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	<title>Contrepoints &#187; Entreprise et management</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Les brevets sont-ils nécessaires à l&#039;innovation ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124503-les-brevets-sont-ils-necessaires-a-linnovation</link>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 05:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeffrey Tucker</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[brevet]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>

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		<description><![CDATA[9 innovations sur 10 n’ont jamais été brevetées. C’est le marché qui innove, pas la bureaucratie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>9 innovations sur 10 n’ont jamais été brevetées. C’est le marché qui innove, pas la bureaucratie.</strong></p>
<p><strong>Par Jeffrey Tucker.</strong><br />
<span id="more-124503"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTcvMTA0Njk5LWxhLWNvbm5haXNzYW5jZS1pbnV0aWxlL2lubm92YXRpb25z" rel=\"attachment wp-att-104710\"><img class="aligncenter size-full wp-image-104710" title="innovations" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/innovations.jpg?16fe88" alt="" width="470" height="265" /></a></p>
<p>Il y a deux ans, je discutais avec quelqu'un qui avait lancé puis vendu quatre sociétés. Il travaillait à ce moment-là sur un nouveau projet qui avait l’air très prometteur (pour ce que j’en sais, celui-ci est déjà vendu également). Nous venions d’assister à une conférence durant laquelle le conférencier disait aux gens que la clé du succès d’une entreprise de nos jours est de posséder des brevets. Sans cela, aucune entreprise ne peut vraiment réussir.</p>
<p>Alors j’ai demandé à ce monsieur ce qu’il avait pensé de la conférence. Sa réponse fut brève (je le paraphrase ici) : "Pas une seule fois, je ne me suis embêté avec des brevets. Ils sont onéreux et ne servent à rien. Seuls, ils ne produisent pas de richesse. Ils ne vendent pas de produits ni de services. Et ils font du tort à la création en enfermant une entreprise dans une voie dont elle aura du mal à sortir. J’ai besoin de pouvoir personnaliser les produits et modifier ce que nous faisons jour après jour. Les brevets entraînent les entreprises sur les rails de vieilles solutions, même quand elles ne marchent plus.</p>
<p>C’est un point de vue intéressant. Et ça soulève la question suivante : dans le monde réel, à quel degré les brevets sont-ils liés à l'innovation ?</p>
<p>Parce que nous entendons beaucoup parler des brevets, nous pourrions supposer qu’il y a d’une manière ou d’une autre un lien direct entre ces brevets et les innovations dont nous profitons dans la vie quotidienne. Quelqu’un invente quelque chose et montre les plans à un bureaucrate. Une licence exclusive est délivrée, et roule ma poule.</p>
<p dir="ltr">L’histoire économique a toujours supposé un lien direct entre brevets et innovation, en basant beaucoup de leur chronologie sur des archives de l’Office des Brevets. Beaucoup de ce que nous pensons savoir vient de ces archives – qu’Eli Whitney a inventé l'égraineuse à coton, que les frères Wright ont été les premiers à voler, que Thomas Edison détient le record du nombre d’inventions parce qu’il détient le plus de brevets.</p>
<p>Mais est-ce vrai ? Beaucoup de détenteurs de brevets le pensent. Ils s’y agrippent comme si leur vie en dépendait et les défendent de toute attaque. Certaines entreprises accumulent les brevets comme un trésor de guerre à des fins purement défensives. Plus vous en possédez, plus vous pouvez intimider vos concurrents afin qu’ils ne marchent pas sur vos plates-bandes.</p>
<p>Alors quelle importance ont les brevets quand il s’agit de favoriser l’innovation ? La réponse est : pas beaucoup, selon quatre économistes de l’Université Technique de Lisbonne. Ils diffusent leurs recherches sur une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3Bhc2NhbC5pc2VnLnV0bC5wdC8lN0VkZXBlY28vd3Avd3AwOTIwMTMucGRm">plateforme sponsorisée par la Réserve Fédérale de St Louis</a>. Ils ont examiné les meilleures innovations entre 1977 et 2004, listées par le prix R&amp;D dans la revue Research and Development. Ils ont comparé 3 000 innovations à des brevets pour déterminer le rapport qu’il y avait.</p>
<p>Leurs conclusions sont remarquables : 9 innovations sur 10 n’ont jamais été brevetées. Elles ont juste été fabriquées puis vendues, et ont changé le monde. En d’autres termes, c’est le marché qui innove, pas la bureaucratie. Les auteurs admettent qu’il y a peut-être eu des copies de ces mêmes innovations qui ont été brevetées. Mais en fait cela ne change pas les implications de l’étude, à savoir qu’il n’y a aucun lien entre l'existence des brevets et le sens et le rythme de l’innovation.</p>
<p>En fouillant dans leurs références, on trouve d’autres pépites d’information. Il s’avère que d’autres chercheurs ont abouti aux mêmes conclusions au début du 20ème siècle, et de même en remontant jusqu’au milieu du 19ème siècle. Les résultats sont tous similaires : il y a les brevets et il y a les innovations, mais ils ont peu voire rien en commun.</p>
<p>Ces résultats sont une illustration du gouffre qu’il y a entre les sciences populaires et la vraie science. Dans la version populaire, les gens s’imaginent qu’ils vont rêver d’une idée, déposer une demande de brevet, puis fabriquer et devenir millionnaire. La réalité du terrain c’est que 90% des brevets ne servent à rien. Il sont juste bons à accrocher au mur, mais c’est à peu près tout.</p>
<p>Les brevets qui servent vraiment dans ce monde sont utilisés comme des armes par les grosses entreprises pour faire du tort à leurs concurrents. Ils ne sont pas la raison du succès d’une affaire ; c’est tout l’inverse. Plus l’entreprise est grosse, plus elle est impliquée dans le marché des brevets pour l’aider à maintenir sa place sur le marché. Ils intentent des procès qui durent des années et qui se règlent finalement par un arrangement financier. Pendant ce temps, au lieu de mettre le paquet sur l’innovation, ils la mettent sur pause. Tant que le brevet est là, les autres innovations sont légalement contraintes de ne pas faire ce qu’elles font le mieux.</p>
<p>L’industrie des logiciels est un excellent exemple. Dans les années 1970 et 1980, les brevets étaient rares voire inexistants. Les sociétés gagnaient de l’argent en créant et en vendant, exactement comme cela se fait normalement dans une libre entreprise. Puis, l’industrie s’est développée. Des gens comme Steve Jobs, qui auparavant vantait ce talent de voler les idées des autres, ont commencé à menacer d’autres sociétés de procès. Les jeunes programmeurs d’aujourd’hui savent très bien que si jamais ils inventent quelque chose qui menace une grosse entreprise, la petite société sera écrasée.</p>
<p>Deux voies parallèles de stratégie dans l’innovation logicielle ont cours depuis les dix dernières années : 1) fortement protégée et 2) open source sans brevet. Apple et Microsoft représentent le style breveté. Google est beaucoup plus enclin au modèle open source. Des sociétés comme WordPress révèlent leur code au monde entier et gagnent de l’argent par d’autres moyens. La grande guerre des smartphones entre l’iOS d’Apple d’un côté et le système Android de Google de l’autre est un bon exemple.</p>
<p>Aujourd’hui, le consensus veut qu’Android est en train de gagner haut-la-main en termes de nouveaux utilisateurs. Le système open-source fait la course en tête avec déjà plus de la moitié du marché des smartphones et un pourcentage grandissant du marché des tablettes numériques. En termes de rentabilité, l’économie des applications d’iOS s’en sort en fait beaucoup mieux. Mais gardons en mémoire qu’il a bénéficié d’un départ fulgurant, alors qu’Android est arrivé bien après. Mon impression pour m’être frotté aux deux est qu’Android avance rapidement dans beaucoup de domaines.</p>
<p>Nous devons repenser nos croyances quant au rôle des brevets et des innovations. S’ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre, et si les brevets diminuent effectivement drastiquement le rythme du développement, pourquoi ne pas s’en débarrasser complètement ? C’est exactement ce que beaucoup des anciens progressistes du 19ème siècle réclamaient, et cette idée est à nouveau soutenue par le livre de Stephan Kinsella <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xmYi5vcmcvc2hvcC9lY29ub21pY3MvYWdhaW5zdC1pbnRlbGxlY3R1YWwtcHJvcGVydHkvP2xmYl9jb3Vwb249RTQwMVA1MDQ=">Against Intellectual Property</a></em>.</p>
<p>Une planification centralisée ne fonctionne jamais. Le laissez-faire n’est pas parfait, mais il fournit la meilleure chance pour que l’innovation apparaisse et qu’en résulte la prospérité. La leçon à retenir pour toute personne qui a une idée d’entreprise : foncez et n’attendez pas la permission d’une bureaucratie.</p>
<p>---<br />
Article original titré <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xmYi5vcmcvdG9kYXkvZG9lcy1pbm5vdmF0aW9uLXJlcXVpcmUtdGhlLXBhdGVudC1vZmZpY2Uv" rel=\"boomark\">Does Innovation Require the Patent Office?</a></em> publié par <em>Laissez-Faire Club</em>.<br />
Traduction : Laurett pour <em>Contrepoints</em>.</p>
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		<title>Entrepreneurs : les &quot;starters&quot; et les &quot;constructeurs&quot;</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/15/124411-entrepreneurs-les-starters-et-les-constructeurs</link>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 05:08:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Chappaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Dailymotion]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneurs]]></category>
		<category><![CDATA[netvibes]]></category>

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		<description><![CDATA[S'il faut des "starters" pour lancer des projets, les "constructeurs" sont ceux qui transforment l'essai.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>S'il faut des "starters" pour lancer des projets, les "constructeurs" sont ceux qui transforment l'essai.</strong></p>
<p><strong>Par Pierre Chappaz.</strong><br />
<span id="more-124411"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjEvODM5ODktZXQtcG91cnF1b2ktcGFzLXVuZS1lbnRyZXByZW5ldXItcHJpZGUvZW50cmVwcmVuZXVy" rel=\"attachment wp-att-83993\"><img class="alignleft  wp-image-83993" title="entrepreneur" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/entrepreneur.jpg?16fe88" alt="" width="345" height="230" /></a>Tariq Krim a écrit un billet dans lequel il aborde la question "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2dvby5nbC9JeTFaMA==">Pourquoi Dailymotion et Netvibes n'ont pas eu le destin international qu'elles méritaient ?</a>"</p>
<p>Ce sujet m'intéresse particulièrement. Pour rappel, j'ai été très impliqué dans la mise sur orbite de Netvibes entre 2005 et 2007, en tant que co-CEO. J<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLTU2NDQ4MzQyLmh0bWw=">'ai aidé</a> à financer la startup, à recruter une équipe commerciale, à faire évoluer le produit. J'ai soutenu le projet avec acharnement.</p>
<p>Pourquoi Dailymotion et Netvibes n'ont-ils pas été des succès mondiaux ?</p>
<p>Pour moi, il y a un ensemble de raisons à cela, la première d'entre elles étant que ces deux services ne sont pas nés aux États-Unis mais dans un pays européen de taille moyenne, la France. Peu de réussites mondiales dans l'Internet sont nées en Europe, même s'il y a une ou deux exceptions comme Skype. On peut aussi s'interroger sur le marché que visaient ces deux services.</p>
<p>Dans le cas de Dailymotion, aucun doute, la vidéo a explosé depuis, et la réussite de Youtube démontre amplement que ce marché est très important. D'ailleurs comme je le rappelais dans mon récent billet, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTQvMTI0MzAzLWFmZmFpcmUtZGFpbHltb3Rpb24tbW9udGVib3VyZy1lc3QtY2UtZ3JhdmUtZG9jdGV1cg==">Dailymotion s'en sort assez bien</a>.</p>
<p>Dans celui de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uZXR2aWJlcy5jb20vZnI=">Netvibes</a>, c'est moins évident. La plupart des services comparables ("page personnalisable") ont été arrêtés, je me suis même demandé en rédigeant cet article si <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5nb29nbGUuZnIvaWc=">celui de Google</a> existait toujours, la réponse est oui, mais qui l'utilise ?</p>
<p>Ensuite, ce qui conditionne le succès des startups, c'est aussi évidemment les hommes.</p>
<p>Tariq a toujours été reconnu pour sa capacité à faire rêver les gens. En 2005, sa vision pour Netvibes m'avait séduit. Mais j'ai aussi découvert sa face cachée, à l'époque il ressentait déjà les choses comme il l'écrit aujourd'hui dans son billet :</p>
<blockquote><p>Le succès grandissant (et notre inexpérience) a fait que nous nous sommes retrouvés entourés de gens opportunistes et carriéristes qui, plutôt que nous aider à grandir dans notre rôle de CEO, souhaitaient surtout prendre notre place.</p></blockquote>
<p>Quand j'ai lu ça, je me suis dit qu'il fallait que j'exprime mon point de vue, qui est bien différent.</p>
<p>Certains entrepreneurs sont des "<strong>starters</strong>", plutôt que des "<strong>constructeurs</strong>". Tariq Krim est un "starter". Ce sont des gens capables d'une réelle vision, mais il leur est difficile de poursuivre leur rêve à la tête d'une entreprise. Ils se sentent vite dépossédés quand leur équipe essaye de faire coïncider le rêve et la réalité.</p>
<p>Les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLTU2NDUxMDM3Lmh0bWw=">désaccords</a> avec Tariq portaient essentiellement sur la stratégie de distribution et de monétisation. Son rêve était un business grand public, mais dans la réalité le seul marché était B2B. Début 2007, les investisseurs, bien conscients du problème, m'avaient demandé de prendre seul la direction de Netvibes. J'ai refusé, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9jYXRlZ29yaWUtMTE1ODY0MjIuaHRtbA==">préféré partir sur la pointe des pieds</a> en Juin 2007. Un an plus tard, les mêmes investisseurs ont finalement écarté Tariq et nommé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly90d2l0dGVyLmNvbS9mcmVkZHltaW5p">Freddy Mini</a> CEO. Freddy, qui était Directeur commercial, doté d'une grande expérience, avait les qualités d'un "constructeur". L'impossibilité de faire de Netvibes un business grand public étant avérée, Freddy Mini lui a fait prendre avec succès le virage du B2B, et l'a amené progressivement à trouver son marché dans les solutions pour les entreprises. Jusqu'au <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLW5ldHZpYmVzLW5haXNzYW5jZS12aWUtZXQtcmV1c3NpdGUtZC11bmUtc3RhcnR1cC05ODkyMzkxOS5odG1s">rachat par Dassault Systèmes début 2012</a>, au sein duquel Netvibes se développe et devient un front-end stratégique.</p>
<p><strong>Le sens de cette histoire, c'est un pivot réussi, qu'il ne faut pas voir avec frustration... mais plutôt avec satisfaction</strong>. Certes la startup n'a pas changé le monde, mais elle a trouvé sa voie.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3BpZXJyZWNoYXBwYXoub3ZlcmJsb2cuY29tL2VudHJlcHJlbmV1cnMtbGVzLXN0YXJ0ZXJzLWV0LWxlcy1jb25zdHJ1Y3RldXJz">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124411" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Les PME vecteurs de croissance !</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 05:30:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal Dray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>

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		<description><![CDATA[Les PME patrimoniales de moins de 250 salariés représentent plus de la moitié de l’emploi salarié et de la valeur ajoutée en France. Comment exploiter ce levier de croissance et d'emplois ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les PME patrimoniales de moins de 250 salariés représentent plus de la moitié de l’emploi salarié et de la valeur ajoutée en France. Comment exploiter ce levier de croissance et d'emplois ?</strong></p>
<p><strong>Par Pascal Dray.</strong><span id="more-123993"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzA0L1BNRS5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-22298" title="PME en France" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/04/PME-300x206.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="206" /></a>Les PME patrimoniales de moins de 250 salariés représentent plus de la moitié de l’emploi salarié et de la valeur ajoutée en France et environ 20 % des exportations et des investissements. Familiales pour la plupart elles ont souvent à leur tête un dirigeant majoritaire. Ces entreprises sont donc à l’origine d’une création de richesses très importantes et sont seules à être créatrices nettes d’emploi. Il est nécessaire de comprendre les enjeux de ces entreprises afin d’activer les bons leviers pour favoriser la croissance et l’emploi.</p>
<p><strong>Un angle d’attaque spécifique</strong></p>
<p>Un angle d’attaque consiste à se placer en dehors de l’entreprise en tant qu’expert de ces entreprises. La période actuelle est charnière, car au-delà de la crise nous passons par des mutations profondes à la fois économiques, technologiques et sociétales. La simple introduction d’internet dans le paysage économique des entreprises a généré une économie "numérique" avec des repères et des usages qui se développent sous nos yeux à une très grande vitesse. Il y a 10 ans, on ne parlait pas de e-commerce, de réseaux sociaux ou de net économie. Aujourd’hui, ces éléments viennent bouleverser nos visions et nos schémas, mais des fondamentaux demeurent et il faut les garder à l’esprit pour comprendre les moteurs de la croissance en PME et comment cette approche peut nous permettre de contribuer positivement à la sortie de cette crise par le haut.</p>
<p><strong>La croissance d’une PME n’est jamais le fait du hasard</strong></p>
<p>À moins d’être prise à la gorge, une PME garde des marges de manœuvre même en temps de crise. Elles sont plus limitées, mais elles existent, tout le problème étant de bien les utiliser : il faut savoir élaguer par endroits et investir ailleurs, pour passer le cap difficile et préparer sa sortie de crise.</p>
<p>Le dirigeant est forcément influencé par ce qu’il entend autour de lui, par la pression de son banquier et de ses clients, par l’inquiétude qu’il sent dans son secteur d’activité. Pour garder sa sérénité et son objectivité, pour juger de la situation lucidement, il doit être très fort. Un conseil expérimenté peut lui apporter l’ancrage nécessaire. Plonger dans le quotidien le dirigeant de PME gagne à prendre du recul.</p>
<p>En effet, il est tellement plongé dans l’opérationnel qu’il lui est impossible de prendre du recul, ni même de réfléchir à ce qu’il veut faire de son entreprise. Combien de dirigeants arrivent à prendre, ne serait-ce qu’une heure par mois pour se poser de telles questions ? Et pour les traduire en actions ?</p>
<p>Pour nous, la stratégie d’une PME ne peut être traitée que de l’extérieur. Le dirigeant qui veut s’en emparer sans aide extérieure risque de tourner en rond ou de commettre des erreurs. Cela peut être catastrophique quand la conjoncture ne vous porte plus.</p>
<p>Une PME avec un dirigeant majoritaire peut rester réactive aux impulsions donner par son dirigeant. L’inertie d’une société de petite taille est très réduite. En effet c’est la taille de cet espace qui permet d’avoir des décisions suivies d’effet, de mesurer les résultats et les écarts. Aucune grande entreprise n’offre une telle visibilité. Enfin un dirigeant majoritaire prend réellement en charge son destin, car il s’engage au quotidien dans son entreprise.</p>
<p><strong>La conjoncture ne concerne pas les PME</strong></p>
<p>La croissance d’une PME est indépendante de celle de son marché. Elle est une affaire de potentiel et de méthode pas de conjoncture. La grande entreprise réussit d’autant mieux qu’elle concentre ses forces sur les opportunités de son marché. Elle en tire parti grâce à sa puissance et à ses moyens d’action. À l’inverse une PME gagnera à en exploiter les incertitudes. Dans ces périodes les concurrents se mettront en retrait et cesseront d’investir laissant ainsi un champ libre à l’innovation et à l’audace. C’est pourquoi des PME de ce type pourront réaliser des croissances bien supérieures à celle de leur marché. La plupart des dirigeants ne sont pas totalement conscients de cette spécificité. En fait deux raisons expliquent cette méconnaissance :</p>
<p>1) Les dirigeants connaissent peu leur marché au-delà de leurs clients.</p>
<p>2) Les dirigeants se laissent déborder par le terrain et l’opérationnel.</p>
<p>Ces dirigeants passent leur vie à gérer les urgences, car rien ne se décide sans eux, et ils n’ont pas le temps de diriger vraiment. Ils devraient être pilotes et ils sont super mécaniciens.</p>
<p>Pour sortir de cette situation, le dirigeant se doit de clarifier ses finalités personnelles pour mettre sa PME au service de ses objectifs plutôt que de s’épuiser à boucher les trous.</p>
<p>Un dirigeant pourra privilégier les bons revenus tout de suite, ou faire le pari de se constituer un patrimoine à long terme. Il peut avoir en tête une vente totale à 5 ans, une vente partielle à ses principaux collaborateurs ou une transmission à l’un de ses enfants. Un dirigeant ne peut pas se lancer dans dix projets à la fois et travailler moins. Il ne peut pas désirer vendre et ne rien faire pour améliorer la rentabilité ou parler de croissance à long terme et ne pas travailler le marketing ou le commercial. Un dirigeant gagnera beaucoup à se poser ces questions et à prendre le temps d’y répondre, car une PME ne peut se développer tant que des incohérences subsistent. Diriger une entreprise pour boucher des trous c’est épuisant, pour servir ses objectifs personnels c’est cohérent et motivant.</p>
<p><strong>Comment faire quand on est seul ?</strong></p>
<p>Le dirigeant d’une PME patrimoniale souffre souvent de l’isolement. Il n’a souvent pas d’interlocuteur avec qui échanger ou réfléchir à une autre logique. Il gagnerait à trouver cet interlocuteur soit dans son entourage, soit en faisant appel à un consultant. À l’extrême on pourrait presque dire que la compétence de ce partenaire compte peu : le seul fait de se poser et de prendre du recul régulièrement est bénéfique. Cela dit mieux vaut prendre un bon consultant : il apportera son punch, son enthousiasme, son recul sur les évènements, son expérience d’autres métiers et d’autres marchés et transmettra du savoir-faire.</p>
<p>Un dirigeant de PME qui bénéficie d’un accompagnement ciblé disposera d’une vision plus objective de sa société et des idées nouvelles afin de la faire progresser. Il pourra plus facilement sortir de difficultés de trésorerie récurrentes, muscler son commercial, lever des fonds, organiser une croissance externe, anticiper une organisation, motiver ses équipes. Un grand nombre de dirigeants de PME considèrent que l’ensemble de ces actions n’est pas à leur portée, sans y avoir réellement réfléchi. Si ces dirigeants ont tenté ces actions seuls, c’était souvent sans stratégie ce qui les a conduits à l’échec et les a dissuadés de recommencer.</p>
<p><strong>Avoir de l’ambition pour se développer</strong></p>
<p>Aujourd’hui, un manque d’ambition peut pénaliser une PME. En fait c’est un manque d’information et de visibilité dont il s’agit. Ainsi très peu de PME tentent de lever des fonds auprès de capital-développeurs tout simplement parce qu’elles n’en connaissent pas l’existence ou qu’elles craignent de perdre leur indépendance. Elles ignorent par exemple que ces acteurs essentiels de l’économie sont très peu intrusifs et laissent une grande autonomie aux dirigeants. Ce sont également de farouches défenseurs de l’entreprise dont ils sont d’actifs prescripteurs.</p>
<p>Enfin ils jouent un rôle très important en phase de développement, sans hypothéquer le capital durablement, puisque leur intervention en apport de capitaux est en général limitée dans le temps. Le pacte d’actionnaires signé le jour de l’investissement prévoit généralement tout, y compris les modalités et le délai de sortie. De même, elles ne savent pas que les capital-développeurs aimeraient investir davantage dans les PME, mais reçoivent très peu de dossiers, qui plus est très mal argumentés. Et comme eux-mêmes ne sont pas toujours les mieux placés pour réaliser leur propre prospection, ils ne se rencontrent pas naturellement. Il y a de l’argent disponible en France pour financer les PME.</p>
<p>Savoir s’entourer, la deuxième clé vers la croissance. Un dirigeant de PME comme tout dirigeant d’ailleurs doit, s’il est débordé savoir bien s’entourer.</p>
<p><strong>Les moyens sont nombreux, mais on peut citer :</strong></p>
<p>- Le coaching des cadres en place.</p>
<p>- Le recrutement de profil de haut niveau.</p>
<p>- La création d’un comité de direction.</p>
<p>Au-delà de ces moyens, le dirigeant peut faire appel à un consultant qui l’aidera à franchir cette étape déterminante pour passer du "one man show" à la véritable entreprise qui ne dépend plus seulement de son patron. Le dirigeant devra apprendre à déléguer et accepter temporairement que la qualité baisse un peu ; mais il ne sera plus isolé ni débordé, et pourra se consacrer aux vraies priorités de l’entreprise.</p>
<p>Dans un contexte conflictuel entre associés par exemple, le consultant pourra effectivement intervenir pour trouver une solution salutaire pour l’entreprise. Il résoudra des éventuels conflits entre actionnaires ce qui sera encore plus difficile quand il s’agira d’actionnariat familial qui peut parfois paralyser l’entreprise. Le consultant, qui est neutre dans l’affaire ou en tout cas le plus objectif possible, peut dénouer des situations, dédramatiser les enjeux et proposer des solutions juridiques et financières qui préservent les intérêts de chacun.</p>
<p>Les priorités d’un dirigeant avant de se lancer dans un développement fort de son entreprise reposent avant tout sur le règlement des questions financières qui souvent paralysent l’action. Trop de PME françaises dont le compte d’exploitation est sain traînent comme un boulet des problèmes de trésorerie. Pourtant il existe des leviers d’action : renégocier le crédit client et fournisseur, réduire les stocks, modifier le financement de certains actifs… Et bien sûr bâtir un dossier argumenté pour renégocier avec son banquier : les découverts lui rapportent gros, mais représentent un risque, qu’il appréciera de réduire.</p>
<p><strong>Diversifier sa clientèle</strong></p>
<p>C’est un enjeu vital : trop de PME dépendent d’un client majeur ou ne renouvèlent pas leur portefeuille, car leur prospection est empirique, irrégulière et laissée à l’appréciation des seuls commerciaux. La prospection systématique et permanente sert à mieux répartir les risques, puis à s’engager durablement dans la croissance. À condition de définir une vraie stratégie commerciale, d’établir un plan d’action, d’industrialiser les processus et de créer des indicateurs de performance. C’est un chantier difficile, car il faut s’y tenir sur la durée pour réussir. Dans ce domaine la valeur ajoutée d’un consultant est énorme, d’autant que les PME aux budgets limités imposent d’être créatif pour rester efficace avec des moyens limités.</p>
<p>Le dirigeant d’une PME qui progresse de 25 % par an se situe en effet au-dessus du lot. Sauf si son marché fait du 35 %. En revanche, il va se heurter à d’autres pièges par exemple des goulots d’étranglement (organigramme obsolète, recrutements de profils rares, limite de compétence des managers historiques) d’autant plus redoutables que son rythme de croissance aggrave les conséquences de ses erreurs.<br />
Ne pas se laisser piéger par l’effet de ciseaux.</p>
<p>Le grand classique, ce sont les fonds propres qui ne suffisent plus à financer la croissance : vous risquez le dépôt de bilan. Certains dirigeants de sociétés à fort potentiel se laissent encore surprendre par le fameux effet de ciseaux : une entreprise peut être en croissance et profitable sans que cela suffise à financer son besoin en fonds de roulement. D’autres n’ont pas conscience de la richesse et de la diversité des montages auxquels ils peuvent recourir pour renforcer leurs fonds propres. Contrairement aux idées reçues, l’ingénierie financière est un métier créatif.</p>
<p>Plus généralement, les croissances fortes obligent à anticiper l’organisation, les locaux, les équipements, les recrutements, avec le risque d’aller trop vite ou pas assez. Or, il faut par exemple 18 mois pour concrétiser une nouvelle organisation des ressources humaines. Pour pallier cette difficulté, il est utile de faire réfléchir le dirigeant à son organisation future. Savez-vous que tous peinent à imaginer leur entreprise à 5 ans et à dessiner un organigramme à cette échéance ? Question : comment réussir sa croissance si on ne parvient déjà pas à l’imaginer ?</p>
<p>Mener l’opération à son terme dans les délais et vendre au meilleur prix : la valorisation peut augmenter de 30 à 40 % sur les projets bien menés. À condition de se préparer 3 à 5 ans à l’avance, de cibler et de prospecter les repreneurs potentiels - toujours la logique d’action commerciale - de trouver le bon montage financier et de bien orchestrer les intervenants, mais surtout d’infléchir la stratégie pour répondre aux critères d’achat des futurs repreneurs (plus de rentabilité, plus de part de marché, conquête de clients majeurs…). La PME qui a respecté ces étapes fait partie des bons dossiers, qui sont aussi les plus rares : elle se vendra bien.</p>
<p><strong>Deux atouts pour réussir son développement</strong></p>
<p>En premier lieu, faire de la croissance l’objectif n°1 qui ordonne tous les autres et cesser d’imaginer son entreprise dans la continuité du passé. J’ajouterais que pour parvenir à un objectif ambitieux il faut se doter d’une vraie stratégie. Or celle-ci reste une utopie tant qu’elle n’est pas confrontée aux finalités personnelles du dirigeant.</p>
<p>En second lieu, on ne réussit pas tout seul, le dirigeant le plus compétent ne peut pas tout porter ni être doué dans tous les domaines, en particulier ceux qu’il n’a jamais abordés. La croissance se construit à plusieurs, et c’est pourquoi elle n’est jamais le fait du hasard.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY2VyY2xlLmxlc2VjaG9zLmZyL2VudHJlcHJlbmV1ci9kZXZlbG9wcGVtZW50LzIyMTE1MTU0Ni9wbWUtdmVjdGV1cnMtY3JvaXNzYW5jZQ==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Bourse des PME : enfin ! Ou enfin pourquoi faire ?</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 05:40:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Besson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bourse et investissements]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[NYSE Euronext]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>

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		<description><![CDATA[NYSE-Euronext a annoncé la création d’une « Bourse paneuropéenne » dédiée aux PME et aux ETI. Une information qui a suscité peu d'enthousiasme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>NYSE-Euronext a annoncé la création d’une « Bourse paneuropéenne » dédiée aux PME et aux ETI. Une information qui a suscité peu d'enthousiasme.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Baptiste Besson.</strong><br />
<span id="more-123824"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzgyNw==" rel=\"attachment wp-att-123827\"><img class="aligncenter  wp-image-123827" title="nyse-euronext" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/nyse-euronext.jpg?16fe88" alt="" width="469" height="245" /></a></p>
<p>Dans un contexte économique difficile dans lequel tout le monde s’accorde à dire que le financement des entreprises est un enjeu majeur, il est presque étonnant que l’annonce du lancement d’une Bourse des PME par le NYSE-EURONEXT pour le 23 mai 2013 soit presque passée inaperçue.</p>
<p>Il s’agit pourtant d’un événement qui aurait mérité une attention particulière. Le projet est en discussion depuis plus de trois ans. Les rapports de Gérard Rameix et Thierry Giami en 2011, puis de Louis Gallois en 2012 appelaient également de leurs vœux la création d’une bourse dédiée aux PME et ce afin d’améliorer le financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Entreprises de Taille Intermédiaires (ETI).</p>
<p>NYSE-Euronext a donc finalement annoncé la création d’une « Bourse paneuropéenne » dédiée aux PME et aux ETI, et la création en France d’une « filiale dédiée, qui sera dotée d'une marque, d'un compte d'exploitation et de ressources humaines propres ». Sur la mise en oeuvre tout d’abord, le NYSE-Euronext prévoit d’octroyer des « réductions tarifaires incitatives dont un rabais de 10% sur les frais d’introduction en Bourse et 50% sur les frais de transfert du marché réglementé vers NYSE Alternext ». Le NYSE Euronext s’engage en outre à augmenter « significativement » les moyens financiers dédiés aux PME-ETI, qui seront « portés à 18 millions d’euros annuels, dont une partie sera directement affectée à la filiale dès sa création. »</p>
<p>L’ouverture du capital des PME et des ETI  apparaît en effet comme un levier incontournable dans le financement de la croissance de ces entreprises. Et ce dans un contexte où l’autofinancement et le crédit bancaire souffrent énormément de la conjoncture.</p>
<p><strong>Alors pourquoi aussi peu d’enthousiasme ? Et si peu d’écho dans la presse, même spécialisée ?</strong><strong> </strong></p>
<p><em>Du côté des professionnels de la Place</em>, et qui défendaient ce projet, on regrette un projet a minima avec des moyens alloués insuffisants par rapport aux besoins des entreprises ; un projet peu incitatif au niveau de la politique tarifaire.</p>
<p><em>Du côté des entreprises</em>, les dirigeants d’ETI sont remplis de préjugés sur la lourdeur des procédures en Bourse et les rares ETI déjà cotées regrettent régulièrement qu’il y ait si peu de mouvements sur ce marché et que par conséquent les titres sont très volatils à la moindre action d’un agent sur le marché.</p>
<p><em>Du côté du gouvernement,</em> malgré les grandes envolées lyriques sur l’entrepreneuriat lors de l’intervention du Président de la République en clôture des assises sur l’entrepreneuriat, Bercy indique <em>« ne pas apporter de soutien particulier au projet »</em>. Tout est dit.</p>
<p><em>Enfin, notons que ce projet s’inscrit dans un contexte particulier pour le NYSE-Euronext,</em> puisque la Bourse transatlantique prévoit en effet une fusion avec un autre opérateur américain, le ICE qui se traduirait par une Introduction en Bourse d'Euronext début 2014. Dans le même temps, la place boursière de Londres, le London Stock Exchange, cherche aussi à créer un marché français dédié aux PME, sur le modèle de l'AIM britannique, le <em>Alternative Investment Market</em>, le marché chargé d'accueillir les PME.</p>
<p>Encore une fois, on ne peut que déplorer qu’un dossier aussi important et urgent tant pour les entreprises que pour notre pays, soit géré sans réel projet ni réelle orientation stratégique. On ne peut aussi regretter que ce dossier, comme tant d’autres, n’ait point fait l’objet d’une coordination européenne.</p>
<p>Reste aux ETI plus qu’à se tourner vers de nouvelles sources de financement pour assurer leur croissance et atteindre leur taille critique sur un marché mondial : le financement désintermédié, le placement privé obligataire, les fonds commun de placement...</p>
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		<title>Dailymotion, la &quot;pépite française&quot; sacrifiée par les caprices de Montebourg</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 05:10:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[Dailymotion]]></category>
		<category><![CDATA[Fleur Pellerin]]></category>
		<category><![CDATA[France Telecom]]></category>
		<category><![CDATA[Orange]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Moscovici]]></category>
		<category><![CDATA[Yahoo!]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un excès de colère, le ministre Montebourg a de nouveau été… « productif » ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un excès de colère, le ministre Montebourg a de nouveau été… « productif » ?</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-123845"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzg0Nw==" rel=\"attachment wp-att-123847\"><img class="aligncenter size-full wp-image-123847" title="pellerin-montebourg" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/pellerin-montebourg.jpg?16fe88" alt="" width="462" height="308" /></a></p>
<p>Pour ceux d’entre vous qui étaient en vacances ou qui n’ont pas eu l’occasion de suivre le détail de « l’affaire Dailymotion », voici un résumé des épisodes précédents.</p>
<p><strong>Dailymotion, start up de la vidéo en partage</strong></p>
<p>Dailymotion est un service vidéo sur Internet où chacun peut apporter et regarder des vidéos. Le onzième plus important service vidéo sur Internet, loin derrière Youtube, dont la création ne remonte pourtant qu’à un mois seulement avant celle de Dailymotion. Ce qui a fait la différence entre les deux ? Youtube a été racheté par Google qui en a fait le leader mondial, Dailymotion a été vaillamment soutenue par le Fonds Stratégique d’Investissement qui lui a permis de devenir une « pépite française ». Chaque mois, plus de 100 millions d’internautes se connectent à Dailymotion, pour environ 2,5 milliards de vidéos visionnées, selon le cabinet ComScore.</p>
<p><strong>Cherche à s’appuyer sur une major de la toile</strong></p>
<p>En janvier 2011, France Telecom/Orange annonce un accord prévoyant sa montée au capital à hauteur de 49%, valorisant Dailymotion à 120 millions d’euros. Le FSI s’est ensuite progressivement retiré, au fur et à mesure qu’Orange montait dans l’actionnariat. Depuis janvier 2013, l’entreprise est devenue une filiale à 100% de l’opérateur téléphonique. Rapidement, Stéphane Richard, le PDG de FT, comprend que Dailymotion se doit de croître en Asie et sur le continent américain. L’Europe seule ne peut permettre une progression suffisante. FT n’est pas en situation d’apporter ce soutien à sa filiale.<em> « Notre priorité est de trouver un allié qui assure le développement de Dailymotion hors d’Europe</em> », explique Stéphane Richard, patron de France Télécom-Orange. « <em>Nous avons envisagé plus de 60 partenaires potentiels en France et à l’étranger avant de nous focaliser sur Yahoo! »</em></p>
<p><strong>Au secours, Montebourg s’en mêle !</strong></p>
<p>C’est ainsi que nous arrivons à la semaine dernière et son actualité bondissante et rebondissante.</p>
<p>Jeudi dernier, 2 mai, Arnaud Montebourg annonce avoir bloqué le rachat de Dailymotion par l’américain Yahoo!</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/Y55G8uiV8C0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Il ne vous a pas échappé que Montebourg, ministre du « redressement productif »,  affirme avoir agi en accord avec Pierre Moscovici. Sauf que ce dernier n’a pas l’air de très bien s’en souvenir…</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/uuSh8doURH8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p><em>« Yahoo! veut dévorer Dailymotion. Nous leur avons dit : non, ce sera 50-50 <em>»</em></em>, déclare A. Montebourg, sur Europe 1. L‘Américain Yahoo! souhaitait initialement racheter à France Télécom 75% du capital de Dailymotion, avec une option pour monter à 100 %. Les négociations avec FT avançaient : <em>« J’avais pourtant refusé que Yahoo! dispose d’une option pour acheter la totalité du capital de Dailymotion, et nous étions sur le point de trouver un arrangement » </em>déclare le Président de FT aux <em>Échos.</em></p>
<p>C’était sans compter avec la finesse, l’intelligence, le doigté, l’ouverture d’esprit et le sens de l’intérêt général du ministre du « redressement productif » !</p>
<p><strong>Un grand numéro d’apparatchik devant des partenaires médusés</strong></p>
<p>C’est dans le <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29ubGluZS53c2ouY29tL2FydGljbGUvU0IxMDAwMTQyNDEyNzg4NzMyMzc5ODEwNDU3ODQ1NTMyMjAzODkzMzQwNi5odG1sP21vZD1XU0pfYnVzaW5lc3Nfd2hhdHNOZXdz" target=\"_blank\">Wall Street Journal</a></em>, que paraissent les détails de l’affaire. Le refus français a été officialisé et notifié aux parties (l’une et l’autre sidérées) le 12 avril à Paris lors d’une réunion entre Arnaud Montebourg, le numéro deux de Yahoo!, Henrique de Castro, et le directeur financier de France Télécom, Gervais Pellissier. <em>« Je ne vais pas vous laisser vendre l’une des meilleures start-up françaises ! »</em>, aurait lancé le ministre du « redressement productif » au cadre de FT médusé, ajoutant en haussant le ton « <em>Vous ne savez pas ce que vous faites ! »</em></p>
<p><strong>Yahoo! jette l’éponge</strong></p>
<p>Une telle attitude, un tel langage, complètement incompréhensibles pour des non-Français, entraîna, comme il se doit, une rupture immédiate des négociations de la part des Américains. En voilà qui risquent de monter, avec par exemple les patrons de Titan, Mittal ou Hundaï le club des « amis de la France »… Cette rupture permit à notre ministre de se fendre d’un communiqué dans lequel il déplore <em>« qu’à ce stade, Yahoo! et Orange n’aient pu aboutir à la conclusion d’un accord satisfaisant pour l’ensemble des parties »</em>, tout en déclarant que <em>« le ministère du redressement productif est attaché à créer les conditions optimales du développement international de Dailymotion »</em>. Ben voyons…</p>
<p><strong>Quelques réactions des intéressés</strong></p>
<p>Jeudi matin, dans  un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9tZWRpYXMvYWN0dS8wMjAyNzQxNjYzOTU5LW9yYW5nZS1jaGVyY2hlLXVuLXBhcnRlbmFpcmUtaW5kdXN0cmllbC1wb3VyLWRhaWx5bW90aW9uLTU2MzQyOS5waHA=" target=\"_blank\">entretien</a> aux<em> Échos,</em> le patron d’Orange, Stéphane Richard, critique à mots couverts l’intervention du gouvernement, en rappelant que<em> « Dailymotion est une filiale d’Orange, et non de l’État. C’est le groupe, sa direction et son conseil d’administration qui gèrent ce dossier. » </em>Stéphane Richard n’ira pas bien loin dans sa critique du gouvernement. Il vise la présidence de Veolia et se doit, dans cette perspective, de ménager le pouvoir politique.</p>
<p>Vendredi, c’est le PDG de Dailymotion qui <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FjdHUub3JhbmdlLmZyL2ZyYW5jZS9sZS1wZGctZGUtZGFpbHltb3Rpb24tcmVncmV0dGUtbGUtYmxvY2FnZS1nb3V2ZXJuZW1lbnRhbC1hZnBfMTg1NTAyNi5odG1s" target=\"_blank\">exprime son désappointement</a> : Cédric Tournay se dit « évidemment » déçu que Yahoo! ait jeté l’éponge. « <em>J’ai initié et soutenu ce projet, en accord avec Orange, notre actionnaire. Je regrette le blocage gouvernemental, parce que nous vivons dans un environnement mondialisé où nous devons, pour le bien de nos entreprises, faire des choix qui maximisent nos chances de succès sur le long terme</em> »…  <em>« <em></em>Certes, nos racines sont françaises, nos équipes aussi, majoritairement, mais nous sommes présents à Londres, à New York, à Palo Alto… Les États-Unis sont notre premier marché, représentant 35% de notre chiffre d’affaires. C’est plus que la France</em> », résume M. Tournay. Il poursuit en affirmant que l’accord n’aurait pas été en défaveur de Dailymotion et de sa maison-mère Orange : « <em>le projet industriel discuté avec Yahoo! et Orange était enthousiasmant pour Dailymotion, car il consistait à faire de nous la plateforme vidéo du groupe américain au niveau mondial</em>. » <em>« <em></em>Nous aurions conservé notre identité et continué à opérer notre activité de façon autonome, mais avec une ambition décuplée. La stratégie de Yahoo! est d’investir massivement dans la vidéo. Dailymotion aurait bénéficié de ces investissements. Ce projet était aussi à l’avantage d’Orange, qui aurait continué à nous accompagner</em>. »</p>
<p><strong>Tout est à refaire, il faut trouver un partenaire pouvant assurer le développement international de Dailymotion</strong></p>
<p>Montrant qu’il n’a vraiment pas compris la problématique de Dailymotion, le ministre Montebourg a tout d’abord proposé de mobiliser des financements publics, plus particulièrement le Fonds pour la société numérique des PME. Mais Stéphane Richard préférerait que l’État s’abstienne : « <em>Nous ne cherchons pas des partenaires financiers ! Notre priorité est de trouver un allié qui assure le développement de Dailymotion hors d’Europe</em> ». Ce à quoi M. Montebourg a répondu en affirmant que ce partenariat pouvait « parfaitement être [mis]<em> en œuvre avec de nombreuses autres propositions que France Télécom a reçues »</em>. Les nombreuses propositions de Monsieur Montebourg, ça ne vous rappelle rien ? Florange, Aulnay, Petroplus… En tous cas, Yahoo! a annoncé qu’il partait faire ses emplettes ailleurs et le PDG de FT a annoncé qu’il repartait à la chasse au partenaire. Bonne chasse Monsieur Richard, et soyez assuré de toute l’aide et de tout le soutien du gouvernement français…</p>
<p><strong>Fleur Pellerin serait elle l’exception gouvernementale ?</strong></p>
<p>Enfin, non, mon ironie n’est pas justifiée pour la totalité du gouvernement. Cette affaire aura attiré l’attention sur une personne censée, intelligente et compétente de ce gouvernement. Madame Fleur Pellerin :</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/oJBafPzRYYY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Un oasis de bon sens et d’intelligence dans ce triste monde gouvernemental…</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Entrepreneur cupide : réponse d’un entrepreneur à Jean-Luc Mélenchon</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123725-entrepreneur-cupide-reponse-dun-entrepreneur-a-jean-luc-melenchon</link>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 06:10:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Besson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[cupidité]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux accents tribuns de Jean-Luc Mélenchon répond une utilisation fallacieuse des mots, de la notion d’entrepreneuriat et surtout une méconnaissance de la vie de l’entrepreneur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Aux accents tribuns de Jean-Luc Mélenchon répond une utilisation fallacieuse des mots, de la notion d’entrepreneuriat et surtout une méconnaissance de la vie de l’entrepreneur.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Baptiste Besson.</strong><br />
<span id="more-123725"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMTIvODY2MzYtbWVsZW5jaG9uLWxlLW1hc29jaGlzbWUtZWxlY3RvcmFsLWRlLWwtZXRlcm5lbC1wZXJkYW50LWZhY2UtYS1sZS1wZW4tY29udHJlcG9pbnRzL21lbGVuY2hvbi1ib3VkZQ==" rel=\"attachment wp-att-86695\"><img class="aligncenter  wp-image-86695" title="Mélenchon boude" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/Mélenchon-boude.jpg?16fe88" alt="" width="408" height="230" /></a></p>
<p>Lundi 29 avril dernier, le Président de la République a cherché lors de son discours de clôture des Assises de l’Entrepreneuriat à refermer la cicatrice ouverte lors de l’adoption de nombreuses mesures fiscales qui sont venues alourdir la fiscalité des entreprises de plus de 20 milliards d’euros fin 2012. La révolte des Pigeons, première contestation de l’impôt en France par les réseaux sociaux, aura eu le grand mérite de souligner l’importance des entrepreneurs en France, et leur place centrale dans la créativité, le dynamisme et la création d’emplois.</p>
<p>Le Président de la République a en outre proposé l’instauration d’un «programme sur l'entrepreneuriat de la sixième à la terminale», qui se définirait sous forme de stages ou d'intervention d'acteurs économiques dans les établissements scolaires.</p>
<p>On peut ici souligner l’extraordinaire travail de fonds mené depuis de nombreuses années par l’association «<strong>100.000 entrepreneurs» </strong>sous l’impulsion de Philippe Hayat, en faveur de la valorisation de la notion d’entreprendre auprès des jeunes collégiens, lycéens et étudiants. Son action a permis de faire murir l’idée selon laquelle l’entrepreneuriat et la prise de risque relèvent avant tout d’une réelle culture.</p>
<p><strong></strong>À la proposition du Chef de l’État, le Président du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon a répondu que les élèves n’avaient pas à « se faire enseigner la cupidité », cupidité qui serait donc selon lui le moteur de l’entrepreneur. Aux accents tribuns de Jean-Luc Mélenchon répond en fait une utilisation fallacieuse des mots, de la notion d’entrepreneuriat et surtout une méconnaissance de la vie de l’entrepreneur.</p>
<p>En effet, qu’est-ce que l’entrepreneuriat ? Au risque de vous surprendre, le mot «Entreprendre» n’est pas d’origine anglo-saxonne. C’est bien <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUmljaGFyZF9DYW50aWxsb24=">Richard Cantillon</a> (1680–1734), un français d’origine irlandaise qui pour la première fois a défini ce qu’est un entrepreneur. C’est celui qui, pour reprendre une analogie du monde agricole, sait combien il va dépenser pour planter, entretenir ses terres et ses cultures, sans être sûr du revenu qu’il en retirera. Dès lors, on comprend bien qu’un entrepreneur est bien celui qui prend des risques financiers, matériels et personnels afin d’accomplir un projet suivant son intuition, sans être sûr de pouvoir en retirer un revenu suffisant pour égaliser ses investissements et les dépenses engagées. Tout est donc question de pari, de confiance dans l’avenir et de prise de risque.</p>
<p>Joseph Schumpeter, économiste autrichien, disait de l’entrepreneur qu’il était « un Homme dont les horizons économiques sont vastes et dont l’énergie est suffisante pour bousculer la propension à la routine et réaliser des innovations ». S’il précisait aussi qu’«entreprendre consiste à changer un ordre existant», rien de cela donc ne ramène l’entrepreneur à la seule quête de la cupidité.</p>
<p><strong>Dès lors où est la cupidité, ce «désir excessif du gain et de l’argent» que Jean-Luc Mélenchon assimile au fait d’entreprendre ?</strong></p>
<p>Si les 500 000 créateurs d’entreprises par an en France n’entreprenaient que par cupidité, soyez donc assurés que nombre d’entre eux ne se lanceraient pas dans la création d’entreprise. Pour preuve, un salarié qui quitte son emploi, sa sécurité et son salaire, voit ses revenus mensuels fortement diminuer quand il parvient enfin à se rémunérer sur son entreprise. Sans parler de l’angoisse, de l’incertitude profonde quant à la réussite du projet et des implications personnelles qu’entreprendre supposent (vie familiale, cautions bancaires, temps de travail…). Sans compter enfin ces millions d’entrepreneurs qui se battent chaque jour pour conserver leur entreprise et sauver les emplois de leurs salariés – qui sont souvent bien plus que des collaborateurs.</p>
<p>Les entrepreneurs sont habités par la confiance en l’avenir, l'excitation de la prise de risque, l’envie de convaincre, l’envie de réussir personnellement et non financièrement parlant. Croyez-vous un  seul instant que ce qui a motivé les Jean-Jacques Granjeon (Vente-privée.com), les Xavier Niel (Free), les Marc Simoncini (Meetic) – et les millions d’entrepreneurs français –, soit uniquement le «désir excessif du gain et de l’argent» ?</p>
<p>La France est en pleine crise d’identité et a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes qui croient en l’avenir, qui prennent les risques pour créer les emplois d’aujourd’hui et de demain, pour améliorer le quotidien de tous et répondre aux besoins sans cesse nouveaux des acteurs économiques.</p>
<p>M. Mélenchon, enseigner la culture d’entreprendre, ce n’est pas enseigner la cupidité, c’est bien inciter chaque jeune à entreprendre tout simplement sa propre vie, à mener ses projets, à réaliser ses rêves et à les partager avec le plus grand nombre.</p>
<p>Décidément, c’est peut-être bien vous qui devriez retourner sur les bancs d’école... Ou enfin peut-être prendre des risques en créant une entreprise, des emplois, en payant chaque mois et chaque trimestre des impôts et des charges sociales, et cela va de soi, sans faire appel à l’argent public ou devrions-nous dire l’argent des contribuables.</p>
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		<title>Dailymotion - Yahoo! : une décision politique absurde</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/04/123444-dailymotion-yahoo-une-decision-politique-absurde</link>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 05:55:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vladimir Vodarevski</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Dailymotion]]></category>
		<category><![CDATA[Yahoo!]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec le blocage de la fusion Yahoo! - Dailymotion, le gouvernement français vient d'empêcher la création d'un géant français du numérique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec le blocage de la fusion Yahoo! - Dailymotion, le gouvernement français vient d'empêcher la création d'un géant français du numérique.</strong></p>
<p><strong>Par Vladimir Vodarevski.</strong><span id="more-123444"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1LzQ3MzJfZGFpbHltb3Rpb24uanBn"><img class="aligncenter size-medium wp-image-123445" title="Logo de Dailymotion (tous droits réservés)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/4732_dailymotion-300x130.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="130" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjkvMTIzMDI1LWFybmF1ZC1tb250ZWJvdXJnLWV0LXBpZXJyZS1tb3Njb3ZpY2ktYXVyYWllbnQtZmFpdC1lY2hvdWVyLWxhLXZlbnRlLWRlLWRhaWx5bW90aW8=" target=\"_blank\">Avec le blocage de la fusion Yahoo! - Dailymotion</a>, le gouvernement français vient d'empêcher la création d'un géant français du numérique. Un géant mondial des contenus, qui aurait été basé en France. La situation semble absurde. Et pourtant c'est le cas. Et la décision est largement partagée par le personnel politique, comme Henri Guaino par exemple. Cette société qui aurait pu devenir un géant, c'est Dailymotion, bien sûr, dans lequel Yahoo voulait prendre une participation majoritaire. Cet épisode de la vie économique illustre l'aberration d'un nationalisme mal placé.</p>
<p>Dailymotion a pour concurrent Youtube, propriété du géant Google. Google permet une présence mondiale, et des économies d'échelle en termes d'infrastructures. Yahoo est une société qui doit rattraper le retard qu'elle a pris sur Google. En particulier dans la vidéo, secteur valorisé par la publicité sur le web. Yahoo a les moyens de se développer dans ce secteur. C'est une société solide, qui a par ailleurs dégagé des moyens en vendant des participations dans des sociétés qu'elle avait accumulées au fil du temps. Yahoo est un acteur mondial. Il a les moyens de développer Dailymotion.</p>
<p>Dailymotion aurait donc pu être le fer de lance du développement de Yahoo dans la vidéo, poussé par le géant américain, en particulier aux États-Unis. Dailymotion est une société française, dont l'intérêt pour Yahoo est la marque, mais surtout le savoir-faire. On ne délocalise pas comme ça le savoir-faire. C'est dangereux. La France serait donc restée la base de Dailymotion. La société se serait développée à l'étranger, bien sûr. Les États-Unis doivent devenir un centre important pour elle, qu'elle soit rachetée ou non, car c'est là le plus grand marché. Mais ce développement international aurait profité à la France. Qui sait, notre pays serait peut-être devenu une base de Yahoo, moyennant quelques changements dans sa fiscalité bien sûr.</p>
<p>On peut évidemment penser que Yahoo est dépassé, et que ce n'est pas le bon partenaire pour Dailymotion. Je peux me tromper en décrivant l'alliance avec Yahoo comme une opportunité de développement. Ce serait une critique justifiée à ce projet. Mais ce n'est pas cette critique qui a été développée. Le projet industriel n'a pas été évoqué. C'est simplement le rachat d'une entreprise française par des Américains qui a été présenté comme néfaste. Alors même qu'apparemment, Orange gardait une participation. Ce n'était pas une fusion. Ceci est vraiment absurde.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDQvMTIzNDQ0LWRhaWx5bW90aW9uLXlhaG9vLXVuZS1kZWNpc2lvbi1wb2xpdGlxdWUtYWJzdXJkZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNzgyLW1vbnRlYm91cmctZGFpbHltb3Rpb24=" rel=\"attachment wp-att-123523\"><img class="alignright  wp-image-123523" title="imgscan contrepoints 2013782 Montebourg dailymotion" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013782-Montebourg-dailymotion-854x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="359" /></a>Nos politiciens prétendent favoriser les projets industriels, le développement du pays. Il y avait là un projet. Il y avait même là une chance pour la diffusion du contenu francophone. La nationalité d'une société, ce n'est pas celle de ses capitaux. Combien de grands groupes français sont-ils majoritairement détenus ou contrôlés par des capitaux français ? Qu'est-ce qui détermine la nationalité d'un investisseur d'ailleurs, quand c'est une société de fonds qui a des filiales partout dans le monde, comme Colony par exemple ?</p>
<p>D'autre part, les capitaux vont là où il y a des opportunités. Peugeot investit massivement des capitaux français en Chine, car c'est là que se joue sa survie. Le Royaume Uni n'a plus de constructeurs automobiles et pourtant sa production se développe, grâce à des capitaux étrangers. Yahoo voulait investir en France, sur un marché en développement. Imagine-t-on l'effet d'entraînement que cela aurait pu avoir ?</p>
<p>Nos politiciens connaissent-ils si mal l'économie ? En fait, comme l'explique <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvJUMzJTg5Y29sZV9kdV9DaG9peF9QdWJsaWM=" target=\"_blank\">l’École du Choix Public</a>, ils n'agissent pas dans l'intérêt collectif, mais dans leur propre intérêt. Il est facile de se donner l'image de défenseur d'une entreprise française face aux méchants américains qui veulent piller notre pays. À court terme, électoralement, ça rapporte. Après, on trouvera autre chose. Et ainsi de suite. Alors même que par ailleurs la politique économique et fiscale handicape les start-up française.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Vjb25vbWllLWFuYWx5c2VzLWFjdHVhbGl0ZXMtb3BpbmlvbnMub3Zlci1ibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLWRhaWx5bW90aW9uLTExNzUzODQ4NS5odG1sP3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123444" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Plus-values : l’hirondelle annonce-t-elle le printemps ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/03/123344-plus-values-lhirondelle-annonce-t-elle-le-printemps</link>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 06:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emploi2017</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[assises de l'entrepreneuriat]]></category>
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		<description><![CDATA[Les mesures annoncées par Hollande lors des Assises de l'entrepreneuriat ont été salués par les entrepreneurs. Mais suffiront-elles à stopper la montée du chômage ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les mesures annoncées par Hollande lors des Assises de l'entrepreneuriat ont été saluées par les entrepreneurs. Mais suffiront-elles à stopper la montée du chômage ?</strong></p>
<p><strong>Par Bernard Zimmern.</strong><span id="more-123344"></span><br />
<em>Un article d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmc=">Emploi 2017</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzM0Ng==" rel=\"attachment wp-att-123346\"><img class="alignleft size-full wp-image-123346" title="hirondelle" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/hirondelle.jpg?16fe88" alt="" width="200" height="200" /></a>La réception à l’Élysée le 29 avril d’une centaine de chefs d’entreprises ou personnalités marquantes et les mesures qu’a annoncées François Hollande à l’occasion de cet événement ont été à juste titre saluées comme une évolution majeure. Mais suffiront-elles à relancer l’emploi en France et stopper la montée du chômage ? Il ne s’agit pas d’être systématiquement négatif mais de mesurer, de façon aussi équilibrée et factuelle que possible, les chances que cette évolution nous ramène la croissance.</p>
<p>À côté d’une série de mesures complémentaires qui font l’ordinaire de ces réformes depuis des décennies (rappelons-nous les 40 mesures du plan innovation Ortoli de 1971 ou les 60 mesures du plan Raffarin entreprises-emploi de 2002), la mesure phare proposée par le Président supprime toute différence pour les plus-values entre le créateur d’entreprise et ceux qui le financent : le régime fiscal à la sortie sera le même.</p>
<p>Il est certain qu’une des grandes faiblesses de l’économie française, que nous dénonçons depuis des années, est notre bas taux de création d’entreprises et d’emplois. Les quelque <strong>500.000 emplois créés annuellement que déclare l’INSEE ne sont plus que 100.000</strong> lorsqu’on mesure avec les standards utilisés par les Américains et, prochainement, par toute l’Europe : ne compter comme emplois créés que ceux créés dans des entreprises naissant avec au moins un salarié. Cela ferait apparaître <strong>le trou béant avec les Allemands ou les Britanniques</strong> qui créent chaque année 250.000 à 300.000 emplois suivant ce standard, pas 100.000.</p>
<p>La mesure plus-values va redonner de la vigueur aux fonds de capital-risque, les plus touchés par le régime des plus-values institué à l’automne 2012 ; mais va-t-elle remédier à la très grande faiblesse des créations d’entreprises ? Cette faiblesse se situe moins dans la <strong>phase de développement</strong> de l’entreprise, couverte par le capital-risque, que dans la <strong>faiblesse des créations</strong> imputable au manque de capitaux de démarrage, entre 100.000 et 1 million d’euros. On sait que le capital-risque s’y aventure peu (400 entreprises financées au démarrage par le venture-capital aux USA contre 25.000 par les <em>Business Angels</em>) car ce n’est pas rentable ; l’échec financier des FCPI l’a largement confirmé.</p>
<p>La grande faiblesse de la création d’entreprises se situe dans l’absence de <strong>mesures fiscales qui fassent se multiplier les <em>Business Angels</em> indépendants</strong>, des investisseurs individuels, ceux qui seuls ou à deux ou trois sont capables d’apporter 500.000 ou 1 million d’euros à l’entrepreneur qui a un bon projet. Des dispositifs fiscaux sont en effet indispensables pour diminuer le risque couru par les <em>Business Angels</em>, dans la phase la plus risquée de la vie d’une entreprise où tout est à découvrir, et multiplier leur nombre.</p>
<p>On a accusé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvY29tbWVudC1iZXJjeS1hLXRvcnBpbGxlLWxhLWNyZWF0aW9uLWQtZW50cmVwcmlzZXMtZGUtY3JvaXNzYW5jZS5odG1s">nos dispositifs fiscaux, Avantage Madelin et ISF-PME, d’être inefficaces</a>, et ils le sont.</p>
<p>Pour un coût fiscal triple du dispositif fiscal anglais équivalent (EIS), une bonne centaine de milliers de contribuables saupoudrent, chacun, quelques milliers d’euros en capital social ; la plupart ne s’intéressent pas à l’entreprise, seulement à la défiscalisation. Alors que les Britanniques concentrent leur EIS sur 11.000 contribuables dont chacun investit en moyenne 100.000 euros par projet ; ils focalisent ces fonds sur 2.000 start-up qui recueillent en moyenne 600.000 euros en deux ans.<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvbWV0dHJlLWxhLWdhemVsbGUtYXUtbWVudS1kZS1iZXJjeS0xMTAuaHRtbA=="> Les Britanniques ont ainsi créé deux fois plus de gazelles</a> qui, en 2008 par exemple, avaient créé 214.000 emplois de plus que les gazelles françaises de mêmes générations (306.000 contre 92.000). Le coût fiscal anglais en 2008 était d’environ 150 millions de livres, le coût français de 750 millions d’euros.</p>
<p>Mais, au-delà de la nullité des incitations fiscales françaises à la création d’entreprises de croissance, se profile <strong>un autre problème autrement plus pressant.</strong></p>
<p>Le gouvernement Hollande, comme tout autre gouvernement, doit <strong>remettre en route la machine à créer des emplois qui est en panne depuis plus de 20 ans</strong> ; cette panne fait que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pcmRlbWUub3JnL1VuLWxvdXJkLWRlZmljaXQtZC1lbXBsb2lzLmh0bWw=" rel=\"external\" target=\"_blank\">l’emploi marchand pour 1.000 habitants est 20 à 30% en dessous de celui de Allemagne ou du Royaume-Uni</a>, d’où une charge insupportable pour ceux qui restent, des prix de revient forcément non compétitifs. Mais une remise en route mettra de 5 à 10 ans à produire ses pleins effets.</p>
<p>En attendant, il faut que les entreprises qui existent embauchent. Or <strong>plus de la moitié du patrimoine industriel français est détenu par le « 1% », le centile le plus riche</strong>.<br />
Contrairement aux légendes lancées par tous ceux qui vivent de l’État, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvcXVpLXNvbnQtbGVzLXRyZXMtcmljaGVzLWFtZXJpY2FpbnMuaHRtbA==">le 1% tant décrié par les égalitaristes de tout poil</a> (confortablement protégés du chômage par leurs emplois publics), ne sont pas des dirigeants du CAC 40, des traders à Porsche ou des vampires de la finance mais des petits industriels locaux, des gros artisans, des gros commerçants. Ils ont fait leur fortune en travaillant dur et en économisant, pas en vivant de leur rente ou du sang du travailleur. Ils sont généralement à la tête d’une seule entreprise, souvent même pas incorporée ; et les banques ne prêtent pas à ce type d’entreprise, seulement au dirigeant sur les gages matériels qu’il peut leur offrir. Si le pays est dirigé par des politiques qui veulent leur faire la peau fiscalement, si le risque d’investir devient trop grand et sans espoir de gains importants, si leur entreprise, symbole du travail de toute une vie, peut être mise en danger en prenant de nouveaux risques, ils investiront au minimum. C’est ce qui fait que malgré les vannes du crédit public ouvertes à plein aux USA, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvcGFzLWRlLXNvcnRpZS1kZS1jcmlzZS1zYW5zLWxlLTEuaHRtbA==">les banques américaines ne savent pas quoi faire de cet argent</a> le montant des prêts accordés se réduit.</p>
<p>C’est toute une vision de la richesse, du risque, des inégalités, que le gouvernement de François Hollande doit revoir et faire revoir aux médias et à l’opinion ; sinon, les égalitaristes auront gagné et la montée du chômage ne fera qu’accroître les inégalités et les fractures au sein de notre pays.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbXBsb2ktMjAxNy5vcmcvcGx1cy12YWx1ZXMtbC1oaXJvbmRlbGxlLWFubm9uY2UtdC1lbGxlLWxlLXByaW50ZW1wcy0xMzMuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123344" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>La confiture d’orange et le grand marché</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 05:22:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[artisanat]]></category>
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		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[marché]]></category>
		<category><![CDATA[rentabilité]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus le marché grandit, plus le niveau de marge nécessaire pour être économiquement viable baisse. Illustration.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus le marché grandit, plus le niveau de marge nécessaire pour être économiquement viable baisse. Illustration.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><br />
<span id="more-123356"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzM1OA==" rel=\"attachment wp-att-123358\"><img class="aligncenter size-full wp-image-123358" title="confiture d'orange" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/confiture-dorange.jpg?16fe88" alt="" width="450" height="250" /></a></p>
<p>Un ami (qui se reconnaitra) s’est lancé dans une petite aventure entrepreneuriale : il va produire et essayer de vendre de la confiture artisanale. Il a quelques recettes – dont une, en particulier, à base d’oranges – qui, de l’avis de tous, sont excellentes ; il a le savoir-faire et, <em>last but not least</em>, il a envie de se lancer.</p>
<p>Selon ses calculs [<sup class='footnote'><a href='#fn-123356-1' id='fnref-123356-1' onclick='return fdfootnote_show(123356)'>1</a></sup>], il devra faire face à 1 000 euros de coûts fixes par an auxquels se rajouteront 3 euros de coûts variables par pot produit et expédié chez ses clients. De ces estimations, il déduit assez facilement que pour gagner 24 000 euros par an avant impôts et autres prélèvements obligatoires, il devra vendre 5 000 pots à 8 euros.</p>
<p>Naturellement, il obtiendrait le même résultat en vendant 2 000 pots à 15,5 euros seulement voilà, même si son produit est un produit haut-de-gamme qu’il destine à une clientèle plutôt aisée, le fait est que vous ne pouvez pas espérer vendre un pot de confiture d’orange à n’importe quel prix. En gros, vous pouvez estimer que 10 euros pour un pot de 500 grammes, c’est un maximum : au-delà, il est assez probable que vous ne vendrez rien.</p>
<p>D’où son objectif de vente : 5 000 pots de 500 gramme par an à 8 euros l’unité.</p>
<p>Ça n’a l’air de rien 5 000 pots mais il faut les vendre. C’est-à-dire qu’il va lui falloir trouver des clients qui, non seulement aiment la confiture d’orange mais sont aussi prêts à mettre 8 euros dans un pot de 500 grammes. Typiquement, si l’on retient par hypothèse une demande solvable de l’ordre d’un pot par an pour 10 000 habitants, il lui faut un marché de 36 millions d’individus pour espérer gagner sa vie.</p>
<p>Sauf que cette petite entreprise, c’est en Israël qu’il essaie de la créer et en Israël, vous ne pouvez pas compter sur plus de 8 millions d’habitants. En d’autres termes, sur un marché aussi restreint, cette entreprise ne peut pas exister. Si mon ami veut vivre de son travail, il n’a qu’une seule solution : exporter ou, si vous préférez, avoir accès à un marché beaucoup plus grand qu’Israël.</p>
<p>Ce que cette petite histoire souligne au-delà de ce cas particulier, c’est que plus un marché est grand, plus il peut accueillir d’activités économiquement viables. Vous pouvez schématiser cette idée en considérant que la capacité d’une entreprise à générer des bénéfices – et donc à exister – dépend du produit de son chiffre d’affaires et de son taux de marge nette [<sup class='footnote'><a href='#fn-123356-2' id='fnref-123356-2' onclick='return fdfootnote_show(123356)'>2</a></sup>] : dans un petit marché, où le chiffre d’affaires est contraint, seules les activités à forte marge peuvent survivre mais plus le marché grandit, plus le niveau de marge nécessaire pour être économiquement viable baisse [<sup class='footnote'><a href='#fn-123356-3' id='fnref-123356-3' onclick='return fdfootnote_show(123356)'>3</a></sup>].</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNC9sYS1jb25maXR1cmUtZG9yYW5nZS1ldC1sZS1ncmFuZC1tYXJjaGUuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-123356'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-123356-1'>Les chiffres ne sont que pure invention de ma part. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123356-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123356-2'>Bénéfice net divisé par le chiffre d’affaires. Notez que c’est une tautologie : BN = CA x BN/CA. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123356-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123356-3'>Et plus les activités à forte marge sont contraintes par la concurrence… <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123356-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Les mains de France : Chartreuse de Valbonne</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/01/123174-les-mains-de-france-chartreuse-de-valbonne</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/01/123174-les-mains-de-france-chartreuse-de-valbonne#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 May 2013 05:10:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Noé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[ardèche]]></category>
		<category><![CDATA[les mains de France]]></category>
		<category><![CDATA[marketing]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[vins]]></category>

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		<description><![CDATA[La chartreuse de Valbonne se targue de 800 ans d’histoire. Elle en a fait un atout décisif en matière de marketing.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La chartreuse de Valbonne </strong><strong>se targue de 800 ans d’histoire. Elle en a fait un atout décisif en matière de marketing.</strong><strong></strong></p>
<p><strong>Par Jean-Baptiste Noé.</strong><br />
<span id="more-123174"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzE3Ng==" rel=\"attachment wp-att-123176\"><img class="alignleft  wp-image-123176" title="chartreuse-de-Valbonne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/chartreuse-de-Valbonne.jpg?16fe88" alt="" width="305" height="267" /></a>Les mains ont d’abord taillé les pierres. Puis les mêmes mains ont taillé les vignes. Ce faisant, ces mains ont taillé l’histoire. En Ardèche, dans ce qui est encore les contreforts du Massif Central, la chartreuse de Valbonne se dresse, et avec elle l’ensemble de son héritage. En face d’elle, c’est le Rhône, et encore en face, les Alpilles. Pont Saint-Esprit assure le passage entre ces deux mondes, entre la Provence et l’Ardèche. C’est le sud, ce sont les Côtes du Rhône, avec autant de variétés que le Rhône peut en présenter, lui qui coule des Alpes jusqu’à la Méditerranée. La chartreuse a un air bourguignon, avec son toit de tuiles peintes, façon ville de Beaune et hospices bourguignons. L’histoire raconte que ce sont des moines bourguignons qui ont aidé leurs confrères à construire la toiture en leur faisant un don, à condition qu’ils en confient la construction à des intervenants de Bourgogne. La philanthropie ne se dépareille jamais des affaires.</p>
<p>La chartreuse a été fondée en 1203. La date est facile à retenir, elle figure sur les étiquettes des cuvées. C’est plus de huit cents ans d’histoire que nous pouvons boire. 800 ans, plus que beaucoup de pays dans le monde. Si le goût du vin peut être moderne et adapté aux goûts des consommateurs actuels, la façon de faire, les rites traditionnels s’ancrent dans une très longue histoire. Voilà de quoi mettre en accord les liens entre culture et commerce. Un ami, producteur de vins à Bandol, essaye de percer le marché chinois. Il a compris que pour cela il lui fallait faire l’historique de son appellation, et remonter le plus loin possible, car la transparence historique est un gage de ventes. Les Chinois, visiblement, sont attirés par ce qui est ancien, ce qui peut présenter des origines lointaines. Pour une civilisation plurimillénaire, cela peut se comprendre. Voilà un point sur lequel les Américains ne pourront pas nous concurrencer. Notre patrimoine culturel et historique est un des meilleurs atouts de notre développement économique. On aurait tort de s’en passer ou de l’ignorer. On aurait tort aussi de vouloir copier les autres, non pour s’en inspirer, mais pour faire des produits similaires. La similitude joue forcément en notre défaveur quand les autres savent faire mieux que nous. Vendre notre histoire, ce n’est pas brader nos châteaux ou nos abbayes pour les vendre à la découpe et remonter les pièces détachées au Japon. Ce n’est pas disperser un patrimoine qui part aux quatre vents, et qui disparaît de France. Vendre notre histoire, ce n’est pas non plus nous plonger dans le formol en essayant de conserver telles quelles, sans apporter aucune modification, nos traditions et nos cultures. Comme si nous devions vivre selon la mode XVIIe ou XVIII e siècle. Vendre notre histoire, c’est s’appuyer sur notre culture, sur l’attrait que celle-ci véhicule à travers le monde, pour en faire l’élément performatif de nos produits et de notre économie. Pour la chartreuse de Valbonne, la présence des moines, jusqu’à la Révolution, est un atout décisif en matière de marketing. Comme cela l’est aussi pour le Clos Vougeot.</p>
<p>Nous assistons peut-être à ce que l’on pourrait appeler une relocalisation culturelle et historique. Après avoir voulu bâtir un style international, qui est particulièrement visible dans l’architecture, les entreprises et le monde économique en général semblent comprendre que le business ne se développe pas forcément en hors-sol. L’activité économique est faite par des hommes. Et l’homme est un être de culture. Le patrimoine historique peut devenir un véritable atout, pas simplement folklorique ou touristique, mais comme preuve de la réussite et du développement de l’entreprise. Il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir se targuer de 800 ans d’histoire, comme la chartreuse de Valbonne, ou même de trois siècles, comme Wendel. Cette relocalisation culturelle est visible dans de nombreux secteurs économiques, comme PPR qui, le 18 juin prochain, s’appellera officiellement Kering. François Pinault a expliqué, lors de la présentation à la presse du changement de nom, qu’il voulait ancrer l’entreprise dans ses racines bretonnes, le fameux ker. Certes il y a le jeu de mots, en anglais, entre kering et care, mais il y a aussi la Bretagne, qui ainsi peut faire flotter sa culture à travers les rues huppées de la mode et du monde. L’appellation d’origine protégée devient une nouvelle valeur d’entreprise. L’affirmation de son identité n’est plus ni obsolète ni dérisoire, mais peut faire office de point fort. Comme dans un vin, comme ceux des Côtes du Rhône par exemple, on peut chercher la profondeur, le velouté du corps, la tenue en bouche, qu’indique sa densité culturelle et historique. C’est, appliquée à l’économie, le concept d’indigénisation défendu par Samuel Huntington. Cette réappropriation de sa culture, ce refus de se fondre dans une masse uniforme et équivalente, à travers le monde. Cela n’empêche pas de penser global, comme on doit dire dans le jargon ésotérique de l’entreprise, cela n’empêche pas d’avoir une vision mondiale, au contraire. Pour penser global, il faut penser différemment, c’est-à-dire être capable de se différencier des autres. La culture est le meilleur atout de la différenciation. Ce phénomène est-il passager ? Va-t-il être un des éléments moteurs des tendances économiques du futur ? L’histoire nous l’apprendra ; l’histoire qui en sera peut-être le moteur. Les mains, attachées à la tête, en sont toujours le principe.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qYm5vZS5mci9MZXMtbWFpbnMtZGUtRnJhbmNlLUNoYXJ0cmV1c2UtZGU=">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjgvMTAyMzEwLWxlcy1tYWlucy1kZS1mcmFuY2UtbGUtdmlnbm9ibGUtZGUtZ2lnb25kYXM=">Les mains de France : Le vignoble de Gigondas</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDIvMTA2NTI5LWxlcy1tYWlucy1kZS1mcmFuY2UtbGUtY2hhdGVhdS1kYXJsYXk=">Les mains de France : Le Château d’Arlay</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTMvMTExMTYyLWxlcy1tYWlucy1kZS1mcmFuY2UtbGUtY2hhdGVhdS1teXJhdA==">Les mains de France : Le Château Myrat</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDkvMTE3NjQ1LWxlcy1tYWlucy1kZS1mcmFuY2UtbGEtbWFpc29uLWJvdWNoYXJk">Les mains de France : La maison Bouchard</a></li>
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</ul>
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		<title>Le nouveau capitalisme français</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/30/123060-le-nouveau-capitalisme-francais</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 05:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Garello</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[CAC40]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme de connivence]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme financier]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>

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		<description><![CDATA[À ramener le capitalisme à quelques multinationales, à présenter la Bourse comme le temple du capitalisme, on en vient à masquer ce qui est le fond du capitalisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À ramener le capitalisme à quelques multinationales, à présenter la Bourse comme le temple du capitalisme, on en vient à masquer ce qui est le fond du capitalisme.</strong></p>
<p><strong>Par Jacques Garello.</strong><span id="more-123060"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzA2Mw==" rel=\"attachment wp-att-123063\"><img class="alignleft size-full wp-image-123063" title="042613_goliath" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/042613_goliath.jpg?16fe88" alt="" width="266" height="391" /></a>J’ai été impressionné par ce titre du quotidien <em>Les Échos</em> (mardi 23) et je me suis précipité sur ce dossier spécial de 16 pages. J’étais curieux de savoir en quoi la France s’était donné un nouveau « modèle » (que sans doute d’autres pays s’empresseraient de nous envier et de copier). Malgré mon tempérament plutôt optimiste, je suis en effet porté à déplorer les tares de notre économie dirigée, fiscalisée, syndicalisée et endettée. Par contraste, ce fameux capitalisme français ne serait-il pas porteur d’espoir par son originalité ? Cela pourrait me permettre d’espérer pour les mois à venir.</p>
<p>En fait, j’ai compris très vite que<em> Les Échos</em> ne parlaient du capitalisme français que pour dire qu’il n’existait pas. Il s’agissait uniquement de présenter les résultats des entreprises françaises cotées à la Bourse de Paris, celles du CAC40, et de souligner qu’elles sont en bonne santé, dégagées de la pesanteur de l’État depuis les dénationalisations de Messieurs Chirac, Balladur et Jospin et, à quelques exceptions près, faisant leurs affaires hors de nos frontières. Suivaient les portraits de quelques-uns et quelques-unes des personnalités présidant lesdites entreprises, toutes personnes brillantes sortant de nos grandes écoles et si possible de l’École Nationale d’Administration et de l’Inspection des Finances. C’en est au point que l’éditorial de cet audit titrait : « Capitalisme sans capitalistes ».</p>
<p>Ce tableau de nos très grandes entreprises se révèle très fidèle à certains égards. Mais non seulement il ne donne qu’une vue très partielle du paysage entrepreneurial français, mais de plus il laisse planer une ambiguïté sur le concept de capitalisme, et pourrait même légitimer le scepticisme voire la haine dans lesquels le capitalisme est tenu dans notre pays.</p>
<p>La fidélité est dans les nombreux chiffres proposés au lecteur. Les résultats de ces entreprises du CAC40 ont été plutôt satisfaisants de l’an 2000 à nos jours. Leur capitalisation boursière s’est accrue, passant en général de 25 à 40 milliards pour le top 15. Mais, visiblement, elles doivent leur succès à leur expatriation, puisque la plupart d’entre elles réalisent entre 50 et 90% de leur chiffre d’affaires à l’étranger. S’agissant de l’emploi, les chiffres sont encore plus saisissants : la plupart ont plus de 70% de leurs effectifs à l’étranger. Seule EDF fait exception, avec 25%. Voilà un rude coup pour le « made in France ». C’est ce que <em>Les Échos</em> appellent « l’internalisation à marche forcée ». Une autre donnée retient l’intérêt : l’État qui occupait une place dominante dans ces entreprises s’en est progressivement désengagé, en effaçant les nationalisations massives de 1981 et en abandonnant la planification. Ces évolutions constitueraient une révolution, dont personne n’aurait à ce jour mesuré la portée.</p>
<p>Pour autant, ce tableau du capitalisme français me semble très incomplet. D’une part, si l’État a perdu en capitalisation dans ces entreprises, il y a maintenu sa présence : il siège dans de nombreux conseils d’administration du CAC40, il fixe les normes sociales et fiscales des établissements qui sont restés sur le territoire français, et les grands « patrons » ont le plus souvent mené une carrière dans la haute administration et les cabinets ministériels. D’autre part, les entreprises du CAC40 ne constituent pas le plus important ni le plus représentatif du tissu économique français. L’essentiel de notre production marchande de biens et services est assumé par les entreprises moyennes, petites, et très petites (PME et TPE comme on dit). Celles-ci subissent de plein fouet les attaques de l’État, elles traînent les boulets de la fiscalité, des charges sociales, du droit du travail, des syndicats et de la finance publique. Mais elles n’ont visiblement pas droit à la parole, les instances patronales ne les ont pas défendues avec l’énergie que l’on pouvait attendre, et la classe politique et les médias n’ont cessé de les harceler et de les discréditer.</p>
<p>À ramener le capitalisme à quelques multinationales, à présenter la Bourse comme le temple du capitalisme, on en vient à masquer ce qui est le fond du capitalisme : l’expression de la créativité et de la complémentarité humaines à travers la libre entreprise et le libre échange dans le cadre juridique du doit de propriété et du contrat. On finit par ne voir et ne parler que des « actionnaires », auxquels on prête la jouissance de profits scandaleux. Quant aux « patrons », ils seraient tous devenus des « managers », gestionnaires experts en opérations financières – et toujours trop grassement payés.</p>
<p>Les vrais entrepreneurs n’apparaissent jamais, qui investissent et s’investissent dans des projets qui servent la communauté en allant au devant des besoins des consommateurs. N’apparaissent pas davantage tous les hommes et toutes les femmes qui font tout leur possible pour travailler à des produits de qualité et sauvegarder leur emploi et leur entreprise, ou pour aider la création et le développement d’une affaire en engageant leur propre patrimoine. C’est ce capitalisme qui relève aujourd’hui le défi de la mondialisation, qui n’appelle pas le gigantisme comme on le croit, mais au contraire la souplesse, la diversité et l’innovation qui sont le propre de millions d’entrepreneurs dans le monde, à commencer par ceux des pays émergents. C’est ce capitalisme qui offre un cadre humain harmonieux à tous ceux qui entreprennent, travaillent et épargnent. C’est ce capitalisme qui est animé et légitimé par une éthique de la liberté et de la dignité. Est-il français ? Non, il est universel.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbXBvbmVudC9jb250ZW50L2FydGljbGUvMzktZWRpdG9yaWFsLzMwMTYtbGUtbm91dmVhdS1jYXBpdGFsaXNtZS1mcmFuY2Fpcy5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pour une psychothérapie économique collective</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/26/122699-pour-une-psycho-therapie-economique-collective</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/26/122699-pour-une-psycho-therapie-economique-collective#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 05:26:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Besson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[confiance]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[épargne]]></category>
		<category><![CDATA[moral des ménages]]></category>

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		<description><![CDATA[La France est en proie à une double dépression, économique et psychologique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France est en proie à une double dépression, économique et psychologique.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Baptiste Besson.</strong><br />
<span id="more-122699"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMjAvOTEwMDAtdmVycy11bmUtZGVwcmVzc2lvbi1lbi1mcmFuY2UvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHM0NjgtZGVwcmVzc2lvbg==" rel=\"attachment wp-att-91051\"><img class="alignleft  wp-image-91051" title="imgscan contrepoints468 dépression" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/imgscan-contrepoints468-dépression-741x1024.jpg?16fe88" alt="" width="270" height="373" /></a>L’économie française est entrée dans une phase dépressive profonde. Nous pouvons utiliser le terme dépressif au sens économique du terme, c’est-à-dire une diminution durable de la production et de la consommation. Mais la France est aussi en dépression au sens psychologique du terme. L’alerte avait déjà été tirée par le Médiateur de la République de l’époque, Jean-Paul Delevoye en 2010. Cette «dépression» est celle d’un pays en pleine mutation, celle d’un pays qui passe de l’ère industrielle et des services à celle de l’économie de la connaissance. C’est celle d’un pays en pleine crise d’adolescence, pour reprendre le nom du dernier ouvrage de Mathieu Laine et Patrick Huerre, <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0yNzA5NjM4MDQ1P3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ==">La France Adolescente</a></em>.</p>
<p>Sur le plan économique, les problèmes fondamentaux français et plus globalement européens n’ont toujours pas été réglés : une construction européenne délaissée et inachevée (une union monétaire sans union budgétaire) ; une politique de croissance structurelle abandonnée depuis de trop longues années (innovation, formation, politique en faveur du capital, compétitivité) ; un surendettement collectif (public en France, privé en Espagne...) ; et enfin la véritable question du projet de société français et européen.</p>
<p>Car la véritable question que l’on doit se poser est bien celle de la confiance en l’avenir. Et c’est là que les dépressions économiques et psychologiques se rejoignent. Sans confiance dans l’avenir, comment se projeter dans une politique d’investissement ? Comment donner aux entrepreneurs l’envie de prendre les risques, eux qui créent les emplois de demain par le processus schumpétérien destructions-créatrices ? Comment instaurer la confiance aux consommateurs pour qu’ils acceptent de transformer leur épargne de long terme en consommation immédiate ? Comment faire croire aux futurs acteurs économiques que sont les jeunes Français que la France est leur avenir, quand on sait que 51% des 25-34 ans aimeraient vivre dans un autre pays selon une étude Viavoice pour W&amp;Cie publiée début avril ?</p>
<p>En opposition avec la politique économique menée, il suffirait de suivre simplement quelques principes fondamentaux : stabilité de l’environnement fiscal et juridique, fiscalité favorable au capital, simplification profonde du droit du travail, allégement sérieux des contraintes juridiques qui pèsent sur les entreprises, réduction massive des dépenses publiques par une redéfinition du<br />
périmètre de l’État sur ses missions essentielles, responsabilisation des individus et confiance en la société civile, suppression du principe de précaution pour redonner vie à la liberté d’entreprendre et d’innovation.</p>
<p>La politique économique actuelle va à l’encontre de ces principes économiques fondamentaux. Conséquence constatée sur le terrain depuis l’été dernier : une chute brutale de la confiance des entrepreneurs et chefs d’entreprise de toute taille, repli sur soi des consommateurs, forte hausse de l’épargne de précaution, baisse du pouvoir d’achat, dégradation de la valeur travail... Nous sommes dans une situation type de l’équivalence ricardienne, mise en lumière par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRGF2aWRfUmljYXJkbw==">David Ricardo</a> au XIXème siècle. La hausse de l’endettement public, les fortes hausses d’impôts sans aucune perspective de réformes structurelles qui permettraient d’envisager une baisse d’impôts future, incitent les agents économiques à épargner massivement et à « réduire la voilure ». Les Français que l’on dit hermétiques à l’économie nous donnent ici la preuve qu’ils comprennent bien mieux les mécanismes économiques que ne le pense la classe dirigeante. Faisons donc confiance aux individus, aux entrepreneurs et à l’énergie créative des Français.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=122699" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Petroplus, c’est le flop final...</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/23/122402-petroplus-cest-le-flop-final</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/23/122402-petroplus-cest-le-flop-final#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 05:40:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[licenciements]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Sapin]]></category>
		<category><![CDATA[Petroplus]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=122402</guid>
		<description><![CDATA[470 salariés qui avaient cru aux élucubrations ministérielles vont être licenciés. On appelle ça le « redressement productif » !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>470 salariés qui avaient cru aux élucubrations ministérielles vont être licenciés. On appelle ça le « redressement productif » !</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><span id="more-122402"></span></p>
<p><em><strong></strong></em><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjEvMTAxNDE2LWxlcy1wZXRyb3BsdXMtdmljdGltZS1kZXMtYXNzYXV0cy1oYWluZXV4LWRlLWxldGF0L3BldHJvcGx1cy0y" rel=\"attachment wp-att-101582\"><img class="alignleft  wp-image-101582" title="Raffinerie Petroplus" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/petroplus.jpg?16fe88" alt="Raffinerie Petroplus" width="305" height="203" /></a>Le tribunal de commerce de Rouen n’a retenu aucune offre de reprise</strong></p>
<p>Comme nous vous le narrions dans<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9wZXRyb3BsdXMtb3UtdW4tbm91dmVsLWV4ZW1wbGUtZGUtbGEtbWV0aG9kZS1tb250ZWJvdXJnLw==" target=\"_blank\"> un article le mois dernier</a>, depuis le dépôt de bilan, le 24 janvier 2012, de nombreux candidats se sont penchés sur le sort de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne près de Rouen en Seine-Maritime. Après bien des atermoiements, fausses bonnes nouvelles, pas en avant et retours en arrière, des dossiers farfelus et des dossiers politiquement incorrects, le Ministre du « redressement productif » s’en est mêlé et annonça aux salariés que les deux repreneurs restant en lice et jugés recevables par les administrateurs judiciaires représentaient des solutions « sérieuses et financées ». Résultat ? Comme dans un dossier précédent, comme dans tant d’autres dossiers précédents… Flop.</p>
<p>Le tribunal en a jugé autrement. Il a sonné le glas de la plus vieille raffinerie française (créée en 1929). D’après les administrateurs judiciaires, il a jugé<strong> « </strong><em>qu’aucune des offres examinées [...] ne présentait les capacités financières et techniques suffisantes pour assurer la reprise pérenne de Petroplus</em><strong> »</strong>. À croire que ni le ministre du « redressement productif » ni les membres de son cabinet ni ses 20 « commissaires » ne savent lire un dossier.</p>
<p>Bien évidemment, cette décision <strong>« </strong><em>entraîne donc la cessation définitive d’activité [...] et, malheureusement, le déclenchement dans les jours prochains de la procédure de licenciement collectif des salariés</em><strong> »</strong>.</p>
<p><strong>Cacophonie gouvernementale</strong></p>
<p>Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et son collègue du Travail Michel Sapin ont pris acte de la décision du tribunal qui <strong>« </strong><em>clôt la période de recherche de repreneurs<strong> »</strong></em>.  Au moins eux, ils ont compris que les carottes étaient cuites, ce qui ne semblait pas être le cas du premier ministre qui, lui, continuait à dire sur France Inter que le gouvernement chercherait un repreneur crédible « jusqu’au bout »… avant de se rendre compte de l’incongruité de ses propos et d’ajouter, penaud : « <em>Mais ce repreneur crédible, le tribunal de commerce malheureusement vient de le dire, il n’existe pas.</em> » Discours totalement incohérent uniquement fait de verbe et d’incantations.</p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjMvMTIyNDAyLXBldHJvcGx1cy1jZXN0LWxlLWZsb3AtZmluYWwvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzc0OS1wZXRyb3BsdXM=" rel=\"attachment wp-att-122453\"><img class="alignright  wp-image-122453" title="imgscan contrepoints 2013749 Petroplus" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/imgscan-contrepoints-2013749-Petroplus-879x1024.jpg?16fe88" alt="" width="270" height="314" /></a>Un lourd échec socialiste</strong></p>
<p>Cet échec est clairement celui de la politique gouvernementale. Non pas que le gouvernement soit responsable de la fermeture d’un site industriel polluant situé dans un secteur aujourd’hui devenu urbain, aux équipements un tantinet obsolètes et dont la rentabilisation semble communément problématique, non, mais l’idéologie marxiste de ce gouvernement qui veut faire croire que le politique peut tout, que le politique est prééminent sur l’économique, crée des espoirs chez les salariés qui espèrent, qui veulent croire que l’État tout puissant pourra les sauver de l’implacable logique imposée par l’effroyable démon du « marché ». Souvenez vous de François Hollande, en janvier 2012, alors candidat à la présidence de la république. Il venait rendre visite aux salariés de Petroplus et s’exclamait : « <em>Où est l’État, où est le gouvernement, où est le président de la République ?</em> » Ben oui, tiens, 15 mois plus tard la question peut lui être posée… Il avait alors appelé l’État à prendre ses responsabilités en se mettant en quête d’un repreneur. Toujours dans la même logique, c’est Montebourg qui négocie en personne avec des Libyens et assure les employés de la solidité de leur offre. Résultat, 470 déçus, 470 cocus du socialisme qui ont cru dans des discours démagogiques et qui se retrouvent aujourd’hui bec dans l’eau.</p>
<p><strong>Il y avait probablement d’autres pistes à explorer</strong></p>
<p>Mais, allez-vous me dire, qu’aurait-il fallu faire ? Comme toujours, « créer un contexte ». En l’occurrence, on ne peut pas taper sur les méchants carburants fossiles et pleurer quand on ferme des raffineries dont la vocation est le marché local. On ne peut pas espérer alimenter de nouveaux marchés quand on se trouve à perpète du terminal pétrolier avec des infrastructures oléoduc inexistantes, des structures ferroviaires qui fonctionnent au rythme syndical et des structures routières qui obligent à traverser des zones urbaines. Bien sûr qu’il y a un savoir-faire dans la région, bien sûr qu’un transfert d’activité plus en aval, sur la zone du Havre était envisageable, bien sûr que le site de Petroplus pouvait évoluer vers d’autres activités comme le GPL ou l’agro carburant que l’un comme l’autre, nous continuons d’importer alors qu’ils sont infiniment moins polluants… Mais pour cela, il faut cesser de croire que parce qu’on est ministre on a la science infuse et, avec humilité, discuter avec les investisseurs, les accompagner en aplanissant les obstacles et admettre que ce sont eux qui prennent les risques et que donc leurs avis sont primordiaux.</p>
<p><strong>Quelques centaines de millions pour dépolluer</strong></p>
<p>En tous cas, maintenant, en plus des personnels qu’il va falloir indemniser, le gouvernement va devoir également assumer le coût de la dépollution du site qui pourrait représenter plusieurs centaines de millions d’euros. Tant qu’on y est, le contribuable n’est plus à ça près…</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9wZXRyb3BsdXMtY2VzdC1sZS1mbG9wLWZpbmFsLw==">Sur le web</a>.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjEvMTAxNDE2LWxlcy1wZXRyb3BsdXMtdmljdGltZS1kZXMtYXNzYXV0cy1oYWluZXV4LWRlLWxldGF0">Les "Petroplus" victimes des assauts haineux de l'Etat</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTQvMTE4MTg2LXBldHJvcGx1cy1vdS11bi1ub3V2ZWwtZXhlbXBsZS1kZS1sYS1tZXRob2RlLW1vbnRlYm91cmc=">Petroplus, ou un nouvel exemple de la "méthode Montebourg"</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=122402" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Favoriser l&#039;entrepreneuriat, qu&#039;est-ce que ça signifie&#160;?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/23/122392-favoriser-lentrepreneuriat-quest-ce-que-ca-signifie</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/23/122392-favoriser-lentrepreneuriat-quest-ce-que-ca-signifie#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 05:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vladimir Vodarevski</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[dérèglementation]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[épargne]]></category>
		<category><![CDATA[initiative individuelle]]></category>
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		<category><![CDATA[investissements]]></category>

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		<description><![CDATA[L'entrepreneuriat, c'est le développement humain, c'est-à-dire le contraire du socialisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'entrepreneuriat, c'est le développement humain, c'est-à-dire le contraire du socialisme.</strong></p>
<p><strong>Par Vladimir Vodarevski.</strong><br />
<span id="more-122392"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMjYvNTc1ODEtZW50cmVwcmVuZXVyaWF0LWxhaXNzZXotZmFpcmUvZW50cmVwcmVuZXVyaWF0" rel=\"attachment wp-att-57583\"><img class="alignleft  wp-image-57583" title="entrepreneuriat" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/11/entrepreneuriat.jpg?16fe88" alt="" width="313" height="209" /></a>Après le mouvement des pigeons, et face à la grogne du monde de l'entreprise, le gouvernement a lancé les Assises de l'entrepreneuriat, dont sont sorties en avril <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2cubGVmaWdhcm8uZnIvbGVnYWxlcy8yMDEzLzA0L2xlcy00NC1wcm9wb3NpdGlvbnMtcG91ci1sZXMtYXNzaXNlcy1kZS1sZW50cmVwcmVuZXVyaWF0Lmh0bWw=" target=\"_blank\">44 propositions</a>. C'est là un inventaire à la Prévert, comme ce qui sort généralement de ces grandes opérations médiatiques, avec des thèmes comme « Mobiliser les talents », « valoriser l'entrepreneuriat responsable », etc. Refaisons ici l'exercice et réfléchissons à ce qui pourrait favoriser l'entrepreneuriat en France.</p>
<p>Tout d'abord, commençons par l'essentiel : favoriser l'entrepreneuriat nécessite de favoriser l'entreprise, tout simplement. Il n'y a pas, d'un côté, les entreprises existantes, et, de l'autre, les créateurs d'entreprises. Favoriser l'entrepreneuriat signifie donc de considérer que les entreprises sont importantes pour la société, et qu'elles doivent bénéficier d'un cadre favorable. En France, cela signifie diminuer la réglementation qui pèse sur elles, y compris dans le domaine du droit du travail. Exemple pourrait être pris sur l'Allemagne dans ce domaine, qui n'est pas une référence anti-sociale, au contraire. Cela signifie favoriser les bénéfices des entreprises, car une entreprise qui fait des bénéfices peut se développer.</p>
<p>Or, en France, les entreprises sont considérées comme un mal nécessaire, et comme une vache à lait pour financer le social. Une phrase des 44 propositions des assises de l'entrepreneuriat est typique de cet état d'esprit : «  <em>- créer les conditions sociales permettant la flexibilité et le partage de valeur ajoutée</em> ». Tout y est : « social » et « partage de la valeur ajoutée ». Alors que le problème des entreprises françaises est que leur marge est insuffisante.</p>
<p>Ensuite, favoriser l'entrepreneuriat, c'est laisser de la liberté aux entrepreneurs, ne pas chercher à les orienter vers un secteur particulier. En effet, il faut laisser libre court à la créativité, car nul se sait ce qui marchera finalement. Ou, si on veut vraiment favoriser un secteur, en choisir un qui a le vent en poupe, compte tenu des atouts du pays, comme le tourisme et tout ce qui peut graviter autour en France. Mais il s'agirait là plus d'une politique sectorielle que d'une politique en faveur de l'entrepreneuriat en général.</p>
<p>Or, les 44 propositions veulent favoriser « l'économie sociale » :</p>
<blockquote><p><em><strong>5/ Promouvoir et valoriser l'entrepreneuriat responsable</strong></em></p>
<p><em>- Développer et diversifier les sources de financement pour les entreprises sociales (création d'un fonds spécifique de financement de l'innovation sociale ; adaptation des outils de la BPI pour le financement d'entreprises sociales...)</em></p>
<p><em>- Lancer une mission associant une personnalité issue de l'entreprise et une personnalité du monde associatif afin de proposer des solutions visant à lever les obstacles au développement d'initiatives hybrides associant un projet d'entreprise et la réponse à un besoin social.</em></p>
<p><em>- Structurer une offre adaptée d'accompagnement à la création et au développement d'entreprises sociales.</em></p></blockquote>
<p>Nous sommes là à l'opposé de l'entrepreneuriat. Le principe de l'entrepreneuriat est de laisser libre court à l'imagination des citoyens. Le principe est de laisser les idées les plus folles s'exprimer, car on ne sait pas d'où peuvent venir les idées qui boosteront la croissance. Ce n'est pas d'instituer un carcan.</p>
<p>D'autre part, qu'est-ce que l'économie sociale ? Facebook, le réseau social par excellence, entre-t-il dans la définition ? Et Free, qui offre un abonnement mobile pour 2€ par mois ? Qui décide de ce qui est social ou non ? Cela ne devrait-il pas être le citoyen, en adhérant à un nouveau service ? En décidant de favoriser un concept aussi flou que l'économie sociale, c'est le fait du prince qui est favorisé, le prince décidant de ce qui est juste ou non, selon son idéologie. Nous sommes à des années lumières de l'entrepreneuriat, qui consiste à favoriser à la fois l'initiative individuelle, et de laisser le choix à la population, qui, en quelque sorte, vote en adhérant ou non à la nouvelle offre proposée.</p>
<p>Pour favoriser l'entrepreneuriat, il faut laisser un maximum d'argent aux citoyens. Et aux riches également. Le problème récurrent de l'entrepreneuriat est le financement. D'où vient le financement ? Il s'agit de l'épargne de la personne, ou des personnes, qui fondent une entreprise. Des relations peuvent les aider, ainsi que des <em>business angels</em>. Il s'agit donc d'un côté de l'épargne qu'ont pu accumuler les fondateurs, de l'autre de l'épargne d'autres personnes, qui sont prêtes à l'investir dans un projet très risqué. Le crédit n'intervient pas à ce stade. Sauf en cas de rachat d'entreprise, de commerce, s'il y a de quoi garantir le crédit, au niveau de l'entreprise elle-même. Ou sauf si les fondateurs ont suffisamment de biens pour garantir le crédit. Les banques sont prudentes, et heureusement, car elles détiennent notre argent, ne l'oublions pas.</p>
<p>Il faut donc que les fondateurs d'une entreprise aient pu épargner, et donc qu'ils n'aient pas été trop imposés. Il faut donc que d'autres personnes aient de l'argent en surplus qu'elles peuvent se permettre d'investir presque à perte, avec un espoir minime de retour. Aux USA, ces <em>business angels</em> peuvent être ceux qui ont fait fortune avec une start up.</p>
<p>La dépense publique doit ainsi être limitée pour laisser suffisamment d'argent à l'investissement. Il ne faut pas matraquer fiscalement les plus riches car ce sont eux qui ont les moyens d'investir dans des entreprises risquées, et non le détenteur d'un livret A, qui recherche avant tout la sécurité. Un organisme public ne peut pas non plus être aussi efficace que les multiples initiatives d'une multitude d'investisseurs. Rappelons qu'on ne sait pas ce qui marchera. Il vaut donc mieux favoriser la multiplication des initiatives, plutôt que de laisser l'initiative à un ou plusieurs organismes privés, qui raisonneront en fonction de leurs propres préjugés, et donc limiteront les domaines d'investissement et les idées.</p>
<p>Notons qu'il faut aussi favoriser fiscalement les revenus du capital, pour encourager le risque. Et ce sans conditions, comme la durée de détention d'action, car il faut laisser toutes possibilités de fusion, de rachat, aux jeunes entreprises. Nul ne peut prévoir ce qu'il va se passer au début de l'aventure entrepreneuriale. Notons également qu'une fiscalité qui favoriserait les bénéfices réinvestis n'est pas pertinente. Il faut au contraire que les bénéfices soient redistribués aux actionnaires pour multiplier les possibilités de financement de nouvelles entreprises.</p>
<p>Favoriser l'entrepreneuriat, c'est aussi, non seulement accepter, mais également féliciter la réussite. C'est considérer que les entrepreneurs qui réussissent ont rendu service à la société. Que, par conséquent, ils peuvent faire ce qu'ils veulent de leur argent, par exemple, le transmettre à leurs héritiers. Si nous avions travaillé dur pour créer quelque chose, que penserions-nous si plus de la moitié de nos gains passaient dans les mains de l’État ? Ne pas bénéficier du fruit de son travail, de la majorité du fruit de son travail, alors qu'on a créé des emplois, généré des revenus sociaux et fiscaux, à travers les cotisations sociales, l'impôt sur le revenu, sur les sociétés, et la TVA, est-ce que c'est juste ? Par conséquent, favoriser l'entrepreneuriat nécessite de considérer que celui qui réussit le mérite et rend service à la société, et a le droit de léguer sa fortune à ses héritiers, en étant imposé raisonnablement, c'est-à-dire, à tout le moins, largement moins que la moitié de ce qu'il a gagné (en considérant la TVA, et les cotisations sociales obligatoires).</p>
<p>Ajoutons que favoriser l'entrepreneuriat est contraire aux politiques keynésiennes de relance par la dépense. L'entrepreneuriat suppose de favoriser l'épargne qui peut ensuite être investi dans l'entrepreneuriat. C'est également le contraire d'une politique monétaire accommodante pour favoriser le crédit. Ce n'est pas le crédit qui favorise la création de nouvelles entreprises. Enfin, l'entrepreneuriat, c'est un état d'esprit, qui favorise la maîtrise de son destin. Entreprendre, c'est aussi choisir une formation, pour faire carrière dans un domaine, pour son plaisir, par calcul. L'entrepreneuriat signifie encourager chacun à prendre en main sa vie, à être responsable de ses choix, de ses actes. Ce n'est pas seulement créer une entreprise. Être une référence dans son domaine de compétence, parce qu'on l'a voulu, qu'on a tout fait pour, qu'on a mis en œuvre une stratégie pour, c'est de l'entrepreneuriat. Nous sommes là à des années lumières de l'idée d'avoir un diplôme, pour avoir un poste, qui nous mènera tranquillement vers la retraite, dans une entreprise destinée à pourvoir ou à financer tous nos besoins. L'entrepreneuriat, c'est le développement humain, le contraire du socialisme.</p>
<p>En conclusion, favoriser l'entrepreneuriat, ce n'est pas un inventaire de quelques mesurettes. C'est une politique, un choix de mettre l'humain en avant, de considérer que c'est chacun d'entre nous qui construisons l'économie, qui construisons le monde, et qu'il faut encourager ce mouvement pour le bien de la société dans son ensemble.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Vjb25vbWllLWFuYWx5c2VzLWFjdHVhbGl0ZXMtb3BpbmlvbnMub3Zlci1ibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLWZhdm9yaXNlci1sLWVudHJlcHJlbmV1cmlhdC1xdS1lc3QtY2UtcXVlLWEtc2lnbmlmaWUtMTE3Mjg5MjczLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=122392" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Le régime de l&#039;auto-entrepreneur en danger</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/18/121923-le-regime-de-lauto-entrepreneur-en-danger</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 04:52:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[auto-entrepreneurs]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement Ayrault]]></category>
		<category><![CDATA[niche fiscale]]></category>

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		<description><![CDATA[Le régime de l’auto-entreprise vacille sous les coups du gouvernement Ayrault et de son budget 2013.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le régime de l’auto-entreprise vacille sous les coups du gouvernement Ayrault et de son budget 2013.</strong></p>
<p><strong>Par Julien Tardy<span id="more-121923"></span> [*]</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMDMvOTkzMTktYXV0by1lbnRyZXByZW5ldXJzLW5lLW5vdXMtbGFpc3NvbnMtcGFzLWludGltaWRlci9hdXRvZW50cmVwcmVuZXVycw==" rel=\"attachment wp-att-99321\"><img class="alignleft  wp-image-99321" title="autoentrepreneurs" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/autoentrepreneurs.jpg?16fe88" alt="" width="229" height="172" /></a>Lors du salon des entrepreneurs en février dernier <strong>Fleur Pellerin</strong> a déclaré : « jeunes entrepreneurs, lancez-vous ! »</p>
<p>Vous êtes jeune, vous n’avez jamais tenté l’aventure entrepreneuriale, vous vous dites que l’entreprise est un univers risqué, complexe, soumis à de lourdes pressions fiscales et vous n’avez sans doute pas tort…</p>
<p>Néanmoins, vous savez qu’un régime existe justement pour faciliter l’accès à l’entreprise. Ce régime c’est celui de l’auto-entrepreneur. <strong>Créé en 2008, au cœur de la crise, grâce à une loi de modernisation de l’économie il était – par sa simplicité – destiné au succès</strong>. Aujourd’hui on compte quelques 900 000 auto-entrepreneurs en France (chiffre à comparer aux 3,4 millions d’entreprises qui existent en France dont 2,2 millions n’ont pas de salariés). À chaque vague de chômage, le régime accueille de nouveaux entrepreneurs qui choisissent ce statut pour continuer à exercer leurs compétences dans le cadre d’une activité professionnelle. En janvier 2013, alors que les chiffres du chômage atteignaient (presque) le record de 1997, on aurait compté +25% de création d’entreprises et +4,9% hors régime d’auto-entrepreneur… La démonstration est faite, l’auto-entreprise est un moyen de garder le cap et de rester actif. Bien entendu ce régime bénéficie de certains avantages fiscaux avec une imposition forfaitaire moindre et une simplification administrative. Mais qui peut croire qu’une fois la réussite au pas de la porte l’entrepreneur conserve ce statut qui n’offre pas la possibilité de développer son chiffre d’affaires, de cotiser correctement pour sa retraite ou tout simplement d’embaucher du personnel ? Une auto entreprise sur cinq parvient d’ailleurs à évoluer dans son statut après quelques années d’activité.</p>
<p>Certes, un auto-entrepreneur sur deux a du mal à générer du chiffre d’affaires mais cela fait partie des lois des affaires, on ne peut pas toujours réussir et c’est justement les échecs qui nous apprennent à avancer, recommencer, réussir ou retrouver un emploi salarié.</p>
<p><strong>Pourtant, le monde de l’entreprise est dans le collimateur du gouvernement qui y voit des rentrées fiscales potentielles, et pire, des niches fiscales</strong>. Oui, pour le gouvernement Ayrault, dans le budget 2013, le régime de l’auto-entreprise est une niche fiscale qui pourrait, si on la corrige, rapporter 130 millions d’euros.</p>
<p>Que reproche-t-on à ce régime ? Il est propre à dérégulariser, déstabiliser le marché ? En permettant à des jeunes ou des retraités de se lancer dans l’entreprise. Il concurrence l’artisanat à cause de la différence de charges et de TVA ? Mais ne fait-il pas non plus concurrence au travail non déclaré ? Les auto-entrepreneurs ne dégagent pas assez de revenus ? Quelle condescendance – toute française - pour celui qui n’a pas réussi ! Qui a dit que l’aventure entrepreneuriale devait être couronnée de succès dans 100% des cas ? Combien de bateaux de marchandises vénitiens ne sont pas revenus à bon port à l’aube du capitalisme marchand, combien d’entrepreneurs ont raté avant de repartir du bon pied ? Il est vrai qu’il n’y a pas de risque à administrer, sinon celui de se tromper !</p>
<p>Les réflexions sur budget 2013 préconisaient il y a quelques mois un « alignement » du régime de cotisation sociale sur celui des travailleurs indépendants.</p>
<p>La FEDAE, Fédération des auto-entrepreneurs avait réagi et lancé une pétition dès octobre 2013 contre ce projet en déclarant :</p>
<p><em>« </em><em>Pour le ministère de l'Emploi et du travail, ceci représenterait une économie de 130 millions d'euros, si l’on en croit le projet de loi de finances pour 2013 »</em> et Grégoire Leclercq et Cyrille Darrigade, respectivement président et Vice-Président de la FEDAE d’ajouter : <em>« Le régime sera tué car le mode de calcul des cotisations sociales sera forfaitaire et remet en cause le pilier fondateur du régime qui prévoyait une exonération de charges en l’absence de chiffres d’affaires. La réforme n’améliorera pas la protection sociale des bénéficiaires du régime dans la mesure où cette protection était déjà identique à celle des autres travailleurs indépendants. »</em></p>
<p>Aujourd’hui, puisqu’il faut bien faire quelque chose, à tout prix, l’idée avancée le 11 avril dernier par Sylvia Pinel, Ministre chargée de l’Artisanat serait de « limiter dans le temps ce régime en activité principale et renforcer l’accompagnement des auto-entrepreneurs ». Et pourtant, un audit élaboré par l’inspection générale des finances à la demande du gouvernement préconisait de « ne pas limiter dans la durée le bénéfice du régime »…</p>
<p>Le site internet Freelancer.com, qui représente la plus grande plate-forme d’<em>outsourcing</em> [<sup class='footnote'><a href='#fn-121923-1' id='fnref-121923-1' onclick='return fdfootnote_show(121923)'>1</a></sup>] de mise en relation professionnelle au monde avec plus de 7 millions d’utilisateurs dont 24 700 en France voudrait apporter sa contribution à la réflexion actuelle. L’aventure entrepreneuriale est un élément clé de la réussite de notre économie dans son ensemble et dans le développement professionnel individuel. Les codes du travail ont changé, la crise met à mal le modèle classique non pas de l’emploi à vie qui est déjà loin derrière nous, mais de l’emploi à durée indéterminée (CDI -10 % en 2012). Le fait de se lancer dans le marché et proposer ses services à titre individuel ou avec une petite entreprise est doublement pertinent. D’une part parce que la situation économique l’impose (chômage, manque de débouchés locaux etc.) et d’autre part, parce qu’aujourd’hui l’individu souhaite mieux contrôler sa vie et sa carrière. Bon nombre de nouveaux entrepreneurs jouent la carte du freelancing, du télétravail et de l’épanouissement professionnel dans l’auto-entreprise. C’est un fait, il serait dommage de leur couper l’herbe sous le pied.</p>
<p>Alors, de mon point de vue, à quoi sert ce régime allégé de l’auto-entreprise ? À essayer, tout simplement.</p>
<p>---<br />
[*] Julien Tardy est Directeur France de Freelancer.com.</p>
<p>Note :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-121923'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-121923-1'>externalisation. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121923-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<title>Les aides à la création d&#039;entreprise seront toujours inefficaces</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 06:48:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[L'argent des autres]]></category>
		<category><![CDATA[auto-entrepreneurs]]></category>
		<category><![CDATA[Créations d'entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Emplois aidés]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneur]]></category>
		<category><![CDATA[incitations]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Trouvé]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cour des Comptes a produit un rapport dénonçant les défauts du système d'aides à la création d'entreprise, qui seraient trop ciblées, trop peu utilisées et trop limitées dans le temps. Soit l'inverse de ce qu'il faudrait faire : supprimer les entraves et réduire le poids de l’État. Par Baptiste Créteur. La Cour des Comptes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Cour des Comptes a produit un rapport dénonçant les défauts du système d'aides à la création d'entreprise, qui seraient trop ciblées, trop peu utilisées et trop limitées dans le temps. Soit l'inverse de ce qu'il faudrait faire : supprimer les entraves et réduire le poids de l’État.</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-118932"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMjEvODM5ODktZXQtcG91cnF1b2ktcGFzLXVuZS1lbnRyZXByZW5ldXItcHJpZGUvZW50cmVwcmVuZXVy" rel=\"attachment wp-att-83993\"><img class="aligncenter  wp-image-83993" title="entrepreneur" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/entrepreneur.jpg?16fe88" alt="" width="394" height="262" /></a></p>
<p>La Cour des Comptes produit des rapports parfois très intéressants mais souvent biaisés par l'étatisme qui sied à une institution de ce type ; c'est le cas du rapport sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2VtcGxvaS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDMvMTkvbGUtY2xhaXItb2JzY3VyLWRlcy1haWRlcy1hLWxhLWNyZWF0aW9uLWQtZW50cmVwcmlzZV8xODQ5Nzk3XzE2OTg2MzcuaHRtbA==">"Les dispositifs de soutien à la création d'entreprise"</a>.</p>
<blockquote><p>Au-delà de données déjà connues sur les insuffisances de notre système public d'aide à la création d'entreprise (complexité par enchevêtrement des dispositifs, des acteurs et des sources de financement, manque de coordination entre l’État, ses opérateurs et les collectivités territoriales, etc.), les auteurs rappellent que la France figure parmi les pays de l'Union européenne dont le taux de créations, rapporté au nombre d'entreprises existantes, est parmi les plus élevés.</p></blockquote>
<p>Beaucoup d'entreprises sont créées en France, peu survivent – un état de fait dont on aurait tort de se féliciter. Que les Français soient nombreux à avoir le goût d'entreprendre est indéniable ; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjgvMTA5NDYyLWxhc3Nhc3NpbmF0LWRlcy1lbnRyZXByZW5ldXJz">qu'entreprendre en France soit une gageure plus périlleuse que de raison</a> l'est à peu près autant. Les efforts de l’État en faveur de la création d'entreprises, aussi efficaces que nécessaires – c'est-à-dire tout à fait inefficaces – ne parviennent pas à compenser le poids que l’État fait peser sur l'ensemble de l'économie et la myriade d'entraves aux entreprises et aux individus.</p>
<blockquote><p>Derrière cette réussite quantitative, toute une série de défauts majeurs expliquerait en partie le taux de pérennité relativement modeste (la moitié d'entre elles disparaissent au cours des cinq premières années) et la faible croissance de nos entreprises nouvellement créées. D'où l'idée, récurrente dans le rapport, qu'il conviendrait dans notre pays de s'intéresser davantage aux caractéristiques des créateurs et des entreprises créées qu'à leur quantité.</p></blockquote>
<p>Il faudrait donc, selon la Cour des Comptes, faire preuve de discernement dans l'attribution des aides à la création d'entreprise. Un discernement qui fait, aujourd'hui, cruellement défaut.</p>
<blockquote><p>Un ciblage excessif des dispositifs de soutien en faveur des populations au chômage créant surtout leur propre emploi (1,6 milliard d'euros sur les 2,7 milliards de l'ensemble des dépenses publiques nationales en faveur de la création) expliquerait, par exemple, la taille réduite des entreprises créées, tout autant que la faiblesse des capitaux initiaux engagés.</p></blockquote>
<p>Les aides aident principalement les chômeurs à créer leur propre emploi. À court terme, l'impact sur le chômage existe sans doute ; mais dans un contexte de chômage de masse et croissant, l'impact à long terme est sujet à caution.</p>
<p>La faiblesse des capitaux engagés et la taille réduite des capitaux engagés s'expliquent plus simplement par le poids de la fiscalité sur le capital et les plus-values, qui n'encourage pas l'entrée au capital de jeunes entreprises et substitue donc à cet investissement l'endettement bancaire – qui, en plus de faire de la solvabilité et plus de la rentabilité le critère de décision de l'investisseur, génère moins de conseil et d'accompagnement. Il serait donc raisonnable que la Cour des Comptes mette en parallèle des "dépenses publiques nationales en faveur de la création" les "dépenses publiques nationales en défaveur de la création", qui croissent chaque année et représentent aujourd'hui 57% du PIB.</p>
<blockquote><p>On noterait aussi la faiblesse [...] de l'utilisation de soutiens extérieurs, considérés souvent comme un gage de pérennité et de croissance. Dans notre pays, <em>"la moitié des entreprises nouvellement créées le sont sans aide publique et plus de 70% sans accompagnement d'une structure spécialisée"</em></p></blockquote>
<p>Dans notre pays, la moitié des entreprises nouvellement créées le sont <em>avec</em> aide publique, et c'est sans doute sur ce point qu'il aurait fallu insister. Certes, les créateurs d'entreprise apprennent ainsi rapidement le fonctionnement de l'économie française, où il faut incessamment chercher les faveurs d'un État omniprésent pour maximiser les aides qu'il consent et minimiser ses prélèvements. Mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjAvMTE4ODEyLWFybmF1ZC1tb250ZWJvdXJnLWV0LWZsZXVyLXBlbGxlcmluLW5vdXMtb2ZmcmVudC11bmUtY29tbXVuaWNhdGlvbi1nb3V2ZXJuZW1lbnRhbGUtaHVpbGVl">ce fonctionnement ardemment défendu par les ministres eux-mêmes</a> n'a jamais favorisé l'entrepreneuriat et la prospérité.</p>
<blockquote><p>De plus, les experts économiques de plusieurs pays déplorent, comme en France, la fâcheuse tendance des dispositifs nationaux de soutien à se concentrer sur la phase de création proprement dite, au détriment du développement ultérieur des entreprises.</p></blockquote>
<p>Mais c'est bien sûr : il faut inciter et encourager les entreprises à se créer et se développer. Aucun créateur d'entreprise n'a l'idée de créer et faire croître son entreprise si on ne la lui souffle pas à l'oreille en même temps qu'on lui remet son enveloppe de départ, et aucun investisseur ne pourrait remplir ce rôle mieux que l’État puisque son intérêt direct au succès de l'entreprise le pousse bien souvent à s'investir moins intensément qu'un sympathique accompagnateur désintéressé.</p>
<p>Outre les entraves à la création d'entreprise, qui placent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMTMvMTA5NjEtaW5kZXgtb2YtZWNvbm9taWMtZnJlZWRvbS0yMDEx">la France en mauvaise position</a> dans les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjMvMTAxODE0LWRvaW5nLWJ1c2luZXNzLTIwMTM=">comparaisons internationales</a>, il semble en France devenu évident pour tout le monde que l'économie ne peut pas fonctionner par elle-même ; que les entreprises doivent être accompagnées et aidées lorsqu'elles sont créées, lorsqu'elles se développent et lorsqu'elles ont des difficultés. Pour tout le monde, sauf pour une poignée d'irréductibles qui – à l'instar du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQmFzdGlhdA==">brillant Frédéric Bastiat</a> – distinguent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvVml0cmVfY2FzcyVDMyVBOWU=">ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas</a>.</p>
<p>Ce qu'on voit, c'est la bonne intention qui veut qu'on accompagne un créateur d'entreprise dans son projet et sauve des emplois lorsque l'entreprise n'est plus rentable, ce sont les effets immédiats, à court terme et localisés des aides publiques. Ce qu'on ne voit pas, ce sont les coûts de ces aides, qui pèsent sur l'ensemble des entreprises. Il est non seulement plus simple de ne pas dépenser en faveur des entreprises ce qu'on prélève par ailleurs en leur défaveur – ou un peu moins, le système devant être financé, c'est aussi plus efficace.</p>
<p>Les aides accordées à certaines entreprises améliorent – artificiellement – leur rentabilité, mais il faut, pour les financer, dégrader celle des autres entreprises. Ce mécanisme redistributif prélève l'argent aux entreprises les plus rentables, i.e. celles dans lesquelles l'investissement aurait l'impact le plus important, pour financer celles qui le sont moins ; cette redistribution détruit de la valeur.</p>
<p>L'aide étatique doit être financé au prix d'un investissement privé moindre ; les plus-values et le capital étant fortement taxés, l'activité d'investissement dans les petites entreprises est jouée par les banques plutôt que par des investisseurs en capital. L'accompagnement des entreprises change, lui aussi, de nature ; les créateurs d'entreprises ne sont pas tant accompagnés pour la définition de leur modèle économique et la maximisation de leur valeur ajoutée mais pour la maximisation des aides collectées et des prélèvements évités.</p>
<p>Il serait enfin plus juste de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjkvMTA2MTA3LWZsb3JhbmdlLWxhLXByb3ByaWV0ZS1wcml2ZWUtY2V0dGUtcmVsaXF1ZS1iYXJiYXJl">respecter le droit de propriété</a> et ne pas priver les uns du fruit de leur travail pour accompagner les autres – mais la sensibilité des Français au droit de propriété et plus généralement aux libertés individuelles <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTcvMTE1MDAxLWxlLWRlZmljaXQtZGUtbGV0YXQtbGEtZmFpbGxpdGUtaW50ZWxsZWN0dWVsbGUtZGUtbGEtZnJhbmNl">étant ce qu'elle est</a>, il sera plus simple de leur faire comprendre que les missions que prétend remplir l’État seraient mieux remplies en son absence que de leur démontrer que son intervention est fondamentalement illégitime.</p>
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		<title>Free a désormais plus de 10 millions d&#039;abonnés</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118762-free-a-desormais-plus-de-10-millions-dabonnes</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 09:14:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Free]]></category>
		<category><![CDATA[Free mobile]]></category>

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		<description><![CDATA[Free présentait aujourd'hui ses résultats financiers pour l'année 2012. Des résultats qui consacrent la montée en puissance de Free mobile.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Iliad (Free) présentait aujourd'hui ses résultats financiers pour l'année 2012. Des résultats qui consacrent la montée en puissance de Free mobile.</strong></p>
<p><strong>Par la rédaction de Contrepoints.</strong><span id="more-118762"></span></p>
<div id="attachment_64248" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzAxL2ZyZWUtbW9iaWxlLWxvZ28uanBn"><img class="size-medium wp-image-64248" title="Logo Free Mobile" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/free-mobile-logo-300x169.jpg?16fe88" alt="Logo Free Mobile" width="300" height="169" /></a><p class="wp-caption-text">Logo Free Mobile, le principal changement de l'année chez Iliad (Free)</p></div>
<p>Le fournisseur d'accès internet et opérateur de téléphonie Free a présenté aujourd'hui ses résultats, qui traduisent de façon très sensible le développement du groupe dans la téléphonie mobile.</p>
<p>Ainsi, c'est désormais plus de 10 millions d'abonnés à au moins une offre de Free que le groupe revendique (ou fixe ou mobile), comme il l'a annoncé dans un communiqué le 19 mars. Une annonce qui tranche avec la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL3RlY2hub2xvZ2llcy9hcnRpY2xlLzIwMTIvMDMvMDgvZnJlZS1hbm5vbmNlLXVuLXN1Y2Nlcy1jb21tZXJjaWFsLXN1ci1tb2JpbGVfMTY1MzgxNl82NTE4NjUuaHRtbA==" target=\"_blank\">grande discrétion de l'an dernier</a> sur le nombre réel d'abonnés, en particulier à l'offre mobile. Rien que sur l'activité mobile, Iliad, la maison mère de Free, a annoncé avoir recruté 5,2 millions de nouveaux clients. Sur l'activité FAI, la hausse du nombre d'abonnés est de 10,6% en un an.</p>
<p>Financièrement, la forte hausse du nombre d'abonnés se traduit par une hausse du chiffre d'affaires de 50%, ainsi qu'une hausse de l'Ebitda groupe de 10,6%, à 921 millions €. L'activité mobile reste en perte pour cette année, avec un Ebitda de -46 millions €, un peu moins de 5% du chiffre d'affaires. Le résultat net du groupe continue quant à lui à décrocher, avec une baisse de 25,9% par rapport à 2011, contrecoup des investissements sur le réseau mobile.</p>
<p>Des résultats qui ressemblent en partie à ceux de l'année passée, où une croissance modérée du chiffre d'affaires (+4,1%) avait coïncidé avec une baisse forte du bénéfice net (-19%) d'Iliad. En deux ans, l'Ebitda de Free décroche ainsi de 40%, en particulier en raison du coût du lancement de l'activité mobile. Parallèlement, le revenu par abonné (ARPU) décroche, avec l'arrivée de clients mobiles payant sensiblement moins que les abonnés Internet. Les résultats de l'entreprise restent néanmoins meilleurs qu'attendus, et la réaction du marché à l'annonce a été positive.</p>
<p>Critiqué par l'oligopole en place pour la concurrence qu'il vient leur porter, Free insiste à l'inverse sur les emplois créés en France, que l'opérateur chiffre à 1000 en France rien qu'en 2012 et à "près de 2 500" depuis le lancement du projet Free Mobile. Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad, interrogé dans Good Morning Business ce matin, a répondu aux ministres Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, qui comparaient Free à un "passager clandestin" :</p>
<blockquote><p>"Est-ce que vous connaissez beaucoup de passagers clandestins qui ont créé 2500 emplois nets en France, au cours des deux dernières années. Un passager clandestin qui va créer, cette année, en 2013, en 500 et 700 nouveaux emplois, exclusivement sous forme de CDI, à destination d’une population jeune qui est durement touchée par le chômage. Est-ce que vous connaissez beaucoup de passagers clandestins qui investissent chaque année entre 30 et 40% de leur chiffre d’affaires dans les réseaux. Vous connaissez beaucoup de passagers clandestins qui ont autant contribué à la démocratisation de l’accès à internet. La France aujourd’hui se place devant les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’Allemagne en ce qui concerne l’accès à internet !"</p></blockquote>
<p>Si les acteurs en place souffrent assurément de l'arrivée du nouvel opérateur, ce sont surtout les consommateurs qui sont les grands gagnants, avec un gain sensible de pouvoir d'achat. Reste à voir à quelle échéance Free réussira à y gagner aussi en faisant de Free mobile une activité bénéficiaire. Le pari est bien engagé en tout cas.</p>
<p>Lire aussi sur Contrepoints :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMTgvODc0NTctZnJlZS1tb2JpbGUtZGV0cnVpdC1lbXBsb2lzLWRlY3J5cHRhZ2U=" target=\"_blank\">Free détruit-il des emplois ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMjMvNjU5NzMtbGVzLXN5bmRpY2F0cy1ldC1sb2xpZ29wb2xlLXRlbGVwaG9uaXF1ZS1uYWltZW50LXBhcy1sZXMtdGFyaWZzLWRlLWZyZWU=" target=\"_blank\">Les syndicats et l'oligopole de la téléphonie n'aiment pas les nouveaux tarifs de Free</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMTgvNjUzNTQteGF2aWVyLW5pZWwtcmlzcXVlLXRpbC1kZS1ydWluZXItbGEtZnJhbmNl" target=\"_blank\">Xavier Niel risque-t-il de ruiner la France ?</a></li>
</ul>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118762" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Chômeurs, esclaves... et entrepreneurs</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118714-chomeurs-esclaves-et-entrepreneurs</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 06:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Chappaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[aliénation]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Simmonot]]></category>
		<category><![CDATA[salariat]]></category>

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		<description><![CDATA[Voulant éviter l'aliénation des ouvriers, la France a abouti à l'aliénation de tous, salariés, patrons, et chômeurs, au bénéfice de la bureaucratie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voulant éviter l'aliénation des ouvriers, la France a abouti à l'aliénation de tous, salariés, patrons, et chômeurs, au bénéfice de la bureaucratie.</strong></p>
<p><strong>Par Pierre Chappaz.</strong><br />
<span id="more-118714"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4NzE0LWNob21ldXJzLWVzY2xhdmVzLWV0LWVudHJlcHJlbmV1cnMvY29kZS1kdS10cmF2YWls" rel=\"attachment wp-att-118718\"><img class="alignleft  wp-image-118718" title="code du travail" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/code-du-travail.png?16fe88" alt="" width="283" height="220" /></a>J'ai commandé <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0yMzYzNzEwNTkyP3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ==">Chômeurs ou Esclaves, le dilemme français</a></em>, le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDMvMTE2ODk2LWNob21ldXJzLW91LWVzY2xhdmVzLWRlLXBoaWxpcHBlLXNpbW9ubm90">nouveau livre de Philippe Simonot</a>, dont j'ai fait la connaissance récemment lors de sa <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGFyaWVuLm92ZXJibG9nLmNvbS9sYS1tb25uYWllLWVzdC1hdS1jZW50cmUtZGUtbGEtY3Jpc2U=">remarquable conférence sur la monnaie</a> à Genève. Je vous invite à prendre le temps de regarder sa vidéo ci-dessous si vous avez un peu de temps pour réfléchir au salariat et à son rapport avec l'esclavage.</p>
<p>La thèse de Philippe Simonot peut être résumée ainsi – j'espère sans le trahir : <em>L'hyper-réglementation du travail en France est une vaine tentative pour chasser le fantôme de l'esclavage. Le résultat en est un énorme Code du travail, qui grossit depuis 1860. Toute cette réglementation produit des salariés "protégés" mais "angoissés", et des chômeurs de longue durée qui n'ont plus aucun espoir de rentrer dans le système.</em></p>
<p>Depuis 150 ans, les politiques français, de droite comme de gauche, se sont donc appliqués à édicter des règles censées protéger les salariés.... et aujourd'hui les entrepreneurs français s'arrachent les cheveux pour appliquer le Code du travail, 3600 pages, qui continue d'augmenter d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXRyaWJ1bmUuZnIvYWN0dWFsaXRlcy8yMDExMTAwNHRyaWIwMDA2NTQwMTcvbGUtY29kZS1kdS10cmF2YWlsLXMtYWxvdXJkaXQtZC11bmUtcGFnZS10b3VzLWxlcy10cm9pcy1qb3Vycy5odG1s">une page tous les 3 jours</a>.</p>
<p>Pour les taxes sur le travail, aussi appelées charges sociales, c'est comme pour l'épaisseur du Code : la France détient le record du monde. Ces taxes y sont égales à 82% du salaire net.</p>
<p>Et ça monte encore, puisqu'on compte déjà trois augmentations des charges sociales depuis l'élection de Hollande : la première pour financer la retraite à 60 ans, la seconde pour décourager les contrats à durée déterminée, et la troisième annoncée il y a peu pour boucher le trou des retraites complémentaires. Il parait qu'un crédit d'impôt les fera baisser en 2014 pour les salaires de moins de 2,5 fois le Smic, on attend le mode d'emploi.</p>
<p>Marc Simoncini le fondateur de Meetic tweetait ce matin.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ltZy5vdmVyLWJsb2cta2l3aS5jb20vMC8wMC8xMS8xMC8yMDEzMDMvb2JfYjlmOWZkX2NhcHR1cmUtZC1lLWNyYW4tMjAxMy0wMy0xNC1hLTExLTAwLTQ0LnBuZw==" rel=\"fancybox\"><img class="aligncenter" src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/00/11/10/201303/ob_b9f9fd_capture-d-e-cran-2013-03-14-a-11-00-44.png" alt="" width="480" height="279" /></a><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ltZy5vdmVyLWJsb2cta2l3aS5jb20vMC8wMC8xMS8xMC8yMDEzMDMvb2JfZTg1NWQ0X2NhcHR1cmUtZC1lLWNyYW4tMjAxMy0wMy0xNC1hLTExLTAwLTExLnBuZw==" rel=\"fancybox\"><img class="aligncenter" src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/00/11/10/201303/ob_e855d4_capture-d-e-cran-2013-03-14-a-11-00-11.png" alt="" width="478" height="284" /></a></p>
<p><strong>Un système aliénant</strong></p>
<p>Dans mon entreprise, nous avons 200 salariés dans toute l'Europe. La réglementation du travail est différente dans chaque pays et je peux vous dire que ce n'est pas simple à gérer, et la France encore moins que les autres.</p>
<p>Les "bons sentiments", nés à l'époque du capitalisme de Zola et renouvelés à la Libération en 1945, y ont abouti à créer une énorme machinerie : sécurité sociale (300.000 employés, c'est l'un des plus grands employeurs du monde, qui détient également le record de l'absentéisme), Ursaff, ministères et comités en tous genres...</p>
<p>Voulant éviter l'aliénation des ouvriers, la France a abouti à l'aliénation de tous, salariés, patrons, et chômeurs, au bénéfice de la bureaucratie.<strong> </strong>Car le système français ruine ceux qui ont un emploi (les charges leur coûtent près de la moitié de leur salaire - rappelons-le, c'est 82% du net, avant impôt !), cependant qu'il désespère ceux qui sont au dehors, au chômage. Les patrons, au milieu, ne savent plus trop comment faire vivre leur entreprise.</p>
<p>Pourtant c'est tout simple. Comme nous le savons en Suisse, ou le taux de chômage est à 3%, et où il n'y a pas de Code du travail ni de sécurité sociale étatique, le meilleur moyen de lutter contre les quelques employeurs aux tendances esclavagistes est de créer les conditions d’un marché du travail dynamique. Dans un marché normal, j'allais dire libéral, les salariés s’estimant mal traités ont l’opportunité de voter avec leurs pieds en changeant facilement d’emploi. Et ceux qui perdent leur emploi en retrouvent un rapidement.</p>
<p><strong>Chacun son chemin</strong></p>
<p>Pour finir ce billet sur une note plus personnelle, je dois dire que le sujet du rapport entre salariat et esclavage me touche particulièrement, car mes parents, tous deux enseignants et communistes, m'ont élevé dans l'idéologie du refus de l'<em>aliénation</em>. Quand j'étais ado, imaginer de travailler pour un patron, c'était accepter d'être aliéné par le <em>grand capital. </em>Vendre sa "force de travail" c'était quasiment perdre son âme. Ma mère, qui était prof de Latin, me répétait souvent que travail vient du mot latin tripalium qui signifiait torture.</p>
<p>Cette idéologie anti-entreprise m'a sérieusement perturbé dans ma jeunesse. Quand j'ai commencé à travailler, je comptais les années, en expliquant à mes amis que je prendrais certainement ma retraite au plus tard à 35 ans. Évidemment à cet âge-là j'étais toujours salarié, j'avais un job intéressant, mais toujours un patron avec lequel je m'entendais plus ou moins bien. Je ne me sentais pas suffisamment libre.</p>
<p>Ce n'est qu'en devenant entrepreneur à 40 ans que j'ai pu me libérer tout à fait de ce sentiment d'aliénation.</p>
<p>Aujourd'hui, je n'ai plus de patron, j'ai des associés, des actionnaires et des salariés. Je ne suis pas totalement libre, car je travaille beaucoup et je ressens fortement ma responsabilité vis-à-vis des hommes et des femmes qui participent à l'entreprise, les salariés, et aussi les actionnaires qui nous ont fait confiance. Mon rapport au travail a plus à voir avec l'addiction qu'avec l'esclavage, car mon travail me passionne, je ne fais plus vraiment la distinction entre travail et loisir.</p>
<p>Au sein de l'entreprise, j'essaye de créer les conditions pour que nos salariés soient heureux et s'épanouissent le plus possible. J'essaye de promouvoir les meilleurs. Et pour ceux d'entre eux qui un jour décident de tenter leur chance et de créer eux aussi leur société, je les applaudis.</p>
<p>C'est à chacun d'entre nous de trouver sa voie pour se réaliser.</p>
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<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYmVydGFyaWVuLm92ZXJibG9nLmNvbS9jaCVDMyVCNG1ldXJzLWVzY2xhdmVzLS4tZXQtZW50cmVwcmVuZXVycw==">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDMvMTE2ODk2LWNob21ldXJzLW91LWVzY2xhdmVzLWRlLXBoaWxpcHBlLXNpbW9ubm90">"Chômeurs ou esclaves" de Philippe Simonnot</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2cudHVyZ290Lm9yZy9pbmRleC5waHA/cG9zdC9TaW1vbm5vdC1jaG9tYWdlLWVzY2xhdmFnZQ==">21 février 2013 : "Chômeurs ou esclaves ?" - conférence de Philippe Simonnot à l'Assemblée nationale</a>, Institut Turgot</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTEvMTA3NDU4LWxhLW5vbi1zcGVjaWZpY2l0ZS1kdS1saWVuLWRlLXN1Ym9yZGluYXRpb24tb3UtbGFic3VyZGl0ZS1kdS1kcm9pdC1kdS10cmF2YWls">La non spécificité du principe de subordination ou l'absurdité du droit du travail</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Petroplus ou un nouvel exemple de la « méthode Montebourg »</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/14/118186-petroplus-ou-un-nouvel-exemple-de-la-methode-montebourg</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 06:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[Petroplus]]></category>

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		<description><![CDATA[Le feuilleton Petroplus n’en peut plus de rebondir… jusqu’au flop final ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le feuilleton Petroplus n’en peut plus de rebondir… jusqu’au flop final ?</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-118186"></span><br />
<strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjEvMTAxNDE2LWxlcy1wZXRyb3BsdXMtdmljdGltZS1kZXMtYXNzYXV0cy1oYWluZXV4LWRlLWxldGF0L3BldHJvcGx1cy0y" rel=\"attachment wp-att-101582\"><img class="aligncenter  wp-image-101582" title="Raffinerie Petroplus" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/petroplus.jpg?16fe88" alt="Raffinerie Petroplus" width="428" height="285" /></a></strong></p>
<p><strong>Le candidat préféré du ministre jette l’éponge</strong></p>
<p>Samedi dernier, c’était le conseil d’administration de la société égyptienne Arabiyya Lel Istithmaraat International qui décidait de renoncer au projet de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime). Mohammed Metwalli, président de la société égyptienne, précise que<em> « Cette décision négative est motivée par la grande complexité de cette reprise dans le cadre de la phase judiciaire actuelle et du peu de temps qui lui est imparti – compte tenu de son entrée tardive dans le processus – pour en maîtriser les risques et présenter un projet industriel viable</em>. »</p>
<p>Pourtant,  Arnaud Montebourg, ministre du « redressement productif », nous avait vanté ce candidat en février dernier, qualifiant le dossier « <em>de bonne qualité, d’un groupe égyptien qui a pignon sur rue, disposant de liquidités et de pétrole</em> », étalant « <em>le meilleur cabinet d’avocat, les meilleurs conseillers juridiques</em> » que cette société avait sélectionnés pour cette négociation.</p>
<p><strong>Après ce flop, voici notre ministre qui s’emballe pour un autre candidat ! Enfin la solution ?</strong></p>
<p>Il s’agit de la société libyenne Murzuq Oil, qui a fait une offre conjointe avec la société suisse Terrae International.</p>
<p>Une rencontre a eu lieu à Bercy avec Arnaud Montebourg, une autre devrait avoir lieu en Libye. Un communiqué publié à la sortie de cet entretien, nous apprend que<em> « Murzuq Oil a découvert en Arnaud Montebourg un grand ami de la Libye, soucieux du rapprochement entre les deux pays</em> », et « <em>tient à rassurer l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC sur sa détermination à faire aboutir cette opération</em> ». Une telle déclaration, plus politique qu’économique, laisse entendre que l’État, d’une manière ou d’une autre, a promis de mettre la main à la poche pour assurer le « succès » de cette reprise. Les emplois « sauvés » risquent donc de l’être au profit d’une société libyenne subventionnée par le contribuable français.</p>
<p>Le plan présenté par la société pétrolière Murzuq Oil, dont le PDG est Mabrouck Jomode Elie Getty, conjointement avec Terrae International, une société suisse d’ingénierie spécialiste des activités de pétrole, promet de garantir tous les emplois de la raffinerie en liquidation judiciaire, soit 470.</p>
<p><strong>D’autres solutions possibles ?</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTQvMTE4MTg2LXBldHJvcGx1cy1vdS11bi1ub3V2ZWwtZXhlbXBsZS1kZS1sYS1tZXRob2RlLW1vbnRlYm91cmcvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzYyOS1tb250ZWJvdXJnLXBldHJvcGx1cw==" rel=\"attachment wp-att-118244\"><img class="alignright  wp-image-118244" title="imgscan contrepoints 2013629 montebourg petroplus" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013629-montebourg-petroplus.jpg?16fe88" alt="" width="302" height="346" /></a>De tous les candidats qui s’étaient soi-disant déclarés il y a quelques mois, seuls restent en lice, outre cette société libyenne, la panaméenne Net Oil et la chypriote FJ Energy Group. Seuls ? Non, car depuis le début de cette affaire, un candidat a fait une offre de reprise complète de la raffinerie, avec sauvegarde des emplois, perspectives d’agrandissement. Il s’agit de la société privée iranienne Tadbir Energy. Mais voilà, la France, tenue par ses liens de l’OTAN à respecter l’embargo américain sur l’Iran [<sup class='footnote'><a href='#fn-118186-1' id='fnref-118186-1' onclick='return fdfootnote_show(118186)'>1</a></sup>] ne<strong> veut pas</strong> retenir cette candidature. Pourtant, comme le reconnait Yvon Scornet, président de l’intersyndicale de Petroplus, Tadbir a tout pour plaire : «<em>Ce sont des raffineurs, ils ont du pétrole et de l’argent</em> ». En outre, pour ne pas s’opposer de front aux sanctions, les Iraniens proposeraient de livrer du pétrole qu’ils extraient de la mer du Nord. Mais rien n’y fait, notre gouvernement ne veut pas déplaire aux USA et préfère une solution partielle voire brinquebalante plutôt que traiter avec des Iraniens.</p>
<p>Cette affaire et ses rebondissements sont la démonstration supplémentaire (en fallait-il une ?) que l’interventionnisme étatique qui prévaut à l’action de « redressement productif » de notre gouvernement est voué à l’échec ou aux solutions artificielles condamnées à termes puisque économiquement non viables.</p>
<p>Ouvert en 1929, le site de Petit-Couronne est aujourd’hui sérieusement menacé. Pour l’instant, la poursuite de l’activité est prévue jusqu’au 16 avril.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9wZXRyb3BsdXMtb3UtdW4tbm91dmVsLWV4ZW1wbGUtZGUtbGEtbWV0aG9kZS1tb250ZWJvdXJnLw==">Sur le web</a>.</p>
<p>Note :</p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjEvMTAxNDE2LWxlcy1wZXRyb3BsdXMtdmljdGltZS1kZXMtYXNzYXV0cy1oYWluZXV4LWRlLWxldGF0">Les Petroplus victimes des assauts haineux de l'Etat</a></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-118186'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-118186-1'>MVMA a été <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMi9wc2EtYS1sYS1kZXJpdmUv" target=\"_blank\">un des premiers</a>, grâce à la perspicacité d’un de ses lecteurs, à vous informer des conséquences désastreuses de ces accords sur PSA. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-118186-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Vous avez aimé les lois Aubry, vous adorerez le Grenelle de l’Environnement !</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/08/117460-vous-avez-aime-les-lois-aubry-vous-adorerez-le-grenelle-de-lenvironnement</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2013 06:51:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Caillot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[35 heures]]></category>
		<category><![CDATA[Aubry]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Grenelle de l'environnement]]></category>
		<category><![CDATA[réglementation]]></category>

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		<description><![CDATA[Au pays du principe de précaution le fantasme prime sur le fait !
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'entreprise doit faire face à un accroissement de contraintes réglementaires liées au Grenelle de l'Environnement. Les fantasmes du développement durable et du principe de précaution empoisonnent le développement entrepreneurial.<span id="more-117460"></span> L'auteur, qui a professionnellement connu les désastres des lois Aubry il y a 13 ans, craint que la surenchère règlementaire liée aux délires environnementalistes ne mettent à terre les entreprises comme jadis les lois sur les 35 heures.</strong></p>
<p><strong>Par Bernard Caillot.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDgvMTE3NDYwLXZvdXMtYXZlei1haW1lLWxlcy1sb2lzLWF1YnJ5LXZvdXMtYWRvcmVyZXotbGUtZ3JlbmVsbGUtZGUtbGVudmlyb25uZW1lbnQvZ3JlbmVsbGUtZW52aXJvbm5lbWVudC0y" rel=\"attachment wp-att-117469\"><img class="alignleft  wp-image-117469" title="grenelle-environnement" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/grenelle-environnement.jpg?16fe88" alt="" width="238" height="229" /></a>En poste à Mogadiscio en 1992 en qualité de <em>Special Envoy for Somalia</em>, Robert Oakley aurait adressée à l’équipe du Département d’État qui préparait l’intervention <em>« Restore Hope »</em> le message suivant « <em>Vous avez aimé le Vietnam, vous adorerez la Somalie</em> »,</p>
<p>Quelques mois plus tard, après qu’un ministre français se fut illustré en débarquant comme un Marine les pieds dans l’eau et le sac de riz sur le dos, tout le monde rembarquait. Les milices islamistes et les pirates s’installaient dans la corne de l’Afrique. Depuis tous ces hors-la-loi sont maîtres du terrain et des côtes.</p>
<p align="center">----</p>
<p>En novembre 2000, dans le journal <em>La Forge</em>, je publiais l’article titré « Les Paradoxes de l'A.R.T.T. ». Eh oui, à l’époque il y avait un <strong>A</strong> devant le concept RTT. Ce <strong>A</strong> signifiait <strong>Aménagement.</strong> Même si maintenant cela est bien oublié, à l’origine il fallait aménager le temps de production pour dégager une réduction du temps de travail.</p>
<p>C’était l’époque où l’on calculait le T.T.E. (Temps de Travail Effectif) en défalquant du temps de présence <em>toutes les pauses et temps non soumis à l’autorité directe de la hiérarchie</em> tels que certaines pauses prises à l’extérieur de l’entreprise. Les congés divers dont ceux de maladie, etc.., étaient exclus du TTE. Cette démarche servait de base pour calculer le Temps de Travail Effectif [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-1' id='fnref-117460-1' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>1</a></sup>] qui déclenchait le calcul hebdomadaire de la RTT.</p>
<p>C’était l’époque où les fonctions publiques n’étaient pas concernées par les 35 heures. C’était l’époque du (bon) mot prêté à DSK « l<em>es 35 heures dans la fonction publique, nous irons lentement, 32 cette année, 33 l’an prochain et ainsi de suite ».</em></p>
<p>C’est dans ce contexte que j’écrivais : « […] <em>malgré le renchérissement du coût de travail horaire, l'ARTT, doit s'effectuer sans que l'inflation ''facilite'' les adaptations économiques et, parallèlement, en obligeant chaque entreprise au maintien le plus constant possible du prix de ses produits </em>[…] ».</p>
<p>La conclusion était vigilante mais n’excluait pas une certaine forme d’espoir « […]  <em>fin 2000, les ''35 heures'' contraignent chacun à avancer le plus vite possible dans une réflexion et une action engagées avec prudence, méfiance et circonspection depuis une dizaine d'années</em> [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-2' id='fnref-117460-2' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>2</a></sup>]<em>. Le drame est que tous pensaient ''avoir le temps'' ; le temps du changement de génération, le temps d'adaptation ''sans casse'', le temps de mûrir nos nouveaux paradigmes. Une loi contraint ce mouvement à s'accélérer […] le paradoxe des lois AUBRY sera peut-être que ''flexibilité, équipe VSD, temps de travail annuel, individualisation...'' ne seront plus des provocations mais un quotidien de la négociation […]</em> ».</p>
<p>Treize ans plus tard, les 35 heures sont toujours là ; le coût du travail s’est envolé [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-3' id='fnref-117460-3' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>3</a></sup>], les « 35 heures de la fonction publique avec 20 ou 22 jours de RTT » sont devenue le modèle (si j’ose !), ces jours de RTT le saint Graal et la désindustrialisation la réalité de région entière. Sur le sol français, le nombre d’heures travaillées dans l’industrie s’est effondré, d’autres pays les ont récupérées ; les opérations de détricotage des 35 Heures conduites jusqu’à ce jour n’ont produit que des monstres juridiques et fiscaux. L’achat d’une <em>certaine neutralité sociétale</em> (apparente) vis-à-vis des concepts de ''flexibilité, équipe VSD, temps de travail annuel, individualisation...'' s’est payée au prix fort. Cette <em>neutralité</em> <em>sociétale</em> ne correspond à aucune acceptation collective des contraintes de la réalité économique ; elle n’est que le résultat d’une nouvelle dîme payée aux bénéficiaires du <em>toujours plus</em> et des <em>avantages acquis</em>, à ceux qui chérissent leur 20 ou 22 jours de RTT qu’ils ajoutent aux 5 semaines de congés, aux récupérations, etc.</p>
<p>Treize ans plus tard, avec une logique similaire, un autre Objet Législatif Non Identifié est apparu : les lois Grenelle I et Grenelle II [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-4' id='fnref-117460-4' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>4</a></sup>], corollaires législatifs du Développement Durable. La similitude méthodologique est telle que je pourrais me livrer aux joies du <em>copier-coller</em> d’un article écrit 13 ans plus tôt : « Malgré la crise, le Développement Durable doit s'effectuer sans qu’un certain <em>protectionnisme</em> [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-5' id='fnref-117460-5' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>5</a></sup>] ''facilite'' les adaptations économiques et, parallèlement, sans remettre en cause pour chaque entreprise la recherche constante de la baisse du prix de ses produits […] ».</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDgvMTE3NDYwLXZvdXMtYXZlei1haW1lLWxlcy1sb2lzLWF1YnJ5LXZvdXMtYWRvcmVyZXotbGUtZ3JlbmVsbGUtZGUtbGVudmlyb25uZW1lbnQvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzYwNS1hdWJyeQ==" rel=\"attachment wp-att-117535\"><img class="alignright  wp-image-117535" title="imgscan contrepoints 2013605 Aubry" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013605-Aubry-705x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="436" /></a>Cette démarche pourrait faire croire qu’il est possible d’anticiper une conclusion <em>copier-coller</em> du type :  « […]  actuellement, le Développement Durable contraint chacun à avancer le plus vite possible dans une réflexion et une action engagées avec prudence, méfiance et circonspection depuis une dizaine d'années. Le drame est que tous pensaient ''avoir le temps'' ; le temps du changement de génération, le temps d'adaptation ''sans casse'', le temps de mûrir nos nouveaux paradigmes. Une loi contraint ce mouvement à s'accélérer […] le paradoxe des lois Grenelle sera peut-être que ''économie d’énergie, qualité de la vie, santé au travail, relocalisation...'' ne seront plus des objectifs mais un quotidien de l’organisation […] »</p>
<p>Cette formulation aurait beaucoup de succès, elle intègre le credo des bien-pensants de l’écologie et du volontariste technocratique quotidien de nos gouvernants. Hélas, je ne crois pas à cette morale de Oui-Oui, pantin articulé qui vit au pays des jouets où il a sa <em>maison-pour-lui-tout-seul</em>.</p>
<p>Au contraire sans réaction miraculeuse je crains fort que dans dix ans la conclusion d’un article revenant sur la période sera : « […] les lois Grenelle et le Principe de Précaution sont toujours là ; le coût de mise en œuvre du travail s’est envolé, la désindustrialisation est terminée, la quantité de produits fabriqués sur le sol français s’est effondrée, d’autres pays les ont récupérés, les tentatives de détricotage du Principe de Précaution ont produit des monstres juridiques ».</p>
<p><strong>Stop ! Arrêtons le film !</strong></p>
<p>J’en reviens à mon principe favori « <strong><em>Rien ne va aussi bien qu’on l’espère ou aussi mal qu’on le craint</em></strong> » qui remet l’Homme en situation d’acteur même si cette prise de responsabilité est plus la résultante d’un comportement justifié par bien d’autre chose que sa raison. Dans le premier cas, l’Homme, ou plus exactement le Groupe, a le plus souvent tendance à modérer ses efforts quand il voit (parfois dès qu’il pense entrapercevoir) les résultats de leurs effets. Dans le second cas, il réagit pour éviter la catastrophe, même si parfois ce n’est qu’au moment où il a atteint le fond de la piscine et que plus personne ne veut lui prêter une pioche à crédit. Entre ces instants, le Groupe pratique souvent un comportement moutonnier qui donne un aspect auto-réalisable aux prophéties les plus saugrenues et permet de <em>"justifier</em>" les comportements les plus irrationnels.</p>
<p>Je ne développerai pas la première prémisse « Rien ne va aussi bien qu’on l’espère », notre expérience quotidienne suffit. Le hasard et la malchance, quand ce ne sont pas <em>"les autres"</em>, nous permettent de nous fabriquer des mots d’excuse. La seconde mérite plus d’attention, elle ouvre sur les actions de l’Homme qu’il agisse seul ou de façon dite organisée.</p>
<p align="center">----</p>
<p>Le terme de Développement Durable est une « traduction politique à la française » du concept du <em>Sustained Development</em>. Dans notre pays, cette traduction a acquis une signification fort différente du concept initial ; l’accent est mis sur une durabilité – ressentie ou espérée – « éternelle » comme l’est la France elle-même. Dans cette approche le développement de quoi que ce soit – même l’éolien, au grand dam des écolos – ne doit pas venir perturber l’ordre des situations établies et des sensibilités existantes. Surtout le développement et le progrès ne doivent pas nourrir les craintes émergentes sur les OGM, nanotechnologies, ondes diverses (sauf celles des ampoules basse consommation), ppm [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-6' id='fnref-117460-6' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>6</a></sup>] d’adjuvants dans nos aliments ou produits de beauté, cheval dans les lasagnes, etc...</p>
<p>Ces craintes n’ont pas besoin de causes <em>réelles et sérieuses</em> pour donner lieu à des actions juridiques. La crainte d’un effet même très indirect (cf. les jugements sur les antennes relais [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-7' id='fnref-117460-7' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>7</a></sup>]) est devenu un motif – à défaut d’être une raison – pour invoquer le principe de précaution qui permet l’interdiction de l’objet cause du fantasme. Au pays du principe de précaution le fantasme prime sur le fait !</p>
<p>Dans la Charte de l'Environnement (Loi constitutionnelle de la République Française), le « principe de précaution » concerne les  autorités publiques [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-8' id='fnref-117460-8' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>8</a></sup>]. En glissant du général au particulier, la notion de <em>précaution</em> fait que le développement d’un produit, d’une technique ou d’un service ne doit en aucun cas impacter, non pas l’Homme, mais chaque individu en situation d’être une potentielle <em>victime de ses propres craintes</em>.</p>
<p>Au contraire, les notions de <em>soutenable</em> voire de <em>supportable, </em>deux sens de <em>sustained,</em> impliquent l’acceptation d’une part de contraintes et des adaptations générées par l’action même de développement. Dans notre culture l’adjectif « durable » engendre une fausse notion de permanence ou a minima de stabilité, rapidement ce terme génère une opposition à l’existence même du développement, du progrès et du changement. Pour faire court, au risque d’être simpliste, le Développement Durable tend à devenir le développement « ralenti en permanence » jusqu’à l’arrêt final ; dans ce sens il est porté par les propagandistes de la décroissance qui en sont d’ailleurs les plus habiles initiateurs.</p>
<p align="center">----</p>
<p>Dans l’entreprise, le champ lexical de ce concept s’est adapté. Actuellement, en période de visibilité de destructions d’emplois, nul n’ose clairement affirmer que le « développement ralenti en permanence » est la solution aux problèmes des Français. Néanmoins le présupposé équilibre triangulaire (environnemental – social – économique) reste l’alpha et l’oméga de l’inconscient de nos politiques ; ils rêvent tous d’être aux manettes d’un État gorgé de moyen pour <em>piloter le développement dans l’équilibre</em>.</p>
<p>Comme il est impossible que cet équilibre existe, la critique du déséquilibre bascule immédiatement sur la recherche du coupable de ce qui est médiatiquement visible : le <em>déséquilibre économique. </em>La sphère économique est obligatoirement instable dans un monde en mutation permanente ; cette instabilité structurelle (destruction/création) permet de la présenter comme la cause unique de le « non durabilité » ressentis sur les autres items.</p>
<p>La condamnation du responsable désigné – l’Entreprise génératrice de profit – se doit d’être prononcée au nom de la protection de l’environnement et de l’affirmation du bien-être permanent de l’homme au travail. Par nature [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-9' id='fnref-117460-9' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>9</a></sup>], l’homme au travail subirait les nuisances liées à l’existence même du travail et les – <em>obligatoires</em> (sic !) – retombées des atteintes à l’environnement causées par le caractère <em>marchand</em> des activités économiques.</p>
<p>Nul ne sait si ce mouvement circulaire de syllogismes – permanent depuis quelques années – va encore s’accélérer et vers quelle frilosité entrepreneuriale il va nous conduire.</p>
<p>Je termine par une citation du rapport d’étape sur « <strong>Les engagements, les objectifs et les indicateurs du développement durable dans l'action de l’État » </strong>publié par la Cour des Comptes. En 2008, celle-ci écrivait :</p>
<blockquote><p>Cette définition [du développement durable] est un compromis diplomatique au terme d'une vingtaine d'années d'une double opposition […] entre les tenants de la croissance économique et les protecteurs de l'environnement et de la nature, entre les pays anciennement industriels et ceux qui aspiraient à rejoindre ou même à dépasser les premiers.</p>
<p>[…] Le concept de "développement durable" exprime un champ de contradictions : il est exceptionnel que les trois exigences environnementales, économiques et sociales convergent dans une même initiative publique. Lorsque deux des critères sont satisfaits, il est rare que ce ne soit pas au détriment du troisième. À la limite, lorsque les trois convergent, il n'y a même pas lieu à choix publics tant la voie est évidente.</p>
<p>[…] Ces contradictions ne sont pas dues à l'incompétence ou à l'inconscience des experts et des gouvernants, mais à la nature même du sujet ; traiter de développement durable, c'est fondamentalement gérer en permanence et, si possible de manière dynamique, des contradictions fondamentales qui traversent la société.</p>
<p>[…] Dans cette optique, la présentation du développement durable comme reposant sur trois piliers symétriques, souvent étayée sur un postulat de compatibilité "naturelle" des trois impératifs, peut conduire à l'immobilisme, ou à la simple continuation des errements anciens, toute initiative d'ordre environnemental ou social se heurtant à des objections d'ordre économique ou socio-économique (l'emploi).</p></blockquote>
<p align="center"> ----</p>
<p>Malgré cet avis qualifié, depuis rien n’a freiné la machine à discours. Pour au moins les dix années à venir, dans un environnement économique fort différent de celui qui s’est clos, il faudra adapter les moyens de production et productions à des contraintes réglementaires croissantes ainsi qu’aux nouvelles attentes des consommateurs, celles-ci se construisant sur les peurs et par des visions d’un passé mythifié et reconstruit. Les produits qui en résulteront seront, ou ne seront pas, <em>estampillés « VERT »</em>. Si ce marquage devient économiquement « <em>nécessairement obligatoire »</em> il générera des flux financiers vers des structures ou des organisations semblables à une nouvelle nomenklatura voire vers des organismes d’une forme proche d’un « <em>nouveau clergé »</em> qui les certifieront « <em>purs »</em>. Des industriels négocieront avec ces nouveaux ayatollahs ou apparatchiks, l’industrie fera ces produits ; les seules questions qui se poseront sont : où et pour qui ?</p>
<p>Les industriels produiront-ils dans un  pays frileux avec une population craintive à cause de ses ignorances ou les réaliseront-ils dans un environnement politique et humain qui accepte la notion de risque individuel et collectif et respecte la notion de progrès ?</p>
<p>L’industrie fabriquera-t-elle en France ou dans la vieille Europe pour des populations déclinantes recherchant des produits affichés comme « <em>sans</em> » [<sup class='footnote'><a href='#fn-117460-10' id='fnref-117460-10' onclick='return fdfootnote_show(117460)'>10</a></sup>] donc rassurants pour leur vieillesse ? Ou bien, l’industrie fabriquera-t-elle à « l’extérieur » au plus près d’une population croissante assoiffée de consommation ?</p>
<p>Où se situera le seuil d’équilibre entre les contraintes, le taux de marge, les quantités produites, les quantités consommées sans oublier les souplesses humaines et techniques indispensables à un outil de production moderne ?</p>
<p>Tels sont les challenges auxquels nous sommes confrontés.</p>
<p>Ce qui est certain, c’est que tous les acteurs ne pourront pas gagner. La lutte "planétaire" entre les « prédicateurs apprentis certificateurs » pour le <em>"partage" </em>de la croissance et de ses bénéfices, les attentes des typologies de consommateurs, les exigences des producteurs implantés dans tous les pays et les politiques des gouvernants du Nord du Sud et de l’Ouest vont prendre des aspects surprenants.</p>
<p>Certains ont rêvé <em>aller du noir au vert </em>; dans une proche réalité nous risquons fort de passer brutalement du vert de leur rêve au noir que nous broierons.</p>
<p>---<br />
Ce texte est une adaptation d’un article paru en juillet 2010 dans <em>La Forge</em> n°41.</p>
<div><strong>Notes :</strong></div>
<div class='footnotes' id='footnotes-117460'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-117460-1'>Pour info, le TTE légal base 35 heures est en France de 1607 heures annuelles. Ce chiffre est à rapprocher de celui annoncé dans l’accord compétitivité de Renault : 1603,50 heures. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-117460-2'>Pour mémoire : Avant les « 35 heures, obligatoires pour tous », il y eu la préparation idéologique « de droite » (sic !) ; celle-ci prit la forme des « mesures De Robien » qui permettaient, dans des contextes très particuliers, des mises en œuvre partielles de réduction du temps de travail. Fortement médiatisées, elles fournirent le socle de droite du discours de généralisation forcée de gauche. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-117460-3'>Voir l’étude : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5tZWRlZi5jb20vbmMvbWVkZWYtdHYvYWN0dWFsaXRlcy9kZXRhaWwvYXJ0aWNsZS9mcmFuY2UtYWxsZW1hZ25lLWJlbmNobWFyay1lbi1kb3V6ZS1ncmFwaGlxdWVzLmh0bWw=">http://www.medef.com/nc/medef-tv/actualites/detail/article/france-allemagne-benchmark-en-douze-graphiques.html</a> <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-117460-4'>Comme en son temps, il y eut Aubry I puis Aubry II. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-117460-5'>Il va de soi que je ne suis pas partisan du protectionnisme. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-117460-6'><strong>ppm</strong> : nombre de « Particules Par » Millier, Million ou Milliard (selon le référentiel choisi). <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-6'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-117460-7'>Extrait du jugement du TGI de Nanterre du 18 septembre 2008 : « Une autre conclusion à en retenir est que <strong>si les troubles de santé</strong>, constatés chez certains, soupçonnés chez d’autres, constituent un préjudice dont <strong>le lien</strong> avec la proximité des antennes <strong>reste à démontrer,</strong> <strong>le risque de troubles</strong>, à distinguer des troubles eux-mêmes, <strong>est lui certain</strong>. » <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-7'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-117460-8'>« Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution, à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin d'éviter la réalisation du dommage ainsi qu'à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques encourus. » <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-8'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-117460-9'>« Travail » vient du latin <em>tripalium</em> – 3 pieux – instrument de torture à 3 piliers utilisé pour punir les esclaves rebelles. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-9'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-117460-10'>Sans sucres ajoutés, sans excès de sel, sans plomb, sans huile de palme, sans produits chimiques… <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-117460-10'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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