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	<title>Contrepoints &#187; Amérique du Nord</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Barack Obama licencie le patron de l’IRS, le fisc américain</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 04:51:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[IRS]]></category>
		<category><![CDATA[scandale]]></category>

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		<description><![CDATA[Barack Obama est empêtré dans un véritable scandale après que l'IRS a avoué avoir délibérément ciblé des groupes politiques conservateurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Barack Obama est empêtré dans un véritable scandale après que l'IRS a avoué avoir délibérément ciblé des groupes politiques conservateurs.</strong></p>
<p><strong>Par Thibaud Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-124648"></span><br />
Le motif de ce licenciement est clairement politique. Monsieur Steven Miller avait fait diligenter des enquêtes et des contrôles sur des cibles choisies en raison de leur couleur politique – conservateurs avec une petite prédilection pour les « Tea Party » – et en prenant soin d’épargner les démocrates et les associatifs de gauche présentant les mêmes profils.</p>
<p>Morceaux choisis par l’AFP :</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Intervention intégrale, dans laquelle Obama annonce non seulement la « démission » du directeur de l’IRS, mais aussi la mise en place de la mise sous tutelle de l’administration par le Congrès, démocrates et républicains unis :</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/N9-LkEH9Owc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Les médias américains évoquent le Watergate, parlent d’une possible démission d’Obama lui-même s'il apparaît que la Maison-Blanche est d’une manière ou d’une autre impliquée ou a été simplement informée de ces pratiques.</p>
<p>Notre première réaction, à nous Français, est de rire de tout cela. Nous sommes <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMS9pbXBvc3R1cmUtZGUtbGEtcG9zdHVyZS1sYS1mcmFuY2UtbmUtc2lnbmVyYS1wYXMtbGVzLWFjY29yZHMtcnViaWsv" target=\"_blank\">tellement habitués</a> à de telles pratiques ! Elles sont tellement notre lot commun ! Au-delà des contrôles fiscaux et de leurs choix discrétionnaires, imaginez le « mur des cons » aux USA ! Mais c’est toute la magistrature qui est décapitée, le Garde des Sceaux qui est démissionné, c’est l’état d’urgence ! Et le ministre de l’Intérieur qui mobilise des centaines de CRS et de Gardes Mobiles suréquipés et violents contre les manifestants pacifistes contre le mariage homosexuel (réputés voter à droite) et qui laisse la racaille de banlieue (réputée voter à gauche) piller des magasins et des cars de touristes ? Inimaginable dans un pays démocratique sans que cela ne soulève un véritable tollé et n’oblige les plus hautes instances à s’expliquer… En France, le premier ministre annonce que tout va bien, qu’aucune sanction n’est prise ni ne sera prise…</p>
<p>Alors oui, décidément, les dérives ou tentations de dérives existent partout, y compris aux USA, mais ce qui différencie une démocratie d’un régime à la dérive, c’est l’existence et le pouvoir des… contre-pouvoirs. Or en France, avec une presse subventionnée à hauteur de 500M€/an et un secteur associatif arrosé au niveau du milliard, une justice déconnectée du peuple et consanguine, il n’y a plus de « contre-pouvoirs ».</p>
<p>« Ce n’est pas à ses erreurs que l’on juge un homme, c’est à sa capacité à les réparer »…</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9maXNjcy1kZS10b3VzLXBheXMtZG9ubm9ucy1ub3VzLWxhLW1haW4v">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124648" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>L&#039;attentat de Boston : chronique d&#039;une compassion sélective</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 05:10:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Attentats de Boston]]></category>
		<category><![CDATA[Boston]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Les attentats de Boston en avril 2013 ont déclenché une couverture médiatique sans rapport avec des drames causant moins de morts. Pourquoi ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les attentats de Boston en avril 2013 ont déclenché une couverture médiatique sans rapport avec des drames causant plus de morts. Pourquoi ?</strong></p>
<p><strong>Par Tristan Irschlinger et Victor Santos Rodriguez.</strong><span id="more-123987"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L2Jvc3Rvbi5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-121959" title="Attentats à Boston le 15 avril 2013" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/boston-300x184.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="184" /></a>Lundi 15 avril 2013, 14h50, heure locale. En une frac­tion de seconde, l’atrocité abso­lue vient éclipser la jubi­la­tion col­lec­tive; les cris de ter­reur sup­plantent la clameur enjouée, en un bat­te­ment de cœur. Une première défla­gra­tion reten­tit. Puis, une deuxième. Deux bombes arti­sa­nales viennent d’exploser en pleine foule, semant le chaos à quelques mètres de l’arrivée du marathon de Boston. D’un souffle, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2FtZXJpcXVlcy9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDQvMTUvcGx1c2lldXJzLWJsZXNzZXMtZGFucy1kZXV4LWV4cGxvc2lvbnMtcHJlcy1kZS1sYS1saWduZS1kLWFycml2ZWUtZHUtbWFyYXRob24tZGUtYm9zdG9uXzMxNjAyNDlfMzIyMi5odG1s" target=\"_blank\">trois vies sont empor­tées et une cen­taine de per­sonnes bles­sées</a>. L’horreur de cet évène­ment envahit la Toile et ses réseaux sociaux.</p>
<p>Il ne fau­dra que quelques minutes pour que les témoi­gnages de com­pas­sion affluent des quatre coins du monde occi­den­tal, et même au-delà. C’est une véri­table défer­lante qui s’abat sur <em>Twit­ter</em>, les fils d’actualité sont satu­rés de réactions, <em>Face­book</em> s’émeut. Les “<em>R.I.P. Bos­ton</em>” (sic), “<em>Une pen­sée pour Bos­ton</em>” et autres “<em>Bos­ton &lt;3</em>” sont légion. Quant aux médias, ils sont gagnés par l’hystérie, laquelle rap­pelle, toute pro­por­tion gar­dée, un cer­tain 11 sep­tembre. D’Internet à la télé­vi­sion, en pas­sant par la <em>Une</em> des journaux du len­de­main, impos­sible d’y échap­per; l’information est omniprésente.</p>
<p>Ce même lundi, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbmRlcGVuZGVudC5jby51ay9uZXdzL3dvcmxkL21pZGRsZS1lYXN0L2lyYXEtbmluZS1kaWUtaW4tbGF0ZXN0LXdhdmUtb2YtYm9tYmluZ3MtODU3NTYyMy5odG1s" target=\"_blank\">55 Ira­kiens meurent dans une série d’attentats san­glants</a>. On déplore égale­ment près de 300 bles­sés. Et ces chiffres ne sont valables que pour la jour­née du lundi. Depuis, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3Byb2NoZS1vcmllbnQvYXJ0aWNsZS8yMDEzLzA0LzE5L2lyYWstYXR0ZW50YXRzLW1ldXJ0cmllcnMtY29udHJlLWRlcy1tb3NxdWVlc18zMTYzMDc5XzMyMTguaHRtbA==" target=\"_blank\">des atten­tats dévas­ta­teurs conti­nuent de déchi­rer le pays du Tigre et de l’Euphrate</a>. Pour­tant, force est de consta­ter que la même vigueur émotion­nelle n’a pas été déployée par les chantres de l’humanisme, si éloquents au sujet de l’attentat de Bos­ton. Les réseaux sociaux sont muets, et pour cause, les médias relayent l’information avec bien moins d’insistance, lorsqu’ils le font. Une telle dis­pa­rité a de quoi choquer.</p>
<p><strong>Biais médi­ta­tique</strong></p>
<p>Une brève recherche sur <em>Google Actua­li­tés</em> per­met de révé­ler l’ampleur de ce deux poids deux mesures dans la cou­ver­ture média­tique[[1. Recherche effec­tuée sur <em>news.google.ch</em> le 18 avril 2013, à 18h.00, en cochant la case “moins d’une semaine”. Quel que soit le moment exact de la recherche, la ten­dance reste similaire.]]. Taper “<em>Iraq Bom­bings</em>” per­met de récol­ter 43’400 <em>résul­tats</em>, alors que “<em>Bos­ton Bom­bings</em>” en four­nit 1’180’000’000 (!). On pour­rait alors être tenté d’expliquer cet écart abys­sal essen­tiel­le­ment par la pré­sence d’un biais lin­guis­tique, puisque l’attentat de Bos­ton a eu lieu dans un pays anglo­phone. Mais en fran­çais, la dif­fé­rence est égale­ment très marquée : 8’480 résultats pour “<em>Atten­tats Irak</em>” contre 86’000 pour “<em>Atten­tats Bos­ton</em>”[[5. L’inclusion, ou non, du “s” à “<em>bom­bing</em>” et “<em>atten­tat</em>” n’altère les résul­tats que de manière insignifiante.]]. On est donc bien face à une cou­ver­ture média­tique foncièrement inégale, lar­ge­ment com­man­dée par de basses consi­dé­ra­tions finan­cières. Le site <em>oumma.com</em> dénonce cette pra­tique répan­due <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL291bW1hLmNvbS8xNjQzMy90ZXJyb3Jpc21lLWdyYW5kcy1tZWRpYXMtMS1tb3J0LWEtYm9zdG9uLXZhdXQtcGx1cy0xMDA=" target=\"_blank\">en ces termes</a> : “<em>Vu de Paris, Londres ou Washing­ton, la mort bru­tale d’un Euro­péen ou d’un Amé­ri­cain dans le monde sera tou­jours plus fruc­tueuse à cou­vrir –aux yeux des res­pon­sables de l’information– que celle de dizaines de non-Occidentaux.</em>”</p>
<p><strong>Biais cultu­rel et identitaire</strong></p>
<p>Cepen­dant, la faillite des médias n’est pas l’unique fac­teur der­rière cette com­pas­sion à deux vitesses. Ce n’est pas sim­ple­ment le dés­équi­libre dans l’exposition média­tique entre les atten­tats de Bos­ton et d’autres évène­ments tra­giques qui est ici en cause, mais égale­ment une dif­fé­rence de réso­nance chez le citoyen occi­den­tal lambda, eu égard à son iden­tité eth­no­cen­trée. En d’autres termes, on est cer­tai­ne­ment en pré­sence d’un phé­no­mène qui relève de la proxi­mité, voire de l’identification, cultu­relle. Il est, pour un Euro­péen, plus aisé de se mettre dans la peau d’un Amé­ri­cain, lequel a un mode de vie rela­ti­ve­ment simi­laire. “<em>Ça aurait pu être moi</em>”, songe-t-il en plein tour­ment. A l’inverse, il se sent émotion­nel­le­ment déta­ché de ce qu’il se passe en Irak, un pays dont il ne sait fina­le­ment rien.</p>
<p><strong>Biais cog­ni­tif</strong></p>
<p>Au-delà de la cou­ver­ture médiatique inégale et du phé­no­mène d’identification cultu­relle, un troi­sième fac­teur doit être sou­li­gné. Pour nombre d’Occidentaux, l’attentat de Bos­ton peut revê­tir une por­tée émotion­nelle par­ti­cu­lière en rai­son de l’anormalité d’une telle tra­gé­die à leurs yeux. <em>Impen­sable!</em> Pétris d’opinions pré­con­çues à l’égard des “bar­bares du Sud”, ou sim­ple­ment las­sés par d’autres évène­ments pour­tant dra­ma­tiques en rai­son de leur fré­quence, ils ont ten­dance à trou­ver l’acte ter­ro­riste de Bos­ton plus cho­quant que ceux qui ont endeuillé l’Irak, ces der­niers étant “au fond” le pain quo­ti­dien des Ira­kiens. Mais évidem­ment, la récur­rence de tels évène­ments dans un pays n’en atté­nue en rien la tris­tesse, bien au contraire.</p>
<p>Au final, bien qu’explicable par l’attitude des médias ainsi que cer­tains pro­ces­sus émotion­nels et cog­ni­tifs, le résul­tat n’en reste pas moins mora­le­ment indé­cent et révol­tant. La vie d’un Amé­ri­cain, dans l’affect des citoyens du Nord, semble avoir plus de valeur que celle d’un Ira­kien (ou même de cent à vrai dire!). Les termes sont simples, voire sim­plistes, mais la conclu­sion est iné­luc­table. Et bien entendu, le phé­no­mène ne se can­tonne pas à l’Irak. Dimanche 14 avril, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RyaWJ1bmUuY29tLm5nL25ld3MyMDEzL2luZGV4LnBocC9lbi93b3JsZC1uZXdzL2l0ZW0vOTY4NC1tb2dhZGlzaHUtY291cnQtYXR0YWNrLWRlYXRoLXRvbGwtcmlzZXMtdG8tMzQ=" target=\"_blank\">34 civils sont tués dans un raid sui­cide et un atten­tat à Moga­dis­cio, en Soma­lie</a>. Mardi 16 avril, le trem­ble­ment de terre le plus violent en Iran depuis 1957 frappe le Sud-Est du pays, fai­sant plus de 30 morts au Pakis­tan voi­sin; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydHMuY2gvaW5mby9tb25kZS80ODI0OTI5LXVuLXNlaXNtZS1kLXVuZS1tYWduaXR1ZGUtZGUtN+KAkzgtZW4taXJhbi1mYWl0LWRlcy1tb3J0cy1hdS1wYWtpc3Rhbi5odG1s" target=\"_blank\">le nombre de vic­times ira­niennes n’est pas encore connu</a>. Tout cela, sans qu’aucun jour­na­liste n’en fasse les gros titres et sans que per­sonne ne s’en attriste sur les réseaux sociaux. Et on pour­rait mul­ti­plier les exemples, à l’image de l’ouragan Sandy, auquel une atten­tion décu­plée à été confé­rée une fois le ter­ri­toire amé­ri­cain tou­ché, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay9jb21tZW50aXNmcmVlLzIwMTIvbm92LzAyL2h1cnJpY2FuZS1zYW5keS1oaXQtY2FyaWJiZWFuLW1lZGlh" target=\"_blank\">alors qu’il venait de rava­ger les Caraïbes</a>.</p>
<p>Mal­gré l’injustice criante de cette com­pas­sion sélec­tive, l’attentat de Bos­ton n’en demeure pas moins un véri­table drame, face auquel il est légi­time d’être bou­le­versé. Nous pour­rions, devrions, tou­te­fois en tirer des leçons. C’est pré­ci­sé­ment cette empa­thie “intra-Occident” qui pour­rait, devrait, ser­vir de point d’entrée à une empa­thie plus large, plus juste. S’il est regret­table qu’il faille qu’un pays du Nord soit frappé pour que l’on s’émeuve dans les chau­mières occi­den­tales, cet élan com­pas­sion­nel contient les germes d’une véri­table com­mi­sé­ra­tion huma­niste, uni­ver­selle et glo­bale. Une fois la sen­si­bi­lité éveillée, une fois la peine par­ta­gée, les souf­frances d’autrui, qui que ce soit, ne peuvent nous lais­ser indif­fé­rents. Notre com­pas­sion ne devrait pas être sélective.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qZXRkZW5jcmUuY2gvbGF0dGVudGF0LWRlLWJvc3Rvbi1jaHJvbmlxdWUtZHVuZS1jb21wYXNzaW9uLXNlbGVjdGl2ZS0yNzgx" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ces chères éoliennes</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123605-ces-cheres-eoliennes</link>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:02:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Descôteaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[éolien]]></category>
		<category><![CDATA[éolienne]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>

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		<description><![CDATA[On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »... jusqu'à ce qu'on se rende compte que les éoliennes ne peuvent survivre sans subventions éternelles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »... jusqu'à ce qu'on se rende compte que les éoliennes ne peuvent survivre sans subventions éternelles.</strong></p>
<p><strong>Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.<br />
</strong></p>
<p><span id="more-123605"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDcvMTIzNjA1LWNlcy1jaGVyZXMtZW9saWVubmVzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM3ODYtZW9saWVubmVz" rel=\"attachment wp-att-123752\"><img class="alignleft  wp-image-123752" title="imgscan contrepoints 2013786 éoliennes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013786-éoliennes-721x1024.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="341" /></a>Pendant le dernier week-end, le Journal a publié un article sur les déboires de l'éolien en ce moment au Québec. Un mini-fiasco qui montre comment les « politiques industrielles » et autres interventions du gouvernement dans l'économie peuvent mal virer.</p>
<p>En ce moment, le lobby des éoliennes, en concert avec des écologistes, presse le Parti Québécois de lancer rapidement un appel d'offres de 700 MW de puissance éolienne. Cela équivaut, selon le collègue Michel Morin qui a écrit l'article, à 350 éoliennes de plus que les quelques 1 700 déjà plantées sur le territoire québécois.</p>
<p>Le problème ? Hydro-Québec fait face à des surplus d'énergie. Surplus qui risquent d'augmenter dans le futur. Pire : cette énergie éolienne, dont on n'a pas besoin, coûte plus cher à produire. Beaucoup plus cher que ce que Hydro-Québec pourrait obtenir par la revente sur les marchés. Ces achats coûteront une fortune à long terme à la société d'État. Qui risque de payer pour ça ? Les consommateurs qui devront absorber les coûts de l’énergie éolienne par d'éventuelles hausses de tarifs.</p>
<p>C'est pourtant nos politiciens, et Hydro-Québec, qui ont pensé que ce serait une brillante idée d’appuyer le développement de l'éolien au Québec il y a quelques années, avec des programmes d'achats ciblés de mégawatts.</p>
<p><strong>Des emplois en jeu</strong></p>
<p>Maintenant, le gouvernement doit choisir entre deux mauvaises solutions. Continuer d'acheter de l'énergie dont on n'a pas besoin, ou faire mal à une industrie qu'on a créée de façon artificielle. Et on comprend les doléances de l'industrie. Sans nouveaux contrats, plusieurs usines de fabrications d'éoliennes devront fermer, notamment en Gaspésie. Des milliers de personnes travaillent dans l'industrie éolienne au Québec.</p>
<p>« Ça nous prend une annonce maintenant. Nous avons des étapes à franchir pour maintenir les usines en production. C’est un processus de 24 à 36 mois pour aller en appel d’offres, choisir les sites et obtenir les autorisations nécessaires afin de permettre aux usines d’entrer en production », disait Jean-François Nolet, de l’Association canadienne de l’énergie éolienne, dans l'article.</p>
<p>Au point que le gouvernement songe à offrir aux promoteurs des contrats sans appel d’offres pour accélérer le processus et sauver des emplois.</p>
<p>C'est ce qui arrive malheureusement trop souvent avec les politiques industrielles qui sont habituellement une combinaison de rêves de grandeur de politiciens, et de pressions de lobbys intéressés. On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »... jusqu'à ce qu'on se rende compte que l'industrie en question — ça peut être l'éolien, mais aussi toute autre industrie — ne peut survivre sans subventions éternelles.</p>
<p>Le problème, c'est qu'au moment où les politiciens et lobbys nous vendent leur salade, tout le monde embarque. Mais une fois que la machine est enclenchée, il n'y a plus de retour en arrière. Et quelqu'un doit ramasser les pots cassés quand ça tourne mal.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FyZ2VudC5jYW5vZS5jYS9kYXZpZGRlc2NvdGVhdXgvY2VzLWNoZXJlcy1lb2xpZW5uZXMtMjA1MjAxMy0x">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Washington, entre erreur et déni</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 05:16:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Montabert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[Boston]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<description><![CDATA[Attentat de Boston : les informations concernant les frères Djokhar et Tamerlan Tsarnaev se multiplient les failles de la bureaucratie gouvernementale en charge de la sécurité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Attentat de Boston : les informations concernant les frères Djokhar et Tamerlan Tsarnaev se multiplient et révèlent les failles de la bureaucratie gouvernementale en charge de la sécurité.</strong></p>
<p><strong>Par Stéphane Montabert.</strong><br />
<span id="more-122744"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMjc0NQ==" rel=\"attachment wp-att-122745\"><img class="aligncenter  wp-image-122745" title="Djokhar et Tamerlan Tsarnaev" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Djokhar-et-Tamerlan-Tsarnaev.jpg?16fe88" alt="" width="512" height="342" /></a></p>
<p>Dans sa première allocution immédiatement après l'attentat de Boston, le président Barack Obama réussit à commenter la situation sans employer une seule fois le mot "terrorisme". Pour le chef d’État américain, la déflagration simultanée de deux engins explosifs au milieu de la foule à l'arrivée d'un marathon n'était sans doute pas suffisante pour mériter un tel qualificatif. À moins qu'il n'ait cherché à ne stigmatiser personne. D'authentiques terroristes auraient pu s'indigner.</p>
<p>À l'époque, on ne savait pas encore que les explosions s'étaient déclenchées à partir de cocottes-minute piégées ; la méconnaissance de ce détail nous épargna peut-être l'évocation d'un "dramatique accident de cuisine" par le responsable de la Maison Blanche.</p>
<p>Aussi ridicule soit-il, le déni est une réaction humaine. Admettre que l'attentat de Boston soit la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhldXJlcy5jaC9tb25kZS9hbWVyaXF1ZXMvTGVzLWF1dHJlcy1hdHRlbnRhdHMtc3VyLXNvbC1hbWVyaWNhaW4vc3RvcnkvMjEzNzM4MjQ=">première offensive terroriste</a> exécutée sur le sol américain depuis les attentats du 11 septembre n'a rien de facile. C'est pourtant la stricte et douloureuse vérité. En voilà une autre : dans sa tâche de protéger le peuple américain, Barack Obama a fait moins bien que son prédécesseur George W. Bush. Et il ne peut même pas se retrancher derrière l'excuse de l'effet de surprise.</p>
<p>Si le déni est problématique pour un individu, il devient dangereux lorsqu'il affecte des pans entiers de la société, que ce soit les médias ou les services gouvernementaux chargés de la défendre.</p>
<p>Pendant l'étrange phase "Où est Charlie" où des milliers de fonctionnaires et d'internautes épluchaient les images des caméras et les prises de téléphone portable au moment des faits pour tenter de trouver des suspects (sans qu'aucun militant ne manifeste plus contre l'ignoble empiètement de la vidéosurveillance sur la vie privée), les éditorialistes se faisaient un devoir d'examiner les pistes. Au menu figuraient à peu près tous leurs fantasmes, livrés en vrac : nationalistes anti-gouvernement, miliciens pro-NRAA en rogne contre Obama, extrémistes chrétiens, agents secrets de Corée du Nord... Ou l'inévitable Mossad, comme d'habitude.</p>
<p>En même temps, comme si un petit sentiment taraudait la conscience en sourdine, il fallait se couvrir : le petit peuple évoquant bruyamment la piste islamiste sur Twitter, on expliqua alors que, dans l'hypothèse proprement invraisemblable d'un terroriste musulman, cela ne pourrait être que le fait d'un "loup solitaire", un illuminé, un <em>Homegrown Terrorist</em> agissant de son propre chef à base de vidéos de propagande et de construction de bombes vues sur Youtube.</p>
<p>Bref, un individu non fiché, surgi de nulle part, et contre lequel il est impossible de se prémunir.</p>
<p>Toutes ces idées fausses volèrent en éclat (métaphoriquement, pour une fois) avec la découverte des frères Tsarnaev. Deux musulmans d'origine Tchétchène, accueillis comme réfugiés politiques par les États-Unis, fichés depuis longtemps, travaillant de concert pour massacrer un maximum de civils du pays qui avait eu l'audace de leur offrir la nationalité et un avenir.</p>
<p>Depuis, les révélations se suivent et se ressemblent : faisceaux d'indices guère suivis, manque de coordination avec des services étrangers (notamment russes), bureaucratie <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1hdGluLmNoL21vbmRlL2FtZXJpcXVlcy90YW1lcmxhbi10c2FybmFldi1saXN0ZS1zZWNyZXRlLWZiaS9zdG9yeS8yNTk3Nzk0NA==">incapable</a> de maintenir ses fichiers à jour, perte de leur trace à cause de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXB0eXdoZWVsLm5ldC8yMDEzLzA0LzIyL3R3by15ZWFycy1hZnRlci1taXNzaW5nLWFiZHVsbXV0YWxsYWItYmVjYXVzZS1vZi1hLXNwZWxsaW5nLXZhcmlhbmNlLWdvdmVybm1lbnQtbWlzc2VkLXRzYXJuYWV2LWJlY2F1c2Utb2YtYS1zcGVsbGluZy12YXJpYW5jZS8=">fautes d'orthographe</a>, toute la ribambelle consternante des fautes de services gouvernementaux en charge de la sécurité...</p>
<p>Les deux frères quant à eux, loin de se contenter de vidéos islamistes, accomplirent une carrière terroriste tout à fait classique : sensibilité à la cause, endoctrinement – vraisemblablement à l'étranger, les mosquées américaines étant <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL21vbmRlL2xlcy1tdXN1bG1hbnMtZGUtYm9zdG9uLXZldWxlbnQtc2UtZGlzdGluZ3Vlci1kZXMtZnJlcmVzLXRzYXJuYWV2LTI0LTA0LTIwMTMtMTY1ODQ5OV8yNC5waHA=">trop molles</a> – puis voyage de l'aîné dans un Disneyland islamiste pour parfaire la formation de poseur de bombe, ici le Daguestan et la Tchétchénie, en janvier 2012.</p>
<p>Autant pour le <em>Homegrown Terrorism.</em></p>
<p>Il est de bon ton de pointer du doigt les erreurs de Washington, mais la capitale américaine n'est pas la seule à refuser d'aborder le problème. L'histoire des frères Tsarnaev résonne dans bien des pays occidentaux – que ce soit <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYXJpc21hdGNoLmNvbS9BY3R1LU1hdGNoL1NvY2lldGUvQWN0dS9Nb2hhbWVkLU1lcmFoLi1Vbi1ldHJhbmdlLXRvdXJpc3RlLTQ3MjQ5MS8=">Mohammed Merah</a> en France, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzAyLzA4L3NhZmFyaS1qaWhhZC1hdS1rZW55YS5odG1s">Magd Najjar</a> en Suisse ou <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEwLzEyLzE0L2RlLWwtaW50ZWdyYXRpb24tYS1sYS1kZXNpbnRlZ3JhdGlvbi5odG1s">Taimour Abdulwahab</a> en Suède. Combien de paumés se laissent progressivement endoctriner par des prêches extrémistes ? Combien d'apprentis-terroristes viennent quérir une formation au cours d'un voyage "touristique" dans une zone tribale ? Combien d'étrangers sans aucun attrait pour leur pays d'accueil ou ses habitants se retrouvent gratifiés de sa nationalité ? Combien crachent leur haine pour l'Occident dans l'indifférence générale ?</p>
<p>L'idée d'islamistes mus par la pauvreté et les inégalités n'a jamais été que l'expression des fantasmes de la gauche, sans le moindre lien avec la réalité. Ceux qui s'accrochent désespérément à la vision de terroristes forcément étrangers et aisément identifiables sont aussi en retard d'un attentat ; les frères Tsarnaev ne portaient même pas de barbe.</p>
<p>Aiguillonnés par la tuerie de Boston, les services de sécurité occidentaux se réveillent. On <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5yb21hbmRpZS5jb20vbmV3cy9uL19EZXV4X21lbWJyZXNfcHJlc3VtZXNfZF9BbF9RYWlkYV9hcnJldGVzX2VuX0VzcGFnbmVfX1JQXzIzMDQyMDEzMTMxNS0yMy0zNTAzNjAuYXNw">arrête</a> des membres d'al-Qaeda en Espagne. Le Canada se découvre une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9pbnRlcm5hdGlvbmFsLzIwMTMvMDQvMjMvMDEwMDMtMjAxMzA0MjNBUlRGSUcwMDMwNi1sYS1maWxpZXJlLWNhbmFkaWVubmUtdml2aWVyLWRlLXZvbG9udGFpcmVzLXBvdXItbGEtY2F1c2UtaXNsYW1pc3RlLnBocA==">filière de talents</a> islamistes, avec projets d'attentat clef en main. Quant à la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXM0dmVyaXRlcy5jb20vaXNsYW0vbGUtZGppaGFkLWRlcy1iYW5saWV1ZXMtZnJhbmNhaXNlcw==">France</a>, elle ne sait trop de quelle façon elle récoltera les fruits du printemps arabe. Sans remise en question des politiques d'accueil et d'intégration, comment croire que ces opérations récentes suffiront à juguler la menace ?</p>
<p>Certains élus, dont l'inénarrable John McCain, proposèrent de qualifier les terroristes de "combattants étrangers", pour mieux les dissocier du peuple américain. Sachant que Dzhokhar et Tamerlan Tsarnaev vécurent plus de dix ans sur le territoire des États-Unis et que le plus jeune reçut même la nationalité américaine, la proposition est pour le moins osée.</p>
<p>Mais acceptons la suggestion pour ce qu'elle vaut et suivons l'hypothèse jusqu'au bout : si Dzhokhar et Tamerlan Tsarnaev sont effectivement des combattants étrangers, la ligne de front est à revoir.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzA0LzE4L3dhc2hpbmd0b24tZW50cmUtZXJyZXVyLWV0LWRlbmkuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Grâce à Rand Paul, le mouvement libertarien est plus populaire que jamais</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 05:10:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
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		<description><![CDATA[Rand Paul est la nouvelle icône de la scène politique américaine. Sa récente popularité lui permet de changer les orientations du parti républicain concernant les drones, la défense et bien d'autres sujets.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rand Paul est la nouvelle icône de la scène politique américaine. Sa récente popularité lui permet de changer les orientations du parti républicain concernant les drones, la défense et bien d'autres sujets.</strong><br />
<span id="more-122503"></span><br />
<strong>Par James Antle [*], depuis les États-Unis.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMDkvMjgvMjE1NC1sYS1kaXNjcmltaW5hdGlvbi1lc3QtZWxsZS11bi1kcm9pdC9yYW5kLXBhdWw=" rel=\"attachment wp-att-2314\"><img class="alignleft size-full wp-image-2314" title="Rand Paul" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2010/09/Rand-Paul.jpg?16fe88" alt="" width="250" height="313" /></a>Paul <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay93b3JsZC8yMDEzL21hci8xNi9yYW5kLXBhdWwtd2lucy1jcGFjLXN0cmF3LXBvbGw=">a remporté le vote informel</a> mené à la dernière <em>Conservative Political Action Conference</em> (CPAC) et il semble qu'il ait largement dominé le débat concernant les drones. Un sondage effectué sur les participants à la CPAC a ainsi montré que 86% d'entre eux s'opposaient à l'utilisation de drones pour effectuer des assassinats ciblés sur le territoire américain et que 70% étaient contre leur utilisation pour espionner les citoyens américains. Plus frappant encore, 50% des militants du parti républicain sont tombés d'accord avec l'assertion suivante : <em>Près de 70 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, il est temps pour les européens, asiatiques et autres alliés de se charger de leur propre défense nationale.</em></p>
<p>Seulement 34% d'entre eux étaient d'accord avec cette déclaration : <em>En tant que superpuissance mondiale, les États-Unis doivent assumer la protection de leurs alliés en Europe, en Asie et dans d'autres parties du monde.</em> 17% d'entre eux n'avaient pas d'avis clair sur la question.</p>
<p>Il est à noter que la formulation des questions a certainement incité les conservateurs à donner des réponses non-interventionnistes. Par exemple, un seul changement dans la première question remplaçant le mot <em>citoyen</em> en <em>terroriste</em> aurait sûrement abouti à des réponses différentes. Il n'en reste pas moins que le vent a tourné. L'époque où les Américains encourageaient n'importe quelle intervention extérieure au nom de leur sécurité nationale est révolue. Cette dernière avancée libertarienne pour la protection des droits fondamentaux a démarré avec l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay93b3JsZC8yMDEzL21hci8wNi9yYW5kLXBhdWwtZmlsaWJ1c3Rlci1kcm9uZXMtYnJlbm5hbg==">obstruction parlementaire remarquée (qui dura 13 heures !)</a> du sénateur du Kentucky Rand Paul. Celle-ci s'opposait à l'utilisation de drones sur le territoire américain. Paul avait alors posé une question simple à l'administration Obama : croyez-vous que le président dispose du droit de tuer un citoyen américain sur son sol à l'aide d'un drone ?</p>
<p>Dans ce qui semblait d'abord être une bataille perdue, Rand Paul s'est imposé et a gagné le soutien des deux sénateurs chefs de fil du parti républicain, ainsi que celui de nombreux sénateurs conservateurs, du président du Comité National Républicain, du comité national sénatorial républicain et de conservateurs actifs sur les réseaux sociaux, qui l'ont soutenu sur Twitter via le hashtag « #standwithrand ». Il a ainsi forcé l'administration Obama à abdiquer sur la question des drones, même si certains doutes persistent. Pour les conservateurs qui n'avaient auparavant jamais accordé d'attention aux drones ou aux meurtres extrajudiciaires, l'obstruction parlementaire de Rand Paul a été d'un grand intérêt. Elle leur a permis de pointer du doigt l'hypocrisie démocrate concernant les droits des américains, omniprésente lorsque ces derniers sont au pouvoir. Elle leur a également donné l'opportunité d'attaquer la Maison Blanche sur des sujets cruciaux et d'en retirer un succès incontestable. Et pour la première fois depuis trop longtemps, le parti républicain a pu rallier sa base conservatrice sans irriter qui que ce soit.</p>
<p>Enfin presque. L’éditorialiste <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53ZWVrbHlzdGFuZGFyZC5jb20vYXJ0aWNsZXMvc291bmQtYW5kLWZ1cnlfNzA2NjYwLmh0bWw=">Bill Kristol du <em>Weekly Standard</em> a dit de Rand Paul</a> qu'il menait la « section rose » du parti républicain. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay93b3JsZC8yMDEzL21hci8wNy9yYW5kLXBhdWwtZHJvbmVzLXBvbGljeS1maWxpYnVzdGVy">Quant à John Mc Cain, il a jugé les libertariens immatures</a> et leur a donné le surnom de « <em>wacko birds</em> » (ndlr : oiseaux cinglés).</p>
<p>Dans un passé non-si lointain, des railleries comme celles-ci auraient été dévastatrices. Ce n'est désormais plus le cas. L'étoile montante du Tea Party, le sénateur républicain Ted Cruz, a ainsi fièrement revendiqué le surnom de « Wacko Birds ». Quant à la remarque de Bill Kristol, elle a été complètement ignorée. Et les faits ne datent pas d'hier. La grogne a commencé dès l'audience d'approbation de Chuck Hagel, l'actuel secrétaire à la Défense des États-Unis. Depuis, Rand Paul a également amené les républicains à s'interroger sur des questions plus fondamentales que celles des drones : un état de guerre « permanente » sans limites géographiques ni temporelles est-il compatible avec un État faible ?</p>
<p>Paul a fait remarquer que si le territoire américain était considéré comme faisant partie du champ d'action de l'armée, alors la Constitution n'était plus respectée. Et que si le président des États-Unis pouvait engager l'armée sans restriction partout sur le globe, en se basant sur sa seule autorisation à user de la force contre les terroristes (que la plupart des Américains relient à l’Afghanistan), alors les contre-pouvoirs de guerre du Congrès étaient désormais impuissants. Or, présentée sous cette forme, la politique militaire du pays est inacceptable pour de nombreux républicains. Et ceci d'autant plus que le président actuel est démocrate.</p>
<p>De plus, Paul n'est pas seul. Il n'a pas seulement des alliés au Sénat comme Cruz ou Sen (Texas) ; on peut également citer Mike Lee, un autre représentant du Tea Party, mais aussi quelques républicains qui s'initient à la philosophie libertarienne tels que Justin Amash (Michigan), Kerry Bentivolio (Michigan), Thomas Massie (Kentucky), Raúl Labrador (Idaho), et Tom McClintock (California) pour en nommer quelques uns.</p>
<p>Il existe désormais des milliers de militants libertariens au sein du parti républicain, essentiellement au travers des organisations créées par le père de Rand Paul, le désormais célèbre Ron Paul qui a posé sa candidature aux présidentielles de 1988, 2008 et 2012. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYW1wYWlnbmZvcmxpYmVydHkub3JnLw=="><em>Campaign for Liberty</em></a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy55YWxpYmVydHkub3JnLw=="><em>Young Americans for Liberty</em> </a>sont actuellement les associations les plus influentes. Mais le message de Ron Paul semble même s'infiltrer parmi les groupes conservateurs sur le plan fiscal tels que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmVlZG9td29ya3Mub3JnLw=="><em>FreedomWorks</em></a> ou <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jbHViZm9yZ3Jvd3RoLm9yZy8=">The club for growth</a>. </em>L'association <em>The liberty movement </em>est désormais une aile importante du Tea Party et un groupe majeur au sein du parti républicain. Et ses adhérents ne sont pas entièrement soumis aux républicains. Ces citoyens ont ainsi aidé le candidat libertarien Gary Johnson <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL25ld3MueWFob28uY29tL2Jsb2dzL3RpY2tldC9nYXJ5LWpvaG5zb24tcmFuLW1vc3Qtc3VjY2Vzc2Z1bC1saWJlcnRhcmlhbi1jYW1wYWlnbi1wYXJ0eS0xOTM1MDA5NzMtLXBvbGl0aWNzLmh0bWw=">à récolter 1,2 million de votes</a> aux présidentielles de novembre dernier.</p>
<p>La politique extérieure et les libertés civiles sont certainement les domaines où ces militants ont le plus d'impact et Rand Paul leur a montré la voie. Son obstruction parlementaire n'est pas sa première tentative d'isoler les néo-conservateurs du reste du parti. Alors que de nombreux Américains entendent parler de Rand Paul pour la première fois, il a déjà accumulé de nombreuses victoires au sein du parti républicain, notamment contre les néoconservateurs. Sa première victoire s'est présentée lors de la primaire de 2012, alors que Dick Cheney et Rudy Guilania soutenaient son adversaire. Une seconde a suivi, deux ans plus tard, quand son allié Thomas Massie a gagné une primaire pour le congrès dans le nord du Kentucky.</p>
<p>Les bases de cette ascension libertarienne sont cependant fragiles : en cas d'élection d'un républicain néo-conservateur aux prochaines présidentielles, les thèses libertariennes seraient affaiblies au sein du parti républicain. Il est également possible que l'aile libertarienne tente de s'imposer trop rapidement et compromette son ascension. Si Justin Amash posait sa candidature pour les sénatoriales du Michigan l'année prochaine et perdait, suivi par un Rand Paul menant une campagne présidentielle audacieuse (mais vaine) plutôt que d'attendre les élections sénatoriales de 2016, le mouvement pourrait perdre deux de ses leaders les plus influents.</p>
<p>Mais pour le moment, c'est un problème que les républicains libertariens sont heureux d'avoir.</p>
<p>---<br />
Article initialement publié en anglais le 18.03.2013 par <em>The Guardian</em>. Traduction : Eriul pour <em>Contrepoints</em>.</p>
<p>[*] James Antle est journaliste du <em>Daily Caller</em> et rédacteur en chef de l'<em>American Spectator</em>.</p>
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		<title>Qui sont les très riches Américains ?</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 05:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emploi2017</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Idée reçue : le 1% le plus riche des Américains n’est pas constitué de financiers de Wall Street mais aux trois quarts d’entrepreneurs individuels.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Idée reçue : le 1% le plus riche des Américains n’est pas constitué de financiers de Wall Street mais aux trois quarts d’entrepreneurs individuels.</strong></p>
<p><strong>Par Bernard Zimmern.</strong><span id="more-121943"></span><br />
<em>Un article d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmc=">Emploi 2017</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjMvMTE5MjA4LXdhbGwtc3RyZWV0LWF1LXNvbW1ldC1wb3VycXVvaS93YWxsLXN0cmVldC0y" rel=\"attachment wp-att-119210\"><img class="wp-image-119210 alignleft" title="Wall Street (Crédits : RMajouji, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Wall-Street.jpg?16fe88" alt="" width="288" height="216" /></a></p>
<p>Contrairement aux croyances largement répandues, le centile le plus riche des Américains n’est pas constitué des financiers de Wall Street mais aux trois quarts d’entrepreneurs individuels, à la tête d’entreprises non incorporées. Ils ont débuté leurs entreprises sans s’embarrasser de statuts et sont parvenus dans le premier centile des plus riches par leur travail et en économisant. Mais ils possèdent plus de la moitié de la fortune industrielle des États-Unis et c’est donc d’eux que dépendent la croissance et l’emploi. Ceci peut expliquer la faible reprise de l’activité américaine malgré les vannes du crédit ouvertes par la Banque Fédérale si ces entrepreneurs n’ont pas confiance dans leur gouvernement et ne veulent plus prendre de risques.</p>
<p><strong>Un débat clé pour l’avenir de nos sociétés occidentales</strong></p>
<p>Ce débat a agité et continue d’agiter l’Amérique puisque Barack Obama réclame une taxation spéciale des millionnaires et qu’il est même question d’instituer aux USA un impôt sur la fortune. Un débat qui concerne la France. Il n’aurait en effet guère d’incidence s’il s’agissait seulement de couper le superflu et, comme le suggèrent rien moins que deux prix Nobel, de punir les plus riches qui vivraient, au mieux d’une rente, au pire de l’exploitation de la sueur et du sang des plus pauvres.<strong></strong></p>
<p>Le hic, c’est que ce sont précisément les plus riches qui sont responsables de plus de la moitié de l’investissement dans les entreprises et l’emploi. Comme dans probablement la quasi-totalité des pays de l’Ouest. Et que, comme l’a fort bien rappelé l’OCDE, la lutte contre les inégalités commence par un travail : « L’emploi est la voie la plus prometteuse pour réduire les inégalités. Le principal défi consiste à créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, offrant de bonnes perspectives de carrière et des chances réelles d’échapper à la pauvreté » [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-1' id='fnref-121943-1' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>1</a></sup>].<strong></strong></p>
<p><strong>Les très riches Américains sont aux trois quarts des entrepreneurs individuels, non incorporés</strong></p>
<p>Pour savoir qui sont réellement ces super-riches, accapareurs ou fainéants, il est intéressant de se plonger dans les travaux d’un chercheur, Edward N.Wolff, qui figure parmi ceux qui traque les inégalités depuis près de 20 ans. Pour chiffrer la fortune des Américains et sa composition en fonction du niveau de fortune, il s’appuie sur les enquêtes du <em>Survey of Consumer Finances</em> effectué par le Federal Reserve Board, publiées tous les 2 ans et portant sur environ 5.000 ménages (avec échantillonnage spécial sur les ménages les plus riches pour tenir compte de leur petit nombre). Un des intérêts de ces enquêtes est qu’elles se sont répétées depuis 1983 et que le chercheur les commente et les analyse tous les 2 ans depuis 1994. Ses travaux sont d’autant plus crédibles que Wolff appartient plutôt au clan des égalitaristes, comme d’autres membres de son université semble-t-il, qu’au clan des entrepreneurs.</p>
<p>Dans un rapport de 2010, il dévoile que 73,8% du patrimoine du 1% les plus riches [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-2' id='fnref-121943-2' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>2</a></sup>] sont dans des « unincorporated business » [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-3' id='fnref-121943-3' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>3</a></sup>], que nous croyons pouvoir traduire par entreprises individuelles, ces entreprises que leur fondateur n’a même pas constituées en sociétés à leur création mais tout simplement débuté en offrant ses produits ou services et qui sont restées sans statuts.</p>
<p>Le grand public non averti pourrait penser que la fortune industrielle américaine est dans les grandes entreprises cotées, les Google, General Electric, les 40 entreprises du Dow Jones ou les 100 du Nasdaq. Erreur. Elles ne constituent que 11,8% du patrimoine total américain et 16,8% si l’on inclue les actions indirectement détenus à travers les fonds de pension, les OPCVM, etc. contre 20,1% [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-4' id='fnref-121943-4' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>4</a></sup>] pour le patrimoine représenté par les entreprises individuelles. Plus de la moitié du patrimoine industriel américain est donc dans des entreprises non incorporées. De même d’ailleurs qu’en France.</p>
<p>Dans son rapport 2010 sur les patrimoines 2007, Wolff confirme que les très riches américains sont ces créateurs d’entreprises individuelles, par cette phrase remarquable : « a somewhat startling 74 percent of the very rich reported owning their own business » [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-5' id='fnref-121943-5' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>5</a></sup>].<strong></strong></p>
<p><strong>Pourquoi les entrepreneurs individuels représentent 75% des plus riches américains</strong></p>
<p>C’est que la plus grande partie de la richesse d’une nation n’est pas créée par des élèves de grandes écoles ou universités, qui cherchent généralement des carrières sures au sein de grands groupes mais par des autodidactes qui, flair ou accident, débutent une activité en affichant simplement un panneau et ne s’embarrassent pas de statuts beaucoup trop compliqués ou coûteux. À force de travail et d’économies, leur activité grandit et ils finissent, aux USA, par constituer plus de 50% de l’actif industriel.</p>
<p>On en trouve confirmation dans les travaux d’un autre chercheur [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-6' id='fnref-121943-6' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>6</a></sup>]. C’est qu’un entrepreneur individuel ne peut généralement compter que sur lui-même – et son entourage familial –, pas sur les institutions financières, pour survivre en cas de retournement de la conjoncture économique et qu’il est donc conduit à accumuler de la richesse, à épargner, à s’enrichir au maximum, en vivant s’il le faut chichement, comme Sam Walton, le fondateur de la plus grande chaîne de distribution Wallmart qui roula dans sa vieille Ford plus de 20 ans, jusqu’à sa mort.</p>
<p><strong>Les entrepreneurs individuels, le facteur clé de la croissance, qui manque actuellement</strong></p>
<p>En 2007, c’est pourtant ce 1% des plus riches qui représente 49,3% de toutes les actions et fonds communs de placement, 60,6% des placements financiers, 62,4% du « business equity » [<sup class='footnote'><a href='#fn-121943-7' id='fnref-121943-7' onclick='return fdfootnote_show(121943)'>7</a></sup>], donc représente plus de la moitié de la fortune industrielle américaine. Page 19 de son édition 2012, Wolff va même plus loin et rappelle que « comme montré tableau 6, les foyers du centile le plus riche (rangés par patrimoine) investissaient plus des trois quarts de leurs économies dans la propriété immobilière, les entreprises, des actions de sociétés et des placements financiers ».</p>
<p>Ce qui nous conduit à penser que si la reprise américaine est si lente et si hésitante malgré les vannes de crédit largement ouvertes par la Federal Reserve, ce n’est pas que les circuits bancaires manquent de capitaux, c’est que les principaux agents de la croissance qui sont ces entrepreneurs américains, qui ont fait leur fortune généralement en partant de rien, ces riches américains n’ont plus confiance dans leur gouvernement et gardent leur fortune plutôt que de la risquer.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvcXVpLXNvbnQtbGVzLXRyZXMtcmljaGVzLWFtZXJpY2FpbnMuaHRtbA==">Sur le web.</a></p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-121943'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-121943-1'>OCDE (2011), <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vZWNkLm9yZy9mci9lbHMvc29jL3RvdWpvdXJzcGx1c2RpbmVnYWxpdGVwb3VycXVvaWxlc2VjYXJ0c2RlcmV2ZW51c3NlY3JldXNlbnQuaHRt"><em>Toujours plus d’inégalité : Pourquoi les écarts de revenus se creusent</em></a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-2'>Pour éviter toute ambiguïté, il écrit lui-même que les très riches sont les 1% les plus riches, pas les 10% ou tout autre décile. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-3'>Table 6 page 49 « Recent Trends in Household Wealth in the United States » 2010 Edward N. Wolff. Levy Economics Institute of Bard College. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-4'>Page 16, ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-5'>Page 16, même document. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-6'>« Entrepreneurship, Business Wealth, and Social Mobility » par Gabriel Basaluzzo UT Austin / ITAM. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-6'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121943-7'>Table 9 ibid. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121943-7'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<title>Attentat de Boston : terrorisme et déni de service</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Apr 2013 20:54:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Prost</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[Boston]]></category>
		<category><![CDATA[Marathon]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Les attentats terroristes de Boston mettent en lumière que le véritable pouvoir des terroristes est celui que nous leur conférons.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les attentats terroristes de Boston mettent en lumière que le véritable pouvoir des terroristes est celui que nous leur conférons.</strong></p>
<p><strong>Par Frédéric Prost.</strong><br />
<span id="more-121944"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTcvMTIxOTQ0LW1hcmF0aG9uLWRlLWJvc3Rvbi10ZXJyb3Jpc21lLWV0LWRlbmktZGUtc2VydmljZS9ib3N0b24=" rel=\"attachment wp-att-121959\"><img class="alignleft  wp-image-121959" title="boston" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/boston.jpg?16fe88" alt="" width="315" height="193" /></a>Quelques jours après les attentats qui ont eu lieu durant le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2FtZXJpcXVlcy9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDQvMTYvbC1hdHRlbnRhdC1kdS1tYXJhdGhvbi1kZS1ib3N0b24tcmV2ZWlsbGUtbGVzLWZhbnRvbWVzLWR1LTExLXNlcHRlbWJyZV8zMTYwNDcwXzMyMjIuaHRtbA==">marathon de Boston</a> on peut commencer à tirer quelques conclusions quant aux répercussions des actes terroristes dans un monde sur-informé en temps réel. Déjà concernant l'attentat lui même, tout est filmé, enregistré, twitté et commenté avant même qu'un discours officiel ne soit mis en place. Les témoignages bruts arrivent directement dans les médias avant toute mise en forme de l'événement (par les déclarations des responsables politiques et policiers). Le ton émergeant fut celui portant sur les réactions courageuses et désintéressées des citoyens ordinaires.</p>
<p>Au-delà de ces réactions immédiates transparaissent en filigrane les conséquences les plus importantes de ces actions. Bien sûr il y a les personnes directement concernées, tuées ou blessées (ou les proches de ces personnes), cependant, sans vouloir leur manquer de respect ou minimiser leurs souffrances, ce n'est pas là que se situe le principal. En effet, si terrible le bilan soit-il, il n'est pas d'un ordre différent de celui d'un week-end chargé sur les routes. De manière directe les dégâts économiques de ces attentats sont très faibles, voire insignifiants à l'échelle d'un pays comme les USA. Certaines conséquences sont très graves, je pense notamment aux coups portés aux libertés civiles (ce qui est clair depuis les attentats de septembre 2001), mais assez abstraites et pas immédiatement perceptibles. Je voudrais ici porter l'attention sur des implications qui se situent entre ces deux extrêmes. Je pense notamment aux sur-réactions qui conduisent à de véritables équivalents de déni de service.</p>
<p>Le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9BdHRhcXVlX3Bhcl9kJUMzJUE5bmlfZGVfc2VydmljZQ==">déni de service</a> est une attaque informatique bien connue et contre laquelle il est très difficile de se défendre. Il s'agit d'empêcher un site de fonctionner normalement en le bombardant de requêtes ce qui peut conduire le site visé à s'écrouler sous la charge de travail. Il apparaît qu'actuellement un des "résultats" majeur des attentats est d'effectuer un tel déni de service sur la société en général. Ainsi quelques heures après les explosions <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ib3N0b25nbG9iZS5jb20vbWV0cm8vMjAxMy8wNC8xNi9pbnZlc3RpZ2F0aW9uLW1vdXJuaW5nLWNvbnRpbnVlcy13YWtlLWF0dGFja3MvaXJYeWt2VjBZakRZZmNhY3piWU4ySC9zdG9yeS5odG1s">un avion de United Airline en partance de Boston pour Chicago a du faire demi-tour</a> : les passagers se sont inquiétés du fait que deux personnes parlaient une langue étrangère (manière élégante de présenter un cas patent de racisme). Les deux personnes ont été fouillées de nouveau avant de pouvoir repartir sur un vol ultérieur. Au-delà de l'aspect humainement choquant de cette anecdote, on voit bien comment la sur-réaction amplifie les actions terroristes. Dans notre société ne tolérant plus le moindre risque, tout est en place pour bloquer le système à moindre frais : il a suffi d'exprimer une crainte pour faire revenir un avion en arrière !</p>
<p>Les réactions aux attentats sont devenues tellement viscérales qu'elles conduisent a une espèce de compétition malsaine de sécurité mal pensée. Il est devenu infiniment plus facile pour des terroristes motivés d'infliger des dégâts économiques hors de proportion de leurs facultés : il suffit quasiment de prendre une bouteille de liquide gélatineux le tout accompagné de quelques photocopies du coran ou des dernières déclarations d'un groupuscule extrémiste et de tenter de les faire passer dans ses bagages à main pour bloquer tout un aéroport pendant une demi-journée. Le risque encouru est faible, et c'est la panique dans les services de sécurité qui travaillera pour le terroriste (en plus à part quelques jours de garde à vue et une amende ce dernier ne risque même pas vraiment sa vie). Concernant les attentats de Boston, un <em>side effect</em>, fut que les autorités ont décidé de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ub2xhLmNvbS9ydW5uaW5nL2luZGV4LnNzZi8yMDEzLzA0L2Jvc3Rvbl9tYXJhdGhvbl9leHBsb3Npb25zX2Zvci5odG1s">couper le réseau de portable</a>, craignant que le dispositif de mise à feu ne soit activé par téléphone. Cela complique encore plus la tâche des secours.</p>
<p>Heureusement les attentats terroristes sont des actes extrêmement rares et isolés. Il n'y a en fait presque pas de terroristes dans la population et leurs impacts sur la vie réelle restent très limités. Ce sont dans les esprits qu'ils font le plus de dégâts et paradoxalement ce sont nos réactions inadaptées qui accroissent leur pouvoir. La meilleure réponse à leur apporter est celle de Saint Louis de Gonzague qui lorsque quelqu'un lui demande alors qu'il était enfant et qu'il jouait "si vous deviez mourir dans 1 heure que feriez vous?" répondit "je continuerais à jouer".</p>
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		<title>Crise des Subprimes, le remake</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/10/121114-crise-des-subprimes-le-remake</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 04:40:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Crise des subprimes]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fed]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour ceux qui n'ont pas bien compris le premier épisode de la "crise de subprimes", Obama a décidé de réaliser une nouvelle version.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour ceux qui n'ont pas bien compris le premier épisode de la "crise de subprimes", Obama a décidé de réaliser une nouvelle version.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><br />
<span id="more-121114"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDMvMTEwMTI1LWZpc2NhbC1jbGlmZi1yZWN1bGVyLXBvdXItbWlldXgtc2F1dGVyL2JhcmFjay1vYmFtYS0z" rel=\"attachment wp-att-110128\"><img class="aligncenter  wp-image-110128" title="Barack Obama" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/barack-obama.jpg?16fe88" alt="" width="420" height="279" /></a></p>
<p>Il semble qu’un nombre substantiel de commentateurs de ce qu’il est convenu d’appeler la « crise des subprimes » aient malencontreusement raté le premier épisode. Fort heureusement, l’administration du Président Obama semble décidée à nous offrir une rediffusion en direct. En effet, dans le but tout à fait honorable d’<em>aider les pauvres</em> et de <em>soutenir la croissance</em> (du secteur immobilier), cette dernière est manifestement décidée à encourager – inciter ? – les banques à accorder des crédits immobiliers aux emprunteurs les plus fragiles (lire Zachary A. Goldfarb, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2dvby5nbC9MMUFmOQ=="><em>Obama administration pushes banks to make home loans to people with weaker credit</em></a> in <em>The Washington Post</em>, 3 avril 2013).</p>
<p>Nous avons donc : (i) une politique monétaire de la <em>Federal Reserve</em> qui est – vous me l’accorderez – particulière accommodante, (ii) les créanciers des banques qui continuent, plus que jamais, à bénéficier de la garantie implicite du contribuable et (iii) cerise sur le gâteau, le gouvernement des États-Unis qui pousse explicitement les ménages les moins fortunés à s’endetter pour devenir propriétaires de leur logement.</p>
<p>Certains d’entre nous peuvent avoir le sentiment d’avoir déjà vu ce film. Pourtant, cette fois-ci, c’est différent : ce deuxième épisode, réalisé par M. Obama, comporte quelques variations par rapport au premier qui était l’œuvre de MM. Clinton et Bush junior.</p>
<p>En effet, il semble que les prêts en question ne seront pas garantis par Freddie Mac et Fannie Mae mais par leur grande sœur, la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3BvcnRhbC5odWQuZ292"><em>Federal Housing Administration</em></a>, c’est-à-dire par les contribuables américain – comme la première fois mais cette fois-ci, c’est officiel. Par ailleurs, les banques commerciales semblent avoir compris l’intrigue du premier épisode et demandent désormais des garanties du ministère de la justice : en d’autres termes, en cas de catastrophes, le gouvernement des États-Unis est prié de prendre ses responsabilités.</p>
<p>La folie, disait Einstein, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNC9yZWRpZmZ1c2lvbi5odG1s">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=121114" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Obamacare a trois ans : quel bilan ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/08/120842-obamacare-a-trois-ans-quel-bilan</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/08/120842-obamacare-a-trois-ans-quel-bilan#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 05:20:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Institut Coppet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Assurance maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Obamacare]]></category>

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		<description><![CDATA[Obamacare a trois ans déjà, l'occasion de faire un bilan des effets de la loi sur l'assurance-maladie et l'emploi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Obamacare a trois ans déjà, l'occasion de faire un bilan des effets de la loi sur l'assurance-maladie et l'emploi.</strong></p>
<p><strong>Par Michael D. Tanner(*), depuis les Etats-Unis.</strong><span id="more-120842"></span></p>
<p><em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEwLzA5L09iYW1hY2FyZS1ncmFwaDIuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-2403" title="Obamacare graph2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2010/09/Obamacare-graph2-300x227.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="227" /></a>Un article de la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uYXRpb25hbHJldmlldy5jb20vYXJ0aWNsZXMvMzQ0MDMzL3RocmVlLXllYXJzLWJyb2tlbi1wcm9taXNlcy1taWNoYWVsLXRhbm5lcg==" target=\"_blank\">National Review</a>, traduit par Lucas Heslot pour le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlYnVsbGV0aW5kYW1lcmlxdWUuY29tLzIwMTMvMDQvMDMvdXNhLWJpbGFuLWFwcmVzLTMtYW5uZWVzLWRvYmFtYWNhcmUv" target=\"_blank\">Bulletin d'Amérique</a>.</em></p>
<p>La Loi pour la protection des patients et des soins abordables, alias <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9vYmFtYWNhcmU=" target=\"_blank\"><em>Obamacare</em></a>, fêtera ses trois ans cette semaine. Mais contrairement au bon vin, elle vieillit mal. Un torrent d’études et de rapports ont récemment fourni de nouvelles preuves — comme si nous en avions encore besoin — pour rappeler qu’à peu près tout ce qui a pu en être dit était faux.</p>
<p>Comparez ces promesses à ce que nous avons découvert sur cette loi ces deux derniers mois :</p>
<blockquote><p>“<em>Si vous aimez votre médecin, vous pourrez garder votre médecin, c’est tout. Si vous aimez votre assurance santé, vous pourrez garder votre assurance santé, c’est tout</em>.” — Président Obama, le 15 juin 2009.</p></blockquote>
<p>Il est de plus en plus difficile pour les citoyens de faire ce que le Président a promis. Selon le cabinet californien de conseil en soins de santé <em>HealthPocket</em>, dans une étude publiée ce mois-ci et portant sur plus de 11 000 contrats d’assurance du marché des particuliers, moins de 2% des contrats actuels sont conformes aux exigences de prestations de la loi. Alors que ceux-ci sont techniquement des droits acquis, autorisant pour l’instant les gens à les garder, n’importe quelle révision ou changement dans le contrat exige de la couverture de se conformer à la loi, même si cela implique une hausse de prix incluant de nouvelles prestations inutiles. Par ailleurs, puisque les contrats non-conformes ne peuvent accepter de nouveaux clients, la plupart des couvertures existantes vont sûrement disparaître, obligeant leurs actuels clients à en changer.</p>
<p>La même chose s’applique à la plupart des contrats professionnels, particulièrement pour les employeurs de petites entreprises. Dans une enquête se penchant sur les PME, la Fédération Nationale des Entreprises Indépendantes (NFIB) a découvert que 12% des sociétés ont déjà été averties du fait que leur couverture actuelle sera annulée ou non renouvelée pour non respect des exigences de l’<em>Obamacare</em>.</p>
<p>Dans le même temps, le Bureau au Budget du Congrès (CBO) a revu ses prévisions du nombre d’Américains qui se verront séparés de l’assurance maladie de leur employeur, les  faisant passer de 4 à 7 millions.</p>
<p>Et cela pourrait aussi devenir de plus en plus difficile de garder votre médecin, ou au moins de pouvoir le voir assez rapidement. Parce que la loi restreint les possibilités de remboursement au médecin, la médecine pourrait devenir une profession moins attrayante. Une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWxvaXR0ZS5jb20vYXNzZXRzL0Rjb20tVW5pdGVkU3RhdGVzL0xvY2FsJTIwQXNzZXRzL0RvY3VtZW50cy91c19sc2hjX1BoeXNpY2lhblBlcnNwZWN0aXZlc18xMjEyMTEucGRm" target=\"_blank\">recherche</a> sur les médecins conduite par Deloitte a trouvé que 59% d’entre eux s’attendaient à voir certains docteurs partir en retraite anticipée à cause de la loi sur l’assurance maladie, ainsi que voir les autres réduire leurs heures.</p>
<p>Au même moment, en augmentant les couvertures, l'<em>Obamacare</em> va augmenter la demande pour les services d’assurance santé. Il n’est pas nécessaire d’être un génie en économie pour prédire ce qui arrive si vous augmentez la demande tout en réduisant l’offre dans un marché où le prix ne peut s’ajuster : vous obtenez des pénuries. Mais si vous désirez une preuve, regardez le Massachusetts, où, sous <em>Romneycare </em>(N.d.t : le projet de santé mis en place par le Gouverneur et candidat à la présidentielle 2012 <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9taXQtcm9tbmV5" target=\"_blank\">Mitt Romney</a>), la moyenne du temps d’attente pour voir un médecin de premiers soins est passé de 33 à 55 jours.</p>
<blockquote><p>“<em>Cette loi va faire baisser les prix et rendre la couverture plus abordable pour les familles et les petites entreprises</em>.” — Président Obama, le 22 juin 2010.</p></blockquote>
<p>On peut pardonner au président Obama d’avoir déclaré dans un des débats présidentiels de 2008 que la réforme de la santé ferait économiser à chaque famille 2 500 dollars par an en prime d’assurance. Cette loi, avec tous ses compromis, peut être différente de ce qu’il aurait imaginé à ce moment là. Mais comme le montre la citation ci-dessus, le Président a prononcé des déclarations similaires depuis que la loi est passée.</p>
<p>Les prix de l’assurance santé ont en effet augmenté moins vite ces trois dernières années, un fait que l’administration a crié haut et fort. Mais presque tous les observateurs attribuent ce ralentissement à la récession. La plupart des analystes, mêmes ceux du gouvernement, s’attendent à ce que les prix des assurances santé augmentent beaucoup plus fortement à l’avenir.</p>
<p>Et malgré le ralentissement général de la hausse des prix, les primes s’apprêtent à monter en flèche. Selon le <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29ubGluZS53c2ouY29tL2FydGljbGUvU0IxMDAwMTQyNDEyNzg4NzMyNDU1NzgwNDU3ODM3NDc2MTA1NDQ5NjY4Mi5odG1s" target=\"_blank\">Wall Street Journal</a></em>, les assureurs nous préviennent que la promulgation, l'an prochain, de certaines dispositions de la loi  pourrait doubler les primes de certaines personnes ou petites entreprises. Bien entendu, ce sont les scénarios les plus pessimistes, mais il n’y a aucun doute sur le fait que cette loi augmente les primes des petites entreprises ou de ceux qui souscrivent eux mêmes à leur propre assurance. Les jeunes en bonne santé (et les entreprises avec de la main-d’oeuvre jeune et en bonne santé) <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250aW5nZW5jaWVzb25saW5lLmNvbS9jb250aW5nZW5jaWVzb25saW5lLzIwMTMwMTAyI3BnMzM=" target=\"_blank\">subiront</a> les augmentations les plus importantes.</p>
<p>Bien sûr, les défenseurs de cette loi pointent le fait qu’une partie de l’augmentation du prix sera compensée par les nouvelles subventions que celle-ci prévoit. Mais cela ne fait que déplacer le fardeau des clients vers le contribuable. Le coût moyen prévu d’une subvention augmentera en 2014 de 700 dollars (comparé aux estimations de l’année dernière), et dépasse maintenant les 5 500 dollars. En effet, selon le Bureau au Budget du Congrès, le prix total des subventions d’<em>Obamacare</em> a augmenté de 125 milliards d’une année sur l’autre, par rapport aux estimations initiales.</p>
<blockquote><p>“<em>Cette législation va aussi baisser les prix pour… le gouvernement fédéral, réduisant notre déficit de prêt de 1 000 milliards dans les deux prochaines décennies. C’est payé. C’est financièrement responsable</em>.” Président Obama, sur sa signature du <em>Affordable Care Act</em>.</p></blockquote>
<p>On se demande comment les défenseurs de l'<em>Obamacare</em> peuvent continuer à déclarer de telles choses tout en restant sérieux. Il est évident, depuis longtemps, que les coûts du projet de loi ont été grossièrement sous-estimés, laissant de côté plus de 115 milliards de dollars de coûts de mise en oeuvre, ou par exemple le comptage en double des économies sur <em>Medicare</em>, et en s’appuyant sur des économies que même les analystes du gouvernement pensent peu probables.</p>
<p>Le sénateur Jeff Sessions, dans une analyse basée sur des informations fournies plus tôt ce mois-ci par le service d’audit du Congrès (le <em>Government Accountability Office</em>), a découvert que l’<em>Obamacare</em> augmenterait la dette nationale de 1 400 milliards dans les dix prochaines années, et de 6 200 milliards sur 75 ans. C’est vrai, comme l’a fait remarquer le GAO, que ce n’est qu’une interprétation des données (bien qu’ils la considèrent “raisonnable”), mais le scénario que le sénateur Sessions énonce reflète les préoccupations exprimées par les agents liés à <em>Medicare</em>. Le Bureau au Budget du Congrès et le bureau du président des actuaires admettent que les mécanismes visant à limiter les coûts liés à la loi sur l’assurance maladie ne tiendront pas au fil du temps. Même si l’analyse du sénateur Sessions est invalidée par quelques centaines de milliards, il est exagéré d’appeler l’<em>Obamacare</em> “financièrement responsable”.</p>
<blockquote><p>“<em>C’est pour l’emploi… Cette loi va créer 4 millions d’emplois, et 400 000 emplois quasi immédiatement</em>.” Nancy Pelosi, le 25 février 2010.</p></blockquote>
<p>Pendant ce temps, les preuves continuent de tomber, démontrant que l’<em>Obamacare</em> est destructeur d’emploi. Par exemple, une nouvelle étude de la Fédération Nationale des Entreprises Indépendantes prédit que l’<em>Obamacare</em> se soldera par une perte de 146 000 à 262 000 emplois dans le secteur privé d’ici 2022, avec 59% des pertes venant des petites entreprises. C’est approximativement 20 000 emplois perdus en plus de ce que la NFIB avait précédemment prévu, en 2011.</p>
<p>Une autre étude récente, de l’<em>International Franchise Association</em>, prévient que l’Obamacare met plus de 3,2 millions d’emplois en situation précaire, particulièrement dans les secteurs de la restauration. Jusqu’à un tiers des emplois franchisés dans chaque État pourrait être détruit, les plus touchés étant la Californie, la Floride et la Pennsylvanie.</p>
<p>Encore pire, l’édition de mars du “livre beige” de la Réserve Fédérale, une compilation de sondages régionaux liés à l’économie, signale que les employeurs continuent de citer l’<em>Obamacare</em> et l’incertitude sur la hausse du coût de l’assurance maladie comme une raison de ne pas embaucher à la suite de la récession. “Les employeurs de plusieurs districts,” nous dit le rapport, “ont cité les effets inconnus de l’<em>Affordable Care Act </em>comme une explication aux licenciements prévus et à leur réticence à engager plus de main d’oeuvre.”</p>
<p>Il est difficile d’imaginer comment l’<em>Obamacare</em> pourrait un jour créer de l’emploi, considérant l’énorme fardeau qu’il fait porter au secteur privé. Selon une étude publiée cette semaine par l’<em>American Action Forum</em>, la loi sur l’assurance maladie a déjà pour résultat d’ajouter plus de 111 millions d’heures en paperasse administrative aux entreprises américaines, et au prix de plus de 30 milliards de dollars. Ce sont 30 milliards qui ne seront pas consacrés à la création d’emploi.</p>
<p>Bien sûr, cela ne prend pas en compte les effets des 1 000 milliards de nouvelles taxes que l’<em>Obamacare </em>impose dans les dix prochaines années.</p>
<blockquote><p>“<em>Une assurance maladie abordable et de qualité pour tous les Américains</em>” — Premier intitulé du <em>Patient Protection and Affordable Care Act</em></p></blockquote>
<p>Tous les Américains ? On en est loin. Les dernières estimations du Bureau au Budget du Congrès suggèrent qu’en 2023, plus de 30 millions d’Américains seront toujours dépourvus d’assurance. Pour tout le dérangement et les coûts causés par l’<em>Affordable Care Act</em>, plus de la moitié des non assurés d’aujourd’hui ne le seront toujours pas dans dix ans. De plus, seulement 25 millions d’entre eux bénéficieront d’une assurance décente (et subventionnée). Les 12 millions restant sont tout simplement renvoyés à <em>Medicaid</em>, pas vraiment connu pour la qualité de ses soins (les bénéfices des patients de <em>Medicaid</em> sont en fait, selon certaines mesures, pires que ceux des non assurés). D’après le CBO, d’ici la fin de la décennie, près de 11 millions d’américains ne bénéficieront plus d’une assurance maladie privée et non subventionnée.</p>
<p>Une fois encore, on nous a dit qu’il fallait faire passer cette loi pour savoir ce qu’elle contenait. Alors que l’<em>Obamacare</em> prend de l’âge, nous découvrons la réponse : des promesses non tenues.</p>
<p>(*)Michael D. Tanner est <em>Senior Fellow</em> au CATO Institute. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment<a title=\"http://www.catostore.org/index.asp?fa=ProductDetails&amp;method=cats&amp;scid=43&amp;pid=1441337\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvc3RvcmUub3JnL2luZGV4LmFzcD9mYT1Qcm9kdWN0RGV0YWlscyZhbXA7bWV0aG9kPWNhdHMmYW1wO3NjaWQ9NDMmYW1wO3BpZD0xNDQxMzM3" target=\"_blank\"><em title="http://www.catostore.org/index.asp?fa=ProductDetails&amp;method=cats&amp;scid=43&amp;pid=1441337">Leviathan on the Right: How Big-Government Conservatism Brought Down the Republican Revolution</em></a>(2007).</p>
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		<title>La dette américaine sera-t-elle réduite ?</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Mar 2013 06:05:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucas Heslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Ryan]]></category>
		<category><![CDATA[Rand Paul]]></category>

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		<description><![CDATA[La dette américaine avoisine 17 000 milliards de dollars. Alors que l’administration Obama tergiverse et accentue le déficit, plusieurs plans ont été élaborés par des élus républicains]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La dette américaine avoisine 17 000 milliards de dollars. Alors que l’administration Obama tergiverse et accentue le déficit, plusieurs plans ont été élaborés par des élus républicains</strong></p>
<p><strong>Par Lucas Heslot.</strong><span id="more-119754"></span><br />
<em>Un article du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlYnVsbGV0aW5kYW1lcmlxdWUuY29t">Bulletin d'Amérique</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjgvMTE5NzU0LWxhLWRldHRlLWFtZXJpY2FpbmUtc2VyYS10LWVsbGUtcmVkdWl0ZS9wYXVsLXJ5YW4tNA==" rel=\"attachment wp-att-119756\"><img class="aligncenter  wp-image-119756" title="paul-ryan" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/paul-ryan.jpg?16fe88" alt="" width="446" height="298" /></a></p>
<p>Les questions budgétaires divisent l’Amérique. Certes, depuis 2011, de minces coupes dans les dépenses ont été mises en œuvre, mais cela reste insuffisant à contrecarrer l’augmentation du poids de l’Etat, devenu un boulet à la cheville des producteurs. Ces coupes révèlent cependant une austérité de plus en plus incontournable —et nécessaire, si l’on ne veut pas sacrifier la croissance à long terme—, et les voix de quelques républicains commencent à se faire entendre.</p>
<p><strong>Paul Ryan, l’équilibre budgétaire en dix ans</strong></p>
<p>Le républicain <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9QYXVsX1J5YW4=">Paul Ryan</a>, colistier de Mitt Romney aux élections présidentielles de 2012 et membre de la chambre des représentants, a proposé aux sénateurs un plan de réformes ramenant le budget à l’équilibre d’ici 2023 (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2J1ZGdldC5ob3VzZS5nb3YvdXBsb2FkZWRmaWxlcy9wYXRodG9wcm9zcGVyaXR5MjAxMy5wZGY=">voir le PDF</a>), grâce notamment à la refonte des programmes Medicare/Medicaid et à l’abrogation de l’Obamacare. Malgré cette bonne volonté affichée, le plan Ryan présente de nombreux défauts, échouant à établir un consensus dans un sénat à majorité démocrate.</p>
<p>Premièrement, le plan prévoit une croissance de 3% par an. Une prédiction très optimiste ayant peu de chances de se réaliser, remettant potentiellement en question toute la crédibilité de son agenda. Deuxièmement, ses concessions déplaisent à de nombreux républicains, notamment l’acceptation des 600 milliards de hausses d’impôts héritées du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9QciVDMyVBOWNpcGljZV9maXNjYWxfZGVzXyVDMyU4OXRhdHMtVW5pcw==">fiscal-cliff</a>, et le fait que les dépenses fédérales ne soient pas à proprement parler réduites, mais seulement ralenties.</p>
<p>Malgré cela, le plan Ryan refuse toute augmentation d’impôts dans les prochaines années, et inclut une réforme fiscale « pro-croissance » qui réduirait les taux tout en élargissant l’assiette. Cela représente 1 000 milliards de taxes en moins sur 10 ans que la politique d’Obama. Alors que les acteurs de l’économie ont besoin de stabilité, ces points ne sont pas négligeables et s’inscrivent dans un ensemble apportant direction, cohérence et clarté <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2cuaGVyaXRhZ2Uub3JnLzIwMTIvMDEvMjAvMTAwMC1kYXlzLXdpdGhvdXQtYS1idWRnZXQtZmFjdHMtb24tdGhlLXNlbmF0ZXMtZmFpbHVyZS8=">que le sénat échoue à apporter depuis 5 ans</a>.</p>
<p>Ces mesures viennent aussi en opposition au projet des démocrates, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VkaXRpb24uY25uLmNvbS8yMDEzLzAzLzIzL3BvbGl0aWNzL3NlbmF0ZS1idWRnZXQtYmlsbC9pbmRleC5odG1s">tout juste adopté par le sénat</a>, qui augmente <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2cuaGVyaXRhZ2Uub3JnLzIwMTMvMDMvMjEvc2VuYXRlLWJ1ZGdldC10YXgtcGxhbi1zbG93aW5nLW9wcG9ydHVuaXR5LWZvci1hbWVyaWNhbnMtdG8tZ3Jvdy1pbmNvbWUv">tout simplement les impôts</a> plutôt que de réfléchir à une réduction des dépenses. Toutefois, à trop vouloir contenter tout le monde, Paul Ryan risque bien de ne contenter personne, et des visions beaucoup plus radicales et déterminées émergent.</p>
<p><strong>Un plan de réforme radical : Rand Paul</strong></p>
<p>Rand Paul, fils du désormais célèbre Ron Paul, sénateur républicain et libertarien, a présenté son plan de rigueur ce mois-ci au Sénat (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wYXVsLnNlbmF0ZS5nb3YvZmlsZXMvZG9jdW1lbnRzL0ZZMjAxNEJ1ZGdldC5wZGY=">voir le PDF</a>). Au programme : réforme des programmes fédéraux, suppression pure et simple de ministères comme l’éducation, le commerce ou l’énergie, instauration d’une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly9mci53aWtpcGVkaWEub3JnL3dpa2kvSW1wJUMzJUI0dF8lQzMlQTBfdGF1eF91bmlxdWU=">flat tax</a> — baisse des taux d’impositions, élargissement de l’assiette fiscale et suppression de la progressivité de l’impôt—, privatisations, réforme des réglementations pour libérer le commerce et même gel des aides internationales. Ainsi l’équilibre serait atteint en seulement cinq ans, arrivant même à un excédent de 17 milliards en 2018. La dépense fédérale serait ramenée à 19% du PIB, et la dette serait déjà réduite de 1 800 milliards dans dix ans.</p>
<p>Malgré le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50aGVnbG9iYWxkaXNwYXRjaC5jb20vcmFuZC1wYXVscy1meTIwMTQtYnVkZ2V0LWEtY2xlYXItdmlzaW9uLXRvLXJldml0YWxpemUtYW1lcmljYS1kb2VzbnQtcGFzcy10aGUtc2VuYXRlLXdpdGgtYS12b3RlLW9mLTE4LTgxLTIyOTIxLw==">rejet</a> de son plan par le Sénat, Rand Paul devrait être pris très au <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wb2xpdGljby5jb20vc3RvcnkvMjAxMy8wMy81LXJlYXNvbnMtd2h5LXlvdS1zaG91bGQtdGFrZS1yYW5kLXBhdWwtc2VyaW91c2x5LTg5MTA1Lmh0bWw=">sérieux</a>. Après s’être fait remarqué pour avoir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlYnVsbGV0aW5kYW1lcmlxdWUuY29tLzIwMTMvMDIvMjAvcmFuZC1wYXVsLXJlbmQtNjAwLTAwMC1hdS10cmVzb3ItYW1lcmljYWluLw==">remboursé</a> 600.000 $ d’économies sur son budget de Sénateur au Trésor américain et après avoir prononcé un discours dit de « piraterie parlementaire » [<em>filibuster</em>] de 13 heures à la chambre haute pour attirer l’attention du public sur l’utilisation de drones sur le territoire américain, Paul est arrivé en tête du « vote de paille » de l’édition 2013 de la très populaire Conférence conservatrice (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy43c3VyNy5iZS83czcvZnIvMTUwNS9Nb25kZS9hcnRpY2xlL2RldGFpbC8xNTk4MDY1LzIwMTMvMDMvMTcvUmFuZC1QYXVsLWV0LU1hcmNvLVJ1YmlvLXJlY29pdmVudC1sZXMtcHJlZmVyZW5jZXMtZGVzLXJlcHVibGljYWlucy5kaHRtbA==">CPAC 2013</a>). Il fait aujourd’hui figure de favori du mouvement conservateur pour la présidentielle de 2016. Celui-ci a récemment déclaré sur <em>Fox News</em> être « intéressé » par une éventuelle <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mb3huZXdzLmNvbS9wb2xpdGljcy8yMDEzLzAzLzI0L3JhbmQtMjAxNi1zZW4tcGF1bC1zaWduYWxzLWludGVyZXN0LWluLXByZXNpZGVudGlhbC1ydW4vP3Rlc3Q9bGF0ZXN0bmV3cw==">candidature</a>: « j’ai toujours dit avoir envie de participer au débat national ».</p>
<p><strong>En attendant 2016</strong></p>
<p>Indéniablement, la politique américaine ne cesse de se polariser. La mésentente entre républicains et démocrates autour de la réduction du déficit laisse intact le poids de l’État fédéral et met en péril la croissance de l’économie américaine — et mondiale. Les prochaines échéances électorales refléteront deux visions profondément antagonistes, l’une interventionniste et dépensière, et l’autre libérale-conservatrice.</p>
<p>Pourtant, l’Amérique ne peut s’offrir le luxe de fuir l’urgence, la dette US ayant dépassée 100% du PIB, et la dépense publique en drainant 41%. Or, la première commence à peser durablement sur la croissance au-delà de 90%, et la deuxième perd sérieusement de son efficacité au-delà de 40% (à voir, les études <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLnNjcmliZC5jb20vZG9jLzI1NzM0NjcwL1JlaW5oYXJ0LVJvZ29mZi1Hcm93dGgtaW4tYS1UaW1lLW9mLURlYnQ=">Growth in A Time of Debt</a></em> et <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VjLmV1cm9wYS5ldS9lY29ub215X2ZpbmFuY2UvcHVibGljYXRpb25zL3B1YmxpY2F0aW9uMTE5MDJfZW4ucGRm">The Effectiveness and Efficiency of Public Spending</a></em>).</p>
<p>Des pistes sont à étudier, comme la possibilité de tailler dans des programmes inefficaces car contre-productifs : les subventions à l’agriculture, à l’énergie, à l’immobilier ou à l’éducation représentent 116 milliards de dollars par an, et feraient économiser plus de 1 000 milliards sur dix ans. Les privatisations de secteurs publics comme la poste, le contrôle du trafic aérien ou les transports ferroviaires (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9BbXRyYWs=">Amtrak</a>) sont aussi des pistes à envisager – d’autant plus qu’elles ont été réalisées avec succès en Nouvelle-Zélande, en Allemagne ou au Canada.</p>
<p>À long terme, une bonne chose à faire serait d’imposer au Congrès de supprimer chaque année les programmes fédéraux inutiles et de restructurer ceux restants, ce qui permettrait de faire des économies durables et de pallier à l’augmentation quasi inéluctable de la dépense publique. Il est aussi nécessaire d’ouvrir un débat national sur le rôle de l’État, comme l’ont fait les conservateurs en 1996 pour aboutir à la réforme de l’État-providence.</p>
<p>Les travaux de parlementaires comme Paul Ryan et Rand Paul vont dans le bon sens et sont de grandes avancées dans la crise budgétaire que traverse les États-Unis. Ils dévoilent l’état d’esprit des Républicains ainsi que leurs priorités, et montrent que le parti prend la mesure de ses responsabilités pour les décennies à venir.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlYnVsbGV0aW5kYW1lcmlxdWUuY29tLzIwMTMvMDMvMjcvbGEtZGV0dGUtYW1lcmljYWluZS1wZXV0LWVsbGUtZXRyZS1yZWR1aXRlLw==">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Encore un siècle américain et pas chinois</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 06:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Sorman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
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		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
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		<description><![CDATA[Le modèle de développement économique chinois s’essouffle tandis que les États-Unis connaissent un regain de croissance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le modèle de développement économique chinois s’essouffle tandis que les États-Unis connaissent un regain de croissance.</strong><br />
<span id="more-119472"></span><br />
<strong>Par Guy Sorman.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjYvMTE5NDcyLWVuY29yZS11bi1zaWVjbGUtYW1lcmljYWluLWV0LXBhcy1jaGlub2lzL2V0YXRzLXVuaXMtY2hpbmU=" rel=\"attachment wp-att-119473\"><img class="aligncenter  wp-image-119473" title="Etats-Unis Chine" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Etats-Unis-Chine.jpg?16fe88" alt="" width="504" height="198" /></a></p>
<p>Le taux de croissance chinois ne doit pas faire illusion : tombé en-dessous de 8% (en admettant que les statistiques chinoises soient fiables), la croissance chinoise n'est plus suffisante pour absorber dans le secteur industriel les cent millions de paysans pauvres qui, chaque année, essaient de gagner les villes. Ce ralentissement de la croissance chinoise s'explique par un épuisement du modèle adopté il y a trente ans, basé sur l'exploitation d'une main-d'œuvre à bon marché, sous-traitant pour le marché mondial, en particulier pour le consommateur américain. Les salaires chinois ne cessent d'augmenter, de l'ordre de 10% par an, en raison de la concentration des ouvriers dans les villes qui deviennent plus exigeants et du taux d'inflation pour les produits courants que l'on estime à 10%. La Chine devrait changer de modèle pour améliorer la qualité de sa production et innover, mais des causes structurelles s'y opposent. Il est très difficile de devenir entrepreneur en Chine sans l'aval du Parti communiste ; de plus, les crédits bancaires vont en priorité au secteur public : les épargnants qui sont nombreux ne peuvent pas investir dans des entreprises nouvelles : leur épargne se dissout sur des comptes bancaires dont la rémunération est inférieure à l'inflation ou dans des investissements immobiliers absurdes qui, tôt ou tard, seront détruits par l'éclatement de la bulle spéculative.</p>
<p>Cette congélation du marché financier chinois, le contrôle de l'économie par les apparatchiks du Parti, l'absence de propriété intellectuelle protégée dissuadent l'innovation. La quasi-totalité des brevets chinois ne valent qu'en Chine et il n'existe aucune invention ou marque significatives Made in China.</p>
<p>L'avantage comparatif des exportations chinoises vers le monde développé risque fort aussi d'être érodé par deux grandes zones de libre-échange dont la négociation est imminente, entre les États-Unis et l'Union européenne à l'Ouest, et entre tous les pays démocratiques riverains du Pacifique à l'Est. Dans les deux cas, la Chine n'a pas été conviée à ces négociations.</p>
<p>Sans aucun doute, les nouveaux dirigeants chinois connaissent toutes ces menaces, mais sauront-ils transiter vers un nouveau modèle économique ? On en doutera parce que cette transition aurait de sérieuses répercussions politiques, comme la convertibilité de la monnaie chinoise qui conduirait à une fuite de capitaux et à un effondrement du secteur public qui reste la base du Parti communiste. Le nouveau Président Xi Jinping n'a d'ailleurs manifesté aucune intention de faire évoluer ni le modèle politique ni le modèle économique.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjYvMTE5NDcyLWVuY29yZS11bi1zaWVjbGUtYW1lcmljYWluLWV0LXBhcy1jaGlub2lzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM2NjctZXRhdHMtdW5pcw==" rel=\"attachment wp-att-119518\"><img class="alignright  wp-image-119518" title="imgscan contrepoints 2013667 Etats-Unis" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013667-Etats-Unis.jpg?16fe88" alt="" width="277" height="293" /></a>Les États-Unis paraissent d'autant moins menacés de perdre leur leadership économique (et militaire) que la crise de 2008 paraît bien effacée. Une croissance de 3% pour 2013 est envisageable et le chômage s'en est retourné à un taux acceptable de 7,5%, touchant avant tout les travailleurs non qualifiés. On retiendra surtout que ce regain américain est dû à la création d'entreprises nouvelles et à l'émergence de produits et services nouveaux ; le Dakota du Nord a actuellement un taux de croissance de 9% grâce à l'exploitation du gaz de schiste. On assiste aussi à une ré-industrialisation des États-Unis parce que l'innovation (robotisation et duplicateurs en trois dimensions) restaure les marges compétitives des produits Made in USA. Le vingt-et-unième siècle devrait être américain ; on doutera qu'il soit chinois.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZWJkby5jaC9sZXMtYmxvZ3Mvc29ybWFuLWd1eS1sZS1mdXR1ci1jLWVzdC10b3V0LWRlLXN1aXRlL2VuY29yZS11bi1zaSVDMyVBOGNsZS1hbSVDMyVBOXJpY2Fpbi1ldC1wYXMtY2hpbm9pcw==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=119472" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<item>
		<title>Fed : Le rapport qui fait grincer des dents</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/15/118316-fed-le-rapport-qui-fait-grincer-des-dents</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 06:50:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucas Heslot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[assouplissement monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
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		<category><![CDATA[Réserve fédérale]]></category>
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		<description><![CDATA[Timide reprise américaine : la politique actuelle de la Fed en est-elle à l’origine ou la freine-t-elle ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Timide reprise américaine : la politique actuelle de la Fed en est-elle à l’origine ou la freine-t-elle ?</strong></p>
<p><strong>Par Lucas Heslot.</strong><br />
<span id="more-118316"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDgvMDYvMzg3MjQtJWMyJWFiLWxhLWZlZC1lc3QtdW5lLWJhbnF1ZS1wcml2ZWUtJWMyJWJiL2ZlZGVyYWwtcmVzZXJ2ZS1iYW5r" rel=\"attachment wp-att-38725\"><img class="aligncenter size-full wp-image-38725" title="Federal Reserve" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/08/federal-reserve-bank.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="271" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hdGxhbnRpY28uZnIvZGVjcnlwdGFnZS9hbWVyaWNhaW5zLXRlbnRlcy1zZS1jb252ZXJ0aXItcG9saXRpcXVlLW1vbmV0YWlyZS1iY2UtbWFpcy1lY29ub21pZS1tb25kaWFsZS1zdXJ2aXZyYWl0LWVsbGUtcGhpbGlwcGUtd2FlY2h0ZXItNjQ2OTAzLmh0bWw=">Dans un rapport du 20 février</a>, certains dirigeants de la Fed s’alarment des conséquences d’un éventuel retour à la normale de la politique monétaire : un arrêt des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Bc3NvdXBsaXNzZW1lbnRfcXVhbnRpdGF0aWY=">assouplissements quantitatifs</a> et un relèvement des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UYXV4X2RpcmVjdGV1cg==">taux directeurs</a> pourraient être opérés une fois le chômage retombé sous la barre des 6,5%. L’Amerique est confrontée à un grave dilemme : si mettre un terme à cette politique monétaire n’est pas sans risques, persévérer dans ce qui pourrait être une erreur serait dramatique.</p>
<p><strong>Les risques d’un retour à la normale</strong></p>
<p>Bien que timide jusqu’ici, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2VtcGxvaS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDMvMDgvZXRhdHMtdW5pcy1sZS1jaG9tYWdlLXRvbWJlLWF1LXBsdXMtYmFzLWRlcHVpcy10cm9pcy1hbnNfMTg0NTM5M18xNjk4NjM3Lmh0bWw=">la reprise américaine semble s'accélérer depuis début 2013</a>, avec un taux de chômage passant de 7,9% en janvier à 7,7% en février. L’indice boursier Dow Jones de New York a atteint <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2JvdXJzZS5sZWZpZ2Fyby5mci9pbmRpY2VzLWFjdGlvbnMvYWN0dS1jb25zZWlscy9jaW5xdWllbWUtcmVjb3JkLWNvbnNlY3V0aWYtcG91ci1sZS1kb3ctam9uZXMtMzgxMDc2">un record historique</a>. Ces récentes informations semblent annoncer que l’économie américaine va dans le bon sens.</p>
<p>Les économistes cherchent à savoir si la politique actuelle de la Fed est à l’origine de la reprise ou si elle la ralentit. Le risque d’arrêter, c’est le risque de tuer cet optimisme boursier, de faire dégringoler les marchés en leur retirant leur morphine. Cela pourrait créer une réaction en chaine dont les éventuelles conséquences sur l’économie sont floues, mais qui pourrait néanmoins mettre un coup d’arrêt net à la reprise, aussi virtuelle soit-elle (les démocrates craignant naturellement un tel scénario, qui les mettrait à mal pour les élections de 2014). Pour autant, le jeu en vaut-il la chandelle ?</p>
<p><strong>Les risques de continuer</strong></p>
<p>Oui, la croissance est là. Cependant, y a-t-il création de richesse, ou seulement appréciation d’actifs sous l’effet de la drogue que nous offre Bernanke, le « <em>Chairman</em> » de la Fed ? Les signes ne manquent pas pour faire retomber l’euphorie : on observe un ralentissement progressif de la croissance depuis 2011, ce qui laisse à penser qu’elle était peut-être <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FyZ2VudC5jYW5vZS5jYS9kYXZpZGRlc2NvdGVhdXgvcmVsYW5jZS1xdWVsbGUtcmVsYW5jZS04MDkyMDEx">seulement due aux stimuli d’Obama</a>. En tout cas, on assiste bien à la reprise la plus lente depuis la seconde guerre mondiale, ce document de l’<em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZXJpdGFnZS5vcmcv">Heritage Fondation</a></em> faisant foi :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExODMxNw==" rel=\"attachment wp-att-118317\"><img class="aligncenter size-full wp-image-118317" title="image-1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/image-1.jpg?16fe88" alt="" width="450" height="621" /></a></p>
<p>De quoi se poser des questions sur l’efficacité des assouplissements quantitatifs… Mais ce n’est pas tout.</p>
<p>Le manque de rigueur d’Obama en matière de gestion des dépenses publiques a amené la dette américaine à des niveaux jamais atteints en temps de paix. Par sa politique des taux bas, Bernanke soutient ce laxisme et essaye de le masquer, avec la bénédiction du président. Ces mouvements s’avèrent particulièrement risqués dans la période dans laquelle nous sommes, où l’équilibre budgétaire est une variable indispensable au retour de la confiance et de la stabilité dans l’économie, condition <em>sine qua non </em>d’une reprise durable.</p>
<p>Cette politique des taux bas a un autre défaut, celui de créer des bulles censées soutenir la consommation. Ce n’est pas un secret depuis l’éclatement de la bulle internet, certains faiseurs d’opinion keynésiens ne se cachent plus et considèrent que les bulles sont indispensables à la croissance économique, comme nous l’explique le prix Nobel d’économie Paul Krugman <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDAyLzA4LzAyL29waW5pb24vZHVieWEtcy1kb3VibGUtZGlwLmh0bWw=">dans le <em>New York Times</em> en 2002</a> :</p>
<blockquote><p>Pour combattre cette récession la Fed a besoin de plus qu’une volte-face, elle a besoin d’une explosion des dépenses des ménages pour compenser les investissements moribonds des entreprises, et pour cela, Alan Greenspan doit créer une bulle immobilière pour remplacer la bulle du Nasdaq.<em><br />
</em></p></blockquote>
<p>Ce conseil n’est apparemment pas tombé dans l’oreille d’un sourd, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9DcmlzZV9kZXNfc3VicHJpbWVz">avec les conséquences qu’on connait</a>… Et toujours pas aux oubliettes en 2013, puisque Bernanke, en soutenant les bulles et le laxisme budgétaire, est en train d’en créer une nouvelle qui combine ces deux problèmes : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xleHBhbnNpb24ubGV4cHJlc3MuZnIvZWNvbm9taWUvZW1wcnVudHMtZXR1ZGlhbnRzLWxhLW5vdXZlbGxlLWJ1bGxlLXF1aS1tZW5hY2UtbGVzLWV0YXRzLXVuaXNfMzY3MDc0Lmh0bWw=">celle des prêts étudiants</a>.</p>
<p>Selon les comptines keynésiennes de la Fed donc, restaurer la confiance et la consommation se fait par l’illusion d’abondance monétaire, autrement dit, l’illusion de richesse. Ce paradigme très court-termiste s’avère pour le moins dangereux, comme le montre ce graphique de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3Jlc2VhcmNoLmdhdmVrYWwuY29tL2NvbnRlbnQucGhw">Gavekal Research</a> :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExODMxOA==" rel=\"attachment wp-att-118318\"><img class="aligncenter size-full wp-image-118318" title="image-2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/image-2.png?16fe88" alt="" width="620" height="465" /></a></p>
<p>À en croire cette courbe, il n’y a plus de temps à perdre.</p>
<p><strong>L’urgence : relever les taux</strong></p>
<p>Ces éléments permettront à tout le monde de se faire une idée de l’effet d’un tel rapport dans le monde financier. Ils nous permettent de comprendre que, s’il est une urgence primordiale pour consolider la croissance à long terme, c’est celle du relèvement des taux d’intérêts : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zaWNhdm9ubGluZS5mci9pbmRleC5jZm0/YWN0aW9uPW1fYWN0dSZhbXA7aWRhPTQ4Njg3Ni1ldml0ZXItbGEtZGVmbGF0aW9uLWxhLW1pc3Npb24tZGVzLWJhbnF1ZXMtY2VudHJhbGVzLW9kZG8tc2VjdXJpdGllcw==">bien qu’il y ait matière à débats sur l’impression monétaire</a>, la politique des taux bas ne sert manifestement que le laxisme de Barack Obama.</p>
<p>Pour relancer le capitalisme, la solution n’est pas de détruire sa principale essence, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xhdml0cmVjYXNzZWUuY29tLzIwMTIvMDYvMTAvbGVzLWJhcy10YXV4LXVuZS1ib25uZS1hZmZhaXJlLw==">à savoir la rémunération du capital</a>, en adoptant des taux d’intérêt artificiellement bas. Cela ne fait qu’encourager la dépense publique, l’endettement à outrance et le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTWFsLWludmVzdGlzc2VtZW50">mal-investissement</a>, et entraîne une croissance à court terme fragile au détriment de la croissance future. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hdGxhbnRpY28uZnIvZGVjcnlwdGFnZS90cm91YmxlLWNoZXotbW9uZXRhcmlzdGVzLXF1ZS1yZXZlbGVudC1ldGF0cy1hbWUtZmVkLXBvbGl0aXF1ZS1zb3VwbGVzc2UtbW9uZXRhaXJlLW5pY29sYXMtZ29ldHptYW5uLXNpbW9uZS13YXBsZXItNjUzMDQ3Lmh0bWw/cGFnZT0wLDA=">Comme le dit si bien Simone Wapler d’Agora</a>, <em>"Les économistes keynésiens sont les prisonniers de la caverne de Platon : ils prennent les reflets pour la réalité, les ombres pour les objets, les vacillements de flamme pour de véritables mouvements."</em></p>
<p>Alors comment, pour le redressement de l’économie américaine et mondiale, faire confiance à ceux qui l’ont mise à terre en 2001 et 2008 ? <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL2Vjb25vbWllL2V0YXRzLXVuaXMtYmVybmFua2UtcmVhZmZpcm1lLWxlLWNhcC1zdWl2aS1wYXItbGEtcmVzZXJ2ZS1mZWRlcmFsZS0yNi0wMi0yMDEzLTE2MzI3NTNfMjgucGhw">Si ce rapport finira sûrement très vite au fond d’un tiroir</a>, il a le mérite de mettre le doigt là où ça fait mal.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NvbmR1am91cmJsb2cud29yZHByZXNzLmNvbS8yMDEzLzAzLzExL2ZlZC1sZS1yYXBwb3J0LXF1aS1mYWl0LWdyaW5jZXItZGVzLWRlbnRzLw==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118316" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le complexe militaro-industriel s&#039;exporte en Égypte</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/06/117218-le-complexe-militaro-industriel-sexporte-en-egypte</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 06:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Malou Innocent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses militaires]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Morsi]]></category>

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		<description><![CDATA[Si l’on exclut l’aide économique et l’aide au développement, depuis 1987, Washington a donné au Caire 1,3 milliards de dollars par an en aide militaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si l’on exclut l’aide économique et l’aide au développement, depuis 1987, Washington a donné au Caire 1,3 milliard de dollars par an en aide militaire.</strong></p>
<p><strong>Par Malou Innocent, depuis les États-Unis.</strong><span id="more-117218"></span><br />
<em>Un article du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy8=">Cato Institute</a>, traduit par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMTEvNzI3MDItZnJhcHBlci1saXJhbi11bi1wb2ludC1kZS12dWUtYW1lcmljYWluL21pc3NpbGVfMA==" rel=\"attachment wp-att-72704\"><img class="aligncenter  wp-image-72704" title="missile_0" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/03/missile_0.jpg?16fe88" alt="" width="602" height="147" /></a></p>
<p>Il est presque impossible d’échapper à l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9ibG9nL3NlcXVlc3RyYXRpb24td2lsbC1ub3QtbWFrZS11bml0ZWQtc3RhdGVzLWxlc3Mtc2FmZQ==">hystérie de l’<em>establishment</em> de Washington à l’égard du « séquestre »</a> - 85 milliards de dollars de coupes budgétaires indistinctes, soit une réduction inférieure à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS9mYWlyeS10YWxlLXNwZW5kaW5nLWN1dHM=">2,3% du budget fédéral de 3 640 milliards de dollars</a>. Malgré toute la rhétorique exaltée quant aux conséquences du séquestre sur les dépenses militaires, décrites comme « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9OZXdzL05ld3NBcnRpY2xlLmFzcHg/SUQ9Njc3OTE=">dévastatrices</a> », « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5leGFtaW5lci5jb20vYXJ0aWNsZS9zZWMtZGVmLXBhbmV0dGEtcmVmdXNlcy10by1oYXZlLXBlbnRhZ29uLXBsYW4tZm9yLXNlcXVlc3Rlci1mb3JjZWQtYnVkZ2V0LWN1dHM=">scénario catastrophe</a> », et même « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlbmV3cy5jb20vYXJ0aWNsZS8yMDExMDgxNi9ERUZTRUNUMDUvMTA4MTYwMzA1L1BhbmV0dGEtUmFpc2VzLVNwZWN0ZXItSG9sbG93LUZvcmNl">vidage de la force</a> », peu de gens aux USA savent où leurs dollars durement gagnés vont et si oui ou non ces dépenses sont absolument nécessaires. Et parmi les nombreux programmes fédéraux dispendieux, on trouve la subvention pluri-décennale des contribuables américains aux militaires d’Égypte.</p>
<p>Si l’on exclut l’aide économique et l’aide au développement, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mYXMub3JnL3NncC9jcnMvbWlkZWFzdC9STDMzMDAzLnBkZg==">depuis 1987</a>, Washington a donné au Caire 1,3 milliard de dollars par an en aide militaire, en grande partie sous forme de dons et de prêts par le biais du <em>Foreign Military Financing</em> (financement militaire étranger). Dans ce cadre, les fabricants d’armes américains contractent avec le Département de la Défense pour fournir à l’Égypte des systèmes et services d’armement militaires, des mises à niveau et du suivi de maintenance. Selon le service de recherche du Congrès américain, même si les chiffres sont difficiles à vérifier, on estime que l’aide militaire américaine couvre jusqu’à 80 pour cent des coûts d’approvisionnement en armes du Ministère de la Défense égyptien.</p>
<p>Cette aide généreuse a permis à l’Égypte de devenir le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50aW1lLmNvbS90aW1lL3dvcmxkL2FydGljbGUvMCw4NTk5LDIwNDY5NjMsMDAuaHRtbA==">quatrième utilisateur mondial de F-16 et d’acquérir environ 4000 chars de combat</a>. En fait, les contribuables américains facilitent la coproduction de chars de bataille Abrams M1A1, et désormais du nouveau M1A2, dont certaines pièces sont fabriquées en Égypte, et d’autres aux USA pour être ensuite expédiés en Égypte pour assemblage final. Selon les termes de ce programme, le contracteur principal est <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQ3NjU="><em>General Dynamics</em></a>, localisé à Sterling Heights dans le Michigan aux USA.</p>
<p>Une semaine avant la démission du président Hosni Moubarak, Sue Sturgis, de l’<em>Institute for Southern Studies</em>, a compilé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zb3V0aGVybnN0dWRpZXMub3JnLzIwMTEvMDIvdXMtZGVmZW5zZS1jb250cmFjdG9ycy13aXRoLXRoZS1tb3N0LWF0LXN0YWtlLWluLWVneXB0Lmh0bWw=">une liste exhaustive</a> des entreprises de défense et des cabinets de conseil ayant des contrats avec l’Égypte. On trouvait :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQyMjg="><em>Lockheed Martin </em>au Texas</a> et en <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQyNTk=">Floride</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQwNTA="><em>US Motor Works</em></a> en Californie et au Texas</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQ0MzY="><em>DRS C3</em> et <em>Aviation</em> </a>(filiale de la société italienne <em>Finmeccanica</em>) en <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQ0NDI=">Pennsylvanie</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQzNTQ="><em>L-3 Communication Ocean Systems</em> en Californie</a> et au <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQwMTA=">Texas</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQyNzY="><em>Boeing </em>en Arizona</a> et dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQyMjc=">le Missouri</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQzOTg="><em>Raytheon</em> en Arizona</a> et dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQ0Mzg=">le Massachusetts</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQzODQ="><em>Goodrich Corporation</em></a> dans le Massachusetts</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9jb250cmFjdHMvY29udHJhY3QuYXNweD9jb250cmFjdGlkPTQwNTA="><em>Columbia Group</em></a> à Washington, DC</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zb3V0aGVybnN0dWRpZXMub3JnL2ltYWdlcy9zaXRlcGllY2VzL3VzX2NvbnRyYWN0b3JzX2VneXB0Lnhscw=="><em>Michelin Aircraft Tire</em></a> en Caroline du Sud</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zb3V0aGVybnN0dWRpZXMub3JnL2ltYWdlcy9zaXRlcGllY2VzL3VzX2NvbnRyYWN0b3JzX2VneXB0Lnhscw=="><em>Wyle Laboratories</em></a>,<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zb3V0aGVybnN0dWRpZXMub3JnL2ltYWdlcy9zaXRlcGllY2VzL3VzX2NvbnRyYWN0b3JzX2VneXB0Lnhscw=="> <em>Camber Corporation</em></a>, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zb3V0aGVybnN0dWRpZXMub3JnL2ltYWdlcy9zaXRlcGllY2VzL3VzX2NvbnRyYWN0b3JzX2VneXB0Lnhscw=="><em>Summa Technology</em> </a>en Alabama</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zb3V0aGVybnN0dWRpZXMub3JnL2ltYWdlcy9zaXRlcGllY2VzL3VzX2NvbnRyYWN0b3JzX2VneXB0Lnhscw=="><em>WRSystems Ltd</em></a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zb3V0aGVybnN0dWRpZXMub3JnL2ltYWdlcy9zaXRlcGllY2VzL3VzX2NvbnRyYWN0b3JzX2VneXB0Lnhscw=="><em>TASC</em></a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZWZlbnNlLmdvdi9Db250cmFjdHMvQ29udHJhY3QuYXNweD9Db250cmFjdElEPTQxNzI="><em>Deloitte Consulting</em></a>, et <em>AgustaWestland </em>en Virginie<em></em></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zb3V0aGVybnN0dWRpZXMub3JnL2ltYWdlcy9zaXRlcGllY2VzL3VzX2NvbnRyYWN0b3JzX2VneXB0Lnhscw=="><em>Clayton International</em></a> en Géorgie</li>
</ul>
<p>Au cours des quatre dernières années, les dirigeants de Washington ont distribué des centaines de millions de dollars pour du matériel militaire dans les États susmentionnés seulement, allant de missiles Stinger et pièces détachées pour véhicules aux systèmes de reconnaissance des F-16, en passant par les capteurs pour hélicoptères Apache.</p>
<p>À ce point les dirigeants américains rétorqueraient que cette aide soutient leur influence auprès de leurs homologues au Caire. Peut-être, mais ce que les autorités américaines ne parviennent pas à expliquer de façon convaincante c’est dans quelle mesure les intérêts américains peuvent toujours être promus sans l’abondante générosité américaine. Par exemple, ce sont les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FydGljbGVzLmJhbHRpbW9yZXN1bi5jb20vMTk5OC0xMC0wNi9uZXdzLzE5OTgyNzkwNzFfMV9lZ3lwdGlhbi1vY3RvYmVyLXdhci1pc3JhZWw=">défaites</a> dévastatrices contre Israël qui constituent un élément majeur dissuadant l’armée égyptienne de lancer une autre guerre inutile, pas l’aide. Par ailleurs, et assez curieusement, l’armée égyptienne n’est même pas capable d’utiliser pleinement une grande partie de l’équipement de pointe américain qu’elle reçoit, car elle dispose de trop peu de soldats formés à leur utilisation.</p>
<p>Malheureusement, de nombreux membres du Congrès sont réticents à froisser les électeurs des districts qui dépendent de ce lien « public-privé » du <em>complexe militaro-industriel</em>. Les quelques dirigeants assez courageux pour bouleverser le statu quo devraient défier l’administration Obama, en particulier sur la question des crédits en faveur des opérations étrangères.</p>
<p>Parmi ses autres dispositions, l’article 7041 du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ncG8uZ292L2Zkc3lzL3BrZy9QTEFXLTExMnB1Ymw3NC9wZGYvUExBVy0xMTJwdWJsNzQucGRm"><em>Consolidated Appropriations Act</em> de 2012</a> (PL 112-74) précise qu’aucun financement militaire ne peut être fourni à l’Égypte tant que l’administration ne certifie pas que le Caire soutient la transition vers un gouvernement civil, ce qui inclut la tenue d’élections libres et équitables, la mise en œuvre de politiques protégeant la liberté d’expression, la liberté d’association et de religion, et l’application de la loi par des procès en bonne et due forme. Face aux agissements arbitraires et antidémocratiques de M. Morsi, l’administration Obama a pourtant renoncé à ces conditions.</p>
<p>Le bilan atroce de M. Moubarak en matière de droits de l’homme aurait dû empêcher les subventions des contribuables américains d’arriver en Égypte il y a déjà des décennies de cela. Aujourd’hui, à un moment de contraintes budgétaires nationales, et alors que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xhdGltZXNibG9ncy5sYXRpbWVzLmNvbS93b3JsZF9ub3cvMjAxMi8xMC9tb3JlLWFtZXJpY2Fucy13YW50LXRvLWN1dC1iYWNrLWFpZC10by1lZ3lwdC1hZnRlci1lbWJhc3N5LWF0dGFjay5odG1s">de nombreux Américains sont en faveur du fait de stopper l’aide étrangère</a>, mettre fin à une telle « générosité » semble relever du bon sens.</p>
<p>---<br />
Article a été publié originellement en anglais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS9taWxpdGFyeS1pbmR1c3RyaWFsLWNvbXBsZXgtYmVpbmctZXhwb3J0ZWQtZWd5cHQ=" target=\"_blank\">sur le site du <em>Cato institute</em></a>. Traduction : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0lubm9jZW50X2NvbXBsZXhlX21pbGl0YXJvLWluZHVzdHJpZWxfRWd5cHRlXzAxMDMxMw=="><em>Libre Afrique</em></a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=117218" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		<title>Programme d’assassinats ciblés d’Obama : les Américains inquiets</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 06:10:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Reason</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[drones]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[programme d'assassinats ciblés]]></category>
		<category><![CDATA[sondage]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon un récent sondage, 57% des Américains pensent que le programme d’assassinats ciblés d’Obama est inconstitutionnel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Selon un récent sondage, 57% des Américains pensent que le programme d’assassinats ciblés d’Obama est inconstitutionnel.</strong></p>
<p><strong>Par Mike Riggs, depuis les États-Unis.</strong><br />
<span id="more-117097"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExNzEwMA==" rel=\"attachment wp-att-117100\"><img class="alignleft size-full wp-image-117100" title="Drone" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Drone.jpg?16fe88" alt="" width="285" height="214" /></a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JlYXNvbi5jb20vcG9sbC8yMDEzLzAzLzAxL2ZlYnJ1YXJ5LTIwMTMtbmF0aW9uYWwtc3VydmV5">Un nouveau sondage<em> Reason-Rupe</em> révèle</a> qu'une majorité d'Américains considèrent que le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JlYXNvbi5jb20vYmxvZy8yMDEzLzAyLzA0L3NvbWVvbmUtanVzdC1sZWFrZWQtb2JhbWFzLXJ1bGVzLWZvci1hc3M=">programme d’assassinats ciblés du président Obama</a> – qui a permis à la CIA d’assassiner un imam et son fils adolescent, tous deux natifs des États-Unis et vivant au Yémen – est contraire à la Constitution.</p>
<p>Lorsqu'on leur demande s'ils pensent qu'il est « constitutionnel ou inconstitutionnel que le président des États-Unis ordonne l'assassinat de citoyens américains soupçonnés d'être des terroristes », 57% des répondants déclarent que c’est inconstitutionnel – les pourcentages varient selon les familles politiques : 65% des républicains, 64% des indépendants, et 44% des démocrates.</p>
<p>À l’inverse, 31% des répondants jugent qu'il est constitutionnel pour le président de tuer des Américains soupçonnés d'être des terroristes – 40% des démocrates, 27% des républicains et 28% des indépendants.</p>
<p>Comme en témoignent certaines réponses, les Américains portent un jugement très négatif à propos des drones. À la question suivante : « Concernant l’usage des drones, considérez-vous que le gouvernement abuse de son pouvoir... beaucoup, parfois, pas trop, ou pas du tout ? », les réponses se répartissent ainsi : 32% des répondants disent « beaucoup », 27% « parfois », 19% « pas trop », et seulement 17% « pas du tout ».</p>
<p>Quarante pourcent des répondants, dont 34% des démocrates, 36% des républicains et 47% des indépendants, estiment être très inquiets que la police puisse utiliser sur le territoire national des drones pour envahir leur vie privée, et pas moins de 60% ont déclaré être relativement inquiets. Seulement 21% des répondants ont dit qu'ils n'étaient « pas du tout » préoccupés par le fait que la police puisse faire usage des drones pour violer leur vie privée.</p>
<p>Sur la question suivante, les répondants sont divisés : « Si un drone survole votre maison et effectue des enregistrements sur vous et votre propriété sans votre permission, pensez-vous que vous devriez avoir le droit de le détruire, ou non ? » Quarante-sept pourcent répondent oui, 47% disent non, 4% ne donnent pas de réponse, et pour 1% « ça dépend ».</p>
<p>Ce que l’étude de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JlYXNvbi5jb20vcG9sbC8yMDEzLzAzLzAxL2ZlYnJ1YXJ5LTIwMTMtbmF0aW9uYWwtc3VydmV5"><em>Reason-Rupe</em> dévoile</a> à propos des sentiments des Américains à l’égard des assassinats ciblés contredit un récent sondage de <em>WSJ/NBC</em> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29ubGluZS53c2ouY29tL2FydGljbGUvU0IxMDAwMTQyNDEyNzg4NzMyNDMzODYwNDU3ODMyODQ4MDU3MjYzMjI0MC5odG1s">selon lequel</a> « une confortable majorité (64%) soutient la politique américaine d'assassinats ciblés de terroristes présumés par l'utilisation de drones dans des pays tels que le Yémen et le Pakistan. »</p>
<p>Une explication très simple pour la contradiction des réponses données par ces deux sondages peut être trouvée dans les questions.</p>
<p><em>Reason-Rupe</em> a demandé:</p>
<blockquote><p>Pensez-vous qu'il est constitutionnel ou inconstitutionnel que le président des États-Unis ordonne l'assassinat de citoyens américains soupçonnés d'être des terroristes ?</p></blockquote>
<p>Alors que <em>NBC/Wall Street Journal</em> a posé la question suivante :</p>
<blockquote><p>Comme vous le savez, les États-Unis ont pris pour cible et tué des membres présumés d'Al-Qaïda et d'autres groupes terroristes dans des pays tels que le Pakistan, le Yémen et autres. Bon nombre de ces homicides ont été réalisés en utilisant des avions sans pilote contrôlés à distance, aussi connus sous le nom de drones. Êtes-vous favorable ou opposé à l'utilisation d'avions sans pilote, autrement dit des drones, pour tuer des membres présumés d'Al-Qaïda et d'autres groupes terroristes ? Si vous ne connaissez pas suffisamment le sujet pour avoir une opinion, merci de le signaler.</p></blockquote>
<p>La question du sondage de <em>NBC/Wall Street Journal</em> ne fait pas de distinction entre les terroristes nés à l'étranger et les Américains soupçonnés d'être des terroristes. Cette distinction, qui est adoptée par <em>Reason-Rupe</em>, fait toute la différence.</p>
<p>---<br />
Article original titré <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JlYXNvbi5jb20vYmxvZy8yMDEzLzAzLzAxL2FtZXJpY2Fucy1vYmFtYS1kcm9uZXMtdW5jb25zdGl0dXRpb25hbA==">New Poll Finds 57 Percent of Americans Think Obama's Assassination Program Is Unconstitutional</a></em> publié le 01.03.2013 sur Reason.com.<br />
Traduction : Raphaël Marfaux pour <em>Contrepoints</em>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=117097" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Les Québécois sont les plus taxés en Amérique du Nord</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/02/116783-les-quebecois-sont-les-plus-taxes-en-amerique-du-nord</link>
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		<pubDate>Sat, 02 Mar 2013 06:40:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[L'analyse des chiffres officiels le confirme, les québécois sont les plus taxés de toute l'Amérique du Nord.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'analyse des chiffres officiels le confirme, les Québécois sont les plus taxés de toute l'Amérique du Nord.</strong></p>
<p><strong>Par Youri Chassin, depuis Montréal, Québec.</strong><span id="more-116783"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZWRtLm9yZy9ub2RlLzQyOTg3">Institut Economique de Montréal</a>.</em></p>
<p><em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL2RyYXBlYXUtcXVlYmVjLmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-112030" title="drapeau-quebec" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/drapeau-quebec-300x168.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="168" /></a></em>À la lecture de l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9hY3R1YWxpdGVzL3F1ZWJlYy1jYW5hZGEvbmF0aW9uYWwvMjAxMzAyLzI3LzAxLTQ2MjYxOTktbGVzLXF1ZWJlY29pcy1uZS1zb250LXBhcy1sZXMtcGx1cy1pbXBvc2VzLWVuLWFtZXJpcXVlLWR1LW5vcmQucGhw" target=\"_blank\">article</a> de Kathleen Lévesque paru dans <em>La Presse</em> du 28 février et intitulé « Les Québécois ne sont pas les plus taxés », les contribuables ont voulu croire, ne serait-ce que l’espace d’un instant, qu’ils n’étaient pas les plus taxés en Amérique du Nord. Hélas ! Cet espoir fut de courte durée, car il est bien vite apparu que les auteurs de l’IRIS ont pris de vrais chiffres pour arriver à de fausses conclusions.<em><br />
</em></p>
<p><strong>Une analyse partielle des contribuables</strong></p>
<p>La <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pcmlzLXJlY2hlcmNoZS5xYy5jYS93cC1jb250ZW50L3VwbG9hZHMvMjAxMy8wMi9ub3RlX2Zpc2NhbGl0ZTIwMTMxLnBkZg==" target=\"_blank\">publication</a> de l’IRIS constitue essentiellement une mise à jour de l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FjcGNvbDAxLnVzaGVyYnJvb2tlLmNhL3Byb2QvcmVjaGVyY2hlL2NoYWlyZWZpc2MubnNmL2FsbGRvYy9BODRBODM0RUU5NEE3RTI2ODUyNTc2RTkwMDU0NTlBNy8kZmlsZS9DaGFyZ2UlMjBmaXNjYWxlJTIwbmV0dGUlMjBRQyUyMGV0JTIwRzdfJTIwYW5uZWUlMjAyMDA4X3ZlcnNpb24lMjBtYXJzJTIwMjAxMC5wZGY/T3BlbkVsZW1lbnQ=" target=\"_blank\">étude</a> de Luc Godbout, Suzie St-Cerny et Chantal Amiot (2010) laquelle présente des cas-types de Québécois pauvres ou avec enfants pour conclure que <strong><span style="text-decoration: underline;">certains</span> sont moins imposés au Québec qu’ils ne le seraient au Canada ou aux États-Unis</strong>. Il est tout à fait vrai que les moins nantis et les familles bénéficient d’une fiscalité plus légère au Québec par rapport au reste de l’Amérique du Nord.</p>
<p>Cependant, pour conclure que « les Québécois ne sont pas les plus taxés », il aurait fallu prendre en compte la situation de l’ensemble des Québécois. Or, messieurs Fortier et Tremblay-Pepin ne parviennent même pas à établir que la majorité des Québécois sont moins imposés qu’ailleurs en Amérique du Nord. Dans le cas d’une personne gagnant le salaire moyen, son fardeau fiscal est plus lourd qu’au Canada et qu’aux États-Unis. Dans le cas d’un couple avec deux enfants, les cas étudiés sont tous parmi ceux ayant les salaires les plus faibles.</p>
<p>Enfin, il est aussi vrai que les contribuables québécois sans enfants et les mieux nantis supportent une charge fiscale nette beaucoup plus élevée, plus qu’ailleurs en Amérique du Nord. Absent de la note, l’IRIS mentionne ce « détail » du bout des lèvres à la note de bas de page 11.</p>
<p><strong>Une analyse partielle de la charge fiscale</strong></p>
<p>Outre la sélection de certains contribuables types, <strong>la note de l’IRIS ne prend en compte qu’une partie du fardeau fiscal</strong>, soit les impôts sur le revenu des particuliers et les cotisations sociales. La TVQ, par exemple, n’est pas prise en compte. C’est la différence entre la « charge fiscale nette », mesure partielle utilisée par les chercheurs de l’IRIS, et « l’effort fiscal global » qui prend en compte l’ensemble des impôts et taxes. Une analyse partielle qui mène à une conclusion générale !</p>
<p>Puisque tous les types de ménages ne sont pas étudiés, et qu’on ne considère pas l’ensemble de la fiscalité, <strong>il est impossible de conclure que les Québécois sont moins imposés que d’autres en Amérique du Nord</strong>. Aucun élément factuel de la note de l’IRIS ne supporte d’ailleurs la conclusion des auteurs.</p>
<p><strong>Pour un vrai portrait de l’imposition des Québécois</strong></p>
<p>Une autre étude de Luc Godbout, Diana Darilus et Suzie St-Cerny aurait dû alimenter leur réflexion. Contrairement aux prétentions de l’IRIS, cette étude qui compare la fiscalité québécoise avec celle des autres provinces canadiennes conclut que « le Québec décroche la première place [au Canada] lorsqu’on compare l’effort fiscal global mesuré en proportion du PIB » et que la situation va en se détériorant. Le CIRANO conclut pour sa part que « la pression fiscale au Québec est plus élevée qu’ailleurs en Amérique du Nord. Cela perdure depuis plus de 30 ans ».</p>
<p>L’Institut Fraser, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmFzZXJpbnN0aXR1dGUub3JnL3VwbG9hZGVkRmlsZXMvZnJhc2VyLWNhL0NvbnRlbnQvcmVzZWFyY2gtbmV3cy9yZXNlYXJjaC9wdWJsaWNhdGlvbnMvZWNvbm9taWMtZnJlZWRvbS1vZi1ub3J0aC1hbWVyaWNhLTIwMTIucGRm" target=\"_blank\">qui compare le fardeau fiscal</a> total du Québec et des 59 autres États et provinces des États-Unis et du Canada, évalue annuellement le fardeau fiscal de l’ensemble des Québécois. La méthodologie du Fraser tient compte de l’ensemble des revenus des gouvernements (comme l’argent ne pousse pas encore dans les arbres, les revenus des gouvernements sont constitués de tous les impôts et taxes) en proportion de la taille de l’économie, c’est-à-dire le PIB.</p>
<p>Quand on tient compte de l’effort fiscal global de l’ensemble des Québécois, le Québec arrive en 60e et dernière place. Nous sommes bel et bien les plus taxés en Amérique du Nord, un triomphe peu enviable.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZWRtLm9yZy9ub2RlLzQyOTg3" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Miguel Diaz-Canel, nouveau numéro 2 de Cuba</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 06:18:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Miguel Diaz-Canel]]></category>
		<category><![CDATA[Raoul Castro]]></category>

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		<description><![CDATA[Peu de Cubains ont été surpris que l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur soit devenu le « dauphin » du régime.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Peu de Cubains ont été surpris que l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur soit devenu le « dauphin » du régime.</strong><br />
<span id="more-116389"></span><br />
<strong>Par Yoani Sánchez.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjcvMTE2Mzg5LW1pZ3VlbC1kaWF6LWNhbmVsLW5vdXZlYXUtbnVtZXJvLTItZGUtY3ViYS9taWd1ZWxfZGlhel9jYW5lbA==" rel=\"attachment wp-att-116391\"><img class="alignleft  wp-image-116391" title="miguel_diaz_canel" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/miguel_diaz_canel.jpg?16fe88" alt="" width="246" height="283" /></a>Dring, dring, dring… les appels internationaux mettent toujours une éternité pour atteindre un téléphone à Cuba. Comme s’ils devaient traverser une atmosphère épaisse et dense. Finalement une voix répond à l’autre bout de la ligne. C’est un ami à qui j’essaie de demander ce qu’il pense de la nouvelle formation du Conseil d’État et de la nomination de Miguel Diaz-Canel comme premier vice président. « Quoi ? » Voilà tout ce qu’il répond dans un premier temps. Alors je lui explique que ce dimanche j’ai suivi la composition de l’Assemblée Nationale et que j’aimerais compléter l’information avec quelques impressions de l’intérieur de l’île. Mon ami bâille, me confirme qu’il n’a pas regardé la télévision hier et que personne n’a fait de commentaire. Et je me rends compte que je suis atteinte du mal de l’hyper information mélangé à une certaine déformation liée à l’éloignement de Cuba. J’avais oublié à quel point beaucoup de mes compatriotes se montrent indifférents à certains sujets, qui pour être trop prévisibles ne génèrent plus aucune attente.</p>
<p>La désignation du numéro deux de la Nomenklatura cubaine a probablement été plus commentée et discutée à l’extérieur du pays qu’à l’intérieur. En partie parce que depuis plusieurs mois les médias nationaux suggéraient déjà, par leur constante allusion à cet ingénieur de 52 ans, que celui-ci pourrait devenir le successeur de Raoul Castro. De sorte que peu de personnes ont été surprises que l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur soit devenu depuis dimanche le « dauphin » du régime cubain. L’horloge biologique a placé les octogénaires qui gouvernent la plus grande des Antilles à une croisée des chemins : ou bien vous transmettez l’héritage maintenant ou bien vous le perdez pour toujours semblent dicter les aiguilles de l’histoire. Ainsi l’option s’est portée sur une figure plus jeune de façon à conserver la ligne successorale. Leur choix est basé sur le fait qu’ils font confiance en la fidélité et la maniabilité de Diaz-Canel, piégé entre l’engagement vis-à-vis de ses supérieurs et la conviction de son faible pouvoir réel.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjQvMTE2MjY4LWN1YmEtYS1zb24tcGFwZS1yb3VnZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNTY2LWN1YmEtcmFvdWwtY2FzdHJv" rel=\"attachment wp-att-116270\"><img class="alignright  wp-image-116270" title="imgscan contrepoints 2013566 Cuba Raoul Castro" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013566-Cuba-Raoul-Castro.jpg?16fe88" alt="" width="254" height="244" /></a>L’histoire montre que le comportement de ces dauphins tant qu’ils sont sous la surveillance de leurs chefs est une chose, et une autre bien distincte lorsque les chefs ne sont plus là. C’est seulement alors que nous découvrirons qui est réellement l’homme qui hier est devenu le numéro deux de Cuba. J’ai cependant l’espoir que ce ne sera pas dans ce Conseil d’État ni dans ce fauteuil présidentiel que se décidera le destin de notre pays. J’espère que l’ère des monarques vert olive, de leurs héritiers et de leur entourage est proche de sa fin.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255Lz9wPTcyNTY=">Sur le web</a>.<br />
Traduction : Jean-Claude Marouby.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=116389" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Plus d&#039;argent public pour les climatologues qui en vivent déjà</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/22/115711-plus-dargent-public-pour-les-climatologues-qui-en-vivent-deja</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Feb 2013 06:15:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Watts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Barbara Boxer]]></category>
		<category><![CDATA[Bernie Sanders]]></category>
		<category><![CDATA[Bill McKibben]]></category>
		<category><![CDATA[James Hansen]]></category>
		<category><![CDATA[taxe carbone]]></category>

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		<description><![CDATA[La proposition de taxe carbone formulée par Boxer ira enrichir des personnes déjà gavées d’argent public… et pendant ce temps Suzanne Goldenberg se défait de ses compétences journalistiques. Par Anthony Watts, depuis les États-Unis. Alors que la journaleuse éco-citoyenne Suzanne Goldenberg nous baratine avec l’horrible possibilité que certains groupes de pensée sceptiques vis-à-vis de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La proposition de taxe carbone formulée par Boxer ira enrichir des personnes déjà gavées d’argent public… et pendant ce temps Suzanne Goldenberg se défait de ses compétences journalistiques.</strong></p>
<p><strong>Par Anthony Watts, depuis les États-Unis.</strong><span id="more-115711"></span></p>
<p>Alors que la journaleuse éco-citoyenne Suzanne Goldenberg <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay9lbnZpcm9ubWVudC8yMDEzL2ZlYi8xNC9mdW5kaW5nLWNsaW1hdGUtY2hhbmdlLWRlbmlhbC10aGlua3RhbmtzLW5ldHdvcms/Q01QPXR3dF9mZA==">nous baratine</a> avec l’horrible possibilité que certains groupes de pensée sceptiques vis-à-vis de la théorie réchauffiste puissent bénéficier d’une goutte dans l'océan de financement habituellement reversé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2pvYW5uZW5vdmEuY29tLmF1LzIwMDkvMDcvbWFzc2l2ZS1jbGltYXRlLWZ1bmRpbmctZXhwb3NlZC8=">à coût de milliards dans l’abîme de la recherche sur le climat</a>, nous assistons à une levée de moyens et de pouvoir de premier plan grâce à la sénatrice Barbara Boxer (D-Ca) et Bernie Sanders (I-VT).</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjIvMTE1NzExLXBsdXMtZGFyZ2VudC1wdWJsaWMtcG91ci1sZXMtY2xpbWF0b2xvZ3Vlcy1xdWktZW4tdml2ZW50LWRlamEvY2xpbWF0ZS1mdW5kaW5nLXVzLWdvdnQtc3BlbmRpbmctd2ViMQ==" rel=\"attachment wp-att-115746\"><img class="aligncenter size-full wp-image-115746" title="climate-funding-us-govt-spending-web1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/climate-funding-us-govt-spending-web1.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="283" /></a></p>
<p>Ce mouvement qui consiste à arroser financièrement des personnes au sein de sa sphère d'influence sur les questions climatiques est limpide pour les gens informés sur la question. Voici un article de la chronique de San Francisco qui met l'accent sur ce phénomène :</p>
<blockquote><p><em>La manœuvre de</em><em> Boxer nous mène à un tournant par rapport à la proposition sur la taxe carbone</em><em>. Par Carolyn</em><em> Lochhead</em></p>
<p><em>Washington - La sénatrice Barbara Boxer prévoyait jeudi de co-parrainer un plan radical pour contrôler les émissions de dioxyde de carbone sur le modèle des remises de redevances pétrolières aux résidents d’Alaska.</em></p>
<p><em>Le projet de la sénatrice démocrate de Californie est un avant-goût du projet de loi, autrement plus obscur, de Bernie Sanders, sénateur de gauche et indépendant du Vermont. Intitulée "redevance et dividende", cette loi est une variante peu commune de la taxe carbone qui permettrait de taxer les émissions de carbone à la source, comme par exemple directement au niveau des mines de charbon - ce qui augmenterait le prix des combustibles d'origine fossile.</em></p>
<p><em>Mais au lieu de verser l'ensemble des recettes au gouvernement, trois cinquièmes de l'argent serait remboursés aux résidents américains - ces remises pourraient atteindre des centaines de dollars. L'idée est librement inspirée du «fonds permanent» d'Alaska, qui distribue les redevances de pétrole et de gaz étatisé à tous les résidents de l'état.</em></p></blockquote>
<p>Cela sonne bien, non ? Il suffit de se cantonner à ces compagnies de charbon et de pétrole pour qu'elles puissent nous présenter des factures plus élevées. Oui, voilà le tableau. Mais qu'en est-il des deux autres cinquièmes restant des recettes de l'imposition ?</p>
<blockquote><p><em>1200 milliards de dollars.</em></p>
<p><em>La taxe soulèverait un montant estimatif de 1200 milliards de dollars sur dix ans et réduirait les émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport au niveau de 2005. Les trois cinquièmes de la taxe serait remboursés à «tous les résident légaux américains», ce qui risque de rendre plus politiquement réalisable l'initiative que si le butin allait au gouvernement.</em></p>
<p><em>Le reste de l'argent servirait en incitations pour le secteur des énergies propres et de la recherche dans ce domaine. L'idée d'une variante de la proposition "redevance et dividende" est très appréciée du climatologue de la NASA James Hansen, et de l'activiste Bill McKibben, fondateur de 350.org.</em></p>
<p><em>(Pour en savoir plus : <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zZmdhdGUuY29tL3BvbGl0aWNzL2FydGljbGUvQm94ZXItcy1wdXNoLWlzLWEtdHdpc3Qtb24tY2FyYm9uLXRheC00Mjc3MjEwLnBocCNpeHp6Mkt0aVJPM0xL" rel=\"nofollow external\">http://www.sfgate.co...p#ixzz2KtiRO3LK)</a></em></p></blockquote>
<p><img class="alignleft  wp-image-35404" title="Taxe Carbone" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/07/Taxe-Carbone.jpeg?16fe88" alt="" width="239" height="218" />Voyons voir, les deux cinquièmes de 1,2 trillions font 480 milliards de dollars. Et sur plus de 10 ans, cela représente environ 48 milliards de dollars par an. Pas étonnant qu'Hansen et McKibben apprécient l'idée. Elle garnira leurs poches, et celles de leurs amis, pour financer leurs «recherches» bien plus largement qu'ils n'auraient pu l'imaginer.</p>
<p>Toutefois, la journaleuse du Guardian Goldenberg s'inquiète du prétendue «secret» autour du financement - à hauteur de 120 millions de dollars - alloué à certains groupes de réflexion de 2002 à 2010. Étant donné qu'elle semble vouloir défendre aveuglément une partie plutôt que l'autre, peut-être touche-t-elle, elle aussi, un peu d'argent...</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3dhdHRzdXB3aXRodGhhdC5jb20vMjAxMy8wMi8xNC9ib3hlcnMtY2FyYm9uLXRheC1wcm9wb3NhbC13b3VsZC1lbnJpY2hlbi1wZW9wbGUtYWxyZWFkeS1mZWVkaW5nLWZyb20tdGhlLXB1YmxpYy10cm91Z2gtbWVhbndoaWxlLXN1emFubmUtZ29sZGVuYmVyZy1iYWdzLWhlci1qb3VybmFsaXNtLXNraWxscy8=">Sur le web</a></p>
<p>Traduction : Barem pour <em>Contrepoints</em>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=115711" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>États-Unis : vers un après Ron Paul</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/19/114919-etats-unis-lapres-ron-paul</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 06:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[libertariens]]></category>
		<category><![CDATA[parti républicain]]></category>
		<category><![CDATA[Rand Paul]]></category>
		<category><![CDATA[Ron Paul]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le retrait de Ron Paul, quel est l'avenir de l'aile libertarienne au sein du parti républicain ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après le retrait de Ron Paul, quel est l'avenir de l'aile libertarienne au sein du parti républicain et auprès des électeurs américains ?<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Brian Doherty (*), depuis les États-Unis.</strong><br />
<span id="more-114919"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTkvMTE0OTE5LWV0YXRzLXVuaXMtbGFwcmVzLXJvbi1wYXVsL3Jvbi1wYXVsLTU=" rel=\"attachment wp-att-115364\"><img class="aligncenter  wp-image-115364" title="Ron Paul" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Ron-Paul.jpg?16fe88" alt="" width="480" height="318" /></a></p>
<p>Après avoir remporté plus de deux millions de votes aux primaires en 2012, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9yb24tcGF1bC8=">Ron Paul</a>, républicain du Texas, s’est retiré de la campagne présidentielle. Il a transformé l’aile libertarienne du parti de frange inconnue en groupe d’importance. Son fils, le sénateur Rand Paul, républicain du Kentucky, vise à diriger cette faction, très probablement en tant que candidat à la présidentielle lui-même.</p>
<p>L’insatisfaction de la branche libertarienne pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9taXR0LXJvbW5leS8=">Mitt Romney</a> a fait gagner au Parti Libertarien 1,2 million de votes durant l’élection présidentielle pour son candidat, ancien gouverneur du Nouveau Mexique (et ancien républicain) <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMDYvMTAzMjg4LXByZXNpZGVudGllbGxlcy11cy1wb3VycXVvaS12b3Rlci1nYXJ5LWpvaG5zb24=">Gary Johnson</a>. Cela représente son score le plus important. Dans au moins sept courses électorales du Sénat et de la Chambre des représentants, un libertarien creuse l'écart entre un démocrate gagnant et un républicain perdant. Du point de vue des républicains, perdre les libertariens peut signifier perdre les élections.</p>
<p>« Il y a tout un groupe de personnes auxquelles les républicains et les démocrates ne prêtent pas attention » me disait le sénateur Paul récemment. Ce sont des électeurs indépendants qui veulent réellement réduire les dépenses publiques tout comme le groupe du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy90ZWEtcGFydHkv">Tea Party</a> mais qui souhaitent également une « politique étrangère davantage basée sur la défensive et moins sur l’offensive » comme dirait le sénateur Paul et une « attitude plus sociale et tolérante ».</p>
<p>Le sénateur Paul, qui siège au Comité sénatorial des relations étrangères, a tenté cette semaine, dans un discours à l’Heritage Foundation à Washington, de devenir la voix d’une nouvelle vision républicaine concernant la politique étrangère. Rejetant le néoconservatisme qui dominait la politique étrangère républicaine depuis au moins 2001, il a fait appel à l’esprit de George F. Kennan, à l’origine de la politique d’endiguement durant la guerre froide, en suggérant que les États-Unis pouvaient gérer la terreur islamique, et même un potentiel pouvoir nucléaire iranien, sans pour autant partir en guerre.</p>
<p>Il a également déclaré qu’il soutenait ceux qui estimaient que « l’occupation occidentale attisait les flammes de l’islamisme radical. » Un avis qui avait retourné de nombreux républicains contre son père. Son discours prêchait pour une politique étrangère moins interventionniste sur un ton destiné à séduire les républicains. La Constitution, après tout, décrète que le Congrès, et pas seulement le président, décide de faire la guerre. Avec la crise de la dette, les États-Unis ne peuvent tout simplement pas se permettre toutes ses interventions militaires futures et actuelles. Le conservatisme fiscal, dans cette ligne conductrice, signifie la paix.</p>
<p>Alors que son père popularisait la cause <em>"Audit the Fed"</em>, son fils m’a annoncé en Janvier « Je pense pouvoir lancer le même projet avec <em>"Audit the Pentagon"</em> » et intégrer les coupes budgétaires de la défense dans la conception de responsabilité fiscale de son parti.</p>
<p>Le fils de Ron Paul n’est pas son seul héritage à Washington. Un petit groupe de nouveaux députés ou en second mandat qu’il avait pris sous son aile sont admirés et suivis de près par ses supporters. Le « Paulite » le plus prometteur est le jeune député du Michigan en second mandat <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FtYXNoLmhvdXNlLmdvdi8=">Justin Amash</a>. Une nouvelle race de républicains « dont la vision est bien plus libertarienne, pour lesquels la dette est un problème de premier ordre et qui combattent pour la protection des libertés civiles » me déclarait M. Amash le mois dernier. « Gravir les échelons et devenir des leaders n’est qu’une question de temps pour ces nouveaux libertariens ».</p>
<p>M. Amash adhère au label libertarien. « Dans ma région, les gens savent ce que cela signifie : un gouvernement limité, la liberté économique et la liberté individuelle » déclare-t-il. « Ils estiment que je suis contre les gaspillages inutiles et pour la protection des libertés civiles. » Il apprécie également le fait que son ton libertarien le démarque comme étant le rebelle dans son propre parti. Il s’était notamment fait remercier du comité budgétaire en décembre dernier par les dirigeants de la Chambre républicaine de par son vote contre des budgets, déjà approuvés par la hiérarchie, qui ne baissaient pas assez les dépenses à son goût. Il a donc lancé une rébellion contre le président de la Chambre républicaine John A. Boehner durant son discours électoral de Janvier. Plutôt que Boehner, Thomas Masie, un jeune député nouvellement élu et soutenu par Ron Paul, avait voté pour Amash. Ce dernier estime que sa rage de meneur est ce qui plait le plus à ses supporters : ils « apprécient et sont enthousiastes vis-à-vis de mon indépendance, et du fait qu’ils ont enfin un élu qui se bat pour eux et qui ne se contente pas de suivre uniquement les directives du parti sur tous les sujets. »</p>
<p>Alors que les sénateurs Paul et M. Amash tentent de récupérer des républicains, les positions libertariennes contre les politiques de renflouement financier et de guerre contre les drogues restent relativement attirantes pour certains démocrates et indépendants. « Si l’on doit de nouveau gagner en Californie, ou à Washington, nous avons besoin d’un libertarien républicain » indique le sénateur Paul.</p>
<p>Le parti ayant nommé M. Romney, qui n’avait donné que 16 votes au Sénat en mai 2012 au projet d’équilibre du budget sur 5 ans de Rand Paul, pourrait bien ne pas être d’accord. L’essence de la philosophie libertarienne – en gros, le gouvernement n’existe que pour protéger la vie et les propriétés des citoyens contre les agressions – les conduit à être contre la ligne directrice du parti sur les dépenses. Le sénateur Paul faisait partie des rares sénateurs républicains ayant voté contre l’accord de falaise fiscale. Cela les pousse également à être opposés aux abus contre les libertés civiles telles que le <em>Patriot Act</em>, la détention illimitée possible d’un individu du <em>National Defense Authorization Act</em> ou encore le « capitalisme de copinage » avec par exemple le Plan Paulson (ou <em>Troubled Asset Relier Program</em> TARP) et autres sauvetages financiers du gouvernement qu’ils considèrent comme servant Wall Street et l’intérêt des banques de façon illégitime.</p>
<p>M. Amash reste persuadé que son idéologie libertarienne l’aide et pourrait aider le parti républicain. « Cela vous donne de la crédibilité auprès des personnes qui n’apprécient pas forcément les républicains » affirme-t-il. « Cela prouve que l’on est vraiment fidèle à la Constitution et qu’on veut défendre les libertés du peuple américain. »</p>
<p>Pour Ron Paul, sa mission n’était pas seulement politique mais également éducative. Il estimait qu’enseigner aux Américains les bénéfices économiques et éthiques d’un gouvernement qui nous laisse indépendant était nécessaire. Ses successeurs, assez optimistes, considèrent que les Américains adopteront leur libertarianisme ; plus important encore, ils sont persuadés que les Américains en ont besoin afin d’éviter une crise budgétaire et d'endettement qui les effraie beaucoup.</p>
<p>« Nous devons instaurer une solution graduelle à nos programmes » telle que l’augmentation de l’âge du départ à la retraite, affirme le sénateur Paul, « ou nous finirons par en avoir besoin rapidement ». Pour lui, la dette et la politique inflationniste de la Réserve fédérale ne sont pas des problèmes abstraits mais bien des menaces potentielles qui conduiraient à « un problème similaire à l’Allemagne de 1923 pour les États-Unis ».</p>
<p>Ce sens aigu que nos problèmes budgétaires et fiscaux ne sont pas uniquement des petits jeux politiques, ou que nous faisons face à un désastre économique dans des proportions historiques, a mobilisé du monde autour de Ron Paul, au risque de passer pour fou auprès de l’électeur moyen. M Amash insiste sur cet aspect : « Heureusement, de nombreuses personnes récemment élues comprennent les conséquences désastreuses de ne pas mettre de l’ordre dans nos finances. Mais je ne sais pas si nous parviendrons à placer assez rapidement des personnes à des postes influents au sein de la structure du parti pour réaliser ces changements. »</p>
<p>Les leaders du parti traditionnel expliquent leurs mauvais résultats de 2012 par des soucis techniques ou d’organisation des bases populaires. La branche libertarienne affirme de son côté que les républicains devraient se recentrer sur la défense constitutionnaliste d'un gouvernement limité et non sur les obsessions des autres factions du parti, qu'il s'agisse du traditionalisme social de la droite religieuse (lâcher du leste sur une Amérique en plein changement), ou d'une politique étrangère expansionniste (dangereuse et coûteuse). Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement la viabilité du parti mais la solvabilité des États-Unis. Du point de vue libertarien, il y a de bonnes chances que nous ayons à faire face au choix entre Rand Paul 2016 ou le fiasco.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDEzLzAyLzEwL29waW5pb24vc3VuZGF5L2FmdGVyLXJvbi1wYXVsLXRoZW4td2hhdC1mb3ItbGliZXJ0YXJpYW5zLmh0bWw/cGFnZXdhbnRlZD0xJmFtcDtfcj0yJmFtcDs=">Sur le web</a>. Traduction : Virginie Ngô pour <em>Contrepoints</em>.</p>
<p>(*) Brian Doherty est un chroniqueur du magazine Reason et l'auteur de <em>Ron Paul’s Revolution: The Man and the Movement He Inspired</em>.</p>
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		<title>Vent de panique aux États-Unis : et si le dollar n’était plus ?</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 06:20:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Sannat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[dollar]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie internationale]]></category>

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		<description><![CDATA[Et si le dollar venait à ne plus dominer sur la scène internationale, qu’adviendrait-il de la masse de dollars en circulation dans le monde entier ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Et si le dollar venait à ne plus dominer sur la scène internationale, qu’adviendrait-il de la masse de dollars en circulation dans le monde entier ? Les Américains redouteraient ce retour massif de billets verts… et pourtant on sort toujours la planche à billets.</strong><br />
<span id="more-114041"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDgvMDIvMzc4NTYtdW4tZ291dmVybmVtZW50LWVuZGV0dGUtZXQtdW5lLXBsYW5jaGUtYS1iaWxsZXQvcGxhbmNoZV9hX2JpbGxldA==" rel=\"attachment wp-att-37858\"><img class="alignleft  wp-image-37858" title="planche_a_billet" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/08/planche_a_billet.jpg?16fe88" alt="" width="286" height="193" /></a>À force d’imprimer, d’emprunter et de dépenser de l’argent, les autorités américaines affaiblissent le dollar. Le monde entier en fait le triste constat et arrivera peut-être à la conclusion d’abandonner le dollar comme monnaie internationale. Quand cela arrivera, ce sera une véritable catastrophe pour l’économie américaine. En ce moment, les États-Unis exportent beaucoup leur inflation. Chaque année, ils achètent beaucoup plus du reste du monde. Cependant, c’est plutôt à sens unique car le reste du monde n’achète pas tout sur le marché américain. Ce qui signifie que le reste du monde dispose de beaucoup plus de billets verts que les États-Unis.</p>
<p>Ceci est bien dans le sens où le dollar américain est la première monnaie de réserve au monde et est utilisée dans le commerce international bien plus que d’autres devises. Qu’arriverait-il si du jour au lendemain le reste du monde décidait de ne plus utiliser le dollar ? Cela signifierait-il un retour en masse de billets verts aux États-Unis ? Quel tsunami au niveau de l’économie américaine !</p>
<p>La plupart des Américains ne se rendent pas compte qu’il y a beaucoup plus de billets dans le reste du monde qu’aux États-Unis. Plus de 70% des billets de 100 dollars et presque que 60% des billets de 20 et 50 dollars sont détenus à l’étranger. Les 2/3 de tous les billets de banque américains en circulation sont hors des États-Unis depuis 1990.</p>
<p>Depuis des décennies, des quantités gigantesques du dollar ont été exportées. Qu’adviendrait-il si tous ces billets verts revenaient au pays ? Effrayant serait le mot.  Il vaudrait peut-être mieux que le reste du monde continue à avoir confiance au dollar afin que ce retour en masse au pays ne puisse jamais se produire. Hélas, certains signes ne trompent pas et démontrent que quelques pays souhaitent sortir du dollar américain. Un exemple que nous pourrions évoquer avec les pays de la BRICS – ces puissances mutantes de la mondialisation – qui développent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RoZWRpcGxvbWF0LmNvbS9pbmRpYW4tZGVjYWRlLzIwMTIvMTEvMjcvYnJpY3MtdGhlLXdvcmxkcy1uZXctYmFua2VyLw==">leur propre version de la Banque Mondiale</a>… Les pays de la BRICS (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) ont prévu de créer leur propre banque de développement. De plus, un nouveau fonds de sauvetage serait créé en rassemblant quelques 240 milliards de dollars en réserves de change, selon des sources diplomatiques.</p>
<p>D’autres pays ont également mis en place une série d’accords monétaires internationaux encourageant l’utilisation des devises nationales au lieu du dollar américain. Voici quelques exemples :</p>
<ol>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZpbmFuY2UudG93bmhhbGwuY29tL2NvbHVtbmlzdHMvbWlrZXNoZWRsb2NrLzIwMTIvMDkvMDIvY2hpbmFfZ2VybWFueV90b19zZXR0bGVfbW9yZV90cmFkZV9pbl95dWFuX2V1cm9zX3doYXRzX3RoYXRfbWVhbl9mb3JfZ29sZF90aGVfZG9sbGFyL3BhZ2UvZnVsbC8=">La Chine et l’Allemagne</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jaGluYWRhaWx5LmNvbS5jbi9jaGluYS8yMDEwLTExLzI0L2NvbnRlbnRfMTE1OTkwODcuaHRt">La Chine et la Russie </a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iYmMuY28udWsvbmV3cy9idXNpbmVzcy0xODU0NTk3OA==">La Chine et le Brésil </a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5maW5hbmNpYWxleHByZXNzLmNvbS9uZXdzL2F1c3RyYWxpYS1jaGluYS1zaWduLTMxYm4tY3VycmVuY3ktc3dhcC1hZ3JlZW1lbnQvOTI3Mjgw">La Chine et l’Australie </a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ibG9vbWJlcmcuY29tL25ld3MvMjAxMS0xMi0yNS9jaGluYS1qYXBhbi10by1wcm9tb3RlLWRpcmVjdC10cmFkaW5nLW9mLWN1cnJlbmNpZXMtdG8tY3V0LWNvbXBhbnktY29zdHMuaHRtbA==">La Chine et le Japon</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5yZXV0ZXJzLmNvbS9hcnRpY2xlLzIwMTEvMTIvMjgvdXMtaW5kaWEtamFwYW4tdHJhZGUtaWRVU1RSRTdCUjBOMDIwMTExMjI4">L’Inde et le Japon</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ibG9vbWJlcmcuY29tL25ld3MvMjAxMi0wMS0wNy9pcmFuLXJ1c3NpYS1yZXBsYWNlLWRvbGxhci13aXRoLXJpYWwtcnVibGUtaW4tdHJhZGUtZmFycy1zYXlzLmh0bWw=">L’Iran et la Russie</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL25ld3MueGluaHVhbmV0LmNvbS9lbmdsaXNoL2NoaW5hLzIwMTItMDYvMjcvY18xMjMzMzQxNjcuaHRt">La Chine et le Chili </a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21vbmV5LmNubi5jb20vMjAxMi8wMy8wNy9tYXJrZXRzL2JvbmRjZW50ZXIvZGltLXN1bS1ib25kLWR1YmFpL2luZGV4Lmh0bQ==">La Chine et les Émirats Arabes Unis </a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3plZW5ld3MuaW5kaWEuY29tL2J1c2luZXNzL25ld3MvZWNvbm9teS9icmljcy10by1zaWduLXBhY3RzLWZvci10cmFkZS1pbi1sb2NhbC1jdXJyZW5jaWVzXzQ0NjI2Lmh0bWw=">La Chine, le Brésil, la Russie, l’Inde et l’Afrique du Sud </a></li>
</ol>
<p>Tous ces accords se bousculent pour trouver une solution et éviter un effondrement de l’économie mondiale. Les médias et les politiciens américains ne parlent pas de ces accords qui représentent une menace pour le dollar et, plus important encore, un signe de perte de confiance dans le billet vert.</p>
<p>En attendant, la planche à billets continue à fonctionner… creusant davantage le déficit américain. La dette nationale a augmenté de plus de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Nuc25ld3MuY29tL25ld3MvYXJ0aWNsZS9ibGFjay1mcmlkYXktdHJlYXN1cnktYm9ycm93ZWQtMjExNjktdXMtaG91c2Vob2xkLWRheS1hZnRlci10aGFua3NnaXZpbmc=">24 milliards de dollars</a> juste après le jour de <em>Thanksgiving</em> en 2012. La dette américaine estimée à 16.309.738.056.362,44$ continuera son ascension : les obligations réelles du gouvernement fédéral en incluant la sécurité sociale, l’assurance maladie, les futurs plans de retraite des agents fédéraux dépassant déja 86,8 milles milliards de dollars soit 550% du PIB. À la fin de l’année fiscale 2011, les dépenses annuelles de Medicare et de la sécurité sociale cumulaient à 7 milles milliards de dollars. Ce n’était pas ce chiffre réel qui était pris en compte dans le calcul du déficit américain. Le chiffre du déficit annoncé était estimé à moins d’un cinquième du chiffre réel. D’autres économistes pensent que la crise passera et la solution consiste à relancer la planche à billets…</p>
<p>Si le reste du monde ne croit plus en la stabilité du dollar, d’autres devises seront à nouveau utilisées. Le dollar perdra tout ou partie de sa valeur. Tous les billets verts à travers le monde pourraient envahir le marché national américain. Cela engendrerait-il une hausse record de l’inflation aux États-Unis ? Les importations de produits (de l’huile aux marques étrangères) deviendraient de ce fait inabordables pour ne donner qu’un exemple.</p>
<p>La plupart des Américains ne savent pas ce qu’est une réserve de change. Si le dollar américain venait à perdre de sa réserve de change, cela serait de mauvais présage.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sb3JldGxhcmdlbnQuaW5mby91c2EvdmVudC1kZS1wYW5pcXVlLXN1ci1sZXMtdXNhLWV0LXNpLWxlLWRvbGxhci1uJUUyJTgwJTk5ZXRhaXQtcGx1cy84NTkwLw==">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Étoile Noire : Que la force soit avec nous, pas avec le contribuable</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 05:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[Administration Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
		<category><![CDATA[étoile de la mort]]></category>
		<category><![CDATA[étoile noire]]></category>
		<category><![CDATA[keynésianisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique keynésienne]]></category>
		<category><![CDATA[Star Wars]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors qu'une pétition pour la construction de l’Étoile de la Mort avait récolté assez de signature pour être examinée par le gouvernement américain, un fonctionnaire répond et démontre que ni Le Monde, ni l'administration Obama n'ont compris le réel sens de la pétition. Par Baptiste Créteur. Dans le paradigme keynésien, la dépense publique a un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors qu'une pétition pour la construction de l’Étoile de la Mort avait récolté assez de signature pour être examinée par le gouvernement américain, un fonctionnaire répond et démontre que ni <em>Le Monde</em>, ni l'administration Obama n'ont compris le réel sens de la pétition.</strong><br />
<span id="more-113981"></span><br />
<strong>Par Baptiste Créteur.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDcvMTEzOTgxLWV0b2lsZS1ub2lyZS1xdWUtbGEtZm9yY2Utc29pdC1hdmVjLW5vdXMtcGFzLWF2ZWMtbGUtY29udHJpYnVhYmxlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM0OTYtZXRvaWxlLXJvc2U=" rel=\"attachment wp-att-114075\"><img class="aligncenter  wp-image-114075" title="imgscan contrepoints 2013496 étoile rose" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013496-étoile-rose-981x1024.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="417" /></a></p>
<p>Dans le paradigme keynésien, la dépense publique a un effet bénéfique sur l'économie. Afin de dénoncer ce dogme, qui donne aux gouvernements un argument de choix pour continuer à dépenser et donc à s'endetter et taxer le reste de l'économie, une pétition a circulé pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTYvMTExNDcwLW0tbGUtcHJlc2lkZW50LWNvbnN0cnVpc29ucy1sZXRvaWxlLWRlLWxhLW1vcnQ=">construire l’Étoile de la Mort</a>.</p>
<p>Ce projet aussi pharaonique qu'inutile visait à exposer le ridicule de ce paradigme, mais n'a été compris ni par la Maison Blanche et l'administration Obama, ni par <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2JpZ2Jyb3dzZXIuYmxvZy5sZW1vbmRlLmZyLzIwMTMvMDEvMTIvc3Rhci13YXJzLWF2ZWMtaHVtb3VyLWxhZG1pbmlzdHJhdGlvbi1vYmFtYS1yZWZ1c2UtZGUtY29uc3RydWlyZS11bmUtZXRvaWxlLWRlLWxhLW1vcnQv">Le Monde</a></em>.</p>
<blockquote><p>Aux États-Unis, depuis septembre 2011, chaque citoyen est en droit de lancer une pétition sur le site de la Maison Blanche. Baptisée <em>We The People</em> ("nous, le peuple"), l'initiative permet à ces requêtes d'être publiées sur le site officiel si elles recueillent 150 signatures en un mois, et de recevoir une réponse du gouvernement si elles dépassent le seuil des 25 000 signatures dans les mêmes délais. Une des plus farfelues demandait fin 2012 au gouvernement de trouver les fonds nécessaires pour commencer la construction d'une "étoile de la mort" d'ici à 2016 – cette station spatiale en forme de petite lune tirée de l'univers de <em>Star Wars</em>. <em>"En concentrant nos forces de défense sur une plateforme et dans un système d'armement situés dans l'espace, comme une étoile de la mort, le gouvernement peut stimuler la création d'emplois dans le domaine de la construction, de l'ingénierie, de l'exploration spatiale et plus encore, et renforcer notre défense nationale."<br />
</em></p></blockquote>
<p>La dénonciation du paradigme keynésien de relance par la dépense publique et du poids des dépenses de défense américaines semble assez évidente.</p>
<blockquote><p>La pétition avait très rapidement récolté les signatures nécessaires après avoir été relayée un peu partout sur le Web. À tel point qu'un responsable gouvernemental a pris la peine de répondre très officiellement à cette demande, avec une petite pointe d'humour que les amateurs de <em>Star Wars</em> apprécieront.</p>
<p>Sous le titre "Ce n'est pas cette pétition que vous recherchez", Paul Shawcross expose les raisons pour lesquelles le gouvernement des États-Unis ne pourra pas entreprendre ce projet : premièrement, la construction de l'"étoile de la mort" coûterait 850 000 000 000 000 000 dollars, alors que<em> "nous cherchons à réduire le déficit"</em>. De plus, l'administration Obama <em>"ne soutient pas la destruction de planètes"</em> et ne veut pas<em> "dépenser de l'argent public"</em> dans une infrastructure <em>"qui a un défaut fondamental qu'un petit vaisseau peut exploiter"</em>.</p></blockquote>
<p>Que l'administration Obama cherche à réduire les dépenses et le déficit ne semble pas si évident compte tenu de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9maXNjYWwtY2xpZmYv">la difficulté d'arbitrer entre dépense publique et fiscalité</a> et des idées saugrenues qu'il envisage de mettre en œuvre pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMDkvMTEwNzU5LXBpZWNlLXBsYXRpbmUtdHJpbGxpb24tZG9sbGFycw==">se débarrasser de la contrainte d'endettement maximum autorisé par une création monétaire légale mais dangereuse</a>.</p>
<p>Le fonctionnaire n'affirme d'ailleurs pas que l'administration Obama ne veut pas dépenser de l'argent public – que le fonctionnaire a d'ailleurs la décence d'appeler "argent du contribuable" contrairement au journaliste – dans des secteurs qui peuvent s'en passer ou des activités que le privé pourrait lui-même développer, ce qui semblerait plus logique en ces temps <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTYvMTExNTE3LWRldHRlLWFtZXJpY2FpbmUtbGUtdmVyaXRhYmxlLXByZWNpcGljZQ==">d'endettement colossal</a>. La conquête spatiale, au regard de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9FbGVjdGlvbi1VU0EvQWN0dWFsaXRlL0wtZW5kZXR0ZW1lbnQtcHJlbWllci1lbm5lbWktZGUtbm90cmUtc2VjdXJpdGUtbmF0aW9uYWxlLTU3MDYxMw==">la menace que fait planer la dette sur la sécurité nationale</a>, l'avenir du pays et celui des générations futures.</p>
<blockquote><p>Avec un ton plus sérieux, M. Shawcross profite de la tribune que lui offre cette pétition particulièrement populaire pour rappeler que le gouvernement américain investit encore dans la conquête spatiale, notamment dans la Station spatiale internationale (ISS). Il invite enfin ceux et celles <em>"qui veulent s’investir dans les sciences, le technologie, l’ingénierie ou les maths"</em> que <em>"la force sera avec nous"</em>, car <em>"la capacité de l'étoile de la mort de détruire une planète, ou même tout un système solaire, est insignifiante comparée au pouvoir de la force"</em>.</p></blockquote>
<p>Le gouvernement américain investit encore dans la conquête spatiale, sans qu'on comprenne bien pourquoi des milliards de dollars engloutis dans des projets titanesques sont d'une urgence telle qu'on ne puisse les reporter voire, tout simplement, laisser faire le privé. Si on estime que le privé ne se lancerait pas dans la conquête de l'espace parce qu'il n'y trouverait aucun intérêt, on voit mal quelles raisons pousseraient un gouvernement au service des citoyens – i.e. du privé – à persévérer. Si on estime que le privé se lancerait, il n'y a aucun intérêt à ce que l’État s'en charge. Le fonctionnaire évoque d'ailleurs les initiatives privées vers l'espace, sans en tirer de conclusions sur la pertinence de l'investissement public dans ce domaine.</p>
<p>Il est d'autant plus déplorable de ne pas avoir saisi le réel sens de la pétition et de persévérer à appliquer <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMDkvODk3MDQtY3Jpc2Uta2V5bmVzaWFuaXNtZS1hc3Ryb2xvZ2llLWtleW5lcw==">une méthode keynésienne plus proche de l'astrologie que de l'économie</a> dont les modèles <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTAvMTEwODI0LWxlLWZtaS1zZS10cm9tcGUtZW5jb3JlLXN1ci1sYXVzdGVyaXRl">n'ont jamais correspondu à la réalité qu'a posteriori</a> que l'administration Obama semble s'amuser du ridicule d'un projet de construction de l’Étoile Noire financé par les contribuables. Qu'en est-il des innombrables autres dépenses, financées par ce même argent, qui pèsent sur l'économie américaine et génèrent une situation d'endettement dont <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjIvMTAxNjIxLXN1cmVuZGV0dGVtZW50LXB1YmxpYy1jZS1xdWUtbm91cy1kaXQtbGhpc3RvaXJl">tout tend à prouver qu'elle pèse déjà fortement sur le croissance</a> et aura des conséquences dramatiques sur l'économie ?</p>
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