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	<title>Contrepoints &#187; Moyen Orient</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>La Syrie et l&#039;histoire de l&#039;interventionnisme américain</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cato Institute</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[interventionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le désir de s’ingérer un peu partout dans le monde, y compris en Syrie, reste fort à Washington. La seule certitude est que presque toutes les interventions finissent en conséquences inattendues négatives.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le désir de s’ingérer un peu partout dans le monde, y compris en Syrie, reste fort à Washington. La seule certitude est que presque toutes les interventions finissent en conséquences inattendues négatives.</strong></p>
<div><strong>Par Doug Bandow, depuis Washington D.C., États-Unis.</strong><span id="more-124159"></span><br />
<em>Un article du Cato Institute, traduction Libre Afrique.</em></div>
<div id="attachment_90385" class="wp-caption alignleft" style="width: 208px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA3L0RyYXBlYXUtU3lyaWVuLUNDLUFsamF6ZWVyYS1FbmdsaXNoLmpwZw=="><img class="size-medium wp-image-90385" title="Drapeau Syrien (CC, Aljazeera English)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/Drapeau-Syrien-CC-Aljazeera-English-198x300.jpg?16fe88" alt="" width="198" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Égyptiens arborant le drapeau révolutionnaire syrien lors d'une manifestation de soutien au Caire, 18 novembre 2011.</p></div>
<p>Le désir de s’ingérer un peu partout dans le monde reste fort à Washington. La seule certitude est que presque toutes les interventions finissent en conséquences inattendues négatives, qui elles-mêmes génèrent une pression pour davantage d’ingérence pour y remédier.</p>
<p>Ce phénomène se manifeste clairement en Syrie. Les demandes d’intervention contre le président Bachar El Assad vont crescendo. Nageant à contre-courant, Daniel Pipes, président du <em>Middle Eastern Forum</em>, a récemment affirmé que « les «États occidentaux doivent soutenir la dictature pernicieuse de Bachar al-Assad ».  En fait, Pipes a proposé de soutenir à peu près tout le monde.</p>
<p>Non qu’il veuille qu’Assad gagne. Il préférerait que ni le régime ni l’opposition ne gagne. Selon Pipes « une victoire des rebelles accroîtrait considérablement l’influence d’un gouvernement turc de plus en plus voyou, tout en mettant au pouvoir des djihadistes qui prendraient la place du gouvernement Assad. La poursuite des combats cause moins de dommages aux intérêts occidentaux que le fait de laisser les islamistes prendre le pouvoir ».</p>
<p>Mais ce n’est pas tout : « quand Assad et Téhéran auront combattu les rebelles et Ankara jusqu’à l’épuisement mutuel, le soutien occidental pourra alors se diriger vers des éléments non-baathistes et non-islamistes ». Ainsi, Pipes espère-t-il que soutenir le régime mènerait en fin de compte à un gouvernement modéré et à « un avenir meilleur ».</p>
<p>Pipes a pu rappeler le « modèle » du soutien américain à l’Union soviétique de Staline, contre l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale. De deux puissances totalitaires qui cherchaient à prendre le contrôle de l’Eurasie, Washington croyait devoir choisir le moindre des deux maux - l’URSS à l’époque. Après la fin de ce conflit, les États-Unis décidèrent qu’ils devaient désormais contenir Moscou.</p>
<p>Pipes a également rappelé qu’en 1987 il appelait l’Occident à soutenir l’Irak de Saddam Hussein, qui était sur la défensive depuis 1982 après avoir déclenché la guerre deux ans auparavant. Cependant, « en regardant vers l’avenir, si l’Irak une fois de plus prenait l’offensive, un changement peu probable mais pas impossible, les États-Unis devraient de nouveau changer d’allié et envisager d’accorder une aide à l’Iran ».</p>
<p>Sa politique de « soutien au  côté qui bat en retraite » trouve son fondement dans une froide <em>Realpolitik</em>. Mais Pipes surestime grandement la capacité de Washington à manipuler les événements internationaux. Les décideurs américains n’ont pas une connaissance suffisante des conflits et des acteurs internationaux, ni la capacité suffisante pour faire usage de la connaissance dont ils disposent afin de mettre en œuvre efficacement une telle stratégie.</p>
<p>Imaginez les politiciens de Washington tentant de calibrer soigneusement leur soutien à Assad pour qu’il soit suffisant pour empêcher sa défaite, mais pas assez pour permettre sa victoire… Ensuite, pour coordonner parfaitement dans le temps un changement d’alliance, non plus avec le gouvernement mais avec l’opposition, afin de maintenir l’équilibre du pouvoir si Assad recouvrait ses forces; et ensuite, pour décider du moment où les deux parties seront suffisamment équilibrées pour trouver de nouveaux combattants à soutenir. Tout cela défie l’entendement.</p>
<p>Même si cela était possible, comment Washington s’adapterait-il aux événements imprévus ? L’ancien procureur international Carla Del Ponte a annoncé au début du mois de mai qu’il y avait des « soupçons concrets, solides mais pas encore la preuve irréfutable » que l’opposition syrienne a utilisé du gaz Sarin. Comment Washington devrait-il alors changer l’équation interventionniste ? Peut-être que Washington devrait bombarder les deux côtés en même temps !?</p>
<p>La politique américaine durant la Seconde Guerre mondiale a « marché », dans la mesure où le soutien à l’Union soviétique peut être appelé un succès, car elle ne prétendait pas faire dans la nuance. Washington et les autres alliés ont choisi de s’allier avec Moscou. Il y avait quelques partisans de la stratégie de Pipes - par exemple, le général George Patton suggéra d’armer d’anciens soldats nazis pour attaquer l’URSS. Mais la plupart des Américains croyaient qu’une grande guerre mondiale au milieu du siècle avait suffi.</p>
<p>Par ailleurs, aucune politique interventionniste ne peut éviter les inévitables conséquences involontaires. Un exemple majeur : la politique américaine dans le golfe Persique, elle-même en grande partie une conséquence de mesures prises au mépris presque frivole de leurs conséquences, il y a six décennies de cela.</p>
<p>En 1953, Washington fomentait un coup d’État contre le Premier ministre iranien de gauche, Mohammed Mossadegh. Son remplaçant, le Shah, était sans doute un allié américain fiable, mais c’était un voyou. En réprimant brutalement des éléments politiques plus modérés et en modernisant par la force une société traditionnelle, il contribua à déclencher la révolution islamique de 1979 qui mit l’ayatollah Khomeiny au pouvoir.</p>
<p>La peur de la subversion iranienne et l’agressivité dans le Golfe a conduit l’administration Reagan à soutenir Saddam Hussein après qu’il a attaqué l’Iran. Ce dernier, croyant qu’il avait le soutien au moins tacite des USA, tenta alors d’absorber le Koweït voisin. Mais Washington est alors intervenu contre lui. Cependant, les États-Unis l’ont laissé au pouvoir car ils craignaient de créer un vide de pouvoir qui serait rempli par l’Iran. Dans le même temps, Washington maintenait ses troupes en Arabie Saoudite, ce qui créa l’un des griefs qui ont poussé Oussama Ben Laden à frapper l’Amérique le 11 septembre.</p>
<p>Par la suite, l’administration Bush a envahi l’Irak pour « assécher le marais », créant le vide tant craint auparavant, ce qui a renforcé la position géopolitique de Téhéran. Si Washington finit par attaquer l’Iran, l’impact pourrait être aussi extraordinaire qu’imprévisible. Car malheureusement, le potentiel des conséquences imprévues du coup de 1953 n’est pas encore épuisé.</p>
<p>L’ingénierie sociale est déjà assez difficile - en fait, presque impossible – en matière d’affaires intérieures. Elle est encore plus difficile à l’étranger. Il n’est pas facile de transcender l’histoire, les traditions, les religions, les origines ethniques, la géographie etc. C’est la raison évidente pour laquelle l’intervention échoue si souvent, produisant des effets contreproductifs jamais imaginés par ses partisans.</p>
<p>La Syrie fait partie des affaires les plus difficiles pour les USA. Les demi-mesures américaines, comme une zone d’exclusion aérienne, empêtreraient l’Amérique dans une impasse sans générer de résultat décisif. Se saisir des stocks d’armes chimiques de la Syrie assurerait leur utilisation - contre les troupes alliées - et exigerait beaucoup d’hommes sur le terrain. Un force d’occupation encore plus importante serait nécessaire pour vaincre le régime, rétablir l’ordre et faire respecter la paix. Avec un public las de la guerre et un État au bord de la faillite, une telle politique serait une folie pour les USA.</p>
<p>Il faut résister à la pression croissante d’intervenir en Syrie et dans d’autres conflits inutiles. Le fait que l’on puisse trouver un argument pour soutenir presque chaque partie dans la guerre civile syrienne est sans doute la meilleure preuve que la seule solution raisonnable est de rester en dehors de ce tragique conflit.</p>
<p>(*)Doug Bandow est analyste au Cato Institute.</p>
<p>----</p>
<p>Cet article a été <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0JhbmRvd19TeXJpZV9VU0FfMDgwNTEz">publié </a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS9wZXJpbHMtaW50ZXJ2ZW50aW9uLXN5cmlh" target=\"_blank\">en anglais</a> sur le site du Cato Institute. Traduction : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0JhbmRvd19TeXJpZV9VU0FfMDgwNTEz">Libre Afrique.</a></p>
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		<title>Afghanistan : les raisons d’une défaite</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:20:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex Korbel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[talibans]]></category>

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		<description><![CDATA[Les raisons de l’échec de la coalition sont peu débattues alors que nous aurions besoin d’analyses contrastées et bien renseignées sur ce qui s’est passé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les raisons de l’échec de la coalition sont peu débattues alors que nous aurions besoin d’analyses contrastées et bien renseignées sur ce qui s’est passé.</strong></p>
<p><strong>Par Alex Korbel.</strong><br />
<span id="more-123717"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzcxOQ==" rel=\"attachment wp-att-123719\"><img class="aligncenter  wp-image-123719" title="afghanistan" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/afghanistan.jpg?16fe88" alt="" width="512" height="384" /></a></p>
<p>Pourquoi l’État français a-t-il échoué en Afghanistan ? Je sais que le gouvernement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9Qb2xpdGlxdWUvQWN0dWFsaXRlL0FmZ2hhbmlzdGFuLUhvbGxhbmRlLWV0LWxhLW1pc3Npb24tYWNjb21wbGllLWRlcy1zb2xkYXRzLWZyYW5jYWlzLTU4MjIxMQ==" target=\"_blank\">prétend avoir gagné</a> mais il s’agit surtout de camoufler l’embarras d’un gigantesque gâchis se soldant par une défaite qui était prévisible. Depuis 2001, ce sont près de 70 000 militaires, soit la quasi-totalité des effectifs opérationnels de l’armée de Terre, qui ont été engagés en Afghanistan. Quatre-vingt-huit soldats français sont morts dans ce pays dans une guerre qui a coûté environ 20 milliards d’euros aux contribuables et qui n’est toujours pas terminée après 11 ans (la Seconde Guerre mondiale a durée 6 ans ; la guerre d’Algérie en a duré 8). Mi-2013, si tout se passe comme prévu, il n’y aura plus que 500 soldats français à Kaboul.</p>
<p><strong>11 ans de guerre</strong></p>
<p>Les raisons de l’échec de la coalition et de l’État français en particulier sont actuellement peu débattues alors que nous aurions besoin d’analyses contrastées et bien renseignées sur ce qui s’est passé.</p>
<p>Le problème structurel de notre engagement militaire était que l’objectif poursuivi par la coalition ne pouvait pas être atteint sans un plus grand engagement de ressources, mais les enjeux liés au conflit ne justifiaient pas un tel niveau d’engagement.</p>
<p>En d’autres termes, remporter la victoire n’en valait pas la peine et le véritable échec des gouvernements successifs (Jospin, Raffarin, de Villepin, Fillon, Ayrault) a été de ne pas reconnaitre ce fait beaucoup plus tôt et d’en tirer les conclusions politiques appropriées.</p>
<p><strong>Pas assez de troupes</strong></p>
<p>Premièrement, pour décrocher une victoire significative en Afghanistan – que l’on peut définir comme vaincre définitivement les Talibans et créer un gouvernement efficace de style occidental à Kaboul – il aurait fallu envoyer beaucoup plus de troupes sur le terrain. Ce déficit a été aggravé par les divisions ethniques qui animent l’Afghanistan, son terrain montagneux, son isolement géographique, l’insuffisance des infrastructures et ses frontières poreuses.</p>
<p><strong>Le refuge pakistanais</strong></p>
<p>Deuxièmement, la victoire était insaisissable parce que le Pakistan a continué à soutenir les Talibans et son territoire leur a fourni des sanctuaires efficaces. Un rappel en guise d’exemple : Oussama Ben Laden se trouvait au Pakistan, pas en Afghanistan. Les Talibans combattant en Afghanistan pouvaient toujours traverser la frontière et revenir se battre un autre jour.</p>
<p>Paris et Washington n’ont jamais été prêts à forcer le Pakistan à cesser de soutenir les Talibans et il n’est pas certain que cela aurait été possible sans entrer en guerre contre le régime pakistanais lui-même, soulevant la question de la stabilité d’un État doté d’un arsenal nucléaire.</p>
<p><strong>Le gouvernement afghan</strong></p>
<p>Troisièmement, la coalition n’a pas pu obtenir du gouvernement afghan d’HamidKarzai qu’il réforme le pays à l’occidentale parce que ce dernier était le seul gouvernant presque crédible et qu’il le savait.</p>
<p>À moins que l’OTAN n’ait été prête à prendre en charge l’ensemble du pays et à essayer de le gouverner directement – une tâche qui aurait fait passer l’occupation de l’Irak pour un jeu d’enfant – la coalition était forcée de travailler avec HamidKarzai, malgré ses nombreux défauts.</p>
<p>Les opérations militaires anti-insurrectionnelles réussies exigent des partenaires locaux efficaces et légitimes ; ces derniers n’existaient pas en Afghanistan.</p>
<p><strong>Une inadéquation fondamentale</strong></p>
<p>Les forces de la coalition ont fait d’énormes sacrifices personnels en s’efforçant de gagner dans des conditions difficiles. Mais si cette guerre avait été une véritable priorité stratégique, les États auraient lutté de façon très différente.</p>
<p>Ainsi, la véritable raison du fiasco de la guerre en Afghanistan est due au fait que l’ensemble des décideurs et analystes ont omis de reconnaitre l’inadéquation fondamentale entre a) les intérêts de l’État français et de la coalition qui étaient très limités dans la région, b) les objectifs déclarés qui étaient bien trop ambitieux (créer une démocratie à l’occidentale en Afghanistan) et c) les vastes ressources et la patience qu’il aurait fallu avoir et mobiliser pour atteindre ces objectifs.</p>
<p>Compte tenu de ce décalage entre les intérêts, les objectifs et les ressources, il était malavisé de continuer à essayer de gagner une guerre à un niveau d’effort qui n’était pas suffisant pour réussir. Pourtant, personne n’a jamais soulevé cette contradiction. Ou bien leur avis n’a pas été entendu. Il est plus que temps de réformer la politique étrangère de l’État français.</p>
<p>---<br />
<em>Publié initialement sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LWFmZ2hhbmlzdGFuLS1sZXMtcmFpc29ucy1kLXVuZS1kZWZhaXRlLmFzcHg/YXJ0aWNsZT00MzUzMzMwNDU2RzEwMDIw">24hgold.com.</a></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Syrie : les œillères françaises</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/14/121534-syrie-les-oeilleres-francaises</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Apr 2013 05:14:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex Korbel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le débat en France tourne sur la tactique pour agir en Syrie, pas sur l'utilité d'une telle intervention. A tort.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le débat en France tourne sur la tactique pour agir en Syrie, pas sur l'utilité d'une telle intervention. À tort.</strong></p>
<p><strong>Par Alex Korbel.</strong><span id="more-121534"></span></p>
<div id="attachment_121535" class="wp-caption alignleft" style="width: 289px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L2NoaWNrZW5fZ2xhc3NlczEuanBn"><img class="size-medium wp-image-121535" title="Œillères du coq français" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/chicken_glasses1-279x300.jpg?16fe88" alt="" width="279" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Les œillères du coq français</p></div>
<p>Si vous voulez avoir la preuve qu’il existe un problème français en matière de politique étrangère, lisez les opinions des décideurs et des analystes de la situation actuelle en Syrie.</p>
<p>Ces opinions diffèrent mais ce qui est frappant, c’est la façon dont le débat tourne autour de questions tactiques.</p>
<p>On échange sur le caractère fiable ou non des renseignements, sur les façons d’améliorer l’efficacité de la présence militaire lors d’une occupation ou sur les manières d’intervenir dans divers endroits du monde sans s’embourber dans de longues et coûteuses opérations.</p>
<p>Bref, le débat se limite à déterminer comment intervenir. La question qui n’est jamais posée est : dans quel but intervenir ?</p>
<p><strong>Dans quel but intervenir ?</strong></p>
<p>Quel est le but exact de l’État français quand il envisage d’intervenir dans un autre pays ? Plus important encore, comment les interventions militaires de l’État contribuent-elles directement à la sécurité et la prospérité des citoyens français qui vont les financer et à ses soldats dont les vies sont en danger ?</p>
<p>En ce qui concerne la Syrie, la combinaison de criminels, seigneurs de guerre, islamistes sunnites ou alaouites qui finira par gouverner ce malheureux pays importe peu. La Syrie a été gouvernée par des personnages peu recommandables depuis plus d’un demi-siècle et la France a réussi à bien s’en sortir malgré cela pendant toutes ces années.</p>
<p>Les intérêts stratégiques de l’État commandent-ils soudain au pays de s’appliquer directement à remodeler le paysage politique syrien ? A-t-on seulement un plan pour y parvenir ?</p>
<p>Même si nous en avions un, il n’existe aucune garantie que le futur gouvernement syrien soit un allié de l’État français, étant donné la situation régionale complexe et la diversité d’opinion des principaux prétendants au pouvoir. Sans oublier le fait que la politique étrangère française passée au Moyen-Orient nous a aliéné beaucoup de personnes dans cette région du monde.</p>
<p><strong>Considérations humanitaires</strong></p>
<p>Bien sûr, on peut justifier une intervention militaire pour des raisons purement humanitaires. Mais si telle était notre préoccupation principale, nous serions déjà en train de faire quelque chose pour aider le million de réfugiés syriens fuyant le conflit.</p>
<p>Même si l’intérêt était humanitaire, nous aurions besoin d’un plan solide et convaincant pour faire cesser la violence en Syrie. Nous aurions aussi besoin d’être sûrs que notre intervention ne ferait pas empirer le conflit. Et nous aurions enfin besoin de convaincre les Français de payer en vies humaines et en argent le sauvetage de vies syriennes. Inutile de dire que d’envoyer des armes supplémentaires en Syrie ne fait pas partie de ces considérations humanitaires.</p>
<p><strong>Rationalisation n’est pas stratégie</strong></p>
<p>La vérité c’est que l’État français n’a ni la vision, ni le leadership ni l’argent pour mener une opération militaire dans un pays aussi complexe que la Syrie. Aujourd’hui, l’armée française donne aux présidents de la République la liberté de mener des guerres par choix ou par caprice, ce qui permet aux conseillers du Prince d’imaginer de nombreuses façons d’utiliser cette puissance. Ces ambitieux trouveront toujours une justification à une intervention militaire parce qu’étant intelligents, ils savent inventer des scénarios suggérant que si nous n’intervenons pas, il se pourrait que quelque chose de malheureux arrive à quelqu’un ou quelque chose dont nous nous soucions.</p>
<p>C’est ce genre de raisonnement qui a fait que nous sommes en Afghanistan depuis plus de 11 ans. Le problème, c’est que cette façon de penser n’est pas une stratégie. Il est plus que temps d’avoir un débat sur la politique étrangère de l’État français.</p>
<p>---<br />
Article publié initialement sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LXN5cmllLS1sZXMtaWxsZXJlcy1mcmFuY2Fpc2VzLmFzcHg/YXJ0aWNsZT00MzI1MDgyMjg4RzEwMDIwJmFtcDtyZWRpcmVjdD1mYWxzZSZhbXA7Y29udHJpYnV0b3I9QWxleCtLb3JiZWw=">sur 24hgold.com</a></p>
<p>Lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9TeXJpZQ==" target=\"_blank\">Notre dossier spécial Syrie</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>La guerre en Irak : dix ans plus tard</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/27/119637-la-guerre-en-irak-dix-ans-plus-tard</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/27/119637-la-guerre-en-irak-dix-ans-plus-tard#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 05:52:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Malou Innocent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sadam Hussein]]></category>
		<category><![CDATA[Téhéran]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceux qui accusent le retrait des troupes américaines d’avoir accru l’influence iranienne ont inversé le lien de causalité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ceux qui accusent le retrait des troupes américaines d’avoir accru l’influence iranienne ont inversé le lien de causalité.</strong></p>
<p><strong>Par Malou Innocent, depuis les États-Unis.</strong><span id="more-119637"></span><br />
<em>Un article du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy8=">Cato Institute</a>, traduit par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExOTYzOA==" rel=\"attachment wp-att-119638\"><img class="aligncenter  wp-image-119638" title="drones" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/drones.jpg?16fe88" alt="" width="405" height="324" /></a></p>
<p>Aux USA des (néo) conservateurs de premier plan qui avaient défendu la guerre en Irak, comme le sénateur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VkaXRpb24uY25uLmNvbS8yMDA4L1BPTElUSUNTLzAzLzE4L21jY2Fpbi5jb21tZW50cy9pbmRleC5odG1s">John McCain </a>et la blogueuse <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53YXNoaW5ndG9ucG9zdC5jb20vYmxvZ3MvcmlnaHQtdHVybi9wb3N0L25vdC1lYXN5LXRvLXBlcnN1YWRlLXRoZS1tdWxsYWhzLXdlLWFyZS1zZXJpb3VzLzIwMTEvMTAvMjQvZ0lRQThKY3dDTV9ibG9nLmh0bWw=">Jennifer Rubin du <em>Washington Post</em></a>, ont accusé le retrait militaire américain de l’Irak d’avoir accru l’influence iranienne. Cette affirmation populaire ignore volontairement que l’Iran a bénéficié de la guerre à la suite de l’élimination de Saddam Hussein, et non après le retrait des troupes américaines.</p>
<p>Avant l’invasion de 2003, les partisans de la guerre en Irak étaient tellement concentrés sur le renversement de Saddam Hussein du pouvoir qu’ils négligèrent la façon dont cela permettrait à Téhéran de soutenir ses alliés politiques à Bagdad, et ce, en toute impunité. Prenons par exemple l’actuel Premier ministre d’Irak, Nouri al Maliki, chef du parti politique chiite (Dawa). De 1982 jusqu’à l’invasion sous commandement américain, M. Maliki avait trouvé refuge en Iran alors que les autres membres de Dawa étaient en Syrie. Pourquoi l’Iran et la Syrie ? Selon Dawa, « ces deux pays étaient ceux qui éprouvaient le plus de sympathie à la cause de la lutte contre le régime de Saddam Hussein à l’époque ».</p>
<p>C’était la période durant laquelle les hauts responsables à Washington <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDAyLzA4LzE4L3dvcmxkL29mZmljZXJzLXNheS11cy1haWRlZC1pcmFxLWluLXdhci1kZXNwaXRlLXVzZS1vZi1nYXMuaHRtbD9wYWdld2FudGVkPWFsbCZhbXA7c3JjPXBt">soutinrent le régime laïc baasiste de Bagdad</a> dans son conflit contre l’Iran et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VkaXRpb24uY25uLmNvbS8yMDA4L1dPUkxEL21lYXN0LzExLzIwL3NibS5kb2N1bWVudHMvaW5kZXguaHRtbA==">refusèrent de punir Saddam</a> pour le gazage des Kurdes irakiens. La guerre Iran-Irak (1980-88) dégénéra en une impasse prolongée, permettant aux belligérants de s’affaiblir mutuellement. Parce que la région resta divisée, aucun camp ne put connaître une hégémonie et évincer l’influence américaine. Comme Henry Kissinger <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uYXRpb25hbHJldmlldy5jb20vYXJ0aWNsZXMvMjkyNDk2L2l0LXMtcGl0eS1zb21lYm9keS1oYXMtd2luLWFuZHJldy1jLW1jY2FydGh5">l’aurait dit en plaisantant</a> : « Il est dommage que les deux ne puissent perdre ».</p>
<p>En août 1988, après que la sanglante guerre Iran-Irak prit fin grâce à un cessez-le négocié par l’ONU, Saddam n’avait pas l’intention de préserver le statu quo : ses forces envahirent le Koweït en août 1990. L’objectif immédiat de la coalition internationale sous commandement américain qui s’ensuivit fut d’expulser les forces irakiennes du Koweït, et d’éviter ce dont le secrétaire d’État du président George H.W. Bush, James Baker <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYnMub3JnL3dnYmgvcGFnZXMvZnJvbnRsaW5lL2d1bGYvb3JhbC9iYWtlci8xLmh0bWw=">avait averti</a> : « quelque chose qui pourrait aboutir à la fragmentation de l’Irak, parce que nous ne pensions pas que ce serait dans notre intérêt national ».</p>
<p>L’objectif plus large de Washington était d’empêcher l’Irak de dominer le Golfe Persique. Durant les douze années suivantes, les zones d’exclusion aérienne et un régime de sanctions continrent les tendances expansionnistes de Saddam Hussein. L’Iran reprenait des forces pendant que l’Irak perdait les siennes, et l’équilibre des forces dans le Golfe restait relativement intact. Tout cela changea de façon spectaculaire après mars 2003.</p>
<p>Les responsables de l’administration Bush, et leurs partisans démocrates et républicains au Capitole, sous-estimèrent les ramifications géopolitiques plus larges du fait de détrôner le principal contrepoids régional de l’Iran. Des analystes plus réalistes <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9zaXRlcy9jYXRvLm9yZy9maWxlcy9hcnRpY2xlcy9jYXJwZW50ZXJfaW5ub2NlbnRfdGhlX2lyYXFfd2FyX2FuZF9pcmFuaWFuX3Bvd2VyLnBkZg==">soulignèrent à l’époque</a> qu’aucune planification avant-guerre ni un quelconque nombre de « bottes sur le terrain » n’auraient pu empêcher <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29ubGluZS53c2ouY29tL2FydGljbGUvU0IxMDAwMTQyNDA1MzExMTkwMzU5MTEwNDU3NjQ2NzYzMTI4OTI1MDM5Mi5odG1s">la poussée</a> de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZWNhYmxlLmZvcmVpZ25wb2xpY3kuY29tL3Bvc3RzLzIwMTIvMDMvMjMvdXNfc3RydWdnbGVzX3dpdGhfaXJhbl9mb3JfaW5mbHVlbmNlX2luX2lyYXE=">la République islamique</a> dans un pays voisin ayant une majorité de 60 pour cent de chiites. En 2010, les dirigeants de Téhéran <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53YXNoaW5ndG9udGltZXMuY29tL25ld3MvMjAxMi9qdW4vMTkvaXJhbi1yYWxsaWVzLXRvLWFpZC1pcmFxcy1lbWJhdHRsZWQtbGVhZGVyLz9wYWdlPWFsbA==">aidèrent à créer</a> le gouvernement du premier ministre Maliki, un gouvernement mené par les chiites, et selon les rapports, commencèrent à « demander des faveurs à ses factions alliées en Irak ».</p>
<p>Il est utile de garder à l’esprit que de nombreux politiciens et experts américains qui firent initialement la promotion de la guerre en Irak se servent aujourd’hui de l’accroissement du pouvoir iranien pour réclamer une action contre le régime. Ces partisans de l’agression perpétuelle constituent un exemple convaincant de ce que l’économiste autrichien <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTHVkd2lnX3Zvbl9NaXNlcw==">Ludwig von Mises</a> décrivait comme <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pc2VzLm9yZy9lZmFuZGkvY2gxMS5hc3A=">la tromperie de l’intervention de l’État</a> : lorsque l’État perçoit un problème, il intervient pour le résoudre, mais au lieu de résoudre le problème initial, l’intervention crée deux ou trois autres problèmes.</p>
<p>Ceux qui accusent le retrait des troupes américaines d’avoir accru l’influence iranienne ont inversé le lien de causalité. La guerre préventive, dont ils étaient si confiants qu’elle donnerait un résultat positif, a en réalité contribué à renforcer l’affirmation géopolitique de l’Iran et réduit les options de la politique américaine dans la région.</p>
<p>---<br />
Article paru initialement en anglais sur le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS9pcmFxLXdhci0xMC15ZWFycy1sYXRlcg==" target=\"_blank\">site du Cato</a>. Traduction : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0lubm9jZW50X0d1ZXJyZV9JcmFrXzIxMDMxMw==">LibreAfrique.org</a>.</p>
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		<title>Afghanistan : l&#039;intervention a coûté plus de 3,5 milliards d&#039;euros aux contribuables en 12 ans</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/11/117826-afghanistan-lintervention-a-coute-plus-de-35-milliards-deuros-aux-contribuables-en-12-ans</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 07:38:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
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		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[budget militaire]]></category>

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		<description><![CDATA[L’engagement en Afghanistan a coûté 3,5 milliards d’euros en dépenses militaires sans compter l'usure accélérée des matériels.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’engagement en Afghanistan a coûté 3,5 milliards d’euros en dépenses militaires sans compter l'usure accélérée des matériels.</strong><br />
<span id="more-117826"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTEvMTE3ODI2LWFmZ2hhbmlzdGFuLWxpbnRlcnZlbnRpb24tYS1jb3V0ZS1wbHVzLWRlLTM1LW1pbGxpYXJkcy1kZXVyb3MtYXV4LWNvbnRyaWJ1YWJsZXMtZW4tMTItYW5zL3NvbGRhdC1mcmFuY2U=" rel=\"attachment wp-att-117878\"><img class="alignright  wp-image-117878" title="soldat-france" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/soldat-france.jpg?16fe88" alt="" width="239" height="158" /></a>La Commission de la défense nationale et des forces armées a mis en ligne le 1er mars dernier son <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc3NlbWJsZWUtbmF0aW9uYWxlLmZyLzE0L3JhcC1pbmZvL2kwNzQ0LmFzcA==">Rapport d'information concernant l'engagement des forces françaises en Afghanistan</a>. Notamment ce rapport révèle les coûts de cette guerre, de 130 millions d'euros en 2002 à près de 500 millions pour la seule année 2012 :</p>
<blockquote><p>À ce jour, l’engagement français en Afghanistan a coûté près de 3 milliards d’euros pour les seules dépenses militaires. Ce coût est une estimation minimale, certaines dépenses induites telles que l’usure accélérée des matériels n’étant pas comptabilisées. À l’échéance 2014, le surcoût total lié à l’opération devrait avoisiner les 3,5 milliards d’euros.</p></blockquote>
<h2><strong>Une formation des forces de sécurité locales défaillante</strong></h2>
<p>Le rapport évoque également de grandes défaillances dans le programme de formation de policiers EUPOL Afghanistan, placé sous tutelle allemande avant de la transférer à l'Union Européenne :</p>
<blockquote><p>Mise en place pour une période initiale de trois ans, EUPOL Afghanistan a vu son mandat régulièrement prolongé. Son budget est de 61 millions d’euros par an et couvre la formation de policiers[..]. L’effectif théorique est de 400 personnels, dont 36 experts. Près de 8 200 policiers devraient en être diplômés cette année.</p>
<p>Les formations restent cantonnées à un niveau qui se veut « stratégique » : des cours sont dispensés à Kaboul et dans six grandes villes afghanes, sans que les policiers formateurs n’accompagnent les élèves sur le terrain, dans des opérations concrètes [et] bien souvent [..], les personnels formés retrouvent leur poste initial, loin de pouvoir diffuser les enseignements dispensés lors des présentations d’EUPOL.</p>
<p>Ce dispositif est contesté : pour un coût relativement élevé, il ne présente que peu de résultats tangibles[..].</p>
<p>La France paraît particulièrement marginalisée dans ce dispositif. Outre la référence quasi exclusive aux règles de procédures anglo-saxonnes la direction de la mission est essentiellement britannique : le Royaume-Uni a obtenu quatre des six postes principaux, un seul revenant à la France dont la quote-part au budget du projet est pourtant supérieure.</p></blockquote>
<p>Ces policiers sont rappelons-le chargé de la sécurité publique dans leur pays, et cette charge sera d'autant plus lourde lorsque les forces armées étrangères partiront.</p>
<h2><strong>Le sort particulier des traducteurs Afghans</strong></h2>
<p>Là encore le rapport de la Commission précise :</p>
<blockquote><p>Avec le retrait de nos forces de ce théâtre d’opération s’est posée la question du sort des personnels civils de recrutement local (PCRL) employés par l’armée française pour les aider au quotidien [pour qui] il existe un risque réel de représailles à l’issue du départ de nos troupes, ce qui nécessite une prise en charge particulière des plus vulnérables. Cette question a été traitée au plus haut niveau de l’État pour assurer une protection adéquate au bénéfice de ces Afghans ayant œuvré au service de nos forces armées.</p>
<p>Depuis le début de l’engagement en Afghanistan les forces françaises ont fait appel à près de 800 PCRL [..].</p></blockquote>
<p>De manière synthétique, l’État français propose  aux PCRL et leur famille : une prime de licenciement, une relocalisation en Afghanistan, et éventuellement une délivrance de visa pour la France en cas de menace grave et immédiate.</p>
<p>À ce jour, alors que la procédure de traitement de ces PCRL est en cours, 70 d'entre eux (pour un total de 166 personnes familles comprises) ont été accueillis en France dans 16 départements différents.</p>
<h2>Un bilan humain difficile à évaluer</h2>
<p>Les personnels exposés à des périodes de conflits développent des troubles psychiques souvent graves, et c'est ce que note ce rapport concernant le cas de l'Afghanistan :</p>
<blockquote><p>Près de 60 000 Français ont servi sur le théâtre afghan. Sur ce nombre, une proportion significative souffrirait de blessures post-traumatiques. D’après les données fournies aux rapporteurs, elle s’établirait entre 4 et 10% des effectifs . Il s’agit d’une approximation car pour une moitié de ces personnels il est difficile de savoir dans quelle mesure l’engagement sur ce théâtre difficile, pour un mandat plus long que la moyenne (six mois au lieu de quatre dans les [opérations extérieures] « classiques »), a été un facteur direct de troubles ou si ses effets ne font que « s’ajouter » à d’autres difficultés, la question se posant en particulier s’agissant des divorces.</p></blockquote>
<h2>Quels bilan et retour d'expérience tirer de ce conflit ?</h2>
<p>Le rapport relève cinq types de faiblesses révélées par les opérations du conflit afghan, quatre d'ordre purement militaires, un de portée politique :<br />
"Sur le plan des moyens, la manœuvre de retrait met en évidence d’importantes fragilités dans les capacités de transport : si elle n’avait pu recourir aux Antonov 124 et Iliouchine russo-urkrainiens, l’armée française n’aurait certainement pas pu opérer la manœuvre de retrait :</p>
<ul>
<li>"<em>Ce qu’a révélé le théâtre afghan a été confirmé par la suite en Libye ou en Somalie : la France manque nettement de moyens de ravitaillement en vol ou encore de drones de moyenne altitude longue endurance, dits MALE. Ces derniers doivent non seulement voler sur une longue durée, mais également être capable de traiter des cibles</em>"</li>
<li>"<em>l’influence de la France sur la conduite générale des opérations de la FIAS menées sous l’égide des Américains était nécessairement plus limitée, compte tenu de la proportion de soldats français dans les effectifs de l’Alliance"</em></li>
<li>"Un motif de regret résiderait certainement dans le partage du renseignement [enre alliés]"</li>
<li>"<em>il existe une difficulté réelle à exercer le contrôle parlementaire sur ce type de théâtre pendant les opérations, mais également après. [..] C’est là certainement une faiblesse de nos institutions, qu’il ne s’agit pas d’imputer à un acteur ou à un autre, mais qu’il convient de rappeler</em>"</li>
</ul>
<p>Le rapport est disponible en ligne <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc3NlbWJsZWUtbmF0aW9uYWxlLmZyLzE0L3JhcC1pbmZvL2kwNzQ0LmFzcA==">sur le site de l'Assemblée Nationale</a>.</p>
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		<title>Les conservateurs occidentaux doivent parler aux islamistes démocrates</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 07:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Hannan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<description><![CDATA[Tous les régimes renversés par le printemps arabe -principalement au profit d'islamistes très variés- avaient modelé leurs constitutions sur celle de la Ve république française.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tous les régimes renversés par le printemps arabe – principalement au profit d'islamistes très variés – avaient modelé leurs constitutions sur celle de la Ve république française.</strong><br />
<span id="more-114182"></span><br />
<strong>Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni.</strong></p>
<div id="attachment_114229" class="wp-caption aligncenter" style="width: 470px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExNDIyOQ==" rel=\"attachment wp-att-114229\"><img class="size-full wp-image-114229" title="BASBAKAN RECEP TAYYIP ERDOGAN" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Ak-Parti.jpg?16fe88" alt="" width="460" height="313" /></a><p class="wp-caption-text">Démocrate, musulman, pro-marché et populaire : le parti AK de Turquie.</p></div>
<p>Voici un fait fascinant : tous les régimes renversés par le printemps arabe avaient modelé leurs constitution sur celle de la Vème république française. Les caïds de la région définissaient leurs États comme centralisés, laïcs et présidentiels. Ils justifiaient leurs dictatures en disant à leurs citoyens qu'ils étaient la seule option face au fondamentalisme islamique. Ils ont aussi largement utilisé le même argument en s'adressant à l'occident. Leur message était : ne nous poussez pas trop sur les droits de l'homme, car nous sommes la seule chose qui s'élève entre vous et le terrorisme. Sans même parler de la migration de masse.</p>
<p>Ces affirmations sont, d'une certaine façon, auto-réalisatrices. Se voyant dire de façon répétée que l'islamisme était la seule option face aux autocrates, certains Nord-Africains ont dérivé vers cette idéologie par dégoût envers leurs gouvernements. Dans les premiers jours qui ont suivi les révolutions, des partis islamistes de différentes sortes ont bénéficié d'avoir été la seule opposition à la tyrannie.</p>
<p>On peut faire un parallèle avec les révolutions anticommunistes de 1989. En Europe centrale et de l'Est, la chute de la Nomenklatura a été suivie par une renaissance de virtuellement tous les crédos qu'ils avaient bannis. Il y a eu des résurgences monarchistes qui ont fait long feu de la Baltique aux Balkans. Il y eut une mode soudaine pour les pratiques religieuses. Il y a même eu, en Allemagne de l'Est, un spasme de néo-nazisme, auquel les médias allemands et étrangers ont accordé une attention intense, mais qui est désormais presqu'entièrement oublié. L'attrait de toutes ces idéologies était assez évident : si les apparatchiks étaient contre les rois, les patriarches et les fascistes, pensaient certains, c'est que ceux-ci ne pouvaient pas être entièrement mauvais. Des parties du monde arabes sont désormais les témoins de surcompensations équivalentes.</p>
<p>Il y a un autre parallèle avec les révolutions de 1989. Même si les caïds arabes avaient créé un club régional, comme l'avaient fait avant eux les chefs du Comecon, leurs opposants n'en avaient pas fait de même. Chaque pays a suivi son propre chemin, sans que leurs dissidents ne s'unissent. Dans les deux cas, les révolutions se sont produites en parallèle, avec des groupes sans liens les uns avec les autres, qui ont répondu de façons similaires aux mêmes évènements de l'actualité : des illustrations exemplaires de la théorie du basculement.</p>
<p>Aujourd'hui même, ces nouveaux régimes s'intéressent remarquablement peu les uns aux autres. De nombreux gouvernements d'Afrique du Nord incluent ce qu'on pourrait appeler, en termes vagues, des groupes islamistes : le PJD au Maroc, Ennahdha en Tunisie, les frères musulmans en Égypte, etc. Cependant, l'idée, parfois promulguée par des auteurs occidentaux, que ces partis sont des branches d'un mouvement islamiste unique, est assez trompeuse. Bien qu'ils aient à faire à de nombreux défis similaires, et qu'ils partagent un langage commun, ils sont presqu'entièrement concentrés sur leurs propres affaires intérieures, et ont peu à faire les uns avec les autres. Ils varient énormément dans leurs approches de la politique. En fait, plus on en découvre sur leurs comptes, plus on réalise qu'islamiste est une étiquette complètement inadaptée. Postuler un continuum entre les islamistes radicaux, qui veulent une théocratie fondée sur la charia, et des partis musulmans pluralistes qui se perçoivent eux-mêmes comme les équivalents locaux des partis chrétiens-démocrates européens, est absurde.</p>
<p>Sous les dictateurs, rien qui ressemble de loin à un parti musulman démocrate – c'est-à-dire, un parti inspiré par des valeurs religieuses, mais engagé en faveur du pluralisme, un parti pour lequel pourrait voter une personne pieuse tout en étant pour un État laïc – n'était autorisé à exister. Les gens n'avaient le choix qu'entre deux groupes de radicaux : ceux de gauches (socialistes, nationalistes arabes, baasistes, et ainsi de suite) et ceux qui mettaient en cause le fondement démocratique de l’État. Le large terrain de ce qu'on pourrait désigner comme le conservatisme modéré, faute d'une meilleure appellation, était clôturé.</p>
<p>Il ne me vient à l'esprit que deux partis qui, tout en ayant une fondation islamique, soutiennent sans complication une démocratie libérale et laïque. Ils sont aux deux extrémités opposées de la zone, l'un au Maroc et l'autre en Turquie. Tous deux s'appellent justice et développement (PJD au Maroc, AK en Turquie) et tous deux sont à la tête de gouvernements couronnés de succès.</p>
<p>Dans les deux cas, leur attrait va bien au-delà de leurs valeurs morales. Ils ont fait la promotion du marché libre et ont ouvert à la concurrence des parties oligarchiques de leurs économies. Une grande partie du soutien qu'ils reçoivent vient de la communauté des affaires, en particulier des petites entreprises. Tous deux sont largement favorables à l'occident (dans le cas de la Turquie, pro-OTAN) en politique étrangère. En fait, bizarrement, la théorie du complot la plus commune qu'on entend de la part des gauchistes dans le monde arabe, est que les islamistes sont des marionnettes des Américains.</p>
<p>Koert Debeuf, un employé des euro-libéraux basés au Caire, fait le rapprochement entre les frères musulmans et les républicains américains. Le parallèle est sot, ce qui a en partie pour intention, je pense, d'insulter ledit parti républicain. Néanmoins, il y a pire ambition que de vouloir encourager les frères musulmans à ressembler au parti républicain, c'est-à-dire un parti dont les électeurs sont en général religieux, mais sans vouloir un État clérical.</p>
<p>Je n'ai aucune idée de ce que seront les effets à long terme du printemps arabe. On ne peut pas insister trop sur le fait que chaque pays est différent. Les perspectives pour la Tunisie me semblent plus brillantes que pour l’Égypte, et celles pour l’Égypte plus que celles pour la Libye. Une chose, cependant, est incontestable : tous ces pays gagneraient au développement de partis musulmans grand public, sur le modèle marocain ou turc.</p>
<p>Il n'y a pas grand chose que des acteurs extérieurs puissent faire pour aider à ce développement. Mais une contribution que les conservateurs en particulier peuvent apporter est de travailler avec les partis de droite de la région. Il n'y a pas grand monde qui réagisse bien quand un étranger lui dit ce qu'il faut faire. Mais nous apprenons souvent d'exemples au-delà de nos frontières, et les conservateurs occidentaux sont bien placés pour démontrer la différence entre une politique fondée sur des valeurs et un gouvernement ecclésiastique.</p>
<p>Vous pouvez être certains que le fil de commentaires qui va suivre va être rempli d'invectives furieuses comme quoi il n'existe rien de tel qu'un islam démocratique, et comme quoi je veux ramener les Janissaires aux portes de Vienne. Un nombre surprenant de personnes passent leurs journées à rechercher sur le web des articles contenant le mot "musulman", pour pouvoir commencer à troller.</p>
<p>Paradoxalement, ceux qui font leur la ligne selon laquelle l'islam est incompatible avec la démocratie pluraliste renforcent l'argument des allumés jihadistes. Rien n'a plus de chance de pousser les musulmans vers l’extrémisme que de s'entendre répéter qu'ils veulent renverser la société. Ces affirmations, comme je l'ai dit, ont une tendance à être auto-réalisatrices.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAyMDE4OTEvd2VzdGVybi1jb25zZXJ2YXRpdmVzLW5lZWQtdG8tZW5nYWdlLXdpdGgtZGVtb2NyYXRpYy1pc2xhbS8=">Sur le web</a></p>
<p><strong>Lire aussi :</strong> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMjQvOTQ3MzMtNy1yYWlzb25zLXBvdXItbGVzLW11c3VsbWFucy1kZS12b3Rlci1saWJlcnRhcmllbg==">7 raisons pour les musulmans de voter libertarien.</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=114182" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Iran : l&#039;échec des sanctions</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/01/113350-iran-lechec-des-sanctions</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/01/113350-iran-lechec-des-sanctions#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Feb 2013 06:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Steve Hanke</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[armes nucléaires]]></category>
		<category><![CDATA[hyperinflation]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[sanctions]]></category>

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		<description><![CDATA[Les sanctions n’ont pas réussi à forcer Téhéran à abandonner son programme nucléaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les sanctions n’ont pas réussi à forcer Téhéran à abandonner son programme nucléaire.</strong></p>
<p><strong>Par Steve Hanke, depuis Baltimore, États-Unis.</strong><span id="more-113350"></span><br />
<em>Un article du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy8=">Cato Institute</a> traduit par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMTgvNTYyNzktaXJhbi1sZXMtdXNhLWRvaXZlbnQtcmV0ZW5pci1sZXMtbGVjb25zLWRlLWxhLWd1ZXJyZS1lbi1pcmFrL2xlLXByZXNpZGVudC1pcmFuaWVuLW1haG1vdWQtYWhtYWRpbmVqYWQ=" rel=\"attachment wp-att-56282\"><img class=" wp-image-56282 aligncenter" title="le-president-iranien-mahmoud-ahmadinejad" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/11/le-president-iranien-mahmoud-ahmadinejad.jpg?16fe88" alt="" width="436" height="311" /></a></p>
<p>Avec la nomination par le président Barack Obama du sénateur Chuck Hagel en tant que secrétaire américain à la Défense, la question de l’Iran, et en particulier des sanctions économiques, promet de rester sur la table. Hagel a été fustigé par les néo-conservateurs et certains partisans de la ligne dure pro-Israël pour avoir osé questionner (par le passé) le fait que les sanctions sont la meilleure façon de contrer les ambitions nucléaires de l’Iran. Et il s’avère effectivement que les sanctions n’ont pas réussi à forcer Téhéran à abandonner son programme nucléaire. Les sanctions ont une longue histoire d’échec derrière elles.</p>
<p>Cela dit, il est vrai que les sanctions ont modifié le <em>modus operandi</em> de la finance et du commerce en Iran et ont également contribué à la malheureuse inflation de l’Iran. Depuis que l’hyperinflation a fait son apparition, en Octobre, le gouvernement iranien a tenté de soutenir sa monnaie défaillante afin d’arrêter la spirale infernale dans laquelle se trouve son économie, mais ce, par la force et la tromperie. En un sens, et dans une mesure limitée, ces tactiques oppressives semblent avoir « marché » puisque le taux d’inflation de l’Iran a quelque peu diminué depuis le sommet atteint en Octobre 2012. Pourtant, en utilisant des données de marché objectives et une méthodologie bien établie, j’estime que l’Iran a connu un taux d’inflation annuel de 110% en 2012 – un taux qui est près de quatre fois plus élevé que le taux officiel de 27,4%.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDEvMTEzMzUwLWlyYW4tbGVjaGVjLWRlcy1zYW5jdGlvbnMvaW5mbGF0aW9uX2lyYW5fdGF1eA==" rel=\"attachment wp-att-113421\"><img class="aligncenter size-full wp-image-113421" title="Inflation_Iran_Taux" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Inflation_Iran_Taux.jpg?16fe88" alt="" width="408" height="303" /></a></p>
<p>Alors que le taux annuel d’inflation de l’Iran reste très élevé, sa spirale hyperinflationniste a été contenue, au moins pour le moment. Au-delà de l’établissement par le gouvernement d’un régime compliqué de taux de change multiples et la suppression du <em>trading </em>de devises, les Iraniens sont également devenus de plus en plus efficaces pour se soustraire aux sanctions occidentales.</p>
<p>L’exemple le plus flagrant de ceci peut être décelé dans l’afflux d’or en Iran ces derniers mois. Avec une inflation qui érode le patrimoine et le pouvoir d’achat des consommateurs, et les entreprises iraniennes effectivement incapables d’accéder au système financier mondial, les Iraniens se sont tournés vers l’or en tant que réserve de valeur stable, non traçable et intermédiaire fiable des échanges. Une grande partie de cet or est venue de Turquie, pays fortement dépendant du gaz naturel iranien. Même si la Turquie, sous la pression de ses alliés occidentaux, a suspendu ses exportations d’or à l’Iran par l’intermédiaire du système bancaire turc, cela n’a pas empêché les coursiers privés de permettre l’échange turco-iranien « or-contre-gaz naturel », principalement <em>via</em> les Émirats arabes unis.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDEvMTEzMzUwLWlyYW4tbGVjaGVjLWRlcy1zYW5jdGlvbnMvZXhwb3J0cy1vci10dXJj" rel=\"attachment wp-att-113423\"><img class="aligncenter  wp-image-113423" title="Exports or turc" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Exports-or-turc-1024x646.jpg?16fe88" alt="" width="405" height="256" /></a></p>
<p>Une idée répandue veut que les sanctions « marcheront » en imposant des difficultés économiques telles, que le régime iranien sera contraint d’abandonner son programme nucléaire. Même si nous supposons, pour les besoins de l’argumentation, que cela est possible, combien de temps cela prendra-t-il ? Pensons à Cuba, où le gouvernement de Castro a conservé le pouvoir, malgré les sanctions des États-Unis, depuis plus de 50 ans. On pourrait soutenir que Cuba n’a pas été confronté à des problèmes d’inflation similaires à ceux de l’Iran. Fort bien. Mais, le Zimbabwe si. En effet, les sanctions et l’hyperinflation grave (deuxième pire cas au monde ) n’ont pas réussi à déloger Robert Mugabe, après 33 ans au pouvoir.</p>
<p>À la lumière de ces faits, il semble très peu probable que des sanctions réussiront à forcer l’Iran à abandonner son programme nucléaire avant qu’il ne soit en mesure de développer une arme nucléaire. Même les estimations les plus prudentes donnent à l’Iran deux ans, tout au plus, avant qu’il ait suffisamment de matières fissiles nucléaires pour construire une arme nucléaire. Quels que soient les discours émanant de Washington et de Bruxelles, l’occident a clairement commencé à reconnaître cette réalité. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a pris note et entamé des pourparlers avec des responsables iraniens. Les États-Unis et l’Union Européenne ont aussi discrètement commencé à jeter les bases d’une solution diplomatique.</p>
<p>Alors que la punition collective délivrée par les sanctions a été dévastatrice, elle a finalement échoué à dissuader le régime iranien de développer sa capacité nucléaire. Au lieu de cela, elle a suscité un profond ressentiment. Compte tenu de la situation de pourrissement en Iran, et l’horizon temporel pour que le pays développe des capacités nucléaires, il semble que les intérêts de toutes les parties concernées convergent vers une solution diplomatique. C’est en effet la seule option viable restante.</p>
<p>----<br />
Cet article a été publié originellement en anglais sur Globe Asia et le site du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS9mYWlsdXJlLWlyYW5pYW4tc2FuY3Rpb25z" target=\"_blank\">Cato Institute</a>. Traduction : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0hhbmtlX0lyYW5fc2FuY3Rpb25zX0VjaGVjXzMwMDExMw==">Libre Afrique</a>.</p>
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		<title>Indice de la liberté économique : quid du monde arabe ?</title>
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		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/01/17/111643-indice-de-la-liberte-economique-quid-de-lafrique#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Jan 2013 06:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Soufiane Kherrazi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Index of Economic Freedom]]></category>
		<category><![CDATA[liberté économique]]></category>

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		<description><![CDATA[La liberté économique dans le monde s'est légèrement améliorée en 2012 selon le dernier Index of Economic Freedom paru récemment.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La liberté économique dans le monde s'est légèrement améliorée en 2012 selon le dernier Index of Economic Freedom paru récemment.</strong></p>
<p><strong>Par Soufiane Kherrazi.</strong><span id="more-111643"></span></p>
<p>La liberté économique globale s’est améliorée dans le monde selon l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTQvMTExMjM4LWluZGV4LW9mLWVjb25vbWljLWZyZWVkb20tbGEtZnJhbmNlLWEtbm91dmVhdS1tYWwtY2xhc3NlZQ==" target=\"_blank\">Index of Economic Freedom 2013</a>. En effet, depuis 1995 et en partenariat avec le <em>Wall Street Journal</em>, l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZXJpdGFnZS5vcmcv" target=\"_blank\">Heritage Foundation</a> mesure ce phénomène grâce à un indice de liberté économique. Cet indicateur permet de classer les nations en fonction du degré de liberté économique dont elles jouissent, en se référant à un ensemble de critères portant principalement sur la liberté d’entreprendre, d’investissement et des échanges, la politique fiscale, financière et monétaire, la taille du secteur public, la flexibilité du marché de l’emploi et finalement le droit de propriété et le niveau de corruption. Selon la définition de l’indice de liberté économique fournie par le <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTGliZXJ0JUMzJUE5XyVDMyVBOWNvbm9taXF1ZQ==" target=\"_blank\">Wall Street Journal</a> </em>en 2008 : « La forme la plus élevée de liberté économique assure un droit absolu à la propriété privée, permet une liberté totale de mouvement pour les salariés, capitaux et biens, et une absence totale de coercition ou de contraintes sur la liberté économique sauf en cas de protection ou maintien de la liberté elle-même. » [<sup class='footnote'><a href='#fn-111643-1' id='fnref-111643-1' onclick='return fdfootnote_show(111643)'>1</a></sup>]. Le rapport de cette année montre que la liberté économique mondiale est passée de 59,5 à 59,6 en moyenne, ce qui représente une hausse globale de +0,1 points par rapport à celle de l’année précédente, mais ce score comme toujours depuis 1995 (exception faite pour 2007 et 2008 où la liberté économique était à son maximum) figure dans la 4ème tranche [50-59,5], d’où l’économie mondiale est « essentiellement non libre ».</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL0xpYmVydMOpLcOpY29ub21pcXVlLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-111649" title="Liberté économique" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Liberté-économique.jpg?16fe88" alt="" width="640" height="622" /></a></p>
<p>Les quatre économies les plus libres du monde sont bien les économies d’Asie, du pacifique et la Suisse, pour lesquelles le score de liberté économique dépasse 80. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjgvMTAwMDc1LWhvbmcta29uZy1wYXJhZGlzLWxpYmVyYWw=" target=\"_blank\">Hong Kong</a>, malgré la baisse remarquable estimée à -0,6% que son économie affiche par rapport à 2012, est pour la 19<sup>e</sup> année consécutive conserve son titre d’économie la plus libre dans le monde, suivi de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9TaW5nYXBvdXIv" target=\"_blank\">Singapour</a> qui est en nette progression, soit +0,5% par rapport à l’année dernière, ce qui augmente ainsi son écart avec l’Australie, la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9Ob3V2ZWxsZS1aZWxhbmRlLw==" target=\"_blank\">Nouvelle-Zélande</a> et la Suisse qui se situent respectivement en 3e, 4<sup>e</sup> et 5e rang. Dans l’économie de chacun de ces pays, c’est la liberté qui règne en maître au sein de leurs marchés, caractérise leurs environnements des affaires et surtout assure l’efficacité de leurs orientations économiques.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTcvMTExNjQzLWluZGljZS1kZS1sYS1saWJlcnRlLWVjb25vbWlxdWUtcXVpZC1kZS1sYWZyaXF1ZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzMzU5LWxpYmVydGUtbW9uZGUtYXJhYmU=" rel=\"attachment wp-att-111689\"><img class="alignright  wp-image-111689" title="imgscan contrepoints 2013359 liberté monde arabe" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/imgscan-contrepoints-2013359-liberté-monde-arabe-783x1024.jpg?16fe88" alt="" width="270" height="353" /></a>Quand aux pays du Golfe, le Bahreïn, après avoir été parmi les dix premiers dans le monde, continue d’être le 1<sup>er</sup> dans le monde arabe devant le Qatar, les Émirats Arabes Unis et la Jordanie qui figurent parmi les économies "essentiellement libres". Dans l’autre coté du Golfe, Oman et l’Arabie Saoudite restent parmi les économies "modérément libres". Pour les pays Maghrébins, l’Algérie figure en dernier derrière la Mauritanie, la Tunisie et le Maroc. Ces pays, et d’autres dans le moyen Orient, sont toujours en perte de vitesse pour la liberté économique. Ainsi, les économies des pays du Grand Maghreb reflètent au mieux un caractère essentiellement non libre comme le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie, sinon, au pire, un caractère réprimé comme le cas de l’Algérie.</p>
<p>Au Maroc, la moyenne globale de liberté économique de l'indice 2013 est de 59,6, soit une diminution de -0,6 points par rapport à l'année antérieure. La stagnation économique provoquée par la crise de la dette souveraine qui secoue l’Europe  affectant ainsi les principaux partenaires (la France et l’Espagne) du pays et la contagion causée par les soulèvements dans le monde arabe ont suffisamment porté un dur coup au succès de liberté économique obtenu les années auparavant, notamment en 2012. Si le Maroc ne figure pas encore parmi les trois premiers pays libres en Afrique à savoir ; l'île Maurice (76,9%), Botswana (70,6%) et Rwanda (64,1%), c’est à cause de ses énormes dépenses publiques, représentant une augmentation de +34,5%, et de la charge fiscale élevée, équivalent à presque 22,8% du PIB. Ainsi, le budget de l’État est toujours en déficit et la dette publique a grimpé à plus de 50% du PIB.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL0xpYmVydMOpLcOpY29ub21pcXVlLUFmcmlxdWUuanBn"><img class="aligncenter  wp-image-111650" title="Liberté économique Afrique" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Liberté-économique-Afrique.jpg?16fe88" alt="" width="665" height="420" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL0xpYmVydMOpLcOpY29ub21pcXVlLUFmcmlxdWUtMi5qcGc="><img class="aligncenter  wp-image-111651" title="Liberté économique Afrique 2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Liberté-économique-Afrique-2.jpg?16fe88" alt="" width="665" height="420" /></a></p>
<p style="text-align: left;">À ce niveau, il y a lieu de signaler que les pays du monde arabe partagent majoritairement la même situation concernant leur position quant au niveau de corruption et aux droits de propriété (images ci-dessus) : la moyenne globale s’y estime à 38,3 sur 100 en termes de corruption et 40,3 sur 100 en termes de droits de propriété, un score nettement au dessous de la moyenne mondiale. Ceci s’explique en grande partie par l’absence  d’une véritable transparence, l’interférence politique dont souffrent les systèmes judiciaires de ces pays et surtout l’absence de séparation des trois pouvoirs. Or comme l’affirmait Montesquieu : « il n’y a point encore de liberté, si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice ». Il importe également de souligner que les pays arabes font mieux en ce qui concerne la liberté fiscale, celle-ci affiche un score de 88,3 le plus élevé dans le monde entier.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL0Zpc2NhbC1GcmVlZG9tLUFyYWItV29ybGQuanBn"><img class="aligncenter  wp-image-111652" title="Fiscal Freedom Arab World" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Fiscal-Freedom-Arab-World.jpg?16fe88" alt="" width="665" height="420" /></a></p>
<p>Finalement, si on tente d’établir une relation de liaison entre le degré de liberté économique et celui de prospérité d’un pays donné tout en se basant sur les résultats ci-dessus, cela tend à confirmer la fameuse formule d’Adam Smith dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzIwODA3MDU5ODkvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTIwODA3MDU5ODkmYW1wO2FkaWQ9MFpFNEJENVlXRjNOTlIxSFNHUUgmYW1wOw==" target=\"_blank\"><em>la Richesse des nations</em></a>, selon laquelle : « l'existence d'institutions élémentaires préservant la liberté des individus à se consacrer à leurs propres intérêts économiques garantit une prospérité plus importante de toute la société dans son ensemble »...</p>
<p>---<br />
Note :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-111643'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-111643-1'>«Frequently Asked Questions», What is economic freedom? : Economic freedom is the fundamental right of every human to control his or her own labor and property. In an economically free society, individuals are free to work, produce, consume, and invest in any way they please, with that freedom both protected by the state and unconstrained by the state. In economically free societies, governments allow labor, capital and goods to move freely, and refrain from coercion or constraint of liberty beyond the extent necessary to protect and maintain liberty itself. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-111643-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Le printemps arabe arrive au Koweit</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/06/110444-le-printemps-arabe-arrive-au-koweit</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/01/06/110444-le-printemps-arabe-arrive-au-koweit#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Jan 2013 06:25:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Libre Afrique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Koweït]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Koweït fait face aujourd’hui à des conflits politiques internes croissants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Koweït fait face aujourd’hui à des conflits politiques internes croissants.</strong></p>
<p><strong>Par Doug Bandow (*), depuis les États-Unis.</strong><span id="more-110444"></span><br />
<em>Publié en collaboration avec <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExMDQ0OA==" rel=\"attachment wp-att-110448\"><img class="aligncenter  wp-image-110448" title="Koweit" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Koweit.jpg?16fe88" alt="" width="448" height="266" /></a></p>
<p>À peine plus gros qu’un timbre-poste sur la carte du golfe persique, le Koweït bénéficie d’une position stratégique privilégiée et représente un modèle libéral pour les autres pays du Golfe. Il fait cependant face aujourd’hui à des conflits politiques internes croissants.</p>
<p>Bien qu’étant une monarchie islamique, le Koweït dispose du plus ancien parlement élu du Golfe, ainsi que les médias les plus libres, et la plus grande liberté religieuse. Mais la politique y est devenue particulièrement déplaisante.</p>
<p>L’Assemblée nationale élue en 2009 a acquis une mauvaise réputation. De nouvelles élections ont eu lieu en février, générant une forte opposition et une majorité islamiste. Un bloc parlementaire islamiste a fait pression pour faire de la charia la source de toute loi, sanctionner le blasphème de peine de mort et bloquer toute nouvelle église chrétienne. L’émir a dit non aux trois mesures.</p>
<p>En juin, la Cour constitutionnelle a rétabli la précédente législature, pour des raisons techniques. Les anciens députés n’étaient pas plus populaires qu’avant et en Octobre l’émir a dissout le corps en bonne et due forme. L’émir a changé le système de vote « pour préserver l’unité nationale », a-t-il expliqué, mais sa décision a été critiquée pour être à la fois injuste et inconstitutionnelle. Les manifestations publiques ont émergé, suivies d’un boycott électoral.</p>
<p>Le vote proprement dit s’est bien passé. Une délégation internationale a conclu que le processus électoral était « très bon en général », avec le respect de la confidentialité lors du vote et la transparence dans le fonctionnement.</p>
<p>Le taux de participation était en baisse, mais semblait encore respectable à 40,3%. Lors d’une tournée des bureaux de vote à l’occasion de ma récente visite, j’ai rencontré des partisans des candidats de petites tribus, ainsi que de la minorité chiite, qui croyaient avoir enfin eu l’occasion de gagner.</p>
<p>Mais la légitimité du processus a été vivement contestée. Pour l’ancien député Saad Bin-Tefla, le gouvernement a « triché sur le vote », et la participation n’aurait été que de 33% maximum. Pire encore, il fait valoir que comme moins de voix étaient nécessaires pour élire quelqu’un, il était facile d’acheter des sièges.</p>
<p>Le boycott a rallié tribus, jeunes, islamistes, libéraux et opposition. Le politologue libéral Shafeeq Ghabra a déclaré : « la quasi-totalité des forces politiques ont boycotté le scrutin ». Bin-Tefla m’a confié que « cela va dégénérer. Je sais que cela ne va pas s’arrêter ». Les manifestations ont continué après le vote.</p>
<p>Ghabra m’a dit que le Koweït était à un « carrefour politique, qu’il pouvait se diriger vers une plus grande démocratisation ». Le gouvernement est conscient des attentes accrues du public. Le sous-secrétaire de l’information Salman Sabah al-Salem al-Sabah al-Homoud a déclaré : « Le grand défi est de convaincre les gens que le nouveau gouvernement exécutera son programme ».</p>
<p>Cependant, la plupart des gens semblent vouloir davantage qu’un <em>statu quo </em>amélioré. L’ancien député Fayçal al-Muslim a exigé un premier ministre élu, des tribunaux totalement indépendants, et la transparence financière pour les fonctionnaires de l’État et les députés. La question fondamentale, a fait valoir Ghabra, est un « gouvernement élu par le peuple ».</p>
<p>Néanmoins, les dirigeants de l’opposition ont souligné leur attachement à l’émir. Le député de longue date Mousallam al-Barrak m’a expliqué : « nous voulons avoir un gouvernement élu. Cela ne veut pas dire que nous sommes contre le régime ».</p>
<p>La force motrice derrière les manifestations est le mouvement de la jeunesse. Chiffre incroyable : 70% de la population a moins de 29 ans. Les jeunes avec qui j’ai parlé variaient dans leurs opinions, mais en général se sont montrés sceptiques du gouvernement.</p>
<p>Tout le monde a du mal à y voir clair. L’émir a convoqué la nouvelle Assemblée en session et le sous-secrétaire al-Homoud al-Sabah, a préconisé qu’« après cette élection nous devrons joindre nos mains et regarder vers l’avenir ». Mais l’opposition est inflexible.</p>
<p>La Cour constitutionnelle pourrait annuler l’amendement électoral de l’émir, une décision que ce dernier s’est engagé à respecter. Les manifestations pourraient forcer le gouvernement à faire marche arrière, mais constituent le plus grand risque de violence et de conflit.</p>
<p>La troisième possibilité, selon al-Muslim, est « la voie politique » menée par les députés de l’opposition. Il a prédit un renversement du gouvernement, étant donné que « lors de  nombreuses décennies les Koweïtiens ont protesté contre le leadership et ont toujours gagné ».</p>
<p>Plus la controverse persiste plus elle est susceptible de porter atteinte à la monarchie. Pour Ghabra, « le système hiérarchique est tombé en panne ». Al-Muslim a reconnu qu’il n’y avait « pas de leadership, pas de contrôle » sur les manifestants et a prédit qu’« il y aura des affrontements avec les gens ». Si un manifestant est tué, cela pourrait donner lieu à une explosion populaire.</p>
<p>Une autre préoccupation, au moins pour un observateur extérieur, concerne la décision des libéraux de s’allier aux islamistes. Un étudiant organisateur, Khaled al-Fadhala, a déclaré au <em>Financial Times</em> : « Celui qui apportera ce changement, les jeunes veulent. Je ne m’inquiète pas s’ils sont islamistes, Frères musulmans, chiites... tant qu’ils gagnent une élection démocratique ». Mais si le résultat conduit à moins de liberté ? Comme avec un parlement déterminé à tuer les blasphémateurs et les églises proches.</p>
<p>« Seul Dieu sait où vont les choses », a déclaré Ben-Tefla. En fin de compte les Koweïtiens pourraient se rapprocher d’une situation avec un gouvernement élu par le peuple. Malheureusement, l’expérience montre que cela pourrait ne pas les rendre plus libres.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0JhbmRvd19Lb3dlaXRfMDIwMTEz">Sur le web</a>.<br />
Article paru originellement en anglais dans le <em>Korea Times</em> et sur le site du Cato Institute.</p>
<p>(*) Doug Bandow est ancien assistant spécial du président Reagan et analyste au Cato Institute à Washington DC. Le 2 janvier 2013.</p>
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		<title>Pourquoi les USA pourraient bien ne jamais partir d’Afghanistan</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Dec 2012 06:10:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Malou Innocent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[Ironiquement, l'ambition de Washington d'instaurer un véritable État afghan perpétue la dépendance même de ce futur État.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ironiquement, l'ambition de Washington d'instaurer un véritable État afghan perpétue la dépendance même de ce futur État.</strong></p>
<p><strong>Par Malou Innocent, depuis les États-Unis.</strong><span id="more-108268"></span><br />
<em>Publié en collaboration avec l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2luc3RpdHV0ZGVzbGliZXJ0ZXMub3Jn">Institut des libertés</a>.</em></p>
<div id="attachment_108272" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTcvMTA4MjY4LXBvdXJxdW9pLWxlcy11c2EtcG91cnJhaWVudC1iaWVuLW5lLWphbWFpcy1wYXJ0aXItZGFmZ2hhbmlzdGFuL2FmZ2hhbmlzdGFu" rel=\"attachment wp-att-108272\"><img class=" wp-image-108272 " title="afghanistan" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/afghanistan.jpg?16fe88" alt="" width="512" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Un soldat américain en Afghanistan.</p></div>
<p>À l’automne 2001, l’objectif initial de l’Amérique en Afghanistan, parfaitement logique, était de détruire ou de neutraliser Al-Qaïda et  de punir le gouvernement taliban qui  l’avait accueilli. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mb3JlaWducG9saWN5LmNvbS9hcnRpY2xlcy8yMDA5LzEwLzA2L2RlZmluaW5nX3ZpY3RvcnlfdG9fd2luX2Ffd2Fy">Mission accomplie, il y a 11 ans</a>. Aujourd’hui cependant, le but de la mission américaine est mal définie même si elle semble impliquer clairement la construction de la nation afghane. Or, ce dont la coalition a désespérément besoin est d’un objectif réalisable, d’une fin de parcours réaliste, pas d’une ligne de temps indéfinie qui engage <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDEyLzExLzI2L3dvcmxkL2FzaWEvdXMtcGxhbm5pbmctYS1mb3JjZS10by1zdGF5LWluLWFmZ2hhbmlzdGFuLmh0bWw/cGFnZXdhbnRlZD0x">des milliers de soldats américains</a> en Afghanistan <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mdC5jb20vaW50bC9jbXMvcy8wLzMxNjRhMTZlLThjOWYtMTFlMS05NzU4LTAwMTQ0ZmVhYjQ5YS5odG1s">au-delà de 2024</a>.</p>
<p>Une réflexion souvent proposée est que l’Amérique et ses alliés doivent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9uZXdzL25ld3NhcnRpY2xlLmFzcHg/aWQ9MTE4NjYy">instaurer un véritable État afghan</a> susceptible de diriger le pays et empêcher le retour des talibans et, par extension, d’Al-Qaïda. Mis à part le fait qu’Al-Qaïda puisse exister n’importe où, de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iYmMuY28udWsvbmV3cy93b3JsZC1ldXJvcGUtMTE0NzU3OTk=">Hambourg </a>à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2dvdmluZm8ubGlicmFyeS51bnQuZWR1LzkxMS9yZXBvcnQvOTExUmVwb3J0X0NoNS5odG0=">Los Angeles</a>, ce n’est pas du tout évident que la coalition puisse à la fois éliminer les talibans et se rapprocher de la création d’un État afghan digne de ce nom.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9wdWJzL3BkZnMvUmVwb3J0X0ZpbmFsX1NlY0RlZl8wNF8yN18xMi5wZGY=">Le ministère de la Défense</a> a déclaré dans un rapport début 2012 que <em>"L’insurrection menée par les talibans reste adaptative et déterminée avec une grande capacité de régénération, et conserve la capacité de ressource d’un nombre important de dispositifs explosifs improvisés. L’insurrection est capable de mener des attaques isolées de grande envergure, occasionnant un sentiment d’insécurité."<br />
</em></p>
<p>Mais cet argument que « la coalition doit éradiquer les talibans » perd de vue ce que le terme «insurrection» signifie réellement. La Guérilla ne combat généralement que quand l’occasion est propice. Elle peut se fondre facilement dans une population, ce qui rend la tâche de distinction difficile aux  troupes conventionnelles entre les amis et les ennemis. Ceci combiné à la capacité qu’a l’insurrection afghane à se retrancher dans les sanctuaires au Pakistan, les gains de la coalition pourraient rapidement être réduits à néant. En outre, les journalistes <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uZXd5b3JrZXIuY29tL3JlcG9ydGluZy8yMDEyLzA3LzA5LzEyMDcwOWZhX2ZhY3RfZmlsa2lucz9jdXJyZW50UGFnZT1hbGw=">Dexter Filkins</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50aGVhbWVyaWNhbmNvbnNlcnZhdGl2ZS5jb20vYXJ0aWNsZXMvYW5vdGhlci10aGFua3NnaXZpbmctaW4tYWZnaGFuaXN0YW4v">Vlahos Kelly</a> fournissent d’excellentes analyses qui soulignent les divisions ethniques et les différentes factions politiques créées par les seigneurs de guerre afghans, dont beaucoup se regroupent déjà et qui pourraient déclencher une guerre civile dans les années à venir.</p>
<p>Quant à l’affirmation commune que l’Amérique doit rester jusqu’à ce que les Afghans puissent contrôler et gouverner eux-mêmes, l’état actuel des institutions afghanes semble démontrer que cela pourrait prendre une décennie ou plus avant que les forces de la coalition puissent se retirer, avec peu de promesses de succès.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aHMubWlsL2xpYnJhcnkvUmVwb3J0cy9DV0NfRmluYWxSZXBvcnQtbG93cmVzLnBkZg==">Un rapport détaillé</a> publié l’an dernier par la « Commission on Wartime Contracting » a révélé que le gouvernement américain a payé pour des dizaines de cliniques, de casernes, d'hôpitaux et d’autres installations qui dépassent les capacités de financement afghanes. Par exemple, l’Université Afghane de la Défense à 82 millions de dollars va en coûter 40 millions de dollars de plus par an pour fonctionner, ce qui est bien au-delà de la capacité financière de ce que le gouvernement afghan pourrait maintenir, selon des responsables du DoD. Les opérations de long terme, l'entretien et les coûts de maintien pour les Forces de sécurité nationales afghanes pourraient ainsi continuer jusqu’en 2025. Des résultats similaires ont été découverts par les auditeurs du Bureau de l’Inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan.</p>
<p>On s’attend à ce que les États-Unis maintiennent une présence de quelques 10.000 soldats en Afghanistan après 2014, tandis que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDEyLzA3LzA5L3dvcmxkL2FzaWEvYWZnaGFuaXN0YW4taXMtcGxlZGdlZC0xNi1iaWxsaW9uLWZvci1jaXZpbGlhbi1uZWVkcy5odG1s">la Banque mondiale estime</a> que l’Afghanistan aura besoin de 3,9 millions de dollars par an jusqu’en 2024 pour le développement économique. Ironiquement, lorsque les planificateurs des affaires étrangères de Washington indiquent clairement qu’ils n’ont pas l’intention d’abandonner l’Afghanistan, c’est leur propre ambition de créer un État centralisé qui perpétue la dépendance même de ce futur État.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLWF0LWxpYmVydHkub3JnL3doeS10aGUtdW5pdGVkLXN0YXRlcy1taWdodC1uZXZlci1sZWF2ZS1hZmdoYW5pc3Rhbi8=">Sur le web</a>.<br />
<em>Traduction libre de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2luc3RpdHV0ZGVzbGliZXJ0ZXMub3JnL3BvdXJxdW9pLWxlcy11c2EtcG91cnJhaWVudC1iaWVuLW5lLWphbWFpcy1wYXJ0aXItZGFmZ2hhbmlzdGFuLw==">Institut des libertés</a>.</em></p>
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		<title>Deux années de révolutions arabes</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Dec 2012 07:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Crapez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[Le bilan des révolutions arabes est plutôt encourageant jusqu’à présent. Contrairement aux pronostics, l’Égypte se rebelle contre l’islamisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le bilan des révolutions arabes est plutôt encourageant jusqu’à présent. Contrairement aux pronostics, l’Égypte se rebelle contre l’islamisme.</strong><br />
<span id="more-107272"></span><br />
<strong>Par Marc Crapez.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDkvMTA3MjcyLWRldXgtYW5uZWVzLWRlLXJldm9sdXRpb25zLWFyYWJlcy9yZXZvbHV0aW9ucy1hcmFiZXM=" rel=\"attachment wp-att-107274\"><img class="aligncenter size-full wp-image-107274" title="revolutions-arabes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/revolutions-arabes.jpg?16fe88" alt="" width="460" height="280" /></a></p>
<p>Il y a déjà deux ans que s’immolait en Tunisie Mohamed Bouazizi, marchand ambulant molesté par des fonctionnaires corrompus. En moins d’un mois, le dictateur prenait la poudre d’escampette. Cette révolution de palais sonnait l’heure d’un phénomène révolutionnaire d’ampleur historique.</p>
<p>Deux ans de printemps arabe. Et déjà un an et demi de prophéties erronées et autres pronostics démentis quant à un hiver islamiste. Tout le monde va au plus facile avec cette rengaine. Or, il y a autant de cartes en main pour un scénario de démocratisation laborieuse que pour la survenue de régimes de dictature islamiste.</p>
<p>À l’heure actuelle, l’islam doit se réformer car il soulève plus de problèmes d’intolérance, de fanatisme et de prosélytisme que le boudhisme. Ça crève les yeux. Mais cela ne compromet pas nécessairement le bon déroulement des révolutions arabes. Imputer la révolution iranienne au totalitarisme vert, c’est oublier tout ce que ce cas d’école a d’analogies avec le jeu de bascule entre Batista et Castro. Certes, cette dictature doit beaucoup à l’islamisme, mais elle doit également au repoussoir d’un ancien régime honni. Ce spectre n’existe pas au même degré en Égypte, ni même en Tunisie.</p>
<p><strong>Revers transitoires et aggravations passagères</strong></p>
<p>Tout processus révolutionnaire a son lot de manifestations, d’émeutes, de gouvernements provisoires, transitoires, renversés, révoqués, trahis, bafoués. Par essence, tout basculement révolutionnaire frôle en permanence les précipices de la dictature. Ma conviction est que le loup islamiste peut très bien échouer à croquer l’agneau démocratique. Que la démocratie, avec ses contre-pouvoirs, essoufflera l’islamisme et contribuera, malgré revers transitoires et aggravations passagères, à transformer l’islam.</p>
<p>Pour lors, l’islamisme grignote du terrain mais les entraves qu’il rencontre sont vivaces. On le voit en Égypte, en ce moment, avec le refus du décret du 22 novembre. Cette suspension temporaire des possibilités de recours contre l’arbitraire rencontre une opposition farouche, avertie des risques que comporte une restriction prétendue momentanée aux libertés. L’actuel président, élu par défaut, avec une faible participation, face à un adversaire compromis avec l’ancien régime, aura trop de mal à se maintenir pour songer à livrer son pays aux islamistes. Au Pakistan, également présenté comme une poudrière, le cocktail entre institutions démocratiques et structures traditionalistes peut repousser le risque d’une dictature islamiste.</p>
<p>J’avais attiré l’attention sur l’impasse afghane et sur l’importance de la révolution manquée du peuple iranien. En novembre 2010, un mois avant les premières étincelles du printemps arabe, je concluais un article en écrivant : « Les clans des dirigeants sont pacifistes, mais cette dichotomie avive les tensions au sein des nations arabo-musulmanes ». En <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY2VyY2xlLmxlc2VjaG9zLmZyL2Vjb25vbWllLXNvY2lldGUvc29jaWV0ZS8yMjExMzU2NzEvZGVtb2NyYXRpZS10ZWxlY2hhcmdlYWJsZQ==">juin</a> puis <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY2VyY2xlLmxlc2VjaG9zLmZyL2Vjb25vbWllLXNvY2lldGUvaW50ZXJuYXRpb25hbC9hZnJpcXVlLzIyMTEzOTY4Mi9wcmludGVtcHMtYXJhYmUtYmx1ZXMtZGljdGF0ZXVycw==">novembre 2011</a>, avant que le sujet ne devienne à la mode, il m’a semblé que le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDIvMTUvNjkyMTQtbGEtc3lyaWUtZW50cmUtcmV2b2x1dGlvbi1ldC1ndWVycmUtY2l2aWxl">soulèvement syrien</a> serait victorieux et contribuerait à entraîner les révolutions arabes sur le chemin de la démocratie, en conférant au phénomène révolutionnaire ses lettres de noblesse.</p>
<p>En Syrie, se profile une partition. Ce serait un non-sens de soutenir le tyran au lieu de tendre la main aux embryons de pouvoirs locaux. Une révolution populaire est à l’œuvre. Geste héroïque d’un peuple pour recouvrer sa fierté et prendre en main son destin. Voilà qui pourrait faire office de mythologie politique pour l’opinion publique, de coup de semonce pour les dictateurs et des trois coups pour l’entrée en scène de la démocratie dans un monde arabe qui commence à s’extraire de la dictature.</p>
<p>---<em><br />
Suivre les articles de l’auteur sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mYWNlYm9vay5jb20vcGFnZXMvTWFyYy1DcmFwZXovMTg4NTc1NzQ3ODUyNzk0" target=\"_blank\">Facebook.</a></em></p>
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		<title>Hamas, une &quot;victoire&quot; en trompe-l&#039;oeil</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Dec 2012 06:10:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabio Rafael Fiallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit israëlo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[israël]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>

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		<description><![CDATA[Si l'on regarde les vrais enjeux du conflit, il faut ranger le Hamas plutôt dans le camp des perdants du dernier conflit avec Israël.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si l'on regarde les vrais enjeux du conflit, il faut ranger le Hamas plutôt dans le camp des perdants du dernier conflit avec Israël.</strong></p>
<p><strong>Par Fabio Rafael Fiallo.</strong><span id="more-107217"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEyL01hbmlmZXN0YXRpb24tcHJvLUhhbWFzLcOgLURhbWFzLWVuLTIwMDgtQ3JlYXRpdmUtQ29tbW9ucy1UaGVwaG90b3N0cmFuZC5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-107218" title="Manifestation pro Hamas à Damas en 2008 (Creative Commons, Thephotostrand)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/Manifestation-pro-Hamas-à-Damas-en-2008-Creative-Commons-Thephotostrand-200x300.jpg?16fe88" alt="" width="200" height="300" /></a>À entendre les déclarations de victoire des dirigeants du Hamas et les manifestations de liesse qu’ils ont organisées dans les rues de Gaza ces derniers jours, il est presque impossible de ne pas se laisser persuader que leur mouvement est sorti gagnant de la dernière confrontation avec l’État hébreu.</p>
<p>Pour expliquer un tel débordement de joie, le Hamas invoque qu’il a pu « résister» à l’« ennemi sioniste ».</p>
<p>Ce genre de proclamation de victoire correspond à une vision pour le moins simpliste, que voici : dans une guerre asymétrique, le plus faible gagne s’il ne se fait pas détruire par le plus fort.</p>
<p>On l’a entendu en d’autres occasions. Ce fut le cas, pour n’en rappeler qu’un exemple bien connu, lors de la première guerre du Golfe, quand Saddam Hussein, après avoir dû signer une cessation d’hostilités qui avait tout l’air d’une défaite en rase campagne, proclama avoir remporté une « victoire morale », et ce parce qu’il avait « résisté » à l’« ennemi américain ».</p>
<p>L’argumentaire ne tient pas debout. Si cette manière d’évaluer le résultat d’une confrontation militaire était valable, à chaque fois qu’Israël décide de riposter à des attaques terroristes, il devrait annoncer d’emblée qu’il part pour perdre la guerre, puisque son objectif n’est pas d’annihiler l’ennemi mais tout simplement de l’obliger à cesser ses attaques.</p>
<p>Il existe un critère plus approprié pour jauger le résultat d’un conflit militaire comme celui qui nous occupe. Le voici : pour prétendre avoir gagné une confrontation de ce genre, il faut remplir deux conditions. Primo, avoir obtenu par les armes ce que la partie adverse avait refusé d’accorder préalablement (sinon, à quoi bon s’être engagé dans une guerre alors qu’on n’en avait pas besoin ?). Secundo, faire en sorte que les gains obtenus par le biais de la guerre soient plus importants que les pertes et dommages subis durant celle-ci.</p>
<p>À la lumière de ce critère, il faudra ranger le Hamas plutôt dans le camp des perdants. Voici pourquoi.</p>
<p>Le Hamas présente comme une victoire le fait d’avoir obtenu l’engagement d’Israël de ne pas procéder à des éliminations ciblées de ceux qui, depuis Gaza, auraient perpétré ou commandité des attaques terroristes contre Israël. Or, ce que le Hamas oublie de reconnaître, c’est que, réciproquement, il s’est engagé à prévenir les opérations terroristes. Le Hamas aurait donc pu éviter de subir des dégâts considérables s’il avait stoppé ces attentats avant la riposte israélienne.</p>
<p>Le Hamas prétend également avoir gagné le soutien de la nouvelle Égypte, gouvernée par les Frères Musulmans. Sauf que, le Hamas n’avait pas besoin d’entrer en guerre contre Israël pour montrer les affinités qui existent entre ce mouvement et les Frères Musulmans ; on les connaissait déjà. Par contre, ce que le récent conflit entre le Hamas et Israël a permis de faire découvrir, c’est plutôt les limites de la solidarité de l’Égypte des Frères Musulmans envers le Hamas.</p>
<p>En effet, Ismail Haniyeh, le chef du Hamas dans la bande de Gaza, était allé jusqu’à demander publiquement l’intervention de l’Égypte contre Israël [<sup class='footnote'><a href='#fn-107217-1' id='fnref-107217-1' onclick='return fdfootnote_show(107217)'>1</a></sup>]. Mais au lieu d’acquiescer à la demande du Hamas, le nouveau pouvoir égyptien – soucieux de ne pas perdre l’aide militaire des États-Unis et sans pouvoir compter sur la loyauté parfaite d’une armée héritée de l’ère Moubarak – a préféré se mettre au-dessus de la mêlée et jouer le médiateur dans la négociation d’un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël.</p>
<p>Il y a eu, certes, le ballet diplomatique autour du Hamas, avec la présence à Gaza de l’Émir du Qatar, puis des premiers ministres turque et égyptien. Mais ces percées diplomatiques – qui marquèrent surtout un affaiblissement du poids relatif de l’Autorité palestinienne – auraient pu avoir lieu sans un conflit militaire avec Israël.</p>
<p>Le Hamas se réjouit aussi d’avoir lancé des missiles pouvant atteindre Tel-Aviv. Mais, au détriment du Hamas, cette expérience a permis de découvrir, et le ciblage imprécis, rudimentaire, de ces engins, et, non moins important, la capacité d’Israël de les détruire en vol.</p>
<p>Le Hamas se vante, enfin, qu’Israël ait desserré les restrictions imposées au trafic de biens et de personnes depuis et envers la bande Gaza. Ici, le Hamas oublie que tout dépendra de lui : s’il ne respecte pas son engagement de faire cesser les attaques contre Israël, l’État hébreu a prévenu qu’il renforcera à nouveau les restrictions.</p>
<p>Le Hamas ne peut pas même se prévaloir d’une « victoire » sur le terrain de l’opinion publique. Tout au long du récent conflit entre le Hamas et Israël, la « rue arabe » aura fait partie des abonnés absents – elle a d’autres chats à fouetter par le temps qui court.</p>
<p>Pour résumer, on peut dire que tout ce que le Hamas prétend avoir gagné par la voie armée, il aurait pu l’obtenir sans avoir à endurer les pertes considérables infligées par Israël à l’infrastructure militaire et politique de ce mouvement.</p>
<p>En réalité, c’est plutôt Israël qui aura atteint des objectifs qui ne pouvaient être atteints que par le biais d’un conflit armé.</p>
<p>Primo, en éliminant le chef militaire du Hamas, Ahmed Jabari, Israël a frappé à la tête du Hamas. Deuxio, Israël a débilité fortement l’infrastructure militaire du Hamas, détruisant, selon les chiffres de l’armée israélienne, 19 centres de commandement, 26 sites de fabrication et de stockage d’armements et près de mille lance-roquettes [<sup class='footnote'><a href='#fn-107217-2' id='fnref-107217-2' onclick='return fdfootnote_show(107217)'>2</a></sup>].</p>
<p>Tertio, Israël a pu tester avec succès l’efficacité de son système de défense antimissile « Dôme de fer ». Et maintenant que le système a fait ses preuves, l’État hébreu pourra procéder à des ajustements techniques et, éventuellement, à une réduction du coût de fabrication.</p>
<p>Vu sous cet angle, le Hamas pourra continuer à pavoiser, prétendant avoir « gagné » tous et chacun des conflits militaires avec l’« entité sioniste ». Israël, à son tour, ne verra pas d’inconvénient à les « perdre » tous d’une telle façon.</p>
<p>---<br />
La version en anglais de cet article est parue dans le site TheCommentator.com.</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-107217'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-107217-1'>« Nous appelons nos frères en Égypte à prendre les mesures nécessaires pour dissuader l’ennemi », cité in “Egypt intervenes to stop bloodshed as the rockets and bombs rain down”, <em>The Times</em>, Londres, 16-11-2012. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-107217-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-107217-2'>Chiffres de l’armée israélienne. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-107217-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Iraniens vendraient-ils leur gaz contre un actif en pleine bulle ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/11/29/106099-les-iraniens-vendraient-ils-leur-gaz-contre-un-actif-en-pleine-bulle</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 07:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Drouin Ristori</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[dollar]]></category>
		<category><![CDATA[gaz naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[or]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[L'Iran déjoue les sanctions imposées par les pays occidentaux en vendant à la Turquie du gaz et du pétrole contre l'achat d'or.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'Iran déjoue les sanctions imposées par les pays occidentaux en vendant à la Turquie du gaz et du pétrole contre l'achat d'or.</strong><br />
<span id="more-106099"></span><br />
<strong>Par Fabrice Drouin Ristori</strong>.</p>
<div id="attachment_106103" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEwNjEwMw==" rel=\"attachment wp-att-106103\"><img class="size-full wp-image-106103" title="Turquie Iran" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/Turquie-Iran.jpg?16fe88" alt="" width="500" height="366" /></a><p class="wp-caption-text">Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan et le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad.</p></div>
<p>La Turquie a reconnu vendredi dernier (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29ubGluZS53c2ouY29tL2FydGljbGUvU0IxMDAwMTQyNDEyNzg4NzMyNDM1MjAwNDU3ODEzNjk3MzYwMjE5ODc3Ni5odG1s" target=\"_blank\">23 novembre 2012</a>) que l'augmentation récente de ses exportations d'or correspond en réalité au paiement du gaz importé d'Iran.</p>
<p>L'Iran déjoue ainsi les sanctions imposées par les pays Occidentaux en liaison à son programme nucléaire. Sanctions qui visent à isoler l'Iran du système bancaire international les empêchant ainsi d'échanger avec ses partenaires commerciaux.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEwNjEwMA==" rel=\"attachment wp-att-106100\"><img class="aligncenter size-full wp-image-106100" title="gold iran" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/gold-iran.jpg?16fe88" alt="" width="555" height="331" /></a></p>
<p>L'Iran fournit respectivement 18% et 51% du gaz naturel et pétrole consommé par la Turquie. La Turquie a vendu pour 6,4 Milliards de dollars d'or à l'Iran durant les neuf premiers mois de 2012. L'Iran représente 60% des exportations d'or réalisées par la Turquie en 2012. La Turquie ne peut se passer d'un fournisseur comme l'Iran et a donc recours à l'or comme monnaie d'échange.</p>
<p>Dans les faits, la Turquie paie l'Iran en lire Turque, ce qui permet ensuite à l'Iran d'acheter l'or à la Turquie. La lire Turque n'ayant pas de réel intérêt à l'international, c'est bien l'acquisition d'or qui est visée par l'Iran.</p>
<p><strong>Implications :</strong></p>
<p>Outre les tensions à prévoir entre la Turquie et les pays Occidentaux pour non respect des sanctions imposées à l'Iran, c'est<strong> le rôle du dollar comme monnaie de réserve internationale qui est une fois de plus remis en cause.</strong></p>
<p>Le fait que de très nombreuses matières premières essentielles comme le pétrole et le gaz soient échangées en dollars crée automatiquement une demande qui permet de soutenir le cours du dollar et donc la confiance dans cette monnaie. Pour rappel, il faut nécessairement acheter des dollars pour pouvoir ensuite acheter du pétrole ou du gaz. On le voit depuis maintenant quelques mois, de nombreux pays (principalement les BRICS) se passent du dollar comme monnaie d'échange dans le règlement de leurs échanges commerciaux, non sans tension avec les USA.</p>
<p>On peut comprendre pourquoi, étant donné que <strong>le dollar, monnaie de réserve internationale, ne joue plus son rôle de maintien de valeur</strong> à mesure que la banque centrale Américaine (Fed.) en imprime par milliards tous les mois (40 Milliards par mois depuis l'annonce du QE3).</p>
<p>En réalité <strong>depuis le début du 20ème siècle, le dollar a perdu 98% de son pouvoir d'achat</strong>, le phénomène ne date donc pas d'hier, il s'accélère simplement depuis 2008. C'est donc l'or qui regagne progressivement son statut de monnaie d'échange internationale puisque de fait l'or n'est lié à aucun intérêt gouvernemental particulier, et prouve depuis des millénaires sa capacité à préserver sa valeur.</p>
<p>On peut logiquement se demander si l'Iran accepterait de recevoir en échange de son gaz naturel un actif (l'or) constamment présenté dans les médias grand public comme en pleine phase de bulle ? On trouve rapidement une réponse à cette question en observant le comportement de la Chine, du Brésil et de la Russie ces dernières années. La "relique barbare" fait son retour en force sur la scène financière internationale depuis plusieurs mois dans un silence médiatique total.</p>
<p>Protégez votre patrimoine en conséquence car l'effondrement du dollar a des effets désastreux sur la valeur de toutes les autres monnaies-papiers en circulation. Les "réserves" détenues par tous les pays de la planète sont majoritairement détenues sous forme de dollars... mais progressivement remplacées par l'or et l'argent physique. L'or n'augmente pas, c'est la valeur des monnaies-papiers qui s'effondre.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly9mci5nb2xkYnJva2VyLmNvbS9uZXdzL3R1cnF1aWUtaXJhbi1nYXotb3ItaW1wb3J0YXRpb25zLWJ1bGxlLTE0Ni5odG1s">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=106099" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Syrie et Palestiniens : une solidarité à géométrie variable</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/11/20/105108-syrie-et-palestiniens-une-solidarite-a-geometrie-variable</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Nov 2012 07:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Elgrably-Lévy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[israël]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le conflit israëlo-palestinien déclenche des mouvements de "solidarité" immédiats, alors que la situation dramatique du peuple syrien semble laisser de froid nos "indignés".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le conflit israëlo-palestinien déclenche des mouvements de "solidarité" immédiats, alors que la situation dramatique du peuple syrien semble laisser froid nos "indignés" nationaux.</strong></p>
<p><strong>Par Nathalie Elgrably-Lévy, depuis Montréal, Québec.</strong><span id="more-105108"></span></p>
<div id="attachment_71256" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzAyL3N5cmllLmpwZw=="><img class="size-medium wp-image-71256" title="Combats en Syrie" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/02/syrie-300x224.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text">Combats en Syrie</p></div>
<p><strong>D'une part :</strong></p>
<p>Il y a 20 mois débutait la guerre civile en <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9zeXJpZQ==" target=\"_blank\">Syrie</a>.</p>
<p>Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ce conflit a fait 40 000 morts (mais certainement davantage).  C’est l’équivalent de 2 000 morts par mois.</p>
<p>Le nombre total de réfugiés dans les quatre pays voisins de la Syrie (Turquie, Liban, Jordanie et Irak) s’élève à plus de 408 000.</p>
<p>Au Québec, à peine 220 personnes ont répondu à l’appel du Collectif  syrien pour participer à une manifestation ayant pris la forme d’un sit-in.  Aucun politicien n’était présent.  Aucun syndicat.</p>
<p><strong>D’autre part :</strong></p>
<p>L’opération israélienne Pilier de la défense,s’est amorcée il y a 6 jours (le 14 novembre). Le chef militaire du Hamas, Ahmad Jabaari, a été assassiné  et un peu plus de 60 Palestiniens ont perdu la vie depuis le début des bombardements israéliens, selon un récent bilan fourni par les services des urgences à Gaza.  Notons que cette attaque était en réponse aux dizaines de tirs de roquettes et missiles lancés récemment par le Hamas et d’autres organisations terroristes depuis la Bande de Gaza sur une population civile israélienne de plus d’un million et demi de personnes.</p>
<p>Au Québec :  on organise aussitôt une manifestation pro-palestinienne à  laquelle plus de 2000 personnes participent, y compris les députés de QS Françoise David et Amir Kadir et des représentants de l’ASSÉ et des étudiants de Concordia.</p>
<p>Face à un déséquilibre aussi flagrant, je me questionne :</p>
<p><strong>Pourquoi tant de soutien aux Palestiniens et pratiquement rien pour les Syriens ?</strong></p>
<p><strong>Est-ce que 40 000 morts parmi les Syriens valent moins que 60 morts parmi les palestiniens ?</strong></p>
<p><strong>Comment tous ces bien-pensants qui manifestent peuvent-ils donc justifier leur discrimination envers les Syriens ?</strong></p>
<p>Lire aussi sur <em>Contrepoints</em> :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL2NhdGVnb3J5L2ludGVybmF0aW9uYWwvbW95ZW5vcmllbnQv" target=\"_blank\">Notre dossier sur le Moyen-Orient</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMDcvOTMwMDAtbGEtZ3VlcnJlLWNpdmlsZS1lbi1zeXJpZS1kYW5zLWxlLXB1enpsZS1tb3llbi1vcmllbnRhbA==" target=\"_blank\">La guerre civile en Syrie dans le puzzle moyen-oriental </a></li>
</ul>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xhdml0cmVjYXNzZWUuY29tLzIwMTIvMTEvMTkvbGEtc29saWRhcml0ZS11bi1jb25jZXB0LWEtZ2VvbWV0cmllLXZhcmlhYmxlLw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=105108" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Moyen-Orient : Obama confronté à son bilan ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/10/02/99073-moyen-orient-obama-confronte-a-son-bilan</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2012/10/02/99073-moyen-orient-obama-confronte-a-son-bilan#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 06:21:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Institut Coppet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mitt Romney]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle américaine 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=99073</guid>
		<description><![CDATA[La politique étrangère entre le débat présidentiel, après les attaques en Libye et en Tunisie. L’Amérique est-elle dépassée par les événements ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La politique étrangère entre le débat présidentiel, après les attaques en Libye et en Tunisie. L’Amérique est-elle dépassée par les événements ?</strong></p>
<p><strong>Par Estelle Devisme.</strong><span id="more-99073"></span><br />
<em>Publié en collaboration avec <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlYnVsbGV0aW5kYW1lcmlxdWUuY29t">Le Bulletin d'Amérique</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTk5MDc3" rel=\"attachment wp-att-99077\"><img class="aligncenter size-full wp-image-99077" title="Barack-Obama-situation-room" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/Barack-Obama-situation-room.jpg?16fe88" alt="" width="390" height="249" /></a></p>
<p>Son discours est devenu fameux. En visite au Caire le 4 juin 2009, Barack Obama avait cherché l’apaisement :</p>
<blockquote><p>Je suis venu ici au Caire en quête d’un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l’Amérique et l’islam ne s’excluent pas et qu’ils n’ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l’Amérique et l’islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.</p></blockquote>
<p>Par un long discours vantant les liens entre États-Unis et pays musulmans, l’apport de la civilisation musulmane à l’Occident, certes dénonçant le fondamentalisme qui avait tué tant d’Américains, Barack Obama avait fait la fierté des démocrates mais s’était attiré les foudres des Républicains, qui voyaient dans cette initiative diplomatique la preuve que son mandat serait placé sous le signe de la naïveté et de l’angélisme.</p>
<p><strong>Le nouveau départ n’a pas eu lieu<em> </em></strong></p>
<p>C’était il y a quatre ans. Mais <em>The Innocence of Muslims</em>, une vidéo d’une bêtise et d’un amateurisme flagrants, a remis le feu aux poudres. Mardi 11 septembre 2012, des manifestants ont tenté de prendre d’assaut l’ambassade américaine au Caire. La bannière étoilée a été remplacée par le drapeau noir des djihadistes. Tout un symbole. L’ambassadeur Christopher Stevens et trois autres américains sont morts dans l’attaque du consulat de Benghazi, en Libye. Le 13 septembre, c’est au Yémen et au Bangladesh que l’ambassade des États-Unis a été prise pour cible. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMTgvOTc2NDktdHVuaXNpZS1xdWktYS1hdHRhcXVlLWxhbWJhc3NhZGUtZGVzLWV0YXRzLXVuaXM=" target=\"_blank\">L’attaque de l’ambassade de Tunis</a> et l’incendie de l’école américaine le 14 septembre, à la suite de l’appel du leader salafiste <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMTgvOTc2NDktdHVuaXNpZS1xdWktYS1hdHRhcXVlLWxhbWJhc3NhZGUtZGVzLWV0YXRzLXVuaXM=" target=\"_blank\">Abou Iyadh</a> a conduit à l’évacuation du territoire des ressortissants américains. Sans oublier les réactions meurtrières au Pakistan et au Soudan, les violentes manifestations au Liban, en Afghanistan, au Nigeria…</p>
<p><strong>La politique étrangère américaine au Moyen Orient remise en question<em> </em></strong><em> </em></p>
<p>Bien que Barack Obama puisse se prévaloir de la mort de Ben Laden et du retrait des troupes d’Irak, il traverse maintenant une crise qui pourrait bien remettre en cause sa doctrine de la main tendue. Cette crise aurait évidemment pu éclater pendant un mandat de Mitt Romney. Mais l’auteur de <em>No Apology : The case for American greatness </em>trouve aujourd’hui les meilleurs arguments pour contrer la vision du <em>leadership</em> du Président actuel. En effet, avant même d’être attaquée, l’ambassade des États-Unis au Caire avait publié un communiqué condamnant la vidéo, dénonçant <em>«les efforts continus d’individus mal intentionnés pour blesser les sentiments religieux des musulmans»</em>. Un communiqué depuis retiré du site internet de l’ambassade, car il n’avait pas été visé par le gouvernement. Cette déclaration, qui n’a nullement ému les manifestants, n’est pas pour autant passée inaperçue aux yeux des Américains réclamant un <em>leadership</em> plus affirmé de la part de l’exécutif. Critiquant la réaction de l’administration, qui n’avait pas immédiatement condamné les attaques envers l’Amérique, Mitt Romney a profité de l’occasion pour souligner les couacs de la communication officielle, et déploré que <em>«les États-Unis envoient des signaux ambigus au monde.» </em>Soucieux de proposer une représentation des États-Unis plus ferme dans le monde musulman, le prétendant républicain à la Maison blanche a ensuite déclaré que son gouvernement n’accorderait l’aide d’un milliard de dollars promise par Obama à l’Égypte que si son gouvernement prenait de réelles initiatives pour protéger l’ambassade américaine — et respectait ses engagements envers Israël.</p>
<p>Mitt Romney pourrait donner tort aux sondages s’il parvenait à convaincre les indécis de sa plus grande capacité à revêtir une stature présidentielle. Car au-delà des accusations simplistes que l’on entend parfois, qui vilipendent « l’anti-américanisme » du Président, il est aisé de souligner les faiblesses stratégiques de Barack Obama dans la défense des intérêts de son pays.</p>
<p>Barack Obama a réagi en demandant le concours des autorités libyennes et égyptiennes pour la protection de ses ambassadeurs, en envoyant deux destroyers et deux cents Marines en Libye, cinquante autres Marines à San’a au Yémen, ou encore en ordonnant le départ des familles et du personnel «non essentiel» du gouvernement américain du Soudan et de Tunisie. Il a rappelé au président Mohammed Morsi que l’Égypte n’était pas plus un allié qu’un ennemi des États-Unis. Le Président a également déclaré devant les quatre dépouilles des tués de Benghazi que justice leur serait rendue et que les États-Unis résisteraient à de telles violences contre leur corps diplomatique, alors que les critiques fusent au sujet de la sécurité des ambassades et consulats. Dans le même temps, un spot à 70.000 dollars de l’ambassade des États-Unis au Pakistan est diffusé sur sept chaînes de télévision locales, et sur les chaînes américaines, qui présente les déclarations de Barack Obama et Hillary Clinton rejetant toute implication du gouvernement américain dans la réalisation du film en cause, condamnant son message et répétant leur respect pour toutes les religions.</p>
<p>Or, pour les Républicains, si le gouvernement américain n’est effectivement pas responsable de ce pseudo-film, l’Amérique n’a pas à s’excuser et à prêter l’oreille aux «accès de colère», eux, provocateurs, des terroristes, qui n’ont pas besoin de prétexte pour frapper. Les adversaires de Barack Obama dénoncent une abdication par les États-Unis de leurs principes, déjà sous-jacente au discours du Caire, lorsque le Président louait par exemple la «tolérance» régnant sous l’occupation musulmane d’Al-Andalus — alors que Juifs et Chrétiens ne vivaient leur religion que sous conditions (paiement d’une taxe, nombreuses interdictions). En admettant cette erreur d’interprétation historique, il reste que l’interrogation d’Hillary Clinton après la mort de Christopher Stevens est symptomatique d’un certain aveuglement de l’administration Obama : «<em>How could this happen in a country we helped liberate, in a city we helped save from destruction ?».<br />
</em></p>
<p>En effet, les États-Unis ont largement financé l’opération de l’OTAN ayant permis la chute de Muammar Khadafi et la libération du pays. Ils ont également soutenu l’opposition à Hosni Moubarak, largement récupérée par les Frères Musulmans. Mais un changement de système ne conduit pas forcément à un changement de valeurs. Les élections libres qui ont suivi ont porté au pouvoir des partis qui ne sont «modérés» qu’en comparaison avec les djihadistes toujours présents dans le pays ; les discriminations persistent envers femmes et minorités, et l’opposition politique demeure quasi inexistante. De surcroît, les gouvernements en place n’ont pas porté secours aux ressortissants américains menacés. Samir Dilou, porte-parole du gouvernement tunisien, a lui-même affirmé : «Je reconnais que nous avons fait preuve, au début surtout, d’un certain laxisme face aux salafistes». En réalité, les autorités en place n’ont pas le contrôle de leurs populations. Des factions d’islamistes radicaux, proches d’Al-Qaida, prennent le pouvoir réel et comptent sur une forte mobilisation, révélée par les cris des manifestants du Caire : «<em>We are all Usamas, Obama !</em>».</p>
<p>L’on peut en définitive douter de la véritable capacité d’influence de Washington dans le monde musulman, qui ne pardonne pas à l’Amérique ses interventions en Irak et en Afghanistan et sa position envers Israël. En toile de fond, l’Iran poursuit toujours l’arme nucléaire, et arme «secrètement» la Syrie sous le bon œil de l’Irak.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlYnVsbGV0aW5kYW1lcmlxdWUuY29tLzIwMTIvMDkvMjUvbW95ZW4tb3JpZW50LW9iYW1hLWNvbmZyb250ZS1hLXNvbi1iaWxhbi8=" target=\"_blank\">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Le &quot;double standard&quot; de Washington</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Sep 2012 07:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Libre Afrique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie Saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bahreïn]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

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		<description><![CDATA[La répression continue au Bahreïn et sa brutalité mettent Washington dans une position très inconfortable.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La répression continue au Bahreïn et sa brutalité mettent Washington dans une position très inconfortable.</strong></p>
<p><strong>Par Ted Carpenter, depuis les États-Unis.</strong><span id="more-98498"></span><br />
<em>Publié en collaboration avec UnMondeLibre.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTk4NDk5" rel=\"attachment wp-att-98499\"><img class="alignleft  wp-image-98499" title="Obama_thinking" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/Obama_thinking-1024x682.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="233" /></a>La réaction de Washington face à la montée des mouvements contestataires en Afrique du Nord et au Moyen-Orient est à « géométrie variable ». Les dirigeants américains n’ont pas hésité à soutenir les mouvements dits pro-démocratiques dans les pays qui sont les adversaires des États-Unis. Tant l’administration Obama que le Congrès ont lancé des condamnations à l’encontre des régimes dictatoriaux en Iran, en Libye et en Syrie qui contrecarraient les aspirations démocratiques de leurs peuples et réprimaient brutalement des manifestations pacifiques (et d’autres beaucoup moins pacifiques). Dans le cas de la Libye, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN sont allés au-delà des appuis verbaux aux insurgés et ont lancé des frappes aériennes et fourni une assistance cruciale pour aider à renverser Mouammar Kadhafi. Un tel soutien semble de plus en plus probable en Syrie.</p>
<p>La réponse américaine aux mouvements opposés aux dictatures amies des États-Unis a été en revanche tout à fait différente. Washington a tergiversé sur l’opportunité de retirer son soutien à des « clients » dans des pays tels que la Tunisie, le Yémen et l’Égypte. Une réticence similaire est évidente à l’égard du conflit au Bahreïn. Les accusations d’hypocrisie américaine se multiplient alors que la famille régnante sunnite intensifie sa répression contre les opposants politiques pour la plupart chiites. Le gouvernement bahreïni est en train de devenir une source d’embarras majeure et un casse-tête géopolitique pour les États-Unis. Ce n’est pas une broutille : le Bahreïn est le port d’attache de la Cinquième Flotte de la <em>US Navy</em>.</p>
<p>Le Bahreïn est parfaitement situé pour être un pion dans la lutte entre sunnites et chiites pour la domination du Moyen-Orient. La monarchie sunnite de la petite nation insulaire dans le golfe Persique règne sur une population qui est à près de 70% chiite et les discriminations contre celle-ci se manifestent dans presque tous les aspects de la vie. Téhéran soutient ouvertement les factions chiites au Bahreïn, et l’Arabie saoudite est le protecteur principal du roi Hamad ben Issa al Khalifa du Bahreïn.</p>
<p>Lorsque des manifestations massives anti-régime ont éclaté à Manama, la capitale du Bahreïn, début 2011, les forces de sécurité ont répondu par des tirs à balles réelles, tuant plusieurs dizaines de manifestants. En dépit de cette répression, les insurgés auraient pu renverser la monarchie si l’Arabie Saoudite et ses alliés du Golfe n’était pas intervenus avec deux mille soldats en Mars 2011.</p>
<p>La réponse tiède de l’administration Obama était en contraste marqué avec la condamnation virulente de répressions similaires en Iran, en Syrie et en Libye. Le nombre de morts pendant les manifestations initiales au Bahreïn et dans les mois suivants a été relativement modeste, les estimations vont de 60 à 100. Mais la population de Bahreïn est très petite : quelque 1.235.000 personnes. Sur une base « par habitant », la proportion de morts a été comparable ou supérieure à celle des autres pays moyen-orientaux. En outre, le nombre de morts n’est pas la seule mesure de la brutalité de la monarchie. Les forces de sécurité du Bahreïn ont emprisonné des centaines d’adversaires du régime, y compris des journalistes nationaux et étrangers ayant osé produire des reportages critiquant le gouvernement. Amnesty International et d’autres organisations des droits de l’homme ont également documenté plusieurs cas de torture.</p>
<p>Pourtant, la réponse de Washington à la répression, et même à l’intervention saoudienne, a été extrêmement douce. La déclaration officielle de l’administration n’a même pas spécifiquement critiqué l’Arabie saoudite pour l’envoi de troupes. Au lieu de cela, le Département d’État a critiqué l’intervention de « voisins » (signifiant apparemment l’Iran et l’Arabie Saoudite), la qualifiant d’« alarmante », et averti tous les acteurs de la région de garder « leur propre agenda » en dehors de la lutte entre la monarchie et ses adversaires. Cette impartialité américaine s’est également appliquée au conflit interne lui-même. Tout en prévenant la monarchie bahreïnie qu’une répression sécuritaire n’était pas une réponse appropriée aux demandes de réformes politiques et économiques, le Département d’État a également exhorté l’opposition au calme : « Vous ne pouvez pas utiliser la violence. Vous devez retourner à la table des négociations ».</p>
<p>Une telle neutralité morale a été fort différente de la position américaine à l’égard de la crise en Iran, en Syrie et en Libye. Ce « deux poids, deux mesures » est devenu encore plus évident en mai 2012, lorsque, malgré la persistance de rapports crédibles sur des emprisonnements arbitraires et tortures d’opposants au régime, Washington annonçait la reprise des ventes d’armes au gouvernement du Bahreïn. Michael Hayworth, un porte-parole d’Amnesty International, a déclaré que « la suggestion faite par les États-Unis qu’il y a des tentatives de réforme est une insulte aux militants du Bahreïn qui continuent de demander, et de saigner pour, les droits de l’homme. »</p>
<p>L’espoir que les responsables de l’administration Obama auraient pu avoir que la monarchie adoucisse son traitement des opposants au régime s’est bientôt révélé infondé. En septembre, un tribunal de Bahreïn a confirmé les peines de prison pour treize principaux dirigeants de l’opposition (y compris la perpétuité pour sept d’entre eux), des peines qu’un tribunal spécial, largement partial, avait demandées en juin 2011.</p>
<p>La répression continue bahreïnie et sa brutalité mettent Washington dans une position très inconfortable. Les dirigeants américains ont clairement donné la priorité à la préservation du principal port d’attache de la Cinquième Flotte. L’analyste Michael Rubin, va-t-en-guerre congénital, concède : « En tant qu’hôte de la cinquième flotte américaine, Bahreïn est la clé de voûte de la stratégie régionale de l’Amérique. L’administration Obama a raison de s’inquiéter de ce que le renversement de la monarchie au Bahreïn puisse conduire à l’éviction des intérêts américains dans cette petite nation insulaire ». Au-delà de cette considération, les dirigeants américains suspectent sans nul doute un soutien de l’Iran aux factions anti-régime et craignent qu’un changement de régime au Bahreïn ne renforce le pouvoir et l’influence de Téhéran.</p>
<p>Mais le flagrant « double standard » de Washington signifie davantage qu’un risque modeste. Non seulement cette hypocrisie est-elle notée mais aussi exploitée dans l’Iran chiite, mais elle a conduit à la critique de la part de la majorité chiite de l’Irak voisin, et des populations chiites en Syrie et au Liban. On pourrait aussi s’interroger sur la réaction de la minorité chiite d’Arabie Saoudite.</p>
<p>Les États-Unis courent un double risque avec leur soutien continu à la monarchie du Bahreïn. Ce « deux poids, deux mesures,» renforce d’abord le point de vue cynique parmi les populations du Moyen-Orient et ailleurs que l’Amérique ne défend la démocratie et la liberté humaine que quand cela arrange les intérêts de Washington. L’autre danger est que les États-Unis s’empêtrent toujours davantage dans l’ancienne querelle entre les branches sunnite et chiite de l’Islam. L’ingérence de Washington en Syrie suscite des préoccupations similaires, et la probabilité d’un sérieux retour de flamme contre les États-Unis est très élevée eu égard à la fois aux situations syrienne et bahreïnie.</p>
<p>Le problème impliquant le Bahreïn n’est pas près de disparaître. Le gouvernement du roi Hamad, soutenu par son patron l’Arabie, semble déterminé à garder le pouvoir, peu importe la brutalité qu’il doit employer. Et la majorité chiite devient de plus en plus agitée et en colère face à un tel règne autocratique et discriminatoire.</p>
<p>Le casse-tête bahreïni de Washington ne peut que s’aggraver.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS93YXNoaW5ndG9ucy1kb3VibGUtc3RhbmRhcmQ=">Un article</a> du <em>Cato Institute</em> publié initialement sur <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL25hdGlvbmFsaW50ZXJlc3Qub3Jn" target=\"_blank\">National Interest</a> le 18.09.2012.</em> Traduction : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3VubW9uZGVsaWJyZS5vcmcvQ2FycGVudGVyX1dhc2hpbmd0b25fZG91YmxlX3N0YW5kYXJkXzI1MDkxMg==">UnMondeLibre</a>.</p>
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		<title>Iran : les sanctions vont-elles fonctionner ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2012/09/20/97839-iran-les-sanctions-vont-elles-fonctionner</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Sep 2012 06:10:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Steve Hanke</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Ahmadinejad]]></category>

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		<description><![CDATA[Il ne fait aucun doute que les sanctions que les « alliés » imposent à l’Iran commencent à faire mal, très mal. Mais, cette coercition permettra-t-elle de gagner la « guerre » ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il ne fait aucun doute que les sanctions que les « alliés » imposent à l’Iran commencent à faire mal, très mal. Mais, cette coercition permettra-t-elle de gagner la « guerre » ?</strong><br />
<span id="more-97839"></span><br />
<strong>Par Steve Hanke, depuis les États-Unis.</strong><br />
<em>Publié en collaboration avec <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3VubW9uZGVsaWJyZS5vcmc=">UnMondeLibre</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTk3ODQy" rel=\"attachment wp-att-97842\"><img class="alignleft  wp-image-97842" title="Ahmenijad2_0" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/Ahmenijad2_0.jpg?16fe88" alt="" width="320" height="208" /></a>Depuis que Mahmoud Ahmadinejad est devenu président de l’Iran, en Août 2005, l’économie du pays est allée de mal en pis. L’Iran se positionne désormais dans le bas du classement du rapport 2012 <em>Doing Business</em> de la Banque mondiale en matière de climat des affaires (144<sup>ème</sup>  sur 183).</p>
<p>Depuis des décennies, l’économie iranienne est tenue par des régimes bureaucratico-religieux, régimes qui ont fait usage de décrets, de réglementations, du contrôle des prix, de subventions, de tas de tracasseries administratives, et de nombreux autres dispositifs interventionnistes afin de tenter d’atteindre leurs objectifs. Ce système a été maintenu à flot - juste à flot – grâce aux revenus pétroliers.</p>
<p>Peu de temps après qu’Ahmadinejad a pris le pouvoir, l’Iran a commencé à s’attirer la colère des États-Unis et de leurs alliés quant à un certain nombre de questions liées à ses ambitions nucléaires. Et, plus récemment, avec les frictions de l’Iran dans le détroit d’Ormuz et son soutien au président syrien Bachar Al-Assad, ces tensions se sont intensifiées. Ces derniers temps, cette coalition d’« alliés » a accru les sanctions économiques contre l’Iran.</p>
<p>La cascade de sanctions a-t-elle eu un effet ? Le taux de change du rial iranien est un bon indicateur pour répondre. Quand le président Obama a signé le<em> Comprehensive Iran Sanctions, Accountability, and Divestment Act</em>, en Juillet 2010, le taux de change officiel du rial iranien contre le dollar était très proche du taux du marché noir.</p>
<p>Mais les taux du marché officiel et du marché noir ont divergé toujours plus depuis juillet 2010. Avec une chute spectaculaire de la valeur du Rial iranien (IRR) le 10 septembre, le taux de change IRR / USD au marché noir est maintenant 52% plus bas que le taux officiel de 12.260 IRR pour 1 USD. Quand une monnaie s’effondre, on peut être certain que d’autres indicateurs économiques vont aussi dans le sens négatif. Par exemple, en utilisant le taux de change IRR / USD sur le marché noir, j’estime que l’Iran connaît un taux d’inflation annuel de 71%.</p>
<p>Pour obtenir une image claire des conditions économiques rencontrées par la majorité des Iraniens, nous pouvons construire un « indice de la misère ». L’indice est la somme des taux d’inflation, taux d’intérêt et du taux de chômage, moins la variation annuelle en pourcentage du PIB par habitant.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTk3ODQw" rel=\"attachment wp-att-97840\"><img class="aligncenter size-large wp-image-97840" title="Misery Index" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/Misery-Index-1024x587.jpg?16fe88" alt="" width="500" height="286" /></a></p>
<p>L’indice de la misère de l’Iran, pour la période 1991-2012, est présenté dans le tableau ci-joint. Il faut souligner que les vrais taux d’inflation, d’intérêt et de chômage de l’Iran sont probablement plus élevés que ceux rapportés. En conséquence, le niveau réel de l’indice est probablement plus élevé que celui qui est affiché dans le tableau ci-joint. Cela dit, le <em>pattern</em> des « hauts et des bas » de l’indice est fiable.</p>
<p>Le niveau de l’indice a été très élevé au cours de la période 1991-2012. Les années Rafsandjani ressemblaient à des montagnes russes, avec une augmentation spectaculaire, suivie d’une forte baisse, puis une dernière augmentation du niveau de la « misère ». Les années Khatami ont été caractérisées par une relative stabilité et une légère amélioration économique. La période Ahmadinejad a été marquée par une détérioration constante de la situation économique - ponctuée par un déclin économique dramatique depuis la fin 2011.</p>
<p>L’indice de la misère de l’Égypte illustre comparativement à quel point la situation de l’économie de l’Iran a été mauvaise au fil des ans. Depuis 1993, l’indice de la misère de l’Égypte n’a jamais dépassé 40, même au plus fort du printemps arabe. Alors que l’indice de misère iranien a souvent dépassé 40 et a récemment explosé jusqu’à la 106.</p>
<p>Il ne fait aucun doute que les sanctions que les « alliés » imposent à l’Iran commencent à faire mal, très mal. Mais, cette coercition permettra-t-elle de gagner la « guerre » ? Probablement pas. Le professeur John Mearsheimer, dans son chef-d’œuvre, <em>The Tragedy of Great Power Politics</em> (<em>La tragédie de la politique des grandes puissance</em>) fournit des preuves démontrant que les blocus navals et les bombardements stratégiques (et j’ajouterais les sanctions financières) produisent rarement les résultats escomptés :</p>
<p>« (...) Les populations des États modernes peuvent absorber beaucoup de souffrances sans se révolter contre leurs États. Il n’y a pas un seul cas historique d’un blocus ou d’une campagne de bombardements stratégiques visant à punir la population d’un ennemi qui ait causé d’importantes protestations publiques contre l’État visé ». Il semble que « la punition génère davantage de colère populaire contre l’agresseur que contre l’État visé ».</p>
<p>Même si les sanctions causent une misère considérable en Iran, l’histoire montre qu’il faut rester sceptique quant à savoir si les Iraniens se conformeront aux exigences des « alliés ». Comme l’écrit le professeur Mearsheimer :</p>
<blockquote><p>... Les élites dirigeantes sont rarement incitées à quitter le pouvoir parce que leurs populations sont brutalisées. En fait, on pourrait dire que plus les populations subissent de punitions, plus il est difficile pour les dirigeants de cesser la guerre. La base de cette affirmation, qui semble contraire à l’intuition, est que la défaite sanglante augmente considérablement la probabilité que, la guerre terminée, les gens cherchent à se venger des dirigeants qui les ont conduits sur le chemin de la destruction. Ainsi, ces dirigeants ont une forte incitation à ne pas tenir compte des souffrances infligées à la population et lutter jusqu’à la fin dans l’espoir d’une victoire et de sauver leur peau.</p></blockquote>
<p>Donc, en un sens, les sanctions sont en train de marcher : elles imposent beaucoup de misère aux Iraniens. Mais, dans un autre sens, elles vont échouer – échouer à faire plier les mollahs. Peut-être est-ce pour cela que le très rusé ministre des Affaires étrangères russe, Sergey V. Lavrov déclarait avec assurance que « la Russie est fondamentalement contre [adopter davantage de sanctions] car, pour résoudre les problèmes, il faut discuter diplomatiquement avec les pays avec qui vous rencontrez des problèmes, et non pas les isoler ».</p>
<p>----<br />
La version complète avec tableaux et références complémentaires est disponible dans cet article : Steve H. Hanke : « Iran: down, but not out » <em>Globe Asia</em>, September 2012 : <a title=\"http://www.cato.org/publications/commentary/iran-down-not-out\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS9pcmFuLWRvd24tbm90LW91dA==">http://www.cato.org/publications/commentary/iran-down-not-out</a><br />
Traduction : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3VubW9uZGVsaWJyZS5vcmcvSGFua2VfSXJhbl8xOTA5MTI=">UnMondeLibre</a>.</p>
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		<title>Le printemps arabe ne fait que commencer</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 07:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Crapez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[drapeau américain]]></category>
		<category><![CDATA[fondamentalistes]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
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		<category><![CDATA[violences]]></category>

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		<description><![CDATA[La rue arabe présente un risque d’embrasement. Mais les islamistes sont réfrénés par toute une série de contraintes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La rue arabe présente un risque d’embrasement. Mais les islamistes sont réfrénés par toute une série de contraintes.</strong><br />
<span id="more-97645"></span><br />
<strong>Par Marc Crapez.</strong></p>
<div id="attachment_97646" class="wp-caption aligncenter" style="width: 459px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMTgvOTc2NDUtbGUtcHJpbnRlbXBzLWFyYWJlLW5lLWZhaXQtcXVlLWNvbW1lbmNlci9wYWtpc3Rhbi1pc2xhbS11bnJlc3QtZmlsbS11cy1wcm90ZXN0" rel=\"attachment wp-att-97646\"><img class=" wp-image-97646  " title="PAKISTAN-ISLAM-UNREST-FILM-US-PROTEST" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/drapeau-américain-brûlé.jpg?16fe88" alt="" width="449" height="308" /></a><p class="wp-caption-text">Manifestations contre le film américain «Innocence of Muslims».</p></div>
<p>Les manifestations qui secouent le monde arabo-musulman, de la Malaisie au Soudan, ne remettent pas en cause le bien-fondé et le bon déroulement de la sortie de la dictature, et de la longue marche vers la démocratie, qui ont débuté voici un an et demi, sous l’appellation de printemps arabe.</p>
<p>En dépit de l’irruption prévisible de partis islamistes, il y a lieu d’être raisonnablement optimiste. La sortie de la dictature s’effectue sans chaos. Le scénario pessimiste de la poudrière égyptienne se trouve démenti et pourrait le demeurer car c’est l’inattendu qui surgit dans l’Histoire.</p>
<p>Il n’existe pas véritablement d’islamistes modérés. Mais il y a des islamistes réfrénés. Par toute une série de contraintes. Aucune entité étatique ne semble sur le point de tomber dans l’escarcelle de l’islamisme. Celui-ci ne s’empare que de zones sahéliennes allant du Mali au Yémen. Le salafisme wahhabite ne parvient à fonder que d’éphémères émirats islamistes dans des contrées désertiques ou escarpées. Il ne représente donc pas une menace totalitaire. Même si l’islam en général et l’Iran chiite en particulier demeurent belligènes.</p>
<p><strong>Distinguer la rue arabe de l’opinion publique</strong></p>
<p>Une nouvelle fois, la rue arabe brûle des drapeaux américains et montre le poing à l’Occident chrétien. Cette rue arabe doit toutefois être distinguée de l’opinion publique ou du corps électoral, auxquels une dominante de bons pères de familles ou de jeunes femmes confère davantage de modération.</p>
<p>Ces attroupements d’émeutiers, composés notamment de jeunes hommes désœuvrés et de vieux fanatiques, ne sont pas représentatifs de l’opinion publique arabe qui aspire à la démocratie. Mais, a contrario, l’opinion publique arabe est travaillée par cet islam fondamentaliste qui, à la faveur d’un processus démocratique, peut s’emparer du pouvoir, à l’image de ce qui s’est passé dans les territoires palestiniens. Le risque est donc permanent que la rue arabe ne mette un pays à feu et à sang.</p>
<p>Face à cette situation, la majorité des élites occidentales renvoient dos-à-dos l’islamisme et une menace chrétienne-fondamentaliste, en commençant par déplorer la nullité du film en question. Cela exprime un lâche soulagement. Ces élites sont non seulement effrayées (comme tout le monde) par la rue arabe, mais sont même prêtes à lui offrir une victime expiatoire, en la personne d’une idéologie islamophobe que sécréterait l’Occident.</p>
<p>Ce parallélisme est captieux car les fondamentalistes chrétiens ne sont pas belliqueux. Ce ne sont pas eux qui cherchent à déclencher des lynchages ou des guerres. Ils cherchent à démontrer, au besoin par des provocations, que la rue arabe est redoutable, ce qui n’est pas faux, et qu’il ne peut y avoir de coexistence pacifique avec l’islam car il représenterait un danger de type totalitaire, ce qui est une opinion.</p>
<p>Il importe donc de dire, avant toute chose, non pas que le film en question est nul, mais qu’il est et doit demeurer sous la protection tutélaire du premier amendement de la Constitution américaine. Contrairement à ce qu’exigent la rue arabe, et même une partie de l’opinion publique arabe, les auteurs de ce film n’ont pas à être réprimés.</p>
<p>La seule chose qui fait du tort à l’islam, ce sont les musulmans qui montrent le poing à l’Occident. C’est en acceptant mentalement que la liberté d’expression comporte des atteintes blessantes à sa conception du sacré que l’opinion publique arabe fera un pas supplémentaire vers la démocratie.</p>
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		<title>Tunisie : qui a attaqué l&#039;ambassade des États-Unis ?</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 06:20:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Habib Sayah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[Retour sur Ansar al-Chari'a, Abou Iyadh et ses relations avec Ennahdha pour mieux comprendre l'attaque qui a visé le vendredi 14 septembre 2012 l'Ambassade des États-Unis à Tunis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retour sur Ansar al-Chari'a, Abou Iyadh et ses relations avec Ennahdha pour mieux comprendre l'attaque qui a visé le vendredi 14 septembre 2012 l'Ambassade des États-Unis à Tunis.</strong><br />
<span id="more-97649"></span><br />
<strong>Par Habib Sayah.</strong></p>
<div id="attachment_97651" class="wp-caption aligncenter" style="width: 479px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTk3NjUx" rel=\"attachment wp-att-97651\"><img class="size-full wp-image-97651" title="Ambassade_tunis--469x239" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/Ambassade_tunis-469x239.jpg?16fe88" alt="" width="469" height="239" /></a><p class="wp-caption-text">L’ambassade des États-Unis de Tunis prise d’assaut par les manifestants.</p></div>
<p>Alors que l'opinion publique s'interrogeait sur l'identité de la nébuleuse salafiste en Tunisie, nous avions mené une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JldHJvZGV2ZWxvcHBlbWVudC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDQvMTMvZGppaGFkLWxhLWZhY2UtY2FjaGVlLWR1LXNhbGFmaXNtZS1lbi10dW5pc2llLw==">enquête publiée dans le magazine Réalités</a> (N° 1327 du 12 avril 2012) dans laquelle nous révélions l'identité des leaders d'Ansar al-Chari'a, groupe salafiste à l'origine des attaques ayant visé le Cinéma Africart, la chaîne Nessma TV et l'Espace Abdelliya. À la lumière de l'implication de cette organisation dans l'attaque qui a visé le vendredi 14 septembre 2012 l'Ambassade des États-Unis à Tunis, il nous a semblé judicieux de revenir sur Ansar al-Chari'a, ses leaders et leurs liens avec le parti Ennahdha.</p>
<p>Le vendredi 14 septembre 2012, immédiatement après la prière, une foule immense s'est dirigée vers l'Ambassade des États-Unis sur les Berges du Lac de Tunis à l'appel du charismatique leader d'Ansar al-Chari'a, Abou Iyadh Ettounsi alias Seifallah Ben Hassine. La présence de ce dernier sur les lieux fut confirmée par Ridha Belhaj, dirigeant du parti salafiste Hizb ut-Tahrir, peu après que les troupes d'Ansar al-Chari'a ont saccagé et brûlé plusieurs bâtiments de la mission diplomatique face à des forces de l'ordre qui se sont illustrées par leur passivité.</p>
<p>L'attaque de son ambassade a mené la diplomatie américaine à recommander à ses ressortissants et à ses entreprises d'évacuer sans délai le territoire tunisien. Un signal fort adressé au gouvernement tunisien, suspecté d'avoir une part de responsabilité dans l'échec de la défense des locaux de la mission américaine. En effet, tandis que le Ministre de la Santé affirmait sans ciller qu'il s'agissait d'une "intervention réussie" pour la police tunisienne, et que le Ministre des Affaires Étrangères Rafik Bouchlaka tentait de minimiser en prétendant que l'attaque de l'ambassade n'était qu'une conséquence normale de la transition démocratique, des images mises en ligne ont permis d'affirmer que les forces de l'ordre et les militaires sur place n'ont pas déployé les efforts nécessaires pour assurer au mieux la défense du bâtiment. Selon un témoignage recueilli par Riadh El Hammi, l'un des assaillants aurait prétendu que des militaires lui ont dit "Faites ce que vous voulez, du moment que vous ne nous touchez pas". Le coordinateur de la sécurité de l’École américaine elle aussi visée par l'attaque salafiste, a quant à lui affirmé sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3R1bmlzaWFzZWN1cml0eXVwZGF0ZS5jb20=">son blog</a> "Le spectacle dont nous avons été témoins à l'Ambassade américaine était planifié et approuvé", avant de recommander à ses compatriotes résidant en Tunisie "Il ne faut pas faire confiance aux forces de sécurité tunisiennes". Sans aller jusque-là, il semble capital d'examiner les relations entre Ansar al-Chari'a et le parti Ennahdha pour faire la lumière sur l'attitude du gouvernement suite à ce grave incident.</p>
<p><strong>Abou Iyadh et la genèse d'Ansar al-Chari'a</strong></p>
<p>L'organisation salafiste Ansar al-Chari'a, dirigée par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JldHJvZGV2ZWxvcHBlbWVudC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDQvMTMvZGppaGFkLWxhLWZhY2UtY2FjaGVlLWR1LXNhbGFmaXNtZS1lbi10dW5pc2llLw==">un trio composé du prédicateur de Oued Ellil Abou Ayoub, de l'idéologue  Al-Khatib al-Idrissi  et de Abou Iyadh Ettounsi</a>, fut fondée par ce dernier au cours du printemps de l'année 2011. Abou Iyadh, dont le vrai nom est Seifallah Ben Hassine a hérité son nom de guerre de ses aventures afghanes, interrompues par son arrestation en 2003 en Turquie pour l'organisation du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy51bi5vcmcvZnJlbmNoL3NjL2NvbW1pdHRlZXMvMTI2Ny9OU1FFVDkwMDJGLnNodG1s">meurtre du leader de la résistance afghane face aux Talibans, le Commandant Ahmed Shah Massoud</a>. Mais avant de fonder en 2000 avec Tarek Maaroufi (récemment relâché par la justice belge et revenu en Tunisie) le Groupe Combattant Tunisien, cellule terroriste proche d'Al Qaïda, basée à Jalalabad, Seifallah Ben Hassine a fait ses premières armes au sein de la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UdW5pc2lhbl9Jc2xhbWljX0Zyb250">branche armée d'Ennahdha</a>, le Front Islamique Tunisien fondé en 1986 par le Cheikh Rached Ghannouchi. Pas étonnant alors de voir le guide du parti islamiste au pouvoir faire l'accolade à Abou Iyadh, et de proclamer l'inoffensivité de la mouvance salafiste.</p>
<p><strong>L'ambiguïté des relations entre Ennahdha et Ansar al-Chari'a</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMTgvOTc2NDktdHVuaXNpZS1xdWktYS1hdHRhcXVlLWxhbWJhc3NhZGUtZGVzLWV0YXRzLXVuaXMvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHM3MDYtdHVuaXNpZQ==" rel=\"attachment wp-att-97722\"><img class="alignright  wp-image-97722" title="imgscan contrepoints706 Tunisie" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/imgscan-contrepoints706-Tunisie-980x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="313" /></a>À la fois rival d'Ennahdha et "frère" de la tendance islamiste selon Rached Ghannouchi, Abou Iyadh entretient des relations ambiguës avec le parti au pouvoir. Il n'a par exemple pas été inquiété après avoir publiquement ordonné <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLmluc3RpdHV0LWtoZWlyZWRkaW5lLm9yZy8yMDEyLzA2L2xhdHRlaW50ZS1hdS1zYWNyZS1vdS1sYS1jcmltaW5hbGlzYXRpb24tZGUtbGEtbGliZXJ0ZS1lbi10dW5pc2llLw==">la violente attaque qui a visé l'Espace Abdelliya en juin dernier</a>. Mais les relations avec le parti Ennahdha ont connu un virage significatif, qui n'a rien fait pour lever l'ambiguïté persistante, lorsque Abou Iyadh et son lieutenant Abou Ayoub ont organisé une manifestation géante en face de l'Assemblée constituante au Bardo afin d'exiger d'Ennahdha qu'elle se rétracte après avoir renoncé à l'inscription de la Chari'a dans la future Constitution. Avaient répondu à l'appel, dans le cadre de cette démonstration de force, des milliers de militants et de sympathisants d'Ennahdha. Abou Iyadh, qui tente d'étendre son influence sur la base militante d'Ennahdha, bénéficie également d'appuis haut placés dans l'organigramme du parti islamiste. En effet, Sadok Chourou qui vient d'affirmer au journal Essarih que les salafistes d'Ansar al-Chari'a étaient innocents et n'avaient rien à voir avec l'attaque de l'Ambassade américaine, est pourtant l'un des principaux soutiens du djihadiste Abou Iyadh au sein du parti au pouvoir. Le député Chourou, qui s'est illustré l'année dernière par sa proposition de crucifier et de démembrer les opposants au parti au pouvoir, fut l'invité avec Abderraouf Ayadi du CPR, d'Abou Iyadh dans le cadre du congrès fondateur d'Ansar al-Chari'a qui s'est tenu à Sidi Bouzid en mai 2011. Nul ne s'étonnera donc de voir le député <em>nahdhaoui</em> tenter de couvrir son allié au moment où la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy55b3V0dWJlLmNvbS93YXRjaD92PWpNaUFuSmx4enBn">vidéo</a> de son discours de l'année dernière en compagnie d'Abou Iyadh a été supprimée. Mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLWZyLmZhY2Vib29rLmNvbS92aWRlby92aWRlby5waHA/dj0xMTE4NDMxMzU1NzA5NjM=">une autre vidéo</a>, tournée à Tunis à la même période permet d'attester de ses liens avec Ansar al-Chari'a.</p>
<p>Le déni complice de Sadok Chourou illustre bien l'embarras des dirigeants d'Ennahdha suite à l'incident de vendredi qui risque d'éclabousser leur image de modérés. Ces derniers, manifestement au courant du rôle joué par Abou Iyadh dans l'attaque de l'Ambassade des États-Unis et de sa présence sur les lieux, sont tiraillés entre l'envie irrépressible d'occulter les liens confraternels qu'ils entretiennent avec le terroriste, et la pression de l'opinion publique, désormais avertie de l'existence et du rôle d'Abou Iyadh.</p>
<p><strong>Une tragédie prévisible que l'on aurait pu empêcher</strong></p>
<p>Outre l'incompétence voire la malveillance du gouvernement de transition de Mohamed Ghannouchi, qui a fait bénéficier d'une amnistie Abou Iyadh, dont le passé afghan était connu de la justice tunisienne, et les terroristes de l'affaire de Soliman qui ont plus tard rejoint Ansar al-Chari'a, c'est au gouvernement actuel que revient une part importante de la responsabilité des événements du vendredi 14 septembre. C'est la peur de voir ses liens avec le terroriste Abou Iyadh révélés sur la place publique, qui a empêché Ennahdha de sévir contre cette organisation qui représente la plus grande menace pour la liberté, la stabilité et la sécurité nationale. Pourtant, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy55b3V0dWJlLmNvbS93YXRjaD92PXBqdHRWRFJ1cG5NJmFtcDtmZWF0dXJlPXJlbGF0ZWQ=">une déclaration d'Abou Iyadh datant de mars 2012</a> aurait dû être le signal approprié pour mener l'offensive contre son organisation. Dans cette interview accordée à la chaîne de télévision Nessma, le leader d'Ansar al-Chari'a s'est exprimé "au nom de la mouvance salafiste djihadiste", rompant ainsi avec son discours initial selon lequel son organisation prônait le "salafisme de prédication", c'est-à-dire non-violent. Quelques semaines plus tard, il ordonnera le saccage de l'exposition du "Printemps des Arts" à la Abdelliya à La Marsa. Au moment des faits, Ansar al-Chari'a, venait de recevoir l’onction du numéro un d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri, ainsi que la bénédiction de l’influent idéologue djihadiste mauritanien Abou al-Moundhir al-Shiniqiti, lequel a émis <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2F6ZWxpbi5maWxlcy53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDYvc2hheWtoLWFiYzVhYi1hbC1tdW5kaGlyLWFsLXNoYW5xYzRhYmUxYjlhZGM0YWItYW5lMWI5YTNjNDgxci1hbC1zaGFyYzRhYmFoLWluLXR1bmlzaWEtYW5kLWlzc3Vlcy1yZWxhdGVkLXRoZXJldG8ucGRm">une fatwa autorisant les musulmans à s’engager dans le djihad aux côtés d’Abou Iyadh au sein d’Ansar al-Chari'a</a>. Mais au lieu de se décider à mettre fin à la terreur exercée par l'organisation salafiste, le gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahdha a préféré profiter de l'incident pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLmluc3RpdHV0LWtoZWlyZWRkaW5lLm9yZy8yMDEyLzA2L2xhdHRlaW50ZS1hdS1zYWNyZS1vdS1sYS1jcmltaW5hbGlzYXRpb24tZGUtbGEtbGliZXJ0ZS1lbi10dW5pc2llLw==">blâmer les artistes qui seraient responsables du déclenchement de la confrontation, et - de manière surréaliste - les membres de l'ancien régime ainsi que les réseaux de contrebande d'alcool</a>.</p>
<p>Ce n'est que la pression exercée par la diplomatie américaine, et par l'opinion publique tunisienne désormais moins ignorante du rôle d'Abou Iyadh, que le gouvernement a décidé de mener, à contrecœur, une offensive contre Ansar al-Chari'a, tandis que des pages Facebook liées à l'organisation djihadiste ont promis au Ministre de l'Intérieur Ali Larayedh une guerre sans merci si jamais il tentait de procéder à l'arrestation d'Abou Iyadh. Alors que le combat contre Ansar al-Chari'a s'annonce plus rude et sanglant que jamais, on ne peut aujourd'hui que regretter l'angélisme passé de la diplomatie américaine qui a soutenu l'ascension des islamistes prétendument modérés d'Ennahdha sans exiger de garanties s'agissant d'Ansar al-Chari'a, dont le leader au passé terroriste était bien connu des services américains. Ces derniers avaient même découvert que, durant sa détention entre 2003 et 2011 en Tunisie, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3dpa2lsZWFrcy5vcmcvZ2l0bW8vcGRmL3RzL3VzOXRzLTAwMDE2OGRwLnBkZg==">Abou Iyadh avait livré des informations à Ben Ali concernant ses anciens compagnons djihadistes</a>. Nul, en effet, ne pouvait ignorer l'amplitude du danger que constituaient, d'une part, la remise en liberté d'Abou Iyadh en 2011 et, d'autre part, la passivité de l’État tunisien à l'occasion des violences qu'Ansar al-Chari'a a perpétrées au cours des deux dernières années. Alors, au moment où nous écrivons, que la police traque le leader djihadiste, il est légitime de craindre qu'il ne soit trop tard et de redouter les sombres perspectives qu'a ouvertes l'attaque du 14 septembre. En effet, il serait malhonnête de nier que l'invasion de l'Ambassade des États-Unis constitue un tournant majeur dans la Tunisie post-révolutionnaire et que cet incident risquerait d'avoir des retombées quasiment fatales pour l'économie, la diplomatie et le tourisme tunisiens.</p>
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		<title>La liberté fait toute la différence</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Aug 2012 06:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pendant une visite en Israël, Mitt Romney a commis une déclaration polémique sur les Palestiniens. Et en plus, il avait tort. Dans le développement d'un pays, ce n'est pas la culture qui fait toute la différence, mais les institutions favorables à la liberté.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Pendant une visite en Israël, Mitt Romney a commis une déclaration polémique sur les Palestiniens. Et en plus, il avait tort. Dans le développement d'un pays, ce n'est pas la culture qui fait toute la différence, mais les institutions favorables à la liberté.</strong><br />
<span id="more-94393"></span><br />
<strong>Par Jacob Sullum, depuis les États-Unis.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTAvMjgvNTI3NzEtbGEtc3RhdHVlLWRlLWxhLWxpYmVydGUtZmV0ZS1zZXMtMTI1LWFucy9zdGF0dWUtbGliZXJ0ZS0y" rel=\"attachment wp-att-52772\"><img class="alignleft  wp-image-52772" title="Statue Liberté" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/10/Statue-Liberté.png?16fe88" alt="" width="256" height="371" /></a>Les leaders palestiniens se sont sentis insultés, on peut le comprendre, quand Mitt Romney, remarquant l’importante différence de richesse entre Israël et la Cisjordanie pendant un discours à Jérusalem fin Juillet, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy51c25ld3MuY29tL25ld3MvcG9saXRpY3MvYXJ0aWNsZXMvMjAxMi8wNy8zMC9yb21uZXktY291cnRzLWRvbm9ycy1iZWZvcmUtbGVhdmluZy1pc3JhZWw=">a déclaré</a> « La culture fait toute la différence ». Même si la culture joue un rôle important dans le développement économique, le probable candidat républicain à la présidence a oublié une autre variable clé : la gouvernance.</p>
<p>Une bonne gouvernance établit des conditions qui conduisent à la production, à l’innovation et au commerce. Je ne parle pas des routes, des ponts et des écoles publiques mentionnés par le président Obama dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aGl0ZWhvdXNlLmdvdi90aGUtcHJlc3Mtb2ZmaWNlLzIwMTIvMDcvMTMvcmVtYXJrcy1wcmVzaWRlbnQtY2FtcGFpZ24tZXZlbnQtcm9hbm9rZS12aXJnaW5pYQ==">le speech</a> où il affirmait « vous ne les avez pas créés ». [NdT : En anglais, <em>« you didn’t build that »</em>, une phrase qui a beaucoup choqué et qui est depuis devenue un objet de dérision sur Internet] Je parle d’infrastructures bien plus basiques : le règne du droit, la protection des droits de propriété, la bonne exécution des contrats, un État honnête et ouvert, un niveau tolérable d’imposition, et un minimum d’interférences avec les opérations réalisées entre adultes consentants.</p>
<p>Quand l’État bafoue ouvertement ces principes, les gens ne prospèrent pas, peu importe qu’ils valorisent l’éducation, qu’ils travaillent volontiers, qu’ils veuillent prendre des risques ou qu’ils soient disposer à épargner et à investir. En fait, un État oppressif et arbitraire change la culture de ses sujets, en rendant ces caractéristiques moins fructueuses et donc moins communes.</p>
<p>Quand Romney a dit « la culture fait toute la différence », il citait <em>Richesse et pauvreté des nations</em>, un livre de l’historien David Landes paru en 1998. Ailleurs dans le même livre, Landes est moins catégorique, écrivant « la culture <em>peut faire</em> toute la différence » (c’est nous qui soulignons), et avertissant que « la culture n’est pas isolée ».</p>
<p>Quoi d’autre peut faire une différence ? Landes est assez clair sur le fait que les limites de l’État sont essentielles. Quand il écrit que « la force motrice » du progrès économique durant le dernier millénaire « a été la civilisation occidentale et sa dissémination », il faisait allusion non seulement à ses valeurs culturelles comme l’épargne, la concurrence, l’égalité des sexes ou l’éthique protestante du travail, mais aussi aux valeurs politiques qui empêchent l’État d’étouffer les efforts créatifs.</p>
<p>Saeb Erekat, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, soulignait l’importance des institutions politiques quand <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDEyLzA3LzMxL3VzL3BvbGl0aWNzL3JvbW5leS1hbmdlcnMtcGFsZXN0aW5pYW5zLXdpdGgtY29tbWVudHMtaW4taXNyYWVsLmh0bWw/cGFnZXdhbnRlZD1hbGw=">il s’est plaint</a> que Romney « ne réalise pas que l’économie palestinienne ne peut pas atteindre son potentiel à cause de l’occupation israélienne ». Les points de passage israéliens, le contrôle du commerce extérieur, et son interférence avec l’utilisation du terrain, même s'ils sont justifiés par des préoccupations de sécurité légitimes, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuY2lhLmdvdi9saWJyYXJ5L3B1YmxpY2F0aW9ucy90aGUtd29ybGQtZmFjdGJvb2svZ2Vvcy93ZS5odG1s">ont sans nul doute gêné</a> le développement économique dans le territoire administré par l’Autorité Palestinienne, mais il en va de même du passif de ladite Autorité pour ce qui est de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qcG9zdC5jb20vTWlkZGxlRWFzdC9BcnRpY2xlLmFzcHg/aWQ9MTY3MTk0">la corruption</a> et de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53b3JsZG5ld3N0cmlidW5lLmNvbS8yMDEyLzAyLzA5L3JlcG9ydC1taWxsaW9ucy1pbi11LXMtYWlkLXRvLXBhbGVzdGluaWFuLWF1dGhvcml0eS13YXN0ZWQv">l’incompétence</a>.</p>
<p>Ces facteurs, ajoutés à la violence intermittente, expliquent en bonne partie la différence énorme en PIB par habitant entre Israël et la Cisjordanie (que Romney avait d’ailleurs sous-estimé par un facteur cinq) : 28.600 dollars contre 2.900, selon les chiffres de 2009 de la CIA. Il y a aussi un écart frappant, quoique moins spectaculaire, entre Israël et les pays arabes limitrophes. Selon les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuY2lhLmdvdi9saWJyYXJ5L3B1YmxpY2F0aW9ucy90aGUtd29ybGQtZmFjdGJvb2svcmFua29yZGVyLzIwMDRyYW5rLmh0bWw=">estimations pour 2011</a> de la CIA, le PIB pas habitant était de 31.400 dollars pour Israël, 15.700 pour le Liban, 6.600 pour l’Égypte, 6.000 pour la Jordanie et 5.100 pour la Syrie.</p>
<p>Une interprétation de ces données (et c’est cette interprétation que Erekat avait en tête quand il a qualifié les remarques de Romney de « racistes ») est que les Arabes seraient fainéants, alors que les Juifs seraient doués avec l’argent. Et pourtant, les Arabes excellent économiquement dans les pays qui ont des gouvernements stables respectant les droits individuels et le règne du droit. Aux États-Unis par exemple, les foyers des Américains d’origine arabe <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hYWl1c2Eub3JnL3BhZ2VzL2RlbW9ncmFwaGljcy8=">sont plus aisés </a>que la moyenne.</p>
<p>Un même modèle se voit parmi les Chinois qui, observe Landes, « ont été longtemps tellement improductifs chez eux et pourtant si entreprenants à l’étranger ». La Région Spéciale Administrative de Hong Kong, où règne le laissez-faire et qui a un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuY2lhLmdvdi9saWJyYXJ5L3B1YmxpY2F0aW9ucy90aGUtd29ybGQtZmFjdGJvb2svcmFua29yZGVyLzIwMDRyYW5rLmh0bWw=">PIB par habitant</a> de près de 50.000 dollars, contre 8.500 pour le reste de la Chine, montre que ce n’est pas la distance qui compte, mais les règles du jeu. De même, en Allemagne de l’Est le PIB par habitant était environ <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jvb2tzLmdvb2dsZS5jb20vYm9va3M/aWQ9RE1ScjdpdDBLRThDJmFtcDtwZz1QQTUxJmFtcDtscGc9UEE1MSZhbXA7ZHE9RWFzdCtHZXJtYW55K0dEUCZhbXA7c291cmNlPWJsJmFtcDtvdHM9a0FjZGJKYlZJTiZhbXA7c2lnPUdWN1B0WkZ2YkZNdnM4eDVEMFFtRWJxcDZYcyZhbXA7aGw9ZW4mYW1wO3NhPVgmYW1wO2VpPVV3OFhVTnZFQXNxZ3JBSFF6NEh3Q1EmYW1wO3ZlZD0wQ0ZvUTZBRXdBdyUyM3Y9b25lcGFnZSZhbXA7cT1FYXN0JTIwR2VybWFueSUyMEdEUCZhbXA7Zj1mYWxzZQ==">la moitié</a> de celui de l’Allemagne de l’Ouest avant la réunification, et le rapport entre Corée du Sud et Corée du Nord est de <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuY2lhLmdvdi9saWJyYXJ5L3B1YmxpY2F0aW9ucy90aGUtd29ybGQtZmFjdGJvb2svcmFua29yZGVyLzIwMDRyYW5rLmh0bWw=">18 fois</a></em>.</p>
<p>La culture importe, mais ces exemples démontrent que ce sont les institutions qui sont cruciales. Si vous comparez les PIB par habitant aux appréciations données par le rapport annuel <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmVlZG9taG91c2Uub3JnL3NpdGVzL2RlZmF1bHQvZmlsZXMvRklXJTIwMjAxMiUyMEJvb2tsZXRfMC5wZGY="><em>Freedom in the World</em></a> édité par <em>Freedom House</em>, ou avec l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZXJpdGFnZS5vcmcvaW5kZXgvcmFua2luZw==">index de liberté économique</a> de la <em>Heritage Foundation</em>, vous verrez clairement que pauvreté et tyrannie vont de pair. Peut-être Romney aurait-il dû dire « La liberté fait toute la différence ».</p>
<p>----<br />
Publié sur Reason.com le 01.08.2012 sous le titre <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JlYXNvbi5jb20vYXJjaGl2ZXMvMjAxMi8wOC8wMS9mcmVlZG9tLW1ha2VzLWFsbC10aGUtZGlmZmVyZW5jZQ=="><em>Freedom Makes All the Difference</em></a>.<br />
Traduction : Benjamin Guyot pour<em> Contrepoints.</em></p>
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