<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Contrepoints &#187; Asie</title>
	<atom:link href="http://www.contrepoints.org/category/international/asie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.contrepoints.org</link>
	<description>Le nivellement par le haut</description>
	<lastBuildDate>Sat, 25 May 2013 22:50:25 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.4.2</generator>
		<item>
		<title>La (vraie) vérité sur le Made In China</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/21/124962-la-vraie-verite-sur-le-made-in-china</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/21/124962-la-vraie-verite-sur-le-made-in-china#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 06:10:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[made in China]]></category>
		<category><![CDATA[made in france]]></category>
		<category><![CDATA[textile]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=124962</guid>
		<description><![CDATA[La production Made In China n'est ni le résultat de l'exploitation honteuse d'ouvriers mal payés, ni l'assurance d'un produit de mauvaise qualité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En réalité, la production Made In China n'est ni le résultat de l'exploitation honteuse d'ouvriers payés à vil prix, ni l'assurance d'un produit de mauvaise qualité.</strong></p>
<p><strong>Par Geoffrey Bruyère, du blog homme <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mcg==" target=\"_blank\">BonneGueule.fr</a></strong>.</p>
<p><span id="more-124962"></span></p>
<p><em>Cela fait un moment que je voulais écrire cet article sur le Made in China, surtout depuis les débats (parfois houleux) qu’on a pu découvrir sur un précédent article : celui de la marque <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9kdS1tb3V0b24tYS12b3RyZS1kcmVzc2luZy1sYS1jb25mZWN0aW9uLWQlRTIlODAlOTl1bi1wdWxsLWVwaWN1cmUv">Epicure Paris</a>. Les entrepreneurs de Epicure s’y faisaient bousculer, car ils ont eu l’honnêteté (ou le malheur, c’est selon) de se montrer transparents quant à leur chaîne de production (moutons en Australie, filage en Italie et tricotage en Chine).  </em></p>
<p><em>Fort de mes discussions avec des gens comme <strong>Ming Yin</strong> (Three Animals) et <strong>Thibaut Roblin</strong> (Epicure Paris) qui produisent totalement ou en partie en Chine… et d’autres comme <strong>Vincent Louis Voinchet</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci90YWcvbGEtY29tZWRpZS1odW1haW5lLw==">La Comédie Humaine</a>), <strong>Bertrand Urban</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci90YWcvZHVrZS1hbmQtZHVkZS8=">Duke &amp; Dude</a>), <strong>Maxime Van Rothem</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9qYWNxdWVzLWRlbWV0ZXItbGVzLWp1c3RpY2llcnMtbWFzcXVlcy1kZS1sYS1jaGF1c3N1cmUv">Jacques &amp; Déméter</a>), <strong>Gilles Masson</strong> (Gilles M), <strong>Séverine Lahyani</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci90YWcvbHktYWRhbXMv">Ly Adams</a>) ou encore <strong>Déborah Neuberg</strong> (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RlYm9ubmVmYWN0dXJlLmZyLw==" target=\"_blank\">De Bonne Facture</a>) qui se sont posés beaucoup de questions entre produire en France ou dans le reste de l’Europe, j’ai à présent un avis clair sur la question. </em></p>
<p><em>D’autant que les avis convergent fortement : certains qui s’étaient lancés à fond dans l’aventure du Made in France l’abandonnent aujourd’hui… vous verrez pourquoi.</em></p>
<h2 style="text-align: center;"><em>Made in China</em> : entre mythe et réalité</h2>
<p style="text-align: center;">----</p>
<h3>« Acheter Chinois, c’est cautionner les mauvaises conditions de travail des ouvriers »</h3>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/62143834?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="400" height="300"></iframe></p>
<p>Quand je vois ce vois ce genre de vidéo à scandale, ça me déçoit de voir que des grandes chaînes se concentrent sur l’aspect le plus misérabiliste d’un sujet, occultant tout le reste. De la même manière, si on croyait cette presse, tous les gens de Lens seraient fans de tuning, tous les sportifs pros seraient millionnaires, tous les Américains seraient gros et sans mutuelle, et la Turquie serait un pays peuplé de femmes voilées et de gros machos.</p>
<p>Sauf que la vraie vie n’est pas une télé-réalité. En creusant un peu un sujet on se rend vite compte que c’est faux. Et NON, une vidéo scandale à la Michael Moore ne fera jamais figure d’évangile, c’est au mieux de la pornographie (<em>au sens strict du terme : représenter la réalité de manière complaisante et obscène</em>).</p>
<p><strong>Certes, les personnes de ces reportages existent, mais ignorer sciemment les autres facettes d’un sujet est un mensonge par omission</strong>. Non, les ouvriers chinois ne sont pas des armées de petites souris faméliques qui bossent pour un dollar de l’heure, sans couverture sociale, à la chandelle et sans système de ventilation, avant de rejoindre leur cage.</p>
<p>En 2013, le coût moyen de la main d’œuvre en Chine n’est plus que la moitié du coût moyen aux États-Unis, et il progresse en moyenne de 20% par an (sources : Boston Consulting Group). Et il dépassera les 60% en 2015.</p>
<p>Les marques occidentales qui ont délocalisé en Chine à la fin du XXème siècle ont apporté du travail et des capitaux à ces populations, tout en élevant votre pouvoir d’achat avec des produits importés qui coutent moins chers. En l’espace de quelques décennies, des millions de citoyens du tiers-monde ont quitté la pauvreté et ont accédé au mode de vie des classes moyennes : éducation, culture, transports, santé, environnement, libertés politiques élargies, grâce à la mondialisation. Si tout n’est pas parfait, j’ai quand même du mal à voir quel argument ferait pencher la balance dans le négatif.</p>
<p><em>Note : Encore une fois, je ne dis pas que tout va pour le mieux et qu’une usine chinoise est ce qu’il y a de plus proche du royaume des Bisounours sur Terre. Mais je veux montrer qu’il faut mettre un peu (beaucoup) d’eau dans son vin quand on montre la Chine du doigt en 2013.</em></p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/usine-vetement-chine.jpg" alt="usine textile 1" width="520" height="363" /></p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/usine-filson-portland.jpg" alt="usine textile 2" width="520" height="390" /><br />
<em>Voici deux photos : j’ai pris l’une d’elle à Portland aux États-Unis, lors de ma visite de l’usine d’une des marques d’outdoor les plus belles au monde. L’autre photo représente une usine textile chinoise, trouvée au hasard sur Google Image. À vous de me dire quelle photo correspond à quoi… </em></p>
<p>Pour tout vous dire, <strong>la Chine est devenue trop chère</strong> pour la plupart des marques textiles qui veulent réduire leurs coûts de confection en 2013. Celles-ci préfèrent l’Inde, les Philippines ou le Bangladesh. Si ces pays ne sont pas vraiment des lieux où il fait bon vivre aujourd’hui, ils seront demain au niveau de la Chine, et peut-être de Singapour après-demain. Et c’est tout le mal qu’on peut leur souhaiter.</p>
<h3>« Acheter Chinois, c’est tuer l’entreprise en France »</h3>
<p>Comme je viens de le dire, en 2013, le coût moyen de la main d’œuvre en Chine n’est plus que la moitié du coût moyen aux États-Unis, et il progresse en moyenne de 20% par an (<em>source : Boston Consulting Group</em>). Toujours selon BCG, il dépassera les 60% en 2015. Il reste une différence de 40%, mais qui est largement gommée quand on y retranche les coûts de transport, les droits de douane, les frais de change et autres dépenses liées à l’investissement initial.</p>
<p>Au final, si certaines entreprises choisissent de revenir en Europe, c’est souvent parce que les différences de coûts se sont estompées, et probablement pas par devoir patriotique ou impair de qualité, comme voudrait nous le faire croire notre ministre du redressement productif..</p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/arnaud-montebourg.jpg" alt="arnaud montebourg" width="520" height="346" /><br />
<em>Très belle opé Arnaud : +5 points d’opinions favorables sur les ménagères.</em></p>
<p>Enfin, <strong>la concurrence ne se fait pas sur le même type de produit</strong> : les marques confient plus volontiers des productions à faible et moyenne valeur ajoutée aux sous-traitants asiatiques. Une partie du très haut-de-gamme et de l’innovation technologique restent en Europe, car les Chinois ne maîtrisent pas forcément des savoir-faire textiles comme certaines toiles de costume subtilement cirées qui sortent des usines Cerruti de Biella, près de Milan (j’ai pu les visiter ce mois-ci en compagnie de Julian Cerruti qui me l’a expliqué, article à venir). <em>A contrario</em>, les chinois maitrisent aussi des savoir-faire que nous ne maîtrisons pas.</p>
<p>Pour terminer, la part de main d’œuvre d’un produit haut-de-gamme est moins importante que dans un produit bas-de-gamme. Par exemple un pull bas-de-gamme coûtera 8€ (dont 6€ de main d’œuvre, soit 75% du coût, et 2€ de matériaux synthétiques), alors qu’un pull haut-de-gamme  coûtera 30€ (dont 10€ de main d’œuvre et 20€ de matériaux de qualité avec des traitements particuliers). <strong>L’appel de la délocalisation est donc moins fort pour les produits haut-de-gamme</strong>, car seuls les coûts de main d’œuvre diminuent.</p>
<h3>« Acheter Chinois, c’est choisir le produit de moins bonne qualité »</h3>
<p><strong>Un ancien employé de chez Hermès me confiait dernièrement que ce qui limite la qualité des productions chinoises, ce n’est ni le savoir-faire technologique, ni la qualification de la main d’œuvre, mais bien le cahier des charges du donneur d’ordre occidental</strong>. Car les marques occidentales venaient d’abord chercher des économies d’échelles en Chine, et à ce titre produisaient pour les marchés de masse. Les maisons de luxe qui sont arrivées ensuite se sont vite rendues compte qu’en demandant à l’ouvrier de passer plus d’heures sur chaque produit, on obtenait des productions toutes aussi bonnes qu’en Europe (hors savoir-faire et technologies de pointes).</p>
<p>De plus, l’argument du manque de savoir-faire chinois est à la fois <strong>faux historiquement et en tendance</strong>.</p>
<p><strong>Historiquement faux</strong> parce que la Chine a été pendant des millénaires une grande nation culturelle, avec un mode de vie très raffiné. Pour les pays occidentaux, les produits chinois (soie, épices, cachemire, bijoux) étaient synonymes d’une qualité et d’un savoir-faire hors-pairs. Ils étaient acheminés en Europe par les fameuses routes de la soie, puis par bateau lorsque les premières routes maritimes furent découvertes avec les progrès technologiques dans l’industrie navale (routes des Indes).</p>
<p>Le XXième siècle est ensuite passé par là, avec de grandes guerres, des massacres, et un régime qui a causé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly9mci53aWtpcGVkaWEub3JnL3dpa2kvR3JhbmRlX2ZhbWluZV9lbl9DaGluZQ==" target=\"_blank\">la plus grande famine connue à ce jour</a>. Puis l’emploi de la Chine comme pays de la copie et des productions à bas coûts dans la seconde partie du siècle. Difficile dans ces conditions de pérenniser des savoir-faire de luxe, mais ce n’est pas pour autant qu’ils ont disparus.</p>
<p>Enfin, l’argument de la non-qualité chinoise est <strong>faux en tendance</strong> car l’émergence des classes moyennes et aisées chinoises ont fait apparaître un consommateur de vêtements intéressé à la fois par la qualité et l’origine locale du produit. Cela a pour effet de faire revivre et grandir les savoir-faire ancestraux, tout en faisant apparaître de nouveaux designers (Ming, si tu nous lis…), qui donnent naissance à la nouvelle génération des marques de luxe. La preuve ? On commence déjà à vous parler de marques comme Three Animals ou Mannequin, et dans les 5 ans, cela ne fera que s’accentuer.</p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/shangxia_beijing.png" alt="shangxia_beijing" width="520" height="423" /><br />
<em>Hermès a lancé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9TaGFuZ19YaWE=" target=\"_blank\">Shang Xia</a> par exemple.</em></p>
<h2>Made in France : tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ?</h2>
<p>Je ne vous apprends rien : le <em>Made in China VS Made in France</em> fait partie de ces sujets qui donnent vite matière à des échanges houleux et plus du tout raisonnés, au même titre que la politique, la religion ou l’écologie. Sans doute parce que beaucoup ont tendance à trop s’identifier au Made in France, comme si leur fierté en dépendait.</p>
<p>Avant de me balancer des objets contondants, essayez quand même de lire l’intégralité de l’article avec plus de logique que de sentiments.</p>
<p>Si la France conserve encore des savoir-faire d’exception sur des produits comme la soie et le cuir, c’est une toute autre chose quand on s’intéresse aux produits en maille ou en chaîne et trame (= les matières tissées). On peine à trouver des fabricants qui ont le niveau auxquelles s’attendent les petits créateurs dont nous parlons régulièrement sur BonneGueule. Et quand c’est le cas, trois problèmes reviennent dans la bouche de la plupart des créateurs que je connais :</p>
<ul>
<li>1 – Il faut des minima de quantité délirants pour pouvoir bosser avec l’usine en question.</li>
<li>2 – Quand une usine accepte, les petites marques passent clairement derrière les grosses : les délais peuvent ne pas être respectés, manque de réactivité, peu de recours en cas de problème de délai ou de qualité.</li>
<li>3 – Le produit ressort toujours plus cher que dans un autre pays de l’Union Européenne, à qualité égale. En cause la perte de nombreux savoir-faire ces dernières décennies, là où d’autres pays misaient davantage sur l’innovation technologique que les barrières douanières pour protéger leurs entreprises de la concurrence des pays émergents (<em>cf Italie</em>).</li>
</ul>
<p>Je ne m’attarderai même pas sur l’appellation "<em>made in France</em>", tant elle est facile à contourner. En effet, nombre d’usines en France ou en Italie peuvent faire appel à des sous-traitants étrangers pour la confection. Mais une fois la commande livrée, le vêtement provient à 100% de l’usine française d’un point de vue comptable. D’autant que peu de gens se demandent d’où vient le coton et où est tissé la marinière <em>made in France</em> qu’ils achètent : vous en voyez beaucoup des champs de coton et des filatures en France ?</p>
<p>D’autant que les sweat-shops existent aussi en France. Dans le quartier du Sentier à Paris où nous avons nos bureaux, il y a encore des ateliers clandestins, et je croise tous les jours les travailleurs étrangers qui attendent au croisement de la rue des Jeuneurs et du Sentier un peu de travail, payés au déchargement de camion. Oui, oui, on est bien dans le 2nd arrondissement de la capitale.</p>
<p><img src="http://www.bonnegueule.fr/wp-content/Screen-Shot-2013-05-19-at-18.09.41.png" alt="rue des jeuneurs" width="520" height="280" /><br />
<em>Vérifiez par vous-même sur Google StreetView, ils sont une petite dizaine au croisement de la rue des jeuneurs et du sentier.</em></p>
<p>Bref, étant donné l’opacité et l’incertitude qui règne sur la traçabilité de la production (même pour les marques qui n’ont pas la main sur l’amont, vu qu’elles passent par des fabricants), <strong>autant se concentrer sur ce qu’on peut voir : le rapport qualité / prix du vêtement</strong>. Rapport que l’on retrouve bien souvent de manière optimale au Portugal et en Espagne pour le beau cuir et la chaussure, en Pologue pour la chemise haut-de-gamme, et en Italie pour le costume de qualité. Et tant pis pour le <em>blue-washing</em>.</p>
<p>Pour terminer sur une note plus cocorico, la France a quand même de sérieux atouts pour les marques locales :  moins de coûts de transports, une même base culturelle (on se comprend mieux), et une proximité avec les usines qui permet de rapidement lancer des productions ou des réassorts de collection. Et le label <em>made in France</em> bien sûr, qui succède au <em>vêtement bio</em> ou <em>équitable</em>, mais qui a de moins en moins d’impact marketing sur les clients de l'Hexagone.</p>
<p><strong>Quant à la création, elle est extrêmement riche à Paris</strong>, peut-être même est-ce la ville avec le plus grand nombre de jeunes créateurs intéressants.</p>
<h2>Un choix patriote ?</h2>
<p>À la lumière de ce qu’on a vu, et à l’heure d’une économie planétaire où le moindre crayon à papier contient des composants de différents pays, tout en étant monté dans un 3ème et vendu dans un 4ème, il est difficile de savoir ce qui nous définit. Suis-je Alsacien ? Français ? Européen ? Citoyen de monde ? Personnellement je ne sais pas trop : sans doute un mélange des quatre.</p>
<p>Alors qu’est-ce que je dois privilégier ? Acheter ultra-local ? Faire travailler mes compatriotes ? Renflouer la Grèce ? Faire bosser les Bangladeshi pour améliorer leurs conditions de vie ?</p>
<p>Ce qui est certain, c’est que <strong>ce n’est pas à moi de vous dire quoi faire</strong>. À vous de voir ce qui est important pour vous, pour ensuite acheter en conséquence.</p>
<p><strong>Quant à moi, j’alterne</strong>. Si je choisis en général le produit selon son rapport qualité / prix (vous commencez un peu à savoir ce qui nous obsède), j’apprécie également quand je peux m’y rattacher culturellement, car <strong>je suis très fier de ma culture française</strong> (<em>je parle d’art, de bonne bouffe et de littérature, pas forcément de Top Chef et des Anges de la Télé-réalité, hein ?</em>).</p>
<p>C’est un petit bonheur pour moi de savoir qu’une paire de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9oZXNjaHVuZy1kdS1zb3VsaWVyLWJpZW4tZGUtY2hlei1tb2kv">Heschung</a> est fabriquée pas loin de là où j’ai grandi, de retrouver dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci90YWcvbGEtY29tZWRpZS1odW1haW5lLw==">La Comédie Humaine</a> les références de la littérature balzacienne que j’aime, et de découvrir chez des petits créateurs des secrets de fabrication aujourd’hui méconnus, qui étaient pourtant gravés <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9sJUUyJTgwJTk5ZXNzZW50aWVsLW1vbnNpZXVyLWNyZWF0aW9uLWZyYW5jYWlzZS1ldC11bml2ZXJzLW91dnJpZXJzLWF0eXBpcXVlcy8=">dans le quotidien de nos grand-pères et arrière-grand-pères</a>.</p>
<h2>La parole à Ming Yin !</h2>
<p>Je laisse maintenant la parole à Ming Yin, qui a créé la marque Three Animals, distribuée sur internet par L’Exception (<em>oui je sais, il était temps !</em>).</p>
<p>Ming est une chinoise qui adore la France et qui est toute aussi fière de la Chine : elle travaille en France mais possède son propre atelier près de Shanghai où les vêtements qu’elle dessine à Paris sont produits.</p>
<p>Bonne vidéo !</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/62119935?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="400" height="300"></iframe></p>
<p>----<br />
<em>Geoffrey Bruyère est un des deux coachs en mode derrière <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jvbm5lZ3VldWxlLmZyLw==" target=\"_blank\">BonneGueule.fr</a>, blog de mode masculine avec des conseils simples pour bien s'habiller.</em><br />
----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib25uZWd1ZXVsZS5mci9sYS12ZXJpdGUtc3VyLWxlLW1hZGUtaW4tY2hpbmEtYXZlYy1taW5nLXlpbi1kZS10aHJlZS1hbmltYWxzLw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124962" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/21/124962-la-vraie-verite-sur-le-made-in-china/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>37</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nuages noirs sur l’Asie</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124279-nuages-noirs-sur-lasie</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124279-nuages-noirs-sur-lasie#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:08:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Sorman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Taïwan]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=124279</guid>
		<description><![CDATA[Climat dépressif en Asie. La région a trop longtemps dépendu de la Chine, trop parié sur sa croissance infinie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Climat dépressif en Asie. La région a trop longtemps dépendu de la Chine, trop parié sur sa croissance infinie.</strong></p>
<p><strong>Par Guy Sorman.</strong><br />
<span id="more-124279"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDI4Mg==" rel=\"attachment wp-att-124282\"><img class="alignleft  wp-image-124282" title="chine" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/chine.gif?16fe88" alt="" width="359" height="311" /></a>Un périple par Séoul, Tokyo, Taipei, Hong Kong laisse dans son sillage un sentiment d’inquiétude à la fois économique et stratégique. Nous considérons trop aisément pour acquis que la Chine est le moteur de la croissance mondiale, en collaboration étroite avec ses voisins et que le commerce dans la région adoucit les mœurs. Or, toutes les conversations privées et publiques au cours de mes escales ont gravité autour du ralentissement de la Chine, de l’impact destructeur de ses exportations subventionnées chez ses voisins et de ses revendications territoriales préoccupantes.</p>
<p>Les statistiques chinoises sont peu fiables mais il semble acquis par les économistes de la région que la croissance gravite autour de 7%, loin derrière les 10% affichés ; ces 10% correspondaient à une période de rattrapage et d’exode rural massif. Il conviendrait aussi de déduire de ces 7% le taux de l’inflation que l’on ne connaît pas et la surévaluation de la bulle immobilière. L’innovation tant attendue ne se manifeste toujours pas en Chine et la création d’entreprises privées nouvelles y devient difficile : les crédits bancaires sont pompés par des entreprises publiques qui fonctionnent à perte et exportent grâce à des subventions occultes.</p>
<p>Les exportations chinoises à prix cassé détruisent le tissu industriel de Taïwan mais les entrepreneurs de cette autre Chine, libre, ont maintes fois démontré leur capacité de se reconvertir vers du plus haut de gamme ; du textile à l’électronique et maintenant de l’électronique à ses applications. La Corée du Sud aussi est quelque peu affaiblie par cette concurrence déloyale des exportations chinoises ; de plus, le marché chinois ralentissant, asphyxie les entreprises coréennes trop dépendantes du marché intérieur chinois. De même, les Japonais sont affectés par le ralentissement chinois mais ils bénéficient toujours d’une immense avance technique, en particulier dans l’industrie des composants.</p>
<p>7% de croissance nous objectera-t-on, n’est-ce pas énorme ? Pas tellement dans la mesure où la Chine comble toujours son retard pour résorber la pauvreté de masse et que ce taux n’est plus suffisant pour absorber l’exode rural loin d’être terminé : la <em>population flottante</em> entre villes et campagnes, gonfle et se déplace en masse de chantiers en chantiers.</p>
<p>Dans tous ces pays d’Asie, la question du chômage des jeunes, inconnue jusqu’alors, devient une priorité politique et sociale : certes, les taux de chômage restent bas, de l’ordre de 3 ou 4% à Taïwan, en Corée du Sud, au Japon : mais en grande partie parce que les jeunes acceptent tout petit boulot en l’absence d’assurance chômage et parce que de tradition, la famille prend en charge ces jeunes chômeurs. Mais en Corée du Sud, à Taïwan, au Japon, en Chine, le diplôme tant convoité dans ces sociétés méritocratiques n’est plus une garantie de carrière.</p>
<p>Comment expliquer ce climat dépressif ? La région a trop longtemps dépendu de la Chine, trop parié sur sa croissance infinie. Soudain la Chine n’est plus un moteur fiable mais un concurrent dangereux. Par ailleurs, les <em>dragons d’Asie</em> considéraient comme acquis chez eux, des taux de croissance de l’ordre de 5 à 7% alors que dans des économies mûres, un <em>trend </em>de 2 à 3% (le taux américain actuel) est la norme de long terme.</p>
<p>L’Asie et le monde – car il existe aujourd’hui une économie mondiale plus que des économies nationales – sortent d’une période exceptionnelle, de 1980 à 2008, où l’émergence de nouveaux pays, Chine, Brésil, Inde, Indonésie… avait dopé la croissance en laissant croire que des taux de 8% ou 10% étaient normaux : la norme c’est plutôt maintenant, un retour à la réalité. Voici qui exige de la part de gouvernements qui avaient anticipé sur des revenus sans fin, de reconfigurer à la baisse leurs dépenses administratives, militaires, sociales. À commencer par l’Europe.</p>
<p>Plus troublant encore que l’économie est la prolifération des conflits territoriaux. La Chine s’est lancée dans des agressions multiples, tous azimuts : occupation de la frontière indienne, harcèlement des bateaux japonais autour de l’archipel de Senkaku, et vietnamiens autour des Paracels. Entre le Japon et la Corée du Sud, les rochers de Dokdo sont devenus un sujet de contentieux qu’aucun de ces deux gouvernements pourtant démocratiques, acceptent même de discuter. Seuls le Japon et Taïwan, deux nations aux relations amicales, sont parvenus à un accord sur des zones de pêches contestées. Si la Septième flotte américaine ne maintenait pas la paix entre ces voisins turbulents, un conflit serait inéluctable.</p>
<p>Plus troublant encore est la montée des discours nationalistes : chacun qui parle publiquement, hait son voisin, remue de vieilles rancœurs, exige des excuses pour des malversations passées. La France elle-même n’est pas exclue de ces relents : dans le nouveau musée de Séoul consacré à l’histoire de la Corée moderne, l’exposition débute par une image de l’incursion française de 1867, sans rappeler que ce débarquement de courte durée répondait à l’assassinat de missionnaires catholiques français sur ordre du gouvernement coréen. Lors d’un débat avec un universitaire chinois, en principe consacré à l’économie mondiale, il me fallut écouter une longue diatribe, écrite, contre les Occidentaux qui <em>envahissaient</em> la Birmanie alors que ce pays se développait si bien grâce aux investissements chinois… Bref, la Chine vient de perdre sa colonie birmane ; elle s’arrimera d’autant plus à son allié nord-coréen (dont on attend à Séoul quelque future menace, ce qui incite un nombre croissant de politiciens sud-coréens à vouloir se doter eux aussi d’une arme nucléaire… ce qui conduit les Japonais à l’envisager pour eux-mêmes).</p>
<p>Imaginons un voyage identique en Europe en 1913 ! Les conclusions auraient été sombres. Une différence avec l’Europe d’alors : le gendarme américain. Il reste la seule garantie de ne pas voir l’Asie du Nord-Est dégénérer dans la guerre économique et l’affrontement militaire. Les dirigeants américains le savent, les Japonais, Coréens, Taïwanais, Vietnamiens, Philippins aussi. Les Chinois ? On ne sait pas.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZWJkby5jaC9sZXMtYmxvZ3Mvc29ybWFuLWd1eS1sZS1mdXR1ci1jLWVzdC10b3V0LWRlLXN1aXRlL251YWdlcy1ub2lycy1zdXItbCVFMiU4MCU5OWFzaWU=">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124279" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124279-nuages-noirs-sur-lasie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>10</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les importations d&#039;or chinoises atteignent un record</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/09/123939-les-importations-dor-chinoises-atteignent-un-record</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/09/123939-les-importations-dor-chinoises-atteignent-un-record#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 May 2013 05:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Drouin Ristori</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[or]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=123939</guid>
		<description><![CDATA[La Chine continue à accumuler massivement de l'or, à des niveaux record.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Chine continue à accumuler massivement de l'or, à des niveaux record.</strong></p>
<p><strong>Par Fabrice Drouin Ristori.</strong><span id="more-123939"></span></p>
<p>Alors que l’or a poursuivi son déclin en mars, et bien avant l’attaque ciblée d’avril, la Chine a continué d’accumuler massivement du métal jaune. Et bien plus : comme le démontrent les chiffres révélés hier soir par le <a title=\"Census and Statistics Department\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jZW5zdGF0ZC5nb3YuaGsv" target=\"_blank\">Hong Kong Census and Statistics Department</a>, <strong>les importations chinoises d’or ont explosé en mars pour atteindre un record de 223,5 tonnes</strong>. Elles étaient de 97,1 tonnes en février et, pour le premier trimestre de 2013, elles totalisent 372 tonnes, soit la même quantité que pour la première moitié de 2012. Cela signifie aussi que, depuis janvier 2012, la Chine a importé une quantité absolument ahurissante de 1,206 tonnes d’or. Il s’agit de 20% de plus que la quantité totale reportée par les autorités officielles de 1,054 tonnes, et cela représente à peu près la moitié des 2,500 tonnes d’or extraites chaque année (un nombre qui devrait décliner, vu que les minières ne peuvent survivre avec les prix courants et sont forcées de fermer).</p>
<p>Comparaison des importations d’or par la Chine, 2012 vs 2013 :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2ltcG9ydGF0aW9ucy1vci1jaGluZS0yMDEyLTIwMTNfMC5qcGc="><img class="aligncenter size-full wp-image-123940" title="importations-or-chine 2012-2013_0" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/importations-or-chine-2012-2013_0.jpg?16fe88" alt="" width="600" height="344" /></a></p>
<p>Ci-dessous les importations d’or chinoises depuis janvier 2012, quand la fièvre de l’or en Chine a vraiment débuté :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2ltcG9ydGF0aW9ucy1vci1kZXB1aXMtamFudmllci0yMDEyLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-123941" title="importations-or-depuis-janvier-2012" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/importations-or-depuis-janvier-2012.jpg?16fe88" alt="" width="600" height="329" /></a></p>
<p>Et voici les dernières réserves officielles de la Chine :</p>
<div> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L3Jlc2VydmVzLW9yLW9mZmljaWVsbGVzLWNoaW5lLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-123942" title="reserves-or-officielles-chine" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/reserves-or-officielles-chine.jpg?16fe88" alt="" width="462" height="362" /></a></div>
<div>
<p>Et, si mars a constitué un record pour la Chine, on peut d’ores et déjà s'attendre à encore mieux en Avril, avec les prix qui ont plongé et les acheteurs physiques qui, au contraire des spéculateurs sur l’or-papier, achètent plus quand les prix baissent. Il est clair pour eux que l’attaque récente sur les cours représente une opportunité d’achat (à condition qu'ils trouvent de l’or physique, évidemment).</p>
<p>Selon Reuters, les importations chinoises d’or devraient continuer encore à augmenter après avoir plus que doublé pour atteindre un record de tous les temps en mars, lorsque les consommateurs au détail se sont rués sur l’or quand les cours ont plongé à un plus bas de deux ans, le mois dernier.</p>
<p><em>« La demande physique a sensiblement augmenté ces deux dernières semaines. Les consommateurs et les industries ont tendance à voir les baisses de prix comme des opportunités d’achat, »</em> a révélé à Reuters Zhang Bingnan, secrétaire-général de la China Gold Association.</p>
<p><em>« Les demandes d’investissement devraient rester fortes pour le reste de l’année à cause du manque d’investissements alternatifs, »</em> a dit Zhang, en ajoutant que les ventes d’or et les volumes traités ont explosé en avril.</p>
<p><strong><em>« Les importations d’avril seront plus fortes qu’en mars, » </em></strong>a déclaré Ronald Leung, négociant en chef chez Lee Cheong Gold Dealers, à Hong Kong. «<em> Tout le monde achetait de l’or, et la Chine a fait la même chose. »</em></p>
<p>Et c’est ici que le bât blesse : parce que, si la Chine ne parvient pas à cacher la flambée des entrées de capitaux spéculatifs, qui représentent plus de $180 milliards au premier trimestre, attendez vous à voir la demande physique des Chinois exploser.</p>
<p>On connaît la suite de l’histoire, mais voici la version de Reuters :</p>
<p><em>En mars, les futures sur l’or à Shanghai ont affiché des primes de plus de 30 $ par rapport aux prix mondiaux, ce qui rendait l’achat du métal moins onéreux outre-mer.</em></p>
<p><em>On pourrait voir les importations augmenter encore en avril car la baisse des cours internationaux a déclenché une ruée d’achat en Asie, qui a mené à une pénurie de lingots et de pièces d’or à Singapour et à Hong Kong, les principales sources d’importation d’or pour la Chine.</em></p>
<p><em>Cette baisse a provoqué une ruée vers l’or en Chine, avec les Chinois qui achètent frénétiquement des bijoux et des lingots.</em></p>
<p><em>Un porte-parole pour la chaîne de joaillerie Chow Tai Fook, de Hong Kong, le plus grand détaillant de bijoux au monde en valeur de marché, a déclaré à Reuters que la fréquentation de ses magasins chinois a grimpé de 50% durant le congé du 1er mai.</em></p>
<p><em>L’augmentation des voyageurs Chinois durant ce congé de trois jours a aussi contribué à l’augmentation des ventes d’or à Hong Kong de près de 50%, avec des ventes entre le 29 avril et le 2 mai atteignant les 40 tonnes, selon Haywood Cheung, président du Hong Kong Gold and Silver Exchange, cité par un journal local.</em></p>
<p><em>Selon des traders, la hausse de la demande physique en Chine a aussi amené des banques à importer plus d’or en provenance des coffres de Londres et de Suisse.</em></p>
<p>Mais qu’en est-il des coffres situés à New York? Et, spécifiquement, le plus grand au monde, située 25 mètres sous le 1, Chase Manhattan Plaza? Ou bien, peut-être, peut-il y avoir une corrélation entre le retrait de l'enregistrement dans les exploitations commerciales de JPM et la fièvre de l’or en Chine? Nous espérons le découvrir bientôt.</p>
<p>En ce qui concerne le prix spot des produits dérivés de l’or-papier, de plus en plus insignifiant, nous ne pouvons qu’espérer que des « experts » comme Paulson et les autres puissent continuer à liquider leurs « avoirs » en ETF pour aussi longtemps que possible car, après tout, on peut acheter bien plus d’or quand le prix est bas que lorsqu’il est haut.</p>
<p><em>Source : <a title=\"Chinese Gold Imports Soar To Monthly Record On Insatiable Demand\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy56ZXJvaGVkZ2UuY29tL25ld3MvMjAxMy0wNS0wOC9jaGluZXNlLWdvbGQtaW1wb3J0cy1zb2FyLW1vbnRobHktcmVjb3JkLWluc2F0aWFibGUtZGVtYW5k">ZeroHedge</a></em></p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly9mci5nb2xkYnJva2VyLmNvbS9uZXdzL2ltcG9ydGF0aW9ucy1vci1jaGlub2lzZXMtYXR0ZWlnbmVudC1yZWNvcmQtbWVuc3VlbC1kZW1hbmRlLWluc2F0aWFibGUtMjQ4Lmh0bWw/dXRtX3NvdXJjZT1mZWVkbHk=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123939" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/09/123939-les-importations-dor-chinoises-atteignent-un-record/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Afghanistan : les raisons d’une défaite</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123717-afghanistan-les-raisons-dune-defaite</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123717-afghanistan-les-raisons-dune-defaite#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:20:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex Korbel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[talibans]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=123717</guid>
		<description><![CDATA[Les raisons de l’échec de la coalition sont peu débattues alors que nous aurions besoin d’analyses contrastées et bien renseignées sur ce qui s’est passé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les raisons de l’échec de la coalition sont peu débattues alors que nous aurions besoin d’analyses contrastées et bien renseignées sur ce qui s’est passé.</strong></p>
<p><strong>Par Alex Korbel.</strong><br />
<span id="more-123717"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzcxOQ==" rel=\"attachment wp-att-123719\"><img class="aligncenter  wp-image-123719" title="afghanistan" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/afghanistan.jpg?16fe88" alt="" width="512" height="384" /></a></p>
<p>Pourquoi l’État français a-t-il échoué en Afghanistan ? Je sais que le gouvernement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9Qb2xpdGlxdWUvQWN0dWFsaXRlL0FmZ2hhbmlzdGFuLUhvbGxhbmRlLWV0LWxhLW1pc3Npb24tYWNjb21wbGllLWRlcy1zb2xkYXRzLWZyYW5jYWlzLTU4MjIxMQ==" target=\"_blank\">prétend avoir gagné</a> mais il s’agit surtout de camoufler l’embarras d’un gigantesque gâchis se soldant par une défaite qui était prévisible. Depuis 2001, ce sont près de 70 000 militaires, soit la quasi-totalité des effectifs opérationnels de l’armée de Terre, qui ont été engagés en Afghanistan. Quatre-vingt-huit soldats français sont morts dans ce pays dans une guerre qui a coûté environ 20 milliards d’euros aux contribuables et qui n’est toujours pas terminée après 11 ans (la Seconde Guerre mondiale a durée 6 ans ; la guerre d’Algérie en a duré 8). Mi-2013, si tout se passe comme prévu, il n’y aura plus que 500 soldats français à Kaboul.</p>
<p><strong>11 ans de guerre</strong></p>
<p>Les raisons de l’échec de la coalition et de l’État français en particulier sont actuellement peu débattues alors que nous aurions besoin d’analyses contrastées et bien renseignées sur ce qui s’est passé.</p>
<p>Le problème structurel de notre engagement militaire était que l’objectif poursuivi par la coalition ne pouvait pas être atteint sans un plus grand engagement de ressources, mais les enjeux liés au conflit ne justifiaient pas un tel niveau d’engagement.</p>
<p>En d’autres termes, remporter la victoire n’en valait pas la peine et le véritable échec des gouvernements successifs (Jospin, Raffarin, de Villepin, Fillon, Ayrault) a été de ne pas reconnaitre ce fait beaucoup plus tôt et d’en tirer les conclusions politiques appropriées.</p>
<p><strong>Pas assez de troupes</strong></p>
<p>Premièrement, pour décrocher une victoire significative en Afghanistan – que l’on peut définir comme vaincre définitivement les Talibans et créer un gouvernement efficace de style occidental à Kaboul – il aurait fallu envoyer beaucoup plus de troupes sur le terrain. Ce déficit a été aggravé par les divisions ethniques qui animent l’Afghanistan, son terrain montagneux, son isolement géographique, l’insuffisance des infrastructures et ses frontières poreuses.</p>
<p><strong>Le refuge pakistanais</strong></p>
<p>Deuxièmement, la victoire était insaisissable parce que le Pakistan a continué à soutenir les Talibans et son territoire leur a fourni des sanctuaires efficaces. Un rappel en guise d’exemple : Oussama Ben Laden se trouvait au Pakistan, pas en Afghanistan. Les Talibans combattant en Afghanistan pouvaient toujours traverser la frontière et revenir se battre un autre jour.</p>
<p>Paris et Washington n’ont jamais été prêts à forcer le Pakistan à cesser de soutenir les Talibans et il n’est pas certain que cela aurait été possible sans entrer en guerre contre le régime pakistanais lui-même, soulevant la question de la stabilité d’un État doté d’un arsenal nucléaire.</p>
<p><strong>Le gouvernement afghan</strong></p>
<p>Troisièmement, la coalition n’a pas pu obtenir du gouvernement afghan d’HamidKarzai qu’il réforme le pays à l’occidentale parce que ce dernier était le seul gouvernant presque crédible et qu’il le savait.</p>
<p>À moins que l’OTAN n’ait été prête à prendre en charge l’ensemble du pays et à essayer de le gouverner directement – une tâche qui aurait fait passer l’occupation de l’Irak pour un jeu d’enfant – la coalition était forcée de travailler avec HamidKarzai, malgré ses nombreux défauts.</p>
<p>Les opérations militaires anti-insurrectionnelles réussies exigent des partenaires locaux efficaces et légitimes ; ces derniers n’existaient pas en Afghanistan.</p>
<p><strong>Une inadéquation fondamentale</strong></p>
<p>Les forces de la coalition ont fait d’énormes sacrifices personnels en s’efforçant de gagner dans des conditions difficiles. Mais si cette guerre avait été une véritable priorité stratégique, les États auraient lutté de façon très différente.</p>
<p>Ainsi, la véritable raison du fiasco de la guerre en Afghanistan est due au fait que l’ensemble des décideurs et analystes ont omis de reconnaitre l’inadéquation fondamentale entre a) les intérêts de l’État français et de la coalition qui étaient très limités dans la région, b) les objectifs déclarés qui étaient bien trop ambitieux (créer une démocratie à l’occidentale en Afghanistan) et c) les vastes ressources et la patience qu’il aurait fallu avoir et mobiliser pour atteindre ces objectifs.</p>
<p>Compte tenu de ce décalage entre les intérêts, les objectifs et les ressources, il était malavisé de continuer à essayer de gagner une guerre à un niveau d’effort qui n’était pas suffisant pour réussir. Pourtant, personne n’a jamais soulevé cette contradiction. Ou bien leur avis n’a pas été entendu. Il est plus que temps de réformer la politique étrangère de l’État français.</p>
<p>---<br />
<em>Publié initialement sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LWFmZ2hhbmlzdGFuLS1sZXMtcmFpc29ucy1kLXVuZS1kZWZhaXRlLmFzcHg/YXJ0aWNsZT00MzUzMzMwNDU2RzEwMDIw">24hgold.com.</a></em></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123717" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123717-afghanistan-les-raisons-dune-defaite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>17</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Martine Aubry, représentante spéciale pour les relations économiques avec la Chine</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/03/123351-martine-aubry-representante-speciale-pour-les-relations-economiques-avec-la-chine</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/03/123351-martine-aubry-representante-speciale-pour-les-relations-economiques-avec-la-chine#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 May 2013 05:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fang Shuo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce international]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Aubry]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=123351</guid>
		<description><![CDATA[Il y a quelque jours, Martine Aubry accompagnait le Président dans son voyage pour Pékin en qualité de représentante spéciale pour les relations économiques avec la Chine. Ah bon ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a quelque jours, Martine Aubry accompagnait le Président dans son voyage pour Pékin en qualité de représentante spéciale pour les relations économiques avec la Chine. Ah bon ?</strong></p>
<p><strong>Par Fang Shuo, depuis la Chine.</strong><span id="more-123351"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMzEvOTU3MzMtYXVicnktcGFydC1lbi1jaGluZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50czYxNC1hdWJyeS1jaGluZQ==" rel=\"attachment wp-att-95807\"><img class="aligncenter  wp-image-95807" title="imgscan contrepoints614 Aubry Chine" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/imgscan-contrepoints614-Aubry-Chine-1024x632.jpg?16fe88" alt="" width="450" height="277" /></a></p>
<p>Nommée fin août 2012 par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, apprend-on dans les colonnes du journal <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2EtbGEtdW5lL2FydGljbGUvMjAxMy8wNC8yNC9mcmFuY2UtY2hpbmUtbGVzLTM3LWhldXJlcy1kZS1wZWtpbl8zMTY1MzQwXzMyMDguaHRtbA==">Le Monde</a></em>, Martine Aubry accompagnait il y a quelques jours le Président de la République (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3BvbGl0aXF1ZS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDQvMjQvZnJhbmNvaXMtaG9sbGFuZGUtYS1yZWN1LWRlcy1wYXJsZW1lbnRhaXJlcy1hLWwtZWx5c2VlXzMxNjUyNzdfODIzNDQ4Lmh0bWw=">qui peut la recevoir à l’Élysée et dans son avion puisqu'elle n'est pas pas parlementaire</a>), oui enfin bref, en visite d’État en Chine.</p>
<p>Si l'on visite la page <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9NYXJ0aW5lX0F1YnJ5">Wikipedia</a> consacrée à ladite représentante, on s'étonne pourtant de ne trouver dans son cursus aucune trace d'une mission, d'un travail, ou d'une quelconque expertise portant sur la Chine, ou les relations internationales. On est à peine plus rassuré par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5tYXJ0aW5lYXVicnkuZnIvbWlldXgtY29ubmFpdHJlLW1hcnRpbmUtYXVicnk=">son parcours tel que présenté sur son site internet</a>, où la dernière (et première aussi d'ailleurs) expérience de la "compétition internationale" remonte à 1989-1991. Sans doute l'effondrement de son modèle, l'URSS, l'avait-il alors conduit à une profonde retraite spirituelle à partir de cette date.</p>
<p>Enfin bon. L'important, c'est que <strong>"dès sa jeunesse, elle s'engage à gauche"</strong> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5tYXJ0aW5lYXVicnkuZnIvbWlldXgtY29ubmFpdHJlLW1hcnRpbmUtYXVicnk=">(et en gras, s'il vous plaît)</a>. Et ça, ça vaut bien toutes les expériences du monde, et ça suffit en soi à prouver que Martine, c'est une femme bien. Le reste, ce ne sont que des détails. Il est d'ailleurs rassurant de constater combien la gauche compte de femmes bien (c'est d'ailleurs un pléonasme) qui sont nommées en fonction de leurs seules compétences et qui rendent de grands services au pays. Et pas du tout en fonction des postes de leurs copains ou ex-mari. Par exemple <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTMvMDQvMjIvMjI4MTQtYnBpLXJlZ2xlbWVudC1kZS1jb21wdGUtYS1vay1yb3lhbA==">celle-là</a>.</p>
<p><strong>Quant à son génie économique,</strong> le succès international indiscutable de la politique du Partage du Travail parle de lui-même. Peut-être ses affinités avec les idées communisto-marxistes l'ont-elles qualifiée pour ce poste ? Dans ce cas elle risque fort d'être déçue en constatant ici que la France est environ 237 fois plus communiste que ne l'est la Chine d'aujourd'hui. Peut-être essaiera-t-elle alors de se consoler en mettant en place un jumelage entre Lille et Pyongyang ?<strong></strong></p>
<p><strong>On se réjouit néanmoins très sincèrement</strong> que le Président de la République française honore la Chine d'une visite d’État, aussi courte soit-elle. Il est vrai qu'à 58 ans, et après avoir été Premier Secrétaire du Parti Socialiste français pendant onze années, M. Hollande n'avait pas encore trouvé le temps de rendre visite au pays le plus peuplé du monde (1/5ème de la population mondiale), ni au premier atelier du monde, ni à l'un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unis (vous connaissez ?), ni au premier fournisseur de la France, ni au premier partenaire économique de l'Union Européenne, ni à la future première puissance économique du monde (et Napoléon, Talleyrand et Peyrefitte, hommes d’États dont l'énarque normal est tout de même censé avoir au moins une vague connaissance, l'ayant tous prédit, on ne me reprochera pas l'anachronisme de cette dernière remarque).</p>
<p>Et cela fait un peu froid dans le dos quand on se souvient (et les Chinois s'en souviennent) de la virulence des remarques de l'intéressé sur les questions de politique intérieure chinoise, pourtant d'une complexité certaine. Dans le désordre : Tibet, droits de l'homme, peine de mort, etc.</p>
<p><strong>Eh oui, gouverner un pays qui compte plus de 1350 millions d'habitants</strong> (22 fois la France), une cinquantaine d’ethnies (données non disponibles pour la France, ce concept étant nauséabond et nous rappelant les heures les plus sombres de notre histoire), 9,6 millions de kilomètres carrés (14 fois la France), <strong>c'est autre chose qu'être à la tête du PS</strong>. Ou faire du pédalo sur un lac de Corrèze, si vous préférez.</p>
<p>Cela peut contribuer à expliquer – sans excuser certes – que les gens d'ici n'aient pas le droit de vote (déjà en France avec quelques milliers d'électeurs on n'arrive pas à élire correctement le président d'un parti, alors imaginez ce que ça donnerait ici), et que les manifestations soient gérées au Panzer. On notera d'ailleurs avec perplexité que c'est depuis que cette dernière méthode a été abandonnée (dernière occurrence en 1989) que le nombre de maoïstes déclarés dans les rangs du Parti Socialiste français a commencé à chuter. Je dois bien avouer que personnellement je ne me l'explique pas.</p>
<p>Rien que le Parti Communiste Chinois et ses 100 millions de membres, c'est déjà à peu près deux fois le nombre de Français adultes. Juger la politique intérieure d'un État aussi immense et complexe que la Chine à l'aide des concepts et des préjugés franco-français qui fleurissent gaiement sur la rive gauche (elle aussi !) de la Seine, et sans jamais y avoir mis les pieds, c'est donc vraiment une drôle d'idée. Une idée qui ne devrait pas naître dans l'esprit d'un chef de l’État français.</p>
<p><strong>Trente-sept heures chrono.</strong></p>
<p>Oui, car dans son emploi du temps de ministre, enfin pardon de président, M. Hollande n'a réussi à dégager que trente-sept heures pour la Chine. Quand on sait que le premier poncif répété à l'envi (et avec raison) aux entrepreneurs français qui arrivent en Chine, c'est que l'établissement d'une relation avec un partenaire d'affaires chinois demande de passer du temps ensemble, beaucoup de temps ensemble...</p>
<p>Parce que les Chinois aiment développer des relations personnelles et échanger autour d'un bon repas et d'un grand nombre de verres de Baijiu. On comprendra si ces derniers se froissent de la visite pressée du président normal-qui-ne-fait-cependant-rien-comme-tout-le-monde. Certains en France l'ont d'ailleurs très bien compris comme par exemple <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9mbGFzaC1hY3R1LzIwMTMvMDQvMjUvOTcwMDEtMjAxMzA0MjVGSUxXV1cwMDQ2NS1ob2xsYW5kZS1jaGluYS1leHByZXNzLXBvdXItbGUtbWFpcmUucGhw" target=\"_blank\">M. Bruno Le Maire, qui est décidément un homme d’État d'une grande envergure, lui</a>.</p>
<p>Le temps passé, c'est de la considération donnée à son interlocuteur. Et la phrase précédente, c'est du simple bon sens, dans le fond. La considération, on appelle ça aussi "la face", 面子 en chinois. Tiens, un deuxième poncif plein de bon sens ! Mais qu'apprennent-ils donc à l'ENA ?</p>
<p><strong>Encore raté, donc.</strong></p>
<p>Comme les Chinois sont des gens civilisés, ils ne feront pas part publiquement de leur déception. Et on peut en conclure que ce détail échappera aux conseillers techniques du présent gouvernement, qui de toute façon a bien d'autres chats à fouetter (comme diviser le pays en deux part égales, par exemple, ou encore <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9lbXBsb2kvMjAxMy8wNC8yNS8wOTAwNS0yMDEzMDQyNUFSVEZJRzAwNDIwLXByZW1pZXJlcy1hbWVuZGVzLXBvdXItbGVzLXNvY2lldGVzLXJldGl2ZXMtYS1sYS1wYXJpdGUucGhw">coller des amendes aux entreprises françaises où la parité homme-femme n'est pas statistiquement visible</a>). Oui, car la compétitivité, ça nous connaît : le meilleur moyen de motiver les gens, c'est encore de taper dessus. Toute ressemblance avec l'idéologie totalitaire en vigueur ici et là dans la triste histoire du monde (national et/ou populaire-socialiste) étant purement fortuite.</p>
<p>Nos amis de l'Empire du Milieu du Monde (c'est peut-être le plus grand point commun entre la Chine et la France, finalement : se prendre pour le centre du monde !) se consoleront donc avec Angela, grande copine du Président Français (ah non, pas elle, c'est vrai. Il faut dire qu'elle a de drôles d'idées économiques qui fonctionnent, c'est quand même pas normal ça, et c'est même un peu louche si vous voulez mon avis), qui, elle, vient régulièrement en Chine. Six visites dans les six dernières années, et en général pour cinq jours, d'après le journal <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2EtbGEtdW5lL2FydGljbGUvMjAxMy8wNC8yNC9mcmFuY2UtY2hpbmUtbGVzLTM3LWhldXJlcy1kZS1wZWtpbl8zMTY1MzQwXzMyMDguaHRtbA==">Le Monde</a></em>. Tiens, les entreprises allemandes rencontrent un succès impressionnant en Chine ? Comment cela est-il possible ? Elle n'a pourtant pas fait-sciences-po Angela !</p>
<p><strong>"Ré-équilibrer la relation commerciale franco-chinoise"</strong></p>
<p>C'était l'objectif officiel numéro 1 de la visite du président Français, et ça nous fait bien rigoler. Enfin pas tellement. Ré-équilibrer la relation économique franco-chinoise, en fait, c'est très simple : nos amis Chinois n'y sont pas pour grand chose, et c'est assez injuste que de leur reprocher la faible compétitivité de nos entreprises. La solution de la compétitivité française ne se règlera pas en Chine M. le Président, mais en France, par une politique courageuse en faveur de la liberté d'entreprise.</p>
<p>Et certainement pas grâce à des déclarations comme celle-ci : "La France ne fait pas assez de Lobbying politique en Chine" (Martine Aubry, janvier 2013). Eh oui. Elle l'a dit.</p>
<p>J'ai presque envie de paraphraser un admirable rhéteur du web, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29t">H16</a>, et de dire dans un soupir : mon dieu ce pays est foutu.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY291cnJpZXJkZXNoYW5naGFpLm92ZXItYmxvZy5jb20vYXJ0aWNsZS1tYXJ0aW5lLWF1YnJ5LXJlcHJlc2VudGFudGUtc3BlY2lhbGUtcG91ci1sZXMtcmVsYXRpb25zLWVjb25vbWlxdWVzLWF2ZWMtbGEtY2hpbmUtYWgtYm9uLTExNzM1MjUwMC5odG1s">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMzEvOTU3MzMtYXVicnktcGFydC1lbi1jaGluZQ==">Aubry part en Chine !</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123351" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/03/123351-martine-aubry-representante-speciale-pour-les-relations-economiques-avec-la-chine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le centre de gravité économique se déplace…</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123267-le-centre-de-gravite-economique-se-deplace</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123267-le-centre-de-gravite-economique-se-deplace#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 May 2013 04:50:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce international]]></category>
		<category><![CDATA[développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[puissance économique mondiale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=123267</guid>
		<description><![CDATA[C’est désormais l’Asie qui tire le monde économique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est désormais l’Asie qui tire le monde économique.</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-123267"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDIvMTIzMjY3LWxlLWNlbnRyZS1kZS1ncmF2aXRlLWVjb25vbWlxdWUtc2UtZGVwbGFjZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNzczLWFzaWU=" rel=\"attachment wp-att-123285\"><img class="aligncenter  wp-image-123285" title="imgscan contrepoints 2013773 asie" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013773-asie-910x1024.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="393" /></a></p>
<p>C’est l’Asie qui tire le monde en avant, c’est un changement fondamental, le plus important depuis quelques siècles, qui n’est encore que dans sa phase initiale…</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/uJX-jjv8LTw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Source : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy55b3V0dWJlLmNvbS91c2VyL0xpYmVydGFyaWVuVFY=">Libertarien TV</a></p>
<p>Cette réalité, beaucoup de nos dirigeants ne l’ont pas intégrée. La construction européenne avait pour objectif initial de bâtir un pôle constituant la première économie mondiale autour d’une monnaie unique et forte faisant contre poids au dollar. C’est un fiasco.</p>
<p>L’acharnement de certains à vouloir maintenir coûte que coûte les apparences d’une unité européenne se traduit par un totalitarisme politique et sociétal imposé par une caste fonctionnarisée sans aucune légitimité démocratique. Les peuples s’en éloignent chaque jour davantage, creusant ainsi la tombe de la seule voie qui eut pu maintenir l’équilibre économique dans la partie Ouest du monde.</p>
<p>La disparition, qu’elle soit rapide ou non, de la construction européenne est déjà actée par les grands pays. La Russie, l’une des économies du monde qui se développe le plus et le plus vite, se tourne désormais résolument vers l’Asie. L’axe Paris-Berlin-Moscou qui eut été dans l’ordre naturel des choses, tant sur le plan géographique que culturel et économique a été, pour des raisons politiques et de domination militaire, sabotée par Washington et n’est plus du tout d’actualité. Pourtant, il est clair que l’intégration de la Russie dans la communauté européenne eut été autrement bénéfique à celle-ci que la Grèce, Chypre ou la Turquie…</p>
<p>C’est donc en grande partie de notre faute, à nous, Européens, qu’un nouveau cycle s’ouvre où la<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMi9sYS1jaGluZS1wb3Vyc3VpdC1zb24tZXhwYW5zaW9uLw==" target=\"_blank\"> Chine dominera</a> une Asie devenue premier marché et première puissance économique mondiale.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9sZS1jZW50cmUtZGUtZ3Jhdml0ZS1lY29ub21pcXVlLXNlLWRlcGxhY2Uv">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123267" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123267-le-centre-de-gravite-economique-se-deplace/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>21</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>États-Unis et Chine : paix et prospérité</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/26/122738-etats-unis-et-chine-paix-et-prosperite</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/26/122738-etats-unis-et-chine-paix-et-prosperite#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 05:52:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce international]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du nord]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[John Kerry]]></category>
		<category><![CDATA[Kim Jong-Un]]></category>
		<category><![CDATA[Li Keqiang]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=122738</guid>
		<description><![CDATA[États-Unis et Chine s’allient spontanément pour calmer les ardeurs de Pyongyang. La paix qui règne aujourd’hui en Asie repose essentiellement sur la densité des relations commerciales qui lient ces deux superpuissances.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>États-Unis et Chine s’allient spontanément pour calmer les ardeurs de Pyongyang. La paix qui règne aujourd’hui en Asie repose essentiellement sur la densité des relations commerciales qui lient ces deux superpuissances.</strong><br />
<span id="more-122738"></span><br />
<strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong></p>
<div id="attachment_122740" class="wp-caption alignleft" style="width: 318px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjc0MA==" rel=\"attachment wp-att-122740\"><img class="wp-image-122740 " title="Li Keqiang, John Kerry" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/John-Kerry-Li-Keqiang.jpg?16fe88" alt="" width="308" height="338" /></a><p class="wp-caption-text">Le Secrétaire d’État américain John Kerry et le Premier ministre chinois Li Keqiang.</p></div>
<p>Le drame des Coréens du Nord c’est qu’aucun des deux blocs politiquement actifs dans la région n’a vraiment intérêt à bousculer le <em>statu quo</em>. À Pékin, on le sait, on souhaite avant tout éviter la réunification de la péninsule coréenne qui offrirait un pied-à-terre aux États-Unis avec vue imprenable sur les frontières chinoises mais on prend garde de ne pas menacer Séoul qui se trouve être sous la protection du plus gros client de la boutique ; à Washington, bien sûr, on se débarrasserait volontiers de la dynastie des Kim mais ce serait au prix d’un conflit plus ou moins ouvert avec l’Empire du Milieu qui se trouve être leur usine et l’un de leurs principaux créanciers.</p>
<div id="post-body-8615433788913858150">
<p>Naturellement, c’est terrible pour les Coréens qui ont eu la malchance de naître au nord de la DMZ mais notez bien ceci : ce que cette situation illustre parfaitement, c’est que rien n’est moins probable qu’un conflit armé entre les États-Unis d’Amérique et la Chine. S’il y a bien un consensus entre ces deux pays que tout oppose d’un point de vue politique, c’est qu’il faut maintenir coûte que coûte la paix dans la région. Alors on s’envoie des piques sur les valorisations relatives du dollar et du renminbi mais dès qu’un représentant de la dynamiste des Kim s’agite un peu trop, c’est l’union sacrée : John Kerry et Li Keqiang se serrent la main et cherchent ensemble une solution pour éviter que la situation dégénère.</p>
<p>C’est-à-dire que non seulement un conflit armé entre les deux superpuissances militaires ne fait même pas partie du champ des possibles mais en plus, les deux s’allient spontanément pour calmer les ardeurs de Pyongyang et éviter que Séoul ne réponde aux provocations. En d’autres termes, là où l’équilibre de la guerre froide reposait sur la menace d’un Armageddon nucléaire, la paix qui règne aujourd’hui en Asie repose essentiellement sur la densité des relations commerciales qui lient ces pays entre eux.</p>
<p><strong>Leçons de l’Histoire</strong></p>
<p>Si les accords du GATT et de Bretton-Woods ont été signés sur les décombres de la seconde guerre mondiale, ce n’est pas un hasard ; c’est que celles et ceux qui avaient vécu l’entre-deux-guerres avaient parfaitement compris que les causes de ce conflit étaient fondamentalement économiques, liées aux politiques protectionnistes et aux dévaluations compétitives qui avaient caractérisées les années 1930. « Si les marchandises ne traversent pas les frontières, fait-on dire à Frédéric Bastiat, les armées le feront. » N’en déplaise à Emmanuel Todd, la dégénérescence des conflits commerciaux en conflits armés sont une constante historique et procèdent d’une logique implacable pour au moins deux raisons.</p>
<p>La première, la plus évidente, c’est la dissuasion : le coût économique d’un conflit armé augmente proportionnellement avec la densité des liens commerciaux qui les unissent. Attaquer un pays avec lequel vous n’avez pas de relations économiques ne vous coûte, somme toute, qu’un budget militaire [<sup class='footnote'><a href='#fn-122738-1' id='fnref-122738-1' onclick='return fdfootnote_show(122738)'>1</a></sup>]. En revanche, agresser un pays qui se trouve être un important partenaire commercial est infiniment plus coûteux. C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui : personne à Pékin n’envisage d’agresser Washington parce que les États-Unis sont des clients (et, accessoirement, des débiteurs) ; personne à Washington ne veut attaquer Pékin parce qu’attaquer la Chine, s’est attaquer ses propres usines (et se priver d’un créancier).</p>
<p>Mais ce n’est pas tout : le protectionnisme et, à plus forte raison, l’autarcie nécessitent très prosaïquement d’être (au moins partiellement) auto-suffisant et donc, de disposer d’un territoire suffisamment étendu pour offrir des débouchés et des sources d’approvisionnement à son économie. Mettez de côté les justifications nationalistes et racistes véhiculées par la propagande et ce simple fait explique à lui seul toutes les politiques colonialistes du XIXe et l’apparition des tensions qui provoqueront deux guerres mondiales. Si la fièvre protectionniste qui s’empare des puissances européennes à la fin du XIXe est immédiatement suivie d’une multiplication des conflits directs et coloniaux [<sup class='footnote'><a href='#fn-122738-2' id='fnref-122738-2' onclick='return fdfootnote_show(122738)'>2</a></sup>], cela ne doit rien à un hasard de calendrier de la même manière que, n’en déplaise à Jacques Sapir, la conquête du <em>lebensraum</em> nazi, l’invasion fasciste de l’Éthiopie et celle de la Chine par l’armée impériale japonaise répondent toutes et explicitement à cette même logique.</p>
<p><strong>Politic fiction</strong></p>
<p>Si vous n’êtes pas convaincus, je vous propose de faire un petit effort d’imagination. Supposez que nous vivions dans un monde protectionniste ; un monde dans lequel les États-Unis et la Chine n’entretiennent pas ou peu de relations commerciales ; un monde dans lequel Pékin cherche à pérenniser sa domination régionale et à assurer son approvisionnement en (par exemple) charbon et en graphite tandis que Washington se démène pour ouvrir des débouchés aux entreprises américaines en Asie ; un monde dans lequel, en somme, la Chine et les États-Unis se disputent la domination de la péninsule coréenne. Quelles auraient été, selon vous, les conséquences des bravades de Kim III ?</p>
<p>Je vous parle d’un monde où les deux superpuissances ont toutes les raisons du monde d’intervenir militairement – l’une pour soutenir Pyongyang ; l’autre pour venir au secours de Séoul – et pas la moindre raison de retenir leurs coups si ce n’est, éventuellement, une opinion publique défavorable aux États-Unis – détails qui, l’histoire le prouve, n’a que rarement constitué un frein durable aux ambitions des va-t-en-guerre. Laissez-moi vous le rappeler : on a déjà déclenché deux guerres mondiales pour moins que ça.</p>
<p>Ne commettez pas l’erreur qui consiste à croire que de telles horreurs ne peuvent pas se reproduire : c’est une illusion qui nous a déjà coûté très cher en 1939-45. Les guerres ne sont jamais le fruit du hasard et s’expliquent rarement par les justifications mises en avant par ceux qui les déclenchent. Pensez-y et, en conscience, demandez-vous pourquoi l’Europe n’a été ensanglantée par aucun conflit armé majeur depuis bientôt 70 ans.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNC9wYWl4LWV0LXByb3NwZXJpdGUuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
</div>
<div class='footnotes' id='footnotes-122738'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-122738-1'>Que vous pouvez même espérer rembourser en pillant l’adversaire conquis. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122738-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122738-2'>C’est, par exemple, le grand tournant de la politique bismarckienne en 1878 : elle devient colonialiste et protectionniste exactement au même moment. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122738-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=122738" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/04/26/122738-etats-unis-et-chine-paix-et-prosperite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Abenomics, une aberration japonaise</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/18/121907-abenomics-une-aberration-japonaise</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/18/121907-abenomics-une-aberration-japonaise#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 05:51:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Sorman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque du Japon]]></category>
		<category><![CDATA[création monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[relance keynésienne]]></category>
		<category><![CDATA[Shinzo Abe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=121907</guid>
		<description><![CDATA[ Le gouvernement conservateur de Shinzo Abe a choisi l'illusion de la relance monétaire au lieu de réformes structurelles et plus radicales.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Le gouvernement conservateur de Shinzo Abe a choisi l'illusion de la relance monétaire au lieu de réformes structurelles et plus radicales.</strong></p>
<p><strong>Par Guy Sorman.</strong><br />
<span id="more-121907"></span></p>
<div id="attachment_115253" class="wp-caption alignleft" style="width: 306px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTgvMTE1MjIxLWphcG9uLWxlY2hlYy1ncmFuZGV1ci1uYXR1cmUtZHUta2V5bmVzaWFuaXNtZS9zaGluem8tYWJlLTI=" rel=\"attachment wp-att-115253\"><img class=" wp-image-115253 " title="Shinzo-Abe-2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Shinzo-Abe-2.jpg?16fe88" alt="" width="296" height="294" /></a><p class="wp-caption-text">Shinzo Abe</p></div>
<p>Les économistes sont divisés par moitié entre ceux qui croient en la relance de l'économie par la création de monnaie – les héritiers de Keynes – et ceux qui n'y croient pas – les disciples de Milton Friedman. Les Banques Centrales reflètent ce partage. Aux États-Unis, la Banque fédérale pratique la relance depuis 2008, tandis que la Banque européenne privilégie la stabilité des prix, considérant que la rigueur est la condition de la reprise. Comment départager ces deux thèses ? Dans le court terme, il semble que la relance puisse favoriser une reprise, mais brève et au risque de réveiller l'inflation. Et les politiques de relance n'opèrent pas dans le vide : il ne sert à rien de relancer une économie qui n'aurait rien à vendre et où l'esprit d'entreprise est paralysé par un excès de règles et de fiscalité.</p>
<p>En pratique, jusqu'à la toute nouvelle politique japonaise dite <em>Abenomics</em>, Gouvernements et Banques Centrales ne penchent jamais totalement d'un côté ou de l'autre : ils sont un peu pour la rigueur et un peu pour la relance, ce qui rend encore plus difficile de prouver qu'une thèse est juste et l'autre fausse. Mais depuis cette semaine, économistes et décideurs du monde entier sont fixés sur la Banque du Japon qui a opté pour une relance monétaire massive avec un doublement prévu de la masse monétaire en circulation : sans précédent. Le but affiché est de relancer la consommation, le crédit, les investissements et mettre un terme à vingt ans de stagnation. Cette création de monnaie est déjà parvenue à faire baisser le Yen, ce qui favorise les exportations japonaises, au détriment des Coréens, légitimement furieux. La Banque du Japon, qui a abandonné toute indépendance dans cette affaire, pour œuvrer en coordination avec le gouvernement, court le risque de créer et l'inflation et une guerre des monnaies. Relancera-t-elle l'activité ? On en doutera parce que la stagnation japonaise tient aux coûts de production au Japon, très élevés, qui incitent les entreprises à produire ailleurs. L'arrêt, quasi total, des centrales nucléaires remplacées par des importations de gaz et de pétrole, augmente encore plus les coûts de production, poussant les usines japonaises vers la Chine et les États-Unis.</p>
<p>Par ailleurs, cette stagnation japonaise est une illusion statistique : la population baisse, par conséquent la Production intérieure baisse, tandis que le revenu par habitant augmente. Les Japonais ne se perçoivent donc pas comme en crise. Quant au chômage, il n'y en a pas parce que le secteur des services, réglementé et peu productif, absorbe les excédents de main-d'œuvre. En privé, les économistes japonais admettent qu'une vraie relance exigerait une immigration massive, une déréglementation du secteur des services, une acceptation de la concurrence étrangère sur le territoire japonais et la remise en route des centrales nucléaires. Toutes solutions, dont l'opinion publique ne veut pas entendre parler. Le gouvernement conservateur de Shinzo Abe qui sait tout cela, a donc choisi l'illusion de la relance monétaire au lieu de réformes structurelles et plus radicales. Il peut en espérer une embellie provisoire de type néo-keynésien, qui lui garantira quelques années de popularité. L'illusion dissipée, le Japon continuera à vieillir mais si lentement que nul n'en souffrira trop. À moins qu'un choc extérieur, comme l'agressivité chinoise ou l'ambition coréenne, ne réveille l'archipel assoupi à la manière dont la marine américaine, en 1853, avait arraché le vieux Japon à sa torpeur. Le passé du Japon montre que ce peuple ne réagit qu'aux défis extérieurs : comme en 1853 avec l’ouverture forcée au commerce, en 1945 avec la démocratisation imposée ou en 1973 (crise du pétrole).</p>
<p>Plus prometteur pour le Japon que l'<em>Abenomics</em>, du nom du Premier Ministre, est le projet de zone de libre-échange, dit TPP (<em>Trans-Pacific Partnership</em>), auquel le gouvernement de Tokyo vient de se rallier : tous les États du Pacifique envisagent une liberté des échanges sans restriction dont seule la Chine pour l'instant – parce que non démocratique – est exclue. L'histoire économique nous enseigne que la relance monétaire ne constitue jamais qu'une solution de court terme qui conduit plus souvent à l'inflation qu'à la prospérité. En revanche, le libre-échange comme moteur du développement durable est un des rares sujets d'accord entre économistes de toutes tendances. Ce qui vaut aussi pour l’Union européenne à la veille de s’engager dans une zone de libre-échange salvatrice avec les États-Unis.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZWJkby5jaC9sZXMtYmxvZ3Mvc29ybWFuLWd1eS1sZS1mdXR1ci1jLWVzdC10b3V0LWRlLXN1aXRlL2FiZW5vbWljcy11bmUtYWJlcnJhdGlvbi1qYXBvbmFpc2U=">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=121907" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/04/18/121907-abenomics-une-aberration-japonaise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Corée du Nord : le début de la Liberté ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/16/121678-coree-du-nord-le-debut-de-la-liberte</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/16/121678-coree-du-nord-le-debut-de-la-liberte#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 05:46:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Metivet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[changement]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du nord]]></category>
		<category><![CDATA[Kim Jong-Un]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=121678</guid>
		<description><![CDATA[Kim Jong-Un n'est peut-être pas un fou mais un fin politique qui prépare le terrain pour un grand changement. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Kim Jong-Un n'est peut-être pas un fou mais un fin politique qui prépare le terrain pour un grand changement. </strong></p>
<p><strong>Par Romain Metivet.</strong><br />
<span id="more-121678"></span><br />
En cette période très agitée pour la péninsule coréenne, permettez-moi d'aborder le conflit actuel sous un angle pour le moins différent et optimiste. Et si ce jeune dictateur éduqué en Europe et féru de basketball tentait à travers le conflit d'assoir son autorité avant d'engager de profondes transformations ?</p>
<p>Kim Jong-Un est le plus jeune chef d’État de la planète. Arrivé officiellement au pouvoir il y a moins de deux ans, il pourrait être en théorie le "Chef Suprême" à la plus grande longévité de l'histoire. Mais ce pompeux titre ne garantit pas une autorité et une légitimité à toute épreuve.<br />
La Corée du Nord est de loin l’État le plus militarisé au monde avec 387 militaires et réservistes pour 1000 habitants. Autant dire qu'il est essentiel d'être en de bons termes avec des généraux ayant uniquement connu l'endoctrinement socialiste et servi son père et son grand-père. Ainsi de nombreux analystes, comme Jasper Kim, fondateur de l'Asia-Pacific Global Research Group à Séoul, estiment que les provocations actuelles ne sont faites qu'afin d'accroître sa légitimité auprès de la hiérarchie militaire :</p>
<blockquote><p>C'est avant tout pour des raisons domestiques, car sans le support de l'armée, il ne sera pas au pouvoir longtemps.</p></blockquote>
<p>Cela étant dit, pourquoi entrevois-je la lueur d'un progrès ?</p>
<p>Kim Jong-Un, contrairement à ses aïeux, a étudié à l'étranger durant sa jeunesse, dans un pays aux antipodes du sien : la Suisse. À l'École Internationale de Bern, où paradoxalement le programme contient de nombreux cours en "Démocratie", il côtoyait des adolescents du monde entier. Ses anciens camarades le décrivent comme un passionné de basketball, quelqu'un de complètement intégré et plein d'humour. Il est rentré en Corée du Nord en 2000, à l'âge de 16 ou 17 ans. Assez tôt pour lui laver le cerveau me direz-vous ? Peut-être... Mais il n'a cependant pas oublié son sport préféré ni ce que signifie la démocratie, comme en témoigne le récent voyage de son "ami" Dennis Rodman ou encore la venue surprise de Eric Schmidt, président de Google. En effet, ce dernier a confié y être allé en Janvier pour faire une conférence sur les bienfaits de l'internet libre. Kim Il-Sung doit s'en retourner dans sa tombe...</p>
<div id="attachment_121679" class="wp-caption aligncenter" style="width: 538px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTYvMTIxNjc4LWNvcmVlLWR1LW5vcmQtbGUtZGVidXQtZGUtbGEtbGliZXJ0ZS9jb3JlZS1kdS1ub3JkLTI=" rel=\"attachment wp-att-121679\"><img class=" wp-image-121679" title="Corée du Nord" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Corée-du-Nord.png?16fe88" alt="" width="528" height="297" /></a><p class="wp-caption-text">Eric Schmidt, CEO de Google en Corée du Nord, Janvier 2013.</p></div>
<p>Une autre raison qui pourrait justifier mon optimisme est l'ouverture économique. Du temps de l'URSS, la Corée du Nord commerçait beaucoup en exportant des armes et des ressources naturelles, mais après sa chute, son commerce extérieur s'est effondré. Cependant, depuis la fin des années 1990, il croît beaucoup. Certes il demeure à des niveaux faibles, mais la tendance est claire. Comme le montrent les graphiques suivants, le commerce inter-Corées connait aussi une expansion :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTYvMTIxNjc4LWNvcmVlLWR1LW5vcmQtbGUtZGVidXQtZGUtbGEtbGliZXJ0ZS9jb21tZXJjZS1jb3JlZQ==" rel=\"attachment wp-att-121680\"><img class="aligncenter size-full wp-image-121680" title="commerce Corée" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/commerce-Corée.png?16fe88" alt="" width="396" height="288" /></a></p>
<p>Même si la Corée du Sud est un important partenaire commercial, le principal demeure la Chine qui compte pour plus 50% de l'aide internationale et 80% des importations de pétrole. Cette dépendance a d'ailleurs conduit le régime à user d'un concept capitaliste, la concurrence, en nouant des relations commerciales avec l'Inde depuis 2004 ou l’Égypte depuis 2009. Les importations provenant de ces deux pays pèsent désormais 288 et 269 millions de dollars respectivement.</p>
<p>D'où provient cette croissance du commerce international ? De certaines mesures politiques, initiées par Kim Jong-Il mais maintenues pour le moment par son fils, qui rappellent certaines réformes prises par la Chine de Deng Xiaoping à la fin des années 1970.</p>
<p>La zone industrielle de Kaesong a été formée en 2002. Frontalière avec la Corée du Sud. 123 entreprises du frère ennemi y sont installées et emploient plus de 53.000 personnes. Les salaires sont malheureusement directement versés au gouvernement... Même si elle est fermée depuis le 3 avril, c'est un symbole de coopération économique qui n'a cessé de croître jusqu'à aujourd'hui. Un projet similaire est en suspens avec la Chine dans la zone administrative de Sinuiju.</p>
<p>La Zone Spéciale Économique de Rason est en contact avec la Russie et la Chine. Elle a été établie au début des années 1990. Elle comporte un port stratégique (en eau-chaude) et de nombreuses infrastructures développées et gérées par les deux voisins. La zone échappe à la centralisation de Pyongyang car il est estimé que seulement 20% des décisions politiques concernant la zone y sont prises. L'usage des devises étrangères y est autorisé et une foire a même été organisée en 2012 pour les investisseurs internationaux.</p>
<p>Pour terminer, la zone touristique de Kumgangsan est un parc naturel qui accueille de nombreux touristes sud-coréens, dont le million a été dépassé en 2005.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTYvMTIxNjc4LWNvcmVlLWR1LW5vcmQtbGUtZGVidXQtZGUtbGEtbGliZXJ0ZS9jb3JlZS1kdS1ub3JkLTItMg==" rel=\"attachment wp-att-121682\"><img class="aligncenter  wp-image-121682" title="Corée du Nord-2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Corée-du-Nord-2.png?16fe88" alt="" width="470" height="495" /></a></p>
<p>Sont-elles seulement des expériences ou encore un moyen pour le régime d'obtenir les ressources nécessaires à son maintien ? Peut-être. Mais les ouvertures économiques de l'Histoire ont toujours amené un progrès des libertés.</p>
<p>En dépit du bruit médiatique et des menaces (qui très certainement ne seront jamais concrétisées), la Corée du Nord semble avoir pris une tendance encourageante depuis une quinzaine d'années. Peut-être suis-je trop optimiste, mais je me permets d'imaginer que la rhétorique belliqueuse actuelle n'est qu'un moyen d'endormir les vieux pontes, pendant que se prépare une véritable ouverture et l'éradication finale du stalinisme.</p>
<p><em>---<br />
</em><strong>Références et données pour les graphiques :</strong></p>
<ul>
<li>Gordon G. Chang,<em> A New Phase in China-North Korea Relations, Korea's Economy </em>2011, p.73-74.</li>
<li>Dick N. Kanto,<em> Increasing Dependency: North Korea's Economic Relations with China, Korea's Economy </em>2011, p.75-83.</li>
<li>Cheong Young-rok and Lee Chang-kyu,<em> Korea-China Economic Partnership: The Third China Rush,</em> p.84-96.</li>
<li>Dong Yong-Sueng,<em> The Economics of Reunification, Korea's Economy</em>, p.97-99.</li>
<li><em>Bank of Korea</em></li>
<li>Andray Abrahamian,<em> A Convergence of Interests: Prospects for Rason Special Economic Zone, Korea Economic Institut</em>e, February 24, 2012.</li>
<li><em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ua2Vjb253YXRjaC5jb20v">http://www.nkeconwatch.com</a></em></li>
</ul>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=121678" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/04/16/121678-coree-du-nord-le-debut-de-la-liberte/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>79</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’immobilier atteint des sommets à Hong Kong</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/11/121187-limmobilier-atteint-des-sommets-a-hong-kong</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/11/121187-limmobilier-atteint-des-sommets-a-hong-kong#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 05:07:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Bazan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Logement & immobilier]]></category>
		<category><![CDATA[bulle immobilière]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Fed]]></category>
		<category><![CDATA[Hong Kong]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'intérêt]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=121187</guid>
		<description><![CDATA[À Hong-Kong, les prix de l’immobilier ont augmenté de 150% entre 2005 et 2012. Quelles sont les raisons de cette hausse spectaculaire des prix ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hong Kong est classée parmi les dix villes les plus chères, au même titre que Tokyo, Genève ou Singapour. Dans les quartiers les plus huppés de l’île (Central, Causeway Bay), les prix peuvent atteindre 19 000€/m² et certains logements perchés sur le Peak (point culminant de l’île) peuvent atteindre 60 000€/m². Les prix de l’immobilier ont en moyenne augmenté de 150% entre 2005 et 2012. Quelles sont les raisons de cette hausse spectaculaire des prix ?</strong><br />
<span id="more-121187"></span><br />
<strong>Par Guillaume Bazan.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTEvMTIxMTg3LWxpbW1vYmlsaWVyLWF0dGVpbnQtZGVzLXNvbW1ldHMtYS1ob25nLWtvbmcvc29ueS1kc2MtNA==" rel=\"attachment wp-att-121254\"><img class="aligncenter  wp-image-121254" title="SONY DSC" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Hong_Kong.jpg?16fe88" alt="" width="549" height="368" /></a></p>
<p>On peut identifier trois raisons principales.</p>
<p>D’abord l’offre en logements à Hong Kong est largement freinée par le gouvernement hongkongais qui détient le contrôle de la terre (le régime de propriété est en <em>leasehold</em> comme en Angleterre) et délivre des permis de construire au compte-goutte. Le nouveau chef de l’exécutif de Hong Kong CY Leung (en fonction depuis juillet 2012) a promis de délivrer plus de permis et planifié des projets de rénovation des anciens sites urbains, mais ceci ne peut avoir d’impact sur le marché qu’à moyen terme. Cette promesse est d’ailleurs à double tranchant puisque la rénovation des sites urbains sera consacrée à la construction de logements sociaux pour les Hongkongais, ce qui risque de réduire l’offre du secteur privé et encourager ainsi la hausse des prix.</p>
<p>Il y a également une demande très importante et un phénomène de spéculation de la part des investisseurs étrangers, surtout de la part de ceux de Chine continentale. Ces derniers totalisent près de 15% des ventes totales de logement. Ce chiffre est encore plus important pour les appartements de luxe où ils représentent 30 à 40% des ventes. En effet Hong-Kong est une zone de placement vraiment intéressante pour les Chinois de la R.P.C. (République populaire de Chine). Même si Hong Kong n’est plus officiellement considéré comme un paradis fiscal, cette ville offre des conditions fiscales très avantageuses pour les Chinois. Hong-Kong est un des pays où les taxes sont les moins importantes au monde (15% sur les revenus, 5% sur la valeur locative du logement, 17,5% sur les bénéfices réalisés sur le territoire, 0% sur les bénéfices réalisés à l'étranger, pas de TVA) ; bien moins importantes qu’en Chine continentale. C’est donc la destination de rêve pour les Chinois qui cherchent à faire de l’optimisation fiscale ou avoir un pied à terre de luxe pour faire du shopping (la clientèle de luxe chinoise a une préférence pour le quartier de Tsim Sha Tsui). Certains investisseurs chinois sont enfin plus effrayés par la bulle immobilière en Chine continentale que par celle de Hong Kong et essayent de diversifier leur risque en investissant dans l’immobilier hongkongais, jugé « moins pire » que celui de Chine continentale.</p>
<p>La troisième raison est monétaire. Le plan de soutien à l’économie de 570 milliards USD dévoilé par le gouvernement de la R.P.C. en 2008 s’est traduit par un gonflement de la bulle immobilière d’abord en Chine continentale puis à Hong Kong – comme à chaque fois que les banques centrales injectent trop de monnaie dans l’économie (cf. crise des <em>subprimes</em> aux États-Unis).</p>
<p>La monnaie de Hong Kong, le Hong Kong dollar (HKD), est arrimée au dollar américain (USD) et fluctue en parité fixe avec celui-ci (1USD = 7,80 HKD). Comme le montre ce graphique, les taux d’intérêts à dix ans sont très bas depuis quatre ans (ils passent de 3% en 2009 à 0,5% en 2013). Ceci est dû à la politique monétaire de la Fed qui a lancé trois opérations de Quantitative Easing (QE) consécutives en 2008, 2010 et 2012 pour soutenir l’économie américaine (je doute personnellement que la reprise à laquelle on assiste aux EU depuis le second semestre de 2012 doive quelque chose à la politique monétaire de la Fed).</p>
<p style="text-align: center;"> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTEvMTIxMTg3LWxpbW1vYmlsaWVyLWF0dGVpbnQtZGVzLXNvbW1ldHMtYS1ob25nLWtvbmcvdGF1eC1kaW50ZXJldC1oaw==" rel=\"attachment wp-att-121188\"><img class="aligncenter  wp-image-121188" title="taux d'intérêt HK" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/taux-dintérêt-HK.png?16fe88" alt="" width="469" height="326" /></a></p>
<p>De plus, le taux de croissance réel du PIB (c'est-à-dire le taux qu’on obtient en retirant les effets de l’inflation au taux de croissance nominal du PIB) est bien plus important à Hong Kong qu’aux EU. Normalement le taux de croissance du PIB réel doit approximer les taux d’intérêts à dix ans. Mais comme ces taux sont tirés vers le bas à cause de la politique monétaire de la Fed, le fossé se creuse entre le taux de croissance du PIB réel à Hong Kong et les taux d’intérêts à dix ans du HKD. Mais il ne faut pas perdre de vue que le taux d’intérêt est une information, et que dès lors qu’il est faussé, l’information qu’il est censé pourvoir l’est aussi. Ainsi le régime de change fixe avec le USD maintient les taux du HKD artificiellement bas, ce qui encourage les investissements dans l’immobilier (puisque le coup d’endettement est quasi nul et la plus-value mobilière quasi-certaine, du moins jusqu’à l’éclatement de la bulle).</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=121187" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/04/11/121187-limmobilier-atteint-des-sommets-a-hong-kong/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les mafieux de Pyongyang</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/08/120848-les-maffieux-de-pyongyang</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/08/120848-les-maffieux-de-pyongyang#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 05:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Sorman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du nord]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kim Jong-Un]]></category>
		<category><![CDATA[Pyongyang]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=120848</guid>
		<description><![CDATA[Le régime nord-coréen qui menace de bombarder les États-Unis est moins irrationnel qu'il n'y paraît.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le régime nord-coréen qui menace de bombarder les États-Unis est moins irrationnel qu'il n'y paraît.</strong></p>
<p><strong>Par Guy Sorman.</strong><br />
<span id="more-120848"></span><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDgvMTIwODQ4LWxlcy1tYWZmaWV1eC1kZS1weW9uZ3lhbmcva2ltLWpvbmctdW4tMw==" rel=\"attachment wp-att-120849\"><img class="aligncenter size-full wp-image-120849" title="Kim Jong-Un" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Kim-Jong-Un.jpg?16fe88" alt="" width="421" height="500" /></a></p>
<p>Le régime nord-coréen qui menace de bombarder les États-Unis est moins irrationnel qu'il n'y paraît. Il ne veut pas la guerre mais de l'argent : ses menaces sont un racket. "Retenez-moi ou je fais un malheur", dit le Président nord-coréen. On le dit inexpérimenté mais il est sous contrôle de roublards, les militaires qui gèrent le pays. En plongeant la région dans l'incertitude, ceux-ci obligeront les Américains, les Sud-Coréens et les Chinois à leur signer un chèque, approvisionner en énergie et en riz. Ce ne sera pas la première fois : la méthode sert depuis quarante ans.</p>
<p>La période est propice aux Nord-Coréens : à Pékin et à Séoul, deux nouveaux chefs d'État sont des novices dont la priorité est d'éviter un conflit. Conflit entre amis : Chine, Corée du Nord. Conflit entre frères ennemis : Corée du Sud et du Nord.</p>
<p>Donc la Corée du Nord qui ne vit que d'expédients, obtiendra de nouveau les compensations qu'elle cherche par ses gesticulations. Faut-il céder ? La Chine n'a pas le choix : la Corée du Nord est un État tampon qui interdit à l'armée américaine de s'approcher de la frontière chinoise. La Corée du Nord est aussi un allié bien pratique pour déstabiliser la région et faire apparaître Pékin comme un pôle rassurant. La Corée du Sud n'a pas le choix non plus : le Nord par ses menaces décourage les investisseurs et les visiteurs. Mieux vaut acheter quelques années de tranquillité.</p>
<p>La réunification ? La Chine n'en veut pas et les Coréens du Sud en craignent le coût économique. Donc la réunification attendra. Les seules victimes du chantage nord-coréen, c'est le peuple : mais on ne l'entend pas, on ne le voit pas.</p>
<p>Qui pourrait démanteler la maffia nord-coréenne ? Le gouvernement chinois, seul, mais cela supposerait que ce gouvernement cynique se soucie des hommes et ce n'est pas sa priorité, ni en Corée du Nord, ni en Chine.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZWJkby5jaC9sZXMtYmxvZ3Mvc29ybWFuLWd1eS1sZS1mdXR1ci1jLWVzdC10b3V0LWRlLXN1aXRlL2xlcy1tYWZmaWV1eC1kZS1weW9uZ3lhbmc=">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=120848" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/04/08/120848-les-maffieux-de-pyongyang/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>18</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Encore un siècle américain et pas chinois</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/26/119472-encore-un-siecle-americain-et-pas-chinois</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/26/119472-encore-un-siecle-americain-et-pas-chinois#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 06:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Sorman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=119472</guid>
		<description><![CDATA[Le modèle de développement économique chinois s’essouffle tandis que les États-Unis connaissent un regain de croissance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le modèle de développement économique chinois s’essouffle tandis que les États-Unis connaissent un regain de croissance.</strong><br />
<span id="more-119472"></span><br />
<strong>Par Guy Sorman.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjYvMTE5NDcyLWVuY29yZS11bi1zaWVjbGUtYW1lcmljYWluLWV0LXBhcy1jaGlub2lzL2V0YXRzLXVuaXMtY2hpbmU=" rel=\"attachment wp-att-119473\"><img class="aligncenter  wp-image-119473" title="Etats-Unis Chine" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Etats-Unis-Chine.jpg?16fe88" alt="" width="504" height="198" /></a></p>
<p>Le taux de croissance chinois ne doit pas faire illusion : tombé en-dessous de 8% (en admettant que les statistiques chinoises soient fiables), la croissance chinoise n'est plus suffisante pour absorber dans le secteur industriel les cent millions de paysans pauvres qui, chaque année, essaient de gagner les villes. Ce ralentissement de la croissance chinoise s'explique par un épuisement du modèle adopté il y a trente ans, basé sur l'exploitation d'une main-d'œuvre à bon marché, sous-traitant pour le marché mondial, en particulier pour le consommateur américain. Les salaires chinois ne cessent d'augmenter, de l'ordre de 10% par an, en raison de la concentration des ouvriers dans les villes qui deviennent plus exigeants et du taux d'inflation pour les produits courants que l'on estime à 10%. La Chine devrait changer de modèle pour améliorer la qualité de sa production et innover, mais des causes structurelles s'y opposent. Il est très difficile de devenir entrepreneur en Chine sans l'aval du Parti communiste ; de plus, les crédits bancaires vont en priorité au secteur public : les épargnants qui sont nombreux ne peuvent pas investir dans des entreprises nouvelles : leur épargne se dissout sur des comptes bancaires dont la rémunération est inférieure à l'inflation ou dans des investissements immobiliers absurdes qui, tôt ou tard, seront détruits par l'éclatement de la bulle spéculative.</p>
<p>Cette congélation du marché financier chinois, le contrôle de l'économie par les apparatchiks du Parti, l'absence de propriété intellectuelle protégée dissuadent l'innovation. La quasi-totalité des brevets chinois ne valent qu'en Chine et il n'existe aucune invention ou marque significatives Made in China.</p>
<p>L'avantage comparatif des exportations chinoises vers le monde développé risque fort aussi d'être érodé par deux grandes zones de libre-échange dont la négociation est imminente, entre les États-Unis et l'Union européenne à l'Ouest, et entre tous les pays démocratiques riverains du Pacifique à l'Est. Dans les deux cas, la Chine n'a pas été conviée à ces négociations.</p>
<p>Sans aucun doute, les nouveaux dirigeants chinois connaissent toutes ces menaces, mais sauront-ils transiter vers un nouveau modèle économique ? On en doutera parce que cette transition aurait de sérieuses répercussions politiques, comme la convertibilité de la monnaie chinoise qui conduirait à une fuite de capitaux et à un effondrement du secteur public qui reste la base du Parti communiste. Le nouveau Président Xi Jinping n'a d'ailleurs manifesté aucune intention de faire évoluer ni le modèle politique ni le modèle économique.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjYvMTE5NDcyLWVuY29yZS11bi1zaWVjbGUtYW1lcmljYWluLWV0LXBhcy1jaGlub2lzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM2NjctZXRhdHMtdW5pcw==" rel=\"attachment wp-att-119518\"><img class="alignright  wp-image-119518" title="imgscan contrepoints 2013667 Etats-Unis" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013667-Etats-Unis.jpg?16fe88" alt="" width="277" height="293" /></a>Les États-Unis paraissent d'autant moins menacés de perdre leur leadership économique (et militaire) que la crise de 2008 paraît bien effacée. Une croissance de 3% pour 2013 est envisageable et le chômage s'en est retourné à un taux acceptable de 7,5%, touchant avant tout les travailleurs non qualifiés. On retiendra surtout que ce regain américain est dû à la création d'entreprises nouvelles et à l'émergence de produits et services nouveaux ; le Dakota du Nord a actuellement un taux de croissance de 9% grâce à l'exploitation du gaz de schiste. On assiste aussi à une ré-industrialisation des États-Unis parce que l'innovation (robotisation et duplicateurs en trois dimensions) restaure les marges compétitives des produits Made in USA. Le vingt-et-unième siècle devrait être américain ; on doutera qu'il soit chinois.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZWJkby5jaC9sZXMtYmxvZ3Mvc29ybWFuLWd1eS1sZS1mdXR1ci1jLWVzdC10b3V0LWRlLXN1aXRlL2VuY29yZS11bi1zaSVDMyVBOGNsZS1hbSVDMyVBOXJpY2Fpbi1ldC1wYXMtY2hpbm9pcw==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=119472" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/03/26/119472-encore-un-siecle-americain-et-pas-chinois/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>21</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Deux élections présidentielles en Chine</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/20/118866-deux-elections-presidentielles-en-chine</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/20/118866-deux-elections-presidentielles-en-chine#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 05:50:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Sorman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Liu Xiaobo]]></category>
		<category><![CDATA[Weibo]]></category>
		<category><![CDATA[Xi Jinping]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=118866</guid>
		<description><![CDATA[Scrutin historique en Chine, le 15 mars dernier, pour désigner un nouveau chef de l’État après dix ans de règne absolu de Hu Jintao.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Scrutin historique en Chine, le 15 mars dernier, pour désigner un nouveau chef de l’État après dix ans de règne absolu de Hu Jintao.</strong></p>
<p><strong>Par Guy Sorman.</strong><br />
<span id="more-118866"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMTEvNjQ0OTUtcGx1cy1kZS01MDAtbWlsbGlvbnMtZGludGVybmF1dGVzLWNoaW5vaXMvY2hpbmUtaW50ZXJuZXQ=" rel=\"attachment wp-att-64496\"><img class="aligncenter  wp-image-64496" title="Chine Internet" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/Chine-Internet-1024x609.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="238" /></a></p>
<p>Scrutin historique en Chine, le 15 mars dernier, pour désigner un nouveau chef de l’État après dix ans de règne absolu de Hu Jintao.</p>
<p>Au premier tour des élections, Ma Ying-jeou est arrivé en tête, suivi par Ai Weiwei et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMTIvMTAvODc3My1saXUteGlhb2JvLW91LWxob25uZXVyLWRlLWxhLWNoaW5l">Liu Xiaobo</a>. Mais cette élection-là n'a duré qu'une heure, sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMTIvNTk3NTYtbGEtcmV2b2x1dGlvbi13ZWliby1hLXBla2lu">Weibo</a>, le Tweeter chinois, avant que la censure ne bloque le site. Cinq mille votants avaient eu le temps de participer à ce scrutin libre. Simultanément, le Congrès du Parti communiste chinois portait à la Présidence, à l'unanimité moins une voix (celui-ci doit être incarcéré à l'heure actuelle), <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjMvMTA1NDQwLXhpLWppbmdwaW5nLWxlLW5vdXZlYXUtbWFpdHJlLWRlLXBla2lu">Xi Jinping</a>.</p>
<p>On se demandera lequel de ces deux votes représente vraiment la volonté du peuple chinois ? Le choix de Ma Ying-jeou est intéressant : Président de Taïwan, une autre Chine mais républicaine et libre, n'incarnerait-elle pas le désir secret des Chinois du continent ? La présence de Ai Weiwei et de Liu Xiaobo est également significative de l'influence des médias occidentaux en Chine. Ni l'artiste provocateur, ni le Prix Nobel de la Paix n'étaient trop connus en Chine, avant que l'Occident ne les propulse comme symboles de la résistance à la dictature du Parti.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZWJkby5jaC9sZXMtYmxvZ3Mvc29ybWFuLWd1eS1sZS1mdXR1ci1jLWVzdC10b3V0LWRlLXN1aXRlL2RldXgtJUMzJUE5bGVjdGlvbnMtcHIlQzMlQTlzaWRlbnRpZWxsZXMtZW4tY2hpbmU=">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMTIvMTAvODc3My1saXUteGlhb2JvLW91LWxob25uZXVyLWRlLWxhLWNoaW5l">Liu Xiaobo ou l'honneur de la Chine</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMjMvNjE2MjYtbGEtY2hpbmUtdGFuZ3Vl">La Chine tangue</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMTIvNTk3NTYtbGEtcmV2b2x1dGlvbi13ZWliby1hLXBla2lu">La révolution Weibo à Pékin</a></li>
</ul>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118866" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/03/20/118866-deux-elections-presidentielles-en-chine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ce que les pays en développement peuvent apprendre de Taïwan</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118721-ce-que-les-pays-en-developpement-peuvent-apprendre-de-taiwan</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118721-ce-que-les-pays-en-developpement-peuvent-apprendre-de-taiwan#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 05:48:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Libre Afrique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[pays en voie de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Taïwan]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=118721</guid>
		<description><![CDATA[Les pays en développement pourraient tirer de nombreuses leçons de la belle histoire de Taïwan.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les pays en développement pourraient tirer de nombreuses leçons de la belle histoire de Taïwan.</strong></p>
<p><strong>Par Obadias Ndaba<span id="more-118721"></span> (*).</strong><br />
<em>Un article de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExODcyMg==" rel=\"attachment wp-att-118722\"><img class=" wp-image-118722 aligncenter" title="taipei101" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/taipei101.jpg?16fe88" alt="" width="461" height="346" /></a></p>
<p>Les pays en développement pourraient tirer de nombreuses leçons de la belle histoire de Taïwan. Cette île est passée de la condition de pays pauvre dépendant de l’aide à une puissance économique développée.</p>
<p>Le voyageur est surpris par l’infrastructure et l’ordre qui caractérisent cette île - qui ont été réalisés en un temps relativement court. Aujourd’hui, des villes de classe mondiale s’étalent le long de rivages magnifiques et sous la brume verte de montagnes époustouflantes. Les tunnels qui traversent les montagnes rocheuses et le Taipei 101, le deuxième plus haut bâtiment au monde, témoignent de la réussite économique de Taïwan et de ses capacités en ingénierie.</p>
<p>Il n’en a pas toujours été ainsi.</p>
<p>En 1962, Taïwan était un pays beaucoup plus pauvre avec un revenu moyen annuel par habitant de seulement 170 USD (à l’époque, ce revenu était à égalité avec le Congo, pays le plus pauvre aujourd’hui mais, paradoxalement, l’un des plus riches du monde en ressources naturelles).</p>
<p>L’économie taïwanaise se classe aujourd’hui au 19<sup>ème</sup> rang mondial (en parité de pouvoir d’achat) avec seulement 23 millions de personnes. Le revenu par habitant y est légèrement supérieur à 37.000 dollars américains en 2011, un chiffre comparable à des pays comme l’Allemagne, le Danemark et le Royaume-Uni.</p>
<p>La croissance économique spectaculaire de l’île, le « miracle taïwanais »,  a permis au pays d’intégrer le groupe des « tigres asiatiques », avec la Corée du Sud, Singapour et Hong Kong. Entre les années 1960 et1990 ces quatre pays ont atteint une industrialisation rapide et sont désormais des pays avancés à revenu élevé.</p>
<p>En fait, Taïwan a prouvé que brûler les étapes dans le développement économique est possible. Le pays a fait un bond, passant d’une économie basée sur l’agriculture, dans laquelle la terre était une ressource clé dans les années 1950, à une économie industrielle dans laquelle les machines sont des ressources importantes dans les années 1980, vers une économie de la connaissance aujourd’hui.</p>
<p>Comment Taïwan a-t-il pu atteindre le succès si vite et quelles leçons peuvent en tirer d’autres pays en développement ?</p>
<p>Bien qu’il n’y ait pas de formule simple, de recette « taille unique » pour le développement économique, il existe de grandes orientations politiques qui peuvent faire une différence dans la transformation économique d’un pays. Ces politiques se concentrent sur l’essence du développement économique : créer de la richesse et valoriser les ressources. Les terres de Taïwan ne renferment pas de grandes quantités de pétrole, de diamants, d’or ou d’autres ressources naturelles pour justifier le grand saut dans son développement économique au cours des quatre dernières décennies. C’est parce qu’il n’est plus important qu’un pays dispose ou pas de ressources naturelles. Ce qui importe dans le monde de plus en plus globalisé et concurrentiel d’aujourd’hui, c’est un autre type de ressource, en fait la plus grande ressource au monde : le capital humain.</p>
<p>Et Taïwan ne s’y est pas trompé : il a fait des investissements en capital humain une priorité absolue et développé une main-d’œuvre qualifiée et talentueuse qui a transformé le pays en une économie moderne et sophistiquée à la croissance relativement équitable et inclusive. Taïwan a reconnu très tôt que son peuple était sa ressource la plus précieuse et investi dans l’éducation, la santé et les compétences de formation. Avec un leadership fort connu pour sa compétence et, par conséquent, des institutions fortes, Taïwan a canalisé ses maigres ressources de l’époque dans l’exploitation du potentiel de ses habitants.</p>
<p>À la suite de cet investissement, Taïwan s’est spécialisée dans la production de haute valeur, fabrique actuellement un grand nombre de produits électroniques grand public dans le monde tels que les ordinateurs personnels et les téléphones. Foxconn, le plus grand sous-traitant mondial selon <em>The Economist</em> et la 43<sup>ème</sup> plus grande entreprise au monde  avec 117,5 milliards de dollars de recettes selon le classement mondial du <em>Fortune 500</em>, est originaire de Taïwan. Il fabrique des produits pour des sociétés telles qu’Apple, Cisco, Nokia, Toshiba, Dell, et d’innombrables autres.</p>
<p>Les étudiants taïwanais se classent parmi les meilleurs au monde en sciences et mathématiques, comme le montre le dernier rapport publié TIMSS en Décembre 2012. Les politiques du pays ont contribué à propulser l’esprit d’entreprise, stimulant la créativité de ses habitants. Sans surprise, Taïwan dispose d’un nombre croissant de parcs d’entreprises hi-tech tels que le <em>Hsinchu Science &amp; Industrial Park</em>, le <em>Neihu Science Park</em> et le <em>Nankang Software Park</em>, créant de nouveaux secteurs et orientant l’économie moderne toujours davantage vers une économie de la connaissance.</p>
<p>À côté de sa réussite, Taïwan offre une autre leçon. Ou plutôt un avertissement. Le défi principal de l’île n’est pas une Chine toujours plus puissante mais le déclin démographique. Ce qui a fait de Taïwan une puissance économique est malheureusement actuellement en train de se réduire comme peau de chagrin.</p>
<p>En 2011, Taïwan faisait les manchettes avec son taux de fécondité le plus bas au monde, bien en-dessous d’un enfant par femme (à 0,9), en dépit de nombreuses politiques pour stimuler la natalité. Si Taïwan parvient à renverser son hiver démographique ce sera la naissance d’une autre « miracle taïwanais ». Taïwan a construit un incroyable système de santé universel : un taïwanais va en moyenne 50 fois à l’hôpital par an, un chiffre à la fois réjouissant et inquiétant. Taïwan a parcouru un long chemin pour arriver à une société moderne, de style européen, avec un système de couverture universelle de soins de santé. Toutefois, l’inquiétude est là : en effet, qui va bientôt payer pour ces dépenses de santé ?</p>
<p>Les pays en développement devraient prendre bonne note.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL05kYWJhX1RhaXdhbl9sZWNvbl8xODAzMTM=">Sur le web</a>.<br />
Une version de cet article a été publiée originellement en anglais sur <a title=\"www.AfricanLiberty.org\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5BZnJpY2FuTGliZXJ0eS5vcmc=">www.AfricanLiberty.org</a>.</p>
<p>(*) Obadias Ndaba est président du <em>World Youth Alliance</em>, une organisation internationale ayant un statut consultatif auprès de l’Organisation des Nations Unies et de l’Union européenne. Il a récemment visité Taïwan.</p>
<p>&nbsp;</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118721" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118721-ce-que-les-pays-en-developpement-peuvent-apprendre-de-taiwan/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dangers sur la dette japonaise</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/04/116946-dangers-sur-la-dette-japonaise</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/04/116946-dangers-sur-la-dette-japonaise#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 05:57:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Henry</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=116946</guid>
		<description><![CDATA[Les nuages s'amoncellent sur la dette japonaise, déjà à un niveau record.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les nuages s'amoncellent sur la dette japonaise, déjà à un niveau record.</strong></p>
<p><strong>Par Yann Henry.</strong><span id="more-116946"></span><br />
Nous avons vu <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTgvMTE1MjIxLWphcG9uLWxlY2hlYy1ncmFuZGV1ci1uYXR1cmUtZHUta2V5bmVzaWFuaXNtZQ==" target=\"_blank\">lors d’un précédent article que les politiques keynésiennes menées par les différents gouvernements japonais ces deux dernières décennies avaient été inefficaces sur la croissance alors qu’elles avaient fait exploser la dette publique</a>. Cette dernière atteint désormais 237% du PIB, ce qui correspond à un record au niveau mondial.</p>
<p>Comment se fait-il que l’État japonais ait pu atteindre un tel niveau d’endettement alors que récemment de nombreux États de la zone euro (PIIGS [<sup class='footnote'><a href='#fn-116946-1' id='fnref-116946-1' onclick='return fdfootnote_show(116946)'>1</a></sup>]) se sont retrouvés exclus (ou ont été proches de l’être) des marchés financiers faute d’investisseurs ayant confiance dans leurs obligations souveraines ? La principale explication est que la dette souveraine japonaise est très majoritairement (à 91%) détenue par des résidents, qui sont une clientèle captive, comme on peut le constater sur ce graphique résumant les détenteurs d’obligations d’État :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzLzIwMTMwMjI1ZWxzMTMwLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-116947" title="20130225els130" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/20130225els130.png?16fe88" alt="" width="602" height="403" /></a></p>
<p>Parmi les détenteurs de dette souveraine nous pouvons trouver la Banque du Japon (BoJ), qui en détenait à fin 2012 114 trillions de yens se décomposant en 89,2 trillions de JGB [<sup class='footnote'><a href='#fn-116946-2' id='fnref-116946-2' onclick='return fdfootnote_show(116946)'>2</a></sup>] et 24,5 trillions de Treasury Bills [<sup class='footnote'><a href='#fn-116946-3' id='fnref-116946-3' onclick='return fdfootnote_show(116946)'>3</a></sup>]. Cela correspond à environ 10% du total, soit 24% du PIB. À titre de comparaison, la BCE, qui avait procédé au rachat de dettes souveraines des PIIGS sur le marché secondaire, n’en a pas possédé dans son bilan plus de 211 milliards d’euros, soit environ 2% du PIB de la zone euro.</p>
<p>La BoJ continuera à racheter massivement de la dette souveraine. Par contre, certains acheteurs traditionnels de dette (comme le fonds de pension public) devraient devenir progressivement vendeurs, à un rythme certes assez lissé dans le temps. En effet, la génération du baby boom de l’après guerre commence à arriver à la retraite et la démographie japonaise laisse présager une tendance assez <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTAvMTEwODgzLWxlLWphcG9uLWV0LWxhLWZyYW5jZS1sZXMtZGV1eC1wcm9jaGFpbnMtcHJvYmxlbWVzLW1vbmRpYXV4" target=\"_blank\">lourde</a> :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzLzIwMTMwMjI1ZWxzMTMxLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-116948" title="20130225els131" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/20130225els131.png?16fe88" alt="" width="449" height="330" /></a></p>
<p>Le niveau de détention de dette japonaise par les étrangers se situe d’ailleurs actuellement à un niveau élevé et devrait donc continuer à progresser :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzLzIwMTMwMjI1ZWxzMTMyLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-116949" title="20130225els132" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/20130225els132.png?16fe88" alt="" width="607" height="402" /></a></p>
<p>Le deuxième élément clef qui rend la dette japonaise encore soutenable est la faiblesse du rendement offert, qui est directement liée à une inflation faible. En effet, celle-ci, ou plus exactement l’<em>anticipation</em> d’inflation future, est une composante [<sup class='footnote'><a href='#fn-116946-4' id='fnref-116946-4' onclick='return fdfootnote_show(116946)'>4</a></sup>] importante du rendement que l’investisseur va exiger pour prêter. Le relèvement de l’objectif d’inflation de la BoJ risque donc d’avoir des conséquences importantes en augmentant le coût d’emprunt.</p>
<p>Négligeant ce risque, le Premier ministre du Japon, Shinzo Abe, a demandé à la BoJ d’atteindre une inflation de 2%. Il espère ainsi effacer une partie de la dette par ce que Keynes appelait l’euthanasie des rentiers. Les prêteurs sont bien remboursés du bon nominal, mais avec une monnaie qui a perdu de la valeur (via l’inflation donc). Par exemple, à raison d’une inflation de 2,0% par an pendant 10 ans, 100 yens en début de période ne valent plus que 82 yens à la fin : cette monnaie s’est ainsi dépréciée de 18%.</p>
<p>Or, de 2001 à 2011, il y a eu une <em>baisse</em> des prix de 2,0%. Autant dire que le gouvernement japonais n’a pas bénéficié du tout de l’effacement de la dette par l’inflation. Le gouvernement a donc forcé la main de Masaaki Shirakawa, l'actuel gouverneur de la BoJ, pour qu’il relève l’objectif d’inflation de 1% à 2%, niveau que le Japon n’a plus atteint depuis plus de 20 ans :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzLzIwMTMwMjI1ZWxzMTMzLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-116950" title="20130225els133" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/20130225els133.png?16fe88" alt="" width="604" height="358" /></a></p>
<p>On constate que l’objectif de 1% d’inflation a rarement été atteint. Pour autant, la nouvelle cible de 2% ne sera pas facultative. Shinzo Abe est en effet monté en agressivité devant le Sénat en <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lY29ub21pZS1wb2xpdGlxdWUvbW9uZGUvYWN0dS8wMjAyNTczMTI4OTQ2LWFwcmVzLWxlLWcyMC1sYS1tb25uYWllLWphcG9uYWlzZS1jb250aW51ZS1zYS1nbGlzc2FkZS01Mzk4MzUucGhw" target=\"_blank\">parlant</a> de <em>« revoir la loi fixant le statut de la BoJ »</em> si l’objectif n’était pas atteint.</p>
<p>Masaaki Shirakawa, qui doit quitter ses fonctions le 19 mars, affiche une certaine <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9maW5hbmNlLW1hcmNoZXMvYWN0dS8wMjAyNTE3NDIwMzI4LXRva3lvLXMtYXZlbnR1cmUtZGFucy11bmUtc3RyYXRlZ2llLW1vbmV0YWlyZS1wZXJpbGxldXNlLTUzMTA5Mi5waHA=" target=\"_blank\">lucidité</a> sur les risques d’une telle politique. Il remarque à juste titre que si l’objectif d’inflation augmente, alors les rendements demandés par les marchés financiers seraient plus élevés, ce qui renchérirait les conditions de financement pour les nouvelles obligations. Il note (tout comme le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ibG9vbWJlcmcuY29tL25ld3MvMjAxMi0wOC0wMS9pbWYtd2FybnMtZ292ZXJubWVudC1kZWJ0LWhvbGRpbmdzLXJpc2stYmFuay1zdGFiaWxpdHktaW4tamFwYW4uaHRtbA==" target=\"_blank\">FMI</a>) en outre que la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zcGllZ2VsLmRlL2ludGVybmF0aW9uYWwvd29ybGQvbWFzc2l2ZS1qYXBhbmVzZS1zb3ZlcmVpZ24tZGVidC1jb3VsZC1iZWNvbWUtZ2xvYmFsLXByb2JsZW0tYS04NzU2NDEuaHRtbA==" target=\"_blank\">stabilité</a> des banques, grandes détentrices de dette souveraine japonaise, risquerait d’être mis à mal (une augmentation des taux signifie une baisse du prix).</p>
<p>La dette japonaise a une durée de vie moyenne d’environ 7 ans, avec des maturités résiduelles assez courtes :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzLzIwMTMwMjI1ZWxzMTM0LnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-116951" title="20130225els134" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/20130225els134.png?16fe88" alt="" width="605" height="187" /></a></p>
<p>Ainsi, si l’on exclut les Treasury Bills, environ 300 trillions de yens (2 400 milliards d’euros !) de dette vont arriver à échéance de 2013 à 2017. Il s’agit d’autant d’argent qu’il faudra réemprunter, cela en plus des déficits futurs. Cela veut dire que, sur une hypothèse (toute théorique) de renchérissement homogène du coût de l’emprunt de 2,00% (écart entre la cible et l’inflation moyenne des 10 dernières années), l’État japonais devrait réserver pas moins de 48 milliards d’euros supplémentaires chaque année à la charge de la dette (sans compter les nouveaux déficits donc).</p>
<p>L’État japonais se retrouve donc dans une situation particulièrement périlleuse. Les deux facteurs qui rendaient sa dette soutenable sont amenés à disparaître. Tout d’abord la proportion de détention par des étrangers va s’accroître, principalement à cause de raisons démographiques. Ensuite, l’augmentation de l’inflation débouchera sur une hausse des rendements demandés par les investisseurs et risque d’entraîner le Japon dans un engrenage où la charge de la dette deviendrait difficilement supportable en plus de mettre en péril le système financier japonais.</p>
<p>---<br />
Publié initialement sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LWRhbmdlcnMtc3VyLWxhLWRldHRlLWphcG9uYWlzZS5hc3B4P2NvbnRyaWJ1dG9yPVlhbm4rSGVucnkmYW1wO2FydGljbGU9NDI1OTE2MDEwOEcxMDAyMCZhbXA7cmVkaXJlY3Q9RmFsc2U=" target=\"_blank\">24hGold</a>.</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-116946'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-116946-1'>Portugal, Irland, Italy, Greece and Spain <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-116946-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-116946-2'>JGB (Japanese Government Bond) : obligations moyen ou long terme <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-116946-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-116946-3'>Treasury Bills : obligations à court terme <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-116946-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-116946-4'>Les deux autres étant la préférence temporelle et la perception par l’investisseur du risque de crédit (voir l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LXRhdXgtZC1pbnRlcmV0LWRlcy1kZXR0ZXMtc291dmVyYWluZXMtLXVuZS1iYWlzc2UtaWxsdXNvaXJlLmFzcHg/Y29udHJpYnV0b3I9WWFubitIZW5yeSZhbXA7YXJ0aWNsZT0zOTY4MTEzOTI4RzEwMDIwJmFtcDtyZWRpcmVjdD1GYWxzZQ==" target=\"_blank\">article</a> <em>Taux d’intérêt des dettes souveraines : une baisse illusoire</em>). <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-116946-4'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=116946" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/03/04/116946-dangers-sur-la-dette-japonaise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Japon : vers une prochaine signature de la Convention de la Haye sur l’enlèvement international d’enfant</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/21/115559-japon-vers-une-prochaine-signature-de-la-convention-de-la-haye-sur-lenlevement-international-denfant</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/21/115559-japon-vers-une-prochaine-signature-de-la-convention-de-la-haye-sur-lenlevement-international-denfant#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2013 06:20:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Ngô</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Convention de la Haye]]></category>
		<category><![CDATA[enlèvement d'enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=115559</guid>
		<description><![CDATA[Dernier pays du G8 à ne pas avoir signé la Convention de la Haye sur l’enlèvement d’enfants, le Japon prévoit de faire passer le projet de loi d’ici mars.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dernier pays du G8 à ne pas avoir signé la Convention de la Haye sur l’enlèvement d’enfants, le Japon prévoit de faire passer le projet de loi d’ici mars.</strong><br />
<span id="more-115559"></span><br />
<strong>Par Virginie Ngô.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjEvMTE1NTU5LWphcG9uLXZlcnMtdW5lLXByb2NoYWluZS1zaWduYXR1cmUtZGUtbGEtY29udmVudGlvbi1kZS1sYS1oYXllLXN1ci1sZW5sZXZlbWVudC1pbnRlcm5hdGlvbmFsLWRlbmZhbnQvamFwb24tZW5mYW50" rel=\"attachment wp-att-115598\"><img class="aligncenter size-full wp-image-115598" title="Japon enfant" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Japon-enfant.jpg?16fe88" alt="" width="493" height="277" /></a></p>
<p>Le ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida a annoncé jeudi 14 février 2013, en accord avec le Premier Ministre Shinzo Abe, l’intention pour le Japon de ratifier la Convention de la Haye sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants.</p>
<p>Cette déclaration, qui fait suite à sa visite au gouvernement américain à Washington, a été rendue publique lors d’une conférence de presse conjointe avec la Secrétaire d’État Hillary Clinton. « Le gouvernement souhaite lancer les procédures nécessaires pour une signature rapide du traité » déclare Kishida. « Nous mettrons en œuvre tous nos efforts pour que cette ratification soit faite au plus tôt. »</p>
<p>L’accord du Parti Libéral Démocrate (PLD) sur cette proposition de loi signifie qu’elle sera proposée à la Diète, ainsi que les propositions de lois relatives d’ici à Mars. Elle ne devrait cependant pas trouver de grande opposition sachant que le Parti Démocrate du Japon (PDJ), au pouvoir jusqu’en décembre 2012, avait déjà tenté de signer cette Convention en 2011 et plus tôt en 2009 mais s’était heurté au parti de l’opposition, à l’époque le PLD.</p>
<p>Le problème a été débattu lors d’une réunion commune entre les Ministères des Affaires étrangères et de la Justice le 13 février dernier. Certains hauts-représentants mais également quelques membres du New Komeito, parti politique du Japon associé à la secte bouddhiste <a title=\"Sōka Gakkai\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9TJUM1JThEa2FfR2Fra2Fp">Sōka Gakkai</a>, ont exprimé leur inquiétude. L’une des raisons principales avancées par le Japon pour justifier sa non-ratification de l’accord étant le risque que cela représentait vis-à-vis des mères japonaises victimes de violences conjugales. Outre cet argument, c’est le système judiciaire complet qui devra être révisé, notamment les lois concernant la famille et la garde unique en cas de divorce.</p>
<p>La Convention prévoit notamment qu’en cas d’enlèvement d’un mineur de moins de 15 ans par l’un des deux parents, le deuxième peut saisir l’autorité judiciaire en charge qui décidera si l’enfant devra retourner avec son deuxième parent dans le pays de naissance et de résidence après consultation cet enfant. « La Convention de la Haye est importante pour notre pays également » affirme Shinzo Abe lors de la réunion avec le Comité du budget de la Chambre des représentants du Japon, « Bien sûr, il existe des cas où certains parents emmènent leurs enfants ici illégalement, mais l’inverse est aussi vrai et il est bénéfique de créer des règles. »</p>
<p>Lorsqu’un divorce est prononcé au Japon, la garde de l’enfant est, dans la majorité des cas, confiée à la mère et si cette dernière le décide, la garde alternée et les visites peuvent être empêchées. Pour les enfants issus de mariage mixte, le problème est d’autant plus important que la justice japonaise ne confie jamais la garde au parent non-japonais.</p>
<p>À ce jour, une centaine de dossiers sur l’enlèvement d’enfants avec le Japon est traité aux États-Unis, 39 au Canada et 33 en France pour les cas déclarés. En France, en 2010 <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyYW5jYWlzZHVtb25kZS5hdWpvdXJkaHVpbGVtb25kZS5jb20vc3VpY2lkZS1kdW4tZnJhbmNhaXMtYXUtamFwb24=">un Français s’était suicidé</a> face au refus de son ex-épouse de pouvoir entrer en contact avec son enfant.</p>
<p>Une décision qui devrait donc réjouir la communauté internationale, notamment les États-Unis, qui presse le Japon depuis plusieurs années de prendre en charge le problème. Au total, 89 pays avaient ratifié la Convention au 1er janvier 2013.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=115559" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/02/21/115559-japon-vers-une-prochaine-signature-de-la-convention-de-la-haye-sur-lenlevement-international-denfant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>D&#039;ici 2015, il y aura plus d&#039;internautes en Chine qu&#039;en Occident</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/21/115626-dici-2015-il-y-aura-plus-dinternautes-en-chine-quen-occident</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/21/115626-dici-2015-il-y-aura-plus-dinternautes-en-chine-quen-occident#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2013 05:45:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aymeric Pontier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[3G]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[internautes]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=115626</guid>
		<description><![CDATA[La Chine est devenue en moins de 10 ans un acteur majeur de l'Internet à l'échelle mondiale, en se contentant uniquement de son immense marché interne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Chine est devenue en moins de 10 ans un acteur majeur de l'Internet à l'échelle mondiale, en se contentant uniquement de son immense marché interne. Mais un jour ou l'autre une nouvelle ère va commencer, quand les géants chinois du Web voudront conquérir des marchés à l'étranger.</strong><br />
<span id="more-115626"></span><br />
<strong>Par Aymeric Pontier.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExNTYyNw==" rel=\"attachment wp-att-115627\"><img class="aligncenter  wp-image-115627" title="Internautes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Internautes.png?16fe88" alt="" width="491" height="292" /></a></p>
<p>Le Ministère Chinois des Technologies de l'Information a publié récemment une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy56ZG5ldC5mci9hY3R1YWxpdGVzLzgwMC1taWxsaW9ucy1kLWludGVybmF1dGVzLWNoaW5vaXMtZW4tMjAxNS0zOTc4NTkwOS5odG0=">nouvelle estimation</a> du nombre de personnes disposant d'un accès Internet en Chine continentale d'ici 2015. Le pays devrait alors compter environ 800 millions d'internautes, soit autant voire plus qu'en Occident. La plupart de ces citoyens chinois se connecteront en priorité avec leur téléphone mobile. À l'heure actuelle, 200 millions de chinois ont déjà accès au réseau 3G, et le nombre d'abonnés continue d'augmenter rapidement. Le futur réseau 4G est en préparation comme en France, les Chinois et les Français devraient en bénéficier quasi simultanément...</p>
<p>Il y a 10 ans, une telle progression était encore impensable. Beaucoup croyaient que le retard technologique de la Chine ne pouvait être rattrapé à brève échéance. En tout cas, pas dans des délais si courts. Mais c'est là un enseignement majeur de l'économie mondialisée : les technologies se répandent à une vitesse insoupçonnée jusqu'ici. Pour peu que l'attrait de la modernité l'emporte sur le désir de préservation des traditions ou des usages, un peuple peut se métamorphoser en quelques années.</p>
<p>Conséquence directe de l'explosion des échanges en ligne, la censure chinoise vacille. Certes, les journalistes ne sont toujours pas libres d'écrire ce que bon leur semble, le pouvoir espionne toujours les discussions de leurs concitoyens sur le web, et l'on ne peut toujours pas accéder à certaines informations jugées trop dangereuses ou sensibles. Ceci étant dit, il est impossible pour le PCC d'arrêter la marche du progrès social après avoir promu le progrès technologique. Les nouvelles circulent vite sur les microblogs et les réseaux sociaux. Bientôt, c'est tout l'édifice de propagande qui va s'effondrer. Les indices de cette <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3dlaWJvLmJsb2cubGVtb25kZS5mci8yMDEzLzAxLzEzL2NoaW5lLWxhLWxhbmd1ZS1kZS1ib2lzLW5lc3QtcGx1cy1lbi1vZGV1ci1kZS1zYWludGV0ZS8=">révolution paisible</a> mais foudroyante se multiplient.</p>
<p>Cependant, l'obsession du contrôle passéiste des autorités chinoises et leur protectionnisme poussif privent les compagnies étrangères de cette manne de consommateurs connectés. Nul doute que cette politique a cherché à favoriser l'émergence de géants domestiques, la plupart inconnus dans le reste du monde.</p>
<p>Pour les services, on peut citer : Baidu (moteur de recherche), Weibo (microblog), Alibaba (site de commerce en ligne), Renren (réseau social). Sans compter China Mobile, China Telecom, Huawei et ZTE en ce qui concerne les réseaux et les constructeurs télécoms.</p>
<p>De par leur taille gigantesque, ces entreprises chinoises du web et des télécoms sont les seules en mesure de rivaliser avec les sociétés américaines ou européennes qui dominent le secteur partout ailleurs. Lorsque ces compagnies chinoises auront décidé de conquérir de nouveaux marchés, hors des frontières confortables de leur pays, une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3Zpc2lvbmFyeS53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDEvMTkvY2hpbmVzZS1pbnRlcm5ldC1pbmR1c3RyeS1yZWFkeS10by1ncm93LWJleW9uZC1ib3JkZXJzLTEyLw==">compétition féroce</a> devrait s'engager. Et elles pourraient l'emporter ! Le capital-risque est abondant, les universités chinoises produisent toujours plus d'ingénieurs doués et talentueux. Bref, toutes les bonnes cartes sont entre leurs mains ! Toutefois, le passage d'une économie protégée à une économie ultra-concurrentielle ne sera pas facile. Mais après tant de bouleversements, qui peut douter de leur capacité d'adaptation ?</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2F5bWVyaWNwb250aWVyLmJsb2dzcG90LmZyLzIwMTMvMDEvZGljaS0yMDE1LWlsLXktYXVyYS1wbHVzLWRpbnRlcm5hdXRlcy5odG1s">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=115626" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/02/21/115626-dici-2015-il-y-aura-plus-dinternautes-en-chine-quen-occident/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Japon : liberté de la presse et kisha clubs</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/19/114924-japon-liberte-de-la-presse-et-kisha-clubs</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/19/114924-japon-liberte-de-la-presse-et-kisha-clubs#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 06:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Ngô</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=114924</guid>
		<description><![CDATA[Classé 53ème dans l’index RSF, le Japon reste un des pays développé les plus arriérés en matière de liberté de la presse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Classé 53<sup>ème</sup> dans l’index RSF, le Japon reste un des pays développés les plus arriérés en matière de liberté de la presse.</strong></p>
<p><strong>Par Virginie Ngô</strong><br />
<span id="more-114924"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExNTMxNg==" rel=\"attachment wp-att-115316\"><img class="aligncenter size-full wp-image-115316" title="japon" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/japon.jpg?16fe88" alt="" width="435" height="289" /></a></p>
<p>Cette année encore, la publication du rapport de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLnJzZi5vcmcv">Reporters Sans Frontières</a> sur le classement mondial de la liberté de la presse fait couler de l’encre. Si les pelotons de tête et de queue restent inchangés, cette fois-ci, c’est vers le Japon que se tournent les projecteurs puisqu’il est passé de la 22<sup>ème</sup> à la 53<sup>ème</sup> place au cours de l’année 2012.</p>
<p>La plus importante baisse du continent asiatique, selon RSF, est principalement due aux difficultés d’accès aux informations relatives aux nucléaires et plus particulièrement à la centrale de Fukushima Daiichi, ainsi qu’à « l’existence du système discriminatoire des « kisha clubs », clubs de presse exclusifs qui restreignent l’accès à l’information à ses membres. ». Ces derniers, existant depuis la fin du 19<sup>ème</sup> siècle, s’arrogent le monopole de certaines informations et empêchent l’accès des petites agences de presse, des journalistes freelance et des agences étrangères.</p>
<p><strong>Un peu d’histoire</strong></p>
<p>L’apparition du premier Kisha club date du XIXème siècle. En 1890, face à l’interdiction pour la presse d’accéder aux sessions inaugurales de la Diète, un reporter du journal Jiji Shinpô eut l’idée de lancer un club spécial de presse ayant accès au Parlement. En 1941, l’accès en tant que membre à ce club a été diminué de deux-tiers de par la création de l’Union des journaux japonais, un organisme de contrôle de la presse. Après le lancement de l’Association des maisons d’édition et des rédacteurs du Japon (ou Nihon Shinbun Kyoukai - littéralement : association des journaux japonais) en 1949, des règles strictes pour les Kisha Clubs furent mises en place. Aujourd’hui, il existe près de 800 clubs officiels au Japon mais l’association Reporters Sans Frontières estime que le chiffre réel se rapprocherait plutôt du double. Chaque club comprendrait entre 15 et 150 membres en excluant bien sûr le Club de Presse de la Diète qui en comprendrait plusieurs milliers et celui du Premier ministre qui en compterait plus de 500.</p>
<p><strong>Critique des kisha clubs</strong></p>
<p>De nombreuses associations et journalistes indépendants s’attaquent aux Kisha Clubs. Dans un article paru en 2002, RSF accusait ces clubs d’être des « menaces sérieuses à la diffusion libre d’informations » en soutien à l’Union Européenne ayant fait la demande de permettre aux journalistes étrangers de disposer du même accès à l’information que les média japonais. Pourtant connu pour certaines réformes libérales notamment la privatisation de la poste, Junichiro Koizumi, ancien Premier ministre du Japon de 2001 a 2006, n’a pas répondu à l’appel. Le Parti Démocrate, en revanche, en avait fait l’un de ses thèmes de campagne pour les législatives en 2009 avec notamment la promesse de la lutte contre la bureaucratie et des connivences entre les médias et les hommes politiques et hauts-fonctionnaires. Dès son accession au pouvoir en 2009, le PDJ joue la carte de l’ouverture et entreprend des réformes de fond de l’information et des médias.</p>
<p>Sous l’influence de Kazuhiro Haraguchi, alors ministre des Affaires intérieures et des Communications du Japon, des réformes sont entreprises pour permettre une plus grande diffusion des informations et renforcer la liberté d’expression. Ainsi, le 26 mars 2010, Yukio Hatoyama donne la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc2FoaS5jb20vZW5nbGlzaC9US1kyMDEwMDQwOTA0MTMuaHRtbA==">première conférence de presse ouverte aux médias en ligne</a> et aux journalistes indépendants et, dans le même temps, un sondage était réalisé par Haraguchi afin de noter les ministères en fonction de leur ouverture aux organismes de presse et à leur transparence.</p>
<p>Une tâche d’envergure si l’on considère que durant les 53 ans de règne du Parti Libéral Démocrate, la corruption et les petits arrangements entre bureaucrates étaient bien installés.</p>
<p>C’est sans doute ce qui a pu coûter la victoire au Parti Démocrate aux dernières élections législative de décembre 2012. Outre des promesses non tenues, le manque d’expérience des élus du parti ainsi que la faiblesse de leurs réseaux, et donc de leur influence, au sein de la bureaucratie politique ralentissait leurs actions politiques. Avec seulement 57 sièges obtenus, le PDJ obtient son plus mauvais score aux élections depuis 1996, et les électeurs punissent ainsi le désormais parti de l’opposition de sa mauvaise gestion durant les quatre dernières années. Coupées en plein élan, les réformes de libéralisation des médias au Japon risquent fort de rester au placard pour les prochaines années.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=114924" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/02/19/114924-japon-liberte-de-la-presse-et-kisha-clubs/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’irrésistible ascension du yuan</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/18/115226-lirresistible-ascension-du-yuan</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/18/115226-lirresistible-ascension-du-yuan#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 06:10:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Marois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[yuan]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=115226</guid>
		<description><![CDATA[La puissance économique de la Chine devrait favoriser l’émergence du yuan comme monnaie régionale et internationale, en compétition avec le dollar et l’euro.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La puissance économique de la Chine devrait favoriser l’émergence du yuan comme monnaie régionale et internationale, en compétition avec le dollar et l’euro.</strong></p>
<p><strong>Par Bernard Marois.</strong><span id="more-115226"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA2L1llbi15dWFuLmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-85393" title="Yen yuan" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/Yen-yuan-300x195.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="195" /></a>Rappelons d’abord que la Chine détient des réserves de change considérables évaluées à plus de 3 400 milliards de dollars [<sup class='footnote'><a href='#fn-115226-1' id='fnref-115226-1' onclick='return fdfootnote_show(115226)'>1</a></sup>], ce qui lui permet de pouvoir adosser sa monnaie à un matelas de réserve substantiel et de renforcer le poids du yuan (ou « renminbi », RMB) au niveau mondial.</p>
<p>Un des facteurs de développement du rôle de la monnaie chinoise réside dans l’émergence de la Chine, en tant qu’acteur essentiel du commerce régional intra-asiatique. Celui-ci représente en effet plus de 50% du commerce extérieur des pays de la zone ; ainsi la Chine est le premier client du Japon, de la Corée  du Sud, de Taïwan, de la Malaisie, de la Thaïlande et des Philippines remplaçant les États-Unis qui étaient encore leur premier partenaire commercial en 2000. Par ailleurs, la Chine a passé récemment un accord avec  le Japon pour l’utilisation systématique de leurs monnaies nationales dans les échanges bilatéraux (décembre 2011).</p>
<p>Deuxième signal de l’importance du RMB : la création d’un marché « offshore » du yuan à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjgvMTAwMDc1LWhvbmcta29uZy1wYXJhZGlzLWxpYmVyYWw=" target=\"_blank\">Hong-Kong</a> et à Londres. Ainsi, la banque HSBC a effectué une émission d’un milliard de yuans sur ce marché, avec cotation subséquente. De même les investissements directs étrangers en RMB ont représenté plus de 20% en 2012. Dans le même ordre d’idées, Air Liquide a été le premier groupe français à emprunter en yuans, pour financer le développement de ses activités en Chine (septembre 2011) [<sup class='footnote'><a href='#fn-115226-2' id='fnref-115226-2' onclick='return fdfootnote_show(115226)'>2</a></sup>]. Les émissions obligataires réalisées à partir de Hong-Kong (donc en renminbi « offshore » [<sup class='footnote'><a href='#fn-115226-3' id='fnref-115226-3' onclick='return fdfootnote_show(115226)'>3</a></sup>]) ont même reçu le surnom d’opérations « dim-sum », du nom d’une spécialité gastronomique cantonaise, et se développent désormais rapidement.</p>
<p>Progressivement, de nouvelles initiatives favorisent  l’internationalisation du yuan : lancement de produits dérivés adossés au renminbi ; possibilité pour les banques chinoises de détenir des positions en devises à court terme ; détention d’obligations en yuans par des banques centrales étrangères ; autorisation donnée aux importateurs chinois de produits japonais de payer leurs achats en yuans, etc.</p>
<p>Notons également que la Banque Centrale de Chine a passé des accords de swap avec plus de 20 autres banques centrales, dont le Japon, la Corée du sud, l’Indonésie ou l’Argentine.</p>
<p>Il  faut savoir que le renminbi n’est plus indexé sur le dollar depuis juillet 2010 (une première rupture était intervenue en juillet 2005, suivie d’une réintroduction d’un lien fixe, mi-2008).</p>
<p>Depuis 2005, le yuan s’est apprécié d’environ 30% par rapport au dollar.</p>
<p>Cependant, la convertibilité du yuan reste encore limitée, dans la mesure où les résidents chinois ne peuvent pas acheter librement des devises, de même que les non-résidents ne peuvent pas disposer de yuans d’une façon totalement libre. Il est néanmoins probable qu’une convertibilité sans limite du renminbi sera établie au plus tard d’ici 10 ans, lui donnant alors le même statut que le dollar ou l’euro. Parallèlement, le yuan pourrait rentrer dans la composition des Droits de Tirage Spéciaux (DTS), monnaie [<sup class='footnote'><a href='#fn-115226-4' id='fnref-115226-4' onclick='return fdfootnote_show(115226)'>4</a></sup>] utilisée comme unité de compte par le FMI et d’autres organismes internationaux, ce qui consacrerait le caractère véritablement « universel » du renminbi.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY2VyY2xlLmxlc2VjaG9zLmZyL2Vjb25vbWllLXNvY2lldGUvcG9saXRpcXVlLWVjby1jb25qb25jdHVyZS9tb25uYWllcy1ldC10YXV4LzIyMTE2NTc2My9pcnJlc2lzdGlibGUtYXNjZW5zaW9uLXl1YW4=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-115226'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-115226-1'>Bien avant le Japon, avec « seulement » 1 220 milliards de dollars de réserve. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-115226-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-115226-2'>De nombreuses autres émissions ont été réalisées, que ce soient des entreprises comme Caterpillar ou Volkswagen, ou des institutions financières telles que la Banque Mondiale (émission de 500 milliards de yuans en 2011). <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-115226-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-115226-3'>Par opposition au renminbi « onshore » (Shangai ou Shenzen) <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-115226-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-115226-4'>Les composants actuels du DTS sont : le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-115226-4'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=115226" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/02/18/115226-lirresistible-ascension-du-yuan/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Japon : l’échec grandeur nature du keynésianisme</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/18/115221-japon-lechec-grandeur-nature-du-keynesianisme</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/18/115221-japon-lechec-grandeur-nature-du-keynesianisme#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 06:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Henry</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[keynésianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Shinzo Abe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=115221</guid>
		<description><![CDATA[Les 20 ans de crise de l'économie du Japon soulignent les dangers des politiques keynésiennes qui ne font grimper que la dette sans relancer l'économie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les 20 ans de crise de l'économie du Japon soulignent les dangers des politiques keynésiennes qui ne font grimper que la dette sans relancer l'économie.</strong></p>
<p><strong>Par Yann Henry.</strong><span id="more-115221"></span></p>
<div id="attachment_115224" class="wp-caption alignright" style="width: 195px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyL1NoaW56by1BYmUtZW4tMjAxMi5qcGc="><img class="size-medium wp-image-115224" title="Shinzo Abe en 2012 (Crédits : TTTNIS, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Shinzo-Abe-en-2012-185x300.jpg?16fe88" alt="" width="185" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Shinzo Abe, premier ministre japonais, en 2012</p></div>
<p>Shinzo Abe est redevenu premier ministre du Japon en décembre dernier suite à la victoire de son parti, le Parti libéral-démocrate, aux dernières élections législatives. Son plan pour relancer l’économie japonaise est purement keynésien, ce qui ne manque pas de surprendre puisque c’est précisément le remède qui est administré depuis près de deux décennies dans ce pays, et ce avec une inefficacité notoire.</p>
<p>L'État va ainsi <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9maW5hbmNlLW1hcmNoZXMvYWN0dS8wMjAyNDk1NzYwMDkzLWxlLWphcG9uLXBhcmllLXN1ci11bmUtcmVsYW5jZS1wYXItbGEtZGVwZW5zZS1wdWJsaXF1ZS01MjgxMDEucGhw" target=\"_blank\">injecter</a> 87 milliards d'euros dans l'économie. Ceux-ci vont se répartir entre des rénovations d’infrastructures (routes, ponts ou écoles), des investissements dans des secteurs considérés d’avenir et des dépenses sociales.</p>
<p>Le gouvernement de Shinzo Abe espère ainsi créer 600 000 emplois et obtenir une croissance de 2% dès la prochaine année fiscale (qui débute en avril). Mais des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lY29ub21pZS1wb2xpdGlxdWUvbW9uZGUvZGViYXQvMDIwMjQ5NTY1OTQxMS1yZXRvdXItdmVycy1sZS1mdXR1ci1hdS1qYXBvbi01MjgwMDYucGhw" target=\"_blank\">doutes</a> ont déjà été émis sur la pertinence de ces travaux et certains commentateurs n’y voient même qu’une liste permettant d’atteindre le montant symbolique de la promesse électorale de 10 000 milliards de yens.</p>
<p>Il y a quelques mois, le FMI avait <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ibG9vbWJlcmcuY29tL25ld3MvMjAxMi0wOC0wMS9pbWYtd2FybnMtZ292ZXJubWVudC1kZWJ0LWhvbGRpbmdzLXJpc2stYmFuay1zdGFiaWxpdHktaW4tamFwYW4uaHRtbA==" target=\"_blank\">préconisé</a> l’adoption par la Banque du Japon (BoJ) d’un plan pour relancer l’économie. Celui-ci consistait à :</p>
<ul>
<li>relâcher sa politique monétaire ;</li>
<li>étendre son programme de rachats d’actifs pour réinjecter des liquidités dans le système bancaire ;</li>
<li>relever son objectif d’inflation ;</li>
<li>monétiser la dette souveraine de manière plus durable en échangeant les courtes maturités contre des plus longues.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTgvMTE1MjIxLWphcG9uLWxlY2hlYy1ncmFuZGV1ci1uYXR1cmUtZHUta2V5bmVzaWFuaXNtZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNTM0LWphcG9uLWtleW5lcw==" rel=\"attachment wp-att-115251\"><img class="alignleft  wp-image-115251" title="imgscan contrepoints 2013534 Japon Keynes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013534-Japon-Keynes-744x1024.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="330" /></a>Le gouverneur de la BoJ, Masaaki Shirakawa, avait alors opposé une fin de non-recevoir en jugeant sa politique d’alors « appropriée ». Il se fait en effet peu d’illusions sur l’efficacité de la planche à billets et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zcGllZ2VsLmRlL2ludGVybmF0aW9uYWwvd29ybGQvbWFzc2l2ZS1qYXBhbmVzZS1zb3ZlcmVpZ24tZGVidC1jb3VsZC1iZWNvbWUtZ2xvYmFsLXByb2JsZW0tYS04NzU2NDEuaHRtbA==" target=\"_blank\">admet</a> l’échec de ce type de politique : « Pour le moment, l'effet de notre politique monétaire de stimulation de l'économie est très limité. La monnaie est là, la liquidité est abondante, les taux d'intérêts sont très bas, mais les entreprises n'utilisent pas ces conditions financières accommodantes. Le retour sur investissement est trop bas ».</p>
<p>Malheureusement pour Masaaki Shirakawa, Shinzo Abe a repris à son compte les propositions du FMI, notamment sur les taux directeurs et l’inflation. Le deuxième axe de cette politique volontariste consiste ainsi à faire pression sur la BoJ afin que celle-ci adopte une politique monétaire encore plus laxiste et relève son objectif d'inflation annuelle à 2% (contre 1% actuellement). L’indépendance de la BoJ a volé en éclats et le gouverneur a <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9maW5hbmNlLW1hcmNoZXMvYWN0dS8wMjAyNTE3NDIwMzI4LXRva3lvLXMtYXZlbnR1cmUtZGFucy11bmUtc3RyYXRlZ2llLW1vbmV0YWlyZS1wZXJpbGxldXNlLTUzMTA5Mi5waHA=" target=\"_blank\">cédé</a> en revoyant à la hausse son objectif d'inflation et en promettant un rachat illimité d'actifs financiers (majoritairement de la dette souveraine) à partir de 2014. Un rythme de 11 milliards d’euros mensuels a été évoqué. Shinzo Abe pouvait jubiler : « C'est historique. Nous changeons de régime monétaire ».</p>
<p>La politique de taux bas a historiquement été peu efficace. On le voit en effet sur le graphique ci-dessous : les taux directeurs sont inférieurs à 1,00% sans discontinuer depuis le 2<sup>e</sup> semestre 1995, et ce sans impact notable sur la croissance. Le PIB n’a depuis progressé en termes réels que de 14%, soit une progression annuelle moyenne de 0,8% par an.<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyLzIwMTMwMjEzRUxTMTAwLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-115222" title="20130213ELS100" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/20130213ELS100.png?16fe88" alt="" width="603" height="378" /></a></p>
<p>On constate également que cette baisse des taux courts a fortement pesé sur les taux longs, qui sont depuis la fin des années 1990 sous la barre de 2%, mais cela n’a pas coïncidé pour l’État japonais avec une maîtrise de sa dette. Au contraire, les gouvernements successifs ont profité de ces conditions favorables pour augmenter les dépenses publiques et l’endettement, comme le montre le graphique qui suit.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyLzIyMi5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-115223" title="222" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/222.png?16fe88" alt="" width="604" height="371" /></a></p>
<p>Le cocktail miracle keynésien de taux bas conjugués avec des déficits publics et de la création monétaire s’est donc révélé inefficace pour la croissance japonaise mais a permis au contraire de creuser une dette colossale.</p>
<p>Nous verrons dans un prochain article comment cet endettement massif a pu se produire alors que dans certains pays de la zone euro, des endettements moindres ont provoqué une explosion des taux d’emprunt et une fermeture de l’accès aux marchés financiers. Nous étudierons également les conséquences et dangers pour le Japon qui peuvent être engendrés par la politique du nouveau gouvernement.</p>
<p>---<br />
Publié initialement par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LWphcG9uLS1sLWVjaGVjLWdyYW5kZXVyLW5hdHVyZS1kdS1rZXluZXNpYW5pc21lLmFzcHg/Y29udHJpYnV0b3I9WWFubitIZW5yeSZhbXA7YXJ0aWNsZT00MjQwMjQ0Nzk4RzEwMDIwJmFtcDtyZWRpcmVjdD1GYWxzZQ==" target=\"_blank\">24hGold</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=115221" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/02/18/115221-japon-lechec-grandeur-nature-du-keynesianisme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Page Caching using xcache
Database Caching 106/116 queries in 0.039 seconds using xcache
Object Caching 7098/7229 objects using xcache

 Served from: www.contrepoints.org @ 2013-05-26 06:40:10 by W3 Total Cache -->