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	<title>Contrepoints &#187; Économie</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Conseils à un jeune chômeur</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 04:55:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeffrey Tucker</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[chômage des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[chômeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Que dire à un jeune chômeur, que l'économie actuelle semble condamner à ne pas pouvoir travailler ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que dire à un jeune chômeur, que l'économie actuelle semble condamner à ne pas pouvoir travailler ? </strong></p>
<p><strong>Par Jeffrey A. Tucker, depuis les Etats-Unis.</strong><span id="more-124842"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzA4L2Nob21hZ2UtcG9sZS1lbXBsb2kuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-42433" title="chomage-pole-emploi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/08/chomage-pole-emploi-300x207.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="207" /></a>Voilà maintenant cinq ans que le marché de l’embauche est pour le moins houleux pour les jeunes travailleurs. Les derniers chiffres du chômage montrent qu’ils sont encore boudés malgré le développement du travail temporaire.</p>
<p>Les États Unis ont un des plus hauts taux de chômage au monde pour les 20-26 ans. Presque la moitié de l’armée des chômeurs américains a moins de 35 ans. Ceux qui réussissent à se faire embaucher sont confrontés à un décalage immense entre leurs prétentions salariales et la réalité (qui est telle qu’on peut l’imaginer en ces temps de crise). D’après une étude d’Accenture, plus de 41% des jeunes diplômés américains sont désabusés, sous-employés et leur travail ne reflète pas leurs compétences universitaires.<br />
Cette génération est confrontée plus de difficultés que la majorité des précédentes, et elle a besoin de nouvelles stratégies pour s’y adapter.</p>
<p>C’est dans ce but que j’ai écrit la lettre qui suit :</p>
<p>Chers jeunes travailleurs,</p>
<p>Même sans prendre en compte la stagnation économique vous seriez confrontés à un marché de l’emploi hostile, car vous y arrivez les mains presque vides. Notre société a décrété il y a bien longtemps qu’il vaut mieux rêvasser derrière un bureau pendant 16 ans plutôt qu’accumuler une réelle expérience professionnelle à faire valoir.</p>
<p>Même si la loi vous autorisait à travailler dès que vous en êtes capables (à partir de 12 ou 13 ans), le gouvernement vous impose des salaires minimums qui font qu’il n’est pas rentable de faire appel à vos services. On vous a fait croire que si vous restiez dans le système scolaire, un job intéressant et bien payé vous ouvrirait les bras une fois votre diplôme en poche. Mais vous découvrez que vous n’intéressez pas les employeurs, qu’ils voient en vous peu de compétences utiles et aucune disposition à produire.</p>
<p>Voici la racine du problème : on vous a menti toute votre vie.</p>
<p>Dans votre enfance, on vous répétait sans cesse les mêmes slogans sur l’égalité de tous. L’instinct de compétition a été soigneusement supprimé de vos jeux qui par-dessus tout exaltaient la solidarité et le partage.</p>
<p>Puis à un moment donné (quelque part entre 7 et 10 ans) tout a changé et on vous a précipité dans la jungle : vous deviez avoir des notes parfaites, être le meilleur en maths et en sciences, obéir sans broncher, vous accrocher à l’école le plus longtemps possible. On vous a dit que, si vous faisiez tout ça, vous n’auriez aucun problème.</p>
<p>Et, pour certains, ça marche. Mais seule une infime minorité est prédisposée à la discipline et à l’apprentissage par cœur. Même parmi ceux-là, tout le monde n’obtient pas ce qu’on lui a promis. Pour le reste il n’y a aucun filet de sécurité : ceux qui sont non-conformes sont supposés s’en sortir par eux-mêmes comme ils peuvent.</p>
<p>Comment peut-on s’en sortir ? Il faut trouver un travail qui rapporte de l’argent. Et c’est exactement la barrière contre laquelle vous êtes en train de buter. Vous avez la motivation et vous cherchez une institution qui saura la mettre en valeur, sans succès. Réfléchissez : pourquoi une entreprise embauche-t-elle un employé ? Parce qu’elle a des raisons de croire que l’intégration de ce nouvel élément lui permettra de gagner plus d’argent. On vous paye, vous travaillez, et cette collaboration génère plus de richesse que son absence.<br />
Mais réfléchissez encore à ce que cela signifie : la valeur que vous apportez doit être supérieure à celle que vous coûtez. Pour chaque dollar que l’entreprise paye pour vous, vous devez lui permettre de gagner plus d’un dollar. Ce n’est pas facile car en plus de votre salaire vous générez d’autres coûts. Par exemple, le gouvernement exige que les entreprises soient assurées. Il faut payer pour votre formation, pour vos soins, pour les imprévus… tout cela forme un fardeau sur les épaules de votre employeur et augmente le coût de votre embauche.</p>
<p>Bref, vous avez besoin d’être plus rentables que ce que vous imaginez. Pourquoi est-il aussi difficile de trouver un travail au salaire minimum ? Parce qu’il est difficile pour un travailleur inexpérimenté de valoir ce prix. L’employeur doit exploiter votre relation au maximum rien que pour que cette relation puisse exister. Et cela demande du temps. Il est probable que vous représentiez une perte nette dans les premiers mois, tout simplement parce que vous n’êtes pas formés et que toutes vos forces sont nécessaires rien que pour assurer un service de base.</p>
<p>Si vous comprenez cette règle (vous devez compenser la valeur que vous coûtez), vous en savez plus que la plupart des jeunes travailleurs, ce qui vous donne un avantage. Pendant que les autres pestent sur la charge de travail et leur salaire, vous connaissez la raison de cette lutte et vous pouvez en tirer partie. Vous produisez plus pour l’entreprise que ce que vous lui coûtez. Si vous persistez vous pourrez progresser, c’est comme ça que la vie fonctionne.</p>
<p>Mais avant de progresser il faut d’abord entrer dans le jeu. Pour ça, il est inutile d’attendre le job et le salaire idéal. Oubliez vos présupposés. Si une opportunité, n’importe laquelle, se présente, saisissez-là immédiatement. Un travail trop subalterne ça n’existe pas, peu importe ce qu’on vous a raconté. Ce qui importe c’est de devenir actif. Bien sûr, vous voudriez un salaire plus substantiel, et vous l’aurez peut-être un jour. Mais pas maintenant.</p>
<p>La première étape consiste à gagner un salaire, n’importe lequel, peu importe pour quoi. La peur que tel travail soit, d’une manière ou d’une autre, en dessous de vous, est une sérieuse cause de ruine personnelle. Ceux qui sont prêts à accepter les jobs les plus « subalternes » sont ceux qui finiront par avoir la belle vie. Même si vous le considérez comme « subalterne » ce travail est précieux pour quelqu’un, et il peut l’être pour vous.</p>
<p>Tout travail a quelque chose à vous apprendre. Vous apprenez comment interagir avec les autres, comment fonctionne une entreprise, comment les gens pensent, comment les patrons pensent, ce que font les personnes qui réussissent par rapport à celles qui échouent. Le travail est autant, voire plus, une occasion d’apprendre que les études.</p>
<p>La principale peur des gens est que leur job va, d’une certaine manière, définir leur vie. Que remplir des étagères chez Carrefour va redéfinir ou abaisser ce qu’ils sont. C’est absolument incorrect : ce job est une des briques qui vous permettront de vous construire.<br />
Pour obtenir n’importe quel travail vous devez faire plus que lancer des CV dans tous les sens. Vous devez vous distinguer des autres. Vous devez vous présenter comme on présente un article. Vous devez faire du marketing (et le marketing est l’étape la plus sous-estimée, mais la plus cruciale, de tout acte commercial). Ce n’est pas dégradant, c’est une opportunité. Découvrez tout ce que vous pouvez sur cette entreprise et ses produits. Après votre candidature, revenez encore et encore, rencontrez les managers et les patrons, montrez-leur toute la valeur que vous pourrez leur apporter.</p>
<p>Dans ce nouveau travail, le succès n’est pas difficile mais exige de la discipline. Vous devez suivre un certain nombre de règles : ne jamais être en retard. Obéir à votre supérieur direct. Travailler rapidement et soigneusement pour dépasser ses attentes. Une fois vos tâches terminées, faire quelque-chose d’inattendu qui met en valeur l’environnement. Ne jamais se plaindre, commérer ou intriguer. Soyez un employé modèle et vous prospérerez.</p>
<p>Il ne s’agit pas uniquement de l’entreprise. C’est à vous-même que vous devez ajouter de la valeur. L’ère virtuelle nous a donné des outils fantastiques pour accumuler le capital personnel. Inscrivez-vous sur LinkedIn et ajoutez votre job. Commencez à construire ce réseau si essentiel qui continuera à grandir jusqu’à vos derniers jours. Il sera votre bien le plus précieux en dehors de votre personnalité et de vos talents. Appropriez-vous votre expérience professionnelle.</p>
<p>Tout en accomplissant cet excellent travail vous devez penser à deux voies possibles, toutes deux aussi viables : avancer au sein de cette entreprise ou tenter votre chance ailleurs. Faites le choix le plus avantageux pour vous. Ne cessez jamais de chercher votre prochain emploi, c’est un conseil valable aujourd’hui et pour le reste de votre vie.</p>
<p>Les gens font souvent l’erreur monumentale de se lier émotionnellement à une institution. La loi encourage cette attitude en attachant toutes sortes d’avantages au statu quo : vous obtenez des bénéfices de santé, des congés, des augmentations programmées, et il est toujours plus facile de s’en tenir à ce qu’on connaît. Mais c’est une erreur car le progrès émerge du changement, et parfois vous devez provoquer ce changement en vous pour progresser.</p>
<p>Être capable de passer outre la sécurité d’un travail pour aller en chercher un autre vous donne un avantage. La plupart des gens autour de vous sont prêts à tout sacrifier au nom de la sécurité. Très peu de personnes préfèrent choisir l’incertitude, la peur de l’inconnu à l’apparente sécurité du statu quo. Les autres abandonneront tous leurs droits et leur âme pour peu qu’on leur promette la sécurité (que ce soit via un chèque ou un policier armé), même si cela les rend misérables ou les met sous la botte d’un despote (qu’il s’agisse d’un patron ou d’un dictateur). Vous pouvez vous libérer de cette tendance mais ça demande assez de courage pour prendre des risques et s’opposer aux conventions.</p>
<p>Vous devriez toujours vous considérer comme une personne productive et disponible sur le marché du travail. Allez d’institution en institution, développant vos talents et donc votre salaire. N’ayez jamais peur de vous plonger dans un nouvel environnement.<br />
Une gestion intelligente de vos finances est ici cruciale. Ne cédez jamais à la tentation de vivre selon les standards de vos revenus actuels, mais adoptez ceux correspondant à votre second choix, l’emploi vers lequel vous pourriez vous tournez par la suite. Si vous vous en tenez à cette discipline vous gagnerez une plus grande liberté pour prendre des risques, et vous accumulerez également de quoi amortir la chute au cas où les choses tourneraient mal.</p>
<p>D’un autre côté, il y a aussi des avantages à s’attarder au même endroit, même quand tout le monde autour de vous est mobile. Cela ne doit pas vous empêcher de vous considérer comme étant sur le marché. Vous prenez les décisions pour vous-mêmes. Vous ne devez rien à personne, mais comprenez que personne ne vous doit un salaire non plus. C’est la seule manière de garder les idées claires pour prendre de bonnes décisions de carrière.</p>
<p>Dans tous vous jobs, vous allez en apprendre énormément sur l’éthique, la psychologie, les émotions et le comportement. En règle générale cela sera éclairant et encourageant. Parfois, pourtant, tout ne sera pas aussi rose et vous pourrez être choqués.<br />
Pour commencer, vous découvrirez que les gens sont très réticents à admettre leurs erreurs. Ils défendront leurs opinions et leurs actions jusqu’au bout, face à toutes les preuves. Les excuses sincères et la simple reconnaissance de ses erreurs font partie des choses les plus rares dans ce monde. Il est inutile d’exiger des excuses ou de rester rancunier quand vous ne les obtenez pas. La vie continue. Ne vous attendez pas non plus à être félicités chaque fois que vous avez raison. Au contraire, bien souvent on vous en voudra et on essayera de vous abaisser.</p>
<p>Comment réagir face à ces problèmes ? Ne soyez pas frustrés. Ne demandez pas justice. Acceptez la réalité telle qu’elle est. Si ça ne marche pas dans un job, passez au suivant. Si vous êtes renvoyés, ne cherchez pas à vous venger. La colère et la rancune ne vous apporteront jamais rien. Gardez l’œil sur votre objectif d’avancement professionnel et personnel, et considérez tous les obstacles comme des diversions et des distractions.</p>
<p>Ensuite, nous voulons tous croire que faire du bon travail jusqu’à devenir excellent nous apportera des récompenses. Ce n’est souvent pas ce qui se passe. L’excellence fait de vous une cible pour les envieux, ceux qui ont échoué par comparaison. L’excellence peut en fait altérer vos chances de succès. La méritocratie existe, et à la fin elle triomphe, mais c’est vous qui êtes son agent et pas un supérieur ou une institution. Tous les progrès personnels et professionnels arrivent parce que vous avez forcé la voie contre tous ceux autour de vous qui voulaient vous stopper.</p>
<p>Troisièmement, les gens sont biaisés en faveur du statu quo et sont plus à l’aise quand ils obéissent à des ordres ou suivent des instructions, sans s’imaginer à quel point le monde peut être changé par nos initiatives. Si vous vous entraînez à imaginer un monde qui n’existe pas encore, à utiliser l’imagination et la créativité dans un cadre commercial, vous pouvez vous rendre indispensable. Vous pourriez faire partie de la minorité des vrais entrepreneurs capitalistes. Vous pourriez changer le monde.</p>
<p>Tandis que vous développez et utilisez ces talents, et qu’ils deviennent de plus en plus précieux pour ceux qui vous entourent, rappelez-vous que vous n’êtes pas infaillibles. Le marché punit l’orgueil, il récompense l’humilité et l’ouverture. Soyez fiers de vos succès mais n’arrêtez jamais d’apprendre, il y a toujours plus à apprendre car le monde change sans cesse et personne ne peut tout savoir. La clé pour réussir sa vie est d’être prêt non seulement à s’adapter au changement, mais aussi à le devancer pour le conduire.<br />
De là où vous êtes actuellement, sans travail et avec peu de perspectives d’avenir, votre futur peut sembler sans espoir. C’est une illusion. Il y a des barrières, bien sur, mais elles ne sont là que pour être abattues par vous et vous seuls. Le monde ne fonctionne pas comme on vous l’a enseigné dans votre enfance. Acceptez-le et commencez dès maintenant à aborder la réalité autour de vous telle qu’elle existe, en utilisant votre intelligence, votre ruse et votre charme. Vous prenez les décisions, et de ces décisions dépendront vos succès ou vos échecs.</p>
<p>Vous êtes, de bien des manières, les victimes d’un système qui a conspiré contre vous. Mais vous n’irez nulle part en agissant comme des victimes. Vous n’avez pas besoin d’être des victimes. Vous avez votre libre-arbitre et la capacité de diriger votre vie. Vous avez le droit fondamental de choisir, et aujourd’hui vous pouvez commencer à l’exercer.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mZWUub3JnL3RoZV9mcmVlbWFuL2RldGFpbC9hZHZpY2UtdG8teW91bmctdW5lbXBsb3llZC13b3JrZXJzI2l4enoyVFNxUHVvMmc=" target=\"_blank\">Article original en anglais</a>. Traduction Lancelot/Contrepoints</p>
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		<item>
		<title>L&#039;Opinion, le nouveau média de Nicolas Beytout qui s&#039;affiche libéral</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:40:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[L'Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Beytout]]></category>

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		<description><![CDATA[Nicolas Beytout sortait cette semaine un nouveau quotidien et site d'information d'inspiration libérale, L'Opinion. Une bonne nouvelle selon l'un de nos auteurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nicolas Beytout sortait cette semaine un nouveau quotidien et site d'information d'inspiration libérale, <em>L'Opinion</em>. Une bonne nouvelle selon l'un de nos auteurs.</strong></p>
<p><strong>Par Philippe Robert.</strong><span id="more-124797"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTgvMTI0Nzk3LWxvcGluaW9uLXVuLW5vdXZlYXUtbWVkaWEtcXVpLXNhZmZpY2hlLWxpYmVyYWwtcGFyLW5pY29sYXMtYmV5dG91dC9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzODE5LW9waW5pb24=" rel=\"attachment wp-att-124815\"><img class="alignleft  wp-image-124815" title="imgscan contrepoints 2013819 Opinion" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013819-Opinion-753x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="240" height="326" /></a>En ces temps d’une extrême morosité, à quelque chose malheur est bon. Sans pourtant aller jusqu'à prétendre que la récession en tant que telle est pour quelque chose dans la naissance du titre <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sb3Bpbmlvbi5mci8=" target=\"_blank\">L’Opinion</a></em>, nouvellement lancé par Nicolas Beytout.</p>
<p>Depuis vingt ans, je suis le parcours de Nicolas Beytout en tout point honorable mais à mes yeux toujours à la recherche de la meilleure occasion possible pour voler de ses propres ailes. Voilà donc qui, audacieusement aujourd’hui, est fait avec <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sb3Bpbmlvbi5mci8=" target=\"_blank\">L’Opinion</a></em>.</p>
<p>Cette heureuse démarche, que, pour ma part, je souhaite qu’elle soit des plus durables, est d’autant plus digne d’intérêt que la ligne éditoriale proposée par Nicolas Beytout tranche nettement avec tout ce que l’on peut actuellement proposer en France [<sup class='footnote'><a href='#fn-124797-1' id='fnref-124797-1' onclick='return fdfootnote_show(124797)'>1</a></sup>].</p>
<blockquote><p>Ce nouveau média, à la fois Internet, vidéo et quotidien papier, aura un ligne éditoriale claire et affichée. Il sera à la fois engagé sur un mode libéral, pro-business, européen, et ouvert aux opinions des autres, à l’écoute des avis contraires, intéressé par tous les points de vue mais défendant le sien.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2xvZ28ucG5n"><img class="size-medium wp-image-124799 alignright" title="L'Opinion : logo (tous droits réservés)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/logo-300x111.png?c2fb0e" alt="" width="300" height="111" /></a>Il s’agit donc, dans une France contemporaine au trente-sixième dessous, d’une prise de position très courageuse mais aussi ô combien salutaire qui, rapidement, devrait faire le <em>buzz</em> tant elle se situe à contre-courant du politiquement correct ambiant...</p>
<p>En effet la jeune génération libérale qui se lève aujourd’hui dans notre pays, héritière d’une brillante lignée d’esprits libéraux dont l’œuvre a été scandaleusement mise au pilon, a décidé de prendre le relais du génie libéral français et de le faire savoir haut et fort.</p>
<p>Mathieu Laine : <em>"A-t-on oublié que Sarkozy a fait 53% en 2007 avec un mandat – trop peu respecté, ce qui l’a fait perdre – de rupture assumée ; que c’est, en politique aussi, l’offre qui crée la demande ; qu’à quatre ans d’une présidentielle, il est tragique de n’entendre rien de mobilisateur et d’audacieux, alors même que nous sommes en 1957, peut-être même en 1932 voire en 1788 ?"</em></p>
<p>C’est la démarche totalement assumée, elle, de Mathieu Laine qui tiendra régulièrement une libre chronique dans <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sb3Bpbmlvbi5mci8=" target=\"_blank\">L’Opinion</a></em> dont la première d’entre elles, sous le titre "Renversons la table" [<sup class='footnote'><a href='#fn-124797-2' id='fnref-124797-2' onclick='return fdfootnote_show(124797)'>2</a></sup>], vient à point nommé rappeler quelles sont les vraies priorités pour la France.</p>
<p>Notes :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124797'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124797-1'>Nicolas Beytout :  “Une bonne nouvelle”, éditorial du 14 mai 2013. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124797-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124797-2'>Mathieu Laine : “Renversons la table”, chronique du 15 mai 2013 <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124797-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>La France en récession, ce n&#039;est pas une surprise</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124790-la-france-en-recession-ce-nest-pas-une-surprise</link>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:20:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>

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		<description><![CDATA[La France est entrée en récession le 15 mai officiellement. Nos lecteurs l’ont su une fois de plus à l'avance, avant le FMI et le Haut Conseil des Finances.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France est entrée en récession le 15 mai officiellement. Nos lecteurs l’ont su une fois de plus à l'avance, avant le FMI et le Haut Conseil des Finances.</strong><span id="more-124790"></span><br />
<em><br />
</em><strong>Un article de l'Aleps.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTgvMTI0NzkwLWxhLWZyYW5jZS1lbi1yZWNlc3Npb24tY2UtbmVzdC1wYXMtdW5lLXN1cnByaXNlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MTctY3JvaXNzYW5jZQ==" rel=\"attachment wp-att-124820\"><img class="wp-image-124820" title="imgscan contrepoints 2013817 croissance" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013817-croissance-974x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="350" height="368" /></a></p>
<p>Il y a quelques semaines (Nouvelle Lettre n° 1137 du samedi 24 novembre 2012), <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjgvMTA1OTc1LXJlY2Vzc2lvbg==" target=\"_blank\">Jean-Yves Naudet intitulait sa chronique de conjoncture « récession »</a>. Au vu des statistiques officielles auxquelles tout le monde avait eu accès, il affirmait que la France était réellement en récession, même si d’adroites manipulations de l’INSEE permettaient de masquer la situation. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis et il n’y a plus que Bercy, aux ordres du gouvernement, pour croire encore que la France a toujours un souffle de croissance, alors que le Produit Intérieur Brut a déjà décliné. Le FMI et le Haut Conseil des Finances, issu de la Cour des Comptes, présidée par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9kaWRpZXItbWlnYXVk" target=\"_blank\">Didier Migaud</a> (naguère socialiste) et créé par François Hollande en mars dernier, contestent l’optimisme officiel de la croissance.</p>
<p>Double leçon de cette affaire. La première c’est qu’il faut toujours un certain temps à de nobles institutions pour se rendre à la réalité. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUGxhbl9kZV9yZWxhbmNlI01pbHRvbl9GcmllZG1hbg==" target=\"_blank\">Milton Friedman avait d’ailleurs condamné les politiques conjoncturelles « discrétionnaires » (laissées à la discrétion de l’État) avec sa théorie des décalages (lags)</a> : il y a toujours un retard entre les fluctuations de l’activité économique et leur prise de conscience par les décideurs politiques.</p>
<p>La deuxième leçon, c’est qu’un bon économiste s’intéresse non seulement à constater les faits en temps voulu, mais aussi à expliquer pourquoi ils se produisent. C’est ce que faisait Jean-Yves Naudet en concluant : « Moins d’État, moins d’impôts, moins de dépenses publiques, moins d’entreprises publiques, moins de réglementations, plus de liberté et de responsabilité, voilà le seul moyen efficace de combattre la récession et la morosité. »</p>
<p>À lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjgvMTA1OTc1LXJlY2Vzc2lvbg==" target=\"_blank\">La France en récession ? par Jean-Yves Naudet</a></li>
</ul>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDEwLXN1cnByaXNlLS1sYS1mcmFuY2UtZXN0LWVuLXJlY2Vzc2lvbi0uaHRtbD91dG1fc291cmNlPWZlZWRseQ==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124790" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124790-la-france-en-recession-ce-nest-pas-une-surprise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sans justification, le fiasco éolien va se poursuivre</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124171-sans-justification-le-fiasco-eolien-va-se-poursuivre</link>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 04:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Minarchiste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[éolien]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les raisons données pour ériger partout de l'éolien industriel, trop coûteux, ne tiennent pas. Qu'à cela ne tienne, on continue. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les raisons données pour ériger partout de l'éolien industriel, trop coûteux, ne tiennent pas. Qu'à cela ne tienne, on continue. </strong></p>
<p><strong>Un article du Minarchiste, depuis Montréal, Québec.</strong></p>
<p><span id="more-124171"></span></p>
<p>Suite à son accession au pouvoir, l’actuel gouvernement canadien a décrété la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, jugée trop onéreuse au coût de 10.5 cents/kWh et, tout récemment, pour les mêmes raisons, il a abandonné les projets d’achat d’énergie de six mini-centrales hydroélectriques à 8 cents/kWh (83 MW). Cependant, le PQ ne semble pas enclin à considérer l’abandon de l’appel d’offres de 700MW d’électricité éolienne prévu pour cette année, dont les coûts seront d’environ 11 cents/kWh.</p>
<p>Pourtant, en février dernier, la ministre Martine Ouellette semblait le remettre en question (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9hY3R1YWxpdGVzL3F1ZWJlYy1jYW5hZGEvcG9saXRpcXVlLXF1ZWJlY29pc2UvMjAxMzAzLzAxLzAxLTQ2MjY3MjYtZW9saWVuLXF1ZWJlYy1yZW1ldC1lbi1xdWVzdGlvbi1sZXMtYXBwZWxzLWRvZmZyZXMtZGUtNzAwLW13LnBocA==">ici</a>), constatant que cet appel d’offres allait causer d’énormes pertes financières au gouvernement. Les chiffres sont éloquents : le Québec n’a pas besoin de cette électricité, le coût actuel de l’éolien est d’environ 9.7 cents/kWh (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMi8wOC8yOS9sZXMtZmlhc2Nvcy1kZS1saW50ZXJ2ZW50aW9ubmlzbWUtcXVlYmVjb2lzLw==">ceci</a>) et le prix sur le marché américain est de 4.5 cent/kWh. Hydro-Québec perd présentement de l’argent sur son portefeuille éolien et les contrats sur les 700MW additionnels ne seront qu’une grosse pelletée d’argent de plus dans le foyer, d’autant plus que le méga-projet hydroélectrique <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMS8wNi8xNS9sZS1wcm9qZXQtZGUtbGEtcm9tYWluZS1kZS1sZXRhdGlzbWUtc2F1dmFnZS8=" target=\"_blank\">laRomaine</a> arrivera en production dans quelques années.</p>
<p>Ce graphique montre le prix de l’électricité dans le Nord-Est des États-Unis, en dollars par MW/h. Il faut diviser par 10 pour obtenir le prix en cents par kW/h:</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L25lX3Nwb3RfcHJpY2UucG5n"><img class="aligncenter size-medium wp-image-124767" title="Prix spot de l'électricité en Nouvelle-Angleterre" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/ne_spot_price-300x196.png?c2fb0e" alt="" width="300" height="196" /></a></p>
<p>Pourtant, plus récemment (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9lbnZpcm9ubmVtZW50L2Rvc3NpZXJzL2VuZXJnaWVzLXZlcnRlcy8yMDEzMDQvMjMvMDEtNDY0Mzc2Mi1lb2xpZW4tbGUtZ291dmVybmVtZW50LW1hcm9pcy12ZXV0LXJhc3N1cmVyLWxpbmR1c3RyaWUucGhw">ici</a>), les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hcXBlci5jb20v">lobbys éoliens</a> ont fait leur oeuvre et le gouvernement, mené de Mme Ouellette, mais aussi des ministres des régions et du tourisme, a annoncé que l’appel d’offres tenait toujours la route. L’enjeu réside principalement en une « grappe industrielle de 5 000 emplois », lesquels sont situés surtout en régions qui en ont bien besoin (comme la Gaspésie). Une autre subvention aux régions détournée, cette fois aux frais des consommateurs d’électricité (tout comme celle aux alumineries du Saguenay en passant).</p>
<p>Tout d’abord, il est bien difficile de vérifier ce chiffre de « 5 000 emplois » car il vient de l’industrie. Ceci dit, même si on les croit sur parole, ça ne fait aucun sens de gaspiller des centaines de millions de dollar par année pour soutenir des emplois pendant quelques mois! Que feront-ils une fois que le contrat sera achevé? Le PQ estime peut-être que ces entreprises récolteront des contrats ailleurs dans le monde après avoir bâti leur expertise au Québec, mais cela est peu probable. L’industrie mondiale est en ralentissement et je doute que les équipementiers québécois soient concurrentiels avec les Chinois et les Coréens, voire avec les Américains.</p>
<p>En fait, les grands bénéficiaires de ces contrats seront les grandes entreprises qui financent le lobby. Si vous consultez la liste, il y a des entreprises d’ingénierie comme Genivar, Dessau, Roche et SNC-Lavallin, des producteurs indépendants comme Cartier Énergie (TransCanada Corp.), TransAtla, Algonquin (Emera Inc.), Brookfield, Innergex et Boralex, des grandes entreprises de services collectifs comme Gaz Métro et Énergie de France, des multinationales industrielles comme General Electric et Siemens, des équipementiers comme Vestas et Enercon, et de grands cabinets d’avocats comme Borden, Ladner Gervais et McCarthy Tétreault. Les autres grands bénéficiaires sont évidemment les banques, ces grands projets étant financés par 65% à 80% de dette.</p>
<p>Donc d’un côté ont fait gonfler la facture d’électricité des gens, de l’autre on enrichit de grandes entreprises. Ainsi, les politiques écologiques du gouvernement sont en fait régressives! Car en effet, la Régie de l’Énergie du Québec a consenti une hausse de tarif de 2,4% à Hydro-Québec pour 2013, laquelle pourrait être augmentée à 3,5% en vertu d’un décret du gouvernement Marois, qui veut mousser les revenus de la société d’État (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3F1ZWJlYy5odWZmaW5ndG9ucG9zdC5jYS8yMDEzLzAzLzEzL25vbi1hLWxhLWhhdXNzZS1kZS10YXJpZnNfbl8yODY4MjM1Lmh0bWw=">ceci</a>).</p>
<p style="text-align: left;">L’autre élément qui fait pencher le gouvernement vers une décision positive concernant cet appel d’offre est sans doute le fameux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9yZWNoYXVmZmVtZW50LWNsaW1hdGlxdWU=" target=\"_blank\">grand combat contre le réchauffement climatique</a>. Pourtant, les réchauffistes n’ont jamais eu autant la vie dure que maintenant! Même le grand pape de cette religion, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50aGVhdXN0cmFsaWFuLmNvbS5hdS9uZXdzL25vdGhpbmctb2ZmLWxpbWl0cy1pbi1jbGltYXRlLWRlYmF0ZS9zdG9yeS1lNmZyZzZuNi0xMjI2NTgzMTEyMTM0">Rajendra Pachauri</a>, a concédé qu’il n’y avait pas eu de réchauffement au cours des 17 dernières années. Conséquemment, les températures observées sont plus basses que les scénarios les plus optimistes du GIEC. N’y aurait-il pas là une preuve que les modèles utilisés ne sont pas bons? Pour une analyse intéressante des données climatiques, cliquez <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3dhdHRzdXB3aXRodGhhdC5jb20vMjAxMy8wNC8wMS9mZWJydWFyeS0yMDEzLWdsb2JhbC1sYW5kc2VhLXN1cmZhY2UtdGVtcGVyYXR1cmUtYW5vbWFseS11cGRhdGUv">ici</a>. J’ai mis quelques graphiques intéressants à cet égard au bas de ce billet.</p>
<p>De leur côté, les modèles du Projet Cloud mené au laboratoire du CERN donnent de meilleurs résultats (lire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3NpbGljb253YWRpLmZyLzcxMzEvdW4tYXN0cm9waHlzaWNpZW4taXNyYWVsaWVuLXJldmVsZS1sYS12ZXJpdGFibGUtY2F1c2UtZHUtcmVjaGF1ZmZlbWVudC1jbGltYXRpcXVl">ceci</a>). Les cycles solaires ont une périodicité d’environ 11 ans. Lorsque l’activité solaire s’intensifie, le niveau de rayonnement cosmique atteignant la terre diminue, ce qui nuit à la formation des nuages et, conséquemment, influence le réchauffement de l’atmosphère. Les travaux du scientifique Nir Shaviv montrent que le rayonnement cosmique est responsable de plus de 80% de l’élévation des températures observée au 20<sup>e</sup> siècle. <strong>N’y a-t-il pas là une bonne raison de stopper ce gaspillage massif d’argent des contribuables dans des projets qui détruisent la richesse et le paysage de surcroît ?</strong></p>
<p>Ce graphique montre la corrélation entre les rayons cosmiques et la couverture nuageuse :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2NvcnLDqWxhdGlvbi1lbnRyZS1sZXMtcmF5b25zLWNvc21pcXVlcy1ldC1sYS1jb3V2ZXJ0dXJlLW51YWdldXNlLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-124768" title="Corrélation entre les rayons cosmiques et la couverture nuageuse" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/corrélation-entre-les-rayons-cosmiques-et-la-couverture-nuageuse.jpg?c2fb0e" alt="" width="450" height="301" /></a></p>
<p>Ce graphique montre un modèle basé sur l’activité solaire (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3dhdHRzdXB3aXRodGhhdC5jb20vMjAxMy8wNS8wMy9zdW5zcG90LWN5Y2xlLWFuZC10aGUtZ2xvYmFsLXRlbXBlcmF0dXJlLWNoYW5nZS1hbm9tYWx5Lw==" target=\"_blank\">ceci</a>):</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L01vZMOobGUtZGUtdGVtcMOpcmF0dXJlcy1iYXPDqS1zdXItbGFjdGl2aXTDqS1zb2xhaXJlLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-124769" title="Modèle de températures basé sur l'activité solaire" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Modèle-de-températures-basé-sur-lactivité-solaire.jpg?c2fb0e" alt="" width="500" height="340" /></a></p>
<p>Les éoliennes, en plus d’être laides, de faire du bruit et de tuer des tas d’oiseaux malchanceux (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMjIvOTc3NjMtbGVvbGllbi1pbmR1c3RyaWVsLW5lc3QtcGFzLWVjb2xvZ2lxdWU=">ceci</a>), ne réduisent pas significativement les émissions de CO2, car lorsqu’on prend en compte les émissions générées par leur fabrication et installation ainsi que leur productivité qui a tendance à décevoir les prévisions tout comme leur durée de vie, on se retrouve avec un chiffre négatif. Et quant à leur potentiel de création d’emplois « durables », parlez-en aux américains, qui ont gaspillé des milliards en subventions directes dans des entreprises qui ont soit fait faillite ou qui diminuent leur nombre d’employés (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbnRhZ29uaXN0ZS5uZXQvMjAxMi8xMC8yMy9sZXMtYmVybmFyZC1tYWRvZmYtZGUtbGVjb2xvZ2llLw==">ceci</a>).</p>
<p>En Europe aussi la folie de l’électricité éolienne fait des ravages, mais eux ils ont poussé la démence politico-écologique à un niveau encore plus extrême. En Europe, la biomasse compte pour environ la moitié de l’énergie dite « renouvelable » (sans quoi l’objectif de 20% en 2020 serait inatteignable). Le bois comme source d’énergie; quel retour en arrière n’est-ce pas ! Un véritable boum s’est produit lorsque le bois a été ajouté à la liste des énergies renouvelables de l’Union Européenne, à condition qu’il provienne de forêts « soutenables » (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lY29ub21pc3QuY29tL25ld3MvYnVzaW5lc3MvMjE1NzU3NzEtZW52aXJvbm1lbnRhbC1sdW5hY3ktZXVyb3BlLWZ1ZWwtZnV0dXJl">ceci</a>). Au Royaume-Uni, ce type d’électricité reçoit une subvention de 6.8 cents/kWh. L’utilisation de billes de bois à cet égard passera de 10 à 12 milles de tonnes en 2012 à 60 milles tonnes en 2020. L’Europe en importe de l’Ouest Canadien et les prix ont augmenté de 60% en 2012. Cette hausse du prix du bois nuit à l’industrie des pâtes et papiers et des fabricants de meubles en Europe. Comme la subvention pour ce type d’électricité est de 45 livres sterling par MW, cela revient à 225 livres par tonne de CO2 économisé. Plutôt dispendieux! D’autant plus que dans beaucoup de cas, ce type de production ne réduit pas la quantité de CO2, il l’augmente (selon Tim Searchinger de l’Université Princeton, cité dans l’article ci-haut).</p>
<p>Heureusement, les Européens semblent commencer à réaliser que cette folie est en train de contribuer au marasme économique qui les affecte, ce qui annule les bienfaits politiques d’être un ‘vert’. En raison d’une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lY29ub21pc3QuY29tL2Jsb2dzL3NjaHVtcGV0ZXIvMjAxMy8wNC9jYXJib24tdHJhZGluZw==">décision récente</a> du Parlement européen, le marché européen des crédits de CO2 s’est pratiquement écroulé. Pendant ce temps-là, le Québec fait le contraire, en joignant le Western Climate Initiative (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FmZmFpcmVzLmxhcHJlc3NlLmNhL2Vjb25vbWllL2ludGVybmF0aW9uYWwvMjAxMzA0LzEyLzAxLTQ2NDA0NzktbWFyY2hlLWR1LWNhcmJvbmUtbGEtY2FsaWZvcm5pZS1ldC1sZS1xdWViZWMtZW5maW4tbGllcy5waHA=">ici</a>)!</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L1ByaXgtZGVzLWNyw6lkaXRzLWNhcmJvbmUtZXVyb3DDqWVucy1UaGUtRWNvbm9taXN0LnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-124770" title="Prix des crédits carbone européens (The Economist)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Prix-des-crédits-carbone-européens-The-Economist.png?c2fb0e" alt="" width="290" height="281" /></a></p>
<p>Pendant ce temps,  les chiffres de l’Energy Information Agency montrent qu’en 2012, les émissions américaines de CO2 ont baissé de plus de 700 millions de tonnes ou 12% par rapport à leur sommet de 2007, en majeure partie grâce à l’utilisation du gaz naturel de schiste en remplacement du charbon (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbnRhZ29uaXN0ZS5uZXQvY2F0ZWdvcnkvc29jaWV0ZS9lbnZpcm9ubmVtZW50Lw==">ceci</a>). Contrairement à ceux des éoliennes, ces gains sont réels et ne nécessitent que peu d’investissements. Et je vous rappelle qu’Hydro-Québec paie plus de $150 millions par année à TransCanada pour l’usine au gaz naturel de Bécancour qui ne produit pas ! Ne serait-il pas plus brillant de considérer son redémarrage plutôt que de faire un autre appel d’offre éolien à un coût de production deux fois plus élevé?</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>L’évolution de la situation de l’éolien au Québec confirme ce que j’ai toujours avancé : le réchauffement climatique est une arnaque qui perdure en raison d’une confluence des intérêts des politiciens (qui aiment jouer les sauveurs et couper des rubans), des grandes entreprises (qui récoltent la manne financière) et des ONGs environnementales, qui ont finalement réussi à avoir de l’influence et qui obtiennent le soutien de la gauche ravie d’utiliser ce prétexte pour augmenter les taxes et l’interventionnisme étatique.</p>
<p>Allons-nous laisser notre argent être gaspillé de la sorte sans rouspéter, pendant que notre gouvernement est en mauvaise situation fiscale?</p>
<p>Pas de réchauffement:</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNC9jbGltYXRlX21vZGVsczIucG5n"><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/climate_models2.png?w=500&amp;h=312" alt="Climate_models2" width="500" height="312" /></a></p>
<p>Le réchauffement semble s’être arrêté vers 1998:</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/climate_models3.png?w=500&amp;h=312" alt="Climate_models3" width="500" height="312" /></p>
<p>Ce graphique compare les températures observées aux prévisions du GIEC:</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/climate_models.png?w=393&amp;h=324" alt="Climate_models" width="393" height="324" /></p>
<p>Les températures observées sont plus basses que le scénario pessimiste:</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNC8yMDEzMDMzMF9zdGMzMzRfMS5wbmc="><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/20130330_stc334_1.png?w=500" alt="20130330_STC334_1" /></a></p>
<p>Tout cela pendant que l’atmosphère contient de plus en plus de CO2 :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNC9rZWVsaW5nLWN1cnZlLnBuZw=="><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/keeling-curve.png?w=500&amp;h=279" alt="Keeling curve" width="500" height="279" /></a></p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNS8wMy9sZS1maWFzY28tZW9saWVuLWF1LXF1ZWJlYy12YS1zZS1wb3Vyc3VpdnJlLTIv">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124171" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124171-sans-justification-le-fiasco-eolien-va-se-poursuivre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les brevets sont-ils nécessaires à l&#039;innovation ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124503-les-brevets-sont-ils-necessaires-a-linnovation</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124503-les-brevets-sont-ils-necessaires-a-linnovation#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 May 2013 05:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeffrey Tucker</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[brevet]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=124503</guid>
		<description><![CDATA[9 innovations sur 10 n’ont jamais été brevetées. C’est le marché qui innove, pas la bureaucratie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>9 innovations sur 10 n’ont jamais été brevetées. C’est le marché qui innove, pas la bureaucratie.</strong></p>
<p><strong>Par Jeffrey Tucker.</strong><br />
<span id="more-124503"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTcvMTA0Njk5LWxhLWNvbm5haXNzYW5jZS1pbnV0aWxlL2lubm92YXRpb25z" rel=\"attachment wp-att-104710\"><img class="aligncenter size-full wp-image-104710" title="innovations" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/innovations.jpg?c2fb0e" alt="" width="470" height="265" /></a></p>
<p>Il y a deux ans, je discutais avec quelqu'un qui avait lancé puis vendu quatre sociétés. Il travaillait à ce moment-là sur un nouveau projet qui avait l’air très prometteur (pour ce que j’en sais, celui-ci est déjà vendu également). Nous venions d’assister à une conférence durant laquelle le conférencier disait aux gens que la clé du succès d’une entreprise de nos jours est de posséder des brevets. Sans cela, aucune entreprise ne peut vraiment réussir.</p>
<p>Alors j’ai demandé à ce monsieur ce qu’il avait pensé de la conférence. Sa réponse fut brève (je le paraphrase ici) : "Pas une seule fois, je ne me suis embêté avec des brevets. Ils sont onéreux et ne servent à rien. Seuls, ils ne produisent pas de richesse. Ils ne vendent pas de produits ni de services. Et ils font du tort à la création en enfermant une entreprise dans une voie dont elle aura du mal à sortir. J’ai besoin de pouvoir personnaliser les produits et modifier ce que nous faisons jour après jour. Les brevets entraînent les entreprises sur les rails de vieilles solutions, même quand elles ne marchent plus.</p>
<p>C’est un point de vue intéressant. Et ça soulève la question suivante : dans le monde réel, à quel degré les brevets sont-ils liés à l'innovation ?</p>
<p>Parce que nous entendons beaucoup parler des brevets, nous pourrions supposer qu’il y a d’une manière ou d’une autre un lien direct entre ces brevets et les innovations dont nous profitons dans la vie quotidienne. Quelqu’un invente quelque chose et montre les plans à un bureaucrate. Une licence exclusive est délivrée, et roule ma poule.</p>
<p dir="ltr">L’histoire économique a toujours supposé un lien direct entre brevets et innovation, en basant beaucoup de leur chronologie sur des archives de l’Office des Brevets. Beaucoup de ce que nous pensons savoir vient de ces archives – qu’Eli Whitney a inventé l'égraineuse à coton, que les frères Wright ont été les premiers à voler, que Thomas Edison détient le record du nombre d’inventions parce qu’il détient le plus de brevets.</p>
<p>Mais est-ce vrai ? Beaucoup de détenteurs de brevets le pensent. Ils s’y agrippent comme si leur vie en dépendait et les défendent de toute attaque. Certaines entreprises accumulent les brevets comme un trésor de guerre à des fins purement défensives. Plus vous en possédez, plus vous pouvez intimider vos concurrents afin qu’ils ne marchent pas sur vos plates-bandes.</p>
<p>Alors quelle importance ont les brevets quand il s’agit de favoriser l’innovation ? La réponse est : pas beaucoup, selon quatre économistes de l’Université Technique de Lisbonne. Ils diffusent leurs recherches sur une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3Bhc2NhbC5pc2VnLnV0bC5wdC8lN0VkZXBlY28vd3Avd3AwOTIwMTMucGRm">plateforme sponsorisée par la Réserve Fédérale de St Louis</a>. Ils ont examiné les meilleures innovations entre 1977 et 2004, listées par le prix R&amp;D dans la revue Research and Development. Ils ont comparé 3 000 innovations à des brevets pour déterminer le rapport qu’il y avait.</p>
<p>Leurs conclusions sont remarquables : 9 innovations sur 10 n’ont jamais été brevetées. Elles ont juste été fabriquées puis vendues, et ont changé le monde. En d’autres termes, c’est le marché qui innove, pas la bureaucratie. Les auteurs admettent qu’il y a peut-être eu des copies de ces mêmes innovations qui ont été brevetées. Mais en fait cela ne change pas les implications de l’étude, à savoir qu’il n’y a aucun lien entre l'existence des brevets et le sens et le rythme de l’innovation.</p>
<p>En fouillant dans leurs références, on trouve d’autres pépites d’information. Il s’avère que d’autres chercheurs ont abouti aux mêmes conclusions au début du 20ème siècle, et de même en remontant jusqu’au milieu du 19ème siècle. Les résultats sont tous similaires : il y a les brevets et il y a les innovations, mais ils ont peu voire rien en commun.</p>
<p>Ces résultats sont une illustration du gouffre qu’il y a entre les sciences populaires et la vraie science. Dans la version populaire, les gens s’imaginent qu’ils vont rêver d’une idée, déposer une demande de brevet, puis fabriquer et devenir millionnaire. La réalité du terrain c’est que 90% des brevets ne servent à rien. Il sont juste bons à accrocher au mur, mais c’est à peu près tout.</p>
<p>Les brevets qui servent vraiment dans ce monde sont utilisés comme des armes par les grosses entreprises pour faire du tort à leurs concurrents. Ils ne sont pas la raison du succès d’une affaire ; c’est tout l’inverse. Plus l’entreprise est grosse, plus elle est impliquée dans le marché des brevets pour l’aider à maintenir sa place sur le marché. Ils intentent des procès qui durent des années et qui se règlent finalement par un arrangement financier. Pendant ce temps, au lieu de mettre le paquet sur l’innovation, ils la mettent sur pause. Tant que le brevet est là, les autres innovations sont légalement contraintes de ne pas faire ce qu’elles font le mieux.</p>
<p>L’industrie des logiciels est un excellent exemple. Dans les années 1970 et 1980, les brevets étaient rares voire inexistants. Les sociétés gagnaient de l’argent en créant et en vendant, exactement comme cela se fait normalement dans une libre entreprise. Puis, l’industrie s’est développée. Des gens comme Steve Jobs, qui auparavant vantait ce talent de voler les idées des autres, ont commencé à menacer d’autres sociétés de procès. Les jeunes programmeurs d’aujourd’hui savent très bien que si jamais ils inventent quelque chose qui menace une grosse entreprise, la petite société sera écrasée.</p>
<p>Deux voies parallèles de stratégie dans l’innovation logicielle ont cours depuis les dix dernières années : 1) fortement protégée et 2) open source sans brevet. Apple et Microsoft représentent le style breveté. Google est beaucoup plus enclin au modèle open source. Des sociétés comme WordPress révèlent leur code au monde entier et gagnent de l’argent par d’autres moyens. La grande guerre des smartphones entre l’iOS d’Apple d’un côté et le système Android de Google de l’autre est un bon exemple.</p>
<p>Aujourd’hui, le consensus veut qu’Android est en train de gagner haut-la-main en termes de nouveaux utilisateurs. Le système open-source fait la course en tête avec déjà plus de la moitié du marché des smartphones et un pourcentage grandissant du marché des tablettes numériques. En termes de rentabilité, l’économie des applications d’iOS s’en sort en fait beaucoup mieux. Mais gardons en mémoire qu’il a bénéficié d’un départ fulgurant, alors qu’Android est arrivé bien après. Mon impression pour m’être frotté aux deux est qu’Android avance rapidement dans beaucoup de domaines.</p>
<p>Nous devons repenser nos croyances quant au rôle des brevets et des innovations. S’ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre, et si les brevets diminuent effectivement drastiquement le rythme du développement, pourquoi ne pas s’en débarrasser complètement ? C’est exactement ce que beaucoup des anciens progressistes du 19ème siècle réclamaient, et cette idée est à nouveau soutenue par le livre de Stephan Kinsella <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xmYi5vcmcvc2hvcC9lY29ub21pY3MvYWdhaW5zdC1pbnRlbGxlY3R1YWwtcHJvcGVydHkvP2xmYl9jb3Vwb249RTQwMVA1MDQ=">Against Intellectual Property</a></em>.</p>
<p>Une planification centralisée ne fonctionne jamais. Le laissez-faire n’est pas parfait, mais il fournit la meilleure chance pour que l’innovation apparaisse et qu’en résulte la prospérité. La leçon à retenir pour toute personne qui a une idée d’entreprise : foncez et n’attendez pas la permission d’une bureaucratie.</p>
<p>---<br />
Article original titré <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xmYi5vcmcvdG9kYXkvZG9lcy1pbm5vdmF0aW9uLXJlcXVpcmUtdGhlLXBhdGVudC1vZmZpY2Uv" rel=\"boomark\">Does Innovation Require the Patent Office?</a></em> publié par <em>Laissez-Faire Club</em>.<br />
Traduction : Laurett pour <em>Contrepoints</em>.</p>
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		<title>La théorie du ruissellement</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/15/124396-la-theorie-du-ruissellement</link>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 05:45:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[faire payer les riches]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[richesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais quelle est donc cette fumiste théorie selon laquelle les riches réinjecteraient leur argent dans l’économie en consommant ou en investissant ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mais quelle est donc cette fumiste théorie selon laquelle les riches réinjecteraient leur argent dans l’économie en consommant ou en investissant</strong> ?</p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><br />
<span id="more-124396"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMDIvODE1MjItZGVzLXBhdXZyZXMtdG91am91cnMtcGx1cy1wYXV2cmVzL2luZWdhbGl0ZXMtNA==" rel=\"attachment wp-att-81525\"><img class="alignleft size-full wp-image-81525" title="inégalités" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/inégalités.jpeg?c2fb0e" alt="" width="267" height="181" /></a>Cette fois-ci, c’est sûr : ce sera un plan social. Pour Robert et la centaine de salariés du chantier, la prochaine étape ce sera le licenciement économique, Pôle Emploi et bien peu d’espoir de retrouver du travail dans la même branche : des chantiers spécialisés dans les yachts de luxe, il n’y en a pas des masses et dans quelques jours il y en aura un de moins.</p>
<p>Pour Robert, il n’y a aucun doute : cette faillite, c’est à cause de la mondialisation et du néolibéralisme ; un symbole de la désindustrialisation ; encore un savoir-faire qui se perd à cause de ces élites incapables de prendre leurs responsabilités. Une fois de plus, lui et ses collègues ont été trahis par ce gouvernement pseudo-socialiste. Robert s’en doutait. C’est pour ça qu’il avait pris sa carte au Parti de Gauche.</p>
<p>Pourtant, Robert en est certain, sauver le chantier, c’était possible ; ce n’était qu’une question de volonté politique ; il suffisait de prendre l’argent où il se trouve : dans les poches des riches.<strong></strong></p>
<p><strong>Salauds de riches !</strong></p>
<p>S’il y a une idée qui a le don de mettre Robert en rage, c’est cette fumisterie de théorie du ruissellement. C’est un camarade du parti qui lui a expliqué. La théorie du ruissellement, c’est un peu comme la main invisible mais en pire : c’est l’idée selon laquelle les riches réinjectent leur argent dans l’économie réelle en consommant ou en investissant. C’est comme ça qu’ils s’y sont pris pour ne pas être taxés comme ils auraient dû l’être. Ah oui ! On la voit bien la théorie du ruissellement maintenant !</p>
<p>Ça a commencé il y a un peu plus de trois ans, quand le patron du chantier a commencé à leur raconter que les affaires se portaient mal. « Les ventes se sont effondrées de 75% en deux ans » qu’il disait, « on est dans le rouge » qu’il rajoutait, « on va devoir se serrer la ceinture » qu’il concluait. Alors, bien sûr, Robert et ses collègues avaient dû avaler toutes les couleuvres possibles et imaginables : gel des embauches, gel des salaires et même du chômage partiel. Vous parlez d’un ruissellement !</p>
<p>Et quand ça a empiré, qu’est-ce qu’il a fait le patron ? Du ruissellement ? Eh bien non : il a voulu jeter l’éponge et fermer purement et simplement le chantier. Il a voulu laisser une centaine de travailleurs sur le carreau pour éviter que ça ne ruisselle trop.</p>
<p>C’est à ce moment que le commissaire De Montebourg est arrivé avec son soi-disant « repreneur ». Un type qui, parait-il, travaillait pour fonds-vautour et qui avait passé plusieurs jours à se pavaner sur le site en faisant semblant de s’intéresser au chantier. La comédie a durée deux semaines jusqu’à ce que le commissaire vienne leur annoncer piteusement que le vautour, lui-aussi, avait laissé tomber. Le marché ceci cela, les taxes sur les plus-values qui font fuir les investisseurs… Bref, pas de profits pour les charognards et, là encore, pas de ruissellement ! Salauds de riches !<strong></strong></p>
<p><strong>Les poches des riches</strong></p>
<p>Demain, le chantier livrera son dernier yacht. Un bijou. Robert et ses collègues y ont passé six mois et tous s’accordent à penser que c’est une de leurs plus belles réalisations. Le client, un riche Américain qui travaille à Wall Street, est passé hier après-midi avec sa femme après avoir déjeuné dans un des meilleurs restaurants du coin. Il est arrivé au volant d’une Jaguar qui suffisait à peine à contenir les emplettes matinales de sa femme – Dior, Cartier, Chanel… – et a demandé à jeter un œil sur les dernières finitions qu’il avait commandées.</p>
<p>Perdu dans ses pensées, Robert n’a pu s’empêcher de noter que cette Jaguar sortait des usines anglaises qui font vivre pas moins de dix-mille employés dans les Midlands. Par association d’idée, il a pensé aux serveurs, aux cuisiniers et au sommelier du restaurant dans lequel l’Américain avait déjeuné ; si ça se trouve, il y a commandé une bonne bouteille et permis à un viticulteur du bordelais d’augmenter ses ventes. Son esprit a aussi évoqué les milliers de nos compatriotes qui travaillent pour Dior, Cartier ou Chanel, le couturier parisien qui a confectionné le costume de l’Américain et – de proche en proche – les millions de gens que ce genre de clients font vivre ; à commencer, bien sûr, par Robert lui-même et ses collègues.</p>
<p>Et puis, c’est jouer de malchance : si ce type-là avait géré un « fonds vautour », il aurait pu être un repreneur idéal pour le chantier. Pensez donc : non seulement il a l’air d’aimer les bateaux mais en plus, il apprécie manifestement le savoir-faire de ce chantier en particulier. Il aurait su que la boîte avait besoin d’argent frais, il aurait négocié un bon prix pour l’augmentation de capital et aurait déversé une partie des centaines de millions qu’il gère pour le compte de ses riches clients étasuniens dans l’entreprise. Ça aurait sauvé une bonne centaine d’emplois plus sûrement que l’intervention d’un commissaire au redressement productif.</p>
<p>Tout compte fait et maintenant qu’il considère la précarité qui va devenir son lot quotidien, Robert se dit qu’il aurait bien aimé que le ruissellement continue.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNS9sYS10aGVvcmllLWR1LXJ1aXNzZWxlbWVudC5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Entrepreneurs : les &quot;starters&quot; et les &quot;constructeurs&quot;</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 05:08:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Chappaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Dailymotion]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneurs]]></category>
		<category><![CDATA[netvibes]]></category>

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		<description><![CDATA[S'il faut des "starters" pour lancer des projets, les "constructeurs" sont ceux qui transforment l'essai.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>S'il faut des "starters" pour lancer des projets, les "constructeurs" sont ceux qui transforment l'essai.</strong></p>
<p><strong>Par Pierre Chappaz.</strong><br />
<span id="more-124411"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjEvODM5ODktZXQtcG91cnF1b2ktcGFzLXVuZS1lbnRyZXByZW5ldXItcHJpZGUvZW50cmVwcmVuZXVy" rel=\"attachment wp-att-83993\"><img class="alignleft  wp-image-83993" title="entrepreneur" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/entrepreneur.jpg?c2fb0e" alt="" width="345" height="230" /></a>Tariq Krim a écrit un billet dans lequel il aborde la question "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2dvby5nbC9JeTFaMA==">Pourquoi Dailymotion et Netvibes n'ont pas eu le destin international qu'elles méritaient ?</a>"</p>
<p>Ce sujet m'intéresse particulièrement. Pour rappel, j'ai été très impliqué dans la mise sur orbite de Netvibes entre 2005 et 2007, en tant que co-CEO. J<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLTU2NDQ4MzQyLmh0bWw=">'ai aidé</a> à financer la startup, à recruter une équipe commerciale, à faire évoluer le produit. J'ai soutenu le projet avec acharnement.</p>
<p>Pourquoi Dailymotion et Netvibes n'ont-ils pas été des succès mondiaux ?</p>
<p>Pour moi, il y a un ensemble de raisons à cela, la première d'entre elles étant que ces deux services ne sont pas nés aux États-Unis mais dans un pays européen de taille moyenne, la France. Peu de réussites mondiales dans l'Internet sont nées en Europe, même s'il y a une ou deux exceptions comme Skype. On peut aussi s'interroger sur le marché que visaient ces deux services.</p>
<p>Dans le cas de Dailymotion, aucun doute, la vidéo a explosé depuis, et la réussite de Youtube démontre amplement que ce marché est très important. D'ailleurs comme je le rappelais dans mon récent billet, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTQvMTI0MzAzLWFmZmFpcmUtZGFpbHltb3Rpb24tbW9udGVib3VyZy1lc3QtY2UtZ3JhdmUtZG9jdGV1cg==">Dailymotion s'en sort assez bien</a>.</p>
<p>Dans celui de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uZXR2aWJlcy5jb20vZnI=">Netvibes</a>, c'est moins évident. La plupart des services comparables ("page personnalisable") ont été arrêtés, je me suis même demandé en rédigeant cet article si <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5nb29nbGUuZnIvaWc=">celui de Google</a> existait toujours, la réponse est oui, mais qui l'utilise ?</p>
<p>Ensuite, ce qui conditionne le succès des startups, c'est aussi évidemment les hommes.</p>
<p>Tariq a toujours été reconnu pour sa capacité à faire rêver les gens. En 2005, sa vision pour Netvibes m'avait séduit. Mais j'ai aussi découvert sa face cachée, à l'époque il ressentait déjà les choses comme il l'écrit aujourd'hui dans son billet :</p>
<blockquote><p>Le succès grandissant (et notre inexpérience) a fait que nous nous sommes retrouvés entourés de gens opportunistes et carriéristes qui, plutôt que nous aider à grandir dans notre rôle de CEO, souhaitaient surtout prendre notre place.</p></blockquote>
<p>Quand j'ai lu ça, je me suis dit qu'il fallait que j'exprime mon point de vue, qui est bien différent.</p>
<p>Certains entrepreneurs sont des "<strong>starters</strong>", plutôt que des "<strong>constructeurs</strong>". Tariq Krim est un "starter". Ce sont des gens capables d'une réelle vision, mais il leur est difficile de poursuivre leur rêve à la tête d'une entreprise. Ils se sentent vite dépossédés quand leur équipe essaye de faire coïncider le rêve et la réalité.</p>
<p>Les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLTU2NDUxMDM3Lmh0bWw=">désaccords</a> avec Tariq portaient essentiellement sur la stratégie de distribution et de monétisation. Son rêve était un business grand public, mais dans la réalité le seul marché était B2B. Début 2007, les investisseurs, bien conscients du problème, m'avaient demandé de prendre seul la direction de Netvibes. J'ai refusé, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9jYXRlZ29yaWUtMTE1ODY0MjIuaHRtbA==">préféré partir sur la pointe des pieds</a> en Juin 2007. Un an plus tard, les mêmes investisseurs ont finalement écarté Tariq et nommé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly90d2l0dGVyLmNvbS9mcmVkZHltaW5p">Freddy Mini</a> CEO. Freddy, qui était Directeur commercial, doté d'une grande expérience, avait les qualités d'un "constructeur". L'impossibilité de faire de Netvibes un business grand public étant avérée, Freddy Mini lui a fait prendre avec succès le virage du B2B, et l'a amené progressivement à trouver son marché dans les solutions pour les entreprises. Jusqu'au <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLW5ldHZpYmVzLW5haXNzYW5jZS12aWUtZXQtcmV1c3NpdGUtZC11bmUtc3RhcnR1cC05ODkyMzkxOS5odG1s">rachat par Dassault Systèmes début 2012</a>, au sein duquel Netvibes se développe et devient un front-end stratégique.</p>
<p><strong>Le sens de cette histoire, c'est un pivot réussi, qu'il ne faut pas voir avec frustration... mais plutôt avec satisfaction</strong>. Certes la startup n'a pas changé le monde, mais elle a trouvé sa voie.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3BpZXJyZWNoYXBwYXoub3ZlcmJsb2cuY29tL2VudHJlcHJlbmV1cnMtbGVzLXN0YXJ0ZXJzLWV0LWxlcy1jb25zdHJ1Y3RldXJz">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Frontières fiscales, une vraie prison mondiale !</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[enfer fiscal]]></category>
		<category><![CDATA[exit tax]]></category>
		<category><![CDATA[fraude fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[impôts et taxes]]></category>
		<category><![CDATA[rage taxatoire]]></category>
		<category><![CDATA[taxe Tobin]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Faute de recettes suffisantes, les États organisent la lutte contre la concurrence fiscale : plus de frontières fiscales, une vraie prison mondiale ! ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Faute de recettes suffisantes, les États organisent la lutte contre la concurrence fiscale : plus de frontières fiscales, une vraie prison mondiale ! </strong></p>
<p><strong>Par Jean-Philippe Delsol.</strong><span id="more-124306"></span><br />
<em>Un article de l'Association des contribuables de l’intercommunalité d'Aubagne.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjUvODQ0ODEtbGliZXJlci1sZXMtcGF1dnJlcy1kZXMtbW9ub3BvbGVzL2xpYmVydGUtcHJpc29u" rel=\"attachment wp-att-84485\"><img class="alignleft  wp-image-84485" title="Liberté Prison" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/Liberté-Prison.jpg?c2fb0e" alt="" width="255" height="186" /></a>La fiscalité sera le sujet du prochain sommet européen du 22 mai à Bruxelles. La Commission européenne a publié, lundi 29 avril, son rapport annuel sur l’évolution de la fiscalité en Europe. Triste confirmation : la France est bien championne d’Europe en matière de taxation des bénéfices des sociétés avec un taux de <strong>36,1%,</strong> et se place au-dessus du taux maximal moyen d’imposition sur les sociétés en Europe, qui s’établit à <strong>23,5%</strong> en 2013.</p>
<p>Alors que depuis 2008 l’impôt sur les sociétés a baissé en Europe, il ne cesse d’augmenter en France. <strong>Notre pays est aussi le numéro 1</strong> en matière de charges sociales qui pèsent sur les employeurs. Elle l’est encore en matière d’impôt sur le revenu, sur ceux du travail comme ceux du capital, si on prend en compte la CSG/RDS et la contribution exceptionnelle.<br />
Mais la tendance qui se profile pour les prochaines années est non seulement dans la hausse continue des impôts, mais encore et surtout dans leur mondialisation. Les États ont besoin d’argent, de plus en plus, parce qu’ils augmentent sans cesse leurs dépenses sociales, qui représentent en France près des deux tiers des dépenses publiques.</p>
<p>Évidemment, plus ils taxent leurs contribuables, plus le produit de l’impôt a une propension à stagner, voire à baisser, conformément à ce bon vieux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQ291cmJlX2RlX0xhZmZlcg==">« effet Laffer »</a> tant de fois vérifié : trop d’impôt tue l’impôt. L’Espagne vient encore d’en pâtir avec des recettes fiscales qui stagnent malgré des augmentations massives d’impôts. Dans ces conditions, les États doivent trouver de nouvelles ressources. Pourquoi ne pas les puiser chez leurs voisins ? La mode est à la mondialisation de la taxation, et à la disparition des frontières fiscales, au prétexte d’une moralisation des échanges internationaux.</p>
<p><strong>L’assiette européenne</strong></p>
<p>Depuis 2011 la Commission européenne a mis sur la table un projet d’« assiette commune consolidée » pour l'impôt des sociétés. Elle propose que les sociétés aient la possibilité de ne remplir qu’une seule déclaration fiscale consolidée pour l’ensemble de leurs activités au sein de l'UE. Les résultats imposables consolidés du groupe seraient répartis entre chacun des établissements ou sociétés qui le constituent. On appliquerait une formule simple, fonction du chiffre d’affaires, de la masse salariale et des immobilisations dans chaque pays concerné.</p>
<p>En réalité, la Commission essaie de trouver un biais pour surimposer les sociétés qui se sont localisées dans des juridictions où l’impôt est modeste comme à Chypre (10%) ou en Irlande (12,5%). La consolidation des comptes des sociétés ne serait plus effectuée par les sociétés contribuables, mais par l’administration fiscale européenne.</p>
<p><strong>Exit tax et taxe Tobin en France</strong></p>
<p>C’est aussi dans le même but que la France a mis en place une exit tax et a envisagé de taxer mondialement les revenus des titulaires d’un passeport français. Voici également s’avancer la nouvelle taxe Tobin, qui va frapper les transactions financières au taux de 0,1% sur les actions et les obligations, et de 0,01% sur les produits dérivés. En vertu du «principe du lieu d’émission» énoncé dans le projet, les instruments financiers émis dans les 11 pays européens participants seront imposés même s’ils sont négociés en-dehors de cette zone.</p>
<p><strong>On ne s’évadera pas de la prison fiscale mondiale</strong></p>
<p>Ces mesures ont en fait pour seul but de protéger les ressources fiscales de chaque pays, au détriment des contribuables qui vont y perdre leur liberté et la sureté de leurs biens désormais soumis sans merci à la prédation des États.</p>
<p>Ce voyeurisme, que l’on veut faire passer pour une transparence totale, conduira bientôt au surplus à une uniformisation aux niveaux les plus élevés d’imposition. Le défaut de concurrence fiscale entre les États supprimera toute alternative et donc toute pression sur les États eux-mêmes pour rester attentifs aux demandes de modération des contribuables.</p>
<p>En empêchant les citoyens de voter avec leurs pieds et/ou de conserver la confidentialité de leur patrimoine, en traquant toute transaction pour l’imposer, en globalisant au niveau bientôt mondial la surveillance des faits et gestes de chaque individu, c’est <em>Big Brother</em> qui s’installera à un niveau d’autant plus dangereux qu’il surveillera une prison mondiale, sans possibilité de fuir ailleurs ses méfaits.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NvbnRyaWJ1YWJsZXMuYXViYWduZS5vdmVyLWJsb2cuY29tL2Zyb250aSVDMyVBOHJlcy1maXNjYWxlcy11bmUtdnJhaWUtcHJpc29uLW1vbmRpYWxl">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Affaire Dailymotion-Montebourg : est-ce grave, docteur ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124303-affaire-dailymotion-montebourg-est-ce-grave-docteur</link>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:40:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Chappaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[Dailymotion]]></category>
		<category><![CDATA[Yahoo!]]></category>

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		<description><![CDATA[La reprise de Dailymotion par Yahoo! aurait-elle été une bonne chose ? Montebourg était-il légitime d'intervenir ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La reprise de Dailymotion par Yahoo! aurait-elle été une bonne chose ? Montebourg était-il légitime d'intervenir ?</strong></p>
<p><strong>Par Pierre Chappaz.</strong><br />
<span id="more-124303"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDQvMTA2NzAyLWxlLXJlZ25lLWRlLWxhLXRlcnJldXIvbW9udGVib3VyZy0z" rel=\"attachment wp-att-106719\"><img class="aligncenter  wp-image-106719" title="Montebourg" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/Montebourg.jpg?c2fb0e" alt="" width="522" height="227" /></a></p>
<p>J'ai été sollicité pour donner mon avis sur l'affaire Montebourg-Dailymotion, et je me suis retenu de le faire. Mais je lis tellement de bêtises que je vais tout de même dire un mot. Il se trouve que je connais bien le dossier, que j'ai suivi de près bien avant le clash final. Je ne savais pas ce qui  sortirait dans la presse, je me suis donc abstenu de dire ce que je savais pour ne nuire à aucun des acteurs concernés.</p>
<p>La raison pour laquelle Dailymotion m'intéresse, c'est que je dirige <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lYnV6emluZy5jb20vZnIv">Ebuzzing</a>, la principale plateforme de vidéos publicitaires en Europe. Dans l'univers hyper-compétitif des startups, il faut être attentif à tout ce qui bouge dans le marché, et apprendre de ses concurrents. Les similitudes entre Dailymotion et Ebuzzing sont plutôt étonnantes. Comme nous, ils sont en forte croissance, leur chiffre d'affaires est de peu inférieur au nôtre (39 millions d'euros en 2012, nous l'avons communiqué). Eux ont des coûts de production de contenus, nous ne produisons pas de contenus mais nous payons les éditeurs, ce qui revient à peu près au même en terme de marge. Dailymotion s'est fortement développé ces deux dernières années, en particulier aux États-Unis ; c'est une belle boite, même si elle n'est pas en mesure de concurrencer Youtube, dont le revenu est supérieur à 1 milliard.</p>
<p>L'affaire m'a d'autant plus intéressé que je connais bien Yahoo! à qui j'ai vendu Kelkoo en 2004, avant de prendre la Présidence de Yahoo! Europe.</p>
<p>Voici donc quelques remarques.</p>
<p><strong>1/ Sur la légitimité de l'intervention de Montebourg</strong></p>
<p>Le financement de DailyMotion ces dernières années a largement reposé sur les fonds publics ou quasi-publics (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mb25kcy1mc2kuZnIvbGVzLXBhcnRpY2lwYXRpb25zLWR1LWZzaS9sZXMtaW52ZXN0aXNzZW1lbnRzLWR1LWZzaS9kYWlseW1vdGlvbi5odG1s">FSI en 2009</a>, puis Orange, dont l’État français possède 27%). L'accord avec Yahoo! négocié par le management de Dailymotion avait été approuvé par les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9EYWlseW1vdGlvbiNBY3Rpb25uYXJpYXQ=">actionnaires</a>, et par le conseil d'administration d'Orange, où siège un représentant de l’État.</p>
<p>Puis Montebourg s'est réveillé, a tout remis en cause, et fait capoter le deal. Sur le plan légal, il n'avait certainement aucun droit à intervenir, mais étant donné l'historique des relations de Dailymotion avec l’État, et l'interventionnisme bien connu du ministre, est-ce si surprenant ?</p>
<p>La moralité de cette affaire, c'est simplement que si vous êtes entrepreneur et voulez rester maître de votre destin, il vaut mieux éviter de faire appel aux capitaux publics, en particulier en France.</p>
<p><strong>2/ Est-ce grave docteur ?</strong></p>
<p>La reprise de Dailymotion par Yahoo! aurait-elle été une bonne chose ? Pour répondre à cette question, les actionnaires ne sont pas les plus mal placés, et ils ont répondu oui.</p>
<p>Est-ce que Yahoo! aurait été en mesure de bien intégrer les équipes de Dailymotion ? Les rachats effectués à la période Terry Semel pour contrer Google (Hotjobs, Overture/Inktomi, Kelkoo, etc) n'ont pas toujours été couronnés de succès, mais le challenge était difficile et la culture de Yahoo! très éloignée de la recherche et du transactionnel. Depuis cette époque, Yahoo! a connu des hauts et des bas, mais il est indiscutablement redynamisé depuis l'arrivée de Marissa Meyer. Je suis donc tenté de répondre oui à la question de savoir si Yahoo! aurait été un bon <em>Home</em> pour Dailymotion, mais on ne le saura jamais...</p>
<p>Est-ce que pour autant Dailymotion va "mourir" comme le déclare <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydWU4OS5jb20vMjAxMy8wNS8wMi9waWVycmUta29zY2l1c2tvLW1vcml6ZXQtZGFpbHltb3Rpb24tdmEtbW91cmlyLTI0MjAwOA==">Pierre Kosciusko-Morizet, choqué comme beaucoup d'entrepreneurs par cette affaire ?</a> Certainement pas. Les besoins de trésorerie de la société sont très modestes, ils peuvent être aisément couverts par Orange. Dailymotion est profitable !</p>
<p><strong>3/ La vraie question est ailleurs</strong></p>
<p>La question que je me pose concerne finalement surtout Orange. Pourquoi Orange, qui a racheté Dailymotion, veut-il tant s'en défaire ? Pourquoi cette société, considérée comme une "pépite" par le ministre, ne semble-t-elle pas considérée comme telle par l'opérateur, quand on sait l'importance de la vidéo dans le futur de l'Internet et des réseaux ?</p>
<p>La politique brouille la compréhension de l'enjeu. À l'échelle de la France, Dailymotion n'a certes rien de stratégique. Mais pour Orange, la petite pépite n'a-t-elle pas un réel intérêt pour avoir un pied dans l'avenir ?</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLXF1ZXN0aW9ucy1hdmVjLWV0LXNhbnMtcmVwb25zZXMtc3VyLWwtYWZmYWlyZS1kYWlseW1vdGlvbi1tb250ZWJvdXJnLTExNzUzODk2NS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Arrivée annoncée de la « taxe Lescure »</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124285-arrivee-annoncee-de-la-taxe-lescure</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124285-arrivee-annoncee-de-la-taxe-lescure#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[HADOPI]]></category>
		<category><![CDATA[impôts et taxes]]></category>
		<category><![CDATA[mission lescure]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus d’Hadopi, des amendes rikiki et une taxe de 1% sur les produits « high tech ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus d’Hadopi, des amendes rikiki et une taxe de 1% sur les produits « high tech ».</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-124285"></span></p>
<div id="attachment_124287" class="wp-caption aligncenter" style="width: 442px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDI4Nw==" rel=\"attachment wp-att-124287\"><img class=" wp-image-124287  " title="-" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Lescure.jpg?c2fb0e" alt="" width="432" height="286" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre Lescure.</p></div>
<p>Certains annonçaient un rapport révolutionnaire, voire des propositions « fondamentalement révolutionnaires »… Décidément, la révolution n’est plus ce qu’elle était.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xleHBhbnNpb24ubGV4cHJlc3MuZnIvaGlnaC10ZWNoL2xhLW1pc3Npb24tbGVzY3VyZS1wcm9wb3NlLWRlLXN1cHByaW1lci1sLWhhZG9waS1ldC1kLWFsbGVnZXItbGVzLWFtZW5kZXNfMzg0NTE0Lmh0bWw=" target=\"_blank\">Lu ici </a>:</p>
<blockquote><p>Le rapport Lescure a été remis aujourd’hui lundi à François Hollande, qui a « demandé qu’une première série de mesures intervienne d’ici l’été ». [...] Parmi les propositions, la mission Lescure avance la suppression de l’Hadopi pour réattribuer ses compétences, dont le mécanisme dit de « la réponse graduée » (succession d’avertissements avant d’arriver à la sanction), au Conseil supérieur de l’audiovisuel. Le CSA deviendrait ainsi le « régulateur de l’offre culturelle numérique » avec un champ de compétence élargi. [...] Pour lutter contre le piratage, la mission préconise néanmoins de maintenir la réponse graduée, mais de l’alléger en abrogeant la peine de suspension de l’abonnement internet et en diminuant le montant des amendes. Celles-ci seraient ramenées à une « somme forfaitaire de 60 euros, éventuellement majorée en cas de récidive », contre 1.500 euros maximum actuellement. Pour ce qui est du cinéma, et afin de renforcer l’offre légale et décourager le piratage, le rapport suggère de rendre la vidéo à la demande disponible plus rapidement après la sortie des films en salle.</p>
<p>La mission Lescure propose également dans son rapport de taxer les smartphones et les tablettes pour financer la création de contenus culturels. Il s’agirait de « mettre à contribution les fabricants et importateurs d’appareils connectés » pour compenser le transfert de valeur des contenus, auxquels le consommateur a pris l’habitude d’accéder gratuitement, vers les matériels, souvent acheté à des prix élevés. Cette taxe sur les ventes d’appareils connectés « pourrait être d’un taux très modéré (par exemple 1%), donc relativement indolore pour le consommateur, indique le rapport qui la justifie par le fait qu’« elle frapperait des matériels dont la fabrication est assurée, dans la très grande majorité des cas, à l’étranger ». Destinée à « corrige(r) un transfert de valeur », cette taxe « poursuit un objectif distinct de la rémunération pour copie privée, qui compense le préjudice lié aux actes de copie », précise encore le rapport. Son assiette est plus large, puisqu’elle intègre les ordinateurs et les terminaux dépourvus de capacité de stockage.</p>
<p>Cette taxe « alimentera une sorte de compte de soutien des industries créatives : la musique, le cinéma, la photographie et le jeu vidéo qui créent de l’emploi en France », a pour sa part indiqué la ministre de la culture, Aurélie Filippetti.</p></blockquote>
<p>Autrement dit, voici un discours totalement xénophobe dans lequel on dit clairement que l’on va prélever sur les ventes d’appareils fabriqués à l’étranger une taxe dédouanant les copieurs de contenus, pour la plupart étrangers, en alimentant une caisse qui permettra de subventionner la caste des gentils artistes et tenants du monde artistique français, si dévoués au pouvoir en place [<sup class='footnote'><a href='#fn-124285-1' id='fnref-124285-1' onclick='return fdfootnote_show(124285)'>1</a></sup>].</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTQvMTI0Mjg1LWFycml2ZWUtYW5ub25jZWUtZGUtbGEtdGF4ZS1sZXNjdXJlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MDMtdGF4ZS1sZXNjdXJl" rel=\"attachment wp-att-124336\"><img class="alignright  wp-image-124336" title="imgscan contrepoints 2013803 taxe lescure" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013803-taxe-lescure-896x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="343" /></a>On comprend aisément que le souci de nos dirigeants n’est en rien la protection de la création. Si tel était le cas, et si la fiscalité eut été une réponse cohérente à cette problématique, il eut été beaucoup plus judicieux de taxer les FAI (après tout, quelle que soit la nature de votre terminal, il vous faut vous connecter à un FAI pour accéder au réseau…) et d’exiger d’eux des statistiques de téléchargement (ce qu’ils sont techniquement en mesure de faire) afin de calculer une péréquation de redistribution en fonction de l’intérêt suscité par les créateurs… Dès lors, tous les créateurs, que ce soit de textes, de photos, de vidéos, de dessins, de musique pourraient se voir crédités de revenus en fonction de leur succès mesuré à l’aune des téléchargements. Inversement, le téléchargement et l’utilisation de créations gagneraient en liberté et bien des créateurs en notoriété…</p>
<p>Mais, comme trop souvent, nous sentons à travers les piètres propositions Lescure une volonté d’assurer de confortables revenus à quelques amis, artistes autoproclamés au statut transmissible de génération en génération, pas celui d’assurer à ceux qui s’expriment à travers un vecteur encore libre un <em>business model</em> pérenne.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9hcnJpdmVlLWFubm9uY2VlLWRlLWxhLXRheGUtbGVzY3VyZS8=">Sur le web</a>.</p>
<p>Note :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124285'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124285-1'>Après <em>Katynn</em> de Wajda, voici un autre « blockbuster », <em>Greater Glory</em> de Dean Wright avec, entre autres, Andy Garcia, que les spectateurs français n’auront pas le droit de voir en salle ou de manière officielle… cf. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uZGYuZnIvbm9zLWJyZXZlcy8wMy0wNS0yMDEzL2xlLWZpbG0tcXVlLXZvdXMtbmUtdmVycmV6LXBhcy1zdXItbGEtcmV2b2x0ZS1kZS1jYXRob2xpcXVlcy1jb250cmUtdW4tcG91dm9pci1zb2NpYWxpc3RlLWZyYW5jLW1hY29uLWRlbW9jcmF0aXF1ZS1tYWlzLWxpYmVydGljaWRl" target=\"_blank\">article NdF</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124285-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124285" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Déposer de l&#039;argent sur un compte c&#039;est prêter aux banques</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124190-deposer-de-largent-sur-un-compte-cest-preter-aux-banques</link>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 04:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Valentin Petkantchin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[compte en banque]]></category>
		<category><![CDATA[prêts aux banques]]></category>

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		<description><![CDATA[À chaque fois que quelqu’un dépose de l’argent sur son compte courant ou son Livret A, on le prête en fait à sa banque, qui en fait ce qu'elle veut.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À chaque fois que quelqu’un dépose de l’argent sur son compte courant ou son Livret A, on le prête en fait à sa banque, qui en fait ce qu'elle veut.</strong></p>
<p><strong>Un article de Valentin Petkantchin pour l'Institut Économique Molinari</strong></p>
<p><span id="more-124190"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDEvMzAvNDE3Ni1mYWl0ZXMtdW4tZG9uL2V1cm8tcGllY2VzLWJpbGxldHM=" rel=\"attachment wp-att-4188\"><img class="alignleft  wp-image-4188" title="euro-pieces-billets" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2010/10/euro-pieces-billets.jpg?c2fb0e" alt="" width="278" height="277" /></a>Le fait de « taxer »les comptes bancaires constitue indiscutablement une nouvelle étape dans la crise actuelle. Pourtant la véritable leçon à tirer de la crise chypriote est ailleurs. Car ces événements sont la preuve que les « dépôts » — en dépit de l’usage courant du mot — sont en réalité des prêts aux banques.</p>
<p>Certes, le fait d’avoir voulu taxer l’ensemble des comptes bancaires fut une surprise. Il est facile d’imaginer l’inquiétude de la population chypriote qui croyait ses économies en sécurité. Si la taxe de 6,75% sur les comptes de moins de 100 000 euros fut finalement abandonnée (pour l’instant), la perte définitive pour les « dépôts non assurés » de plus de 100 000 euros pourrait aller jusqu’à 60%, voire plus, le montant exact restant encore à être précisé (contre 9,9% initialement). Ceci étant, cela ne devrait surprendre personne : si les gouvernements sont en mesure de taxer le gras (<em>fat tax</em>) ou les sodas, pourquoi pas les comptes bancaires ?</p>
<p>À force de parler de « dépôts » et de « déposants » — et de leur mise à contribution juste ou injuste — il y a un aspect qui reste pourtant mal compris et que la crise chypriote illustre parfaitement. De quoi s’agit-il ?</p>
<p>Selon un sondage britannique, près de quatre personnes sur cinq considèrent qu’ils demeurent les propriétaires légitimes de l’argent qu’ils déposent à leur banque. Une personne sur trois serait même opposée à ce que la banque en prête ne serait-ce qu’une partie.</p>
<p>Or, en réalité, à chaque fois que quelqu’un dépose de l’argent sur son compte courant ou son Livret A, il le prête en fait à sa banque. Elle en fait d’ailleurs ce qu’elle veut et octroie donc des crédits sur cette base.</p>
<p>La crise chypriote apporte en effet la preuve, si besoin était, qu’il n’y a guère de dépôts dans les banques, obligées de fermer quand les épargnants se mettent à les réclamer. Les « dépôts » sont en réalité utilisés pour acheter des dettes. Dans le cas de Chypre, ils ont servi à acheter de la dette grecque. Au lieu d’être en lieu sûr, ils ont ainsi été prêtés et « consommés » par l’État grec en faillite.</p>
<p>La situation est cependant similaire ailleurs dans nos systèmes bancaires, dits à réserves fractionnaires (i.e. une fraction seulement des dépôts est gardée en réserve). La majeure partie de l’argent déposé est soit prêtée à des tiers, soit utilisée par les banques pour spéculer pour leur compte propre.</p>
<p>Les économistes de l’école autrichienne n’ont eu d’ailleurs de cesse de pointer du doigt ce système de réserves fractionnaires comme la source principale des crises, ainsi que de la fragilité inhérente des banques. L’un d’entre eux, Jésus Huerta de Soto, souligne en particulier la confusion qu’il engendre aussi chez les épargnants, ces derniers pensant faire des dépôts et non pas des prêts à leur banque. Or, quelle différence y a-t-il entre les deux ?</p>
<p>Un véritable dépôt — du latin <em>depositum</em> (i.e. consignation) — « est ce qu’on a donné à quelqu’un <em>pour qu’il le garde</em> », comme l’avait déjà très bien compris Ulpien, un juriste romain du IIIème siècle. Cette obligation de garde — dont la transgression fut jadis sanctionnée comme un vol — s’avère ainsi constamment violée de nos jours par les banques. Les contrats de prêts, en revanche, laissent justement le récipiendaire utiliser à sa guise le montant ou l’objet prêté. À l’évidence, les sommes que nous confions à notre banque n’ont de dépôt que le nom et doivent être considérées comme des prêts.</p>
<p>La différence ?</p>
<p>C’est la même que celle qui consiste à déposer une voiture à laquelle on tient dans un garage privé local (équipé de portail, d’agents et de caméras de sécurité) ou, au contraire, à la prêter à quelqu’un qu’on ne connaît pas. Les deux situations n’offrent évidemment pas le même niveau de fiabilité.</p>
<p>La différence vaut-elle cependant pour les dépôts de moins de 100 000 euros, officiellement sous « garantie » ? La réponse est oui car les fonds de garantie des dépôts sont insignifiants en comparaison des montants « assurés ». En cas de crise grave, il ne sera tout simplement pas possible d’exercer cette garantie.</p>
<p>L’argent sur un compte bancaire n’est donc pas un dépôt à proprement parler, mais un prêt fait à la banque. Il va donc devenir de plus en plus important pour les déposants de s’intéresser de près à la réputation de leur banque et à la façon plus ou moins avisée qu’elles ont d’octroyer des crédits.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZy9leGNsdXNpdml0ZS1kZXBvc2VyLWRlLWwtYXJnZW50LDE1MjYuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Peut-on se passer de la Fed ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/124183-peut-on-se-passer-de-la-fed</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/124183-peut-on-se-passer-de-la-fed#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:35:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Institut Coppet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[bulle]]></category>
		<category><![CDATA[crises]]></category>
		<category><![CDATA[Fed]]></category>
		<category><![CDATA[Federal Reserve]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est une objection fréquente : avant que la Réserve fédérale -ou Fed- n’existe, l’économie américaine était sujette à des crises financières récurrentes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est une objection fréquente : avant que la Réserve fédérale n’existe, l’économie américaine était sujette à des crises financières récurrentes.</strong></p>
<p><strong>Par </strong><strong>Thomas E. Woods, Jr. (*)</strong><span id="more-124183"></span></p>
<p><em>Traduit par Geoffroy Helgé, Institut Coppet</em></p>
<div id="attachment_38725" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzA4L2ZlZGVyYWwtcmVzZXJ2ZS1iYW5rLmpwZw=="><img class="size-medium wp-image-38725" title="Federal Reserve" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/08/federal-reserve-bank-300x203.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="203" /></a><p class="wp-caption-text">Façade de la Federal Reserve Bank</p></div>
<p>C’est une objection fréquente : avant que la Réserve fédérale -ou Fed- n’existe, l’économie américaine était sujette à des crises financières récurrentes. Proposer d’abolir la Fed est absurde, impensable, car sans la sage protection de nos banquiers centraux, nous serions à nouveau confrontés à de terribles drames financiers. Nous devrions plutôt être reconnaissants envers la Fed, et nous estimer heureux qu’elle nous ait délivrés de tels désastres.</p>
<p>L’argument peut, certes, sembler plausible, mais il est en tout point fallacieux. La presse l’a ressassé depuis l’annonce de la nomination de Ron Paul (un célèbre adversaire de la Fed) à la tête du <em>House Financial Services Subcommittee on Domestic Monetary Policy</em>. Les thuriféraires de la Fed enrageaient : comment était-il possible qu’un homme qui rejette les images d’Épinal de l’histoire de la Fed soit nommé à un tel poste ?</p>
<p>La thèse de la pensée économique dominante s’énonce de la façon suivante : avant la naissance de la Banque centrale, ou de son proche parent la Banque nationale, l’économie américaine souffrait d’épisodes récurrents d’expansion économique puis de récession ; mais, depuis la création de la Réserve fédérale, l’économie est bien plus stable. Les partisans de la liberté monétaire, qui s’opposent à ces cartels bancaires, ne peuvent être qu’ignorants de l’histoire, ou aveuglés par l’idéologie, au point de n’avoir pas compris et absorbé le récit traditionnel de l’histoire monétaire américaine des XIX<sup>e </sup>et XX<sup>e</sup>siècles.</p>
<p>L’historiographie contemporaine a montré que cette thèse était infondée. Les économistes orthodoxes commencent à reconnaître que la prétendue instabilité de la période qui a précédé la naissance de la Fed en 1913 a été exagérée, tout comme l’a été la stabilité depuis 1913. Christina Romer, qui a présidé le <em>Council of Economic Advisers</em> sous la présidence de Barack Obama, trouve que les chiffres et la chronologie utilisés par le <em>National Bureau of Economic Research</em> (le <em>NBER</em>, qui est aux États-Unis la plus importante fondation de recherche en économie, créée en 1920) exagèrent à la fois la fréquence et la durée des récessions qui précèdent la création de la Fed. Autrement dit, le <em>NBER</em> surestime la contribution de la Fed à la stabilité économique. Les récessions n’étaient en réalité pas plus nombreuses avant la naissance de la Fed qu’après.</p>
<p>Comparons la période qui a suivi la Seconde Guerre mondiale à la période qui a précédé la naissance de la Fed, de façon à exclure la Grande Dépression du bilan de la Banque centrale. La comparaison indique que les récessions étaient légèrement plus fréquentes avant 1913, mais que, comme l’explique l’économiste George Selgin, <em>« elles étaient moins violentes, et plus courtes de trois mois en moyenne »</em>. Les reprises économiques étaient donc plus rapides avant 1913 : les récessions duraient en moyenne 7,7 mois, alors que les récessions de la période qui suit la naissance de la Fed durent en moyenne 10,6 mois. L’économiste Joseph David étend la période pré-Fed en y incluant la période allant de 1796 à 1915, et trouve ainsi qu’il n’existe aucune différence substantielle entre les deux périodes, que ce soit en termes de fréquence ou de durée des récessions.</p>
<p>La Fed a-t-elle contribué à rendre plus stable le PIB réel (la quantité totale de biens et de services qu’une économie produit sur une période donnée de temps, ajustée pour gommer les effets de l’inflation), et à réduire la volatilité économique ? La réponse est négative. Plusieurs études récentes trouvent que la volatilité est approximativement identique pour les deux périodes, avant et après 1913, et d’autres trouvent que l’activité est plus volatile depuis 1913, une fois que les bases de  données sont corrigées des valeurs aberrantes. Ce n’est pas l’absence de Banque centrale qui explique les fluctuations de l’activité économique avant 1913. La volatilité de l’activité qui précède la naissance de la Fed s’explique en grande partie par des chocs d’offre, qui affectaient les récoltes (la société américaine était alors essentiellement agricole). En revanche, la volatilité économique depuis 1913 est dans une plus large mesure attribuable au système monétaire (pour des explications à ce sujet, et au sujet des arguments développés aux paragraphes précédents, voyez l’article de George Selgin, William D. Lastrapes et Lawrence H. White, « Has the Fed Been a Failure ? », disponible en ligne.)</p>
<p>Les cycles économiques du XIX<sup>e</sup> siècle, dont on dit qu’ils discréditent l’idée qu’un système de liberté bancaire et monétaire serait viable, s’expliquent en réalité systématiquement par l’expansion artificielle du crédit, une pratique rendue possible par les privilèges que l’État accordait au secteur bancaire. Selon Richard Timberlake, un  économiste de renom, spécialiste de l’histoire monétaire et bancaire américaine, <em>« l’histoire monétaire le confirme, [...] la plupart des turbulences monétaires (les crises financières et les suspensions de paiement qui se produisirent au XIX<sup>e</sup> siècle), s’expliquent par la mise en circulation excessive de papier-monnaie à cours légal, alors que l’étalon-or performant de l’époque contribuait à en atténuer la gravité. »</em> C’est un procédé fréquemment utilisé : accuser l’économie de marché d’être à l’origine des maux provoqués par l’interventionnisme.</p>
<p>Les contemporains de la crise de 1819 en attribuaient en général les causes à la politique monétaire, d’abord inflationniste, puis soudainement déflationniste, de la Seconde Banque des États-Unis. Comme c’est souvent le cas lorsqu’une grande quantité de monnaie est créée <em>ex nihilo</em>, des activités spéculatives en tout genre apparurent et s’intensifièrent, comme les témoins de l’époque le soulignèrent abondamment.</p>
<p>De 1811 (date où la charte de la première banque des États-Unis expira) à 1817, période pendant laquelle les États-Unis n’eurent pas de Banque centrale, l’État accorda aux banques privées le privilège de distribuer des crédits tout en refusant de rembourser les déposants réclamant leur argent. Autrement dit, lorsque les déposants venaient réclamer leur épargne aux banques, celles-ci avait le droit de répondre qu’elles ne disposaient pas de l’argent en question, et que les déposants devaient tout simplement attendre quelques années ; et, dans le même temps, les banques avaient la possibilité de poursuivre leurs activités de prêts. Au début de l’année 1817, le gouvernement de Madison exigea finalement des banques qu’elles satisfassent les demandes des déposants. Mais au même moment, ce gouvernement accorda un privilège légal à la Seconde Banque des États-Unis, qui se révèlera également être inflationniste. La Banque participa par la suite à une expansion inflationniste, qui s’acheva en crise financière en 1819.</p>
<p>La leçon de ce triste épisode – à savoir, que l’économie souffre lorsque les autorités accroissent arbitrairement la masse monétaire, puis la réduisent soudainement – était si évidente que même la classe politique réussit à la comprendre. Pour de nombreux hommes politiques américains, la crise confirmait la validité des thèses que défendaient les partisans d’une monnaie-or. Thomas Jefferson demanda à un ami membre de l’Assemblée de Virginie de présenter son « Plan pour une réduction de quantité de monnaie en circulation », que la crise avait inspiré au Sage de Monticello. Le plan, s’étalant sur une période de cinq ans, visait à faire retirer de la circulation toute la monnaie-papier excédentaire, dont la quantité dépassait le volume des réserves métalliques, puis à exiger le remboursement des billets restants, de sorte qu’à partir de là, seules les pièces d’or circulent. Jefferson et John Adams appréciaient tout particulièrement le <em>Traité de la Volonté</em> (1815) de Destutt de Tracy (un partisan de la monnaie-or). Selon Adams, cet ouvrage était le meilleur jamais écrit en économie (le chapitre sur la monnaie énonce selon lui <em>« les idées que j’ai nourries toute ma vie »</em>), et Jefferson écrivit la préface de l’édition anglaise.</p>
<p>Si la Crise de 1819 confirmait la supériorité de la monnaie-or aux yeux de certains hommes politiques, elle convainquit d’autres de la validité de cette thèse. Condy Raguet était un chaud partisan de l’inflation jusqu’en 1819. Après qu’il eut observé les distorsions et l’instabilité provoquées par l’accroissement de la quantité de monnaie papier en circulation, il embrassa promptement la cause de la monnaie métallique, et se mit à écrire son <em>Treatise on Currency and Banking</em> (1839), l’un des plus grands traités monétaires et bancaires du XIX<sup>e</sup> siècle. Davy Crockett, le futur président William Henry Harrison, et John Quincy Adams (du moins à ce moment-là), s’opposèrent également aux banques inflationnistes. Adams avait l’habitude de comparer la Seconde Banque des États-Unis à la Banque d’Amsterdam (dont la politique reposait sur le respect  intégral des dépôts des clients), et d’ériger  la seconde en modèle à imiter. Daniel Raymond, l’un des disciples d’Alexander Hamilton, et l’auteur du premier traité d’économie publié aux États-Unis, (<em>Thoughts on Political Economy</em>, 1820), rompit avec Hamilton pour se faire l’avocat d’un système monétaire reposant sur l’or, à couverture complète des dépôts.</p>
<p>Aujourd’hui, les références populaires à la Crise de 1837 nous exhortent à reprocher au Président Andrew Jackson d’avoir dissous la Seconde Banque des États-Unis. L’argument le plus fréquemment avancé est le suivant : sans une Banque nationale pour discipliner les Banques régionales (qui reçurent les dépôts fédéraux après la fermeture de la Seconde Banque), celles-ci s’engagèrent dans une course effrénée à l’inflation, qui conduisit directement à la Crise de 1837 puis  à une autre récession en 1839. Étonnamment, cette explication répandue est en partie « autrichienne », dans la mesure où elle attribue à l’expansion artificielle du crédit le boom insoutenable et la crise qui en résulta. Mais les observateurs contemporains prétendent que la solution à ce problème est d’instaurer une Banque centrale solide, exerçant un pouvoir de régulation implicite sur les institutions de plus petite taille.</p>
<p>William Wells, Sénateur fédéraliste du Delaware et adversaire de la monnaie-papier, était sceptique dès le départ au sujet de la politique visant à établir une banque géante aux pratiques malsaines  pour encourager les pratiques saines auprès des banques plus petites. « Ce projet de loi », dit-il en 1816 :</p>
<blockquote><p>fut officiellement conçu par le gouvernement afin de limiter la création excessive de monnaie bancaire : il nous infligea pourtant les maux qu’il était précisément censé éviter, n’étant en vérité rien de plus qu’une simple machine à produire du papier ; et représentant, à cet égard, une politique publique aussi sage et précautionneuse que le stratagème de l’un des héros de Rabelais, qui se cacha sous l’eau de peur d’affronter la pluie. Les états souffrent d’une fièvre bancaire, dit-on : et elle doit être combattue en leur administrant  la fièvre bancaire des États-Unis.</p></blockquote>
<p>Samuel Tilden, sénateur de New York, un autre partisan de la monnaie-or, exprimait les mêmes doutes en ces termes :</p>
<blockquote><p>Comment une grande banque, fondée sur les mêmes principes, pourrait-elle réussir à réguler des banques de moindre envergure ? A-t-on déjà prouvé que la disposition aux abus variait en proportion inverse de la concentration du pouvoir ? A-t-on déjà prouvé que la concentration des pouvoirs était moins génératrice d’abus que les pouvoirs atomisés ?</p></blockquote>
<p>Les adversaires du papier-monnaie de l’époque recommandèrent une solution bien meilleure, connue désormais sous le nom de  « Independent Treasury ». Le plan était le suivant : les dépôts fédéraux, au lieu d’être distribués aux banques régionales privilégiées et de contribuer ainsi davantage à l’expansion du crédit, auraient été conservés par le Ministère des finances et mis à l’écart du système bancaire. Les partisans d’une monnaie métallique estimaient que le gouvernement fédéral apportait son soutien (et qu’il prêtait une légitimité artificielle) à un système malsain de banques régionales à réserves fractionnaires (1) en leur distribuant les dépôts fédéraux, (2) en acceptant leur monnaie papier pour le paiement des impôts et (3) en s’en servant pour régler ses fournisseurs. Selon William Gouge :</p>
<blockquote><p>Si les activités de l’État pouvaient être intégralement séparées des activités bancaires, les maux inhérents au système en seraient réduits de moitié. Si l’État ne déposait pas les deniers publics aux Banques, ne leur empruntait pas d’argent et n’utilisait pas leurs billets, alors les Banques deviendraient de simples établissements commerciaux. Leur crédit et leur pouvoir seraient abaissés au niveau des autres entreprises du secteur privé.</p></blockquote>
<p>L’on prétend parfois que les adversaires de la Banque étaient des populistes, des adversaires de l’économie de marché et de la propriété. <em>« La dernière fois que nous avons eu une Banque centrale,</em>écrivait un critique de Ron Paul en 2010, <em>ses défenseurs étaient des conservateurs, des hommes d’affaires, et ses opposants étaient des emprunteurs à risque et des prêteurs, qui convainquirent le Président Jackson que la banque était un frein pour la nation. »</em> Rien n’est plus faux, comme nous le verrons dans un instant. Mais nos critiques partent de cette prémisse erronée pour parvenir à la conclusion que les défenseurs de l’économie de marché, d’hier et d’aujourd’hui, devraient être favorables à l’existence d’une Banque centrale.</p>
<p>Certes, plusieurs courants hétérogènes existaient au sein des adversaires de la Seconde Banque des États-Unis, et encore aujourd’hui, la Banque centrale est critiquée à la fois par ceux qui condamnent sa politique de création monétaire excessive et par ceux qui pensent qu’elle est insuffisamment inflationniste. Mais dans l’ensemble, le combat contre la Seconde Banque des États-Unis, productrice de monnaie-papier, à laquelle l’État avait accordé un privilège, était mené par des partisans de l’économie de marché et d’une monnaie-or. <em>« L’attaque contre la Banque, </em>conclue le Professeur Jeff Hummel dans sa revue de la littérature,<em> constituait une étape, rationnelle et hautement éclairée, visant à établir un système monétaire métallique, reposant sur les principes du laissez-faire. »</em></p>
<p>En réalité, William Gouge, le théoricien de l’économie monétaire le plus influent de cette période, était un partisan de la monnaie-or, et un adversaire de la Banque ; il considérait ces deux positions comme logiquement complémentaires, et même inséparables. <em>« Pourquoi s’ingénier à découvrir de nouveaux procédés pour produire du papier bancaire ? »</em> se demandait-il. Et Gouge de continuer : <em>« Préférer la monnaie fictive à la véritable monnaie, revient, au mieux, à préférer un bateau qui prend l’eau à un bateau en bon état »</em>. Il assurait aux Américains que <em>« si la Banque des États-Unis n’avait jamais vu le jour, le soleil n’en brillerait que davantage, les ruisseaux s’écouleraient, et la terre produirait ses bienfaits. »</em> Au décès de Gouge, la revue conservatrice <em>Bankers’ Magazine</em> déclara que son livre <em>A Short History of Paper Money and Banking, </em>où Gouge s’opposait à la monnaie papier, était <em>« une exposition claire et précise des principes bancaires, et des erreurs que commirent nos institutions bancaires américaines. »</em></p>
<p>Les adversaires de la Banque nationale comptaient également dans leurs rangs l’influent Jacksonien William Leggett, éditorialiste à New-York, qui appela à grand bruit à la « séparation de la banque et de l’État. » Selon l’économiste Larry White, qui a édité ses travaux les plus importants, Leggett était <em>« le leader intellectuel de l’aile laissez-fairiste de la démocratie Jacksonienne ».</em> Leggett reprochait à la Banque d’être à l’origine des fluctuations du crédit, et de l’instabilité économique que ces manipulations produisaient.</p>
<p>Dans les années 1830, Leggett déclarait que la Crise de 1819 avait également été causée par la Banque. <em>« La Banque des États-Unis, au lieu de contraindre la croissance du crédit, créa, au cours des deux ou trois années qui précédèrent le désastre de 1819, de la monnaie en si grande quantité que la spéculation et le commerce furent artificiellement stimulés. »</em>. Et Leggett de continuer:</p>
<blockquote><p>Mais, pour ne pas s’attarder sur des événements que la mémoire collective a déjà oubliés, analysons la politique monétaire que la Banque des États-Unis conduisit en 1830. Sur une courte période de douze mois, la quantité de monnaie en circulation passa de 40 millions à 70 millions de dollars. Cet accroissement considérable, en aucun cas requis par les circonstances économiques auxquelles faisaient face les entreprises de ce pays, fut suivi des conséquences, en vérité inévitables, de l’inflation monétaire. Le prix des biens et des titres augmenta, la spéculation fut attisée, de nombreux projets ambitieux furent engagés, du creusement de canaux à la construction de chemins de fer, et toute l’activité économique du pays fut artificiellement stimulée.</p></blockquote>
<p>Comme il le fit pour les crises qui suivirent, l’État autorisa les banques à ne pas honorer leurs engagements (une façon polie de dire que la loi autorisa les banques à refuser de rembourser les déposants lorsque ceux-ci venaient exiger leurs avoirs), tout en leur permettant de maintenir leur activité. Le fait que les banques sussent que l’État était prêt à les sauver à tout moment créa un problème persistant d’aléa moral, qui affecta le comportement des banques.</p>
<p>Leggett accusait la création artificielle de crédit d’être à l’origine de la Crise  de 1837 :</p>
<blockquote><p>Quelles furent les conséquences d’une inflation monétaire si soudaine et si démesurée ? Le commerce et la production de biens d’équipement furent exagérément stimulés, et les spéculations en tout genre furent encouragées, à des prix qui ne reflétaient plus les valeurs fondamentales. Tout cela déboucha finalement sur une vaste crise, au cours de laquelle tout l’édifice économique de la nation s’écroula, sous le poids excessif des crédits, et qui enterra sous ses ruines les milliers d’hommes, qui, la veille encore, exultaient empreints de la sécurité, toute relative, de leur ascension pécuniaire. Car les hommes, de nos jours, se couchent le soir en se croyant riches, et se lèvent le matin démunis de tous leurs titres, y compris de leurs avoirs effectifs. Ils comptent, pauvres créatures ! sur la libéralité des banques, dont l’insistance persuasive les pousse à la spéculation. Mais ils doivent désormais comprendre que les banques seraient incapables de les aider même si elles le voulaient, et ne voudraient pas les aider même si elles le pouvaient. Les banquiers, qui étaient disposés à prêter lorsque les entreprises n’avaient pas besoin de liquidité, sont désormais réticents à prêter, alors même que des capitaux sont nécessaires pour mener à bien les projets qui n’auraient pas été mis en œuvre sans la perspective d’un concours bancaire.</p></blockquote>
<p>A la fin de l’année 1837, il ajouta :</p>
<blockquote><p>Les observateurs avisés des événements qui se sont produits au cours des trois dernières années avaient prévu la situation actuelle. Les banques tentèrent, par tous les moyens, en s’imitant les unes les autres, d’accroître la quantité de monnaie en circulation, et d’en inonder le pays. Elles utilisèrent tous les moyens à leur disposition pour inciter les Américains à accepter leur offre. Les banques suscitèrent ainsi une soif de spéculation délirante, et nombreux furent ceux qui, dans une frénésie épidémique, se lancèrent dans des aventures désespérées. Des canaux furent creusés bien qu’aucune entreprise n’en demandât, des routes furent construites qu’aucun voyageur ne désirait emprunter, et des villes que personne ne souhaitait habiter.</p></blockquote>
<p>La Crise de 1857 fut la conséquence d’un boom du crédit qui dura cinq années. Les industries les plus intensives en capital de cette décennie (les chemins de fer et les industries extractives) furent celles qui crûrent le plus rapidement au cours de la phase d’expansion. Les États s’étaient même porté garants sur les obligations des sociétés de chemin de fer, en promettant de rembourser les créanciers au cas où ces entreprises feraient faillite.</p>
<p>Le Président James Buchanan mit efficacement en place des politiques visant à relancer l’économie. Lors de son premier discours annuel, il déclara : <em>« Il est évident que notre système de crédit et de papier-monnaie, extravagant et vicieux, est la cause de nos malheurs. »</em> L’activité économique redémarra au bout de six mois, bien que la masse monétaire décrût, que les taux d’intérêt augmentassent, que les dépenses de l’État stagnassent, que les banques et les entreprises en difficulté ne fussent pas sauvées par l’État, Mais Buchanan avertit les Américains que <em>« les crises périodiques que nous avons connues par le passé risquent de se reproduire à intervalles réguliers si notre système monétaire laxiste n’est pas réformé. »</em></p>
<p>Buchanan envisagea une loi fédérale de faillite bancaire qui, au lieu de sanctionner légalement les banques qui suspendaient le paiement en espèce (c’est-à-dire les banques qui refusaient de rembourser les déposants), les fermerait si elles échouaient à honorer leurs engagements. <em>« L’instinct de survie pousserait les banques à mettre des bornes à leurs opérations de crédit si elles savaient à l’avance qu’une suspension de paiement en espèce déclencherait inévitablement leur mort civile. »</em></p>
<p>Jusqu’à une période récente, les historiens utilisaient l’expression de « Longue Dépression Américaine » pour désigner la décennie 1870. Aujourd’hui, ils s’accordent pour affirmer que la « Longue Dépression » n’a jamais existé. Même le New-York Times a récemment souligné que :</p>
<blockquote><p>Les séries statistiques sur le XIX<sup>e</sup> siècle, récemment reconstituées par les historiens de l’économie, révèlent qu’il n’y a pas eu de dépression en 1870. Hormis une courte récession en 1873, la croissance de la décennie fut la plus rapide de l’histoire américaine. L’emploi crût fortement, plus rapidement que le taux d’immigration ; la consommation de nourriture et d’autres biens progressa pour toutes les catégories de la population. Le PIB réel par habitant, quelle que soit la façon dont on le mesure, s’accrût. À la fin de la décennie, les Américains étaient mieux habillés et mieux logés, tant en ville qu’à la campagne. Des grands magasins apparurent mêmes dans les villes de taille moyenne. L’Amérique devenait la première société de consommation de masse.</p></blockquote>
<p>Par ailleurs, les agriculteurs, qui craignaient la chute des prix des biens agricoles, ne comprirent tout d’abord pas que les prix des autres biens chutaient plus vite encore. Les termes de l’échange des agriculteurs américains s’améliorèrent considérablement au cours de la décennie 1870.</p>
<p>Il semblerait que les historiens aient été induits en erreur par les données sur les prix à la consommation, qui chutèrent en moyenne de 3,8 % par an. Puisque la pensée économiquement correcte a toujours tenu pour acquis que la baisse des prix et dépression sont associées (ce qui n’est en réalité pas le cas), les historiens conclurent que la décennie 1870 avait dû être une décennie de dépression catastrophique. Grâce en partie au rétablissement de l’étalon-or en 1879 (qui avait été abandonné pendant la Guerre de Sécession), les Américains connurent une période de prospérité au cours de la décennie 1880, avec des salaires réels qui augmentèrent en moyenne de 20%.</p>
<p>Les réglementations, qui, dans de nombreux États, interdisaient la création d’agences bancaires, furent en grande partie à l’origine des crises qui suivirent la Guerre de Sécession. Sans agences régionales, les banques demeuraient fragiles et peu diversifiées. Le Canada n’a connu aucune crise pendant cette période, bien que ce pays n’eût, jusqu’en 1934, pas de banque centrale, la panacée proposée par l’économiquement correct, jusqu’à 1934. Comme Milton Friedman aimait à le faire remarquer, alors que neuf mille banques firent faillite aux États-Unis durant la Grande dépression, aucune banque ne fit faillite au Canada, où le système bancaire n’était pas perturbé par de telles réglementations.</p>
<p>Par ailleurs, comme l’a souligné Charles Calomiris, les crises que connut l’économie américaine au cours de la période pré-Fed étaient caractérisées par la faiblesse du taux de faillite bancaire et des pertes sur les dépôts. Les pertes des déposants s’élevèrent à seulement 0,1 % du PIB durant la Crise de 1893, qui fut pourtant la crise la plus violente en termes de faillites bancaires et de pertes sur les dépôts. Par contraste, depuis 1980, le monde a connu vingt crises bancaires, qui ont conduit à des pertes pour les déposants s’élevant à 10% du PIB. La moitié de ces crises ont coûté aux déposants l’équivalent de 20% du PIB.</p>
<p>D’un point de vue factuel, par conséquent, l’argumentaire des partisans de la Fed est spécieux. Et malgré tout, comme en bien d’autres domaines, l’on accuse les critiques du <em>statu quo</em> d’être des charlatans, et l’on rejette d’emblée les alternatives, que l’on considère comme inenvisageables. Mais si ces alternatives sont considérées comme telles, c’est uniquement en raison de la prégnance des idées reçues, qui nous empêche de penser au-delà de l’étatisme. Le mouvement qui prône l’abolition de la Fed est un premier pas vers l’émancipation intellectuelle.</p>
<p>* Partie I.  Article initialement publié en anglais sur LewRockwell.com</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dGNvcHBldC5vcmcvMjAxMy8wNS8xMC9wZXV0LW9uLXNlLXBhc3Nlci1kZS1sYS1mZWQtcGFyLXRob21hcy1lLXdvb2RzLw==">L'article original sur le site de l'Institut Coppet.</a></p>
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		<title>Comment éviter la crise qui vient ?</title>
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		<pubDate>Sat, 11 May 2013 05:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal Dray</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
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		<description><![CDATA[Le schéma économique utilisé par l’ensemble des gouvernants du monde entier est totalement biaisé. Comment en sortir pour éviter la crise à venir ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le schéma économique utilisé par l’ensemble des gouvernants du monde entier est totalement biaisé. Comment en sortir pour éviter la crise à venir ?</strong></p>
<p><strong>Par Pascal Dray.</strong><span id="more-123994"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEwL0NyaXNlLWV1cm8tVW5pb24tZXVyb3DDqWVubmUuanBn"><img class="aligncenter size-medium wp-image-102403" title="Crise euro Union européenne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/Crise-euro-Union-européenne-300x136.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="136" /></a></p>
<p>Le problème est que depuis qu’une grande majorité de nos décideurs politiques sont convertis au <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSm9obl9NYXluYXJkX0tleW5lcw==" target=\"_blank\">keynésianisme</a> ils ont toujours affirmé des lois économiques erronées :</p>
<ol>
<li>Les crises que traverse le capitalisme sont le fruit d’une insuffisance de la demande globale.</li>
<li>Seule une relance de cette demande globale peut éviter à l’économie d’un pays de sombrer dans une dépression et/ou récession.</li>
<li>Seul le gouvernement est capable de pratiquer la politique budgétaire et le dosage monétaire pour atteindre cet objectif de croissance de la demande globale.</li>
<li>La coordination des politiques économiques entre les pays d’une même zone économique peut permettre à ces pays de traverser une crise en atténuant les effets néfastes de celle-ci.</li>
</ol>
<p>Nous le voyons, le schéma économique utilisé par l’ensemble des gouvernants du monde entier est totalement biaisé.</p>
<p>Revenons sur un point d’histoire. Keynes dans les années 1920 ayant perdu une fortune en Bourse a voulu en quelque sorte prendre sa revanche en tentant de bâtir une théorie qui lui permettrait de récupérer sa fortune en devenant le serviteur zélé des décideurs politiques, en leur permettant de justifier l’interventionnisme politique dans l’économie. Pour Keynes l’épargne était une fuite dans le circuit économique et constituait un frein à l’augmentation de la demande globale. Il fallait, selon lui, tout faire pour augmenter la propension à consommer. Les gouvernements pouvaient alors mettre en place une politique de relance de la demande globale en dépensant l’argent du contribuable dans les politiques de soutien à la consommation, de soutien à l’investissement. Ces politiques permettaient à ceux qui en bénéficiaient de dépenser plus et par conséquent de soutenir la croissance de l’économie.</p>
<p>Ne croit-on pas entendre là les partisans actuels de la mise en place de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUGxhbl9kZV9yZWxhbmNl" target=\"_blank\">politiques de relance</a> en Europe ? Est-il bien raisonnable de présenter les faits aussi simplement et surtout sans voir que dès le départ le raisonnement est vicié !!</p>
<p>En fait Keynes a tout simplement oublié que l’épargne n’était qu’un renoncement à une consommation présente et était réservée à une consommation future. Ce partage entre consommation présente et consommation future est capital car il est la base sur laquelle va se former le taux d’intérêt originaire. Si la préférence pour la consommation présente est forte  alors l’épargne est peu abondante. L’offre de fonds prêtables est faible par rapport à la demande de fonds prêtables qui n’est autre que la demande d’investissement pour l’avenir. La productivité ne va pas augmenter significativement dans ces phases où les investissements ne peuvent pas être financés. La rentabilité attendue pour les investissements sera donc élevée et par conséquent un grand nombre d’investissements ne remplissant pas ces conditions de rentabilité seront reportés.</p>
<p>Mais au fur et à mesure les décisions des acteurs de l’économie se modifieront et l’épargne augmentera à nouveau permettant un abaissement du taux d’intérêt originaire qui entraînera dans son sillage la réalisation d’investissements reportés précédemment, la productivité augmentera et le prix de certains biens jusque là élevé finira par baisser. Cette baisse du taux d’intérêt et cette élévation de la productivité permettront le déclenchement de cette fameuse croissance que tout le monde attend. On le voit le schéma ici est plus conforme à ce que connaissent les vrais acteurs de l’économie : les entrepreneurs, les consommateurs, les épargnants.</p>
<p>Les crises que nous avons traversées depuis la première guerre mondiale n’ont jamais résulté d’une insuffisance de la demande globale mais plutôt d’une manipulation de la monnaie et du crédit à des fins politiques de guerre ou de relance. Car en abaissant artificiellement le taux d’intérêt les autorités monétaires envoient de faux signaux aux investisseurs qui vont alors prendre des décisions fondées sur ces faux signaux. Une fois que ces autorités monétaires penseront que nous allons entrer dans une phase de « surchauffe », elles vont procéder à une élévation du taux d’intérêt : cela aura pour effet de révéler la fausseté des décisions prises dans la phase précédente. Les crises récentes de la Bulle internet dans les années 2000 et de la crise dite des « subprimes » relèvent de ces schémas. La crise de la dette souveraine n’est que l’aboutissement de ces politiques budgétaires et monétaires laxistes.</p>
<p>Rappelons-nous aussi de Keynes qui parlait de l’Or comme une « relique barbare ». Là encore c’était une erreur car pendant l’étalon Or véritable ente 1880 et 1914 l’économie se développait en adéquation avec ce partage épargne / consommation. A partir de 1914 et le passage à l’étalon de change or où seuls la livre sterling et le dollar étaient convertibles, les choses ont commencé à se compliquer et les autorités monétaires ont commencé à s’organiser afin de mettre en place le système de réserves fractionnaires à l’origine de l’effondrement actuel de l’économie mondiale.</p>
<p>Pour en finir définitivement avec les crises, il est impératif de revenir à des bases saines : un étalon or et une concurrence monétaire ainsi qu’un équilibre permanent des finances publiques sans recours à l’endettement et sans recours à l’inflation.</p>
<p>Dire qu’une solution à la crise actuelle n’existe pas relève tout simplement d'une analyse économique erronée, et prétendre que la solution de l’étalon-or n’est pas possible est tout simplement la preuve de la mauvaise foi des décideurs politiques.</p>
<p>Nous pouvons sortir de la crise et nous pouvons le faire par le haut en rétablissant l’étalon-or avec pour conséquence des finances publiques assainies et des acteurs économiques pouvant fonder à nouveau leurs décisions sur de vrais signaux pour leur épargne et pour leur consommation.</p>
<p>Alors si nous souhaitons véritablement sortir de la crise mobilisons nous pour un retour rapide à l’étalon or et pour une vraie économie de marché au service de tous !!!</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY2VyY2xlLmxlc2VjaG9zLmZyL2Vjb25vbWllLXNvY2lldGUvcG9saXRpcXVlLWVjby1jb25qb25jdHVyZS9tb25uYWllcy1ldC10YXV4LzIyMTE0Nzg1MC9jb21tZW50LWV2aXRlci1jcmlzZS12aWVudA==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Crise de l&#039;Euro : l&#039;Allemagne paiera ?</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 06:05:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Malheur aux vainqueurs dans la crise de l'Euro : offensive anti-allemande en France et en Europe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Malheur aux vainqueurs dans la crise de l'Euro : offensive anti-allemande en France et en Europe.</strong></p>
<p><em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDI2LXNvdXJjZS1kZS10b3VzLWxlcy1tYWxoZXVycy1sYWxsZW1hZ25lLXBhaWVyYS5odG1sP3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Aleps</a>.</em><span id="more-124012"></span></p>
<div id="attachment_124015" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L1JlaWNoc3RhZ19idWlsZGluZ19CZXJsaW5fdmlld19mcm9tX3dlc3RfYmVmb3JlX3N1bnNldC5qcGc="><img class="size-medium wp-image-124015" title="Le bâtiment du Reichstag à Berlin (Crédits : Jürgen Matern, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Reichstag_building_Berlin_view_from_west_before_sunset-300x113.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="113" /></a><p class="wp-caption-text">Le bâtiment du Reichstag à Berlin</p></div>
<p>Non contents de leurs succès économiques, les Allemands ont eu l’impudeur de battre les Espagnols, et la finale de la Ligue Européenne de football opposera Munich à Dusseldorf : quelle honte ! Quelle honte aussi d’afficher une croissance au-dessus de la moyenne de l’Euroland, et un chômage en dessous. Quelle honte enfin d’avoir voté un budget en équilibre, voire en excédent.</p>
<p>En France, on s’est donc fait un plaisir d’attaquer personnellement la « chancelière de l’austérité », avec son « intransigeance égoïste » (comme il est dit dans une déclaration du PS). Attaque inélégante sans doute, mais surtout stupide, comme si tous les malheurs endurés par les Français étaient dus à la politique que l’Allemagne imposerait à l’Europe. Or, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDgvMTIzODMwLWxhLW1hdXZhaXNlLWF1c3Rlcml0ZS1ldXJvcGVlbm5l" target=\"_blank\">cette « austérité »</a> n’est que celle qui est inscrite dans les normes de Maastricht, auxquelles tous les pays de l’Union devraient se conformer. Quant aux malheurs de la France, ils viennent du refus des réformes structurelles, alors que les Allemands ont eu le courage de remettre en cause une série de mauvaises habitudes accumulées depuis des décennies. Ils ont rompu avec les rigidités du marché du travail, avec les excès de la fiscalité – notamment sur les entreprises – et avec la part de l’Etat dans l’économie – en pratiquant de nombreuses privatisations.</p>
<p>Hélas, l’offensive anti-allemande ne se limite pas aux idéologues du PS. Le débat anti/pro austérité n’a jamais été vraiment tranché au sein même de l’opposition UMP. Quant à Marine Le Pen, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMTEvODY0NjItZXRyZS1saWJlcmFsLWV0LXZvdGVyLWZyb250LW5hdGlvbmFsLXVuLWNob2l4LWltcG9zc2libGU=" target=\"_blank\">elle a tenu un discours anti-austérité, anti-Berlin, anti-Bruxelles et anti-mondialisation</a>. L’Allemagne ne serait-elle pas en train de vouloir dominer l’Europe, comme dans les années 1930 ? François Hollande lui-même, bien qu’ayant désavoué ses amis socialistes (après Jean Marc Ayrault, germanophile par métier), cherche toujours à susciter une coalition européenne anti-Merkel, notamment en s’alliant avec le nouveau <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjQvMTIyNjUyLWl0YWxpZS1wcm9maWwtZHUtbm91dmVhdS1wcmVtaWVyLW1pbmlzdHJlLXN1cnByaXNlLWVucmljby1sZXR0YQ==" target=\"_blank\">Premier Ministre italien Enrico Letta</a>, qui a eu cette réflexion déroutante : « ce qui est bon pour l’Italie est certainement bon pour l’Allemagne ». En d’autres termes, que les Allemands s’alignent sur les Italiens et tournent la page de l’austérité pour ouvrir celle de la relance ! Les Européens du Sud voudraient-ils s’inviter dans la prochaine campagne des élections générales outre-Rhin ? Peine perdue : non seulement les Allemands sont lassés de payer pour les Italiens et les autres, mais ils sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter l’Euroland…</p>
<p>A lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9jcmlzZS1kZS1sZXVybw==" target=\"_blank\">notre dossier crise de l'Euro</a></li>
</ul>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDI2LXNvdXJjZS1kZS10b3VzLWxlcy1tYWxoZXVycy1sYWxsZW1hZ25lLXBhaWVyYS5odG1sP3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Présidence Hollande : un an après, comment améliorer l&#039;économie ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/10/123992-presidence-hollande-un-an-apres-comment-ameliorer-leconomie</link>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 06:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucien Oulahbib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Présidence Hollande]]></category>

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		<description><![CDATA[Après un an de présidence Hollande, les pistes ne manquent pas pour sortir de l'ornière économique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après un an de présidence Hollande, les pistes ne manquent pas pour sortir de l'ornière économique.</strong></p>
<p><strong>Par Lucien Ouhlabib.</strong><span id="more-123992"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA4L2VudHJlcHJpc2UuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-93267" title="entreprise " src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/entreprise-300x146.jpg?c2fb0e" alt="entreprise" width="300" height="146" /></a>À ceux qui ont <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDYvMTIzNTk5LWxhLW1hbmlmZXN0YXRpb24tcG91ci1sYS02ZW1lLXJlcHVibGlxdWUtZW4tcGhvdG9zLXZ1ZS1kZS1sLWludGVyaWV1cg==" target=\"_blank\">expliqué très sérieusement sur le pavé parisien lors du 5 mai 2013</a> que l'austérité serait "déjà là" parce que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDgvMTIzODMwLWxhLW1hdXZhaXNlLWF1c3Rlcml0ZS1ldXJvcGVlbm5l" target=\"_blank\">réduire les dépenses publiques</a> cela veut dire moins d'infirmières, moins d'enseignants, moins de services publics, il est semble-t-il de plus en plus possible d'être entendu par la population lorsque l'on répond en disant que c'est tout simplement faux parce que ces infirmières manquantes existeront tout de même mais dans le privé, cela s'appelle même des infirmières "libérales", quand bien même n'en partageraient-elles pas la connotation philosophique ; <em>idem</em> pour les enseignants : nombre d'écoles privées sont en surnombre parce qu'elles ne peuvent ni prendre de nouveaux élèves ni embaucher ; <em>idem</em> en réalité pour nombre de services dits publics alors qu'ils pourraient être ouverts à la concurrence afin de mieux servir "l'usager" et non pas évidemment l'abuser par un esprit "cupide" n'y voyant <em>que</em> le "client".</p>
<p>L'exemple de la téléphonie mobile est là pour le prouver, même s'il y a toujours possibilité de perfectionner la chose. Et lorsque l'on apprend qu'en fait l'État a obligé France Telecom à acheter <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDgvMTIzODQ1LWRhaWx5bW90aW9uLWxhLXBlcGl0ZS1mcmFuY2Fpc2Utc2FjcmlmaWVlLXBhci1sZXMtY2FwcmljZXMtZGUtbW9udGVib3VyZw==" target=\"_blank\"><em>Dailymotion</em></a> sans pour autant faire les investissements nécessaires pour rendre cette plateforme globale car ce n'est pas son corps de métier — ce qui a obligé FT a cherché un repreneur plus performant que lui en la matière — on s'aperçoit que l'État fait la même erreur que fit l'État anglais, pourtant d'un autre bord politique, lorsqu'il a privatisé les rails en 1980 mettant le nouvel opérateur devant le pied du mur puisque aucun investissement n'avait été en réalité fait entre 1950 et 1980 ce qui nécessitait d'injecter des milliards que le nouvel opérateur ne pouvait évidemment réaliser sur le moment.</p>
<p>Seulement, au lieu de dénoncer cet état de fait, de prendre le pays à témoin, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDkvMTIwODg0LTEwLWxlY29ucy1hcHByaXNlcy1kZS1tYXJnYXJldC10aGF0Y2hlcg==" target=\"_blank\">Margaret Thatcher</a> l'a mis sous le boisseau, et a même privatisé l'instance de régulation, ce qui fait qu'elle a donné des armes à la critique, acerbe, des étatistes, surtout en France, qui n'ont d'ailleurs que cet exemple du rail anglais à la bouche avec celui d'Enron en Californie. Or, ces erreurs industrielles et politiques ne doivent pas faire jeter le bébé avec l'eau du bain : il est possible de laisser la société civile s'occuper de ses propres affaires, à partir du moment où la société politique veille à ce que cela se passe <em>bien</em> et ce pour le <em>bien</em> du plus grand nombre (le fameux "good" de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQ2FybF9NZW5nZXI=" target=\"_blank\">Carl Menger</a>…)</p>
<p>Voilà un consensus qui pourrait être atteint en matière de protection sociale, d'enseignement, de justice, etc. Il est possible de dynamiser le tissu économique sans ce que cela soit au détriment du tissu social et de la solidité des droits à préserver, contrairement à ce que pouvait en dire Pareto après Hegel et Marx, en ce sens où un positif est toujours le résultat d'un "négatif", d'une destruction. Pourtant, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRGVzdHJ1Y3Rpb25fY3IlQzMlQTlhdHJpY2U=" target=\"_blank\">celle-ci peut être créatrice, comme nous a appris Schumpeter</a>. Le problème étant qu'entre la destruction des diligences et des machines à écrire et l'émergence des automobiles et des logiciels vocaux de traitement de textes il se passe un laps de temps qui ne peut pas se résoudre par un claquement de doigts, on ne transforme pas un sidérurgiste en animateur de loisirs, mais on aurait pu, si la formation était intégrée au temps de travail (moyennant des compensations fiscales) transformer sur vingt ans ce sidérurgiste en spécialiste d'aciers spéciaux, ou encore en transformateur écologique, en incinérateur d'ordures ménagères (important secteur en expansion), bref, si le rôle de l'État avait été de prévoir, d'anticiper…</p>
<p>Cela fait depuis les années 1980 que certains dénoncent le choix étatiste mitterrandien d'avoir choisi le câble plutôt que la fibre optique indispensable pour l'internet à très haut débit que l'actuel premier ministre veut aujourd'hui développer… Les USA avait déjà Internet sur grand écran PC quand la France paradait avec le Minitel sur un timbre poste… La France a donc vingt ans de retard, <em>at least</em>… Aujourd'hui on peut faire son droit à distance en s'inscrivant à Harvard. Et le problème du coût n'en serait pas avec une fiscalité mieux organisée qu'aux USA afin que les ménages les plus démunis aient eux aussi droit à un enseignement de qualité par un système de bourses efficace.</p>
<p>Ne parlons pas de la Corée du Sud et le Japon, même si sur d'autres plans, nous n'avons rien à envier à ce dernier pays tant sa démographie, son vieillissement, son ralentissement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTgvMTIxOTA3LWFiZW5vbWljcy11bmUtYWJlcnJhdGlvbi1qYXBvbmFpc2U=" target=\"_blank\">malgré "l'open bar" monétaire actuel</a> freinent son élan ; néanmoins Toyota, Sony, etc… restent dans la course, ne parlons pas de Samsung, LG, Hyundai…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM3OTQuanBn"><br />
</a></p>
<p>La classe politique française, dans son ensemble, et malgré quelques exceptions ou quelques réformes, a failli ; or, au lieu de le reconnaître (il est vrai qu'elle ne peut pas se démettre —à moins d'une rédemption— ou la moule accrochée à son rocher électoral) elle s'enfonce dans le déni et la fuite en avant étatiste alors que cela ne marche pas (et sans doute à cause de cela) ; même un Mélenchon reconnaît par exemple qu'une majorité de patrons ne gagne pas plus de 4 000 à 5 000 euros par mois et de très petits patrons bien moins encore. Et pourtant il viendra ironiser sur le fait d'enseigner <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDcvMTIzNzI1LWVudHJlcHJlbmV1ci1jdXBpZGUtcmVwb25zZS1kdW4tZW50cmVwcmVuZXVyLWEtamVhbi1sdWMtbWVsZW5jaG9u" target=\"_blank\">la "cupidité" lorsqu'il s'agit d'instruire l'esprit d'entreprendre à l'école</a> ; il s'en prend "seulement" aux "grands patrons" qui gagnent dans les 2 à 10 millions d'euros par an, comme Carlos Ghosn, alors que celui-ci a déclaré que le patron de Volkswagen gagne 20 à 22 millions d'euros par an, ne parlons pas <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9FY29ub21pZS9JbWFnZXMvTGVzLXBsdXMtZ3Jvcy1zYWxhaXJlcy1kdS1tb25kZQ==" target=\"_blank\">d'autres CEO dans le monde</a> comme le patron d'Apple (1 million de dollars….par jour)… Or, le problème n'est pas tant la rémunération que la possibilité d'une meilleure redistribution salariale via l'intéressement, l'actionnariat salarié. N'oublions pas que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTWlsdG9uX0ZyaWVkbWFu" target=\"_blank\">Milton Friedman</a> pouvait expliquer que l'on pourrait <em>donner</em> les actions de toutes les entreprises publiques aux citoyens, il le dit dans son opuscule "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzI3MTc4MDAzMjgvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTI3MTc4MDAzMjgmYW1wO2FkaWQ9MUpXUUE3WFMzMjUyUTlOSzlKTlImYW1wOw==" target=\"_blank\"><em>Contre Galbraith</em></a>" (pp. 49-50, éditions Economica, 1977, Association pour l'Economie des Institutions) :</p>
<blockquote><p>"Ces entreprises appartiennent au peuple : nous allons donc les donner au peuple. Cette méthode a un grand avantage. Si l'on essayait de vendre ces industries aux enchères, séparément, c'est l'<em>État</em> qui encaisserait les recettes et il les gaspillerait. Tandis que si vous les donnez aux <em>gens </em>et si vous laissez un marché s'établir, vous verrez qu'en très peu de temps les choses se démêleront. (…)". Plus loin (p.55) il écrit: " il en coûte à l'État deux fois plus pour faire quoi que soit qu'il n'en coûte à l'entreprise privée, quelle que soit la nature de la tâche."</p></blockquote>
<p>C'est de là qu'il faut partir, <em>donner</em> la liberté au peuple, déconnecter en effet l'État des cercles financiers qui font en effet que les grandes familles s'assemblent ensemble afin de faire main basse sur les marchés publics ou de faire du mercantilisme colbertiste en <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuY29udHJlcG9pbnRzLm9yZy8yMDEzLzAzLzE5LzExODc2OS1jb250cmF0cy1haXJidXMtaG9sbGFuZGUtcGxhbnRlLXNhLXJlY3VwZXJhdGlvbg==" target=\"_blank\">se gargarisant d'avoir vendu quelques Airbus</a> alors qu'il vaudrait mieux laisser la société civile s'organiser de telle façon qu'elle soit en effet plus compétitive, tandis que l'État s'occupe de ceux qui perdent pied dans la course par une meilleure formation et un <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9pbXBvdC1uZWdhdGlmLw==" target=\"_blank\">impôt négatif</a> </strong>: tel serait un programme politique réellement novateur.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM3OTQuanBn"><img class="aligncenter" title="imgscan contrepoints 2013794" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013794-739x1024.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="415" /></a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123992" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Les PME vecteurs de croissance !</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 05:30:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal Dray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
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		<description><![CDATA[Les PME patrimoniales de moins de 250 salariés représentent plus de la moitié de l’emploi salarié et de la valeur ajoutée en France. Comment exploiter ce levier de croissance et d'emplois ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les PME patrimoniales de moins de 250 salariés représentent plus de la moitié de l’emploi salarié et de la valeur ajoutée en France. Comment exploiter ce levier de croissance et d'emplois ?</strong></p>
<p><strong>Par Pascal Dray.</strong><span id="more-123993"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzA0L1BNRS5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-22298" title="PME en France" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/04/PME-300x206.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="206" /></a>Les PME patrimoniales de moins de 250 salariés représentent plus de la moitié de l’emploi salarié et de la valeur ajoutée en France et environ 20 % des exportations et des investissements. Familiales pour la plupart elles ont souvent à leur tête un dirigeant majoritaire. Ces entreprises sont donc à l’origine d’une création de richesses très importantes et sont seules à être créatrices nettes d’emploi. Il est nécessaire de comprendre les enjeux de ces entreprises afin d’activer les bons leviers pour favoriser la croissance et l’emploi.</p>
<p><strong>Un angle d’attaque spécifique</strong></p>
<p>Un angle d’attaque consiste à se placer en dehors de l’entreprise en tant qu’expert de ces entreprises. La période actuelle est charnière, car au-delà de la crise nous passons par des mutations profondes à la fois économiques, technologiques et sociétales. La simple introduction d’internet dans le paysage économique des entreprises a généré une économie "numérique" avec des repères et des usages qui se développent sous nos yeux à une très grande vitesse. Il y a 10 ans, on ne parlait pas de e-commerce, de réseaux sociaux ou de net économie. Aujourd’hui, ces éléments viennent bouleverser nos visions et nos schémas, mais des fondamentaux demeurent et il faut les garder à l’esprit pour comprendre les moteurs de la croissance en PME et comment cette approche peut nous permettre de contribuer positivement à la sortie de cette crise par le haut.</p>
<p><strong>La croissance d’une PME n’est jamais le fait du hasard</strong></p>
<p>À moins d’être prise à la gorge, une PME garde des marges de manœuvre même en temps de crise. Elles sont plus limitées, mais elles existent, tout le problème étant de bien les utiliser : il faut savoir élaguer par endroits et investir ailleurs, pour passer le cap difficile et préparer sa sortie de crise.</p>
<p>Le dirigeant est forcément influencé par ce qu’il entend autour de lui, par la pression de son banquier et de ses clients, par l’inquiétude qu’il sent dans son secteur d’activité. Pour garder sa sérénité et son objectivité, pour juger de la situation lucidement, il doit être très fort. Un conseil expérimenté peut lui apporter l’ancrage nécessaire. Plonger dans le quotidien le dirigeant de PME gagne à prendre du recul.</p>
<p>En effet, il est tellement plongé dans l’opérationnel qu’il lui est impossible de prendre du recul, ni même de réfléchir à ce qu’il veut faire de son entreprise. Combien de dirigeants arrivent à prendre, ne serait-ce qu’une heure par mois pour se poser de telles questions ? Et pour les traduire en actions ?</p>
<p>Pour nous, la stratégie d’une PME ne peut être traitée que de l’extérieur. Le dirigeant qui veut s’en emparer sans aide extérieure risque de tourner en rond ou de commettre des erreurs. Cela peut être catastrophique quand la conjoncture ne vous porte plus.</p>
<p>Une PME avec un dirigeant majoritaire peut rester réactive aux impulsions donner par son dirigeant. L’inertie d’une société de petite taille est très réduite. En effet c’est la taille de cet espace qui permet d’avoir des décisions suivies d’effet, de mesurer les résultats et les écarts. Aucune grande entreprise n’offre une telle visibilité. Enfin un dirigeant majoritaire prend réellement en charge son destin, car il s’engage au quotidien dans son entreprise.</p>
<p><strong>La conjoncture ne concerne pas les PME</strong></p>
<p>La croissance d’une PME est indépendante de celle de son marché. Elle est une affaire de potentiel et de méthode pas de conjoncture. La grande entreprise réussit d’autant mieux qu’elle concentre ses forces sur les opportunités de son marché. Elle en tire parti grâce à sa puissance et à ses moyens d’action. À l’inverse une PME gagnera à en exploiter les incertitudes. Dans ces périodes les concurrents se mettront en retrait et cesseront d’investir laissant ainsi un champ libre à l’innovation et à l’audace. C’est pourquoi des PME de ce type pourront réaliser des croissances bien supérieures à celle de leur marché. La plupart des dirigeants ne sont pas totalement conscients de cette spécificité. En fait deux raisons expliquent cette méconnaissance :</p>
<p>1) Les dirigeants connaissent peu leur marché au-delà de leurs clients.</p>
<p>2) Les dirigeants se laissent déborder par le terrain et l’opérationnel.</p>
<p>Ces dirigeants passent leur vie à gérer les urgences, car rien ne se décide sans eux, et ils n’ont pas le temps de diriger vraiment. Ils devraient être pilotes et ils sont super mécaniciens.</p>
<p>Pour sortir de cette situation, le dirigeant se doit de clarifier ses finalités personnelles pour mettre sa PME au service de ses objectifs plutôt que de s’épuiser à boucher les trous.</p>
<p>Un dirigeant pourra privilégier les bons revenus tout de suite, ou faire le pari de se constituer un patrimoine à long terme. Il peut avoir en tête une vente totale à 5 ans, une vente partielle à ses principaux collaborateurs ou une transmission à l’un de ses enfants. Un dirigeant ne peut pas se lancer dans dix projets à la fois et travailler moins. Il ne peut pas désirer vendre et ne rien faire pour améliorer la rentabilité ou parler de croissance à long terme et ne pas travailler le marketing ou le commercial. Un dirigeant gagnera beaucoup à se poser ces questions et à prendre le temps d’y répondre, car une PME ne peut se développer tant que des incohérences subsistent. Diriger une entreprise pour boucher des trous c’est épuisant, pour servir ses objectifs personnels c’est cohérent et motivant.</p>
<p><strong>Comment faire quand on est seul ?</strong></p>
<p>Le dirigeant d’une PME patrimoniale souffre souvent de l’isolement. Il n’a souvent pas d’interlocuteur avec qui échanger ou réfléchir à une autre logique. Il gagnerait à trouver cet interlocuteur soit dans son entourage, soit en faisant appel à un consultant. À l’extrême on pourrait presque dire que la compétence de ce partenaire compte peu : le seul fait de se poser et de prendre du recul régulièrement est bénéfique. Cela dit mieux vaut prendre un bon consultant : il apportera son punch, son enthousiasme, son recul sur les évènements, son expérience d’autres métiers et d’autres marchés et transmettra du savoir-faire.</p>
<p>Un dirigeant de PME qui bénéficie d’un accompagnement ciblé disposera d’une vision plus objective de sa société et des idées nouvelles afin de la faire progresser. Il pourra plus facilement sortir de difficultés de trésorerie récurrentes, muscler son commercial, lever des fonds, organiser une croissance externe, anticiper une organisation, motiver ses équipes. Un grand nombre de dirigeants de PME considèrent que l’ensemble de ces actions n’est pas à leur portée, sans y avoir réellement réfléchi. Si ces dirigeants ont tenté ces actions seuls, c’était souvent sans stratégie ce qui les a conduits à l’échec et les a dissuadés de recommencer.</p>
<p><strong>Avoir de l’ambition pour se développer</strong></p>
<p>Aujourd’hui, un manque d’ambition peut pénaliser une PME. En fait c’est un manque d’information et de visibilité dont il s’agit. Ainsi très peu de PME tentent de lever des fonds auprès de capital-développeurs tout simplement parce qu’elles n’en connaissent pas l’existence ou qu’elles craignent de perdre leur indépendance. Elles ignorent par exemple que ces acteurs essentiels de l’économie sont très peu intrusifs et laissent une grande autonomie aux dirigeants. Ce sont également de farouches défenseurs de l’entreprise dont ils sont d’actifs prescripteurs.</p>
<p>Enfin ils jouent un rôle très important en phase de développement, sans hypothéquer le capital durablement, puisque leur intervention en apport de capitaux est en général limitée dans le temps. Le pacte d’actionnaires signé le jour de l’investissement prévoit généralement tout, y compris les modalités et le délai de sortie. De même, elles ne savent pas que les capital-développeurs aimeraient investir davantage dans les PME, mais reçoivent très peu de dossiers, qui plus est très mal argumentés. Et comme eux-mêmes ne sont pas toujours les mieux placés pour réaliser leur propre prospection, ils ne se rencontrent pas naturellement. Il y a de l’argent disponible en France pour financer les PME.</p>
<p>Savoir s’entourer, la deuxième clé vers la croissance. Un dirigeant de PME comme tout dirigeant d’ailleurs doit, s’il est débordé savoir bien s’entourer.</p>
<p><strong>Les moyens sont nombreux, mais on peut citer :</strong></p>
<p>- Le coaching des cadres en place.</p>
<p>- Le recrutement de profil de haut niveau.</p>
<p>- La création d’un comité de direction.</p>
<p>Au-delà de ces moyens, le dirigeant peut faire appel à un consultant qui l’aidera à franchir cette étape déterminante pour passer du "one man show" à la véritable entreprise qui ne dépend plus seulement de son patron. Le dirigeant devra apprendre à déléguer et accepter temporairement que la qualité baisse un peu ; mais il ne sera plus isolé ni débordé, et pourra se consacrer aux vraies priorités de l’entreprise.</p>
<p>Dans un contexte conflictuel entre associés par exemple, le consultant pourra effectivement intervenir pour trouver une solution salutaire pour l’entreprise. Il résoudra des éventuels conflits entre actionnaires ce qui sera encore plus difficile quand il s’agira d’actionnariat familial qui peut parfois paralyser l’entreprise. Le consultant, qui est neutre dans l’affaire ou en tout cas le plus objectif possible, peut dénouer des situations, dédramatiser les enjeux et proposer des solutions juridiques et financières qui préservent les intérêts de chacun.</p>
<p>Les priorités d’un dirigeant avant de se lancer dans un développement fort de son entreprise reposent avant tout sur le règlement des questions financières qui souvent paralysent l’action. Trop de PME françaises dont le compte d’exploitation est sain traînent comme un boulet des problèmes de trésorerie. Pourtant il existe des leviers d’action : renégocier le crédit client et fournisseur, réduire les stocks, modifier le financement de certains actifs… Et bien sûr bâtir un dossier argumenté pour renégocier avec son banquier : les découverts lui rapportent gros, mais représentent un risque, qu’il appréciera de réduire.</p>
<p><strong>Diversifier sa clientèle</strong></p>
<p>C’est un enjeu vital : trop de PME dépendent d’un client majeur ou ne renouvèlent pas leur portefeuille, car leur prospection est empirique, irrégulière et laissée à l’appréciation des seuls commerciaux. La prospection systématique et permanente sert à mieux répartir les risques, puis à s’engager durablement dans la croissance. À condition de définir une vraie stratégie commerciale, d’établir un plan d’action, d’industrialiser les processus et de créer des indicateurs de performance. C’est un chantier difficile, car il faut s’y tenir sur la durée pour réussir. Dans ce domaine la valeur ajoutée d’un consultant est énorme, d’autant que les PME aux budgets limités imposent d’être créatif pour rester efficace avec des moyens limités.</p>
<p>Le dirigeant d’une PME qui progresse de 25 % par an se situe en effet au-dessus du lot. Sauf si son marché fait du 35 %. En revanche, il va se heurter à d’autres pièges par exemple des goulots d’étranglement (organigramme obsolète, recrutements de profils rares, limite de compétence des managers historiques) d’autant plus redoutables que son rythme de croissance aggrave les conséquences de ses erreurs.<br />
Ne pas se laisser piéger par l’effet de ciseaux.</p>
<p>Le grand classique, ce sont les fonds propres qui ne suffisent plus à financer la croissance : vous risquez le dépôt de bilan. Certains dirigeants de sociétés à fort potentiel se laissent encore surprendre par le fameux effet de ciseaux : une entreprise peut être en croissance et profitable sans que cela suffise à financer son besoin en fonds de roulement. D’autres n’ont pas conscience de la richesse et de la diversité des montages auxquels ils peuvent recourir pour renforcer leurs fonds propres. Contrairement aux idées reçues, l’ingénierie financière est un métier créatif.</p>
<p>Plus généralement, les croissances fortes obligent à anticiper l’organisation, les locaux, les équipements, les recrutements, avec le risque d’aller trop vite ou pas assez. Or, il faut par exemple 18 mois pour concrétiser une nouvelle organisation des ressources humaines. Pour pallier cette difficulté, il est utile de faire réfléchir le dirigeant à son organisation future. Savez-vous que tous peinent à imaginer leur entreprise à 5 ans et à dessiner un organigramme à cette échéance ? Question : comment réussir sa croissance si on ne parvient déjà pas à l’imaginer ?</p>
<p>Mener l’opération à son terme dans les délais et vendre au meilleur prix : la valorisation peut augmenter de 30 à 40 % sur les projets bien menés. À condition de se préparer 3 à 5 ans à l’avance, de cibler et de prospecter les repreneurs potentiels - toujours la logique d’action commerciale - de trouver le bon montage financier et de bien orchestrer les intervenants, mais surtout d’infléchir la stratégie pour répondre aux critères d’achat des futurs repreneurs (plus de rentabilité, plus de part de marché, conquête de clients majeurs…). La PME qui a respecté ces étapes fait partie des bons dossiers, qui sont aussi les plus rares : elle se vendra bien.</p>
<p><strong>Deux atouts pour réussir son développement</strong></p>
<p>En premier lieu, faire de la croissance l’objectif n°1 qui ordonne tous les autres et cesser d’imaginer son entreprise dans la continuité du passé. J’ajouterais que pour parvenir à un objectif ambitieux il faut se doter d’une vraie stratégie. Or celle-ci reste une utopie tant qu’elle n’est pas confrontée aux finalités personnelles du dirigeant.</p>
<p>En second lieu, on ne réussit pas tout seul, le dirigeant le plus compétent ne peut pas tout porter ni être doué dans tous les domaines, en particulier ceux qu’il n’a jamais abordés. La croissance se construit à plusieurs, et c’est pourquoi elle n’est jamais le fait du hasard.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY2VyY2xlLmxlc2VjaG9zLmZyL2VudHJlcHJlbmV1ci9kZXZlbG9wcGVtZW50LzIyMTE1MTU0Ni9wbWUtdmVjdGV1cnMtY3JvaXNzYW5jZQ==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>L&#039;attentat de Boston : chronique d&#039;une compassion sélective</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 05:10:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
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		<category><![CDATA[Attentats de Boston]]></category>
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		<description><![CDATA[Les attentats de Boston en avril 2013 ont déclenché une couverture médiatique sans rapport avec des drames causant moins de morts. Pourquoi ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les attentats de Boston en avril 2013 ont déclenché une couverture médiatique sans rapport avec des drames causant plus de morts. Pourquoi ?</strong></p>
<p><strong>Par Tristan Irschlinger et Victor Santos Rodriguez.</strong><span id="more-123987"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L2Jvc3Rvbi5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-121959" title="Attentats à Boston le 15 avril 2013" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/boston-300x184.jpg?c2fb0e" alt="" width="300" height="184" /></a>Lundi 15 avril 2013, 14h50, heure locale. En une frac­tion de seconde, l’atrocité abso­lue vient éclipser la jubi­la­tion col­lec­tive; les cris de ter­reur sup­plantent la clameur enjouée, en un bat­te­ment de cœur. Une première défla­gra­tion reten­tit. Puis, une deuxième. Deux bombes arti­sa­nales viennent d’exploser en pleine foule, semant le chaos à quelques mètres de l’arrivée du marathon de Boston. D’un souffle, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2FtZXJpcXVlcy9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDQvMTUvcGx1c2lldXJzLWJsZXNzZXMtZGFucy1kZXV4LWV4cGxvc2lvbnMtcHJlcy1kZS1sYS1saWduZS1kLWFycml2ZWUtZHUtbWFyYXRob24tZGUtYm9zdG9uXzMxNjAyNDlfMzIyMi5odG1s" target=\"_blank\">trois vies sont empor­tées et une cen­taine de per­sonnes bles­sées</a>. L’horreur de cet évène­ment envahit la Toile et ses réseaux sociaux.</p>
<p>Il ne fau­dra que quelques minutes pour que les témoi­gnages de com­pas­sion affluent des quatre coins du monde occi­den­tal, et même au-delà. C’est une véri­table défer­lante qui s’abat sur <em>Twit­ter</em>, les fils d’actualité sont satu­rés de réactions, <em>Face­book</em> s’émeut. Les “<em>R.I.P. Bos­ton</em>” (sic), “<em>Une pen­sée pour Bos­ton</em>” et autres “<em>Bos­ton &lt;3</em>” sont légion. Quant aux médias, ils sont gagnés par l’hystérie, laquelle rap­pelle, toute pro­por­tion gar­dée, un cer­tain 11 sep­tembre. D’Internet à la télé­vi­sion, en pas­sant par la <em>Une</em> des journaux du len­de­main, impos­sible d’y échap­per; l’information est omniprésente.</p>
<p>Ce même lundi, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbmRlcGVuZGVudC5jby51ay9uZXdzL3dvcmxkL21pZGRsZS1lYXN0L2lyYXEtbmluZS1kaWUtaW4tbGF0ZXN0LXdhdmUtb2YtYm9tYmluZ3MtODU3NTYyMy5odG1s" target=\"_blank\">55 Ira­kiens meurent dans une série d’attentats san­glants</a>. On déplore égale­ment près de 300 bles­sés. Et ces chiffres ne sont valables que pour la jour­née du lundi. Depuis, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3Byb2NoZS1vcmllbnQvYXJ0aWNsZS8yMDEzLzA0LzE5L2lyYWstYXR0ZW50YXRzLW1ldXJ0cmllcnMtY29udHJlLWRlcy1tb3NxdWVlc18zMTYzMDc5XzMyMTguaHRtbA==" target=\"_blank\">des atten­tats dévas­ta­teurs conti­nuent de déchi­rer le pays du Tigre et de l’Euphrate</a>. Pour­tant, force est de consta­ter que la même vigueur émotion­nelle n’a pas été déployée par les chantres de l’humanisme, si éloquents au sujet de l’attentat de Bos­ton. Les réseaux sociaux sont muets, et pour cause, les médias relayent l’information avec bien moins d’insistance, lorsqu’ils le font. Une telle dis­pa­rité a de quoi choquer.</p>
<p><strong>Biais médi­ta­tique</strong></p>
<p>Une brève recherche sur <em>Google Actua­li­tés</em> per­met de révé­ler l’ampleur de ce deux poids deux mesures dans la cou­ver­ture média­tique[[1. Recherche effec­tuée sur <em>news.google.ch</em> le 18 avril 2013, à 18h.00, en cochant la case “moins d’une semaine”. Quel que soit le moment exact de la recherche, la ten­dance reste similaire.]]. Taper “<em>Iraq Bom­bings</em>” per­met de récol­ter 43’400 <em>résul­tats</em>, alors que “<em>Bos­ton Bom­bings</em>” en four­nit 1’180’000’000 (!). On pour­rait alors être tenté d’expliquer cet écart abys­sal essen­tiel­le­ment par la pré­sence d’un biais lin­guis­tique, puisque l’attentat de Bos­ton a eu lieu dans un pays anglo­phone. Mais en fran­çais, la dif­fé­rence est égale­ment très marquée : 8’480 résultats pour “<em>Atten­tats Irak</em>” contre 86’000 pour “<em>Atten­tats Bos­ton</em>”[[5. L’inclusion, ou non, du “s” à “<em>bom­bing</em>” et “<em>atten­tat</em>” n’altère les résul­tats que de manière insignifiante.]]. On est donc bien face à une cou­ver­ture média­tique foncièrement inégale, lar­ge­ment com­man­dée par de basses consi­dé­ra­tions finan­cières. Le site <em>oumma.com</em> dénonce cette pra­tique répan­due <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL291bW1hLmNvbS8xNjQzMy90ZXJyb3Jpc21lLWdyYW5kcy1tZWRpYXMtMS1tb3J0LWEtYm9zdG9uLXZhdXQtcGx1cy0xMDA=" target=\"_blank\">en ces termes</a> : “<em>Vu de Paris, Londres ou Washing­ton, la mort bru­tale d’un Euro­péen ou d’un Amé­ri­cain dans le monde sera tou­jours plus fruc­tueuse à cou­vrir –aux yeux des res­pon­sables de l’information– que celle de dizaines de non-Occidentaux.</em>”</p>
<p><strong>Biais cultu­rel et identitaire</strong></p>
<p>Cepen­dant, la faillite des médias n’est pas l’unique fac­teur der­rière cette com­pas­sion à deux vitesses. Ce n’est pas sim­ple­ment le dés­équi­libre dans l’exposition média­tique entre les atten­tats de Bos­ton et d’autres évène­ments tra­giques qui est ici en cause, mais égale­ment une dif­fé­rence de réso­nance chez le citoyen occi­den­tal lambda, eu égard à son iden­tité eth­no­cen­trée. En d’autres termes, on est cer­tai­ne­ment en pré­sence d’un phé­no­mène qui relève de la proxi­mité, voire de l’identification, cultu­relle. Il est, pour un Euro­péen, plus aisé de se mettre dans la peau d’un Amé­ri­cain, lequel a un mode de vie rela­ti­ve­ment simi­laire. “<em>Ça aurait pu être moi</em>”, songe-t-il en plein tour­ment. A l’inverse, il se sent émotion­nel­le­ment déta­ché de ce qu’il se passe en Irak, un pays dont il ne sait fina­le­ment rien.</p>
<p><strong>Biais cog­ni­tif</strong></p>
<p>Au-delà de la cou­ver­ture médiatique inégale et du phé­no­mène d’identification cultu­relle, un troi­sième fac­teur doit être sou­li­gné. Pour nombre d’Occidentaux, l’attentat de Bos­ton peut revê­tir une por­tée émotion­nelle par­ti­cu­lière en rai­son de l’anormalité d’une telle tra­gé­die à leurs yeux. <em>Impen­sable!</em> Pétris d’opinions pré­con­çues à l’égard des “bar­bares du Sud”, ou sim­ple­ment las­sés par d’autres évène­ments pour­tant dra­ma­tiques en rai­son de leur fré­quence, ils ont ten­dance à trou­ver l’acte ter­ro­riste de Bos­ton plus cho­quant que ceux qui ont endeuillé l’Irak, ces der­niers étant “au fond” le pain quo­ti­dien des Ira­kiens. Mais évidem­ment, la récur­rence de tels évène­ments dans un pays n’en atté­nue en rien la tris­tesse, bien au contraire.</p>
<p>Au final, bien qu’explicable par l’attitude des médias ainsi que cer­tains pro­ces­sus émotion­nels et cog­ni­tifs, le résul­tat n’en reste pas moins mora­le­ment indé­cent et révol­tant. La vie d’un Amé­ri­cain, dans l’affect des citoyens du Nord, semble avoir plus de valeur que celle d’un Ira­kien (ou même de cent à vrai dire!). Les termes sont simples, voire sim­plistes, mais la conclu­sion est iné­luc­table. Et bien entendu, le phé­no­mène ne se can­tonne pas à l’Irak. Dimanche 14 avril, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RyaWJ1bmUuY29tLm5nL25ld3MyMDEzL2luZGV4LnBocC9lbi93b3JsZC1uZXdzL2l0ZW0vOTY4NC1tb2dhZGlzaHUtY291cnQtYXR0YWNrLWRlYXRoLXRvbGwtcmlzZXMtdG8tMzQ=" target=\"_blank\">34 civils sont tués dans un raid sui­cide et un atten­tat à Moga­dis­cio, en Soma­lie</a>. Mardi 16 avril, le trem­ble­ment de terre le plus violent en Iran depuis 1957 frappe le Sud-Est du pays, fai­sant plus de 30 morts au Pakis­tan voi­sin; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydHMuY2gvaW5mby9tb25kZS80ODI0OTI5LXVuLXNlaXNtZS1kLXVuZS1tYWduaXR1ZGUtZGUtN+KAkzgtZW4taXJhbi1mYWl0LWRlcy1tb3J0cy1hdS1wYWtpc3Rhbi5odG1s" target=\"_blank\">le nombre de vic­times ira­niennes n’est pas encore connu</a>. Tout cela, sans qu’aucun jour­na­liste n’en fasse les gros titres et sans que per­sonne ne s’en attriste sur les réseaux sociaux. Et on pour­rait mul­ti­plier les exemples, à l’image de l’ouragan Sandy, auquel une atten­tion décu­plée à été confé­rée une fois le ter­ri­toire amé­ri­cain tou­ché, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ndWFyZGlhbi5jby51ay9jb21tZW50aXNmcmVlLzIwMTIvbm92LzAyL2h1cnJpY2FuZS1zYW5keS1oaXQtY2FyaWJiZWFuLW1lZGlh" target=\"_blank\">alors qu’il venait de rava­ger les Caraïbes</a>.</p>
<p>Mal­gré l’injustice criante de cette com­pas­sion sélec­tive, l’attentat de Bos­ton n’en demeure pas moins un véri­table drame, face auquel il est légi­time d’être bou­le­versé. Nous pour­rions, devrions, tou­te­fois en tirer des leçons. C’est pré­ci­sé­ment cette empa­thie “intra-Occident” qui pour­rait, devrait, ser­vir de point d’entrée à une empa­thie plus large, plus juste. S’il est regret­table qu’il faille qu’un pays du Nord soit frappé pour que l’on s’émeuve dans les chau­mières occi­den­tales, cet élan com­pas­sion­nel contient les germes d’une véri­table com­mi­sé­ra­tion huma­niste, uni­ver­selle et glo­bale. Une fois la sen­si­bi­lité éveillée, une fois la peine par­ta­gée, les souf­frances d’autrui, qui que ce soit, ne peuvent nous lais­ser indif­fé­rents. Notre com­pas­sion ne devrait pas être sélective.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qZXRkZW5jcmUuY2gvbGF0dGVudGF0LWRlLWJvc3Rvbi1jaHJvbmlxdWUtZHVuZS1jb21wYXNzaW9uLXNlbGVjdGl2ZS0yNzgx" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Les importations d&#039;or chinoises atteignent un record</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 05:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Drouin Ristori</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[or]]></category>

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		<description><![CDATA[La Chine continue à accumuler massivement de l'or, à des niveaux record.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Chine continue à accumuler massivement de l'or, à des niveaux record.</strong></p>
<p><strong>Par Fabrice Drouin Ristori.</strong><span id="more-123939"></span></p>
<p>Alors que l’or a poursuivi son déclin en mars, et bien avant l’attaque ciblée d’avril, la Chine a continué d’accumuler massivement du métal jaune. Et bien plus : comme le démontrent les chiffres révélés hier soir par le <a title=\"Census and Statistics Department\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jZW5zdGF0ZC5nb3YuaGsv" target=\"_blank\">Hong Kong Census and Statistics Department</a>, <strong>les importations chinoises d’or ont explosé en mars pour atteindre un record de 223,5 tonnes</strong>. Elles étaient de 97,1 tonnes en février et, pour le premier trimestre de 2013, elles totalisent 372 tonnes, soit la même quantité que pour la première moitié de 2012. Cela signifie aussi que, depuis janvier 2012, la Chine a importé une quantité absolument ahurissante de 1,206 tonnes d’or. Il s’agit de 20% de plus que la quantité totale reportée par les autorités officielles de 1,054 tonnes, et cela représente à peu près la moitié des 2,500 tonnes d’or extraites chaque année (un nombre qui devrait décliner, vu que les minières ne peuvent survivre avec les prix courants et sont forcées de fermer).</p>
<p>Comparaison des importations d’or par la Chine, 2012 vs 2013 :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2ltcG9ydGF0aW9ucy1vci1jaGluZS0yMDEyLTIwMTNfMC5qcGc="><img class="aligncenter size-full wp-image-123940" title="importations-or-chine 2012-2013_0" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/importations-or-chine-2012-2013_0.jpg?c2fb0e" alt="" width="600" height="344" /></a></p>
<p>Ci-dessous les importations d’or chinoises depuis janvier 2012, quand la fièvre de l’or en Chine a vraiment débuté :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2ltcG9ydGF0aW9ucy1vci1kZXB1aXMtamFudmllci0yMDEyLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-123941" title="importations-or-depuis-janvier-2012" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/importations-or-depuis-janvier-2012.jpg?c2fb0e" alt="" width="600" height="329" /></a></p>
<p>Et voici les dernières réserves officielles de la Chine :</p>
<div> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L3Jlc2VydmVzLW9yLW9mZmljaWVsbGVzLWNoaW5lLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-123942" title="reserves-or-officielles-chine" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/reserves-or-officielles-chine.jpg?c2fb0e" alt="" width="462" height="362" /></a></div>
<div>
<p>Et, si mars a constitué un record pour la Chine, on peut d’ores et déjà s'attendre à encore mieux en Avril, avec les prix qui ont plongé et les acheteurs physiques qui, au contraire des spéculateurs sur l’or-papier, achètent plus quand les prix baissent. Il est clair pour eux que l’attaque récente sur les cours représente une opportunité d’achat (à condition qu'ils trouvent de l’or physique, évidemment).</p>
<p>Selon Reuters, les importations chinoises d’or devraient continuer encore à augmenter après avoir plus que doublé pour atteindre un record de tous les temps en mars, lorsque les consommateurs au détail se sont rués sur l’or quand les cours ont plongé à un plus bas de deux ans, le mois dernier.</p>
<p><em>« La demande physique a sensiblement augmenté ces deux dernières semaines. Les consommateurs et les industries ont tendance à voir les baisses de prix comme des opportunités d’achat, »</em> a révélé à Reuters Zhang Bingnan, secrétaire-général de la China Gold Association.</p>
<p><em>« Les demandes d’investissement devraient rester fortes pour le reste de l’année à cause du manque d’investissements alternatifs, »</em> a dit Zhang, en ajoutant que les ventes d’or et les volumes traités ont explosé en avril.</p>
<p><strong><em>« Les importations d’avril seront plus fortes qu’en mars, » </em></strong>a déclaré Ronald Leung, négociant en chef chez Lee Cheong Gold Dealers, à Hong Kong. «<em> Tout le monde achetait de l’or, et la Chine a fait la même chose. »</em></p>
<p>Et c’est ici que le bât blesse : parce que, si la Chine ne parvient pas à cacher la flambée des entrées de capitaux spéculatifs, qui représentent plus de $180 milliards au premier trimestre, attendez vous à voir la demande physique des Chinois exploser.</p>
<p>On connaît la suite de l’histoire, mais voici la version de Reuters :</p>
<p><em>En mars, les futures sur l’or à Shanghai ont affiché des primes de plus de 30 $ par rapport aux prix mondiaux, ce qui rendait l’achat du métal moins onéreux outre-mer.</em></p>
<p><em>On pourrait voir les importations augmenter encore en avril car la baisse des cours internationaux a déclenché une ruée d’achat en Asie, qui a mené à une pénurie de lingots et de pièces d’or à Singapour et à Hong Kong, les principales sources d’importation d’or pour la Chine.</em></p>
<p><em>Cette baisse a provoqué une ruée vers l’or en Chine, avec les Chinois qui achètent frénétiquement des bijoux et des lingots.</em></p>
<p><em>Un porte-parole pour la chaîne de joaillerie Chow Tai Fook, de Hong Kong, le plus grand détaillant de bijoux au monde en valeur de marché, a déclaré à Reuters que la fréquentation de ses magasins chinois a grimpé de 50% durant le congé du 1er mai.</em></p>
<p><em>L’augmentation des voyageurs Chinois durant ce congé de trois jours a aussi contribué à l’augmentation des ventes d’or à Hong Kong de près de 50%, avec des ventes entre le 29 avril et le 2 mai atteignant les 40 tonnes, selon Haywood Cheung, président du Hong Kong Gold and Silver Exchange, cité par un journal local.</em></p>
<p><em>Selon des traders, la hausse de la demande physique en Chine a aussi amené des banques à importer plus d’or en provenance des coffres de Londres et de Suisse.</em></p>
<p>Mais qu’en est-il des coffres situés à New York? Et, spécifiquement, le plus grand au monde, située 25 mètres sous le 1, Chase Manhattan Plaza? Ou bien, peut-être, peut-il y avoir une corrélation entre le retrait de l'enregistrement dans les exploitations commerciales de JPM et la fièvre de l’or en Chine? Nous espérons le découvrir bientôt.</p>
<p>En ce qui concerne le prix spot des produits dérivés de l’or-papier, de plus en plus insignifiant, nous ne pouvons qu’espérer que des « experts » comme Paulson et les autres puissent continuer à liquider leurs « avoirs » en ETF pour aussi longtemps que possible car, après tout, on peut acheter bien plus d’or quand le prix est bas que lorsqu’il est haut.</p>
<p><em>Source : <a title=\"Chinese Gold Imports Soar To Monthly Record On Insatiable Demand\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy56ZXJvaGVkZ2UuY29tL25ld3MvMjAxMy0wNS0wOC9jaGluZXNlLWdvbGQtaW1wb3J0cy1zb2FyLW1vbnRobHktcmVjb3JkLWluc2F0aWFibGUtZGVtYW5k">ZeroHedge</a></em></p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly9mci5nb2xkYnJva2VyLmNvbS9uZXdzL2ltcG9ydGF0aW9ucy1vci1jaGlub2lzZXMtYXR0ZWlnbmVudC1yZWNvcmQtbWVuc3VlbC1kZW1hbmRlLWluc2F0aWFibGUtMjQ4Lmh0bWw/dXRtX3NvdXJjZT1mZWVkbHk=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
</div>
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		<title>Risque et volatilité d&#039;une action</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/09/123617-risque-et-volatilite-d-une-action</link>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 05:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bourse et investissements]]></category>
		<category><![CDATA[actions]]></category>
		<category><![CDATA[investissements]]></category>
		<category><![CDATA[risque]]></category>
		<category><![CDATA[spéculation]]></category>
		<category><![CDATA[volatilité]]></category>

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		<description><![CDATA[De l’action A et de l’action B, laquelle vous semble la plus risquée ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De l’action A et de l’action B, laquelle vous semble la plus risquée ?</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud</strong></p>
<p><span id="more-123617"></span></p>
<p>De l’action A et de l’action B, laquelle vous semble la plus risquée ?</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://25.media.tumblr.com/50bc88d23c16228d5973fb3d8e4bc6b7/tumblr_mm8ay3XCsS1ryre02o1_500.png" alt="" width="400" /></p>
<p>La plupart d’entre vous avez sans doute répondu l’action A. C’est à cause de cette grosse baisse entre 2010 et mi-2011 : là, comme ça, visuellement, on voit bien que l’action A est plus <em>volatile</em> que l’action B n’est-ce pas ? Certains d’entre vous suspectent peut-être même que la <em>Value at Risk</em> de A est nettement supérieure à celle de B.</p>
<p>Eh bien non. La volatilité de ces deux titres est rigoureusement identique. 2.642622% exactement (non-annualisée). Je pourrais aussi vous calculer la VaR, mais le mieux est de vous montrer directement les distributions des rendements hebdomadaires de ces deux actions.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://24.media.tumblr.com/c89f4136beed0a294a3a642f569e9afe/tumblr_mm8aymjEHw1ryre02o1_500.png" alt="" width="400" /></p>
<p>Vous n’en voyez qu’une ? C’est normal : elles se superposent parfaitement. En fait et pour tout vous dire c’est exactement la série de données ; la seule différence étant que pour A, les points sont ordonnés (hausse, baisse, hausse), tandis que pour B, je les ai mélangés de façon à peu près aléatoire.</p>
<p>Question aux matheux qui travaillent dans la finance : pourquoi êtes-vous en train de chercher à stabiliser cette fichue matrice de covariance déjà ?</p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuYmUvMjAxMy8wNS9yaXNxdWUtZXQtdm9sYXRpbGl0ZS5odG1s">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123617" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Bourse des PME : enfin ! Ou enfin pourquoi faire ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/08/123824-bourse-des-pme-enfin-ou-enfin-pourquoi-faire</link>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 05:40:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Besson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bourse et investissements]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[NYSE Euronext]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>

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		<description><![CDATA[NYSE-Euronext a annoncé la création d’une « Bourse paneuropéenne » dédiée aux PME et aux ETI. Une information qui a suscité peu d'enthousiasme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>NYSE-Euronext a annoncé la création d’une « Bourse paneuropéenne » dédiée aux PME et aux ETI. Une information qui a suscité peu d'enthousiasme.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Baptiste Besson.</strong><br />
<span id="more-123824"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzgyNw==" rel=\"attachment wp-att-123827\"><img class="aligncenter  wp-image-123827" title="nyse-euronext" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/nyse-euronext.jpg?c2fb0e" alt="" width="469" height="245" /></a></p>
<p>Dans un contexte économique difficile dans lequel tout le monde s’accorde à dire que le financement des entreprises est un enjeu majeur, il est presque étonnant que l’annonce du lancement d’une Bourse des PME par le NYSE-EURONEXT pour le 23 mai 2013 soit presque passée inaperçue.</p>
<p>Il s’agit pourtant d’un événement qui aurait mérité une attention particulière. Le projet est en discussion depuis plus de trois ans. Les rapports de Gérard Rameix et Thierry Giami en 2011, puis de Louis Gallois en 2012 appelaient également de leurs vœux la création d’une bourse dédiée aux PME et ce afin d’améliorer le financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Entreprises de Taille Intermédiaires (ETI).</p>
<p>NYSE-Euronext a donc finalement annoncé la création d’une « Bourse paneuropéenne » dédiée aux PME et aux ETI, et la création en France d’une « filiale dédiée, qui sera dotée d'une marque, d'un compte d'exploitation et de ressources humaines propres ». Sur la mise en oeuvre tout d’abord, le NYSE-Euronext prévoit d’octroyer des « réductions tarifaires incitatives dont un rabais de 10% sur les frais d’introduction en Bourse et 50% sur les frais de transfert du marché réglementé vers NYSE Alternext ». Le NYSE Euronext s’engage en outre à augmenter « significativement » les moyens financiers dédiés aux PME-ETI, qui seront « portés à 18 millions d’euros annuels, dont une partie sera directement affectée à la filiale dès sa création. »</p>
<p>L’ouverture du capital des PME et des ETI  apparaît en effet comme un levier incontournable dans le financement de la croissance de ces entreprises. Et ce dans un contexte où l’autofinancement et le crédit bancaire souffrent énormément de la conjoncture.</p>
<p><strong>Alors pourquoi aussi peu d’enthousiasme ? Et si peu d’écho dans la presse, même spécialisée ?</strong><strong> </strong></p>
<p><em>Du côté des professionnels de la Place</em>, et qui défendaient ce projet, on regrette un projet a minima avec des moyens alloués insuffisants par rapport aux besoins des entreprises ; un projet peu incitatif au niveau de la politique tarifaire.</p>
<p><em>Du côté des entreprises</em>, les dirigeants d’ETI sont remplis de préjugés sur la lourdeur des procédures en Bourse et les rares ETI déjà cotées regrettent régulièrement qu’il y ait si peu de mouvements sur ce marché et que par conséquent les titres sont très volatils à la moindre action d’un agent sur le marché.</p>
<p><em>Du côté du gouvernement,</em> malgré les grandes envolées lyriques sur l’entrepreneuriat lors de l’intervention du Président de la République en clôture des assises sur l’entrepreneuriat, Bercy indique <em>« ne pas apporter de soutien particulier au projet »</em>. Tout est dit.</p>
<p><em>Enfin, notons que ce projet s’inscrit dans un contexte particulier pour le NYSE-Euronext,</em> puisque la Bourse transatlantique prévoit en effet une fusion avec un autre opérateur américain, le ICE qui se traduirait par une Introduction en Bourse d'Euronext début 2014. Dans le même temps, la place boursière de Londres, le London Stock Exchange, cherche aussi à créer un marché français dédié aux PME, sur le modèle de l'AIM britannique, le <em>Alternative Investment Market</em>, le marché chargé d'accueillir les PME.</p>
<p>Encore une fois, on ne peut que déplorer qu’un dossier aussi important et urgent tant pour les entreprises que pour notre pays, soit géré sans réel projet ni réelle orientation stratégique. On ne peut aussi regretter que ce dossier, comme tant d’autres, n’ait point fait l’objet d’une coordination européenne.</p>
<p>Reste aux ETI plus qu’à se tourner vers de nouvelles sources de financement pour assurer leur croissance et atteindre leur taille critique sur un marché mondial : le financement désintermédié, le placement privé obligataire, les fonds commun de placement...</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123824" width="1" height="1" style="display: none;" />
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