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	<title>Contrepoints &#187; Europe</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Europe : François Hollande à rebours de l&#039;Allemagne</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124774-europe-francois-hollande-a-rebours-de-lallemagne</link>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Open Europe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu'ont pensé les analystes européens de la conférence de presse de François Hollande ? Pour Open Europe, c'est surtout l'opposition entre la vision européenne de la France et de l'Allemagne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu'ont pensé les analystes européens de la conférence de presse de François Hollande ? Pour Open Europe, c'est surtout l'opposition entre la vision européenne de la France et de l'Allemagne.</strong></p>
<p><strong>Un article d'Open Europe, depuis Bruxelles.</strong><span id="more-124774"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTgvMTI0Nzc0LWV1cm9wZS1mcmFuY29pcy1ob2xsYW5kZS1hLXJlYm91cnMtZGUtbGFsbGVtYWduZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzODE4LWhvbGxhbmRlLWFsbGVtYWduZQ==" rel=\"attachment wp-att-124822\"><img class="aligncenter  wp-image-124822" title="imgscan contrepoints 2013818 Hollande Allemagne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013818-Hollande-Allemagne-753x1024.jpg?16fe88" alt="" width="360" height="489" /></a></p>
<p>Pour les médias français, c'était le "grand oral" de François Hollande avant-hier. Le président de la République a en effet tenu une grande conférence de presse à l’Élysée pour marquer l'anniversaire de sa première année au pouvoir. Et il y a dit quelques choses intéressantes sur sa vision de l'Europe et de l'Eurozone.</p>
<p>Il a ainsi promis de lancer une "offensive" pour "sortir l'Europe de sa léthargie". Et Hollande d'appeler à un "gouvernement économique" de l'Eurozone,<em> "qui se réunirait tous les mois autour d'un véritable président nommé pour une durée longue et qui serait affecté à cette seule tâche"</em></p>
<p>Toujours selon François Hollande :</p>
<blockquote><p>[Ce gouvernement] débattrait des "principales décisions de politique économique, harmoniserait la fiscalité, commencerait à faire acte de convergence sur le plan social, par le haut, et engagerait un plan de lutte contre la fraude fiscale.</p></blockquote>
<p>Et comme si ces remarques n'étaient pas assez clivantes,<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ldXJvcGUxLmZyL0Vjb25vbWllL0hvbGxhbmRlLXBsYWlkZS1wb3VyLXVuZS11bmlvbi1idWRnZXRhaXJlLWVuLUV1cm9wZS0xNTE5Mzg1Lw==" target=\"_blank\"> le président français a réaffirmé</a> sa croyance dans le fait que l'Eurozone devrait avoir sa propre "capacité budgétaire" et "la possibilité, progressivement, de lever l'emprunt". Dans les questions qui ont suivi son intervention, il a aussi suggéré que la BCE fasse plus encore pour augmenter la liquidité.</p>
<p>François Hollande a conclu le chapitre Europe de son intervention en déclarant :</p>
<blockquote><p>L'Allemagne plusieurs fois a dit qu'elle était prête, à une union politique, à une nouvelle étape d'intégration. La France est disposée à donner un contenu à cette union politique.</p></blockquote>
<p>Et, dans un <em>coup de théâtre (NdT : en français dans le texte)</em>, François Hollande s'est donné deux ans pour parvenir à cette union politique.</p>
<p>Il sera très intéressant de voir quelle sera la réponse de Berlin à ce discours. Pour l'instant, cette conférence de presse est surtout <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9maW5hbmNlL21hdHNwZXJzc29uLzEwMDAyMjgyNi9ldXJvem9uZS1jcmlzaXMtZGlzbWFsLWdyb3d0aC1sZWFkcy10by10ZW5zaW9uLWdlcm1hbnktZnJhbmNlLw==" target=\"_blank\">un nouveau rappel</a> du fossé qui sépare l'Allemagne et la France dans le débat sur le futur de l'Eurozone. Paris continue à s'en tenir à une ligne "solidarité et intégration d'abord, contrôle et rigueur ensuite", alors que Berlin insiste pour que les priorités soient inversées.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29wZW5ldXJvcGVibG9nLmJsb2dzcG90LmJlLzIwMTMvMDUvaG9sbGFuZGUtZ29lcy1vbi1vZmZlbnNpdmUtdHdvLXllYXJzLXRvLmh0bWw=" target=\"_blank\">Sur le web</a> - Traduction <em>Contrepoints</em>/Alexis Vintray</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124774" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>L’« austérité » est-elle responsable de la crise en Europe ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124663-l-austerite-est-elle-responsable-de-la-crise-en-europe</link>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 04:40:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Institut Economique Molinari</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[déficits budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publics]]></category>
		<category><![CDATA[étatisme]]></category>
		<category><![CDATA[impôts et taxes]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[L’austérité en Europe, c'est en fait plus de taxes pour les contribuables et plus d’État, selon une nouvelle étude de l’Institut économique Molinari.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’austérité en Europe, c'est en fait plus de taxes pour les contribuables et plus d’État, selon une nouvelle étude de l’Institut économique Molinari.</strong></p>
<p><strong>Un article de l'Institut économique Molinari.</strong><br />
<span id="more-124663"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjYvMTE5NDc1LWxhdXN0ZXJpdGUtbmVzdC1wYXMtdW5lLXNvbHV0aW9uL2F1c3Rlcml0ZQ==" rel=\"attachment wp-att-119477\"><img class="aligncenter  wp-image-119477" title="austérité" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/austérité.jpg?16fe88" alt="" width="440" height="248" /></a></p>
<p>Alors que le débat sur l’austérité fait rage en Europe et tout particulièrement en France officiellement en récession, nombre de décideurs et de commentateurs appellent à ralentir les mesures d’austérité et cherchent à obtenir des délais pour revenir aux critères de Maastricht. Le problème dans ce débat est qu’il porte sur un terme mal défini et cache trop souvent le fait que la taille des États continue à augmenter.</p>
<p><strong>Austérité : Trop de confusion</strong></p>
<p>Les mesures d’« austérité » visent à réduire les déficits des États – et donc leur endettement. Elles peuvent ainsi recouvrir diverses situations et s’appliquer aussi bien à une croissance qu’à une diminution de la taille de l’État.</p>
<p>Or, il est de plus en plus acquis dans le débat qu’elles seraient un échec, notamment parce qu’elles se seraient traduites par des réductions de dépenses draconiennes et par quelques augmentations d’impôt. Leur effet global serait une réduction nette de la taille des États jugée nuisible à la reprise économique. Mais est-ce vraiment le cas ?</p>
<p><strong>L’austérité pour les contribuables : une hausse de 12,9% des recettes fiscales</strong></p>
<p>Les diminutions de déficits qu’on a observées dans plusieurs pays n’ont pu être réalisées que grâce à des recettes fiscales qui ont augmenté plus vite que les dépenses. C’est précisément ce que les données d’Eurostat montrent, avec une augmentation des recettes de 12,9% de 2009 à 2012, soit le double du rythme d’augmentation des dépenses publiques.</p>
<p><strong>Pas d’austérité pour les États : des dépenses publiques en hausse de 6,3%</strong></p>
<p>Si les dépenses publiques en pourcentage du PIB ont très légèrement baissé pendant cette période, de 1,7 point de pourcentage, la proportion pour 2012 est par ailleurs toujours supérieure de quatre points à celle qui prévalait avant le début de la crise, soit 49,4% contre 45,6% en 2007.</p>
<p>Plus encore, les dépenses des États n’ont en fait jamais cessé de croître pour l’UE dans son ensemble depuis le début de la crise financière, sauf en 2011 où elles sont restées constantes. Elles ont crû de 6,3% pendant les trois dernières années, c’est-à-dire durant la période où des politiques d’« austérité » sont censées avoir été mises en œuvre.</p>
<p>L’austérité est donc une réalité en Europe pour les contribuables qui voient leur pouvoir d’achat diminuer mais pas pour les États qui tardent à se mettre au régime. Selon l’auteur de l’étude, Martin Masse, « la confusion entourant la signification du terme "austérité" empêche une meilleure compréhension de la situation et bloque la tenue d’un débat plus pertinent sur les causes de la crise. » Débat pourtant plébiscité par les Français qui sont 77% à penser que l’État ne réduit pas assez ses dépenses (enquête Ipsos).</p>
<p><strong>Intitulée <strong>« </strong>L’« austérité » est-elle responsable de la crise en Europe ?<strong> »</strong>, l’étude <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZy9sLWF1c3Rlcml0ZS1lc3QtZWxsZS1yZXNwb25zYWJsZSwxNTMwLmh0bWw="><strong>est disponible sur le site de l'IEM</strong></a>.</strong></p>
<p>---<br />
<strong>Le samedi 15 juin, <em>Contrepoints</em> organise un grand débat sur le thème <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTQvMTI0Mjg5LWNvbnRyZXBvaW50cy1mYWl0LXNvbi1zaG93">« Après la faustérité »</a>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124663" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>L’Islande choisit l’indépendance</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124505-lislande-choisit-lindependance</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124505-lislande-choisit-lindependance#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 May 2013 05:45:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Hannan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Islande]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Les perspectives de l'Islande viennent de s’éclaircir : retour à l'état d'indépendance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les perspectives de l'Islande viennent de s’éclaircir : retour à l'état d'indépendance.</strong></p>
<p><strong>Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni.</strong><br />
<span id="more-124505"></span></p>
<div id="attachment_124506" class="wp-caption aligncenter" style="width: 470px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDUwNg==" rel=\"attachment wp-att-124506\"><img class="size-full wp-image-124506" title="Bjarni Benediktsson, leader of the Independence party of Iceland" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Bjarni-Benediktsson-leade-010.jpg?16fe88" alt="" width="460" height="276" /></a><p class="wp-caption-text">Félicitations à Bjarni Benediktsson : <em>Independence is back.</em></p></div>
<p>Un décalage dans le temps déforme la perception que nous avons des pays étrangers. À chaque fois que je mentionne, par exemple, à quel point la Norvège s’en sort bien en dehors de l'UE, une douzaine de gauchistes semi-habiles ripostent : "Ouais, vous voulez les niveaux de dépenses norvégiens, non ?" Bien évidemment que je préfèrerais avoir le niveau des dépenses norvégiennes (40,2% du PIB) plutôt que le niveau de dépenses britannique (47,3%), bien que nous pourrions certainement faire mieux que ces deux exemples. Mais les chiffres ne semblent pas avoir d'importance aux yeux des gens : l'idée que la Norvège est un État socialiste est désormais une évidence pour les Anglais, et il est difficile de les en défaire.</p>
<p>Dans le cas de l'Islande, la distorsion de perception est encore plus extrême. Il y a quatre ans, le reste du monde a eu l'impression d'un pays anéanti par la crise bancaire. Le secteur des services financiers islandais, comme le raconte l'histoire, avait, comme un coucou, poussé tout le reste à l’extérieur du nid de sorte que, lorsque la crise du crédit est arrivée, l'économie a été dévastée. L'Islande est devenue synonyme de faillite. Les syndicalistes écossais narguent Alex Salmond en disant qu'il va transformer leur pays en une "autre Islande". Les détracteurs de Londres l'appellent "Reykjavík-sur-Mer".</p>
<p>En fait, l'Islande est plus riche que 22 ou 23 (selon la mesure utilisée) des 27 États membres de l'UE. Plus précisément, elle connait la croissance : l'économie islandaise est actuellement en augmentation de 2,5% par an tandis que celle de la zone euro se contracte.</p>
<p>Pourquoi cette motte congelée de roche volcanique se porte-t-elle si bien ? Pour trois raisons. Tout d'abord, l'Islande a été assez sage pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAwODM3NjQvaWNlbGFuZC13YXMtcmlnaHQtbm90LXRvLWJhaWwtb3V0LWl0cy1iYW5rcy1pZi1vbmx5LXdlLWhhZC1kb25lLXRoZS1zYW1lLw==">laisser ses banques faire faillite</a> plutôt que de les renflouer. Deuxièmement, l'Islande n'était pas dans la zone euro, et pouvait donc absorber une partie du choc de la dévaluation dans son taux de change plutôt que dans la production et l'emploi. Le taux de chômage est actuellement de seulement 5,3%, et la couronne se remet bien avec le retour de la croissance. Troisièmement, les Islandais sont un peuple courageux, deux générations la séparent de l'agriculture de subsistance et de la pêche. Quand ça va mal, ils ne vont pas se plaindre auprès de l’État, ils se retroussent les manches et se remettent au travail.</p>
<p>Les perspectives de l'Islande viennent de s’éclaircir (au propre comme au figuré : nous atteignons la saison où le soleil continue d’éclairer après 23h00). Après une brève aberration de gauche, les électeurs sont revenus à ce que nous pouvons à juste titre appeler l'ordre naturel. Le Parti de l'Indépendance, qui avait remporté toutes les élections depuis 1929, sauf celle de 2009, a repris sa place de leader lors du vote d’il y a deux semaines. Il semble maintenant certain qu’il formera une coalition avec le Parti du Progrès, centriste mais eurosceptique. Les Islandais attendent avec impatience un démantèlement des réglementations anti-commerciales imposées par la coalition précédente, des réductions d'impôt importantes, et une mise au placard de la demande ridicule de l’UE.</p>
<p>Comment le Parti de l'Indépendance a-t-il pu revenir au pouvoir si rapidement après la crise qui s'est produit alors qu’il était aux affaires ? Eh bien, les Islandais ont un sens des réalités. En 1991, quand David Oddsson a entamé les 18 ans au pouvoir du Parti de l’indépendance, le pays était encore faible par rapport aux standards de l'Europe occidentale, l'inflation était en hausse et le déficit budgétaire était important. Il a réduit les impôts de façon drastique et a privatisé des actifs publics, créant un boom économique sans précédent qui a été suivi en 2008 par une correction. Les Islandais savent parfaitement que, même après la correction, ils sont mieux lotis que leurs parents auraient pu l’imaginer. Et ils savent qui remercier pour cela. Les ministères successifs du Parti de l'Indépendance ont déplacé des rochers, permettant à l'herbe –<strong></strong> tenaces touffes de toundra – de croître.</p>
<p>Le Parti de l'Indépendance organise actuellement le Conseil semestriel de l'Alliance des Conservateurs et Réformistes Européens, dont je suis le Secrétaire Général. Ils rappellent au reste d'entre nous comment les conservateurs peuvent réussir en embrassant les marchés. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAxNTY1NTEvZnJhbmNlLWFuZC1ncmVlY2UtYXJlLWp1c3QtdGhlLWJlZ2lubmluZy1ldXJvcGUtaXMtZW50ZXJpbmctYS1kb3dud2FyZC1zcGlyYWwv">Contrairement à la plupart des partis européens de centre-droite,</a> le Parti de l'indépendance rejette le corporatisme – et bien sûr, l'Union européenne, qui l’encourage</p>
<p>C'est un message qui trouve une résonance ailleurs. Hier matin, l'AECR (l’Alliance des Conservateurs et Réformistes Européens) a reçu des demandes d’adhésion de plus de trois partis de centre-droit supplémentaires. Contrairement à la plupart des blocs européens, nous sommes silencieusement en pleine croissance. Les gens sont sensibles à l’attrait des nations libres, des personnes libres et des marchés libres.</p>
<p>Ah, le Parti de l'Indépendance. Son nom vous dit tout ce que vous devez savoir. L'état d'indépendance - sjálfstæðis - est terriblement important pour les Islandais. Cela ne signifie pas simplement vivre dans un pays souverain, c'est aussi être autonome, intègre, non-esclave. La raison pour laquelle la demande de l'UE est maintenant, en pratique, morte, est que les Islandais comprennent le lien entre vivre dans un État indépendant et vivre de façon indépendante de l’État. J'espère qu’il en va de même pour mes propres compatriotes.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAyMTYyMzIvaWNlbGFuZC1jaG9vc2VzLWluZGVwZW5kZW5jZS8=">Sur le web.</a><br />
Traduction : Laurett pour <em>Contrepoints</em>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124505" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Idée reçue : l&#039;Europe est laxiste en matière d’autorisation des OGM</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124275-idee-recue-leurope-est-laxiste-en-matiere-dautorisation-des-ogm</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124275-idee-recue-leurope-est-laxiste-en-matiere-dautorisation-des-ogm#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anton Suwalki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[anti-OGM]]></category>
		<category><![CDATA[biotechnologie]]></category>
		<category><![CDATA[Commission Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains prétendent que la Commission européenne serait entre les mains des lobbies des biotechnologies. En fait, les lobbies anti-OGM paraissent beaucoup plus efficaces.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Certains prétendent que la Commission européenne serait entre les mains des lobbies des biotechnologies. En fait, les lobbies anti-OGM paraissent beaucoup plus efficaces.</strong></p>
<p><strong>Par Anton Suwałki.</strong><br />
<span id="more-124275"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDI3Nw==" rel=\"attachment wp-att-124277\"><img class="alignleft  wp-image-124277" title="biotechnologie" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/biotechnologie.jpg?16fe88" alt="" width="277" height="184" /></a>Régulièrement, la propagande relance l’idée que l’EFSA, l’agence de sécurité alimentaire européenne, et les instances de l’UE telle que la Commission européenne sont entre les mains des lobbies des biotechnologies. Si l’on croit <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ldXJvcGFiaW8ub3JnL3NpdGVzL2RlZmF1bHQvZmlsZXMvcG9zaXRpb24vYXBwcm92YWxzXzIwMTNfZmluYWxfN19tYXJjaF8yMDEzLnBkZg==">un récent  rapport </a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ldXJvcGFiaW8ub3JnL3NpdGVzL2RlZmF1bHQvZmlsZXMvcG9zaXRpb24vYXBwcm92YWxzXzIwMTNfZmluYWxfN19tYXJjaF8yMDEzLnBkZg==">d’Europa bio</a>, la situation est complètement différente, et on arrive au contraire à une situation de blocage presque complet.</p>
<p>Le nombre cumulé de dossiers d’autorisations de  produits issus d’OGM déposés est passé de 7 en 2004 à 74 en 2012. Chaque année, il  y a davantage de demandes déposées que d’autorisation délivrées. Sur la période considérée, il  faut 45 mois en moyenne, soit près de 4 ans, pour qu’un produit obtienne l’autorisation finale. Ce délai ne s’est guère amélioré au cours de la dernière année écoulée par rapport aux années précédentes. Les délais sont encore supérieurs lorsqu’il s’agit d’OGM comportant des transgènes « empilés ».</p>
<p>La fable du laxisme de l’EFSA saute aux yeux lorsqu’on sait que la phase d’évaluation scientifique des OGM représente les deux tiers de cette durée de 45 mois, alors que l’instance d’évaluation devrait théoriquement rendre ses avis en 6 mois. Un délai qui est presque toujours dépassé, l’EFSA pouvant demander des compléments d’information, ce qu’elle ne manque pas de faire.  Dans certains cas, (coton Monxx, cf rapport page 7), la publication de l’avis de l’EFSA a dépassé 4 ans.</p>
<p>Intervient ensuite la procédure d’autorisation par la Commission européenne, qui devrait durer au maximum 5 mois : un premier vote après 3 mois, puis un second (délai 2 mois) s’il y a appel. En réalité, la décision définitive de la CE intervient au bout de 15 mois en moyenne.</p>
<p>Concernant les dossiers de demande d’autorisation de cultures de plantes génétiquement modifiées, tous les records de délai sont battus comme dans le cas du maïs Bt 11 résistant à la pyrale. La demande déposée en 1996 n’a reçu l’approbation de l’ESFA qu’en 2005, et comme 6 autres plantes génétiquement modifiées, attend toujours l’autorisation de la CE.</p>
<p>Compte tenu de ces faits, on se dit que si des lobbies « pro-OGM » manœuvrent à Bruxelles, leur pouvoir n’est pas bien grand. Les lobbies anti-OGM sont beaucoup plus efficaces.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbXBvc3RldXJzLm9yZy9hcnRpY2xlLWlkZWUtcmVjdWUtbC1ldXJvcGUtZXN0LWxheGlzdGUtZW4tbWF0aWVyZS1kLWF1dG9yaXNhdGlvbi1kZXMtb2dtLTExNzc0MjcwOC5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Les autorités locales exigent la &quot;liberté&quot; de taxer (GB)</title>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 05:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr Richard North</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[impôts locaux]]></category>
		<category><![CDATA[taxation]]></category>

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		<description><![CDATA[Les autorités locales britanniques sont révoltées par l'idée d'un contrôle de l'électorat sur leur capacité de taxer les gens.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les autorités locales britanniques sont révoltées par l'idée d'un contrôle de l'électorat sur leur capacité de taxer les gens.</strong></p>
<p><strong>Par Richard North, depuis le Royaume-Uni.</strong></p>
<p><span id="more-124095"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA3L0RyYXBlYXUtYnJpdGFubmlxdWUuanBn"><img class="alignleft size-full wp-image-90496" title="Drapeau britannique" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/Drapeau-britannique.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="240" /></a>Les travaillistes, nous dit-on, sont accusés de manigancer pour mettre fin au rabais sur les impôts locaux pour les célibataires.</p>
<p>Dans une demande aux ministres, l'association des autorités locales appelle à obtenir le pouvoir d'en finir avec les 25% de remise offerts en reconnaissance du simple fait que qu'une personne seule pèse moins, en termes de demande sur les services locaux.</p>
<p>Parmi les choses qui vous glacent le sang, cependant -à part la proposition elle-même- est l'affirmation que cette remise "coûte" actuellement à peu près 2,7 milliards de livres sterling par an.</p>
<p>L'idée que de ne pas imposer une taxe particulière est un "coût" est du pur soviétisme dans sa forme distillée. Est-ce qu'un impôt sur le revenu à un taux de, disons, moins de 90%, représente aussi un "coût" pour l'Etat ?</p>
<p>Mais ça ne s'arrête pas là. L'association des autorités locales se plaint aussi de la législation qui exige d'elles d'organiser un référendum si elles veulent augmenter les impôts communaux de plus de 2% par an.</p>
<p>Cette règle a été introduite suite à un déchaînement pendant les années où les travaillistes étaient au pouvoir, pendant lesquelles les impôts locaux ont doublé.  Aucune autorité locale n'a, jusqu'ici, osé organiser un tel référendum, bien que nombres d'entre elles aient augmenté les impôts locaux de 1,99% cette année (y compris la mienne).</p>
<p>Maintenant, nous dit l'association des autorités locales, les mairies devraient être libres d'augmenter les impôts locaux "d'autant qu'elle le veulent", jetant même cet exemple limité de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9kZW1vY3JhdGllLWRpcmVjdGUv" target=\"_blank\">démocratie directe</a> dans les poubelles de l'histoire.</p>
<p>Et, bien sûr, si ça passe, quiconque refuserait de payer cet impôt irait directement en prison, sans droit à la défense. Et il y a des gens dans ce pays qui pensent que nous sommes en démocratie.</p>
<p>Qui pour le programme de Harrogate (plan du Dr North pour soumettre le budget à référendum annuel) ?</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2V1cmVmZXJlbmR1bS5jb20vYmxvZ3ZpZXcuYXNweD9ibG9nbm89ODM4NzU=">Sur le web.</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Indépendance de l&#039;Écosse : une perspective libérale</title>
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		<pubDate>Sat, 11 May 2013 05:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Écosse]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume Uni]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2014 doit être organisé sur l'indépendance de l'Écosse vis-à-vis du Royaume-Uni. Que penser d'une possible indépendance ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 2014 doit être organisé sur l'indépendance de l'Écosse vis-à-vis du Royaume-Uni. Que penser de cette possible indépendance ?</strong></p>
<p><strong>Par Jacques Roberts.</strong><span id="more-124057"></span></p>
<div id="attachment_124058" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L1BheXNhZ2Utw6ljb3NzYWlzLmpwZw=="><img class="size-medium wp-image-124058" title="Paysage écossais (Crédits : Moyan Brenn, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Paysage-écossais-300x207.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="207" /></a><p class="wp-caption-text">Paysage écossais</p></div>
<p>Au-delà des clichés nationalistes faciles et des débats sur la réalité historique de la nation écossaise, cet article va s’intéresser à la question de l’indépendance de l'Écosse sous un angle économique et, chose inédite, d’un point de vue libéral. En 2014, le gouvernement écossais, sous la houlette d’Alex Salmon du SNP (<em>Scottish National Party</em>), compte tenir un référendum pour déterminer ou non du maintien de l’Ecosse dans le Royaume-Uni. Je compte aller ici au-delà des arguments émotionnels, malgré mon propre parti pris, que je me dois de signaler en toute honnêteté, ayant effectué une partie de mes études dans cette charmante Écosse. Je n’ai pas plus l’intention de verser dans l’anglophobie habituelle et obsessionnelle de certains tenants de l’indépendance.</p>
<p>Tout d’abord, je souhaiterais faire un rapide point de la situation économique actuelle et récente de l’Ecosse. Cette partie du Royaume-Uni fut à la pointe de la première révolution industrielle, portée par les idées des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTHVtaSVDMyVBOHJlc18lQzMlQTljb3NzYWlzZXM=" target=\"_blank\">Lumières écossaises</a> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQWRhbV9TbWl0aA==" target=\"_blank\">Smith</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRGF2aWRfSHVtZQ==" target=\"_blank\">Hume</a>, Ferguson, Hutcheson) dont l’apport au libéralisme est analysé, parfois de manière très critique, par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTXVycmF5X1JvdGhiYXJk" target=\"_blank\">Murray Rothbard</a> dans son <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzA5NDU0NjY0OFgvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTA5NDU0NjY0OFgmYW1wO2FkaWQ9MFhRVDRKQTE0MTI4SFgzWjU0RE0mYW1wOw==" target=\"_blank\">Austrian Perspective on the History of Economic Thought</a> </em>[[1. Rothbard, Murray, An Austrian Perspective on the History of Economic Thought, Vol I, Ludwig von Mises Institute, 2006, pp. 415-504.]]. C’est en effet en Ecosse que survinrent, souvent avec l’aide de capital anglais, certaines des plus grandes avancées techniques de cette époque ainsi que des innovations organisationnelles comme le regroupement des tisserands en usines, mettant fin au système de tissage à la maison (<em>putting-out) </em>qui existait avant l’avènement des premiers métiers à tisser mécaniques. L’Ecosse fut notamment un grand centre de production de jute, ainsi qu’un important producteur industriel, cumulant à un moment donné près de la moitié de la production de locomotives mondiales et presque 75% de la production de tonnage maritime commercial au niveau global. C’est en Ecosse que certains des esprits les plus brillants de la révolution industrielle et de la science moderne naquirent : Bell qui fit fonctionner le <em>Comet</em>, premier navire mû par la vapeur (à l’époque ridiculisé par Napoléon), Maxwell, pionner dans l’électromagnétisme, Cullen, physicien émérite, Fleming pour la médicine ou Napier pour les mathématiques (logarithmes). L’Ecosse est aussi connue pour ses innovations bancaires, comme le découvert[[2. Devine, Thomas, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzAxNDEwMjc2OVgvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGVibG9naGFycnlwby0yMSZhbXA7Y2FtcD0yOTEwJmFtcDtjcmVhdGl2ZT0xOTQ4MiZhbXA7bGlua0NvZGU9YXM0JmFtcDtjcmVhdGl2ZUFTSU49MDE0MTAyNzY5WCZhbXA7YWRpZD0wS1lGNTVEOE41Wk1NMkMxM0s3VyZhbXA7" target=\"_blank\">The Scottish Nation: 1700-2007</a>, Penguin Books, 2008.]]</p>
<p>Aujourd’hui, depuis les années 1950, l’Ecosse s’est retrouvée dans une situation de rapide déclin industriel que certains attribuent à des avantages comparatifs plus forts de pays comme l’Allemagne et le Japon depuis leur reconstruction sur les ruines laissées par la Seconde Guerre mondiale. L’industrie y déclina particulièrement sous la férule de Margaret Thatcher, généralement peu appréciée par les Écossais, à tort étant donné que la plupart de ces industries étaient de toute manière vouées à l’échec du fait de leur absence chronique de rentabilité. Toujours est-il que l’ouest du pays, dominé par Glasgow et jadis plateforme du commerce transatlantique (de tabac notamment), devint largement une friche industrielle et une zone de pauvreté en Ecosse, maintenue dans cet état par trente ans de règne travailliste et après des dizaines de milliards de livres dépensées en vain. Aujourd’hui, Glasgow est la ville d’Ecosse où certains quartiers, notamment à l’est de la métropole, sont caractérisées par des proportions importantes de personnes vivant avec moins d’une dizaine de livres par jour et avec une espérance de vie similaire à celle de la bande de Gaza. <em>A contrario</em>, la côte est, autour d’Edimbourg, mais aussi de Dundee et Aberdeen, est caractérisée par un secteur privé dynamique, notamment dans les services financiers pour Edimbourg et les hydrocarbures dans la zone autour d’Aberdeen (les Grampians). On compte également un certain nombre de pôles industriels comme le <em>Silicon Glen</em> qui produit une grande proportion des semi-conducteurs en circulation dans le monde et du matériel électronique et informatique[<sup class='footnote'><a href='#fn-124057-1' id='fnref-124057-1' onclick='return fdfootnote_show(124057)'>1</a></sup>].</p>
<p>Une autre partie de l’Ecosse, notamment les zones davantage rurales sont fortement dépendantes du secteur public. Dans le Lanarkshire, la dépense publique atteignait 70% du PIB du <em>county</em>[<sup class='footnote'><a href='#fn-124057-2' id='fnref-124057-2' onclick='return fdfootnote_show(124057)'>2</a></sup>]. De manière générale, le niveau de dépense publique est assez élevé en Ecosse. En comptant les revenus de la rente gazière et pétrolière, le niveau de dépense en points de PIB atteint 42,7 contre 51,7 en excluant ces revenus pour l’année fiscale 2011-2012[[5. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zY290bGFuZC5nb3YudWsvUHVibGljYXRpb25zLzIwMTMvMDMvMTg1OS80">http://www.scotland.gov.uk/Publications/2013/03/1859/4</a>]]. Pour sûr, il ne s’agit pas du niveau français qui dépasse les 57%, mais ce niveau de dépenses reste dans l’absolu élevé. Concrètement, l’Etat écossais accuse un déficit qui flirte avec les 15% du PIB si on exclut les revenus gaziers et pétroliers et de 13,5% si on retient une répartition par habitant du Royaume-Uni pour l’inclusion de ces revenus. Le gouvernement écossais SNP avance que le déficit serait réduit à 5% du PIB si on retient la répartition géographique pour le partage des revenus énergétiques, soit à peu près 90% des revenus au niveau britannique[<sup class='footnote'><a href='#fn-124057-3' id='fnref-124057-3' onclick='return fdfootnote_show(124057)'>3</a></sup>]. Quelle est honnêtement la probabilité que l’Angleterre, en cas de séparation de l’Ecosse, laisse cette dernière s’en tirer avec 90% des ressources gazières et minières. Le SNP a eu tendance par le passé à imaginer l’Ecosse avec une ZEE (Zone Economique Exclusive, C’est-à-dire les eaux territoriales rattachées à un Etat.) qui s’étendrait presque jusqu’au Danemark, ce qui est pour le moins tiré par les cheveux. Une Ecosse indépendante se retrouverait donc confrontée à des problèmes financiers assez imposants.</p>
<p>Le fer de lance de l’argumentaire unioniste est donc que l'Écosse serait incapable de s’en sortir sans les transferts de Westminster. Pour rappel, l’Ecosse dispose de son propre Parlement auquel est alloué de l’argent par Westminster. Si le Parlement écossais (Holyrood) a la possibilité de faire varier le taux des impôts et dispose d’une grande autonomie dans la gestion du NHS (<em>National Health Service</em>) local, ainsi que des cursus scolaires, il est largement impuissant dans le reste des domaines et reçoit les subsides de Londres. Concrètement, le SNP n’a pas fait la preuve de sa capacité à gérer un budget jusque là, mais s’est contenté de dépenser l’argent alloué par le Royaume-Uni avec des critères assez généreux (<em>Barnett Formula</em>). Le reste de l’argumentaire unioniste, outre les arguments du type « nous avons vécu 300 ans ensemble », consiste largement à indiquer que l’Ecosse devrait alors disposer de sa propre armée, renégocier les conditions d’adhésion à l’UE pour elle-même sans obtenir une « affaire » comme le rabais jadis acquis par Margaret Thatcher. Les unionistes aiment également soulever la question de la répartition de la dette britannique et en particulier les engagements au nom de la nationalisation de la RBS (<em>Royal Bank of Scotland</em>) qui devrait à nouveau être privatisée d’ici mi-2014 quand l’Etat britannique cèdera au moins une partie de ses parts. L’Etat britannique avait aussi soutenu HSBC, une autre banque écossaise.</p>
<p>Cependant, l’indépendance écossaise pourrait déboucher sur quelque chose de favorable. Dans un premier temps, une Ecosse indépendante se retrouverait face à une dépense publique énorme avec peu de recettes en face, donc un déficit considérable. Cela pourrait contraindre les Ecossais à renouer avec leur vieille tradition calviniste d’épargne et à tailler massivement dans un secteur public en net surpoids. En restant dans le giron du Royaume-Uni, l’Ecosse s’épargne ce type de question, puisqu’elle continue de vivre de la dévolution. Par ailleurs, le déficit écossais est aujourd’hui financé par l’émission d’obligations britanniques, les <em>gilts</em>. Or, le taux d’intérêt (<em>yield</em>) sur ces obligations est historiquement bas suite aux rachats massifs par la <em>Bank of England</em>. En d’autres termes, l’Ecosse s’endette à bas prix par le biais de la signature britannique, supportée par la <em>City</em>. Une Ecosse indépendante devrait émettre de nouvelles obligations pour couvrir son déficit et ce en son propre nom, c’est-à-dire au nom d’une nation en vieillissement de 5 millions d’habitants, avec des régimes de retraite insolvables et un niveau de dépense publique élevé. Par ailleurs, ces obligations ne bénéficieraient pas d’un historique permettant d’aiguiller les investisseurs. Par conséquent, ces derniers considèreraient – à raison – que la dette écossaise représenterait un risque plus grand, notamment de crédit, aboutissant à des taux d’intérêt plus élevés (prime de risque). L’endettement public serait dès lors plus coûteux, ce qui renvoie à l’idée précédente, à savoir que le gouvernement écossais serait contraint de procéder à des coupes sombres dans le budget afin de restaurer sa crédibilité sur les marchés financiers. Concernant les régimes de retraite, ceux-ci sont une difficulté supplémentaire, puisque les régimes de retraite transnationaux font l’objet d’une réglementation européenne strictes et doivent être plus capitalisés que les régimes de retraite implantés dans un seul pays. En somme, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50ZWxlZ3JhcGguY28udWsvbmV3cy91a25ld3Mvc2NvdGxhbmQvMTAwMTkyNjcvRmlybXMtZmFjZS1tdWx0aS1iaWxsaW9uLXBlbnNpb24tYmlsbC1hZnRlci1TY290dGlzaC1pbmRlcGVuZGVuY2UuaHRtbA==" target=\"_blank\">il faudrait très rapidement trouver des actifs pour rééquilibrer les régimes</a>. Ce n’est actuellement pas le cas comme les régimes à cheval sur l’Angleterre et l’Ecosse font partie de la même entité politique, donc le Royaume-Uni. C’est un sujet qui a généralement le don d’exaspérer le SNP.</p>
<p>L’Ecosse resterait-elle dans l’UE ? C’est en tout cas l’intention du SNP. C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler que le SNP est un parti de centre-gauche et que son leader, le Premier ministre écossais Alex Salmond, est notoirement plus à gauche que son parti pris dans sa globalité. Il a fait partie dans sa jeunesse du 79 Group, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zY290c21hbi5jb20vbmV3cy9zbnAtZmFsbC1vdXQtdGhhdC1zYXctc2FsbW9uZC1leHBlbGxlZC1idXQtcHV0LXBhcnR5LW9uLW5ldy1wYXRoLTEtMTAzMDQxOQ==" target=\"_blank\">une faction du SNP caractérisée par son étatisme virulent et dont l’objectif avoué était de créer « une Ecosse socialiste et républicaine »</a>. Il fut aussi économiste à la RBS et donna sa bénédiction à celle-ci durant son mandat au gouvernement écossais concernant un programme d’acquisitions de concurrents risqué et financé par un levier de dette important. Toujours est-il qu’Alex Salmond est un partisan acharné d’une Ecosse indépendante inséré dans l’UE. Avant l’éclatement de la crise de la zone euro, il était même partisan d’une entrée d’une Ecosse devenue indépendante dans l’UEM (Union Economique et Monétaire). Depuis, il est revenu sur des positions plus modérées en avançant l’idée qu’une Ecosse indépendante pourrait toujours faire partie d’une union monétaire avec l’Angleterre, une sorte de « zone sterling » qui aurait probablement les mêmes travers que la zone euro et qui soumettrait largement l’Ecosse aux dernières lubies du MPC (<em>Monetary Policy Committee</em>), bras décisionnaire de la <em>Bank of England</em>. Ce qui nous amène à l’idée suivante.</p>
<p>L’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSW5zdGl0dXRlX29mX0Vjb25vbWljX0FmZmFpcnM=" target=\"_blank\"><em>Institute of Economic Affairs </em></a>(IEA), fondé par Friedrich A. Hayek, est un <em>think tank</em> libéral domicilié à Londres. Il a récemment exploré dans un papier les possibilités qui pourraient s’offrir à une Ecosse indépendante en termes de politique monétaire. Ainsi, l’Ecosse pourrait éventuellement autoriser une concurrence des monnaies sur son sol, essentiellement entre l’euro et la livre sterling, ce qui conduirait, de l’avis de l’auteur, à un maintien de la livre en Ecosse. Ce serait un moyen idéal de découpler la monnaie d’un gouvernement endetté et qui serait sans doute tenté par l’incontinence monétaire afin de couvrir un déficit chronique. Ce n’est peut être pas crédible à l’heure actuelle, mais dans une phase transitoire où aucune institution centrale n’existerait en Ecosse pour remplacer la <em>Bank of England</em>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZWEub3JnLnVrL2Jsb2cvY2FuLXNjb3RsYW5kLWV4dHJhY3QtaXRzZWxmLWZyb20tdGhlLWJhbmstb2YtZW5nbGFuZA==" target=\"_blank\">c’est une possibilité qui pourrait se présenter assez naturellement, voire rester</a>. Après tout, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zY290dGlzaGxpYmVydGFyaWFucy5jb20v" target=\"_blank\">un parti libertarien s’est récemment formé en Ecosse</a>, une terre que beaucoup croyaient et croient encore vouée à l’étatisme le plus morbide.</p>
<p>Pour rehausser sa compétitivité, l’Ecosse devrait probablement libéraliser son économie de manière significative. Il lui faudrait redevenir attractive, notamment en abaissant les taux d’impôt sur les sociétés, d’autant plus que la concurrence avec l’Angleterre serait farouche ; le Royaume-Uni ayant de manière globale abaissé les impôts commerciaux au cours du mandat de David Cameron. Le seul moyen de vraiment secouer l’Ecosse et les Ecossais, habitués depuis trop longtemps à l’Etat-providence, pourrait effectivement être de les laisser se débrouiller et rééquilibrer leur Etat bien trop gros, n’en déplaise aux thuriféraires de Naomi Klein.</p>
<p>Enfin, au-delà des considérations économiques, il y aurait un intérêt certain d’un point de vue politique à une séparation de l’Ecosse du reste du Royaume-Uni ; le pouvoir politique serait alors beaucoup moins centralisé et plus proche des gens. Cela le rendrait plus aisé à contrebalancer. Les Etats monolithiques et jacobins sont rarement ceux qui fonctionnent dans la mondialisation, du moins au niveau des économies développées. Une corrélation positive semble même avoir été identifiée entre une petite taille et une prospérité économique plus grande, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lY29ub21pc3QuY29tL25vZGUvMTA5Mzg3" target=\"_blank\">une tendance déjà identifiée par <em>The Economist</em> en 1998</a>. Cette idée est assez intuitive pour des libéraux qui croient aux vertus de la concurrence, ce qui inclut la concurrence, notamment fiscale, entre Etats qui ne peut être que saine et est probablement à l’origine des succès européens des siècles derniers[[13. Ferguson, Niall, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwL0IwMDRROVQ0RTQvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPUIwMDRROVQ0RTQmYW1wO2FkaWQ9MEM2VFI5SFNCSDVRTUo3OUdUNkQmYW1wOw==" target=\"_blank\">Civilization: The Six Killer Apps of Western Power</a>, Penguin, 2012.]].</p>
<p>En bref, il existe quand même une kyrielle de motifs libéraux pour soutenir l’indépendance de l'Écosse. J’ai choisi de développer surtout les aspects économiques et j’aurais sans doute pu m’attarder davantage sur les aspects politiques, mais le problème n°1 de l’Ecosse reste incontestablement son addiction à la dépense publique et il n’existe pas énormément de solutions pour qu’elle s’en départisse, sinon l’indépendance. En tout état de cause, cette solution présenterait un certain nombre de dangers, notamment avec le SNP aux commandes au vu de ses forts penchants pour le dirigisme économique, ainsi que des coûts qui pourraient vite devenir conséquents si l’Ecosse se lançait dans un programme de construction d’une armée. Notons pour finir que ce scénario reste assez hypothétique, puisque <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay9wb2xpdGljcy8yMDEzL21hci8yMy9zY290dGlzaC1pbmRlcGVuZGVuY2UtcG9sbC1zdXBwb3J0LXN0ZXJsaW5n" target=\"_blank\">les derniers sondages indiquent que les indépendantistes ne représenteraient qu’un tiers de la population en âge de voter</a> (le droit de vote sera abaissé à 16 ans pour le référendum). Ce ne sera donc probablement pas pour demain.</p>
<p>A lire également :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9FY29zc2U=" target=\"_blank\">le reste de nos articles sur l'Ecosse</a></li>
</ul>
<div class='footnotes' id='footnotes-124057'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124057-1'>Ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124057-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124057-2'>Ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124057-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124057-3'>Ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124057-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Merkel pro-communiste et pro-RDA jusqu&#039;au bout. Nouveau livre choc !</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/10/124040-merkel-pro-communiste-et-pro-rda-jusquau-bout-nouveau-livre-choc</link>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 14:13:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nick de Cusa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[chute du mur]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[RDA]]></category>
		<category><![CDATA[réunification]]></category>
		<category><![CDATA[Stasi]]></category>

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		<description><![CDATA[Merkel était-elle pour la sortie du communisme et pour la réunification ? C'est l'image habituelle qu'on a d'elle, mais 2 grands journalistes ont mené l'enquête, et le résultat est détonnant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Merkel était-elle pour la sortie du communisme et pour la réunification ? C'est l'image habituelle qu'on a d'elle, mais deux grands journalistes ont mené l'enquête, et le résultat est détonnant.</strong></p>
<p><strong>Des infos de <em>Die Welt</em>.</strong></p>
<p><span id="more-124040"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDA1MA==" rel=\"attachment wp-att-124050\"><img class="alignleft size-medium wp-image-124050" title="Angela Merkel" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Angela-Merkel-225x300.jpg?16fe88" alt="" width="225" height="300" /></a>L'image habituelle donnée à l'Allemagne et au monde, de la Chancelière Merkel, est qu'elle était favorable à la sortie du communisme et à la réunification. Et pourtant, elle l'avoue elle même, son nouveau pays, la RFA, ignore tout des premières années de sa vie. Pourquoi n'y a-t-il eu, jusqu'ici, aucune recherche sur cette première partie de sa vie ?</p>
<p>Cet oubli est désormais en partie réparé, puisque deux journalistes, et non des moindres, se sont enfin penchés sur la question : le rédacteur du <em>Welt</em> Jurgen Lachmann et celui du <em>Bild</em>, Rafl Georg Reuth, et ils nous livrent les résultats de leurs investigation dans un ouvrage, <em>Das erste Leben der Angela M.</em>, la première vie d'Angela M.</p>
<p><strong>Secrétaire à l'agitation et à la propagande.</strong></p>
<p>En ce qui concerne son activité principale de physicienne, elle était pleinement intégrée aux structure de l'Etat soviétique SED (parti de l'unité socialiste) -le parti communiste de l'Allemagne de l'Est. Elle fut, par exemple, secrétaire à l'agitation et à la propagande de l'académie des sciences, en 1981.</p>
<p>Mais qu'en est-il de son combat pour le changement au moment de la chute du mur et de la réunification ? Contrairement à la version connue jusqu'ici, elle est restée jusqu'au bout en faveur d'une réforme du communisme à la Gorbatchev, et de la survie de la RDA. Ses ambitions de changement et de réunification ne sont, en fait, apparus qu'une fois les faits accomplis.</p>
<p>Un autre mystère qui interpelle, au vu de ces nouvelles données est, comment a-t-elle donc a-t-elle pu se retrouver au gouvernement fédéral de Helmut Kohl, seulement quelques mois après cette reconversion express de dernière minute ?</p>
<p>Cela serait dû au soutien de ses deux mentors, Wolfgang Schnurr, le dernier chef de gouvernement de la RDA, et Lothar de Maizière, de la CDU de l'Est de l'Allemagne. Tous deux étaient, à la StaSi, des collaborateurs officieux.</p>
<p><strong>"La chancelière doit s'expliquer."</strong></p>
<p>Au vu de ces nouvelles révélations sur la chancelière, le principal parti d'opposition, le SPD, a déclaré, en la personne de Ralf Stegner, que Mme Merkel devrait s'exprimer à ce sujet.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53ZWx0LmRlL3BvbGl0aWsvZGV1dHNjaGxhbmQvYXJ0aWNsZTExNjA1Mzg3Ni9EaWUtanVuZ2UtTWVya2VsLWVpbmUtZWhyZ2VpemlnZS1SZWZvcm1rb21tdW5pc3Rpbi5odG1s"><strong>Lire l'article de <em>Die Welt</em>.</strong></a></p>
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		<title>On ne se bouscule pas au portillon de la zone euro</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/08/123835-on-ne-se-bouscule-pas-au-portillon-de-la-zone-euro</link>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 05:30:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Yves Naudet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>
		<category><![CDATA[eurozone]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[zone euro]]></category>

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		<description><![CDATA[6 États qui ont vocation à entrer dans la zone euro sont désormais réticents. Pourquoi ce manque d’enthousiasme ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>6 États qui ont vocation à entrer dans la zone euro sont désormais réticents. Pourquoi ce manque d’enthousiasme ?</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Yves Naudet.</strong><br />
<span id="more-123835"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjgvMTA5NDI4LWF1c3Rlcml0ZS1lbi1ldXJvcGUtcXVlbGxlLWF1c3Rlcml0ZS9jcmlzZS1kZS1sZXVyby11bmlvbi1ldXJvcGVlbm5l" rel=\"attachment wp-att-109439\"><img class="alignleft  wp-image-109439" title="crise de l'euro union européenne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/crise-de-leuro-union-européenne.jpg?16fe88" alt="" width="280" height="280" /></a>Qui veut et qui peut rentrer dans la zone euro ? La Lettonie frappe à la porte et le Président Hollande vient de lui apporter son soutien pour une entrée au 1<sup>er</sup> janvier 2014. Mais les autres ? Veulent-ils entrer ? Peuvent-ils entrer ? La crise de la zone euro, la récession, la quasi-faillite de certains États ne les incitent-elles pas à attendre un peu ? En dehors de ce contexte conjoncturel, le sort de l'euro dépend aussi de la vision de l'Europe qui l'a institué. La crise de l'euro est peut-être la partie immergée de la crise de l'Europe...</p>
<p><strong>17 IN, 3 OUT, 7 PRE-IN</strong></p>
<p>Quelle est la situation actuelle de la zone euro ? L’Union européenne comprend aujourd’hui 27 membres (et bientôt 28, lorsque la Croatie sera entrée dans l’Union, au 1<sup>er</sup> juillet 2013). Sur les 27 membres actuels, 17 appartiennent à la zone euro (ce sont les pays « in ») dont onze depuis l’origine (1999), les autres au fur et à mesure. Dix États sont donc en dehors de la zone euro. Sur ces dix, trois sont dits « out », la Grande-Bretagne, le Danemark et la Suède : ils avaient marqué dès le début leur refus d’adhérer à la monnaie unique et n’ont pas, du moins à horizon prévisible, vocation à y entrer.</p>
<p>Il reste donc sept États qui sont des « pre-in », c’est-à-dire qu’ils ont vocation à y entrer : ils sont dans une phase de transition. Sur ces sept États, seule la Lettonie semble pressée d’y entrer et cela dès le 1<sup>er</sup> janvier 2014. C’est ce que le premier ministre Valdis Dombrovskis est venu demander à Paris à François Hollande le 19 avril. Le Président français lui a donné sa bénédiction, ravi de voir qu’au moins un « pre-in » ne fuyait pas la perspective de la monnaie unique. Mais encore faudra-t-il obtenir le feu vert de la Commission européenne et de la Banque Centrale Européenne.</p>
<p>Les six autres sont plus réticents. Ils attendent que la zone euro remette un peu d’ordre dans la maison, une sorte de « principe de précaution ». La Pologne reporte sa décision à 2015 et envisage un referendum qui, dans l’état actuel de l’opinion, donnerait un résultat négatif. La République tchèque est encore moins pressée et le successeur du Président Klaus, Milos Zema, après avoir critiqué l’euroscepticisme de celui-ci, parle d’une adhésion dans cinq ans au mieux. La Hongrie parle de 2018, la Roumanie vient d’annoncer qu’elle renonçait à tout calendrier et la Bulgarie également. Seule la Lituanie a marqué un petit intérêt, mais pas avant 2015 ou 2016. Bref, on ne se bouscule pas au portillon.</p>
<p><strong>Solidarité forcée avec les pays laxistes ?</strong></p>
<p>Pourquoi ce manque d’enthousiasme ? La crise de la zone euro, la crise de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne, de Chypre, aujourd’hui de la Slovénie, demain de l’Italie, etc. : de quoi faire réfléchir les candidats.</p>
<p>Tout d'abord, certains ont le sentiment que si l’euro n’existait pas, la crise n’aurait pas été si grave, car les taux de change auraient traduit les spécificités de chaque pays. Avec une monnaie unique, on a choisi ce que l’on appelle la « solidarité » qui consiste à payer pour les plus laxistes. Cela interpelle les pays candidats, qui ne sont pas les plus riches de l’Union européenne.</p>
<p>Ils voient comment les Slovaques, par exemple, ont payé, comme tous les autres, pour les Grecs, alors que les Slovaques sont globalement moins riches que les Grecs. Dans ces conditions, les Bulgares, par exemple, se demandent pourquoi rentrer dans l’euro, si le résultat est de soutenir des États dont la population a des salaires ou des retraites plus élevées que la leur. Ce qui leur fait peur, c’est non l’euro en soi, mais le glissement qui s’est fait vers un soutien systématique aux États ou aux banques en difficultés : pourquoi payer pour le laxisme des autres, surtout s’ils sont moins riches que vous ? D’ailleurs les Allemands se posent la même question, eux qui sont plus riches que d’autres : pourquoi les habitants d’un pays vertueux paieraient-ils pour ceux de pays plus laxistes et moins productifs ?</p>
<p>Mais il y a encore une deuxième raison dans ces réticences. Les pays « pre-in » voient comment évolue la zone euro : vers une centralisation de plus en plus grande et vers une harmonisation de plus en plus forte. Entrer dans l’euro, c’est accepter l’union bancaire ou le pacte budgétaire, avec la perspective de la règle d’or. Et demain ? L’harmonisation fiscale obligatoire, une politique sociale ou un SMIC unique ? Ces pays, qui ont connu le joug soviétique, se méfient de la centralisation et des politiques communes. Ne risquent-ils pas une part de leur liberté ?</p>
<p><strong>Faites ce que je dis mais pas ce que je fais !</strong></p>
<p>Il ne suffit pas de candidater, il faut encore être admis. Et là, on observe un véritable paradoxe. Pour entrer dans l’euro, les pays pre-in doivent respecter les cinq critères des traités européens et du pacte de stabilité, en matière de déficit public (moins de 3% du PIB), de dette (moins de 60%), d’inflation, de taux d’intérêt ou de taux de change. On leur demande de respecter des règles que les pays déjà membres ne respectent pas aujourd’hui ! Les Allemands eux-mêmes respectent la règle des 3% (déficit budgétaire), mais pas celle des 60 % (endettement). Seul le Luxembourg peut être considéré comme satisfaisant aux normes de Maastricht.</p>
<p>C'est le vieil adage : faites ce que je dis mais pas ce que je fais. C'est d'autant plus choquant que la BCE a l'intention de renforcer les critères d'admission dans la zone euro, concernant le système bancaire, la balance des paiements ou la compétitivité. Ainsi les nouveaux entrants seraient-ils soumis à une discipline plus sévère que celle qui est imposée aux actuels membres du club. On leur demande de faire des efforts que beaucoup de pays "in" ne font pas, et dès leur entrée dans le club on va sans doute leur demander d'aider ceux qui jusqu'à présent n'ont fait aucun sacrifice !</p>
<p><strong>L’euro, pour quoi faire ?</strong></p>
<p>Enfin, se pose la question de fond : l’euro, pour quoi faire ? Si Jacques Delors a lancé le plan qui a conduit à la monnaie unique, c’est parce qu’il considérait que la monnaie unique non seulement imposerait une politique monétaire unique, mais aussi à terme une politique budgétaire unique, une politique fiscale, sociale, etc. unique et donc que l’euro serait le moyen le plus rapide pour arriver à une unité économique et politique de l’Europe. C’était une logique centralisatrice, dirigiste et socialiste de l’Europe. Et même les gouvernements dits libéraux s’y sont laissés piéger en acceptant les règles communes et la solidarité avec ceux qui ne les respectaient pas.</p>
<p>La véritable question n’est pas l’euro ou pas l’euro, mais celle du rôle de la Banque centrale (quelle politique monétaire ?), de l’État (quel degré d’intervention, de pression fiscale, d’entreprises publiques, de régulation ?), de la politique budgétaire (équilibre ou déficit, automatique ou conjoncturelle ?). Plus que l’euro ou pas l’euro, la question qui se pose est : quelle Europe ? Europe puissance ou Europe espace ? Centralisée, dirigiste, autour de politiques communes, ou bien libérale et simple zone de libre-échange ? Au-delà de la question de la monnaie, c’est cela qui fait hésiter les anciens pays communistes, attachés, plus que nous peut-être, à la liberté économique.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbmpvbmN0dXJlLzMwMjQtZXVyby0taW4tb3V0LXByZS1pbi0uaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
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		<title>La mauvaise austérité européenne</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/08/123830-la-mauvaise-austerite-europeenne</link>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 05:20:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel J. Mitchell</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[dépense publique]]></category>
		<category><![CDATA[rigueur]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais où diable se cache l'"austérité" européenne ? Pas dans les réductions de dépenses publiques !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mais où diable se cache l'"austérité" européenne ? Pas dans les réductions de dépenses publiques !<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Daniel J. Mitchell, depuis Washington D.C., États-Unis.</strong><br />
<span id="more-123830"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMjgvODg1ODgtZGVwZW5zZS1wdWJsaXF1ZS1hdXN0ZXJpdGUtZXQtY3JvaXNzYW5jZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0zMjItYXVzdGVyaXRlLWRlcGVuc2U=" rel=\"attachment wp-att-88631\"><img class="aligncenter  wp-image-88631" title="imgscan contrepoints 322 austérité dépense" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/imgscan-contrepoints-322-austérité-dépense-1019x1024.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="351" /></a></p>
<p>Paul Krugman a récemment tenté de proclamer <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMDkvMDQvMTAva2V5bmVzaWFuLWVjb25vbWljcy1pcy13cm9uZy8=">la victoire des keynésiens</a> sur la soi-disant austérité, mais tout ce qu'il a vraiment accompli est la démonstration que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTMvMDUvMDEva3J1Z3Rvbi10aGUtaW52aW5jaWJsZS1vci1rcnVnbWFuLXRoZS1pbmFkdmVydGVudC1vcHBvbmVudC1vZi10YXgtaW5jcmVhc2VzLw==">les dépenses publiques financées par l'impôt sont destructrices de richesses</a>. Plus spécifiquement, il a présenté un bon dossier contre la version européenne/FMI de « l'austérité », qui a généré de grandes augmentations d'impôts. Mais que se passe-t-il si des nations adoptent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDIvMjYvd2hhdHMtdGhlLWRpZmZlcmVuY2UtYmV0d2Vlbi1hLWxpYmVydGFyaWFuLWEtc3VwcGx5LXNpZGVyLWEta2V5bmVzaWFuLWFuZC1hbi1pbWYtYnVyZWF1Y3JhdC8=">une approche libertarienne</a>, qui signifie alors que « l'austérité » est imposée au gouvernement, et non pas aux contribuables ? Par le passé, Krugman avait aussi tenté de faire croire que les nations européennes avaient commis une erreur en réduisant les dépenses publiques, ce qui l'avait évidemment mené à propager de grossières erreurs.</p>
<p>Ayant affirmé que la croissance britannique était au point mort en raison de la réduction des dépenses, il avait négligé le fait élémentaire que les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTEvMDQvMDEvZW5nbGlzaC1yaW90cy1mYXV4LWF1c3Rlcml0eS1hbmQta3J1Z21hbnMtZmFpcnktdGFsZS8=">dépenses publiques du Royaume-Uni progressaient deux fois plus vite que l'inflation</a>. Et dans le cas de l'Estonie, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTEvMDUvMTAvbGV0cy1jb3B5LXRoZS1iYWx0aWMtbmF0aW9ucy1hbmQtcmVhbGx5LWN1dC1zcGVuZGluZy8=">qui a mis en place de vraies coupes budgétaires</a>, il avait tenté de populariser l'idée que les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMTIvODY2ODEtc3VjY2VzLWRlLWxhdXN0ZXJpdGUtZW4tZXN0b25pZQ==">réductions budgétaires effectuées en 2009 étaient responsables du ralentissement économique observé en 2008</a>.</p>
<p>Nous avons désormais des preuves de l'absence d'austérité sur les dépenses en Europe. Un éminent économiste irlandais, spécialisé dans les finances publiques, Constantin Gurdgiev, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RydWVlY29ub21pY3MuYmxvZ3Nwb3QuY29tLzIwMTMvMDUvMjUyMDEzLWF1c3Rlcml0eS1zYXZhZ2VseS1vdmVyLWh5cGVkLmh0bWw=">a examiné les données du FMI</a> et a eu bien du mal à trouver une quelconque réduction budgétaire :</p>
<blockquote><p>… dans la célébration de ce grand jour férié socialiste (le 1er mai), en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Italie et en France, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour réclamer des emplois et la fin des années de serrage de ceinture. Sauf que personne ne leur a vraiment demandé ce qu'ils voulaient dire par « serrage de ceinture ». Vérifions du côté des dépenses  « l'austérité sauvage » de l'Europe : le graphique ne montre pas la moindre trace de coupes budgétaires.</p></blockquote>
<p>Comme l'on peut voir sur le graphique, Constantin a comparé les montants des dépenses publiques de différents États de l'Union Européenne en 2012 avec celles relevées avant la crise. Le résultat permet d'apprécier l'évolution de la taille du secteur public sur une longue durée.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzgzMQ==" rel=\"attachment wp-att-123831\"><img class="aligncenter  wp-image-123831" title="dpublic" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/dpublic.jpg?16fe88" alt="" width="546" height="402" /></a></p>
<p>Voici quelques-unes de ses conclusions à partir de l'analyse des données.</p>
<blockquote><p>Des trois pays qui ont subi une réduction des dépenses publiques en pourcentage du PIB, l'Allemagne a enregistré une diminution de 1,26% (de 46,261% du PIB pour la période moyenne 2003-2007 à 45,005% en 2012), Malte et la Suède ont respectivement reporté des baisses de 0,349% et de 1,37%. Aucun des pays en difficulté en Europe – là où le mécontentement est le plus marqué – ou la France n'ont enregistré une réduction. En France, les dépenses publiques ont grimpé de 3,44% par rapport à leur niveau antécédent à la crise. 4,76% d'augmentation pour la Grèce, 7,74% pour l'Irlande, 2,773% pour l'Italie, 0,562% pour le Portugal et 8% pour l'Espagne. Le montant moyen des dépenses publiques en Europe avant la crise était de 44,36% du PIB. Et ce montant s'était élevé à 48,05% du PIB en 2012. Les dépenses ont donc bel et bien augmenté, et non baissé. Il n'y a donc pas « d'austérité sauvage » en Europe, en euros constants ou en pourcentage du PIB.</p></blockquote>
<p>J'ajouterai quelques observations.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDYvMTAvc3dlZGVuLXRoZS1zZW5zaWJsZS1hbmQtc2xvd2x5LXNocmlua2luZy13ZWxmYXJlLXN0YXRlLw==">La Suède</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTEvMTEvMDIvZ2VybWFueXMtbm90LWEtZ29vZC1yb2xlLW1vZGVsLWV4Y2VwdC13aGVuLWNvbXBhcmVkLXRvLXRoZS1wcm9mbGlnYXRlLXUtcy8=">l'Allemagne</a> font partie des trois pays ayant réduit leurs dépenses publiques en pourcentage du PIB, et ces pays sont dans de meilleures situations que leurs voisins européens. La Suisse n'appartient pas à l'Union Européenne et n'est donc pas inclue dans le graphique de Constantin, mais les dépenses de l’État suisse <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDQvMjYvc3dpdHplcmxhbmRzLWRlYnQtYnJha2UtaXMtYS1yb2xlLW1vZGVsLWZvci1zcGVuZGluZy1jb250cm9sLWFuZC1maXNjYWwtcmVzdHJhaW50Lw==">ont également été réduites pendant la période étudiée</a> ; on constate aussi que son économie est en meilleur état que celle de ses voisins. La morale de cette histoire est simple : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMDkvMDkvMTUvbmV3LXZpZGVvLXJldmlld3MtZXZpZGVuY2UtYWdhaW5zdC1iaWctZ292ZXJubWVudC8=">réduire le poids des dépenses publiques</a> est la recette gagnante pour une croissance forte et durable. La croissance apparaît lorsque les politiciens se détournent d'une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMDkvMDYvMTUvb2JhbWFzLXRheC1wb2xpY3ktdGhyZWF0ZW5zLWFtZXJpY2FzLWVjb25vbXkv">politique fiscale de « lutte des classes »</a> et cherchent à prélever <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTAvMDMvMjkvdGhlLWZsYXQtdGF4LWdvb2QtZm9yLWFtZXJpY2EtYmFkLWZvci13YXNoaW5ndG9uLw==">des impôts ayant un impact minimum sur l'économie</a>.</p>
<p>Malheureusement, ce n'est pas ce qui arrive ni en Europe, ni aux États-Unis. Très peu de pays avancent dans la bonne direction ; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDUvMzAvdGhvc2Utc25lYWt5LWNhbmFkaWFucy1hcmUtb3ZlcnRha2luZy10aGUtdW5pdGVkLXN0YXRlcy8=">on peut citer le Canada</a>, même s'il a encore un long chemin à parcourir. Les modèles à suivre restent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDUvMTkvYW1lcmljYW4tcG9saXRpY2lhbnMtc2hvdWxkLWxlYXJuLXNvbWUtcG9saWN5LWxlc3NvbnMtZnJvbS1ob25nLWtvbmctYW5kLXNpbmdhcG9yZS8=">Hong-Kong et Singapour</a> : ce n'est pas par hasard que ces deux régions dominent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDkvMTgvdGhlLXVuaXRlZC1zdGF0ZXMtcGx1bW1ldHMtdG8tMTh0aC1pbi1uZXctZWNvbm9taWMtZnJlZWRvbS1vZi10aGUtd29ybGQtcmFua2luZ3Mv">les deux premières places du classement des libertés économiques</a> dans le monde <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZXJpdGFnZS5vcmcvaW5kZXgv" rel=\"nofollow external\">(Index of Economic Freedom)</a>.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTMvMDUvMDMvd2hlcmUtYXJlLXRoZS1ldXJvcGVhbi1zcGVuZGluZy1jdXRzLw==">Sur le web</a>. Traduction : Eriul/<em>Contrepoints</em>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a title=\"Selon une étude de la BCE, les dépenses publiques nuisent à la croissance\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMzAvMTIzMDM5LXNlbG9uLXVuZS1ldHVkZS1kZS1sYS1iY2UtbGVzLWRlcGVuc2VzLXB1YmxpcXVlcy1udWlzZW50LWEtbGEtY3JvaXNzYW5jZQ==" rel=\"bookmark\">Selon une étude de la BCE, les dépenses publiques nuisent à la croissance</a></li>
<li><a title=\"Austérité en Europe ? Quelle austérité ?\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjgvMTA5NDI4LWF1c3Rlcml0ZS1lbi1ldXJvcGUtcXVlbGxlLWF1c3Rlcml0ZQ==" rel=\"bookmark\">Austérité en Europe ? Quelle austérité ?</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Le fol espoir de la rigueur douce</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123242-le-fol-espoir-de-la-rigueur-douce</link>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 06:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Montabert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[rigueur]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Partout en Europe et en particulier en France, les réformes ne s'imposent qu'au pire de la crise, quand il est sans doute trop tard.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Partout en Europe et en particulier en France, les réformes ne s'imposent qu'au pire de la crise, quand il est sans doute trop tard.</strong></p>
<p><strong>Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.</strong><br />
<span id="more-123242"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDIvMTIzMjQyLWxlLWZvbC1lc3BvaXItZGUtbGEtcmlndWV1ci1kb3VjZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNzc0LXJpZ3VldXI=" rel=\"attachment wp-att-123287\"><img class="aligncenter  wp-image-123287" title="imgscan contrepoints 2013774 rigueur" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013774-rigueur-1024x852.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="333" /></a></p>
<p>L'Europe coule dans la récession et le chômage. Dernier record en date : 12,1% au mois de mars. Ce n'est jamais que le 23e mois consécutif de hausse. Nous n'avons pas encore les chiffres d'avril. Les records sont faits pour être battus. Simultanément monte une clameur – scandée par les manifestants, reprise par les médias et trouvant écho dans le monde politique – selon laquelle l'austérité frappant l'Europe devrait être "adoucie" ou "aménagée". On notera en effet que les pays les plus durement touchés par le chômage sont aussi ceux qui ont eu droit à la bienveillante attention de l'Europe sous la forme d'une aide financière assortie de conditions. Le chômage atteint ainsi 27,2% en Grèce (en janvier, la Grèce est dans un tel état que des données plus récentes ne sont pas disponibles), de 26,7% en Espagne et de 17,5% au Portugal.</p>
<p>Lier le chômage à l'austérité imposée depuis Bruxelles semble une évidence. Lorsque l'Union Européenne et le Fonds Monétaire International obligent la Grèce à mettre un terme à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25qb25jdHVyZS8yMDEzLzA0LzI5LzIwMDAyLTIwMTMwNDI5QVJURklHMDA1MjctbGEtZ3JlY2VzdXBwcmltZS1kZXMtcG9zdGVzLWRlLWZvbmN0aW9ubmFpcmVzLnBocA==">15.000 emplois de fonctionnaires</a> (ne vous inquiétez pas, il en reste <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25qb25jdHVyZS8yMDEyLzA2LzI1LzIwMDAyLTIwMTIwNjI1QVJURklHMDAzMzUtYXRoZW5lcy1hdXJhaXQtdHJpY2hlLXN1ci1zZXMtZm9uY3Rpb25uYWlyZXMucGhw">quelques-uns</a>) en échange d'une tranche de prêt de 8,8 milliards d'euros, la démonstration semble faite. Austérité et chômage avancent de pair, mais les manifestants ont tôt fait de remplacer la corrélation par la causalité et de clamer que l'austérité <em>provoque</em> le chômage.</p>
<p>Les gens parent l'Allemagne de tous les vices de la méchanceté et de l'égoïsme et expriment leur espoir : baisser le rythme des réformes, donner un peu d'oxygène, parer la rigueur d'un visage humain comme le socialisme le fut aussi en son temps. Ils ont tort.</p>
<p>La thèse, simpliste et séduisante, a tout pour plaire. Elle est d'autant plus facilement reprise par la classe politique locale, la procrastination étant une valeur cardinale chez tout politicien carriériste qui se respecte. La plupart de ces derniers n'ont de toutes façons pas la force de caractère permettant d'entamer des réformes de fond. Mais le nombre ne fait pas la vérité.</p>
<p>L'Allemagne, érigée en symbole de la rigueur, ne souffre que d'un chômage à 5,4%. Comment l'expliquent les adeptes de la thèse d'une rigueur génératrice de chômage ?</p>
<p>Les 19,2 millions d'Européens à la recherche d'un emploi de plus en plus improbable disposent bien malgré eux de beaucoup de temps libre ; ils devraient l'employer à lire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRnIlQzMlQTlkJUMzJUE5cmljX0Jhc3RpYXQ=">Bastiat</a>, par exemple. Au hasard d'une page, ils tomberaient sur ses écrits sur le libre-échange et se confronteraient à son exemple du paysan champenois :</p>
<blockquote><p>Ce sur quoi nous sommes unanimes, c’est pour dire que, puisque la France est engagée dans une mauvaise voie, il faut l’en faire sortir <em>avec le moins de perturbation</em> <em>possible.</em> L’immense majorité de nos collègues pense que cette perturbation sera d’autant plus amoindrie que la transition sera plus lente. Quelques-uns, et je dois dire que je suis du nombre, croient que la réforme la plus subite, la plus instantanée, la plus générale, serait en même temps la moins douloureuse ; et si c’était ici le moment de développer cette thèse, je suis sûr que je l’appuierais sur des raisons dont vous seriez frappés. Je ne suis pas comme ce Champenois qui disait à son chien: « <strong>Pauvre bête, il faut que je te coupe la queue ; mais sois tranquille, pour t’épargner des souffrances, je ménagerai la transition et n'en couperai qu’un morceau tous les jours.</strong> »</p></blockquote>
<p>La "transition douce" que réclament les manifestants sans le sou est une hypocrisie. En guise d'adoucissement, ils souhaiteraient un retour chimérique aux vieux jours heureux, à la gabegie précédente. Comme tant d'autres avant eux, ils voudraient vivre au-dessus de leurs moyens, empruntant sur le dos de leurs enfants, s'épanouissant dans des emplois à vie dénués de valeur ajoutée, bénéficiant de régimes de retraite pour lesquels ils ont si peu cotisé eu égard à ce qu'ils retirent.</p>
<p>Ils ne réalisent pas que cette période insouciante et immorale fait partie du passé. Elle ne reviendra jamais. La social-démocratie est morte étouffée sous ses dettes. Elle a rejoint les dinosaures dans la galerie des monstres disparus.</p>
<p>Bien sûr, les chômeurs de cette longue et douloureuse transition sont bien réels. Le retrait des circuits économiques d'un mastodonte comme l’État socio-démocrate ne va pas sans provoquer de sérieuses vagues. Mais réclamer une rémission dans la cure d'amaigrissement – pas encore commencée pour beaucoup d’États européens – revient à donner une dose de came à un <em>junkie</em> pour alléger les souffrances de son sevrage. Cela ne lui rendra pas service, n'allègera ses douleurs que brièvement et pourrait encore empirer son état.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzI0Mw==" rel=\"attachment wp-att-123243\"><img class="alignleft size-full wp-image-123243" title="coffre vide" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/coffre-vide.jpg?16fe88" alt="" width="320" height="226" /></a>La diminution du périmètre de l’État est pour ce dernier une obligation de survie. Plus les réformes tardent, plus elles sont douloureuses : voilà les raisons pour lesquelles l'Europe souffre aujourd'hui, et l'Allemagne moins. L'alternative est l'effondrement pur et simple dans quelque chose qui n'a plus rien de démocratique. Aucun pays engagé récemment dans les réformes n'ayant aujourd'hui réussi à sortir complètement la tête hors de l'eau, l'hypothèse n'est pas à exclure.</p>
<p>Évidemment, les élites s'accrochent ; elle seront keynésiennes ou ne seront pas. "Nous estimons que l'Europe peut faire davantage pour la croissance et l'emploi", a ainsi rappelé l'indécrottable premier ministre irlandais, Enda Kenny, leader d'un pays pourtant en bonne voie de s'en sortir. Ces gens n'apprennent jamais rien !</p>
<p>La cour constitutionnelle portugaise a pour sa part retoqué début avril pour 1,3 milliards d'euros d'économies en refusant de réduire les salaires et les pensions dans la fonction publique. Au Portugal, apparemment, le quatorzième mois de salaire des fonctionnaires est devenu un droit fondamental.</p>
<p>Du côté italien, douchant les maigres espoirs de réforme que le jeune gouvernement pouvait susciter, M. Letta a affirmé lundi lors de son premier discours devant le Parlement que "l'Italie est en train de mourir de trop d'assainissement", ajoutant ensuite que "les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre". Le redressement italien est repoussé aux calendes grecques...</p>
<p>Du côté français, on applaudit en se découvrant des partenaires de médiocrité. Le ministre des Affaires européennes Thierry Repentin s'est réjouit d'entendre un "écho" à la la politique de relance de François Hollande. Le chômage français ne se situe il est vrai qu'à 10,6%, le double de l'Allemagne, mais encore un peu en-dessous de la moyenne européenne. Mais la France n'a pas encore entamé le plus petit pas en direction d'une réduction du poids de l’État...</p>
<p>Bref, partout en Europe et en particulier en France, les réformes ne s'imposent qu'au pire de la crise, quand il est sans doute trop tard. Dans l'Hexagone où on passe son temps à reculer pour mieux sauter, ce manque de stratégie pourrait avoir des effets proprement catastrophiques, d'autant plus que la population locale s'obstine à ne pas prendre la mesure des défis qui l'attendent.</p>
<p>Le porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn s'est senti obligé de rappeler mardi que la Commission soutenait des politiques assurant "un équilibre" entre stabilisation des finances publiques et mesures de relance ; même l'Europe verse dans l'hypocrisie générale aux dépens de l'Allemagne.</p>
<p>Tout ceci ne peut que très mal finir.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzA0LzMwL2xlLWZvbC1lc3BvaXItZGUtbGEtcmlndWV1ci1kb3VjZS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123242" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>L&#039;Allemagne qui réussit a-t-elle des leçons à recevoir de la France qui échoue ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123229-lallemagne-qui-reussit-a-t-elle-des-lecons-a-recevoir-de-la-france-qui-echoue</link>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 05:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fang Shuo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[germanophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Modèle français]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[relations franco-allemandes]]></category>

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		<description><![CDATA[Après les critiques maladroites du parti socialiste, les relations franco-allemandes sont au plus mal. Les Français sont-ils vraiment en position de faire la leçon aux Allemands ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après les critiques maladroites du parti socialiste, les relations franco-allemandes sont au plus mal. Les Français sont-ils vraiment en position de faire la leçon aux Allemands ?</strong></p>
<p><strong>Par Fang Shuo, depuis la Chine.</strong><br />
<span id="more-123229"></span><br />
<strong title="Lettre à mes amis Français"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzIzMQ==" rel=\"attachment wp-att-123231\"><img class="aligncenter  wp-image-123231" title="Hollande Merkel" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Hollande-Merkel.jpg?16fe88" alt="" width="480" height="290" /></a></strong></p>
<p><strong title="Lettre à mes amis Français">L'Allemagne est un grand pays : grand pays de culture, grand pays industriel, grand pays démocratique.</strong></p>
<p>Au XXième siècle, les Allemands ont commis une faute collective parmi les plus graves de l'Histoire. Mais les Français de cette époque ne sont pas sans taches. Après la guerre, l'Allemagne toute entière s'est profondément remise en question, dans une attitude humble qui dure encore aujourd'hui. Elle a enduré le désarmement, l'occupation, et une amputation déchirante. Mais elle ne s'est pas plaint, car elle avait honte – une honte juste – du crime commis.</p>
<p>Malgré sa honte, elle a enseigné à ses enfants le nom de son crime, elle leur avoué ses fautes, et elle s'est efforcée de continuer à vivre, dans le sérieux, la rigueur, le travail, et la justice. Visitez l'Allemagne d'aujourd'hui : c'est un pays prospère où les gens vivent heureux, avec un fort sens des responsabilités. C'est un pays moderne, raisonnable, et responsable.</p>
<p><strong>La France, après la guerre, s'est assise sans gêne à la table des vainqueurs</strong></p>
<p>Il est vrai que grâce à l'honnêteté sans faille du général De Gaulle et au courage d'un tout petit nombre, elle y avait un droit.</p>
<p>Mais elle n'a jamais fait un travail équivalent, cette remise en question nécessaire, ce mea culpa qui permet de comprendre et de dépasser les fautes. De grandir en tirant certaines leçons. Et ce malgré Munich, malgré Vichy, malgré la collaboration volontaire avec un régime inhumain, malgré la déportation. Malgré aussi tout ce qui avait précédé la guerre, et qui l'avait soit permise soit causée. Ce mot de Daladier, par exemple, au retour de Munich, et qui reste si populaire chez ceux qui jugent le peuple : les "cons".</p>
<p><strong>Aujourd'hui il y a chez nous un mythe tenace</strong></p>
<p>Nous, les Français, nous considérons volontiers comme les détenteurs du bon droit, ceux qui apportent à l'Humanité progrès, justice et liberté. Mais qu'y a-t-il d'autre derrière ces expressions d'un "modèle français", d'une "exception culturelle française", sinon une incroyable prétention ?</p>
<p>Notre modèle social ? Il est injuste et en faillite. Et l'exception, c'est surtout notre goût démesuré des privilèges, notre refus constant des règles communes, notre recherche permanente des régimes spéciaux, dérogations, et autres combines désirées par chacun pour s'affranchir de la loi qui n'est bonne que pour les autres. Combien de tristes exemples de ce genre nous viennent à l'esprit, jusque chez ceux qui gouvernent ce pays ?</p>
<p><strong>Ce mythe est donc à la fois faux et injuste</strong></p>
<p>La France aussi a commis des infamies, nous le savons tous, mais surtout il y a trop longtemps que la France a négligé de se rénover, de se remettre en question. La France n'est pas meilleure que les autres. Et il serait temps que les Français en prennent conscience car cela les empêche de grandir, de devenir les adultes dont l'Europe a besoin, aux côtés de leurs cousins Allemands. Il est urgent de mettre fin à ce malentendu, urgent de reconnaître et de comprendre nos erreurs. Je ne demande pas une plaque de rue ni une larme du maire de Paris. Elles ont leur valeur : symbolique.</p>
<p>Je demande que nous nous interrogions avec lucidité sur ce que nous avons réellement apporté au monde depuis cinquante ans, et que nous abandonnions enfin ce ridicule <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9pbnRlcm5hdGlvbmFsLzIwMTMvMDQvMjgvMDEwMDMtMjAxMzA0MjhBUlRGSUcwMDA3My1sZXMtcmVsYXRpb25zLWVudHJlLWxhLWZyYW5jZS1ldC1sLWFsbGVtYWduZS1hdS1wbHVzLW1hbC5waHA=">complexe de supériorité vis-à-vis de l'Allemagne, et du monde en général</a>.</p>
<p>Aujourd'hui le monde entier nous considère comme des donneurs de leçons. Cela me perce le cœur. Et pourtant reconnaissons-le : il a bien souvent raison. C'est un constat amer que font beaucoup d'entre nous à l'étranger : les Français ne sont pas aimés, et ils sont de moins en moins pris au sérieux.</p>
<p><strong>Les attentes vis-à-vis de la France restent fortes</strong></p>
<p>Mais l'écart avec la réalité est de plus en plus évident. Beaucoup pensent qu'elle a renoncé. À moi, cette idée m'est insupportable. Comme beaucoup en France et ailleurs, j'ai une haute idée de notre pays, et vis-à-vis de lui, vis-à-vis de nous-même, j'ai des exigences élevées : la France a un devoir à accomplir, elle a un rôle à tenir, et j'en suis convaincu, elle a quelque chose d'unique à apporter au monde.<strong> </strong></p>
<p><strong>À condition qu'elle s'amende et se réforme enfin vraiment et profondément. </strong>Non pas à la française, par d'interminables discours creux et tricolores. Mais, pour une fois, faisons cela <strong>à l'allemande</strong>, car l'Allemagne aussi a quelque chose à nous apprendre : le courage, la simplicité, et le redressement dans la justice. Elle en a l'expérience : elle l'a fait. En partant de la pire des situations. Et avec un succès éclatant. Mais sans orgueil mal placé pour autant.</p>
<p>Patriote, l'idée que la France renonce à son chemin de droiture, d'honnêteté, et de liberté m'est insupportable. Et il m'est insupportable de voir qu’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3BvbGl0aXF1ZS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDQvMjYvbGUtcHMtZGVub25jZS1sLWludHJhbnNpZ2VhbmNlLWVnb2lzdGUtZGUtbGEtY2hhbmNlbGllcmUtbWVya2VsXzMxNjcwNjhfODIzNDQ4Lmh0bWw=">un parti politique, par refus d'admettre ses propres faiblesses, attaque si violemment</a> le dirigeant démocrate, plébiscité, et couronné d'un succès durable, d’un pays ami et, pour le dire clairement, du seul pays d'Europe qui aujourd'hui n'a rien à se reprocher.</p>
<p>Nous sommes une voix dans l'Histoire du monde, nous avons une responsabilité. Refusons qu'elle soit dénaturée par un parti politique irresponsable. Affirmons aux Allemands notre respect et notre amitié.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY291cnJpZXJkZXNoYW5naGFpLm92ZXItYmxvZy5jb20vYXJ0aWNsZS1sZXR0cmVzLWEtbWVzLWFtaXMtZnJhbmNhaXMtMTE3NDQxMTM2Lmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Politique européenne : l&#039;Islande sort du rang</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 05:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr Richard North</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Islande]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Le centre droit est revenu au pouvoir en Islande ; les Islandais ont rejeté les politiques d'austérité du gouvernement social-démocrate sortant. Le vote va certainement annuler la candidature de l'Islande à l'UE.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le centre droit est revenu au pouvoir en Islande ; les Islandais ont rejeté les politiques d'austérité du gouvernement social-démocrate sortant. Le vote va certainement annuler la candidature de l'Islande à l'UE.</strong><br />
<span id="more-123085"></span><br />
<strong>Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzA4Ng==" rel=\"attachment wp-att-123086\"><img class=" wp-image-123086 aligncenter" title="Reykjavik_rooftops" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Reykjavik_rooftops-1024x768.jpg?16fe88" alt="" width="450" height="338" /></a></p>
<p>L'une des grandes fiertés des européistes dans le passé était le nombre de pays souhaitant rejoindre l'Union Européenne. Parmi ceux-ci, on incluait implicitement l'Islande et la Norvège – si seulement ces pays entêtés arrêtaient d'être hostiles à la « mère Europe ».</p>
<p>En tout cas, une partie de ce rêve a été bel et bien brisée avec les élections législatives islandaises. Le centre-droit est revenu au pouvoir après que les électeurs aient rejeté les politiques d'austérité du gouvernement social-démocrate sortant. Il est généralement admis que cette victoire va annuler la candidature de l'Islande à l'UE. Le décompte des votes a donné le résultat suivant : le parti de l'indépendance et le parti du progrès totalisent conjointement 38 sièges dans un parlement doté de 63 sièges, et comptent donc pour 61% du vote national. L'alliance des sociaux-démocrates avec leur récent partenaire, le mouvement écologique de gauche, a perdu un peu plus de la moitié de ses sièges.</p>
<p>Avant les élections, Bjani Benediktsson et Sigmundur Davíð Gunnlaugsson, respectivement leaders des partis de l'indépendance et du progrès – les grands vainqueurs du jour – ont clairement indiqué qu'ils pourraient interrompre les négociations d'adhésion à l'UE, qui avaient été suspendues depuis janvier en anticipation de l'élection. Et personne ne peut suggérer qu'il s'agit là d'autre chose qu'un rejet viscéral. Contrairement à bien d'autres pays où l'indifférence règne, en Islande, les citoyens sont très impliqués dans la politique. Le taux de participation à ces élections était ainsi de plus de 80%, pour près de 238 000 votants.</p>
<p>Avec une population de 320 000 personnes, la petite Islande fait cavalier seul. Malgré les grands troubles qu'elle a traversés, il s'agit là d'une nation confiante qui ne ressent pas le besoin de s'amarrer à un cadavre. Le rejet de l'Union Européenne est complet et définitif.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2V1cmVmZXJlbmR1bS5jb20vYmxvZ3ZpZXcuYXNweD9ibG9nbm89ODM4NDk=">Sur le web</a>.<br />
Traduction : Eriul/<em>Contrepoints</em>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123085" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Baissons d’un ton : les débats anglais et allemands sur l’immigration européenne</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 05:11:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Open Europe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Nation et immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Bulgarie]]></category>
		<category><![CDATA[Espace schengen]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Roms]]></category>
		<category><![CDATA[Roumanie]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume Uni]]></category>

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		<description><![CDATA[Inquiétude parmi les politiciens et les médias britanniques qui craignent que l'immigration profite de leur système de protection sociale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Inquiétude parmi les politiciens et les médias britanniques qui craignent que l'immigration profite de leur système de protection sociale.</strong></p>
<p><strong>Un article d'Open Europe.</strong><br />
<span id="more-123055"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzA1OA==" rel=\"attachment wp-att-123058\"><img class="alignleft  wp-image-123058" title="schengengrenzebayern-tirol" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/schengengrenzebayern-tirol.jpg?16fe88" alt="" width="270" height="360" /></a>Toute personne lisant un journal anglais aura remarqué <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZXVyb3BlLm9yZy51ay9BcnRpY2xlP2lkPTEwMDQy">une certaine inquiétude</a> au sujet de l’immigration européenne sur les Îles britanniques, avec le débat déclenché par la fin des soi-disant "contrôles transitoires" des travailleurs roumains et bulgares (les pays ont adhéré en 2007).</p>
<p>Comme nous l’avons <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZXVyb3BlLm9yZy51ay9Db250ZW50L0RvY3VtZW50cy9QZGZzL0VVaW1taWdyYXRpb24yMDEyLnBkZg==">fait valoir à plusieurs reprises</a>, la libre circulation au sein de l’UE a été globalement bénéfique à la fois pour l’Europe et le Royaume Uni, mais la question doit être traitée avec beaucoup de précautions étant donnés sa nature extrêmement sensible et l’impact pratique qu’elle peut avoir sur les services publics et certains secteurs du marché du travail.</p>
<p>Mais il y a également une perception erronée au Royaume Uni que toute l’Europe veut émigrer en Grande-Bretagne pour y profiter de son système de protection sociale de qualité supérieure. C’est loin d’être la vérité et de plus le Royaume Uni est loin d’être le seul pays à avoir cette préoccupation à propos de l’immigration européenne. Cependant, c’est le pays dans lequel le débat est le plus excité. Philip Collins se penche sur le sujet dans le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50aGV0aW1lcy5jby51ay90dG8vb3Bpbmlvbi9jb2x1bW5pc3RzL3BoaWxpcGNvbGxpbnMvYXJ0aWNsZTM3MDgyODQuZWNl"><em>Times</em> du 08 mars 2013</a>.</p>
<p>S’exprimant au parlement le mois précédent, le secrétaire d’État au travail et aux retraites Ian Duncan Smith a dit qu’il y avait une "crise" de la réglementation au sujet de l’accès aux services et à l’aide sociale des immigrants de l’Union européenne, particulièrement à la lumière de l’expiration des contrôles transitoires des migrants venant de Bulgarie et Roumanie à la fin de l’année. La question mérite qu’on s’y intéresse, et il y a plusieurs choses que le Royaume Uni doit faire (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZXVyb3BlLm9yZy51ay9Db250ZW50L0RvY3VtZW50cy9QZGZzL0VVaW1taWdyYXRpb24yMDEyLnBkZg==">voir ceci</a>). La commission doit aussi se ressaisir et définir son propre projet contre le test du "droit de résider" du Royaume Uni – le test est un filtre politique extrêmement important pour se protéger contre l’abus d’aides sociales. Mais de là à voir une "crise" ?</p>
<p>Cependant, Duncan Smith a fait remarquer à juste titre que les autres États membres de l’UE partageaient certaines des inquiétudes du Royaume Uni, particulièrement que <em>"l’Allemagne a enfin compris qu’elle pourrait faire face à une grosse immigration nette".</em></p>
<p>Alors à quoi ressemble ce débat en Allemagne ? Eh bien il y a une réelle préoccupation. Une récente prise de position de l’Association allemande des villes a beaucoup fait parler d’elle car elle se focalisait spécifiquement sur la soi-disant "immigration pauvre" de Bulgarie et de Roumanie, et en particulier sur les Roms. Le rapport avertissait que ces immigrants arrivaient dans des villes déjà touchées par un chômage assez élevé et dont les finances publiques étaient à bout, et que malgré les contrôles transitoires en place, l’immigration en provenance de Bulgarie et Roumanie avait été multipliée par six depuis 2006.</p>
<p>En termes de réponse des autorités publiques, le ministre de l’intérieur allemand Hans-Peter Friedrich (CSU) à récemment prévenu : <em>"Un abus de la libre circulation pourrait être explosif pour la solidarité européenne. Si les Allemands sentent qu’on abuse de leur solidarité et de leur ouverture et que notre système de protection sociale est pillé, alors la colère sera légitime. Le message pour la Commission européenne est clair : Bruxelles doit prendre plus sérieusement en compte la situation de la population locale dans son processus de décision."</em></p>
<p>La ministre de la justice Sabine Leutheusser-Schnarrenberger (FDP) a aussi fait valoir que <em>"beaucoup de Roms fuient leurs foyers à cause de la discrimination et de la pauvreté qui en découle... L’immigration liée à la pauvreté doit être traitée à la racine."</em> L’Allemagne a aussi menacé d’opposer un véto à l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’espace Schengen, dont le Royaume Uni ne fait pas partie.</p>
<p>Clairement, l’Allemagne pourrait se révéler un allié du Royaume Uni pour instituer des règles plus claires et transparentes en ce qui concerne l’immigration au sein de l’UE et l’accès à la protection sociale. Des règles qui sont nécessaires pour restaurer la confiance du peuple en la libre circulation, comme nous l’avons fait valoir dans notre rapport sur le sujet.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, globalement, le débat en Allemagne a été beaucoup plus mesuré qu’au Royaume Uni, avec sensiblement moins d’histoires alarmistes sur le sujet de la part de la presse et des politiques. Par exemple, le <em>Bild</em>, souvent sensationnaliste, a publié un article relativement équilibré sur l’immigration rom en début de semaine, affirmant qu’<em>"il n’y a pas eu d’immigration de masse"</em> et que les immigrants ont tendance à chercher un emploi, et non des avantages.</p>
<p>Et c’est cela que les Politiciens et médias Britanniques doivent garder en mémoire : les preuves suggèrent toutes que les immigrés viennent en Grande Bretagne pour travailler, pas pour profiter du système.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29wZW5ldXJvcGVibG9nLmJsb2dzcG90LmJlLzIwMTMvMDMvbGV0cy10b25lLWl0LWRvd24tbm90Y2gtY29tcGFyaW5nLXVrLmh0bWw=">Sur le web</a>. Traduction : Laurett/<em>Contrepoints</em>.</p>
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		<title>L&#039;Europe sera libérale ou ne sera pas</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/28/122905-leurope-sera-liberale-ou-ne-sera-pas</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Apr 2013 05:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Rien, en Europe, ne peut en principe se faire sans une intervention équilibrée de la France et de l’Allemagne, mais la France ne joue pas le jeu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rien, en Europe, ne peut en principe se faire sans une intervention équilibrée de la France et de l’Allemagne, mais la France ne joue pas le jeu.</strong></p>
<p><strong>Par Philippe Robert.</strong><span id="more-122905"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzExL2RyYXBlYXVfZXVyb3DDqWVuLmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-105593" title="drapeau_européen" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/drapeau_européen-300x232.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="232" /></a>Rien, en Europe, ne peut en principe se faire sans une intervention équilibrée de la France et de l’Allemagne. En effet, nul ne peut sérieusement contester que sans l’apport inestimable de ces deux nations fondatrices, l’Union européenne n’aurait aucune véritable consistance.</p>
<p>Et c’est bien là que le bât blesse dès lors que l’une d’entre elles, pour de mauvaises raisons difficilement justifiables et, finalement, carrément inavouables, se désolidarise par dépit de l’attelage commun en faisant porter à l’autre la responsabilité de son propre fiasco. Cette grande nation rebelle, c’est... la France ! Ce n’est d’ailleurs pas un scoop tant, depuis le 25 mars 1957 date de la signature du traité de Rome, la France a toujours voulu jouer "perso" avec, le plus souvent, un mépris affiché pour toute véritable avancée libérale. Par surcroît, la France est une nation très particulière qui se croit investie d’une mission d’un caractère universel depuis qu’elle a eu le génie révolutionnaire de se draper dans les plis tricolores de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.</p>
<p>Mais aujourd’hui la France socialiste, héritière d’un passé dont elle a autant à rougir que la fausse droite battue de peu en 2012, fait montre d’une incroyable incompétence qu’elle s’empresse, paniquée, de mettre sur le dos de l’Allemagne d’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9hbmdlbGEtbWVya2Vs" target=\"_blank\">Angela Merkel</a> érigée en bouc émissaire. Il s’agit là d’une folle tentative de diversion qui peut, à l’échelle de l’Europe, se révéler d’une extrême gravité : car on ne brise pas aussi aisément une solidarité de fait, fût-elle même considérée comme un boulet permanent, sans s’exposer à subir inutilement les affres de l’opprobre.</p>
<p>Néanmoins, il est un fait que plus le temps passe, plus les vices cachés d’une construction européenne biaisée, de plus en proie depuis 2008 à un grand chambardement structurel incontrôlé, se font jour au point que se pose avec acuité la question de sa poursuite en l’état.</p>
<blockquote><p>J’ai un grand respect pour l’Europe. Pour résumer mon point de vue en quelques phrases, je dirais que je souhaite une Europe fondée sur l’inter-gouvernementalisme, ou, en d’autres termes, sur un minimum de supranationalisme. <em><strong>Je veux une Europe qui serait fondée sur la coopération rationnelle et amicale d’États égaux et souverains. Je ne veux pas d’une patrie artificiellement organisée pour tous les Européens</strong>.</em></p></blockquote>
<p>Ainsi parlait le 29 avril 2010 à Berlin l’ancien président de la République tchèque, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvViVDMyVBMWNsYXZfS2xhdXM=" target=\"_blank\">Vaclav Klaus</a>, lors d’une visite officielle au Walter Hallstein Institute de droit constitutionnel européen, Université Humboldt, à rebours de l’actuelle mauvaise pente européiste.</p>
<p>Plus que jamais, il devient donc urgent de s’interroger sur l’ardente nécessité de bâtir, à l’opposé du dogme européiste, une Europe des libertés s’appuyant sur des nations <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvJUMzJTg5Z2FsaXQlQzMlQTlfZW5fZHJvaXQ=" target=\"_blank\">égales (en droit)</a> interagissant souverainement au sein d’un espace commun bien délimité.</p>
<blockquote><p>Il serait hautement préjudiciable de tenter de supprimer la nationalité et de concentrer le pouvoir au centre d’un conglomérat européen (...) L’Europe sera plus forte si elle compte précisément en son sein la France en tant que France, l’Espagne en tant qu’Espagne, la Grande-Bretagne en tant que Grande-Bretagne, chacune avec ses coutumes, traditions et particularités. Ce serait de la folie que d’essayer de les faire entrer dans une sorte de portrait-robot européen. [<sup class='footnote'><a href='#fn-122905-1' id='fnref-122905-1' onclick='return fdfootnote_show(122905)'>1</a></sup>]</p></blockquote>
<p>La musique est un art universel intelligible à tous sans pour autant que l’idée de l’enfermer dans un carcan politiquement correct s’empare, à la notable exception des régimes totalitaires, du premier esprit venu (encore qu’il paraisse légitime de penser que Pierre Boulez, en France même, ait éprouvé un puissant penchant pour une telle aberration). Ainsi, <em>"L’art est probablement l’un des domaines où la diversité des peuples s’est manifestée de la façon la plus favorable (...) Si la "nation" fut par certains aspects une prison intellectuelle, une cause de guerres et de malheurs, l’art des siècles passés s’est également nourri de ces traditions croisées au nom desquelles Mozart se réclamait "musicien allemand", Moussorgsky "russe", tandis que Ravel déclarait : "Moi, le plus internationaliste des hommes, je suis fort nationaliste en art. En art seulement</em>." [<sup class='footnote'><a href='#fn-122905-2' id='fnref-122905-2' onclick='return fdfootnote_show(122905)'>2</a></sup>]</p>
<p>On a donc tout à fait le droit, pour des raisons à mon sens le plus souvent irrationnelles, de ne pas porter la Dame de fer dans son cœur ; de même est-il possible que certains considèrent que les prises de position de l’ancien président tchèque Vaclav Klaus relèvent plus de la psychiatrie que du bon sens après 40 ans de servitude communiste. Mais quoi de plus authentique et de plus sincère que la musique ?</p>
<p>---<br />
<strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-122905'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-122905-1'>Margaret Thatcher dans son fameux discours prononcé le 20 septembre 1988 à Bruges. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122905-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122905-2'>Benoît Duteurtre : <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2dwL29mZmVyLWxpc3RpbmcvMjI1MTQ0MzAwMi9yZWY9YXNfbGlfc3NfdGlsP3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMSZhbXA7Y2FtcD0yOTEwJmFtcDtjcmVhdGl2ZT0xOTQ4MiZhbXA7bGlua0NvZGU9YW0xJmFtcDtjcmVhdGl2ZUFTSU49MjI1MTQ0MzAwMiZhbXA7YWRpZD0xWU1BMkRWNUVCNUFGQkNDOEU1VyZhbXA7" target=\"_blank\">Requiem pour une avant-garde</a></em>, Les Belles Lettres, 2006. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122905-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Italie : profil du nouveau Premier ministre surprise Enrico Letta</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/24/122652-italie-profil-du-nouveau-premier-ministre-surprise-enrico-letta</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 20:02:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Open Europe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[Barroso]]></category>
		<category><![CDATA[Enrico Letta]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgio Napolitano]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Silvio Berlusconi]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président italien Giorgio Napolitano a désigné le numéro deux du Parti démocrate pour former un gouvernement. Qui est-il ? Quelle est sa position à l'égard des politiques d'austérité ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le président italien Giorgio Napolitano a désigné le numéro deux du Parti démocrate pour former un gouvernement. Qui est-il ? Quelle est sa position à l'égard des politiques d'austérité ?</strong></p>
<p><strong>Un article d'Open Europe.</strong><br />
<span id="more-122652"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjY1NQ==" rel=\"attachment wp-att-122655\"><img class=" wp-image-122655 aligncenter" title="EnricoLetta2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/EnricoLetta2.jpg?16fe88" alt="" width="450" height="324" /></a></p>
<p>Brossons un rapide profil d’Enrico Letta, le nouveau Premier ministre qui vient d'être nommé en Italie. Avec le débat qui fait rage sur la sagesse ou non de maintenir au sein de la zone euro une discipline budgétaire à l'allemande, la grande question est : Letta est-il contre l'austérité ?</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbnJpY29sZXR0YS5pdC9lbnJpY28v">Voici</a> une courte biographie :</p>
<ul>
<li>Letta est originaire de Toscane et aura 47 ans en Août. Cela signifie qu'il est en piste pour devenir le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb3JyaWVyZS5pdC9wb2xpdGljYS8xM19hcHJpbGVfMjQvcHJlc2lkZW50aS1jb25zaWdsaW8tZXRhLW9yZGluZV84MjJhZjlmMi1hY2Q1LTExZTItOWFjYy01NTQyNGJmZDg1MWYuc2h0bWw=">troisième plus jeune Premier ministre d'Italie</a>.</li>
</ul>
<ul>
<li>Il est titulaire d'un doctorat en droit européen, et a été nommé ministre des Affaires européennes en 1998. À l'époque, il n’avait que 32 ans – ce qui fit de lui le plus jeune ministre que l’Italie n’ait jamais eu. Il a également servi en tant que ministre de l'Industrie dans le gouvernement de Massimo D'Alema.</li>
</ul>
<ul>
<li>Letta a été député européen entre 2004 et 2006.</li>
</ul>
<ul>
<li>Il était le Vice-secrétaire du Parti démocrate de centre-gauche depuis 2009.</li>
</ul>
<ul>
<li>Surtout, c’est un grand fan du Milan AC, ce qui pourrait l’aider à gagner le soutien de Silvio Berlusconi – peut-être aussi par le fait qu’Enrico Letta est le neveu de Gianni Letta, le plus proche collaborateur du <em>Cavaliere.</em></li>
</ul>
<p>Alors que dire à propos de ses opinions politiques et notamment en ce qui concerne l’austérité ?</p>
<p>Dans sa déclaration face à la presse après son entrevue avec le Président Giorgio Napolitano, Letta a estimé que l'Italie devait « fermement s’engager à modifier l’orientation des politiques [économiques] de l'UE, trop axées sur l'austérité, qui, comme le Président de la Commission européenne [José Manuel] Barroso l’a déclaré l'autre jour, ont atteint leurs limites. »</p>
<p><em>Allo, Angela ?</em></p>
<p>Et n'oubliez pas que lorsque l'UE a remporté le prix Nobel de la paix, Letta a tweeté que cette récompense devait être « un encouragement à être encore plus fiers, plus authentiques et plus efficaces dans notre position pro-européenne. Il n'y a pas d'avenir sans les États-Unis d'Europe ».</p>
<p>Cela montre qu'il est fortement en faveur d'une plus grande intégration de l'UE (comme la majorité des politiciens italiens, il est vrai). En d'autres termes, Napolitano a nommé un Premier ministre avec de solides références européennes, qui peut plaider de façon crédible pour un assouplissement de l'austérité au sein de l'Union européenne. Très intelligent.</p>
<p>Élément important, Letta a également souligné que la composition du nouveau gouvernement ne se fera pas « à n’importe quel prix ». Cela peut être vu comme un avertissement adressé à Silvio Berlusconi de ne pas fixer des conditions trop élevées pour accorder son soutien. Toutefois, il est bon de rappeler que l'alliance de centre-droit de Silvio Berlusconi est en avance dans tous les sondages d'opinion – ce qui signifie que Silvio est actuellement dans une position de force.</p>
<p>Letta s'entretiendra avec tous les autres partis politiques dès demain. Si les choses se passent en douceur, nous devrions avoir la liste des ministres d'ici la fin de la semaine.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29wZW5ldXJvcGVibG9nLmJsb2dzcG90LmZyLzIwMTMvMDQvaXRhbHlzLW5ldy1wcmltZS1taW5pc3Rlci1wcm8tZXUtYW50aS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=122652" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>L&#039;Allemagne fait du recel de données volées pour traquer les exilés fiscaux</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/19/121937-lallemagne-fait-du-recel-de-donnees-volees-pour-traquer-les-exiles-fiscaux</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 05:11:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[évasion fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[exil fiscal]]></category>
		<category><![CDATA[Rhénanie-Palatinat]]></category>

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		<description><![CDATA[Un Land allemand achète des données volées pour 4 millions d'euros à un délinquant et donnera sans doute de bonnes idées à nos amis de Bercy]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un Land allemand achète des données volées pour 4 millions d'euros à un délinquant. Le recel de données volées, à l'étranger qui plus est, donnera sans doute de bonnes idées à nos amis de Bercy.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-121937"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTkvMTIxOTM3LWxhbGxlbWFnbmUtZmFpdC1kdS1yZWNlbC1kZS1kb25uZWVzLXZvbGVlcy1wb3VyLXRyYXF1ZXItbGVzLWV4aWxlcy1maXNjYXV4L3RvbS1jcnVpc2UtbWlzc2lvbi1pbXBvc3NpYmxl" rel=\"attachment wp-att-122037\"><img class="aligncenter  wp-image-122037" title="tom-cruise-mission-impossible" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/tom-cruise-mission-impossible.jpg?16fe88" alt="" width="462" height="268" /></a></p>
<p>La traque à la fraude fiscale, c'est toujours une affaire sérieuse. En France, quand on a des doutes sur la probité d'un ministre, on lui pose la question droit dans les yeux. Même si d'autres membres de son gouvernement lui ont demandé de mentir sciemment sur le déficit budgétaire, la croissance et d'autres chiffres sans importance par les temps qui courent, et ont alors pu constater son talent.</p>
<p>En Allemagne, on est un peu plus sérieux et rigoureux, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ibHVld2luLmNoL2ZyL2luZGV4LnBocC8xMzYsNzk4MjA0L1VuX25vdXZlYXVfQ0RfZGVfZG9ubmVlc192b2xlZXNfYWNoZXRlX3Bhcl91bl9MYW5kX2FsbGVtYW5kL2ZyL25ld3Mvc3Vpc3NlL3NkYS8=">on achète sans arrières-pensées des données volées et mises aux enchères</a>. On n'hésite d'ailleurs pas à débourser 4 millions d'euros, d'argent tout frais du contribuable honnête, pour financer un disque contenant des données sur les comptes en Suisse de 10 000 fraudeurs. L’État recourt aux services de délinquants pour se rendre coupable de recel de données volées dans un pays étranger : c'est beau. Sans doute certains, à Bercy, se rêvent déjà en Tom Cruise pendus à un câble pour récupérer une disquette en évitant d'être détectés...</p>
<p>Qu'on se le tienne pour dit : qui veut la fin, veut les moyens. L’État n'hésitera pas à traiter avec des extorqueurs de fonds à l'honnêteté plus que douteuse pour mettre la main sur la partie de l'impôt qui lui échappe. Et en France, compte tenu de l'état des finances de l’État, il faut bien se rendre compte que le gouvernement n'hésitera pas longtemps avant d'enchérir sur des données douteuses.</p>
<p>Il y aurait pourtant des possibilités simples pour collecter plus d'impôts.</p>
<p>D'abord, empêcher les entreprises publiques ou para-publiques françaises de pratiquer <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RyZW5kcy5sZXZpZi5iZS9lY29ub21pZS9hY3R1YWxpdGUvZW50cmVwcmlzZXMvbWVtZS1sZXMtZW50cmVwcmlzZXMtcHVibGlxdWVzLWZyYW5jYWlzZXMtcHJlbm5lbnQtbGUtY2hlbWluLWRlLWxhLWJlbGdpcXVlL2FydGljbGUtNDAwMDI0MzY0MjQzMy5odG0=">l'optimisation fiscale</a> tout à fait légale mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2Vjb25vbWllL2FydGljbGUvMjAxMy8wMS8yMi9vcHRpbWlzYXRpb24tZmlzY2FsZS1zdGFyYnVja3MtZGFucy1sZS12aXNldXItZGUtbGEtanVzdGljZS1mcmFuY2Fpc2VfMTgyMDQ4MV8zMjM0Lmh0bWw=">si souvent dénoncée</a>. Une idée simple, qui permettrait de donner un peu de crédit à un État exemplaire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDcvMTEzOTQxLWV0YXQtZmFpdGVzLWNlLXF1ZS1qZS1kaXMtcGFzLWNlLXF1ZS1qZS1mYWlzLWV0LW1lcmNpLXBvdXItdG91dA==">qui s'affranchit pourtant des règles qu'il fixe aux citoyens</a>.</p>
<p>Il faudrait aussi redonner du crédit aux hommes politiques, à la parole publique, au gouvernement, à la république exemplaire. Quand je m'intéresse au patrimoine des ministres, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTcvMTIxNzY5LW9wZXJhdGlvbi10cmFuc3BhcmVuY2U=">les bras m'en tombent, et je crains qu'il faille se rendre à l'évidence</a> : leurs propriétés sont largement sous-évaluées, et sans doute certains ont-ils un confortable filet de sécurité, un matelas, un bas-de-laine quelque part dans une banque <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMjIvOTQ2MzItY2xhc3NlbWVudC1kZXMtYmFucXVlcy1sZXMtcGx1cy1zdXJlcy1kdS1tb25kZQ==">un peu plus sûre que les principales banques françaises</a> et, peut-être, un peu plus secrète.</p>
<p>Donnons ensuite du sens au <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMDIvOTI0NzEtZGUtY291cnNvbi1sYWJzZW5jZS1kZS1jb250cm9sZS1kZS1saXJmbS1lc3QtdW5lLWF0dGVpbnRlLWF1LXByaW5jaXBlLWRlZ2FsaXRlLWRldmFudC1saW1wb3Q=">principe d'égalité devant l'impôt</a> en soumettant l'indemnité représentative des frais de mandats de nos chers parlementaires à la fiscalité. Les parlementaires ne verront sans doute aucune objection à ce que leurs revenus soient traités de la même façon que ceux des Français qu'ils représentent, d'autant moins que ce sont eux qui votent le budget et disposeraient ainsi de quelques millions d'euros supplémentaires pour donner libre cours à leur folie dépensière.</p>
<p>Bien que les mesures précédentes soient utiles et de bon sens, une idée bien plus simple permettrait d'éviter l'évasion fiscale : réduire la fiscalité.</p>
<p>Trop d'impôt tue l'impôt, les hauts taux tuent les totaux, gagnons gros. La réduction de la fiscalité permettrait d'accroître les recettes fiscales et favoriserait la croissance de l'économie et du pouvoir d'achat. D'autant plus que, selon la direction générale des impôts, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTYvMTIxNDM0LWxhZG1pbmlzdHJhdGlvbi1maXNjYWxlLWVuLWx1dHRlLWNvbnRyZS1sZXZhc2lvbi1wb3VyLXZvdHJlLWJpZW4=">"quand on fait un pas, la fraude en fait dix"</a>. Plutôt qu'un pas en avant, pourquoi ne pas faire quelques pas en arrière ?</p>
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		<title>Chypre, euro : jusqu&#039;à quand va-t-on nous enfumer ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/17/121815-chypre-euro-jusqua-quand-va-t-on-nous-enfumer</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Apr 2013 05:10:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>San</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Chypre]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[fonctionnaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Le récit de l'intérieur et le point de vue d'une habitante de Chypre sur la situation, ses causes et son évolution.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chypre :  les pièces du puzzle se mettent en place les unes après les autres (public averti seulement, certains concepts peuvent gravement et durablement choquer).</strong></p>
<p><strong>Par San, depuis Chypre.</strong><span id="more-121815"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTcvMTIxODE1LWNoeXByZS1ldXJvLWp1c3F1YS1xdWFuZC12YS10LW9uLW5vdXMtZW5mdW1lci9jaHlwcmU=" rel=\"attachment wp-att-121848\"><img class="aligncenter  wp-image-121848" title="Chypre" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Chypre.jpg?16fe88" alt="" width="461" height="307" /></a></p>
<p>Voilà un mois que nous nous sommes réveillés avec la gueule de bois à Chypre. Malgré les assurances et affirmations répétées de tous les acteurs de la vie politique et économiques, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuZmFjZWJvb2suY29tL3Bob3RvLnBocD9mYmlkPTE0Njk1OTA5MjE0MzI0NiZhbXA7c2V0PXBiLjE0MDI4NjI5NjE0Mzg1OS4tMjIwNzUyMDAwMC4xMzY1OTc3OTI3JmFtcDt0eXBlPTMmYW1wO3RoZWF0ZXI=">ce courrier</a>  étant un morceau d’anthologie, les habitants de Chypre se sont <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTcvMTE4NTA1LXNhdXZldGFnZS1kZS1jaHlwcmU=">réveillés le 16 Mars avec leurs comptes bloqués</a>. Après 12 jours de ce blocus, un contrôle des changes a été instauré, et les banques ouvertes à nouveau.</p>
<p>Depuis ce temps, et au contraire de ce qui est affirmé partout, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDYvMTIwNzIyLWNoeXByZS1jb21tZW50LWJydXhlbGxlcy1zYXV2ZS1sZS1wYXlzLWVuLWxlLXByaXZhbnQtZGUtc2VzLWF0b3V0cw==">le « cas » de Chypre n’est absolument pas réglé</a>. Les supporters de Chypre se font rares. L’information <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuZmFjZWJvb2suY29tL3Bob3RvLnBocD9mYmlkPTE0ODMwNjA3MjAwODU0OCZhbXA7c2V0PXBiLjE0MDI4NjI5NjE0Mzg1OS4tMjIwNzUyMDAwMC4xMzY1OTc3OTI3JmFtcDt0eXBlPTMmYW1wO3RoZWF0ZXI=">n’est pas aisément disponible</a>. Les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbnF1ZXRlLWRlYmF0LmZyL2FyY2hpdmVzL2x1ZS1tZXQtZW4tcGxhY2UtbGEtcGF0cm91aWxsZS1kZXMtdHJvbGxzLXBvdXItbGVzLWVsZWN0aW9ucy1ldXJvcGVlbm5lcy1hZmluLWRlbmRpZ3Vlci1sYS12YWd1ZS1kZXVyb3NjZXB0aXF1ZXMtMjI4MDA=">trolls nombreux</a>. De rebondissement en découvertes, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDYvMTIwNzMyLWxhLWNyaXNlLWEtY2h5cHJlLXBvdXItY2V1eC1xdWktbm9udC1yaWVuLXN1aXZp">on découvre, atterrés, l’incroyable</a>.</p>
<p>La restauratrice « de seconde zone », « ennuyeuse et incompétente » n’a « pas fini de fumer la moquette de son restaurant et d’avaler les pilules bleues » (florilège des commentaires sur mes précédentes communications) et cherche toujours à comprendre, comprendre comment un pays a pu « s’endetter » dans de telles proportions.</p>
<p>Parce que j’habite ici, je ne peux pas croire ce qu’on me dit. Parce que j’ai choisi d’établir mon entreprise et d’élever ma famille dans ce pays il y a dix ans, pour des raisons tenant strictement au fait que ce pays était mieux géré que celui dont je suis originaire, je ne peux tout simplement pas reconnaître m’être trompée dans mon jugement. C’est comme ça.</p>
<p>Oh, j’observe bien des dépenses qui me paraissent conséquentes et peuvent prêter à critique, ou à rire c’est selon. De la démesure du nouveau ministère des finances « à la Bercy » au siège de la banque centrale, en passant par les constructions incessantes d’aéroports, le remplacement récent des hôpitaux publics, le traçage au cordeau des routes jusqu’alors « méditerranéennes » des centres villes, ou encore les nouveaux services de bus, bien des chantiers ont donné lieu à de longues controverses, tantôt sur leur utilité, tantôt sur la transparence des conditions de leur attribution.</p>
<p>Oui, rares sont les cochons qui ne se gavent pas à l’argent public gratuit, coulant à flot sans grand contrôle. Que celui qui n’a jamais pêché…</p>
<p>Mais tout de même, qu’on me prouve que ces dépenses ont creusé la dette dans des proportions insoutenables. Il n’y a rien de choquant à ce qu’un pays qui gère ses fonds publics avec prudence depuis des décennies s’offre des équipements modernes et utiles.</p>
<p>Alors on se tourne vers les fonctionnaires… Facile. Moi non plus, je ne les aime pas trop. Moi aussi, je les trouve arrogants et insupportables, tantôt donneurs de leçons du haut de leur siège inamovible, tantôt accrochés aux basques des entrepreneurs, tels des roquets jaloux et hargneux. Mais ici, à Chypre, mon expérience n’a jamais été aussi mauvaise que dans mon pays natal. J’ai bien eu à faire aux mêmes, pourtant.</p>
<p>Services d’hygiène ou inspecteurs du travail, contrôleurs du fisc ou policiers de l’immigration, inspecteurs des douanes, employés de la sécurité sociale ou des allocations familiales, assistantes sociales, enseignants... À de rares exceptions près, j’ai toujours eu affaire à des personnes bienveillantes, qui faisaient leur travail consciencieusement, sans animosité ou relent de lutte des classes. Tout en étant conscients de l’importance de leur rôle, ils ne m’ont jamais paru avoir oublié quelle main les nourrissait, et à quelle grâce ils devaient leur emploi. Le libre-échange et l’économie de marché sont des paramètres non négociables à Chypre, tant pour les entrepreneurs que pour les fonctionnaires en charge de la régulation du dit marché ou de l’organisation du système dit « social ».</p>
<p>Trop payés ? Certainement. Surtout en situation de crise. D’ailleurs le FMI ne s’y était pas trompé, qui avait tiré la sonnette d’alarme auprès du Président communiste récemment élu, alors qu’il s’était empressé d’ouvrir tout grand les vannes. Je ne nie pas que les années 2008 et 2009 ont vu les rémunérations des fonctionnaires et autres employés du service public grimper dans des proportions insoutenables, surtout sur fond de crise. Je confirme que certains fonctionnaires sont titulaires de postes à l’intérêt « discutable », pour ne pas parler plus crument. J’atteste que des fonctionnaires ici aussi sont capables de bloquer des dossiers pour des mois ou des années, plus par pure incompétence et sans le moins du monde être exposés à des sanctions proportionnelles à leur incurie. Je confirme <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTgvMTA4NDAwLWZyYW5jZS11bmUtY29ycnVwdGlvbi1kZS1sZXRhdC10b3Vqb3Vycy1wbHVzLWJhbmFsZQ==">qu’ici aussi, la corruption existe</a>, tant dans le secteur privé que le secteur public.</p>
<p>Mais ce pays est aussi capable en une année de congédier 17 policiers ripoux, quand en France pour la même période on en congédie… 1 ! Alors de grâce, balayons chacun devant notre porte avant de donner des leçons aux pays « du Sud ».</p>
<p>Compte tenu de ses observations, le FMI avait conseillé toute une série de mesures de redressement, <strong>que le précédent gouvernement avait pour la plupart mise en œuvre</strong> : relèvement du taux de TVA (une horreur, je l’ai vu passer de 5 à 18% !), réorganisation de la prestation sociale (ce qui avait valu aux bénéficiaires de rester 4 mois sans prestations !), instauration d’une taxe sur les entreprises (ce qui avait déclenché mon ire, puisque j’assistais impuissante à la fermeture de micro-structures, dont les dirigeants estimaient que l’instauration de cette taxe – pourtant minime à 350€ – rendait leur exploitation désormais inutile). Bref, je n’invente rien, les largesses inconsidérées de notre communiste de président allaient être épongées dès le budget 2014 nous promettaient les experts très sérieux du FMI ! (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbWYub3JnL2V4dGVybmFsL3B1YnMvZnQvc2NyLzIwMTEvY3IxMTMzMS5wZGYg">article 23 &amp; 24</a>).</p>
<p>Alors me direz-vous, cette richesse omniprésente, insupportable, tous ces Chypriotes avec de multiples possessions immobilières et 4 véhicules enregistrés par foyer, une employée de maison et un train de vie de sénateur…  C’est vrai, c’est surprenant. Tout le monde se faisait la réflexion en arrivant d’un pays où la notion de redistribution et d’« égalité » a pris le pas sur les notions de réussite et d’épanouissement personnels.</p>
<p>Mais là encore, il faut comprendre. Quand dans le principe même de l’organisation d’une société il est convenu et accepté, même par une population chérissant des idéaux communistes (!), que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMjQvOTEzMTEtcmVmbGV4aW9uLXN1ci1sZXMtcmljaGVz">le travail doit être à même d’apporter l’enrichissement personnel</a>, quand un pays est en plein boum économique, et que chacun de ses habitants a au minimum deux activités professionnelles (ne parlez à personne des 35h ici, c’est ce qu’ils font dans l’un de leurs métiers), quand il est admis par chacun que l’argent ne peut venir que du travail, quand il est facile de trouver du travail, ou un second travail car les contraintes sur les entreprises sont minimales, juste suffisantes pour assurer le financement de ses systèmes sociaux et leur pérennité, mais sans entraver la réussite économique, alors oui, voilà le résultat, les gens sont riches, et vivent bien… Et de façon outrageusement matérialiste et ostentatoire, on est dans un pays méditerranéen.</p>
<p>Mais personnellement je n’ai jamais été choquée par cette richesse, parce qu’en contrepartie on ne voit pas de pauvres ici. Personne pour dormir dans la rue, les Chypriotes ne le supporteraient pas, ou mendier à la sortie des magasins. Ici, on peut vraiment dire à quelqu’un « si tu veux de l’argent, bouge toi ! ». Même les trisomiques, les nains, les tordus, les simples d’esprit ont un job, et, partant, une place dans la société. Oh, ces jobs seraient sûrement décriés par la bien-pensance française, qui affirme sans sourciller qu’il est préférable pour ces gens de vivre reclus et honteusement cachés du moment qu’ils touchent une allocation « décente ». Eh bien pas ici. Les handicapés ont leur place au quotidien. Depuis l’école, où chaque classe a son élève handicapé inséré, assorti de son éducateur spécialisé, jusqu’au travail, où il est normal pour chaque entreprise socialement responsable de confier des jobs à des handicapés. Et j’ai même vu un trisomique, pourtant pas mal atteint, changer de job car le magasin voisin payait mieux…</p>
<p>Oh bien sûr, « on » me trouvera toujours l’exemple de tel avocat richissime qui échappe à l’impôt sur le revenu, ou de tel médecin qui… Bref, loin de moi l’idée de prétendre que cette société est parfaite, mais laquelle l’est ?</p>
<p>Reprenons : si ce ne sont pas des investissements disproportionnés, pas une fonction publique dispendieuse, pas des mesures fiscales insuffisantes qui ont plombé le pays, alors, qui est-ce donc ?</p>
<p>Et c’est là que l’on commence à lever le voile.</p>
<p>Au détour d’une fuite de la presse, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5maWNoaWVyLXBkZi5mci8yMDEzLzA0LzA2L2EtbS9wcmV2aWV3L3BhZ2UvMS8=">on découvre ceci</a>.</p>
<p>Il s'agit d'une partie (introduction) d'un compte-rendu d'étude menée par un cabinet d'investigation dénommé Alvarez &amp; Marsal pour le compte de la banque centrale de Chypre à la demande du fameux Panicos peu de temps après sa nomination. Cette étude (qui d'après mon compte rapide et certainement erroné aura coûté au moins 2 millions d'Euro et dure depuis plus de 6 mois), remise à son demandeur le 26 février dernier, <em>"vise à éclaircir les causes de la crise qui a affecté la Laïki Bank, l'amenant à être secourue par l’État chypriote pour un montant de 1,8 milliards en Mai 2012, rendant ainsi l’État chypriote propriétaire de facto de la banque à hauteur de 84% marquant le début de la chute du système bancaire chypriote. Cette étude s'est tout d'abord portée sur la Bank of Cyprus, en particulier dans le cadre de ses achats de dette souveraine grecque et de son expansion internationale, afin de déterminer si le cas de la Laïki pouvait se répéter. Elle va désormais se poursuivre sur la Laïki Bank, toujours en s'attachant au problème des acquisitions de dette souveraine grecque et d'expansion à l'étranger"</em>.</p>
<p>Suit une longue litanie d'investigations menées, où l'on apprend que certaines personnes refusent de répondre aux questions du cabinet d'étude, que des transmissions e-mail sensibles (en particulier concernant les acquisitions de dette souveraine grecque) ont disparu de certains ordinateurs et où l'on découvre aussi avec bonheur qu'une telle banque n'avait pas de système de sauvegarde des e-mails pendant une période de 2 années... On apprend aussi que JP Morgan était l'un des conseillers de la Bank Of Cyprus pour ses acquisitions de filiales étrangères.</p>
<p>Au détour d’une manifestation, on m’affirme que les chargés de pouvoir des banques incriminées n’avaient pas la capacité d’engager leurs banques sur de tels montants sans être approuvés par la Banque Centrale Européenne. Tiens donc, les mails disparus porteraient donc sur ces points ?</p>
<p>On se souvient alors que la même Banque Centrale Européenne, décidément bien vilipendée, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Fib3V0LmJsb29tYmVyZ2xhdy5jb20vbGVnYWwtbmV3cy9lY2Itd2lucy1ydWxpbmctdG8tZGVueS1hY2Nlc3MtdG8tc2VjcmV0LWdyZWVrLXN3YXAtZmlsZXMv">a refusé de se soumettre aux questions des journalistes</a> de Bloomberg concernant la manipulation de la dette Grecque. Curieusement, seuls des blogs « tendancieux » et anti-européens se sont fait l’écho de cette décision scandaleuse en français…</p>
<p>Alors tout se met à tourner très vite. Mais comment ? On nous demande de payer pour une banque dont les fondés de pouvoirs sont suspects ? Pour des montants invraisemblables ? Comment peut-on me demander 10 milliards pour des banques qui n’auraient perdu, selon l’ancien premier ministre <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLnJldXRlcnMuY29tL2FydGljbGUvZnJFdXJvUnB0L2lkRlJMNkU4STY3U1oyMDEyMDcwNg==">« que » 4,2 milliards sur la dette grecque</a> ? Juste parce qu’elles accordaient trop facilement des crédits et les effaçaient pour certains responsables politiques ? Diantre, que d’argent… Ah non, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jbGFpcmFjdHUuZnIvMjAxMy8wMy8yNC9hLWNoeXByZS1xdWktZmF1dC1pbC1ibGFtZXIv">il y avait aussi des obligations</a>… D’ailleurs le fameux rapport du FMI avait bien mentionné que les banques chypriotes étaient exposées à hauteur de 29 milliards sur la fumeuse dette grecque. Donc  80% de pertes en restructuration, ça fait bien… les 23 milliards dont on nous parle maintenant.</p>
<p>Bah oui, les jeux de jambes qui nous font croire que c’est pour faire fonctionner la machine chypriote tendent à nous faire oublier que Chypre a déjà commencé à renflouer ses banques, dès l’an dernier.</p>
<p>Et puis on trouve d’autres blogueurs pour lever des voiles de plus en plus ténus. Ainsi la découverte d’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy56ZXJvaGVkZ2UuY29tL25ld3MvMjAxMy0wNC0wOC9ndWVzdC1wb3N0LXJlYWwtY3lwcnVzLXRlbXBsYXRlLW9uZS15b3VyZS1ub3Qtc3VwcG9zZWQtbm90aWNl">une analyse sur le blog de ZeroHedge</a> m’a empêchée de dormir hier, avec un graphique, celui que l’on voudrait qu’on ne remarque pas, ou <strong>comment la restructuration de notre secteur bancaire a été repoussée d’une année afin de permettre aux banques françaises et allemandes de se désengager massivement de Chypre</strong>, laissant ainsi les imbéciles de Chypriotes supporter seuls le fameux « haircut », au détriment seul de leurs économies. Même les oligarques russes n’ont pas su anticiper cette décision. Le délit d’initiés vient des BANQUES DE LA ZONE EURO ! Le malheur est arrivé exactement comme l’avait prédit le fameux rapport du FMI, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbWYub3JnL2V4dGVybmFsL3B1YnMvZnQvc2NyLzIwMTEvY3IxMTMzMS5wZGY=">article 21</a> : un retrait massif des dépôts étrangers (banques européennes), suivi d’une interdiction brutale de la Banque Centrale de bénéficier de l’accès aux liquidités.</p>
<p>À qui espère-t-on encore raconter que Chypre doit payer ?</p>
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		<title>Pourquoi il faut se rendre aux funérailles de Margaret Thatcher</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 05:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Hannan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Margaret Thatcher]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume Uni]]></category>

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		<description><![CDATA[Nul besoin d’être Thatchérien pour reconnaître l’ampleur de la réussite de la Dame de fer.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nul besoin d’être Thatchérien pour reconnaître l’ampleur de la réussite de la Dame de fer. Elle a pris la tête d’un pays qui était en faillite, démoralisé et déshonoré et l’a rendu confiant, prospère, et libre.</strong><br />
<span id="more-121685"></span><br />
<strong>Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTYvMTIxNjg1LXBvdXJxdW9pLWlsLWZhdXQtc2UtcmVuZHJlLWF1eC1mdW5lcmFpbGxlcy1kZS1tYXJnYXJldC10aGF0Y2hlci9hdHRhY2htZW50LzE0MzE5" rel=\"attachment wp-att-121697\"><img class="aligncenter size-full wp-image-121697" title="14319" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/14319.jpg?16fe88" alt="" width="460" height="372" /></a></p>
<p>Lors de la cérémonie d’enterrement du Duc de Wellington en 1852, un million de personnes – sur une population totale de 27,5 millions – s’y sont rendues afin de lui rendre un dernier hommage. Au sein de la population remplissant les rues des quartiers de Constitution Hill jusqu’à la chapelle Saint Paul lors du passage du convoi funéraire se trouvaient de nombreuses personnes qui n’approuvaient pas sa politique.</p>
<p>Le héros de Waterloo allait devenir probablement le leader du parti conservateur le plus réactionnaire de tous les temps. Il s’était opposé à l’extension du droit de vote de la réforme de 1832, à la reconnaissance de l’égalité des droits pour les catholiques et les juifs et avait même voté contre l’abolition de l’esclavage en Inde. Somme toutes, le Duc Iron était bien plus (pour reprendre l’expression de la BBC) un politicien de division que ne l’était la Dame de Fer.</p>
<p>Pourtant, ses compatriotes ont su faire preuve de perspective. Ils n’ont pas continué à ruminer les sujets qui les opposaient. Au lieu de cela, ils ont choisi d’avoir une vue d’ensemble. Dans des temps de danger nationaux, Wellington s’était porté volontaire pour sauver la Grande-Bretagne. Le journal <em>Illustrated London News</em> donnait un aperçu du sentiment national :</p>
<blockquote><p>C’est en grande pompe, dans un respect populaire fervent, une grandeur et une solennité jamais vue en nos temps, et en toutes probabilités, qui n’a jamais été surpassée dans quelques obsèques de héros ayant vécu ou à naître, les reliques sacrés d’Arthur Duc de Wellington ont été déposées au lieu longtemps distingué unanimement par ses compatriotes.</p></blockquote>
<p>Sommes-nous si diminués en tant que peuple que nous ne pouvons plus nous lever en une telle occasion ? Allons-nous continuer à dérouter et attrister les experts étrangers en chicanant au sujet de la mort d’une leader que les étrangers – même Argentins – reconnaissent comme étant le sauveur de son pays ?</p>
<p>Je ne pense pas. En consultant ma circonscription cette semaine, j’étais heureusement surpris par le nombre de personnes ayant l’intention, sans hésitation, d’aller rendre hommage en personne Mercredi. Les moyens de communication modernes ont donné de l’importance à la bêtise nauséabonde d’une poignée d’imbéciles. Nous ne devrions pas faire l’erreur d’imaginer qu’ils sont représentatifs de la masse des partis de Gauche de Grande-Bretagne.</p>
<p>Il existe de nombreuses personnes qui s’opposaient à Margaret Thatcher à l’époque, et qui aujourd’hui ont la générosité de reconnaître que beaucoup de ses actions étaient courageuses et justes. Un exemple parmi d’autres. Ma femme, tout comme la Dame, est allé au Somerville College à Oxford, et se souvient de la façon dont les professeurs et étudiants ont boycotté sa visite 20 ans auparavant. Ne souhaitant rien avoir à faire avec elle lorsqu’elle était Premier Ministre, Somerville la reconnaît désormais comme une de ses filles : de grands écrans ont été apportés pour permettre aux étudiants de regarder les funérailles et un fonds à sa mémoire à été créé. Sa réputation, ici comme ailleurs, a grandi chaque année durant.</p>
<p>Pourquoi se contenter de regarder à travers un écran, alors que l’on peut s’y rendre en personne ? Je comprends que cela ne peut être pratique pour tout le monde de venir à Londres un matin de semaine mais, si jamais vous en avez la possibilité, vous devriez faire le voyage. Nul besoin d’être Thatchérien pour reconnaître l’ampleur de sa réussite. Elle a pris la tête d’un pays qui était en faillite, démoralisé et déshonoré et l’a rendu confiant, prospère, et libre.</p>
<p>Pour ceux qui partagent les idéaux de la Dame, un hommage spécial sera rendu après le service organisé par la Freedom Association, qu’elle a supportée sa vie durant. Entre 13:00 et 17:00, au pub <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYXZpbGlvbmVuZHB1Yi5jby51ay8=">Pavilion End</a>, juste à côté de la chapelle Saint-Paul, des discours seront prononcés par certains qui reconnaissent l’héritage de Margaret Thatcher, y compris le Membre du Parlement Steve Baker, Mark Littlewood de l’IEA, Nirj Deva Membre du Parlement européen, Matthew Sinclair du TaxPayer’s Alliance et moi-même. N’hésitez pas à vous joindre à nous.</p>
<p>Les personnes viendront avec des motifs différents. Certains parce qu’ils souhaitent continuer sa politique, certains parce qu’ils admirent son succès en tant que femme, certains parce qu'ils se souviennent de son passage à la tête du pays avec bienveillance, certains par patriotisme, certains parce qu’ils ne réalisent que maintenant la grandeur de sa présence dans leur conscience, certains parce qu'ils ressentent que, pour reprendre la phrase de T.S. Eliot, <em>"History is now and England"</em>.</p>
<p>J’y serai car je ne connais pas de Premier Ministre Britannique plus fin. Alors que nous pensions être inexorablement voués au déclin, elle nous a montré la voie. Je souhaite la remercier une dernière fois.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAyMTIwMTYvZnVuZXJhbC8=">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Appel de Bolkestein à démanteler l&#039;euro</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 05:28:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Open Europe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>
		<category><![CDATA[eurozone]]></category>
		<category><![CDATA[Frits Bolkestein]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a de quoi s’inquiéter quand même un ex-commissaire européen suggère la fin de l’eurozone.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a de quoi s’inquiéter quand même un ex-commissaire européen suggère la fin de l’eurozone.</strong><br />
<span id="more-121660"></span><br />
<strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTYvMTIxNjYwLWFwcGVsLWRlLWJvbGtlc3RlaW4tYS1kZW1hbnRlbGVyLWxldXJvL2JvbGtlc3RlaW4=" rel=\"attachment wp-att-121661\"><img class="alignleft  wp-image-121661" title="Bolkestein" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Bolkestein.jpg?16fe88" alt="" width="150" height="219" /></a>Un article d'Open Europe.</strong></p>
<p>On connait surtout l’ancien Commissaire au Marché Intérieur néerlandais Frits Bolkestein pour sa fameuse directive (qui fut libéralisante dans sa forme originelle avant que les États et les eurodéputés ne la diluent significativement). Aujourd’hui, toutefois, il fait parler de lui pour une nouvelle raison en devenant le premier ex-commissaire européen à soutenir publiquement la fin de l’euro. Voici sa déclaration au journal <em>Algemeen Dagblad</em> :</p>
<blockquote><p>Les Pays-Bas doivent sortir de l’euro dès que possible… L’union monétaire a été un échec total. L’euro est devenu un somnifère qui a rendu l’Europe somnolente et incapable d’aborder le problème de la compétitivité… Laissons tomber l’euro et concentrons-nous sur le marché unique… Nous n’avons pas besoin de l’euro pour cela.</p></blockquote>
<p>Bolkestein, dont il faut rappeler qu’il est un critique de longue date de la direction actuelle de l’UE, propose de mettre en place une union monétaire composée des pays économiquement forts, ce qu’il appelle un « euro Triple A ». Il a également eu des mots très durs pour le Parlement Européen :</p>
<blockquote><p>Il ne représente plus les citoyens ni des Pays-Bas, ni de l’Europe. Il s’accroche à un fantasme fédéraliste pour lequel nous n’avons plus les moyens.</p></blockquote>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29wZW5ldXJvcGVibG9nLmJsb2dzcG90LmFlLzIwMTMvMDQveW91LWtub3ctaXRzLWJhZC13aGVuLWV2ZW4tZm9ybWVyLWV1Lmh0bWw=">Sur le web</a>.<br />
Traduction : Lancelot/<em>Contrepoints</em>.</p>
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		<title>Les mines de charbon c&#039;était bien, les centrales à charbon c&#039;est mal. Pardon ?</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 05:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Hannan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Margaret Thatcher]]></category>
		<category><![CDATA[mines de charbon]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume Uni]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est bien de miner du charbon, mais c'est mal de le brûler ? La gauche me rend perplexe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est bien de miner du charbon, mais c'est mal de le brûler ? La gauche me rend perplexe.</strong></p>
<p><strong>Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni.</strong><br />
<span id="more-121664"></span></p>
<div id="attachment_121665" class="wp-caption aligncenter" style="width: 424px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTYvMTIxNjY0LWxlcy1taW5lcy1kZS1jaGFyYm9uLWNldGFpdC1iaWVuLWxlcy1jZW50cmFsZXMtYS1jaGFyYm9uLWNlc3QtbWFsLXBhcmRvbi9sb2FkaW5nLWNvYWw=" rel=\"attachment wp-att-121665\"><img class=" wp-image-121665  " title="Loading-Coal" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Loading-Coal.jpg?16fe88" alt="" width="414" height="326" /></a><p class="wp-caption-text">Est-ce qu'ils voulaient réellement que leurs petits-fils les suivent ?</p></div>
<p>Ceci n’est pas un autre article sur la dame de fer. Il y en a déjà eu bien assez : nous avons atteint une sorte de point critique de thatcherisation. Il s’agit plutôt d’une tentative pour saisir pourquoi tant de personnes réagissent avec une telle rage à l’énoncé de son nom. C’est dû en partie, bien sûr, à la pose stupide de rébellion adolescente qu’on peut retrouver sur Twitter (j’ai quelques exemples en favoris pour illustrer ce dont je parle), mais beaucoup de fiel vient aussi de gens qui, dans d’autres contextes, sont équilibrés et respectueux.</p>
<p>Durant trois jours, j’ai essayé de comprendre l’intensité de ces réactions. J’ai pu en tirer deux critiques principales des anti-Thatcher : premièrement, elle a fermé sans pitié les mines de charbon et d’autres industries lourdes. Deuxièmement, en accroissant l’écart entre riches et pauvres, elle a rendu la Grande Bretagne plus matérialiste et égoïste.</p>
<p>Prenons les choses une par une. Il est vrai que le Royaume Uni, comme tous les pays occidentaux, était en pleine désindustrialisation dans les années 80. Ce processus avait commencé au moins un demi siècle auparavant, et s’était accéléré dans les années 60 et 70, quand Harold Wilson a fermé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NvbnNlcnZhdGl2ZWhvbWUuYmxvZ3MuY29tL2xlZnR3YXRjaC8yMDEzLzA0L3dpbHNvbi1jbG9zZWQtbW9yZS1jb2FsLW1pbmVzLXRoYW4tdGhhdGNoZXIuaHRtbA==">presque deux fois plus de mines</a> que Thatcher ne le fera par la suite. Bien sûr, ce qu’on entend ici par « fermer », c’est que l’État a arrêté de maintenir à flot des mines non rentables. Ni Wilson, ni Thatcher n’étaient contre l’extraction de charbon, ils ont simplement arrêté de forcer tout le reste du pays à la subventionner.</p>
<p>Pourquoi les mines et autres industries lourdes ne faisaient-elles pas de profit ? En partie à cause de la concurrence des pays en développement et en partie à cause des syndicats.</p>
<p>Comme cela se fait partout et tout le temps, certains secteurs montaient et d’autres descendaient. De la même manière que les téléphones ont mis les sténographes au chômage, l’industrie lourde a laissé la place aux services. Ces transitions ne sont jamais faciles. La période a été difficile même pour ceux qui ont réussi à trouver une nouvelle carrière. Je peux tout à fait comprendre les réactions exacerbées de l’époque.</p>
<p>Ce qui me déconcerte, c’est que la fermeture des mines est maintenant considérée comme la preuve de la malfaisance des Tory. Aujourd’hui personne, à l’exception du SWP [NdT : parti d’extrême gauche] et du BNP [NdT : parti nationaliste] ne voudrait d’une industrie minière nationalisée. Ceux qui se plaignent le plus de la fermeture des mines sont en fait généralement ceux qui protestent le plus contre l’utilisation du charbon.</p>
<p>Une économie ne peut pas se baser uniquement sur les services, me direz-vous. Peut-être. Mais pourquoi serait-il plus valable de gagner son pain en assemblant des voitures plutôt qu’en les conduisant ? Pourquoi construire une chaudière serait-il mieux que l’installer ? L’expansion du secteur tertiaire a rendu nos vies incomparablement meilleures. Nous avons une meilleure médecine, de meilleurs magasins et de meilleurs loisirs.</p>
<p>Soyons clair : fabriquer des choses, c’est très bien. Notre industrie est la huitième mondiale, nous vendons du thé en Chine, de la vodka en Pologne et nous exportons plus de voitures que nous en importons pour la première fois depuis les années 70. Et nous faisons tout ça sans subventions. Malgré la suppression des aides (ou plutôt grâce à elle), la production industrielle était 7,5% plus grande à l’issue du mandat de Margaret Thatcher. Bref, la nostalgie a uniquement pour objet les industries du charbon, navales et de l’acier.</p>
<p>Cette nostalgie, je le confesse, m’est incompréhensible. Mon grand-père a travaillé au chantier naval entre les guerres et, comme beaucoup de ses camarades, n’a pas dépassé la soixantaine. Il n’a jamais souhaité une telle vie pour son petit fils.<br />
Qu’en est-il alors de la seconde accusation : sommes-nous devenus sans cœur et sans cohésion sociale ? Il est vrai que l’écart entre riches et pauvres s’est agrandi, comme c’est le cas dans tout le monde industrialisé depuis les années 60. Les sciences sociales se penchent sur ce phénomène, et les deux théories les plus populaires telles que je les comprends sont une plus grande mobilité qui draine des zones pauvres les gens les plus compétents et la tendance des riches à se marier entre eux (une tendance qui suit l’arrivée massive des femmes dans le milieu professionnel).</p>
<p>Je ne connais pas la vraie explication. Ce que je sais, c’est que l’écart entre riches et pauvres <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZnMub3JnLnVrL3B1YmxpY2F0aW9ucy80NjM3">s’est plus creusé sous les travaillistes</a> [NdT : parti de centre gauche]. Je sais aussi que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5tYXJnYXJldHRoYXRjaGVyLm9yZy9kb2N1bWVudC8xMDgzNTM=">la charité privée a doublé</a> (dépassant l’inflation) pendant les années Thatcher. D’après cette mesure toute empirique, nous sommes devenus moins égoïstes. En tout cas moins égoïstes que les syndicats opposés à la Dame de Fer, qui ont cru jusqu’au bout que le monde leur devait un salaire.</p>
<p>J’ai essayé, j’ai vraiment essayé de comprendre la colère, mais ça me dépasse. Je sais que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2F1dGhvci9kYW5pZWxoYW5uYW4v">mon blog</a> est suivi par beaucoup de travaillistes tolérants et raisonnables. Peut-être que l’un d’entre vous pourrait m’aider.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAyMTE3NDMvaG93LW1hbnktb2YtdGhlLXBlb3BsZS1jb21wbGFpbmluZy1vZi1waXQtY2xvc3VyZXMtd291bGQtd2FudC10by13b3JrLWluLWEtY29hbC1taW5lLw==">Sur le web</a>.<br />
Traduction : Lancelot/<em>Contrepoints</em>.</p>
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