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	<title>Contrepoints &#187; Océanie</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Du beurre néo-zélandais à Cuba ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/25/112526-beurre-nouvelle-zelande-cuba</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Jan 2013 05:45:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Océanie]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Zélande]]></category>

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		<description><![CDATA[Les importations de l'économie cubaine sont faites en dépit du bon sens. Pour profiter à quelques oligarques du régime communiste ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les importations de l'économie cubaine sont faites en dépit du bon sens. Pour profiter à quelques oligarques du régime communiste ?</strong></p>
<p><strong>Par Yoani Sánchez, depuis La Havane, Cuba.</strong><span id="more-112526"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjUvMTEyNTI2LWJldXJyZS1ub3V2ZWxsZS16ZWxhbmRlLWN1YmEvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzM5My1jdWJh" rel=\"attachment wp-att-112562\"><img class="alignleft  wp-image-112562" title="imgscan contrepoints 2013393 Cuba" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/imgscan-contrepoints-2013393-Cuba.jpg?16fe88" alt="" width="306" height="298" /></a>Le poulet vient du Canada, l’étiquette du sel indique qu’il provient du Chili, le <em>mojo</em> créole est « <em>made in USA </em>» et le sucre est du Brésil. Une petite vache hollandaise est peinte sur le tetra pack de lait, le jus de citron a été préparé au Mexique et les hamburgers annoncent en grosses lettres qu’ils sont « cent pour cent bœuf d’Argentine ». Sur l’emballage du fromage, il est précisé que c’est du gouda en provenance d’Allemagne, des caractères chinois expliquent l’origine des biscuits, tandis que le riz a été cultivé dans les terres humides du Vietnam. L’étranger nous submerge !</p>
<p>C’est pourquoi j’ai demandé à une amie économiste pourquoi le beurre de la boutique du quartier voyageait depuis la Nouvelle Zélande. « Ne peut-on pas produire nous-mêmes un aliment aussi basique ? » et j’ai insisté : « Sinon, n’y a-t-il un endroit plus proche d’où le faire venir ? ». La jeune diplômée de l’Université de La Havane m’a répondu avec l’expression qui sert de titre à une émission humoristique : « Laisse-moi te raconter… ». Et elle m’a expliqué qu’à la fin de ses études, on l’avait affectée pour effectuer son Service Social, dans un service rattaché au Ministère de l’Industrie Alimentaire. Elle avait tout de suite noté les grosses factures de fret payées pour transporter des marchandises de pays éloignés. Le directeur lui avait alors apporté une liste de ces factures parmi lesquelles figurait le lait en poudre importé d’un lointain pays d’Océanie. L’homme s’était raclé la gorge avant de lui  expliquer : « Ne te mêle pas de ça car il paraîtrait que cette fabrique est la propriété d’un hiérarque cubain ».</p>
<p>Cela ne me surprendrait pas que des individus bien positionnés dans les arcanes du pouvoir de cette île possèdent sous des noms d’emprunt des industries à l’étranger. Il en résulterait qu’en plus, chose tout aussi inacceptable, on privilégierait l’importation depuis ces entreprises de préférence à d’autres plus proches et meilleur marché. Si bien qu’une partie de l’argent des coffres nationaux finirait dans les poches de quelques-uns, également nationaux, ceux-là mêmes qui décident où acheter. Comme si un habile illusionniste faisait passer sans qu’on le voit une liasse de billets de sa main gauche vers sa main droite. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles certaines marques, vraiment mauvaises et aux prix exorbitants occupent les rayons de certaines boutiques. Le vieux truc consistant à acheter à soi-même, entraînerait le pays dans des dépenses excessives qui asphyxieraient les produits nationaux de meilleure qualité et moins chers.</p>
<p>Je sais bien cher lecteur que ceci n’est peut-être que le fruit d’une grande paranoïa de mon amie… et de moi-même, mais j’ai l’espoir qu’un jour on saura, tout se saura.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255X2ZyLz9wPTIwMDQ=" target=\"_blank\">Sur le web</a> - Traduit par Jean-Claude Marouby</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=112526" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<item>
		<title>Un périple autour du monde. Le Far West d’Australie</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Dec 2012 06:30:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Océanie]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[administration]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Périple autour du monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Regard sur le far west administratif en Australie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Parce qu'un con qui marche va toujours plus loin qu'un intellectuel assis, deux frères sont partis sur les routes depuis de longs mois, traversent les frontières, les villes et les campagnes à l'occasion d'un tour du monde à durée indéterminée, sans casques ni golden-parachutes. Au fil de leur voyage, ils livrent leurs impressions sur des expériences qui les ont marqués.</strong></p>
<p><strong> Aujourd'hui, leur regard s'arrête sur le far west administratif d'Australie.</strong><br />
<span id="more-109057"></span><br />
<strong>Par Greg, depuis Port Hedland, Australie.</strong></p>
<p>Voilà deux mois que je quittais Perth pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Qb3J0X0hlZGxhbmQ=" target=\"_blank\">Port Hedland</a>, (1600km plus au Nord, 10 000 habitants) afin d’y trouver du travail. Au-delà de la possibilité de gagner plus, il y avait aussi une volonté de couper dans la vie de <em>backpacker</em> et de ne plus côtoyer tous les voyageurs pendant que je travaillerais. Port Hedland est avant tout une ville minière : 90% de la population se promène en bleu de travail et la gent féminine est aussi bien représentée qu’il y a de kangourous vivants au milieu de la route en Australie. Ambiance testostérone. Les habitants accumulent en moyenne 2 semaines Aubry pour toucher 4 fois plus. Bref, ici, on bosse et il n’y a rien d’autre à faire. Quand on décroche un bon poste dans les mines ou le BTP, il est possible de devenir millionnaire en 10 ans, à condition de supporter ces conditions de vie pendant ce laps de temps. Au nord de la ville, c’est l’océan où la concentration de méduses, sauriens et autres animaux sympathiques interdisent tout baignade. Le reste est cerné par le désert sur 500km à la ronde. À l’horizon, les seuls reliefs dans l’étendue désertique sont les installations minières et les tornades en formation. La ville n’a rien de particulier, voire même rien du tout. Disons le minimum pour ce type de populace : quelques bars et un Mc Donald’s.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEwOTA2MQ==" rel=\"attachment wp-att-109061\"><img class="aligncenter size-large wp-image-109061" title="cyclones" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/cyclones-1024x768.jpg?16fe88" alt="" width="500" height="375" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEwOTA2Mg==" rel=\"attachment wp-att-109062\"><img class="aligncenter size-large wp-image-109062" title="P1080486" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/P1080486-1024x768.jpg?16fe88" alt="" width="500" height="375" /></a></p>
<p>Si on ne trouve pas forcément tout de suite le poste en or, il est en revanche aisé de décrocher un travail bien payé. Pour ma part, cela a pris 24h. L’autre bonne surprise, qui est propre à toute l’Australie, est de recevoir sa fiche de paie. La première fois on se demande bien ce que sont ces trois lignes qui se courent après, après avoir connu les joies indéchiffrables d’une fiche de paie française : des primes de tenue de travail, des majorations de primes conv., des heures TEPA, du FNAL plafonné, de la FNGS, de la CSGCRDS temporaire qui dure, du FNAL déplafonné, une ligne « accident du travail » même quand on en a pas eu, de la contribution solidarité, une indemnité de trajet, une indemnité de transport, une indemnité compensation transport, une taxe sur… le transport, de la CNPO, de l’AGFF, du chômage TA, de la retraite qu’on aura pas, une taxe complémentaire employeur prévoyance et pour finir une ligne « autres charges patronales » qui a priori seraient trop longues à énumérer.</p>
<p>C’était un petit condensé d’une vielle paie d’apprenti sur laquelle une employée du personnel avait dû passer 2 heures. Et encore, vous n’avez sûrement pas les mêmes acronymes ou le même nombre de lignes sur la vôtre selon le secteur dans lequel vous êtes, pour quelle compagnie vous travaillez, à quel poste, sous quelles conventions ou accords syndicaux obscures.</p>
<p>Ici, trois lignes donc. La première fait la multiplication de vos heures effectuées avec votre taux négocié sans SMIC. La seconde est indiquée « Tax ». Des taxes (13% pour les résidents) que vous récupérez à votre sortie d’Australie quand vous êtes étranger. La troisième ligne correspond à la retraite (Superannuation) mais vient en plus du salaire. Ce n’est donc pas une cotisation, c’est de la capitalisation. Le montant (calculé sur 9% du salaire) arrive sur un compte spécial retraite dans votre banque. Compte que vous pouvez bien sûr compléter à côté par un simple virement. Ce montant est également débloqué lorsqu’on quitte l’Australie.</p>
<p>Et les assurances dans tout ça ? Vous êtes couverts pour les accidents du travail par l’assurance de l’entreprise. Pour le reste, c’est vous qui voyez. À mon avis, personne n’a jamais souscrit d’assurance chômage… Les Australiens ont une couverture santé gratuite.</p>
<p>Au rayon des simplifications administratives appréciables, l’achat d’un véhicule et les démarches qui s’en suivent dans le Western Australia (d’autres États d’Australie sont plus pénibles) sont tout aussi éloignés de la situation française. On ne se rend pas dans une obscure sous-préfecture du Val de Marne avec un ticket de poissonnerie et un personnel définitivement étranger à votre démarche, alors qu’on vient de poser une après-midi. On va au bureau de poste pour faire enregistrer le changement de propriétaire, moyennant 70$ pour mon cas. Pour la suite, pas de contrôle technique. On paye environ 500$ par an (cela comprend une assurance au tiers) pour renouveler les papiers du véhicule, sur internet, cinq minutes. On ne remplit aucun Cerfa, et si vous voulez rouler dans une poubelle, c’est votre problème.</p>
<div id="attachment_109063" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEwOTA2Mw==" rel=\"attachment wp-att-109063\"><img class="size-large wp-image-109063" title="poubelle" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/poubelle-1024x768.jpg?16fe88" alt="" width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Ma poubelle dans le bush.</p></div>
<p>En revanche sur leurs routes désertes, il vous faudra toujours un casque à vélo…</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXV4c2luZ2VzZW5oaXZlci5jb20=">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Lire les autres épisodes de la série :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMTEvOTMzOTMtdW4tcGVyaXBsZS1hdXRvdXItZHUtbW9uZGUtcGFwb3Vhc2ll">Un périple autour du monde. Vers la Papouasie</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMTkvOTQzMDctcXVhdHJlLWpvdXJzLWF1LWJsYWNrd2FyYS1jYW1w">Un périple autour du monde. Quatre jours dans un clan papou</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMTAvOTY4NDUtdW4tcGVyaXBsZS1hdXRvdXItZHUtbW9uZGUtZ3VlcnJlLWRlLWNsYW5zLXBhcG91cw==" target=\"_blank\">Un périple autour du monde. Guerre de clans papous</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMjMvOTgxMTYtdW4tcGVyaXBsZS1hdXRvdXItZHUtbW9uZGUtbGVnaXNsYXRpdmVzLWV4b3RpcXVlcw==">Un périple autour du monde. Législatives exotiques</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMTUvMTAwNjQ3LXVuLXBlcmlwbGUtYXV0b3VyLWR1LW1vbmRlLXRlcnJvcmlzdGVzLWJpb2xvZ2lxdWVz">Un périple autour du monde. Terroristes biologiques</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTgvMTA0ODAyLXVuLXBlcmlwbGUtYXV0b3VyLWR1LW1vbmRlLWxlLXBoZW5vbWVuZS1hYm9yaWdlbmU=">Un périple autour du monde. Le phénomène aborigène</a></li>
</ul>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=109057" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Même les sociétés primitives recherchent le profit</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/07/27/91714-meme-les-societes-primitives-recherchent-le-profit</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2012/07/27/91714-meme-les-societes-primitives-recherchent-le-profit#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jul 2012 07:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mike Reid</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Océanie]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[dons]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Guinée]]></category>
		<category><![CDATA[profit]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés primitives]]></category>

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		<description><![CDATA[Les socialistes occidentaux sont souvent désireux d'utiliser une interprétation romantique des cultures traditionnelles pour traiter les marchés ou les profits d’inutiles ou de contre nature. Mais la vérité est différente : tout être humain dans toutes les cultures choisit les meilleurs moyens qu'il peut imaginer pour atteindre les buts qu'il désire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les socialistes occidentaux sont souvent désireux d'utiliser une interprétation romantique des cultures traditionnelles pour traiter les marchés ou les profits d’inutiles ou de contre nature. Mais la vérité est différente : tout être humain dans toutes les cultures choisit les meilleurs moyens qu'il peut imaginer pour atteindre les buts qu'il désire. Illustration avec la Kula des îles Trobriand de Nouvelle-Guinée.</strong><br />
<span id="more-91714"></span><br />
<strong>Par Mike Reid, depuis le Canada.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMjcvOTE3MTQtbWVtZS1sZXMtc29jaWV0ZXMtcHJpbWl0aXZlcy1yZWNoZXJjaGVudC1sZS1wcm9maXQva3VsYWNhbm9l" rel=\"attachment wp-att-91720\"><img class="alignright size-full wp-image-91720" title="KulaCanoe" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/KulaCanoe.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="200" /></a>Les anticapitalistes aiment utiliser des exemples d'échange de cadeaux prétendument altruistes dans des sociétés « primitives » pour les opposer à l’avidité des comportements sur les marchés modernes. Mais un examen plus attentif d’un système d’échange de cadeaux bien connu, la Kula des îles Trobriand, renforce plutôt les affirmations des libertariens quant à l’universalité de la recherche du profit.</p>
<p>Dans le commerce sophistiqué de la Kula parmi les îles au large de la pointe orientale de la Nouvelle-Guinée, les hommes s'embarquaient pour de nombreux milles nautiques pour recevoir des dons cérémoniels faits de bijoux en coquillages, apparemment dans le seul but de donner ces cadeaux à nouveau dans un an ou deux.</p>
<p>Un tel voyage était à la fois coûteux et dangereux. Les hommes embauchaient des artisans pour construire des canots spéciaux, assez robustes pour la mer et assez rapide pour la tâche. Et les voyages de Kula des Trobriand les emmenaient jusqu’à la patrie des Dobuans, qui vivaient sur une île à 60 milles de là, parlaient une langue différente, et étaient considérés comme des cannibales.</p>
<p>Quand les visiteurs arrivaient, si tout allait bien, leurs hôtes les accueillaient avec des cadeaux de cérémonie, « des bibelots indigènes sales, graisseux et qui ne ressemblent à rien », comme un anthropologue les décrivait en plaisantant [<sup class='footnote'><a href='#fn-91714-1' id='fnref-91714-1' onclick='return fdfootnote_show(91714)'>1</a></sup>]. Les plus convoités étaient des colliers et des bracelets de coquillages, appartenant à la catégorie spéciale d'objets de valeur appelés <em>vaygu'a</em>.</p>
<p>Mais en dépit d’avoir fait tout ce chemin pour acquérir ces babioles, les visiteurs n'avaient pas l'intention de les conserver très longtemps. Au lieu de cela, les Trobriandais comptaient donner à leur tour tous les vaygu'a d'ici un an ou deux, quand ils auraient à accueillir à leur tour leurs propres visiteurs venus des autres îles.</p>
<p>En fait, les hommes qui gardaient leurs vaygu'a beaucoup plus longtemps étaient « universellement vus comme blâmables et sans honneur», et appelés « lents » ou « durs » en Kula [<sup class='footnote'><a href='#fn-91714-2' id='fnref-91714-2' onclick='return fdfootnote_show(91714)'>2</a></sup>].</p>
<p>Tous ces risques et ces efforts peuvent-ils vraiment être entrepris pour la seule joie de donner à nouveau ces babioles crasseuses ?<strong></strong></p>
<h3><strong>"Inutilité évidente" ?</strong></h3>
<p>L’économiste socialiste Karl Polanyi semble en avoir été précisément convaincu. Et il admirait les insulaires pour cela. Polanyi faisait l’éloge des échanges de la Kula comme « une économie sans gain et hors marché … l'une des transactions d’échange les plus élaborées connues de l'homme », dans lequel « aucun bénéfice n’est impliqué, ni en argent ni en nature. » [<sup class='footnote'><a href='#fn-91714-3' id='fnref-91714-3' onclick='return fdfootnote_show(91714)'>3</a></sup>]</p>
<p>Dans une note informelle, Murray Rothbard se moque de la Kula et de l'amour que Polanyi leur porte :</p>
<blockquote><p>Il est apparemment enchanté par le « commerce Kula »… Ce que Polanyi en aime spécialement est son manque de vrai gain mutuel - ou bien est-ce son inutilité évidente ? [<sup class='footnote'><a href='#fn-91714-4' id='fnref-91714-4' onclick='return fdfootnote_show(91714)'>4</a></sup>]</p></blockquote>
<p>« Sans gain » ? « Hors marché » ? De toute évidence inutile ? Qu'est-ce qui se passait réellement dans le commerce Kula ?<br />
Lorsque l'anthropologue Bronislaw Malinowski s'est rendu dans les îles Trobriand dans les années 1910, il a constaté que la Kula était la passion dévorante de la vie quotidienne de tout le monde. Recevoir des vaygu'a était la preuve d'un homme « chanceux, audacieux et entreprenant » [<sup class='footnote'><a href='#fn-91714-5' id='fnref-91714-5' onclick='return fdfootnote_show(91714)'>5</a></sup>].</p>
<p>En effet,</p>
<blockquote><p>la propriété temporaire lui permet de tirer beaucoup de notoriété, d'exposer son cadeau, de dire comment il l'a obtenu, et de prévoir à qui il va le donner. Et tout cela constitue l'un des sujets préférés de conversation et de potins dans la tribu, dans lequel les exploits et la gloire reçus via la Kula par les chefs ou d’autres sont constamment discutés.</p></blockquote>
<p>Ces morceaux de coquilles « sales et gras » étaient en fait des biens de prestige, tout aussi précieux et arbitraires que des montres Rolex, des voitures de luxe ou des trophées sportifs. Ces marchandises attirent l'attention et signalent vos succès. Ils disent, « Je suis assez puissant pour avoir cela. »</p>
<p>En Amérique du Nord, quand une équipe dans la NHL remporte la Coupe Stanley, cela rend très célèbres les membres de cette équipe (du moins au Canada). Mais au lieu de fabriquer une nouvelle coupe chaque année, la NHL utilise le même trophée à chaque fois, de sorte que l'équipe gagnante de la Coupe Stanley la détient seulement jusqu'à ce que l'équipe suivante la remporte. La coupe est un artefact porteur de légende qui apporte la gloire à tout homme qui le possède, même si aucun homme ne peut le posséder pour toujours.</p>
<p>Il en va de même pour les vaygu'a. L’idée n’était pas de les avoir en permanence, mais de les obtenir pour un temps.<strong></strong></p>
<h3><strong>Donner pour recevoir</strong></h3>
<p>Dans la Kula, chaque acte de générosité était en fait un investissement prudent. Celui à qui vous aviez donné un vaygu'a était obligé de vous rembourser plus tard par un « contre-don » d'un autre artefact qu'il possédait. Donc, un homme prévoyait <em>à qui</em> donner des présents afin de contrôler <em>de qui</em> il recevrait un présent. De cette façon, un donneur de vaygu'a patient et habile pouvait voir passer les objets les plus célèbres dans ses propres mains.</p>
<p>La Kula n'est pas inutile (contrairement à l’opinion de Rothbard) et certainement pas sans profits (contrairement à l’opinion de Polanyi). C’était une recherche organisée de profit personnel. Certes, le bénéfice était de réputation, et non pas strictement matériel. Mais en dernière analyse, tous les « profits » - dollars papier, trophées de la NHL, ou colliers de coquillages - sont un phénomène mental, l'accomplissement de nos fantaisies subjectives dépassant les coûts que nous avons payés pour y parvenir. La chose remarquable à propos des échanges libres comme la Kula, c'est que lors de chaque échange les deux parties en bénéficient.</p>
<p>Mais qu'en est-il de l’allégation de Polanyi selon laquelle la Kula était « hors marché » ? En un sens, il a raison: la Kula elle-même était juste un échange de cadeaux élaboré, pas un marché.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMjcvOTE3MTQtbWVtZS1sZXMtc29jaWV0ZXMtcHJpbWl0aXZlcy1yZWNoZXJjaGVudC1sZS1wcm9maXQvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHM0ODkta3VsYQ==" rel=\"attachment wp-att-91819\"><img class="alignleft  wp-image-91819" title="imgscan contrepoints489 Kula" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/imgscan-contrepoints489-Kula-891x1024.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="402" /></a>Pourtant, la Kula protégeait et encourageait un vaste troc entre les Trobriandais, les Dobuans, les habitants des îles Amphlett, et les autre cultures qui ont pris part. Dans chaque voyage de Kula, les pirogues des visiteurs regorgeaient de nourriture, ou de poterie, ou d’artisanat – de tout ce que leur société d’origine savait faire de mieux. Et après la première cérémonie de remise des cadeaux sur la plage des hôtes, les visiteurs restaient pendant plusieurs jours à troquer ce qu’ils avaient apporté avec leurs hôtes.</p>
<p>Comme dans une grande part de la Mélanésie, les îles au large de la côte est de la Nouvelle-Guinée connaissaient de fréquentes menaces de guerre, ce qui menaçaient certainement  de rompre le commerce, forçant chaque village à s’isoler économiquement. Mais la Kula atténuait cette menace en fournissant une sorte de « cérémonie de pacification » entre des hommes de communautés et de cultures différentes [<sup class='footnote'><a href='#fn-91714-6' id='fnref-91714-6' onclick='return fdfootnote_show(91714)'>6</a></sup>]</p>
<p>Un bon partenariat par la Kula entre deux hommes pouvait fournir un flux constant de vaygu'a à travers de nombreux dons et contre-dons au fil des décennies ; la relation pouvait même être transmise en héritage à un fils. Chacun avait ainsi une bonne raison de protéger contre le vol ou la violence ses partenaires qui se trouvaient de passage sur son île.</p>
<p>En bref, le réseau décentralisé d'échange de cadeaux par la Kula a fourni l'échafaudage social nécessaire pour protéger le commerce international contre le vol et la guerre. Sans besoin d’État.<strong></strong></p>
<h3><strong>La puissance de l'intérêt</strong></h3>
<p>Les socialistes occidentaux comme Polanyi sont souvent désireux d'utiliser une interprétation romantique des cultures traditionnelles pour traiter les marchés ou les profits d’inutiles ou de contre nature. La stratégie rhétorique consiste à faire jouer aux « primitifs » le rôle de lutins tropicaux généreux et désintéressés, puis à nous présenter par contraste comme des singes bien réels, égoïstes, comploteurs et moins fréquentables qu’eux.</p>
<p>Pris dans cette bataille rhétorique, Rothbard ne peut guère être blâmé pour avoir trop vite rejeté la Kula comme « évidemment inutile ». En effet, si le compte-rendu dénué de sens que fait Polanyi d'une Kula sans profit était exact, la caractérisation de Rothbard serait parfaitement correcte.</p>
<p>Mais la vérité est la suivante : tout être humain dans toutes les cultures choisit les meilleurs moyens qu'il peut imaginer pour atteindre les buts qu'il désire. Chaque participant à la Kula y prenait part parce qu'il s'attendait à faire une forme de profit. Et le résultat net de la Kula, comme celui de tous les systèmes d'échanges vraiment volontaires, a été un gain mutuel et la paix internationale par le biais du profit des individus.</p>
<p>----<br />
Paru sur le site du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pc2VzLm9yZy9kYWlseS82MTA5L0V2ZW4tUHJpbWl0aXZlcy1QdXJzdWUtUHJvZml0">Mises Institute</a> le 20 Juillet 2012. Reproduit avec l'aimable autorisation du site.<br />
Traduction : Benjamin Guyot pour <em>Contrepoints</em>.</p>
<p><strong>Notes :<em><br />
</em></strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-91714'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-91714-1'>Bronislaw Malinowski, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NsYXNzaXF1ZXMudXFhYy5jYS9jbGFzc2lxdWVzL21hbGlub3dzbGkvbGVzX2FyZ29uYXV0ZXMvbGVzX2FyZ29uYXV0ZXMuaHRtbA=="><em>Les Argonautes du Pacifique occidental</em></a> (Londres: Routledge, 1922) p. 351. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-91714-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-91714-2'>Malinowski, pp 360, 94. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-91714-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-91714-3'>Karl Polanyi, <em>La Grande Transformation: aux origines politiques et économiques de notre temps</em> , 2e éd. (Boston, MA: Beacon Press, 2001) p. 52. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-91714-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-91714-4'>Murray N. Rothbard, "Down with Primitivism: A Thorough Critique of Polanyi", 1961. Réédité en 2004 sur <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pc2VzLm9yZy9kYWlseS8xNjA3" rel=\"nofollow external\">Mises Daily</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-91714-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-91714-5'>Malinowski, p. 352. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-91714-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-91714-6'>Reo Fortune, <em><em>Sorcerors</em><em> of Dobu</em></em> (Londres: Routledge, 1932) p. 209. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-91714-6'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<item>
		<title>En Nouvelle-Zélande, les agriculteurs ne veulent pas de subventions</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/07/21/91117-en-nouvelle-zelande-les-agriculteurs-ne-veulent-pas-de-subventions</link>
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		<pubDate>Sat, 21 Jul 2012 07:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cato Institute</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Océanie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Zélande]]></category>
		<category><![CDATA[subventions publiques]]></category>

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		<description><![CDATA[L'arrêt des subventions à l'agriculture en Nouvelle-Zélande a donné naissance à une économie rurale dynamique, diversifiée et croissante, et a discrédité le mythe selon lequel l'agriculture ne peut vivre sans subvention.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'arrêt des subventions à l'agriculture en Nouvelle-Zélande a donné naissance à une économie rurale dynamique, diversifiée et croissante, et a discrédité le mythe selon lequel l'agriculture ne peut vivre sans subvention.</strong></p>
<p><strong>Par Mark Ross et Chris Edwards, depuis les États-Unis.</strong><span id="more-91117"></span><br />
<em>Publié en collaboration avec le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy8=">Cato Institute</a>.</em></p>
<p>Tous les cinq ans environ, les membres du Congrès issus des milieux ruraux font équipe pour faire accepter une coûteuse extension de la politique agricole. Ils remettent le couvert cette année. Le Sénat a récemment fait passer une loi garantissant des milliards de dollars de subventions aux exploitations agricoles, et la Chambre des représentants en a fait de même.</p>
<p>Le projet de Farm Bills est du lobbying. Les politiciens n'ont jamais expliqué pourquoi l'agriculture américaine a besoin d'être dorlotée par le gouvernement. Les membres du Congrès sont plus préoccupés à s'emparer de subventions pour les agriculteurs de leurs États respectifs qu'à discuter ou débattre de l'intérêt des aides fédérales.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTkxMTE5" rel=\"attachment wp-att-91119\"><img class="alignright  wp-image-91119" title="agriculture_nouvelle_zelande" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/agriculture_nouvelle_zelande.jpg?16fe88" alt="" width="373" height="238" /></a>Elles ne sont pas utiles. Les réformes agricoles des années 1980 en Nouvelle-Zélande le prouvent de façon spectaculaire. Face à une crise budgétaire, le gouvernement néo-zélandais décida de supprimer presque toutes les subventions à l'agriculture. Ce fut une sérieuse réforme puisque les agriculteurs néo-zélandais étaient habitués aux subventions massives et que l'économie du pays est plus dépendante de l'agriculture que celle des Etats-Unis.</p>
<p>Malgré les protestations, les subventions furent abrogées en 1984. Près de trente subventions à la production ainsi que les incitations à l'exportation furent supprimées. Est-ce qu'il en résulta un abandon massif de l'agriculture et la fin des exploitations familiales ? Pas du tout. Bien sûr, il y eut une période de transition difficile pour les agriculteurs mais peu d'entre eux quittèrent leurs terres, contrairement à ce qui avait été prédit. Seulement 1% des agriculteurs du pays ne réussirent pas à s'adapter et durent abandonner.</p>
<p>La grande majorité des agriculteurs néo-zélandais prouvèrent qu'ils étaient des entrepreneurs expérimentés – ils redressèrent leurs entreprises, explorèrent de nouveaux marchés et redécouvrirent la rentabilité. Aujourd'hui, le secteur agricole néo-zélandais est plus dynamique que jamais, et les agriculteurs du pays sont fiers de prospérer sans l'intervention du gouvernement.</p>
<p>Avant les réformes de 1984, les subventions étouffaient la production agricole en faussant les signaux du marché et en empêchant l'innovation. Beaucoup d'agriculteurs l'étaient simplement pour recevoir des subventions. Par exemple, 40% des revenus bruts des éleveurs de bœufs et de moutons provenaient des aides gouvernementales.</p>
<p>La suppression des subventions fut un catalyseur pour les gains de productivité. Les agriculteurs néo-zélandais réduisirent leurs coûts, diversifièrent l'utilisation de leurs terres, cherchèrent des sources de revenus non-agricoles, et développèrent de nouveaux produits. Les agriculteurs devinrent plus attirés par des activités économiquement viables.</p>
<p>Les données officielles viennent confirmer la réalité du terrain concernant l'amélioration de l'efficacité de l'agriculture néo-zélandaise après les réformes. La production agricole a stagné durant les années précédant les réformes, mais depuis, la production a augmenté significativement plus vite que dans les autres secteurs de l'économie néo-zélandaise.</p>
<p>Depuis les réformes, la part de l'agriculture dans l'économie néo-zélandaise reste stable à 5% du PIB. Si on y ajoute les activités para-agricoles comme la transformation du lait, de la viande et de la laine, l'agriculture est estimée représenter 15% du PIB. En comparaison, la part de l'agriculture dans l'économie a chuté dans d'autres pays industrialisés.</p>
<p>Avec la suppression des subventions en Nouvelle-Zélande, les pratiques agricoles sont tournées vers les clients et non plus vers la tentative de recevoir le plus de subventions possibles. Dans le même temps, toute la chaîne logistique s'est améliorée et la sécurité alimentaire est maintenant d'une importance primordiale. Les entreprises livrant en matières premières les exploitations agricoles ont dû réduire leurs coûts par l'insistance des agriculteurs pour un meilleur rapport qualité-prix.</p>
<p>Une plus grande efficacité de la production agricole néo-zélandaise s'est traduite par une meilleure gestion de l'environnement. Par exemple, supprimer les subventions a réduit l'utilisation des engrais. Cette suppression a permis l'émergence de nouvelles activités agricoles comme le tourisme rural qui nécessite une gestion accrue de l'environnement.</p>
<p>Ce que les agriculteurs américains doivent en retenir est que la fin des subventions doit être vue comme une opportunité, pas une fatalité. Après la fin des subventions, aucun doute que les agriculteurs américains prouveront qu'ils sont des entrepreneurs doués en innovant de multiples façons comme les agriculteurs néo-zélandais l'ont fait. Et nous supposons que – comme les agriculteurs néo-zélandais – les agriculteurs américains seront fiers de leur nouvelle indépendance et n'auront aucun intérêt à recommencer à vivre aux dépens du contribuable.</p>
<p>C'est le bon moment pour l'Amérique d'engager des réformes à la néo-zélandaise car les prix des matières premières sont élevés et que les finances des exploitations agricoles se portent relativement bien. Il est vrai que les conditions météorologiques et les marchés créent des hauts et des bas pour l'agriculture, mais sur le long terme, la croissance de la population mondiale signifie une plus grande demande en produits agricoles. Certaines personnes prétendent que l'Amérique a besoin de subventionner parce que d'autres pays le font. Mais l'agriculture non-subventionnée de la Nouvelle-Zélande est mondialement compétitive avec 90% de sa production exportée.</p>
<p>L'arrêt des subventions à l'agriculture en Nouvelle-Zélande a donné naissance à une économie rurale dynamique, diversifiée et croissante, et a discrédité le mythe selon lequel l'agriculture ne peut vivre sans subvention. Alors au lieu de faire payer la facture aux contribuables qui ne peuvent plus se le permettre, il est temps pour le Congrès américain de faire machine arrière et d'envisager une alternative qui a fait ses preuves : l'économie de marché.</p>
<p>----<br />
<em>Article original titré <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS9uZXctemVhbGFuZC1mYXJtZXJzLWRvbnQtd2FudC1zdWJzaWRpZXM=">In New Zealand, Farmers Don't Want Subsidies</a>, publié sur le </em>Huffington Post<em> le 17.07.2012.<br />
Traduction : Xelectro/Contrepoints.<br />
</em></p>
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		<title>La Nouvelle-Zélande 3/3 : Institutions et climat politique</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/06/02/85262-la-nouvelle-zelande-33-institutions-et-climat-politique</link>
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		<pubDate>Sat, 02 Jun 2012 06:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Dahu Libre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Océanie]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Zélande]]></category>

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		<description><![CDATA[Contrepoints vous propose en trois temps un voyage à travers la Nouvelle-Zélande, pays bien connu des libéraux pour ses réformes courageuses que la France ferait bien d’imiter. En voici le troisième et dernier volet consacré au fonctionnement politique du pays.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Contrepoints</em> vous propose en trois temps un voyage à travers la Nouvelle-Zélande, pays bien connu des libéraux pour ses réformes courageuses que la France ferait bien d’imiter. En voici le troisième et dernier volet consacré au fonctionnement politique du pays.</strong></p>
<p><strong>Par le dahu libre.</strong><span id="more-85262"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTg1MzE5" rel=\"attachment wp-att-85319\"><img class="alignleft size-medium wp-image-85319" title="Drapeau de la Nouvelle-Zelande (CC, Edward Hyde)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/Drapeau-de-la-Nouvelle-Zelande-CC-Edward-Hyde-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a>Après avoir abordé d'abord la géographie et l'environnement humain, puis certains aspects de la vie pratique en Nouvelle-Zélande, tournons-nous maintenant vers un sujet non moins intéressant pour le candidat à l'expatriation : les institutions et le climat politique du pays, finalement pas aussi libéral qu'on pourrait l'imaginer depuis l'autre côté de la planète.</p>
<h3>Le gouvernement</h3>
<p>Le système de gouvernement est assez simple : une seule assemblée de 120 représentants élus tous les 3 ans selon un système mixte proportionnel (<a title=\"La méthode de Saint-Laguë\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Nw6l0aG9kZV9kZV9TYWludGUtTGFndcOrI00uQzMuQTl0aG9kZV9kZV9TYWludGUtTGFndS5DMy5BQg==">méthode de Saint-Laguë</a>). Le chef de l'Etat reste la Reine d'Angleterre, représentée par un gouverneur, mais les rênes du pouvoir sont tenus par un cabinet issu de la majorité, dirigé par un Premier Ministre et dont les membres se partagent la responsabilité des différents Départements (travail, agriculture, tourisme, transports ...), à raison de quatre ou cinq par membre. Des gouvernements locaux s'occupent des affaires du district. Et c'est tout, pas de millefeuille administratif, pas d'administration pléthorique, il n'est pas difficile de comprendre comment la Nouvelle-Zélande arrive à se hisser à la première place des <a title=\"Résultats de l'étude de Transparency International 2011\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NwaS50cmFuc3BhcmVuY3kub3JnL2NwaTIwMTEvcmVzdWx0cy8=">pays les moins corrompus du monde</a>. Un exemple parlant : il n'y a pas de plan d'occupation des sols hors agglomération, si vous possédez un terrain, vous pouvez construire - à peu près - ce que vous voulez dessus. Pas besoin d'avoir des copains au conseil du district pour passer sa parcelle en zone constructible.</p>
<h3>Paysage politique</h3>
<p>Sans aucune ambigüité, le climat est bien plus respirable qu'en France. D'une part, l'Etat a beaucoup moins tendance à fourrer ses gros doigts dans tous les domaines et du coup la politique et ceux qui la font ont bien moins d'importance, et d'autre part le spectre idéologique est complètement décalé vers la droite. Un Sarkozy se ferait probablement jeter du National (centre-droit-conservateur) et aurait peut-être même des problèmes pour obtenir sa carte au Labour (centre-gauche social-démocrate), qui n'est d'ailleurs pas au mieux de sa forme même allié avec les "Greens" qui sont un peu plus raisonnables que nos Verts-pastèques tricolores. Plus à gauche des "Greens", c'est le vide absolu, il n'y a personne. Parmi les petits partis, on trouve un parti Maori et un parti nationaliste NZ First, aux noms assez parlants.</p>
<p>A l'heure actuelle et depuis 2008, c'est le parti National qui gouverne en coalition avec le parti Maori et l'ACT (littéralement Association des Consommateurs et Contribuables), de tendance libérale classique. Ces derniers avaient 5 sièges au parlement lors de la dernière législature, et n'en n'ont plus qu'un depuis 2011, certainement victimes du populisme ambiant à la sauce "la crise c'est la faute des vilains capitalistes" très développé ici aussi. Ils restent tout de même impliqués dans la vie politique du pays et ont leur mot à dire. Un jeune micro-parti, LibertariaNZ, participe à la promotion des idées libérales et libertariennes, sans remporter encore de franc succès aux élections (0.07% !). Dans tous les cas, on peut clamer haut et fort ses opinions libérales, elles ne suscitent pas le même rejet qu'en Europe et il n'est pas rare de trouver des interlocuteurs qui acquiescent et avec qui on peut refaire le monde à la sauce libertarienne !</p>
<p>Les dirigeants et la population sont relativement conscients des problèmes que peut entraîner une dette excessive pour avoir déjà traversé des problèmes liés à l'endettement dans les années 80. Malheureusement, ils gardent un très mauvais souvenir des <a title=\"Réduire l'Etat à sa juste proportion : la Nouvelle-Zélande - Objectif Liberté\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vYmplY3RpZmxpYmVydGUuZnIvMjAxMS8wNy9tYy10aWd1ZS1uZXctemVhbGFuZC5odG1s">réformes de réduction drastique du poids de l'Etat</a> qui avaient suivi la crise et tout de même permis au bout de quelques années de renouer avec la prospérité : c'est <a title=\"La libéralisation de la Nouvelle-Zélande - Le Minarchiste\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMS8wNy8xMS9kaWFnbm9zdGljLXBhdXZyZXRlLTQtbGEtbGliZXJhbGlzYXRpb24tZGUtbGEtbm91dmVsbGUtemVsYW5kZS8=">le Labour qui avait mené les réformes</a>, au pied du mur, dans l'urgence et dans le désordre. Cela n'empêche pas les finances publiques de prendre un mauvais pli : la dette est passée de 20.6 à 38.6% du PIB entre 2006 et 2011, et le déficit public est actuellement de 6.7%, en explosion par rapport aux années précédentes et sans réelle perspective d'amélioration ou de retour à l'équilibre dans un futur proche (source des chiffres : <a title=\"Data - Fiscal Time Series 1972-2011\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50cmVhc3VyeS5nb3Z0Lm56L2dvdmVybm1lbnQvZGF0YQ==">Treasury New Zealand</a>).</p>
<p>Il règne aussi - en tous cas parmi les politiques bien-pensants, un peu moins dans la population - un sentiment de culpabilité générale liée à la colonisation britannique au XIXe siècle : les "envahisseurs" européens se sentent responsables de la prise en charge des "envahis" Maoris et plus largement des habitants des îles du Pacifique (Tonga, Samoa, Fidji), plus pauvres. De façon un peu comparable à ce qui se passe dans les DOM-TOM français, ces communautés revendiquent leur "part du gâteau" et l'obtiennent, aux dépens des Kiwis d'origine européenne, qui sont pourtant chez eux, eux aussi. Les Maoris s'appuient notamment sur le <a title=\"Traité de Waitangi sur Wikipédia\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UcmFpdMOpX2RlX1dhaXRhbmdp">Traité de Waitangi</a>, acte d'annexion de la Nouvelle-Zélande à l'Empire Britannique signé entre les colons et les chefs maoris en 1840, et dont les nuances de rédaction entre les versions anglaises et maories font encore débat. Il y a même un Tribunal de Waitangi pour régler les différends relatifs, notamment, aux "réparations" prévues par le traité. C'est une source de tension grandissante entre maoris et européens néo-zélandais, les premiers ayant tendance à demander, par l'intermédiaire du gouvernement, toujours plus aux derniers qui apprécient de moins en moins ce type de rapport. Conséquences logique d'une erreur fondamentale (une fois commise la première erreur de s'approprier les terres nouvelles) que nous avons constatée aussi en Polynésie Française : au lieu d'endosser une culpabilité des politiques coloniales pour une durée indéfinie, il aurait probablement fallu dire : ok, nous - ou nos ancêtres - avons fait une erreur, nous nous mettons d'accord sur des réparations que nous réglons maintenant et ensuite on n'en parle plus.</p>
<h3>Quelques petites anecdotes pas très reluisantes</h3>
<p>Si, emballé par les nombreux aspects positifs de ce pays lointain et pas vraiment embarrassé par les quelques points négatifs, vous avez déjà commencé à faire vos valises et compté vos économies pour réserver un billet d'avion destination Auckland ou Wellington, attendez une minute et lisez les 3 paragraphes suivants, qui relatent trois anecdotes relevées dans l'actualité néo-zélandaise récente :</p>
<p>L'accès à Internet est lent et cher. Ce n'est pas si grave en soi, mais il y a 6 ans, le gouvernement travailliste promettait avec tambours et trompettes de mettre en place le haut-débit partout. La promesse a été reprise par leurs successeurs du National et après des millions de dollars évaporés, le réseau est toujours surchargé et lent. Les investisseurs privés n'ont aucune raison de se lancer dans quoi que ce soit si le gouvernement a promis de s'en occuper, surtout si au final ils se font confisquer leurs installation. Petit résumé croustillant <a title=\"Le haut-débit en NZ\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3BjLmJsb2dzcG90LmNvbS8yMDEyLzAyL3N0ZXBoZW4tZnJ5LXN0ZXZlbi1qb3ljZS1hbmQtZ292ZXJubWVudC5odG1s">ici</a> (en anglais), pour un peu on pourrait presque faire le rapprochement avec l'installation du réseau téléphonique dans le bloc de l'Est.</p>
<p>Quand on est résident Kiwi, il est parfaitement envisageable de se faire <a title=\"Copyright accused seeking bail - NZ Herald\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uemhlcmFsZC5jby5uei9uei9uZXdzL2FydGljbGUuY2ZtP2NfaWQ9MSZhbXA7b2JqZWN0aWQ9MTA3ODAwMzM=">prendre d'assaut sa maison, saisir ses biens et jeter en prison</a> par un commando de (76 au total) policiers néo-zélandais <a title=\"Kim Dotcommando: Life's no game - NZ Herald\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uemhlcmFsZC5jby5uei90ZWNobm9sb2d5L25ld3MvYXJ0aWNsZS5jZm0/Y19pZD01JmFtcDtvYmplY3RpZD0xMDc4MTk4NA==">quasiment aux ordres de 4 officiers du FBI américain</a>, avec un mandat délivré sans qu'aucun juge néo-zélandais n'ait statué sur quelque culpabilité, preuve ni même accusation que ce soit. C'est ce qui est arrivé à Kim Schmitz, ex-patron de feu MegaUpload. Bonjour la souveraineté et la présomption d'innocence. Et bizarrement, on ne trouve finalement <a title=\"Le procès contre MegaUpload patine - Contrepoints\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMjMvODA1NTItbGUtcHJvY2VzLWNvbnRyZS1tZWdhdXBsb2FkLXBhdGluZQ==">pas grand-chose à reprocher</a> à M. Schmitz.</p>
<p>Et, plus préoccupant car cela hypothèque l'avenir de la deuxième agglomération de Nouvelle-Zélande, la réaction des autorités après la série de tremblements de terre qui a frappé la deuxième ville du pays, Christchurch (le 22 février 2011 un séisme de magnitude 6.3 faisait 181 morts). <a title=\"Earthquake was natural disaster - Not PC\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3BjLmJsb2dzcG90LmNvLm56LzIwMTIvMDQvZWFydGhxdWFrZS13YXMtbmF0dXJhbC1kaXNhc3Rlci5odG1s">Le tremblement de terre était une catastrophe naturelle, tout ce qui s'est passé depuis est une catastrophe humaine</a>. Depuis plus d'un an, l'Etat interdit l'accès au centre-ville, en utilisant l'armée s'il le faut. Certains ont du mal à y croire, ils ne pensaient pas voir de leur vivant un véhicule blindé et des soldats en arme bloquer une rue d'une ville de Nouvelle-Zélande. Les propriétaires n'ont pas le droit de retourner dans ce qu'il reste de leurs commerces ou habitations pour récupérer ce qui peut l'être. Personne ne reconstruit quoi que ce soit car l'Etat décide de ce qui sera reconstruit ou non aux frais du gouvernement, ou de ce qui sera définitivement condamné. <a title=\"Grey ones in Christchurch just got greyer - Not PC\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3BjLmJsb2dzcG90LmNvbS8yMDEyLzA0L2dyZXktb25lcy1pbi1jaHJpc3RjaHVyY2gtanVzdC1nb3QuaHRtbA==">Et ça ne va pas en s'améliorant</a>.</p>
<h3>En conclusion</h3>
<p>S'il ne fallait retenir qu'une impression générale, le climat est tout de même bien plus respirable ici qu'en Europe malgré ce dont on s'aperçoit en grattant un peu. Au fil du temps il y a un risque non négligeable que la NZ - au même titre sa grande sœur l'Australie - se retrouve dans la situation de l'Europe d'aujourd'hui, en suivant l'évolution "naturelle" sur la mauvaise pente de la sociale-démocratie sur laquelle elle est bien engagée. Il faut compter sur la mauvaise expérience passée du pays il y a quelques décennies et éventuellement sur l'exemple que vont donner d'ici peu l'Europe et les USA pour (r)éveiller les consciences et ne pas tomber dans les mêmes travers idéologiques qui ne manqueraient pas de faire trébucher une économie portée certes par 50 millions de têtes de bétail mais seulement quelques millions d'habitants.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWRhaHVsaWJyZS5jb20vMjAxMi8wNS8xNi9sYS1ub3V2ZWxsZS16ZWxhbmRlLTMzLWluc3RpdHV0aW9ucy1ldC1jbGltYXQtcG9saXRpcXVlLw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>La Nouvelle-Zélande 2/3 : Vivre en Nouvelle-Zélande</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jun 2012 06:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Dahu Libre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Océanie]]></category>
		<category><![CDATA[Auckland]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Zélande]]></category>

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		<description><![CDATA[Contrepoints vous propose en trois temps un voyage à travers la Nouvelle-Zélande, pays bien connu des libéraux pour ses réformes courageuses que la France ferait bien d’imiter. En voici le deuxième volet consacré à la vie sur place.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Contrepoints vous propose en trois temps un voyage à travers la Nouvelle-Zélande, pays bien connu des libéraux pour ses réformes courageuses que la France ferait bien d’imiter. En voici le deuxième volet consacré à la vie sur place.<br />
</strong></p>
<p><strong>Par le dahu libre.</strong><span id="more-85260"></span></p>
<div id="attachment_85317" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDEvODUyNjAtbGEtbm91dmVsbGUtemVsYW5kZS0yMy12aXZyZS1lbi1ub3V2ZWxsZS16ZWxhbmRlL2F1Y2tsYW5kLW5vdXZlbGxlLXplbGFuZGUtY2Mtc2lkcw==" rel=\"attachment wp-att-85317\"><img class="size-medium wp-image-85317" title="Auckland, Nouvelle Zelande (CC, Sids)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/Auckland-Nouvelle-Zelande-CC-Sids-300x222.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="222" /></a><p class="wp-caption-text">Auckland, Nouvelle Zelande (CC, Sids)</p></div>
<p>Dans le <a title=\"La Nouvelle-Zélande 1/3 : Géographie, population et ambiance\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWRhaHVsaWJyZS5jb20vMjAxMi8wNS8wNi9sYS1ub3V2ZWxsZS16ZWxhbmRlLTEzLWdlb2dyYXBoaWUtcG9wdWxhdGlvbi1ldC1hbWJpYW5jZS8=">premier volet de cette série</a>, nous avons évoqué la géographie, le multi-culturalisme ainsi que l'ambiance qui règne en Nouvelle-Zélande. Abordons maintenant des sujets plus terre à terre avec la vie pratique en commençant par les choses qui fâchent : le logement.</p>
<h3>Se loger et gagner sa vie</h3>
<p>Louer un appartement ou une maison est ruineux à Auckland (minimum 250$ par semaine - 600 € par mois - pour un une pièce en état douteux et mal isolé) et l'immobilier est hors de prix. Les responsables sont comme partout ailleurs le gonflement de la bulle immobilière par l'impression de NZ$ tous frais, mais aussi la configuration géographique de la ville (isthme). C'est tout de même plus raisonnable en dehors de la capitale économique. Le coût de la vie hors logement reste comparable à l'Europe, voire légèrement inférieur mais du côté des salaires nets, il faut s'attendre à une décote de 10 à 20%, alors qu'à Sydney ou Melbourne on peut facilement espérer être payé presque deux fois plus qu'à Auckland pour la même activité, ce qui explique le flux migratoire à travers la Mer de Tasmanie. Il est de plus vraiment <a title=\"Les perles des kiwirecruteurs\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNiYWxlaW5lc2V0bGVzY29xdWlsbGFnZXMuY29tLzIwMTIvMDMvMjkvbGVzLXBlcmxlcy1kZXMta2l3aXJlY3J1dGV1cnMv">difficile de trouver des RH</a> capables de comprendre ce qu'est un diplôme d'ingénieur français, malgré les explications détaillées et autres liens hypertextes dont nos CVs sont remplis.</p>
<h3>Paperasse et administration</h3>
<p>Il suffit d'acheter une voiture d'occasion pour se rendre compte à quel point les démarches administratives peuvent être simples et rapides : en 3 minutes et pour 9$ (6€), un véhicule change de main, ça peut se faire dans n'importe quel bureau de poste ou sur internet. Les administrations sont relativement modernes et il n'y a plus grand-chose qui ne puisse pas se faire en ligne. L'exception principale concerne bien sûr les démarches pour l'immigration qui sont longues, coûteuses et limite intrusives, liées en grande partie à l'étatisation du système de santé : intransigeance sur l'état de santé, radio des poumons, il ne suffit pas d'avoir un travail il faut aussi avoir le diplôme qui correspond exactement au job sinon ça ne passe pas, etc ... Mais d'après <a title=\"L'immigration en NZ, plus sympa qu'au Japon et qu'aux USA (en anglais)\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21jY2FiZS5uZXQubnovP3A9Mzc3">les expériences partagées par certains sur le net</a>, la NZ est comparativement plutôt facile d'accès, donc on essaie de ne pas trop râler et de relativiser. Plus tard, peut-être, on en rira.</p>
<h3>Une fiscalité facile à comprendre et non confiscatoire</h3>
<p>Au niveau fiscal, là aussi c'est encore incroyablement simple quand on est habitué au système français. Une TVA à 15%, un impôt sur le revenu variant de 10.5% pour les tranches inférieures - jusqu'à $14 000 par an - à 33% maximum pour les tranches supérieures - au-dessus de $70 000 - auquel vient s'ajouter une cotisation obligatoire à l'assurance accidents hors travail, de 1.70% actuellement. Soit un maximum de prélèvement de 35% des revenus, et un système qui fait que <strong>tout le monde</strong> paye des impôts à partir du 1er dollar gagné. Il n'y a pas de niches fiscales, pas d'allocations familiales, juste un léger abattement variable en fonction du nombre d'enfants : il est donc difficile de vivre aux dépens des autres (l'allocation chômage de l'Etat est de ... 90€ par semaine quel que soit le niveau de revenu précédent). Il n'y a pas de déclaration à remplir hors des cas particuliers ; tout est prélevé à la source et la feuille de paye comprend 3 lignes : salaire brut - impôt = ce qui est viré sur votre compte. Pas d'entourloupe à base de "part patronale" et autres. Pour un entrepreneur individuel - la grande majorité des entreprises néo-zélandaises - les taux sont exactement les mêmes que pour un employé et s'appliquent aux bénéfices. Pour une entreprise plus importante, taux unique de 28% sur les bénéfices. Tous ces taux ont été progressivement baissés depuis les années 2000, où le taux maximum d'imposition sur le revenu était de 66% (!). Il existe aussi une taxe sur les intérêts perçus ainsi que des impôts fonciers sur la propriété, ces derniers venant alimenter les caisses des gouvernements locaux. Une vignette auto finance les projets d'infrastructure routière ainsi que leur entretien.</p>
<p>Les impôts prélevés financent les services régaliens de l'Etat mais aussi l'éducation et la santé (on en reparlera) ou les différents services que la population attend d'un Etat-providence. Une partie des retraites est financée par une sorte de minimum vieillesse universel - 1000 € par mois - complété librement par l'adhésion préalable à un fonds de capitalisation privé ou public. De même, les résidents et citoyens Kiwis peuvent prétendre à une indemnité chômage d'environ 400 € par mois - autant dire pas grand-chose - venant du gouvernement qui peut être complétée en ayant souscrit une assurance privée complémentaire.</p>
<h3>Un pays tourné vers l'entreprise et le libre marché</h3>
<p>L'administration et la population sont très favorables à l'entrepreneuriat. C'est très bien vu de monter sa boîte, de vivre de sa propre activité et de créer des emplois pour les autres. Les entrepreneurs ne sont pas des méchants exploiteurs et n'ont pas à avoir honte de leur succès. C'est très simple de monter son affaire (à condition d'être déjà citoyen ou résident Kiwi, sinon c'est une autre histoire), et l'administration n'a pas encore assez de bâtons pour en mettre dans les roues des créateurs de valeur. La Nouvelle-Zélande n'est pas <a title=\"Index des libertés économiques - Heritage Foundation\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZXJpdGFnZS5vcmcvaW5kZXgvcmFua2luZw==">4e au classement des libertés économiques</a> pour rien, et les chiffres officiels du chômage tournent autour de 4%. A noter aussi que les Kiwis ont été les premiers à signer en 2008 un <a title=\"China Free Trade Agreement - NZ Govt\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jaGluYWZ0YS5nb3Z0Lm56Lw==">accord de libre-échange avec la Chine</a>, qui prévoit la suppression progressive des barrières douanières dans les années à venir sur bon nombre de biens et services.</p>
<p>Sur le plan des politiques économiques, le gouvernement actuel (centre droit) semble avoir un peu moins tendance à tomber dans le keynésianisme débridé que dans la plupart des démocraties occidentales. Même si le NZ$ reste comme les autres une monnaie bidouillée par sa banque centrale pour gonfler la bulle immobilière - cf. plus haut - le 1er ministre John Key a <a title=\"Interview de John Key au WSJ\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29ubGluZS53c2ouY29tL2FydGljbGUvU0IxMDAwMTQyNDA1Mjk3MDIwNDc0MDkwNDU3NzE5MDE0Mzk5MzM5MjYzMC5odG1s">laissé entendre récemment</a> du bout des lèvres qu'il allait probablement falloir s'habituer à un dollar fort pour les exportateurs. C'est loin d'être une condamnation ferme de l'impression d'argent gratuit à tour de bras, mais il y a déjà un léger mieux, dont il faut bien se contenter, par rapport à ce qu'on entend en Europe ou aux USA. La banque centrale a d'ailleurs, contre toute attente et malgré l'appréciation du NZ$, récemment décidé de maintenir ses taux directeurs à 2.5% à moyen terme. Certes, la NZ a aussi eu droit à son plan de relance, mais il y a quelques petits signes un peu plus rassurants qu'ailleurs par rapport à l'état d'esprit ambiant sur les questions d'économie et d'entreprise.</p>
<p>Le comportement des autorités avec les grèves abusives, par exemple : un important conflit lancé il y a quelques mois par les syndicats du port de commerce d'Auckland a été enrayé ... en faisant tourner le port plus efficacement sans les grévistes et en lançant une <a title=\"Port signs contractors to replace wharfies - Stuff.co.nz\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zdHVmZi5jby5uei9idXNpbmVzcy9pbmR1c3RyaWVzLzY1NDk4NzYvUG9ydC1zaWducy1jb250cmFjdG9ycy10by1yZXBsYWNlLXdoYXJmaWVz">opération de recrutement</a> pour les remplacer, et interdisant l'accès au site aux syndiqués qui voulaient empêcher leurs collègues de travailler, le tout avec l'aval de la Justice. Inimaginable en France, normal en Nouvelle-Zélande.</p>
<p>De même, personne ici n'imaginerait restreindre les heures ou jours d'ouverture des magasins, chacun fait comme il le souhaite : à Auckland, quasiment tous les supermarchés sont ouverts entre 6h du matin et minuit tous les jours de l'année.</p>
<p>Le secteur économique emblématique de Nouvelle-Zélande est l'agriculture, le marché agricole du pays étant un des plus libres et moins aidés au monde. Aucune subvention, et bizarrement, ça marche très bien, le pays étant dans une solide position de garde-manger pour la zone Asie-Pacifique. Cependant, l'agriculture ne représente que 5% du PIB (mais 50% des exportations). La part du tertiaire dans l'économie (autour de 70% du PIB) est en forte expansion suivant celle du secteur financier qui profite comme partout de l'ouverture en grand des vannes des banques centrales. L'industrie et le high-tech occupent des places plus marginales comparativement aux autres pays développés, en raison principalement de la petite taille de la population et de l'éloignement des centres de consommation.</p>
<h3>Mais un système de santé largement socialisé</h3>
<p>S'il n'y avait qu'un seul point noir à soulever, ce serait celui-là. La santé en Nouvelle-Zélande, c'est à deux facettes : d'un côté pour tout ce qui est hospitalisation, maternité et soins des enfants de moins de 6 ans c'est l'assurance santé étatique obligatoire ou rien du tout, mais de l'autre côté pour tout ce qui est "entretien courant" auprès des généralistes ou spécialistes (petits bobos et maladies, soins dentaires, lunettes ...), c'est entièrement à la charge des individus ou des assurances privées qu'ils auront souscrites librement.</p>
<p>La sécurité sociale n'est pas dissociée de l'Etat : soit vous êtes citoyen, résident ou titulaire d'un visa de travail de plus de 2 ans et les soins hospitaliers sont "gratuits", soit vous ne l'êtes pas et vous devez assumer tous les frais car aucun assureur privé ne concurrence le gouvernement dans ce domaine. Ce fonctionnement entraîne une méfiance démesurée vis-à-vis des immigrants sur le plan de la santé, implicitement accusés de vouloir "profiter du système" en cas de détection d'une pathologie potentielle, ce qui mène à des <a title=\"Battle to stay is lost - Stuff.co.nz\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zdHVmZi5jby5uei9hdWNrbGFuZC9sb2NhbC1uZXdzL25vcnRobGFuZC9iYXktY2hyb25pY2xlLzQ4MzA5MzQvQmF0dGxlLXRvLXN0YXktaXMtbG9zdA==">situations ubuesques</a>.</p>
<p>De l'autre côté, pour tout ce qui ne relève pas de l'hôpital public et de façon bien plus conforme aux principes de liberté et de responsabilité, les médecins généralistes, spécialistes et autres professionnels de santé sont tous dans une situation de libre concurrence sans réglementation des tarifs. Les patients peuvent choisir soit d'assumer eux-même ces dépenses, soit de souscrire à une assurance privée adaptée à leurs besoins. Le service d'ambulances est assuré par l'association <a title=\"St John ambulances\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zdGpvaG4ub3JnLm56Lw==">St John</a>, initialement financée uniquement par la charité mais désormais partiellement subventionnée et faisant même appel au sponsoring privé.</p>
<h3>Une instruction relativement libre</h3>
<p>L'instruction néo-zélandaise, obligatoire de 6 à 16 ans, se porte bien (7ème au <a title=\"PISA 2009\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5waXNhLm9lY2Qub3JnL2RhdGFvZWNkLzU0LzEyLzQ2NjQzNDk2LnBkZg==">classement PISA 2009</a>) ... pour l'instant. En effet, une réforme de 2010 a introduit une standardisation des objectifs d'enseignement dans l'enseignement public (combattue par un certain nombre d'enseignants, à ce qu'on a pu comprendre en écoutant le discours d'une directrice d'école primaire aux parents lors de la remise des prix de fin d'année dans une école primaire), qui risque d'ouvrir la voie à une égalisation du niveau ... par le bas. Cette réforme ne concerne a priori pas les écoles privées. Le financement des établissements publics fonctionne en partie sur le modèle du "chèque-éducation", car le budget de fonctionnement alloué à chaque école est proportionnel au nombre d'élèves inscrits. Les parents peuvent contribuer volontairement au budget de l'école pour financer des activités non financées par le gouvernement. Les profs, par contre, restent recrutés et rémunérés directement par l'Etat, ce qui pose évidemment des <a title=\"Surplus de profs : pas une surprise - ACT\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hY3Qub3JnLm56L3Bvc3RzL3RlYWNoZXItc3VycGx1cy1uby1zdXJwcmlzZQ==">problèmes d'allocation des ressources</a> parfaitement prévisibles avec un minimum de bon sens libéral.</p>
<p>En ce qui concerne l'éducation, pas de remarque particulière si ce n'est que la fessée est officiellement interdite - c'est encore sujet à débats mais la loi est en vigueur - mais officieusement pratiquée à la maison sans qu'aucun parent ne passe au tribunal. On a constaté que les enfants sont, d'une manière générale, laissés plus libres qu'ailleurs.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDIvODUyNjItbGEtbm91dmVsbGUtemVsYW5kZS0zMy1pbnN0aXR1dGlvbnMtZXQtY2xpbWF0LXBvbGl0aXF1ZQ=="><em>A suivre : Institutions et climat politique</em></a></p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWRhaHVsaWJyZS5jb20vMjAxMi8wNS8xMS9sYS1ub3V2ZWxsZS16ZWxhbmRlLTIzLXZpdnJlLWVuLW5vdXZlbGxlLXplbGFuZGUv" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>La Nouvelle-Zélande 1/3 : Géographie, population et ambiance</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/05/30/82317-la-nouvelle-zelande-13-geographie-population-et-ambiance</link>
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		<pubDate>Wed, 30 May 2012 06:50:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Dahu Libre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Contrepoints vous propose en trois temps un voyage à travers la Nouvelle-Zélande, pays bien connu des libéraux pour ses réformes courageuses que la France ferait bien d'imiter. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Contrepoints</em> vous propose en trois temps un voyage à travers la Nouvelle-Zélande, pays bien connu des libéraux pour ses réformes courageuses que la France ferait bien d'imiter. </strong></p>
<p><strong>Par le dahu libre.</strong><span id="more-82317"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMzAvODIzMTctbGEtbm91dmVsbGUtemVsYW5kZS0xMy1nZW9ncmFwaGllLXBvcHVsYXRpb24tZXQtYW1iaWFuY2Uva2l3aS1jcm9zc2luZy1ub3V2ZWxsZS16ZWxhbmRlLWNj" rel=\"attachment wp-att-82318\"><img class="alignleft size-medium wp-image-82318" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/Kiwi-crossing-Nouvelle-Zelande-CC-200x300.jpg?16fe88" alt="" width="200" height="300" /></a>Ce pays fait en effet partie des destinations à la mode lorsque le sujet de l’expatriation vient sur la table, surtout pour les personnes de sensibilité libérale. Après un peu plus de 6 mois passés sur place, voici une série de trois articles concernant ce pays très attractif au premier abord, mais dont certains aspects ne se révèlent absolument pas conformes à l’idéal que l’on peut s’en être fait depuis l’Europe. Pour une fois, on ne parlera pas de rugby ni de All Blacks. Commençons par un peu de géographie.</p>
<h3>La Nouvelle-Zélande, c’est d’abord loin …</h3>
<p>Cet archipel formé de deux îles principales situées aux antipodes forme en effet l’ensemble de terres émergées les plus éloignée d’Europe. Les nouvelles du Vieux Continent n’arrivent que par bribes, et en ces temps de campagnes électorales, c’est salvateur. La presse nationale non subventionnée se contente presque des faits divers. L’éloignement et la faible population (4,4 millions d’habitants) de ces îles au milieu du Pacifique rend le pays relativement insignifiant aux yeux du monde qui, du coup, le laisse à peu près tranquille. Réciproquement, la NZ a tendance à ne pas trop s’occuper de ce que fait le reste du monde (sauf la Reine et ses rejetons). D’autant qu’il y a presque 2000 km d’océan pas vraiment sympathique à traverser avant la première terre ce qui simplifie grandement la gestion de l’environnement géopolitique, et fait tendre vers zéro les risques de voir un char d’assaut se pointer au poste-frontière. De même, du fait du faible poids politique du pays dans le paysage international, les chances de se prendre une tête nucléaire sur le coin de la figure ou de voir un terroriste faire sauter la Sky Tower sont quasi-inexistantes.</p>
<p>Cet éloignement géographique a tout de même un coût non négligeable lorsqu’on veut rentrer en Europe voir la famille. Minimum 24h d’avion et 1000 € pour l’aller simple, ça refroidit les ardeurs.</p>
<h3>… mais plein de ressources !</h3>
<p>Non seulement le climat très varié du Nord (sub-tropical) au Sud (tempéré) permet de faire pousser à peu près toutes les espèces de fruits et légumes, de la patate douce aux agrumes en passant par les céréales et le potager européen traditionnel, mais l’élevage est très développé et la Nouvelle-Zélande est un des plus gros exportateurs mondiaux de produits laitiers et de viande (bœuf et mouton principalement), avec 10 millions de bovins et 40 millions d’ovins soit … 2 vaches et 10 moutons par habitant. Au supermarché, quasiment rien n’est importé hormis les bananes et les ananas : les prix sont tout à fait abordables et les produits de qualité. Quoiqu’il arrive dans le monde, il y aura toujours de quoi manger en NZ ! Certes, on se prend à regretter la variété des rayons français en charcuterie ou surtout en fromages, mais cela reste tout à fait correct – en tous cas c’est mieux que ce qu’on imaginait – les vins blancs sont bons voire très bons, et les rouges sont de plus en plus buvables. Du côté de l’énergie, les ressources hydroélectriques sont importantes étant donné le relief (50 à 60% de l'électricité vient des barrages), secondées par les énergies fossiles, gaz naturel et charbon provenant du sous-sol local (26%) et la géothermie (10%), la part de l’éolien étant pour l’instant négligeable. L’exploitation des ressources pétrolières cachées sous les fonds marins au large des côtes pourraient donner à la Nouvelle-Zélande sa complète indépendance énergétique d’ici peu.</p>
<p>Les paysages superbes, les grands espaces, les milliers de km de côtes aux paysages variés attirent de nombreux touristes en plus d’offrir un terrain de jeu idéal pour les longs week-ends – la plupart des jours fériés sont « lundisés » – que ce soit en camping-car ou en voilier. Quels que soient ses goûts en matière de climat, il y a de tout, du quasi-tropical humide sans saisons vraiment marquées au Nord aux hivers enneigés et étés chauds et secs du Sud en passant par l’océanique sur les côtes Ouest. Il faut juste aimer le vent, car il y en a partout, tout le temps. Quelques tempêtes et tornades localisées de temps à autre, mais les cyclones ne descendent jamais aussi bas en latitude. L’activité volcanique reste un risque à ne pas écarter complètement notamment dans la région d’Auckland, l’île de Rangitoto qui fait face au centre-ville ayant surgi voici seulement 600 ans, et les séismes représentent un risque réel comme l’a montré la série de tremblements de terre qui a durement frappé Christchurch l’année dernière (181 morts), et dont les répliques se font encore régulièrement ressentir dans la ville. Il faut s’attendre à un « Big One » à Wellington, la capitale politique, « idéalement » placée en plein sur la faille traversant le pays du Sud au Nord.</p>
<h3>Passons aux autochtones …</h3>
<p>… si l’on peut vraiment parler d’autochtones en Nouvelle-Zélande en dehors les populations Maories arrivées au XIIe siècle de ce qui deviendra la Polynésie Française. C’est très rare de rencontrer des Kiwis « pure souche », tout le monde a au moins un proche parent venant d’Europe, d’Asie, d’Océanie, plus rarement d’Amérique ou d’Afrique. Cela donne un multiculturalisme très enrichissant : dans une soirée il y a presque autant de pays d’origine et d’accents anglais différents que d’individus ! L’optimisme, même si le contexte économique est morose, est de mise et les gens voient le futur avec le sourire, sont très ouverts et accueillants vis à vis des nouveaux arrivants … On fait facilement confiance, la propriété est respectée, et on est en sécurité partout. On a du mal à s’imaginer que, dans certaines parties du monde, on puisse brûler des voitures pour le réveillon. À certains endroits, les verrous sur les portes des maisons seraient presque superflus. Le civisme à l’anglo-saxonne est appréciable, dans la vie de tous les jours comme sur la route. L’entraide et la débrouille sont de mise, que ce soit pour les petits travaux ou lors des accidents ou catastrophes naturelles : on n’attend pas Superman, on agit, souvent avant même que les secours n’arrivent. L’<a title=\"NZ-RT11\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5yZXNjdWUubmV0Lm56Lw==">équipe d’intervention</a> spécialisée dans les catastrophes naturelles ne comptant qu’une petite vingtaine de personnes pour plus de 4 millions d’habitants, les Kiwis sont conscients qu’en cas de gros pépin, ils n’auront pas le choix, ils devront savoir se débrouiller.</p>
<h3>Une ouverture d’esprit ambiante appréciable</h3>
<p>À l’aéroport d’Auckland, une affiche publicitaire géante annonce fièrement <em>"Welcome to the Women’s Republic of New Zealand"</em> *. La Nouvelle-Zélande a été le premier pays au monde à donner le droit de vote aux femmes en 1893 (non, il n’y a pas de faute de frappe). Sans quotas, sans discrimination « positive », elle a déjà été gouvernée deux fois par une femme. Il n’est pas vraiment surprenant qu’un homme arrête de travailler pour s’occuper des enfants car sa femme a un meilleur job et est mieux payée.</p>
<p>L’homosexualité est très bien acceptée en Nouvelle-Zélande, même si les gays n’ont pas encore le droit de se marier et doivent se contenter d’un contrat d’union civile. Nous fréquentons souvent des personnes de plus de 50 ans qui ont toutes évoqué totalement librement le sujet, nous disant qu’elles ne comprenaient pas pourquoi le gouvernement n’avait toujours pas autorisé le mariage entre homosexuels.</p>
<p>Par contre, sur différents autres sujets, il y a un jusqu’au-boutisme fatiguant et limite fanatique, notamment la cigarette (certains militent pour une « NZ sans fumée » d’ici quelques années, ce qui donne des <a title=\"Un bon conseil des nazis de la nicotine\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3BjLmJsb2dzcG90LmNvLm56LzIwMTIvMDMvZ29vZC1hZHZpY2UtZnJvbS1uaWNvLW5hemlzLmh0bWw=">campagnes publicitaires involontairement cocasses</a>), l’allaitement (tollé lorsqu’un All Black <a title=\"Piri Weepu's baby bottle advert ban - NZ Herald\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uemhlcmFsZC5jby5uei9uei9uZXdzL2FydGljbGUuY2ZtP2NfaWQ9MSZhbXA7b2JqZWN0aWQ9MTA3ODM1MTg=">donne le biberon</a> à sa fille de 6 mois dans une vidéo de campagne … oh, ça alors … anti-tabac), féminisme ou végétarianisme (lorsqu’une pub est un peu macho ou se moque gentiment des végétariens), nucléaire (sur les paquets de thé c’est écrit « NZ sans nucléaire »), écologisme boboïde qui entraîne une auto-flagellation à base d’accords de Kyoto pendant que l’exploitation d’éoliennes dans cette région qui est pourtant l’une des plus ventées du monde est <a title=\"Les bénéfices de Windfarm NZ sont frappés par le manque de vent - Stuff.co.nz\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zdHVmZi5jby5uei9idXNpbmVzcy9pbmR1c3RyaWVzLzY0OTMzODcvV2luZGZhcm0tcHJvZml0cy1iYXR0ZXJlZC1ieS1sYWNrLW9mLXdpbmQ=">déficitaire d’année en année</a> (même avec les crédits carbone qui viennent au secours des entreprises d’État de ce secteur).</p>
<p><em>* Bienvenue dans la République des Femmes de Nouvelle-Zélande</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDEvODUyNjAtbGEtbm91dmVsbGUtemVsYW5kZS0yMy12aXZyZS1lbi1ub3V2ZWxsZS16ZWxhbmRl"><em>À suivre : Vivre en Nouvelle-Zélande</em></a></p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWRhaHVsaWJyZS5jb20vMjAxMi8wNS8wNi9sYS1ub3V2ZWxsZS16ZWxhbmRlLTEzLWdlb2dyYXBoaWUtcG9wdWxhdGlvbi1ldC1hbWJpYW5jZS8=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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