de la fortune industrielle américaine. Page 19 de son édition 2012, Wolff va même plus loin et rappelle que « comme montré tableau 6, les foyers du centile le plus riche (rangés par patrimoine) investissaient plus des trois quarts de leurs économies dans la propriété immobilière, les entreprises, des actions de sociétés et des placements financiers ».</p>
<p>Ce qui nous conduit à penser que si la reprise américaine est si lente et si hésitante malgré les vannes de crédit largement ouvertes par la Federal Reserve, ce n’est pas que les circuits bancaires manquent de capitaux, c’est que les principaux agents de la croissance qui sont ces entrepreneurs américains, qui ont fait leur fortune généralement en partant de rien, ces riches américains n’ont plus confiance dans leur gouvernement et gardent leur fortune plutôt que de la risquer.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvcXVpLXNvbnQtbGVzLXRyZXMtcmljaGVzLWFtZXJpY2FpbnMuaHRtbA==">Sur le web.</a></p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-121943'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-121943-1'>OCDE (2011), <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vZWNkLm9yZy9mci9lbHMvc29jL3RvdWpvdXJzcGx1c2RpbmVnYWxpdGVwb3VycXVvaWxlc2VjYXJ0c2RlcmV2ZW51c3NlY3JldXNlbnQuaHRt"><em>Toujours plus d’inégalité : Pourquoi les écarts de revenus se creusent</em></a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-2'>Pour éviter toute ambiguïté, il écrit lui-même que les très riches sont les 1% les plus riches, pas les 10% ou tout autre décile. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-3'>Table 6 page 49 « Recent Trends in Household Wealth in the United States » 2010 Edward N. Wolff. Levy Economics Institute of Bard College. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-4'>Page 16, ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-5'>Page 16, même document. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-6'>« Entrepreneurship, Business Wealth, and Social Mobility » par Gabriel Basaluzzo UT Austin / ITAM. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-6'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-7'>Table 9 ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-7'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<title>La vraie nature de la compétition</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/08/120856-la-vraie-nature-de-la-competition</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/08/120856-la-vraie-nature-de-la-competition#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 05:54:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Louis Caccomo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
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		<category><![CDATA[compétition]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
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		<category><![CDATA[ouverture à la concurrence]]></category>

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		<description><![CDATA[La compétition n’est pas toujours la jungle sauvage décriée par les ennemis si nombreux de la mondialisation, à condition de bien la définir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La compétition n’est pas toujours la jungle sauvage décriée par les ennemis si nombreux de la mondialisation, à condition de bien la définir.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Louis Caccomo.</strong><span id="more-120856"></span></p>
<blockquote><p><em>La protection incite à la démission autant que la concurrence invite au dépassement de soi</em> [<sup class='footnote'><a href='#fn-120856-1' id='fnref-120856-1' onclick='return fdfootnote_show(120856)'>1</a></sup>].</p></blockquote>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDcvMDEvMzMyMjktbGVzcHJpdC1kZS1ub24tY29tcGV0aXRpb24tZXN0LWlsLXNpLWNvbi9jb21wZXRpdGlvbg==" rel=\"attachment wp-att-33230\"><img class="alignleft  wp-image-33230" title="Competition" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/07/competition.jpg?16fe88" alt="Competition" width="280" height="210" /></a>Même s’il existe une guerre économique, qu'il nous faut assumer mais qui est un dévoiement de la concurrence, la compétition n’est pas toujours la jungle sauvage décriée par les ennemis si nombreux de la mondialisation, à condition de bien la définir. La compétition ne doit pas consister à écraser les autres, ça c’est la guerre (économique) et ça n’engendre que malheur, destruction de richesses et désolation. Quand vous écrasez quelqu’un, vous semez toujours les germes de la rancœur, de la frustration, de la jalousie et de la haine ce qui finira toujours par se retourner contre vous, et les autres seront irrémédiablement vos ennemis. Et il vous faudra consacrer une énergie considérable pour vous en protéger.</p>
<p>La compétition saine consiste à se "frotter aux autres" et on a tous à y gagner : on s’améliore dans le même temps que l’on fait évoluer les autres et ils vous en seront toujours reconnaissants.</p>
<p>Bien-sûr, si une équipe de 4ième division se frotte aux champions du monde, elle perdra systématiquement, ce qui est démotivant et contre-productif. Et si elle joue toujours contre la plus faible, elle gagnera toujours et n’en retirera aucune satisfaction, aucun mérite et aucun enseignement.</p>
<p>Il est donc essentiel de bien choisir son étalon de mesure, son <em>benchmark</em>. Et pour bien le choisir, il faut bien se connaître soi-même, ce qui implique de faire un travail sur soi d’évaluation profonde. Ainsi, en allant vers les autres (ce qui n’est pas toujours facile), on apprend en fait à découvrir qui l’on est vraiment et quelle est notre véritable valeur personnelle. <strong>En s’ouvrant aux autres, on apprend à mieux se connaître</strong>.</p>
<p>On a donc tout à apprendre à s’ouvrir aux autres et à l’extérieur, que l’on soit un individu, une université, une entreprise ou un pays. Dans tous les cas, les organisations humaines ne sont toujours composées que par les individus qui les font vivre ou mourir selon que ses membres s’épanouissent, s'accomplissent, se referment sur eux-mêmes ou se figent. Nous sommes avant tout un peu tous prisonniers des chaînes dans lesquelles nous nous sommes nous-mêmes enfermées.</p>
<p>C’est pourquoi le repli sur soi, le protectionnisme à tout crin, la fermeture systématique nous appauvrissent systématiquement et que l’économie, comme les hommes et les femmes, ne s’épanouissent et ne s’enrichissent que dans les échanges et l’ouverture au monde extérieur.</p>
<p>Car l’économie n’est faite que par les hommes et les femmes qui la composent, c’est-à-dire par définition des êtres humains faillibles et perfectibles.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NhY2NvbW8uYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNC9sYS12cmFpZS1uYXR1cmUtZGUtbGEtY29tcGV0aXRpb24uaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
<p>Note :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-120856'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-120856-1'>Mathieu Laine, <em>La France est foutue</em>, Éditions JC Lattès, Paris 2007, page 94. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-120856-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=120856" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/04/08/120856-la-vraie-nature-de-la-competition/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cliché du socialisme : L&#039;État doit garantir un emploi à chacun</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/03/113534-cliche-du-socialisme-on-peut-beneficier-dun-emploi-a-vie-mais-aussi-du-libre-choix</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/03/113534-cliche-du-socialisme-on-peut-beneficier-dun-emploi-a-vie-mais-aussi-du-libre-choix#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 03 Feb 2013 07:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Foundation for Economic Education</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[cliché]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Etat-providence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=113534</guid>
		<description><![CDATA[L’État providence peut-il promettre un emploi à vie pour tous sans compromettre les libertés ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’État-providence peut-il promettre un emploi à vie pour tous sans compromettre les libertés ?</strong><br />
<span id="more-113534"></span><br />
<strong>Par Dean Russell (FEE), États-Unis.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExMzU3Mw==" rel=\"attachment wp-att-113573\"><img class=" wp-image-113573 alignleft" title="mineurs" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/mineurs.jpg?16fe88" alt="" width="266" height="280" /></a></p>
<p>Un des clichés favoris de ceux qui ont foi dans l’État-providence est le suivant : dans une démocratie, on peut bénéficier d’un emploi garanti et du libre choix. Ces personnes savent pourtant bien que dans une dictature, les choses ne fonctionnent pas ainsi. Mais des millions d’Américains sincères pensent honnêtement que c’est différent dans une démocratie. En fait, ça n’est pas le cas comme l’illustre, sans aucun doute, l'expérience du Royaume-Uni lorsque les leaders des syndicats de travailleurs contrôlaient le gouvernement de 1945 à 1950.</p>
<p>En temps de paix, dans la plus vieille démocratie du monde, des hommes qui étaient des hommes libres furent invités à aller sous terre pour extraire du charbon alors qu’ils ne le souhaitaient pas. Ils furent condamnés à des amendes et emprisonnés par leurs propres délégués syndicaux, élus démocratiquement, parce qu’ils ont imaginé un jour que leur gouvernement pouvait leur garantir un emploi sans les obliger à prendre des emplois spécifiques. Nous reproduisons ici un extrait qui relate les faits de cette triste expérience qui s’est déroulée sous un gouvernement démocratique :</p>
<blockquote><p>En Février 1946, Sir Strafford Cripps [Chancelier de l’échiquier du gouvernement Britannique] a dit : « Autant que je sache, aucun pays du monde n’est encore parvenu à mener une économie planifiée sans contrôle du travail. Notre objectif est de déployer une économie planifiée, sans contrôler le travail… » Le 10 mars 1949, le ministère du travail a déclaré qu’entre octobre 1947 et décembre 1948 « 374 directives ont été instaurées pour les hommes travaillant dans les mines afin de les obliger à rester dans cette industrie, ainsi que 132 directives pour les agriculteurs afin qu’ils restent dans l’agriculture… » Pour être honnête avec le gouvernement, on se doit de dire qu’aucun de ses membres n’était en faveur du contrôle du travail. En dépit de leurs bonnes intentions, ils ont fait défaut, non pas parce qu’ils voulaient la tyrannie, loin de là leur intention ; mais parce qu’ils ignoraient ce qu'il se passait dans les autres pays, ils s'étaient enfermés dans la théorie de l’État Planificateur… Aujourd’hui Sir Trafford peut répéter son premier discours : « Autant que je sache, aucun pays du monde n’est encore parvenu à mener une économie planifiée sans contrôle du travail. » [<sup class='footnote'><a href='#fn-113534-1' id='fnref-113534-1' onclick='return fdfootnote_show(113534)'>1</a></sup>]</p></blockquote>
<p>Heureusement, le peuple britannique a pu faire machine arrière et se remettre sur la voie de la liberté avant qu’un désastre total ne l’ensevelisse. Mais les leaders syndicalistes ainsi que les étatistes en faveur d'un État-providence n’abandonnent jamais. Ils reviendront en force avec leur économie planifiée quand la nouvelle génération se laissera bercer par l'idée que l'État est dans l’obligation de fournir un travail pour toute personne qui n’en a pas et qui n’a rien fait pour en avoir.</p>
<div>
<p>----<br />
<em>Un article de la série « Clichés du socialisme » de la Fondation pour l’Éducation Économique (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mZWUub3JnLw==">FEE</a>) qui cherche à aider ceux qui dénoncent ces erreurs intellectuelles et mettent l’accent sur les mérites de la liberté.</em></p>
<p>Traduction : JATW pour <em>Contrepoints</em>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMzEvNjI1OTQtbGEtY29tcGxleGl0ZS1kZS1sYS1zb2NpZXRlLWp1c3RpZmllLWxhLXJlZ3VsYXRpb24=">Cliché du socialisme : La complexité de la société justifie la régulation étatique</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuY29udHJlcG9pbnRzLm9yZy8yMDEyLzA0LzA4Lzc2NDIyLWNsaWNoZS1kdS1zb2NpYWxpc21lLXRheG9ucy1sZXMtcmljaGVzLXBvdXItYWlkZXItbGVzLXBhdXZyZXM=" target=\"_blank\">Cliché du socialisme : Taxons les riches pour aider les pauvres</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMzAvNzY2MTctY2xpY2hlLWR1LXNvY2lhbGlzbWUtNzEtbGEtc3BlY3VsYXRpb24tZGV2cmFpdC1ldHJlLWRlY2xhcmVlLWhvcnMtbGEtbG9p">Cliché du socialisme : La spéculation devrait être déclarée hors la loi</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMTYvNzY2MDMtY2xpY2hlLWR1LXNvY2lhbGlzbWUtbm91cy1kZXZvbnMtY2Fzc2VyLWxlLXBvdXZvaXItZWNvbm9taXF1ZQ==">Cliché du socialisme : Nous devons casser le pouvoir économique</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjIvNzY2MjUtY2xpY2gtZHUtc29jaWFsaXNtZS1jaGFxdWUtc2FsYXJpLWRyb2l0LXVuZS1qdXN0ZS1ybXVucmF0aW9u">Cliché du socialisme : Chaque salarié a droit à une "juste rémunération"</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDYvNzY1MjctY2xpY2hlLWR1LXNvY2lhbGlzbWUtdW4tc2FsYXJpZS1kZXZyYWl0LWV0cmUtcmVtdW5lcmUtc2Vsb24tc2EtcHJvZHVjdGl2aXRl">Cliché du socialisme : Un salarié devrait être rémunéré selon sa productivité</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NTI0LWNsaWNoZS1kdS1zb2NpYWxpc21lLW5vdXMtbGUtcGV1cGxlLXBvc3NlZG9ucy1sYS1wcm9wcmlldGUtcHVibGlxdWU=">Cliché du socialisme : "Nous le peuple" possédons la propriété publique !</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjgvMTEyODA2LWxlY29ub21pZS1kZS1tYXJjaGUtZXN0LXNvdXJkZS1lbnZlcnMtbGEtcGF1dnJldGU=">Cliché du socialisme : L’économie de marché est sourde à la pauvreté</a></li>
</ul>
<p><strong>Note :</strong></p>
</div>
<div class='footnotes' id='footnotes-113534'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-113534-1'>R. Hopkin Morris, parlementaire, extrait de son petit livre <em>Dare ou Despair</em> (Oser ou désespérer) publié par International Liberal Exchange, Londres, 1949. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-113534-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=113534" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Cliché du socialisme : L’économie de marché est sourde à la pauvreté</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/28/112806-leconomie-de-marche-est-sourde-envers-la-pauvrete</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/01/28/112806-leconomie-de-marche-est-sourde-envers-la-pauvrete#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Jan 2013 06:49:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Foundation for Economic Education</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[économie de marché]]></category>
		<category><![CDATA[La Poste]]></category>
		<category><![CDATA[marché libre]]></category>
		<category><![CDATA[privatisation]]></category>
		<category><![CDATA[service public]]></category>
		<category><![CDATA[socialisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=112806</guid>
		<description><![CDATA[Pour les gens qui ont intériorisé la socialisation des services, il est inimaginable de concevoir les vertus de la liberté des échanges.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le libéralisme, favorable à l'économie de marché, est souvent taxé d'être une idéologie insensible au sort des plus pauvres. Pour les gens qui ont intériorisé la socialisation des services, il est inimaginable de concevoir les vertus de la liberté des échanges.</strong><br />
<span id="more-112806"></span><br />
<strong>Par Leonard E. Read (FEE), États-Unis.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDkvMTEvNDUzMjAtbGUtc29jaWFsaXNtZS1jcmVlLWxhLXBhdXZyZXRlLWR1cmFibGUvcGF1dnJldGU=" rel=\"attachment wp-att-45336\"><img class="alignleft  wp-image-45336" title="pauvreté" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/09/pauvreté.jpg?16fe88" alt="" width="245" height="252" /></a>Dès lors qu’une activité a fait l’objet d’une socialisation, alors presque tout le monde trouve finalement normal que les choses soient comme elles sont. Sans l’aide de l’éducation socialisée, comment donner aux pauvres accès à l'instruction ? Sans les services de poste socialisés, comment les ruraux pourraient-ils recevoir leur courrier autrement qu’à des coûts rédhibitoires ? Sans la sécurité sociale, les personnes âgées finiraient leurs jours dans la pauvreté !  Si l’énergie et la lumière n’étaient pas socialisées, imaginez le sort des familles appauvries des régions désertiques du pays [<sup class='footnote'><a href='#fn-112806-1' id='fnref-112806-1' onclick='return fdfootnote_show(112806)'>1</a></sup>] !</p>
<p>L’accord avec l'idée d’un État absolutiste nous conduit tristement à la socialisation totale. Pourquoi ? Nous n’avons pas besoin de creuser bien loin pour en connaître la raison. Dès lors qu’une activité est socialisée, il est impossible de montrer, par un exemple concret, comment les hommes qui opérent dans une économie de marché se comportent réellement. Comment, par exemple, peut-on comparer un service de poste étatisé avec un service de poste privé quand ce dernier a été interdit ? C’est la même chose que de tenter d’expliquer à des gens habitués à l’obscurité à quoi ressemblent les choses lorsqu'il y a de la lumière. On en est réduit à faire appel à des constructions imaginaires.</p>
<p>Illustrons le problème dans lequel nous nous trouvons. Au cours de ces dernières années, les hommes impliqués dans les échanges libres et volontaires – l’économie de marché – ont découvert comment faire circuler les voix humaines autour de la planète en un vingtième de seconde, comment transporter des événements comme un match de foot dans le salon de chacun en couleur et en direct, comment faire voyager 115 personnes de Los Angeles à Baltimore en 3 heures et 19 minutes, comment distribuer le pétrole d’un trou du Texas à une pompe à essence de New York à un prix raisonnable et sans subventions, comment distribuer 64 onces de pétrole du Golfe persique vers la côte Est des États-Unis – qui se trouve à plus de la moitié de la circonférence du globe – et cela à un coût moindre que l’État ne le fait pour distribuer une lettre de 20g dans une des rues de la ville où je vis. Et pourtant, tous les phénomènes de l’économie de marché de ce type, en matière de distribution notamment, ne parviennent pas à convaincre la plupart des gens que « les services de la poste » devraient être laissés à l’économie de marché sans nécessairement induire des désavantages pour le public.</p>
<p>Maintenant, faisons une expérience de pensée : imaginons que, depuis ses débuts, notre État ait publié un décret ayant pour effet que toutes les filles et tous les garçons, de la naissance jusqu’à l’âge adulte, reçoivent « gratuitement » des chaussettes et des chaussures de la part de l'administration publique. Imaginons encore que cette pratique de gratuité des chaussettes et des chaussures se soit déroulée durant les 200 dernières années ! Et finalement, imaginons qu’un de nos contemporains – ayant foi dans les prodiges que les hommes peuvent façonner quand ils sont libres – en arrive à dire : « Je ne crois pas que distribuer des chaussettes et des chaussures soit de la responsabilité de l’État. C’est, en vérité, la responsabilité de la famille. Cette activité n’aurait jamais dû être socialisée. C’est une activité qui appartient naturellement à l’économie de marché. »</p>
<p>Dans ces circonstances, quelle serait la réponse à la formulation d’un tel point de vue ? Si l’on se base sur ce que l’on entend partout dès lors qu’une activité est socialisée, même au cours d’une courte période, la litanie la plus commune nous reviendrait aux oreilles un peu dans ces termes : « Ah, mais vous êtes le genre de personne qui laisserait les pauvres enfants sans chaussures ! »</p>
<p>Néanmoins, dans ce cas précis, comme cette activité n’a pas été socialisée, nous sommes capables de dire que les enfants pauvres sont mieux chaussés dans les pays où les chaussettes et les chaussures sont de la responsabilité de la famille que dans les pays où elles sont de la responsabilité de l’État. Nous sommes capables de démontrer que les enfants pauvres sont mieux chaussés dans les pays qui sont libres de commercer que dans les pays où le commerce est restreint.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjgvMTEyODA2LWxlY29ub21pZS1kZS1tYXJjaGUtZXN0LXNvdXJkZS1lbnZlcnMtbGEtcGF1dnJldGUvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzQwNw==" rel=\"attachment wp-att-112893\"><img class="alignright  wp-image-112893" title="imgscan contrepoints 2013407" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/imgscan-contrepoints-2013407-912x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="337" /></a>Il est vrai que l’économie de marché ne reconnait pas plus les pauvres qu’elle ne reconnait les riches. C’est plutôt un moyen organisationnel de réaliser les choses, où figure en premier lieu l’ouverture, ce qui permet à des millions de gens de coopérer et de se concurrencer sans avoir besoin de fournir au préalable la preuve d’un certain pedigree : nationalité, couleur de peau, race, religion ou encore niveau de vie. Elle demande en revanche que chaque personne se comporte selon des principes volontaires, c’est-à-dire le <em>fair-play</em>. Le marché libre est une invitation à l’échange ; c’est la justice impersonnelle de la sphère économique et elle exclut l’usage de la force, le pillage, le vol, le protectionnisme, et toutes les procédures hostiles à l'économie de marché par lesquelles on échange des biens et des services. Elle ouvre la possibilité pour tous les mortels d’agir moralement parce qu’on leur laisse la liberté d’agir moralement.</p>
<p>On doit admettre que la nature humaine est pleine de défauts, et ses imperfections se retrouvent également au cours des échanges marchands. Mais l’économie de marché ouvre la possibilité pour les gens d’opérer en plein accord avec le meilleur de leurs principes moraux. Et toutes les observations démontrent que les pauvres tirent meilleur parti des choses dans ces circonstances que lorsque leur chemin est entravé comme c’est le cas sous le socialisme.</p>
<div>
<p>----<br />
<em>Un article de la série « Clichés du socialisme » de la Fondation pour l’Éducation Économique (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mZWUub3JnLw==">FEE</a>) qui cherche à aider ceux qui dénoncent ces erreurs intellectuelles et mettent l’accent sur les mérites de la liberté.</em></p>
<p>Traduction : JATW pour <em>Contrepoints</em>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMzEvNjI1OTQtbGEtY29tcGxleGl0ZS1kZS1sYS1zb2NpZXRlLWp1c3RpZmllLWxhLXJlZ3VsYXRpb24=">Cliché du socialisme : La complexité de la société justifie la régulation étatique</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuY29udHJlcG9pbnRzLm9yZy8yMDEyLzA0LzA4Lzc2NDIyLWNsaWNoZS1kdS1zb2NpYWxpc21lLXRheG9ucy1sZXMtcmljaGVzLXBvdXItYWlkZXItbGVzLXBhdXZyZXM=" target=\"_blank\">Cliché du socialisme : Taxons les riches pour aider les pauvres</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMzAvNzY2MTctY2xpY2hlLWR1LXNvY2lhbGlzbWUtNzEtbGEtc3BlY3VsYXRpb24tZGV2cmFpdC1ldHJlLWRlY2xhcmVlLWhvcnMtbGEtbG9p">Cliché du socialisme : La spéculation devrait être déclarée hors la loi</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMTYvNzY2MDMtY2xpY2hlLWR1LXNvY2lhbGlzbWUtbm91cy1kZXZvbnMtY2Fzc2VyLWxlLXBvdXZvaXItZWNvbm9taXF1ZQ==">Cliché du socialisme : Nous devons casser le pouvoir économique</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjIvNzY2MjUtY2xpY2gtZHUtc29jaWFsaXNtZS1jaGFxdWUtc2FsYXJpLWRyb2l0LXVuZS1qdXN0ZS1ybXVucmF0aW9u">Cliché du socialisme : Chaque salarié a droit à une "juste rémunération"</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDYvNzY1MjctY2xpY2hlLWR1LXNvY2lhbGlzbWUtdW4tc2FsYXJpZS1kZXZyYWl0LWV0cmUtcmVtdW5lcmUtc2Vsb24tc2EtcHJvZHVjdGl2aXRl">Cliché du socialisme : Un salarié devrait être rémunéré selon sa productivité</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NTI0LWNsaWNoZS1kdS1zb2NpYWxpc21lLW5vdXMtbGUtcGV1cGxlLXBvc3NlZG9ucy1sYS1wcm9wcmlldGUtcHVibGlxdWU=">Cliché du socialisme : "Nous le peuple" possédons la propriété publique !</a></li>
</ul>
<p><strong>Note :</strong></p>
</div>
<div class='footnotes' id='footnotes-112806'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-112806-1'>NdT : Dans le texte original, Leornard E. Read prends l’exemple de la vallée du Tennessee. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-112806-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Idée reçue : le libéralisme détruit la liberté</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/12/09/107086-idee-recue-le-liberalisme-detruit-la-liberte</link>
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		<pubDate>Sun, 09 Dec 2012 07:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[collectivisme]]></category>
		<category><![CDATA[collectivistes]]></category>
		<category><![CDATA[Etat-providence]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>

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		<description><![CDATA[Les collectivistes accusent les libéraux de privilégier leur liberté sur celle des autres. Un raisonnement fallacieux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les collectivistes accusent les libéraux de privilégier leur liberté sur celle des autres. Un raisonnement fallacieux.</strong><br />
<span id="more-107086"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMjMvOTEyNDQtbGEtbGliZXJ0ZS11bmUtZXQtaW5kaXZpc2libGUvbGliZXJ0ZS0y" rel=\"attachment wp-att-91246\"><img class="aligncenter  wp-image-91246" title="liberté" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/liberté.jpg?16fe88" alt="" width="426" height="315" /></a></p>
<p>Les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMDgvMTAzNjQ3LWF2aXMtYXV4LWRldHJhY3RldXJzLWR1LWxpYmVyYWxpc21l">détracteurs du libéralisme</a> l'accusent souvent d'être un système auquel, pour qu'il fonctionne, tous les individus d'une société sont tenus d'adhérer. La réduction du rôle de l’État aux fonctions régaliennes – ou sa disparition pure et simple – souhaitée par les libéraux s'imposeraient à tous ; les libéraux souhaiteraient donc, à l'instar des collectivistes qu'ils dénoncent, imposer leurs préférences individuelles. Pourtant, le pluralisme est possible et le libéralisme l'encourage, en faisant du libre consentement un principe des relations humaines.</p>
<p>Un exemple régulièrement utilisé dans la tentative de démonstration des collectivistes est la Sécurité sociale. Les collectivistes exigent l'adhésion de tous, au motif que sans la contribution des plus aisés, le système de redistribution ne pourrait plus fonctionner. L'apport des plus aisés, inférieur à ce qu'ils reçoivent, permet de financer ceux qui reçoivent plus qu'ils ne contribuent ; si certains individus venaient à cesser de contribuer, la péréquation serait difficile voire impossible. Pour maintenir à flot – <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTIvMTAvMTUvMTc5MTctYXUtMTUtb2N0b2JyZS0yMDEyLXBvdXItbGEtc2VjdXJpdGUtc29jaWFsZS10b3V0LXZhLWJpZW4=">tant bien que mal</a> – la Sécurité sociale, il est nécessaire de forcer les plus productifs à adhérer au système.</p>
<p>Les libéraux, pour qui le consentement de l'individu est fondamental dans les relations humaines, revendiquent le droit de ne pas contribuer au système de redistribution. Ils mettent ainsi en péril le mécanisme de redistribution, d'où le raisonnement des collectivistes : les libéraux, en revendiquant leur liberté, empêchent les autres de choisir un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMDcvOTk3MjQtYXluLXJhbmQtYS1jb21tZS1hbHRydWlzbWU=">système de redistribution</a>, qui résulterait qui plus est d'un choix démocratique.</p>
<p>Mais la démocratie n'est pas censée donner aux uns le pouvoir de décider comment ils vont utiliser l'argent des autres. Elle n'est sinon que tyrannie de la majorité, mettant l'individu à la merci du nombre ou de tout groupe se revendiquant représenter la majorité. Rien n'empêche en outre les tenants d'une assurance-maladie redistributive de recréer cette institution, sans lui donner toutefois de caractère coercitif. L'adhésion libre, i.e. le consentement des individus, n'empêche pas la péréquation d'avoir lieu, mais elle ne requiert pas <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTEvMTA0MDgwLWxldGF0LXByb3ZpZGVuY2UtZGVzdHJ1Y3Rpb24tcHJhZ21hdGlxdWU=">le sacrifice de certains pour les autres</a>. Un système d'assurance-maladie peut exister sans avoir de caractère coercitif, la solidarité également, l'histoire en a fourni <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMjMvNzQyNTQtbGEtc29saWRhcml0ZS1hdmFudC1sZXRhdC1wcm92aWRlbmNl">de nombreux exemples</a>.</p>
<p>Ce que les collectivistes dénoncent, c'est que le libéralisme, en mettant en avant l'importance du consentement, met en danger leur liberté de jouir comme ils l'entendent du fruit du travail des autres. La liberté revendiquée par les libéraux de choisir pour eux-mêmes met effectivement en péril la liberté des collectivistes de choisir pour les autres. Le collectivisme n'accorde aucun droit à l'individu et considère que sa vie appartient au groupe, que le groupe peut le sacrifier à tout instant ; le libéralisme considère que le groupe est composé d'individus et qu'on ne peut pas prétendre donner des droits au groupe en bafouant ceux des individus qui le composent. De la même façon, on ne peut prétendre servir l'intérêt général ou le bien commun en le rendant extérieur et supérieur au bien individuel, puisque la société est la somme des individus qui la composent.</p>
<p>Ce n'est pas parce qu'ils ne seraient pas imposés à chacun que la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjMvODQyNzQtY3Jpc2UtZGUtbGV0YXRwcm92aWRlbmNlLXJlZG9ubmVyLWxldXItY2hhbmNlLWF1LWRvbi1ldC1sYS1waGlsYW50cm9waWUtcHJpdnM=">solidarité</a>, la protection contre le chômage ou les accidents de la vie et la prévoyance pour la retraite <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMDcvOTMwMTMtYXByZXMtbGV0YXQtcHJvdmlkZW5jZQ==">n'existeraient pas dans un système libéral</a>. Ils seraient librement consentis, donc légitimes et justes, et les collectivistes pourraient recréer un équivalent non coercitif à l’État-providence s'ils le souhaitent. Que les libéraux veuillent choisir, pour eux-mêmes, de ne pas prendre part à un système, n'impose rien à ceux qui le souhaitent ; l'éthique leur impose en revanche de respecter les préférences individuelles. Ce qui semble une évidence n'en est apparemment pas une : la liberté pour tous permet à chacun de choisir.</p>
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		<title>Le libéralisme est-il soluble dans l’alcool ?</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Dec 2012 07:20:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Gave</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[loi du plus fort]]></category>
		<category><![CDATA[Lumières]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois idées reçues concernant le libéralisme qui tiennent davantage de la mauvaise foi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Trois idées reçues concernant le libéralisme qui tiennent davantage de la mauvaise foi.</strong></p>
<p><strong>Par Charles Gave.</strong><span id="more-106611"></span><br />
<em>Publié en collaboration avec l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2luc3RpdHV0ZGVzbGliZXJ0ZXMub3Jn">Institut des libertés</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjExLWxlLWxpYmVyYWxpc21lLWVzdC1pbC1zb2x1YmxlLWRhbnMtbGFsY29vbC92YXJpb3Vz" rel=\"attachment wp-att-106615\"><img class="alignleft  wp-image-106615" title="VARIOUS" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/alcool.jpg?16fe88" alt="" width="301" height="214" /></a>Je le confesse, et sans aucune honte, je suis libéral autant qu’on peut l’être. En bon libéral, j’accepte toujours la discussion avec ceux qui ne partagent pas mes points de vue, en vertu du principe exprimé par le plus grand Président que les États-Unis aient connu qui disait aux partisans de l’esclavagisme : « Je déteste tout ce que vous dites, mais je détesterais encore plus un pays ou vous ne pourriez pas le dire ».</p>
<p>Ce qui m’amène à mon sujet, c’est-à-dire au moment où je n’ai plus envie de discuter avec celui qui est en face de moi non pas parce qu’il serait incompétent, ce qui peut se corriger, mais parce qu’il est de mauvaise foi, ce qui est insupportable. Je me surprends à dire : « Monsieur brisons en là, vous êtes un âne » quand on m’oppose les arguments suivants :</p>
<p><strong>« Le libéralisme est d’origine anglo-saxonne et en y adhérant vous trahissez le génie français, exprimé par exemple dans les Lumières »</strong></p>
<p>Voila deux grosses bêtises en une seule phrase. D’abord une bonne moitié des grands théoriciens du libéralisme dans l’histoire ont été français (citons au passage <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTW9udGVzcXVpZXU=">Montesquieu</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQ29uc3RhbnQ=">Benjamin Constant</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSmVhbi1CYXB0aXN0ZV9TYXk=">Say</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvVG9jcXVldmlsbGU=">Tocqueville</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQmFzdGlhdA==">Bastiat</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSmFjcXVlc19SdWVmZg==">Rueff</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUmF5bW9uZF9Bcm9u">Raymond Aron</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSmVhbi1GcmFuJUMzJUE3b2lzX1JldmVs">Jean-François Revel</a>, qui tous se sont attachés à expliquer la relation qui unissait le marché à la démocratie) tandis qu’une bonne partie du reste a été autrichienne (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTHVkd2lnX3Zvbl9NaXNlcw==">Von Mises</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSGF5ZWs=">Hayek</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSm9zZXBoX1NjaHVtcGV0ZXI=">Schumpeter</a>), les anglo-saxons constituant une illustre cohorte, mais sans doute moins fournie en nombre (mon préféré étant <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTWlsdG9uX0ZyaWVkbWFu">Milton Friedman</a> tant il avait comme Bastiat le génie de la vulgarisation).</p>
<p>Ces esprits faibles confondent la réflexion théorique avec l’application dans la réalité. Le fait que les élites gouvernantes françaises n’aient jamais voulu appliquer le libéralisme dans la pratique si l’on excepte de courtes périodes au XIXème et un peu au début de la Ve République alors que les États-Unis et l’Angleterre s’en inspiraient massivement porte simplement condamnation de la nullité de nos élites qui ont amené notre pays, en deux siècles et demi, de la première puissance mondiale à l'un des « Lander » allemands, et du plus grand créateur culturel à un pays rempli de musées et mort à la Culture.</p>
<p>Quant aux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTHVtaSVDMyVBOHJlc19mcmFuJUMzJUE3YWlzZXM=">Lumières</a>, le libéralisme représente, et représente <em>seul</em>, la pensée des lumières appliquée à la création de richesse et à la seule justice sociale qui compte, c’est-à-dire comment arriver au plein emploi. Le fait que les mots « Lumières »  et « Libertés » aient été capturés au XIXe par des gens qui soutenaient et soutiennent encore le socialisme et son cortège d’assassinats , de génocides, de ruines financières et économiques relève de la captation d’héritage. Le libéralisme a comme clé de voute la liberté, comme son nom l’indique, tandis que pour le socialisme, c’est le goulag.</p>
<p><strong>« Le Libéralisme est d’extrême-droite »</strong></p>
<p>Quelle imbécillité foudroyante ! Au XIXe siècle, trois personnes débattaient dans la sphère politique. 1/ Le conservateur, qui pense que pour régler les problèmes, il faut en chercher les solutions dans le passé et empêcher tout mouvement (Metternich). 2/ Le socialiste, qui a un plan dans sa tête sur la façon dont les choses devraient marcher et qui veut conquérir l’État pour l’imposer par la force (Lénine en version dure ou Mitterrand en version molle). 3/ Le libéral enfin qui pense que les progrès se font par petits sauts minuscules, améliorant le sort de tout un chacun et que pour cela la liberté est nécessaire et que l’État dans le monde moderne est le principal ennemi des libertés comme l’avait fort bien compris <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQmVydHJhbmRfZGVfSm91dmVuZWw=">Jouvenel</a> par exemple.</p>
<p>Les socialistes qui dominent le discours actuel nous servent le sophisme suivant sans cesse : vous êtes contre l’augmentation du poids de l’État dans l’économie, donc vous êtes en faveur des riches, donc vous êtes contre les pauvres. À cela une seule réponse : pendant les années Mitterrand, les dépenses sociales ont augmenté plus vite en GB avec madame Thatcher qu’en France, parce que là-bas, on avait favorisé les entrepreneurs au lieu de les faire fuir. Du coup, les Anglais bénéficiaient du plein emploi et les pauvres étaient plus riches chez eux que chez nous et surtout ils retrouvaient leur dignité en trouvant un travail…</p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDMvMTA2NjExLWxlLWxpYmVyYWxpc21lLWVzdC1pbC1zb2x1YmxlLWRhbnMtbGFsY29vbC9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMTkyLWFsY29vbA==" rel=\"attachment wp-att-106667\"><img class="alignright  wp-image-106667" title="imgscan contrepoints 2192 alcool" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/imgscan-contrepoints-2192-alcool-774x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="397" /></a>« Le Libéralisme serait la loi du plus fort appliquée à l’économie. »</strong></p>
<p>Le libéralisme, c’est le règne de la <em>loi</em> et non pas des hommes ou du social-clientélisme. Prenons un exemple. Le secteur financier (dans lequel je travaille) a capturé le système politique, ce que l’on a fort bien vu dans la dernière grave crise économique (voir pour plus de détails <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0yODQ5NDExMzdYP3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ==">Libéral mais non coupable</a></em>) et tout cela a été légalement autorisé par des hommes politiques qui avaient été achetés. Les banquiers et financiers n’ont pas gagné d’argent en mettant leur capital en risque (la base du libéralisme) mais en achetant la complicité des gens au pouvoir, ce qui n’a rien à voir avec le libéralisme et tout avec le social-clientélisme, cette horrible maladie de la démocratie. Par exemple, permettre la fusion des banques d’affaires et des banques de dépôts comme l’a fait l’administration Clinton aux USA a été un véritable crime dont nous payons encore le coût. Dans un pays libéral, de plus, l’État ne serait pas intervenu pour manipuler le coût des prêts hypothécaires à la baisse afin d'acheter les voix des électeurs avec l’argent d’autres électeurs, et nous n’aurions jamais eu de crise immobilière.</p>
<p>Je ne doute pas que les lecteurs vont réagir à cette petite philippique ; ce serait bien normal et bien sûr, je serai ravi de leur répondre. Cependant, s’ils veulent m’entreprendre sur l’un de ces trois points, ils doivent savoir que je risque de m’énerver…</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2luc3RpdHV0ZGVzbGliZXJ0ZXMub3JnL2xlLWxpYmVyYWxpc21lLWVzdC1pbC1zb2x1YmxlLWRhbnMtbGFsY29vbC8=">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDgvMDEvMzc3MTktbGUtcmVuYXJkLWxpYnJlLWRhbnMtbGUtcG91bGFpbGxlci1saWJyZQ==">Le renard libre dans le poulailler libre</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTAvMTAvNDk5MjEtbGUtbGliZXJhbGlzbWUtY2VzdC1sYS1sb2ktZHUtcGx1cy1mb3J0">Le libéralisme, c'est la loi du plus fort</a></li>
</ul>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=106611" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Cliché du socialisme : &quot;Nous le peuple&quot; possédons la propriété publique !</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/12/03/106524-cliche-du-socialisme-nous-le-peuple-possedons-la-propriete-publique</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Dec 2012 06:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Foundation for Economic Education</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[droit de propriété]]></category>
		<category><![CDATA[propriété privée]]></category>
		<category><![CDATA[propriété publique]]></category>
		<category><![CDATA[service public]]></category>

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		<description><![CDATA[Les choses qui sont détenues en privés par un tiers sont beaucoup plus disponibles pour notre propre usage et sous notre propre contrôle que ne le sont celles qui appartiennent á la «propriété publique».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les choses détenues de façon privative sont beaucoup plus disponibles pour notre propre usage et sous notre propre contrôle que ne le sont celles qui appartiennent à la «propriété publique».</strong><br />
<span id="more-106524"></span><br />
<strong>Par Leonard E. Read (FEE), États-Unis.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEwNjYwMg==" rel=\"attachment wp-att-106602\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106602" title="tour-eiffel" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/tour-eiffel.jpg?16fe88" alt="" width="480" height="360" /></a></p>
<p>La propriété publique et le contrôle gouvernemental sont synonymes – ces expressions sont deux manières d'exprimer une idée identique.</p>
<p>Cette représentation populaire se résume dans l'idée que les ressources ou les services sont notre possession à « nous le peuple » quand ils sont sous la protection et la disposition de la propriété publique. Il s’ensuit que « nous le peuple » sommes des objets victimes de l’exploitation lorsque les ressources sont dans les mains de la propriété privée et des échanges volontaires. Le socialisme – ou propriété publique - continuera de se propager aussi longtemps que cette interprétation dominera.</p>
<p>Au Brésil, par exemple, l'exploration et le raffinage privés du pétrole sont refusés à la fois aux entrepreneurs nationaux et étrangers [<sup class='footnote'><a href='#fn-106524-1' id='fnref-106524-1' onclick='return fdfootnote_show(106524)'>1</a></sup>]. Le gouvernement a le monopole de cette industrie. En conséquence, les Brésiliens s’exclament innocemment "0 petroleo é nosso", le pétrole est nôtre ! Mais si seulement ils regardaient dans les réserves de pétrole, ils découvriraient que pour chaque gallon de pétrole produit, il s’en rajoute deux autres qui proviennent d’entreprises privées étrangères. Mais le tout passe pour ce qu'ils appellent naïvement «nôtre». Quelle en est la raison ? La propriété et les opérations du gouvernement ne produisent qu’un tiers de la quantité nécessaire à la consommation locale. Il est nécessaire d’importer 200 000 barils par jour pour y répondre.</p>
<p>Si nos Indiens avaient suivi cette logique brésilienne, ils auraient pu s'écrier, il y a 500 ans, « Le pétrole est nôtre». Même s’ils n'étaient pas au courant de l’existence de cette ressource nouvelle encore inexploitée. Cependant, pour en arriver à de pareilles absurdités, nous pourrions, après avoir planté le drapeau américain sur la lune, affirmer que ce satellite est "le nôtre". Je me demande simplement à quoi servent ces déclarations de propriété à l’encontre de toutes ces ressources ou services indisponibles ?</p>
<p>Contrairement aux idées reçues, « la propriété publique », ainsi nommée, n’est  définitivement pas équivalente à « la propriété du peuple ». Si c'était le cas, nous pourrions échanger nos parts appartenant à l’EDF [<sup class='footnote'><a href='#fn-106524-2' id='fnref-106524-2' onclick='return fdfootnote_show(106524)'>2</a></sup>] ou celles de la poste contre quelques euros, tout comme nous pouvons échanger les parts d’une société anonyme en euro.</p>
<p>Deux conditions au moins sont nécessaires pour que la propriété existe : (1) avoir un titre, et (2) en avoir le contrôle. Sous l’Italie fasciste, les titres des actifs restaient dans les mains du privé, mais l’État en assumait par la force le contrôle. Les titres étaient absolument vidés de sens. Sans contrôle, la propriété est une pure fiction.</p>
<p>D'une façon très vague «Nous le peuple» sommes censés avoir des droits de contrôle sur EDF, par exemple. En fait, nous n'en avons même pas le vestige. Je ne suis pas plus aux commandes de cette entreprise socialiste qui gère l’énergie et la lumière que je contrôle la mise en orbite des hommes dans l'espace. Certains pourront me rétorquer : « Mais tu n’es pas plus au commande de la société privée dans laquelle tu détiens des actions. » Il est vrai que je ne remplis aucune fonction de direction, mais j’ai le pouvoir de conserver ou vendre mes parts, ce qui veut dire que je contrôle si oui ou non je décide de partager les gains ou les pertes de cette société. De plus, je suis libre de choisir si oui ou non je décide de travailler pour cette société, d'acheter ou non ses produits. L’exercice de mon contrôle à l'égard d’une entreprise non gouvernementale est bien réel, dans les faits.</p>
<p>Qui contrôle alors EDF, La Poste, etc. ? Au mieux, c’est un pouvoir nébuleux et changeant, souvent difficile à identifier. Enracinées dans le pillage politique, la propriété et l’exploitation publiques exercent un contrôle irresponsable, c’est-à-dire qu'il n'y a jamais de responsabilité qui corresponde précisément à leur autorité. Le maire d'une ville peut exercer une autorité <em>complète </em>concernant le système de distribution collective des eaux de sa ville. Mais en cas de défaillance, la responsabilité ne sera en aucun cas assumée proportionnellement par lui. Ils « se renverront la balle », comme ils disent. La plupart des gens ont soif d’autorité quand ils sont sûrs qu’il n’y a aucune responsabilité qui y est attachée. Cela explique en partie pourquoi la carrière du politique est si attrayante et pourquoi « nous le peuple » ne sommes pas propriétaires – même de loin – de ce qui se déroule au nom de la propriété publique.</p>
<p>Nous ne possédons vraiment les choses que dans l'exacte mesure où nous détenons le titre et le contrôle exclusif de ce sur quoi nous exerçons notre responsabilité. Laissez tout citoyen faire l’inventaire de ce qu'il possède. Vous verrez, en large proportion, des biens et des services obtenus au gré des ressources privées du libre-échange : l’énergie et la lumière, des appareils photos, une voiture, de l'essence, ou n'importe lequel des millions de biens et services qui nous permettent de vivre. Les choses qui sont détenues de façon privative sont beaucoup plus disponibles pour notre propre usage et sous notre propre contrôle que ne le sont celles qui appartiennent à la «propriété publique».</p>
<p>La propriété publique crée souvent des illusions déconcertantes et, en même temps, séduisantes. Par exemple, les personnes desservies par EDF utilisent beaucoup plus de puissance et de lumière que si elles étaient servies par une entreprise privée. Pourquoi ? EDF facture moins que le prix réel. Est-ce en raison de coûts de production faibles ? Certainement pas ! Tous les citoyens qui composent la nation sont imposés pour couvrir les pertes d'EDF [<sup class='footnote'><a href='#fn-106524-3' id='fnref-106524-3' onclick='return fdfootnote_show(106524)'>3</a></sup>]. Mais on peut difficilement qualifier l’énergie et la lumière acquises de cette façon comme «les nôtres» dans la mesure où tout bien ou service pris par la force est en fait extorqué à ses véritables propriétaires. Pour comprendre ce que le socialisme signifie quand il est mis en œuvre en tout domaine, il suffit simplement de jeter un coup d’œil à « l’économie communiste » russe.</p>
<p>Si l’on prend un autre exemple, le responsable politique du système de distribution des eaux de New York a rejeté le métrage de l’eau en basant son argument sur le fait que l'eau est un service social dont les New-Yorkais ont le droit de bénéficier en tant que citoyens. L'illusion : c’est qu’il est doux de vivre là où la mise à disposition de l'eau est gratuite ! Oui, sauf que l’agence de distribution des eaux de New York, qui s’appuie sur la puissante rivière de l’Hudson, se trouve dorénavant dans une situation de pénurie des eaux. Maintenant, on se trouve dans le cas d’une propriété publique pure et simple. Mais remarquons que l’eau appartenant à la « propriété publique » a tari l'eau à usage privé. Comment appelle-t-on un service public qui, en privant les individus de propriété et de contrôle, leur refuse au final le service promis ?</p>
<p>Si ce qui nous intéresse est la propriété privée disponible – dont on peut jouir par le titre et en y exerçant notre propre contrôle – alors nous ferions bien de préserver la propriété privée ainsi que le libre échange d’un marché ouvert. Pour preuve, porter simplement votre attention sur un réservoir d’essence, un placard, un garage, ou encore une casserole sur le feu !</p>
<p>----<br />
<em><em>Un article de la série « Clichés du socialisme » de la Fondation pour l’Éducation Économique (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mZWUub3JnLw==">FEE</a>) qui cherche à aider ceux qui dénoncent ces erreurs intellectuelles et mettent l’accent sur les mérites de la liberté.</em></em></p>
<p>Traduction : JATW pour <em>Contrepoints</em>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMzEvNjI1OTQtbGEtY29tcGxleGl0ZS1kZS1sYS1zb2NpZXRlLWp1c3RpZmllLWxhLXJlZ3VsYXRpb24=">Cliché du socialisme : La complexité de la société justifie la régulation étatique</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuY29udHJlcG9pbnRzLm9yZy8yMDEyLzA0LzA4Lzc2NDIyLWNsaWNoZS1kdS1zb2NpYWxpc21lLXRheG9ucy1sZXMtcmljaGVzLXBvdXItYWlkZXItbGVzLXBhdXZyZXM=" target=\"_blank\">Cliché du socialisme : Taxons les riches pour aider les pauvres</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMzAvNzY2MTctY2xpY2hlLWR1LXNvY2lhbGlzbWUtNzEtbGEtc3BlY3VsYXRpb24tZGV2cmFpdC1ldHJlLWRlY2xhcmVlLWhvcnMtbGEtbG9p">Cliché du socialisme : La spéculation devrait être déclarée hors la loi</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMTYvNzY2MDMtY2xpY2hlLWR1LXNvY2lhbGlzbWUtbm91cy1kZXZvbnMtY2Fzc2VyLWxlLXBvdXZvaXItZWNvbm9taXF1ZQ==">Cliché du socialisme : Nous devons casser le pouvoir économique</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjIvNzY2MjUtY2xpY2gtZHUtc29jaWFsaXNtZS1jaGFxdWUtc2FsYXJpLWRyb2l0LXVuZS1qdXN0ZS1ybXVucmF0aW9u">Cliché du socialisme : Chaque salarié a droit à une "juste rémunération"</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDYvNzY1MjctY2xpY2hlLWR1LXNvY2lhbGlzbWUtdW4tc2FsYXJpZS1kZXZyYWl0LWV0cmUtcmVtdW5lcmUtc2Vsb24tc2EtcHJvZHVjdGl2aXRl">Cliché du socialisme : un salarié devrait être rémunéré selon sa productivité</a></li>
</ul>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-106524'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-106524-1'>NdT : cet article fut rédigé par Leonard E. Read avant 1989, date à laquelle le Brésil voit la privatisation partielle de Repsol, suivie d’une privatisation totale en 1999. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-106524-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-106524-2'>NdT : L’auteur a pris l’exemple de la TVA, acronyme Américain pour la « Tennesee Valley Authority » : une agence nationale américaine pour la gestion de l’énergie, des eaux, des côtes ainsi que des informations sur le développement énergétique régional, etc. En Français, l’équivalent serait l’EDF. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-106524-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-106524-3'>NdT : L’argument de l’auteur est essentiellement logique. Si l’on réfère à la réalité économique française (dont seulement le traducteur fait l’invocation) alors les questions de déficit sont encore plus dramatique que ce que l’auteur avait pu concevoir dans l'article original. Concernant la double taxation de l’électricité en France grâce aux subventions, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25zby8yMDEyLzA3LzA2LzA1MDA3LTIwMTIwNzA2QVJURklHMDA2NDAtZWRmLWV4cG9zZXMtYS1kZXMtc3VidmVudGlvbnMtdHJvcC1jb3V0ZXVzZXMucGhw">voir <em>Le Figaro</em></a>. Et en ce qui concerne l’irresponsabilité inhérente au système propre à la gestion de l’argent public, on décèle facilement des dérives telles que celles de la caisse centrale des activités sociales d’EDF, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2Vjb25vbWllL2FydGljbGUvMjAxMS8xMi8wNy9sZS1jZS1kLWVkZi1ldC1nZGYtc3Vlei12YS1wZXJkcmUtNDItbWlsbGlvbnMtZC1ldXJvcy1lbi0yMDExXzE2MTQ1NzZfMzIzNC5odG1s">voir <em>Le Monde</em></a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-106524-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Laissez-faire et progrès social</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/11/30/106282-laisser-faire-et-progres-social</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Nov 2012 06:29:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex Korbel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[étatisme]]></category>
		<category><![CDATA[interventionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[laissez-faire]]></category>

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		<description><![CDATA[L'assistance de l’État envers l’échec ne soulage que ceux qui sont assez chanceux pour recevoir le butin de l’argent public au détriment de tous les autres.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'assistance de l’État envers l’échec ne soulage que ceux qui sont assez chanceux pour recevoir le butin de l’argent public au détriment de tous les autres.</strong><br />
<span id="more-106282"></span><br />
<strong>Par Alex Korbel.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEwNjI4Mw==" rel=\"attachment wp-att-106283\"><img class="aligncenter  wp-image-106283" title="hands-off-decal" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/hands-off-decal.jpg?16fe88" alt="" width="560" height="420" /></a></p>
<p>Depuis le début de la crise, j’ai entendu beaucoup de personnes affirmer que l’éventuelle adoption par le gouvernement d’une politique de laisser-faire économique reviendrait à ne rien faire contre la crise. À baisser les bras face aux événements hier ; à capituler face à la récession aujourd’hui.</p>
<p>Le postulat sous-jacent est qu’il est toujours – toujours ! – mieux que le gouvernement fasse quelque chose plutôt qu’il s’abstienne. Recommander au gouvernement qu’il cesse pour une fois de tenter de contrôler la vie économique est vu comme une façon de céder au désespoir. Certains ajoutent qu’en démocratie, jamais l’électorat ne tolèrerait une telle politique.</p>
<p>Cette étrange idée repose sur deux principes qui sont admis comme vrais sans démonstration. Le premier est que le gouvernement saurait comment améliorer la situation. Le second est qu’il a intérêt à le faire.</p>
<p>« Si seulement il avait le champ dégagé pour prendre toutes les mesures correctives nécessaires, on verrait bientôt la croissance dopée, l’emploi restauré et la souffrance soulagée ! »</p>
<p>On dit des commentateurs qui objectent à la mise en place de ces mesures qu’ils sont à n’en pas douter des rabat-joie aux idées dépassées, des saboteurs probablement égoïstes voire des anarchistes en boutons de manchette.</p>
<p>« Le gouvernement n’a qu’à appuyer sur l’accélérateur au moyen d’une politique d’expansion budgétaire (davantage de dépenses de l’État) et monétaire (encore plus d’inflation) et le moteur économique s’accélèrera. Et si le gouvernement a déjà pris de telles mesures dans le passé sans résultat, c’est qu’il doit encore presser plus fort sur l’accélérateur ! »</p>
<p>Un peu comme si le gouvernement doublait sa mise après chaque échec à la roulette. Sauf qu’il le fait avec votre argent et celui de vos enfants. Suis-je le seul à penser qu’il doit sûrement exister une approche plus responsable&nbsp;?</p>
<p><strong>Pour la liberté économique et le progrès social</strong></p>
<p>Une entreprise qui perd de l’argent est une entreprise qui ne parvient pas à accomplir sa mission qui est de satisfaire durablement les personnes qu’elle sert : ses clients. Certains analystes – dont je fais partie – recommandent que le gouvernement reste à l’écart quand une entreprise fait faillite. Ce n’est qu’en laissant une entreprise qui perd de l’argent faire faillite que l’on pourra améliorer la situation à moyen et long terme.</p>
<p>Les ressources humaines et matérielles seront réaffectées loin de cette entreprise. Ces ressources iront où les perspectives de satisfaire les préférences des consommateurs actuels et futurs sont meilleures.</p>
<p>Les faillites d’entreprises, le chômage et les autres développements dramatiques en temps de crise attestent que des erreurs humaines ont été faites. Ces erreurs doivent être corrigées, pas encouragées.</p>
<p>Quand le gouvernement, face à une entreprise non rentable, veut la soutenir à coup de renflouements, de prêts bon marché, de subventions, il ne fait que retarder (au mieux) ou empêcher (au pire) la nécessaire réallocation des talents humains et des moyens matériels dans l’économie.</p>
<p>Cette assistance de l’État envers l’échec ne soulage que ceux qui sont assez chanceux pour recevoir le butin de l’argent public au détriment de tous les autres.</p>
<p>Pire, en brouillant les signaux de prix, en falsifiant et en rendant illisible le signal de la profitabilité qui indique aux personnes comment agir le plus raisonnablement possible afin d’assurer la prospérité sociale, l’État ne fait que préserver une répartition économiquement irrationnelle des ressources et crée ainsi une bombe à retardement qui explosera plus tard sous la forme d’un crise plus grave encore.</p>
<p>Ainsi, ce qui semble être de prime abord de la compassion est en réalité une assistance fallacieuse envers certains au détriment des autres et – à moyen et long terme en empêchant le progrès social général – au détriment de tous.</p>
<p>Ceux qui cèdent au désespoir sont donc ceux qui insistent pour que le gouvernement agisse, même s’il ne peut pas agir de façon constructive et si ses actions ne font qu’apaiser à court terme les symptômes de l’échec sans le soigner, garantissant ainsi une détérioration de la situation.</p>
<p>On ne progresse pas en récompensant l’échec. On ne bâtit pas un monde meilleur en faisant durer le pire.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FsZXhrb3JiZWwud29yZHByZXNzLmNvbS8yMDEyLzExLzIzL2xhaXNzZXItZmFpcmUtZXQtcHJvZ3Jlcy1zb2NpYWwv">Sur le web</a>. Publié initialement<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LWxhaXNzZXItZmFpcmUtZXQtcHJvZ3Jlcy1zb2NpYWwuYXNweD9jb250cmlidXRvcj1BbGV4K0tvcmJlbCZhbXA7YXJ0aWNsZT00MTMyOTk3NjgyRzEwMDIwJmFtcDtyZWRpcmVjdD1GYWxzZQ=="> sur 24hgold.com</a>.</p>
<p>Intertitre inspiré de l’Aleps (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnLw==" target=\"_blank\">l’Association pour la Liberté Économique et le Progrès Social</a>).</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Surconsommation : revenir à la sobriété originelle du libéralisme</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/11/29/106085-revenir-a-la-sobriete-originelle-du-liberalisme</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 07:30:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin de Salle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[consumérisme]]></category>
		<category><![CDATA[écologisme]]></category>
		<category><![CDATA[épargne]]></category>
		<category><![CDATA[Etat-providence]]></category>
		<category><![CDATA[innovations]]></category>
		<category><![CDATA[keynésianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Plans de relance]]></category>
		<category><![CDATA[surconsommation]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne nous trompons pas : l’incitation à consommer à tout prix n’est pas libérale. Elle est keynésienne et donc social-démocrate.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ne nous trompons pas : l’incitation à consommer à tout prix n’est pas libérale. Elle est keynésienne et donc social-démocrate.</strong><br />
<span id="more-106085"></span><br />
<strong>Par Corentin de Salle, depuis la Belgique.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEwNjEyNg==" rel=\"attachment wp-att-106126\"><img class="alignleft  wp-image-106126" title="Surconsommation" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/Surconsommation.jpg?16fe88" alt="" width="320" height="240" /></a>Dans le cortège des reproches martelés contre le libéralisme revient de manière récurrente celui de pousser à la surconsommation, au gaspillage des ressources et à l’endettement des ménages.</p>
<p>Pourtant, Adam Smith, le père du libéralisme économique, fustigeait le goût des dépenses immodérées pour les <em>"colifichets, bagatelles et autres niaiseries"</em> et tenait la passion dépensière pour <em>"<em>la plus puérile, la plus vile et la plus sotte de toutes les vanités</em>"</em>. Comment expliquer cette hostilité viscérale à la surconsommation ? En raison du sang écossais qui coulait dans ses veines ? Sans doute, mais, plus fondamentalement, parce que cet homme, mû par la volonté d’abolir la pauvreté, tenait pour parfaitement immoral tout ce qui portait atteinte à la fécondité du capital. Au cœur du système économique qu’il a inventé, il y a ce constat : le désir d’enrichissement illimité est socialement bénéfique. L’égoïsme est le moteur le plus puissant de création des richesses mais l’argent gagné doit, écrit-il, être réinvesti dans le circuit économique pour créer toujours plus de richesses, toujours plus d’emplois dans la métropole, dans les colonies, dans le monde entier et déboucher ainsi sur <em>"<em>la richesse des Nations</em>"</em>.</p>
<p>Ce serait mentir que de prétendre que le libéralisme n’a rien à voir avec la surconsommation actuelle. En effet, depuis plus de deux siècles et demi, il satisfait les besoins de base et il a démultiplié le pouvoir d’achat des citoyens. Mais ne nous trompons pas : l’incitation à consommer à tout prix n’est pas libérale. Elle est keynésienne et donc social-démocrate. Cette exhortation se retrouve constamment dans la rhétorique des divers "plans de relance". Consommer, c’est, dit-on, relancer la machine économique, favoriser la croissance et créer la prospérité. C’est d’ailleurs le discours tenu par la FGTB et la CSC le week-end dernier. Refusant de comprendre que la survie de l’État-providence implique nécessairement des restrictions budgétaires qui sont d’ailleurs d’application dans toute l’Europe, ces syndicats, hostiles à l’austérité, dramatisent à dessein le coût social desdites restrictions alors même que la Belgique est le pays socialement le plus protecteur d’Europe. Anne Demelenne et Claude Rolin estiment que seule la préservation du pouvoir d’achat permettra de relancer l’économie par la consommation. Invitation est ainsi lancée à chacun à dépenser le peu qu’il possède. Les partisans des plans de relance (ou <em>"stimulistes"</em>), qui se recrutent majoritairement dans la gauche, sont, quand on y réfléchit, les plus ardents avocats du consumérisme.</p>
<p><strong>Diminuer les prélèvements fiscaux à la base</strong></p>
<p>Le libéralisme vise, lui aussi, à préserver et à accroître le pouvoir d’achat mais pas de la même manière et pas pour les mêmes raisons. Ce n’est pas par la redistribution via des allocations qu’il faut garantir le pouvoir d’achat, mais en diminuant simplement les prélèvements fiscaux à la base. Par ailleurs, ce n’est pas exclusivement en consommant qu’on relancera l’économie mais aussi en épargnant, en entreprenant, en investissant, en alimentant les banques de capitaux qui, à leur tour, fournissent des capitaux à l’économie réelle. Pourtant, les Belges, échaudés par la crise, se montrent circonspects par rapport aux incitations à consommer au point que l’épargne atteint des records (230 milliards de capital dormant). Et cela en dépit d’un rendement de l’épargne ridiculement faible (voire négatif, si on tient compte de l’inflation) résultant lui-même d’une politique monétaire pratiquant des taux artificiellement bas.</p>
<p>Mais cette épargne citoyenne (également abondante en France touchée par les mêmes maux), objet de toutes les convoitises des pouvoirs publics confectionnant déjà de futurs emprunts, trahit en réalité une peur de l’avenir. Si l’argent économisé aujourd’hui ne vaut pratiquement rien demain, autant consommer tout de suite et s’anéantir dans un présent perpétuel peuplé de jouissances immédiates et de mensualités échelonnées.</p>
<p>La surconsommation et le surendettement sont les fruits maudits non pas du libéralisme mais des politiques socialistes et social-démocrates d’inspiration keynésienne qui, plutôt que de laisser aux gens le choix de faire ce qu’ils désirent de leur salaire, en ponctionnent à la source la majeure partie et les incitent à en dépenser au plus vite ce qui leur en reste dans des produits et services surtaxés, les privant ainsi de tout moyen pour mener des plans à long terme et des projets de vie responsables. Car c’est bien là le dénominateur commun de toutes ces politiques et des discours syndicalistes paternalistes et victimaires : la déresponsabilisation. <em>"<em>À long terme, nous sommes tous morts"</em> </em>, disait Keynes.</p>
<p><strong>La dématérialisation de l'économie</strong></p>
<p>A contrario, le libéralisme est existentialiste : avant d’être une entité dont il appartient à l’État de veiller à la bonne satisfaction des besoins vitaux, l’homme est un être en "pro-jet", une personne qui engage tout son être dans une direction choisie par lui seul, un individu autonome et responsable à même de "se projeter" dans le futur, d’apprendre, d’épargner, d’investir, d’inventer, d’entreprendre et de créer des richesses et du sens. Briser ce cycle infernal, c’est accepter que la richesse se crée non en consommant mais en travaillant, c’est rompre avec la surconsommation, c’est accepter de ne plus dépenser au-delà de ce que l’on gagne, c’est accepter de ne plus transférer aux générations futures l’obligation de régler nos factures, c’est accepter de revenir à la sobriété des origines du capitalisme, bref c’est accepter l’austérité. C’est accepter de concrétiser des rêves d’accomplissement personnel, lesquels impliquent des privations, des sacrifices, des risques, de la persévérance et de la patience. À ce titre, nos ancêtres - qui ont créé la prospérité de ce pays - étaient plus responsables que nous le sommes. Pour autant, ce n’est pas renoncer à la croissance mais, au contraire, en restaurer les conditions effectives : pas de capitalisme sans capitaux. Ce n’est pas non plus prôner le passéisme. Depuis 60 ans, nous vivons dans une période d’accumulation matérielle de biens de consommation, mais le mouvement s’inverse : désormais,<em> "small is beautiful".</em> Tout se miniaturise et devient plus performant.</p>
<p>Cette sobriété libérale - dont le design épuré et intuitif des produits Macintosh est emblématique - n’est pas celle que prônent les écologistes. Seule une société prospère et technologiquement avancée peut exploiter intelligemment ses ressources et en créer de nouvelles. Une partie croissante des biens de consommation est recyclée. L’augmentation constante du rendement énergétique permet de satisfaire toujours plus de besoins avec de moins en moins de ressources. Des objets chaque jour moins énergivores voient leurs capacités de stockage se démultiplier. Les nanotechnologies entrent en œuvre, annonçant des révolutions technologiques en cascade. Paradoxalement, c’est ce mouvement que l’écologisme entend contrecarrer par son opposition au libéralisme, aux progrès technologiques et à la mondialisation : en prônant le retour à l’économie locale (qui signifie la diminution des échanges et le renoncement aux économies d’échelle, d’énergie et de ressources), l’écologisme est beaucoup plus "matérialiste" que le libéralisme.</p>
<p>Nous nous dirigeons maintenant vers une étape ultérieure : la dématérialisation de l’économie. Fruit de l’économie de marché, du développement technologique, du libre-échange, impliquant la satisfaction préalable des besoins primaires, l’économie immatérielle, c’est avant tout - via ordinateurs, smartphones, mp3 et tablettes - l’industrie du loisir, la culture (cinéma, musique, ouvrages numériques, etc.), l’information, la communication, le multimédia, la formation, l’éducation, etc., soit autant de secteurs qui mobilisent une part croissante de l’activité économique. Cette économie immatérielle fait la part belle à l’épanouissement de soi, révélant que, pour le libéralisme, l’être prime sur l’avoir.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cliché : le libéralisme, c’est la propriété contre les pauvres !</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/11/25/105566-cliche-le-liberalisme-cest-la-propriete-contre-les-pauvres</link>
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		<pubDate>Sun, 25 Nov 2012 08:32:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Tourre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[droit de propriété]]></category>
		<category><![CDATA[droit naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Bastiat]]></category>
		<category><![CDATA[Gustave de Molinari]]></category>
		<category><![CDATA[Murray Rothbard]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>

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		<description><![CDATA[Le respect du Droit naturel de propriété n’est pas la cause de la pauvreté, c’est le contraire : c’est sa violation permanente, constante à travers les époques et les lieux qui est responsable de la pauvreté]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le respect du Droit naturel de propriété n’est pas la cause de la pauvreté, c’est le contraire : c’est sa violation permanente qui en est responsable.</strong><br />
<span id="more-105566"></span><br />
<strong>Par Daniel Tourre.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjUvMTA1NTY2LWNsaWNoZS1sZS1saWJlcmFsaXNtZS1jZXN0LWxhLXByb3ByaWV0ZS1jb250cmUtbGVzLXBhdXZyZXMvbm8tdHJlc3Bhc3Npbmc=" rel=\"attachment wp-att-105671\"><img class="alignleft size-full wp-image-105671" title="No Trespassing" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/No-Trespassing.jpg?16fe88" alt="" width="200" height="141" /></a>Le droit de propriété a mauvaise presse. Il ne serait qu’un prétexte pour protéger les puissants d’une juste distribution des biens. Le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRHJvaXRfZGVfcHJvcHJpJUMzJUE5dCVDMyVBOQ==">droit de propriété </a>serait le mur en barbelés qui empêche la saine justice socialiste contre les puissants en faveur des pauvres.</p>
<p>Comme le droit de propriété est un des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRHJvaXRfbmF0dXJlbA==">droits naturels</a> défendus par le libéralisme, l’étape suivante coule de source : le libéralisme, c’est une idéologie au service des puissants pour justifier les inégalités matérielles.</p>
<p>Le fait que ce message soit martelé à longueur d’antenne n’en fait pas une vérité. En réalité, le droit de propriété est surtout important pour les faibles. Les puissants n’ont jamais eu besoin de personne pour défendre leur propriété.</p>
<p>La possession – même légale – d’un bien ne coïncide pas toujours avec la propriété légitime. Une propriété légitime d’un point de vue libéral est le fruit du travail ou d’un échange librement consenti. Or entre le vol, la corruption étatique, la captation oligarchique ou les manipulations de la monnaie, le droit de propriété libéral est loin d’être respecté. Une partie des reproches faits au droit de propriété sont ainsi paradoxalement le fruit de violations du droit de propriété.</p>
<blockquote><p>J’affirme que les misères et les iniquités dont l’humanité n’a cessé de souffrir ne viennent point de la propriété ; j’affirme qu’elles viennent d’infractions particulières ou générales, temporaires ou permanentes, légales ou illégales, commises au principe de la propriété.</p>
<p>J’affirme que si la propriété avait été, dès l’origine du monde, religieusement respectée, l’humanité aurait constamment joui du maximum de bien-être que comportait, à chaque époque, l’état d’avancement des arts et des sciences, comme aussi d’une entière Justice.</p>
<p>– <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvR3VzdGF2ZV9kZV9Nb2xpbmFyaQ==">Gustave de Molinari</a> (1819-1912), <em>Les soirées de la gare Saint Lazare</em>.</p></blockquote>
<p><strong>Les puissants protègent très bien leur propriété</strong></p>
<p>Les puissants n’ont jamais eu de difficultés pour défendre leur propriété. Du Soudan pendant la guerre civile aux guerriers du Moyen Âge, ceux qui usent de la violence n’ont aucun problème pour disposer et jouir de leur propriété.</p>
<p>Ils la défendent eux-mêmes avec beaucoup d’efficacité – et volent d’ailleurs aussi parfois celle des autres. Après une nuit d’émeute, ce n’est jamais la voiture de luxe avec des vitres fumées que l’on retrouve calcinée sur le parking d’une cité. C’est la voiture bas de gamme d’occasion.</p>
<p>Sous l’emprise d’une mafia, la propriété du parrain local est bien respectée, celle du petit commerçant ou de l’industriel beaucoup moins.</p>
<p>Dans les dictatures corrompues, la propriété des proches du pouvoir ne craint rien, celle du peuple est par contre à la merci d’une confiscation ou d’un détournement. La défense du droit de propriété n’est pas un truc de puissant, c’est un combat fondamental en faveur des plus faibles.</p>
<div id="attachment_105569" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjUvMTA1NTY2LWNsaWNoZS1sZS1saWJlcmFsaXNtZS1jZXN0LWxhLXByb3ByaWV0ZS1jb250cmUtbGVzLXBhdXZyZXMvcHVscC1saWJlcmFsaXNtZS1sYS10cmFkaXRpb24tbGliZXJhbGUtcG91ci1sZXMtZGVidXRhbnRzLTI=" rel=\"attachment wp-att-105569\"><img class=" wp-image-105569 " title="Pulp Libéralisme, La tradition libérale pour les débutants" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/PulpLiberalisme03-titres-de-propriété-1024x696.jpg?16fe88" alt="" width="550" height="373" /></a><p class="wp-caption-text">Extrait de <em>Pulp Libéralisme, la tradition libérale pour les débutants</em>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VkaXRpb25zLXR1bHlzLmZyLw==">Éditions Tulys</a>.</p></div>
<p><strong>Le droit de propriété ne se traduit hélas pas forcément par un titre de propriété légal</strong></p>
<p>Dans de nombreux pays du tiers monde, une large partie des individus (en général les plus pauvres) n’ont aucun titre de propriété légal sur la terre qu’ils cultivent, sur leur habitation ou sur le petit commerce qu’ils ont lancé. Cette absence de titre de propriété légal a plusieurs conséquences néfastes.</p>
<p>D’abord, la spoliation. Ils sont à la merci de n’importe quel bureaucrate, n’importe quelle mafia qui peut les expulser par la force.</p>
<p>Ensuite la difficulté dans les transactions. Ils ont de grosses difficultés à louer, vendre, épargner ou transmettre leur propriété. Le développement économique ne pouvant se faire qu’à travers des échanges, cette vitrification des transactions les empêche de sortir de la misère.</p>
<p>Enfin l’impossibilité d’emprunter. Sans titres de propriété légaux, il n’y a pas de garantie pour emprunter afin de se lancer dans un petit commerce ou une petite industrie. Le crédit devient inaccessible à ceux qui en ont le plus besoin : les pauvres qui disposent de leur capacité de travail mais pas de capitaux. Le prix Nobel Muhammad Yunus, avec son initiative en faveur du micro-crédit, tente de contourner ce problème de l’économie informelle. Le respect du Droit naturel de propriété n’est pas la cause de la pauvreté, c’est le contraire : c’est sa violation permanente, constante à travers les époques et les lieux qui est responsable de la pauvreté.</p>
<blockquote><p>Aux pays sous-développés les conservateurs américains prêchent surtout la vertu de l’investissement étranger privé et la nécessité d’un climat sans risque politique pour accueillir les investissements des pays avancés. On ne saurait mieux dire, mais cela prend souvent des airs d’irréalité pour les peuples sous-développés parce que les conservateurs s’entêtent à ne pas faire la distinction entre l’investissement étranger légitime qui provient du marché libre et l’investissement assis sur des privilèges de monopole et d’immenses concessions foncières attribués dans ces pays par les hommes des États.</p>
<p>Dans la mesure où l’investissement étranger se fonde sur le monopole des terres et l’agression contre la paysannerie, les capitalistes étrangers font figure de seigneurs féodaux, et méritent bien d’être traités comme tels.<em><br />
</em></p>
<p>– <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTXVycmF5X1JvdGhiYXJk">Murray Rothbard</a>, (1926-1995), <em>Éthique de la liberté</em>.</p></blockquote>
<p>A contrario, des titres de propriété sont parfois illégitimes au regard des libéraux. Les fondements de la propriété légitime sont le travail, l’échange libre ou le don. Il y a donc (parfois) une différence entre le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRHJvaXRfbmF0dXJlbA==">Droit naturel</a> et la loi.</p>
<p>Posséder, même légalement, quelque chose ne veut pas dire que l’on en est le propriétaire légitime au regard du Droit naturel. Si le bien a été acquis par la corruption, par des privilèges étatiques, par un échange forcé, par le vol, par le pillage pur et simple d’un despote, sa possession n’est pas légitime au regard du Droit naturel, même si le pillard a un petit bout de papier d’un État qui dit que le bien est à lui.</p>
<p>Il se murmure par exemple que des milliardaires russes, des dictateurs africains, des propriétaires terriens d’Amérique du Sud n’ont pas bâti leur fortune immense sur leur seul talent, leur travail ou des échanges libres avec leurs concitoyens... et que des exemples similaires se trouvent aussi chez nous pour des messieurs bien sous tous rapports en costumes trois pièces.</p>
<blockquote><p>Mais que ce principe funeste vienne à s’introduire, que, sous prétexte d’organisation, de réglementation, de protection, d’encouragement, la Loi puisse prendre aux uns pour donner aux autres, puiser dans la richesse acquise par toutes les classes pour augmenter celle d’une classe ; tantôt celle des agriculteurs, tantôt celle des manufacturiers, des négociants, des armateurs, des artistes, des comédiens ; oh ! certes, en ce cas, il n’y a pas de classe qui ne prétende, avec raison, mettre, elle aussi, la main sur la Loi ; qui ne revendique avec fureur son droit d’élection et d’éligibilité ; qui ne bouleverse la société plutôt que de ne pas l’obtenir.</p>
<p>– <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQmFzdGlhdA==">Frédéric Bastiat</a> (1801-1850), <em>La loi</em>.</p></blockquote>
<p><strong>L’État moderne est l’un des plus grands adversaires actuel du droit de propriété</strong>.</p>
<p>L’objet de l’État est de protéger les droits naturels des individus. Cette protection a un coût que l’État peut financer à travers l’impôt. Mais sous l’influence des étatistes, il s’est transformé en immense machine à violer le droit de propriété.</p>
<p>Le droit de propriété fonde sa légitimité sur le travail, l’échange consenti ou le don. Les propriétés acquises par des privilèges accordés par l’État, des subventions, des aides, les connivences ou les distorsions monétaires ne sont pas légitimes d’un point de vue libéral. Et elles ne sont pas au service des pauvres ou de l’économie quoiqu’en dise la classe politique au pouvoir grandissant.</p>
<div id="attachment_105570" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjUvMTA1NTY2LWNsaWNoZS1sZS1saWJlcmFsaXNtZS1jZXN0LWxhLXByb3ByaWV0ZS1jb250cmUtbGVzLXBhdXZyZXMvcHVscGxpYmVyYWxpc21lMzUtY29waWUtZXRhdC1ub3Vub3U=" rel=\"attachment wp-att-105570\"><img class=" wp-image-105570 " title="PulpLiberalisme35 copie Etat-nounou" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/PulpLiberalisme35-copie-Etat-nounou-1024x982.jpg?16fe88" alt="" width="550" height="527" /></a><p class="wp-caption-text">Extrait de <em>Pulp Libéralisme, la tradition libérale pour les débutants</em>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VkaXRpb25zLXR1bHlzLmZyLw==">Éditions Tulys</a>.</p></div>
<p>L’article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789 stipule que le but de l’État est de protéger la liberté, la propriété et la sûreté. Rien de plus. Sous l’influence des socialistes et des conservateurs politiques, l’État s’est peu à peu autoproclamé responsable de la répartition de la propriété dans la société. En plus du travail, de l’échange consenti et du don, la propriété aurait donc une nouvelle source de légitimité : le bon vouloir de la classe politique. Pour cela, l’État s’équipe d’une lourde bureaucratie chargée de capter des ressources acquises légitimement par les individus, puis de les redistribuer.</p>
<p>Pour les libéraux, ces politiques publiques sont du vol pur et simple. L’État n’est pas au-dessus du Droit naturel. Les individus n’ont pas le droit de voler, c’est-à-dire d’acquérir des biens en dehors de l’échange consenti, du don ou du travail. L’État ne peut pas disposer d’un droit – le droit de voler – dont ne disposent pas les individus.</p>
<p>De plus ces politiques publiques, malgré des titres ronflants, n’aident pas les pauvres. Elles se substituent à des initiatives associatives privées – mutuelles, caisses de chômage, de santé – plus performantes que celles de l’État, y compris pour les plus pauvres. Elles alimentent l’hypertrophie de l’État sans pour autant réduire la pauvreté. Les ressources sont rapidement captées par les groupes les plus influents au sein du pouvoir politique, pas par ceux qui en auraient le plus besoin.</p>
<p>La redistribution implique que les richesses ont été distribuées une première fois (mal) et que l’État se substitue à une divinité mal inspirée. Or les richesses ne sont pas distribuées, elles sont créées par le travail, l’échange ou le don. Pour aider les pauvres, l’État ferait mieux d’assurer correctement sa mission première : protéger le droit de propriété, y compris des plus faibles face aux puissants et faire en sorte que les titres de propriété soient légitimes au regard de ce droit.</p>
<p>----<br />
Extrait de <em>Pulp Libéralisme, la tradition libérale pour les débutants</em>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VkaXRpb25zLXR1bHlzLmZyLw==">Éditions Tulys</a>, Chapitre 9.</p>
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		<title>Le mythe de l&#039;État-providence</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/10/28/102346-le-mythe-de-letat-providence</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Oct 2012 09:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les indécisions et les incertitudes qui habitent nos élites et nos médias viennent de l’impossibilité conceptuelle d’imaginer autres choses que l’État-providence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les indécisions et les incertitudes qui habitent nos élites et nos médias viennent de l’impossibilité conceptuelle d’imaginer autres choses que l’État-providence.</strong><br />
<span id="more-102346"></span><br />
<strong>Par l'auteur du blog "Bobo libéral"</strong>.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjgvMTAyMzQ2LWxlLW15dGhlLWRlLWxldGF0LXByb3ZpZGVuY2UvZXRhdC1wcm92aWRlbmNlLTU=" rel=\"attachment wp-att-102349\"><img class="alignleft  wp-image-102349" title="Etat providence" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/Etat-providence.jpg?16fe88" alt="" width="281" height="373" /></a>Pour les libéraux, l’un des maux qui foudroie littéralement notre pays, qui le ronge de l’intérieur tel un cancer, qui l’embourbe de façon quasi-définitive dans la crise, est l’État-providence.</p>
<p>Mais sans surprise ce diagnostic, sans appel, n’est pas partagé par la majorité des gens, et encore moins par nos élites. Au contraire, il est plutôt question de sauver notre État-providence, de le préserver, de le sauvegarder, au mieux de le refonder. À croire que c’est le combat de notre époque, l’enjeu civilisationnel qui déterminera le sort et le salut de notre pays. La seule chose qui vaille la peine que l’on se batte pour.</p>
<p>Et cela coûte que coûte, au prix même d’un déficit abyssal. Car dans l’esprit de beaucoup, sans les services pourvus par cet État-providence, la situation serait pire. La majorité des gens serait privée de retraites, de couvertures santés et d’une éducation gratuite. La cohésion sociale se fissurerait, les démagogismes prospéreraient sur ce terreau de misère et notre démocratie serait en péril.</p>
<p>Il est alors évident, qu’endoctrinées par une telle propagande, les populations de France, mais aussi du reste de l’Europe, ne font pas preuve d’un enthousiasme délirant devant les cures d’austérité. Pourquoi voudraient-elles se priver de services que seul, selon la croyance populaire de notre époque, l’État-providence serait en mesure de fournir ? Pourquoi voudraient-elles se séparer de ce qui les enrichissaient quotidiennement ? À quoi bon faire tous ces efforts, si ce n’est que pour devenir plus pauvre ?</p>
<p>Tant que ce mythe de l’État-providence pourvoyeur de richesse durera, jamais les gens ne voudront y renoncer. À contre-cœur ils accepteront les mesures d’austérité, qui d’ailleurs ne solutionnent en rien le problème, puisqu’elles ne remettent pas en cause la nature même de ces États-providences.</p>
<p>Il est nécessaire que les libéraux  fassent acte de pédagogie et expliquent en quoi l’État-providence détruit plus qu’il ne crée de richesses. Le fait même qu’il soit déficitaire dans toutes ses branches devrait démontrer à lui tout seul son caractère nocif pour la collectivité.</p>
<p>En effet, en prenant un exemple caricatural, mais qui peut marquer les esprits, si avec de quoi produire dix tomates, on ne produit que huit tomates, on n’a rien produit. En réalité on a détruit du capital, et on se retrouve appauvri. À ce rythme on finira par mourir de faim. Et cette règle s’applique à tous les processus de production, sans distinction. C’est irréfutable et inéluctable.</p>
<p>Alors par quel mystique l’État-providence devrait-il échapper à cette règle ? Pourquoi les services qu’il produit s’affranchiraient-ils des lois économiques ? Certains économistes poussent le vice jusqu’à prétendre que son déficit est un investissement à long terme dont le coût ne peut se comparer à celui des entreprises privées. La rationalisation dans ce domaine ne semble pas connaître de limites.</p>
<p>Mais il faut être clair sur l’ennemi. L’État-providence, et cela en dépit de ses bienfaits apparents et de ses prétendus objectifs de lutte contre la pauvreté et la précarité, provoque encore plus de pauvreté et de précarité. Se battre pour l’État-providence, c’est en fait se battre pour plus de misères. Réformer l'économie de notre pays pour le sauver, c’est nourrir le cancer qui le tue à petit feu.</p>
<p>En reprenant mon exemple précédent, ce serait comme encourager les gens à produire huit tomates avec de quoi en produire dix. Un acte suicidaire. Une mort lente programmée.</p>
<p>Le problème est que les effets nocifs de l’État-providence ne se font pas sentir immédiatement, mais à plus longue échéance, étalés dans le temps, diffusés dans l’espace, sans que l’on puisse identifier clairement le coupable. Au contraire ces effets "bénéfiques" se font ressentir immédiatement. C’est un peu comme l’aphorisme de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRnIlQzMlQTlkJUMzJUE5cmljX0Jhc3RpYXQ=">Bastiat</a> sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUGFyYWJvbGVfZGVfbGFfdml0cmVfYnJpcyVDMyVBOWU=">ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas</a>. On voit les services rendus par l’État-providence, ils sont même glorifiés par tous les médias, mais on ne voit pas (immédiatement) ses dégâts sur l’ensemble de la société, mis souvent sur le compte d’autres personnes.</p>
<p>Le propos peut paraître radical, sans concession, mais nécessaire pour proposer une alternative. Sans quoi on se retrouve comme un Romney, bien incapable de proposer une solution alternative à Obamacare.</p>
<p>Avec ce constat on comprend mieux les ressorts de notre crise, qui ne sont pas qu’économiques. Il n’est pas uniquement question de PIB, de taux directeurs, de taux d'investissements et de profits, de balances commerciales et d’indices manufacturiers. Les indécisions et les incertitudes qui habitent nos élites et nos médias viennent de l’impossibilité conceptuelle d’imaginer autres choses que l’État-providence. Nous vivons ainsi une crise idéologique majeure.</p>
<p>Mais dans toute crise se trouve l'occasion inespérée de se remettre en cause et de pouvoir aller de nouveau vers l'avant. J’espère que celle-ci sera l'occasion d'une révolution intellectuelle qui sauvera notre pays.</p>
<p>En ces temps difficiles, je me permets une petite note d'optimisme.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2JvYm9saWJlcmFsLmJsb2dzcG90LmZyLzIwMTIvMTAvbGUtbXl0aGUtZGUtbGV0YXQtcHJvdmlkZW5jZS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’harmonie spontanée des intérêts</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/09/16/97450-lharmonie-spontanee-des-interets</link>
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		<pubDate>Sun, 16 Sep 2012 07:30:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gregoire Canlorbe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[harmonie]]></category>
		<category><![CDATA[main invisible]]></category>
		<category><![CDATA[marché libre]]></category>
		<category><![CDATA[ordre spontané]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la plupart des gens, il est contre-intuitif que le marché libre exclut tout rapport de domination et oblige les entrepreneurs à concilier leurs intérêts avec ceux des salariés et consommateurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour la plupart des gens, il est contre-intuitif que le marché libre exclut tout rapport de domination et oblige les entrepreneurs à concilier leurs intérêts avec ceux des salariés et consommateurs.</strong><br />
<span id="more-97450"></span><br />
<strong>Par Grégoire Canlorbe.</strong></p>
<p>La plupart des gens ont une idée négative du marché libre. À leurs yeux, il se caractérise par des rapports de domination, qu’il est indispensable de corriger dans l’intérêt des « faibles ». Les patrons dominent les salariés, qui doivent leur obéir ou renoncer à leur emploi ; les producteurs dominent les consommateurs, qui doivent se contenter des prix proposés. Il est nécessaire que l’État intervienne pour équilibrer les rapports marchands et contrer le pouvoir des « forts ».</p>
<p>À cette vue pessimiste répond le principe de l’harmonie spontanée des intérêts, exposé par l’économiste Frédéric Bastiat au XIXème siècle. À savoir que tout échange volontaire est mutuellement avantageux, dans la mesure où il est précisément volontaire.</p>
<p>Dans la langue de Bastiat :</p>
<blockquote><p>L'équivalence des services résulte de l'échange volontaire et du libre débat qui le précède. En d'autres termes, chaque service jeté dans le milieu social vaut autant que tout autre service auquel il fait équilibre, pourvu que toutes les offres et toutes les demandes aient la liberté de se produire, de se comparer, de se discuter. [<sup class='footnote'><a href='#fn-97450-1' id='fnref-97450-1' onclick='return fdfootnote_show(97450)'>1</a></sup>]</p></blockquote>
<p>En effet, la liberté consiste à ne pas être agressé physiquement en sa personne ni en ses biens. Dans la mesure où vous ne pouvez m’obliger à fournir une prestation ni à céder un bien, vous devez également me proposer une prestation ou un bien en échange de mes services. En d’autres termes, tant que les individus sont également libres, chacun choisit les offres qu’il soumet et les demandes qu’il exprime : personne n’est contraint de répondre à telle demande ni d’accepter telle offre.</p>
<p>Ce en quoi un « libre débat » est nécessaire pour entraccorder les intérêts ; « libre débat » qui conclura éventuellement sur un échange effectif.</p>
<p><strong>Le marché libre exclut tout échange improductif</strong></p>
<p><strong></strong>Tout service proposé ne va pas inéluctablement être accepté et faire l’objet d’un échange. L’harmonie spontanée des intérêts ne signifie pas du tout qu’un individu est nécessairement amené à obtenir ce qu’il veut de la part des autres. Pour qu’un échange volontaire ait lieu, il faut, en effet, qu’il soit mutuellement avantageux. À savoir que chaque partenaire accorde plus de valeur à ce qu’il reçoit qu’à ce qu’il donne. Supposons que vous vouliez m’acheter une voiture de collection, à laquelle je tiens ; malgré l’argent que vous me proposez, je refuse. Il n’y a pas eu échange. Ce qui n’est pas à interpréter comme une lacune du marché libre, lequel n’a pas vocation à satisfaire tous les désirs mais à favoriser les échanges exclusivement productifs.</p>
<p>En aucun cas, la liberté ne garantit que tout intérêt doit être inéluctablement satisfait. Mais la grande vertu de la liberté, c’est qu’elle incite les individus à définir un terrain d’entente quoiqu’il en coûte, à entraccorder leurs intérêts d’une façon ou d’une autre. Quand la violence est prohibée, les individus n’ont pas d’autre choix que de coopérer et de concilier leurs fins mutuelles. Le marché libre n’est rien qu’un processus dynamique d’amplification et de perfection des échanges volontaires, en sorte qu’ils deviennent toujours plus productifs.<strong></strong></p>
<p><strong>Pour satisfaire au mieux leurs propres intérêts, les entrepreneurs doivent rentrer en concurrence dans l’intérêt des employés et des consommateurs</strong></p>
<p><strong></strong>Le marché libre exclut donc logiquement tout rapport de domination. La coopération volontaire, étant mutuellement avantageuse, ne peut léser aucun acteur.</p>
<p>La concurrence est la conséquence naturelle de cet état de fait. Si vous malmenez vos salariés ou vos clients, vous risquez de les perdre au profit de vos concurrents, qui n’hésiteront pas à les traiter avec plus d’égard. Face à la concurrence, un employeur ou un producteur n’a pas d’autre choix que de satisfaire au mieux les intérêts de ses partenaires.</p>
<p>Ce qui vaut notamment pour les prix et les salaires. Si un producteur tire ses prix vers le haut en espérant profiter d’un excès de demande par rapport à son offre, un producteur concurrent va venir alimenter l’offre de son côté et faire des bénéfices en proposant des prix plus bas. La situation du consommateur s’arrange nécessairement. De même, quand un employeur propose des salaires bas pour profiter d’un surplus de main-d’œuvre, un employeur concurrent va offrir des salaires plus élevés pour attirer les candidats. Là aussi, la situation du salarié s’arrange nécessairement.</p>
<p>Il est donc faux que salariés et consommateurs soient en position de faiblesse dans un marché libre ; bien au contraire, la recherche du profit du côté des entrepreneurs fait qu’ils doivent servir au mieux les intérêts de leurs employés et clients. Ils ne les « dominent » en aucune façon.</p>
<div id="attachment_97453" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTk3NDUz" rel=\"attachment wp-att-97453\"><img class="size-large wp-image-97453" title="PulpLiberalisme27 juste prix" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/PulpLiberalisme27-juste-prix-1024x1000.jpg?16fe88" alt="" width="500" height="488" /></a><p class="wp-caption-text">Illustration : Daniel Tourre, Pulp Libéralisme, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VkaXRpb25zLXR1bHlzLmZyLw==">Éditions Tullys</a>.</p></div>
<p><strong>Il est inutile, voire nuisible d’imposer des contraintes aux entrepreneurs</strong></p>
<p>Toute mesure visant à équilibrer les échanges en privilégiant les acteurs soi-disant « dominés » est au mieux inutile, puisque le marché libre se suffit à lui-même pour mettre les acteurs sur un pied d’égalité.</p>
<p>Mais elle est le plus souvent nuisible, en ce sens qu’elle dégrade la situation de tous : les patrons comme les salariés, les producteurs comme les consommateurs. De telles mesures consistent toujours à restreindre la liberté de contracter des parties, soi-disant dans l’intérêt de la partie « opprimée ». Quand les restrictions sont trop élevées, l’échange devient simplement impossible. Toutes les parties en pâtissent.</p>
<p>Alors que sur un marché libre, prix et salaires doivent nécessairement entraccorder les intérêts des consommateurs et salariés avec ceux des entrepreneurs, l’intervention de l’État brise ce processus dynamique. Imposer des « prix » plafonds, c’est condamner un producteur à faire faillite quand il doit vendre ses produits plus chers pour en tirer profit ; au final, il renonce à poursuivre sa production et les consommateurs en pâtissent tout autant, puisque les produits ne sont plus en vente. En l’absence de ce contrôle des prix, il y aurait pu avoir un ralentissement plus ou moins accentué de la production pour éviter la pénurie ou une diminution progressive des prix à l’occasion du renforcement de l’offre concurrente. Producteurs et consommateurs auraient entraccordé leurs intérêts d’une façon ou d’une autre.</p>
<p>Les méfaits du salaire minimum sont tout aussi éloquents. À moins que sa productivité ne soit supérieure au salaire qu’il exige, un individu va difficilement garder son emploi ou trouver un travail. La liberté de contracter fait qu’un candidat même peu productif et son patron peuvent éventuellement trouver un terrain d’entente, si le candidat en question accepte un salaire suffisamment bas. Cependant, s’il leur est interdit de fixer un salaire en dessous d’un certain seuil, ils ne pourront tout simplement pas contracter. Mais le salaire minimum, comme toute restriction à la liberté de contracter, joue également en défaveur des entrepreneurs. Les petits employeurs sont, en effet, désavantagés par le fardeau qu’il impose. Il n’est pas étonnant que Wal-Mart ait milité, il y a quelques années de cela, en faveur d’une hausse du salaire minimum aux États-Unis ; en imposant ce poids à ses concurrentes plus petites, la firme pouvait se dispenser d’autant plus des contraintes de la concurrence.</p>
<p>Pour la plupart des gens, il est contre-intuitif que le marché libre exclut tout rapport de domination et oblige les entrepreneurs à concilier leurs intérêts avec ceux des salariés et consommateurs. Certes, le principe d’une harmonie spontanée des intérêts, présente à tous les niveaux de l’économie, ne saute pas aux yeux. Cette vérité nécessite seulement un minimum d’attention logique.</p>
<p>----<br />
<strong>Note : </strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-97450'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-97450-1'>Chapitre XVII des <em>Harmonies Économiques</em>, édition en ligne sur Bastiat.org. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-97450-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Votre crayon ? Vous ne l’avez pas fabriqué !</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Aug 2012 07:15:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>A. Barton Hinkle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[collectivisme]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[étatisme]]></category>
		<category><![CDATA[Leonard. E. Read]]></category>
		<category><![CDATA[Milton Friedman]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielles US]]></category>
		<category><![CDATA[républicains]]></category>

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		<description><![CDATA[Obama avait en partie raison de s'écrier "You didn't build that !" Personne ne peut fabriquer seul un crayon, comme l’expliquait Leonard Read. Pour autant, il n'est pas nécessaire de créer des "Ministères de crayons".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Obama avait en partie raison de s'écrier "<em>You didn't build that !</em>" Personne ne peut fabriquer seul un crayon, comme l’expliquait Leonard Read. Pour autant, il n'est pas nécessaire de créer des "Ministères de Crayons".</strong><br />
<span id="more-95067"></span><br />
<strong>Par A. Barton Hinkle, depuis les États-Unis.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMjUvOTUwNjctdm90cmUtY3JheW9uLXZvdXMtbmUtbGF2ZXotcGFzLWZhYnJpcXVlL3lvdS1kaWRudC1idWlsZC10aGF0" rel=\"attachment wp-att-95071\"><img class="alignright size-full wp-image-95071" title="You didn't build that" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/You-didnt-build-that.jpg?16fe88" alt="" width="366" height="231" /></a>La plupart des gens n’accuseraient jamais le Président Obama de lire en cachette du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9taWx0b24tZnJpZWRtYW4v">Milton Friedman</a> le soir sous sa couverture. Et pourtant, le Saint-patron du laissez-faire n’aurait sans doute pas été aussi outré que l’ont été beaucoup de Républicains face à la remarque d’Obama le mois dernier à Roanoke selon laquelle « Si vous avez une entreprise, vous ne l’avez pas bâtie. Quelqu’un d’autre l’a fait arriver. » [<em>If you’ve got a business – you didn’t build that. Somebody else made that happen.</em>]</p>
<p>Les Républicains ont donné à Obama une raclée rhétorique pour cette gaffe, et leurs attaques ne montrent pas de signe de relâchement. Parce que cette remarque arrange énormément leurs affaires ; mais aussi parce qu’elle rouvre une ligne de rupture idéologique qui remonte à des décennies de cela.</p>
<p>Ladite gaffe va exactement dans le sens du narratif que les Républicains font d’Obama : qu’il ne comprend pas les affaires et la libre entreprise, qu’il pense que tout ce qui est bon vient du gouvernement, qu’il est au plus profond de lui collectiviste en économie. Il aura fallu au camp de Romney environ deux picosecondes pour aligner une phalange d’entrepreneurs pour témoigner qu’ils ont construit leurs affaires avec leur propre sueur et leur propre sang, merci.</p>
<p>Les Démocrates ont contre-attaqué, mais pas très habilement. Leurs arguments se réduisent à (a) Obama n’a pas dit ça, et (b) il avait raison en le disant !</p>
<p>Tout ceci n’est qu’un vernis neuf posé sur un vieux débat. En 1934, Roosevelt a attaqué ce qu’il appelait la notion de « l’homme autosuffisant » [<em>NdT : en anglais, self-supporting man</em>]. « Sans l’aide de milliers d’autres gens, n’importe lequel d’entre nous mourrait, nu et affamé. Prenez le pain sur notre table, les vêtements sur nos épaules, les produits de luxe qui rendent la vie agréable ; combien d’hommes ont travaillé dans des champs écrasés par le soleil, dans des mines obscures, dans la chaleur torride du métal en fusion et parmi les machines et les rouages d’innombrables usines, pour créer tout cela afin que nous en profitions ».</p>
<p>Et ce que le journaliste Elmer Davis a dit un jour de Roosevelt peut être dit d’Obama à son tour : « On ne pourrait pas être en désaccord avec la moindre de ses généralités ». Personne ne nie que l’homme est un être social qui compte sur les autres depuis le moment de sa naissance. En effet, quand Obama disait à Roanoke que « quelqu’un a aidé à créer ce système américain incroyable que nous avons et qui vous a permis de prospérer », il aurait pu citer Milton Friedman ou n’importe lequel d’une douzaine d’autres économistes libéraux à son appui.</p>
<p>Un exemple : dans le fameux essai de Leonard Read « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDEvMjIvMTE4MDItbW9pLWxlLWNyYXlvbi0y">Moi, le crayon</a> », popularisé plus tard par Friedman, Read démontre le miracle de la main invisible d’un marché libre. Personne, explique-t-il, ne peut fabriquer de crayon à lui tout seul. Le bois du crayon vient de cèdres de Californie ; savez-vous faire une scie, ou abattre un arbre ? Il est acheminé par train ; savez-vous faire marcher une ligne de chemin de fer ? Il est passé par un échoir ; savez-vous en construire un ? Le graphite provient de mines au Sri Lanka ; vous savez peut-être miner du graphite ? Chaque crayon est enduit de laque ; savez-vous en fabriquer ? La virole est en laiton… Bon, vous avez compris où je veux en venir.</p>
<p>Read et Friedman se servent d’un crayon pour montrer la folie de la planification centralisée : personne ne peut connaître tout ce qui est nécessaire à produire des crayons. Et en effet, l’histoire a prouvé que, quand les États créent des Ministères des Crayons (c’est là une métaphore), ils ratent leur coup. Inévitablement, et à très grande échelle.</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/PvX13GCcVTA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Obama, au contraire, semble tirer la leçon opposée : que parce que « il y a des choses que l’on fait mieux ensemble » (dixit ses paroles à Roanoke), ces choses devraient être faites par - ou au moins gérées par - un gouvernement centralisé, et de préférence avec lui à la barre. « C’est pourquoi je me présente à l’élection présidentielle », a-t-il dit. Comme le fait Elizabeth Warren, une autre coqueluche des progressistes, Obama conclut par la même occasion que les entrepreneurs méritent moins de reconnaissance que ce qu’ils en reçoivent, et moins d’argent que ce qu’ils gagnent. Et c’est là qu’il s’égare.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMjUvOTUwNjctdm90cmUtY3JheW9uLXZvdXMtbmUtbGF2ZXotcGFzLWZhYnJpcXVlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzNTgyLWNyYXlvbg==" rel=\"attachment wp-att-95116\"><img class="alignleft  wp-image-95116" title="imgscan contrepoints582 crayon" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/imgscan-contrepoints582-crayon-1024x871.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="298" /></a>Ce dont nous avons besoin à présent est de distinguer entre une condition nécessaire et une condition suffisante. Une société complexe est nécessaire pour créer des entreprises, mais elle n’est pas suffisante. D’innombrables personnes ont rendu possibles l’informatique moderne et Internet. Mais c’est Elon Musk, et personne d’autre, qui a permis à PayPal de voir le jour.</p>
<p>Et même s'il n’en était pas ainsi, même si la contribution de Musk à la création de PayPal n’était pas plus grande que cette de Phil, le type avec un bouc qui travaille comme serveur chez Starbucks et qui a un autocollant <em>Occupy Everything</em> sur sa voiture, l’approche d’Obama laisse une question cruciale sans réponse : pourquoi serait-ce Phil, plutôt qu’Elon, qui bénéficierait des fruits du succès de PayPal ?</p>
<p>Supposons que vous me vendiez un crayon. Vous ne l’avez pas fabriqué. Et pourtant, je vous en donne volontiers un dollar. Quel droit avez-vous sur ce dollar ? C’est difficile à dire ; ce qui est certain, par contre, c’est que vous avez bien plus le droit de le garder qu’un tiers de vous le prendre.</p>
<p>----<br />
Paru sur Reason.com  le 08.08.2012 sous le titre<em> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JlYXNvbi5jb20vYXJjaGl2ZXMvMjAxMi8wOC8wOC9nb3QtYS1wZW5jaWwteW91LWRpZG50LWJ1aWxkLXRoYXQ=">Got a Pencil ? You Didn’t Build That</a></em>.<br />
Traduction : Benjamin Guyot pour<em> Contrepoints.</em></p>
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		<item>
		<title>Le marché libre n’a pas besoin que l’État le réglemente</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/08/21/94518-reglementation-marche-libre-regulation</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2012/08/21/94518-reglementation-marche-libre-regulation#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Aug 2012 06:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sheldon Richman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[Un marché libre est toujours régulé par des mécanismes systémiques. Et les réglementations de l’Etat viennent les dérégler plutôt qu’autre chose.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un marché libre est toujours régulé par des mécanismes systémiques. Et les réglementations de l’État viennent les dérégler plutôt qu’autre chose.</strong></p>
<p><strong>Par Sheldon Richman, depuis les États-Unis.</strong><span id="more-94518"></span></p>
<div id="attachment_94519" class="wp-caption alignleft" style="width: 286px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMjEvOTQ1MTgtcmVnbGVtZW50YXRpb24tbWFyY2hlLWxpYnJlLXJlZ3VsYXRpb24vMTM0NDE0ODM1MTQwNjc1MV9mbQ==" rel=\"attachment wp-att-94519\"><img class="size-full wp-image-94519" title="Réglementation, le meilleur moyen de casser la machine?" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/1344148351406751_fm.jpg?16fe88" alt="" width="276" height="207" /></a><p class="wp-caption-text">Réglementation, le meilleur moyen de casser la machine?</p></div>
<p>La plupart des gens croient que l’État doit réguler les marchés. La seule alternative à un marché régulé, pensent-ils, est un marché déréglé. C’est la loi du tiers exclu. Un marché est soit régulé, soit ne l’est pas.</p>
<p>Capitalisant sur l’idée reçue que tout ce qui est dérégulé est désordonné et donc mauvais, les partisans de la régulation par l’État avancent qu’un marché dérégulé est une abomination. Ce point de vue se reflète dans les sculptures jumelles trônant face au bâtiment de la Federal Trade Commission à Washington (l’une se trouve du côté de Constitution Avenue, l’autre côté Pennsylvania Avenue). Les sculptures, qui ont remporté une compétition artistique menée par le gouvernement fédéral pendant le New Deal, représentent un homme empêchant de toute sa force un cheval de se déchaîner.</p>
<p>Leur titre ? <em>« Man Controlling Trade »</em> (NdT : littéralement : l’Homme contrôlant le Commerce).</p>
<p>Dans la mesure où le commerce n’est pas vraiment un cheval sauvage mais bien plutôt une activité pacifique et mutuellement bénéfique entre les hommes, le but de la propagande du gouvernement Roosevelt est clair. Un titre plus franc aurait été « L’État contrôlant les Hommes ». Mais ça aurait pu sembler un peu autoritaire même dans l’Amérique du New Deal, d’où la métaphore du cheval sauvage.</p>
<p><strong>Un cercle carré</strong></p>
<p>Ce qui est passé sous silence, intentionnellement ou non, c’est que l’alternative ne comporte pas une économie régulée par l’État face à une économie dérégulée. En fait, une « économie dérégulée », comme un cercle carré, est une contradiction dans les termes. Si elle est vraiment sans régulation, ce n’est pas une économie, et si c’est une économie, elle a forcément des régulations. L’expression « marché libre » ne signifie pas sans régulations. Ça veut dire libéré de l’interférence de l’État, à savoir de la spoliation légale et des autres agressions de la force publique.</p>
<p>Ludwig von Mises et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRnJpZWRyaWNoX0hheWVr" target=\"_blank\">F.A. Hayek</a> ont fait remarquer il y a des années de cela que le vrai problème de la planification centralisée n’est pas de planifier ou de ne pas planifier, mais plutôt <em>qui</em> planifie, un corps centralisé de fonctionnaires, ou bien les individus qui participent au marché de façon décentralisée ?</p>
<p>De la même manière, la question n’est pas de réguler ou de ne pas le faire. La question est plutôt : quelle est l’origine de la régulation ?</p>
<p>Tous les marchés sont régulés. Dans un marché libre, nous savons tous ce qui arrivera si quelqu’un demandait, mettons, 100 dollars pour une pomme. Il en vendrait fort peu parce que (avec les conditions de marché actuelles), quelqu’un d’autre en demanderait moins cher ou, à défaut, les consommateurs se rabattraient sur d’autres produits. « Le marché » ne permettrait pas au vendeur d’écouler ses pommes à 100 dollars.</p>
<p>De même, dans un marché libre, les employeurs ne réussiraient pas à offrir un dollar de l’heure, ni les travailleurs à demander 20 dollars de l’heure, pour un travail qui rapporte 10 dollars de l’heure. S'ils essaient, ils verront vite leur erreur, et en apprendre.</p>
<p>Et encore une fois, dans un marché libre, un employeur qui soumettrait ses employés à des conditions de travail dangereuses sans compenser ce danger de façon adéquate à leurs yeux les verrait fuir vers ses concurrents.</p>
<p><strong>Les forces du marché</strong></p>
<p>Qu’est-ce qui régule la façon dont ces gens se conduisent ? Les forces du marché ? (Je continue à spécifier « dans un marché libre », puisque dans une économie régulée par l’État, les forces du marché et de la concurrence sont affaiblies voire supprimées.) D’un point de vue économique, les gens ne peuvent pas faire n’importe quoi et s’en tirer à bon compte sur un marché libre parce que d’autres gens sont libres de les contrer et qu’il est dans leur intérêt de le faire. C’est en partie ce que nous entendons par « forces de marché ». Ce n’est pas parce que l’État empêche un vendeur de demander 100 dollars pour une pomme qu’il pourra extorquer un tel montant. Les forces de marché régulent le vendeur aussi étroitement que n’importe quel bureaucrate ; et mieux, en vérité, parce qu’un bureaucrate peut se laisser corrompre. Mais qui corrompre pour être exempté de la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTG9pX2RlX2w="offre_et_de_la_demande\" target=\"_blank\">loi de l’offre et de la demande</a> ? (Vous pourriez certes corrompre suffisamment de législateurs pour obtenir que la législation vous protège de la concurrence, mais ça reviendrait à abolir le marché).</p>
<p>Pourtant, il n’est pas indifférent que la régulation passe par les agents de l’État ou les forces du marché. Les bureaucrates, qui ont forcément une connaissance limitée et des incitations perverses, régulent par la menace de la force physique. À l’opposé, les forces du marché opèrent de manière pacifique à travers la coopération de millions de participants, chacun avec une connaissance intime de leur situation personnelle et recherchant leur propre bien-être. La régulation bureaucratique a toutes les chances de manquer de pertinence ou, plus probablement encore, d’ignorer ce dont les gens se soucient. Ce qui n’est pas le cas de la régulation par les forces du marché.</p>
<p>Si tout cela est correct, il ne peut exister de marché sans régulation et sans entraves. Ces termes ne sont utilisés que pour parler de marchés qui ne sont pas régulés ou entravés <em>par l’État</em>. Tant que nous savons de quoi nous parlons, ces expressions sont inattaquables.</p>
<p>Sauf que tout le monde ne sait pas de quoi nous parlons. Quelqu’un qui n’est pas familier des régularités naturelles des marchés libres peut trouver terrifiante l’idée d’une économie dérégulée. Et il incombe donc aux partisans du marché libre d’être capables d’expliquer clairement l’idée de l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvT3JkcmVfc3BvbnRhbiVDMyVBOQ==" target=\"_blank\">ordre spontané</a> du marché ; c'est-à-dire d’un ordre qui est le produit de l’action humaine, mais pas d’un dessein humain (pour reprendre l’heureuse formulation d’Adam Ferguson). C’est contre-intuitif, et il faut donc de la patience pour l’expliquer.</p>
<p><strong>Des fins et des moyens</strong></p>
<p>Cet ordre prend ses racines dans les forces du marché. Mais d’où viennent ces forces ? Elles sont le résultat de l’action humaine. Les individus choisissent leurs fins, et cherchent à les réaliser en adoptant des moyens adaptés. Puisque les moyens sont limités et que les fins sont illimitées, les individus économisent leurs forces pour accomplir plus plutôt que moins. Et ils cherchent toujours à échanger ce qui a, à leurs yeux une valeur moindre contre ce qui a,, pour eux, une plus grande valeur, et jamais l’inverse. Dans un monde de rareté, les choix sont inévitables, et on cherche donc à obtenir ce qui a le plus de valeur plutôt que ce qui en a moins. (Le partenaire, dans l’échange, fait pareil.) Tout ceci, ainsi que d’autres caractéristiques de l’action humaine et du monde en général, est ce que nous appelons les forces du marché. Mais en fait, ce sont juste les hommes et les femmes qui agissent rationnellement dans le monde.</p>
<p>L’ordre social naturel passionnait Frédéric Bastiat, l’économiste libéral français du dix-neuvième siècle. Dans ses <em>Harmonies Économiques</em> il a analysé cet ordre, mais n’a pas ressenti le besoin de prouver son existence ; il avait juste besoin de le faire remarquer. « L'habitude nous a tellement familiarisés avec ces phénomènes, que nous n'y faisons plus attention, pour ainsi dire, à moins qu'ils n'aient quelque chose de brusque et d'anormal qui les impose à notre observation, écrivait-il. […]Il faut donc que le mécanisme social soit bien ingénieux, bien puissant, puisqu'il conduit à ce singulier résultat, que chaque homme, même celui que le sort a placé dans la condition la plus humble, a plus de satisfactions en un jour qu'il n'en pourrait produire en plusieurs siècles. […] En vérité, tout cela a-t-il pu se faire, des phénomènes aussi extraordinaires ont-ils pu s'accomplir sans qu'il y eût, dans la société, une naturelle et savante organisation qui agit pour ainsi dire à notre insu ? ».</p>
<p>C’est la même leçon qu’enseignait Leonard Read, le fondateur de la <em>Foundation for Economic Education</em>, dans « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2hlcnZlLmRlcXVlbmdvLmZyZWUuZnIvUmVhZC9SZWFkMS5odG0=" target=\"_blank\">Moi, le crayon</a> ».</p>
<p>La plupart des gens attachent de l’importance à l’ordre. Le chaos fait obstacle au développement humain. Ainsi, ceux qui ne saisissent pas que, pour le dire comme Proudhon, contemporain de Bastiat, la liberté est mère et non fille de l’ordre, seront tentés d’être favorables à un ordre imposé par l’État. Quelle ironie, alors que l’État est le plus grand de tous les créateurs de désordre.</p>
<p>Ceux d’entre nous qui comprenons les enseignements de Bastiat réalisent combien il est urgent que les autres le comprennent à leur tour.</p>
<p>---<br />
<em>Article paru sur Reason.com sous le titre <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JlYXNvbi5jb20vYXJjaGl2ZXMvMjAxMi8wOC8wNS90aGUtZnJlZS1tYXJrZXQtZG9lc250LW5lZWQtZ292ZXJubWVudC1y" target=\"_blank\">The Free Market Doesn’t Need Government Regulation</a><br />
Traduction : Benjamin Guyot pour Contrepoints</em></p>
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		<title>Les mythes de notre époque</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/08/16/93909-les-mythes-de-notre-epoque</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Aug 2012 06:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>John Stossel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[prix du baril]]></category>
		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[Surpopulation]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a tant de choses que nous pensons savoir, et qui sont fausses. Et beaucoup bénéficient à la croissance de l’État.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a tant de choses que nous pensons savoir, et qui sont fausses. Et beaucoup bénéficient à la croissance de l’État.<br />
</strong><br />
<strong>Par John Stossel, depuis les États-Unis.</strong><br />
<span id="more-93909"></span></p>
<div id="attachment_93913" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMTYvOTM5MDktbGVzLW15dGhlcy1kZS1ub3RyZS1lcG9xdWUvam8tb3V2ZXJ0dXJlLXVzYQ==" rel=\"attachment wp-att-93913\"><img class=" wp-image-93913 " title="JO ouverture USA" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/JO-ouverture-USA.jpg?16fe88" alt="" width="480" height="356" /></a><p class="wp-caption-text">Fabriquée en Chine, la tenue olympique BCBG des États-Unis, imaginée par Ralph Lauren, a fait couler beaucoup d'encre.</p></div>
<p>Les Jeux Olympiques se sont passés sans heurts, à part, scandale, que l’équipe américaine était vêtue à la cérémonie d’ouverture d’habits fabriqués en Chine.</p>
<p>« Je suis tellement en colère », a dit le chef de la majorité au Sénat, Harry Reid (élu du Nevada sous l’étiquette démocrate). « Prenez tous ces uniformes, faites-en un grand tas et brûlez-les… Nous avons des gens dans l’industrie textile qui ont désespérément besoin d’emplois. ».</p>
<p>Ici, Reid fait la démonstration de son ignorance économique. Il semble logique que des Américains y perdent si les vêtements des Américains sont fabriqués à l’étranger. Mais c’est absurde. Tout d’abord, ce n’est pas surprenant que ces uniformes soient réalisés en Chine. Comme la plupart des vêtements. C’est bien ainsi. C’est moins cher. Et l’argent ainsi économisé passe dans d’autres choses, comme dans les machines que les usines chinoises achètent et dans les camions qui livrent les uniformes olympiques.</p>
<p>Daniel Ikenson, du <em>Cato Institute</em>, ajoute : « Ici, nous concevons les vêtements. Nous y apposons nos marques. Nous les vendons en détail… Les athlètes chinois sont arrivés à Londres dans des avions fabriqués aux États-Unis, se sont entraînés sur des équipements imaginés et conçus aux États-Unis, portent des chaussures imaginées et conçues aux États-Unis, ont perfectionné leurs talents avec une technologie créée aux États-Unis ». C’est ça, le libre échange. L’échange nous rend plus riches.</p>
<p>Si fabriquer ces vêtements aux États-Unis avait employé des Américains, le coût supplémentaire aurait contraint le Comité Olympique à dépenser moins dans d’autres produits, dont beaucoup viennent d’Amérique.</p>
<p>Perdre des emplois consistant à couper du tissu, coudre et travailler sur un métier à tisser est un signe de progrès, parce que travailler en usine est déplaisant. Il est bon pour la plupart des Américains que les emplois d’ouvriers en usine soient remplacés par des emplois d’ingénieurs et de concepteurs. Art Carden, un économiste de la Brock School of Business de l’Université de Stanford, explique que « on pourrait dire que les uniformes américains n’ont pas été fabriqués en Chine, mais ont poussé dans les champs de soja de l’Iowa. Nous exportons du soja vers la Chine. Parce que nous sommes incroyablement productifs sur le marché du soja, nous pouvons obtenir plus d’uniformes moins chers, et les Chinois plus de soja pour moins cher… Tout le monde y gagne. ».</p>
<p>Contrairement à ce que croient les protectionnistes comme le sénateur Reid, si nous faisions tout fabriquer en Amérique, nous serions plus pauvres.</p>
<p>Il y a tant de choses que nous pensons savoir, et qui sont fausses.</p>
<p>On nous dit que la « surpopulation » est la raison de la pauvreté de certains pays. Mais ça aussi, c’est absurde.</p>
<p>« Le problème n’est pas qu’il y a trop de gens, nous dit Carden. Le problème est que la plupart d’entre eux n’ont pas de marchés libres ».</p>
<p>En effet. A la place, ils ont de mauvais gouvernements, des kleptocraties qui volent les ressources de leur peuple.</p>
<p>Les données le prouvent. La pauvreté au Nigéria et au Pakistan est souvent attribuée à la « surpopulation ». Le Nigéria a 180 habitants par kilomètre carré ! Le Pakistan en a 248 ! Et alors ? Les Pays-Bas, riches, ont 496 habitants par kilomètre carré. Hong Kong, 6452. Et Singapour, 7211. Ce sont parmi les pays les plus riches du monde. Leurs environnements sont plutôt préservés. Là où se trouvent le règne du droit et la liberté économique, plus de gens implique plus d’inventions, des idées qui s’enrichissent mutuellement, ce qui crée des vies meilleures.</p>
<p>Un autre mythe est que nous allons manquer de carburant. En 1977, le président Jimmy Carter avait déclaré que le gaz et le pétrole seraient épuisés dans la prochaine décennie. D’autres ont prévu la même chose pour 2000, ou 2010.</p>
<p>Ça n’est pas arrivé parce que, au fur et à mesure que le pétrole et le gaz voient leur prix grimper, les gens cherchent à leur trouver des substituts. Quand ils sont libres d’en tirer du profit, ils inventent de nouvelles façons de creuser plus profondément, de récupérer davantage de pétrole dans un même puits, etc. L’Amérique a maintenant beaucoup plus de réserves de pétrole et de gaz qu’elle n’en avait du temps où Carter était président.</p>
<p>Il y a tant de mythes. J’ai écrit mon dernier livre quand j’ai compris que le mythe le plus dangereux était que la solution à nos problèmes viendrait sans doute de l’État. C’est intuitif de penser que les gens brillants présents à Washington en savent plus que nous. Et qu’ils devraient donc organiser nos vies. Mais c’est le contraire qui est vrai.</p>
<p>Les gens, rendus libres de poursuivre leurs propres intérêts, ont plus de chance de résoudre leurs problèmes. L’État y échoue, mais les individus y réussissent. Les individus créeront de la prospérité si les politiciens et les bureaucrates s’écartent du chemin.</p>
<p>Il est temps d’y voir clair dans l’escroquerie de l’État tentaculaire.</p>
<p>----<br />
Paru sur Reason.com sous le titre<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JlYXNvbi5jb20vYXJjaGl2ZXMvMjAxMi8wOC8wMS9teXRocy13ZS1saXZlLWJ5"><em> Myths We Live By</em></a> le 01.08.2012.<br />
<em>Traduction : Benjamin Guyot pour Contrepoints</em></p>
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		<item>
		<title>Karl Marx a eu tort sur tout</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/08/13/93568-karl-marx-a-eu-tort-sur-tout</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Aug 2012 06:45:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Hannan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[économie de marché]]></category>
		<category><![CDATA[Karl Marx]]></category>
		<category><![CDATA[socialisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Certaines personnes sont déterminées à voir dans tout succès une arnaque aux dépens de quelqu'un d'autre, toute transaction comme une exploitation, tout exercice de la liberté comme le viol d'un plan idéal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand on me dit, le capitalisme n'aime pas les pauvres, je réponds, c'est vrai, nous voulons en faire des riches. Ce sont les socialistes qui en ont besoin comme clientèle.</strong></p>
<p><strong>Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni.</strong></p>
<p><span id="more-93568"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMTMvOTM1Njgta2FybC1tYXJ4LWEtZXUtdG9ydC1zdXItdG91dC9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50czU0Ni1tYXJ4" rel=\"attachment wp-att-93615\"><img class="alignleft  wp-image-93615" title="imgscan contrepoints546 Marx" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/imgscan-contrepoints546-Marx-618x1024.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="580" /></a>J'ai pris part à un échange révélateur, il y a quelques jours. Quelque chose que j'avais mis sur Twitter, une question timide sur savoir s'il est désirable de pousser de plus en plus de gens sur les bancs de l'université, a déclenché une série de réponses du type : "Typique, comme tous les capitalistes, vous n'aimez pas les pauvres".</p>
<p>La critique est arrivée en un tel blizzard que je me suis dis qu'il fallait que je fasse une réponse ou une autre, et j'ai donc repris mon clavier : "J'aime tous ces tweets "les capitalistes n'aiment pas les pauvres". C'est vrai, nous voulons en faire des riches. C'est les socialistes qui ont besoin de leur clientèle".</p>
<p>Ce qui s'est produit ensuite m'a fait réfléchir. L'une après l'autre, les personnes de gauche sur Twitter ont fait la queue, pour argumenter que le capitalisme ne pourrait survivre sans la pauvreté, que son essence est d'accroître le fossé des inégalités, qu'il concentre de plus en plus de pouvoir entre les mains de moins en moins de ploutocrates, que ses jours sont comptés. Le blogueur travailliste Sunny Hunal pourrait bien parler pour un grand nombre de personnes : "En fait, le capitalisme (par définition) a besoin de plus de pauvres et préfère des droits de négociations faibles et des inégalités grossières".</p>
<p>Ce qui est fascinant, ce n'est pas seulement que la proposition de Sunny est fausse. C'est que, comme toutes les autres réponses déjà citées, elle est empruntée directement à Karl Marx.</p>
<p>Le marxisme, de façon unique parmi les philosophies politiques, s'est défini lui même comme une science. Pour ses adhérents, ses propositions ne sont pas spéculatives mais empiriques. En tant que bon hegelien, Marx voyait ses prévisions comme faisant parti d'un processus historique inexorable. Et pourtant, elles se sont toutes - <em>toutes </em>- révélées fausses.</p>
<p>Le capitalisme était supposé détruire la classe moyenne, laissant une minuscule clique d'oligarches gouverner un vaste prolétariat. En fait, le capitalisme a agrandi la bourgeoisie partout où il a été pratiqué. Le capitalisme était supposé abaisser le niveau de vie pour la majorité. En fait, le monde est plus riche qu'il n'aurait été concevable il y a 150 ans. Tout le système de marché était supposé être au bout du rouleau au temps où Marx et Engels écrivaient. En fait, il entrait dans son âge d'or, profitant immensément aux plus pauvres. Comme l'a dit Schumpeter, la princesse a toujours pu se permettre des bas de soie, mais il a fallu le capitalisme pour les mettre à la portée de la jeune fille de la boutique. Le niveau de vie d'un Britannique vivant du RMI aujourd'hui est plus élevé que celui du Britannique gagnant le salaire moyen en 1920.</p>
<p>Je ne sais pas combien de personnes qui répètent les mots de Marx comme des perroquets sont au courant qu'ils le font. Mais, quel que soit le nom qu'on lui donne, les événements ont eu sensationnellement peu de prise sur cette doctrine. On aurait pu croire, et je l'ai cru, que l'effondrement des régimes du pacte de Varsovie en 1989 aurait réfuté définitivement le socialisme révolutionnaire. Et cependant, des générations successives continuent de tomber dans le panneau.</p>
<p>Plus je lis de choses sur la psychologie comportementale, plus je pense que les idéologies sont autant un produit de la nature des gens que de l'observation du réel. Les doctrines perverties qui ont fait passer les bolchéviques à l'acte, pourraient être immanentes dans une portion de l'humanité. Certaines personnes sont déterminées à voir tout succès comme une arnaque aux dépens de quelqu'un d'autre, toute transaction comme une exploitation, tout exercice de la liberté comme le viol de quelque plan idéal, toute tradition comme une superstition.</p>
<p>Alors que nous approchons du bicentenaire de sa naissance, comme il est délicieux de constater que Karl Marx a été transformé en la chose qu'il détestait plus que tout : le prophète d'une foi irrationnelle.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAxNzYxMjQvZm9yLXRoZS1tYXJ4aXN0cy15ZS1oYXZlLXdpdGgteW91LWFsd2F5cy8=">Sur le web.</a></p>
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		<title>Mythes économiques : il faut limiter la consommation des ressources naturelles pour les générations futures</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/07/29/92011-mythes-economiques-il-faut-limiter-la-consommation-des-ressources-naturelles-pour-les-generations-futures</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Jul 2012 08:32:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Minarchiste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[malthusianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Ehrlich]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Malthus]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mythe du jour analysé et décortiqué : Les gouvernements doivent limiter la consommation des ressources naturelles car les générations futures vont en manquer. Pour éviter de manquer de ressources dans le futur, il faut tout recycler le plus possible.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le mythe du jour analysé et décortiqué : Les gouvernements doivent limiter la consommation des ressources naturelles car les générations futures vont en manquer. Pour éviter de manquer de ressources dans le futur, il faut tout recycler le plus possible.</strong><br />
<span id="more-92011"></span><br />
<strong>Par Le Minarchiste.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMjkvOTIwMTEtbXl0aGVzLWVjb25vbWlxdWVzLWlsLWZhdXQtbGltaXRlci1sYS1jb25zb21tYXRpb24tZGVzLXJlc3NvdXJjZXMtbmF0dXJlbGxlcy1wb3VyLWxlcy1nZW5lcmF0aW9ucy1mdXR1cmVzL3BsYW5ldGUtZXB1aXNlbWVudC1yZXNzb3VyY2VzLW5hdHVyZWxsZXM=" rel=\"attachment wp-att-92015\"><img class="alignright  wp-image-92015" title="planète épuisement ressources naturelles" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/planète-épuisement-ressources-naturelles.png?16fe88" alt="" width="299" height="307" /></a>Malthus croyait que la terre n’avait pas suffisamment de ressources naturelles pour supporter plus de 1 milliard d’individus. L’erreur de Malthus a été de grandement sous-estimer le développement technologique et la capacité d’adaptation d’une économie libre. En 1968, l’auteur de l’ouvrage <em>The Population Bomb</em>, Paul Ehrlich, déclarait que la croissance de la population mondiale engendrerait des famines massives au cours des années 70 et 80 (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDMvMDcvMTU5ODUtbW9uc2lldXItc2FjaHMtYWNjZXB0ZXJhLXQlZTIlODAlOTlpbC1kZS1wYXJpZXItYXZlYy1tb2k=" target=\"_blank\">ceci</a>). En 1968, le Club de Rome arrivait à la conclusion que les réserves connues de pétrole seraient épuisées dès 1992. Sans même tenir compte des sables bitumineux, les réserves prouvées de pétrole ont augmenté de 46,7% entre 1992 et 2010. En bref, la plupart des disciples de Malthus ont été ridiculisés au cours de l’histoire.</p>
<p>La propriété privée est le meilleur moyen d’assurer l’utilisation optimale des ressources. Dans une économie libre, plus une ressource se fait rare, plus son prix augmente. Cette augmentation du prix décourage la consommation de cette ressource et favorise la recherche de technologies plus efficientes (i.e. nécessitant une moindre quantité de la ressource en question) ou de substitut à cette ressource. Le prix agit donc tel un gardien des ressources de la terre et fait en sorte que l’utilisation de ces ressources soit la plus efficiente possible.</p>
<p>Imaginez qu’une mine de cuivre soit mise aux enchères. Les acheteurs potentiels auront différentes anticipations relativement aux prix futurs du cuivre. Certains pourraient croire que le prix du cuivre est élevé et qu’il va chuter par la suite ; ceux-ci auront tendance à miser un plus bas prix et à chercher une exploitation rapide de la mine. En revanche, ceux qui croiraient que le prix du cuivre serait plutôt enclin à augmenter miseraient un prix plus élevé et à ne pas exploiter la mine immédiatement, puisqu’ils espéreront retirer plus tard un profit beaucoup plus élevé suite à l’augmentation du prix du cuivre. Selon la loi des enchères, c’est le plus offrant qui l’emporte, ce qui, en l’occurrence, signifie que parmi tous les acheteurs potentiels, celui qui aura misé le prix le plus élevé sera aussi celui qui aura tendance à conserver la ressource à long terme. On constate donc que le libre-marché permet à ceux qui valorise le plus les ressources dans une optique à long terme de les acquérir et de réguler leur consommation en maximisant la valeur de la ressource.</p>
<p>La terre est un véritable amas de molécules chimiques d’un volume de plus d’un billion de kilomètres-cubes de matière. Évidemment, ce n’est qu’une infime fraction de cet amas de matière qui a une utilité économique pour l’humain. Contrairement à ce que la plupart des gens s’imaginent, cette quantité de matière économique utile ne diminue pas. En fait, elle augmente ! Au fur et à mesure que le savoir-faire technologique de l’humanité s’améliore, nous devenons de plus en plus efficaces à extraire cette matière à un coût raisonnable et à l’utiliser de manière aussi efficiente que possible. Par exemple, à l’âge de pierre, la quantité d’acier économique utile était de zéro. Par la suite, lorsque l’humain a inventé la pelle, la brouette et la forgerie, cette quantité a augmenté substantiellement. Avec l’avènement des bulldozers, pelles mécaniques et camions lourds, cette quantité est devenue encore plus grande, augmentant encore plus la quantité d’acier accessible à l’humain à coût raisonnable. Par ailleurs, ces matériaux n’ont aucune valeur enfouis sous la terre. C’est entre nos mains que ceux-ci acquièrent toute leur utilité. D’ailleurs, l’humain ne détruit pas la plupart de ces matériaux. Il ne fait que les déplacer et les transformer. Ces déplacements et transformations contribuent à améliorer le niveau de vie de l’humain.</p>
<p>À cet égard, le pétrole est certainement de nos jours la ressource pour laquelle les inquiétudes sont les plus grandes. On peut s’attendre que le prix du pétrole continue d’augmenter au cours des prochaines années. Il a d’ailleurs plus que quintuplé durant la dernière décennie. Cette augmentation de prix joue plusieurs rôles importants dans l’économie.</p>
<p>Elle favorise le rationnement de la consommation (moins gros véhicules, moins grandes distances de déplacements, plus grande utilisation du transport en commun, etc.). Elle favorise le développement de véhicules moins énergivores. Elle favorise le développement et l’utilisation de carburant alternatifs. Elle favorise l’innovation technologique dans l’industrie pétrolière ce qui permettra d’exploiter certains gisements qui sont présentement considérés inexploitables. Grâce à ce signal de prix, les économies libres s’adapteront à cette réalité et continueront d’évoluer vers un meilleur niveau de vie.</p>
<p>Quant au recyclage, ce n’est pas parce qu’on recycle que l’on crée nécessairement de la richesse. Comment savoir si le recyclage en vaut la peine ? Le meilleur indice demeure le profit. Si la valeur de la ressource recyclée excède le coût engendré pour la recycler et permet de rentabiliser le capital investi à cet effet, le recyclage de cette ressource crée de la richesse, autrement il en détruit. Si vous gaspillez davantage de ressources en recyclant un produit qu’en utilisant un nouveau produit (incluant les coûts de disposition du vieux produit), le recyclage n’en vaut pas la peine – tant d’un point de vue économique qu’environnemental.</p>
<p>Il ne fait aucun doute que le recyclage est une activité potentiellement bénéfique pour l’économie. Ceci étant dit, il n’y a aucune raison de subventionner cette activité (ni aucune autre activité d’ailleurs), ni de forcer les citoyens à payer pour un service de collecte des matières recyclables. L’absence de subventions et de programmes gouvernementaux ne signifierait pas qu’il n’y aurait plus de recyclage. Les exemples de recyclage effectués librement et non-subventionnés abondent.</p>
<p>Déposez un vieil appareil électroménager au bord de la rue à la veille de la collecte des ordures et vous verrez qu’il ne restera pas là longtemps ! Des individus indépendants (et non-subventionnés) arpentent les rues à la veille de la collecte des ordures pour ramasser tout morceau de métal qui pourrait être récupérable ; une activité très rentable. D’autres individus scrutent les dépotoirs pour récupérer des métaux qui pourraient s’y trouver.</p>
<p>Si vous n’en pouvez plus de votre vieux tacot, apportez-le au ferrailleur le plus près et on vous en donnera quelques centaines de dollar. Ceux-ci vont ensuite retirer les pièces encore utiles pour les revendre séparément, puis récupèreront le métal restant, avec profit et sans subvention.</p>
<p>Wal-Mart recycle ses emballages en les collectant à même ses magasins et centres de distribution depuis plusieurs années et fait du profit en les vendant au prix du marché.</p>
<p>La vapeur des usines d’électricité au gaz naturel est réutilisée pour le chauffage de bâtiments adjacents. De plus, la plupart des usines d’électricité fonctionnant à la biomasse sont installées près des scieries pour utiliser les copeaux de bois comme carburant.</p>
<p>En somme, si nous étions à l’aube d’une pénurie de ressources, le prix de ces ressources aurait explosé. Est-ce que c’est ce que nous observons si on exclut l’effet de l’inflation ? Non !</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMjkvOTIwMTEtbXl0aGVzLWVjb25vbWlxdWVzLWlsLWZhdXQtbGltaXRlci1sYS1jb25zb21tYXRpb24tZGVzLXJlc3NvdXJjZXMtbmF0dXJlbGxlcy1wb3VyLWxlcy1nZW5lcmF0aW9ucy1mdXR1cmVzL2NvbW1vZGl0aWVzX3JlYWw=" rel=\"attachment wp-att-92013\"><img class="aligncenter size-full wp-image-92013" title="commodities_real" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/commodities_real.gif?16fe88" alt="" width="500" height="248" /></a></p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMi8wNi8yMi9sZXMtZ3JhbmRzLW15dGhlcy1lY29ub21pcXVlcy1teXRoZS05Lw==">Sur le web</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=92011" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Le grand retour d’un mythe : le moteur à eau</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/06/24/88218-le-grand-retour-dun-mythe-le-moteur-eau</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Jun 2012 07:13:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anton Suwalki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[industrie automobile]]></category>
		<category><![CDATA[industrie pétrolière]]></category>
		<category><![CDATA[légende urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Renault]]></category>

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		<description><![CDATA[Le "scandale" du brevet d'un moteur à eau, racheté par un grand groupe industriel pour mieux l'enterrer, est un grand classique des légendes urbaines contemporaines.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le "scandale" du brevet d'un moteur à eau, racheté par un grand groupe industriel pour mieux l'enterrer, est un grand classique des légendes urbaines contemporaines.</strong></p>
<p><strong>Par Anton Suwalki.</strong><br />
<span id="more-88218"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTg4MjIz" rel=\"attachment wp-att-88223\"><img class="alignright  wp-image-88223" title="moteur" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/moteur.jpg?16fe88" alt="" width="341" height="226" /></a>Le week-end dernier, des amis de passage m’ont affirmé  que <strong>Renault avait racheté le brevet d’un moteur à eau pour l’enterrer aussitôt</strong>. La première fois que j’ai été mis au parfum de ce « scandale », c’était à la fin des années 70. À l’époque, et c’est la version qui circule encore le plus fréquemment sur le net, c’est l’industrie pétrolière qui avait enterré l’invention.</p>
<p>C’est un grand classique des légendes urbaines contemporaines, et la discussion que nous avons eu est quasiment exemplaire de la manière dont bien des gens peuvent gober à peu près n’importe quelle thèse, du moment qu’elle est séduisante. Ici, l’industrie pétrolière (et/ou automobile) protège forcément ses intérêts, et il est bien connu que ce sont des méchants. Donc cette affaire doit être vraie. Le coupable n’a laissé aucune trace sur les lieux du présumé crime, on n’a pas le cadavre, on n’a même pas d’avis de disparition de la présumée victime. Qu’importe , on a un mobile !</p>
<p><strong>PV approximatif de la conversation, naturellement plus désordonnée dans la réalité. Je tiens à préciser que les personnes en question sont dotées d’une intelligence tout à fait normale.</strong></p>
<p>1/ Je demande <em>l’origine de leur information</em>.</p>
<p><strong>Ils l’ont lu </strong>« quelque part ».</p>
<p><em>Sur le net ?</em></p>
<p><strong>Affirmatif.</strong>  Néanmoins ils ne savent plus trop où.</p>
<p>2/ <em>Suffit-il que quelque chose soit écrit sur le net pour que ça soit vrai ?</em></p>
<p>Réponse imparable : <strong>Parce que tu crois que les pétroliers n’ont pas intérêt à priver le monde d’une source d’énergie illimitée ?</strong></p>
<p>On ne répond pas à la question, mais on inverse les rôles : le sceptique devient le naïf, et le naïf , lui, se sent tout à coup terriblement lucide, et ne se laisse pas impressionner par les exigences de preuves ou au minimum d’indices crédibles. Seuls comptent les intérêts tout puissants qui guident le monde. Le machiavélisme des grandes firmes suffit à rendre crédible absolument n’importe quoi.</p>
<p>3/ <em>Tu parles de l’industrie du pétrole. Mais quel serait l’intérêt de Renault ?</em> (NB dans d’autres versions qui circulent, c’est Ford qui aurait enterré le brevet. Mais qu’importe, si ça n’est lui, c’est donc son frère, la théorie du complot est l’ennemie de la précision).</p>
<p>La réponse est un peu confuse, mais en gros : <strong>il doit bien y avoir collusion quelque part entre industrie de l’automobile et industrie pétrolière.</strong></p>
<p>4<em>/ Pourquoi les constructeurs développent-ils alors des moteurs moins gourmands en carburant, des voitures électriques etc. ?</em></p>
<p><strong>À défaut de pouvoir résoudre cette contradiction, un ami m’embarque vers la fusion nucléaire, qui porterait un coup terrible aux pétroliers et aux gaziers.</strong></p>
<p>Je rétorque que si ça n’existe pas encore, c’est parce que c’est très difficile à mettre au point, et non pas à cause d’un quelconque sabotage. On n’en est qu’au début du stade expérimental, et très loin du stade industriel. Je lui parle des réacteurs Tokamak, d’ITER : <strong>Connais pas</strong>… Je lui mentionne que des physiciens de grande pointure ont exprimé des réserves sur la faisabilité de la fusion. Pierre-Gilles de Gennes ? <strong>Connais pas non plus</strong>. Mais pourquoi s’embarrasser d’une information minimale sur le sujet ? Là encore, des spéculations gratuites sur ceux qui ont intérêt à ce que ça ne marche pas suffisent.</p>
<p>5/ <em>Tu as parlé d’un brevet acheté et enterré. Il devrait bien y avoir une trace quelque part de ce brevet ?</em> Réflexe pavlovien imparable des complotistes : en substance,<strong> l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence.</strong></p>
<p>Cela pourrait s’expliquer par le fait que les malfaisants sont particulièrement habiles et machiavéliques et qu’ils ont réussi à rendre le crime parfait. Pour un peu, l’absence de preuve deviendrait la preuve ultime !</p>
<p>6/ <em>Mais tout de même, on devrait bien avoir une petite idée du principe physique selon lequel fonctionnerait un tel moteur à eau ?</em></p>
<p><strong><em></em></strong><strong>Je ne sais pas, je ne suis pas physicien.</strong></p>
<p><em>7/ Moi non plus, je ne suis pas physicien, mais je sais un minimum de choses, et le fait est que je n’ai jamais vu un début d’explication physique de votre fameux moteur à eau. Il y aurait bien des moteurs à hydrogène, dans ce cas-là, la source d’énergie ne serait pas l’eau mais par exemple l’électricité utilisée pour séparer les atomes d’hydrogène et d’oxygène par électrolyse. Il y a aussi le système « Pantone », qui lui dispose bien d’un brevet, où l’eau ne se substitue pas à l’essence, mais qui a réellement été testé et qui est inefficace. <strong>À défaut de connaître une seule personne, fut-ce le professeur Shadoko, capable de fournir un début d’explication au principe d’un moteur utilisant l’eau comme source d’énergie, je considère donc qu’une telle invention n’a vraisemblablement jamais existé et que cette histoire de brevet enterré est une simple légende.</strong></em></p>
<p>Fin  de la discussion. Je pense que mes arguments ont eu une certaine portée. Qu’ils doutent quand même, en fin de compte, de la réalité de cette histoire.</p>
<p>Au-delà de la légende du moteur à eau, cette discussion aurait porté ses fruits si elle avait abouti à un réel questionnement sur la façon d’appréhender l’information. Mais, là, je n’en suis pas tout à fait sûr.</p>
<p>Un peu plus tard, j’avais droit « aux semences stériles » de Monsanto.</p>
<p>Grosse fatigue…</p>
<p>----<br />
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