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	<title>Contrepoints &#187; Amérique latine</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Venezuela : l&#039;espoir d’un après</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Apr 2013 05:10:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Chavez]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Les vénézuéliens m’ont rappelé les Cubains : apeurés, parlant en chuchotant, cachant tout ce qui pourrait les compromettre face au pouvoir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Vénézuéliens m’ont rappelé les Cubains : apeurés, parlant en chuchotant, cachant tout ce qui pourrait les compromettre face au pouvoir.</strong></p>
<p><strong>Par Yoani Sanchez, depuis Cuba.</strong><span id="more-122161"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L3ZlbmV6dWVsYWh1bW8tMzAweDIwMi5qcGc="><img class="alignleft size-full wp-image-122162" title="Venezuela" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/venezuelahumo-300x202.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="202" /></a>L’avion s’était posé à Panama, et par les hublots on pouvait voir le soleil violent qui écrasait le sol. J’ai parcouru les salons de l’aéroport à la recherche de toilettes et d’un endroit où attendre le départ de mon prochain vol. Quelques jeunes qui attendaient dans le salon principal me firent signe et commencèrent à crier mon nom. C’étaient des Vénézuéliens. Ils étaient là, comme moi, en transit vers une autre destination. C’est ainsi que nous avons pu converser au milieu du va et vient de la foule et des valises, et des annonces par haut-parleur des départs et des arrivées. Ils me dirent qu’ils lisaient mon blog et comprenaient très bien ce que nous vivions à Cuba. A un moment je leur demandai de prendre une photo de moi avec eux. Ils me répondirent avec une grimace, en me suppliant « de ne pas la mettre sur Facebook ou Twitter car nous aurions un problème dans notre pays ». Je restai stupéfaite. Subitement les Vénézuéliens m’ont rappelé les Cubains : apeurés, parlant en chuchotant, cachant tout ce qui pourrait les compromettre face au pouvoir.</p>
<p>Cette rencontre m’a laissée songeuse sur le thème du contrôle idéologique, de la surveillance et de l’intrusion excessive de l’État dans chaque détail de la vie quotidienne. Pourtant, malgré les similitudes que j’ai trouvées entre ces jeunes et mes compatriotes, j’ai senti qu’il leur restait à eux quelques espaces qui pour nous étaient fermés.  Précisément les élections font partie de ces créneaux qui restent ouverts. Le fait qu’aujourd’hui dimanche les Vénézuéliens puissent se rendre aux urnes et décider par leur vote - malgré les mauvais coups du pouvoir officiel - le devenir immédiat de leur nation représente quelque chose, dont nous Cubains, sommes privés depuis longtemps. Le parti communiste de notre pays a habilement coupé toutes les voies qui nous permettraient de choisir entre plusieurs politiques. Sachant qu’il ne pourrait pas concourir en bonne position Fidel Castro a préféré partir seul en piste, et a choisi comme unique remplaçant quelqu’un qui, de plus, porte le même nom. Si l’on compare les situations il reste au Vénézuéliens l’espoir d’un après tandis que les Cubains vivent avec l’angoisse du jamais.</p>
<p>C’est pourquoi, connaissant la prison de l’intérieur, je me permets de recommander aux Vénézuéliens de ne pas laisser se fermer l’unique porte de sortie sur laquelle ils peuvent compter. J’espère que ces jeunes que j’ai rencontrés à l’aéroport de Panama exercent aujourd’hui leur droit de vote. Je leur souhaite qu’à partir d’aujourd’hui ils n’aient plus peur des représailles pour avoir été pris en photo avec quelqu’un, avoir émis une idée ou signé un tract. Bref je leur souhaite d’obtenir ce que nous n’avons pas réussi à avoir.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255X2ZyLz9wPTIwODUmYW1wO3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Sur le web</a> - Traduit par Jean-Claude Marouby</p>
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		<title>Rencontre avec le dissident cubain Eliécer Avila</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 05:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric de Harven</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[castrisme]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[dissidents cubains]]></category>
		<category><![CDATA[Eliécer Avila]]></category>
		<category><![CDATA[Yoani Sánchez]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre de sa tournée mondiale et européenne, le dissident cubain Eliécer Avila, s’est entretenu avec les représentants d’Alternative Libérale, le parti pris de la liberté,  lors de son passage en France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le cadre de sa tournée mondiale et européenne, le dissident cubain Eliécer Avila, s’est entretenu avec les représentants d’Alternative Libérale, lors de son passage en France.</strong></p>
<p><strong>Par Frédéric de Harven.</strong><br />
<span id="more-121963"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTgvMTIxOTYzLXJlbmNvbnRyZS1hdmVjLWxlLWRpc3NpZGVudC1jdWJhaW4tZWxpZWNlci1hdmlsYS9kc2M=" rel=\"attachment wp-att-121966\"><img class="aligncenter  wp-image-121966" title="DSC." src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/DSC..jpg?16fe88" alt="" width="480" height="277" /></a></p>
<p>C’est dans un café parisien que les représentants d’Alternative Libérale, Emilio Pagura et Frédéric de Harven respectivement Secrétaire Générale et Président ont eu l’honneur d’échanger sur les droits fondamentaux et le régime cubain.</p>
<p>Ce jeune homme de 27 ans, dont les conditions de vie et la famille sont menacées, n’hésite pas à braver les interdits, au risque d’être emprisonné pour délit de propagande et d’espionnage à son retour, pour faire connaître au monde l’état de décomposition de la société cubaine.</p>
<p>Ingénieur en sciences informatiques, Eliécer Avila veut témoigner auprès des médias du monde entier de l’absence de liberté d’expression et des libertés fondamentales à Cuba. Avila a été le premier à bénéficier librement du droit de quitter l'île. Il se définit comme "un militant indépendant n'appartenant pas à un groupe politique traditionnelle. J'appartiens à une génération qui a su utiliser les nouvelles technologies pour créer un nouveau champ de pression".</p>
<p>Le récent décès d’Hugo Chávez pose  la question de la stabilité économique de Cuba dans la mesure où les aides économiques dépendent très largement du Venezuela. À ce propos M. Avila a, immédiatement après sa mort, exprimé son respect et ses condoléances à la famille de Hugo Chávez et au peuple vénézuélien.</p>
<p>Alors que le printemps arabe a vu le jour grâce aux réseaux sociaux, l’accès à Internet est encore très précaire à Cuba. Notre hôte devant faire plus de 800km pour se connecter à Internet dans une salle mise à disposition par une ambassade européenne.</p>
<p>Avila nous explique que le système repose sur une corruption généralisée. Le salaire moyen mensuel est de 12 dollars, les plus pauvres utilisent le recyclage et le système D, le marché noir lié au rationnement de nourriture est présent partout, chacun essayant d’améliorer ses conditions d’existence. Le système de santé, tant vanté, est déficient et l’éducation nationale, un moyen de propagande. La liberté de la presse n’existe pas.</p>
<blockquote><p>Je ne suis pas contre les régimes communistes d’Amérique du Sud, mon seul problème est que les communistes ne m’ont pas laissé être ce que je voulais être, et, pas seulement moi, mais aussi une grande majorité de cubains, en particulier les jeunes.</p></blockquote>
<p>Au XXIe siècle, Avila pense que l’opposition au régime passe par la voix d’une multitude d’individus libres et capables de s’exprimer et de réagir grâce à internet de telle sorte que les Cubains puissent choisir librement leur destin.</p>
<p>Enfin, Avila conclut l’entretien en précisant : "Nous faisons pression pour un changement pacifique et, pour y arriver, nous sommes à la recherche d’un soutien international."</p>
<p>Eliécer Avila a souhaité rencontrer Alternative Libérale parce que le projet de l’association est de contribuer au développement du progrès social, du progrès économique et de participer à l’émancipation de l’homme par la défense et la promotion de l’idée de liberté. La reconnaissance et la défense des droits individuels constituent un point incontournable de notre action.</p>
<hr />
<p align="center"><strong>Le chemin vers la liberté de Eliécer Avila</strong></p>
<p>Étudiant à l'Université des sciences (U.C.I.) en 2008 à la Havane, il a suffi à Eliécer de poser une question à un haut fonctionnaire (séance filmée en vidéo et reprise en boucle) pour qu'il soit considéré comme un dissident. Il s'est vu refuser à deux reprises d'habiter La Havane et a été confiné dans son village natal, réduit à faire des petits boulots. C'est ainsi qu'il est devenu, après avoir soutenu l'idéologie officielle, un militant de la liberté et de la démocratie.</p>
<p>Après un entretien vidéo récent réalisé par la blogueuse <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL2F1dGhvci95b2FuaS1zYW5jaGV6Lw==">Yoani Sánchez</a> où il révèle la mise en place d'un système de contrôle, de désinformation et de blocage d'internet qui a fait grand bruit, il est le premier dissident à voyager à l'extérieur de Cuba à la suite de "la modernisation des permis de sortie" accordée par Raul Castro.</p>
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		<title>Je suis cubain, point barre !</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/13/121477-je-suis-cubain-point-barre</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Apr 2013 05:35:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>

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		<description><![CDATA[De l'île ou de Miami, nous restons cubains tout court, le régime communiste à Cuba ne pourra pas nous séparer.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De l'île ou de Miami, nous restons cubains tout court, le régime communiste à Cuba ne pourra pas nous séparer.</strong></p>
<p><strong>Par Yoani Sanchez, depuis la Havane, Cuba.</strong><span id="more-121477"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA0L0RyYXBlYXUtQ3ViYS5qcGc="><img class="alignleft size-full wp-image-76428" title="Drapeau Cuba" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/04/Drapeau-Cuba.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="300" /></a>Il y a de ça quelques années, la première fois que je suis sortie de Cuba, je me trouvais dans un train qui partait de Berlin vers le nord. Un Berlin déjà réunifié mais qui gardait encore des restes de cette affreuse cicatrice que fut le mur qui avait divisé une nation. Dans le compartiment de ce train, tout en songeant à mon père et à mon grand-père cheminots, qui auraient aimé voyager à bord de ces merveilleux wagons et de cette locomotive, j’entamai une conversation avec un jeune homme assis en face de moi. Après que nous eûmes échangé de salutations et que j’eus maltraité la langue allemande d’un « guten tag » et précisé que « ich spreche ein bischen Deutsch », l’homme me demanda en suivant  d’où je venais. Je lui répondis par un « ich komme aus Kuba ». Comme cela se passe toujours après que l’on a dit que l’on arrive de la plus grande des Antilles, l’interlocuteur essaya de montrer tout ce qu’il connaissait sur notre pays. En général les gens que je rencontrais au cours de ce voyage me disaient « Ah… Cuba, oui, Varadero, le rhum, la salsa ». J’en ai aussi rencontré quelques uns dont la seule référence sur notre pays semblait être le disque « Buena Vista Social Club », qui arrivait justement à cette époque en tête des listes de musique les plus écoutées. Mais ce jeune homme dans le train de Berlin me surprit. A la différence des autres il ne me répondit pas par un stéréotype touristique ou musical mais alla plus loin. Sa réponse fut : « Tu es de Cuba ? Du Cuba de Fidel ou du Cuba de Miami ? »</p>
<p>Je suis devenue toute rouge, j’oubliai le peu de langue allemande que je connaissais et je lui  répondis dans mon meilleur espagnol du Centre de La Havane : « Mon ami je suis du Cuba de José Marti ». Notre brève conversation s’arrêta là. Mais tout le reste de ce voyage et tout le reste de ma vie j’ai gardé à l’esprit cette anecdote. Je me suis souvent demandé ce qui avait conduit ce berlinois, et tant d’autres personnes dans le monde, à voir les cubains de l’intérieur et ceux de l’extérieur de l’île comme deux mondes séparés, deux mondes irréconciliables. La réponse à cette question fait aussi partie de mon travail sur le blog Generacion Y. Comment a-t-on pu diviser notre nation ? Comment se fait-il qu’un gouvernement, un parti, un homme au pouvoir aient pu s’attribuer le droit de décider qui devait avoir notre nationalité et qui ne le devait pas ? La réponse à cette question vous la connaissez mieux que moi. Vous qui avez vécu la douleur de l’exil, vous qui  le plus souvent êtes partis avec seulement  les vêtements que vous portiez sur vous. Vous qui avez dit adieu à vos familles, que souvent vous n’avez jamais revues. Vous qui avez essayé de préserver Cuba, l’unique, l’indivisible, la complète dans vos esprits et dans vos cœurs.</p>
<p>Mais moi je continue à me demander : Que s’est-il passé ? Comment se fait-il que l’ethnonyme de cubain soit devenu quelque chose de lié à des considérations idéologiques ? Croyez-moi, lorsque l’on est né et que l’on a grandi avec une seule version de l’histoire, une version amputée et arrangée de l’histoire, on ne sait pas répondre à cette question. Par chance il est toujours possible de se réveiller de l’endoctrinement. Il suffit qu’un jour une question, telle un acide corrosif, vous passe par la tête. Il suffit de ne pas se cantonner à ce que l’on vous a dit. L’endoctrinement est incompatible avec le doute, le lavage de cerveau prend fin lorsque ce même cerveau se met à s’interroger sur les phrases qu’on lui a apprises. Le processus du réveil est lent, il débute par un étonnement, comme si tout à coup on distinguait les coutures de la réalité. C’est ainsi que dans mon cas tout a commencé. J’ai été une pionnière banale, vous le savez tous. J’ai répété chaque matin de l’école primaire ce slogan : « Pionniers du communisme, nous serons comme le Che ». J’ai couru une infinité de fois vers un refuge avec un masque à gaz, tandis que mes maîtres m’assuraient que nous serions bientôt attaqués de quelque part. Je les ai crus. Un enfant croit toujours ce que lui disent les adultes. Mais il y avait certaines choses qui ne collaient pas. Il y a un détonateur à tout processus de recherche de la vérité. Un instant ou une pièce ne cadre pas, où quelque chose n’est pas logique. Et cette absence de logique, elle était en dehors de l’école, elle était chez moi, dans mon quartier. Je ne comprenais pas bien pourquoi si ceux qui étaient partis sur le Mariel étaient les « ennemis de la patrie », mes amies étaient tellement heureuses lorsqu’elles recevaient des vêtements ou de la nourriture envoyés par des parents exilés. Pourquoi ces voisins qui avaient été renvoyés par un acte de répudiation de l’immeuble de Cayo Hueso où j’étais née, étaient ceux qui pourvoyaient aux besoins de leur vieille mère restée là et qui offrait une part de ces envois à ceux-là mêmes qui avaient jeté des œufs et des insultes à ses enfants ? Je ne comprenais pas. Et de cette incompréhension, douloureuse comme tout accouchement, est née la personne que je suis aujourd’hui.</p>
<p>C’est pourquoi, quand ce berlinois qui n’avait jamais été à Cuba a essayé de diviser mon pays, j’ai sauté comme un chat et je lui ai fait face. C’est pourquoi je suis ici aujourd’hui devant vous pour essayer de contribuer à ce que jamais plus on puisse nous diviser entre un type de cubain et un autre. Nous aurons besoin de cela pour le Cuba du futur et nous en avons besoin dans le Cuba actuel. Sans vous notre pays n’est pas complet, il est comme une personne dont on aurait amputé les extrémités. Nous ne pouvons pas permettre qu’on continue à nous diviser. Tout comme nous luttons pour habiter un pays où soient autorisés les droits d’expression, d’association et tant d’autres dont on nous a privés ; nous devons faire tout – le possible et l’impossible- pour que vous retrouviez ces droits qui à vous aussi ont été enlevés. Car il n’y a pas un « vous » et un « nous »… il n’y a qu’un « nous ». Ne permettons pas qu’ils continuent à nous séparer.</p>
<p>Je suis ici parce que je n’ai pas cru à l’histoire que l’on m’a racontée. Comme beaucoup d’autres cubains qui ont grandi sous une seule « vérité » officielle, nous nous sommes réveillés. Nous devons reconstruire notre nation. A nous seuls nous ne le pouvons pas. Ceux qui sont présents ici –comment ne le sauriez-vous pas ?- ont aidé beaucoup de familles de l’île à servir un repas sur la table de leurs enfants. Vous avez tracé votre voie dans des sociétés où vous avez dû tout recommencer à zéro. Vous avez porté Cuba avec vous et vous en avez pris soin. Aidez nous à le réunifier, à abattre ce mur qui à la différence de celui de Berlin n’est pas fait de briques et de béton, mais de mensonges, de silences et de mauvaises intentions.</p>
<p>Dans ce Cuba dont nous sommes nombreux à rêver il ne sera pas besoin de préciser à quel type de cubain on appartient. Nous serons cubains tout court, cubains point barre, cubains.</p>
<p><em>(Texte lu lors d’une réunion à la Tour de la Liberté, Miami, Floride, le 1<sup>er</sup> avril 2013)</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255X2ZyLz9wPTIwODI=" target=\"_blank\">Traduit par Jean-Claude Marouby</a></p>
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		<title>En Amérique latine, le chavisme n&#039;éblouit plus</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 05:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabio Rafael Fiallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
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		<description><![CDATA[Des élections présidentielles auront lieu dimanche 14 avril au Venezuela. Si le successeur désigné par Chávez, M. Nicolás Maduro, ne peut pas les perdre, le modèle bolivarien s'épuise en Amérique latine.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Des élections présidentielles auront lieu dimanche 14 avril au Venezuela. Si le successeur désigné par Chávez, M. Nicolás Maduro, ne peut pas les perdre, le modèle bolivarien s'épuise en Amérique latine.</strong><br />
<span id="more-121235"></span><br />
<strong>Par Fabio Rafael Fiallo.</strong></p>
<div id="attachment_121238" class="wp-caption aligncenter" style="width: 525px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTEvMTIxMjM1LWVuLWFtZXJpcXVlLWxhdGluZS1sZS1jaGF2aXNtZS1uZWJsb3VpdC1wbHVzL21hZHVyby1jaGF2ZXo=" rel=\"attachment wp-att-121238\"><img class=" wp-image-121238" title="Maduro-Chavez" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Maduro-Chavez.jpg?16fe88" alt="" width="515" height="290" /></a><p class="wp-caption-text">Nicolás Maduro, successeur désigné de Chávez.</p></div>
<p>Pour avoir désarticulé l’économie vénézuélienne en dépit d’un prix du pétrole à ses plus hauts historiques, pour avoir fait recours à des méthodes autocratiques, dictatoriales, afin de se perpétuer au pouvoir, et pour s’être rallié diplomatiquement à des régimes criminels (Kadhafi, al-Assad, d’autres encore), le modèle « bolivarien », instauré par Hugo Chávez, a perdu le rayonnement qui était le sien lorsqu’il fit irruption sur la scène latino-américaine à la fin du siècle passé.</p>
<p>Signe flagrant d’une telle érosion : l’éloignement idéologique, par rapport au modèle chaviste, opéré par l’actuel président du Pérou, Ollanta Humala.</p>
<p>Avant la campagne électorale qui l’amena au pouvoir en juillet 2011, Humala aimait à se présenter comme le Chávez du Pérou. Or, à partir de cette campagne, il changea de discours, puis, une fois président, il mit en place une politique économique qui ressemble plutôt au modèle social-libéral instauré au Brésil par le tandem Lula-Roussef et au Chili par Michelle Bachelet.</p>
<p>Humala aurait pu agir comme Chávez, c’est-à-dire faire profession de foi démocratique le temps d’une campagne électorale dans le but de gagner les voix des modérés, pour ensuite sortir ses griffes et instaurer un régime autocratique axé sur la diabolisation de l’opposition et du capital privé.</p>
<p>Mais Humala eut la lucidité de regarder autour de lui. Il trouva d’un côté les déboires de l’économie vénézuélienne : baisse de la production agricole et manufacturière, pénuries d’articles de première nécessité, inflation galopante, délabrement de l’industrie pétrolière. De l’autre côté se dressait la solidité économique du Brésil et du Chili de même que l’enviable performance économique du Pérou du temps de son prédécesseur, le social-démocrate Alán García.</p>
<p>Chez Humala, le choix fut vite fait.</p>
<p>Le chavisme n’épate même plus le président du Nicaragua, Daniel Ortega, qui, certes, à l’instar de Chávez, continue à harceler l’opposition et a changé la constitution dans le but de se perpétuer au pouvoir. Or, ne disposant pas d’une manne pétrolière à dilapider, et tirant des leçons de la débâcle de l’économie vénézuélienne, Ortega prend des mesures ayant pour but de se réconcilier avec les investisseurs – ce qui amène l’hebdomadaire <em>The Economist</em> à publier un article intitulé « Ortega devient capitaliste : À la recherche d’alternatives au Venezuela » [<sup class='footnote'><a href='#fn-121235-1' id='fnref-121235-1' onclick='return fdfootnote_show(121235)'>1</a></sup>].</p>
<p>Le modèle bolivarien est également en perte de vitesse sur le plan diplomatique.</p>
<p>En effet, lors de la récente session de la Commission latino-américaine des droits de l’homme, les pays dits bolivariens (Venezuela, Nicaragua, Bolivie et Équateur) échouèrent dans leur tentative de restreindre la capacité de cette Commission à se procurer du financement extra-gouvernemental. Le but n’était autre que de rendre la Commission entièrement dépendante du financement des États pour ainsi miner l’autonomie de celle-ci.</p>
<p>Les pays bolivariens se trouvèrent également à contrecourant, vis-à-vis du reste de l’Amérique latine, en s’abstenant de signer le Traité sur le commerce des armes, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies le 2 avril [<sup class='footnote'><a href='#fn-121235-2' id='fnref-121235-2' onclick='return fdfootnote_show(121235)'>2</a></sup>].</p>
<p>D’autre part, dans la dernière session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Venezuela eut le triste honneur d’avoir été le seul pays à voter contre le renouvellement du mandat de la commission chargée d’enquêter sur les atrocités perpétrées par le régime syrien. Le Venezuela se dissocia également d’une résolution, adoptée par consensus, créant une commission ayant pour tâche de se pencher sur les violations des droits de l’homme en Corée du Nord. Le Venezuela fut, de surcroît, l’un des deux pays à s’être opposé au prolongement du mandat de l’expert indépendant qui enquête sur les abus commis par le régime iranien [<sup class='footnote'><a href='#fn-121235-3' id='fnref-121235-3' onclick='return fdfootnote_show(121235)'>3</a></sup>].</p>
<p>Des élections présidentielles auront lieu dimanche 14 avril au Venezuela. Une chose est sûre : le successeur désigné par Chávez, M. Nicolás Maduro, ne peut pas les perdre. Et pour cause : l’appareil d’État, la hiérarchie militaire y compris, a mis tout son poids dans la balance pour assurer la victoire de Maduro. Les médias, largement contrôlés par le gouvernement, ont consacré un temps disproportionné à véhiculer la propagande chaviste. Le Conseil national électoral, chargé de proclamer le résultat des élections, est composé de représentants du pouvoir, qui ne sont donc pas neutres ou indépendants. Dernier mais non le moindre, des membres du parti au pouvoir ont la clé d’accès à 45.000 machines de vote [<sup class='footnote'><a href='#fn-121235-4' id='fnref-121235-4' onclick='return fdfootnote_show(121235)'>4</a></sup>].</p>
<p>La victoire du candidat du chavisme s’avérera toutefois une arme à double tranchant. Car gouverner le Venezuela dans l’état où Chávez l’a laissé est un cadeau empoisonné. Soit M. Maduro change radicalement d’orientation et cesse d’attaquer le secteur privé et les investissements étrangers afin d’introduire un minimum d’efficacité dans la gestion de l’économie, ce qui équivaudrait à renier l’héritage chaviste. Soit il persiste dans la voie de la diabolisation des entrepreneurs à la Chávez, enfonçant davantage encore l’économie vénézuélienne dans la paralysie.</p>
<p>À en juger par ses déclarations et ses prises de position au cours de la campagne électorale, Maduro semble déterminé à suivre la seconde voie, ce qui portera à terme le coup de grâce au prestige du modèle bolivarien.</p>
<p>---<br />
<strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-121235'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-121235-1'>Voir à ce sujet « Ortega goes capitalist : Looking for alternatives to Venezuela », <em>The Economist</em>, 27-08-2011. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121235-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121235-2'>Paulo A. Paranagua, « Le Traité sur le commerce des armes oppose la majorité de l’Amérique latine aux pays de l’ALBA », <em>Le Monde</em>, 05-04-2013. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121235-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121235-3'>« Le Venezuela prend le rôle du gêneur au Conseil des Droits de l’Homme », <em>Le Temps</em> (Genève), 25-03-2013. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121235-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121235-4'>« Venezuela: Oposición denuncia acceso ilegal del oficialismo a máquinas de votación », <em>BBC en espagnol</em>, 03-04-2013; « Capriles cambia de estrategia y pasa al ataque », <em>El País</em>, 08-04-2013. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121235-4'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Amérique Latine : s&#039;inspirer de la Colombie plutôt que du Venezuela</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 05:30:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Hannan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Alvaro Uribe]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Chavez]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Les dérives autoritaires et gauchistes d'une partie de l'Amérique Latine (Venezuela en particulier) ne sont pas une fatalité, comme le montre la Colombie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les dérives autoritaires et gauchistes d'une partie de l'Amérique Latine (Venezuela en particulier) ne sont pas une fatalité, comme le montre la Colombie.</strong></p>
<p><strong>Par Daniel Hannan, depuis le Royaume-Uni.</strong><span id="more-118565"></span></p>
<div id="attachment_96919" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA5L0NvbG9tYmlhLWZhY2UuanBn"><img class="size-medium wp-image-96919" title="Colombian face" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/Colombia-face-300x199.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Un enfant avec le visage aux couleurs colombiennes</p></div>
<p>On peut déjà observer le début d'un culte d'Hugo Chávez à la Eva Perón. Les latino-américains aiment les martyrs, et la récente mort du président vénézuélien a suscité l’émergence de théories du complot bizarres, mêlant CIA et utilisation d’armes biologiques. Tout en étant colérique, sentencieux et mégalomane, le <em>comandante</em> restait populaire.</p>
<p>Un vieux dicton vénézuélien dit qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais présidents, mais seulement des dirigeants lorsque le prix du pétrole est élevé ou faible. Chávez bénéficia d’une extraordinaire flambée du cours des hydrocarbures, mais l’argent ainsi gagné profita à peine aux villages et villes délabrés. En grande partie, il fut gaspillé dans le népotisme, avec la création d’un si grand nombre de ministères que les Vénézuéliens en ont perdu le compte. Les seules personnes qui gagnèrent (beaucoup) sous le régime chaviste furent les cadres du parti, avec leurs chemises rouges, qui garnissaient leurs bourses grâce à leurs contrats publics et furent vite surnommés les ‘boligarchs’ : ils jouèrent un rôle dans la révolution bolivarienne que Chávez lança.</p>
<p>Suite à ces événements, on peut se demander sur quoi reposait le succès du chavisme, non seulement au Venezuela, mais aussi aux alentours ? Le chavisme, à proprement parler, est un mot particulièrement approprié pour baptiser le phénomène : ses représentants aiment à souligner leur anti-élitisme en prononçant de ronflantes et vulgaires tirades par rapport aux standards des discours politiques latino-américains.</p>
<p>L’Équateur de Rafael Correa et la Bolivie d’Evo Morales suivirent le scénario Bolivarien à la lettre, en entravant leurs parlements et cours suprêmes, en ignorant leurs constitutions et en ‘refondant’ leurs sociétés sur des principes socialistes. Au Brésil, en Argentine, au Nicaragua, au Paraguay et même en Uruguay, traditionnellement bourgeois, les formes extérieures du constitutionnalisme furent respectées, mais le pouvoir sombra dans les mains de populistes gauchistes belliqueux.</p>
<p>Ce serait aller trop loin que de nommer ces leaders des dictateurs : ce sont des antiparlementaires plutôt que des antidémocrates. Après avoir été plus ou moins légitimement élus, ils démantèlent les contrepouvoirs : la justice, les partis d’opposition, les commissions électorales et les chaînes de télévision privées.</p>
<p>Pour rester populaires, ils s'inventent des ennemis et des conflits : avec Washington, avec le FMI, avec ‘les riches’ et, quand toutes les autres possibilités ont été employées, entre eux. Chávez menaçait continuellement la Colombie. Evo Morales parlait régulièrement des provinces boliviennes perdues au profit du Chili au 19<sup>ème</sup> siècle. Cristina Kirchner ne cesse de s'agiter à propos des Malouines.</p>
<p>Ils tentent tous de déplacer le débat, car la dernière chose que ces dirigeants veulent est d’être jugés sur leur bilan économique. Malgré le boom des matières premières dont l’Amérique du Sud aurait dû être un massif bénéficiaire, ils ont consacré un régime de corruption, d’inflation et de rationnements.</p>
<p>Pourquoi donc réussissent-ils à gagner ? La réponse provient en grande partie de l'échec du centre droit, qui a eu sa chance dans les années 1990 et l'a gâchée. Il n’y a guère qu'en Colombie et, dans une certaine mesure, au Chili, qu'existe un conservatisme populaire qui soit électoralement crédible. Ailleurs, les chefs de file de droite ont à peine commencé à comprendre la gravité de leur situation, et à libérer leur esprit de conquête. La politique en Amérique Latine a longtemps été le domaine de riches héritiers, à la peau blanche et bardés de diplômes obtenus à l'étranger. Le chavisme est une réaction de quinze ans contre ce système. Dans les quartiers pauvres, les gens votent pour punir les vieilles élites.</p>
<p>La tragédie latino américaine est facile à résumer. L’État fait trop et trop peu à la fois. Trop peu dans le sens où il n’est pas parvenu à bâtir un régime dans lequel les droits de propriété seraient garantis, les conflits seraient arbitrés par des magistrats indépendants et des recours seraient disponibles pour chacun ; trop dans le sens où il a géré des plans massifs de travaux publics, a nationalisé de grandes entreprises, et a acheté massivement l'électorat par l'argent public. Un tel système ne peut manquer d’être corrompu. Si vous avez un désaccord avec votre voisin, vous ne vous fiez pas au tribunal : vous téléphonez à votre ami qui connait une personne bien placée. Si vous voulez devenir riche, vous ne fabriquez ou ne vendez rien ; vous vous assurez d’obtenir un contrat du gouvernement. Après des années de gestion calamiteuse, la population se résigne : elle  élit des autocrates non pas avec l’espoir d’un avenir meilleur, mais avec un cri de rage.</p>
<p>Y a-t-il une échappatoire ? Oui. La Colombie est parvenue à s’extirper de la marée rouge, et l'ancien président Alvaro Uribe est arrivé à un niveau de reconnaissance dont les Bolivariens ne peuvent que rêver. Comment ? En partie en gagnant contre les groupes terroristes et en désarmant les milices, ce qui a permis à la Colombie de restaurer l’État de droit. En partie aussi grâce à un programme de privatisation qui entraîna une diminution des risques de népotisme.</p>
<p>À travers le continent, malheureusement, la politique demeure une lutte entre différentes factions étatistes, chacune cherchant à s'approprier la machine gouvernementale. Beaucoup d'électeurs se réfugient dans la résignation.</p>
<p>Et n’imaginez pas que cela ne puisse pas se produire chez nous. Nous n’avons qu'à regarder certains pays du sud de la zone euro. La démocratie représentative y est encore un phénomène relativement nouveau. Elle pourrait se montrer plus fragile qu’on ne le pense.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLnRlbGVncmFwaC5jby51ay9uZXdzL2RhbmllbGhhbm5hbi8xMDAyMDU3NjAvaHVnby1jaGF2ZXotbGF0aW4tYW1lcmljYS1oYXMtY2hvc2VuLXJhZ2Utb3Zlci1wcm9ncmVzcy8=" target=\"_blank\">Sur le web</a>. Traduction Barem pour Contrepoints.</p>
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		<title>Hugo Chávez : le populisme en héritage</title>
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		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/14/118178-hugo-chavez-le-populisme-en-heritage#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 05:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yanick Labrie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Chavez]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
		<category><![CDATA[socialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Durant le règne de Chávez, le populisme a pris différentes formes, chacune occasionnant des conséquences négatives sur le bien-être des Vénézuéliens.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Durant le règne de Chávez, le populisme a pris différentes formes, chacune occasionnant des conséquences négatives sur le bien-être des Vénézuéliens.</strong></p>
<p><strong>Par Yanick Labrie.<span id="more-118178"></span><br />
</strong><em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZWRtLm9yZy9mci8=">Institut économique de Montréal</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMTcvNjUyMjEtY2hhdmV6LW1vcnQtZGFucy11bi1hbi9odWdvLWNoYXZlei1jYW5jZXI=" rel=\"attachment wp-att-65222\"><img class="aligncenter  wp-image-65222" title="Hugo Chavez cancer" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/Hugo-Chavez-cancer.jpg?16fe88" alt="" width="508" height="286" /></a></p>
<p>Les médias du monde entier ont consacré beaucoup de temps et d’images à la mort de Chávez, qui nous a quitté mardi dernier après avoir perdu son combat contre le cancer. Son héritage en tant que Président de la « République Bolivarienne du Venezuela » doit être vu à la lumière d’une <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5wcmVzcy51Y2hpY2Fnby5lZHUvTWlzYy9DaGljYWdvLzE4NDc4NC5odG1s" rel=\"nofollow external\">longue tradition de populisme</a> dans l’histoire de l’Amérique Latine.</p>
<p>Sa carrière a suivi les pas d’autres dirigeants populistes comme Juan Peron en Argentine (1946-55, 1973-74) et Alan Garcia au Pérou (1985-1990). Leurs plans en faveur du développement économique, marqués par une rhétorique nationaliste, gravitaient autour de politiques interventionnistes et un désir de devenir indépendant, comme la création massive de monopoles publics, des mesures protectionnistes restrictives, de grasses subventions aux entreprises…</p>
<p>Après l’emballement initial, les limites du populisme économique apparurent rapidement dans tous ces pays latino-américains, et la continuation de cette stratégie aggrava progressivement la situation économique de tous, essentiellement d’ailleurs les personnes qui devaient s’en retrouver les principaux bénéficiaires.</p>
<p>C’est précisément ce qui s’est passé au <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbmRlcGVuZGVudC5vcmcvcGRmL3Rpci90aXJfMTJfMDRfMl9mYXJpYS5wZGY=" rel=\"nofollow external\">Venezuela</a> à partir des années 60. Alors que le pays <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uYXRpb25tYXN0ZXIuY29tL2dyYXBoL2Vjb19nZHBfcGVyX2NhcF9pbl8xOTUtZWNvbm9teS1nZHAtcGVyLWNhcGl0YS0xOTUw" rel=\"nofollow external\">détenait un PIB par habitant plus élevé que celui du Canada</a> dans les années 50, il est maintenant moins de 3 fois plus faible que celui-ci, grâce à des décennies de décisions populistes.</p>
<p>Durant le règne de Chávez, le populisme prenait différentes formes, chacune occasionnant des <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oYWNlci5vcmcvcGRmL1JvZHJpZ3VlejAwLnBkZg==" rel=\"nofollow external\">conséquences négatives</a> sur le bien-être des Vénézuéliens.</p>
<p>Sur le pan économique, malgré le boom des prix du pétrole accompagnant sa présidence, le Venezuela n’a connu qu’une croissance relativement modeste et un déficit budgétaire récurrent d’année en année. Des politiques monétaires démesurément expansionnistes conduisirent à une forte progression de l’inflation, alors que les tarifs d’importation et les contrôles des prix – paradoxalement conçus pour maîtriser l’inflation – entrainèrent des <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jbmJjLmNvbS9pZC8xMDAzODk4NDIvR290X1N1Z2FyX1ZlbmV6dWVsYV9GYWNlc19TaG9ydGFnZXNfb2ZfU3RhcGxlX0Zvb2Rz" rel=\"nofollow external\">pénuries</a> de produits de base comme la farine, le lait, le sucre et, en termes d’énergie, l’électricité.</p>
<p>Chávez démontra également son manque de respect pour la propriété privée et pour la liberté de chacun en général. Entre 2002 et 2012, il y eut 1168 <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cud2hhdHNuZXh0dmVuZXp1ZWxhLmNvbS9uZXdzL3JlcG9ydC1jaGF2ZXotZXhwcm9wcmlhdGVzLTExNjgtY29tcGFuaWVzLWluLWEtZGVjYWRlLWphdWEtc2F5cy10aGVyZXMtbW9yZS10by1jb21lLw==" rel=\"nofollow external\">expropriations</a> arbitraires sans motif dans le pays. Parmi les concernés figurent toutes les compagnies pétrolières étrangères, l’aciériste <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDA4LzA1LzAxL2J1c2luZXNzL3dvcmxkYnVzaW5lc3MvMDFpaHQtMXZlbmV6LjEyNDc3ODQ3Lmh0bWw/X3I9MiZhbXA7" rel=\"nofollow external\">Ternium</a>, le géant de la téléphonie <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDA3LzA1LzA5L3RlY2hub2xvZ3kvMDlpaHQtY2FudHYuNC41NjQxNjExLmh0bWw/X3I9MA==" rel=\"nofollow external\">CANTV</a>, toutes les entreprises cimentières, productrices de riz, une demi douzaine de revendeurs, etc.</p>
<p>Pour cette raison, et bien d’autres, le Venezuela se classe dorénavant 174<sup>ème</sup> sur 177 dans <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZXJpdGFnZS5vcmcvaW5kZXgvY291bnRyeS92ZW5lenVlbGE=" rel=\"nofollow external\">l’index 2013 de la liberté économique</a> élaboré par la Fondation Héritage, juste au dessus du Zimbabwe, de Cuba et de la Corée du Nord.<br />
De plus, la protection de la liberté de la presse fut la dernière de ses priorités. En ne tenant compte que de l’année 2009, <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLnJzZi5vcmcvdmVuZXp1ZWxhLTM0LWJyb2FkY2FzdC1tZWRpYS1zaHV0LWRvd24tYXQtMDItMDgtMjAwOSwzNDA1Ng==" rel=\"nofollow external\">les licences de 34 stations de radio et de télévision</a> critiquant le régime ne furent pas renouvelées. Chávez contrôlait également en partie le contenu de l’information en forçant les chaînes de télévision d’enregistrer et diffuser ses longs et fréquents discours. La corruption a aussi atteint des niveaux sans précédents sous le joug du gouvernant. Un <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWRldm9pci5jb20vaW50ZXJuYXRpb25hbC9hY3R1YWxpdGVzLWludGVybmF0aW9uYWxlcy8xMjY3MTAvYXUtdmVuZXp1ZWxhLXZpdmEtbGEtY29ycnVwY2lvbg==" rel=\"nofollow external\">article</a> du <em>Devoir</em> publié en 2007 révélait que la coquette somme de 22 milliards de $ (sur un budget de 60 milliards) aurait été utilisée par le gouvernement sans avoir de compte à rendre à personne. La majorité de ces fonds furent apparemment détournés par la Venezuelan Petroleum Corporation.</p>
<p>Beaucoup considèrent que Chávez mérite du crédit pour avoir établi des programmes sociaux censés faire disparaître la misère. Il est vrai que le taux de pauvreté s’est infléchi depuis 2001, grâce majoritairement aux milliards filant dans les coffres du gouvernement via l’industrie pétrolière nationalisée et la <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovLzEzMC4xMDIuNDQuMjQ2L2xvZ2luP2F1dGg9MCZhbXA7dHlwZT1zdW1tYXJ5JmFtcDt1cmw9L2pvdXJuYWxzL2xhdGluX2FtZXJpY2FuX3BvbGl0aWNzX2FuZF9zb2NpZXR5L3YwNDkvNDkuNGJlY2VycmEucGRm" rel=\"nofollow external\">redistribution de ses bénéfices</a>.</p>
<p>Premièrement, Chávez arrosa d’argent sa population tout en adoptant des mesures qui saccageaient l’économie du pays. Il s’assura de la sorte que ces "camarades" se rendraient graduellement dépendants de ces projets au lieu de développer une économie diversifiée et durable. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence si bon nombre de ces plans sociaux (les fameux <em>misiones sociales</em>) furent implantés en vue de favoriser des groupes sociaux parmi lesquels se trouvent ses plus <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VtbGFiLmJlcmtlbGV5LmVkdS8lN0VlbWlndWVsL3BkZnMvbWlndWVsX21haXNhbnRhLnBkZg==" rel=\"nofollow external\">dévoués partisans</a>.</p>
<p>Deuxièmement, la saisie par Chávez des firmes pétrolières étrangères, et consécutivement la perte de main d’œuvre spécialisée, d’expertise et de capital, ne se fit pas sans la réaction des industrielles, dont <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5laWEuZ292L2NvdW50cmllcy9hbmFseXNpc2JyaWVmcy9WZW5lenVlbGEvdmVuZXp1ZWxhLnBkZg==" rel=\"nofollow external\">les rendements déclinèrent d’1/4 depuis 2001</a>. Ironiquement, l’industrie pétrolière devint la vache à lait du gouvernement, ce qui fut un outil crucial dans l’incessante quête de Chávez visant à acheter des voix et rester au pouvoir, mais elle aurait pu en apporter bien plus à semer s’il n’avait pas introduit ses désastreuses politiques.</p>
<p>Certains États d’Amérique Latine ont entrepris des réformes pro-marché et ont joui d’une croissance forte depuis la crise financière qui toucha la région dans les années 90. Cependant, l’habituelle tendance populiste sévit encore dans cette région, que ce soit avec Evo Morales en Bolivie ou Rafael Correa en Équateur, ce qui menace l’avenir de millions de Sud-Américains infortunés plus longtemps encore que ça ne devrait. Malheureusement, ceci fait également partie du triste héritage du leader éteint.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZWRtLm9yZy9mci9ub2RlLzQzMTM1">Sur le web</a>.<br />
Traduction : Barem/<em>Contrepoints</em>.</p>
<p><strong>À lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a title=\"Le sombre héritage de Chávez\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzUyLWxlLXNvbWJyZS1oZXJpdGFnZS1kZS1jaGF2ZXo=" rel=\"bookmark\">Le sombre héritage de Chávez</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTIvMTE3ODkwLWxlLXNvY2lhbGlzbWUtZHUtMjFlLXNpZWNsZS1lY2hlYy1zdXItdG91dGUtbGEtbGlnbmU=">Le socialisme du 21e siècle : échec sur toute la ligne</a></li>
<li><a title=\"Chávez : l'autocratie du pétrobolivar\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzMyLWNoYXZlei1sYXV0b2NyYXRpZS1kdS1wZXRyb2JvbGl2YXI=" rel=\"bookmark\">Chávez : l'autocratie du pétrobolivar</a></li>
<li><a title=\"La dérive autoritaire léguée par Hugo Chávez\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3MzAzLWxhLWRlcml2ZS1hdXRvcml0YWlyZS1sZWd1ZWUtcGFyLWh1Z28tY2hhdmV6" rel=\"bookmark\">La dérive autoritaire léguée par Hugo Chávez</a></li>
<li><a title=\"Hugo Chávez mort, le Venezuela pourra-t-il se reconstruire ?\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3Mjc3LWh1Z28tY2hhdmV6LW1vcnQtbGUtdmVuZXp1ZWxhLXBvdXJyYS10LWlsLXNlLXJlY29uc3RydWlyZQ==" rel=\"bookmark\">Hugo Chávez mort, le Venezuela pourra-t-il se reconstruire ?</a></li>
</ul>
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		<title>Le socialisme du 21e siècle : échec sur toute la ligne</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 07:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juan Ramon Rallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[alphabétisation]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Chavez]]></category>
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		<category><![CDATA[socialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Uruguay]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Chili et l'Uruguay, aussi riches que le Venezuela en 1998, présentent des indicateurs sociaux très supérieurs au Venezuela socialiste]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Chili et l'Uruguay, aussi riches que le Venezuela </strong><strong>en 1998</strong><strong>, présentent aujourd'hui des indicateurs sociaux très supérieurs dans presque tous les domaines, tandis que le Pérou et la Colombie, beaucoup plus pauvres</strong><strong> en 1998</strong><strong>, ont connu une évolution de ceux-ci beaucoup plus notables.</strong><br />
<span id="more-117890"></span><br />
<strong>Par Juan Ramón Rallo, depuis Madrid, Espagne</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTIvMTE3ODkwLWxlLXNvY2lhbGlzbWUtZHUtMjFlLXNpZWNsZS1lY2hlYy1zdXItdG91dGUtbGEtbGlnbmUvcGF0cmlhLXNvY2lhbGlzbW8tbXVlcnRl" rel=\"attachment wp-att-117893\"><img class="aligncenter size-full wp-image-117893" title="Patria socialismo muerte" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Patria-socialismo-muerte-e1363005832518.jpg?16fe88" alt="Patria, socialismo o muerte" width="640" height="480" /></a></p>
<p>En 1998, le Venezuela était le quatrième pays le plus riche d'Amérique latine par revenu par habitant ; en 2012, il était descendu à la septième position malgré la bulle pétrolière que connut le pays et l'environnement régional très favorable. Le legs de ces quatorze années d'application du socialisme du 21e siècle s'est soldé par une croissance exiguë du revenu moyen réel de 0,8% par an, <a title=\"Chávez : l'autocratie du pétrobolivar\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzMyLWNoYXZlei1sYXV0b2NyYXRpZS1kdS1wZXRyb2JvbGl2YXI=" target=\"_blank\">quelques quatre fois moins que des pays non bolivariens comme le Chili, la Colombie, le Pérou ou l'Uruguay</a>.</p>
<p>Malgré cela, on trouve des gens qui tentent de mettre en valeur l'héritage économique <em>chaviste</em> en faisant référence aux grands succès sociaux récoltés par le régime, comme si les améliorations de la qualité de la vie des citoyens n'étaient pas une conséquence directe de l'enrichissement de ces citoyens, c'est-à-dire, de la croissance économique. Si le Venezuela a prospéré sous le gouvernent de Chávez (et il le fit, bien que beaucoup moins que ses voisins), alors nous tomberons inexorablement sur divers indicateurs qui dévoileront une certaine amélioration et que la clique de service interprétera hors contexte, comme une revendication de la peu raisonnable et très liberticide politique économique du régime bolivarien.</p>
<p>[...] De nouveau, comme tant d'autres fois en économie, nous nous trouvons face au célèbre problème de « ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas » : ce qui est réellement significatif est la richesse et la prospérité que le Venezuela aurait été capable de créer avec les conditions si favorables qu'il a connues. Partant de ce point, il convient de comparer ses présumées « réussites sociales » avec celles des autres pays qui n'ont pu compter sur des revenus annuels dérivés de l’exportation du pétrole équivalents à 40% du PIB mais qui, au moins, ont évité d'imposer tant d'incongruences socialistoïdes. Pour ce faire, nous utiliserons la <a title=\"Indicateurs\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Rvbm5lZXMuYmFucXVlbW9uZGlhbGUub3JnL2luZGljYXRldXI=" target=\"_blank\">base de données de la Banque mondiale</a>, en comparant l'évolution de paramètres distincts analysés depuis 1998 jusqu'aux derniers disponibles.</p>
<p><strong>Pauvreté, salubrité et espérance de vie</strong></p>
<p>Par exemple, on a beaucoup écrit sur le taux de pauvreté vénézuélien qui a chuté de 50,4% à 31,9%, mais il convient de ne pas oublier que celui du Chili est tombé de 21,6% à 15,1%, celui de l'Uruguay de 24,3% à 13,7%, celui de la Colombie de 49,7% à 34,1% et celui du Pérou de 58,7% à 27,8%. Certes, le taux de pauvreté est une (mauvaise) mesure de l'inégalité économique, mais dans ce cas les indicateurs de pauvreté absolue – pourcentage de la population qui gagne moins de deux dollars par jour – nous fournissent des résultats assez similaires (ici, les données s'arrêtent en 2007) : au Venezuela celle-ci est passé de 20,4% à 12,9%, au Chili de 6,2% à 3,2%, en Colombie de 27,2% à 17,7%, au Pérou de 26,3% à 18,2% et en Uruguay, il est resté autour de 3%. La diminution de la pauvreté est par conséquent, un phénomène généralisé dans la zone, fruit de la croissance économique.</p>
<p>Dans le même temps, les conditions de salubrité ont connu une certaine amélioration durant la chavisme. Les habitants des campagnes ayant accès à l'eau sont passés de 74% à 94% ; mais au Pérou, ce furent 53% qui passèrent à 89%, au Chili de 62% à 99%, en Colombie, de 70% à 98% et en Uruguay, de 85% à 99%. De même, le pourcentage de la population avec accès aux installations sanitaires s'est à peine amélioré au Venezuela entre 1998 et 2007 (dernière donnée disponible) : montant de 88% à 91%, tandis qu'au Pérou, il a augmenté de 61% à 69%, en Colombie, de 71% à 76%, au Chili, de 91% à 96% et en Uruguay de 96% à 100%.</p>
<p>La croissance économique, la réduction de la pauvreté et la meilleure salubrité ont débouché sur une moindre mortalité infantile, une moindre mortalité des mères accouchant et, en somme, sur une meilleure espérance de vie. Les chiffres du Venezuela ne sont pas mauvais en ce qui concerne cet aspect des choses (le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est passé de 24 pour mille à 15 pour mille, le taux de mortalité des mères se maintient à 0,9 pour mille et l'espérance de vie a augmenté de 73 à 74 ans), mais de nouveau ils sont relativement moins bons que ceux des autres pays : la mortalité infantile a été réduite de 45 à 18 pour mille au Pérou, de 12 à 3 pour mille au Chili, de 27 à 18 pour mille en Colombie et de 18 à 10 pour mille en Uruguay ; la mortalité maternelle chute de 1,3 pour mille à 0,9 pour mille en Colombie, de 1,2 pour mille à 0,67 pour mille au Pérou, de 0,29 à 0,25 pour mille au Chili et de 0,35 à 0,29 pour mille en Uruguay ; et l'espérance de vie monte de 70 à 74 ans au Pérou et en Colombie, de 74 à 76 ans en Uruguay et de 76 à 79 ans au Chili.</p>
<p><strong>Alphabétisation, communications et environnement</strong></p>
<p>À par les précédents, il existent d'autres indicateurs qui illustrent comment a évolué le bien-être des Vénézuéliens sous la botte du <em>chavisme</em> en comparaison avec celui de ses voisins, par exemple le taux d'alphabétisation, qui ne s'améliore pas seulement au Venezuela (de 93% à 96%) mais bien dans tous les autres pays, conséquence de leur plus grande richesse (en Colombie, il passe de 91% à 93%, au Pérou de 87% à 90%, en Uruguay de 97% à 98% et au Chili de 96% à 99%).</p>
<p>La pénétration et l'usage des télécommunications sont un autre paramètre illustratif. Les usagers d'Internet sont montés jusqu'à 40,4% de la population vénézuélienne, face aux 40% de la Colombie, aux 36,5% du Pérou, aux 53,9% du Chili et aux 51,6% de l'Uruguay ; mais les différences sont plus accusées quand on analyse la qualité de la connexion Internet (au Venezuela seulement 0,87% a accès à la bande large, face aux 3,5% du Pérou, aux 6,9% de la Colombie, aux 11,6% du Chili et aux 13,4% de l'Uruguay) ou la présence de serveurs sécurisés (seulement 8 au Venezuela, contre 19 au Pérou, 21 en Colombie, 67 au Chili ou 70 en Uruguay). De même, le Venezuela reste à la traîne en nombre de téléphones portables pour 100 personnes : 98 pour le Venezuela et la Colombie, contre 110 au Pérou, 130 au Chili ou 141 en Uruguay.</p>
<p>Un autre indicateur possible est la consommation annuelle d'électricité par habitant, qui a à peine grandi de 23%, de 2.656 kWh par personne à 3.287 kWh, face aux plus grandes augmentations du Pérou (de 645 kWh à 1.106 kWh), de l'Uruguay (de 1,817 kWh à 2.673) et du Chili (de 2.168 kWh à 3.297) ; seule la Colombie a moins augmenté cette consommation, de 893 kWh à 1.106. Et, bien sûr, les gaucho-écologistes qui s'attendent à trouver en Chávez un modèle de gestion politique respectueux de l'environnement devront y penser à deux fois : le Venezuela produisait 0% de son énergie à partir de sources renouvelables, contre 0,9% pour la Colombie, 2% pour le Pérou, 5,7 % pour le Chili ou 8,8% pour l'Uruguay. C'est également le pays qui a émis le plus de tonnes métriques de CO2 par habitant en 2009 (dernière année disponible) : 6,5 face aux 3,9 du Chili, les 2,4 de l'Uruguay ou les 1,6 de la Colombie et du Pérou. Et, dans le même sens, c'était le territoire qui voyait le plus reculer sa masse forestière : de 2000 à 2010, elle tombait de 55,7% à 52,5%, alors que le Pérou passait de 54,1% à 53,1%, la Colombie de 55,4% à 54,5%, le Chili de 21,3% à 21,8% et l'Uruguay de 8,1% à 10%.</p>
<p><strong>Sécurité, corruption, impôts et régulations</strong></p>
<p>D'autres indicateurs de bien-être sont, bien sûr, la sécurité, la transparence et le caractère non arbitraire des pouvoirs publics, l'agressivité fiscale ou la flexibilité pour gérer sa propre entreprise. Dans toutes ces rubriques, le Venezuela se trouve en très mauvaise place face aux autres pays : les homicides volontaires ont explosé sous le <em>chavisme</em>, passant de 0,19 pour mille à 0,49, à la différence de ce qui s'est passé au Chili, au Pérou ou en Uruguay (où ils se se sont maintenus autour de 0,05 pour mille) ou en Colombie, où ils se sont effondrés de 0,6 pour mille à 0,33. Le Venezuela a le pire classement selon l'indice de perception de la corruption (1 indique la corruption maximale), en obtenant 19 points, contre 36 pour la Colombie, 38 pour le Pérou, ou 72 pour le Chili et l'Uruguay. De même, la pression fiscale n'est pas seulement bien supérieure à celle de ses voisins (37% face aux 31% de l'Uruguay, aux 27% de la Colombie, au 23% du Chili ou aux 21% du Pérou), mais la variété d'impôts et les désagréments découlant de leur paiement sont aussi très supérieurs : au Venezuela, les entreprises doivent s'acquitter de 71 impôts, et les individus doivent consacrer 792 heures par an pour gérer leur paiement ; face aux 33 impôts et les 310 heures en Uruguay, 9 impôts et 293 heures au Pérou, 9 impôts et 203 heures en Colombie et 6 impôts et 291 heures au Chili. Ce qui, évidemment, se reflète aussi dans la facilité de gestion de sa propre entreprise : le Venezuela obtient un score de 180 (1 étant la flexibilité maximale), l'Uruguay, 89, la Colombie, 45, le Pérou, 43 et le Chili, 37.</p>
<p>Pour finir, beaucoup ont chanté les louanges du régime <em>chaviste</em> pour sa réduction des inégalités sociales. Certes, l'indice Gini (où la valeur zéro exprime l'égalité maximale) a chuté de 47,2 à 43,5, le Chili et le Pérou l'ont réduit de même manière ou plus : au Chili, il est passé de 55,5 à 51,9 et au Pérou de 56,1 à 47,2. De son côté, la Colombie est resté stable (à 56,5) et en Uruguay, il a monté légèrement jusqu'à 45,3.</p>
<p>En résumé : le Chili et l'Uruguay, qui ont démarré en 1998 aussi riches que le Venezuela, présentent aujourd'hui des indicateurs sociaux très supérieurs au Venezuela dans presque tous les domaines, tandis que le Pérou et la Colombie, qui ont commencé en 1998 beaucoup plus pauvres, ont connu une évolution de ceux-ci beaucoup plus notables dans presque tous les indicateurs sociaux. Cependant, à la différence de ces autres pays, le Venezuela a construit sa légère amélioration sur les faibles pieds d'argile de la bulle pétrolière, de l'étatisation de l'économie, de la rapine fiscale et de la destruction des classes moyennes.</p>
<p>En ce sens, un dernier chiffre sera suffisamment illustratif : la valeur boursière des entreprises cotées (un des actifs par excellence où la classe moyenne peut commencer à construire son patrimoine). Depuis l'arrivée au pouvoir de Chávez, la valeur de la bourse s'est effondrée de 8,3% du PIB à 1,6% ; en revanche, au Chili, elle a augmenté de 65,3% à 108,7%, en Colombie de 13,6% à 60,4% et au Pérou, de 20,5% à 44,8%. Chávez, à aucun moment, n'a cherché à créer une société de propriétaires libres, auto-suffisants et autonomes de l'État, mais un territoire remplis de serfs attachés à la glèbe dépendants des cadeaux du gouvernement. Et c'est bien ce qu'est le Venezuela aujourd'hui même. Pourvu qu'il change de cap dans le futur.</p>
<p>—-<br />
<a title=\"El socialismo del siglo XXI: un fracaso en todos los órdenes\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2p1YW5yYW1vbnJhbGxvLmNvbS8yMDEzLzAzL2VsLXNvY2lhbGlzbW8tZGVsLXNpZ2xvLXh4aS11bi1mcmFjYXNvLWVuLXRvZG9zLWxvcy1vcmRlbmVzLw==" target=\"_blank\">Traduit de l’espagnol</a>.</p>
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		<title>Interdictions</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 06:15:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’y a-t-il de différent entre Cuba, où j'habite et dont je viens de partir, et l'Europe, où je viens d'arriver ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu’y a-t-il de différent entre Cuba, où j'habite et dont je viens de partir, et l'Europe où je viens d'arriver ?</strong><br />
<span id="more-117846"></span><br />
<strong>Par Yoani Sanchez.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzAyL2ludGVyZGl0X2RlX3Bhcm9sZS5qcGc="><img class="size-medium wp-image-18320 alignleft" title="interdit_de_parole" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/02/interdit_de_parole-300x300.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Qu’y a-t-il de différent entre Cuba, où j'habite et dont je viens de partir, et l'Europe, où je viens d'arriver ? Dans un premier temps j’ai pensé : les odeurs, la température. Ensuite il y a les bruits qui sont tellement spécifiques à chaque lieu, le gris du ciel l’hiver, ou la couleur sombre des eaux du fleuve qui traverse une partie de l’Europe. Qu’y a-t-il de réellement nouveau ? Je continue à m’interroger en découvrant ici une saveur, là une première poignée de mains. La musique peut-être, le bruit du tramway qui freine en vue de la station, la neige qui s’entasse le long des trottoirs, les primevères qui ont du mal à percer alors que la pire des gelées les attend peut-être. D’où naît l’étrangeté ? Du carillon des cloches des églises qui semblent se mettre en compétition à chaque heure précise, ou de certaines maisons si anciennes que les immeubles de la Vieille Havane paraissent récents.</p>
<p>Mais pour moi la vraie nouveauté ne vient pas de la profusion des voitures modernes, ni de la wifi qui permet de se connecter à Internet presque partout. Elle ne vient pas non plus des kiosques pleins de journaux, des étals débordants des boutiques, ou du chien qui au milieu du couloir du métro est traité comme le maître et seigneur de la situation. Ce qui est rare ce n’est pas l’amabilité des vendeurs, l’absence de queues, les gargouilles aux griffes et aux dents acérées qui dépassent des façades, ou le vin chaud que l’on boit plus pour se réchauffer le corps que pour se réjouir le palais. Aucune de ces sensations, nouvelles ou presque oubliées après une décennie sans voyager, ne constitue ce qui fait la différence entre l’île que je vois maintenant de loin et les pays que j’ai l’occasion de visiter.</p>
<p>Le contraste principal est dans ce qui est ou n’est pas autorisé. Depuis que je suis descendue du premier avion je m’attends à ce qu’on me rabroue, à ce que quelqu’un sorte et me prévienne « vous ne pouvez pas faire ça ». Je cherche du regard le gardien qui va venir me dire « il n’est pas permis de photographier », le policier au visage sombre qui va me crier « citoyenne, contrôle d’identité », le fonctionnaire qui va me barrer le passage dans un couloir en me disant « ici il n’est pas possible d’entrer ». Mais je n’arrive pas à tomber sur aucun de ces personnages si courants à Cuba. De sorte que pour moi la grande différence ce ne sont pas les délicieux petits pains à graines, le retour de la viande de bœuf oubliée dans mon assiette ou le son d’une langue différente à mes oreilles. Non. La grande différence est que je ne sens pas en permanence au dessus de moi le signal rouge de ce qui est interdit, le sifflet qui me surprend dans un acte clandestin, la sensation constante que quelque chose que je fais ou à quoi je pense pourrait être interdit.</p>
<p>À lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL2F1dGhvci95b2FuaS1zYW5jaGV6Lw==" target=\"_blank\">les chroniques cubaines de Yoani Sanchez sur <em>Contrepoints</em></a>.</li>
</ul>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255X2ZyLz9wPTIwNjk=" target=\"_blank\">Sur le web</a>. Traduit par Jean-Claude Marouby</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=117846" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hugo Chávez mort, le Venezuela n&#039;est pas tiré d&#039;affaire</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/10/117747-hugo-chavez-mort-le-venezuela-nest-pas-tire-daffaire</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/10/117747-hugo-chavez-mort-le-venezuela-nest-pas-tire-daffaire#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 06:40:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Noé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Chavez]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=117747</guid>
		<description><![CDATA[Hugo Chavez disparu, le Venezuela a encore beaucoup de chemin à parcourir pour retrouver l'Etat de droit.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hugo Chávez disparu, le Venezuela a encore beaucoup de chemin à parcourir pour retrouver l'Etat de droit.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Baptiste Noé.</strong><span id="more-117747"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2RyYXBlYXUtdmVuZXp1ZWxhLmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-117290" title="drapeau venezuela" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/drapeau-venezuela-300x199.jpg?16fe88" alt="drapeau venezuela" width="300" height="199" /></a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDkvMTE3NjkyLWxhLWZyYW5jZS1nYWduZXJhaXQtYS1hdm9pci1tb2lucy1kZS1taW5pc3RyZXMtY29tbWUtdmljdG9yaW4tbHVyZWw=" target=\"_blank\">D’après le ministre français de l’Outre-mer Victorin Lurel, Hugo Chávez n’était pas un dictateur</a>. Laissons-lui le soin d’assumer ses propos.</p>
<p>Je rapporte ici les propos d’un ami vénézuélien travaillant en France. S’ils expriment un point de vue particulier, ils permettent aussi de comprendre la pensée de certains Vénézuéliens. Cette personne a dû quitter son pays en raison de l’arrivée au pouvoir de Chávez, elle figurait sur les listes noires du gouvernement ; ce qui n’est pas, à proprement parler, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3MzAzLWxhLWRlcml2ZS1hdXRvcml0YWlyZS1sZWd1ZWUtcGFyLWh1Z28tY2hhdmV6" target=\"_blank\">l’exemple même d’une démocratie</a>.</p>
<p>Beaucoup de Vénézuéliens pensent que Chávez n’est pas mort le 5 mars, comme annoncé officiellement, mais plusieurs semaines avant. En effet, sa dernière apparition publique date du 11 décembre. Or c’est un homme qui apparaissait tous les jours à la télévision, et qui faisait un discours de plusieurs heures chaque dimanche. Même malade et à Cuba, il faisait de brèves apparitions à la télévision. Il est donc probable qu’il soit mort depuis plus longtemps, mais que son décès n’ait été rendu public que le 5 mars afin de préparer sa succession et de tenir le pays. Un autre élément viendrait argumenter cela : alors que la version gouvernementale dit que Chávez est mort au Venezuela, personne ne l’a vu vivant à son retour de Cuba, même pas sa famille.</p>
<p>D’autre part, son parti a violé la loi constitutionnelle. En effet, celle-ci précise qu’en cas de décès du président c’est le président de l’Assemblée Nationale qui assure l’intérim et qui est chargé d’organiser les élections. Or c’est désormais le vice-président qui dirige le pays, celui qui fut désigné par Chávez comme son successeur. C’est complètement contraire à la constitution. Les juges de la Cour Suprême ne se sont pas opposés à cela. Peut-être ont-ils été travaillés avant l’annonce de la mort de Chávez.</p>
<p>Pour le Venezuela, ce n’est pas un nouveau chapitre qui s’ouvre, tout au plus une nouvelle page. La fin d’Hugo Chávez ne signifie pas le retour de la liberté dans ce pays.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qYm5vZS5mci9MZS1WZW5lenVlbGEtZGVzLVZlbmV6dWVsaWVucw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<p><strong>À lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a title=\"Le sombre héritage de Chávez\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzUyLWxlLXNvbWJyZS1oZXJpdGFnZS1kZS1jaGF2ZXo=" rel=\"bookmark\">Le sombre héritage de Chávez</a></li>
<li><a title=\"Chávez : l'autocratie du pétrobolivar\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzMyLWNoYXZlei1sYXV0b2NyYXRpZS1kdS1wZXRyb2JvbGl2YXI=" rel=\"bookmark\">Chávez : l'autocratie du pétrobolivar</a></li>
<li><a title=\"La dérive autoritaire léguée par Hugo Chávez\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3MzAzLWxhLWRlcml2ZS1hdXRvcml0YWlyZS1sZWd1ZWUtcGFyLWh1Z28tY2hhdmV6" rel=\"bookmark\">La dérive autoritaire léguée par Hugo Chávez</a></li>
<li><a title=\"Hugo Chávez mort, le Venezuela pourra-t-il se reconstruire ?\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3Mjc3LWh1Z28tY2hhdmV6LW1vcnQtbGUtdmVuZXp1ZWxhLXBvdXJyYS10LWlsLXNlLXJlY29uc3RydWlyZQ==" rel=\"bookmark\">Hugo Chávez mort, le Venezuela pourra-t-il se reconstruire ?</a></li>
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		<title>Le sombre héritage de Chávez</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 07:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juan Carlos Hidalgo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Chavez]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Raúl Castro]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Hugo Chávez, qui n'était qu’un caudillo autoritaire, laisse derrière lui une économie vénézuélienne exsangue et beaucoup de désordres politiques en Amérique latine.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hugo Chávez, qui n'était qu’un caudillo autoritaire, laisse derrière lui une économie vénézuélienne exsangue et beaucoup de désordres politiques en Amérique latine.</strong></p>
<p><strong>Par Juan Carlos Hidalgo.</strong><span id="more-117352"></span><br />
<em>Un article du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZw==">Cato Institute</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMjIvNTY5MTAtY2hhdmV6LWFjY3VzZXMtZGUtY3JpbWVzLWNvbnRyZS1saHVtYW5pdGUvaHVnby1jaGF2ZXo=" rel=\"attachment wp-att-56911\"><img class="aligncenter size-full wp-image-56911" title="Hugo Chavez" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/11/Hugo-Chavez.jpg?16fe88" alt="" width="370" height="277" /></a></p>
<p>Le nationalisme économique et le régime autoritaire qu’Hugo Chávez laisse en héritage vont hanter le Venezuela et les pays voisins pour de nombreuses années.</p>
<p>Alors que le Venezuela était autrefois l'une des rares démocraties – certes imparfaite – dans une région en proie à des dictatures militaires, il se situe désormais au bas des classements continentaux pour la qualité des institutions et les libertés civiles et politiques. Ironiquement, Chávez a usé d’élections, de référendums et d’outils juridiques pour détruire les institutions démocratiques vitales, telles que la séparation des pouvoirs et l'indépendance des médias – un modèle répliqué récemment en Équateur, Bolivie et au Nicaragua. Même si Chávez l’a nommé "socialisme du 21e siècle", ses principales caractéristiques – un leadership messianique, le contrôle étatique des industries clés et la répression politique – le rapprochent davantage du fascisme qui a entaché certains pays d'Amérique du Sud par le passé.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzUyLWxlLXNvbWJyZS1oZXJpdGFnZS1kZS1jaGF2ZXovaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzYwMS1jaGF2ZXotbWVsZW5jaG9u" rel=\"attachment wp-att-117419\"><img class="alignright  wp-image-117419" title="imgscan contrepoints 2013601 Chavez Mélenchon" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013601-Chavez-Mélenchon-766x1024.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="321" /></a>Réparer le tissu social du Venezuela prendra des années, voire des décennies. Selon <em>Transparency International</em>, c’est désormais le pays le plus corrompu d'Amérique latine. C'est aussi l'un des plus violents, avec un taux de criminalité stupéfiant de 73 homicides pour 100.000 habitants. Et il est permis d’envisager une détérioration de la situation dans le sillage de la mort de Chávez. Le gouvernement a armé et entraîné au moins 25.000 civils pour former une milice résolue à « défendre la révolution ». Aucun des successeurs probables de Chávez ne semble en mesure d’emporter la loyauté (ou même la sympathie) de ces <em>chavistes </em>jusqu’au-boutistes. Ces éléments radicaux mécontents, armés de fusils russes, pourraient perpétrer encore plus de violences dans les mois à venir. En tout cas, la méfiance et la profonde haine qui ont divisé la société vénézuélienne entre partisans et adversaires d’Hugo Chávez vont lui survivre.</p>
<p>L'économie du Venezuela est l'un de ses plus grands méfaits. Le dernier rapport des libertés économiques dans le monde de l'Institut Fraser classe le Venezuela à la dernière place des 144 pays étudiés. Le taux d'inflation est parmi les plus élevés au monde.</p>
<p>Les faits concrets sont encore plus sombres. Le Venezuela souffre d'une pénurie chronique d'électricité et de produits de base. Ses routes, ponts et autres infrastructures sont littéralement en train de s'effondrer après des années de négligence, alors que les capacités agricoles et industrielles du pays ont été décimées par des nationalisations et expropriations répétées. Le pays importe actuellement 70% de sa nourriture, tandis que le pétrole représente 95% de ses recettes d'exportation. La monnaie a été dévaluée de 32% après une frénésie de dépenses du gouvernement qui a précédé l'élection présidentielle d’octobre dernier et laissé un déficit budgétaire impressionnant de 8,5% du PIB. Et cela pourrait ne pas être suffisant : sur le marché noir, la monnaie se négocie au tiers de son nouveau cours officiel face au dollar ; aussi, une dévaluation encore plus importante pourrait survenir prochainement.</p>
<p>Chávez n'aurait pas pu mener son programme populiste sans la manne pétrolière, qui aurait représenté des recettes estimées à 980 milliards de dollars durant son mandat. Environ un tiers a alimenté les programmes sociaux – d’où sa popularité parmi les pauvres. Mais le reste a été gaspillé dans des placements douteux et est allé grossir les comptes bancaires d'une nouvelle classe privilégiée appelée les « <em>boligarchs </em>» – nommés ainsi parce qu'ils ont énormément profité de la soi-disant révolution bolivarienne de Chávez pour prospérer.</p>
<p>Des dizaines de milliards ont aussi permis d’alimenter ses ambitions dans la région : financement de partis politiques et de gouvernements d'extrême gauche ainsi que des insurrections armées en Amérique latine.</p>
<p>Les États clients du Venezuela seront affectés par le départ de Chávez. Sans l’aide massive du pétrole et autres mannes en provenance du Venezuela, l’économie très fragile de Cuba pourrait s'effondrer. Parce que cela pourrait mettre en péril la dictature de Castro, La Havane tient un rôle actif dans les décisions concernant la désignation du remplaçant de Chávez et la façon dont la succession doit se jouer.</p>
<p>D'autres alliés régionaux tels que l'Argentine, le Nicaragua, l’Équateur et la Bolivie auront sans doute à affronter également les compressions de l'aide économique, mais pas suffisamment pour déstabiliser leurs dirigeants au pouvoir. Aussi, la menace d’une extension du populisme de gauche en Amérique latine sera grandement contenue en l'absence du leadership et du porte-monnaie de Chávez et en raison du visible désordre qu'il laisse derrière lui. Après tout, le groupe des pays alignés avec le Venezuela – l’«Alliance bolivarienne pour les Amériques » et l'Argentine – ne représentent que 20% du PIB de la région. D'autres pays tels que le Chili, le Pérou et le Mexique, qui ont choisi le capitalisme démocratique, se portent beaucoup mieux et représentent un modèle bien plus attrayant.</p>
<p>En dernière analyse, l'histoire retiendra qu’Hugo Chávez n’était qu’un caudillo autoritaire dont les politiques ont fait régresser le développement et les institutions du Venezuela pour des décennies. Souhaitons que le Venezuela et l’Amérique latine tournent rapidement cette sombre page.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9wdWJsaWNhdGlvbnMvY29tbWVudGFyeS9jaGF2ZXpzLWdyaW0tbGVnYWN5">Sur le web</a>.<br />
Traduction : Raphaël Marfaux pour <em>Contrepoints</em>.</p>
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		<title>Chávez : l&#039;autocratie du pétrobolivar</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 06:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juan Ramon Rallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[autocratie]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[bolivar]]></category>
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		<category><![CDATA[dictature]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[socialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis 1998, les revenus du pétrole et le pillage de la classe moyenne ont essentiellement été consacrés à l'érection d'une autocratie]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis 1998, les revenus du pétrole et le pillage de la classe moyenne harcelée ont essentiellement été consacrés au renforcement des structures de contrôle économique et social, à l'érection d'une autocratie du pétrobolivar.</strong></p>
<p><span id="more-117332"></span></p>
<p><strong>Par Juan Ramón Rallo, depuis Madrid, Espagne</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMDQvNzE3MDktbGVzLW5vdXZlbGxlcy1yZXB1YmxpcXVlcy1iYW5hbmllcmVzL2NoYXZlei1jYXN0cm8=" rel=\"attachment wp-att-71711\"><img class="alignleft size-medium wp-image-71711" title="Chavez Castro" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/03/Chavez-Castro-300x233.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="233" /></a>En 1998, quand Hugo Chávez est arrivé au pouvoir, le revenu par habitant vénézuélien était de 1.809 bolivars ; en 2012, il concluait sur 2.024 bolivars équivalents (en éliminant l'effet de l'inflation). Ainsi donc, l'ère Chávez, ce paradigme du socialisme du 21e siècle, s'est soldé par une croissance du revenu réel par citoyen de 0,8% annuel. Pendant cette même période, d'autres économies bolivariennes moins glamour ont grandi de trois à quatre fois plus : le Chili l'a fait avec 2,8%, la Colombie avec 2,2%, le Pérou avec 3,6% et l'Uruguay avec 2,3%.</p>
<p>Si nous faisons la comparaison en dollars internationaux, le Venezuela avait en 1998 un revenu par habitant similaire au chilien et à l'uruguayen, en même temps qu'il doublait le péruvien et le colombien ; aujourd'hui, le revenu chilien est 50% supérieur au vénézuélien et l'uruguayen le dépasse de 20%, tandis que le péruvien et le colombien ne se trouvent déjà plus qu'à 20% en-dessous. Peut-être quelqu'un pourrait penser que mesurer les succès de ces pays par de si chrématistiques grandeurs revient à être partial et injuste, mais ce qui est certain c'est que l'amélioration des autres indicateurs sociaux (pauvreté, alphabétisation, espérance de vie, mortalité infantile, salubrité, etc.) qui ont évidemment eu lieu ramène au fond à ce point précis : leurs citoyens sont plus riches et, comme ils sont plus riches, ont une meilleure vie, dans ses très variées facettes.</p>
<div id="attachment_117338" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzMyLWNoYXZlei1sYXV0b2NyYXRpZS1kdS1wZXRyb2JvbGl2YXItZXQtZHUtcXVvbi1leHByb3ByaWUvdmVuZXp1ZWxhLXBpYg==" rel=\"attachment wp-att-117338\"><img class="size-full wp-image-117338" title="Venezuela PIB" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Venezuela-PIB-e1362580850514.jpg?16fe88" alt="" width="640" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">PIB réel (indice 1999 = 100)</p></div>
<p>Toutefois, il se trouve que la croissance du Venezuela, à la différence des quatre autres pays, s'est produite en chevauchant la bulle pétrolière, c'est-à-dire les très extraordinaires revenus dérivés de ses exportations de brut. Grâce à l'explosion des prix de l'or noir (qui ont été multipliés pas dix depuis 1998), les revenus nets du pays tirés de son exportation grimpèrent pendant les gouvernements de Chávez jusqu'à des sommets jamais vus. En 2006, par exemple, ils équivalaient à 40% du PIB, ce qui aurait permis de distribuer un chèque de 4.500 dollars internationaux à chaque Vénézuélien. Un petit coup de main appréciable dont n'ont pas joui ni le Chili, ni le Pérou, ni l'Uruguay (la Colombie, en revanche, compte sur des revenus nets pour le brut inférieurs à 8% du PIB). Dans une Amérique latine qui croît avec les plus hauts taux du dernier demi-siècle et comptant sur des redevances pétrolières d'un émirat arabe, il était donc difficile que le niveau de vie des Vénézuéliens ne connaisse pas une certaine amélioration pendant ces quatorze années malgré les interventions insensées et bravaches du néo-socialiste régime populiste bolivarien.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzMyLWNoYXZlei1sYXV0b2NyYXRpZS1kdS1wZXRyb2JvbGl2YXIvY2hhMDA3" rel=\"attachment wp-att-117365\"><img class="alignleft size-full wp-image-117365" title="Venezuela pauvreté" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/cha007.jpg?16fe88" alt="" width="290" height="266" /></a>Mais le véritable échec de la politique économique <em>chaviste</em> ne devrait pas se mesurer par les différentiels de revenu par habitant avec ses voisins, mais comment l'hyper-interventionniste modèle bolivarien a miné les bases de la prospérité future des Vénézuéliens. Loin d'essayer de capitaliser les superlatifs revenus pétroliers en agrandissant le patrimoine privé des citoyens, Chávez a choisi de créer un État assistanat dont les cadeaux détermineraient le précaire bien-être de ses citoyens : il ne chercha pas des propriétaires mais des serfs attachés à la glèbe.</p>
<p>Ainsi, alors que pendant ces quatorze ans, le poids du secteur public s'est maintenu stable au Chili (23% du PIB), en Colombie (28%), au Pérou (19%) et en Uruguay (33%), au Venezuela, il est passé de 28% du PIB en 1998 à 44% en 2012 : ou dit d'une autre manière, tandis que la croissance accélérée du revenu par habitant des pays non bolivariens se retrouvait dans la poche et le patrimoine de leurs familles et entreprises, dans la république <em>chaviste</em>, près de la moitié de cette rente a fini entre les mains de l'État. En ce sens, son trident confiscatoire avec lequel il a frappé les Vénézuéliens au profit d'un gouvernement gigantesque réunissait les nationalisations (le fameux « Qu'on exproprie »), les impôts élevés (la pression fiscale a augmenté de 50% par rapport à 1998) et l'inflation complètement déchaînée (l'indice des prix a augmenté de 2.000% et le bolivar a perdu plus de 75% de sa valeur face au dollar).</p>
<div id="attachment_117339" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzMyLWNoYXZlei1sYXV0b2NyYXRpZS1kdS1wZXRyb2JvbGl2YXItZXQtZHUtcXVvbi1leHByb3ByaWUvdmVuZXp1ZWxhLWluZmxhdGlvbg==" rel=\"attachment wp-att-117339\"><img class="size-full wp-image-117339" title="Venezuela inflation" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Venezuela-inflation-e1362580941164.jpg?16fe88" alt="" width="640" height="402" /></a><p class="wp-caption-text">Indice des prix (déflateur PIB, indice 1999 = 100)</p></div>
<p>À la différence du Chili ou du Pérou, le Venezuela n'a pas vu sa classe moyenne s'agrandir et s'enrichir, obtenant ainsi une plus grande autonomie personnelle et financière. Au contraire, Chávez n'a engrossé qu'un tout-puissant État dont le but essentiel était d'éviter la promotion sociale et économique de ses citoyens à l'intérieur du marché pour perpétuer son pouvoir grâce à ses réseaux de clientèles au sein de l'État. Au fond, finalement, le socialisme du 21e siècle ne se différencie pas tellement du socialisme du 20e siècle : tous deux ont l'ambition de construire un État qui recouvre tout sur la base de l'extorsion universelle d'une population appauvrie et dépendante des miettes que celui-ci veut bien distribuer.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDcvMTE3MzMyLWNoYXZlei1sYXV0b2NyYXRpZS1kdS1wZXRyb2JvbGl2YXIvY2hhMDA0" rel=\"attachment wp-att-117366\"><img class="aligncenter size-full wp-image-117366" title="Venezuela indice misère" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/cha004.jpg?16fe88" alt="" width="527" height="475" /></a></p>
<p>À ce niveau, par conséquent, l'authentique changement économique dont le Venezuela a besoin après la mort de Chávez n'est pas tant que le pays grandisse de quelques décimales de plus que le Pérou ou la Colombie, mais bien que les fruits de cette création expansive de richesse aillent vers une société plus libre et plus autonome d'un État orwellien à vocation phagocyteuse. Depuis 1998, les revenus du pétrole et le pillage de la classe moyenne harcelée ont essentiellement été consacrés au renforcement de ses structures de contrôle économique et social, à l'érection d'une autocratie du pétrobolivar et du « Qu'on exproprie ». Espérons que, après une décennie et demie, les choses commencent à changer et que le Venezuela vire de cap pour finir par se transformer en un autre Chili (ou une autre Suisse, Nouvelle-Zélande ou Singapour) et non pas en un autre Cuba.</p>
<p>—-<br />
<a title=\"La autocracia del petrobolívar y del exprópiese\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2p1YW5yYW1vbnJhbGxvLmNvbS8yMDEzLzAzL2xhLWF1dG9jcmFjaWEtZGVsLXBldHJvYm9saXZhci15LWRlbC1leHByb3BpZXNlLw==" target=\"_blank\">Traduit de l’espagnol</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=117332" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>La dérive autoritaire léguée par Hugo Chávez</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 08:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>

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		<description><![CDATA[La présidence d'Hugo Chávez (1999-2013) au Venezuela a été caractérisée par une extrême concentration du pouvoir et un mépris flagrant pour les garanties fondamentales en matière de droits humains]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La présidence d'Hugo Chávez (1999-2013) au Venezuela a été caractérisée par une extrême concentration du pouvoir et un mépris flagrant pour les garanties fondamentales en matière de droits humains, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.</strong></p>
<p><span id="more-117303"></span></p>
<p><strong>Par Human Rights Watch</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDYvMTE3MzAzLWxhLWRlcml2ZS1hdXRvcml0YWlyZS1sZWd1ZWUtcGFyLWh1Z28tY2hhdmV6L2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM1OTgtY2hhdmV6LTI=" rel=\"attachment wp-att-117315\"><img class="alignright  wp-image-117315" title="imgscan contrepoints 2013598 Chavez 2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013598-Chavez-2.jpg?16fe88" alt="" width="255" height="246" /></a>Après avoir promulgué en 1999 une nouvelle constitution qui contenait un large éventail de dispositions censées protéger les droits humains – et avoir survécu à un coup d'État éphémère en 2002 – Chávez et ses partisans ont entrepris de cumuler les pouvoirs. Ils ont pris le contrôle de la Cour suprême et ont limité les possibilités pour les journalistes, les militants des droits humains et les citoyens vénézuéliens en général d'exercer leurs droits fondamentaux.</p>
<p>Vers la fin de son deuxième mandat complet à la tête du pays, la concentration des pouvoirs et l'érosion des garanties des droits humains donnaient au gouvernement toute latitude pour intimider, censurer et poursuivre en justice les Vénézuéliens qui critiquaient le président ou s'opposaient à son programme politique. Au cours de ces dernières années, le président et ses partisans se sont servis de ces pouvoirs dans toute une série d’affaires marquantes, dont l'impact négatif a été ressenti par des secteurs entiers de la société vénézuélienne.</p>
<p>De nombreux Vénézuéliens ont continué de critiquer le gouvernement. Mais la perspective de représailles – sous la forme d’une action arbitraire ou abusive de l’État – a forcé les journalistes et les défenseurs des droits humains à mesurer l’impact de la divulgation d’informations ou d’opinions critiques à l’égard du gouvernement, tout en réduisant la capacité des juges à statuer sur les affaires sensibles sur le plan politique.</p>
<p><strong>Atteintes à l'indépendance de la justice</strong></p>
<p>En 2004, Chávez et ses sympathisants à l’Assemblée nationale se sont assurés du contrôle politique de la Cour suprême du Venezuela, en ajoutant 12 sièges aux 20 sièges déjà existants et en les attribuant à des alliés politiques. Cette nouvelle Cour Suprême a alors cessé de fonctionner comme un organe de contrôle du pouvoir présidentiel. Ses juges ont rejeté ouvertement le principe de séparation des pouvoirs et ont promis publiquement de promouvoir le programme de Chávez. Cet engagement politique s’est traduit par des jugements qui ont confirmé à plusieurs reprises le mépris du gouvernement pour les droits humains.</p>
<p>Les juges des instances inférieures ont été soumis à de fortes pressions pour ne pas rendre de jugements susceptibles de contrarier le gouvernement. En 2009, Chávez a demandé publiquement qu'une peine de 30 ans d'emprisonnement soit infligée à une juge qui avait accordé la liberté conditionnelle à un détracteur bien connu du gouvernement resté près de trois ans en prison dans l’attente de son procès. La juge, María Lourdes Afiuni, a été arrêtée et a passé plus d'un an en prison en détention préventive, dans des conditions déplorables. Elle est actuellement assignée à résidence.</p>
<p><strong>Atteintes à la liberté de la presse</strong></p>
<p>Sous le régime Chávez, le gouvernement a étendu de manière spectaculaire ses moyens de contrôle des informations diffusées par les médias audiovisuels et la presse écrite du pays. Il a adopté des lois élargissant et durcissant les sanctions pour la diffusion de propos « offensants » à l'égard des responsables du gouvernement, interdisant de diffuser des messages susceptibles de « susciter l’anxiété au sein de la population » et permettant la suspension arbitraire de chaînes de télévision, de stations de radio et de sites internet.</p>
<p>Le gouvernement Chávez a cherché à justifier sa politique vis-à-vis des médias comme étant nécessaire pour « démocratiser » les ondes dans le pays. Mais en fait, au lieu de promouvoir le pluralisme, le gouvernement a abusé de sa compétence réglementaire pour intimider et censurer ses détracteurs. Il a accru de une à six le nombre des chaînes de télévision gouvernementale, tout en prenant des mesures offensives pour réduire la disponibilité des médias qui diffusent des propos critiques à l’égard du gouvernement.</p>
<p>En réaction à leur couverture négative, Chávez a menacé à plusieurs reprises de retirer des ondes certaines stations privées en s'opposant au renouvellement de leur licence. En 2007, faisant preuve de discrimination politique flagrante, son gouvernement a empêché la plus ancienne chaîne de télévision privée vénézuélienne, RCTV, de renouveler sa licence d'émission et a saisi ses antennes. Trois ans plus tard, il a également exclu RCTV du réseau câblé en forçant les opérateurs de ce réseau à cesser de transmettre ses programmes.</p>
<p>L'élimination de RCTV a fait de Globovisión la seule grande chaîne qui critique encore le président. Le gouvernement Chávez a cherché à plusieurs reprises à imposer des sanctions administratives à l'encontre de Globovisión, plaçant cette chaîne devant le risque constant d'une suspension ou d'une fermeture. Il a également porté plainte au pénal contre le président de la chaîne, contre l'un de ses principaux propriétaires et contre un commentateur invité sur le plateau, après qu'ils eurent critiqué publiquement le gouvernement.</p>
<p>Les sanctions et la censure imposées aux médias privés sous le régime Chávez ont eu un fort impact sur les organismes de radio ou de télévision et les journalistes. Si on trouve encore souvent des critiques virulentes du gouvernement dans la presse écrite, sur Globovisión et dans certains autres médias, la crainte de représailles gouvernementales a fait de l’autocensure un grave problème.</p>
<p><strong>Refus de la supervision internationale en matière de droits humains</strong></p>
<p>En plus d'avoir neutralisé la magistrature dans son rôle de garante des droits humains, le gouvernement Chávez a rejeté le système inter-américain de protection de ces droits, refusant de se conformer à des décisions pourtant contraignantes de la Cour inter-américaine des droits de l'homme et empêchant la Commission inter-américaine des Droits de l'Homme d'effectuer sur son territoire une étude des problèmes existants dans le domaine des droits humains. En septembre 2012, le Venezuela a annoncé qu'il se retirait de la Convention américaine relative aux Droits de l'Homme, décision qui prive les Vénézuéliens de la possibilité de se tourner, comme les citoyens des pays voisins et eux-mêmes ont pu le faire depuis des années, vers le plus important organe extérieur de recours contre les abus, dans les cas où les tribunaux nationaux font défaut.</p>
<p>Le gouvernement Chávez a également tenté d'empêcher les organisations internationales d'observer les pratiques du pays en matière de droits humains. En 2008, le président avait fait retenir de force, puis expulser sommairement du Venezuela les représentants de Human Rights Watch, après qu'ils eurent rendu public un rapport documentant les violations par son gouvernement des normes internationales en matière de droits humains. À la suite de cette expulsion, son ministre des affaires étrangères de l'époque, qu'il a choisi depuis lors pour être son successeur, Nicolás Maduro, avait annoncé: « Tout étranger qui viendra dans notre pays pour le critiquer sera immédiatement expulsé ».</p>
<p>Sous le régime Chávez, le gouvernement a également cherché à discréditer les défenseurs des droits humains en les accusant de vouloir saper la démocratie vénézuélienne avec l’appui du gouvernement des États-Unis. Quoique certaines organisations non gouvernementales aient reçu des fonds d’origine américaine et européenne – ce qui est courant en Amérique latine où le financement privé est peu abondant – il n’existe aucun élément crédible prouvant que l’indépendance et l’intégrité de leur travail aient été compromises par ce soutien international. Néanmoins, en 2010, la Cour Suprême a statué que les particuliers ou organisations qui perçoivent des financements étrangers pouvaient être poursuivis pour« trahison ». L'Assemblée nationale a promulgué une loi qui interdit aux organisations qui « défendent les droits politiques » ou « contrôlent les activités des pouvoirs publics » de recevoir une contribution internationale. La loi impose également de lourdes amendes aux organisations qui « invitent » au Venezuela des étrangers qui expriment des opinions jugées « offensantes » pour les institutions.</p>
<p><strong>Solidarité avec les gouvernements qui violent les droits humains</strong></p>
<p>Chávez a également rejeté les efforts internationaux pour promouvoir les droits humains dans les autres pays. Au cours de ces dernières années, le Venezuela a voté systématiquement contre les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies condamnant les pratiques abusives en Corée du Nord, en Birmanie, en Iran et en Syrie. En outre, Chávez a été un bruyant partisan du président syrien Bachar al-Assad, du Libyen Mouammar Kadhafi et de l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad, décernant à chacun d'eux « l'Ordre du Libérateur», la plus haute distinction officielle du Venezuela.</p>
<p>Sous le régime Chávez, le plus proche allié du Venezuela était Cuba, le seul pays d'Amérique latine qui pratique une répression systématique de presque toutes les formes de dissidence politique. Chávez a désigné Fidel Castro – qui a dirigé le gouvernement répressif de Cuba jusqu'à ce que sa santé décline en 2006 – comme son modèle et son guide.</p>
<p>-------------------------------</p>
<p><strong>Exemples de cas décrits dans le rapport intitulé <em><a title=\"Venezuela: Concentration and Abuse of Power Under Chávez \" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ocncub3JnL25ld3MvMjAxMi8wNy8xNy92ZW5lenVlbGEtY29uY2VudHJhdGlvbi1hbmQtYWJ1c2UtcG93ZXItdW5kZXItY2gtdmV6" target=\"_blank\">Tightening the Grip: Concentration and Abuse of Power in Chávez's Venezuela</a></em> (« Une mainmise accrue du pouvoir : concentration et abus sous le régime de Chávez au Venezuela ») :</strong></p>
<p>• Après que la juge María Lourdes Afiuni a accordé la liberté conditionnelle en décembre 2009 à un détracteur du gouvernement resté près de trois ans en prison dans l’attente de son procès pour corruption, Chávez l’a qualifiée de « bandit » et a préconisé contre elle une peine d’emprisonnement de 30 ans. Même si la décision d’Afiuni se conformait à une recommandation des observateurs des Droits de l'Homme des Nations Unies – et respectait le droit vénézuélien – elle a été immédiatement arrêtée et présentée devant un juge intérimaire qui avait juré fidélité à Chávez. (« Je donne ma vie pour la Révolution », a-t-il écrit sur le site Web du parti présidentiel. « Je ne trahirai jamais cette procédure, et encore moins mon Commandant. ») Afiuni a passé plus d’une année en détention préventive dans des conditions déplorables, emprisonnée avec des condamnés – dont beaucoup à cause d’elle – qui l’ont menacée de mort à plusieurs occasions. Suite aux critiques grandissantes des organismes internationaux des droits humains, Afiuni a été assignée à résidence en février 2011. Après de longs retards, son procès s'est ouvert en novembre 2012. Afiuni a refusé de comparaître, affirmant qu'elle ne pourrait bénéficier d'un procès équitable, mais la procédure s'est poursuivie en son absence.</p>
<p>• Après qu’en août 2011, l’hebdomadaire 6to Poder a publié un article satirique dans lequel six femmes fonctionnaires de haut rang, dont la procureure générale et la présidente de la Cour suprême, étaient représentées comme des danseuses dans un cabaret appelé « La Révolution » et dirigé par « Monsieur Chávez », les six fonctionnaires ont demandé l’ouverture d’une enquête criminelle et la fermeture du journal. En quelques heures, des mandats d’arrêt étaient délivrés à l’encontre de la directrice du journal, Dinora Girón, et de son président, Leocenis García, pour « incitation à la haine publique ». Girón a été arrêtée le lendemain, gardée à vue pendant deux jours, puis laissée en liberté conditionnelle. García s’est d’abord caché avant de se livrer aux autorités la semaine suivante; il a été emprisonné deux mois, puis a bénéficié d’une libération conditionnelle. Actuellement, Girón et García sont toujours sous le coup d’une enquête criminelle avant d’être jugés. Le journal fait l’objet d’une injonction du tribunal lui interdisant de publier tout texte ou toute image qui pourrait constituer « une atteinte et/ou un outrage à la réputation, ou à la dignité, de tout représentant des pouvoirs publics, dans le but d’exposer cette personne au mépris et à la haine de la population ».</p>
<p>• Après que la militante des droits humains Rocío San Miguel a pris part à une émission télévisée en mai 2010, dénonçant le fait que des hauts gradés de l’armée étaient membres du parti politique de Chávez (pratique interdite par la Constitution vénézuélienne), elle a été accusée sur la chaîne d’État d’être un « agent de la CIA » et d’« incitation à l’insurrection ». La revue officielle des Forces armées l'a accusée de vouloir fomenter un coup d’État au Venezuela. L’organisation non gouvernementale qu’elle dirige, Citizen Watch, a également été citée, ainsi que d’autres ONG de renom, dans une plainte au pénal déposée par plusieurs groupements de jeunes affiliés au parti de Chávez, dans le cadre d’une accusation de « trahison » pour avoir encaissé des fonds du gouvernement américain. Depuis, à plusieurs reprises, San Miguel a reçu des menaces de mort de la part d’individus non identifiés. Bien qu’elle ne sache pas d’où viennent ces menaces, elle pense que les accusations publiques portées dans les médias officiels l’ont rendue plus vulnérable aux actes d’intimidation de ce genre</p>
<p>• Après que le défenseur des droits humains Humberto Prado a critiqué le gouvernement en juin 2011 pour la manière dont il avait fait face à une émeute dans une prison, le ministre de la Justice de Chávez l’a accusé de vouloir « déstabiliser le système carcéral » et le vice-président a affirmé que les critiques faisaient partie d’une stratégie de « déstabilisation politique du pays ». Dans les jours qui ont suivi ces accusations publiques, Prado a commencé à recevoir des menaces anonymes, y compris des appels téléphoniques lui disant de rester tranquille s’il tenait à ses enfants, ce qui l'a incité à quitter le pays pour deux mois avec sa famille. Alors qu’il se préparait à revenir au Venezuela, il a reçu un courriel anonyme avec, en pièce jointe, ce qui ressemblait à un document officiel envoyé par le Bureau du Procureur général pour lui annoncer qu’il faisait l’objet d’une enquête criminelle pour « trahison ». Plus tard, le procureur dont le nom figurait sur la lettre lui a affirmé qu’il ne l’avait ni écrite ni signée. Prado a continué à recevoir des menaces d’origine non identifiée. Comme San Miguel, il estime que les agressions verbales commises par les représentants du gouvernement Chávez l’ont mis à la merci de ces actes d’intimidation.</p>
<p>• Après que la plus ancienne chaîne de télévision vénézuélienne, RCTV, a diffusé en novembre 2006 une séquence vidéo montrant le ministre vénézuélien de l’Énergie en train de dire aux employés de la compagnie pétrolière nationale que, s’ils ne soutenaient pas le président, ils devaient quitter leur travail, Chávez a prévenu publiquement RCTV et d’autres chaînes qu’elles pourraient perdre leur licence, une menace déjà proférée à plusieurs reprises à la suite d’émissions critiques à son égard. Un mois plus tard, le président a annoncé sa décision unilatérale par laquelle RCTV ne serait plus « tolérée » sur les fréquences publiques à compter de l’expiration de sa licence l’année suivante. En mai 2007, RCTV a cessé d’émettre sur les fréquences ouvertes mais a continué sa diffusion sur le câble. Depuis lors, le gouvernement a exercé son pouvoir réglementaire pour exclure aussi RCTV du réseau câblé. En janvier 2010, la Commission nationale des télécommunications (CONATEL) a établi que RCTV était un « producteur audiovisuel national », donc soumis aux normes de diffusion récemment instituées. Quelques jours plus tard, le ministre des Communications de Chávez menaçait d’ouvrir une enquête administrative contre tous les opérateurs du câble qui diffuseraient des chaînes en infraction avec les nouvelles normes. À la suite de quoi, les opérateurs du pays ont interrompu la diffusion de RCTV International. Depuis, la CONATEL a rejeté les tentatives répétées de RCTV qui souhaitait recouvrer son agrément en tant que chaîne du câble. Actuellement, elle ne peut être regardée que sur Internet et elle ne couvre plus l’information, faute de financement.</p>
<p>• Après que Globovisión, la seule chaîne de télévision d’envergure nationale qui se montre régulièrement critique à l’égard des politiques du régime, a couvert en détail une émeute dans une prison en juin 2011 – diffusant de nombreux entretiens avec des familles bouleversées selon lesquelles les forces de sécurité étaient en train de tuer des détenus – Chávez a réagi en accusant la chaîne de « mettre le feu au pays… dans le seul but de renverser ce gouvernement ». Les pouvoirs publics ont rapidement lancé une enquête administrative sur le traitement de la violence par Globovisión et, en octobre, ont décidé que la chaîne avait « encouragé à la haine pour des raisons politiques et engendré l’angoisse dans la population », exigeant une amende de 2,1 millions de dollars, soit 7,5 % des revenus de la société en 2010. Actuellement, Globovisión fait l'objet de sept autres enquêtes administratives, dont une lancée à la suite d’un reportage qui affirmait que le gouvernement n’avait pas fourni au public les informations indispensables après un tremblement de terre, ainsi qu’une récente enquête concernant la diffusion de messages qui remettaient en question l'interprétation par le gouvernement des procédures constitutionnelles requises pour l’inauguration de Chávez en 2013. En vertu de la loi sur l’audiovisuel que Chávez et ses partisans ont fait passer à l’Assemblée nationale en 2004, un deuxième jugement contre Globovisión pourrait entraîner une nouvelle amende très lourde, la suspension de sa diffusion ou le retrait de sa licence.</p>
<p>• Après qu’Oswaldo Álvarez Paz, homme politique d’opposition, a participé à la principale émission d’entretiens politiques sur Globovisión en mars 2010, commentant des allégations sur l’accroissement du trafic de drogue au Venezuela et sur une décision de justice espagnole qui mentionnait une possible collaboration entre le gouvernement du Venezuela et les guérillas colombiennes, les séparatistes basques et d’autres groupes « terroristes », Chávez a répondu dans une émission nationale que ce genre de commentaire « ne pouvait être autorisé », et il a invité les autres instances gouvernementales à « agir ». Deux semaines plus tard, Álvarez Paz était arrêté au motif que ses « déclarations manifestement fausses » avaient provoqué « une crainte injustifiée » dans la population. Álvarez Paz est resté en détention préventive pendant près de deux mois, puis a bénéficié d’une libération conditionnelle pendant son procès qui s’est terminé en juillet 2011 avec un verdict de culpabilité et une condamnation à deux ans de prison. Le juge a permis à Álvarez Paz d’effectuer sa peine en liberté conditionnelle, lui interdisant cependant de quitter le pays sans autorisation judiciaire.</p>
<p>• Après qu’en mars 2010 lors d’une conférence internationale, le président de Globovisión, Guillermo Zuloaga, a critiqué les attaques de Chávez contre la liberté de la presse et accusé le président d’avoir ordonné que l’on tire sur des manifestants avant le coup d’État de 2002, le Congrès, favorable à Chávez, a demandé une enquête criminelle. Zuloaga a été arrêté pour avoir communiqué de fausses informations et pour outrage au président. Un juge lui a rapidement accordé la liberté conditionnelle mais, en juin, Chávez a insisté en public pour que Zuloaga soit de nouveau arrêté. Deux jours après, des membres de la Garde nationale faisaient une descente à son domicile et, la semaine suivante, un juge délivrait un nouveau mandat d’arrêt contre lui pour une autre affaire. Ayant fui le pays avant que l’ordre ait pu être exécuté, Zuloaga n’est pas revenu.</p>
<p>• Après que Nelson Mezerhane, banquier et principal actionnaire de Globovisión, a déclaré dans un entretien de décembre 2009 que des personnes « liées au gouvernement » avaient fait courir des rumeurs qui avaient provoqué des retraits d’épargne auprès des établissements bancaires vénézuéliens, Chávez l’a dénoncé publiquement, a demandé au procureur général d’« ouvrir une enquête officielle » et a menacé de nationaliser la banque de Mezerhane. Chávez a averti que « [s]i une chaîne de télévision franchissait encore la ligne par une violation de la loi ou par des actes irrespectueux envers la société, l’État ou les institutions, elle ne pourrait et ne devrait pas rester ouverte ». Six mois plus tard, le Bureau du Procureur général saisissait la résidence de Mezerhane et ses actions dans Globovisión, tandis que l’autorité bancaire gouvernementale nationalisait sa banque. De plus, le Bureau du Procureur général a interdit à Mezerhane de quitter le pays, mais il était à l’étranger quand l’injonction a été délivrée et il n’est pas retourné au Venezuela.</p>
<p>• Après que la chaîne câblée locale de l’État de Miranda, Tu Imagen TV, a été accusée en novembre 2010 par un maire pro-Chávez de se montrer « partiale en faveur de l’opposition politique », la CONATEL a ordonné que l’opérateur du câble local cesse de diffuser la chaîne au motif que l’opérateur et la chaîne ne s’étaient pas conformés aux récentes obligations réglementaires qui exigeaient un contrat écrit entre les parties. Malgré le contrat signé transmis le mois suivant, l’agence a attendu huit mois avant d’autoriser l’opérateur à reprendre la diffusion de la chaîne. Selon le directeur de celle-ci, en donnant son accord, la CONATEL a menacé de renouveler les interruptions si la chaîne continuait à produire des émissions critiques.</p>
<p>• Après qu’en janvier 2011, le feuilleton populaire intitulé « Chepe Fortuna » a montré une scène dans laquelle un personnage féminin nommé Venezuela, qui a perdu son chien Huguito (Petit Hugo), demande à son petit-ami ce qu’il va advenir de Venezuela sans Huguito, ce à quoi il répond « Tu seras libre, Venezuela », la CONATEL a exhorté la chaîne de télévision Televen à « suspendre immédiatement » le feuilleton en prétextant qu’il encourageait « l’intolérance politique et raciale, la xénophobie et les actes criminels ». Cette accusation pourrait conduire à des sanctions civiles, pénales et administratives, y compris la suspension ou le retrait de la licence de la chaîne. Televen a annulé la programmation le jour même.</p>
<p>___<br />
Sur le web : "<a title=\"Venezuela: La dérive autoritaire léguée par Hugo Chávez \" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ocncub3JnL2ZyL25ld3MvMjAxMy8wMy8wNS92ZW5lenVlbGEtbGEtZGVyaXZlLWF1dG9yaXRhaXJlLWxlZ3VlZS1wYXItaHVnby1jaGF2ZXo=" target=\"_blank\">Venezuela: La dérive autoritaire léguée par Hugo Chávez</a>".</p>
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		<item>
		<title>Hugo Chávez mort, le Venezuela pourra-t-il se reconstruire ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/06/117277-hugo-chavez-mort-le-venezuela-pourra-t-il-se-reconstruire</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 07:48:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Chavez]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec un bilan économique désastreux et un bilan social très mitigé, la disparition de Chávez va à l'évidence provoquer un grand vide tant son omniprésence était importante.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec un bilan économique désastreux et un bilan social très mitigé, la disparition de Chávez va à l'évidence provoquer un grand vide tant son omniprésence était importante.</strong><br />
<span id="more-117277"></span><br />
Après 14 longues années de règne sur le Venezuela, Le président Hugo Chávez est décédé à 58 ans mardi à Caracas des suites de son cancer diagnostiqué en juin 2011 et qu'il avait tenté de faire soigner à Cuba. Il laisse un pays à la population déchirée entre ses partisans et ses détracteurs, dans un état économique précaire, après avoir gaspillé les considérables ressources pétrolières dans un clientélisme débridé sans assurer les conditions d'un authentique développement.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2NoYXZlei1idWNoZXJvbi5qcGc="><img class="alignright size-full wp-image-117325" title="chavez et le bucheron" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/chavez-bucheron.jpg?16fe88" alt="chavez et le bucheron" width="250" height="443" /></a>Après quatorze années à la tête d'un des pays les plus riches en pétrole de la planète (295 milliards de barils de réserves prouvées), le bilan de Chávez s'avère désastreux. Disparités spectaculaires de revenus, criminalité galopante, le Venezuela est typique de ce gaspillage clientéliste qu'on retrouve chez les États socialistes : le monopole public de pétrole, PDVSA, a servi de distributeur automatique d'argent tant pour le régime que pour Chávez lui-même qui disposait sans aucun contrôle parlementaire de plusieurs dizaines de milliards de dollars dans un fonds, Fonden, destiné à récompenser les régimes alliés et les groupes sociaux "méritants". Certes, PDVSA devait assurer à l’État les fonds pour ses plans ambitieux d'infrastructure, mais entre planification incohérente et bisbilles entre divers départements ministériels, le nombre de chantiers arrêtés ou bâclés se sont multipliés. L'exemple le plus frappant étant celui des soi-disant 13 nouveaux hôpitaux construits par le régime depuis l'arrivée de Chávez au pouvoir, alors que seules deux adresses pour ces bâtiments sont disponibles et connues.</p>
<p>Le constat est plus sombre encore : au plan économique, l'industrie à présent compte deux fois moins d'entreprises qu'il y a quinze ans. Entre une bureaucratie écrasante et des importations qui fournissent 70% de ce qui est consommé dans le pays, l'industrie locale peine à se développer. À force d'expropriations qui ont touché tant les entrepreneurs locaux (qui n'investissent dès lors que le minimum) que les grandes entreprises multinationales étrangères, les raffineries de pétrole du pays ont fermé les unes après les autres, obligeant ce pays, si riche en pétrole, à importer tous ses carburants. Pire encore, le secteur pétrolier est quasiment la seule source d'exportations du pays (96%) alors que la production s'est effondrée de 22% (de 3,1 millions de barils par jour à 2,4), quand bien même les effectifs de la seule société d'exploitation ont explosé de 23.000 personnes à 120.000.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2RyYXBlYXUtdmVuZXp1ZWxhLmpwZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-117290" title="drapeau venezuela" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/drapeau-venezuela-300x199.jpg?16fe88" alt="drapeau venezuela" width="150" height="99" /></a>Hormis dans Caracas, les coupures d'eau et d'électricité se multiplient et dépassent souvent plusieurs heures par jour. Comme d'habitude en régime socialiste, aux secteurs lourdement subventionnés il a fallu ajouter les inévitables pénuries alimentaires visibles dans les magasins d’État (les Mercal), dont les prix sont subventionnés. Et ces prix sont d'autant plus subventionnés que l'inflation explose régulièrement des records, avec près de 35% en 2011.</p>
<p>Au-delà du plan économique qui est, comme on peut le constater, franchement pas brillant, Chávez s'est aussi illustré par une conception très personnelle de la démocratie, de la liberté d'expression et du pouvoir. Bien que n'ayant pas ouvertement basculé dans la dictature absolue (les partis d'opposition fonctionnent presque librement), le président n'a pas hésité à se lancer dans quelques manipulations constitutionnelles afin de conserver le pouvoir et assurer une continuité de son propre régime. Il a en outre régulièrement travaillé afin de contrôler les médias, ce qui lui a permis, lors de la dernière élection par exemple, d'intervenir chaque jour deux à trois heures sur les ondes là où son adversaire, Henrique Capriles, ne disposait que de cinq minutes.</p>
<p>Soutenant financièrement tout ce qui s'opposait de près ou de loin à la politique américaine, Chávez s'est retrouvé à distribuer une partie de la manne pétrolière à des pays comme l’Équateur, la Bolivie ou le Nicaragua, ou, plus équivoque, Cuba, tout en apportant son <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDQvMjkvMjMzNTQtaHVnby1jaGF2ZXotc291dGllbnQtbGEtcmVwcmVzc2lvbi1lbi1zeXJpZQ==">soutien à la répression en Syrie</a>, en accueillant à maintes reprises le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, ou proposant d'héberger Mouammar Kadhafi pendant les interventions militaires en Libye.</p>
<p>La disparition de Chávez va à l'évidence provoquer un grand vide tant son omniprésence (médiatique, politique) était importante. Bilan économique désastreux, bilan social très mitigé (les disparités sont toujours énormes), inflation, pénuries multiples... Devant ce tableau peu glorieux, que restera-t-il des années Chávez ?</p>
<p>----</p>
<p>Autres articles sur Chávez &amp; le Venezuela</p>
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		<title>Miguel Diaz-Canel, nouveau numéro 2 de Cuba</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 06:18:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Miguel Diaz-Canel]]></category>
		<category><![CDATA[Raoul Castro]]></category>

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		<description><![CDATA[Peu de Cubains ont été surpris que l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur soit devenu le « dauphin » du régime.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Peu de Cubains ont été surpris que l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur soit devenu le « dauphin » du régime.</strong><br />
<span id="more-116389"></span><br />
<strong>Par Yoani Sánchez.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjcvMTE2Mzg5LW1pZ3VlbC1kaWF6LWNhbmVsLW5vdXZlYXUtbnVtZXJvLTItZGUtY3ViYS9taWd1ZWxfZGlhel9jYW5lbA==" rel=\"attachment wp-att-116391\"><img class="alignleft  wp-image-116391" title="miguel_diaz_canel" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/miguel_diaz_canel.jpg?16fe88" alt="" width="246" height="283" /></a>Dring, dring, dring… les appels internationaux mettent toujours une éternité pour atteindre un téléphone à Cuba. Comme s’ils devaient traverser une atmosphère épaisse et dense. Finalement une voix répond à l’autre bout de la ligne. C’est un ami à qui j’essaie de demander ce qu’il pense de la nouvelle formation du Conseil d’État et de la nomination de Miguel Diaz-Canel comme premier vice président. « Quoi ? » Voilà tout ce qu’il répond dans un premier temps. Alors je lui explique que ce dimanche j’ai suivi la composition de l’Assemblée Nationale et que j’aimerais compléter l’information avec quelques impressions de l’intérieur de l’île. Mon ami bâille, me confirme qu’il n’a pas regardé la télévision hier et que personne n’a fait de commentaire. Et je me rends compte que je suis atteinte du mal de l’hyper information mélangé à une certaine déformation liée à l’éloignement de Cuba. J’avais oublié à quel point beaucoup de mes compatriotes se montrent indifférents à certains sujets, qui pour être trop prévisibles ne génèrent plus aucune attente.</p>
<p>La désignation du numéro deux de la Nomenklatura cubaine a probablement été plus commentée et discutée à l’extérieur du pays qu’à l’intérieur. En partie parce que depuis plusieurs mois les médias nationaux suggéraient déjà, par leur constante allusion à cet ingénieur de 52 ans, que celui-ci pourrait devenir le successeur de Raoul Castro. De sorte que peu de personnes ont été surprises que l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur soit devenu depuis dimanche le « dauphin » du régime cubain. L’horloge biologique a placé les octogénaires qui gouvernent la plus grande des Antilles à une croisée des chemins : ou bien vous transmettez l’héritage maintenant ou bien vous le perdez pour toujours semblent dicter les aiguilles de l’histoire. Ainsi l’option s’est portée sur une figure plus jeune de façon à conserver la ligne successorale. Leur choix est basé sur le fait qu’ils font confiance en la fidélité et la maniabilité de Diaz-Canel, piégé entre l’engagement vis-à-vis de ses supérieurs et la conviction de son faible pouvoir réel.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjQvMTE2MjY4LWN1YmEtYS1zb24tcGFwZS1yb3VnZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNTY2LWN1YmEtcmFvdWwtY2FzdHJv" rel=\"attachment wp-att-116270\"><img class="alignright  wp-image-116270" title="imgscan contrepoints 2013566 Cuba Raoul Castro" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/imgscan-contrepoints-2013566-Cuba-Raoul-Castro.jpg?16fe88" alt="" width="254" height="244" /></a>L’histoire montre que le comportement de ces dauphins tant qu’ils sont sous la surveillance de leurs chefs est une chose, et une autre bien distincte lorsque les chefs ne sont plus là. C’est seulement alors que nous découvrirons qui est réellement l’homme qui hier est devenu le numéro deux de Cuba. J’ai cependant l’espoir que ce ne sera pas dans ce Conseil d’État ni dans ce fauteuil présidentiel que se décidera le destin de notre pays. J’espère que l’ère des monarques vert olive, de leurs héritiers et de leur entourage est proche de sa fin.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255Lz9wPTcyNTY=">Sur le web</a>.<br />
Traduction : Jean-Claude Marouby.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Vénézuéliens s&#039;appauvrissent de 46% en un jour</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Feb 2013 06:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Drouin Ristori</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[dévaluation]]></category>
		<category><![CDATA[Peso vénézuelien]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Le pouvoir chaviste vient de procéder à une dévaluation massive de la monnaie vénézuélienne.Un coup dur pour la population locale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le pouvoir chaviste vient de procéder à une dévaluation massive de la monnaie vénézuélienne. Un coup dur pour la population locale.<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Fabrice Drouin Ristori.</strong><span id="more-114407"></span></p>
<p>Les Vénézuéliens viennent tout juste de faire l'expérience d'un des <strong>risques liés à la détention de monnaie papier</strong>.</p>
<p>En l’occurrence, <strong>ils viennent de perdre 46% de leur pouvoir d'achat en une simple journée</strong> suite à la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mb3huZXdzLmNvbS93b3JsZC8yMDEzLzAyLzA4L3ZlbmV6dWVsYS1hbm5vdW5jZXMtd2lkZWx5LWV4cGVjdGVkLWN1cnJlbmN5LWRldmFsdWF0aW9uLWN1dHRpbmctYm9saXZhci12YWx1ZS8=" target=\"_blank\">décision</a> du gouvernement Vénézuélien de dévaluer le bolivar de 46% par rapport au dollar, celui-ci passant de 4,30 à 6,30 bolivars.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyL0TDqXZhbHVhdGlvbi1wZXNvLXZlbmV6dWVsaWVuLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-114408" title="Dévaluation peso venezuelien" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Dévaluation-peso-venezuelien.jpg?16fe88" alt="" width="600" height="321" /></a></p>
<p>La guerre de dévaluation monétaire bat son plein sur la scène internationale, mais à la différence des autres pays (Europe, USA, Japon) qui utilisent des termes obscurs et incompréhensibles (quantitative easing &gt; assouplissement monétaire) pour masquer la réalité d'une dévaluation constante aux populations, le Venezuela vient de lâcher une bombe d'une toute autre puissance en annonçant cette dévaluation radicale.</p>
<p><em>La dévaluation monétaire permet principalement d'alléger le poids de la dette et de relancer les exportations donc la croissance interne. Dans ce contexte, certaines monnaies chutent moins vite que d'autres mais elles chutent toutes, ceci explique la performance de l'or dans toutes les monnaies depuis plusieurs années.</em></p>
<p>Pour être parfaitement clair :</p>
<p>1) Les Vénézuéliens détenant leur capital en bolivar ont<strong> instantanément perdu 46% de leur pouvoir d'achat.</strong></p>
<p><strong>2) Ceux détenant leur capital en or physique viennent de voir leur pouvoir d'achat bondir à l'inverse de 46%.</strong></p>
<p>3) Comme nous le dit <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy56ZXJvaGVkZ2UuY29tL25ld3MvMjAxMy0wMi0wOC92ZW5lenVlbGEtZGV2YWx1ZXMtaXRzLWN1cnJlbmN5LTMy" target=\"_blank\">Zerohedge</a>, ce phénomène est <strong>déjà en cours mais de manière plus sournoise et progressive dans tous les pays "développés"</strong> adoptant des politiques monétaires d'impression monétaire exponentielle. Mais il peut parfaitement se produire de manière plus radicale et inattendue, comme au Venezuela, dans les mois et années qui viennent dans n'importe quel pays ou zone monétaire.</p>
<p><strong>Le Venezuela n'est pas un cas isolé.</strong> La détention d'or physique permet concrètement de se protéger de l'irresponsabilité des gouvernements en matière de politique monétaire.</p>
<p>Pour les investisseurs ayant encore des interrogations sur l'intérêt de détenir de l'or physique, et ce même dans un contexte de consolidation des cours depuis plusieurs mois, <strong>le cas très concret du Venezuela ne devrait plus laisser de place au doute et apporte une réponse très claire.</strong></p>
<p><strong>Rappelons pour conclure, qu'il est impossible qu'un pays ou une zone monétaire décide d'une dévaluation radicale de l'or physique alors que c'est potentiellement le cas avec toutes les monnaies fiduciaires.</strong></p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly9mci5nb2xkYnJva2VyLmNvbS9uZXdzL3ZlbmV6dWVsYS1wZXJkcmUtNTAtcG91dm9pci1hY2hhdC1kZXZhbHVhdGlvbi0xOTcuaHRtbA==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=114407" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>&quot;Il n&#039;y a pas de drogues à Cuba&quot;</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/09/114336-il-ny-pas-de-drogues-a-cuba</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Feb 2013 06:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>

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		<description><![CDATA[Un témoignage saisissant sur la drogue à Cuba sous le communisme de Castro.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p><strong>Un témoignage saisissant sur les drogues à Cuba sous le communisme de Fidel et Raul Castro.</strong></p>
<p><strong>Par Yoani Sanchez, depuis la Havane.</strong></p>
<p><span id="more-114336"></span></p>
</div>
<p><!-- Post Body Copy --></p>
<div>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyL2Ryb2dhcy5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-114359" title="drogas" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/drogas-300x224.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="224" /></a>J’avais une kératite assez agressive dans l’œil gauche, résultat du manque d’hygiène du dortoir et d’une série de conjonctivites mal soignées. On me prescrivit un traitement complet, mais après un mois de collyres il n’y avait toujours aucune amélioration. Les yeux me brulaient si je regardais les murs peints en blanc et les zones où se projetait la lumière du soleil. Les lignes de mes cahiers paraissaient floues et il m’était impossible de regarder mes propres ongles. Yanet, la fille qui dormait dans le lit en face du mien me raconta ce qui se passait. « Elles te volent l’homatropine et la prennent pour elles, ça les fait bien planer et ensuite elles remplissent le flacon avec autre chose », me chuchota-t-elle devant les douches. J’entrepris donc de surveiller chaque soir mon casier et je pus vérifier que c’était vrai. Le médicament qui devait me soigner, certaines de mes collègues de chambre le consommaient mélangé à un peu d’eau… pas étonnant que ma cornée ne guérisse pas.</p>
<p>Des éléphants bleus, des routes en pâte à modeler, des bras qui s’allongeaient jusqu’à l’horizon. S’échapper, voler, sauter par la fenêtre sans se faire mal… jusqu’au fond de l’abîme, voilà les sensations que recherchaient nombre de ces adolescentes éloignées de leurs parents, et qui vivaient sur les faibles valeurs éthiques que leur transmettaient leurs professeurs. Certains soirs les garçons faisaient sur le terrain de sport une infusion de belladone connue sous le nom de « cloche », la drogue du pauvre disaient-ils. A la fin de ma classe de seconde dans ce lycée à la campagne, ont commencé à entrer les poudres à inhaler et « l’herbe » en petits paquets. Ce sont principalement les étudiants qui habitaient le quartier très pauvre d’El Romerillo qui les apportaient. Des gloussements dans les classes le lendemain matin, des regards qui s’évadaient au-delà du tableau noir, et la libido exacerbée par tous ces « encouragements à vivre ». Avec des prises régulières on ne sent plus les affres de la faim dans l’estomac me confirmaient certaines amies déjà « accros ». Par chance je ne me suis jamais laissé tenter.</p>
<p>A la sortie du lycée j’ai su qu’en dehors de ses murs on retrouvait la même situation mais à plus grande échelle. Dans mon quartier de San Leopoldo j’ai appris à reconnaître les paupières à moitié ouvertes des « addicts », la maigreur et la peau blafarde du consommateur invétéré et l’attitude agressive de certains qui après s’être « shootés » se croyaient les rois du monde. Avec l’arrivée des années deux mille les offres se sont accrues sur le marché des produits d’évasion : melca, marijuana, coke –cette dernière est actuellement à quelques 50 pesos convertibles le gramme- pastilles d’EPO ; parkisinol rouge et vert, crack, Popper et tous types de psychotropes. Les acheteurs viennent de milieux sociaux divers, mais dans la majorité ils cherchent à s’échapper, à passer un bon moment, à sortir de la routine, à laisser derrière eux l’asphyxie quotidienne. Ils inhalent, boivent, fument et ensuite on les voit danser toute la nuit dans une discothèque. L’euphorie passée ils s’endorment devant ce même écran de télévision où Raoul Castro affirme « qu’à Cuba il n’y a pas de drogue. »</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255X2ZyLw==" target=\"_blank\">Sur le web.</a> Traduit par Jean-Claude Marouby</p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Du beurre néo-zélandais à Cuba ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/25/112526-beurre-nouvelle-zelande-cuba</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/01/25/112526-beurre-nouvelle-zelande-cuba#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Jan 2013 05:45:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Océanie]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[importations]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Zélande]]></category>

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		<description><![CDATA[Les importations de l'économie cubaine sont faites en dépit du bon sens. Pour profiter à quelques oligarques du régime communiste ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les importations de l'économie cubaine sont faites en dépit du bon sens. Pour profiter à quelques oligarques du régime communiste ?</strong></p>
<p><strong>Par Yoani Sánchez, depuis La Havane, Cuba.</strong><span id="more-112526"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjUvMTEyNTI2LWJldXJyZS1ub3V2ZWxsZS16ZWxhbmRlLWN1YmEvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzM5My1jdWJh" rel=\"attachment wp-att-112562\"><img class="alignleft  wp-image-112562" title="imgscan contrepoints 2013393 Cuba" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/imgscan-contrepoints-2013393-Cuba.jpg?16fe88" alt="" width="306" height="298" /></a>Le poulet vient du Canada, l’étiquette du sel indique qu’il provient du Chili, le <em>mojo</em> créole est « <em>made in USA </em>» et le sucre est du Brésil. Une petite vache hollandaise est peinte sur le tetra pack de lait, le jus de citron a été préparé au Mexique et les hamburgers annoncent en grosses lettres qu’ils sont « cent pour cent bœuf d’Argentine ». Sur l’emballage du fromage, il est précisé que c’est du gouda en provenance d’Allemagne, des caractères chinois expliquent l’origine des biscuits, tandis que le riz a été cultivé dans les terres humides du Vietnam. L’étranger nous submerge !</p>
<p>C’est pourquoi j’ai demandé à une amie économiste pourquoi le beurre de la boutique du quartier voyageait depuis la Nouvelle Zélande. « Ne peut-on pas produire nous-mêmes un aliment aussi basique ? » et j’ai insisté : « Sinon, n’y a-t-il un endroit plus proche d’où le faire venir ? ». La jeune diplômée de l’Université de La Havane m’a répondu avec l’expression qui sert de titre à une émission humoristique : « Laisse-moi te raconter… ». Et elle m’a expliqué qu’à la fin de ses études, on l’avait affectée pour effectuer son Service Social, dans un service rattaché au Ministère de l’Industrie Alimentaire. Elle avait tout de suite noté les grosses factures de fret payées pour transporter des marchandises de pays éloignés. Le directeur lui avait alors apporté une liste de ces factures parmi lesquelles figurait le lait en poudre importé d’un lointain pays d’Océanie. L’homme s’était raclé la gorge avant de lui  expliquer : « Ne te mêle pas de ça car il paraîtrait que cette fabrique est la propriété d’un hiérarque cubain ».</p>
<p>Cela ne me surprendrait pas que des individus bien positionnés dans les arcanes du pouvoir de cette île possèdent sous des noms d’emprunt des industries à l’étranger. Il en résulterait qu’en plus, chose tout aussi inacceptable, on privilégierait l’importation depuis ces entreprises de préférence à d’autres plus proches et meilleur marché. Si bien qu’une partie de l’argent des coffres nationaux finirait dans les poches de quelques-uns, également nationaux, ceux-là mêmes qui décident où acheter. Comme si un habile illusionniste faisait passer sans qu’on le voit une liasse de billets de sa main gauche vers sa main droite. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles certaines marques, vraiment mauvaises et aux prix exorbitants occupent les rayons de certaines boutiques. Le vieux truc consistant à acheter à soi-même, entraînerait le pays dans des dépenses excessives qui asphyxieraient les produits nationaux de meilleure qualité et moins chers.</p>
<p>Je sais bien cher lecteur que ceci n’est peut-être que le fruit d’une grande paranoïa de mon amie… et de moi-même, mais j’ai l’espoir qu’un jour on saura, tout se saura.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255X2ZyLz9wPTIwMDQ=" target=\"_blank\">Sur le web</a> - Traduit par Jean-Claude Marouby</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le déclin de l’Argentine sous les Kirchner</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/19/111850-le-declin-de-largentine-sous-les-kirchner</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/01/19/111850-le-declin-de-largentine-sous-les-kirchner#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 Jan 2013 05:45:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Minarchiste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Cristina Kirchner]]></category>
		<category><![CDATA[Nestor Kirchner]]></category>

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		<description><![CDATA[A quoi tient le déclin rapide de l'Argentine sous le règne des Kirchner, mari et femme ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À quoi tient le déclin rapide de l'Argentine sous le règne des Kirchner, mari et femme ?</strong></p>
<p><strong>Par le Minarchiste depuis Montréal, Québec.</strong><span id="more-111850"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTkvMTExODUwLWxlLWRlY2xpbi1kZS1sYXJnZW50aW5lLXNvdXMtbGVzLWtpcmNobmVyLzIwMTIwOTI5X2FtZDAwMV8w" rel=\"attachment wp-att-111851\"><img class="aligncenter  wp-image-111851" title="Kirchner révolte casseroles" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/20120929_AMD001_0.jpg?16fe88" alt="" width="476" height="268" /></a></p>
<p>Le premier octobre 2012, une superbe frégate argentine, le Libertad, a été saisie au Ghana, alors qu’elle y était de passage. La raison est que le gouvernement de l’Argentine n’a toujours pas remboursé ses créditeurs suite à son défaut de $81 milliards en 2001. L’Argentine a offert à ses créditeurs de subir une perte de 65% sur leurs obligations, ce que 93% des détenteurs ont accepté. Cependant, ces obligations ne comportent pas de clauses d’actions collectives, comme celles de la Grèce, qui permettraient au gouvernement d’imposer ce règlement à tous les créditeurs à partir du moment où les deux tiers d’entre eux l’acceptent. C’est de cette manière que la Grèce a récemment évité de faire « officiellement » défaut sur sa dette (même s’il s’agit dans les faits d’un défaut).</p>
<p>Récemment, un jugement en cour internationale a confirmé une dette de $1.6 milliard envers le fonds Elliott Management, qui fait partie des 7% qui cherchent à être entièrement remboursés. D’ailleurs, les titres du gouvernement argentin sont sujets à une clause <em>pari passu</em> qui fait en sorte que si l’État accepte de rembourser un ou plusieurs de ses créditeurs à plus de 65%, il devra faire cette offre à l’ensemble de ses créditeurs. C’est en raison de cette clause que le gouvernement argentin n’a pas fait d’offre à Elliott pour les faire taire, car s’il le fait, il devra rembourser tout le monde et le pays ne dispose pas des fonds. Pourtant, un tel accord est nécessaire à l’Argentine si elle veut avoir encore accès aux marchés obligataires pour se financer. L’ordre de la cour pourrait être appliqué dès la fin  février 2013, moment auquel nous pourrions assister à un autre défaut de l’Argentine sur sa dette.</p>
<p><strong>Comment un pays peut-il en arriver là ?</strong></p>
<p>Pour répondre à cette question, il nous faut tout d’abord remonter aux causes de la crise qui a mené au défaut de 2001.</p>
<p>En 1991, sous la supervision du FMI, l’Argentine a adopté un régime de taux de change fixe en arrimant le peso au dollar américain. À ce moment, les investisseurs obligataires en ont déduit que si les choses tournaient mal, le FMI allait renflouer le gouvernement argentin, ce qui a fait grandement diminuer la perception de risques du marché envers les obligations argentines. Par ailleurs, avec une devise arrimée au dollar, le risque de change était aussi presque éliminé, en théorie. Les investisseurs se sont donc rués sur les titres de dette d’Argentine, dans la perspective d’obtenir un rendement supérieur avec un risque théoriquement atténué.</p>
<p>Avec ce nouvel afflux de dette, le gouvernement s’est lancé dans les dépenses, mais l’argent n’a pas été déployé dans des infrastructures créatrices de richesses. C’est plutôt la bureaucratie qui en a bénéficié : le nombre et les salaires des fonctionnaires ont fortement augmenté. Durant les années 90, la dette de l’Argentine a doublé et la croissance des dépenses du gouvernement a excédé la croissance du PIB. Pour maintenir la parité avec le dollar, la banque centrale devait maintenir une création de monnaie équivalente à la croissance de ses réserves de devises étrangères. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait car, durant les années 90, le pays a maintenu un déficit de la balance commerciale de 4%. Entre 1991 et 1994, la masse monétaire a cru à un taux moyen de 60% !</p>
<p>Face à des pressions inflationnistes grandissantes au milieu des années 90, l’État a dû ralentir la création de monnaie, ce qui a engendré une grave et inévitable récession. Constatant l’insoutenabilité du système, les investisseurs se sont alors mis à délaisser les obligations argentines, craignant un défaut. Il est donc devenu difficile pour le gouvernement de financer et refinancer ses excès.</p>
<p>En 2000, le FMI est donc intervenu avec un prêt de sauvetage de $48 milliards, qui s'est  révélé insuffisant, car dès 2001, le pays était à sec de liquidités. En 2001, le pays était dans sa quatrième année de récession, le chômage officiel atteignait les 18%. De ses $155 milliards de dettes, $135 milliards étaient en devises étrangères, ce qui rendait impossible la monétisation de celles-ci (ce qui est arrivé à l’Islande récemment). En décembre 2001, devant le refus du FMI de lui prêter davantage, l’Argentine a inévitablement fait défaut sur sa dette.</p>
<p>Croyez-le ou non, beaucoup de gens attribuent cet échec aux politiques libérales ! C’est complètement insensé…</p>
<p>Cette crise a été causée par l’interventionnisme du FMI, par un système monétaire déficient, par un gouvernement populiste kleptocratique menant à des niveaux de dépenses insoutenables, par une culture viciée de corruption et de clientélisme politique.<strong> </strong>L’Argentine avait besoin de libéraliser son économie, pas d’obtenir une carte de crédit sans limite garantie par le FMI. Notez que les Kirchner blâment la « libéralisation » économique pour la crise de 2001…</p>
<p><strong>2003 : Entrée en scène de Nestor Kirchner</strong></p>
<p>En Argentine, il y a essentiellement deux factions politiques : les « peronistes » et les « radicaux », qui se sont échangés le pouvoir depuis 1983. Le « peronisme », l’idéologie mise en pratique par Juan Domingo Peron qui a été président du pays de 1946 à 1955, implique un système de clientélisme techno-bureaucratique qui permet aux gens du secteur public ou près du pouvoir d’obtenir des privilèges. L’Argentine est ainsi devenue une économie planifiée, gérée et contrôlée par des bureaucrates. Dans ce contexte, ce sont les contacts politiques qui font la différence entre le succès et l’échec en affaires. C’est en tablant sur le fiasco du régime précédent que Nestor Kirchner s’est fait élire de façon opportuniste.</p>
<p>D’ailleurs, depuis que les Kirchner ont pris le pouvoir, ils se sont grandement enrichis personnellement… Les Kirchner sont originaires de la région de Santa Cruz, qui est riche en pétrole et gaz naturel. À l’époque où M. Kirchner était gouverneur de cette région, il fallait son approbation directe pour obtenir un contrat d’exploration, ce qui lui conférait beaucoup de pouvoir et de possibilités d’enrichissement. Plusieurs hommes d’affaires près des Kirchner se sont grandement enrichis sous leur règne. Si en Russie ce sont les Oligarques et au Venezuela les Boligarques, en Argentine ce sont les <em>Empresarios K</em> (ou les pingouins pour ceux originaires de Santa Cruz).</p>
<p>En Argentine, le Congrès a très peu de pouvoir. La plupart des élus (85%) ne servent qu’un seul terme et votent en ligne avec leur gouverneur provincial. Les décisions ne sont pas prises au Congrès, mais plutôt entre le Président et ses 24 gouverneurs provinciaux dans l’antichambre. Et comme le Président décide des transferts fédéraux vers les provinces, qui représentent 75% des revenus provinciaux, les gouverneurs lui mangent dans la main… C’est d’ailleurs Nestor Kirchner lui-même qui a réorganisé le système politique de cette manière, rendant les gouverneurs provinciaux plus dépendants de la présidence.</p>
<p>En 2007, sa femme Cristina Fernandez de Kirchner lui succède. Celle-ci est plus agressive dans son utilisation du pouvoir présidentiel et l’application des politiques peronistes. En 2008, Mme Kirchner a échangé des pesos pour $2 millions de dollars juste avant une chute significative du taux de change et quatre de ses secrétaires privés sont sous enquête pour corruption. En 2009, elle adopte une loi pour augmenter le contrôle des médias par l’État. Puis, la récession sévit en Argentine, comme ailleurs. En 2010 son taux d’approbation a chuté à 20%. Mme Kirchner adopte alors un important plan de relance économique et lance une série de transferts vers les pauvres. Elle augmente aussi les salaires des fonctionnaires et leur nombre.</p>
<p>Lors de sa réélection en octobre 2011, Cristina Fernandez Kirchner bénéficiait d’un sommet de popularité vu ses généreux transferts fédéraux vers les pauvres, la reprise économique mondiale post-crise et, surtout, un vent de sympathie du peuple suite à la mort de son mari (qui lui a valu un gain de 25% dans les sondages). Cette popularité a cependant grandement chuté par la suite, notamment lorsque les pauvres ont commencé à souffrir de l’hyperinflation résultant des politiques de la présidente et à la suite au ralentissement substantiel de la croissance en 2012. Cette même année, le pays a été empreint de trois gigantesques manifestations : 200.000 personnes le 13 septembre, 800.000 personnes le 8 novembre et plusieurs dizaines de milliers de syndiqués le 20 novembre.</p>
<p>En octobre 2012, une nouvelle loi donne le droit de vote aux 16 ans et plus, ce qui favorisera sa réélection.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL2FyZ2VudGluYTQucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-111852" title="argentina4" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/argentina4.png?16fe88" alt="" width="500" height="377" /></a></p>
<p><strong>Expropriations et nationalisations</strong></p>
<p>Sous le règne des Kirchner, l’Argentine a assisté à une vague d’expropriations et de nationalisations. Les revenus provenant de ces entreprises servent à financer une partie de la croissance des dépenses de l’État et à masquer certains problèmes économiques du pays. Elles servent aussi à récompenser les amis du régime tout en faisant taire les critiques.</p>
<p>Jadis un exportateur d’énergie, l’Argentine importe maintenant 15% de sa consommation. Le sous-investissement résultant des politiques du gouvernement, tels que des contrôles de prix qui maintiennent les prix 70% à 80% artificiellement plus bas que le marché, n’ont pas permis à la production de suivre la demande, qui elle est subventionnée. Face à cette situation, Mme Kirchner a commencé à surtaxer les exportations de pétrole et à rationner la consommation d’électricité (notamment en exigeant des entreprises qu’elles éteignent leurs lumières plus tôt).</p>
<p>Finalement, en avril 2012, le gouvernement argentin a <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMTcvNzk3OTYtbGUtZ291dmVybmVtZW50LWFyZ2VudGluLWV4cHJvcHJpZS1sYS1jb21wYWduaWUtZXNwYWdub2xlLXlwZg==">exproprié</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMjgvODExMjQtbGVzLXJhaXNvbnMtZGUtbGEtbmF0aW9uYWxpc2F0aW9uLXJpc3F1ZWUtZGUteXBm">nationalisé</a> 51% de l’entreprise d’énergie YPF, une ancienne entreprise d’État qui avait été vendue à l’espagnole Repsol en 1999 pour aider l’Argentine à rester à flot. Notez qu’en 2007, le gouvernement avait fait en sorte qu’un dénommé Enrique Eskenazi, un collaborateur de Nestor Kirchner, achète 15% de YPF. L’investissement a été financé par un prêt octroyé de force par YPF elle-même et des banques. M. Eskenazi a droit à un dividende spécial de YPF équivalent à 90% de sa part des profits pour lui permettre de rembourser les prêts. C’est payant d’être un pingouin !</p>
<p>Le gouvernement Kirchner n’a pas été très efficace jusqu’à maintenant dans la gestion d’entreprises nationalisées. En 2003, il avait renationalisé Correo Argentino, les services postaux, suite à ce que le fils du dirigeant de l’entreprise soit devenu un politicien du parti d’opposition. Mme Kirchner a aussi nationalisé les régimes de retraite, une société d’aqueduc, des entreprises ferroviaires et une compagnie aérienne (Aerolineas Argentinas). La performance de ces entreprises a été médiocre depuis. Seulement 56% des vols d’Aerolineas atterrissent à temps et l’entreprise fait des pertes.</p>
<p>En décembre 2008, Mme Kirchner a nationalisé les régimes de retraite. Ainsi, elle a pu les utiliser pour financer directement l’État et aussi pour exercer plus d’influence sur certaines grandes entreprises dont ces fonds de pension sont des actionnaires importants (pouvant y nommer des membres du conseil d’administration). Entre 2009 et 2011, Mme Kirchner a subtilisé $6.8 milliards des fonds de retraite pour financer les dépenses de l’État, ce qui les amènera en déficit dès 2014. Les compagnies d’assurance quant à elles ont été forcées à rapatrier $1.6 milliard de leurs portefeuilles d’investissements étrangers en Argentine.</p>
<p>Suite à ce que Shell ait voulu se départir de certains de ses actifs en Argentine en les vendant à Petrobras plutôt qu’à des amis du pouvoir, le gouvernement argentin s’est littéralement acharné sur Shell et ses dirigeants (23 amendes, 57 mandats d’arrêt, fermeture temporaire d’une raffinerie sans justification). C’est un dénommé Lazaro Baez, un pingouin de Santa Cruz et collaborateur de longue date de Nestor Kirchner, et son entreprise Epsur qui devait acheter les actifs de Shell en 2007.</p>
<p>En 2009, Mme Kirchner a fait adopter une nouvelle loi redistribuant les licences de diffusion également entre le secteur privé, l’État et le « secteur public ». La loi, qui est toujours disputée devant les tribunaux, interdit aux détenteurs de licences radio et télé par les ondes d'avoir aussi une licence de câble. Le marché du câble a été divisé en 2.200 régions et chaque opérateur doit se limiter au maximum à 24 régions. Cette loi fera particulièrement mal au groupe Clarin. Les médias de cette entreprise ont parfois été critiques envers le gouvernement Kirchner. Le canal 13 du groupe Clarin, à accès gratuit, était parmi les seuls à diffuser une couverture complète des récentes manifestations en Argentine. En 2009, le gouvernement a nationalisé la diffusion des matchs de football, qui étaient autrefois diffusés sur les chaînes du groupe Clarin. Mme Kirchner utilise maintenant cet outil médiatique pour promouvoir ses politiques. D’ailleurs, le budget de publicité du gouvernement est de $750 millions par année. Voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93ZWJtYWlsLnN0YW5kYXJkbGlmZS5jYS9vd2EvcmVkaXIuYXNweD9DPW1STk5fQU9FZVV5czFKb1U4T2pIUjJ5eXdjclF1ODhJNDBrcy1SclFEa2trZWszR1RXRzNTTm8wRTFTRkEyUnVBbFBFNGFCRU12SS4mYW1wO1VSTD1odHRwJTNhJTJmJTJmZW4ud2lraXBlZGlhLm9yZyUyZndpa2klMmZDb250cm92ZXJzaWVzX2JldHdlZW5fQ2xhciUyNUMzJTI1QURuX2FuZF9LaXJjaG5lcmlzbQ==" target=\"_blank\">ceci</a> pour plus de détails.</p>
<p>Mme Kirchner utilise régulièrement le système fiscal pour nuire à ses critiques et ses opposants. Elle a imposé $123,000 d’amendes à 10 économistes pour avoir « trompé les consommateurs », s’appuyant sur une vielle loi datant de l’époque dictatoriale. En 2009, le journal Clarin publiait un article sur des irrégularités dans l’attribution de subventions agricoles. Quelques heures plus tard, 200 agents du fisc débarquaient à son siège social sans raison valable. Suite à ce que le tennisman Juan Martin del Potro ait refusé de rencontrer Mme Kirchner suite à sa victoire à l'US Open de 2009, le fisc n’a pas cessé de le harceler. En mars 2012, l’économiste Roberto Cachanosky publiait un article critiquant la présidente, puis recevait un avis d’audit fiscal le même jour (son cinquième en six ans, sans qu’aucun n’ait révélé quoi ce soit de majeur).</p>
<p><strong>Protectionnisme</strong></p>
<p>Lors de la rencontre du G20 de 2011 à Cannes, l’organisme constatait que l’Argentine est le pays qui a le moins atteint ses cibles énoncées l’année précédente à Séoul, ayant imposé 21 nouvelles barrières au commerce en un an.</p>
<p>Des contrôles sur les importations ont été imposés : pour chaque entreprise, les importations doivent être équivalentes aux exportations. Des surtaxes sur les exportations de produits d’agriculture ont été exigées. Dans l’industrie minière, les importations d’équipement et de machinerie doivent être déclarées 120 jours à l’avance au gouvernement. Au moins 70% des intrants de l’industrie doivent provenir de l’Argentine. Par ailleurs, face à une fuite alarmante de capitaux, Mme Kirchner a dû imposer de sévères contrôles sur les sorties de capitaux. Les profits générés par des entreprises d’Argentine à l’étranger doivent être obligatoirement rapatriés.</p>
<p>Ces mesures découragent l’investissement privé en Argentine et nuisent grandement à l’économie. Elles ne permettent qu’au gouvernement de pelleter ses problèmes en avant.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxLzIwMTExMTA1X1dPQzAyNC5naWY="><img class="aligncenter size-full wp-image-111853" title="20111105_WOC024" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/20111105_WOC024.gif?16fe88" alt="" width="595" height="601" /></a></p>
<p><strong>Déclin économique</strong></p>
<p>Au début du 20e siècle, l’Argentine était l’un des pays les plus riches du monde. Puis, cette richesse a été dilapidée par les expériences économiques de Juan Domingo Peron (1945-1955 : nationalisations et socialisme), par la dictature militaire (1976-83) et par l’intervention du FMI (1991-2001). Les Kirchner en sont à compléter ce déclin monumental, surtout depuis 2009. Le pays n’a ainsi jamais atteint le statut de pays développé. En Argentine, 30% à 40% de l’activité économique est informelle. Il affiche néanmoins un PIB par habitant comparable à celui du Chili.</p>
<p>Lors de leur accession au pouvoir, les Kirchner ont bénéficié d’un vent économique favorable : reprise économique mondiale, expansion fulgurante de ses deux principaux partenaires commerciaux (Brésil et Chine), hausse marquée des prix alimentaires (l’agriculture représente 9% du PIB et 20% des exportations) et hausse des prix des métaux et de l’énergie. Tout comme ce fut le cas pour Hugo Chavez, cela a rapidement fait mousser leur popularité et leur a conféré les fonds nécessaires pour conserver (voire acheter) le pouvoir.</p>
<p>Suite à la récession mondiale de 2008, l’Argentine a adopté un plan de relance de $21 milliards qui visait à doubler le nombre de fonctionnaires. Ainsi, la croissance des dépenses s’est mise à ré-accélérer vers des niveaux insoutenables. Le gouvernement est passé en déficit et utilise ses réserves de change pour se financer (suite à un désaccord avec le chef de la banque centrale, Martin Redrado, au sujet de l’utilisation des réserves de change, Mme Kirchner s’est assurée que celui-ci soit remplacé par une personne plus conciliante). Les réserves de changes sont en baisse constante depuis quelques trimestres et ont atteint un niveau qui commence à être dangereux.</p>
<p>La création de monnaie est aussi utilisée pour financer l’État. La masse monétaire (M2) a cru de +38% en 2012 et de +133% depuis 2008. L’inflation a fortement augmenté de 20% à 30% par année (les chiffres officiels sont manipulés pour atténuer les critiques et réduire la charge d’intérêt sur les obligations dont le taux d’intérêt est lié au taux d’inflation). L’épargne a fortement diminué, ce qui est normal dans les circonstances.</p>
<p>En 2012, la croissance économique a fortement ralenti ce qui place l’économie du pays en situation précaire. Les nationalisations récentes amèneront de l’argent frais dans les coffres de l’État, mais ce au prix d’une baisse massive des investissements étrangers. Le gouvernement dilapide le capital productif de l’économie pour financer sa bureaucratie à court terme. Mme Kirchner pourra bien continuer à pelleter le problème en avant, mais il faudra tôt ou tard que les dépenses de l’État soient réduites et que les contrôles de prix soient relaxés, ce qui occasionnera de graves problèmes à la population.</p>
<p>En somme, l’avenir n’est pas très rose pour un pays qui avait pourtant tout pour réussir : une population éduquée, des infrastructures et des ressources naturelles. Tout cela a été gâché par des politiques économiques destructrices. Qu’arrivera-t-il lorsque toutes les entreprises auront été nationalisées et que leur production sera en chute libre ? Qu’arrivera-t-il lorsque les réserves de change auront été épuisées ? Une chose est sûre, Mme Kirchner se doit d’espérer une forte ré-accélération de la croissance économique mondiale ainsi qu’une hausse du prix des ressources naturelles avant la prochaine élection, ce qui pourrait retarder un peu l’instant fatal de l’économie argentine. Ceci dit, le pays est sur une très mauvaise trajectoire qu’il sera bien difficile de corriger à temps. Pourtant, vous trouverez encore bon nombre de gauchistes pour vanter le kirchnerisme et le peronisme…</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL2FyZ2VudGluYTUucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-111854" title="argentina5" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/argentina5.png?16fe88" alt="" width="492" height="401" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL2FyZ2VudGluYTYucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-111855" title="argentina6" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/argentina6.png?16fe88" alt="" width="500" height="264" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL2FyZ2VudGluYTcucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-111856" title="argentina7" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/argentina7.png?16fe88" alt="" width="500" height="277" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL2FyZ2VudGluYTgucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-111857" title="argentina8" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/argentina8.png?16fe88" alt="" width="500" height="374" /></a></p>
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<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMS8xOC9sZS1kZWNsaW4tZGUtbGFyZ2VudGluZS1zb3VzLWxlcy1raXJjaG5lci8=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=111850" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Quelques raisons de ne pas partir de Cuba... et de France</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/09/110762-quelques-raisons-de-ne-pas-partir-de-cuba-et-de-france</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Jan 2013 06:35:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yoani Sánchez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[Exil]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi rester à Cuba et ne pas fuir ? Quelques arguments qui résonnent même en France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pourquoi rester à Cuba et ne pas fuir ? Quelques arguments qui résonnent même en France.</strong></p>
<p><strong>Par Yoani Sanchez, depuis La Havane, Cuba.</strong><span id="more-110762"></span></p>
<p>Il faut que quelqu’un soit au au pied de la passerelle de l’avion, pour dire adieu, tenir le mouchoir et l’agiter d’un côté à l’autre. Il faut quelqu’un pour recevoir les lettres, les cartes postales aux couleurs vives, les appels téléphoniques longue distance. Quelqu’un pour s’occuper de la maison, autrefois pleine d’enfants et de parents, pour arroser les plantes qu’ils ont laissées et nourrir le vieux chien qui leur fut si fidèle. Quelqu’un pour garder les souvenirs de famille, le dressoir en acajou de la grand-mère, le grand miroir dont le tain se décolle dans les coins. Quelqu’un pour préserver les plaisanteries qui ne font plus rire, les négatifs des photos qui n’ont jamais été tirées. Il faut que quelqu’un reste pour rester.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL2xlLWhvbnplYy1tZWxlbmNob24uanBn"><img src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/le-honzec-melenchon.jpg?16fe88" alt="" title="le honzec - melenchon" width="205" height="301" class="alignright size-full wp-image-110785" /></a>Cette année 2013 que tant de gens attendent en raison de la mise en place de la Réforme migratoire, peut devenir une année où nous dirons souvent « adieu ! ». Bien que je respecte la décision de chacun de se fixer ici ou là, je m’attriste de l’hémorragie permanente de gens créatifs et talentueux dont souffre mon pays. Il est effrayant de connaître la quantité de Cubains qui ne veulent plus vivre ici, élever leurs enfants dans cette île, ni réaliser leurs projets professionnels sur le territoire national. Une tendance qui ces derniers mois m’a fait perdre des collègues et amis partis en exil, des voisins qui ont vendu leur maison pour s’acheter un billet d’avion pour une quelconque destination ; des connaissances que j’ai cessé de voir et dont j’ai appris quelques semaines plus tard qu’elles vivaient en Argentine ou à Singapour. Des gens qui se sont fatigués d’attendre, de repousser leurs rêves.</p>
<p>Mais il faut que quelqu’un reste pour fermer la porte, éteindre la lumière et la rallumer. Beaucoup doivent rester parce que ce pays doit renaître avec des idées neuves, avec des gens jeunes et des propositions pour le futur. C’est au moins l’illusion qui doit rester ; la capacité de régénération doit demeurer ici, l’enthousiasme doit s’accrocher à cette terre. En cette année 2013, parmi tous ceux qui resteront doit obligatoirement figurer l’espoir.</p>
<div id="attachment_110763" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL0TDqXBhcnQtZGF2aW9uLmpwZw=="><img class="size-medium wp-image-110763" title="Départ d'avion (Crédit : Gabriel Rocha, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Départ-davion-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Partir ? Rester ? Il n'y a pas qu'en France que la question se pose.</p></div>
<p>Lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL2F1dGhvci95b2FuaS1zYW5jaGV6Lw==" target=\"_blank\">les chroniques cubaines de Yoani Sanchez</a></li>
</ul>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNkZWN1YmEuY29tL2dlbmVyYWNpb255X2ZyLz9wPTIwMDc=" target=\"_blank\">Sur le web</a> - Traduit par Jean-Claude Marouby</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=110762" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les derniers jours d&#039;Hugo Chávez ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/01/109989-les-derniers-jours-dhugo-chavez</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/01/01/109989-les-derniers-jours-dhugo-chavez#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Jan 2013 13:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juan Carlos Hidalgo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Fidel Castro]]></category>
		<category><![CDATA[Henrique Capriles Radonski]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Chavez]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que l'état de santé d'Hugo Chávez se dégrade, les rumeurs concernant sa succession et l'avenir du Venezuela abondent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que l'état de santé d'Hugo Chávez se dégrade, les rumeurs concernant sa succession et l'avenir du Venezuela abondent.</strong></p>
<p><strong>Par Juan Carlos Hidalgo.</strong><span id="more-109989"></span><br />
<em>Publié en collaboration avec le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYXRvLm9yZy9ibG9nLw==">Cato Institute</a>.</em></p>
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<p>La nuit dernière, depuis La Havane, le vice-président du Venezuela Nicolás Maduro a annoncé que Hugo Chávez souffrait de nouvelles complications post-opératoires suite à la quatrième intervention chirurgicale pour son cancer. Les rumeurs abondent sur l'état réel du président, mais il semble dorénavant probable que Chávez ne sera pas en mesure de retourner au Venezuela le 10 janvier pour prêter serment pour un nouveau mandat de six ans.</p>
<p>Hugo Chávez est la figure emblématique de la politique latino-américaine de la dernière décennie. Son populisme autoritaire ne diffère pas beaucoup de celui des autres dirigeants latino-américains, mais son influence sur la politique régionale, soutenue par près de mille milliards de dollars en revenus pétroliers, a été sans précédent. Son éloignement durable aurait des répercussions immédiates non seulement pour le Venezuela, mais aussi pour toute l'Amérique latine.</p>
<p>Commençons avec le Venezuela : la Constitution stipule que si le président élu est frappé d'incapacité permanente l’empêchant d'être assermenté, alors c’est au président de l'Assemblée nationale d’assumer l’intérim et une nouvelle élection doit être tenue dans les 30 jours. C'est actuellement le scénario le plus probable, en vertu duquel le président temporaire serait Diosdado Cabello, une figure influente du PSUV, le parti de Cháve , et ayant un long passé militaire. Cependant, Nicolás Maduro, l'actuel vice-président et ministre des Affaires étrangères, a été adoubé par Chávez comme le candidat de son parti dans l’hypothèse d'une nouvelle élection. Maduro est considéré comme le successeur désigné pour le poste.</p>
<p>La première question est de savoir comment évoluerait l’unité du PSUV en l’absence de Chávez. Certains craignent une lutte fratricide dans les rangs du chavisme pour le contrôle du pouvoir gouvernemental. Cabello peut s’appuyer sur la loyauté des hauts responsables militaires. Maduro compte sur le soutien de La Havane et le puissant appareil de renseignement cubain qui contrôle les services de sécurité du Venezuela. Jusqu'à présent, Cabello et Maduro ont affiché un front uni, mais cela pourrait changer si Chávez venait à disparaître définitivement. L’incertitude plane concernant l’attitude de la milice bolivarienne, forte de 25.000 Chavistes jusqu’au-boutistes, armés de fusils russes et formés par le gouvernement pour « défendre la révolution ». Ni Cabello, ni Maduro ne semblent jouir de leur plein soutien.</p>
<p>Ensuite, nous avons la tenue rapide d’une élection. Trente jours est un temps incroyablement court pour organiser un nouveau vote. Il est très probable que Capriles Henrique serait de nouveau le candidat de l'opposition. Avant l'élection du 7 octobre, qui a vu la victoire de Chávez sur Capriles, les sondages montraient que le candidat de l'opposition était en mesure de l’emporter face à toute autre figure du PSUV, y compris Maduro, lors d'une élection sans Chávez. Toutefois, le chavisme a prouvé qu'il pouvait gagner sans son leader, notamment en battant l'opposition lors des élections des États du 16 décembre. Un scrutin organisé juste 30 jours après la mort de Chávez serait probablement marqué par son empreinte et son héritage. Je m'attendrais à ce que le candidat du PSUV bénéficie d'un important vote de sympathie en raison d’un Chávez récemment décédé. Capriles aurait un rude combat dans ces circonstances.</p>
<p>Au plan régional, la disparition de Chávez aurait un impact important sur les pays satellites du Venezuela. Cuba est certainement la plus vulnérable. L'économie cubaine pourrait probablement imploser sans l’aide pétrolière massive qu'elle reçoit en provenance du Venezuela. Cela mettrait en danger la continuité du régime de Castro. C'est pourquoi La Havane pourrait jouer un rôle actif dans les décisions concernant la succession de Chávez. D'autres alliés régionaux comme le Nicaragua, l’Équateur et la Bolivie pourraient être aussi confrontés à des compressions de l'aide économique, mais sans doute pas assez pour menacer la stabilité des dirigeants au pouvoir.</p>
<p>Il est clair, depuis un moment, que le régime populiste de Chávez ne fonctionne pas. Le Venezuela est en ruine. Le pays connait des pénuries de produits de base. Son infrastructure est littéralement en train de s'effondrer. C'est le pays le plus corrompu de la région. Il possède l’un des taux de criminalité les plus élevés du monde. Pendant ce temps, les pays qui ont choisi le capitalisme démocratique comme le Chili et le Pérou se portent beaucoup mieux et représentent un modèle beaucoup plus attrayant. La mort de Chávez ne ferait qu'accélérer la disparition de son prétendu « socialisme du 21e siècle ».</p>
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Traduction : Raphaël Marfaux pour <em>Contrepoints</em>.</p>
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