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	<title>Contrepoints &#187; Énergie</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Des lunettes vertes à changer ?</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 05:18:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Th. Levent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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		<category><![CDATA[éoliennes]]></category>

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		<description><![CDATA[L'avenir énergétique aux mains des lobbys verts.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'avenir énergétique aux mains des lobbys verts.</strong></p>
<p><strong>Par Th. Levent, écolocritique amateur.</strong><br />
<span id="more-125109"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMjIvMTI1MTA5LWRlcy1sdW5ldHRlcy12ZXJ0ZXMtYS1jaGFuZ2VyL2x1bmV0dGVzLXZlcnRlcw==" rel=\"attachment wp-att-125112\"><img class="aligncenter size-full wp-image-125112" title="lunettes vertes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/lunettes-vertes.jpg?16fe88" alt="" width="455" height="228" /></a></p>
<p>Incroyable mais vrai ! Le journal <em>Le</em> <em>Nouvel Observateur</em> titre dans son supplément <em>TéléObs</em> (9/05/2013), «<em> L’imposture verte </em>», émission diffusée sur Arte (14/05/2013), intitulée « <em>La fausse promesse d’une énergie propre </em>». Les reporters s’insurgent contre l’explosion de l’utilisation du charbon en Europe, plus particulièrement en Allemagne sans aborder le pourquoi du comment d’une telle situation. Le mot <em>« intermittence</em>» des EnR n’a jamais été évoqué. Ce qui est bien dommage, puisque que c’est LA raison majeure du retour en force de la lignite et du gaz outre-Rhin après l’abandon du nucléaire et le programme pharaonique de développement des EnR. Ce modèle qui n’en est pas un, n’a pas franchement été décortiqué dans le reportage. En effet, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9lbmVyZ2llLWVudmlyb25uZW1lbnQvYWN0dS8wMjAyNzM3MTQ0MDA3LXRyYW5zaXRpb24tZW5lcmdldGlxdWUtbGUtY29udHJlLW1vZGVsZS1hbGxlbWFuZC01NjQ0MjgucGhw">45% de la production électrique allemande est assurée par le charbon</a> (200 millions de tonnes/an), et la construction de 23 centrales électriques au charbon est en cours.</p>
<p>La transition énergétique allemande (Energiewende) acte l’abandon du nucléaire et des énergies fossiles (qui ont produit 60% de l’électricité en 2012) en 2050 au profit des renouvelables dont l’impact climatique positif reste toujours à démontrer.</p>
<blockquote><p>La baisse moyenne des émissions de GES pour tous les pays européens est de 20%. Pour l’Allemagne, la moitié de cette baisse est due à l’effondrement des économies socialistes de l’est de l’Europe, particulièrement polluantes. Ainsi l’Allemagne ne se distingue pas de la moyenne européenne quant à la baisse des émissions de GES, une fois pris en compte les variations de la météo, la crise économique et l’effondrement des économies socialistes.» [<sup class='footnote'><a href='#fn-125109-1' id='fnref-125109-1' onclick='return fdfootnote_show(125109)'>1</a></sup>]</p></blockquote>
<blockquote><p>Pour les États-Unis et la Chine, la transition énergétique signifie le remplacement des énergies sales (combustibles fossiles) par des énergies propres  (énergies nouvelles, renouvelables, nucléaire, combustibles fossiles décarbonés). Aucun de ces deux modèles ne peut se proclamer supérieur à l’autre. Le débat énergétique français devrait s’intéresser aux deux modèles. D’autant plus que selon les critères sino-américains, notre transition énergétique, pour l’électricité est déjà réussie : 91% de notre électricité sont issus d’énergies propres. [<sup class='footnote'><a href='#fn-125109-2' id='fnref-125109-2' onclick='return fdfootnote_show(125109)'>2</a></sup>]</p></blockquote>
<p>On en reste donc sans voix mais pas les écolos.</p>
<p>En Allemagne, le coût global de la seule sortie du nucléaire d’ici 2040 <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9lbmVyZ2llLWVudmlyb25uZW1lbnQvYWN0dS8wMjAyNzM3MTQ0MDA3LXRyYW5zaXRpb24tZW5lcmdldGlxdWUtbGUtY29udHJlLW1vZGVsZS1hbGxlbWFuZC01NjQ0MjgucGhw">est estimé à 1 000 milliards d’euros</a>, soit la moitié du PIB français ! Insupportable pour notre pays, sa compétitivité actuellement en berne ne serait alors qu’un vague souvenir. Toujours plus fort, malgré ce que certains ânonnent dans tous les médias sans la moindre analyse coût-bénéfice, des destructions d’emplois sont en perspective à cause de la transition énergétique tant vantée. Elle conduirait à des destructions massives d’emplois en raison d’une perte de compétitivité des entreprises et de la perte de pouvoir d’achat des ménages (augmentation stratosphérique de la facture d’électricité) et ce, dès 2020 selon le Centre d’Analyse Stratégique [<sup class='footnote'><a href='#fn-125109-3' id='fnref-125109-3' onclick='return fdfootnote_show(125109)'>3</a></sup>].</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMjIvMTI1MTA5LWRlcy1sdW5ldHRlcy12ZXJ0ZXMtYS1jaGFuZ2VyL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MzItZWNvbG9naXNtZS12ZXJ0" rel=\"attachment wp-att-125158\"><img class="alignright  wp-image-125158" title="imgscan contrepoints 2013832 écologisme vert" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013832-écologisme-vert-890x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="345" /></a>Il faut féliciter l’Allemagne qui a réussi ce tour de force de faire rêver des activistes de l’environnement, tout en étant <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9lbmVyZ2llLWVudmlyb25uZW1lbnQvYWN0dS8wMjAyNzM3MTQ0MDA3LXRyYW5zaXRpb24tZW5lcmdldGlxdWUtbGUtY29udHJlLW1vZGVsZS1hbGxlbWFuZC01NjQ0MjgucGhw">le plus gros émetteur de CO2 d’Europe</a>, avec des émissions en hausse. Peu importe, puisque les éoliennes restaureront une population de homards décimés par la seconde guerre mondiale au large des côtes allemandes. Audrey Garric, journaliste au journal <em>Le Monde </em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Vjb2xvZ2llLmJsb2cubGVtb25kZS5mci8yMDEzLzA1LzA1L2Rlcy1lb2xpZW5uZXMtcG91ci1yZXN0YXVyZXItdW5lLXBvcHVsYXRpb24tZGUtaG9tYXJkcy1kZWNpbWVzLw==">s’émerveille à l’idée</a> « <em>de la création de 5 000 parcs éoliens d’ici 2030 qui pourraient avoir un impact sur la population des homards</em> ». Un internaute s’exclamait «<em> que les éoliennes terrestres c’est certainement pour sauver les escargots de Bourgogne ! »</em></p>
<p>En attendant, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTAvMTI5NjUtbGEtcG9saXRpcXVlLWVuZXJnZXRpcXVlLWRlLWx1ZS1hdHRhcXVlZS1lbi1qdXN0aWNl">la politique énergétique de l’UE est attaquée en justice</a> au motif qu’elle violerait les règles de la convention d’Aarhus sur la consultation du public pour des projets industriels impactant l’environnement, quand il s’agit d’éolien.</p>
<p>Mise en application concrète de la violation de cette convention en Belgique :</p>
<hr />
<p><strong><em>Comment le lobby vert impose 1 000 éoliennes sur le sol wallon d’ici 2020 (Ch Leroy) ? </em></strong><em> </em>[<sup class='footnote'><a href='#fn-125109-4' id='fnref-125109-4' onclick='return fdfootnote_show(125109)'>4</a></sup>]</p>
<p>Une machine de guerre ressemblant  à une marche forcée est orchestrée par le ministre écolo, Philippe Henry. Plus de 3 milliards d’euros d’investissement, un rendement de l’ordre de 200-500% pour les promoteurs nourris au grain par les certificats verts payés par les citoyens.</p>
<p>Un Lobbying effréné depuis les arènes parlementaires jusqu’au fin fond des campagnes, «<em>un paradis Vert dans un désert économique</em>». La désinformation est totale : aucun document ni aucune source indépendante ne mentionne le bilan précis de l’électricité éolienne. Le tout étant présenté comme une évidence incontestable et intouchable.</p>
<p>Les artisans de ce jeu d’influence sont les écolos qui disposent de deux leviers tombés dans leur  escarcelle pour piloter la stratégie éolienne : l’Énergie et l’Aménagement du territoire. Leurs relais méritent d’être connus. EDORA (fédération des EnR), compte une centaine de membres. Curieusement, c’est dans le même immeuble (35 rue Royale, Bruxelles) que l’on retrouve  l’APERe (Association de promotion des EnR) censée informer les citoyens des projets en cours. Cette dernière s’affirme indépendante, il faut évidemment le croire.</p>
<p>Les promoteurs éoliens et les groupes de pression déploient trois techniques :</p>
<ul>
<li><strong><em>Le verrouillage de la communication</em></strong>. Un document interne au groupe Écolo comporte une série de réponses préconçues, que les élus peuvent débiter à chaque critique : «<em>il n’y a pas d’impact paysager, la beauté c’est subjectif, les éoliennes enrichissent le paysage…</em>», des liens amenant à des reportages élogieux tel celui de ce journaliste qui a dormi aux pieds des plus grandes éoliennes terrestres d’Europe. Bref, que du spontané !</li>
</ul>
<ul>
<li><strong><em>Encourager les communes réfractaires à implanter des machines</em></strong>. Le classique : redevances, taxe/mât installé… La carte de la complaisance lors des négociations est une autre joyeuseté utilisée par les promoteurs : «<em>convention de sponsoring</em>», installation gratuite de panneaux solaires sur le toit des bâtiments communaux. Toujours mieux, « <em>la tentative d’achat</em> » d’élu local semble monnaie courante. Ainsi à Andenne, un facilitateur éolien (sic !) a tenté d’acheter un édile, Claude Eerdekens, en lui promettant d’investir un million d’euros dans le projet de son choix. Ce dernier a refusé.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong><em>Étouffer toute critique. </em></strong>La partie se gagne à  coups d’études en tout genre : sondages bidouillés et orientés sur l’acceptabilité des éoliennes, dysfonctionnement dans le calcul de l’apport éolien en termes de PIB et d’emplois, pilotage des études  par l’Ewea (lobby auto-proclamé des développeurs éoliens sur la scène européenne). Ne parlons même pas des études d’impacts payées par les promoteurs qui sont confiées à des sociétés évidemment indépendantes moyennant espèces sonnantes et trébuchantes (60 000 euros en moyenne). Autant dire que leurs conclusions ne fâchent jamais leur employeur.</li>
</ul>
<p>Il convient de s’arrêter quelques instants sur le cas de l’Ewea (European Wind Energy Association) : 700 membres défendus auprès de la Commission européenne, ressources financières oscillant entre 10-15 millions d’euros, 60 permanents, sise au 80 rue d’Arlon à Bruxelles. Cette machine à lobbying contacte incessamment les décideurs politiques de haut niveau,<em> «informe</em>» plus de 7 000 journalistes dans le monde, publie et collectionne des milliers de données statistiques. Peter Sennekamp, porte-parole de l’Ewea, le confirme sans grande gêne, «<em>nous sommes en contact permanent avec le monde politique européen</em>». Au moins c’est clair.</p>
<hr />
<p>Toute ressemblance  avec la situation hexagonale serait certainement totalement fortuite, néanmoins  cette stratégie est à l’œuvre au sein de certains Conseils Régionaux dont les manettes de l’aménagement du territoire et de l’Énergie sont confiées à des Écolos pur jus. La façon dont a été élaborée nombre de Schémas Régionaux Climat-Air-Énergie (porte ouverte aux promoteurs, associations d’opposants «<em>oubliées</em>», démocratie virtuelle informatique peu contraignante, et surtout absence totale de chiffrage) illustre bien cette situation.</p>
<p>Il n’empêche que, même sur des sites dédiés à l’écologie, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer ce délire éolien, «<em> le problème est l’état d’esprit qui permet ce niveau de destruction cumulée avec, dans le cas des EnR, un étendard de bonne conscience de couleur verte </em>» [<sup class='footnote'><a href='#fn-125109-5' id='fnref-125109-5' onclick='return fdfootnote_show(125109)'>5</a></sup>].</p>
<p>Toutes ces considérations laissent de marbre Delphine Batho et Bernard Cazeneuve, qui n’ont pas daigné perdre 3h en train pour se rendre de Paris à Cherbourg pour donner un coup de pouce aux énergies marines renouvelables : Falcon 900 de la République française (8 921 euros/heure de vol) puis un hélicoptère EC 225 de la marine nationale (6 000 euros/heure de vol), puis jet privé au retour [<sup class='footnote'><a href='#fn-125109-6' id='fnref-125109-6' onclick='return fdfootnote_show(125109)'>6</a></sup>].</p>
<p>Ces éminences ministérielles ont une empreinte carbone forcément évanescente par rapport à celle du commun des mortels que nous sommes. Mais comme c’était pour sauver la planète…</p>
<p>---<br />
<strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-125109'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-125109-1'>Annual European Union greenhouse gas inventory 1990-2010 and inventory report 2012, du 27 mai 2012. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-125109-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-125109-2'>N°29 Géopolitique de l’Electricité-28 Janvier 2013. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-125109-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-125109-3'>Centre d’Analyse Stratégique. Septembre 2012, n° 281. La note d’analyse. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zdHJhdGVnaWUuZ291di5mcg==">www.strategie.gouv.fr</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-125109-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-125109-4'>10 mai 2013/www.LEVIF.be N°19. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-125109-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-125109-5'><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5yZXBvcnRlcnJlLm5ldC9zcGlwLnBocD9hcnRpY2xlNDE5OQ==">Les éoliennes filles du big business et du greenwashing</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-125109-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-125109-6'><em>Le Canard enchaîné</em> du 27 février 2013. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-125109-6'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Sans justification, le fiasco éolien va se poursuivre</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124171-sans-justification-le-fiasco-eolien-va-se-poursuivre</link>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 04:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Minarchiste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[éolien]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les raisons données pour ériger partout de l'éolien industriel, trop coûteux, ne tiennent pas. Qu'à cela ne tienne, on continue. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les raisons données pour ériger partout de l'éolien industriel, trop coûteux, ne tiennent pas. Qu'à cela ne tienne, on continue. </strong></p>
<p><strong>Un article du Minarchiste, depuis Montréal, Québec.</strong></p>
<p><span id="more-124171"></span></p>
<p>Suite à son accession au pouvoir, l’actuel gouvernement canadien a décrété la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, jugée trop onéreuse au coût de 10.5 cents/kWh et, tout récemment, pour les mêmes raisons, il a abandonné les projets d’achat d’énergie de six mini-centrales hydroélectriques à 8 cents/kWh (83 MW). Cependant, le PQ ne semble pas enclin à considérer l’abandon de l’appel d’offres de 700MW d’électricité éolienne prévu pour cette année, dont les coûts seront d’environ 11 cents/kWh.</p>
<p>Pourtant, en février dernier, la ministre Martine Ouellette semblait le remettre en question (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9hY3R1YWxpdGVzL3F1ZWJlYy1jYW5hZGEvcG9saXRpcXVlLXF1ZWJlY29pc2UvMjAxMzAzLzAxLzAxLTQ2MjY3MjYtZW9saWVuLXF1ZWJlYy1yZW1ldC1lbi1xdWVzdGlvbi1sZXMtYXBwZWxzLWRvZmZyZXMtZGUtNzAwLW13LnBocA==">ici</a>), constatant que cet appel d’offres allait causer d’énormes pertes financières au gouvernement. Les chiffres sont éloquents : le Québec n’a pas besoin de cette électricité, le coût actuel de l’éolien est d’environ 9.7 cents/kWh (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMi8wOC8yOS9sZXMtZmlhc2Nvcy1kZS1saW50ZXJ2ZW50aW9ubmlzbWUtcXVlYmVjb2lzLw==">ceci</a>) et le prix sur le marché américain est de 4.5 cent/kWh. Hydro-Québec perd présentement de l’argent sur son portefeuille éolien et les contrats sur les 700MW additionnels ne seront qu’une grosse pelletée d’argent de plus dans le foyer, d’autant plus que le méga-projet hydroélectrique <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMS8wNi8xNS9sZS1wcm9qZXQtZGUtbGEtcm9tYWluZS1kZS1sZXRhdGlzbWUtc2F1dmFnZS8=" target=\"_blank\">laRomaine</a> arrivera en production dans quelques années.</p>
<p>Ce graphique montre le prix de l’électricité dans le Nord-Est des États-Unis, en dollars par MW/h. Il faut diviser par 10 pour obtenir le prix en cents par kW/h:</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L25lX3Nwb3RfcHJpY2UucG5n"><img class="aligncenter size-medium wp-image-124767" title="Prix spot de l'électricité en Nouvelle-Angleterre" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/ne_spot_price-300x196.png?16fe88" alt="" width="300" height="196" /></a></p>
<p>Pourtant, plus récemment (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9lbnZpcm9ubmVtZW50L2Rvc3NpZXJzL2VuZXJnaWVzLXZlcnRlcy8yMDEzMDQvMjMvMDEtNDY0Mzc2Mi1lb2xpZW4tbGUtZ291dmVybmVtZW50LW1hcm9pcy12ZXV0LXJhc3N1cmVyLWxpbmR1c3RyaWUucGhw">ici</a>), les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hcXBlci5jb20v">lobbys éoliens</a> ont fait leur oeuvre et le gouvernement, mené de Mme Ouellette, mais aussi des ministres des régions et du tourisme, a annoncé que l’appel d’offres tenait toujours la route. L’enjeu réside principalement en une « grappe industrielle de 5 000 emplois », lesquels sont situés surtout en régions qui en ont bien besoin (comme la Gaspésie). Une autre subvention aux régions détournée, cette fois aux frais des consommateurs d’électricité (tout comme celle aux alumineries du Saguenay en passant).</p>
<p>Tout d’abord, il est bien difficile de vérifier ce chiffre de « 5 000 emplois » car il vient de l’industrie. Ceci dit, même si on les croit sur parole, ça ne fait aucun sens de gaspiller des centaines de millions de dollar par année pour soutenir des emplois pendant quelques mois! Que feront-ils une fois que le contrat sera achevé? Le PQ estime peut-être que ces entreprises récolteront des contrats ailleurs dans le monde après avoir bâti leur expertise au Québec, mais cela est peu probable. L’industrie mondiale est en ralentissement et je doute que les équipementiers québécois soient concurrentiels avec les Chinois et les Coréens, voire avec les Américains.</p>
<p>En fait, les grands bénéficiaires de ces contrats seront les grandes entreprises qui financent le lobby. Si vous consultez la liste, il y a des entreprises d’ingénierie comme Genivar, Dessau, Roche et SNC-Lavallin, des producteurs indépendants comme Cartier Énergie (TransCanada Corp.), TransAtla, Algonquin (Emera Inc.), Brookfield, Innergex et Boralex, des grandes entreprises de services collectifs comme Gaz Métro et Énergie de France, des multinationales industrielles comme General Electric et Siemens, des équipementiers comme Vestas et Enercon, et de grands cabinets d’avocats comme Borden, Ladner Gervais et McCarthy Tétreault. Les autres grands bénéficiaires sont évidemment les banques, ces grands projets étant financés par 65% à 80% de dette.</p>
<p>Donc d’un côté ont fait gonfler la facture d’électricité des gens, de l’autre on enrichit de grandes entreprises. Ainsi, les politiques écologiques du gouvernement sont en fait régressives! Car en effet, la Régie de l’Énergie du Québec a consenti une hausse de tarif de 2,4% à Hydro-Québec pour 2013, laquelle pourrait être augmentée à 3,5% en vertu d’un décret du gouvernement Marois, qui veut mousser les revenus de la société d’État (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3F1ZWJlYy5odWZmaW5ndG9ucG9zdC5jYS8yMDEzLzAzLzEzL25vbi1hLWxhLWhhdXNzZS1kZS10YXJpZnNfbl8yODY4MjM1Lmh0bWw=">ceci</a>).</p>
<p style="text-align: left;">L’autre élément qui fait pencher le gouvernement vers une décision positive concernant cet appel d’offre est sans doute le fameux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9yZWNoYXVmZmVtZW50LWNsaW1hdGlxdWU=" target=\"_blank\">grand combat contre le réchauffement climatique</a>. Pourtant, les réchauffistes n’ont jamais eu autant la vie dure que maintenant! Même le grand pape de cette religion, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50aGVhdXN0cmFsaWFuLmNvbS5hdS9uZXdzL25vdGhpbmctb2ZmLWxpbWl0cy1pbi1jbGltYXRlLWRlYmF0ZS9zdG9yeS1lNmZyZzZuNi0xMjI2NTgzMTEyMTM0">Rajendra Pachauri</a>, a concédé qu’il n’y avait pas eu de réchauffement au cours des 17 dernières années. Conséquemment, les températures observées sont plus basses que les scénarios les plus optimistes du GIEC. N’y aurait-il pas là une preuve que les modèles utilisés ne sont pas bons? Pour une analyse intéressante des données climatiques, cliquez <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3dhdHRzdXB3aXRodGhhdC5jb20vMjAxMy8wNC8wMS9mZWJydWFyeS0yMDEzLWdsb2JhbC1sYW5kc2VhLXN1cmZhY2UtdGVtcGVyYXR1cmUtYW5vbWFseS11cGRhdGUv">ici</a>. J’ai mis quelques graphiques intéressants à cet égard au bas de ce billet.</p>
<p>De leur côté, les modèles du Projet Cloud mené au laboratoire du CERN donnent de meilleurs résultats (lire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3NpbGljb253YWRpLmZyLzcxMzEvdW4tYXN0cm9waHlzaWNpZW4taXNyYWVsaWVuLXJldmVsZS1sYS12ZXJpdGFibGUtY2F1c2UtZHUtcmVjaGF1ZmZlbWVudC1jbGltYXRpcXVl">ceci</a>). Les cycles solaires ont une périodicité d’environ 11 ans. Lorsque l’activité solaire s’intensifie, le niveau de rayonnement cosmique atteignant la terre diminue, ce qui nuit à la formation des nuages et, conséquemment, influence le réchauffement de l’atmosphère. Les travaux du scientifique Nir Shaviv montrent que le rayonnement cosmique est responsable de plus de 80% de l’élévation des températures observée au 20<sup>e</sup> siècle. <strong>N’y a-t-il pas là une bonne raison de stopper ce gaspillage massif d’argent des contribuables dans des projets qui détruisent la richesse et le paysage de surcroît ?</strong></p>
<p>Ce graphique montre la corrélation entre les rayons cosmiques et la couverture nuageuse :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2NvcnLDqWxhdGlvbi1lbnRyZS1sZXMtcmF5b25zLWNvc21pcXVlcy1ldC1sYS1jb3V2ZXJ0dXJlLW51YWdldXNlLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-124768" title="Corrélation entre les rayons cosmiques et la couverture nuageuse" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/corrélation-entre-les-rayons-cosmiques-et-la-couverture-nuageuse.jpg?16fe88" alt="" width="450" height="301" /></a></p>
<p>Ce graphique montre un modèle basé sur l’activité solaire (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3dhdHRzdXB3aXRodGhhdC5jb20vMjAxMy8wNS8wMy9zdW5zcG90LWN5Y2xlLWFuZC10aGUtZ2xvYmFsLXRlbXBlcmF0dXJlLWNoYW5nZS1hbm9tYWx5Lw==" target=\"_blank\">ceci</a>):</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L01vZMOobGUtZGUtdGVtcMOpcmF0dXJlcy1iYXPDqS1zdXItbGFjdGl2aXTDqS1zb2xhaXJlLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-124769" title="Modèle de températures basé sur l'activité solaire" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Modèle-de-températures-basé-sur-lactivité-solaire.jpg?16fe88" alt="" width="500" height="340" /></a></p>
<p>Les éoliennes, en plus d’être laides, de faire du bruit et de tuer des tas d’oiseaux malchanceux (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMjIvOTc3NjMtbGVvbGllbi1pbmR1c3RyaWVsLW5lc3QtcGFzLWVjb2xvZ2lxdWU=">ceci</a>), ne réduisent pas significativement les émissions de CO2, car lorsqu’on prend en compte les émissions générées par leur fabrication et installation ainsi que leur productivité qui a tendance à décevoir les prévisions tout comme leur durée de vie, on se retrouve avec un chiffre négatif. Et quant à leur potentiel de création d’emplois « durables », parlez-en aux américains, qui ont gaspillé des milliards en subventions directes dans des entreprises qui ont soit fait faillite ou qui diminuent leur nombre d’employés (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbnRhZ29uaXN0ZS5uZXQvMjAxMi8xMC8yMy9sZXMtYmVybmFyZC1tYWRvZmYtZGUtbGVjb2xvZ2llLw==">ceci</a>).</p>
<p>En Europe aussi la folie de l’électricité éolienne fait des ravages, mais eux ils ont poussé la démence politico-écologique à un niveau encore plus extrême. En Europe, la biomasse compte pour environ la moitié de l’énergie dite « renouvelable » (sans quoi l’objectif de 20% en 2020 serait inatteignable). Le bois comme source d’énergie; quel retour en arrière n’est-ce pas ! Un véritable boum s’est produit lorsque le bois a été ajouté à la liste des énergies renouvelables de l’Union Européenne, à condition qu’il provienne de forêts « soutenables » (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lY29ub21pc3QuY29tL25ld3MvYnVzaW5lc3MvMjE1NzU3NzEtZW52aXJvbm1lbnRhbC1sdW5hY3ktZXVyb3BlLWZ1ZWwtZnV0dXJl">ceci</a>). Au Royaume-Uni, ce type d’électricité reçoit une subvention de 6.8 cents/kWh. L’utilisation de billes de bois à cet égard passera de 10 à 12 milles de tonnes en 2012 à 60 milles tonnes en 2020. L’Europe en importe de l’Ouest Canadien et les prix ont augmenté de 60% en 2012. Cette hausse du prix du bois nuit à l’industrie des pâtes et papiers et des fabricants de meubles en Europe. Comme la subvention pour ce type d’électricité est de 45 livres sterling par MW, cela revient à 225 livres par tonne de CO2 économisé. Plutôt dispendieux! D’autant plus que dans beaucoup de cas, ce type de production ne réduit pas la quantité de CO2, il l’augmente (selon Tim Searchinger de l’Université Princeton, cité dans l’article ci-haut).</p>
<p>Heureusement, les Européens semblent commencer à réaliser que cette folie est en train de contribuer au marasme économique qui les affecte, ce qui annule les bienfaits politiques d’être un ‘vert’. En raison d’une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lY29ub21pc3QuY29tL2Jsb2dzL3NjaHVtcGV0ZXIvMjAxMy8wNC9jYXJib24tdHJhZGluZw==">décision récente</a> du Parlement européen, le marché européen des crédits de CO2 s’est pratiquement écroulé. Pendant ce temps-là, le Québec fait le contraire, en joignant le Western Climate Initiative (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FmZmFpcmVzLmxhcHJlc3NlLmNhL2Vjb25vbWllL2ludGVybmF0aW9uYWwvMjAxMzA0LzEyLzAxLTQ2NDA0NzktbWFyY2hlLWR1LWNhcmJvbmUtbGEtY2FsaWZvcm5pZS1ldC1sZS1xdWViZWMtZW5maW4tbGllcy5waHA=">ici</a>)!</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L1ByaXgtZGVzLWNyw6lkaXRzLWNhcmJvbmUtZXVyb3DDqWVucy1UaGUtRWNvbm9taXN0LnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-124770" title="Prix des crédits carbone européens (The Economist)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Prix-des-crédits-carbone-européens-The-Economist.png?16fe88" alt="" width="290" height="281" /></a></p>
<p>Pendant ce temps,  les chiffres de l’Energy Information Agency montrent qu’en 2012, les émissions américaines de CO2 ont baissé de plus de 700 millions de tonnes ou 12% par rapport à leur sommet de 2007, en majeure partie grâce à l’utilisation du gaz naturel de schiste en remplacement du charbon (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbnRhZ29uaXN0ZS5uZXQvY2F0ZWdvcnkvc29jaWV0ZS9lbnZpcm9ubmVtZW50Lw==">ceci</a>). Contrairement à ceux des éoliennes, ces gains sont réels et ne nécessitent que peu d’investissements. Et je vous rappelle qu’Hydro-Québec paie plus de $150 millions par année à TransCanada pour l’usine au gaz naturel de Bécancour qui ne produit pas ! Ne serait-il pas plus brillant de considérer son redémarrage plutôt que de faire un autre appel d’offre éolien à un coût de production deux fois plus élevé?</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>L’évolution de la situation de l’éolien au Québec confirme ce que j’ai toujours avancé : le réchauffement climatique est une arnaque qui perdure en raison d’une confluence des intérêts des politiciens (qui aiment jouer les sauveurs et couper des rubans), des grandes entreprises (qui récoltent la manne financière) et des ONGs environnementales, qui ont finalement réussi à avoir de l’influence et qui obtiennent le soutien de la gauche ravie d’utiliser ce prétexte pour augmenter les taxes et l’interventionnisme étatique.</p>
<p>Allons-nous laisser notre argent être gaspillé de la sorte sans rouspéter, pendant que notre gouvernement est en mauvaise situation fiscale?</p>
<p>Pas de réchauffement:</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNC9jbGltYXRlX21vZGVsczIucG5n"><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/climate_models2.png?w=500&amp;h=312" alt="Climate_models2" width="500" height="312" /></a></p>
<p>Le réchauffement semble s’être arrêté vers 1998:</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/climate_models3.png?w=500&amp;h=312" alt="Climate_models3" width="500" height="312" /></p>
<p>Ce graphique compare les températures observées aux prévisions du GIEC:</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/climate_models.png?w=393&amp;h=324" alt="Climate_models" width="393" height="324" /></p>
<p>Les températures observées sont plus basses que le scénario pessimiste:</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNC8yMDEzMDMzMF9zdGMzMzRfMS5wbmc="><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/20130330_stc334_1.png?w=500" alt="20130330_STC334_1" /></a></p>
<p>Tout cela pendant que l’atmosphère contient de plus en plus de CO2 :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNC9rZWVsaW5nLWN1cnZlLnBuZw=="><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/04/keeling-curve.png?w=500&amp;h=279" alt="Keeling curve" width="500" height="279" /></a></p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNS8wMy9sZS1maWFzY28tZW9saWVuLWF1LXF1ZWJlYy12YS1zZS1wb3Vyc3VpdnJlLTIv">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124171" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124171-sans-justification-le-fiasco-eolien-va-se-poursuivre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>52</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ces chères éoliennes</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123605-ces-cheres-eoliennes</link>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:02:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Descôteaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[éolien]]></category>
		<category><![CDATA[éolienne]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>

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		<description><![CDATA[On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »... jusqu'à ce qu'on se rende compte que les éoliennes ne peuvent survivre sans subventions éternelles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »... jusqu'à ce qu'on se rende compte que les éoliennes ne peuvent survivre sans subventions éternelles.</strong></p>
<p><strong>Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.<br />
</strong></p>
<p><span id="more-123605"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDcvMTIzNjA1LWNlcy1jaGVyZXMtZW9saWVubmVzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM3ODYtZW9saWVubmVz" rel=\"attachment wp-att-123752\"><img class="alignleft  wp-image-123752" title="imgscan contrepoints 2013786 éoliennes" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013786-éoliennes-721x1024.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="341" /></a>Pendant le dernier week-end, le Journal a publié un article sur les déboires de l'éolien en ce moment au Québec. Un mini-fiasco qui montre comment les « politiques industrielles » et autres interventions du gouvernement dans l'économie peuvent mal virer.</p>
<p>En ce moment, le lobby des éoliennes, en concert avec des écologistes, presse le Parti Québécois de lancer rapidement un appel d'offres de 700 MW de puissance éolienne. Cela équivaut, selon le collègue Michel Morin qui a écrit l'article, à 350 éoliennes de plus que les quelques 1 700 déjà plantées sur le territoire québécois.</p>
<p>Le problème ? Hydro-Québec fait face à des surplus d'énergie. Surplus qui risquent d'augmenter dans le futur. Pire : cette énergie éolienne, dont on n'a pas besoin, coûte plus cher à produire. Beaucoup plus cher que ce que Hydro-Québec pourrait obtenir par la revente sur les marchés. Ces achats coûteront une fortune à long terme à la société d'État. Qui risque de payer pour ça ? Les consommateurs qui devront absorber les coûts de l’énergie éolienne par d'éventuelles hausses de tarifs.</p>
<p>C'est pourtant nos politiciens, et Hydro-Québec, qui ont pensé que ce serait une brillante idée d’appuyer le développement de l'éolien au Québec il y a quelques années, avec des programmes d'achats ciblés de mégawatts.</p>
<p><strong>Des emplois en jeu</strong></p>
<p>Maintenant, le gouvernement doit choisir entre deux mauvaises solutions. Continuer d'acheter de l'énergie dont on n'a pas besoin, ou faire mal à une industrie qu'on a créée de façon artificielle. Et on comprend les doléances de l'industrie. Sans nouveaux contrats, plusieurs usines de fabrications d'éoliennes devront fermer, notamment en Gaspésie. Des milliers de personnes travaillent dans l'industrie éolienne au Québec.</p>
<p>« Ça nous prend une annonce maintenant. Nous avons des étapes à franchir pour maintenir les usines en production. C’est un processus de 24 à 36 mois pour aller en appel d’offres, choisir les sites et obtenir les autorisations nécessaires afin de permettre aux usines d’entrer en production », disait Jean-François Nolet, de l’Association canadienne de l’énergie éolienne, dans l'article.</p>
<p>Au point que le gouvernement songe à offrir aux promoteurs des contrats sans appel d’offres pour accélérer le processus et sauver des emplois.</p>
<p>C'est ce qui arrive malheureusement trop souvent avec les politiques industrielles qui sont habituellement une combinaison de rêves de grandeur de politiciens, et de pressions de lobbys intéressés. On nous promet des emplois, de la richesse, tout plein de « retombées »... jusqu'à ce qu'on se rende compte que l'industrie en question — ça peut être l'éolien, mais aussi toute autre industrie — ne peut survivre sans subventions éternelles.</p>
<p>Le problème, c'est qu'au moment où les politiciens et lobbys nous vendent leur salade, tout le monde embarque. Mais une fois que la machine est enclenchée, il n'y a plus de retour en arrière. Et quelqu'un doit ramasser les pots cassés quand ça tourne mal.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FyZ2VudC5jYW5vZS5jYS9kYXZpZGRlc2NvdGVhdXgvY2VzLWNoZXJlcy1lb2xpZW5uZXMtMjA1MjAxMy0x">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123605" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Gaz de schiste : plaidoyer libéral vs. peur conservatrice</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123216-gaz-de-schiste-plaidoyer-liberal-vs-peur-conservatrice</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123216-gaz-de-schiste-plaidoyer-liberal-vs-peur-conservatrice#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 May 2013 05:50:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bouchat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[fracturation hydraulique]]></category>
		<category><![CDATA[gaz de schiste]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[principe de précaution]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=123216</guid>
		<description><![CDATA[Quelle attitude adopter à l’égard du gaz de schiste : le statu quo frileux et improductif ou la gestion sérieuse des risques ? Le point sur ce sujet explosif en 7 questions clefs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle attitude adopter à l’égard du gaz de schiste : le statu quo frileux et improductif ou la gestion sérieuse des risques ? Le point sur ce sujet explosif en 7 questions clefs.</strong></p>
<p><strong>Par Philippe Bouchat, depuis la Belgique.</strong><br />
<span id="more-123216"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMDgvNTk0NDItMjAxMi11bi1zb25kYWdlLWdhemV1eC9leHBsb2l0YXRpb24tZ2F6LXNjaGlzdGU=" rel=\"attachment wp-att-59443\"><img class=" wp-image-59443 aligncenter" title="exploitation-gaz-schiste" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/12/exploitation-gaz-schiste.jpg?16fe88" alt="" width="499" height="342" /></a></p>
<p>C’est peu de dire que le gaz de schiste est un sujet explosif, surtout en France où le dogmatisme l’emporte sur le bon sens le plus élémentaire. Quel point de vue le citoyen libéral peut-il adopter en la matière ? C’est à cette question de plus en plus actuelle que nous allons tenter de répondre dans ces quelques lignes en étant le plus didactique possible.</p>
<p><strong>1. Qu’est-ce que le gaz de schiste ?</strong></p>
<p>Le gaz de schiste est du gaz naturel, plus précisément du méthane (CH<sub>4</sub>). Classiquement, les molécules de gaz migrent vers la surface pour former de grands réservoirs (les gisements conventionnels). Pour le gaz de schiste, il en va autrement : ses molécules sont enfermées dans les pores de leur roche de naissance (la roche-mère). Cette roche-mère, de nature argileuse, est très peu perméable (elle est dite récalcitrante), de sorte qu’elle doit être fracturée pour en extraire le gaz.</p>
<p><strong>2. Comment extrait-on le gaz de schiste ?</strong></p>
<p>Actuellement, la seule technique applicable est l’extraction par <strong>fracturation hydraulique</strong>. L’opération se déroule en trois étapes. Première étape : le <em>forage</em>. Un derrick de 40 mètres de hauteur est placé en surface. Le forage commence et un tube en acier de 15 cm de diamètres est descendu jusqu’à plus de 3.000 mètres de profondeur, là où se trouvent les roches-mères. Une fois que le tube arrive à une couche de roches-mères, le forage se fait alors à l’horizontal : le filon est percé sur deux kilomètres de long. Deuxième étape : la <em>fracturation</em>. Un liquide composé d’eau, de sable et de plusieurs additifs chimiques est injecté à plus de 600 bars de pression, ce qui fissure la couche d’argile et libère le gaz. Troisième étape : la <em>production</em>. Le liquide remonte à la surface et entraîne à sa suite le gaz (c’est qu’on appelle le <em>flowback</em>). Cette méthode d’extraction du gaz de schiste présente certains risques, raison pour laquelle des méthodes alternatives sont étudiées (voir infra). Mais ces alternatives présentent de grands inconvénients actuellement. D’après les experts, la fracturation hydraulique demeurera donc la seule technique d’extraction du gaz de schiste pendant au moins dix ans encore.</p>
<p><strong>3. Quels sont les enjeux de la production du gaz de schiste ?</strong></p>
<p>Le premier enjeu est évidemment <em>énergétique</em> : rien qu’en France, on estime que les réserves théoriques de gaz de schiste – situées principalement à l’est de Paris et dans le sud-est de la Métropole – correspondent à une consommation nationale de 50 à 100 ans. Si on couple cette énergie à l’énergie nucléaire et aux énergies renouvelables, l’<em>indépendance énergétique</em> devient possible. Le deuxième enjeu est <em>économique</em> : si on diminue, voire supprime, les importations énergétiques, les dépenses publiques vont sensiblement diminuer (l’importation de gaz naturel en France en 2011 s’élevait à 13 milliards d’euros) et, par ricochet (enfin normalement), le coût sur la facture des ménages et des entreprises diminuera (aux États-Unis, les entreprises qui utilisent du gaz de schiste ont divisé leur facture énergétique par quatre !). Le troisième enjeu est d’ordre <em>géostratégique</em> : actuellement, nos pays occidentaux dépendent principalement de l’axe Iran-Russie-Qatar pour leurs fournitures en gaz. Les réserves en gaz de schiste se trouvent dans d’autres pays, tels les États-Unis et la Chine (futurs producteurs leaders dans le monde), mais aussi en France, en Grande-Bretagne, au Canada, en Pologne, etc. Si ces pays s’engagent sur la voie de la production du gaz de schiste (c’est déjà le cas des États-Unis et du Canada), alors ils ne dépendront plus des trois pays précités qui perdront ainsi en influence politique (rappelez-vous du chantage russe aux Ukrainiens concernant le prix du gaz). Voilà pourquoi la Russie est fermement opposée à l’exploration et a fortiori à la production du gaz de schiste. Elle y perdrait un levier très important de sa politique. Voilà peut-être pourquoi le Qatar investit massivement en France… qui a interdit l’exploration ! [<sup class='footnote'><a href='#fn-123216-1' id='fnref-123216-1' onclick='return fdfootnote_show(123216)'>1</a></sup>] Le quatrième enjeu est d’ordre <em>social</em> : aux États-Unis, la filière a déjà créé plus de 600.000 emplois ! En pleine crise économique et sociale, cet enjeu de création d’emplois n’est pas à dédaigner. Enfin, le cinquième enjeu que je vois est d’ordre <em>environnemental</em> : la combustion du gaz de schiste est la plus propre parmi les énergies fossiles. Elle rejette ainsi deux fois moins de CO<sub>2</sub> que le charbon et, contrairement à lui, le gaz de schiste n’émet pas de dioxyde de soufre.</p>
<p>Enjeux – et atouts – énergétique, économique, géostratégique, social et environnemental. On comprend que certains versent dans l’euphorie ; en revanche, on comprend beaucoup moins que d’autres y voient un cauchemar. L’homme raisonnable devrait, à la lumière de ces enjeux, ne pas balayer d’un revers de la main le débat sur le sujet… Or…</p>
<p><strong>4. Quel est l’état de la question en France (et en Belgique) ?</strong></p>
<p>Début 2010, le gouvernement UMP délivre trois permis d’exploration pour les sites de Nant, Montélimar et Villeneuve-de-Berg, tous trois situés dans le sud-est. Au même moment, aux États-Unis, sort le film <em>Gasland</em> qui présente le gaz de schiste comme causant des ravages apocalyptiques. Certains activistes s’emparent de l’affaire et organisent l’opposition en France. Devant cette levée de boucliers qui a gagné les riverains des sites et les partis de gauche, le gouvernement Fillon fait marche arrière en 2011 et fait voter une loi interdisant la fracturation hydraulique avec fortes amendes et peines d’emprisonnement à l’appui. Désormais, même l’exploration est devenue impossible, car elle nécessite d’effectuer des fracturations à des fins de recherches. Le nouveau gouvernement socialiste est dans la même lignée, puisqu’il a refusé sept demandes de permis d’exploration. Pire : le 21 septembre 2012, le ministère de l’écologie publie une circulaire interdisant toute tentative d’imagerie par ondes sismiques depuis la surface ! C’est toute la recherche scientifique sur cette nouvelle ressource qui, de facto, est prohibée. Conclusion : en France, c’est l’obscurantisme, la peur et l’idéologie qui règnent en maîtres.</p>
<p>La situation n’est pas meilleure en Belgique, pays où la tradition du débat public est quasi absente. Hormis le prix de la bière et les résultats de l’équipe nationale de football, peu de sujets passionnent l’introuvable peuple belge [<sup class='footnote'><a href='#fn-123216-2' id='fnref-123216-2' onclick='return fdfootnote_show(123216)'>2</a></sup>]. D’après certains experts, les réserves en gaz de schiste seraient trop peu importantes que pour être exploitées. Les milieux gauchistes donnent l’impression d’avoir même contaminé la droite, dans le sens où tout le monde a l’air de s’accorder à dire qu’il s’agit d’une menace terrible pour l’environnement. Bref, pas de débat en Belgique, comme d’habitude…</p>
<p><strong>5. Quelles sont les certitudes concernant le gaz de schiste ?</strong></p>
<p>Tout d’abord, il y a le fait que la fracturation hydraulique est la seule <em>technique d’extraction</em> possible actuellement (voir supra, point 2). Actuellement, des recherches sont en cours pour remplacer les additifs chimiques car, parmi ceux-ci, 29 sont répertoriés comme toxiques et cancérigènes. Parmi les alternatives, il y a le remplacement du fluide d’injection par le propane, mais celui-ci présente le risque d’exploser à tout moment. L’utilisation du CO<sub>2</sub> est également étudiée, mais elle présente quant à elle le risque de voir des réactions chimiques en cascade se produire avec le gaz de schiste (p.ex. l’acidification). Une autre alternative est le remplacement de la fracturation par la fragmentation électrique, mais ici c’est le technique qui coince : comment descendre aussi profondément un système électrique puissant ? Bref, on en revient donc à la méthode actuelle que les industriels essaient d’assainir le plus possible. Ensuite, il y a le fait que la <em>combustion</em> de gaz de schiste est <em>la plus propre</em> parmi les énergies fossiles (voir supra, point 3). Troisième certitude : contrairement aux idées reçues, l’extraction du gaz de schiste ne <em>menace aucunement les ressources d’eau</em>. Les quantités d’eau prévues pour l’injection hydraulique sont importantes, mais moindres que celles utilisées par les industries classiques. En outre, les énormes réserves chinoises et américaines se situent dans des régions désertiques, ce qui oblige les compagnies à faire œuvre d’imagination pour remplacer l’eau par un autre liquide. Dernière certitude et – hélas – non des moindres : l’extraction du gaz de schiste engendre <em>d’importants déchets</em> : lors de la remontée de l’eau et du gaz (le <em>flowback</em>), les roches sont lessivées et propulsent à la surface toute une série de déchets plus ou moins nocifs (on parle même d’uranium dans certains cas). Les industriels ont conscience de cette problématique et y travaillent d’arrache-pied.</p>
<p><strong>6. Quelles sont les incertitudes ?</strong></p>
<p>La première incertitude est liée à la <em>fuite du méthane</em> lors du « flowback » : quelle est la quantité de méthane ainsi libérée dans l’air ? Les défenseurs et les opposants se disputent sur le taux de fuite. L’enjeu n’est pas anodin, car si le taux de fuite dépasse les 3,2%, cela signifiera que le bilan carbone [<sup class='footnote'><a href='#fn-123216-3' id='fnref-123216-3' onclick='return fdfootnote_show(123216)'>3</a></sup>] du gaz de schiste dépasse celui du charbon, faisant perdre au gaz de schiste sa qualification d’énergie propre. Pour mettre un terme à cette querelle biaisée par les intérêts de chaque camp, de nouvelles études associant cette fois-ci des universitaires et des industriels ont été lancées. On attend le résultat. La deuxième incertitude est liée à <em>l’impact sismologique</em> : oui ou non l’extraction du gaz de schiste produit-il des tremblements de terre ? Ici aussi querelle d’experts des deux camps. Mais la recherche en ce domaine avance, puisqu’on sait déjà que la fracturation en tant que telle ne produit que de très légers tremblements de terre (moins de 2 sur l’échelle de Richter) ; c’est l’injection hydraulique qui est plutôt l’objet des controverses actuelles : en élargissant les failles provoquées par la fracturation, elle ferait – au conditionnel donc – bouger les plaques géologiques, mais cela reste à prouver. Dernière incertitude : le <em>risque de contamination sur les nappes phréatiques</em>. Querelle d’experts encore et toujours. Pour y mettre fin, l’agence US de protection de l’environnement (EPA) publiera le résultat de ses recherches en cours en 2014. De nombreux pays ont déjà affirmé que le résultat de ces recherches serait déterminant pour prendre la décision de s’engager dans la production du gaz de schiste.</p>
<p><strong>7. Conclusion : quelle attitude adopter pour le citoyen (libéral) ?</strong></p>
<p>Affirmons-le d’emblée : l’attitude des socialistes français – qu’ils soient de gauche ou de droite – est la plus stupide qu’il soit ! Empêcher la recherche scientifique défie le bon sens le plus élémentaire. À moins d’être un imbécile patenté – mais dans tel cas, vous ne liriez pas ces lignes – cette attitude obscurantiste ne doit pas être retenue.</p>
<p>Les incertitudes liées à l’extraction du gaz de schiste sont connues (voir supra, point 6). Qu’il s’agisse des fuites de méthane, de l’impact sismologique ou de la contamination des nappes phréatiques, personne ne peut affirmer aujourd’hui que ces risques vont se réaliser ou non. D’emblée, l’attitude revendicatrice des activistes écologistes doit donc également être écartée, car il est faux de dire qu’il s’agit là de certitudes. Dans le même ordre d’idées, l’attitude contraire niant tous risques et privilégiant l’extraction à la hussarde – comme ce fut le cas au début de l’histoire récente de cette nouvelle filière – est aussi stupide !</p>
<p>Reste alors l’attitude la plus sérieuse : comment gérer les risques liés à l’extraction du gaz de schiste ? Cette attitude permet la recherche et n’affirme pas comme certaine la réalisation des risques. Deux attitudes sont finalement possibles : soit se laisser dominer par la peur et décider de gérer le risque en s’abstenant d’agir : c’est l’attitude frileuse des tenants du principe de précaution. Que les recherches continuent et, en cette attente, on préfère le statu quo. Résultat ? Les autres nations avancent et profitent des nombreux atouts économique, énergétique, géostratégique, social et environnemental développés ci-avant, ce qui leur donne un avantage compétitif de très grande ampleur. En outre, la connaissance des effets de l’extraction a pu être affinée par la pratique, ce qui va permettre d’en réduire les risques et donc de mieux les gérer. Cette attitude frileuse est donc doublement improductive ! À laisser de côté donc. Nous venons de l’esquisser : seule l’attitude qui ne nie pas les risques, mais décident de les gérer pour les diminuer, est raisonnable.</p>
<p>Comme pour les OGM, comme pour le nucléaire, il existe un nouveau clivage : le statu quo frileux et improductif contre la gestion sérieuse des risques. Le libéral, homme rationnel par définition, ne peut que choisir cette dernière option. Si nous ne l’adoptons pas, nous creuserons donc encore beaucoup plus notre handicap par rapport aux autres nations. Le gaz de schiste est une question explosive. La peur n’évitera pas l’explosion…</p>
<p>---<br />
<strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-123216'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-123216-1'>Ma thèse personnelle est qu’il y a peut-être là un lien de cause à effet. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123216-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123216-2'>Il suffit, pour s’en convaincre, de constater que des sujets aussi importants que le mariage homosexuel, l’euthanasie, l’avortement, n’ont fait l’objet que de discussions confinées dans les salons dorés du parlement fédéral et non d’un véritable débat de société. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123216-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123216-3'>Le bilan carbone est la synthèse de la combustion de l’énergie et du carbone nécessaire à sa production. Pour la combustion du gaz de schiste, pas de problème comme évoqué plus haut dans le texte ; c’est donc au niveau de la production du gaz (plus particulièrement lors du <em>flowback</em>) que la question se pose. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123216-3'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Le malaise du Québec envers les énergies fossiles (2/2) : Pétrolia et la propriété du sous-sol.</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/24/119287-le-malaise-du-quebec-envers-les-energies-fossiles-22-petrolia-et-la-propriete-du-sous-sol</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Mar 2013 07:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Minarchiste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Québec se fait du tort en entretenant des craintes infondées face aux énergies fossiles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Québec se fait du tort en entretenant des craintes infondées face aux énergies fossiles.</strong></p>
<p><strong>Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec.</strong><span id="more-119287"></span></p>
<p>Pétrolia est une entreprise Québécoise fondée en 2002 par André Proulx et dont le siège social est à Rimouski en Gaspésie. Pour répondre à Pauline Marois et au maire de Gaspé, Pétrolia est détenue à 11.2% par la Caisse de Dépôts et Placements du Québec, à 10.4% par Ressources Québec (jadis Investissement Québec), à près de 7% par le fondateur André Proulx et sa famille (des Gaspésiens pure laine que je connais bien) et à 6.4% par Pilatus Energy (une entreprise Suisse). Par ailleurs, les fonds mutuels du Groupe Investors, une entreprise de Winnipeg dont le fonds d’actions québécoises est géré à Montréal par des québécois (que je connais bien aussi), détiennent une bonne position dans Pétrolia, lesquels fonds sont majoritairement détenus par des Canadiens et des Québécois qui épargnent pour leur retraite. On peut supposer que la majorité des autres actions sont détenues par des petits investisseurs Québécois. <strong>Ainsi, Pétrolia est une entreprise d’intérêts majoritairement québécois.</strong></p>
<p>Récemment, Pétrolia est revenue dans l’actualité, tel que souligné dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FmZmFpcmVzLmxhcHJlc3NlLmNhL29waW5pb25zL2Nocm9uaXF1ZXMvZnJhbmNpcy12YWlsbGVzLzIwMTMwMS8yNC8wMS00NjE0NDI4LWxlLXF1ZWJlYy1hLXBldXItZHUtcGV0cm9sZS5waHA=">La Presse</a> :</p>
<blockquote><p><em>« L’entreprise Pétrolia veut creuser un trou d’un kilomètre de profondeur pour atteindre une possible nappe de pétrole de neuf kilomètres carrés. C’est le projet Haldimand 4. Quelque 7,7 millions de barils de pétrole s’y trouveraient, d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars. Pétrolia a obtenu le feu vert du ministère des Ressources naturelles le printemps dernier, lorsque les libéraux étaient au pouvoir. Il est question d’un forage conventionnel et non d’un forage par fracturation (…). Le problème, c’est que le projet est au coeur de la Gaspésie touristique, près du parc Forillon. Il est à 350 mètres d’une quarantaine de maisons et de leurs puits de surface et à environ cinq kilomètres d’une rivière à saumon, populaire auprès des touristes. <strong>La Ville de Gaspé a vivement réagi. Pour protéger les sources d’eau potable, elle a adopté un règlement interdisant tout forage à moins de 2 kilomètres d’un puits de surface et à moins de 10 kilomètres d’une rivière.</strong> L’amende pourrait atteindre 2000$ par jour. »</em></p></blockquote>
<p>Est-ce que cette réaction est exagérée ou simplement prudente? Je ne saurais répondre pour le moment, mais une chose est sûre : avec son taux de chômage de plus de 14%, la Gaspésie devrait accueillir favorablement les investissements de Pétrolia. On sait cependant que le maire de Gaspé, François Roussy, blâme Pétrolia d’avoir payé $750,000 pour faire transporter une foreuse de l’Alberta plutôt que d’en avoir fabriqué une elle-même en Gaspésie… Comme si une petite entreprise d’exploration avait les moyens et la capacité de s’improviser foreuse du jour au lendemain. Ce n’est pas comme cela que l’industrie fonctionne.</p>
<p>Ceci dit, la réglementation provinciale actuelle permet d’aller jusqu’à 100 mètres des résidences, alors qu’Haldimand 4 serait foré à 350 mètres de la résidence la plus près. Le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) adoptera un nouveau règlement sur l’eau potable qui établira les distances à respecter entre un forage et les résidences, sources et puits en mars ou en avril et qui aura préséance sur le règlement adopté par la Ville de Gaspé en décembre (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9sZS1zb2xlaWwvYWN0dWFsaXRlcy9lbnZpcm9ubmVtZW50LzIwMTMwMi8yNS8wMS00NjI1Mzc5LWV4cGxvaXRhdGlvbi1kZXMtaHlkcm9jYXJidXJlcy12ZXJzLXVuLXJlZ2xlbWVudC1zdXItbGVhdS1wb3RhYmxlLnBocD91dG1fY2F0ZWdvcmllaW50ZXJuZT10cmFmZmljZHJpdmVycyZhbXA7dXRtX2NvbnRlbnVpbnRlcm5lPWN5YmVycHJlc3NlX0IyX2Vudmlyb25uZW1lbnRfMTk4NDEyNV9hY2N1ZWlsX1BPUzE=">ceci</a>). On ne sait cependant pas encore si ce règlement sera rétroactif et s’il permettra le forage de Pétrolia.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2dhc3Blc2llMjcwMTEzZC5naWY="><img class="aligncenter size-full wp-image-119288" title="gaspesie270113d" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/gaspesie270113d.gif?16fe88" alt="" width="500" height="399" /></a></p>
<p>Il y a quelques années, en 2008, Pétrolia avait fait les manchettes suite à ce qu’elle ait acheté des droits d’exploration sur l’Île d’Anticosti d’Hydro Québec pour une somme inconnue à ce jour. Entre 2002 et 2005, la division Pétrole &amp; Gaz d’Hydro-Québec a investi environ 30 millions de dollars dans des activités d’exploration, dont 10 millions de dollars pour l’île d’Anticosti, <em>«sans résultats qui nous auraient convaincus d’aller plus loin »</em>, mentionne Thierry Vandal. Ce dernier affirme qu’Hydro-Québec ignorait que ses gisements sur l’île d’Anticosti auraient recelé quelque 3000 milliards de barils de pétrole non conventionnel lorsqu’elle les a vendus en 2008 à Pétrolia. <em>« On avait établi que les techniques classiques d’exploration n’avaient pas conduit aux résultats qu’on escomptait. C’est pour cela qu’on a cédé les permis.»</em>, confirme M. Vandal. Selon lui, Hydro-Québec n’était pas assez familière avec la fracturation hydraulique pour évaluer les gisements non conventionnels, comme le pétrole ou le gaz de schiste. Elle n’avait pas l’expertise et la culture nécessaires à mener une telle entreprise à bien. M. Vandal a rappelé que Hydro-Québec conserve un droit de veto si Pétrolia cherche un partenaire pour exploiter la ressource et qu’elle touchera aussi des «redevances prioritaires» sur la ressource si jamais les puits produisent du pétrole.</p>
<p>Cette transaction a soulevé l’ire des partis d’opposition depuis. François Legault croit que le gouvernement québécois devrait prendre une position dans les entreprises pétrolières du Québec pour <em>« ensuite tirer des profits plus importants, si jamais ces entreprises réussissent à extraire du pétrole de schiste du sous-sol d’Anticosti. Le risque est petit et la probabilité est élevée, a-t-il dit. Si le gouvernement veut s’impliquer dans la propriété pétrolière, il ne peut pas attendre qu’on soit rendu à la période d’exploitation, où la valeur est pleinement ajoutée à l’entreprise au projet.»</em></p>
<p>Si Monsieur Legault pense que Pétrolia est sous-évaluée et qu’elle représente un bon investissement pour les Québécois, pourquoi ne figure-t-il pas dans le top 20 des actionnaires de l’entreprise? Un dénommé Alexandre Gagnon (employé de Pétrolia) y figure avec sa position d’une valeur de seulement $25,000. En réalité, ce ne serait pas une façon intelligente d’utiliser l’argent des contribuables québécois. M. Legault exagère le potentiel et sous-estime les risques. Et comme M. Legault l’a lui-même souligné, ces entreprises peinent à se financer justement parce qu’elles représentent un pari risqué pour les investisseurs et que les profits sont loin d’être assurés. Si Pétrolia est assise sur 3,000 milliards de barils, pourquoi ne vaut-elle que $70 millions en bourse? Parce que les risques sont très élevés et qu’il est très difficile d’évaluer si la production future sera rentable. À cet égard, la position de plus de 21% du gouvernement dans Pétrolia (Caisse de Dépôts + Ressources Québec) est nettement suffisante.</p>
<p>La déclaration de Pauline Marois (avant de prendre le pouvoir) au sujet de Pétrolia est celle qui est la plus risible :</p>
<blockquote><p><strong><em>«Il est complètement inadmissible d’enrichir des individus aux dépens d’une collectivité. De plus, qui se cache derrière cette compagnie [Pétrolia]?»</em></strong></p></blockquote>
<p>Donc selon Pauline Marois, chaque baril que Pétrolia produira lui permettra de s’enrichir « aux dépens » des Québécois? C’est absurde! Pétrolia versera des royautés au gouvernement, elle paiera des impôts corporatifs, ses salariés paieront des impôts sur le revenu et des taxes diverses, et ses actionnaires paieront des impôts sur les gains en capitaux et sur les dividendes. C’est un sort plutôt favorable pour la collectivité ne trouvez-vous pas? La différence est que si le gouvernement nationalisait la production de pétrole, il récolterait une part encore plus grande des profits…mais aussi des pertes. L’exploration pétrolière est un art qui n’est pas maîtrisé par les gouvernements, en particulier le nôtre. À cet égard, Jean Charest a pris la bonne décision en laissant la place à des entreprises privées et en laissant les contribuables Québécois dans une meilleure position en termes de risques versus rendements potentiels.</p>
<p>Tel que le mentionnait avec raison André Pratte dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2d1ZXMubGFwcmVzc2UuY2EvZWRpdG8vMjAxMS8wMy8wNi9nYXotbGUtZGVyYXBhZ2Uv" target=\"_blank\">La Presse</a> en 2011 :</p>
<blockquote><p><em>« [Hydro-Québec et] l’État ont possédé les droits d’explorations en question pendant longtemps et ont conclu qu’il n’y avait pas de gaz et de pétrole en quantités suffisantes à un coût de production qui soit rentable. De façon générale, ce sont de petites entreprises, pas des méchantes multinationales, qui ont acquis des droits d’exploration et consenti à prendre un risque qui à l’époque semblait démesuré. Si Québec n’a pas vendu ces droits à prix d’or, c’est tout simplement parce que personne n’en voulait. Maintenant que le secteur privé, qui a pris tous les risques, est peut-être en voie de voir ses investissements récompensés, on réclame que le gouvernement du Québec «reprenne possession» des droits sur le gaz et le pétrole.»</em></p></blockquote>
<p>Cette <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9vcGluaW9ucy8yMDExMDYvMDIvMDEtNDQwNTQ4NS1sZXMtbWVuc29uZ2VzLWRhbWlyLWtoYWRpci5waHA=" target=\"_blank\">réponse de Dave Pépin</a>, vice-président de Junex, aux mensonges d’Amir Khadir vaut la peine d’être lue en entier :</p>
<blockquote><p><em>« La découverte gazière de l’Utica est le fruit de plus de 200 millions de dollars de capitaux à très haut risque et des dizaines de millions seront encore nécessaires pour en démontrer le réel potentiel commercial. De plus, (…) la majorité des permis d’exploration pour le pétrole et le gaz au Québec sont détenus par de petites PME québécoises: Junex, Pétrolia, Gastem, Altai, Squatex. Je note par ailleurs qu’à partir de 1984, l’idée de trouver du pétrole et du gaz au Québec est devenue presque farfelue. Personne, sauf des «croyants à la foi indestructible» tel que Jean-Yves Lavoie, président de Junex, ne voulait investir chez nous les capitaux d’exploration extrêmement risqués, ceux-là mêmes qui ont mené à la découverte gazière des shales d’Utica en 2008. (…) Partie de rien, notre petite entreprise a parcouru l’Amérique pour tenter de vendre ses projets aux financiers qui investissent dans les compagnies publiques et donnent, par leurs capitaux, l’oxygène dont les entreprises ont besoin pour se développer. Nous avons fait rire de nous plus d’une fois avec cette idée de trouver du pétrole et du gaz au Québec. Nous avons travaillé fort, nous avons hypothéqué nos ressources financières, nous avons persévéré et nous avons finalement bâti, après 10 ans, une entreprise qui embauche aujourd’hui plus de 40 personnes. Contre toute attente, nous avons aussi démontré que le Québec comptait sur des bassins sédimentaires propices à la découverte d’hydrocarbures. Nos employés sont Québécois, nos actionnaires sont Québécois, nos projets sont chez nous au Québec et, espérons-le, ils permettront de créer des dizaines de milliers d’emplois et des centaines de millions de dollars en retombées économiques, en plus de contribuer à notre indépendance énergétique. »</em></p></blockquote>
<p>Voyez (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FmZmFpcmVzLmxhcHJlc3NlLmNhL2Vjb25vbWllL2VuZXJnaWUtZXQtcmVzc291cmNlcy8yMDExMDIvMTUvMDEtNDM3MDM2OC1wZXRyb2xlLWRhbnRpY29zdGktcGV0cm9saWEtZXN0LW1pZXV4LXF1aHlkcm8tc2Vsb24tbGUtbWFpcmUucGhw" target=\"_blank\">ici</a>) ce que déclarait le maire d’Anticosti à ce sujet :</p>
<blockquote><p><em>« Depuis que la société basée à Rimouski explore le potentiel pétrolier de l’île, M. Duteau dit être beaucoup mieux informé de ce qui se passe puisqu’il rencontre régulièrement son président. À l’époque d’Hydro-Québec, a relaté le maire, aucune rencontre d’information n’était organisée et seule l’arrivée de la machinerie sur l’île témoignait de la présence de la société d’État, qui n’a pas trouvé le gros lot alors qu’elle possédait les permis. »</em></p></blockquote>
<p>Pauline Marois déclarait récemment à L’Actualité qu’elle ne considère pas revenir en arrière et former une société d’État pour exploiter le pétrole du Québec. Néanmoins, elle réitère qu’elle n’aurait pas vendu les droits d’Anticosti à Pétrolia et ce sans même connaître les termes de l’entente!</p>
<p><em>La propriété du sol et la peur de l’inconnu</em></p>
<p>Un sondage CROP publié récemment (1 avril 2013) dans L’Actualité indique que les Québécois sont en faveur de « permettre la production de pétrole au Québec » à 71%. La majorité de la population est donc consciente qu’il est à notre avantage d’exploiter cette ressource. Cependant, les écolos ont davantage de poids politique et médiatique et influencent le cours des choses. Steven Guilbeault, cofondateur d’Équiterre, déclarait à L’Actualité que <em>« les ressources du gouvernement seraient mieux investies dans le développement des énergies de remplacement</em> [il suggère l’éthanol de déchets] <em>et des mesures de réduction de la consommation »</em>. Je dirais plutôt que le gouvernement ferait mieux de rembourser la dette plutôt que de spéculer avec notre argent – que ce soit dans des entreprises pétrolières ou des entreprises d’énergie verte. Néanmoins, je choisirais Pétrolia avant Enerkem ou RER.</p>
<p>Je pense qu’il y a plusieurs raisons pour lesquelles le Québec montre un tel malaise envers l’exploitation de ses ressources fossiles. Premièrement, les Québécois en savent bien peu sur l’industrie. Promenez-vous en banlieue de Calgary, Alberta, et vous y verrez des installations comme celle présentée ci-bas, coexistant paisiblement avec les champs agricoles et le bétail. Rien d’extraordinaire n’est-ce pas? C’est ce qui reste sur le site une fois le puits en production. En ce qui me concerne, c’est bien moins dérangeant qu’une éolienne. Le problème est que lorsque les Québécois pensent à un puits d’hydrocarbure, ils pensent plutôt à la seconde image ci-bas, qui montre un puits à l’étape du forage. Il y a donc un problème de perception à cet égard.</p>
<p>Autre explication : les québécois ne réalisent pas à quel point le monde a besoin du gaz naturel. Nous avons été choyés par la nature quant à nos ressources hydroélectrique, mais les autres régions de l’Amérique du Nord n’ont pas cette chance. Dans le reste du Canada, les gens utilisent beaucoup plus le gaz naturel pour leur chauffage de maison, leur chauffe-eau et leur cuisinière, de même que pour la production d’électricité. Au Québec, nos fournaises sont électriques, nos chauffe-eaux sont électriques, nos cuisinières sont électriques et notre grille-pain fonctionne majoritairement à l’hydroélectricité. Donc, pour nous, cette ressource – le gaz naturel - semble avoir plus d’inconvénients que de bienfaits. Les Québécois pourraient aussi ignorer que le gaz naturel – même s’il provient du schiste – est beaucoup plus propre que le charbon, qui est largement utilisé dans la production d’électricité aux États-Unis et ailleurs au Canada. Le remplacement du charbon par le gaz de schiste importé du Québec résulterait en une réduction significative des émissions de GES et d’autres polluants (comme le dioxyde de souffre par exemple).</p>
<p>Troisième explications : les Québécois ne sont pas eux-mêmes propriétaires des ressources minérales qui se trouvent sous leur pelouse. C’est l’État qui possède les ressources. Aux États-Unis, ce sont les propriétaires terriens qui possèdes les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2dlb2xvZ3kuY29tL2FydGljbGVzL21pbmVyYWwtcmlnaHRzLnNodG1s" target=\"_blank\">droits minéraux sur leur propriété</a>. Les gouvernements ne possèdent que les minéraux des terrains appartenant à l’État (comme les parcs nationaux) et en mer. En Alberta, c’est environ 20% des terres dont les droits minéraux appartiennent aux propriétaires des terrains. Autrement dit, l’État ne peut pas exiger de royautés sur la production émanant de ces terrains. Ainsi, si une compagnie pétrolière veut produire du gaz sur votre terrain, elle doit obtenir votre consentement, elle doit négocier une entente avec vous selon vos exigences et vous paiera une redevance à vous seul (pas à l’État). Si elle endommage votre propriété ou votre nappe phréatique, elle devra vous dédommager selon les termes du contrat. Pas étonnant que les shales d’Utica seront exploités en Ohio bien avant qu’ils ne le soient au Québec!</p>
<p>Au Québec, le gouvernement possède tous les droits minéraux, lesquels lui sont loués par les entreprises pétrolières, gazières et minières. Ces entreprises n’ont qu’à s’entendre avec le propriétaire de la surface pour mettre en place leurs infrastructures, mais n’ont pas à leur verser de redevances. Toutes les redevances sont perçues par le gouvernement. Ainsi, au Québec et en Europe, les gens subissent les dérangements occasionnés par les forages, mais ne reçoivent pas les bénéfices. Il est donc normal que ces gens soient plus facilement opposés à la venue de ces industries! Par ailleurs, les gouvernements régulent bien mal ces industries, ce qui occasionne encore plus de frictions (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMS8wNC8xOS9sZXMtZ291dmVybmVtZW50cy1ldC1sYS1jb25zZXJ2YXRpb24tZGVzLXJlc3NvdXJjZXMtbmF0dXJlbGxlcy8=" target=\"_blank\">ceci</a>). Ce sont des politiciens provinciaux basés à Québec qui mènent le jeu, même s’ils sont à des centaines de kilomètres de la juridiction où les choses se passent. Il y a une divergence d’intérêts entre les habitants de ces localités et les politiciens du gouvernement central. Ces derniers souhaitent que la production accélère pour bénéficier des revenus de royautés et ainsi pouvoir dépenser davantage pour préparer la prochaine élection.</p>
<p>Par exemple, voici ce que Pauline Marois déclarait à L’Actualité récemment, concernant le droit ou non de Gaspé à bloquer les forages de Pétrolia :</p>
<p><em>« les ressources naturelles appartiennent à tous les Québécois, et c’est l’État central qui doit assumer le plus de responsabilité et obtenir le plus de redevances. »</em></p>
<p>Il est donc normal que la régulation de l’industrie soit bâclée, ce qui laisse souvent les citoyens touchés dans une posture vulnérable face aux entreprises impliquées. En fait, la propriété individuelle, plutôt que collective, serait la meilleure des régulations…</p>
<p>En réalité, les gouvernements ont tout intérêt à surexploiter les ressources naturelles. Le but des politiciens est de se faire élire aux quatre ans (ou moins!). Pour améliorer leurs chances de se faire réélire ils doivent dépenser. Et pour dépenser le plus possible, il faut le plus de revenus possible, d’où leur intérêt à exproprier la propriété minérale du sous-sol. Les politiciens ont donc un gros incitatif à ce que ces ressources soient exploitées le plus rapidement possible, de façon à s’accaparer le plus de royautés possible; c’est pourquoi les gouvernements incitent les producteurs à produire davantage à court terme, même si le prix du marché ne le justifie pas. Les producteurs ne sont donc pas en position de conserver les ressources jusqu’à ce que le signal de marché (i.e. un prix plus élevé) les incite à produire. Les gouvernements empêchent donc le marché de faire son travail de gardien des ressources naturelles. Dans une économie libre, plus une ressource se fait rare, plus son prix augmente. Cette augmentation du prix décourage la consommation de cette ressource et favorise la recherche de technologies plus efficientes (i.e. nécessitant une moindre quantité de la ressource en question) ou de substitut à cette ressource. Le prix agit donc tel un gardien des ressources de la terre et fait en sorte que l’utilisation de ces ressources soit la plus efficiente que possible.</p>
<p>Imaginez qu’une mine de cuivre soit mise aux enchères. Les acheteurs potentiels auront différentes anticipations relativement aux prix futurs du cuivre. Certains pourraient croire que le prix du cuivre est élevé et qu’il va chuter par la suite; ceux-ci auront tendance à miser un plus bas prix et à chercher une exploitation rapide de la mine. En revanche, ceux qui croiraient que le prix du cuivre serait plutôt enclin à augmenter miseraient un prix plus élevé et à ne pas exploiter la mine immédiatement, puisqu’ils espéreront retirer plus tard un profit beaucoup plus élevé suite à l’augmentation du prix du cuivre. Selon la loi des enchères c’est le plus offrant qui l’emporte, ce qui, en l’occurrence, signifie que parmi tous les acheteurs potentiels, celui qui aura misé le prix le plus élevé sera aussi celui qui aura tendance à conserver la ressource à long terme. On constate donc que le libre-marché permet à ceux qui valorisent le plus les ressources dans une optique à long terme de les acquérir et de réguler leur consommation en maximisant la valeur de la ressource. L’interventionnisme du gouvernement fait dérailler ce mécanisme (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMS8wNC8xOS9sZXMtZ291dmVybmVtZW50cy1ldC1sYS1jb25zZXJ2YXRpb24tZGVzLXJlc3NvdXJjZXMtbmF0dXJlbGxlcy8=" target=\"_blank\">ceci</a>).</p>
<p>La dernière raison pour laquelle les Québécois sont hostiles envers l’industrie pétrolière est que l’environnementalisme et  la crainte du réchauffement climatique sont plus ancrés dans notre culture. Notre population est plus à gauche, et il est évident que la gauche a davantage embrassé le discours des « verts ».</p>
<p><em>Puits de pétrole en production :</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL29pbF93ZWxsLmpwZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-119289" title="Puis de pétrole" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/oil_well.jpg?16fe88" alt="" width="424" height="283" /></a></p>
<p><em>Forage d'un puits :</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL29pbF93ZWxsMi5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-119290" title="oil_well2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/oil_well2.png?16fe88" alt="" width="446" height="300" /></a></p>
<p><em>Conclusion</em></p>
<p>Le Québec se fait du tort en entretenant ces craintes face aux énergies fossiles. Dans ce capharnaüm politique, nous nous retrouvons à cracher sur des emplois et de la création de richesse. Le problème est que ce sont des adeptes de la désinformation qui ont le monopole de l’espace médiatique. Présentement, les environnementalistes et les journalistes qui les supportent ont presque le monopole du débat. L’industrie quant à elle communique bien mal, n’ayant pas d’expertise ni d’expérience en relations publiques, alors que c’est la compétence primaire des groupes comme Greenpeace et Équiterre, contre lesquels des petites entreprises comme Questerre et Pétrolia ne font pas le poids. Ainsi, la population est bien mal informée et colporte des mythes ridicules. En contrepartie, il n’y a que les faits et la raison qui vaincront la propagande, l’opportunisme, la malhonnêteté et la superstition.</p>
<p>On exige de l’industrie qu’elle soit sans risque, alors que rien n’est sans risque. Chaque décision que nous prenons, comme par exemple de prendre notre voiture pour aller travailler, nous confronte à une analyse risque versus bénéfice. Dans le cas des investissements dans les énergies fossiles, il serait judicieux de laisser aux entrepreneurs juger de cette décision, dans la mesure ou ils sont tenus financièrement responsables des dommages qu’ils causent a la propriété d’autrui.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMy8yMi9sZS1tYWxhaXNlLWR1LXF1ZWJlYy1lbnZlcnMtbGVzLWVuZXJnaWVzLWZvc3NpbGVzLXBhcnRpZS0yLWRlLTItcGV0cm9saWEtZXQtbGEtcHJvcHJpZXRlLWR1LXNvdXMtc29sLw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=119287" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/03/24/119287-le-malaise-du-quebec-envers-les-energies-fossiles-22-petrolia-et-la-propriete-du-sous-sol/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Le malaise du Québec envers les énergies fossiles (1/2) : les sables bitumineux et le gaz de schiste</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/22/119091-le-malaise-du-quebec-envers-les-energies-fossiles-12-les-sables-bitumineux-et-le-gaz-de-schiste</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 06:15:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Minarchiste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[gaz de schiste]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[sables bitumineux]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gaz de schistes et les sables bitumineux sont une opportunité économique considérable qui a fait ses preuves et ne pollue pas autant que les environnementalistes aiment à le faire croire. Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec. Présentement, le prix international du pétrole tourne autour des $117/baril, mais le prix que nos producteurs de l’Ouest [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le gaz de schistes et les sables bitumineux sont une opportunité économique considérable qui a fait ses preuves et ne pollue pas autant que les environnementalistes aiment à le faire croire.</strong></p>
<p><strong> Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec.</strong><span id="more-119091"></span></p>
<p>Présentement, le prix international du pétrole tourne autour des $117/baril, mais le prix que nos producteurs de l’Ouest Canadien  reçoivent présentement est d’environ $30 sous ce prix. Pourquoi ? Parce que la production dans l’Ouest Canadien (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjgvMTE2NDc4LWNhbmFkYS1sZS1jdWwtZGUtc2FjLXBldHJvbGllcg==">sables bitumineux et « tight oil »</a>) et dans le Dakota du Nord (Bakken) est en forte expansion, alors que la capacité des oléoducs existants est insuffisante. Les Canadiens en général, incluant les Québécois, sont perdants de cette situation. Cela nuit à la création d’emploi dans l’Ouest, car certains projets seront repoussés. Le gouvernement fédéral récolte moins de revenus de taxation. Nos placements dans les sociétés pétrolières exposées (à travers la Caisse de Dépôts notamment) ont subi une forte correction l’an passé (Canadian Natural Ressources, Baytex, Penn West, etc). En somme, le Québec ne devrait pas se réjouir de cette situation, au contraire.</p>
<p>Pour remédier à la situation, plusieurs projets sont sur la table. Il y a d’abord le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMC8wNy8yOC9sZXMtYW1lcmljYWlucy1kZXZyYWllbnQteS1wZW5zZXItYS1kZXV4LWZvaXMtYXZhbnQtZGUtY3JhY2hlci1zdXItbGVzLXNhYmxlcy1iaXR1bWluZXV4LWFsYmVydGFpbnMv">Keystone XL</a> de la société canadienne TransCanada, qui est présentement en attente d’un permis présidentiel de la part de Messieurs <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjMvMTAxNzY0LXlvdS1kaWRudC1idWlsZC10aGF0LWRlY3J5cHRhZ2UtZGUtbGEtcGhyYXNlLWRvYmFtYQ==">Obama</a> et Kerry, qui, trainent les pieds, retardant le projet par le fait même. Puis, il y a le Northern Gateway d’Enbridge, qui vise à amener le pétrole d’Edmonton vers la côte Ouest pour l’exporter en Asie. Ce projet a pratiquement été abandonné par Enbridge en raison des pressions des premières nations et des environnementalistes (qui ont été financées par des intérêts américains, qui s’opposent à ce que nous exportions notre pétrole ailleurs qu’aux États-Unis et surtout pas en Chine). Voir les excellents articles (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29waW5pb24uZmluYW5jaWFscG9zdC5jb20vMjAxMi8wNi8yNi9jYW5hZGlhbi1waXBlbGluZXMtdGFyZ2V0ZWQtYnktdS1zLWZ1bmRzLw==">ici</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29waW5pb24uZmluYW5jaWFscG9zdC5jb20vMjAxMi8xMS8yOC92aXZpYW4ta3JhdXNlLXUtcy1ncmVlbnMtc2h1dC1kb3duLWNhbmFkaWFuLW9pbC8=">ici</a>) de Viviane Krause à cet égard.</p>
<p>L’autre projet d’Enbridge consiste à renverser le flux d’un pipeline existant entre Montréal et Sarnia, pour que le pétrole de l’Ouest puisse atteindre le Québec pour y être raffiné et consommé. Présentement, le Québec paie le gros prix pour son pétrole de la Mer du Nord et du Nigéria, ce qui a étouffé son industrie de raffinage. Ce projet serait donc une bonne chose pour nous (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9sZS1zb2xlaWwvYWZmYWlyZXMvYWN0dWFsaXRlLWVjb25vbWlxdWUvMjAxMjA1LzE3LzAxLTQ1MjYzOTMtZHUtcGV0cm9sZS1hbGJlcnRhaW4tY2hlei11bHRyYW1hci5waHA=">ceci</a>). Les raffineries de Suncor et d’Ultramar sont prêtes à investir des millions pour moderniser leurs installations en vue d’obtenir ce pétrole Albertain moins cher. Cependant, le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9sZS1zb2xlaWwvYWN0dWFsaXRlcy9lbnZpcm9ubmVtZW50LzIwMTIxMS8xNC8wMS00NTkzNzU0LWRhbmllbC1icmV0b24tdmV1dC1ibG9xdWVyLWxlLXBldHJvbGUtYWxiZXJ0YWluLnBocA==">Parti Québécois</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXByZXNzZS5jYS9lbnZpcm9ubmVtZW50L2Vjb25vbWllLzIwMTMwMi8wMy8wMS00NjE3OTE2LWVxdWl0ZXJyZS12ZXV0LWRvbm5lci1saGV1cmUtanVzdGUtc3VyLWxlLXByb2pldC1kZW5icmlkZ2UucGhw">Équiterre</a> s’opposent au projet par idéologie, parce que le pétrole lourd causerait un risque plus élevé de bris en requérant une plus grande pression dans l’oléoduc et parce que le pétrole des sables bitumineux est plus polluant.</p>
<p>Les environnementalistes ont toujours été des experts pour désinformer la population et faire de la propagande idéologique. Tout d’abord, voici ce que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbmJyaWRnZS5jb20vRUNSQUkvTGluZTlCUmV2ZXJzYWxQcm9qZWN0LmFzcHg=">Enbridge</a> indique concernant son projet et la pression dans le pipeline :</p>
<blockquote><p><em>« nous proposons désormais de hausser la capacité de la canalisation 9B pour la porter de 240 000 b/j à 300 000 b/j. <strong>Cette expansion n’influe nullement sur la pression d’exploitation maximale du pipeline</strong>. L’accroissement de capacité résultera principalement du recours à un agent réducteur de résistance. L’agent réducteur de résistance, composé de polymères sans danger (présent dans la laine, l’ambre, le nylon et la silicone), sera injecté dans le pétrole brut circulant dans la canalisation 9 afin de réduire la friction. Cette technologie permet de rehausser la capacité tout en réduisant le besoin de nouvelles infrastructures et d’assurer que nous utilisons les installations en place comme nous le proposions initialement pour répondre à l’évolution des besoins de l’industrie et minimiser les incidences sur l’environnement ou pour les parties prenantes. »</em></p></blockquote>
<p>D’ailleurs, à sa plus récente <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbmJyaWRnZS5jb20vJTdFL21lZGlhL3d3dy9TaXRlJTIwRG9jdW1lbnRzL0ludmVzdG9yJTIwUmVsYXRpb25zLzIwMTMvMjAxM19FTkJfSW52ZXN0bWVudCUyMENvbW11bml0eSUyMEJvb2tsZXQuYXNoeA==">journée des investisseurs</a>, Enbridge a présenté des chiffres intéressants sur sa performance en termes d’accidents. De 2002 à 2011, Enbridge a connu plus de 4 fois moins d’incidents que la moyenne de l’industrie. L’entreprise a déclaré vouloir mettre encore plus d’emphase sur cet aspect de ses opérations et, conséquemment, son budget d’investissements en prévention a augmenté significativement ($5.6 milliard en entretien de 2012 à 2016).</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMi9lbmJyaWRnZV9zYWZldHkxLnBuZw=="><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/02/enbridge_safety1.png?w=403&amp;h=368" alt="Enbridge_safety1" width="403" height="368" /></a></p>
<p>Quant aux émissions de gaz à effet de serre, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjcvMTE2MzMwLXJlY2hhdWZmZW1lbnQtY2xpbWF0aXF1ZS11bmUtbWFqb3JpdGUtZGUtc2NlcHRpcXVlcw==">les sables bitumineux sont loin d’être le désastre décrit par Équiterre</a>. Environ 70% des émissions surviennent à la consommation et non lors de la production. Les émissions du pétrole bitumineux sont comparables à celles émanant du pétrole que le Québec obtient du Nigeria. L’exploitation des sables bitumineux représente moins de 5% des GES du Canada et 0.1% des émissions mondiales. L’Alberta a d’ailleurs été le premier territoire nord-américain à légiférer les GES industriels. D’ailleurs, la quantité de CO2 émise par baril produit a diminué de 50% depuis 1990. Il n’y a donc rien d’extraordinaire au niveau des émissions polluantes des sables bitumineux (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vaWxzYW5kc3RvZGF5LmNhL3RvcGljcy9naGdlbWlzc2lvbnMvUGFnZXMvRGVmYXVsdC5hc3B4">source</a>). Saviez-vous que la qualité de l’air de Calgary, Edmonton et même Fort McMurray est bien meilleure que la plupart des villes nord-américaines? Vous pouvez suivre les mesures <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3diZWEub3JnL2NvbnRlbnQvdmlldy82Mi8xMTcv">ici</a>.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMi9zYWJsZWJpdHVtaW5ldXgwODExMTIuanBn"><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/02/sablebitumineux081112.jpg?w=500&amp;h=422" alt="SableBitumineux081112" width="500" height="422" /></a></p>
<p><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/02/well-to-wheels.png?w=500&amp;h=457" alt="Well-to-wheels" width="500" height="457" /></p>
<p>Au niveau de l’eau, les producteurs Albertains ont une conduite exemplaire. Ils n’utilisent que 0.5% (en été) à 3% (en hiver) du flux de la rivière Athabasca, alors que les régulateurs leur permettent jusqu’à 5%. La consommation d’eau par baril produit est en diminution constante depuis plusieurs années et 85% de l’eau est recyclée à un niveau supérieur à ce qu’il était initialement. Le reste est réinjecté dans les puits. L’agriculture représente une bien plus grande menace pour les cours d’eau que l’industrie pétrolière.</p>
<p>Savez-vous ce qu’est la production <em><strong>in-situ</strong></em>? Pourtant vous devriez, puisque environ 80% des sables bitumineux seront exploités de cette façon plutôt que par des mines à ciel ouvert (voir les photos ci-bas). Pourquoi alors est-ce qu’à chaque fois que les médias nous parlent des sables bitumineux, ce sont les photos des mines de Fort McMurray que l’on voit? La production in-situ ne nécessite pas de bassins à déchets, n’implique qu’un minimum de déforestation, utilise moins d’eau et a peu d’impact sur l’environnement.</p>
<p><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2010/05/oilsandsinsituvsmining.jpg?w=1080&amp;h=486" alt="" width="680" height="306" /></p>
<p>Suncor exploite les sables bitumineux depuis 1967. Depuis ce temps, ils n’ont eu un impact que sur 0.01% de la forêt boréale canadienne. Peut-on parler de déforestation majeure? Jusqu’à maintenant, Suncor a revitalisé 5.7% de ces terres, soit 1,019 hectares. Vous a-t-on déjà montré à quoi ça ressemble une mine de sables bitumineux revitalisée? Je parie que non…Les photos ci-bas proviennent d’un touriste aux alentours de Fort McMurray et sont des terres revitalisées par Suncor. C’est plutôt charmant!</p>
<p><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2010/05/oilsandsreclaimedland.jpg?w=500&amp;h=375" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2010/05/oilsandsreclaimedland2.jpg?w=500&amp;h=375" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2010/05/oilsandsreclaimedland4.jpg?w=500&amp;h=375" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p>Selon une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYmMuY2EvbmV3cy9idXNpbmVzcy9zdG9yeS8yMDEyLzEwLzI0L29pbHNhbmRzLWNvbmZlcmVuY2UtYm9hcmQuaHRtbA==">étude récente du Conference Board</a>, le tiers des retombées économiques découlant des sables bitumineux se produiront hors de l’Alberta. L’étude estime qu’entre 2012 et 2035, les sables bitumineux verseront $45 milliards au gouvernement fédéral et $34 milliards aux provinces en taxes. Selon Allison Redford, la Première Ministre de l’Alberta, l’escompte du pétrole Albertain sur le marché américain privera le gouvernement fédéral canadien de $1.2 milliards en revenus cette année seulement.</p>
<p>Finalement, s’opposer aux pipelines pour réduire les émissions de GES n’est pas très cohérent, puisque ceux-ci sont moins polluants que les solutions alternatives qui sont présentement adoptées par l’industrie, telles que les camions, trains et barges.</p>
<p><em>Le gaz de schiste</em></p>
<p><em>«Notre position est très claire: on veut un moratoire complet, tant sur l’exploration que sur l’exploitation du gaz de schiste. »</em>, déclarait récemment Martine Oullet, ministre du Parti Québécois. C’est de cette façon que le moratoire implicite sur le gaz de schiste au Québec, et plus spécifiquement sur la fracturation hydraulique, est devenu un moratoire explicite. Pourtant, au Québec, 30% du gaz qu’on consomme vient de gisements non conventionnels (et donc exploités par fracturation hydraulique) de l’ouest canadien. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTgvMTA4MTUwLWxlcy1nYXotZGUtc2NoaXN0ZXMtcG91cnJhaWVudC1zYXV2ZXItbm90cmUtZWNvbm9taWUtc2F1Zi1zaS1sZXVyb3BlLXBhcnZpZW50LWEtc2VzLWZpbnM=">Pourquoi une telle peur, alors que des dizaines de milliers de fracturations ont déjà été effectuées en Amérique du Nord et ce depuis des décennies, sans aucun incident majeur</a> ?</p>
<p>Le film de Josh Fox, <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9HYXNsYW5k">Gasland</a></em>, a réussi à faire peur au gens à ce sujet à l’aide de mensonges, d’exagérations et de sensationnisme. Peu importe votre opinion, il est de votre devoir de visionner le film <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50cnV0aGxhbmRtb3ZpZS5jb20v">Thruthland</a></em>, qui démolit complètement les affirmations de Josh Fox dans <em>Gasland</em>. Voici quelques faits qu’il est important de connaître à propos du gaz de schiste.</p>
<p>Premièrement, la fracturation n’est pas seulement utilisée dans l’industrie énergétique. Elle est aussi utilisée pour forer des puits aquifères et pour exploiter la géothermie. Par ailleurs, ce n’est pas une nouvelle technologie ; elle est utilisée depuis des décennies. C’est le raffinement de cette technologie et de son utilisation en combinaison avec le forage horizontal qui fait en sorte que la méthode est devenue plus rentable et par conséquent plus répandue. Autrement dit, l’évolution de cette technologie nous a ouvert un tout nouveau pan de ressources énergétiques fossiles ; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjMvMTEyMjc4LXRpZW5zLWVuY29yZS1kdS1wZXRyb2xlLWV0LWR1LWdheg==">nous sommes passés d’une situation où l’Amérique du Nord faisait face à une pénurie imminente de gaz naturel à une situation où nous gérons présentement des surplus</a>.</p>
<p>Deuxièmement, la crainte envers les « produits chimiques » injectés dans le puits est fortement exagérée. En moyenne, l’eau et le sable représentent 99.5% de la solution injectée dans le puits, alors que les autres produits ne représentent que 0.5%, dont la plus importante composante est un agent émulsifiant nommé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9HdWFy">guar</a>, un produit naturel qui est utilisé pour faire de la crème glacée. D’ailleurs, la guar a fait l’objet d’une pénurie en 2012!</p>
<p>Troisièmement, la fracturation ne fait pas en sorte de rendre l’eau potable inflammable. Beaucoup de nappes phréatiques sont naturellement saturées de gaz biogéniques. Dans le film <em>Gasland</em>, Fox montre que des résidents du Colorado (les Markhams et les McCLures) arrivent à faire flamber l’eau de leur robinet de cuisine et blâme la fracturation, laquelle aurait pollué la nappe phréatique environnante. Les autorités régulatrices du Colorado ont émis un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NvZ2NjLnN0YXRlLmNvLnVzL2xpYnJhcnkvR0FTTEFORCUyMERPQy5wZGY=">communiqué</a> à cet égard indiquant que : <em>« le puits montré dans Gasland contenait du gaz biogénique qui n’était pas lié aux activités de fracturation dans les environs (…) les occurrences de méthane dans les charbons de la formation Laramie ont été bien documentées. »</em> D’ailleurs, au cours d’une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3ZpbWVvLmNvbS8yNDYyODgwNA==">conférence de presse</a>, Josh Fox a avoué aux journalistes qu’il était fréquent de voir l’eau de puits artésiens flamber dans la région même <strong>avant</strong> que les activités de fracturation ne débutent dans les environs, et ce depuis plusieurs décennies. Le gaz biogénique était présent naturellement dans leurs puits artésien! Malgré cela, cette image de robinet enflammé a réussi à effrayer la population partout dans le monde, même en Europe et au Québec.</p>
<p>Les opérations de fracturation hydraulique sont menées à des profondeurs de 2,000 à 3,000 mètres. La surveillance microsismique de ces fracturations indique qu’elles ne vont pas au-delà de 300 à 400 mètres au total. Il est donc virtuellement impossible que la fracturation hydraulique crée des fissures qui s’étendent sur de nombreux kilomètres dans des roches imperméables pour atteindre les aquifères d’eau douce qui sont situés à des profondeurs d’environ 100 mètres. Le seul moyen pour qu’une nappe phréatique soit touchée consisterait à ce que le boîtier de ciment qui entoure le tuyau de forage se brise ainsi que le tuyau lui-même, exactement à la profondeur de l’aquifère. Après des dizaines de milliers de puits fracturés jusqu’à présent, ce genre d’incident ne s’est pas produit souvent. Il s’agit d’un risque réel, mais pas suffisamment probable pour justifier une crainte viscérale envers la fracturation.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMi9pc2lfdGV4YXNfZW1wbG95bWVudC5wbmc="><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/02/questerre_eau.jpg?w=500&amp;h=341" alt="Questerre_eau" width="500" height="341" /></a> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMi9xdWVzdGVycmVfYWRkaXRpZnMucG5n"><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/02/questerre_additifs.png?w=500&amp;h=452" alt="Questerre_additifs" width="500" height="452" /></a>  <img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/02/questerre_forage.png?w=500&amp;h=323" alt="questerre_forage" width="500" height="323" /></p>
<p>Pourtant, le gaz de schiste aurait beaucoup de bienfaits pour le Québec. Tout d’abord, nous pourrions utiliser le gaz de schiste pour redémarrer la centrale électrique de Bécancourt, qui nous coûte plus de $150 million par année même si elle n’est pas en opération. Ce serait plus intelligent que de détruire la nature pour développer un projet coûteux comme la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMS8wNi8xNS9sZS1wcm9qZXQtZGUtbGEtcm9tYWluZS1kZS1sZXRhdGlzbWUtc2F1dmFnZS8=">Romaine</a> ou la Seigneurie de Beaupré.</p>
<p>En fait, la production de gaz naturel au Québec diminuerait les émissions des GES. Les Québécois consomment environ 200 milliards de pieds cube de gaz naturel par année qui est entièrement transporté depuis l’Ouest canadien. En produisant le gaz localement, la majorité des émissions associées au transport seraient éliminées. Ainsi, 440 000 tonnes d’émissions seraient éliminées au Canada (selon <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5xdWVzdGVycmUuY29tL2ZyL2dhei1kZS1zaGFsZS9teXRoZXMtVlMtZmFpdHMv">Questerre</a>). D’autre part, en remplaçant les combustibles comme le mazout par du gaz naturel, nous pourrions encore plus réduire les émissions de GES et la pollution atmosphérique.</p>
<p>L’autre avantage indéniable serait la création d’emplois de bonne qualité. Ces emplois ne se retrouveraient pas seulement dans l’industrie énergétique, mais bien dans l’ensemble de l’économie québécoise. Nous pouvons observer l’effet que le boom énergétique a eu sur les économies du Dakota du Nord et du Texas. La création d’emploi dans les secteurs non-reliés aux ressources naturelles y a été beaucoup plus forte que la moyenne nationale des États-Unis (notez que dans les graphiques ci-bas produits par la firme ISI, la catégorie « mining » inclut l’industrie énergétique). Le même phénomène a été observé dans d’autres états associés au boum du gaz de schiste tels que la Louisiane, l’Oklahoma et le Wyoming. Aux États-Unis, le salaire moyen des gens qui travaillent dans l’industrie du gaz est de 76 910$/an contre 50 398$/an pour la moyenne nationale; ce sont donc des emplois de qualité. À Williston, au Dakota du Nord, les employés de Wal-Mart commencent à $17/heure et le magasin manque d’employés!</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMi9pc2lfbm9ydGhkYWtvdGFfZW1wbG95bWVudC5wbmc="><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/02/isi_northdakota_employment.png?w=500&amp;h=407" alt="ISI_NorthDakota_employment" width="500" height="407" /></a> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMi9pc2lfbm9ydGhkYWtvdGFfZW1wbG95bWVudC5wbmc="><img src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/02/isi_texas_employment.png?w=500&amp;h=388" alt="ISI_Texas_employment" width="500" height="388" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTkvMTA4NjE2LWxhLXByb2R1Y3Rpb24tZGUtcGV0cm9sZS1hbWVyaWNhaW5lLXRhbG9ubmUtZXQtZGVwYXNzZS1jZWxsZS1kZS1sYXJhYmllLXNhb3VkaXRl">Grâce à la révolution du schiste qui s’abat présentement sur les États-Unis</a>, le prix du gaz naturel y a fortement chuté, ce qui constitue un bénéfice tangible pour les consommateurs, mais aussi pour l’économie. Le gaz se transige présentement à $3 aux États-Unis comparativement à $10-12 outre-mer. Donc beaucoup d’entreprises bâtissent ou déménagent des usines aux États-Unis pour en profiter, ce qui crée des emplois et de la richesse pour les Américains. En voici quelques exemples :</p>
<ul>
<li>L’entreprise brésilienne Santana planifie construire une usine aux États-Unis plutôt qu’au Mexique car les prix de l’électricité y sont 30% moins cher grâce au gaz de schiste.</li>
<li>Huntsman, une autre entreprise de textile, en fera de même.</li>
<li>L’entreprise Methanex va déménager une deuxième usine de méthanol du Chili vers les États-Unis, en Lousianne, parce que son principal intrant, le gaz naturel, y est moins cher..</li>
<li>Les entreprises de produits chimiques Dow et Shell (et une dizaine d’autres incluant Dyno Nobel et Exxon) augmentent leur capacité de production aux États-Unis en raison du faible coût du gaz.</li>
<li>US Steel et Vallourec bâtissent de nouvelles usines de tuyau d’acier en Ohio pour subvenir à la demande de l’industrie gazière.</li>
<li>Norfolk Southern, une entreprise ferroviaire, agrandi ses opérations en Ohio ce qui créera 270 emplois.</li>
</ul>
<p><strong>Alors, est-ce que les Américains sont parfaitement stupides ou est-ce que ce sont plutôt les écolos Québécois et Français qui sont en train de nous faire manquer le bateau?</strong></p>
<p>Il n’y a pas que les environnementalistes et les politiciens réactionnaires qui sont troublés par la révolution du gaz de schiste en Amérique du Nord. Récemment, nous apprenions (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5idXNpbmVzc2luc2lkZXIuY29tL21hdHQtZGFtb24tbW92aWUtYmxhc3RzLWZyYWNraW5nLWJhY2tlZC1ieS11YWUtMjAxMi05">ici</a>) que le film anti-fracturation de Matt Damon, <em>« Promised Land »</em>, a été financé par des intérêts arabes, soit Abu Dhabi et les Émirats Arabes Unis…</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMy8xNS9sZS1tYWxhaXNlLWR1LXF1ZWJlYy1lbnZlcnMtbGVzLWVuZXJnaWVzLWZvc3NpbGVzLXBhcnRpZS0xLWRlLTItbGVzLXNhYmxlcy1iaXR1bWluZXV4LWV0LWxlLWdhei1kZS1zY2hpc3RlLw==">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=119091" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/03/22/119091-le-malaise-du-quebec-envers-les-energies-fossiles-12-les-sables-bitumineux-et-le-gaz-de-schiste/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gazprom aurait proposé de sauver Chypre contre l&#039;exclusivité sur son gaz</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118685-gazprom-aurait-propose-de-sauver-chypre-contre-lexclusivite-sur-son-gaz</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118685-gazprom-aurait-propose-de-sauver-chypre-contre-lexclusivite-sur-son-gaz#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 06:57:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Open Europe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Chypre]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[Gazprom]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=118685</guid>
		<description><![CDATA[Quelle est l'importance du gaz pour l'avenir économique et géopolitique de Chypre ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelle est l'importance du gaz pour l'avenir économique et géopolitique de Chypre ?</strong></p>
<p><strong>Un article d'Open Europe.</strong><br />
<span id="more-118685"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4Njg1LWdhenByb20tYXVyYWl0LXByb3Bvc2UtZGUtc2F1dmVyLWNoeXByZS1jb250cmUtbGV4Y2x1c2l2aXRlLXN1ci1zb24tZ2F6L2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM2NDYtY2h5cHJl" rel=\"attachment wp-att-118747\"><img class="alignleft  wp-image-118747" title="imgscan contrepoints 2013646 Chypre" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013646-Chypre-1024x751.jpg?16fe88" alt="" width="270" height="198" /></a>Au Moyen-Âge, Chypre a souvent été une position clé des batailles que se livraient des grandes puissances qui cherchaient à dominer la région. Eh bien apparemment, le pays, qui, pour rappel, ne représente que 0,2% du PIB de la zone euro, pourrait à nouveau devenir un point chaud (et il n'y a aucune raison de s'enthousiasmer à ce sujet).</p>
<p>Selon un <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2dyZWVjZS5ncmVla3JlcG9ydGVyLmNvbS8yMDEzLzAzLzE4L2dhenByb20tb2ZmZXJzLWN5cHJ1cy1yZXN0cnVjdHVyaW5nLWRlYWwtdG8tYXZvaWQtZXUtYmFpbG91dC8=" rel=\"nofollow external\">journaliste grec</a>, Gazprom a fait une offre ce week-end au gouvernement chypriote de financer la restructuration bancaire de Chypre (qui devrait coûter jusqu'à 10 milliards d'euros) en échange des droits exclusifs d'exploration des eaux territoriales chypriotes. Il est délicat de vérifier une telle histoire, mais elle a tendance à concorder avec les tensions géopolitiques que nous avions déjà observées sur place.</p>
<p>Gazprom est connu pour être très proche du gouvernement russe, et en dépit du fait que le Président russe, Vladimir Poutine, <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3VrLnJldXRlcnMuY29tL2FydGljbGUvMjAxMy8wMy8xOC91ay1ydXNzaWEtcHV0aW4tY3lwcnVzLWlkVUtCUkU5MkgwNzEyMDEzMDMxOA==" rel=\"nofollow external\">a ouvertement condamné</a> la taxe sur les dépôts – l'appelant ainsi "injuste, peu professionnelle et dangereuse" – il est peu probable que cette société laisse passer ainsi une aussi belle opportunité. Heureusement, le gouvernement chypriote aurait rejeté la proposition aussi sec, mais si le mécontentement envers la zone euro et l'Union Européenne continuent de grandir, l'option russe pourrait bien <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29wZW5ldXJvcGVibG9nLmJsb2dzcG90LmNvLnVrLzIwMTMvMDMvYS12b3RlLW9uLXdoZWF0aGVyLXRvLWxlYXZlLWV1cm8tdGhpcy5odG1s" rel=\"nofollow external\">redevenir intéressante</a>.</p>
<p>Et donc, quelle peut être l'importance du gaz dans le futur économique et géopolitique de Chypre ? Eh bien, on ne peut pas nier que l'île pourrait bien être située juste au dessus de réserves de gaz plusieurs fois équivalentes à son PIB. Cependant, comme source de revenu, on est loin d'un fait acquis. Voici ce que nous en disions <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vcGVuZXVyb3BlLm9yZy51ay9BcnRpY2xlL1BhZ2UvZW4vTElWRT9pZD0xMDA2OCZhbXA7cGFnZT1QcmVzc1JlbGVhc2Vz" rel=\"nofollow external\">dans notre analyse rapide de Vendredi </a>:</p>
<blockquote><p>Les explorations récentes suggèrent que Chypre pourrait avoir entre 18,5 et 29,5 milliards d'euros (103% - 163% du PIB) sous forme de réserves de gaz stockées dans ses eaux territoriales (selon la Deutsche Bank). Des rumeurs ont circulé proposant que cette source de revenu future pourrait être utilisée pour offrir des garanties à des prêts d'aides. Bien que cette idée soit attrayante, il reste cependant une énorme incertitude autour de la valeur réelle des réserves et quand elles pourraient produire un revenu.</p></blockquote>
<p>Pour le moment, un champ a été exploré (connu sous le nom de <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9BcGhyb2RpdGVfZ2FzX2ZpZWxk" rel=\"nofollow external\">Block 12</a>) et sa valeur potentielle a été estimée jusqu'à 100 milliards d'euros. Voici un petit graphique pour illustrer ceci (via <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iYWtlcnRpbGx5a2xpdG91LmNvbS91cGxvYWRmaWxlcy9BcnRpY2xlcy9DeXBydXNfZ2FzX2V4cGxvcmF0aW9uX29wcG9ydHVuaXRpZXNfQVBIX01hcjEyLnBkZg==" rel=\"nofollow external\">Baker Tilley</a>):</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4Njg1LWdhenByb20tYXVyYWl0LXByb3Bvc2UtZGUtc2F1dmVyLWNoeXByZS1jb250cmUtbGV4Y2x1c2l2aXRlLXN1ci1zb24tZ2F6L2N5Z2Fz" rel=\"attachment wp-att-118686\"><img class="aligncenter  wp-image-118686" title="CYgas" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/CYgas.jpg?16fe88" alt="" width="540" height="420" /></a></p>
<p>Cependant, quelques éléments doivent être rappelés lorsqu'on veut intégrer ce gaz dans les plans d'aides à Chypre :</p>
<ul>
<li>Les productions de ce champ gazier <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jeXBydXNnYXNuZXdzLmNvbS9hcmNoaXZlcy8yMTI5" rel=\"nofollow external\">ne pourront pas commencer</a> avant 2019 au plus tôt. Chypre sera à cours d'argent en Juin de cette année, et une solution de court et moyen terme est indispensable dès à présent. Exploiter les réserves au-delà du Block 12 prendra en outre encore plus de temps.</li>
</ul>
<ul>
<li>Il faudra prévoir des <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5nbG9iZXMuY28uaWwvc2VydmVlbi9nbG9iZXMvZG9jdmlldy5hc3A/ZGlkPTEwMDA3NzYzODImYW1wO2ZpZD0xNzI1" rel=\"nofollow external\">investissements  significatifs</a>, pouvant aller jusqu'à 4 milliards de dollars, pour commencer à extraire le gaz – le gouvernement chypriote ne peut certainement pas payer ça. Bien qu'il y ait un intérêt certain dans les droits d'explorations, <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Jsb2dzLmZ0LmNvbS9uaWNrLWJ1dGxlci8yMDEzLzAzLzE3L2dhcy1pbi1jeXBydXMtaG93LW11Y2gtb2YtYS1ndWFyYW50ZWUv" rel=\"nofollow external\">Nick Butler du <em>Financial Times</em> explique</a> que Noble Energy (qui a mené l'exploration du Block 12) n'a pas enchéri pour plus de droits, ce qui ne manque pas de soulever quelques questions.</li>
</ul>
<ul>
<li>En outre, la Turquie conteste toujours la propriété de ces eaux et de ces réserves. Bien que Chypre dispose pour le moment du soutien international, cette dispute territoriale pourrait ralentir encore le processus d'exploitation de ces réserves. Plusieurs entreprises intéressées par ces champs à Chypre ont aussi des intérêts en Turquie et ne voudront pas les mettre en danger.</li>
</ul>
<p>Pour nous, <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5la2F0aGltZXJpbmkuY29tLzRkY2dpL193X2FydGljbGVzX3dzaXRlMV8xXzE3LzAzLzIwMTNfNDg4MzI3" rel=\"nofollow external\">l'offre du gouvernement chypriote</a> de fournir aux déposants chypriotes des bons d’États liés aux revenus gaziers pourrait être une bonne idée, mais ces bons ne seront productifs que dans plusieurs années, dans le meilleur des cas.</p>
<p>Par ailleurs, le ministre des finances russe Anton Siluanov a émis quelques commentaires intéressants sur la taxe sur les dépôts (via <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5yZXV0ZXJzLmNvbS9hcnRpY2xlLzIwMTMvMDMvMTgvcnVzc2lhLWN5cHJ1cy1ldXJvem9uZS1pZFVTTDZOMENBNldTMjAxMzAzMTg=" rel=\"nofollow external\">Reuters</a>) :</p>
<blockquote><p>"Nous avions un accord avec nos collègues de la zone euro que nous coordonnerions nos actions."</p>
<p>"Il s'avère que l'action des membres de la zone euro de taxer les dépôts a été proposée sans aucune discussion avec la Russie. Nous allons donc ré-étudier le problème de la restructuration du prêt bancaire russe aux Chypriotes en tenant compte des actions de l'Union Européenne pour sauver Chypre."</p></blockquote>
<p>Sans surprise, il semblerait que la Russie ne soit guère heureuse de l'approche choisie par l'Europe. Si elle refuse d'améliorer les termes de son prêt de 2,5 milliards d'euros de prêt d'aide qu'elle a consenti à Chypre, cela pourrait accroître les besoins de financements chypriotes, même si d'un montant pas trop substantiel. Cela pourrait cependant revenir à ce que des fonds d'aides de l'eurozone soient utilisés pour rembourser un prêt russe dans un futur proche – quelque chose qui aurait du mal à passer auprès des contribuables allemands. Encore une fois, le résultat intéressant sera de voir comment tout ceci impacte les relations entre la Russie et Chypre d'une part et l'Europe en général d'autre part.</p>
<p><em>En tout cas, tout en gardant un œil sur Moscou, surveillez bien cette affaire.</em></p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29wZW5ldXJvcGVibG9nLmJsb2dzcG90LmJlLzIwMTMvMDMvdGhlLWdyZWF0LWN5cHJpb3QtZ2FtZS1ob3ctaW1wb3J0YW50LWlzLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4Njk0LTExODY5NA==">Spoliation à Chypre : quelles conséquences faut-il en tirer ? </a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTgvMTE4NjE1LWNoeXByZS1maW4tZGUtbGV0YXQtZGUtZHJvaXQtZmluYW5jaWVyLWZpbi1kZS1sYS1tb25uYWllLXVuaXF1ZQ==">Chypre : fin de l'État de Droit financier, fin de la monnaie unique</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTcvMTE4NTA1LXNhdXZldGFnZS1kZS1jaHlwcmU=" target=\"_blank\">Récit de l'intérieur du braquage européen à Chypre</a></li>
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</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Hydrates de méthane, surabondante nouvelle source d&#039;énergie ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/14/118137-hydrates-de-gaz-encore-une-nouvelle-ressource-denergie</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 06:20:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr Richard North</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[gaz naturel]]></category>
		<category><![CDATA[hydrates]]></category>
		<category><![CDATA[méthane]]></category>
		<category><![CDATA[peak oil]]></category>

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		<description><![CDATA[L'énergie enfermée dans les dépôts d'hydrates de méthane représente plus de deux fois toutes les réserves planétaires conventionnelles de gaz naturel, de pétrole et de charbon combinées.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'énergie enfermée dans les dépôts d'hydrates de méthane représente plus de deux fois toutes les réserves planétaires conventionnelles de gaz naturel, de pétrole et de charbon combinées.</strong><br />
<span id="more-118137"></span><br />
<strong>Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.</strong></p>
<p><strong></strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTQvMTE4MTM3LWh5ZHJhdGVzLWRlLWdhei1lbmNvcmUtdW5lLW5vdXZlbGxlLXJlc3NvdXJjZS1kZW5lcmdpZS9idXJuaW5nX2h5ZHJhdGVfaW5sYXlfdXNfb2ZmaWNlX25hdmFsX3Jlc2VhcmNo" rel=\"attachment wp-att-118205\"><img class="alignleft size-full wp-image-118205" title="Burning_hydrate_inlay_US_Office_Naval_Research" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Burning_hydrate_inlay_US_Office_Naval_Research.jpg?16fe88" alt="" width="233" height="338" /></a>Dans ce qui a dû être perçu comme un revers majeur pour les verts, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iYmMuY28udWsvbmV3cy9idXNpbmVzcy0yMTc1MjQ0MQ==">les Japonais ont annoncé</a> qu'ils ont réussi à extraire du gaz naturel d'hydrates de méthane gelés, au large de la côte centrale du Japon, une première mondiale.</p>
<p>Les hydrates de méthane, ou clathrates, nous dit-on, sont un type de cage moléculaire gelée, renfermant de l'eau et du méthane. Le champ gazier en question est environ à 50 km de l'île principale du Japon, dans la tranchée de Nankai,  et l'extraction s'est faite environ 300 mètres sous le fond marin.</p>
<p>Les chercheurs ont déclaré que ça pourrait fournir une source d'énergie alternative pour le Japon qui importe tous ses besoins en énergie, et le dépôt estimé dans la tranchée se monterait à 1,1 billion de mètres cubes, suffisant pour une décennie, ou plus, de la consommation de gaz du pays. Les réserves totales pourraient être suffisantes pour approvisionner le Japon pendant un siècle.</p>
<p>Mondialement, selon certaines estimations, l'énergie enfermée dans les dépôts d'hydrates de méthane représente plus de deux fois toutes les réserves planétaires conventionnelles de gaz naturel, de pétrole et de charbon combinées. D'autres pays, dont le Canada, les États-Unis et la Chine, étudient des façons d'exploiter ces dépôts et rapportent des résultats prometteurs.</p>
<p>Les Japonais ont pour but de mettre en place des technologies de production d'hydrates de méthane pour une utilisation pratique d'ici cinq ans, suite à quoi des quantités substantielles seront sans doute extraites.</p>
<p>Toute exploitation aura forcément un impact mondial puisque, depuis le contrecoup subi par l'industrie nucléaire après le désastre de Fukushima il y a deux ans, le Japon est devenu un acteur majeur sur le marché mondial du gaz, faisant monter ses prix dans les échanges internationaux.</p>
<p>Une nouvelle source majeure japonaise de gaz aura donc forcément comme effet de soulager la pression sur les prix du gaz, même au Royaume Uni et en Europe, rendant ce combustible fossile plus attractif, jusqu'à ce que la taxe carbone n'efface son avantage de coût.</p>
<p>Ceci nonobstant, une addition substantielle aux ressources mondiales de cette source non conventionnelle affaiblissent les affirmations selon lesquelles il y a une pénurie mondiale d'énergie. Le succès par d'autres pays, et l'exploitation de ce qui, d'ici-là, seront des réserves prouvées d'énergie, éliminera du débat politique les questions de pénuries d'énergie, avec des effets d'entraînement intéressants.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2V1cmVmZXJlbmR1bS5jb20vYmxvZ3ZpZXcuYXNweD9ibG9nbm89ODM3MDU=">Sur le web.</a><br />
Traduction : <em>Contrepoints</em>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMjkvODEyNTYtbGEtdGhlc2UtZGUtbGVwdWlzZW1lbnQtZGVzLWVuZXJnaWVzLWZvc3NpbGVzLXNlcHVpc2U=">La thèse de l'épuisement des énergies fossiles s'épuise</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMDEvODEzNzQtZW5lcmdpZS1wcm9ncmVzc2l2ZS12cy1lbmVyZ2llLXJlbm91dmVsYWJsZQ==">Énergie progressive vs énergies renouvelables</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMDMvNjI5NDItaGF5ZWstZXQtbGVwdWlzZW1lbnQtZGVzLXJlc3NvdXJjZXMtbmF0dXJlbGxlcw==">Hayek et l'épuisement des ressources naturelles</a></li>
</ul>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118137" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Éolien : &quot;La maîtrise du coût de l’énergie est une priorité absolue en Wallonie&quot;</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/05/117072-eolien-la-maitrise-du-cout-de-lenergie-est-une-priorite-absolue-en-wallonie</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/05/117072-eolien-la-maitrise-du-cout-de-lenergie-est-une-priorite-absolue-en-wallonie#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 07:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>István E. Markó</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[éolien]]></category>
		<category><![CDATA[facture énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[wallonie]]></category>

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		<description><![CDATA[La Wallonie prétend vouloir réduire sa facture énergétique mais continue d'investir dans l'énergie éolienne onéreuse et à faible rendement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Wallonie prétend vouloir réduire sa facture énergétique mais continue d'investir dans l'énergie éolienne onéreuse et à faible rendement.</strong></p>
<p><strong>Par István E. Markó, depuis la Belgique.</strong><br />
<span id="more-117072"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMTAvMTkvNDQyMS1yZWZlcmVuZHVtLWNvbnRyZS1sZXMtZW9saWVubmVzLWVuLXN1aXNzZS9lb2xpZW5uZXMzMTAwLTQzMTItMg==" rel=\"attachment wp-att-4422\"><img class="alignleft  wp-image-4422" title="Eoliennes (CC, Aoedieart)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2010/10/eoliennes3100-43121.jpg?16fe88" alt="" width="280" height="211" /></a>« <em>La maîtrise du coût de l’énergie est une priorité absolue en Wallonie</em>. » Cette phrase, prononcée et répétée dimanche dernier par Benoît Lutgen lors du débat dominical de <em>Mise au Point</em> (RTBF), est intéressante à plusieurs égards. Tout d’abord, par la prise de conscience de certains de nos dirigeants du prix exorbitant de l’énergie wallonne, en particulier, et belge, en général. Un peu tard, diront certains, mais ne vaut-il pas mieux tard que jamais ? Il est vrai que cela fait maintenant de très (trop ?) nombreuses années qu’un cortège de citoyens, scientifiques, industriels et mêmes politiques, tentent vainement de remonter cette notion cruciale jusqu’au sommet de notre système étatique. Las, comme les skieurs ne le savent que trop bien, grimper est toujours plus difficile que descendre.</p>
<p>Ensuite, et ayant constaté avec effroi que la facture énergétique devenait un frein économique pour nos entreprises et un cauchemar financier grandissant pour les citoyens, nos élus wallons vont faire de la maîtrise de son coût une priorité AB-SO-LUE. Certes. Mais comment ? Le savent-ils vraiment ? Une chose est sûre, malgré le désastreux contexte économique actuel, le gouvernement wallon a décidé <strong><em>de tripler le nombre des éoliennes en Wallonie</em></strong>, ce qui creusera davantage notre dette publique, augmentera le coût de notre facture énergétique et appauvrira au passage la population, particulièrement les moins nantis. Allez comprendre !</p>
<p>Et pourtant, tous ceux qui se donnent la peine de se renseigner sur les performances des énergies dites « renouvelables » savent bien que l’éolien est, non seulement le plus mauvais élève de la classe, mais aussi l’un des plus chers. En ce qui concerne le  photovoltaïque, les décisions aberrantes liées aux juteux certificats verts coûteront au contribuable wallon la somme colossale de 2,5 milliards d’euros et ce, en pleine période de récession économique. Ces deux sources d’énergie constituent à peine 2% de notre apport énergétique, mais elles sont particulièrement onéreuses et funestes pour notre économie.</p>
<p>Éole, dieu du vent, est une divinité taquine et capricieuse. Son souffle est tout aussi imprévisible que son humeur et nul ne peut, ni prévoir, ni anticiper sa venue. Ainsi donc, lorsqu’il n’y a pas assez de vent, les éoliennes ne fonctionnent pas. S’il y en a trop, il faut arrêter la rotation des pales pour éviter d’éventuels accidents. En moyenne, on peut compter sur un fonctionnement annuel de l’ordre de 20 %.  Par conséquent, l’utilisation de l’éolien requiert l’apport complémentaire d’électricité par des centrales thermiques.</p>
<p>Pour pouvoir monter et descendre en puissance au gré des fantaisies d’Éole, ces centrales, en général à gaz à cycle ouvert et dés lors à bas rendement, doivent fonctionner, non seulement en continu, mais aussi une bonne partie de leur temps à vide. Or, comme tout conducteur de voiture le sait pertinemment bien, on consomme davantage de carburant et on pollue plus en roulant à vitesse variable qu’à vitesse constante. Ces centrales d ‘appoint émettent ainsi le CO<sub>2</sub> économisé par les éoliennes. Tant d’efforts et d’argent gaspillés en vain ! Pour bénéficier de 280 MW d’énergie renouvelable, dite « gratuite », il faut un ensemble d’éoliennes de 1400 MW associé à une centrale thermique également d’une capacité de 1400 MW ! Notons que le Danemark, l’un des ténors de l’éolien, possède non seulement l’électricité la plus chère d’Europe, mais qu’il n’a jamais arrêté une seule de ses centrales thermiques. Pas une ! Et pour cause !</p>
<p>Les brusques fluctuations de production des champs éoliens ne peuvent être assimilées aisément par le réseau actuel de transport d’électricité qui n’y est pas adapté, ce qui conduit à diminuer, voire arrêter, la génération d’électricité par certaines éoliennes lorsque celle-ci est trop importante par rapport à la demande. Notons que les producteurs d’énergie éolienne seront malgré tout payés pour l’électricité non produite et donc, non utilisée par le consommateur, un comble ! Quant à la mise en conformité du réseau électrique, pour qu’il devienne compatible avec les variations aléatoires de la production éolienne, son coût est tout simplement rédhibitoire, comme l’Allemagne est en train de s’en rendre compte.</p>
<p>La Wallonie est une juteuse terre d’accueil pour les fabricants d’éoliennes dont une large part des plantureux bénéfices provient directement des subventions énergétiques, c’est-à-dire des citoyens. Pire ! Un récent rapport de la <em>Renewable Energy Foundation</em> indique qu’au lieu des 25 ans de durée de vie annoncée à grands cris par les fabricants, les éoliennes terrestres ne semblent survivre que de 12 à 15 ans ! Quant à leur productivité, elle doit également être réduite de moitié. Ajoutons à cela que la situation des éoliennes marines est encore plus dramatique : elles sont deux fois plus chères et s’usent beaucoup plus rapidement à cause de l’agressivité du milieu salin.</p>
<p>Ce rapport suggère aussi de revoir fondamentalement le financement de l’éolien et de supprimer les opulents subsides étatiques. Signalons au passage que le coût des certificats verts attachés au parc éolien offshore belge s’élèvera à environ 4,5 milliards d’euros ! Débarrassée de cette manne financière, l’éolien, comme toutes les énergies soi-disant renouvelables, montre ses vraies limites. Tout au plus, pourrait-elle faire partie d’un bouquet énergétique dans lequel, avec ses consœurs, elle assumerait son rôle réel, celui d’une composante mineure particulièrement onéreuse.</p>
<p>La maîtrise du coût de l’énergie en Wallonie passerait-elle donc par le triplement du nombre d’éoliennes ? Vraiment ? Veut-on absolument dilapider le peu d’argent qui reste dans notre région ? La Wallonie n’est-elle pas suffisamment endettée que pour se lancer à nouveau dans le financement – par les citoyens, évidemment – d’une énergie aussi absurde qu’aléatoire ? L’on voudrait appauvrir davantage la population et vider notre belle région de toute sa substance industrielle que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Si la maîtrise du coût de l’énergie est bien une priorité absolue en Wallonie, il est grand temps d’arrêter de financer des énergies pseudo-écologiques pour des raisons idéologiques et politiciennes. Les Wallons vous en seront reconnaissants.</p>
<p>----<br />
<strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMTYvNjUwMTktbGVvbGllbi1jb3V0ZS1jaGVyLWV0LW5lc3QtcGFzLWVmZmljYWNl">L'éolien coûte cher et n'est pas efficace</a></li>
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</ul>
<p>&nbsp;</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=117072" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Énergie : une petite fable écologique</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/03/116868-une-petite-fable-ecologique</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/03/116868-une-petite-fable-ecologique#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 03 Mar 2013 06:25:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin de Salle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[CO2]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[intercommunales]]></category>
		<category><![CDATA[taxes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.contrepoints.org/?p=116868</guid>
		<description><![CDATA[L'étrange empilement de coûts écrasants imposé par les autorités sur un bien de première nécessité, sous un prétexte écologique, en autres.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'étrange empilement de coûts écrasants imposé par les autorités sur un bien de première nécessité, l'énergie.<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Corentin de Salle (Juriste et Docteur en Philosophie) et David Clarinval (Bourgmestre de Bièvre et Député fédéral belge).</strong></p>
<p><span id="more-116868"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDMvMTE2ODY4LXVuZS1wZXRpdGUtZmFibGUtZWNvbG9naXF1ZS9jb21wdGV1ci1lbGVjdHJpcXVl" rel=\"attachment wp-att-116885\"><img class="alignleft size-medium wp-image-116885" title="Compteur électrique" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Compteur-électrique-210x300.jpg?16fe88" alt="" width="210" height="300" /></a>Un producteur d’énergie décide de vendre à un prix raisonnable les marchandises qu’il vient de fabriquer (soit 40 € l’unité). Arrive un représentant de l’État qui lui dit :</p>
<p><strong>—</strong> Vous désirez vendre votre marchandise ? N’oubliez pas qu’à ces 40€, il faut ajouter une taxe.<br />
<strong>—</strong> <strong></strong>Ok, dit le fabricant. Une taxe de combien ?<br />
<strong>—</strong> Une taxe de 25€, répond le fonctionnaire.<br />
<strong>—</strong> C’est un peu cher comme taxe, grommelle le producteur.<br />
<strong>—</strong> C’est comme cela. Par ailleurs, n’oubliez pas le coût de celui qui va livrer cette marchandise au consommateur. Ce transporteur, je le connais, dit-il : il demande 5€.<br />
<strong>—</strong> Ne pourrais-je pas, demande le producteur, en trouver un moi-même qui demandera peut-être moins cher ?<br />
<strong>—</strong> Non, répond l’homme d’État : il n’y a qu’un seul transporteur. C’est un monopole naturel et il est presque majoritairement public.<br />
<strong>—</strong> Bon, ok, répond le fabricant.<br />
<strong>—</strong> Minute !, poursuit l’homme d’État : il vous faut encore des distributeurs.<br />
<strong>—</strong> Je parie, dit le producteur, que vous en connaissez un et qu’il est majoritairement public.<br />
<strong>—</strong> L’homme d’État : je n’en connais pas un mais plusieurs. Pour la seule Wallonie, il y en a 15 et ces distributeurs sont effectivement majoritairement publics : 9 sont détenus à 85% par les communes et 6 sont détenus à 100% par les communes.<br />
<strong>—</strong> 15 !!,s’exclame le producteur, mais ne serait-il pas plus simple et plus économique de n’en avoir qu’un seul ? On ne devrait pas financer 15 services différents et on rationaliserait les coûts. Mes clients payeraient beaucoup moins cher. En France, pays autrement plus grand, ils n’en ont qu’un seul.<br />
<strong>—</strong> Non, dit le fonctionnaire : les communes ont besoin de cet argent car, pour certaines d’entre elles, cela représente une part conséquente des recettes communales.<br />
<strong>—</strong> Pourquoi ces communes sont-elles gérées de manière à dépendre de ces revenus ? Pourquoi mes clients doivent-ils financer les politiques de ces communes ?<br />
<strong>—</strong> Parce qu’ils ont de quoi payer !<br />
<strong>—</strong> Et combien vont coûter ces distributeurs ?<br />
<strong>—</strong> Oh, une misère : 30 € par unité.<br />
<strong>—</strong> 30€ !, s’étrangle le fabricant. 30 € en plus à charge de mes clients ? Attendez ! Mais cela ne va pas. Moi je me bats avec des concurrents pour produire le moins cher possible et tout ce que vous me proposez va coûter plus cher que ce que je produis avec des efforts énormes.<br />
<strong>—</strong> Oui. Mais ces distributeurs doivent financer des OSP.<br />
<strong>—</strong> Des OSP ? C’est quoi encore, ce bazar ?<br />
<strong>—</strong> Des « Obligations de Service Public ». Par exemple, ils doivent constituer une base patrimoniale de l'éclairage communal. Ils doivent sensibiliser les communes dans le domaine de la nuisance lumineuse de l'éclairage public. Ils doivent entretenir et réparer l'éclairage communal. Ils doivent acquitter les redevances de voirie. Ils doivent financer la guidance sociale des CPAS. Ils doivent gérer les primes URE (« Utilisation Rationnelle de l’Énergie »), etc.<br />
<strong>—</strong> Mais, mais… dit le producteur, ce sont là des missions qui incombent normalement à l’État. Vous prélevez déjà 25 € de taxe pour assurer cela. D’ailleurs, pourquoi mes clients doivent-ils payer pour financer vos missions ? Outre ces 25 €, ils payent déjà de lourds impôts en tant que contribuables.<br />
<strong>—</strong> C’est comme cela. C’est d’ailleurs le cas dans deux tiers des pays de l’Union.<br />
<strong>—</strong> Et dire que tout le monde affirme que le système a été « libéralisé ». Drôle de « libéralisation » que ce système où, sur 100€, 60 sont perçus par le secteur public et 40 par moi. On critique l'Europe parce qu'elle libéralise alors qu’elle régule à outrance.<br />
<strong>—</strong> Il faut bien encadrer et réguler ce système qui, autrement, dégénérerait en un odieux système ultralibéral d’exploitation du consommateur.<br />
<strong>—</strong> Vous voulez dire un système d’offre et de demande qui coûterait beaucoup moins cher au consommateur. Mais pourquoi ne réduisez-vous pas les impôts que vous percevez sur le prix de ma marchandise ? Nous sommes en crise et beaucoup de gens ont des difficultés à payer.<br />
<strong>—</strong> C’est que, voyez-vous, nous devons financer la politique de réduction des émissions de CO2. On doit aussi faire payer le coût de la dénucléarisation. D’où les différentes « taxes » et petites « cotisations » en tout genre que nous ajoutons au fil des années.<br />
<strong>—</strong> Bon. C’est tout ?<br />
<strong>—</strong> Non. Votre production de marchandises pourrait se faire de manière plus respectueuse de l’environnement. C’est pour cela que, avec l’argent des contribuables, je subsidie vos concurrents qui produisent des marchandises de manière plus <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMjIvOTc3NjMtbGVvbGllbi1pbmR1c3RyaWVsLW5lc3QtcGFzLWVjb2xvZ2lxdWU=">écologique</a>. Le problème, c’est que cela fait trente ans que je les subsidie et que rien n’y fait : ils ne produisent que de toutes petites quantités de marchandise et ces dernières coûtent parfois 6 ou 7 fois plus cher que votre production.<br />
<strong>—</strong> Voilà de l’argent public <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMTYvNjUwMTktbGVvbGllbi1jb3V0ZS1jaGVyLWV0LW5lc3QtcGFzLWVmZmljYWNl">bien utilisé</a> !<br />
<strong>—</strong> Ne ricanez pas. Ce sont les marchandises du futur. D’ailleurs, comme on n’arrive pas à les vendre, on a décidé d’obliger les consommateurs à les acheter.<br />
<strong>—</strong> Comment cela ?<br />
<strong>—</strong> En vous forçant à en vendre dans votre magasin. J’ai apporté un stock avec moi. Je vous oblige à ce que 12% des marchandises que vous vendez soient des marchandises de vos concurrents subsidiés.<br />
<strong>—</strong> Et si je refuse ?<br />
<strong>—</strong> Vous payerez alors, par unité non rachetée, une amende supérieure au prix de vente de ces marchandises du futur. Mais ne vous en faites pas : même si elles coûtent beaucoup plus cher, vous arriverez à les refourguer à vos clients. Vous n’avez qu’à augmenter le prix de toutes vos marchandises et lisser les prix. Ah, j’oubliais : il faut aussi me payer le coût du transport. C’est fatigant, vous savez, d’acheminer ces marchandises du futur. On appelle cela « coût du raccordement ».<br />
<strong>—</strong> Je parie que vous avez encore d’autres bonnes nouvelles.<br />
<strong>—</strong> Oui. On va bientôt produire ces marchandises en mer (« offshore »).<br />
<strong>—</strong> Mais cela va coûter <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMDcvNzIxMTEtYmVsZ2lxdWUtbGEtcG9saXRpcXVlLWNsaW1hdGlxdWUtYS11bi1wcml4LXNvY2lhbC1leHRyZW1lbWVudC1lbGV2ZQ==">horriblement cher</a> !<br />
<strong>—</strong> N’oubliez pas que c’est la marchandise du futur.<br />
<strong>—</strong> Mais le prix de ma production va devenir inabordable.<br />
<strong>—</strong> Oui, c’est un peu le but. Mais notre ministre vient d’avoir une idée géniale : on va offrir gratuitement une partie de votre production aux plus pauvres.<br />
<strong>—</strong> Gratuitement ? Qui va payer ? Vous ?<br />
<strong>—</strong> Non. Les riches.<br />
<strong>—</strong> La classe moyenne donc. Le défouloir idéal.<br />
<strong>—</strong> Elle n’a qu’à en acheter moins. C’est aussi une idée géniale de notre ministre : plus on achètera d’unités, plus l’unité achetée coûtera cher.<br />
<strong>—</strong> Votre ministre vient d’inventer le principe inverse au principe d’économies d’échelle. Vous allez punir les entreprises grosses consommatrices de ma production. Des entreprises qui créent beaucoup d’emplois. Avec cette politique, elles vont vouloir délocaliser. Quant à moi, si j’ai bien compris, vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour diminuer la demande de mes clients. Vous me poussez à la ruine.<br />
<strong>—</strong> C’est encore une idée géniale de notre ministre : vous n’avez qu’à changer de métier. On vous conseille de vendre des services consistant à persuader vos clients à ne plus acheter vos biens. Génial, non ?<br />
<strong>—</strong> Vous êtes sûr que votre ministre jouit de toutes ses facultés ?<br />
<strong>—</strong> Oui ! C’est un visionnaire !!</p>
<p>---<br />
À lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL2NhdGVnb3J5L2Vjb25vbWllL2VuZXJnaWUv" target=\"_blank\">les derniers articles de notre rubrique énergie</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDMvMDcvNzIxMTEtYmVsZ2lxdWUtbGEtcG9saXRpcXVlLWNsaW1hdGlxdWUtYS11bi1wcml4LXNvY2lhbC1leHRyZW1lbWVudC1lbGV2ZQ==">Belgique : la politique climatique a un coût social extrêmement élevé.</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Infrastructures : une plaie africaine</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/28/116493-infrastructures-une-plaie-africaine</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 06:30:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oasis Kodila Tedika</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>

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		<description><![CDATA[L'Afrique souffre de nombreux problèmes structurels, notamment d'un manque d'infrastructures qui entrave son essor économique et son développement. Par Oasis Kodila Tedika, depuis Kinshasa, République Démocratique du Congo. Un article de Libre Afrique. Entre 2004 et 2012, les économies africaines ont crû en moyenne de 5 % par an. En termes de croissance, c'est la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'Afrique souffre de nombreux problèmes structurels, notamment d'un manque d'infrastructures qui entrave son essor économique et son développement.</strong></p>
<p><strong>Par Oasis Kodila Tedika, depuis Kinshasa, République Démocratique du Congo.</strong><span id="more-116493"></span><br />
<em>Un article de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique.</a></em></p>
<p>Entre 2004 et 2012, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjIvMTEyMjA2LWVzc29yLWRlLWxhZnJpcXVlLW15dGhlLW91LXJlYWxpdGU=">les économies africaines ont crû en moyenne de 5 % par an</a>. En termes de croissance<em>, </em><em>c'est la deuxième région au monde la plus rapide après l'Asie en développement depuis quelques années.</em> Au cours des dix premières années du millénaire, six des dix économies à la plus forte croissance du monde (Angola, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTYvMTA4MTc2LW5pZ2VyaWEtbGUtdGlncmUtYWZyaWNhaW4=">Nigeria</a>, Ethiopie, Tchad, Mozambique et Rwanda) appartenaient à la région. Et sur huit des dix dernières années, l’Afrique  a connu une croissance supérieure à celle de l’Asie.</p>
<p>Cette croissance devrait impliquer un changement structurel. Or, l’on constate un changement structurel  à des rythmes lents et irréguliers. Par changement structurel, il faut entendre un transfert de la main-d’œuvre et secteurs où la productivité moyenne du travail est faible vers ceux où elle est élevée, en augmentant ainsi la productivité moyenne du travail de toute l’économie. Cette transformation rime aussi avec la diversification et la sophistication des exportations et de la production, l’urbanisation et la transition démographique.</p>
<p>La question est : pourquoi cette lenteur ? À la base, il existe plusieurs obstacles, dont l’enclavement de certains pays, le manque de profondeur des marchés financiers, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMjAvMTExOTc2LWtpbnNoYXNhLWxhLXZpbGxlLWF1eC1lbWJvdXRlaWxsYWdlcw==">l’insuffisance d’infrastructures</a>, les défaillances institutionnelles (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMDQvMTAzMTc0LWNvcnJ1cHRpb24tYXUtbWFyb2MtdW5lLXJhaXNvbi1jdWx0dXJlbGxl">corruption</a>, réglementation du marché de travail, climat des affaires, problèmes fonciers, etc.).</p>
<p>Concentrons-nous sur le problème des infrastructures. Ce facteur est toujours cité comme l’un des principaux obstacles par le secteur privé, dans toutes les études. Le tableau suivant compare la situation de l’Afrique subsaharienne (ASS) à celle des autres économies à faibles revenus comme elle.</p>
<p><div id="attachment_116495" class="wp-caption aligncenter" style="width: 513px"><img class="size-full wp-image-116495 " title="infrastructures Afrique" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/infrastructure-Afrique.jpg?16fe88" alt="" width="503" height="226" /><p class="wp-caption-text">Déficit infrastructurel de l’Afrique [<sup class='footnote'><a href='#fn-116493-1' id='fnref-116493-1' onclick='return fdfootnote_show(116493)'>1</a></sup>] (Source : Yepes, Pierce et Foster, 2008).</p></div>&nbsp;</p>
<p>Ce déficit notoire au niveau du parc infrastructurel est de nature à poser des sérieux problèmes tant à la production qu’à l’exportation et ne manque pas de freiner l’industrie manufacturière. Selon les données de la Banque mondiale, le coût de l’exportation des biens à partir des pays de l’ASS s’élève à 1974 dollars par conteneur, contre une estimation médiane de 732 dollars pour les pays asiatiques.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-107376" title="Prix electricite" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/Prix-electricite.jpg?16fe88" alt="" width="250" height="250" />La production en subit aussi les conséquences. Prenons le cas de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9lbGVjdHJpY2l0ZS8=">l’électricité</a>. L’Afrique ne consomme, selon les données de l’étude de Eberhard et al. (2008), qu’à peine 10% de l’électricité de ce que l’on trouve ailleurs dans les autres pays en développement similaire, soit juste assez pour alimenter une ampoule de 100 watts par personne pendant 3 heures par jour. Voilà qui est inquiétant pour 48 pays, constitués de 800 millions d’hab., générant, à eux tous, plus au moins la même quantité d’électricité que l’Espagne, un pays de 45 millions d’habitants. Conséquence : plus de 30 pays africains connaissent des pénuries d’énergie et des coupures régulières de courant. D’après l’étude de Foster et Bricerno-Garmendia (2010), pour le compte de la Banque mondiale et l’Agence française de développement, « les entreprises africaines font état d’une perte de 5% de leurs ventes, due à la fréquence des coupures de courant – un pourcentage passant à 20% dans le cas des entreprises du secteur informel, qui ne peuvent se permettre un générateur de secours. Dans l’ensemble, le coût des coupures de courant pour l’économie peut facilement atteindre 1 à 2% du PIB. Une réaction fréquente à cette situation consiste à passer des contrats à court terme de fourniture d’électricité de secours. Ces fournitures atteignent au moins 750 megawatts en ASS,… Avec un coût allant de 0,20 à 0,30 USD le kilowattheure, cette électricité de secours est onéreuse et, pour certains pays, la note peut grimper jusqu’à 4% du PIB. » La conclusion de l’étude de Escribano, Guasch et Pena (2010) est encore saisissante : « les infrastructures constituent une contrainte majeure pour les affaires et font baisser la productivité des entreprises d’environ 40%. »</p>
<p>Ces chiffres sont  déjà effarants, bien que faibles car ils ne prennent guère en compte toutes les conséquences de cet obstacle sur la transformation structurelle et <em>in</em> <em>fine</em> le développement de l’Afrique. Il sied donc d’agir et d’agir vite pour essayer de trouver des solutions :  allocation efficiente des ressources liées aux actifs infrastructurels, réduction de la bureaucratie inutile et non efficace, tarification optimale des services, permanence d’entretien des infrastructures, meilleure réglementation, en insistant sur l’apport du secteur privé , intégration régionale, etc.</p>
<p><strong>Références :</strong></p>
<p>Vivien Foster et Cecilia Briceno-Garmendia  (2010),  « Africa's Infrastructure - A time for Transformation », publié par la Banque internationale pour la reconstruction et le  développement, (institution du Groupe de la Banque Mondiale), en partenariat avec: Agence française de développement, 2010.</p>
<p>Anton Eberhard, Vivien Foster, Cecilia Briceño-Garmendia, Fatimata Ouedraogo, Daniel Camos, and Maria Shkaratan  (2008): « Underpowered: The State of the Power Sector in Sub-Saharan Africa », publié en tant que section 6 de : <em>Africa Infrastructure Country Diagnostic</em>, publié par la Banque mondiale.</p>
<p>Escribano, Alvaro &amp; Guasch, J. Luis &amp; Pena, Jorge, 2010. « Assessing the impact of infrastructure quality on firm productivity in Africa : cross-country comparisons based on investment climate surveys from 1999 to 2005 »,  Policy Research Working Paper Series5191, The World Bank.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL0tvZGlsYV9pbmZyYXN0cnVjdHVyZXNfMjYwMjEz">Sur le web</a>.</p>
<p>Note :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-116493'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-116493-1'>La densité des routes est mesurée en km pour 100 km² de terres arables ; la densité des lignes téléphoniques par millier d’hab. ; la capacité de production d’électricité en mégawatts par million d’hab. et les autres unités d’après celle de la densité, l’accès à Internet sont en % de la population. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-116493-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Canada : le cul-de-sac pétrolier</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/28/116478-canada-le-cul-de-sac-petrolier</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 06:05:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David Descôteaux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[gaz de schiste]]></category>

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		<description><![CDATA[L'extraction du gaz de schiste, dont on ne veut pas entendre parler en France, rendra en toute vraisemblance les États-Unis autosuffisants en pétrole, ce qui n'est pas sans conséquences pour le Canada, exportateur d'or noir. Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec. Il se passera quoi quand les Américains n’auront plus besoin de notre pétrole ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'extraction du gaz de schiste, dont on ne veut pas entendre parler en France, rendra en toute vraisemblance les États-Unis autosuffisants en pétrole, ce qui n'est pas sans conséquences pour le Canada, exportateur d'or noir.</strong></p>
<p><strong>Par David Descôteaux, depuis Montréal, Québec.</strong><span id="more-116478"></span></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-114458" title="Puit de pétrole" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Puit-de-pétrole-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" />Il se passera quoi quand les Américains n’auront plus besoin de notre pétrole ?</p>
<p>C’est la question qui apparaît sur la dernière couverture du magazine <em>Canadian Business</em>. Et elle a de quoi inquiéter.</p>
<p>Grâce entre autres à de meilleures techniques d’extraction du pétrole et du gaz de schiste, les États-Unis connaissent un boom énergétique. Certains parlaient <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDQvMTgvNzk4NjQtY2UtcGVhay1vaWwtcXVpLW5lbi1maW5pdC1wYXMtZGUtbmUtcGFzLWFycml2ZXI=">de la fin du pétrole — du « <em>peak oil</em> »</a> — il n’y a pas si longtemps, aujourd’hui des experts prédisent plutôt que les Américains deviendront autosuffisants en matière d’énergie. L’Agence internationale de l’énergie affirme que d’ici 2020, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTkvMTA4NjE2LWxhLXByb2R1Y3Rpb24tZGUtcGV0cm9sZS1hbWVyaWNhaW5lLXRhbG9ubmUtZXQtZGVwYXNzZS1jZWxsZS1kZS1sYXJhYmllLXNhb3VkaXRl">les États-Unis produiront plus de pétrole que l’Arabie Saoudite</a>. Et seront autosuffisants dès 2035, peut-on lire dans le <em>Canadian Business</em>. Seulement en 2012, la production de pétrole a augmenté de 750 000 barils par jour. La plus forte hausse annuelle de l’histoire.</p>
<p><strong>L’Alberta dans le rouge</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL2NhdGVnb3J5L2ludGVybmF0aW9uYWwvY2FuYWRhLw==">L’impact pour le Canada</a> ? Le pays exporte plus de 90 milliards de dollars en gaz et pétrole au sud de la frontière. Il faut donc trouver d’autres débouchés, et vite. L’industrie lorgne du côté de l’Asie, mais cela implique la construction d’infrastructures comme des pipelines et des terminaux, qui permettront d’exporter cette matière première vers l’Asie.</p>
<p>Cette semaine, on apprenait que le ministre des Finances de l’Alberta veut éliminer 500 postes de gestionnaires dans la fonction publique d’ici trois ans. Les revenus provenant des ressources naturelles ont chuté. Environ 2,4 milliards $ moins élevés que prévu. L’Alberta prévoit un déficit de près de 4 milliards $ cette année.</p>
<p>L’Alberta, qui tire près de la moitié de ses revenus du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL2NhdGVnb3J5L2Vjb25vbWllL2VuZXJnaWUv">secteur énergétique</a>, a vu le prix de son pétrole descendre autour de 50 $ US le baril, selon Alison Redford, première ministre de l’Alberta, citée dans l’article. C’est environ la moitié du prix de référence (le Brent). À ce prix, plusieurs opérateurs ne font pas leurs frais, et pourraient cesser leurs activités.</p>
<p><strong>Le Québec y perdra</strong></p>
<p>Le Québec ne sera pas épargné. Des revenus moins élevés que prévu provenant des ressources risquent de grandement affecter le budget du gouvernement fédéral. Notamment par une baisse des revenus provenant de l’impôt des entreprises. Le ministre des Finances Jim Flaherty aura bien des difficultés à respecter sa promesse d’équilibre budgétaire. Il prévoit déjà un déficit de 26 milliards $ cette année.</p>
<p>La « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9nYXotZGUtc2NoaXN0ZS8=">révolution du schiste</a> » aux États-Unis aura aussi un impact sur les milliards $ que reçoivent plusieurs provinces — dont le Québec — grâce à la péréquation. On peut critiquer le pétrole « sale » des sables bitumineux. Mais l’argent qu’il nous procure, lui, n’a pas d’odeur…</p>
<p>Bref, c’est le Canada au complet qui risque de devoir se serrer la ceinture plus que prévu. Avec le dégonflement de la bulle immobilière, voilà une autre tuile qui menace l’économie canadienne. Et dont les répercussions se feront sentir jusqu’ici.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Rlc2NvdGVhdXguYXJnZW50LmNhbm9lLmNhL2dlbmVyYWwvbGUtY3VsLWRlLXNhYy1wZXRyb2xpZXIv">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=116478" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les effets des aides sur la production des biocarburants</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/21/115616-les-effets-des-aides-sur-la-production-des-biocarburants</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/21/115616-les-effets-des-aides-sur-la-production-des-biocarburants#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2013 06:40:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marian Eabrasu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[aides publiques]]></category>
		<category><![CDATA[avantage fiscal]]></category>
		<category><![CDATA[biocarburant]]></category>
		<category><![CDATA[biodiesel]]></category>
		<category><![CDATA[bioéthanol]]></category>
		<category><![CDATA[éthanol]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n’y a pas de raison de continuer à soutenir une industrie qui n’en a plus besoin et qui n’engendre pas les conséquences environnementales attendues.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il n’y a pas de raison de continuer à soutenir une industrie qui n’en a plus besoin et qui n’engendre pas les conséquences environnementales attendues.</strong></p>
<p><strong>Par Marian Eabrasu.</strong><span id="more-115616"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZy9sZXMtZWZmZXRzLWRlcy1haWRlcy1zdXItbGEsMTQ4My5odG1s">Institut économique Molinari</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDIvMTEzNDc1LWxlcy1iaW9jYXJidXJhbnRzLXVuZS1wcmlzZS1kZS1jb25zY2llbmNlLXRhcmRpdmUvYmlvY2FyYnVyYW50cw==" rel=\"attachment wp-att-113491\"><img class="alignleft  wp-image-113491" title="biocarburants" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/biocarburants.jpg?16fe88" alt="" width="297" height="225" /></a>Les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDIvMTEzNDc1LWxlcy1iaW9jYXJidXJhbnRzLXVuZS1wcmlzZS1kZS1jb25zY2llbmNlLXRhcmRpdmU=">deux billets</a> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTEvMTE0NTA5LWxlcy1haWRlcy1hLWxhLXByb2R1Y3Rpb24tZGVzLWJpb2NhcmJ1cmFudHM=">précédents</a> ont présenté les conséquences de l’augmentation de la production de biocarburants et ont montré que cette tendance (et implicitement ses conséquences) est essentiellement due aux aides que cette filière a reçu au cours des trois dernières décennies. Dans ce billet, je propose d’insister sur leurs effets.</p>
<p>Il convient d’emblée de noter que le fait même de mettre en place ces politiques d’incitations indique que la production de biocarburant n’était pas rentable et que, très probablement, elle n’aurait pas été aussi importante en l’absence de ces aides. Pour mieux comprendre leurs effets, il faut ensuite analyser distinctement les différents types d’incitations à la filière en question.</p>
<p>D’une part, le soutien à cette filière se traduit souvent par des avantages fiscaux. Par exemple, jusqu’à l’année dernière, le gouvernement des États-Unis offrait aux compagnies pétrolières 0,45$ de réduction d’impôt pour chaque galon d’éthanol mélangé à l’essence. Sans doute une telle mesure stimule-t-elle la production d’éthanol, mais elle ne se fait pas au détriment du contribuable car il s’agit d’une réduction d’impôt et non pas d’un nouvel impôt.</p>
<p>Certes, dans la mesure où les produits concurrents, les carburants fossiles, sont lourdement taxés, les biocarburants obtiennent implicitement un avantage comparatif proportionnel. Ainsi, la promotion des biocarburants se fait à travers la dissuasion de la production de carburants fossiles. De ce point de vue, il est important de noter que même lorsque la réduction d’impôt à été annulée l’année dernière aux États-Unis, l’industrie américaine d’éthanol a tout de même conservé son avantage comparatif dans la mesure où les producteurs d’essence doivent payer des droits d’accise de 0,18$ (pour le galon d’essence) et 0,24$ (pour le galon de diesel).</p>
<p>D’autre part, même si plus récemment les États-Unis et l’Union européenne ont annulé la plupart des subventions directes, ils continuent à garantir le marché des biocarburants. Ainsi, aux États-Unis, le <em>Renewable Fuel Standards Act</em> continue d’exiger 7,5 milliard de galons de biocarburant en 2012 et envisage d’accroitre ce volume à plus de 20 milliard d’ici 2022.</p>
<p>Dans l’Union européenne, la directive 2003/17/CE établissait un maximum d’incorporation dans les carburants fossiles de 5% en volume pour le biodiesel et le bioéthanol et de 7% pour le biodiesel et 10% pour l’éthanol à partir de 2011. Sur ce plan, le gouvernement français est allé de l’avant et dès 2009 a souhaité augmenter la proportion de 5% d’éthanol déjà contenue dans le SP95 et le SP98 en introduisant le carburant E10, qui contient 10% d’éthanol et qui avait donc été présenté comme un carburant plus écologique que les précédents.</p>
<p>Compte tenu de l’obligation d’incorporer de l’éthanol à l’essence, on comprend mieux comment le coût de ce carburant a été répercuté dans le prix final payé par les consommateurs qui, en l’achetant, payent plus cher pour faire moins de kilomètres, puisque le pouvoir calorifique de l’éthanol est inférieur à celui de l’essence. Le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jY29tcHRlcy5mci9QdWJsaWNhdGlvbnMvUHVibGljYXRpb25zL0xhLXBvbGl0aXF1ZS1kLWFpZGUtYXV4LWJpb2NhcmJ1cmFudHM=">rapport</a> publié en 2012 par la Cour des comptes estimait le coût des biocarburants pour les consommateurs français (en plus donc des prix payés sous la forme de taxes) à environ 3 milliards d’euros sur la période 2005-2010.</p>
<p>Ainsi, au-delà des prises de positions officielles en Europe et aux États-Unis, qui semblent vouloir renverser la tendance des dernières décennies (alors que le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5yZXV0ZXJzLmNvbS9hcnRpY2xlLzIwMTIvMDIvMjQvZXRoYW5vbC1icmF6aWwtaWRVU0wyRThETzdBSDIwMTIwMjI0">Brésil</a> envisage l’augmentation de la production en mettant sur la table une nouvelle enveloppe de 38 milliards), le biocarburant a encore de beaux jours devant lui, tant que son marché sera garanti dans nombreux pays.</p>
<p>Ceci souligne une fois de plus l’hypocrisie des politiques environnementales et nous enseigne que les effets indésirables des subventions ne disparaissent pas forcement au moment où les subventions directes s’arrêtent. D’autant plus que certains des producteurs les plus anciens, ont déjà pu amortir leurs investissements et sont donc à même de survivre sans l’aide de l’État. Selon Matthew A. Hartwig, le porte-parole du lobby <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ldGhhbm9scmZhLm9yZy8=">Renewable Fuels Association</a>, la production d’éthanol est devenue mature et les crédits d’impôts ne sont plus nécessaires. Dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDEyLzAxLzAyL2J1c2luZXNzL2VuZXJneS1lbnZpcm9ubWVudC9hZnRlci10aHJlZS1kZWNhZGVzLWZlZGVyYWwtdGF4LWNyZWRpdC1mb3ItZXRoYW5vbC1leHBpcmVzLmh0bWw/X3I9MA==">le même article</a>, il souligne d’ailleurs que l’annulation l’année dernière des crédits d’impôts aux États-Unis n’a pas fait l’objet d’opposition de la part des producteurs.</p>
<p>Il n’y a donc pas de raison de continuer à soutenir une industrie qui non seulement n’en a plus besoin mais qui en plus n’engendre même pas les conséquences environnementales attendues. Le vrai frein consisterait à mettre fin aux obligations légales de consommer des biocarburants.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZy9sZXMtZWZmZXRzLWRlcy1haWRlcy1zdXItbGEsMTQ4My5odG1s">Sur le web</a>. Publié initialement par 24hGold.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a title=\"Les biocarburants : une prise de conscience tardive\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDIvMTEzNDc1LWxlcy1iaW9jYXJidXJhbnRzLXVuZS1wcmlzZS1kZS1jb25zY2llbmNlLXRhcmRpdmU=" rel=\"bookmark\">Les biocarburants : une prise de conscience tardive</a></li>
<li><a title=\"Les aides à la production des biocarburants\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTEvMTE0NTA5LWxlcy1haWRlcy1hLWxhLXByb2R1Y3Rpb24tZGVzLWJpb2NhcmJ1cmFudHM=" rel=\"bookmark\">Les aides à la production des biocarburants</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDMvMTAvMTY0MzEtaGF1c3NlLWRlLWxlc3NlbmNlLWJpb2NhcmJ1cmFudHMtZXQtcmVnaW9ucw==">Essence, biocarburants et régions</a></li>
</ul>
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		<title>L&#039;EDF, un conte fantastique</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2013 06:17:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel de Poncins</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Cour des Comptes]]></category>
		<category><![CDATA[EDF]]></category>
		<category><![CDATA[salaires]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cour des comptes a épinglé EDF dénonçant les avantages versés aux dirigeants et salariés sans lien avec la performance de l'entreprise.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Cour des comptes a épinglé EDF dénonçant les avantages versés aux dirigeants et salariés sans lien avec la performance de l'entreprise.</strong><br />
<span id="more-115456"></span><br />
<strong>Par Michel de Poncins.</strong></p>
<div id="attachment_26461" class="wp-caption alignleft" style="width: 325px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDUvMjUvMjY0NjAtcXVhbmQtZWRmLXZvbGUtc2VzLWNsaWVudHMvNDUwcHgtZWRmX2hx" rel=\"attachment wp-att-26461\"><img class=" wp-image-26461 " title="Siège d'EDF" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/05/450px-EDF_HQ.jpg?16fe88" alt="" width="315" height="420" /></a><p class="wp-caption-text">Le siège d'EDF à Paris (CC, Tangopaso)</p></div>
<p>La Cour des Comptes vient de jeter tout tranquillement un pavé dans la mare à l'occasion de son rapport annuel paru le mardi 12 février. C'est la totale. L’EDF est théoriquement privée et cotée en bourse. Dans les faits, elle est jalousement gérée par l'État, lequel est rempli de camarades des dirigeants. Or le rapport est très critique sur les pratiques de ces dirigeants. Les salariés bénéficient de salaires et d'avantages très généreux sans lien évident avec la performance de l'entreprise. De ce fait et contrairement aux salariés du secteur privé, ils n'ont pas subi de ralentissement de la progression de leur rémunération globale depuis 2008 en dépit des résultats contrastés d'EDF. Parmi les heureux bénéficiaires de ce généreux mouvement, il est évident que le groupe des hauts dirigeants est amplement gâté. Il se trouve aussi que de proche en proche tout le personnel se trouve favorisé. Parmi les avantages divers se trouvent de fastueuses retraites. Parmi les coûts, ne pas oublier les niches confortables offertes à des camarades en panne dans leur carrière.</p>
<p>La Cour pousse son analyse dans le détail. Elle pointe de nombreux avantages pour les salariés comme des tarifs avantageux ou des abonnements gratuits. Espérons modestement que cette possibilité pour une dépense essentielle ne conduit pas certains agents particulièrement serviables et peu scrupuleux à faire bénéficier leurs gentils voisins de cette aubaine !</p>
<p><strong>Les origines historiques</strong></p>
<p>Le conte fantastique a des racines historiques profondes. Après la guerre, le premier acte fut une opération de banditisme d'État, par laquelle le pouvoir  politique nationalisa les diverses compagnies d’électricité qui remplissaient parfaitement leur office et auraient pu continuer ainsi à la satisfaction générale.</p>
<p>Malgré l’ambiance révolutionnaire de l’époque, une indemnisation des actionnaires fut prévue sous forme d'un titre donnant droit à 1% du chiffre d'affaires pendant de longues années. Le banditisme initial conduisait inévitablement à des problèmes, car on n’imagine pas facilement une entreprise rembourser ses actionnaires par un pourcentage sur le chiffre d'affaires tout en continuant son développement. Les titres spéciaux ont été considérés longtemps comme des placements de pères de famille atteignant des valeurs inattendues : pour certains, la rapine initiale fut une véritable chance !</p>
<p>Parallèlement, un autre 1% du chiffre d’affaires était dévié vers les syndicats sous couleur d'action sociale. Ces sommes énormes ont été captées, illico presto, par la CGT et ont servi clairement à l'enrichissement des syndicats et donc des chefs syndicalistes et de leur entourage. Le comité d'entreprise, plaque tournante de cet argent, avait été accroché durement pat la Cour des comptes en 1990 et 2007. La richesse du syndicat lui a permis d'acheter et d'entretenir plusieurs luxueux châteaux dans la France profonde. Les camarades qui dirigent ces demeures doivent bénéficier de jobs fort sympathiques !</p>
<p>Au premier acte de banditisme, il s'en est ajouté un deuxième par un prélèvement abusif de 2% du chiffre d'affaires. L'énormité des sommes a pesé pendant des années sur les utilisateurs du courant, donc sur toute la France : un calcul honnête devrait tenir compte des intérêts composés et des variations monétaires ; il est  impossible à faire mais il montrerait sur des décennies l'immense déperdition de richesse qui en est résulté. Un principe financier veut que les dégâts initiaux ne se réparent jamais. C'est comme si des paquets de billets avaient été déchirés.</p>
<p><strong>Le monopole</strong></p>
<p>De toute façon, la brutalité du monopole assurait les arrières. Bien sûr et, mensongèrement, la propagande dira que la France fut ainsi équipée et que sa technique était « enviée dans le monde entier ». L'information dans le cadre du monopole étant télécommandée par EDF, personne ne saura jamais la vérité.</p>
<p>Pendant des lustres, les pouvoirs successifs logèrent dans ce fromage très républicain leurs amis et connaissances. C'était la belle époque où, à l’échelon d’en-dessous, les fils d'EDF devenaient facilement EDF. Nous ignorons si ce système perdure.</p>
<p>Il faut rappeler le temps pas si lointain où les énarchos-socialos au pouvoir avaient imaginé investir en Amérique latine. L'idée géniale consistait à se rattraper sur  les populations de ces pays en leur faisant supporter la mauvaise gestion de l'EDF en France. Trois pays d'Amérique latine furent visés : Brésil, Mexique, Argentine. Il a fallu plier bagage après des milliards d'euros de pertes.</p>
<p>L'action EDF fut introduite à la cotation en novembre 2005 au cours de 25,54 et se retrouve aujourd'hui à 14,65. Si l'on tient compte de la dépréciation monétaire la chute est sévère.</p>
<p>Pour les économistes, une nationalisation ouvre dès le début la porte à diverses causes de ruine. Quand, plus tard, un autre pouvoir veut légitimement dénationaliser, la ruine s'inscrit dans les faits. Des exemples de ce type ont foisonné dans les pays de l'Est !</p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDUvMjQvMjYxMzItbGUtY2UtZGVkZi1hLW5vdXZlYXUtZXBpbmdsZS1wYXItbGEtY291ci1kZXMtY29tcHRlcw==">Le CE d'EDF encore épinglé par la cour des comptes.</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMDkvMjIvMTY3OS1jZS1kZWRmLWxhLWNndC10cmVidWNoZS1lbi1kb3VibGUtc2FsdG8tYXJyaWVyZS1lbmNvcmU=">Le CE d'EDF trébuche en salto arrière. Encore.</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Énergies renouvelables : 450 milliards € pour aucune réduction du CO2</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/18/115055-renouvelables-depenses-enormes-et-pas-deffets-mesurables</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 05:30:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EPAW</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[éolien]]></category>
		<category><![CDATA[nucléaire]]></category>

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		<description><![CDATA[L'énergie verte et les renouvelables ne profitent qu'aux éco-milliardaires, le cas allemand en est un exemple symptomatique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'énergie verte et les renouvelables ne profitent qu'aux éco-milliardaires, le cas allemand en est un exemple symptomatique.</strong></p>
<p><strong>Par Fred F. Müller.</strong></p>
<p><span id="more-115055"></span></p>
<p><strong>Un intitulé frauduleux : la transition énergétique</strong></p>
<p>Dans le domaine de la production d'électricité, une Allemagne enthousiaste s'est donné des enjeux ambitieux. Un retour à la réalité révèle que des doutes sont justifiés. Ensemble avec le CO2 – étiqueté tueur du climat – c'est aussi au nucléaire que l'Allemagne a décidé de renoncer, malgré le fait que, dans les années 1990, cette technologie contribuait à 30% de la production d'électricité du pays. Si on examine les développements des années 2000, on se rend compte que la transformation énergétique a entre temps absorbé des sommes astronomiques, sans retour tangible sur investissement sous forme de réduction des émissions de CO2. Mais au moins cette médaille a-t-elle aussi une face positive : l'Allemagne a de nouveaux éco-milliardaires.</p>
<p>Pour combattre le changement climatique, l'Allemagne veut réduire ses émissions de CO2 issues de la production d'électricité. Un instrument décisif pour cette aventure est l'Acte pour les Sources d’Énergie Renouvelables (EEG) introduit en 2000 par la coalition rouge-verte de l'époque. Elle avait pour but de produire un bond en avant pour convertir la production d'électricité du pays à des sources renouvelables supposément sans CO2. L'incitation d'une garantie d'achat de 20 ans pour des technologies normalement non profitables comme l'éolien ou le solaire, ou le brûlage des aliments (pardon, je veux dire la biomasse) devait inciter les investisseurs privés à injecter du capital dans les projets en question. Le succès a été superbe : les dépenses liées à cette loi ont grimpé d'année en année, de 883 millions € initialement, à 16,8 milliards € en 2011. Mais aussi impressionnantes que soient ces sommes, elles ne sont même pas la totalité des montants réels en jeu. Tapis derrière les montants purement annuels, se cachent les engagements imposés par la garantie d'achat pour 20 ans qui, arrivé en 2013, ont crues jusqu'à un impressionnant montant total de 435 milliards € (voir Figure 1). Même si on décidait de tirer sur la prise immédiatement en arrêtant toute nouvelle installation, le consommateur allemand supporte le passif de devoir continuer de payer les opérateurs pour les installations existantes, pour une période allant jusqu'à 20 ans.</p>
<div id="attachment_115183" class="wp-caption aligncenter" style="width: 552px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTgvMTE1MDU1LXJlbm91dmVsYWJsZXMtZGVwZW5zZXMtZW5vcm1lcy1ldC1wYXMtZGVmZmV0cy1tZXN1cmFibGVzL2VlZzItZmlnMQ==" rel=\"attachment wp-att-115183\"><img class=" wp-image-115183 " title="EEG2 Fig1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/EEG2-Fig1.jpg?16fe88" alt="" width="542" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Figure 1. Cachés derrière les paiements annuels pour l'Acte EEG, se trouvent des engagement totaux qui atteindront probablement € 435 milliards en 2013 (graphique de l'auteur).</p></div>
<p><strong>Une Montagne accouche</strong></p>
<p>Quand on demande le retour sur investissement, on se voit présenter des chiffres qui semblent au premier abord assez impressionnants. Des progrès significatifs ont été accomplis pour augmenter la part de l'électricité générée par des technologies renouvelables "sans CO2", voir Figure 2. Grâce aux 435 milliards mentionnés, le pourcentage d'électricité généré par l'éolien, le solaire, et la biomasse, a augmenté d'à peu près 2% en 2000 à environ 17% en 2012. N'est pas comprise dans ces chiffres la part de l'hydroélectricité, qui n'est que marginalement affectée par l'Acte EEG. Dans l'analyse présentée ici, nous nous concentrerons uniquement sur les accomplissements liés à l'EEG. Nous n'avons pas non plus inclus l'électricité produite par incinération de déchets : d'une part leur pourcentage du total, à 1,5%, est négligeable, et d'autre part, même ce petit chiffre se doit d'être significativement réduit puisque les déchets contiennent beaucoup de composants qui sont du plastique ou d'autres choses qui ne peuvent pas être classés comme renouvelables. La conclusion est donc que les 435 milliards ont été dépensés pour convertir juste 16,5% de la production allemande d'électricité aux trois technologies "renouvelables" dominantes. Le chiffre de 16,5% est obtenu en soustrayant la part de 1,2% atteinte avant 2000 (c'est-à-dire, avant l'introduction de l'Acte EEG) des 17,7% atteints en 2012. En utilisant ces chiffres comme input, on peut facilement déduire que, afin d'obtenir le score final désiré de 76% (80% moins 3,3% d'hydroélectrique et 0,8% de déchets "biogéniques"), la transition énergétique coûterait à l'Allemagne un total d'environ € 2.000 milliards. De plus, des coûts significatifs en termes de configuration du réseau de distribution, de stockage d'énergie et autres mesures, devront y être ajoutés. Une montagne d'argent impressionnante.</p>
<div id="attachment_115185" class="wp-caption aligncenter" style="width: 506px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTgvMTE1MDU1LXJlbm91dmVsYWJsZXMtZGVwZW5zZXMtZW5vcm1lcy1ldC1wYXMtZGVmZmV0cy1tZXN1cmFibGVzL2VlZzItZmlnMg==" rel=\"attachment wp-att-115185\"><img class=" wp-image-115185  " title="EEG2 Fig2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/EEG2-Fig2.jpg?16fe88" alt="" width="496" height="298" /></a><p class="wp-caption-text">Figue 2. La part de l'électricité produite par l'éolien, le solaire et la biomasse, dépasse désormais les 17% en Allemagne (graphique de l'auteur).</p></div>
<p><strong>Mais où est le gain ?</strong></p>
<p>En regardant ces chiffres, il faut garder à l'esprit que, pour justifier ces dépenses, on a dit aux citoyens qu'elles auraient pour but ultime de nous sauver du réchauffement climatique en réduisant les émissions du "tueur du climat", le CO2. Ça reste l'argument décisif pour promouvoir la "révolution énergétique", projet du siècle, visant rien moins que la réorganisation d'un des systèmes d'énergies jusqu'ici les plus fiables du monde. Il est donc sensé de vérifier l'impact que tout cela a eu sur la génération d'électricité avec des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTEvMTE0NDM4LWV0LXNpLWxlcy1lbmVyZ2llcy1mb3NzaWxlcy1mYWlzYWllbnQtZ3JldmU=">combustibles fossiles</a> comme le charbon et le gaz naturel.</p>
<p>Un historique de l'électricité produite par ces sources "sales" dans les années depuis l'introduction de l'Acte EEG se trouve dans la Figure 3. Même au premier regard, on peut immédiatement détecter que la quantité d'électricité produite avec des combustibles fossiles n'a pas diminué depuis l'introduction de l'Acte EEG. À part un tout petit accroc causé par la crise financière et économique mondiale en 2009, le niveau est resté largement inchangé de 2000 à 2012.</p>
<div id="attachment_115187" class="wp-caption aligncenter" style="width: 530px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTgvMTE1MDU1LXJlbm91dmVsYWJsZXMtZGVwZW5zZXMtZW5vcm1lcy1ldC1wYXMtZGVmZmV0cy1tZXN1cmFibGVzL2VlZzItZmlnMw==" rel=\"attachment wp-att-115187\"><img class=" wp-image-115187    " title="EEG2 Fig3" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/EEG2-Fig3.jpg?16fe88" alt="" width="520" height="281" /></a><p class="wp-caption-text">Figure 3. La quantité d'électricité produite par les combustibles fossiles (donnée en TWh/an) n'a pas baissé dans les 12 ans depuis l'introduction de l'Acte EEG (graphique : auteur)</p></div>
<p><strong>Pas la moindre baisse des émissions de CO2</strong></p>
<p>Le tableau, qui mérite d'être examiné sobrement, reste le même si, au lieu de regarder la totalité d'énergie produite, on accumule les émissions de CO2 qui y sont liées. Cette approche a du sens puisque, de ce point de vue, les différents combustibles et technologies de centrales électriques, ont des caractéristiques différentes. Par exemple, générer un kWh d'électricité avec une centrale à gaz à cycle ouvert cause des émissions de CO2 significativement plus basses que si on avait utilisé du charbon à la place. De tels calculs peuvent aisément être faits sur la base de caractéristiques adéquates.</p>
<p>Ayant effectué cette conversion en émissions de CO2 (Figure 4), il apparaît comme une évidence que celles-ci sont restées virtuellement inchangées en dépit de la part accrue d'électricité solaire, éolienne, et de biomasse, ces 12 dernières années. Alors qu'en 2000, les centrales électriques allemandes ont émis 342 millions de tonne de CO2, ce chiffre a été de 349 millions de tonnes en 2012. Dans ce calcul, tous les types de centrales électriques – à l'exception de celles à biomasse et à déchets municipaux – ont été prises en compte. Dans le cas de la biomasse, l'exclusion est due au fait que brûler de la biomasse est considéré comme plus ou moins neutre en termes de CO2, alors que les petites quantités de déchets ménagers peuvent, elles aussi, être perçues ici comme négligeables. Pour que notre évaluation reste juste, nous avons également inclus les émissions "cachées" de CO2 du nucléaire, aussi bien que de l'hydraulique, de l'éolien et du solaire.</p>
<div id="attachment_115189" class="wp-caption aligncenter" style="width: 506px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTgvMTE1MDU1LXJlbm91dmVsYWJsZXMtZGVwZW5zZXMtZW5vcm1lcy1ldC1wYXMtZGVmZmV0cy1tZXN1cmFibGVzL2VlZzItZmlnNA==" rel=\"attachment wp-att-115189\"><img class=" wp-image-115189  " title="EEG2 Fig4" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/EEG2-Fig4.jpg?16fe88" alt="" width="496" height="298" /></a><p class="wp-caption-text">Figure 4. Malgré la hausse de la proportion de l'électricité en provenance du solaire, de l'éolien et de la biomasse, les émissions annuelles de CO2 (en millions de tonnes) sont restées quasiment inchangées ces 12 dernières années (graphique : auteur).</p></div>
<p>Comme on peut le voir, malgré les investissements énormes dans des installations d'"énergie renouvelable" ces 12 dernières années, pas une seule tonne d'émissions de CO2 n'a été gagnée. La principale raison en est le "cannibalisme" par les technologies basses en CO2 dans la production allemande : les renouvelables ne rendent pas redondants le charbon, le gaz ou le pétrole, mais plutôt le nucléaire. Du fait du mépris de long terme pour cette technologie, aboutissant à la fermeture massive de centrales nucléaires en 2011, la quantité d'électricité produite par cette source a diminué d'à peu près 169,9 terrawatts heure (TWh) à juste 99 TWh en 2012.</p>
<p><strong>Même pas dans les 10 prochaines années</strong></p>
<p>Du point de vue de la réduction des émissions de CO2, la vraie mauvaise nouvelle, c'est que le tableau va rester plus ou moins inchangé pour les 10 prochaines années, même si le rythme actuel de lancement d'installations "renouvelables" se maintient. Un augmentation significative des "renouvelables" n'est possible que grâce à l'éolien et au solaire. L’hydroélectrique va stagner par manque de sites adéquats. La croissance de l'utilisation de la biomasse va stagner pour deux raisons : tant que des millions de personnes meurent de faim chaque année, ni brûler des aliments, ni convertir des terres arables de la production de nourriture à celle de combustibles pour l'énergie, ne sera éthique. Deuxièmement, les surfaces arables disponibles sont limitées. Comme les dernières centrales nucléaires encore en opération vont fermer dans les 9 prochaines années, leur contribution de 99 TWh devra donc être presqu'entièrement remplacée par de l'éolien et du solaire. comme l'éolien et le solaire déjà installés ont fourni 73,5 TWh d'électricité en 2012, il faudrait augmenter leur capacité d'encore 135% pour simplement remplacer la part du nucléaire. En plus du coût cumulé  de 435 milliards déjà atteint, on devrait donc encore rajouter 500 milliards, toujours sans pouvoir brandir le moindre scalp de centrale à combustibles fossiles. À ce propos, dans ce contexte, ou pourrait relever que les émissions cachées de CO2 du solaire par kWh produit sont à peu près cinq fois plus élevées que dans le cas du nucléaire.</p>
<p><strong>Des coûts immenses sans aucune réduction de CO2</strong></p>
<p>Donc, si après 12 ans d'application de la législation EEG, il nous est demandé de fournir une évaluation initiale, on peut affirmer que les autorités allemandes jouent avec des cartes pipées. En fait, rien n'a été accompli en termes de mettre fin au changement climatique. Si ces tendances restent inchangées, la population allemande aura supporté, d'ici 2022, un fardeau financier de plus de € 1000 milliards, sans réaliser la moindre réduction notable d'émissions de CO2. Au lieu de ça, tout cet énorme effort n'aura quasiment pour seul résultat que la disparition de l'énergie nucléaire.</p>
<p>Étant données les sommes énormes en jeu ici, on pourrait certainement se sentir autorisé à qualifier ceci d'arnaque la plus chère de tous les temps. Alors que l'EEG et la transformation énergétique sont présentés comme le "salut du climat", la boîte elle même ne contient que du spray "100% ex-nucléaire". Pour ce seul but, chaque citoyen allemand s'est vu prendre € 10.000 en tout – ou plus de € 40.000 pour le ménage typique de 4 personnes. Mais ce grain de sel relativement costaud vient avec un peu de réconfort, car une bonne œuvre a été réalisée dans tous les cas : les nouveaux éco-milliardaires d'Allemagne peuvent s'adonner avec désinvolture à leurs hobbys, comme collectionner des châteaux de luxe...</p>
<p>----</p>
<p>À lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMjIvOTc3NjMtbGVvbGllbi1pbmR1c3RyaWVsLW5lc3QtcGFzLWVjb2xvZ2lxdWU=">L'éolien industriel n'est pas écologique.</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMTAvMTMvMzY5NC11bmUtZW9saWVubmUtZGV0cnVpdC1sJUUyJTgwJTk5aW1wb3Qtc3VyLWxlLXJldmVudS1kZS02MDAwLWZveWVycw==">Une éolienne détruit l'impôt sur le revenu du 6000 foyers.</a></li>
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<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMTYvNjUwMTktbGVvbGllbi1jb3V0ZS1jaGVyLWV0LW5lc3QtcGFzLWVmZmljYWNl">L'éolien coûte cher et n'est pas efficace.</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les aides à la production des biocarburants</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/11/114509-les-aides-a-la-production-des-biocarburants</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Feb 2013 09:47:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marian Eabrasu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[biocarburants]]></category>
		<category><![CDATA[biodiesel]]></category>
		<category><![CDATA[éthanol]]></category>
		<category><![CDATA[PAC]]></category>
		<category><![CDATA[politique agricole commune]]></category>
		<category><![CDATA[subventions aux entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelles sont les causes de l'augmentation soudaine de la production des biocarburants ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quelles sont les causes de l'augmentation soudaine de la production des biocarburants ?</strong><br />
<span id="more-114509"></span><br />
<strong>Par Marian Eabrasu<br />
</strong><em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZy9sZXMtYWlkZXMtYS1sYS1wcm9kdWN0aW9uLWRlcywxNDc2Lmh0bWw=">Institut économique Molinari</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDIvMTEzNDc1LWxlcy1iaW9jYXJidXJhbnRzLXVuZS1wcmlzZS1kZS1jb25zY2llbmNlLXRhcmRpdmUvYmlvY2FyYnVyYW50cw==" rel=\"attachment wp-att-113491\"><img class="alignleft  wp-image-113491" title="biocarburants" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/biocarburants.jpg?16fe88" alt="" width="297" height="225" /></a>Dans un précédent article, nous <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZy9sZXMtYmlvY2FyYnVyYW50cy11bmUtcHJpc2UtZGUsMTQ3My5odG1s">faisions état</a> d’une augmentation exponentielle de la production de biocarburants au cours des trois dernières décennies et avons montré comment cette augmentation a pu modifier la structure de production agricole. Dans cet article, je propose de nous pencher sur les causes de cette augmentation soudaine de la production des biocarburants.</p>
<p>Souvent utilisés durant les premières décennies du XXème siècle (avant la découverte des énergies fossiles) les biocarburants ont commencé à être produits à grande échelle à partir des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb25zdW1lcmVuZXJneXJlcG9ydC5jb20vMjAxMi8wNy8wOS9yZW5ld2FibGUtZW5lcmd5LWZhY3RzLWFuZC1maWd1cmVzLyNtb3JlLTExMjM3">années 1990</a>, essentiellement propulsés par l’avènement des préoccupations environnementales.</p>
<p>En Europe, par exemple, leur production a notamment été relancée par la disponibilité d’un certain nombre de terres mises en jachère en 1992, dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC). Cette politique avait consisté à demander aux agriculteurs de ne pas utiliser une partie de leurs terres destinées à certaines cultures, notamment les céréales, en échange d’une rémunération visant à maintenir élevés les prix de produits agricoles. L’usage de ces terres agricoles (implicitement subventionnées par la PAC) pu alors facilement être redirigé vers la production de biocarburants.</p>
<p>La même année aux États-Unis, dans l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3Rob21hcy5sb2MuZ292L2NnaS1iaW4vcXVlcnkvej9jMTAyOkguUi43NzYuRU5SOi0lM0V4eHg=">Energy Policy Act</a>, le gouvernement a donné suite à un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL25lcGlzLmVwYS5nb3YvRXhlL1p5TkVULmV4ZS8wMDAwMEZTUy5UWFQ/WnlBY3Rpb25EPVp5RG9jdW1lbnQmYW1wO0NsaWVudD1FUEEmYW1wO0luZGV4PTE5ODYrVGhydSsxOTkwJmFtcDtEb2NzPSZhbXA7UXVlcnk9NDIwUjkwMTAyJTIwb3IlMjBldGhhbm9sJTIwb3IlMjBmdWVsJmFtcDtUaW1lPSZhbXA7RW5kVGltZT0mYW1wO1NlYXJjaE1ldGhvZD0xJmFtcDtUb2NSZXN0cmljdD1uJmFtcDtUb2M9JmFtcDtUb2NFbnRyeT0mYW1wO1FGaWVsZD1wdWJudW1iZXIlNUUlMjI0MjBSOTAxMDIlMjImYW1wO1FGaWVsZFllYXI9">rapport</a> de l’Agence pour la protection de l’environnement en mettant en œuvre une série de mesures visant à encourager la production de biocarburants.</p>
<p>De toute évidence, les choix d’investissement dans cette production n’ont pas été stimulés par les préférences attendues des consommateurs mais ont surtout été poussés par des mesures politiques qui ont mis en place un système complexe d’incitations afin de relayer l’absence de profits.</p>
<p>Ainsi, au niveau international, les biocarburants sont très peu taxés : le biodiesel par exemple est entièrement exempté de droits de douane, tandis que l’éthanol reste comparativement très peu taxé dès lors qu’il est mélangé à de l’essence. Le fait que les plus grands producteurs de biocarburants soient les pays qui soutiennent le plus leur propre production ne relève pas du hasard. Bien que ces réglementations évoluent d’une année à l’autre et que la plupart des incitations (comme les réductions d’impôts) soient difficilement quantifiables, plusieurs instituts et rapports surveillent ce phénomène et produisent régulièrement des estimations.</p>
<p>Concrètement, les aides aux biocarburants (essentiellement l’éthanol) fournies par les États-Unis ont été <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5paXNkLm9yZy9nc2kvc2l0ZXMvZGVmYXVsdC9maWxlcy9Ccm9jaHVyZV8tX1VTX1VwZGF0ZS5wZGY=">estimées</a> en 2006 à environ 7 milliards $. Le gouvernement chinois, un producteur beaucoup plus modeste à l’échelle mondiale, avait, quant à lui, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5paXNkLm9yZy9nc2kvc2l0ZXMvZGVmYXVsdC9maWxlcy9DaGluYV9CaW9mdWVsc19TdWJzaWRpZXMucGRm">aidé leur production</a> de seulement 115 millions $, soit 0,40 $ par litre d’éthanol produit.</p>
<p>Le coût des aides accordées aux biocarburants au sein de l’Union européenne <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5paXNkLm9yZy9nc2kvc2l0ZXMvZGVmYXVsdC9maWxlcy9iZl9ldW5pb25fMjAxMHVwZGF0ZS5wZGY=">sont estimées</a> entre 3 et 4 milliards d’euros par an. Par exemple, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5paXNkLm9yZy9nc2kvc2l0ZXMvZGVmYXVsdC9maWxlcy9TdWJzaWRpZXNfdG9fYmlvZnVlbHNfaW5fdGhlX0VVX2ZpbmFsLnBkZg==">en 2006</a> le litre d’éthanol produit était subventionné à hauteur de 0,74 € tandis que celui de biodiesel l’était à hauteur de 0,50 €.</p>
<p>Il faut cependant préciser que les calculs ci-dessus sont difficiles à produire. Dans le cas de l’Union européenne, par exemple, la production de biocarburant y est en effet soutenue depuis plusieurs décennies à travers différents types de mesures qui évoluent rapidement.</p>
<p>Il s’agit d’abord de subventions directes : entre 2004 et 2009, l’UE a par exemple fourni une aide aux cultures énergétiques, ACE, de 45 €/ha.</p>
<p>Une autre forme de soutien à l’industrie des biocarburants sont les aides fiscales encouragées par l’Union européenne. Par exemple en France, les biocarburants profitent depuis 2003 d’une défiscalisation partielle de la taxe intérieure de consommation (TIC), d’un montant qui en 2011 a été de 14 €/hl pour le biodiesel et 8€/hl pour l’éthanol.</p>
<p>Enfin, une autre manière de stimuler l’industrie de biocarburants, et peut-être la plus importante et la plus efficace, consiste à exiger l’incorporation des biocarburants dans les combustibles fossiles. En France, par exemple, ce pourcentage en constante augmentation avait été fixé à 7% en 2010 et s’il était inférieur le distributeur devait payer une taxe générale sur les activités polluantes (TGAP).</p>
<p>Somme toute, il est crucial de comprendre que la surproduction des biocarburants (et implicitement le détournement des ressources alimentaires et des terrains agricoles) n’est ni un hasard, ni le résultat de la volonté des entrepreneurs mais en premier lieu la conséquence inévitable d’incitations politiques soutenues au cours des trois dernières décennies et manifestées sous différentes formes de subventions et aides.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZy9sZXMtYWlkZXMtYS1sYS1wcm9kdWN0aW9uLWRlcywxNDc2Lmh0bWw=">Sur le web</a>. Publié initialement par 24hGold.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDMvMTAvMTY0MzEtaGF1c3NlLWRlLWxlc3NlbmNlLWJpb2NhcmJ1cmFudHMtZXQtcmVnaW9ucw==">Essence, biocarburants et régions.</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=114509" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Et si les énergies fossiles faisaient grève ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/11/114438-et-si-les-energies-fossiles-faisaient-greve</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/02/11/114438-et-si-les-energies-fossiles-faisaient-greve#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Feb 2013 06:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[charbon]]></category>
		<category><![CDATA[combustiles fossibles]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[éolien]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[solaire]]></category>

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		<description><![CDATA[A quoi ressemblerait la vie si nous étions enfin débarrassés des énergies fossiles comme le pétrole ou le charbon ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À quoi ressemblerait la vie si nous étions enfin débarrassés des combustibles fossiles comme le pétrole ou le charbon ?</strong></p>
<p><strong>Un article de David Deming pour lewrockwell.com</strong></p>
<p><span id="more-114438"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTEvMTE0NDM4LWV0LXNpLWxlcy1lbmVyZ2llcy1mb3NzaWxlcy1mYWlzYWllbnQtZ3JldmUvcHVpdC1kZS1wZXRyb2xlLTI=" rel=\"attachment wp-att-114458\"><img class="alignleft size-medium wp-image-114458" title="Puit de pétrole" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/Puit-de-pétrole-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0yMjUxNDQ0MTczP3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ==" target=\"_blank\"><em>La Grève</em></a> est le titre du roman d'Ayn Rand, dans lequel le monde ralentit jusqu'à l'arrêt complet après que le segment productif de la société se soit mis en grève. Fatigués d'être démonisés et exploités, les innovateurs et les entrepreneurs s'en vont tout simplement.</p>
<p>Que se passerait-il aujourd'hui aux USA (par exemple) si l'industrie des combustibles fossiles faisait la grève pour une durée indéterminée ? Que se passerait-il si elle  donnait aux environnementalistes ce qu'ils réclament ? Au lieu de grignoter à la marge, et si nous allions jusqu'au bout ? Quelle serait la conséquence si "Atlas haussait les épaules" ?</p>
<p>Dans les 24 heures, il y aurait de longues queues aux stations service, les gens cherchant à acheter ce qui reste de stocks d'essence. Les mêmes gens qui dénoncent les compagnies de pétrole seraient désespérément en train de racler les dernières gouttes disponibles pour leurs SUVs. D'ici au troisième jour, tous les carburants seraient partis.</p>
<p>Sans gasoil, l'industrie du transport routier s'arrêterait de fonctionner. Presque tous les biens consommés au détail sont livrés par camion. Les étalages de nourriture commenceraient à se vider. La production de nourritures, aux niveaux les plus élémentaires, s'arrêterait aussi. Sans carburants, aucune machine agricole ne pourrait fonctionner, et aucun pesticide ou engrais ne pourrait  plus être produit à échelle industrielle. Les États-Unis ne peuvent pas nourrir 315 millions de personnes avec une agriculture basée sur le fumier et les charrues tirées par des chevaux. Au bout de deux semaines, la famine de masse commencerait.</p>
<p>Les locomotives fonctionnaient autrefois au charbon mais désormais, elles ont des moteurs diesel. Sans trains ni camions en service, il n'y aurait aucune manière de livrer des matières premières ni des produits finis. Toute la production industrielle s'arrêterait. Des licenciements massifs s'ensuivraient. À ce stade, ça n'aurait plus grande importance. Tous les modes de transport étant hors d'usage, les seules personnes qui pourraient travailler seraient les propriétaires de chevaux où ceux dont le lieu de travail est à portée de pied.</p>
<p>Les détenteurs de voiture électrique ricaneraient au début, mais serait rapidement forcés de se confronter à la réalité du fait que leurs véhicules "sans émissions" fonctionnent au charbon. 42% de l'électricité aux États-Unis est produite en brûlant du charbon. Le gaz naturel également hors du tableau, nous perdrions encore 25% de plus. Les sources d'électricité préférées des environnementalistes, le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9lbmVyZ2llLXNvbGFpcmUv">solaire</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMjIvOTc3NjMtbGVvbGllbi1pbmR1c3RyaWVsLW5lc3QtcGFzLWVjb2xvZ2lxdWU=">l'éolien</a>, ne pourraient pas combler le manque. L'éolien produit actuellement à peu près 3% de notre électricité, et le solaire contribue pour un minuscule 0,04%. Les seules sources d'énergie fiables restantes seraient les barrages hydroélectriques et le nucléaire. Mais mises ensembles, ces deux sources ne pourraient alimenter le réseau qu'à hauteur de 27% de sa capacité normale. Avec les deux tiers de la capacité manquants, le réseau s'effondrerait complètement. Pas d'électricité veut dire pas d'eau courante, pas de chasses d'eau, les gens s'abreuveraient aux cours d'eau et aux étangs, et le choléra épidémique s'en suivrait inévitablement.</p>
<p>Les hôpitaux pourraient continuer à fonctionner quelques jours grâce à leurs générateurs de secours. En l'absence de toute production de gasoil, ceux-ci tomberaient aussi en panne. Les opérations chirurgicales urgentes devraient être menées à la lumière du jour dans des pièces avec des fenêtres. Le kérosène étant un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTYvMTA4MTA1LXVuZS1kZWZlbnNlLW1vcmFsZS1kZXMtcGV0cm9sZXM=">produit pétrolier</a>, l'utiliser dans les lanternes pour s'éclairer ne serait pas une option. Même les bougies, de nos jours, sont faites de paraffine, un autre produit pétrolier. Il est douteux que des quantités suffisantes de cire d'abeille puissent être trouvées pour produire suffisamment de bougies afin d' éclairer les 132 millions de foyers américains.</p>
<p>Sans électricité, pas ou très peu de carburant, et pas de moyens de transport pour les gens ni pour les marchandises, les États-Unis retomberaient au niveau du XVIIième siècle en quelques jours ou semaines. La révolution industrielle serait inversée. Le produit intérieur brut fondrait de plus de 95%. Selon la saison et l'endroit, les gens commenceraient soit à geler soit à crever de chaud dans leurs maisons. Mes collègues universitaires qui pensent que le progrès humain est une illusion seraient confrontés à l'amère réalité de revenir à une époque où l'espérance de vie était moins de la moitié de ce qu'elle est de nos jours.</p>
<p>Mais j'ai tort. Le retour au XVIIIième siècle n'est pas ce qui se produirait. Ça serait bien pire que ça. Dans l'Amérique du XVIIIième siècle, à peu près 80% de la population vivait dans des fermes familiales et étaient largement autosuffisants. Ils avaient des chevaux et des forgerons. Les gens savaient travailler et se reposaient sur des réseaux très appréciés, familiaux et de voisinage. Aujourd'hui, moins de 2% de la population est active dans l'agriculture. Et presque toute l'agriculture moderne repose sur des machines alimentées par du pétrole. Les gens d'aujourd'hui ne pourraient pas survivre dans un monde sans combustibles fossiles.</p>
<p>Le tableau que je dépeins est lugubre, mais il n'est rien moins que ce que veulent les activistes environnementalistes : mettre toutes les compagnies de combustibles fossiles hors d'état de produire. Si vous ne comprenez pas cela, ou que vous ne l'acceptez pas, je vous invite à vous familiariser avec la philosophie du biocentrisme. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ueXRpbWVzLmNvbS8yMDEyLzEyLzA1L2J1c2luZXNzL2VuZXJneS1lbnZpcm9ubWVudC90by1maWdodC1jbGltYXRlLWNoYW5nZS1jb2xsZWdlLXN0dWRlbnRzLXRha2UtYWltLWF0LXRoZS1lbmRvd21lbnQtcG9ydGZvbGlvLmh0bWw/X3I9MA==">Des groupes d'étudiants</a> en université exigent maintenant que leurs établissements annulent tous leurs investissements en actions dans toute société de combustibles fossiles, comme si en produire était l'équivalent moral de l'apartheid. Et, chaque mois de mars, les environnementalistes fêtent "<em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9FYXJ0aF9ob3Vy">Earth Hour</a></em>", une heure pendant laquelle ils éteignent littéralement toutes les lumières.</p>
<p>Notre civilisation industrialisée et technologique ne fonctionne pas avec des arcs-en-ciel et des rayons de lune. Et il n'y a pas de chance que ça devienne possible dans un futur prévisible. Les sources d'énergie renouvelables  ne sont pas des remplacements viables pour les combustibles fossiles. Ce n'est pas une question politique, mais de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMDIvMTAyODg4LXF1ZXN0aW9uLWVuZXJnZXRpcXVlLWxlcy1iYXNlcy1sYS1kZW5zaXRlLWVzdC1sYS1jbGU=">limites</a> imposées par les lois de la physique et de la chimie. Au lieu de nous excuser d'utiliser des combustibles fossiles, nous devrions être sacrément contents de les avoir.</p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xld3JvY2t3ZWxsLmNvbS9kZW1pbmcvZGVtaW5nMTEuMS5odG1s">Sur le web.</a></p>
<p>Lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMTYvMTA4MTA1LXVuZS1kZWZlbnNlLW1vcmFsZS1kZXMtcGV0cm9sZXM=">Une défense morale des pétroles.</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjEvMTAxNDE2LWxlcy1wZXRyb3BsdXMtdmljdGltZS1kZXMtYXNzYXV0cy1oYWluZXV4LWRlLWxldGF0">Les "Petroplus" victimes des assauts haineux de l’État.</a></li>
</ul>
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		<title>Les biocarburants : une prise de conscience tardive</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/02/02/113475-les-biocarburants-une-prise-de-conscience-tardive</link>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 08:30:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marian Eabrasu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[agro-carburants]]></category>
		<category><![CDATA[biocarburants]]></category>
		<category><![CDATA[biodiesel]]></category>
		<category><![CDATA[bioéthanol]]></category>
		<category><![CDATA[éthanol]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis quelques années, les critiques à l’égard des politiques favorisant la production de biocarburants se sont faites de plus en plus nombreuses. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis quelques années, les critiques à l’égard des politiques favorisant la production de biocarburants se sont faites de plus en plus nombreuses. </strong></p>
<p><strong>Par Marian Eabrasu.</strong><span id="more-113475"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZw==">Institut économique Molinari</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMDIvMTEzNDc1LWxlcy1iaW9jYXJidXJhbnRzLXVuZS1wcmlzZS1kZS1jb25zY2llbmNlLXRhcmRpdmUvYmlvY2FyYnVyYW50cw==" rel=\"attachment wp-att-113491\"><img class="alignleft size-full wp-image-113491" title="biocarburants" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/biocarburants.jpg?16fe88" alt="" width="330" height="250" /></a>Après des dizaines d’années de politiques favorables, les biocarburants reçoivent désormais une presse défavorable. La décision politique dans le cadre du Grenelle de l’environnent de parler d’« <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy50ZXJyZS1uZXQuZnIvYWN0dWFsaXRlLWFncmljb2xlL3BvbGl0aXF1ZS1zeW5kaWNhbGlzbWUvYXJ0aWNsZS9iaW9jYXJidXJhbnRzLWFncm9jYXJidXJhbnRzLWdyZW5lbGxlLWRlLWwlMjdlbnZpcm9ubmVtZW50LTIwNS01MzYxNS5odG1s">agro-carburants</a> » à la place des « biocarburants » précédemment invoqués est symptomatique de la disgrâce de ce produit, ancienne « vache sacrée » des environnementalistes pour reprendre les mots de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mb2Uub3JnL25ld3MvbmV3cy1yZWxlYXNlcy9jb3JuLWV0aGFub2wtc3Vic2lkeS1kZWZlYXRlZA==">Michal L. Rosenoer</a>, un analyste de l’association les Amis de la Terre.</p>
<p>En remplaçant le préfixe « bio » (chargé dans l’imaginaire de nombreuses personnes de connotations positives, et désormais uniquement réservé aux produits issus de l’agriculture sans pesticides) on souhaite signifier que les biocarburants ne possèdent pas les vertus environnementales qui leur avaient longtemps été attribuées. En effet, depuis quelques années, les critiques à l’égard des politiques favorisant la production de biocarburants se sont faites de plus en plus nombreuses. Le grand public commence à prendre conscience de leurs <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb3VycmllcmludGVybmF0aW9uYWwuY29tL21hZ2F6aW5lLzIwMDcvODY0LWJpb2NhcmJ1cmFudHMtbC1hcm5hcXVl">effets néfastes</a>, sur le plan social autant qu’environnemental.</p>
<p>Par biocarburants ou agro-carburants, on fait principalement référence à deux types de produits. D’un côté, le biodiesel (appelé aussi biogazole) est un carburant biodégradable pour les moteurs à allumage par compression, qui peut être fabriqué à partir de différentes espèces végétales oléifères comme le jatropha, le palmier à huile, le tournesol, le colza, ou encore le ricin. Le bioéthanol (en mesure de remplacer partiellement ou totalement l’essence) est quant à lui obtenu par fermentation de sucres à partir de différentes plantes comme la canne à sucre, le maïs, la betterave ou encore le blé.</p>
<p>À ces deux types de carburants s’ajoutent les biocarburants dits de deuxième génération (comme l’éthanol cellulosique, fabriqué à partir de déchets agricoles et ligneux comme la paille de blé, la canne à sucre ou encore le maïs) et de troisième génération (comme l’algocarburant, obtenu à partir d’algues et qui, pour l’heure, reste peu compétitif compte tenu de son prix dissuasif, aux alentours de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iaW9kaWVzZWxtYWdhemluZS5jb20vYXJ0aWNsZXMvMzMxMy9hLXNvYmVyLWxvb2stYXQtYmlvZnVlbHMtZnJvbS1hbGdhZS8=">10 euros hors taxes par litre de combustible</a>).</p>
<p>Les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbWVyZ2luZy1tYXJrZXRzLmNvbS9iaW9kaWVzZWwv">principaux producteurs</a> d’éthanol sont actuellement les États-Unis, le Brésil et la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9jb250cmlidXRldXItb3ItYXJnZW50LUwlMjdvci1kZS1sYS1DaGluZS5hc3B4P2NvbnRyaWJ1dG9yPUwlMjdvcitkZStsYStDaGluZQ==">Chine</a>, tandis que les principaux producteurs de biodiésel sont issus de l’Union Européenne (85% de la production mondiale) : l’Allemagne (53% de la production européenne), la France (16% de la production européenne) et l’Italie (12% de la production européenne). En termes globaux, presque la moitié de la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5waWtlcmVzZWFyY2guY29tL3RhZy9ldGhhbm9s">production globale de biocarburants</a> vient des États-Unis (éthanol à partir du maïs), 25% du Brésil (éthanol à partir du sucre de canne) et 18% de l’Union européenne (biodiesel à partir du colza).</p>
<p>Une prise de conscience a eu lieu avec les crises alimentaires de 2008, lorsque l’indice des prix des denrées alimentaires réalisé par la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mYW8ub3JnL2ZpbGVhZG1pbi91c2VyX3VwbG9hZC9obHBlL2hscGVfZG9jdW1lbnRzL0hMUEUtcHJpY2Utdm9sYXRpbGl0eS1hbmQtZm9vZC1zZWN1cml0eS1yZXBvcnQtSnVseS0yMDExLnBkZg==">FAO</a> (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) a augmenté de 139 à 219 (entre février 2007 et février 2008), reflétant une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL2Vjb25vbWllLzAxMDE4NDg2NS1jcmlzZS1hbGltZW50YWlyZS1sYS1iYW5xdWUtbW9uZGlhbGUtYWNjYWJsZS1sZXMtYmlvY2FyYnVyYW50cw==">augmentation</a> significative dans la plupart des pays des prix du blé, du maïs et du soja. La même année, l’Agence européenne de l’environnement produisait un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lZWEuZXVyb3BhLmV1L2hpZ2hsaWdodHMvc3VzcGVuZC0xMC1wZXJjZW50LWJpb2Z1ZWxzLXRhcmdldC1zYXlzLWVlYXMtc2NpZW50aWZpYy1hZHZpc29yeS1ib2R5">rapport</a> soulignant la pression exercée sur les terres agricoles et les sources d’eau. L’augmentation des terres agricoles contribue en effet à la déforestation (ce qui en fin de compte rend le bilan carbone des biocarburants beaucoup plus mitigé) et diminue les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3NwZWN0cnVtLmllZWUub3JnL2dyZWVuLXRlY2gvY29uc2VydmF0aW9uL2Jpb2Z1ZWxzLXdhdGVyLXByb2JsZW0=">nappes phréatiques</a>.</p>
<p>Les effets de la production des biocarburants sont certainement complexes, voire impossible à décrire en détails dans la mesure où personne ne saurait reproduire exactement les choix des entrepreneurs et des consommateurs si la production des biocarburants était plus faible. Il est toutefois certain que cette augmentation artificiellement stimulée dans les années 1990 et 2000 a sensiblement modifié la structure de production agricole.</p>
<p>Il est crucial de comprendre que ce qui est nuisible n’est pas le produit en tant que tel, mais les politiques qui ont encouragé une surproduction, détournant ainsi des ressources alimentaires et des terrains qui auraient pu être utilisés à d’autres fins.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnN0aXR1dG1vbGluYXJpLm9yZy9sZXMtYmlvY2FyYnVyYW50cy11bmUtcHJpc2UtZGUsMTQ3My5odG1s">Sur le web</a>. Publié initialement par 24hGold.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDMvMTAvMTY0MzEtaGF1c3NlLWRlLWxlc3NlbmNlLWJpb2NhcmJ1cmFudHMtZXQtcmVnaW9ucw==">Essence, biocarburants et régions.</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=113475" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’Arabie Saoudite ferme des puits</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/13/111171-larabie-saoudite-ferme-des-puits</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Jan 2013 07:18:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie Saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[OPEP]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>

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		<description><![CDATA[2013 verra de grands bouleversements sur le marché de l’énergie et en particulier sur celui du pétrole.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>2013 verra de grands bouleversements sur le marché de l’énergie et en particulier sur celui du pétrole.</strong><br />
<span id="more-111171"></span><br />
<strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTMvMTExMTcxLWxhcmFiaWUtc2FvdWRpdGUtZmVybWUtZGVzLXB1aXRzL3BldHJvbGUtYXJhYmllLXNhb3VkaXRlLXB1aXRz" rel=\"attachment wp-att-111173\"><img class="aligncenter  wp-image-111173" title="petrole-arabie-saoudite-puits" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/petrole-arabie-saoudite-puits.jpg?16fe88" alt="" width="462" height="304" /></a></p>
<p>La cause première en est la montée en charge de l<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMi9sZXMtZXRhdHMtdW5pcy1iaWVudG90LWF1dG9zdWZmaXNhbnRzLw==" target=\"_blank\">'extraction du pétrole de schiste aux USA</a>. Leurs achats extérieurs décroissent. Ajoutez à cela que la production irakienne monte en puissance, que la Libye a repris ses exportations, il arrive ce qui doit arriver, le prix du baril décroît.</p>
<p><strong>En décembre, 10% d’extraction en moins qu’au printemps</strong></p>
<p>Face à cette situation et afin de maintenir les cours, l’Arabie Saoudite a serré les robinets comme il ne l’avait jamais fait depuis janvier 2009, lorsque le monde menaçait de basculer dans une dépression du type années 30. Ainsi, chacun des jours de décembre, seuls 9 millions de barils ont été pompés du désert saoudien. Soit 10% de moins que ce qui était produit au printemps dernier.</p>
<p>Il faut dire que Riyad a plus que jamais besoin de garder intact la manne remplissant ses finances car si, jusqu’à récemment, l’équilibrage du budget national saoudien requérait un pétrole à 80 dollars, ils ont maintenant besoin d’un baril à 90 dollars. Or nous sommes déjà à 110 dollars sur le marché londonien.</p>
<p><strong>Jusqu’où peuvent-ils aller et pourquoi n’activent-ils pas l’OPEP ?</strong></p>
<p>L’OPEP est en plein pagaille. L’Irak a plus que jamais besoin d’augmenter sa production pour assurer sa reconstruction, la Libye aussi, l’Algérie ne bougera pas si la Libye ne bouge pas, le Venezuela se voit devenir le fournisseur privilégié des USA et n’a aucun intérêt à baisser sa production pour maintenir l’Arabie Saoudite dans la course. Seul le Qatar est susceptible d’aider en baissant aussi sa production, mais celle-ci n’est pas d’une importance telle qu’elle puisse avoir une réelle influence sur les cours. Il y a d’ailleurs peu de chances que l’OPEP ne fasse quoi que ce soit avant son Assemblée Générale de Mai prochain. Les Saoudiens doivent donc agir seuls. Ils le peuvent jusqu’à 100$. Au-delà, ils devront trouver des alliances ou subir une réduction de leurs revenus pétroliers.</p>
<p>Une baisse significative du prix du pétrole remettrait en cause un certain nombre d’options et engendrerait à tous coups une augmentation de la consommation chinoise. C’est tout le marché de l’énergie qui risque d’être impacté. La manière dont l’Arabie va gérer les mois qui viennent est à surveiller de très près.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9sYXJhYmllLXNhb3VkaXRlLWZlcm1lLWRlcy1wdWl0cy8=">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=111171" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Gaz : retour des tarifs imposés</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/02/110002-gaz-retour-des-tarifs-imposes</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Jan 2013 06:49:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Delphine Batho]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[GDF Suez]]></category>

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		<description><![CDATA[Le prix du gaz augmente de 2,4%, sera revu tous les mois, sera réglementé pour encore plus de monde et… vous avez intérêt à vérifier votre facture !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le prix du gaz augmente de 2,4%, sera revu tous les mois, sera réglementé pour encore plus de monde et… vous avez intérêt à vérifier votre facture !</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-110002"></span></p>
<div id="attachment_110004" class="wp-caption aligncenter" style="width: 358px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExMDAwNA==" rel=\"attachment wp-att-110004\"><img class=" wp-image-110004    " title="delphine_batho" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/delphine_batho.jpg?16fe88" alt="" width="348" height="313" /></a><p class="wp-caption-text">Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.</p></div>
<h2>Une hausse de 2,4% des prix au 1er janvier</h2>
<p>Cette nouvelle formule, dévoilée par la ministre de l’Écologie et de l’Énergie Delphine Batho le 10 décembre dernier, vise à modérer les prix pour le consommateur en donnant davantage de place aux contrats à court terme, moins liés aux cours du pétrole.</p>
<p>Selon l’arrêté daté du 21 décembre publié au JO le 28, l’indexation sur ces contrats d’achat de gaz naturel souvent dits « spot », passe à 35,6%. Ils étaient d’environ 26% dans la précédente formule. Dans un avis du 20 décembre, le gendarme du secteur, la Commission de Régulation de l’Énergie, avait émis un avis favorable à cet arrêté, de même que l’autre instance de supervision, le Conseil supérieur de l’Énergie.</p>
<p>L’évolution de la formule, qui doit couvrir la totalité des coûts d’approvisionnement de GDF Suez, est dans l’immédiat favorable au consommateur : l’ancienne formule aurait entraîné une hausse d’environ 3 à 3,5%. La hausse est d’ailleurs entièrement due à des rattrapages des hausses insuffisantes jusque là, qui nécessitaient une hausse de 4% des tarifs. Mais une baisse de 1,1% pour le seul quatrième trimestre est venue limiter la flambée, du fait principalement de renégociations favorables de contrats de GDF Suez, sur lesquelles le gouvernement avait insisté.</p>
<h2>Des tarifs qui varieront désormais tous les mois</h2>
<p>Dans un communiqué commun paru le vendredi 28 décembre, le ministre et son homologue de l’Économie Pierre Moscovici ont répété qu’ils restaient « extrêmement attentifs à l’évolution des prix du gaz et ses conséquences sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens ». Ils rappellent que les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz – dont bénéficient en théorie 2 millions de ménages – ont été étendus cette semaine à 400.000 ménages supplémentaires.</p>
<p>La réforme gouvernementale des tarifs réglementés est encore incomplète : selon le projet annoncé, la formule de calcul pourra être révisée tous les ans au 1er juillet pour l’adapter à la situation du marché du gaz. Les tarifs seront eux modifiés tous les mois, et non plus chaque trimestre, une mesure censée éviter des variations trop brusques. Ces mesures supplémentaires sont attendues dans un décret en janvier, selon le ministère de l’Énergie.</p>
<p>Les tarifs réglementés de GDF Suez, qui se distinguent des prix dits de marché offerts par l’opérateur historique et ses concurrents (EDF, Direct Énergie, Eni…), représentent 85% des clients particuliers français. Ils ont considérablement augmenté ces dernières années, avec des hausses de 76% depuis 2005 et de 8% en 2012, rendant le dossier très polémique pour les gouvernements successifs.</p>
<h2>Une concurrence prête à saisir la Cour Européenne</h2>
<p>C’est peu de dire que les concurrents de GDF Suez sont mécontents de la réforme des tarifs du gaz que vient de présenter le gouvernement. Réunis dans l’association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode) qui a déjà mené <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMi9kdS1yaWZpZmktc3VyLWxlLXByaXgtZGVzLWVuZXJnaWVzLw==" target=\"_blank\">un certain nombre de recours</a>, ils vont étudier la possibilité d’une nouvelle <a title=\"action\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMS9hY3Rpb24v">action</a> contre ce projet. <em>« <em></em>Nous envisageons de porter l’affaire devant la Commission européenne, parce que les propositions qui sont faites ne nous satisfont pas, loin s’en faut. Je ne peux pas dire si nous prendrons une décision dès vendredi, mais la question de cette décision sera évoquée ce jour-là</em><em></em> », a indiqué à l’AFP son président Fabien Choné.</p>
<div>
<p>L’Anode regroupe les fournisseurs d’énergie alternatifs Poweo Direct Energie, Eni (ex-Altergaz), Gaz de Paris et Planète Oui, qui se battent contre la limitation par le gouvernement des tarifs réglementés du gaz, une politique qui, selon eux, asphyxie la concurrence. « <em>Nous sommes très inquiets. Il y a deux signaux extrêmement négatifs envoyés par la ministre</em> » de l’Énergie, Delphine Batho, a souligné Fabien Choné. Tout d’abord, le gouvernement « s<em>e garde la possibilité de geler les tarifs de manière réglementaire, ce qui veut dire qu’on ne pourra même pas faire de recours au Conseil d’État</em> ». Ensuite, le ministre « <em>n’a rappelé à aucun moment l’existence d’offres très compétitives par rapport aux tarifs réglementés et donc les bénéfices de la concurrence, dans l’intérêt des consommateurs et du pouvoir d’achat (…)</em> <em>C’est symptomatique d’un système qui n’a pas été conçu pour permettre à la concurrence de se développer »</em>, a argumenté M. Choné, qui est par ailleurs directeur général délégué de Poweo Direct Énergie.</p>
</div>
<h2>400 000 foyers supplémentaires auront accès au tarif protégé</h2>
<p>En plus des personnes bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU), les personnes éligibles à l’aide pour une complémentaire santé (ACS) pourront également profiter de tarifs légèrement réduits chez EDF et GDF Suez. Comme l’avait promis le gouvernement, une première extension des tarifs sociaux de l’électricité et du gaz à 400.000 foyers modestes est entrée en vigueur mercredi dernier avec la parution d’un arrêté au Journal Officiel. Au total, 830.000 personnes supplémentaires pourront bénéficier, en principe automatiquement, de ces tarifs légèrement réduits chez EDF et GDF Suez. Il s’agit des personnes ayant des revenus 35% supérieurs au plafond fixé, c’est-à-dire 893 euros par mois pour une personne seule. Les foyers qui ont du mal à régler leurs factures d’énergie sont de plus en plus nombreux. Le médiateur national de l’énergie estime ainsi que près de 580.000 foyers ont été l’objet de coupures ou de restrictions d’électricité et de coupures de gaz pour impayés en 2012.</p>
<div>
<p>À l’heure actuelle, environ un million de foyers bénéficient des tarifs sociaux de l’électricité ou du gaz. Ces tarifs réduits sont financés via une taxe sur les factures, leur coût est estimé à 145,5 millions par la CRE pour 2013.</p>
<h2>Le choix de l’assistanat</h2>
<p>Même si on ne peut que déplorer le nombre de personnes qui ne sont plus en mesure d’assumer le coût de l’énergie, on ne peut aussi que regretter la logique gouvernementale qui freine les heures supplémentaires, casse le dispositif des auto-entrepreneurs, soumet l’octroi des aides à la non activité, augmente le coût du travail, augmente la fiscalité pour ensuite soumettre les foyers ainsi paupérisés au régime d’assistance « généreusement » mis en place par l’État. Certes, il s’agit là typiquement de la logique socialiste et nous ne devrions pas nous étonner qu’un gouvernement se réclamant de cette idéologie applique ces mesures. Néanmoins, nous savons que cette logique n’a d’autres conséquences que l’augmentation de la paupérisation et la collectivisation des moyens de subsistance. Il serait beaucoup plus judicieux de développer les moyens d’enrichissement ou de gains permettant ensuite aux individus de payer leurs consommations à leur juste prix.</p>
<h2>Si vous êtes abonné gaz chez EDF, vérifiez votre facture, il y a un soi-disant « bug »!</h2>
<p>Un abonné gaz EDF, un petit peu plus perspicace que les autres et n’ayant pas peur de chercher les informations que son fournisseur ne met pas forcément à sa disposition, a fait une règle de trois et s’est rendu compte qu’EDF le grugeait systématiquement à chaque facture ! Lisez l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zdWRvdWVzdC5mci8yMDEyLzEyLzI5L3N1cmZhY3R1cmF0aW9uLXBsZWluLWdhei05MjA3OTktMTgwOS5waHA=" target=\"_blank\">article de <em>Sud-Ouest</em></a> et dites-vous que si les factures sont établies par informatique, il est peu probable que la formule ne soit fausse que pour lui...</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMi9nYXotcmV0b3VyLWRlcy10YXJpZnMtaW1wb3Nlcy8=">Sur le web</a>.</p>
</div>
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