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	<title>Contrepoints &#187; International</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>La (vraie) vérité sur le Made In China</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 06:10:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[made in China]]></category>
		<category><![CDATA[made in france]]></category>
		<category><![CDATA[textile]]></category>

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		<description><![CDATA[La production Made In China n'est ni le résultat de l'exploitation honteuse d'ouvriers mal payés, ni l'assurance d'un produit de mauvaise qualité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En réalité, la production Made In China n'est ni le résultat de l'exploitation honteuse d'ouvriers payés à vil prix, ni l'assurance d'un produit de mauvaise qualité.</strong></p>
<p><strong>Par Geoffrey Bruyère, du site <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mcg==" target=\"_blank\">BonneGueule.fr</a></strong>.</p>
<p><span id="more-124962"></span></p>
<p><em>Cela fait un moment que je voulais écrire cet article sur le Made in China, surtout depuis les débats (parfois houleux) qu’on a pu découvrir sur un précédent article : celui de la marque <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9kdS1tb3V0b24tYS12b3RyZS1kcmVzc2luZy1sYS1jb25mZWN0aW9uLWQlRTIlODAlOTl1bi1wdWxsLWVwaWN1cmUv">Epicure Paris</a>. Les entrepreneurs de Epicure s’y faisaient bousculer, car ils ont eu l’honnêteté (ou le malheur, c’est selon) de se montrer transparents quant à leur chaîne de production (moutons en Australie, filage en Italie et tricotage en Chine).  </em></p>
<p><em>Fort de mes discussions avec des gens comme <strong>Ming Yin</strong> (Three Animals) et <strong>Thibaut Roblin</strong> (Epicure Paris) qui produisent totalement ou en partie en Chine… et d’autres comme <strong>Vincent Louis Voinchet</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci90YWcvbGEtY29tZWRpZS1odW1haW5lLw==">La Comédie Humaine</a>), <strong>Bertrand Urban</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci90YWcvZHVrZS1hbmQtZHVkZS8=">Duke &amp; Dude</a>), <strong>Maxime Van Rothem</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9qYWNxdWVzLWRlbWV0ZXItbGVzLWp1c3RpY2llcnMtbWFzcXVlcy1kZS1sYS1jaGF1c3N1cmUv">Jacques &amp; Déméter</a>), <strong>Gilles Masson</strong> (Gilles M), <strong>Séverine Lahyani</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci90YWcvbHktYWRhbXMv">Ly Adams</a>) ou encore <strong>Déborah Neuberg</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RlYm9ubmVmYWN0dXJlLmZyLw==" target=\"_blank\">De Bonne Facture</a>) qui se sont posés beaucoup de questions entre produire en France ou dans le reste de l’Europe, j’ai à présent un avis clair sur la question. </em></p>
<p><em>D’autant que les avis convergent fortement : certains qui s’étaient lancés à fond dans l’aventure du Made in France l’abandonnent aujourd’hui… vous verrez pourquoi.</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em>Made in China</em> : entre mythe et réalité</h2>
<p style="text-align: center;">----</p>
<h3>« Acheter Chinois, c’est cautionner les mauvaises conditions de travail des ouvriers »</h3>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/62143834?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="400" height="300"></iframe></p>
<p>Quand je vois ce vois ce genre de vidéo à scandale, ça me déçoit de voir que des grandes chaînes se concentrent sur l’aspect le plus misérabiliste d’un sujet, occultant tout le reste. De la même manière, si on croyait cette presse, tous les gens de Lens seraient fans de tuning, tous les sportifs pros seraient millionnaires, tous les Américains seraient gros et sans mutuelle, et la Turquie serait un pays peuplé de femmes voilées et de gros machos.</p>
<p>Sauf que la vraie vie n’est pas une télé-réalité. En creusant un peu un sujet on se rend vite compte que c’est faux. Et NON, une vidéo scandale à la Michael Moore ne fera jamais figure d’évangile, c’est au mieux de la pornographie (<em>au sens strict du terme : représenter la réalité de manière complaisante et obscène</em>).</p>
<p><strong>Certes, les personnes de ces reportages existent, mais ignorer sciemment les autres facettes d’un sujet est un mensonge par omission</strong>. Non, les ouvriers chinois ne sont pas des armées de petites souris faméliques qui bossent pour un dollar de l’heure, sans couverture sociale, à la chandelle et sans système de ventilation, avant de rejoindre leur cage.</p>
<p>En 2013, le coût moyen de la main d’œuvre en Chine n’est plus que la moitié du coût moyen aux États-Unis, et il progresse en moyenne de 20% par an (sources : Boston Consulting Group). Et il dépassera les 60% en 2015.</p>
<p>Les marques occidentales qui ont délocalisé en Chine à la fin du XXème siècle ont apporté du travail et des capitaux à ces populations, tout en élevant votre pouvoir d’achat avec des produits importés qui coutent moins chers. En l’espace de quelques décennies, des millions de citoyens du tiers-monde ont quitté la pauvreté et ont accédé au mode de vie des classes moyennes : éducation, culture, transports, santé, environnement, libertés politiques élargies, grâce à la mondialisation. Si tout n’est pas parfait, j’ai quand même du mal à voir quel argument ferait pencher la balance dans le négatif.</p>
<p><em>Note : Encore une fois, je ne dis pas que tout va pour le mieux et qu’une usine chinoise est ce qu’il y a de plus proche du royaume des Bisounours sur Terre. Mais je veux montrer qu’il faut mettre un peu (beaucoup) d’eau dans son vin quand on montre la Chine du doigt en 2013.</em></p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/usine-vetement-chine.jpg" alt="usine textile 1" width="520" height="363" /></p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/usine-filson-portland.jpg" alt="usine textile 2" width="520" height="390" /><br />
<em>Voici deux photos : j’ai pris l’une d’elle à Portland aux États-Unis, lors de ma visite de l’usine d’une des marques d’outdoor les plus belles au monde. L’autre photo représente une usine textile chinoise, trouvée au hasard sur Google Image. À vous de me dire quelle photo correspond à quoi… </em></p>
<p>Pour tout vous dire, <strong>la Chine est devenue trop chère</strong> pour la plupart des marques textiles qui veulent réduire leurs coûts de confection en 2013. Celles-ci préfèrent l’Inde, les Philippines ou le Bangladesh. Si ces pays ne sont pas vraiment des lieux où il fait bon vivre aujourd’hui, ils seront demain au niveau de la Chine, et peut-être de Singapour après-demain. Et c’est tout le mal qu’on peut leur souhaiter.</p>
<h3>« Acheter Chinois, c’est tuer l’entreprise en France »</h3>
<p>Comme je viens de le dire, en 2013, le coût moyen de la main d’œuvre en Chine n’est plus que la moitié du coût moyen aux États-Unis, et il progresse en moyenne de 20% par an (<em>source : Boston Consulting Group</em>). Toujours selon BCG, il dépassera les 60% en 2015. Il reste une différence de 40%, mais qui est largement gommée quand on y retranche les coûts de transport, les droits de douane, les frais de change et autres dépenses liées à l’investissement initial.</p>
<p>Au final, si certaines entreprises choisissent de revenir en Europe, c’est souvent parce que les différences de coûts se sont estompées, et probablement pas par devoir patriotique ou impair de qualité, comme voudrait nous le faire croire notre ministre du redressement productif..</p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/arnaud-montebourg.jpg" alt="arnaud montebourg" width="520" height="346" /><br />
<em>Très belle opé Arnaud : +5 points d’opinions favorables sur les ménagères.</em></p>
<p>Enfin, <strong>la concurrence ne se fait pas sur le même type de produit</strong> : les marques confient plus volontiers des productions à faible et moyenne valeur ajoutée aux sous-traitants asiatiques. Une partie du très haut-de-gamme et de l’innovation technologique restent en Europe, car les Chinois ne maîtrisent pas forcément des savoir-faire textiles comme certaines toiles de costume subtilement cirées qui sortent des usines Cerruti de Biella, près de Milan (j’ai pu les visiter ce mois-ci en compagnie de Julian Cerruti qui me l’a expliqué, article à venir). <em>A contrario</em>, les chinois maitrisent aussi des savoir-faire que nous ne maîtrisons pas.</p>
<p>Pour terminer, la part de main d’œuvre d’un produit haut-de-gamme est moins importante que dans un produit bas-de-gamme. Par exemple un pull bas-de-gamme coûtera 8€ (dont 6€ de main d’œuvre, soit 75% du coût, et 2€ de matériaux synthétiques), alors qu’un pull haut-de-gamme  coûtera 30€ (dont 10€ de main d’œuvre et 20€ de matériaux de qualité avec des traitements particuliers). <strong>L’appel de la délocalisation est donc moins fort pour les produits haut-de-gamme</strong>, car seuls les coûts de main d’œuvre diminuent.</p>
<h3>« Acheter Chinois, c’est choisir le produit de moins bonne qualité »</h3>
<p><strong>Un ancien employé de chez Hermès me confiait dernièrement que ce qui limite la qualité des productions chinoises, ce n’est ni le savoir-faire technologique, ni la qualification de la main d’œuvre, mais bien le cahier des charges du donneur d’ordre occidental</strong>. Car les marques occidentales venaient d’abord chercher des économies d’échelles en Chine, et à ce titre produisaient pour les marchés de masse. Les maisons de luxe qui sont arrivées ensuite se sont vite rendues compte qu’en demandant à l’ouvrier de passer plus d’heures sur chaque produit, on obtenait des productions toutes aussi bonnes qu’en Europe (hors savoir-faire et technologies de pointes).</p>
<p>De plus, l’argument du manque de savoir-faire chinois est à la fois <strong>faux historiquement et en tendance</strong>.</p>
<p><strong>Historiquement faux</strong> parce que la Chine a été pendant des millénaires une grande nation culturelle, avec un mode de vie très raffiné. Pour les pays occidentaux, les produits chinois (soie, épices, cachemire, bijoux) étaient synonymes d’une qualité et d’un savoir-faire hors-pairs. Ils étaient acheminés en Europe par les fameuses routes de la soie, puis par bateau lorsque les premières routes maritimes furent découvertes avec les progrès technologiques dans l’industrie navale (routes des Indes).</p>
<p>Le XXième siècle est ensuite passé par là, avec de grandes guerres, des massacres, et un régime qui a causé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly9mci53aWtpcGVkaWEub3JnL3dpa2kvR3JhbmRlX2ZhbWluZV9lbl9DaGluZQ==" target=\"_blank\">la plus grande famine connue à ce jour</a>. Puis l’emploi de la Chine comme pays de la copie et des productions à bas coûts dans la seconde partie du siècle. Difficile dans ces conditions de pérenniser des savoir-faire de luxe, mais ce n’est pas pour autant qu’ils ont disparus.</p>
<p>Enfin, l’argument de la non-qualité chinoise est <strong>faux en tendance</strong> car l’émergence des classes moyennes et aisées chinoises ont fait apparaître un consommateur de vêtements intéressé à la fois par la qualité et l’origine locale du produit. Cela a pour effet de faire revivre et grandir les savoir-faire ancestraux, tout en faisant apparaître de nouveaux designers (Ming, si tu nous lis…), qui donnent naissance à la nouvelle génération des marques de luxe. La preuve ? On commence déjà à vous parler de marques comme Three Animals ou Mannequin, et dans les 5 ans, cela ne fera que s’accentuer.</p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/shangxia_beijing.png" alt="shangxia_beijing" width="520" height="423" /><br />
<em>Hermès a lancé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9TaGFuZ19YaWE=" target=\"_blank\">Shang Xia</a> par exemple.</em></p>
<h2>Made in France : tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ?</h2>
<p>Je ne vous apprends rien : le <em>Made in China VS Made in France</em> fait partie de ces sujets qui donnent vite matière à des échanges houleux et plus du tout raisonnés, au même titre que la politique, la religion ou l’écologie. Sans doute parce que beaucoup ont tendance à trop s’identifier au Made in France, comme si leur fierté en dépendait.</p>
<p>Avant de me balancer des objets contondants, essayez quand même de lire l’intégralité de l’article avec plus de logique que de sentiments.</p>
<p>Si la France conserve encore des savoir-faire d’exception sur des produits comme la soie et le cuir, c’est une toute autre chose quand on s’intéresse aux produits en maille ou en chaîne et trame (= les matières tissées). On peine à trouver des fabricants qui ont le niveau auxquelles s’attendent les petits créateurs dont nous parlons régulièrement sur BonneGueule. Et quand c’est le cas, trois problèmes reviennent dans la bouche de la plupart des créateurs que je connais :</p>
<ul>
<li>1 – Il faut des minima de quantité délirants pour pouvoir bosser avec l’usine en question.</li>
<li>2 – Quand une usine accepte, les petites marques passent clairement derrière les grosses : les délais peuvent ne pas être respectés, manque de réactivité, peu de recours en cas de problème de délai ou de qualité.</li>
<li>3 – Le produit ressort toujours plus cher que dans un autre pays de l’Union Européenne, à qualité égale. En cause la perte de nombreux savoir-faire ces dernières décennies, là où d’autres pays misaient davantage sur l’innovation technologique que les barrières douanières pour protéger leurs entreprises de la concurrence des pays émergents (<em>cf Italie</em>).</li>
</ul>
<p>Je ne m’attarderai même pas sur l’appellation "<em>made in France</em>", tant elle est facile à contourner. En effet, nombre d’usines en France ou en Italie peuvent faire appel à des sous-traitants étrangers pour la confection. Mais une fois la commande livrée, le vêtement provient à 100% de l’usine française d’un point de vue comptable. D’autant que peu de gens se demandent d’où vient le coton et où est tissé la marinière <em>made in France</em> qu’ils achètent : vous en voyez beaucoup des champs de coton et des filatures en France ?</p>
<p>D’autant que les sweat-shops existent aussi en France. Dans le quartier du Sentier à Paris où nous avons nos bureaux, il y a encore des ateliers clandestins, et je croise tous les jours les travailleurs étrangers qui attendent au croisement de la rue des Jeuneurs et du Sentier un peu de travail, payés au déchargement de camion. Oui, oui, on est bien dans le 2nd arrondissement de la capitale.</p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/Screen-Shot-2013-05-19-at-18.09.41.png" alt="rue des jeuneurs" width="520" height="280" /><br />
<em>Vérifiez par vous-même sur Google StreetView, ils sont une petite dizaine au croisement de la rue des jeuneurs et du sentier.</em></p>
<p>Bref, étant donné l’opacité et l’incertitude qui règne sur la traçabilité de la production (même pour les marques qui n’ont pas la main sur l’amont, vu qu’elles passent par des fabricants), <strong>autant se concentrer sur ce qu’on peut voir : le rapport qualité / prix du vêtement</strong>. Rapport que l’on retrouve bien souvent de manière optimale au Portugal et en Espagne pour le beau cuir et la chaussure, en Pologue pour la chemise haut-de-gamme, et en Italie pour le costume de qualité. Et tant pis pour le <em>blue-washing</em>.</p>
<p>Pour terminer sur une note plus cocorico, la France a quand même de sérieux atouts pour les marques locales :  moins de coûts de transports, une même base culturelle (on se comprend mieux), et une proximité avec les usines qui permet de rapidement lancer des productions ou des réassorts de collection. Et le label <em>made in France</em> bien sûr, qui succède au <em>vêtement bio</em> ou <em>équitable</em>, mais qui a de moins en moins d’impact marketing sur les clients de l'Hexagone.</p>
<p><strong>Quant à la création, elle est extrêmement riche à Paris</strong>, peut-être même est-ce la ville avec le plus grand nombre de jeunes créateurs intéressants.</p>
<h2>Un choix patriote ?</h2>
<p>À la lumière de ce qu’on a vu, et à l’heure d’une économie planétaire où le moindre crayon à papier contient des composants de différents pays, tout en étant monté dans un 3ème et vendu dans un 4ème, il est difficile de savoir ce qui nous définit. Suis-je Alsacien ? Français ? Européen ? Citoyen de monde ? Personnellement je ne sais pas trop : sans doute un mélange des quatre.</p>
<p>Alors qu’est-ce que je dois privilégier ? Acheter ultra-local ? Faire travailler mes compatriotes ? Renflouer la Grèce ? Faire bosser les Bangladeshi pour améliorer leurs conditions de vie ?</p>
<p>Ce qui est certain, c’est que <strong>ce n’est pas à moi de vous dire quoi faire</strong>. À vous de voir ce qui est important pour vous, pour ensuite acheter en conséquence.</p>
<p><strong>Quant à moi, j’alterne</strong>. Si je choisis en général le produit selon son rapport qualité / prix (vous commencez un peu à savoir ce qui nous obsède), j’apprécie également quand je peux m’y rattacher culturellement, car <strong>je suis très fier de ma culture française</strong> (<em>je parle d’art, de bonne bouffe et de littérature, pas forcément de Top Chef et des Anges de la Télé-réalité, hein ?</em>).</p>
<p>C’est un petit bonheur pour moi de savoir qu’une paire de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9oZXNjaHVuZy1kdS1zb3VsaWVyLWJpZW4tZGUtY2hlei1tb2kv">Heschung</a> est fabriquée pas loin de là où j’ai grandi, de retrouver dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci90YWcvbGEtY29tZWRpZS1odW1haW5lLw==">La Comédie Humaine</a> les références de la littérature balzacienne que j’aime, et de découvrir chez des petits créateurs des secrets de fabrication aujourd’hui méconnus, qui étaient pourtant gravés <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9sJUUyJTgwJTk5ZXNzZW50aWVsLW1vbnNpZXVyLWNyZWF0aW9uLWZyYW5jYWlzZS1ldC11bml2ZXJzLW91dnJpZXJzLWF0eXBpcXVlcy8=">dans le quotidien de nos grand-pères et arrière-grand-pères</a>.</p>
<h2>La parole à Ming Yin !</h2>
<p>Je laisse maintenant la parole à Ming Yin, qui a créé la marque Three Animals, distribuée sur internet par L’Exception (<em>oui je sais, il était temps !</em>).</p>
<p>Ming est une chinoise qui adore la France et qui est toute aussi fière de la Chine : elle travaille en France mais possède son propre atelier près de Shanghai où les vêtements qu’elle dessine à Paris sont produits.</p>
<p>Bonne vidéo !</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/62119935?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="400" height="300"></iframe></p>
<p>----<br />
<em>Geoffrey Bruyère a écrit le BonneGueule Book avec Benoît et réalise des coachings en style. Il aime la mode masculine, la boxe, l'art déco, et les petites blondes. Il n'aime pas le lundi matin, les discours trop longs et les mauvais livres.</em><br />
----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9sYS12ZXJpdGUtc3VyLWxlLW1hZGUtaW4tY2hpbmEtYXZlYy1taW5nLXlpbi1kZS10aHJlZS1hbmltYWxzLw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		</item>
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		<title>Les scandales vont-ils avoir raison d&#039;Obama ?</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 05:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Institut Coppet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Al Qaida]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Benghazi]]></category>

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		<description><![CDATA[La multiplication des scandales à la Maison Blanche va-t-elle déclencher une procédure contre le président Obama ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’administration Obama est rattrapée par les scandales : entre des organisations conservatrices ciblées par l’IRS (le fisc américain), des journalistes espionnés et un échec flagrant lors de l’attaque de l’ambassade de Benghazi, le Président peine à maintenir son image de président irréprochable.</strong></p>
<p><strong>Par Emmanuel Arthault, pour le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlYnVsbGV0aW5kYW1lcmlxdWUuY29tLw==" target=\"_blank\">Bulletin d'Amérique</a>.</strong><br />
<span id="more-124985"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L3NvdWNpcy1kb2JhbWEuanBn"><img class="alignleft size-full wp-image-124986" title="soucis d'obama" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/soucis-dobama.jpg?16fe88" alt="soucis d'obama" width="340" height="192" /></a>Entre deux maux — tyran ou chef d’une bureaucratie dépassé — le Président a choisi le moindre. La Maison Blanche insiste : Barack Obama n’aurait appris ces scandales que par la presse. Les «abus de pouvoirs» de l’administration américaine ne seraient pas le fait de celui-ci.</p>
<h2>Un fisc inquisiteur</h2>
<p>Au début du mois de mai, la justice américaine a annoncé l’ouverture d’une enquête après que l’Internal Revenue Service (IRS, le fisc américain) ait reconnu avoir ciblé près de 80 groupes de pression conservateurs, considérés comme appartenant au mouvement Tea Party. Leur demande du statut "501(C)4", qui accorde un régime fiscal de non imposition aux ONG ou aux Églises, ont fait l’objet d’un examen pour le moins scrupuleux. Pire, les organisations dont le nom comportait le mot «patriote» étaient particulièrement visées.</p>
<p>Barack Obama a qualifié cet acte de «scandaleux». L’IRS est officiellement un organisme indépendant. Mais les conservateurs n’en démordent pas : pour certains, Obama mène continuellement campagne pour les discréditer. Or, <em>« quand les bureaucrates voient le chef [de l'exécutif] agir ainsi, cela ne devrait pas nous choquer de les voir faire de même. Cela semble avoir été ce qui s’est passé. »</em> Cette affaire révélerait donc pour certains la nature même de l’administration Obama et, pour d’autres, la logique même du Big Government — de l’État omnipotent, qui tend constamment vers davantage d’intervention.</p>
<h2>Des journalistes espionnés</h2>
<p>Washington voulait contenir les fuites d’informations. Ainsi l'agence de presse américaine Associated Press a t-elle dénoncé une <em>« intrusion massive et sans précédent »</em> du département de la Justice. Celui-ci aurait saisi les relevés téléphoniques d’une vingtaine de journalistes de l’agence. La justice aurait pris cette décision après la publication d’une dépêche datant de mai 2012, dans laquelle l’agence révélait qu’une opération de la CIA au Yémen avait permis de déjouer un projet d’attentat d’Al-Qaïda visant à faire exploser une bombe à bord d’un avion à destination des États-Unis. La justice américaine aurait eu l’intention de traquer l’identité des informateurs.</p>
<p>Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a assuré que le président soutenait le premier amendement, garantissant la liberté d’expression, tout en soulignant qu’un <em>« équilibre »</em> était nécessaire avec l’impératif d’enquêter sur des pratiques criminelles. Les démocrates sont néanmoins sceptiques. Le sénateur Harry Reid a jugé cette procédure <em>« inexcusable »</em>. <em>« Il n’y a aucun moyen de justifier [ce que le département de la justice a fait] »</em>, a-t-il ajouté.</p>
<h2>Le drame de Benghazi</h2>
<p>Le 11 septembre 2012, Christopher Stevens, l’ambassadeur américain en Libye, et trois diplomates étaient tués, à Benghazi. Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, avait minimisé cette attaque terroriste, un mois avant l’élection présidentielle.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L29iYW1hLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzODI3LmpwZw=="><img src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/obama-contrepoints-2013827-1024x753.jpg?16fe88" alt="" title="obama contrepoints 2013827" width="500" height="367" class="aligncenter size-large wp-image-125073" /></a></p>
<p>Après de nombreuses auditions, les parlementaires républicains dénoncent des failles dans le dispositif de sécurité. La chaîne ABC a de surcroît révélé des courriels prouvant que l’Administration Obama était intervenue pour supprimer une référence à Al-Qaïda dans un mémo destiné à Susan Rice, ambassadrice à l’ONU, alors que celle-ci préparait un entretien à la télévision pour témoigner des débuts de l’enquête. Victoria Nuland, alors porte-parole du département d’État, s’était opposée à la divulgation d’informations de la CIA sur une menace islamiste dans l’est de la Libye : «car cela pourrait être utilisé par des membres du Congrès pour attaquer le département d’État en l’accusant d’avoir ignoré les mises en garde».</p>
<p>Pour Barack Obama lui-même, ces critiques relèvent d’une démarche « politique ». Pour l’instant, l’électorat semblerait se désintéresser de ces scandales. Selon un sondage de la chaîne CNN (de tendance progressiste), 53% des Américains seraient <em>« satisfaits »</em> de l’action du président. Mais les candidats démocrates aux élections de 2014 pour le Congrès sont nerveux : au niveau local, les choses pourraient être toutes autres, et la perspective d’une reconquête de la Chambre des représentants, aujourd’hui à majorité républicaine, semble s’éloigner.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlYnVsbGV0aW5kYW1lcmlxdWUuY29tLzIwMTMvMDUvMjAvbGVzLXNjYW5kYWxlcy12b250LWlscy1hdm9pci1yYWlzb24tZGUtYmFyYWNrLW9iYW1hLw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>L&#039;Europe, remède miracle et bouc émissaire</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/21/124976-leurope-remede-miracle-et-bouc-emissaire</link>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 05:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vladimir Vodarevski</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[relance]]></category>

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		<description><![CDATA[François Hollande veut « sortir l'Europe de sa langueur ». On se demande où il vit pour proférer pareil propos : elle n'a jamais été aussi active !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Selon la presse, François Hollande veut « sortir l'Europe de sa langueur ». On se demande dans quel dimension il vit pour proférer pareil propos. L'Europe n'a jamais été aussi active. Entre l'aide au pays en difficultés, et la réforme bancaire, elle n'a jamais évolué aussi rapidement.</strong></p>
<p><strong>Par Vladimir Vodarevski.</strong><br />
<span id="more-124976"></span></p>
<p>Ce que veut Hollande, c'est que l'Union européenne emprunte pour donner de l'argent à ses membres. C'est toujours l'idée d'une relance par l'endettement financée par l'Europe que veut le socialiste. Il se place ainsi dans la continuité de l'utilisation que font les politiciens français de l'Europe.</p>
<p>Quand il s'agit de voter un référendum, l'Europe est parée de tous les atouts. Ceux qui votent contre sont des europhobes. Car l'Europe doit permettre à la France d'imposer sa politique à tout le continent. Par contre, quand la France connaît des difficultés économiques, c'est la faute à l'Europe. Celle-ci libéralise les services, et tire les salaires vers le bas, où elle maintient un euro trop fort et pénalise les exportations françaises.</p>
<p>Aujourd'hui, Hollande refuse toute réforme en France et attend le salut de l'Europe. Pourtant, croire qu'un emprunt européen relancera par miracle l'économie est une totale absurdité.</p>
<p>En effet, pour emprunter, l'Union européenne a deux solutions. Soit les États membres garantissent les emprunts. Ce qui fait que les emprunts dépendent de leur capacité à rembourser, finalement. C'est déjà ce qui existe aujourd'hui pour l'aide aux pays en difficultés. Et ne change rien pour la France.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEwL0NyaXNlLWV1cm8tVW5pb24tZXVyb3DDqWVubmUuanBn"><img class="aligncenter size-full wp-image-102403" title="Crise euro Union européenne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/Crise-euro-Union-européenne.jpg?16fe88" alt="" width="650" height="295" /></a></p>
<p>Soit l'Union européenne instaure un nouvel impôt, sur les citoyens, les entreprises ou les nations, pour rembourser l'emprunt. Ce qui signifie des prélèvements supplémentaires sur la France. Et donc plus d'austérité. D'autant que la France est la deuxième économie de la zone euro. Elle supporterait une part importante d'un emprunt européen.</p>
<p>De plus, le taux d'intérêt d'un emprunt européen ne serait pas forcément très bas. Il dépendrait de la situation de l'Union dans son ensemble. Le taux pourrait dépendre du maillon le plus faible. Un problème en Espagne et le taux augmenterait. Finalement, la France devrait, indirectement, payer un taux plus élevé que pour ses propres emprunts.</p>
<p>Hollande considère sans doute que c'est l'Allemagne qui paiera. Mais l'Allemagne n'a pas une situation budgétaire si saine. Son endettement est important, du même ordre que celui de la France. D'autre part, l'Allemagne n'est pas assez grande pour financer l'Europe à elle seule. La France est la deuxième économie de la zone euro, l'Italie la troisième. L'Allemagne n'est pas à ce point puissante pour financer ces pays.</p>
<p>François Hollande propose donc un emprunt européen sans se soucier des modalités qu'il pourrait prendre. Dans la droite ligne de l'attitude des politiciens français vis-à-vis de l'Europe. Et se défausse sur l'Europe des problèmes de la France : si la France va mal, c'est la faute à l'Europe qui ne veut pas l'aider !</p>
<p>Et pourtant, la France a beaucoup profité de l'Union. Son agriculture s'est construite avec l'Europe. L'euro a maintenu des taux d'intérêt très bas pour les entreprises et les particuliers. L'euro a permis à la France d'emprunter à des taux très bas, et continue de lui permettre d'emprunter à des taux très bas. L'euro permet le déficit budgétaire, et la politique de relance que mène le pays. En effet, les établissements financiers de la zone euro ont des obligations d'investir en euro, et dans des titres d’État. La France, dans une Europe en crise, est un des pays les moins mal en point. Elle a une économie diversifiée. Son marché obligataire est large. Donc des capitaux affluent pour financer la France. Ils affluent d'autant plus que les difficultés d'autres pays réduisent le choix des gérants de fonds.</p>
<p>Malheureusement, la France n'a pas utilisé les facilités que lui offre l'Europe pour chercher à améliorer son économie. Elle en a profité pour ne rien faire. Et elle accuse l'Europe qui l'aide de l'obliger à des efforts, alors que l'Europe soulage les efforts que la France devrait faire sans elle. Ce faisant, elle crédibilise les extrémistes qui accusent eux aussi l'Europe.</p>
<p>L'Europe est une grande idée. Elle a permis la paix. Là est son plus grand apport. Auparavant, une crise comme celle d'aujourd'hui entraînait une guerre. Ce sont les leçons des guerres qui ont conduit à l'Europe. Malheureusement, les politiciens ne respectent rien. Ils sont prêts à gâcher une belle idée à leur intérêt personnel.</p>
<p>----<br />
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		<title>Mali : reconstruire sa propre armée pour gagner la paix</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 05:15:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophie Quintin-Adali</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Al Qaida]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[rébellion]]></category>
		<category><![CDATA[terroristes]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Mali doit reconstruire sa propre capacité de défense.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Mali doit reconstruire sa propre capacité de défense.</strong></p>
<p><strong>Par Sophie Quintin-Adali pour <em>Libre Afrique</em>.</strong><br />
<span id="more-125018"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNTAzMQ==" rel=\"attachment wp-att-125031\"><img class="aligncenter  wp-image-125031" title="Mali_militia" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Mali_militia.png?16fe88" alt="" width="586" height="355" /></a></p>
<p>Si la diplomatie française a été quelque peu écartée en Syrie du fait de l'initiative russo-américaine, au Mali elle a pris le leadership, s’assurant un succès à la fois militaire et diplomatique. Mais de nouveaux défis attendent.</p>
<p>Cela a même surpris des généraux américains, mais au Mali la « puissance moyenne » qu’est la France a agi et atteint ses objectifs militaires pratiquement seule. Elle a réussi à projeter sa puissance militaire de manière efficace (4500 soldats avec un soutien aérien portant un coup fatal aux groupes djihadistes après que ces derniers avaient lancé une offensive à partir du nord en janvier dernier. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que « l'ensemble du territoire malien a été libéré et la menace est aujourd'hui très fortement réduite ».</p>
<p>Le succès militaire a été accompagné de victoires diplomatiques. La stratégie de sortie semble se mettre en place. Le 22 avril, le Parlement français a voté la prolongation de l'opération militaire lancée au début de janvier à la demande des autorités maliennes. Le 25 Avril, la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU parrainée par la France autorisant le déploiement de la mission de maintien de la paix (MINUSMA, 11.200 « casques bleus ») a été adoptée.</p>
<p>La transition devrait entrer en vigueur en juillet. Alors que la présence militaire française est progressivement réduite, le vide laissé doit impérativement être rempli. Mais le « maintien de la paix », ce n'est pas l’« imposition de la paix ». La France a donc fait pression pour l'inclusion d'une unité spéciale de « soutien » ayant autorité pour « faire usage de tous les moyens nécessaires » pour combattre les insurgés si nécessaire (environ 1.000 soldats, principalement des forces spéciales).</p>
<p>Les enjeux sont de taille dans une région connaissant une instabilité croissante. Les dirigeants africains sont inquiets que le scénario malien, dans lequel des militants islamistes extrémistes renversent un pouvoir central affaibli, pourrait se répéter ailleurs en Afrique occidentale et centrale. Le Nigeria a été forcé de lancer une offensive militaire contre des militants islamistes (nord) tandis que la République centrafricaine semble s'enfoncer lentement dans le chaos après un coup d'État.</p>
<p>La relation entre la France et ses anciennes colonies est en constante évolution. Mais c'est précisément parce qu'il existe des liens historiques, économiques et culturels profonds et complexes entre eux que la sécurité en Afrique francophone importe pour la sécurité de la France et ses intérêts nationaux.</p>
<p>La vérité est que, sans l'intervention française, les militants islamistes auraient atteint Bamako. À bien des égards la préparation et la volonté d’action de l'ancienne puissance coloniale a renforcé sa position et son influence. Le président tchadien Idriss Deby n'a pas hésité à envoyer ses troupes d'élite pour combattre aux côtés des militaires français pour écraser l’insurrection islamiste. L’expertise en matière de guerre du désert (rezzous) des 2.000 hommes de cette force mobile rustique et rapide a été un véritable atout pour la libération des territoires du Nord.</p>
<p>Mais le sacrifice du sang des soldats tchadien et français, ainsi que le coût de l'opération (200 millions €) pourrait être vain si l'armée nationale n'est pas transformée en une force disciplinée capable d'exercer un contrôle sur le territoire du pays et le long de ses frontières poreuses. Tout repose donc en grande partie sur la Mission de formation européenne (EU Training Mission) menée par la France pour réformer une armée nationale mal formée et sous-financée, ainsi que notoirement corrompue. Tout cela avec un budget modeste de 12 M € et avec peu de soutien autre que verbal de ses partenaires européens….</p>
<p>L’effort de reconstruction d’une force de combat professionnelle à la suite d'un conflit amer ayant ravivé des tensions ethniques ancestrales prendra du temps, mais il doit impérieusement réussir. Pour que renaisse une démocratie africaine autrefois dynamique et souvent citée comme modèle, sa classe politique malienne et ses militaires doivent aussi surmonter les divisions internes. Le peuple malien est dans l’expectative.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL1NRQV9NYWxpX2FybWVlXzE5MDUxMw==">Sur le web</a>. Une version anglaise de cet article est disponible sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5odXJyaXlldGRhaWx5bmV3cy5jb20vbWFsaS1yZWJ1aWxkaW5nLWl0cy1hcm15LXRvLXdpbi10aGUtcGVhY2UuYXNweD9wYWdlSUQ9NDQ5JmFtcDtuSUQ9NDcxNjQmYW1wO05ld3NDYXRJRD0zOTY=" target=\"_blank\">Hurriyet Daily News</a>.</p>
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		<title>Rwanda : hommage aux victimes de tous les génocides</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/20/124924-rwanda-hommage-aux-victimes-de-tous-les-genocides</link>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 05:25:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bouchat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Rwanda]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre d'un belge à ce beau pays africain qu'est le Rwanda, et qui souffrit d'un des pires génocides.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lettre d'un belge à ce beau pays africain qu'est le Rwanda, et qui souffrit d'un des pires génocides.</strong></p>
<p><strong>Par Philippe Bouchat.</strong><span id="more-124924"></span></p>
<div id="attachment_124925" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L0VuZmFudHMtcndhbmRhaXMuanBn"><img class="size-medium wp-image-124925" title="Enfants rwandais (Crédits : Philip Kromer, Creative Commons=" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Enfants-rwandais-300x199.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Enfants rwandais</p></div>
<p><em>Il est des moments où les idées et les combats - aussi légitimes soient-ils – doivent céder la place à la vérité de l’émotion et de la Vérité.  Dans ces moments, rares et précieux, l’être humain se dévoile, nu devant autrui. C’est ce que j’ai décidé de faire en écrivant la lettre ci-après : </em></p>
<p>Rwanda.</p>
<p>Pays magnifique que je ne connais pas.  Pays de ma tendre moitié et racine de mes enfants.</p>
<p>Pays du génocide.</p>
<p>Je me sens responsable et redevable de ton histoire.</p>
<p>A tous points de vue, tu es la clé de notre humanité.</p>
<p>Tu vivais tranquille dans tes Mille Collines ; tes enfants vivaient en harmonie sous une monarchie bienveillante et sous la bénédiction de Dieu à qui tu ne cesses de rendre grâce pour la beauté de ton visage et la frugalité de ton sol nourricier.</p>
<p>Et puis, de pâles étrangers, forts de leur civilisation impérialiste, sont venus chez toi et tu t’es réveillé avec un protecteur germanique qui t’a protégé de tout … sauf de la bêtise occidentale !</p>
<p>Et ce fut, ensuite, le tour des Belges.  Tragique rencontre qui t’a été fatale, puisque tu as cru, dans ta foi sincère en l’homme qu’il soit Blanc ou Noir, que le sang qui coule dans les veines tutsies, huttues ou twas n’est pas le même.</p>
<p>Et la belle harmonie de ton Eden s’est brisée, sacrifiée sur l’autel assassin d’une politique coloniale qui t’a inoculé le poison du génocide comme une bombe à retardement…</p>
<p>Voilà pourquoi, Cher Rwanda, en tant que Belge, je me sens responsable de toi.</p>
<p>Certes, dix de nos fils ont mêlé leur sang au tien ; certes, mon pays t’a demandé pardon, reconnaissant ainsi son implication dans le massacre qui t’a défiguré.</p>
<p>Pour cela – et pour cela uniquement ! – je suis fier d’être Belge.</p>
<p>A quand un pardon de nos amis français et de cette artificielle communauté internationale qui ont également du sang plein les mains ?</p>
<p>Oui, Cher Rwanda, je me sens responsable de ton histoire, en tant qu’un de tes fils adoptifs, grâce à mon union à une de tes filles, mais aussi en tant qu’homme et chrétien, convaincu que ton histoire concerne l’humanité tout entière.</p>
<p>Pour tout cela, Cher Rwanda, je te demande pardon.</p>
<p>Mais, ce serait commettre une seconde atrocité, non moins importante que le génocide lui-même, que de te confiner dans ce rôle de Nation violée.</p>
<p>Comme le Christ, pour autant qu’on y prête attention, nous pouvons te voir ressusciter jour après jour.</p>
<p>Si personne ne peut comprendre le mal terrible qui t’a accablé, cette incompréhension fait cependant place à l’émerveillement devant cette vie qui renaît en toi, devant cette joie véritable, car souffrance surmontée, qui inonde le visage de tes enfants et surtout de tes filles !</p>
<p>Car, ce sont les femmes qui s’associent pour prendre ta destinée à pleines mains, ces mains habituées à cultiver la vie et non à semer la mort.</p>
<p>Ton avenir se construit sous nos yeux éblouis et honteux.  Ta force, ta détermination m’interdisent de baisser les bras lorsque, comme tout Blanc gâté par la vie, j’ose – suprême sacrilège ! – me plaindre de ma condition actuelle.</p>
<p>Ton espoir, ta foi en la vie me rappelle – plutôt : me crie – que l’Amour est plus fort que tout, même que la mort la plus horrible.</p>
<p>En cela, cher Rwanda, je me sens redevable envers toi.</p>
<p>Pardon et merci sont les deux seuls mots sensés qu’un Belge honnête peut prononcer lorsqu’il ose te parler.</p>
<p>Puissè-je un jour proche te dire ‘Hamakuru’ et te dire de vive voix à quel point je me sens uni à toi !</p>
<p>Wallon de cœur</p>
<p>Rwandais par devoir et adoption !</p>
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		<item>
		<title>Europe : François Hollande à rebours de l&#039;Allemagne</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124774-europe-francois-hollande-a-rebours-de-lallemagne</link>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Open Europe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu'ont pensé les analystes européens de la conférence de presse de François Hollande ? Pour Open Europe, c'est surtout l'opposition entre la vision européenne de la France et de l'Allemagne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu'ont pensé les analystes européens de la conférence de presse de François Hollande ? Pour Open Europe, c'est surtout l'opposition entre la vision européenne de la France et de l'Allemagne.</strong></p>
<p><strong>Un article d'Open Europe, depuis Bruxelles.</strong><span id="more-124774"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTgvMTI0Nzc0LWV1cm9wZS1mcmFuY29pcy1ob2xsYW5kZS1hLXJlYm91cnMtZGUtbGFsbGVtYWduZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzODE4LWhvbGxhbmRlLWFsbGVtYWduZQ==" rel=\"attachment wp-att-124822\"><img class="aligncenter  wp-image-124822" title="imgscan contrepoints 2013818 Hollande Allemagne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013818-Hollande-Allemagne-753x1024.jpg?16fe88" alt="" width="360" height="489" /></a></p>
<p>Pour les médias français, c'était le "grand oral" de François Hollande avant-hier. Le président de la République a en effet tenu une grande conférence de presse à l’Élysée pour marquer l'anniversaire de sa première année au pouvoir. Et il y a dit quelques choses intéressantes sur sa vision de l'Europe et de l'Eurozone.</p>
<p>Il a ainsi promis de lancer une "offensive" pour "sortir l'Europe de sa léthargie". Et Hollande d'appeler à un "gouvernement économique" de l'Eurozone,<em> "qui se réunirait tous les mois autour d'un véritable président nommé pour une durée longue et qui serait affecté à cette seule tâche"</em></p>
<p>Toujours selon François Hollande :</p>
<blockquote><p>[Ce gouvernement] débattrait des "principales décisions de politique économique, harmoniserait la fiscalité, commencerait à faire acte de convergence sur le plan social, par le haut, et engagerait un plan de lutte contre la fraude fiscale.</p></blockquote>
<p>Et comme si ces remarques n'étaient pas assez clivantes,<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ldXJvcGUxLmZyL0Vjb25vbWllL0hvbGxhbmRlLXBsYWlkZS1wb3VyLXVuZS11bmlvbi1idWRnZXRhaXJlLWVuLUV1cm9wZS0xNTE5Mzg1Lw==" target=\"_blank\"> le président français a réaffirmé</a> sa croyance dans le fait que l'Eurozone devrait avoir sa propre "capacité budgétaire" et "la possibilité, progressivement, de lever l'emprunt". Dans les questions qui ont suivi son intervention, il a aussi suggéré que la BCE fasse plus encore pour augmenter la liquidité.</p>
<p>François Hollande a conclu le chapitre Europe de son intervention en déclarant :</p>
<blockquote><p>L'Allemagne plusieurs fois a dit qu'elle était prête, à une union politique, à une nouvelle étape d'intégration. La France est disposée à donner un contenu à cette union politique.</p></blockquote>
<p>Et, dans un <em>coup de théâtre (NdT : en français dans le texte)</em>, François Hollande s'est donné deux ans pour parvenir à cette union politique.</p>
<p>Il sera très intéressant de voir quelle sera la réponse de Berlin à ce discours. Pour l'instant, cette conférence de presse est surtout <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9maW5hbmNlL21hdHNwZXJzc29uLzEwMDAyMjgyNi9ldXJvem9uZS1jcmlzaXMtZGlzbWFsLWdyb3d0aC1sZWFkcy10by10ZW5zaW9uLWdlcm1hbnktZnJhbmNlLw==" target=\"_blank\">un nouveau rappel</a> du fossé qui sépare l'Allemagne et la France dans le débat sur le futur de l'Eurozone. Paris continue à s'en tenir à une ligne "solidarité et intégration d'abord, contrôle et rigueur ensuite", alors que Berlin insiste pour que les priorités soient inversées.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29wZW5ldXJvcGVibG9nLmJsb2dzcG90LmJlLzIwMTMvMDUvaG9sbGFuZGUtZ29lcy1vbi1vZmZlbnNpdmUtdHdvLXllYXJzLXRvLmh0bWw=" target=\"_blank\">Sur le web</a> - Traduction <em>Contrepoints</em>/Alexis Vintray</p>
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		<title>McDonald’s se débrouille mieux que les Nations Unies !</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 05:19:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[McDonald's]]></category>
		<category><![CDATA[mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Nations Unies]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>

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		<description><![CDATA[McDonald’s a fait bien plus pour promouvoir le progrès économique et social et la paix mondiale que l’ONU.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>McDonald’s a fait bien plus pour promouvoir le progrès économique et social et la paix mondiale que l’ONU.</strong></p>
<p><strong>Par Chris de <em>Capitalist Exploits</em>, depuis les États-Unis.</strong><br />
<span id="more-124667"></span><br />
En 1945, après la Seconde Guerre mondiale, l’ONU a été formée dans le but de :</p>
<blockquote><p>Promouvoir et faciliter la coopération dans le droit international, la sécurité internationale, le développement économique, le progrès social, les droits de l’homme et la réalisation à terme de la paix mondiale.</p></blockquote>
<p>Que voilà de nobles objectifs, et qui n’hésitent pas à placer la barre très haute. Pourtant, 68 ans plus tard, l’ONU est un échec abyssal. Il est tout à fait clair pour tous ceux qui prennent la peine d’y faire attention que, sans exception, tous les principes mentionnés dans la charte sont constamment foulés au pied, bien souvent par les nations fondatrices elles-mêmes !</p>
<p>Qu’est devenu l’objectif de paix ? Il y a en ce moment même plus de 36 guerres dans le monde, alors à vous de juger…</p>
<p>En tant que « quasi » gouvernement mondial, l’ONU a le pouvoir de soutirer de l’argent par la force (que savent faire d’autre les gouvernements ?) et s’est mis à tout envahir telle une mauvaise herbe, générant au passage l’OMS, l’Organisation Internationale du Travail et des douzaines d’autres cauchemars bureaucratiques. Cette croissance exponentielle s’est traduite par de moins en moins de résultats au fil des années. De la même manière qu’Amtrak [NdT : compagnie ferroviaire publique américaine] ne peut « réussir » qu’en détroussant le contribuable, l’ONU continuera de se gaver de taxes tel un enfant obèse jouant sur sa console 12 heures par jour en s’engraissant de chips et de soda. La seule différence est que l’enfant obèse ne prétend pas travailler au bien de l’espèce humaine.</p>
<p>Soyez certains que de nouveaux « problèmes » nécessitant une ingérence seront trouvés, et que de nouveaux « fonds d’urgence » seront mal investis ou tout bonnement jetés par la fenêtre. L’ONU est une des entités les plus opaques au monde, bénéficiant de l’immunité diplomatique et ne devant rendre de compte à personne. Comme toutes les bureaucraties, elle considère l’argent taxé qui la maintient à flot non comme un privilège mais comme un droit.</p>
<p>J’ai personnellement vu certains des projets les plus mal conçus soutenus par l’ONU, des délires dont une personne saine d’esprit ne pourrait même pas rêver, être mis en œuvre. Ils s’accompagnaient tous de rapports montés de toute pièce par l’ONU visant à approfondir « l’assistance » apportée. Cette assistance consiste typiquement à transférer l’argent des plus pauvres habitants des pays développés vers de richissimes politiciens corrompus des pays pauvres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDY2OA==" rel=\"attachment wp-att-124668\"><img class="aligncenter size-full wp-image-124668" title="UNLC" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/UNLC.jpeg?16fe88" alt="" width="259" height="194" /></a></p>
<p>Les membres des ONG se baladent à travers l’Afrique, l’Asie et la plupart des pays pauvres en profitant de l’air conditionné de leurs Land Cruisers, dépensant de l’argent qu’ils ne méritent pas dans des projets dont la stupidité serait apparente pour la plupart des élèves de CP.</p>
<p>Nous y avons été directement confrontés au Cambodge la semaine dernière. Ils ont la belle vie… et ils le savent. J’ai rencontré un membre de l’OMC dans le vol de Phnom Penh à Siem Reap. Quelle blague. Elle « logeait » dans un hôtel à $250 la nuit. Elle pestait quand je l’ai vue car son chauffeur cambodgien (qui la conduit, vous l’avez deviné, en Land Cruiser), payé sans doute guère plus que le minimum d’environ $70 par mois, n’était pas passé la prendre à 6h précise, ce qui l’avait forcé à prendre un taxi pour l’aéroport… une honte !</p>
<p>Ils ne laisseront JAMAIS les vacances se terminer. Ce qui est triste, et assez incroyable, c’est que beaucoup de ces gens croient en ce qu’ils font, ce qui ne fait qu’accélérer la croissance de ces institutions parasites. Ne vous y trompez pas : ce SONT des parasites.</p>
<p>L’existence de l’ONU est absolument nuisible. Point. Rappelez-vous avant de m’envoyer un mail de l’Ohio pour me dire que j’ai tort que j’ai grandi en Afrique. J’ai vu ce bordel de mes propres yeux. J’admets la réussite de certains projets bien intentionnés au tout début, mais voilà bien longtemps que c’est fini et contrebalancé par l’immense gaspillage que cette institution orchestre désormais en tant que puissance de destruction bureaucratique massive. Le fait que l’ONU ait encore la moindre légitimité est une preuve de plus que le public est intellectuellement indifférent et biberonné aux médias.</p>
<p>Alors quelle est la solution ?</p>
<p>Il ne fait aucun doute que la force qui a eu le plus grand impact durant la trouble histoire de l’homme sur Terre est l’harmonie générée par le commerce. Les administrations centralisées et hiérarchiques, quand elles essayent d’appliquer les mêmes principes à des populations aux croyances (religieuses, politiques, ou autres) diverses, rencontrent un taux d’échec spectaculaire. Le marché libre et la libre circulation des biens et services, qui laissent les individus choisir avec qui ils interagissent, a le plus haut taux de succès possible.</p>
<p>Prenons par exemple les entreprises multinationales… elles représentent tout ce que l’ONU a la prétention d’être. Elles sont remplies de personnes appartenant à des cultures diverses, de toutes les religions et de toutes les races, éparpillées aux quatre coins du globe et travaillant à un même but au lieu d’essayer de s’entretuer. De plus, ces personnes produisent des biens et des services que le marché réclame et ils en tirent un profit.</p>
<p>Pourquoi ? Parce que le marché libre fonctionne, qu’il est par essence composé de gens agissant de leur propre volonté pour suivre leurs propres buts. Ce n’est pas égoïste, c’est humain !</p>
<p>Les humains sont des animaux égocentriques. Arrêtons de croire que nous sommes fondamentalement des êtres chevaleresques et généreux, dont la seule raison de vivre est de s’effacer devant les autres. Conneries. La plupart du temps, tout ce que nous voulons c’est passer devant les autres. Vous en doutez ? La prochaine fois que vous serez dans un avion et que l’hôtesse de l’air vous donne les consignes de sécurité, notez sur qui elle vous demande de mettre le masque à oxygène en premier (indice : VOUS). La raison devrait être évidente, mais au cas où la voici : nous sommes incapables d’aider les autres tant que nous ne sommes pas nous-mêmes en sécurité. Ce même « principe de sécurité » s’étend à l’économie. Les multinationales savent que les humains suivent prioritairement leurs propres intérêts. Leurs produits reflètent donc leur idée de ce qu’est l’intérêt personnel des consommateurs (qui sont aussi des humains). Le marché les pousse à adapter leurs actions, leurs produits et leurs pratiques à toutes les régions du monde et presque en temps réel.</p>
<p>McDonald’s à New Delhi propose des hamburgers au curry. En Asie, on peut acheter du thé vert, des Sundays aux haricots rouges et de la sauce aux algues pour les frites. Au Japon, ils vous vendent des hamburgers aux crevettes. Même à Hawaii, le traditionnel « soda à l’orange » est remplacé par un fruit punch.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDY2OQ==" rel=\"attachment wp-att-124669\"><img class="aligncenter size-full wp-image-124669" title="McD" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/McD.jpeg?16fe88" alt="" width="333" height="152" /></a></p>
<p>Je crois que McDonald’s a fait bien plus pour « promouvoir et faciliter la coopération dans le droit international, la sécurité internationale, le développement économique, le progrès social, les droits de l’homme et la réalisation à terme de la paix mondiale » que l’ONU... en se contentant de vendre sa dégoutante caricature de cuisine !</p>
<blockquote><p>None of us is as good as all of us. – Ray Kroc</p></blockquote>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NhcGl0YWxpc3RleHBsb2l0cy5hdC8=">Sur le web</a>.<br />
Traduction : Lancelot/<em>Contrepoints</em>.</p>
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		<item>
		<title>Barack Obama licencie le patron de l’IRS, le fisc américain</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 04:51:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[IRS]]></category>
		<category><![CDATA[scandale]]></category>

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		<description><![CDATA[Barack Obama est empêtré dans un véritable scandale après que l'IRS a avoué avoir délibérément ciblé des groupes politiques conservateurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Barack Obama est empêtré dans un véritable scandale après que l'IRS a avoué avoir délibérément ciblé des groupes politiques conservateurs.</strong></p>
<p><strong>Par Thibaud Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-124648"></span><br />
Le motif de ce licenciement est clairement politique. Monsieur Steven Miller avait fait diligenter des enquêtes et des contrôles sur des cibles choisies en raison de leur couleur politique – conservateurs avec une petite prédilection pour les « Tea Party » – et en prenant soin d’épargner les démocrates et les associatifs de gauche présentant les mêmes profils.</p>
<p>Morceaux choisis par l’AFP :</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Intervention intégrale, dans laquelle Obama annonce non seulement la « démission » du directeur de l’IRS, mais aussi la mise en place de la mise sous tutelle de l’administration par le Congrès, démocrates et républicains unis :</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/N9-LkEH9Owc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Les médias américains évoquent le Watergate, parlent d’une possible démission d’Obama lui-même s'il apparaît que la Maison-Blanche est d’une manière ou d’une autre impliquée ou a été simplement informée de ces pratiques.</p>
<p>Notre première réaction, à nous Français, est de rire de tout cela. Nous sommes <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMS9pbXBvc3R1cmUtZGUtbGEtcG9zdHVyZS1sYS1mcmFuY2UtbmUtc2lnbmVyYS1wYXMtbGVzLWFjY29yZHMtcnViaWsv" target=\"_blank\">tellement habitués</a> à de telles pratiques ! Elles sont tellement notre lot commun ! Au-delà des contrôles fiscaux et de leurs choix discrétionnaires, imaginez le « mur des cons » aux USA ! Mais c’est toute la magistrature qui est décapitée, le Garde des Sceaux qui est démissionné, c’est l’état d’urgence ! Et le ministre de l’Intérieur qui mobilise des centaines de CRS et de Gardes Mobiles suréquipés et violents contre les manifestants pacifistes contre le mariage homosexuel (réputés voter à droite) et qui laisse la racaille de banlieue (réputée voter à gauche) piller des magasins et des cars de touristes ? Inimaginable dans un pays démocratique sans que cela ne soulève un véritable tollé et n’oblige les plus hautes instances à s’expliquer… En France, le premier ministre annonce que tout va bien, qu’aucune sanction n’est prise ni ne sera prise…</p>
<p>Alors oui, décidément, les dérives ou tentations de dérives existent partout, y compris aux USA, mais ce qui différencie une démocratie d’un régime à la dérive, c’est l’existence et le pouvoir des… contre-pouvoirs. Or en France, avec une presse subventionnée à hauteur de 500M€/an et un secteur associatif arrosé au niveau du milliard, une justice déconnectée du peuple et consanguine, il n’y a plus de « contre-pouvoirs ».</p>
<p>« Ce n’est pas à ses erreurs que l’on juge un homme, c’est à sa capacité à les réparer »…</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9maXNjcy1kZS10b3VzLXBheXMtZG9ubm9ucy1ub3VzLWxhLW1haW4v">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’« austérité » est-elle responsable de la crise en Europe ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124663-l-austerite-est-elle-responsable-de-la-crise-en-europe</link>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 04:40:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Institut Economique Molinari</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[déficits budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publics]]></category>
		<category><![CDATA[étatisme]]></category>
		<category><![CDATA[impôts et taxes]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[L’austérité en Europe, c'est en fait plus de taxes pour les contribuables et plus d’État, selon une nouvelle étude de l’Institut économique Molinari.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’austérité en Europe, c'est en fait plus de taxes pour les contribuables et plus d’État, selon une nouvelle étude de l’Institut économique Molinari.</strong></p>
<p><strong>Un article de l'Institut économique Molinari.</strong><br />
<span id="more-124663"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjYvMTE5NDc1LWxhdXN0ZXJpdGUtbmVzdC1wYXMtdW5lLXNvbHV0aW9uL2F1c3Rlcml0ZQ==" rel=\"attachment wp-att-119477\"><img class="aligncenter  wp-image-119477" title="austérité" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/austérité.jpg?16fe88" alt="" width="440" height="248" /></a></p>
<p>Alors que le débat sur l’austérité fait rage en Europe et tout particulièrement en France officiellement en récession, nombre de décideurs et de commentateurs appellent à ralentir les mesures d’austérité et cherchent à obtenir des délais pour revenir aux critères de Maastricht. Le problème dans ce débat est qu’il porte sur un terme mal défini et cache trop souvent le fait que la taille des États continue à augmenter.</p>
<p><strong>Austérité : Trop de confusion</strong></p>
<p>Les mesures d’« austérité » visent à réduire les déficits des États – et donc leur endettement. Elles peuvent ainsi recouvrir diverses situations et s’appliquer aussi bien à une croissance qu’à une diminution de la taille de l’État.</p>
<p>Or, il est de plus en plus acquis dans le débat qu’elles seraient un échec, notamment parce qu’elles se seraient traduites par des réductions de dépenses draconiennes et par quelques augmentations d’impôt. Leur effet global serait une réduction nette de la taille des États jugée nuisible à la reprise économique. Mais est-ce vraiment le cas ?</p>
<p><strong>L’austérité pour les contribuables : une hausse de 12,9% des recettes fiscales</strong></p>
<p>Les diminutions de déficits qu’on a observées dans plusieurs pays n’ont pu être réalisées que grâce à des recettes fiscales qui ont augmenté plus vite que les dépenses. C’est précisément ce que les données d’Eurostat montrent, avec une augmentation des recettes de 12,9% de 2009 à 2012, soit le double du rythme d’augmentation des dépenses publiques.</p>
<p><strong>Pas d’austérité pour les États : des dépenses publiques en hausse de 6,3%</strong></p>
<p>Si les dépenses publiques en pourcentage du PIB ont très légèrement baissé pendant cette période, de 1,7 point de pourcentage, la proportion pour 2012 est par ailleurs toujours supérieure de quatre points à celle qui prévalait avant le début de la crise, soit 49,4% contre 45,6% en 2007.</p>
<p>Plus encore, les dépenses des États n’ont en fait jamais cessé de croître pour l’UE dans son ensemble depuis le début de la crise financière, sauf en 2011 où elles sont restées constantes. Elles ont crû de 6,3% pendant les trois dernières années, c’est-à-dire durant la période où des politiques d’« austérité » sont censées avoir été mises en œuvre.</p>
<p>L’austérité est donc une réalité en Europe pour les contribuables qui voient leur pouvoir d’achat diminuer mais pas pour les États qui tardent à se mettre au régime. Selon l’auteur de l’étude, Martin Masse, « la confusion entourant la signification du terme "austérité" empêche une meilleure compréhension de la situation et bloque la tenue d’un débat plus pertinent sur les causes de la crise. » Débat pourtant plébiscité par les Français qui sont 77% à penser que l’État ne réduit pas assez ses dépenses (enquête Ipsos).</p>
<p><strong>Intitulée <strong>« </strong>L’« austérité » est-elle responsable de la crise en Europe ?<strong> »</strong>, l’étude <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZy9sLWF1c3Rlcml0ZS1lc3QtZWxsZS1yZXNwb25zYWJsZSwxNTMwLmh0bWw="><strong>est disponible sur le site de l'IEM</strong></a>.</strong></p>
<p>---<br />
<strong>Le samedi 15 juin, <em>Contrepoints</em> organise un grand débat sur le thème <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTQvMTI0Mjg5LWNvbnRyZXBvaW50cy1mYWl0LXNvbi1zaG93">« Après la faustérité »</a>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124663" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>L’Islande choisit l’indépendance</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124505-lislande-choisit-lindependance</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124505-lislande-choisit-lindependance#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 May 2013 05:45:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Hannan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Islande]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Les perspectives de l'Islande viennent de s’éclaircir : retour à l'état d'indépendance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les perspectives de l'Islande viennent de s’éclaircir : retour à l'état d'indépendance.</strong></p>
<p><strong>Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni.</strong><br />
<span id="more-124505"></span></p>
<div id="attachment_124506" class="wp-caption aligncenter" style="width: 470px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDUwNg==" rel=\"attachment wp-att-124506\"><img class="size-full wp-image-124506" title="Bjarni Benediktsson, leader of the Independence party of Iceland" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Bjarni-Benediktsson-leade-010.jpg?16fe88" alt="" width="460" height="276" /></a><p class="wp-caption-text">Félicitations à Bjarni Benediktsson : <em>Independence is back.</em></p></div>
<p>Un décalage dans le temps déforme la perception que nous avons des pays étrangers. À chaque fois que je mentionne, par exemple, à quel point la Norvège s’en sort bien en dehors de l'UE, une douzaine de gauchistes semi-habiles ripostent : "Ouais, vous voulez les niveaux de dépenses norvégiens, non ?" Bien évidemment que je préfèrerais avoir le niveau des dépenses norvégiennes (40,2% du PIB) plutôt que le niveau de dépenses britannique (47,3%), bien que nous pourrions certainement faire mieux que ces deux exemples. Mais les chiffres ne semblent pas avoir d'importance aux yeux des gens : l'idée que la Norvège est un État socialiste est désormais une évidence pour les Anglais, et il est difficile de les en défaire.</p>
<p>Dans le cas de l'Islande, la distorsion de perception est encore plus extrême. Il y a quatre ans, le reste du monde a eu l'impression d'un pays anéanti par la crise bancaire. Le secteur des services financiers islandais, comme le raconte l'histoire, avait, comme un coucou, poussé tout le reste à l’extérieur du nid de sorte que, lorsque la crise du crédit est arrivée, l'économie a été dévastée. L'Islande est devenue synonyme de faillite. Les syndicalistes écossais narguent Alex Salmond en disant qu'il va transformer leur pays en une "autre Islande". Les détracteurs de Londres l'appellent "Reykjavík-sur-Mer".</p>
<p>En fait, l'Islande est plus riche que 22 ou 23 (selon la mesure utilisée) des 27 États membres de l'UE. Plus précisément, elle connait la croissance : l'économie islandaise est actuellement en augmentation de 2,5% par an tandis que celle de la zone euro se contracte.</p>
<p>Pourquoi cette motte congelée de roche volcanique se porte-t-elle si bien ? Pour trois raisons. Tout d'abord, l'Islande a été assez sage pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAwODM3NjQvaWNlbGFuZC13YXMtcmlnaHQtbm90LXRvLWJhaWwtb3V0LWl0cy1iYW5rcy1pZi1vbmx5LXdlLWhhZC1kb25lLXRoZS1zYW1lLw==">laisser ses banques faire faillite</a> plutôt que de les renflouer. Deuxièmement, l'Islande n'était pas dans la zone euro, et pouvait donc absorber une partie du choc de la dévaluation dans son taux de change plutôt que dans la production et l'emploi. Le taux de chômage est actuellement de seulement 5,3%, et la couronne se remet bien avec le retour de la croissance. Troisièmement, les Islandais sont un peuple courageux, deux générations la séparent de l'agriculture de subsistance et de la pêche. Quand ça va mal, ils ne vont pas se plaindre auprès de l’État, ils se retroussent les manches et se remettent au travail.</p>
<p>Les perspectives de l'Islande viennent de s’éclaircir (au propre comme au figuré : nous atteignons la saison où le soleil continue d’éclairer après 23h00). Après une brève aberration de gauche, les électeurs sont revenus à ce que nous pouvons à juste titre appeler l'ordre naturel. Le Parti de l'Indépendance, qui avait remporté toutes les élections depuis 1929, sauf celle de 2009, a repris sa place de leader lors du vote d’il y a deux semaines. Il semble maintenant certain qu’il formera une coalition avec le Parti du Progrès, centriste mais eurosceptique. Les Islandais attendent avec impatience un démantèlement des réglementations anti-commerciales imposées par la coalition précédente, des réductions d'impôt importantes, et une mise au placard de la demande ridicule de l’UE.</p>
<p>Comment le Parti de l'Indépendance a-t-il pu revenir au pouvoir si rapidement après la crise qui s'est produit alors qu’il était aux affaires ? Eh bien, les Islandais ont un sens des réalités. En 1991, quand David Oddsson a entamé les 18 ans au pouvoir du Parti de l’indépendance, le pays était encore faible par rapport aux standards de l'Europe occidentale, l'inflation était en hausse et le déficit budgétaire était important. Il a réduit les impôts de façon drastique et a privatisé des actifs publics, créant un boom économique sans précédent qui a été suivi en 2008 par une correction. Les Islandais savent parfaitement que, même après la correction, ils sont mieux lotis que leurs parents auraient pu l’imaginer. Et ils savent qui remercier pour cela. Les ministères successifs du Parti de l'Indépendance ont déplacé des rochers, permettant à l'herbe –<strong></strong> tenaces touffes de toundra – de croître.</p>
<p>Le Parti de l'Indépendance organise actuellement le Conseil semestriel de l'Alliance des Conservateurs et Réformistes Européens, dont je suis le Secrétaire Général. Ils rappellent au reste d'entre nous comment les conservateurs peuvent réussir en embrassant les marchés. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAxNTY1NTEvZnJhbmNlLWFuZC1ncmVlY2UtYXJlLWp1c3QtdGhlLWJlZ2lubmluZy1ldXJvcGUtaXMtZW50ZXJpbmctYS1kb3dud2FyZC1zcGlyYWwv">Contrairement à la plupart des partis européens de centre-droite,</a> le Parti de l'indépendance rejette le corporatisme – et bien sûr, l'Union européenne, qui l’encourage</p>
<p>C'est un message qui trouve une résonance ailleurs. Hier matin, l'AECR (l’Alliance des Conservateurs et Réformistes Européens) a reçu des demandes d’adhésion de plus de trois partis de centre-droit supplémentaires. Contrairement à la plupart des blocs européens, nous sommes silencieusement en pleine croissance. Les gens sont sensibles à l’attrait des nations libres, des personnes libres et des marchés libres.</p>
<p>Ah, le Parti de l'Indépendance. Son nom vous dit tout ce que vous devez savoir. L'état d'indépendance - sjálfstæðis - est terriblement important pour les Islandais. Cela ne signifie pas simplement vivre dans un pays souverain, c'est aussi être autonome, intègre, non-esclave. La raison pour laquelle la demande de l'UE est maintenant, en pratique, morte, est que les Islandais comprennent le lien entre vivre dans un État indépendant et vivre de façon indépendante de l’État. J'espère qu’il en va de même pour mes propres compatriotes.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAyMTYyMzIvaWNlbGFuZC1jaG9vc2VzLWluZGVwZW5kZW5jZS8=">Sur le web.</a><br />
Traduction : Laurett pour <em>Contrepoints</em>.</p>
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		<title>Marie : la Suisse, effarée, contemple sa justice</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 04:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Montabert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[agression]]></category>
		<category><![CDATA[fait divers]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Marie]]></category>

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		<description><![CDATA[Vive émotion après la mort de Marie en Suisse. Une mort qui pose également de nombreuses questions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vive émotion après la mort de Marie en Suisse. Une mort qui pose également de nombreuses questions.</strong></p>
<p><strong>Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.</strong><br />
<span id="more-124527"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDUyOA==" rel=\"attachment wp-att-124528\"><img class=" wp-image-124528  alignleft" title="Marie" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Marie.jpg?16fe88" alt="" width="256" height="344" /></a></p>
<p>Lundi, une jeune femme de 19 ans, Marie, a été enlevée à proximité du golf de Payerne. Son agresseur l'a forcée à monter dans sa Toyota avant de s'enfuir en direction de Moudon. Ce sera la dernière fois qu'un témoin apercevra la victime vivante.</p>
<p>Après une course-poursuite rocambolesque, le ravisseur, Claude Dubois, fut finalement arrêté par la police le lendemain. Aucune trace de Marie dans la carcasse du véhicule ; le corps sans vie de la jeune fille fut découvert à 3h du matin dans un petit village près de Payerne, sur les indications du suspect.</p>
<p>Dire que Claude Dubois était "connu des services de police", comme on dit dans ce genre d'affaire, serait un euphémisme ;  sa vie était gérée par l'administration pénitentiaire depuis une condamnation à vingt ans de prison en 2000, dans un procès où il avait <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1hdGluLmNoL2ZhaXRzLWRpdmVycy9jbGF1ZGUtZHVib2lzLWVjaGFwcGUtanVzdGVzc2UtcHJpc29uLXZpZS9zdG9yeS8yMjQyMzI5NQ==">échappé de justesse</a> à la prison à vie. Déjà les médias avaient brossé un beau portrait de sa personnalité et de sa cruauté :</p>
<blockquote><p>«Pervers narcissique», «méchant», «acharné»… À l’époque, la condamnation du ravisseur de Marie, enlevée lundi à 19 heures à Payerne, avait fait les grands titres. Vendeur informatique de 22 ans, l’homme avait enlevé, séquestré, violé, puis abattu [de cinq balles] son amie, qui venait de le quitter, lors de ce que l’on avait alors appelé «le crime de la Lécherette», en 1998. Le crime faisait suite à des mois de harcèlements et de menaces.</p></blockquote>
<p>Selon une formule désormais célèbre, le président du tribunal avait estimé qu'il ne fallait pas refermer "la petite lucarne que l’on doit laisser à l’espoir à cet âge." Pas de petite lucarne pour Marie, hélas.</p>
<p>On peut évidemment s'étonner qu'un individu condamné à vingt ans de prison soit au volant d'une voiture treize ans après sa condamnation, libre d'enlever et de tuer des jeunes filles. Le grand public, régulièrement confronté à la sévérité des autorités pour de terribles affaires de stationnement ou d'excès de vitesse, pensait sans doute benoîtement que la justice helvétique appliquerait avec la même rigueur les sentences les plus graves. Erreur.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDUyOQ==" rel=\"attachment wp-att-124529\"><img class="alignright  wp-image-124529" title="105844311" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/105844311.jpg?16fe88" alt="" width="180" height="221" /></a>L'entier du cheminement de Claude Dubois est une ode à l'absurdité. Le 15 mai 2011, il avait purgé les deux tiers de sa peine ; il aurait d'ores et déjà pu bénéficier d'une libération conditionnelle. C'est ainsi : grâce au décompte très particulier du temps en milieu carcéral, personne n'accomplit jamais l'entier de sa condamnation. "Vingt ans" se traduisent en douze ans d'enfermement réel, voire moins grâce à un régime carcéral de semi-liberté. Quant à une peine de perpétuité, la prétendue prison à vie, le vocabulaire est dépassé : elle revient à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly9mci53aWtpcGVkaWEub3JnL3dpa2kvRW1wcmlzb25uZW1lbnRfJUMzJUEwX3BlcnAlQzMlQTl0dWl0JUMzJUE5Iy5DMi5BMFN1aXNzZQ==">quinze ans</a>. Un récidiviste particulièrement acharné pourrait donc ainsi subir deux ou trois peines de perpétuité dans son existence, réjouissant les pigistes en mal d'idées pour la rubrique <em>insolite</em>.</p>
<p>Claude Dubois n'avait rien d'un prisonnier modèle. Le collège des juges d'application des peines refusèrent sa libération conditionnelle le 3 juillet. Il faut dire – selon un témoignage de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1hdGluLmNoL2ZhaXRzLWRpdmVycy90cm91dmFpdC1ub3JtYWwtdHVlLWV4YW1pZS9zdG9yeS8yMjc4NTMyMQ==">première main</a> – que son passage en prison n'avait pas été de tout repos. Mais le refus d'une libération simple laissait tout de même la porte ouverte à un aménagement pour le reste de sa peine.</p>
<p>Le 16 août, l'Office d'exécution des peines décida que Claude Dubois pourrait désormais être prisonnier à son domicile, en le munissant d'un bracelet électronique <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1hdGluLmNoL2ZhaXRzLWRpdmVycy9TZXB0LWNhbnRvbnMtdXRpbGlzZW50LWRlcy1icmFjZWxldHMtZWxlY3Ryb25pcXVlcy9zdG9yeS8xNTc2MTg4OA==">sans GPS</a>. Son nouveau régime de "détention" l'obligeait juste à être chez lui la nuit. Un condamné effectuant le troisième tiers d'une peine de prison de vingt ans pour viol et meurtre pouvait vaquer à ses occupations toute la journée, en contact avec le reste de la société. Claude Dubois ne commit même pas de faute vis-à-vis de son régime carcéral lorsqu'il enleva et tua Marie ; il avait le droit d'être là à ce moment, au volant de sa voiture pour rentrer chez lui après son travail...</p>
<p>Suite à des problèmes de comportement décelé sur l'individu, la Fondation vaudoise de probation demanda le retour en incarcération en novembre, mais le "prisonnier" Dubois déposa un recours contre l'interruption en décembre, que le juge décida de prendre en compte avec effet suspensif. Claude Dubois eut donc le loisir de continuer à vivre chez lui. En mai 2013, six mois plus tard, nous n'avons toujours pas de réponse de fond de la justice sur cette querelle entre l'Office d'exécution des peines et Fondation vaudoise de probation, mais on admettra que ce ping-pong administratif est désormais dépassé par l'actualité.</p>
<p>Le pire dans cette histoire est de réaliser que <em>tout est normal.</em></p>
<p>Il n'y a eu aucune erreur imputable à une personne en particulier, aucun "dysfonctionnement", pour reprendre les termes pétris de bienveillance que l'administration emploie lorsqu'elle doit jauger de la qualité de son travail. Il y eut de nombreuses erreurs de jugement, certes, mais aucune malhonnêteté, pas de dossier égaré, pas de terrible méprise. Tout le monde a fait son travail, consciencieusement.</p>
<p>Les juges ont jugé, les avocats ont plaidé, les psychiatres ont analysé, les aménagements de peine ont été discutés, les recours déposés, les rapports dûment examinés, le bracelet électronique installé... Et le meurtrier a tué.</p>
<p>Rien n'empêcherait une nouvelle affaire Marie demain, sauf peut-être un léger sentiment titillant la conscience de certains acteurs du drame. En fait, l'affaire Marie est elle-même une répétition du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50ZGcuY2gvc3Vpc3NlL05vdXMtYWxsb25zLWVuZmluLXBvdXZvaXItZmFpcmUtbm90cmUtZGV1aWwvc3RvcnkvMTMxNDE4ODc=">meurtre de Lucie</a>, en 2009, par un récidiviste. Les Suisses, croyant naïvement à l'époque à un cas isolé, étaient rassurés par l'approbation de la toute nouvelle Initiative sur l'internement à vie des délinquants dangereux ; ils oubliaient qu'en coulisse, tout l'Office d'exécution des peines travaille quotidiennement à remettre des criminels en contact avec la société. Libérer violeurs, tueurs et assassins avant la fin de leur peine, voilà une bonne idée pour prévenir la surpopulation carcérale !</p>
<p>Le jour de l'enlèvement et de l'assassinat sordide de Marie par un "prisonnier", cinq détenus de la prison de Bois-Mermet à Lausanne se <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yMG1pbi5jaC9yby9uZXdzL3ZhdWQvc3RvcnkvRGVzLWRldGVudXMtcy1ldmFkZW50LWR1LUJvaXMtTWVybWV0LTExMTIwMzU1">faisaient la belle</a> en plein jour. Les évadés eurent l'idée redoutable d'utiliser une échelle pour franchir le mur d'enceinte, il fallait y penser... Triste collision de l'actualité finissant de brosser le tableau de l'univers carcéral suisse.</p>
<p>Sachant que toute la situation actuelle est l'exacte traduction de l'idéologie des élus de gauche et de centre-gauche actuellement au pouvoir, il est assez révoltant d'entendre certains membres de l’exécutif écraser cyniquement une larme d'empathie face caméra alors qu'eux et leurs partis ont toujours débordé de tendresse et de compréhension à l'égard des criminels de droit commun, éternelles victimes de l'aliénation provoquées par la société bourgeoise capitaliste (je vous la fais courte).</p>
<p>Aucune amélioration à attendre de ces gens, évidemment. Le mieux que l'on puisse espérer est que l'indignation légitime suscitée par la mort de Marie ne s'éteigne pas, et que la population suisse s'intéresse d'un peu plus près à la façon dont les responsables politiques gèrent la justice.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzA1LzE1L21hcmllLWxhLXN1aXNzZS1lZmZhcmVlLWNvbnRlbXBsZS1zYS1qdXN0aWNlLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>BCE et bulle immobilière en Suisse</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 04:57:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Montabert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Logement & immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[BCE]]></category>
		<category><![CDATA[BNS]]></category>
		<category><![CDATA[bulle immobilière]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>
		<category><![CDATA[Franc Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[taux hypothécaire]]></category>

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		<description><![CDATA[L'immobilier helvétique est-il dans une trajectoire de bulle ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'immobilier helvétique est-il dans une trajectoire de bulle ?</strong></p>
<p><strong>Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.</strong><br />
<span id="more-124407"></span><br />
Selon un article de la <em>Tribune de Genève</em>, le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50ZGcuY2gvZWNvbm9taWUvcmlzcXVlLWJ1bGxlLWltbW9iaWxpZXJlLWhhdXNzZS9zdG9yeS8yNzA2MzQwNg==">risque de bulle immobilière est en hausse</a> en Suisse – dernier avatar en date d'une longue série de nouvelles portant toujours sur la même inquiétude. Officiellement, la Suisse ne veut pas renouer avec la bulle immobilière des années 90 dont l'éclatement laissa le pays à genoux. Il est vrai que le sujet est sensible en Suisse ; les prix immobiliers sont historiquement élevés, l'économie en bonne forme, la demande forte, l'offre rare. Tous les ingrédients sont en place pour une surchauffe que les établissements bancaires et les politiciens – avec toute la compétence qu'on leur connaît – s'emploient à contrecarrer.</p>
<p>Paradoxalement très abordable dès lors qu'on dispose de suffisamment de fonds propres, l'acquisition attire à elle des locataires éreintés par la hausse des loyers que provoque la pénurie de logements. Mais à dire vrai, la plupart des facteurs en faveur de l'échauffement immobilier obéissent à des tendances lourdes. La Suisse semble un îlot de prospérité et de plein-emploi en Europe, drainant des aspirants travailleurs de tout le continent. Les terrains constructibles sont rares et réglementés. L'autorité est à la fois pétrie d'ouverture des frontières, et terriblement conservatrice dès qu'il s'agit d'aménagement du territoire.</p>
<p>Depuis un certain temps, l’État travaille donc à mettre les bâtons dans les roues des propriétaires, en particuliers les <em>primo-accédants</em>, les gens achetant pour la première fois de leur vie un bien immobilier. Restriction sur l'utilisation de ses avoirs de retraite, examen "vigoureux" des capacités de financement, les barrières s'érigent petit à petit.</p>
<p>Bien que les responsables évoquent rarement le sujet en ces termes, il s'agit en quelque sorte de protéger les gens contre eux-mêmes : le risque de se porter acquéreur d'un logement finalement trop cher pour soi en cas d'évolution défavorable des taux. Cette crainte est-elle justifiée ?</p>
<p>En plus de tous les facteurs précédemment cités, les taux sont à un niveau historiquement bas. Pour les calculs de la capacité d'endettement d'un ménage, les banques se basent sur un taux hypothécaire à 5%, vieux restes d'un moyenne mobile sur vingt ans. Le chiffre n'a d'ailleurs plus guère de sens aujourd'hui ; les durées d'hypothèques à taux fixe s'allongent, les propriétaires profitant de l'aubaine, lissant dans la durée les risques d'éclatement d'une bulle. Ceux qui ont connu l'époque rappellent d'ailleurs que la situation actuelle n'a pas grand-chose à voir avec la spéculation effrénée du tournant des années 90, où il arriva qu'un immeuble genevois change trois fois de mains en une journée...</p>
<p>Les taux peuvent-ils subitement "remonter" comme le craignent certains ? Peu probable – à cause de la Banque Centrale Européenne (BCE).</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDQwOA==" rel=\"attachment wp-att-124408\"><img class="alignleft size-full wp-image-124408" title="euro franc suisse" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/euro-franc-suisse.jpg?16fe88" alt="" width="308" height="174" /></a>Il y a un peu moins de deux ans, la Banque Nationale Suisse (BNS) décida d'appliquer un plancher au taux de change entre franc suisse et euro pour lequel je n'eus pas de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDExLzA5LzA2L2V0LWxhLXN1aXNzZS1hZGhlcmEtYS1sLWV1cm8uaHRtbA==">mots assez durs</a>. Bien entendu, depuis chacun se "réjouit" de la belle réussite du plan, sans réaliser que ladite parité est maintenue uniquement à travers l'achat massif d'euros, probablement de dette publique européenne, et d'un bilan <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzAxLzIyL291LWwtb24tcmVwYXJsZS1kZS1sYS1ibnMuaHRtbA==">franchement inquiétant</a>. Mais il y a aussi un impact sur les taux d'intérêt.</p>
<p>La BCE et la BNS fixent chacune leur taux directeur, le taux "principal" lié à la monnaie dont elles ont la charge. BCE et BNS n'ont pas les mêmes problèmes ; pour parler franchement, la BCE en a de gros, alors que son homologue helvétique s'en invente. En prise avec une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hZ2VmaS5jb20vdW5lL2RldGFpbC9hcmNoaXZlLzIwMTMvYXByaWwvYXJ0aWtlbC9sZW1waXJpc21lLW5lc3QtZGF1Y3VuZS1haWRlLXBvdXItZGV0ZXJtaW5lci1xdWVsbGUtc2VyYS1saXNzdWUtZGUtbGEtY3Jpc2UtZmluYW5jaWVyZS1xdWktYS1lY2xhdGUtZW4tMjAwNy5odG1s">stagflation</a> de plus en plus probable, la BCE lutte de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9tb24tZmlnYXJvLzIwMTMvMDUvMDIvMTAwMDEtMjAxMzA1MDJBUlRGSUcwMDY3MC1tYXJpby1kcmFnaGktcmVjb25uYWl0LXNlcy1saW1pdGVzLXBvdXItc29ydGlyLWRlLWxhLXJlY2Vzc2lvbi5waHA=">toutes les façons possibles</a> pour alléger la dette des États européens. Même la monétisation ayant montré ses limites – il ne faut pas que de telles choses se voient trop – la banque centrale en est réduite à jouer sur son taux directeur, qu'elle a <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydHMuY2gvaW5mby9lY29ub21pZS80ODcwNTM2LWxhLWJjZS1hYmFpc3NlLXNvbi1wcmluY2lwYWwtdGF1eC1kaXJlY3RldXItYS0wLTUuaHRtbA==">abaissé à 0,5%</a> début mai.</p>
<p>Le taux directeur détermine grosso-modo les intérêts d'un placement dans une monnaie. Que vaut le taux directeur de la BNS, le Libor à trois mois ? Celui-ci <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXRlbXBzLmNoL1BhZ2UvVXVpZC81YWFhMTZhZS04Yzg0LTExZTItYjU2ZC1lZDRjMDlmOWUwY2IvTGFfQk5TX21haW50aWVudF9zb25fdGF1eF9kaXJlY3RldXJfZXRfbGVfY291cnNfcGxhbmNoZXIjLlVaRlhMY3A4T3VN">oscille</a> entre 0 et 0,25%, dans un effort délibéré de rendre le franc suisse moins attirant que l'euro...</p>
<p>Imaginons un instant que, pris d'un coup de folie, les dirigeants de la BNS déclenchent l'hallali immobilier en augmentant dans un intervalle de temps très court le taux directeur lié au franc suisse. Ne prenons même pas une valeur folle. Fixons le nouveau taux à 5%, disons. Nous aurions donc des placements en francs suisses rémunérés à 5%, alors que ceux en euros seraient toujours rémunérés à 0,5%, en plus d'une parité fixée artificiellement à 1,20 CHF pour 1 € entre les deux monnaies...</p>
<p>Pas besoin de vous faire un dessin : dans une telle hypothèse, la Suisse siphonnerait instantanément toute l'épargne européenne, qui serait alors mieux rémunérée en franc suisse (taux plus élevé) et avec l'assurance d'une passerelle stable entre les deux monnaies (taux plancher de 1,20 CHF pour 1 €). Évidemment, en réalité cela ne se passerait pas comme prévu : pour maintenir le taux de change le bilan de la BNS enflerait démesurément, le plancher deviendrait intenable, puis cèderait. Le franc suisse s'envolerait alors à des hauteurs stratosphériques que la BNS tenterait de juguler en baissant soudainement les taux, et finirait de toutes façons avec sur les bras d'innombrables milliards d'euros dépréciés dont elle serait incapable de se débarrasser sans assumer une perte comptable dramatique...</p>
<p>Mais tout ce scénario tient de la science-fiction. Les experts de la BNS ont des priorités, et aujourd'hui celles-ci sont bien d'essayer de coller à l'euro sans trop y laisser de plumes plutôt que de jouer aux apprentis-sorciers pour prévenir une hypothétique surchauffe du marché immobilier helvétique... (disons qu'ils <em>sont</em> des apprentis-sorciers, mais ne courent pas tous les lièvres à la fois !)</p>
<p>Pour rendre le franc suisse moins attractif que l'euro, la BNS lutte déjà en maintenant délibérément un taux directeur inférieur à celui qui a court pour la monnaie unique européenne. Au vu des tombereaux d'euros que la BNS est obligée d'acheter pour affaiblir artificiellement le franc suisse, le succès est mitigé. Mais enfin, c'est le plan.</p>
<p>En résumé: <strong>si elle veut maintenir un taux plancher entre le franc suisse et l'euro, la BNS est obligée de maintenir un taux directeur inférieur à celui de la BCE.</strong></p>
<p>Le taux directeur de la BCE étant de 0,5%, et visiblement orienté à la baisse, la marge de variation du taux suisse se réduit à pas grand-chose.</p>
<p>Je ne saurais affirmer avec certitude si l'immobilier helvétique est dans une trajectoire de bulle ou pas, même si je pense que non. Mais je suis sûr en revanche que<strong> les taux hypothécaires helvétiques ne remonteront pas avant longtemps</strong>, tant que les élites aux commande de ce pays continueront leur fuite en avant dans l'arrimage du franc suisse à l'euro.</p>
<p>En acceptant de se lancer dans la politique d'un taux plancher avec l'euro, la BNS s'est enfermée dans une logique de tout ou rien dont dépend sa crédibilité future. On peut donc penser qu'elle défendra sa position avec la dernière énergie – préparant ainsi une catastrophe financière exceptionnelle, en Suisse, lorsque l'euro sera en perdition pour de bon.</p>
<p>En attendant, les heureux propriétaires peuvent profiter de taux hypothécaires aussi bas que stables.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzA1LzAzL2JjZS1ldC11bmUtYnVsbGUtaW1tb2JpbGllcmUtZW4tc3Vpc3NlLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Nuages noirs sur l’Asie</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:08:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Sorman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Taïwan]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Climat dépressif en Asie. La région a trop longtemps dépendu de la Chine, trop parié sur sa croissance infinie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Climat dépressif en Asie. La région a trop longtemps dépendu de la Chine, trop parié sur sa croissance infinie.</strong></p>
<p><strong>Par Guy Sorman.</strong><br />
<span id="more-124279"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDI4Mg==" rel=\"attachment wp-att-124282\"><img class="alignleft  wp-image-124282" title="chine" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/chine.gif?16fe88" alt="" width="359" height="311" /></a>Un périple par Séoul, Tokyo, Taipei, Hong Kong laisse dans son sillage un sentiment d’inquiétude à la fois économique et stratégique. Nous considérons trop aisément pour acquis que la Chine est le moteur de la croissance mondiale, en collaboration étroite avec ses voisins et que le commerce dans la région adoucit les mœurs. Or, toutes les conversations privées et publiques au cours de mes escales ont gravité autour du ralentissement de la Chine, de l’impact destructeur de ses exportations subventionnées chez ses voisins et de ses revendications territoriales préoccupantes.</p>
<p>Les statistiques chinoises sont peu fiables mais il semble acquis par les économistes de la région que la croissance gravite autour de 7%, loin derrière les 10% affichés ; ces 10% correspondaient à une période de rattrapage et d’exode rural massif. Il conviendrait aussi de déduire de ces 7% le taux de l’inflation que l’on ne connaît pas et la surévaluation de la bulle immobilière. L’innovation tant attendue ne se manifeste toujours pas en Chine et la création d’entreprises privées nouvelles y devient difficile : les crédits bancaires sont pompés par des entreprises publiques qui fonctionnent à perte et exportent grâce à des subventions occultes.</p>
<p>Les exportations chinoises à prix cassé détruisent le tissu industriel de Taïwan mais les entrepreneurs de cette autre Chine, libre, ont maintes fois démontré leur capacité de se reconvertir vers du plus haut de gamme ; du textile à l’électronique et maintenant de l’électronique à ses applications. La Corée du Sud aussi est quelque peu affaiblie par cette concurrence déloyale des exportations chinoises ; de plus, le marché chinois ralentissant, asphyxie les entreprises coréennes trop dépendantes du marché intérieur chinois. De même, les Japonais sont affectés par le ralentissement chinois mais ils bénéficient toujours d’une immense avance technique, en particulier dans l’industrie des composants.</p>
<p>7% de croissance nous objectera-t-on, n’est-ce pas énorme ? Pas tellement dans la mesure où la Chine comble toujours son retard pour résorber la pauvreté de masse et que ce taux n’est plus suffisant pour absorber l’exode rural loin d’être terminé : la <em>population flottante</em> entre villes et campagnes, gonfle et se déplace en masse de chantiers en chantiers.</p>
<p>Dans tous ces pays d’Asie, la question du chômage des jeunes, inconnue jusqu’alors, devient une priorité politique et sociale : certes, les taux de chômage restent bas, de l’ordre de 3 ou 4% à Taïwan, en Corée du Sud, au Japon : mais en grande partie parce que les jeunes acceptent tout petit boulot en l’absence d’assurance chômage et parce que de tradition, la famille prend en charge ces jeunes chômeurs. Mais en Corée du Sud, à Taïwan, au Japon, en Chine, le diplôme tant convoité dans ces sociétés méritocratiques n’est plus une garantie de carrière.</p>
<p>Comment expliquer ce climat dépressif ? La région a trop longtemps dépendu de la Chine, trop parié sur sa croissance infinie. Soudain la Chine n’est plus un moteur fiable mais un concurrent dangereux. Par ailleurs, les <em>dragons d’Asie</em> considéraient comme acquis chez eux, des taux de croissance de l’ordre de 5 à 7% alors que dans des économies mûres, un <em>trend </em>de 2 à 3% (le taux américain actuel) est la norme de long terme.</p>
<p>L’Asie et le monde – car il existe aujourd’hui une économie mondiale plus que des économies nationales – sortent d’une période exceptionnelle, de 1980 à 2008, où l’émergence de nouveaux pays, Chine, Brésil, Inde, Indonésie… avait dopé la croissance en laissant croire que des taux de 8% ou 10% étaient normaux : la norme c’est plutôt maintenant, un retour à la réalité. Voici qui exige de la part de gouvernements qui avaient anticipé sur des revenus sans fin, de reconfigurer à la baisse leurs dépenses administratives, militaires, sociales. À commencer par l’Europe.</p>
<p>Plus troublant encore que l’économie est la prolifération des conflits territoriaux. La Chine s’est lancée dans des agressions multiples, tous azimuts : occupation de la frontière indienne, harcèlement des bateaux japonais autour de l’archipel de Senkaku, et vietnamiens autour des Paracels. Entre le Japon et la Corée du Sud, les rochers de Dokdo sont devenus un sujet de contentieux qu’aucun de ces deux gouvernements pourtant démocratiques, acceptent même de discuter. Seuls le Japon et Taïwan, deux nations aux relations amicales, sont parvenus à un accord sur des zones de pêches contestées. Si la Septième flotte américaine ne maintenait pas la paix entre ces voisins turbulents, un conflit serait inéluctable.</p>
<p>Plus troublant encore est la montée des discours nationalistes : chacun qui parle publiquement, hait son voisin, remue de vieilles rancœurs, exige des excuses pour des malversations passées. La France elle-même n’est pas exclue de ces relents : dans le nouveau musée de Séoul consacré à l’histoire de la Corée moderne, l’exposition débute par une image de l’incursion française de 1867, sans rappeler que ce débarquement de courte durée répondait à l’assassinat de missionnaires catholiques français sur ordre du gouvernement coréen. Lors d’un débat avec un universitaire chinois, en principe consacré à l’économie mondiale, il me fallut écouter une longue diatribe, écrite, contre les Occidentaux qui <em>envahissaient</em> la Birmanie alors que ce pays se développait si bien grâce aux investissements chinois… Bref, la Chine vient de perdre sa colonie birmane ; elle s’arrimera d’autant plus à son allié nord-coréen (dont on attend à Séoul quelque future menace, ce qui incite un nombre croissant de politiciens sud-coréens à vouloir se doter eux aussi d’une arme nucléaire… ce qui conduit les Japonais à l’envisager pour eux-mêmes).</p>
<p>Imaginons un voyage identique en Europe en 1913 ! Les conclusions auraient été sombres. Une différence avec l’Europe d’alors : le gendarme américain. Il reste la seule garantie de ne pas voir l’Asie du Nord-Est dégénérer dans la guerre économique et l’affrontement militaire. Les dirigeants américains le savent, les Japonais, Coréens, Taïwanais, Vietnamiens, Philippins aussi. Les Chinois ? On ne sait pas.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZWJkby5jaC9sZXMtYmxvZ3Mvc29ybWFuLWd1eS1sZS1mdXR1ci1jLWVzdC10b3V0LWRlLXN1aXRlL251YWdlcy1ub2lycy1zdXItbCVFMiU4MCU5OWFzaWU=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Idée reçue : l&#039;Europe est laxiste en matière d’autorisation des OGM</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anton Suwalki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[anti-OGM]]></category>
		<category><![CDATA[biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Commission Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains prétendent que la Commission européenne serait entre les mains des lobbies des biotechnologies. En fait, les lobbies anti-OGM paraissent beaucoup plus efficaces.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Certains prétendent que la Commission européenne serait entre les mains des lobbies des biotechnologies. En fait, les lobbies anti-OGM paraissent beaucoup plus efficaces.</strong></p>
<p><strong>Par Anton Suwałki.</strong><br />
<span id="more-124275"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDI3Nw==" rel=\"attachment wp-att-124277\"><img class="alignleft  wp-image-124277" title="biotechnologie" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/biotechnologie.jpg?16fe88" alt="" width="277" height="184" /></a>Régulièrement, la propagande relance l’idée que l’EFSA, l’agence de sécurité alimentaire européenne, et les instances de l’UE telle que la Commission européenne sont entre les mains des lobbies des biotechnologies. Si l’on croit <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ldXJvcGFiaW8ub3JnL3NpdGVzL2RlZmF1bHQvZmlsZXMvcG9zaXRpb24vYXBwcm92YWxzXzIwMTNfZmluYWxfN19tYXJjaF8yMDEzLnBkZg==">un récent  rapport </a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ldXJvcGFiaW8ub3JnL3NpdGVzL2RlZmF1bHQvZmlsZXMvcG9zaXRpb24vYXBwcm92YWxzXzIwMTNfZmluYWxfN19tYXJjaF8yMDEzLnBkZg==">d’Europa bio</a>, la situation est complètement différente, et on arrive au contraire à une situation de blocage presque complet.</p>
<p>Le nombre cumulé de dossiers d’autorisations de  produits issus d’OGM déposés est passé de 7 en 2004 à 74 en 2012. Chaque année, il  y a davantage de demandes déposées que d’autorisation délivrées. Sur la période considérée, il  faut 45 mois en moyenne, soit près de 4 ans, pour qu’un produit obtienne l’autorisation finale. Ce délai ne s’est guère amélioré au cours de la dernière année écoulée par rapport aux années précédentes. Les délais sont encore supérieurs lorsqu’il s’agit d’OGM comportant des transgènes « empilés ».</p>
<p>La fable du laxisme de l’EFSA saute aux yeux lorsqu’on sait que la phase d’évaluation scientifique des OGM représente les deux tiers de cette durée de 45 mois, alors que l’instance d’évaluation devrait théoriquement rendre ses avis en 6 mois. Un délai qui est presque toujours dépassé, l’EFSA pouvant demander des compléments d’information, ce qu’elle ne manque pas de faire.  Dans certains cas, (coton Monxx, cf rapport page 7), la publication de l’avis de l’EFSA a dépassé 4 ans.</p>
<p>Intervient ensuite la procédure d’autorisation par la Commission européenne, qui devrait durer au maximum 5 mois : un premier vote après 3 mois, puis un second (délai 2 mois) s’il y a appel. En réalité, la décision définitive de la CE intervient au bout de 15 mois en moyenne.</p>
<p>Concernant les dossiers de demande d’autorisation de cultures de plantes génétiquement modifiées, tous les records de délai sont battus comme dans le cas du maïs Bt 11 résistant à la pyrale. La demande déposée en 1996 n’a reçu l’approbation de l’ESFA qu’en 2005, et comme 6 autres plantes génétiquement modifiées, attend toujours l’autorisation de la CE.</p>
<p>Compte tenu de ces faits, on se dit que si des lobbies « pro-OGM » manœuvrent à Bruxelles, leur pouvoir n’est pas bien grand. Les lobbies anti-OGM sont beaucoup plus efficaces.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbXBvc3RldXJzLm9yZy9hcnRpY2xlLWlkZWUtcmVjdWUtbC1ldXJvcGUtZXN0LWxheGlzdGUtZW4tbWF0aWVyZS1kLWF1dG9yaXNhdGlvbi1kZXMtb2dtLTExNzc0MjcwOC5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Du Musée Juif au Musée de la Stasi</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Castro]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[musée juif]]></category>
		<category><![CDATA[Stasi]]></category>

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		<description><![CDATA[Poignant témoingnage du père de Yoani Sanchez qui visite le musée de la Stasi après avoir été dans les griffes du régime castriste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Poignant témoignage du père de Yoani Sanchez qui visite le musée de la Stasi après avoir été dans les griffes du régime castriste.</strong></p>
<p><strong>Par Yoani Sanchez, depuis La Havane, Cuba.</strong></p>
<p><span id="more-124197"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTMvMTI0MTk3LWR1LW11c2VlLWp1aWYtYXUtbXVzZWUtZGUtbGEtc3Rhc2kvbXVzZW9fanVkaW8=" rel=\"attachment wp-att-124247\"><img class="alignleft  wp-image-124247" title="museo_judio" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/museo_judio.jpg?16fe88" alt="" width="294" height="294" /></a>Le bâtiment a la forme d’une étoile de David disloquée. Il est gris, avec une façade couverte de zinc et de petites ouvertures qui donnent une sensation de claustrophobie. Le musée n’est pas seulement conçu pour présenter ce qui est exposé sur ses murs et dans ses vitrines ; le musée est tout, chaque espace que l’on peut parcourir et aussi les endroits vides –sans présence humaine- que l’on entrevoit par certaines fentes. Il y a des photos de famille, des livres avec des reliures en lettres d’or, des instruments de médecine et des photos de jeunes en costumes de bain. C’est la vie, la vie des juifs allemands avant l’holocauste. On pourrait s’attendre à voir seulement le témoignage de l’horreur, mais l’aspect le plus dramatique provient de ce que l’on trouve d’abord le témoignage de la vie quotidienne. Les rires captés des années avant la tragédie se révèlent aussi douloureux à regarder que les corps amaigris et les cadavres empilés. Le témoignage des instants de bonheur, rend plus effrayant celui des plaintes et de la douleur.</p>
<p>Après avoir passé un moment dans les couloirs étroits de ce lieu, parmi son architecture déconcertante, je sors et je respire. Je regarde le printemps verdoyant de Berlin et je pense : nous ne devons pas laisser ce passé se reproduire.</p>
<p>Non loin de là se dresse le Musée de la Stasi. Je m’enferme dans ses cellules, dans les pièces servant aux interrogatoires. J’y entre comme un Cubain qui a été détenu dans ce même lieu, où une fenêtre avec vue sur l’extérieur devient un rêve inatteignable. Un cachot était doublé de caoutchouc, les marques des ongles des reclus peuvent encore se voir sur les murs. Pourtant, encore plus sinistres me semblent être les officines où on arrachait –ou simplement fabriquait- une confession aux détenus. Je les connais, je les ai vues. Elles sont une copie de leur contrepartie à Cuba. Elles ont été copiées au détail près par les excellents élèves de la Sécurité de l’Etat RDA, formés au Ministère de l’Intérieur de Cuba. Impersonnelles, avec un siège que le détenu ne pouvait pas bouger parce qu’il était fixé au sol et un soi-disant rideau derrière lequel étaient cachés le micro ou la caméra pour le filmer. Et les bruits métalliques  permanents provenant du claquement des grilles et des verrous, pour rappeler aux prisonniers là où ils étaient, à la merci de leur geôlier.</p>
<p>Après ça j’ai eu de nouveau besoin de sortir de ces murs et de prendre l’air. Je quitte ce lieu avec la conviction que ce qui pour eux est un musée du passé, nous autres nous le vivons encore aujourd’hui. Un « aujourd’hui » que nous ne pouvons pas nous permettre de voir durer jusqu’à demain.</p>
<p>----</p>
<p>Traduit par Jean-Claude Marouby - <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255X2ZyLz9wPTIxMDA=">L'article de Yoani Sanchez sur <em>Generacion Y</em>.</a></p>
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		<title>La Syrie et l&#039;histoire de l&#039;interventionnisme américain</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cato Institute</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[interventionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le désir de s’ingérer un peu partout dans le monde, y compris en Syrie, reste fort à Washington. La seule certitude est que presque toutes les interventions finissent en conséquences inattendues négatives.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le désir de s’ingérer un peu partout dans le monde, y compris en Syrie, reste fort à Washington. La seule certitude est que presque toutes les interventions finissent en conséquences inattendues négatives.</strong></p>
<div><strong>Par Doug Bandow, depuis Washington D.C., États-Unis.</strong><span id="more-124159"></span><br />
<em>Un article du Cato Institute, traduction Libre Afrique.</em></div>
<div id="attachment_90385" class="wp-caption alignleft" style="width: 208px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA3L0RyYXBlYXUtU3lyaWVuLUNDLUFsamF6ZWVyYS1FbmdsaXNoLmpwZw=="><img class="size-medium wp-image-90385" title="Drapeau Syrien (CC, Aljazeera English)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/Drapeau-Syrien-CC-Aljazeera-English-198x300.jpg?16fe88" alt="" width="198" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Égyptiens arborant le drapeau révolutionnaire syrien lors d'une manifestation de soutien au Caire, 18 novembre 2011.</p></div>
<p>Le désir de s’ingérer un peu partout dans le monde reste fort à Washington. La seule certitude est que presque toutes les interventions finissent en conséquences inattendues négatives, qui elles-mêmes génèrent une pression pour davantage d’ingérence pour y remédier.</p>
<p>Ce phénomène se manifeste clairement en Syrie. Les demandes d’intervention contre le président Bachar El Assad vont crescendo. Nageant à contre-courant, Daniel Pipes, président du <em>Middle Eastern Forum</em>, a récemment affirmé que « les «États occidentaux doivent soutenir la dictature pernicieuse de Bachar al-Assad ».  En fait, Pipes a proposé de soutenir à peu près tout le monde.</p>
<p>Non qu’il veuille qu’Assad gagne. Il préférerait que ni le régime ni l’opposition ne gagne. Selon Pipes « une victoire des rebelles accroîtrait considérablement l’influence d’un gouvernement turc de plus en plus voyou, tout en mettant au pouvoir des djihadistes qui prendraient la place du gouvernement Assad. La poursuite des combats cause moins de dommages aux intérêts occidentaux que le fait de laisser les islamistes prendre le pouvoir ».</p>
<p>Mais ce n’est pas tout : « quand Assad et Téhéran auront combattu les rebelles et Ankara jusqu’à l’épuisement mutuel, le soutien occidental pourra alors se diriger vers des éléments non-baathistes et non-islamistes ». Ainsi, Pipes espère-t-il que soutenir le régime mènerait en fin de compte à un gouvernement modéré et à « un avenir meilleur ».</p>
<p>Pipes a pu rappeler le « modèle » du soutien américain à l’Union soviétique de Staline, contre l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale. De deux puissances totalitaires qui cherchaient à prendre le contrôle de l’Eurasie, Washington croyait devoir choisir le moindre des deux maux - l’URSS à l’époque. Après la fin de ce conflit, les États-Unis décidèrent qu’ils devaient désormais contenir Moscou.</p>
<p>Pipes a également rappelé qu’en 1987 il appelait l’Occident à soutenir l’Irak de Saddam Hussein, qui était sur la défensive depuis 1982 après avoir déclenché la guerre deux ans auparavant. Cependant, « en regardant vers l’avenir, si l’Irak une fois de plus prenait l’offensive, un changement peu probable mais pas impossible, les États-Unis devraient de nouveau changer d’allié et envisager d’accorder une aide à l’Iran ».</p>
<p>Sa politique de « soutien au  côté qui bat en retraite » trouve son fondement dans une froide <em>Realpolitik</em>. Mais Pipes surestime grandement la capacité de Washington à manipuler les événements internationaux. Les décideurs américains n’ont pas une connaissance suffisante des conflits et des acteurs internationaux, ni la capacité suffisante pour faire usage de la connaissance dont ils disposent afin de mettre en œuvre efficacement une telle stratégie.</p>
<p>Imaginez les politiciens de Washington tentant de calibrer soigneusement leur soutien à Assad pour qu’il soit suffisant pour empêcher sa défaite, mais pas assez pour permettre sa victoire… Ensuite, pour coordonner parfaitement dans le temps un changement d’alliance, non plus avec le gouvernement mais avec l’opposition, afin de maintenir l’équilibre du pouvoir si Assad recouvrait ses forces; et ensuite, pour décider du moment où les deux parties seront suffisamment équilibrées pour trouver de nouveaux combattants à soutenir. Tout cela défie l’entendement.</p>
<p>Même si cela était possible, comment Washington s’adapterait-il aux événements imprévus ? L’ancien procureur international Carla Del Ponte a annoncé au début du mois de mai qu’il y avait des « soupçons concrets, solides mais pas encore la preuve irréfutable » que l’opposition syrienne a utilisé du gaz Sarin. Comment Washington devrait-il alors changer l’équation interventionniste ? Peut-être que Washington devrait bombarder les deux côtés en même temps !?</p>
<p>La politique américaine durant la Seconde Guerre mondiale a « marché », dans la mesure où le soutien à l’Union soviétique peut être appelé un succès, car elle ne prétendait pas faire dans la nuance. Washington et les autres alliés ont choisi de s’allier avec Moscou. Il y avait quelques partisans de la stratégie de Pipes - par exemple, le général George Patton suggéra d’armer d’anciens soldats nazis pour attaquer l’URSS. Mais la plupart des Américains croyaient qu’une grande guerre mondiale au milieu du siècle avait suffi.</p>
<p>Par ailleurs, aucune politique interventionniste ne peut éviter les inévitables conséquences involontaires. Un exemple majeur : la politique américaine dans le golfe Persique, elle-même en grande partie une conséquence de mesures prises au mépris presque frivole de leurs conséquences, il y a six décennies de cela.</p>
<p>En 1953, Washington fomentait un coup d’État contre le Premier ministre iranien de gauche, Mohammed Mossadegh. Son remplaçant, le Shah, était sans doute un allié américain fiable, mais c’était un voyou. En réprimant brutalement des éléments politiques plus modérés et en modernisant par la force une société traditionnelle, il contribua à déclencher la révolution islamique de 1979 qui mit l’ayatollah Khomeiny au pouvoir.</p>
<p>La peur de la subversion iranienne et l’agressivité dans le Golfe a conduit l’administration Reagan à soutenir Saddam Hussein après qu’il a attaqué l’Iran. Ce dernier, croyant qu’il avait le soutien au moins tacite des USA, tenta alors d’absorber le Koweït voisin. Mais Washington est alors intervenu contre lui. Cependant, les États-Unis l’ont laissé au pouvoir car ils craignaient de créer un vide de pouvoir qui serait rempli par l’Iran. Dans le même temps, Washington maintenait ses troupes en Arabie Saoudite, ce qui créa l’un des griefs qui ont poussé Oussama Ben Laden à frapper l’Amérique le 11 septembre.</p>
<p>Par la suite, l’administration Bush a envahi l’Irak pour « assécher le marais », créant le vide tant craint auparavant, ce qui a renforcé la position géopolitique de Téhéran. Si Washington finit par attaquer l’Iran, l’impact pourrait être aussi extraordinaire qu’imprévisible. Car malheureusement, le potentiel des conséquences imprévues du coup de 1953 n’est pas encore épuisé.</p>
<p>L’ingénierie sociale est déjà assez difficile - en fait, presque impossible – en matière d’affaires intérieures. Elle est encore plus difficile à l’étranger. Il n’est pas facile de transcender l’histoire, les traditions, les religions, les origines ethniques, la géographie etc. C’est la raison évidente pour laquelle l’intervention échoue si souvent, produisant des effets contreproductifs jamais imaginés par ses partisans.</p>
<p>La Syrie fait partie des affaires les plus difficiles pour les USA. Les demi-mesures américaines, comme une zone d’exclusion aérienne, empêtreraient l’Amérique dans une impasse sans générer de résultat décisif. Se saisir des stocks d’armes chimiques de la Syrie assurerait leur utilisation - contre les troupes alliées - et exigerait beaucoup d’hommes sur le terrain. Un force d’occupation encore plus importante serait nécessaire pour vaincre le régime, rétablir l’ordre et faire respecter la paix. Avec un public las de la guerre et un État au bord de la faillite, une telle politique serait une folie pour les USA.</p>
<p>Il faut résister à la pression croissante d’intervenir en Syrie et dans d’autres conflits inutiles. Le fait que l’on puisse trouver un argument pour soutenir presque chaque partie dans la guerre civile syrienne est sans doute la meilleure preuve que la seule solution raisonnable est de rester en dehors de ce tragique conflit.</p>
<p>(*)Doug Bandow est analyste au Cato Institute.</p>
<p>----</p>
<p>Cet article a été <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0JhbmRvd19TeXJpZV9VU0FfMDgwNTEz">publié </a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS9wZXJpbHMtaW50ZXJ2ZW50aW9uLXN5cmlh" target=\"_blank\">en anglais</a> sur le site du Cato Institute. Traduction : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0JhbmRvd19TeXJpZV9VU0FfMDgwNTEz">Libre Afrique.</a></p>
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		<item>
		<title>Les autorités locales exigent la &quot;liberté&quot; de taxer (GB)</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/12/124095-les-autorites-locales-veulent-la-liberte-de-taxer-gb</link>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 05:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr Richard North</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[impôts locaux]]></category>
		<category><![CDATA[taxation]]></category>

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		<description><![CDATA[Les autorités locales britanniques sont révoltées par l'idée d'un contrôle de l'électorat sur leur capacité de taxer les gens.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les autorités locales britanniques sont révoltées par l'idée d'un contrôle de l'électorat sur leur capacité de taxer les gens.</strong></p>
<p><strong>Par Richard North, depuis le Royaume-Uni.</strong></p>
<p><span id="more-124095"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA3L0RyYXBlYXUtYnJpdGFubmlxdWUuanBn"><img class="alignleft size-full wp-image-90496" title="Drapeau britannique" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/Drapeau-britannique.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="240" /></a>Les travaillistes, nous dit-on, sont accusés de manigancer pour mettre fin au rabais sur les impôts locaux pour les célibataires.</p>
<p>Dans une demande aux ministres, l'association des autorités locales appelle à obtenir le pouvoir d'en finir avec les 25% de remise offerts en reconnaissance du simple fait que qu'une personne seule pèse moins, en termes de demande sur les services locaux.</p>
<p>Parmi les choses qui vous glacent le sang, cependant -à part la proposition elle-même- est l'affirmation que cette remise "coûte" actuellement à peu près 2,7 milliards de livres sterling par an.</p>
<p>L'idée que de ne pas imposer une taxe particulière est un "coût" est du pur soviétisme dans sa forme distillée. Est-ce qu'un impôt sur le revenu à un taux de, disons, moins de 90%, représente aussi un "coût" pour l'Etat ?</p>
<p>Mais ça ne s'arrête pas là. L'association des autorités locales se plaint aussi de la législation qui exige d'elles d'organiser un référendum si elles veulent augmenter les impôts communaux de plus de 2% par an.</p>
<p>Cette règle a été introduite suite à un déchaînement pendant les années où les travaillistes étaient au pouvoir, pendant lesquelles les impôts locaux ont doublé.  Aucune autorité locale n'a, jusqu'ici, osé organiser un tel référendum, bien que nombres d'entre elles aient augmenté les impôts locaux de 1,99% cette année (y compris la mienne).</p>
<p>Maintenant, nous dit l'association des autorités locales, les mairies devraient être libres d'augmenter les impôts locaux "d'autant qu'elle le veulent", jetant même cet exemple limité de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9kZW1vY3JhdGllLWRpcmVjdGUv" target=\"_blank\">démocratie directe</a> dans les poubelles de l'histoire.</p>
<p>Et, bien sûr, si ça passe, quiconque refuserait de payer cet impôt irait directement en prison, sans droit à la défense. Et il y a des gens dans ce pays qui pensent que nous sommes en démocratie.</p>
<p>Qui pour le programme de Harrogate (plan du Dr North pour soumettre le budget à référendum annuel) ?</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2V1cmVmZXJlbmR1bS5jb20vYmxvZ3ZpZXcuYXNweD9ibG9nbm89ODM4NzU=">Sur le web.</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Indépendance de l&#039;Écosse : une perspective libérale</title>
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		<pubDate>Sat, 11 May 2013 05:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Écosse]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume Uni]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2014 doit être organisé sur l'indépendance de l'Écosse vis-à-vis du Royaume-Uni. Que penser d'une possible indépendance ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 2014 doit être organisé sur l'indépendance de l'Écosse vis-à-vis du Royaume-Uni. Que penser de cette possible indépendance ?</strong></p>
<p><strong>Par Jacques Roberts.</strong><span id="more-124057"></span></p>
<div id="attachment_124058" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L1BheXNhZ2Utw6ljb3NzYWlzLmpwZw=="><img class="size-medium wp-image-124058" title="Paysage écossais (Crédits : Moyan Brenn, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Paysage-écossais-300x207.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="207" /></a><p class="wp-caption-text">Paysage écossais</p></div>
<p>Au-delà des clichés nationalistes faciles et des débats sur la réalité historique de la nation écossaise, cet article va s’intéresser à la question de l’indépendance de l'Écosse sous un angle économique et, chose inédite, d’un point de vue libéral. En 2014, le gouvernement écossais, sous la houlette d’Alex Salmon du SNP (<em>Scottish National Party</em>), compte tenir un référendum pour déterminer ou non du maintien de l’Ecosse dans le Royaume-Uni. Je compte aller ici au-delà des arguments émotionnels, malgré mon propre parti pris, que je me dois de signaler en toute honnêteté, ayant effectué une partie de mes études dans cette charmante Écosse. Je n’ai pas plus l’intention de verser dans l’anglophobie habituelle et obsessionnelle de certains tenants de l’indépendance.</p>
<p>Tout d’abord, je souhaiterais faire un rapide point de la situation économique actuelle et récente de l’Ecosse. Cette partie du Royaume-Uni fut à la pointe de la première révolution industrielle, portée par les idées des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTHVtaSVDMyVBOHJlc18lQzMlQTljb3NzYWlzZXM=" target=\"_blank\">Lumières écossaises</a> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQWRhbV9TbWl0aA==" target=\"_blank\">Smith</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRGF2aWRfSHVtZQ==" target=\"_blank\">Hume</a>, Ferguson, Hutcheson) dont l’apport au libéralisme est analysé, parfois de manière très critique, par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTXVycmF5X1JvdGhiYXJk" target=\"_blank\">Murray Rothbard</a> dans son <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzA5NDU0NjY0OFgvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTA5NDU0NjY0OFgmYW1wO2FkaWQ9MFhRVDRKQTE0MTI4SFgzWjU0RE0mYW1wOw==" target=\"_blank\">Austrian Perspective on the History of Economic Thought</a> </em>[[1. Rothbard, Murray, An Austrian Perspective on the History of Economic Thought, Vol I, Ludwig von Mises Institute, 2006, pp. 415-504.]]. C’est en effet en Ecosse que survinrent, souvent avec l’aide de capital anglais, certaines des plus grandes avancées techniques de cette époque ainsi que des innovations organisationnelles comme le regroupement des tisserands en usines, mettant fin au système de tissage à la maison (<em>putting-out) </em>qui existait avant l’avènement des premiers métiers à tisser mécaniques. L’Ecosse fut notamment un grand centre de production de jute, ainsi qu’un important producteur industriel, cumulant à un moment donné près de la moitié de la production de locomotives mondiales et presque 75% de la production de tonnage maritime commercial au niveau global. C’est en Ecosse que certains des esprits les plus brillants de la révolution industrielle et de la science moderne naquirent : Bell qui fit fonctionner le <em>Comet</em>, premier navire mû par la vapeur (à l’époque ridiculisé par Napoléon), Maxwell, pionner dans l’électromagnétisme, Cullen, physicien émérite, Fleming pour la médicine ou Napier pour les mathématiques (logarithmes). L’Ecosse est aussi connue pour ses innovations bancaires, comme le découvert[[2. Devine, Thomas, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzAxNDEwMjc2OVgvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGVibG9naGFycnlwby0yMSZhbXA7Y2FtcD0yOTEwJmFtcDtjcmVhdGl2ZT0xOTQ4MiZhbXA7bGlua0NvZGU9YXM0JmFtcDtjcmVhdGl2ZUFTSU49MDE0MTAyNzY5WCZhbXA7YWRpZD0wS1lGNTVEOE41Wk1NMkMxM0s3VyZhbXA7" target=\"_blank\">The Scottish Nation: 1700-2007</a>, Penguin Books, 2008.]]</p>
<p>Aujourd’hui, depuis les années 1950, l’Ecosse s’est retrouvée dans une situation de rapide déclin industriel que certains attribuent à des avantages comparatifs plus forts de pays comme l’Allemagne et le Japon depuis leur reconstruction sur les ruines laissées par la Seconde Guerre mondiale. L’industrie y déclina particulièrement sous la férule de Margaret Thatcher, généralement peu appréciée par les Écossais, à tort étant donné que la plupart de ces industries étaient de toute manière vouées à l’échec du fait de leur absence chronique de rentabilité. Toujours est-il que l’ouest du pays, dominé par Glasgow et jadis plateforme du commerce transatlantique (de tabac notamment), devint largement une friche industrielle et une zone de pauvreté en Ecosse, maintenue dans cet état par trente ans de règne travailliste et après des dizaines de milliards de livres dépensées en vain. Aujourd’hui, Glasgow est la ville d’Ecosse où certains quartiers, notamment à l’est de la métropole, sont caractérisées par des proportions importantes de personnes vivant avec moins d’une dizaine de livres par jour et avec une espérance de vie similaire à celle de la bande de Gaza. <em>A contrario</em>, la côte est, autour d’Edimbourg, mais aussi de Dundee et Aberdeen, est caractérisée par un secteur privé dynamique, notamment dans les services financiers pour Edimbourg et les hydrocarbures dans la zone autour d’Aberdeen (les Grampians). On compte également un certain nombre de pôles industriels comme le <em>Silicon Glen</em> qui produit une grande proportion des semi-conducteurs en circulation dans le monde et du matériel électronique et informatique[<sup class='footnote'><a href='#fn-124057-1' id='fnref-124057-1' onclick='return fdfootnote_show(124057)'>1</a></sup>].</p>
<p>Une autre partie de l’Ecosse, notamment les zones davantage rurales sont fortement dépendantes du secteur public. Dans le Lanarkshire, la dépense publique atteignait 70% du PIB du <em>county</em>[<sup class='footnote'><a href='#fn-124057-2' id='fnref-124057-2' onclick='return fdfootnote_show(124057)'>2</a></sup>]. De manière générale, le niveau de dépense publique est assez élevé en Ecosse. En comptant les revenus de la rente gazière et pétrolière, le niveau de dépense en points de PIB atteint 42,7 contre 51,7 en excluant ces revenus pour l’année fiscale 2011-2012[[5. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zY290bGFuZC5nb3YudWsvUHVibGljYXRpb25zLzIwMTMvMDMvMTg1OS80">http://www.scotland.gov.uk/Publications/2013/03/1859/4</a>]]. Pour sûr, il ne s’agit pas du niveau français qui dépasse les 57%, mais ce niveau de dépenses reste dans l’absolu élevé. Concrètement, l’Etat écossais accuse un déficit qui flirte avec les 15% du PIB si on exclut les revenus gaziers et pétroliers et de 13,5% si on retient une répartition par habitant du Royaume-Uni pour l’inclusion de ces revenus. Le gouvernement écossais SNP avance que le déficit serait réduit à 5% du PIB si on retient la répartition géographique pour le partage des revenus énergétiques, soit à peu près 90% des revenus au niveau britannique[<sup class='footnote'><a href='#fn-124057-3' id='fnref-124057-3' onclick='return fdfootnote_show(124057)'>3</a></sup>]. Quelle est honnêtement la probabilité que l’Angleterre, en cas de séparation de l’Ecosse, laisse cette dernière s’en tirer avec 90% des ressources gazières et minières. Le SNP a eu tendance par le passé à imaginer l’Ecosse avec une ZEE (Zone Economique Exclusive, C’est-à-dire les eaux territoriales rattachées à un Etat.) qui s’étendrait presque jusqu’au Danemark, ce qui est pour le moins tiré par les cheveux. Une Ecosse indépendante se retrouverait donc confrontée à des problèmes financiers assez imposants.</p>
<p>Le fer de lance de l’argumentaire unioniste est donc que l'Écosse serait incapable de s’en sortir sans les transferts de Westminster. Pour rappel, l’Ecosse dispose de son propre Parlement auquel est alloué de l’argent par Westminster. Si le Parlement écossais (Holyrood) a la possibilité de faire varier le taux des impôts et dispose d’une grande autonomie dans la gestion du NHS (<em>National Health Service</em>) local, ainsi que des cursus scolaires, il est largement impuissant dans le reste des domaines et reçoit les subsides de Londres. Concrètement, le SNP n’a pas fait la preuve de sa capacité à gérer un budget jusque là, mais s’est contenté de dépenser l’argent alloué par le Royaume-Uni avec des critères assez généreux (<em>Barnett Formula</em>). Le reste de l’argumentaire unioniste, outre les arguments du type « nous avons vécu 300 ans ensemble », consiste largement à indiquer que l’Ecosse devrait alors disposer de sa propre armée, renégocier les conditions d’adhésion à l’UE pour elle-même sans obtenir une « affaire » comme le rabais jadis acquis par Margaret Thatcher. Les unionistes aiment également soulever la question de la répartition de la dette britannique et en particulier les engagements au nom de la nationalisation de la RBS (<em>Royal Bank of Scotland</em>) qui devrait à nouveau être privatisée d’ici mi-2014 quand l’Etat britannique cèdera au moins une partie de ses parts. L’Etat britannique avait aussi soutenu HSBC, une autre banque écossaise.</p>
<p>Cependant, l’indépendance écossaise pourrait déboucher sur quelque chose de favorable. Dans un premier temps, une Ecosse indépendante se retrouverait face à une dépense publique énorme avec peu de recettes en face, donc un déficit considérable. Cela pourrait contraindre les Ecossais à renouer avec leur vieille tradition calviniste d’épargne et à tailler massivement dans un secteur public en net surpoids. En restant dans le giron du Royaume-Uni, l’Ecosse s’épargne ce type de question, puisqu’elle continue de vivre de la dévolution. Par ailleurs, le déficit écossais est aujourd’hui financé par l’émission d’obligations britanniques, les <em>gilts</em>. Or, le taux d’intérêt (<em>yield</em>) sur ces obligations est historiquement bas suite aux rachats massifs par la <em>Bank of England</em>. En d’autres termes, l’Ecosse s’endette à bas prix par le biais de la signature britannique, supportée par la <em>City</em>. Une Ecosse indépendante devrait émettre de nouvelles obligations pour couvrir son déficit et ce en son propre nom, c’est-à-dire au nom d’une nation en vieillissement de 5 millions d’habitants, avec des régimes de retraite insolvables et un niveau de dépense publique élevé. Par ailleurs, ces obligations ne bénéficieraient pas d’un historique permettant d’aiguiller les investisseurs. Par conséquent, ces derniers considèreraient – à raison – que la dette écossaise représenterait un risque plus grand, notamment de crédit, aboutissant à des taux d’intérêt plus élevés (prime de risque). L’endettement public serait dès lors plus coûteux, ce qui renvoie à l’idée précédente, à savoir que le gouvernement écossais serait contraint de procéder à des coupes sombres dans le budget afin de restaurer sa crédibilité sur les marchés financiers. Concernant les régimes de retraite, ceux-ci sont une difficulté supplémentaire, puisque les régimes de retraite transnationaux font l’objet d’une réglementation européenne strictes et doivent être plus capitalisés que les régimes de retraite implantés dans un seul pays. En somme, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50ZWxlZ3JhcGguY28udWsvbmV3cy91a25ld3Mvc2NvdGxhbmQvMTAwMTkyNjcvRmlybXMtZmFjZS1tdWx0aS1iaWxsaW9uLXBlbnNpb24tYmlsbC1hZnRlci1TY290dGlzaC1pbmRlcGVuZGVuY2UuaHRtbA==" target=\"_blank\">il faudrait très rapidement trouver des actifs pour rééquilibrer les régimes</a>. Ce n’est actuellement pas le cas comme les régimes à cheval sur l’Angleterre et l’Ecosse font partie de la même entité politique, donc le Royaume-Uni. C’est un sujet qui a généralement le don d’exaspérer le SNP.</p>
<p>L’Ecosse resterait-elle dans l’UE ? C’est en tout cas l’intention du SNP. C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler que le SNP est un parti de centre-gauche et que son leader, le Premier ministre écossais Alex Salmond, est notoirement plus à gauche que son parti pris dans sa globalité. Il a fait partie dans sa jeunesse du 79 Group, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zY290c21hbi5jb20vbmV3cy9zbnAtZmFsbC1vdXQtdGhhdC1zYXctc2FsbW9uZC1leHBlbGxlZC1idXQtcHV0LXBhcnR5LW9uLW5ldy1wYXRoLTEtMTAzMDQxOQ==" target=\"_blank\">une faction du SNP caractérisée par son étatisme virulent et dont l’objectif avoué était de créer « une Ecosse socialiste et républicaine »</a>. Il fut aussi économiste à la RBS et donna sa bénédiction à celle-ci durant son mandat au gouvernement écossais concernant un programme d’acquisitions de concurrents risqué et financé par un levier de dette important. Toujours est-il qu’Alex Salmond est un partisan acharné d’une Ecosse indépendante inséré dans l’UE. Avant l’éclatement de la crise de la zone euro, il était même partisan d’une entrée d’une Ecosse devenue indépendante dans l’UEM (Union Economique et Monétaire). Depuis, il est revenu sur des positions plus modérées en avançant l’idée qu’une Ecosse indépendante pourrait toujours faire partie d’une union monétaire avec l’Angleterre, une sorte de « zone sterling » qui aurait probablement les mêmes travers que la zone euro et qui soumettrait largement l’Ecosse aux dernières lubies du MPC (<em>Monetary Policy Committee</em>), bras décisionnaire de la <em>Bank of England</em>. Ce qui nous amène à l’idée suivante.</p>
<p>L’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSW5zdGl0dXRlX29mX0Vjb25vbWljX0FmZmFpcnM=" target=\"_blank\"><em>Institute of Economic Affairs </em></a>(IEA), fondé par Friedrich A. Hayek, est un <em>think tank</em> libéral domicilié à Londres. Il a récemment exploré dans un papier les possibilités qui pourraient s’offrir à une Ecosse indépendante en termes de politique monétaire. Ainsi, l’Ecosse pourrait éventuellement autoriser une concurrence des monnaies sur son sol, essentiellement entre l’euro et la livre sterling, ce qui conduirait, de l’avis de l’auteur, à un maintien de la livre en Ecosse. Ce serait un moyen idéal de découpler la monnaie d’un gouvernement endetté et qui serait sans doute tenté par l’incontinence monétaire afin de couvrir un déficit chronique. Ce n’est peut être pas crédible à l’heure actuelle, mais dans une phase transitoire où aucune institution centrale n’existerait en Ecosse pour remplacer la <em>Bank of England</em>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZWEub3JnLnVrL2Jsb2cvY2FuLXNjb3RsYW5kLWV4dHJhY3QtaXRzZWxmLWZyb20tdGhlLWJhbmstb2YtZW5nbGFuZA==" target=\"_blank\">c’est une possibilité qui pourrait se présenter assez naturellement, voire rester</a>. Après tout, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zY290dGlzaGxpYmVydGFyaWFucy5jb20v" target=\"_blank\">un parti libertarien s’est récemment formé en Ecosse</a>, une terre que beaucoup croyaient et croient encore vouée à l’étatisme le plus morbide.</p>
<p>Pour rehausser sa compétitivité, l’Ecosse devrait probablement libéraliser son économie de manière significative. Il lui faudrait redevenir attractive, notamment en abaissant les taux d’impôt sur les sociétés, d’autant plus que la concurrence avec l’Angleterre serait farouche ; le Royaume-Uni ayant de manière globale abaissé les impôts commerciaux au cours du mandat de David Cameron. Le seul moyen de vraiment secouer l’Ecosse et les Ecossais, habitués depuis trop longtemps à l’Etat-providence, pourrait effectivement être de les laisser se débrouiller et rééquilibrer leur Etat bien trop gros, n’en déplaise aux thuriféraires de Naomi Klein.</p>
<p>Enfin, au-delà des considérations économiques, il y aurait un intérêt certain d’un point de vue politique à une séparation de l’Ecosse du reste du Royaume-Uni ; le pouvoir politique serait alors beaucoup moins centralisé et plus proche des gens. Cela le rendrait plus aisé à contrebalancer. Les Etats monolithiques et jacobins sont rarement ceux qui fonctionnent dans la mondialisation, du moins au niveau des économies développées. Une corrélation positive semble même avoir été identifiée entre une petite taille et une prospérité économique plus grande, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lY29ub21pc3QuY29tL25vZGUvMTA5Mzg3" target=\"_blank\">une tendance déjà identifiée par <em>The Economist</em> en 1998</a>. Cette idée est assez intuitive pour des libéraux qui croient aux vertus de la concurrence, ce qui inclut la concurrence, notamment fiscale, entre Etats qui ne peut être que saine et est probablement à l’origine des succès européens des siècles derniers[[13. Ferguson, Niall, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwL0IwMDRROVQ0RTQvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPUIwMDRROVQ0RTQmYW1wO2FkaWQ9MEM2VFI5SFNCSDVRTUo3OUdUNkQmYW1wOw==" target=\"_blank\">Civilization: The Six Killer Apps of Western Power</a>, Penguin, 2012.]].</p>
<p>En bref, il existe quand même une kyrielle de motifs libéraux pour soutenir l’indépendance de l'Écosse. J’ai choisi de développer surtout les aspects économiques et j’aurais sans doute pu m’attarder davantage sur les aspects politiques, mais le problème n°1 de l’Ecosse reste incontestablement son addiction à la dépense publique et il n’existe pas énormément de solutions pour qu’elle s’en départisse, sinon l’indépendance. En tout état de cause, cette solution présenterait un certain nombre de dangers, notamment avec le SNP aux commandes au vu de ses forts penchants pour le dirigisme économique, ainsi que des coûts qui pourraient vite devenir conséquents si l’Ecosse se lançait dans un programme de construction d’une armée. Notons pour finir que ce scénario reste assez hypothétique, puisque <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay9wb2xpdGljcy8yMDEzL21hci8yMy9zY290dGlzaC1pbmRlcGVuZGVuY2UtcG9sbC1zdXBwb3J0LXN0ZXJsaW5n" target=\"_blank\">les derniers sondages indiquent que les indépendantistes ne représenteraient qu’un tiers de la population en âge de voter</a> (le droit de vote sera abaissé à 16 ans pour le référendum). Ce ne sera donc probablement pas pour demain.</p>
<p>A lire également :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9FY29zc2U=" target=\"_blank\">le reste de nos articles sur l'Ecosse</a></li>
</ul>
<div class='footnotes' id='footnotes-124057'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124057-1'>Ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124057-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124057-2'>Ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124057-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124057-3'>Ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124057-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Merkel pro-communiste et pro-RDA jusqu&#039;au bout. Nouveau livre choc !</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 14:13:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nick de Cusa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[chute du mur]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[RDA]]></category>
		<category><![CDATA[réunification]]></category>
		<category><![CDATA[Stasi]]></category>

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		<description><![CDATA[Merkel était-elle pour la sortie du communisme et pour la réunification ? C'est l'image habituelle qu'on a d'elle, mais 2 grands journalistes ont mené l'enquête, et le résultat est détonnant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Merkel était-elle pour la sortie du communisme et pour la réunification ? C'est l'image habituelle qu'on a d'elle, mais deux grands journalistes ont mené l'enquête, et le résultat est détonnant.</strong></p>
<p><strong>Des infos de <em>Die Welt</em>.</strong></p>
<p><span id="more-124040"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDA1MA==" rel=\"attachment wp-att-124050\"><img class="alignleft size-medium wp-image-124050" title="Angela Merkel" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Angela-Merkel-225x300.jpg?16fe88" alt="" width="225" height="300" /></a>L'image habituelle donnée à l'Allemagne et au monde, de la Chancelière Merkel, est qu'elle était favorable à la sortie du communisme et à la réunification. Et pourtant, elle l'avoue elle même, son nouveau pays, la RFA, ignore tout des premières années de sa vie. Pourquoi n'y a-t-il eu, jusqu'ici, aucune recherche sur cette première partie de sa vie ?</p>
<p>Cet oubli est désormais en partie réparé, puisque deux journalistes, et non des moindres, se sont enfin penchés sur la question : le rédacteur du <em>Welt</em> Jurgen Lachmann et celui du <em>Bild</em>, Rafl Georg Reuth, et ils nous livrent les résultats de leurs investigation dans un ouvrage, <em>Das erste Leben der Angela M.</em>, la première vie d'Angela M.</p>
<p><strong>Secrétaire à l'agitation et à la propagande.</strong></p>
<p>En ce qui concerne son activité principale de physicienne, elle était pleinement intégrée aux structure de l'Etat soviétique SED (parti de l'unité socialiste) -le parti communiste de l'Allemagne de l'Est. Elle fut, par exemple, secrétaire à l'agitation et à la propagande de l'académie des sciences, en 1981.</p>
<p>Mais qu'en est-il de son combat pour le changement au moment de la chute du mur et de la réunification ? Contrairement à la version connue jusqu'ici, elle est restée jusqu'au bout en faveur d'une réforme du communisme à la Gorbatchev, et de la survie de la RDA. Ses ambitions de changement et de réunification ne sont, en fait, apparus qu'une fois les faits accomplis.</p>
<p>Un autre mystère qui interpelle, au vu de ces nouvelles données est, comment a-t-elle donc a-t-elle pu se retrouver au gouvernement fédéral de Helmut Kohl, seulement quelques mois après cette reconversion express de dernière minute ?</p>
<p>Cela serait dû au soutien de ses deux mentors, Wolfgang Schnurr, le dernier chef de gouvernement de la RDA, et Lothar de Maizière, de la CDU de l'Est de l'Allemagne. Tous deux étaient, à la StaSi, des collaborateurs officieux.</p>
<p><strong>"La chancelière doit s'expliquer."</strong></p>
<p>Au vu de ces nouvelles révélations sur la chancelière, le principal parti d'opposition, le SPD, a déclaré, en la personne de Ralf Stegner, que Mme Merkel devrait s'exprimer à ce sujet.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53ZWx0LmRlL3BvbGl0aWsvZGV1dHNjaGxhbmQvYXJ0aWNsZTExNjA1Mzg3Ni9EaWUtanVuZ2UtTWVya2VsLWVpbmUtZWhyZ2VpemlnZS1SZWZvcm1rb21tdW5pc3Rpbi5odG1s"><strong>Lire l'article de <em>Die Welt</em>.</strong></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#039;attentat de Boston : chronique d&#039;une compassion sélective</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 05:10:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Attentats de Boston]]></category>
		<category><![CDATA[Boston]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Les attentats de Boston en avril 2013 ont déclenché une couverture médiatique sans rapport avec des drames causant moins de morts. Pourquoi ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les attentats de Boston en avril 2013 ont déclenché une couverture médiatique sans rapport avec des drames causant plus de morts. Pourquoi ?</strong></p>
<p><strong>Par Tristan Irschlinger et Victor Santos Rodriguez.</strong><span id="more-123987"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L2Jvc3Rvbi5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-121959" title="Attentats à Boston le 15 avril 2013" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/boston-300x184.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="184" /></a>Lundi 15 avril 2013, 14h50, heure locale. En une frac­tion de seconde, l’atrocité abso­lue vient éclipser la jubi­la­tion col­lec­tive; les cris de ter­reur sup­plantent la clameur enjouée, en un bat­te­ment de cœur. Une première défla­gra­tion reten­tit. Puis, une deuxième. Deux bombes arti­sa­nales viennent d’exploser en pleine foule, semant le chaos à quelques mètres de l’arrivée du marathon de Boston. D’un souffle, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2FtZXJpcXVlcy9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDQvMTUvcGx1c2lldXJzLWJsZXNzZXMtZGFucy1kZXV4LWV4cGxvc2lvbnMtcHJlcy1kZS1sYS1saWduZS1kLWFycml2ZWUtZHUtbWFyYXRob24tZGUtYm9zdG9uXzMxNjAyNDlfMzIyMi5odG1s" target=\"_blank\">trois vies sont empor­tées et une cen­taine de per­sonnes bles­sées</a>. L’horreur de cet évène­ment envahit la Toile et ses réseaux sociaux.</p>
<p>Il ne fau­dra que quelques minutes pour que les témoi­gnages de com­pas­sion affluent des quatre coins du monde occi­den­tal, et même au-delà. C’est une véri­table défer­lante qui s’abat sur <em>Twit­ter</em>, les fils d’actualité sont satu­rés de réactions, <em>Face­book</em> s’émeut. Les “<em>R.I.P. Bos­ton</em>” (sic), “<em>Une pen­sée pour Bos­ton</em>” et autres “<em>Bos­ton &lt;3</em>” sont légion. Quant aux médias, ils sont gagnés par l’hystérie, laquelle rap­pelle, toute pro­por­tion gar­dée, un cer­tain 11 sep­tembre. D’Internet à la télé­vi­sion, en pas­sant par la <em>Une</em> des journaux du len­de­main, impos­sible d’y échap­per; l’information est omniprésente.</p>
<p>Ce même lundi, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbmRlcGVuZGVudC5jby51ay9uZXdzL3dvcmxkL21pZGRsZS1lYXN0L2lyYXEtbmluZS1kaWUtaW4tbGF0ZXN0LXdhdmUtb2YtYm9tYmluZ3MtODU3NTYyMy5odG1s" target=\"_blank\">55 Ira­kiens meurent dans une série d’attentats san­glants</a>. On déplore égale­ment près de 300 bles­sés. Et ces chiffres ne sont valables que pour la jour­née du lundi. Depuis, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3Byb2NoZS1vcmllbnQvYXJ0aWNsZS8yMDEzLzA0LzE5L2lyYWstYXR0ZW50YXRzLW1ldXJ0cmllcnMtY29udHJlLWRlcy1tb3NxdWVlc18zMTYzMDc5XzMyMTguaHRtbA==" target=\"_blank\">des atten­tats dévas­ta­teurs conti­nuent de déchi­rer le pays du Tigre et de l’Euphrate</a>. Pour­tant, force est de consta­ter que la même vigueur émotion­nelle n’a pas été déployée par les chantres de l’humanisme, si éloquents au sujet de l’attentat de Bos­ton. Les réseaux sociaux sont muets, et pour cause, les médias relayent l’information avec bien moins d’insistance, lorsqu’ils le font. Une telle dis­pa­rité a de quoi choquer.</p>
<p><strong>Biais médi­ta­tique</strong></p>
<p>Une brève recherche sur <em>Google Actua­li­tés</em> per­met de révé­ler l’ampleur de ce deux poids deux mesures dans la cou­ver­ture média­tique[[1. Recherche effec­tuée sur <em>news.google.ch</em> le 18 avril 2013, à 18h.00, en cochant la case “moins d’une semaine”. Quel que soit le moment exact de la recherche, la ten­dance reste similaire.]]. Taper “<em>Iraq Bom­bings</em>” per­met de récol­ter 43’400 <em>résul­tats</em>, alors que “<em>Bos­ton Bom­bings</em>” en four­nit 1’180’000’000 (!). On pour­rait alors être tenté d’expliquer cet écart abys­sal essen­tiel­le­ment par la pré­sence d’un biais lin­guis­tique, puisque l’attentat de Bos­ton a eu lieu dans un pays anglo­phone. Mais en fran­çais, la dif­fé­rence est égale­ment très marquée : 8’480 résultats pour “<em>Atten­tats Irak</em>” contre 86’000 pour “<em>Atten­tats Bos­ton</em>”[[5. L’inclusion, ou non, du “s” à “<em>bom­bing</em>” et “<em>atten­tat</em>” n’altère les résul­tats que de manière insignifiante.]]. On est donc bien face à une cou­ver­ture média­tique foncièrement inégale, lar­ge­ment com­man­dée par de basses consi­dé­ra­tions finan­cières. Le site <em>oumma.com</em> dénonce cette pra­tique répan­due <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL291bW1hLmNvbS8xNjQzMy90ZXJyb3Jpc21lLWdyYW5kcy1tZWRpYXMtMS1tb3J0LWEtYm9zdG9uLXZhdXQtcGx1cy0xMDA=" target=\"_blank\">en ces termes</a> : “<em>Vu de Paris, Londres ou Washing­ton, la mort bru­tale d’un Euro­péen ou d’un Amé­ri­cain dans le monde sera tou­jours plus fruc­tueuse à cou­vrir –aux yeux des res­pon­sables de l’information– que celle de dizaines de non-Occidentaux.</em>”</p>
<p><strong>Biais cultu­rel et identitaire</strong></p>
<p>Cepen­dant, la faillite des médias n’est pas l’unique fac­teur der­rière cette com­pas­sion à deux vitesses. Ce n’est pas sim­ple­ment le dés­équi­libre dans l’exposition média­tique entre les atten­tats de Bos­ton et d’autres évène­ments tra­giques qui est ici en cause, mais égale­ment une dif­fé­rence de réso­nance chez le citoyen occi­den­tal lambda, eu égard à son iden­tité eth­no­cen­trée. En d’autres termes, on est cer­tai­ne­ment en pré­sence d’un phé­no­mène qui relève de la proxi­mité, voire de l’identification, cultu­relle. Il est, pour un Euro­péen, plus aisé de se mettre dans la peau d’un Amé­ri­cain, lequel a un mode de vie rela­ti­ve­ment simi­laire. “<em>Ça aurait pu être moi</em>”, songe-t-il en plein tour­ment. A l’inverse, il se sent émotion­nel­le­ment déta­ché de ce qu’il se passe en Irak, un pays dont il ne sait fina­le­ment rien.</p>
<p><strong>Biais cog­ni­tif</strong></p>
<p>Au-delà de la cou­ver­ture médiatique inégale et du phé­no­mène d’identification cultu­relle, un troi­sième fac­teur doit être sou­li­gné. Pour nombre d’Occidentaux, l’attentat de Bos­ton peut revê­tir une por­tée émotion­nelle par­ti­cu­lière en rai­son de l’anormalité d’une telle tra­gé­die à leurs yeux. <em>Impen­sable!</em> Pétris d’opinions pré­con­çues à l’égard des “bar­bares du Sud”, ou sim­ple­ment las­sés par d’autres évène­ments pour­tant dra­ma­tiques en rai­son de leur fré­quence, ils ont ten­dance à trou­ver l’acte ter­ro­riste de Bos­ton plus cho­quant que ceux qui ont endeuillé l’Irak, ces der­niers étant “au fond” le pain quo­ti­dien des Ira­kiens. Mais évidem­ment, la récur­rence de tels évène­ments dans un pays n’en atté­nue en rien la tris­tesse, bien au contraire.</p>
<p>Au final, bien qu’explicable par l’attitude des médias ainsi que cer­tains pro­ces­sus émotion­nels et cog­ni­tifs, le résul­tat n’en reste pas moins mora­le­ment indé­cent et révol­tant. La vie d’un Amé­ri­cain, dans l’affect des citoyens du Nord, semble avoir plus de valeur que celle d’un Ira­kien (ou même de cent à vrai dire!). Les termes sont simples, voire sim­plistes, mais la conclu­sion est iné­luc­table. Et bien entendu, le phé­no­mène ne se can­tonne pas à l’Irak. Dimanche 14 avril, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RyaWJ1bmUuY29tLm5nL25ld3MyMDEzL2luZGV4LnBocC9lbi93b3JsZC1uZXdzL2l0ZW0vOTY4NC1tb2dhZGlzaHUtY291cnQtYXR0YWNrLWRlYXRoLXRvbGwtcmlzZXMtdG8tMzQ=" target=\"_blank\">34 civils sont tués dans un raid sui­cide et un atten­tat à Moga­dis­cio, en Soma­lie</a>. Mardi 16 avril, le trem­ble­ment de terre le plus violent en Iran depuis 1957 frappe le Sud-Est du pays, fai­sant plus de 30 morts au Pakis­tan voi­sin; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydHMuY2gvaW5mby9tb25kZS80ODI0OTI5LXVuLXNlaXNtZS1kLXVuZS1tYWduaXR1ZGUtZGUtN+KAkzgtZW4taXJhbi1mYWl0LWRlcy1tb3J0cy1hdS1wYWtpc3Rhbi5odG1s" target=\"_blank\">le nombre de vic­times ira­niennes n’est pas encore connu</a>. Tout cela, sans qu’aucun jour­na­liste n’en fasse les gros titres et sans que per­sonne ne s’en attriste sur les réseaux sociaux. Et on pour­rait mul­ti­plier les exemples, à l’image de l’ouragan Sandy, auquel une atten­tion décu­plée à été confé­rée une fois le ter­ri­toire amé­ri­cain tou­ché, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay9jb21tZW50aXNmcmVlLzIwMTIvbm92LzAyL2h1cnJpY2FuZS1zYW5keS1oaXQtY2FyaWJiZWFuLW1lZGlh" target=\"_blank\">alors qu’il venait de rava­ger les Caraïbes</a>.</p>
<p>Mal­gré l’injustice criante de cette com­pas­sion sélec­tive, l’attentat de Bos­ton n’en demeure pas moins un véri­table drame, face auquel il est légi­time d’être bou­le­versé. Nous pour­rions, devrions, tou­te­fois en tirer des leçons. C’est pré­ci­sé­ment cette empa­thie “intra-Occident” qui pour­rait, devrait, ser­vir de point d’entrée à une empa­thie plus large, plus juste. S’il est regret­table qu’il faille qu’un pays du Nord soit frappé pour que l’on s’émeuve dans les chau­mières occi­den­tales, cet élan com­pas­sion­nel contient les germes d’une véri­table com­mi­sé­ra­tion huma­niste, uni­ver­selle et glo­bale. Une fois la sen­si­bi­lité éveillée, une fois la peine par­ta­gée, les souf­frances d’autrui, qui que ce soit, ne peuvent nous lais­ser indif­fé­rents. Notre com­pas­sion ne devrait pas être sélective.</p>
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<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qZXRkZW5jcmUuY2gvbGF0dGVudGF0LWRlLWJvc3Rvbi1jaHJvbmlxdWUtZHVuZS1jb21wYXNzaW9uLXNlbGVjdGl2ZS0yNzgx" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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