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	<title>Contrepoints &#187; Économie internationale</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Afrique : de l&#039;aide à l&#039;échange</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/22/125136-afrique-de-laide-a-lechange</link>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 04:54:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Libre Afrique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Aide au développement]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce international]]></category>
		<category><![CDATA[développement économique]]></category>
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		<description><![CDATA[Les discussions autour de l’Afrique ont changé pour le meilleur et nous vivons des moments intéressants pour le continent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les discussions autour de l’Afrique ont changé pour le meilleur et nous vivons des moments intéressants pour le continent.</strong></p>
<p><strong>Par Japheth Omojuwa.</strong><span id="more-125136"></span><br />
<em>Un article de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique.</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNTEzNw==" rel=\"attachment wp-att-125137\"><img class="aligncenter  wp-image-125137" title="Africa_globe_4" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Africa_globe_4.jpg?16fe88" alt="" width="659" height="258" /></a></p>
<p>L’Afrique est-elle vraiment en train de se lever ? Cela dépend d’où l’on regarde. Si l’on se place là où nous étions il y a quelques décennies, alors nous avons fait un petit bout de chemin. Si l’on considère en revanche la perspective du point de vue où l’Afrique <em>devrait</em> se trouver aujourd’hui, on réalise qu’il ne suffit pas de crier « l’Afrique se lève ! ». Une vérité cependant : les discussions autour de l’Afrique ont changé pour le meilleur et nous vivons effectivement des moments intéressants pour le continent.</p>
<p>Au Forum économique mondial sur l’Afrique qui vient de s’achever, il était significatif de constater que le mot qui va d’habitude de pair avec l’Afrique à tous les forums n’a pas trouvé son chemin cette fois-ci dans les conversations. L’<em>aide</em><em> </em>a toujours été considérée comme la seule façon de faire avancer le continent, mais cinquante années d’aide ont laissé l’Afrique toujours pauvre. L’optimisme récent à propos de l’Afrique a surtout concerné le commerce. Beaucoup diraient que la plupart de ces échanges a porté sur les marchandises ; mais là encore, l’Afrique fait des affaires et c’est plutôt une nouvelle rafraîchissante. Nous pouvons toujours améliorer les termes de l’échange mais comment améliorer les termes de l’aide ? Avec l’aide on étire son bras et on prend ce qu’on nous donne, avec l’échange on fait ses propres choix. Et l’avenir pourrait s’annoncer radieux pour le continent s’il continue sur cette lancée.</p>
<p>En effet, environ 50 pour cent de la population africaine a moins de 20 ans et avec le vieillissement démographique de la Chine, l’Afrique offrira au monde vers 2040 sa réserve la plus importante de main d’œuvre. Si les États changent d’orientation pour diversifier le contenu de leurs échanges, alors les discussions sur l’Afrique vont réellement commencer à atteindre des niveaux élevés d’optimisme. Mais ne nous emportons pas pour l’instant cependant : la croissance de l’Afrique a été essentiellement sans emploi. Le Nigeria, l’une des économies les plus dynamiques au monde et l’une des principales raisons pour lesquelles on dit que l’Afrique se lève, abrite aussi quelque 112 millions de pauvres. La majeure partie de sa population jeune est au chômage et son président a tout récemment déclaré l’état d’urgence à cet égard dans trois de ses trente-six États.</p>
<p>« Ils disent que notre économie est en croissance, mais la croissance, vais-je la manger ? La croissance va-t-elle mettre de la nourriture sur ma table ? ». Cette complainte d’un chauffeur de taxi à Abuja remet toute la croissance de l’Afrique dans sa juste perspective. Nous ne pouvons nous permettre de prétendre qu’il y a derrière cette croissance une histoire vraie que les politiciens préfèrent voir reléguée à l’arrière-plan. Les inégalités demeurent une réalité bien sordide. Nous pouvons changer cela. Nous devons nous tourner vers le développement du système éducatif pour répondre aux besoins de la nouvelle Afrique. Le cursus de style colonial ne peut répondre aux besoins de l’Afrique d’aujourd’hui. Nous devons instruire des têtes pensantes pour créer des emplois et pas seulement remplir les ventres avec ce qu’il faut pour qu’ils puissent exercer un travail.</p>
<p>Le développement de l’Afrique sera toujours limité par ses fondations. Il n’y aura pas de développement sans une infrastructure adéquate pour le porter. Les États doivent chercher à impliquer le secteur privé dans la construction de l’infrastructure qui conduira vers l’intégration économique du continent. Comment parler d’unité africaine quand le volume du commerce intra-africain représente à peine 12 pour cent des échanges commerciaux de l’Afrique ? De belles paroles ont été prononcées par les présidents et leurs représentants au Forum économique mondial Afrique qui vient de s’achever. Il serait bienvenu de voir se matérialiser désormais certains de ces engagements. L’intégration africaine a été un thème central lors des diverses séances et on commencerait à faire confiance à l’Afrique si des progrès réels étaient faits dans les prochains mois à cet égard.</p>
<p>En tant que continent, nous ne sommes pas où nous en étions il y a un demi-siècle et nous pouvons être reconnaissants du fait que nous allons de l’avant. Nous ne devons cependant pas être trop contents de nous, vu notre retard. Oui, nous allons de l’avant mais nous aurions dû être à ce stade depuis fort longtemps. Le monde a avancé et nous a laissé derrière lui, avec un tel retard à rattraper que nos peuples ne peuvent plus avaler de belles promesses. Il est temps de faire marcher Afrique.</p>
<p>---<br />
Japheth Omojuwa est analyste sur AfricanLiberty.org.<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL09tb2p1d2FfQWZyaXF1ZV8yMTA1MTM=">Sur le web</a>. Cet article a été publié originellement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hZnJpY2FubGliZXJ0eS5vcmcvY29udGVudC9hZnJpY2EtcmlzaW5nLXBlcnNwZWN0aXZlcy1haWQtYW5kLXRyYWRlLWphcGhldGgtai1vbW9qdXdh" target=\"_blank\">en anglais sur AfricanLiberty.org</a>.</p>
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		<title>Crise de l&#039;Euro : l&#039;Allemagne paiera ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/10/124012-crise-de-leuro-lallemagne-paiera</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/10/124012-crise-de-leuro-lallemagne-paiera#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 May 2013 06:05:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Malheur aux vainqueurs dans la crise de l'Euro : offensive anti-allemande en France et en Europe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Malheur aux vainqueurs dans la crise de l'Euro : offensive anti-allemande en France et en Europe.</strong></p>
<p><em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDI2LXNvdXJjZS1kZS10b3VzLWxlcy1tYWxoZXVycy1sYWxsZW1hZ25lLXBhaWVyYS5odG1sP3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Aleps</a>.</em><span id="more-124012"></span></p>
<div id="attachment_124015" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L1JlaWNoc3RhZ19idWlsZGluZ19CZXJsaW5fdmlld19mcm9tX3dlc3RfYmVmb3JlX3N1bnNldC5qcGc="><img class="size-medium wp-image-124015" title="Le bâtiment du Reichstag à Berlin (Crédits : Jürgen Matern, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Reichstag_building_Berlin_view_from_west_before_sunset-300x113.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="113" /></a><p class="wp-caption-text">Le bâtiment du Reichstag à Berlin</p></div>
<p>Non contents de leurs succès économiques, les Allemands ont eu l’impudeur de battre les Espagnols, et la finale de la Ligue Européenne de football opposera Munich à Dusseldorf : quelle honte ! Quelle honte aussi d’afficher une croissance au-dessus de la moyenne de l’Euroland, et un chômage en dessous. Quelle honte enfin d’avoir voté un budget en équilibre, voire en excédent.</p>
<p>En France, on s’est donc fait un plaisir d’attaquer personnellement la « chancelière de l’austérité », avec son « intransigeance égoïste » (comme il est dit dans une déclaration du PS). Attaque inélégante sans doute, mais surtout stupide, comme si tous les malheurs endurés par les Français étaient dus à la politique que l’Allemagne imposerait à l’Europe. Or, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDgvMTIzODMwLWxhLW1hdXZhaXNlLWF1c3Rlcml0ZS1ldXJvcGVlbm5l" target=\"_blank\">cette « austérité »</a> n’est que celle qui est inscrite dans les normes de Maastricht, auxquelles tous les pays de l’Union devraient se conformer. Quant aux malheurs de la France, ils viennent du refus des réformes structurelles, alors que les Allemands ont eu le courage de remettre en cause une série de mauvaises habitudes accumulées depuis des décennies. Ils ont rompu avec les rigidités du marché du travail, avec les excès de la fiscalité – notamment sur les entreprises – et avec la part de l’Etat dans l’économie – en pratiquant de nombreuses privatisations.</p>
<p>Hélas, l’offensive anti-allemande ne se limite pas aux idéologues du PS. Le débat anti/pro austérité n’a jamais été vraiment tranché au sein même de l’opposition UMP. Quant à Marine Le Pen, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMTEvODY0NjItZXRyZS1saWJlcmFsLWV0LXZvdGVyLWZyb250LW5hdGlvbmFsLXVuLWNob2l4LWltcG9zc2libGU=" target=\"_blank\">elle a tenu un discours anti-austérité, anti-Berlin, anti-Bruxelles et anti-mondialisation</a>. L’Allemagne ne serait-elle pas en train de vouloir dominer l’Europe, comme dans les années 1930 ? François Hollande lui-même, bien qu’ayant désavoué ses amis socialistes (après Jean Marc Ayrault, germanophile par métier), cherche toujours à susciter une coalition européenne anti-Merkel, notamment en s’alliant avec le nouveau <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjQvMTIyNjUyLWl0YWxpZS1wcm9maWwtZHUtbm91dmVhdS1wcmVtaWVyLW1pbmlzdHJlLXN1cnByaXNlLWVucmljby1sZXR0YQ==" target=\"_blank\">Premier Ministre italien Enrico Letta</a>, qui a eu cette réflexion déroutante : « ce qui est bon pour l’Italie est certainement bon pour l’Allemagne ». En d’autres termes, que les Allemands s’alignent sur les Italiens et tournent la page de l’austérité pour ouvrir celle de la relance ! Les Européens du Sud voudraient-ils s’inviter dans la prochaine campagne des élections générales outre-Rhin ? Peine perdue : non seulement les Allemands sont lassés de payer pour les Italiens et les autres, mais ils sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter l’Euroland…</p>
<p>A lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9jcmlzZS1kZS1sZXVybw==" target=\"_blank\">notre dossier crise de l'Euro</a></li>
</ul>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDI2LXNvdXJjZS1kZS10b3VzLWxlcy1tYWxoZXVycy1sYWxsZW1hZ25lLXBhaWVyYS5odG1sP3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>En finir avec la rigueur ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/01/123146-en-finir-avec-la-rigueur</link>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 06:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Yves Naudet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[déficits publics]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
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		<category><![CDATA[rigueur]]></category>

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		<description><![CDATA[Oser parler de rigueur quand les dépenses publiques sont en pleine dérive, c’est pervertir la signification des mots. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Oser parler de rigueur quand les dépenses publiques sont en pleine dérive, c’est pervertir la signification des mots.</strong></p>
<p><strong>Par Jean Yves Naudet.</strong><span id="more-123146"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMTQvODMwNzAtbGF1c3Rlcml0ZS1maWxsZS1kZS1sYS1yZWxhbmNlL3BhdGFyZC1yaWd1ZXVy" rel=\"attachment wp-att-83071\"><img class="alignleft  wp-image-83071" title="PÃ©tard &quot;Rigueur&quot;" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/Rigueur-Austérité-Economies.jpeg?16fe88" alt="" width="331" height="178" /></a>C’est le sujet du moment, en France comme chez nos voisins de la zone euro et même au sein du G20 : la rigueur aggraverait la crise, accentuerait la récession et ferait flamber le chômage. Une bonne relance, si possible européenne, centrée sur les investissements (publics) permettrait enfin de sortir de la crise. La pression politique et médiatique en ce sens est forte. Il y a là une triple erreur d’analyse : ce n’est pas la rigueur qui a provoqué la crise, la rigueur actuelle n’est pas une bonne rigueur et, enfin, sans réforme structurelle la rigueur ne sert à rien.</p>
<p><strong>Aucune rigueur monétaire</strong></p>
<p>La rigueur serait donc « ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal », comme disait Jean de La Fontaine : la rigueur bouc émissaire, la rigueur alibi de l’impuissance de nos gouvernants. La première erreur est d’attribuer à la rigueur la cause de la crise. Il suffit de se rappeler la chronologie : la crise d’abord, la « rigueur » ensuite.</p>
<p>C’est le laxisme généralisé qui a causé la crise. Laxisme monétaire d’abord, avec la politique d’inondation monétaire et de faibles taux d’intérêt de la Réserve fédérale, qui a poussé les banques à accorder des crédits immobiliers aux ménages insolvables, provoquant la crise des subprimes et les doutes sur la solidité du système bancaire. Le laxisme monétaire n’a pas disparu aujourd’hui, il s’est même accentué dangereusement.</p>
<p>Laxisme budgétaire, avec un déficit durable des finances publiques, déficit qui existe en France depuis 1974 ; déficit accentué avec les relances budgétaires de 2009 pratiquées par des gouvernements paniqués face à la récession, et qui ont ressuscité Keynes et sa relance par la demande. Ce laxisme budgétaire a entraîné des déficits annuels spectaculaires qui, dans certains pays, ont conduit à financer le tiers ou la moitié des dépenses publiques par l’emprunt. Cela se traduit par des taux d’endettement publics insupportables (parfois supérieurs à 100% du PIB) et par la crise des dettes souveraines. Il n’y a donc aucun doute : ce n’est pas la rigueur, mais assurément le laxisme des banques centrales et des États qui est à l’origine de la crise que nous connaissons depuis 2008.</p>
<p><strong>Une rigueur insuffisante</strong></p>
<p>La seconde erreur est de confondre rigueur et rigueur. En apparence, les gouvernements ont choisi la voie de la rigueur. Mais quelle rigueur ? La rigueur monétaire, je l’ai déjà dit, n’existe pas, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjUvMTIyNTgyLWxlcy1iYW5xdWVzLWNlbnRyYWxlcy1mYWJyaXF1ZW50LWxhLWZhdXNzZS1tb25uYWll">la semaine dernière j’ai au contraire souligné </a>comment les Banques Centrales en arrivent à émettre de la fausse monnaie. Réserve Fédérale, Banque du Japon, Banque d’Angleterre et maintenant Banque Centrale Européenne rivalisent d’imagination pour faire « tourner la planche à billets ». La vraie rigueur monétaire, à l’inverse, s’entend ou bien d’un taux de croissance stable de la masse monétaire (règle du k%) compatible avec l’évolution de la demande de monnaie, ou bien et encore mieux d’une privatisation ou d’une disparition des banques centrales pour faire jouer une libre concurrence entre monnaies privées.</p>
<p>Reste la rigueur budgétaire : tous les gouvernements annoncent une réduction du déficit budgétaire. Mais, comme c’est le cas en France, on demande au bourreau une minute de plus, en reportant de 2013 à 2014 le passage à 3% de déficit. Obama lui-même ne vient-il pas d’annoncer qu’il réduirait le déficit budgétaire à 4,4% du PIB ? Or tout cela n’est ni de la vraie rigueur, ni de la bonne rigueur. Où est la rigueur, quand l’objectif est d’avoir un déficit, certes, en réduction, mais de 3, 4 ou 5% du PIB ? Tant que le déficit persiste, la dette continue à s’accroître, comme on le voit en France où elle dépasse désormais 90% du PIB.</p>
<p><strong>Une fausse rigueur</strong></p>
<p>Le plus grave est dans la méthode qu’utilisent la plupart des gouvernements pour essayer de réduire les déficits. Ils augmentent les impôts. En France, les prélèvements obligatoires vont encore augmenter l’an prochain, de l’aveu même du Ministre des Finances. En outre, non seulement on accroît le taux de l’impôt, mais aussi sa progressivité. Même politique aux États-Unis : le projet de budget Obama comporte une hausse d’impôts pour les plus hauts revenus et la limitation des déductions pour donations caritatives. Bien d’autres pays cherchent à réduire leur déficit en augmentant la pression fiscale ou parafiscale.</p>
<p>C’est dire que la rigueur conçue par les gouvernements n’est pas la rigueur pour l’État, mais la rigueur pour les contribuables. Or, plus la pression fiscale augmente (et en particulier plus la progressivité de l’impôt augmente), plus la matière imposable se réduit (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Db3VyYmVfZGVfTGFmZmVy">effet Laffer</a>) : les gens les plus dynamiques sont découragés ou vont se réfugier sous des cieux fiscalement plus cléments. On dénonce les paradis fiscaux ; mais le paradis n’existe que si l’enfer existe. Non seulement la hausse des taux d’imposition ne réduit pas véritablement les déficits, puisque la matière imposable se réduit, mais encore cette hausse mine la croissance et favorise la récession. Si l’on veut la croissance, il faut baisser les taux des impôts et leur progressivité. D’ailleurs la Suisse et la Suède, les deux seuls pays européens qui depuis sept ans ont diminué les impôts et mis un frein à l’endettement, sont en croissance.</p>
<p><strong>Fausse rigueur et vraies réformes</strong></p>
<p>Comment parler de rigueur quand les dépenses publiques continuent à augmenter ? C’est le cas en France où la dérive des dépenses publiques se poursuit ; le record va être battu cette année, avec des dépenses publiques représentant 56,9% du PIB ! C’est le cas aux États-Unis, où le projet Obama prévoit une hausse de 6% des dépenses fédérales. Oser parler de rigueur quand les dépenses publiques sont en pleine dérive, c’est pervertir la signification des mots. La seule rigueur qui vaille est celle que l’État devrait s’imposer à lui-même, par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMzAvMTIzMDM5LXNlbG9uLXVuZS1ldHVkZS1kZS1sYS1iY2UtbGVzLWRlcGVuc2VzLXB1YmxpcXVlcy1udWlzZW50LWEtbGEtY3JvaXNzYW5jZQ==">la diminution radicale des dépenses publiques</a>. Alors oui, on pourrait passer à la vraie rigueur, celle de la baisse des dépenses publiques.</p>
<p>Mais cette rigueur-ci serait-elle suffisante pour sortir de la crise ? Sans aucun doute elle-est nécessaire, rien de bon ne pouvant résulter des relances monétaires ou budgétaires. Mais ceux qui prônent les relances et combattent la rigueur nous distraient du vrai débat : le laxisme n’est-il pas le sous-produit naturel des économies dirigistes ? Peut-on durablement instaurer une vraie rigueur dans un pays où la liberté économique est oubliée depuis des lustres ? Il faut donc s’occuper aussi des profondes réformes structurelles, celles dont les gouvernants et leur clientèle ne veulent pas entendre parler : réforme fiscale, pour que l’impôt cesse d’être un outil de redistribution, réforme de la protection sociale, avec la mise en concurrence des régimes d’assurance-maladie ou de retraites, réforme de l’État, avec la décentralisation véritable et surtout la privatisation de ces « services publics » que le secteur privé pourrait produire mieux et moins cher, réforme du marché du travail, avec une véritable flexibilité de l’emploi et des salaires, réforme de la concurrence, en mettant fin aux professions fermées et au protectionnisme, etc. Alors oui, la vraie rigueur accompagnée de vraies réformes serait la seule réponse à la crise que nous connaissons et dans laquelle nous nous enfermons.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbmpvbmN0dXJlLzMwMTgtZW4tZmluaXItYXZlYy1sYS1yaWd1ZXVyLS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pressions sur la BCE pour baisser encore plus les taux d&#039;intérêt</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/29/122978-pressions-sur-la-bce-pour-baisser-encore-plus-les-taux-dinterets</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 05:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Open Europe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[BCE]]></category>
		<category><![CDATA[Politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Conflit (de taux) d’intérêts : l'Allemagne reste méfiante face aux cris pour une baisse des taux d’intérêts de la BCE.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Conflit (de taux) d'intérêt : l'Allemagne reste méfiante face aux cris pour une baisse des taux d'intérêt de la BCE.</strong></p>
<p><strong>Un article d'Open Europe depuis Bruxelles, Belgique.</strong><span id="more-122978"></span></p>
<div id="attachment_111513" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAxL2J1bGxlLmpwZw=="><img class="size-medium wp-image-111513" title="bulle" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/bulle-300x300.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La France réussira-t-elle à créer une nouvelle bulle spéculative ?</p></div>
<p>Ces derniers jours ont vu naître un déplacement du consensus dans le débat sur les taux directeurs de la BCE. Les récentes données économiques de la zone euro ont été particulièrement mauvaises, avec un secteur privé décélérant plus vite que prévu. Ce ralentissement a aussi été observé en Allemagne et dans les pays les plus solides du nord de l'Europe. En réponse, la plupart des banque et des analystes ont revu leurs attentes et prévoient désormais un abaissement des taux directeurs de la BCE en mai ou juin.</p>
<p>Le raisonnement tenu est qu'un ralentissement des économies des pays du nord de la zone va diminuer l'inflation et va donner à la BCE plus de marge pour baisser ses taux sans craindre de conséquences disproportionnées sur les économies les plus solides. Après tout, la BCE doit trouver un équilibre qui convienne à tous les membres de la zone euro (bien que ce ne soit jamais le cas, d'où l'erreur de mener une politique monétaire qui soit la même pour tous).</p>
<p>Comme toujours, en ce qui concerne la banque centrale européenne, l'Allemagne reste l'acteur principal. La chancelière allemande Angela Merkel s'est montrée favorable à l'action de la BCE. S'exprimant au congrès de caisses d'épargne ce jeudi, elle a déclaré :</p>
<blockquote><p>La BCE est dans une situation difficile. Dans le fond, elle devrait probablement relever un peu ses taux pour l'Allemagne, mais pour les autres pays, elle aurait en fait besoin d'agir un peu plus pour s'assurer que les entreprises ont accès au financement. Si nous voulons revenir à des taux d'intérêt supportables, nous devons surmonter la division qui règne au sein de la zone euro.</p></blockquote>
<p>Dans un pays où l'indépendance de la banque centrale est sacrée, les politiciens se tiennent à l'écart de tout commentaire sur la politique monétaire. Les propos de Merkel sortent donc largement de l'ordinaire. Ils ont peut-être été incités par l'insistance du gouvernement français qui réclame que la BCE mène une politique plus volontariste alors même que les deux pays s'étaient engagés à ne pas discuter de sa politique monétaire.</p>
<p>Un membre du directoire de la BCE, Joerg Asmussen, a pris place au débat en déclarant :</p>
<blockquote><p>La politique monétaire n'est pas l'arme absolue pour toute maladie économique. La répercussion de baisses des taux à la périphérie de la zone euro serait limitée, or c'est là qu'elle serait le plus nécessaire. [La périphérie désigne ici les pays du Sud de l'Europe.] Dans le même temps, des baisses de taux assoupliraient encore plus des conditions de financement déjà extrêmement lâches dans d'autres pays de la zone euro, et des taux d'intérêt bas pendant trop longtemps peuvent conduire à des distorsions. En particulier :</p>
<p>- à une mauvaise allocation des ressources, ce qui conduit à des perspectives de croissance plus faibles,</p>
<p>- à des rentrées de capitaux excessifs dans quelques économies émergentes, qui déforment les taux de change et accentuent les risques des crédits,</p>
<p>- à réduire l'incitation des gouvernements, banques et entreprises à assainir leur situation économique.</p></blockquote>
<p>Pour de nombreuses raisons, il semble donc que la baisse des taux directeurs ne soit pas à l'ordre du jour. Asmussen a raison de dire que les répercutions seraient limitées pour les économies du sud de la zone euro – celles censées profiter de la mesure – étant donné la faiblesse des mécanismes de transmission monétaire en Europe et la fragmentation des marchés.</p>
<p>Mais plus important encore, il existe toujours en Allemagne la certitude que des taux plus bas pourraient avoir un effet néfaste pour l'économie de la zone euro, particulièrement par la création de bulles d'actifs ou d'immobilier – similaires à celles rencontrées lors de l'introduction des taux directeurs très bas de la BCE dans le sud de l'Europe lors de la création de l'euro. Cela dit, la vague des voix réclamant une action de la BCE s'amplifie, surtout dans le contexte du débat sur l'austérité. Il sera donc très délicat d'équilibrer cette attente avec celle des pays du nord de la zone euro.</p>
<p>Une fois de plus, la BCE va donc se retrouver au centre d'un débat chaque jour plus politique.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29wZW5ldXJvcGVibG9nLmJsb2dzcG90LmJlLzIwMTMvMDQvY29uZmxpY3Qtb2YtaW50ZXJlc3QtcmF0ZXMtY2xhbW91ci1mb3IuaHRtbA==" target=\"_blank\">Article original (anglais)</a> - Traduction Eriul/<em>Contrepoints</em></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=122978" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Dépenses publiques : bientôt le podium mondial pour la France</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/20/122152-depenses-publiques-bientot-le-podium-mondial-pour-la-france</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Apr 2013 05:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[prélèvements obligatoires]]></category>

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		<description><![CDATA[La France n'est pas loin d'être dans le trio des pays où la sphère publique consomme le plus de la production nationale, que ce soit pour les dépenses publiques ou les prélèvements obligatoires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France n'est pas loin d'être dans le trio des pays où la sphère publique consomme le plus de la production nationale, que ce soit pour les dépenses publiques ou les prélèvements obligatoires.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><span id="more-122152"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbWYub3JnL2V4dGVybmFsL3B1YnMvZnQvd2VvLzIwMTIvMDIvd2VvZGF0YS9kb3dubG9hZC5hc3B4" target=\"_blank\">Selon les données du FMI</a>, l’État français devrait dépenser en 2013 l’équivalent de 56,12% de notre PIB. Le graphique ci-dessous illustre l’évolution de notre dépense publique par rapport à celles de 184 autres pays[<sup class='footnote'><a href='#fn-122152-1' id='fnref-122152-1' onclick='return fdfootnote_show(122152)'>1</a></sup>].</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L3R1bWJscl9tbGlha2RIcHZ2MXJ5cmUwMm8xXzUwMC5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-122153" title="Dépense publique" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/tumblr_mliakdHpvv1ryre02o1_500.png?16fe88" alt="" width="500" height="499" /></a></p>
<p>Les tirets noirs représentent la dépense publique moyenne de l’échantillon ; les bandes grisées correspondent à la moyenne plus ou moins un écart-type ; la courbe rouge indique le niveau de dépense publique de la France et les tirets bleus correspondent à la dépense publique agrégée de la Suède, de la Norvège et de la Finlande – c’est-à-dire au fameux <em>modèle scandinave</em> [<sup class='footnote'><a href='#fn-122152-2' id='fnref-122152-2' onclick='return fdfootnote_show(122152)'>2</a></sup>].</p>
<p>En 2013, le classement mondial des États les plus dépensiers (or Cuba et Corée du nord) devrait donc ressembler à ceci :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L3R1bWJscl9tbGlha3BaZGs2MXJ5cmUwMm8xXzUwMC5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-122154" title="tumblr_mliakpZdk61ryre02o1_500" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/tumblr_mliakpZdk61ryre02o1_500.png?16fe88" alt="" width="500" height="499" /></a></p>
<p>Chaque colonne de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9JU09fMzE2Ni0x" target=\"blank_\">codes ISO</a> correspond à une tranche de dépenses publique exprimées en pourcentage du PIB (i.e. [0% : 5%[, puis [5% : 10%[, [10% : 15%[ etc.). Selon le FMI, donc, nous devrions nous trouver cette année dans la tranche [55% : 60%[ aux côtés du Danemark, de la Lybie et du Lesotho. Au-dessus, on ne trouve que l’Irak, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UdXZhbHU=" target=\"blank_\">Tuvalu</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9LaXJpYmF0aQ==" target=\"blank_\">Kiribati</a>… autant dire pas grand monde.</p>
<p>J’aimerais vous dire qu’une dépense publique supérieure à 100% du PIB est impossible mais ce n’est pas le cas : Kiribati y est arrivé 3 fois (1990, 2001 et 2002), l’Irak l’a fait en 2004, Tuvalu en 2010 et le record absolu appartient au Koweït qui a dépensé 204,17% de son PIB… de l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9JbnZhc2lvbl9kdV9Lb3dlJUMzJUFGdA==" target=\"blank_\">année 1991</a>, vous l’aviez deviné.</p>
<p>Et puisque nous y sommes, voici les deux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuY29tLzIwMTMvMDQvZW5jb3JlLXVuLXBldGl0LWVmZm9ydC5odG1s">mêmes graphiques</a> pour les revenus publics, toujours en pourcentage du PIB.</p>
<p>De 1981 à 2013 :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L1JldmVudXMtcHVibGljcy5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-122155" title="Revenus publics" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Revenus-publics.png?16fe88" alt="" width="500" height="499" /></a></p>
<p>Les estimations du FMI pour 2013 :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L1JldmVudXMtcHVibGljcy0yLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-122156" title="Revenus publics 2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/Revenus-publics-2.png?16fe88" alt="" width="500" height="499" /></a></p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNC9iaWVudG90LWxlLXBvZGl1bS5odG1sP3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-122152'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-122152-1'>Les données ne sont pas disponibles pour tous les pays et pour toutes les années : en 1981, elles ne sont disponibles que pour 26 pays ; 82 pays en 1991 ; 171 pays en 2001 et 185 pays depuis 2011. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122152-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-122152-2'>Les données du Danemark ne sont pas disponibles sur l’ensemble de la période ; en incluant les dépenses de Copenhague, il est vraisemblable que cette courbe serait légèrement plus élevée. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-122152-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=122152" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>La crise de l&#039;Euro pour les nuls</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/14/121543-la-crise-de-leuro-pour-les-nuls</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/04/14/121543-la-crise-de-leuro-pour-les-nuls#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2013 05:10:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise de l'Euro peut se résumer au final assez facilement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La crise de l'Euro peut se résumer au final assez facilement.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><span id="more-121543"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAyLzI0b3Jhbmdlcy5ubF8uanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-115095" title="Pièces Euro (Crédits : 24oranges.nl, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/24oranges.nl_-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a>Lors du référendum du 20 septembre 1992, 34,4% du corps électoral français se prononçait en faveur de l’adoption du traité de Maastricht contre 33% de « non ». Ce jour-là, nous avons fait une promesse ; nous nous sommes engagés en tant qu’État à respecter un certain nombre de règles budgétaires qui incluaient – notamment – un déficit budgétaire inférieur ou égal à 3% du PIB et une dette publique brute inférieure ou égale à 60% du PIB. C’était le <em>Pacte de Stabilité et de Croissance</em>.</p>
<p>Que l’initiative de ce pacte soit d’origine teutonne, c’est l’évidence même et nul ne songe à le contester [<sup class='footnote'><a href='#fn-121543-1' id='fnref-121543-1' onclick='return fdfootnote_show(121543)'>1</a></sup>] ; mais si les pro- et les anti-Maastricht ont été particulièrement volubiles dès lors qu’il était question de le dénoncer ou de l’encenser, on a rarement entendu quiconque expliquer pourquoi, précisément, nos voisins d’outre-Rhin en avaient fait une condition de leur participation à la monnaie unique.</p>
<p><strong>Unicité de la politique monétaire</strong></p>
<p>Toutes choses égales par ailleurs, si l’un des États d’une zone monétaire s’endette plus que de raison, il est plus que vraisemblable que le taux auquel il peut espérer emprunter augmente. Il y a, à cela, au moins trois raisons. D’une part, c’est la loi de l’offre et de la demande : à offre de financement constante, une augmentation de la demande se traduira par une hausse du prix – c’est-à-dire du taux. Par ailleurs, ce surcroît d’endettement se traduira par une dégradation de sa solvabilité et donc, par un taux plus élevé. Enfin, un État endetté est toujours tenté d’utiliser la planche à billet pour financer ses dépenses ; c’est-à-dire, en l’occurrence, de quitter la zone, rétablir une monnaie nationale et la dévaluer dans la foulée – d’où la prudence de ses créanciers et donc, encore une fois, des taux plus élevés.</p>
<p>Or, sur le territoire qu’il contrôle (fiscalement), l’État est par nature l’emprunteur qui bénéficie des taux les plus bas [<sup class='footnote'><a href='#fn-121543-2' id='fnref-121543-2' onclick='return fdfootnote_show(121543)'>2</a></sup>] pour la bonne et simple raison qu’il peut fiscaliser ses résidents à loisir avant d’être lui-même en situation de faillite. Dès lors, lorsque le taux auquel l’État emprunte se dégrade, ce sont tous les taux pratiqués sur son territoire qui se dégradent avec – des banques aux particuliers en passant par les entreprises : le coût des emprunts augmente pour tout le monde ce qui, naturellement, entraine une contraction du crédit, une baisse de l’investissement et donc de la croissance.</p>
<p>En principe, nos États modernes disposent d’un instrument adapté à ce type de situations : la politique monétaire. En l’occurrence, en bonne application du <em>policy mix</em> néokeynésien, cette phase d’endettement de l’État est supposée coïncider avec le moment où la banque centrale fait justement baisser les taux en injectant de la monnaie dans le système. Seulement, dans notre scénario, l’unique banque centrale se trouve confrontée à une situation inextricable : dans une partie de la zone, les taux s’envolent et dans l’autre, ils s’effondrent [<sup class='footnote'><a href='#fn-121543-3' id='fnref-121543-3' onclick='return fdfootnote_show(121543)'>3</a></sup>]. En d’autre terme, il est impossible de mettre en œuvre une politique monétaire unique.</p>
<p><strong>Passager clandestin</strong></p>
<p>La seule solution autre qu’une explosion pure et simple de la zone consiste donc à rétablir l’unicité de la politique monétaire et donc, à faire baisser <em>manu militari</em> les taux des États endettés. La méthode est des plus simples : il faut et il suffit que la banque centrale achète massivement leurs obligations sur le marché et, pour ce faire, qu’elle créé de la monnaie. Or voilà, non seulement les Allemands ont, profondément ancrés dans leur mémoire collective, une aversion certaine pour ce type de politique [<sup class='footnote'><a href='#fn-121543-4' id='fnref-121543-4' onclick='return fdfootnote_show(121543)'>4</a></sup>] mais en plus, ils ont bien compris que cela reviendrait ni plus ni moins qu’à leur faire payer – via la dévaluation de l’euro – les errements de leurs voisins dépensiers. C’est évidemment une perspective que nos voisins d’outre-Rhin, qui ont déjà payé le prix de la réunification puis de l’<em>Agenda 2010</em>, refusent corps et âme.</p>
<p>C’était précisément pour éviter ce scénario, pour empêcher que certains États membres de la zone euro se comportent en passagers clandestins, que les pères de l’euro avaient institué les critères du Pacte de Stabilité et de Croissance. En s’engageant à les respecter, chaque pays garantissait qu’il ne chercherait pas à faire peser le poids de ses dépenses publiques sur les épaules de ses voisins.</p>
<p><strong>Rupture de contrat</strong></p>
<p>Les promesses, surtout en politique, n’engagent que ceux qui les écoutent. Ironiquement, ce sont la France et l’Allemagne qui, dès novembre 2003, vont être les premières à obtenir que la procédure de remise en ordre des finances publiques prévue par le traité de Maastricht ne leur soit pas appliquée. C’est de cette première rupture du contrat que découlera toutes les autres : comment exiger de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie ou du Portugal qu’ils respectent des engagements que les deux fondateurs de l’union monétaire ont été les premiers à renier ?</p>
<p>Et ce qui devait arriver arriva. Le scénario catastrophe que le Pacte devait permettre d’éviter – du moins, en théorie – s’est déroulé point par point et nous en sommes arrivés au moment où, sauf miracle de dernière minute, nous allons tous devoir choisir entre le nettoyage des écuries budgétaires d’Augias et la monétisation pure et simple d’une partie conséquente de nos dettes publiques.</p>
<p>Dans le premier cas, il est probable qu’un et même plusieurs pays d’Europe du sud finissent par faire sécession ; dans le second, c’est l’Allemagne qui quittera la zone euro. Ce dernier scénario n’a rien d’improbable : un sondage [<sup class='footnote'><a href='#fn-121543-5' id='fnref-121543-5' onclick='return fdfootnote_show(121543)'>5</a></sup>] réalisé début mars révélait qu’un bon quart de l’électorat d’outre-Rhin envisageait déjà de voter pour<em> Alternative für Deutschland</em>, un nouveau parti explicitement partisan d’un abandon de l’euro. Étant donnée la tournure que prennent les opérations, je les comprends : moi aussi, <em>Ich bin ein Berliner</em> !</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNC9pY2gtYmluLWVpbi1iZXJsaW5lci5odG1s">Sur le web</a>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMTcvNTYwODAtaG9ycy1kZS1sYS16b25lLWV1cm8tcG9pbnQtZGUtc2FsdXQ=">Hors de la zone euro, point de salut ?</a></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-121543'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-121543-1'>On peut même être encore plus précis et citer le nom de son inventeur : Theo Waigel, ancien ministre des finances de la République Fédérale. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121543-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121543-2'>Comme pour toute règle, il existe des exceptions mais elles sont suffisamment rares pour ne pas en tenir compte. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121543-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121543-3'>C’est un phénomène classique en cas de crise : les investisseurs fuient les dettes risquées pour se mettre à l’abri sur les dettes les plus sûres (on appelle ça un <em>flight to quality</em>). <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121543-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121543-4'>L’hyperinflation de la République de Weimar en 1922-23 qui a atteint son paroxysme en octobre 1923 : les prix doublaient en moins de quatre jours. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121543-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-121543-5'>Sondage réalisé par l’institut <em>TNS-Emnid</em> pour le compte du magazine <em>Focus</em> sur les intentions de vote lors des élections fédérales de septembre prochain. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-121543-5'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Monde contre la mondialisation, la mauvaise foi contre la liberté</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/07/120583-le-monde-contre-la-mondialisation-la-mauvaise-foi-contre-la-liberte</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Apr 2013 04:42:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Liberticides & Co]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>
		<category><![CDATA[mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Lamy]]></category>
		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Monde prône, une fois de plus, la lutte contre la mondialisation et la liberté, sans avoir rien compris à la première ni à la seconde.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Le Monde</em> prône, une fois de plus, la lutte contre la mondialisation et la liberté, sans avoir rien compris à la première ni compris l'importance de la seconde.<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-120583"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2ltYWdlLWFydGljbGUuanBn"><img class="aligncenter size-medium wp-image-119195" title="Libre-échange commerce " src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/image-article-300x179.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="179" /></a></p>
<p>Les médias français <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjQvMTE2MDA2LWRlLWxpbmRlcGVuZGFuY2UtZGVzLWpvdXJuYWxpc3Rlcw==">ne sont pas vraiment indépendants</a> ; ils ont un fort biais contre la liberté. Lorsque quelqu'un ose affirmer que la mondialisation est bénéfique, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2lkZWVzL2FydGljbGUvMjAxMy8wNC8wMy9sLW9tYy10aXJlLXVuZS1jb25jbHVzaW9uLWlkZW9sb2dpcXVlLWRlLXN0YXRpc3RpcXVlcy1hbWVsaW9yZWVzXzMxNTMwMjRfMzIzMi5odG1s">ils réagissent au quart de tour</a> et nous offrent ce que l'idéologie a de meilleur.</p>
<blockquote><p>D'où part cette certitude [que Pascal Lamy] affiche ? Il la tire d'abord de son expérience. Celle-ci lui fait dire ceci : <em>"Si un ouvrier chinois est payé dix fois moins qu'un ouvrier européen, c'est avant tout parce qu'il faut huit Chinois pour produire ce que produit l'Européen"</em> (<em>Le Monde</em> du 25 juin 2010, et autres lieux).</p>
<p>Or cette affirmation est fausse. En effet la productivité des agents industriels des "pays à très bas salaires" (PBS) est assez élevée, lorsqu'il s'agit de la fabrication de produits destinés à l'exportation, alors que le rapport entre les salaires est souvent de vingt à trente fois.</p></blockquote>
<p>Si la productivité des pays à très bas salaires est élevée pour des salaires faibles, il semble d'autant plus rationnel d'y installer les activités délocalisables : le consommateur bénéficiera de produits moins chers, les entreprises feront plus de profits. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjIvMTE1MzQ2LXF1aS1kZWZlbmQtbGUtY29uc29tbWF0ZXVy">Le consommateur est souvent oublié du raisonnement protectionniste</a>, et les profits des entreprises sont considérés comme une mauvaise chose alors que maximiser ses profits est l'objectif d'une entreprise. Tentons donc de comprendre pourquoi <em>Le Monde</em> veut empêcher les entreprises d'être rationnelles.</p>
<blockquote><p>On peut donc craindre que ses convictions relèvent davantage de la foi libérale que de la preuve, au moins en ce qui concerne les pays développés. Il faut le démontrer. J'ai calculé et comparé avec des spécialistes les comptes d'exploitation de deux usines de fabrication automobile, l'une située en France, l'autre construite récemment dans un PBS.<strong> </strong>La différence des salaires d'un pays à l'autre va de un à vingt. Or, pour des raisons techniques, la productivité du travail de l'usine PBS est assez élevée.</p>
<p>Les masses salariales des deux entreprises ne varient donc que de un à sept ; or même si la valeur ajoutée est semblable dans les deux usines (grosso modo, celle-ci comprend les salaires, les amortissements et le bénéfice de l'entreprise), les résultats nets sont cinq fois plus importants dans l'entreprise PBS que dans l'entreprise française. La raison crève les yeux. L'un des trois principaux éléments de la valeur ajoutée du PBS est très faible : ce sont les salaires ; C'est le bénéfice de l'entrepreneur qui constitue la variable permettant la parité des valeurs ajoutées.</p>
<p>Tous les patrons de multinationales savent cela. C'est précisément pour cette raison qu'ils délocalisent leurs entreprises industrielles et de services vers les PBS ou qu'ils n'investissent plus suffisamment en France ou aux États-Unis, mais dans les pays à très bas salaires.</p></blockquote>
<p>Pour lutter contre la <em>foi libérale</em>, adoptons la <em>foi anti-libérale</em>. Bravo, <em>Le Monde</em>. Les entreprises réalisant plus de bénéfices si elles délocalisent, elles n'investissent plus <em>suffisamment</em> en France ou aux États-Unis. Il y aurait donc un niveau d'investissement minimum <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTcvMTExNjE3LW1vaW5zLWRpbnZlc3Rpc3NlbWVudHMtZW4tZnJhbmNlLWNvbnNlaWxzLWF1eC1zeW5kaWNhdHM=">en-deçà duquel nous risquons de nous trouver</a> si les entreprises agissent rationnellement.</p>
<blockquote><p>On peut avoir, pour deux pays atteignant des valeurs ajoutées identiques, les deux modalités d'emploi des salariés suivantes : PBS à salariés fort mal rémunérés, mais avec un emploi en progrès, et pays développé avec des masses considérables de citoyens-électeurs sans emploi, mais dont les salariés les plus compétents reçoivent une très forte rémunération (la variable d'ajustement est toujours la même ; c'est le bénéfice des entreprises).</p></blockquote>
<p>Dans les pays développés, les citoyens-électeurs qui fournissent un travail équivalent à ceux des pays à bas salaires pour un coût supérieur perdent leur emploi alors que ceux qui ont une compétence rare à forte valeur ajoutée reçoivent une forte rémunération. Admettons.</p>
<p>Si on arrête là le raisonnement, il serait facile d'en conclure qu'il faut prendre des mesures protectionnistes pour augmenter artificiellement le coût des produits fabriqués dans les pays à bas salaires. Mais ce n'est pas l'unique conclusion possible quant à la réponse à apporter à la compétitivité supérieure des pays à bas salaires.</p>
<p>Dans les pays développés demeurent des emplois très qualifiés – les emplois moins qualifiés n'empêchent pas, n'en déplaise au <em>Monde</em>, ceux qui les occupent d'être compétents – très rémunérateurs. Pourquoi les anciens emplois industriels ne sont-ils pas devenus des emplois qualifiés ? Qu'en est-il de l'économie de la connaissance, promise par nos dirigeants depuis maintenant des décennies ?</p>
<p>En continuant à protéger l'emploi industriel, nos dirigeants ont en réalité repoussé des ajustements qui auraient permis à de nombreux salariés ayant aujourd'hui perdu leur emploi de se former, de préparer les évolutions quasi inéluctables. Elles ne sont que quasi inéluctables car, même si la mondialisation est un processus rationnel dont tous peuvent bénéficier, elle a des adversaires qui s'évertuent à appeler de leurs vœux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMDcvOTY1MDUtbGUtbGlicmUtZWNoYW5nZS11bi1pbXBlcmF0aWYtZXRoaXF1ZQ==">un dangereux protectionnisme</a> – et qui pourraient en convaincre assez bien l'opinion pour priver les citoyens des bénéfices du libre-échange.</p>
<p>Avec un raisonnement simpliste comme le raisonnement protectionniste du <em>Monde</em>, la réponse à l'innovation qui augmente la productivité et remplace des emplois peu qualifiés par des machines serait la même : il faudrait s'en protéger. Et les méthodes seraient toujours les mêmes : restreindre la liberté des entreprises pour les empêcher d'agir rationnellement ou les empêcher de jouir des bénéfices de leur rationalité en augmentant artificiellement les prix.</p>
<blockquote><p>L'absence ou au moins la réduction des investissements d'aujourd'hui de la part de nos multinationales prépare le chômage de demain. Il existe une fatalité des délocalisations vers des pays à moindres coûts du travail. L'espoir du directeur de l'OMC, si respectable soit-il, conduit les pays développés à l'impasse. Et cela reste vrai, même s'il est évident qu'il faut investir massivement dans la compétitivité hors coûts. Le mal est si radical que les remèdes ne relèvent ni de nouvelles statistiques, ni de bricolages improvisés.</p>
<p>Il est donc nécessaire de renégocier les accords actuels de l'OMC; tâche herculéenne ! Mais si François Hollande ne le comprend pas, il peut instituer tous les programmes de lutte contre le chômage qu'il voudra ; il échouera. Et cela, faute de logique et grâce à l'idéologie libérale de l'OMC !</p></blockquote>
<p>Il est de moins en moins implicite que la solution résiderait, pour <em>Le Monde</em>, dans le protectionnisme. Mais alors, soit dit en passant, pourquoi prendre la peine d'investir dans la compétitivité hors coûts ?</p>
<p>En réalité, si la mondialisation crée des difficultés, c'est parce qu'il y a aujourd'hui une incohérence fondamentale dans le fait d'offrir aux entreprises la possibilité d'adopter une logique rationnelle tout en restreignant la liberté des individus.</p>
<p>L'éducation et la formation ne sont pas soumises aux règles de l'offre et de la demande. Elle ne répondent pas aux besoins du marché, i.e. ni aux besoins des entreprises, ni à ceux des individus. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjYvMTE5NTU3LXhhdmllci1uaWVsLWNyZWUtNDItZWNvbGUtZGluZm9ybWF0aXF1ZS1ncmF0dWl0ZS1ldC1vdXZlcnRlLWEtdG91cw==">Des initiatives privées tentent d'y remédier</a>, mais elles demeurent marginales ; d'une part l’État impose ses règles, d'autre part il impose son coût au reste de l'économie.</p>
<p>Les salaires ne sont pas libres. L’État fixe des minima et s'ajoute au salaire perçu par l'individu des prélèvements nombreux destinés à financer le fonctionnement de l’État – notamment l'éducation mentionnée précédemment, qui n'a rien de gratuit. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDYvMTA2OTk4LWFsYWluLWxhbWJlcnQtbGUtc21pYy1lc3QtbGEtcHJlbWllcmUtYmFycmllcmUtY29udHJlLWxlbXBsb2k=">Certains individus sont de fait exclus de l'emploi</a> parce que le coût de leur travail est rendu trop élevé ; le chômage serait à n'en pas douter moindre si l’État ne tirait pas les salaires vers le haut. Ces coûts financent un modèle social dépassé, que les jeunes générations financent sans avoir aucune garantie de pouvoir un jour en bénéficier.</p>
<p>La mondialisation n'est partiellement nocive qu'à cause des rigidités et du coût que l’État impose aux individus et aux entreprises. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTAvMTIvMTkvOTM3OS10b2RkLWxlLXByb3RlY3Rpb25uaXNtZS1wb3VyLW5vdXMtc29ydGlyLWRlLWxhLWNyaXNl">Le protectionnisme, lui, est toujours nocif et dangereux</a>. Il biaise le calcul des entreprises et des individus et les éloigne d'une situation optimale qui les rendrait plus prospères et leur offrirait plus d'opportunités, et il les empêche également de s'adapter pour en tirer profit. Comme toute intervention de l’État dans l'économie, il détruit de la richesse.</p>
<p>Par ailleurs, l'appliquer alors que la France exporte conduirait ces exportations à diminuer, du fait des potentielles mesures symétriques prises par d'autres pays mais aussi de l'absence d'incitations à devenir plus productifs.</p>
<p>C'est en réalité contre la compétition que lutte <em>Le Monde</em>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMzEvMTAxOTM0LXBldGl0aW9uLXBvdXItbGEtZmluLWRlcy1zdWJ2ZW50aW9ucy1hLWxhLXByZXNzZQ==">journal qui ne survit que grâce aux subventions étatiques</a>. Compétition qui, certes, conduirait le journal à sa perte, mais apporterait prospérité et croissance à condition de s'y adapter.</p>
<p>Ajoutons que le gain de pouvoir d'achat pour le consommateur lui permet d'acquérir plus de biens et services, créant de nouveaux emplois, et que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTUvMTE0NzM3LXJpc2Utb2YtdGhlLXJvYm90cw==">l'innovation rend les pays développés de plus en plus compétitifs</a> par rapport à des pays à bas salaires où les bas salaires le sont de moins en moins. Certes, les emplois créés sont plus variés et à plus forte valeur ajoutée, mais les salariés des pays développés ne se plaindront sans doute pas <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iZm10di5jb20vZWNvbm9taWUvdm9sa3N3YWdlbi11bmUtcHJpbWUtNy0yMDAtZXVyb3Mtc2FsYXJpZXMtYWxsZW1hbmRzLTQ1ODk5NC5odG1s">de meilleurs salaires</a> et de meilleures conditions de travail.</p>
<p>Entre ceux qui s'y seront adapté et ceux qui auront maintenu l'illusion d'un possible statu quo et conservé leurs espoirs protectionnistes, les gagnants de la mondialisation ne seront pas difficiles à identifier. Pour paraphraser <em>Le Monde</em>, <em>le mal est si radical que les remèdes ne relèvent ni de nouvelles statistiques, ni de bricolages improvisés. Il est donc nécessaire de renoncer à l'étatisme français ; tâche herculéenne ! Mais si François Hollande ne le comprend pas, il peut instituer tous les programmes de lutte contre le chômage qu'il voudra ; il échouera. Et cela, faute de logique et grâce à l'idéologie collectiviste du Monde !</em></p>
<p>----</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMzEvMTAxOTM0LXBldGl0aW9uLXBvdXItbGEtZmluLWRlcy1zdWJ2ZW50aW9ucy1hLWxhLXByZXNzZQ==">Pétition pour la fin des subventions à la presse</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjQvMTE2MDA2LWRlLWxpbmRlcGVuZGFuY2UtZGVzLWpvdXJuYWxpc3Rlcw==">De l'indépendance des journalistes</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMDkvMTAwMDA0LXVuLWRlcHV0ZS1yZWNsYW1lLWxhLWZpbi1kZXMtbmljaGVzLWZpc2NhbGVzLWRlcy1qb3VybmFsaXN0ZXM=">Un député réclame la fin des niches fiscales des journalistes</a></p>
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		<title>La crise à Chypre pour ceux qui n&#039;ont rien suivi</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/06/120732-la-crise-a-chypre-pour-ceux-qui-nont-rien-suivi</link>
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		<pubDate>Sat, 06 Apr 2013 05:10:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Minarchiste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Chypre]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout ce qu'il faut savoir concernant la crise qui frappe Chypre depuis quelques semaines.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout ce qu'il faut savoir concernant la crise qui frappe Chypre depuis quelques semaines.</strong></p>
<p><strong>Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec.</strong><span id="more-120732"></span></p>
<p>Chypre, ce petit pays méditerranéen, fait actuellement les manchettes mondiales en raison de la crise financière qui y sévit. Ce qui est particulier dans ce pays est que son système bancaire est très gros comparativement à la taille de l’économie et qu’environ la moitié des dépôts sont détenus par des étrangers, dont une bonne part proviennent de riches citoyens Russes. Pour éviter l’implosion de son économie, le gouvernement a décidé de tenter de sauver les banques, chose que l’on peut d’ores et déjà critiquer. Cependant, vu la taille du système bancaire, impossible pour l’État de financer un tel sauvetage.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L2Vjb25fY3lwcnVzX2RlcG9zaXRzLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-120733" title="econ_cyprus_deposits" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/econ_cyprus_deposits.png?16fe88" alt="" width="290" height="299" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0LzIwMTMwMzE4X2hhbmtlLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-120734" title="20130318_hanke" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/20130318_hanke.png?16fe88" alt="" width="500" height="366" /></a></p>
<p>Pourquoi Chypre, qui fait partie de l’Union Européenne depuis 2004 et de la zone euro depuis janvier 2008, attire tant de dépôts ? Parce que son taux d’imposition est très bas, qu’il a conclu des ententes fiscales avec de nombreux pays et que ses systèmes légaux et comptables sont anglais. À l’époque de l’accession à l’Euro, le pays était mené par un gouvernement communiste qui s’est mis à augmenter les dépenses de manière irresponsable. La situation fiscale du pays s’est donc fortement détériorée depuis. Par ailleurs, les banques chypriotes étaient fortement exposées aux titres obligataires grecs, lesquels ont engendré d’énormes pertes (5 milliards d’euros) suite à la restructuration des dettes de ce pays, détruisant le capital des banques chypriotes. Alors que les problèmes financiers s’intensifiaient en 2011, le gouvernement communiste a quémandé 2,5 milliards d’euros en aide auprès des Russes, ce qui est significatif vu que le PIB de Chypre n’est que de 17 milliards d’euros. Cette aide a permis d’éviter les réformes structurelles et l’austérité.</p>
<p>Puis, en 2012, suite à la décote de la dette de Chypre par les agences de notation de crédit, les titres obligataires chypriotes ne furent plus admissibles comme contrepartie à la Banque Centrale Européenne, qui décida de ne pas faire d’exception cette fois-ci (comme ce fut le cas avec la Grèce, l’Irlande et le Portugal). Chypre dut donc demander l’aide de la Troïka, qui nécessita des réductions de salaires des fonctionnaires et des privatisations d’entreprises d’État. Cependant, cette entente ne réglait pas la question de la solvabilité des banques. L’Union Européenne se mit alors à menacer Chypre de lui couper la liquidité si on ne trouvait pas une solution, exigeant une décote les dépôts bancaires pour renflouer les banques.</p>
<p>C’est ce qui a mené au sauvetage de 10 milliards d’euros annoncé en mars dernier, qui consistait à taxer les dépôts bancaires de 10% pour obtenir les fonds nécessaires à recapitaliser les banques. Cette proposition a été rejetée par le parlement de Chypre. <strong>Ceci dit, elle fut qualifiée de « sans précédent » par les médias du monde entier. Vraiment ? Pourtant, dans les faits, ce genre de taxation se produit jour après jour dans les pays industrialisés dotés d’une banque centrale.</strong></p>
<p>En 2008-2009, les pays qui ont décidé de sauver leurs banques, comme les États-Unis et le Royaume-Uni, n’ont eu qu’à créer la monnaie nécessaire à l’aide de leur banque centrale. Chypre ne dispose pas de cet outil car sa banque centrale, la BCE, est hors de son contrôle. <strong>Ainsi, Chypre a décidé de dévaluer les dépôts par la taxation directe, plutôt que par l’inflation. Cette façon de faire paraît peut-être plus brutale, mais il s’agit néanmoins de la même chose !</strong></p>
<p>Ainsi, la livre sterling a perdu 14% de son pouvoir d’achat depuis le sauvetage des banques de 2008-2009, alors que le dollar américain a perdu 10%. Donc, si vous disposiez de $100 dans un compte-chèque aux États-Unis en 2008, ce dépôt vaut aujourd’hui $90 en dollars de 2008. En fait, on pourrait dire que le gouvernement de Chypre aurait imposé un taux d’intérêt négatif de 10% sur les dépôts, alors qu’aux États-Unis les taux d’intérêt réels sont négatifs depuis 5 ans en raison de l’intervention massive de la Fed. Quelle est la différence entre le TARP et ce que Chypre a tenté de faire ? Ce n’est qu’une question de perception. En fait, la différence principale est que Chypre ne visait que les déposants des banques, alors que la Federal Reserve dévalue tous les dollars américains. En ce sens, la Fed et la Bank of England ont fait pire !</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L3B1cmNoYXNpbmctcG93ZXItZG9sbGFyLWNwaS0wMzIwMTMucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-120735" title="purchasing-power-dollar-cpi-032013" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/purchasing-power-dollar-cpi-032013.png?16fe88" alt="" width="500" height="279" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L2RlcG9zaXRvci10YXgtMDMyMDEzLnBuZw=="><img class="aligncenter size-full wp-image-120736" title="depositor-tax-032013" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/depositor-tax-032013.png?16fe88" alt="" width="500" height="323" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L2Vjb25fY3lwcnVzX2JhaWxvdXQucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-120737" title="econ_cyprus_bailout" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/econ_cyprus_bailout.png?16fe88" alt="" width="290" height="299" /></a></p>
<p>Dans la nouvelle version du "bailout" chypriote, seuls les dépôts excédant 100.000 euros seront touchés et convertis en actions de la banque, alors que les créanciers obligataires et les actionnaires des banques seront essentiellement lessivés. C’est nettement mieux, puisque cela répartit mieux le risque entre les créanciers, les actionnaires et même les déposants, car en effet, il est risqué de déposer de grosses sommes d’argent dans une banque à réserves fractionnaires ! Ceci dit, cette nouvelle entente ne règle pas les failles sous-jacentes du système bancaire. Et il y a toujours le risque de « bank run » une fois les contrôles levés et de contagion à l’extérieur du Chypre, où on pourrait assister à un exode des dépôts bancaires.</p>
<p>À cet égard, j’aime bien la manière de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDMvMTIwNDIwLWNoeXByZS1lbi1hdHRlbmRhbnQtbGUtYmFuay1ydW4=" target=\"_blank\">Stéphane Montabert </a>de décrire la situation :</p>
<blockquote><p>Le gouvernement chypriote est dans la même impasse qu’un malfrat qui tient en joue un individu et espère que celui-ci continuera à lui obéir aveuglément même quand il n’aura plus une arme pointée sur lui. Soit l’État fait perdurer les limites de retrait pour que perdure l’illusion de stabilité, soit il les lève et tout peut alors arriver… C’est inévitable.</p></blockquote>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Pour bien des gens, la dévaluation de 10% des dépôts que Chypre a tenté d’imposer était bien extraordinaire. En fait, dévaluer la monnaie pour aider les banques et aider les gouvernements à financer leurs déficits est une chose que les banques centrales du monde entier font tous les jours. Dans le cas de Chypre, qui ne contrôle pas de banque centrale, la chose doit se faire de manière « transparente », c’est-à-dire par une taxe visible, plutôt que par l’inflation moins visible. Il est incompréhensible que les médias financiers s’insurgent face à cette situation, pendant qu’ils regardent la Fed créer des milliards de dollars sans broncher. Cela démontre bien à quel point le système bancaire contemporain est mal compris par les gens et les médias.</p>
<p>En passant, regardez l’impact qu’a eu la crise de Chypre sur la valeur d’un Bitcoin :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA0L2JpdGNvaW5fZnhfYXByMTMucG5n"><img class="aligncenter size-full wp-image-120738" title="bitcoin_fx_apr13" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/bitcoin_fx_apr13.png?16fe88" alt="" width="500" height="185" /></a></p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNC8wNS9jZS1xdWlsLWZhdXQtc2F2b2lyLWNvbmNlcm5hbnQtbGEtY3Jpc2UtZHUtY2h5cHJlLw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=120732" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Chypre : comment Bruxelles &quot;sauve&quot; le pays en le privant de ses atouts</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Apr 2013 05:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Chypre]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme avec l'Irlande et Chypre, Bruxelles tente plus de priver de leurs atouts fiscaux les pays "sauvés" que de les aider.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme avec l'Irlande et Chypre, Bruxelles tente plus de priver de leurs atouts fiscaux les pays "sauvés" que de les aider.</strong></p>
<p><strong>Un article de l'Aleps.</strong><span id="more-120722"></span></p>
<p><em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL0JGa0ZyZ2FDTUFFQ2dFYi5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-118612" title="Chypre : braquage européen" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/BFkFrgaCMAECgEb-300x168.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="168" /></a>Remarque préliminaire : nous publions cet article, datant de fin mars, pour son analyse même si de nouveaux événements ont suivi depuis. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9jaHlwcmU=" target=\"_blank\">Pour les dernières infos sur Chypre, cliquer ici.</a></em></p>
<p>Le scénario s’était déjà produit avec l’Irlande. La troïka (FMI, BCE, Commission Européenne) avait subordonné son aide à l’exigence d’une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés pratiqué par ce pays : avec 12,5 % seulement, les Irlandais avaient un taux attractif pour les investisseurs étrangers. Les Irlandais ont refusé de se plier à ce chantage, parce qu’ils savaient bien que leur seule chance d’éponger leur dette publique était dans la poursuite d’une croissance largement stimulée par l’implantation d’entreprises étrangères sur leur sol. Mais à Bruxelles on ne perd jamais une seule occasion de régler leur compte aux « paradis fiscaux ». et au fameux « dumping fiscal ».</p>
<p>C’est aussi le dumping fiscal que les sauveteurs de l’euro ont voulu éliminer en contrepartie de l’avance de 10 milliards d’euros demandée par les Chypriotes. Les Chypriotes ont en effet un taux d’impôt sur les sociétés de 10 % : de quoi encourager les épargnants de tous pays, et surtout les Russes, à apporter leur argent aux banques chypriotes (67 milliards dont 15 milliards russes). On parlait naguère de Chypre comme de la « Suisse de la Méditerranée ». La troïka a donc exigé en échange de l’avance non pas une baisse des taux (comme en Irlande) mais une taxe sur les dépôts bancaires, russes, étrangers ou locaux. Cette procédure est assez scandaleuse, car elle consiste à voler purement et simplement les déposants, même si parmi eux il y a des Russes qui blanchissent de l’argent. Le Parlement de Nicosie a refusé mardi de voter cette taxe (de 6,75 %) même avec un amendement tendant à dispenser de taxe les dépôts inférieurs à 20.000 euros. En dehors de l’aspect juridique de cette mesure, que serait devenue l’économie chypriote privée de son épargne ? Elle n’était pas très bien gérée jusqu’à présent (gouvernement communiste) mais les banques ont surtout souffert des impayés grecs, car les Chypriotes avaient fait une confiance assez aveugle à leurs cousins d’Athènes.</p>
<p>La troïka s’est prise au piège de ses subtilités. Rien d’étonnant à ce que le cours de l’euro plonge en quelques heures pour se retrouver en dessous du seuil de 1,30 dollars. Car les marchés en déduisent que pour « sauver l’euro » les gens de Bruxelles et la Banque Centrale Européenne sont prêts à tout – et même au pire.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8yOTkwLWNoeXByZS0tbGVzLXN1YnRpbGl0ZXMtZGVzLWRpcmlnZWFudHMtZGUtbGV1cm9sYW5kLmh0bWw=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Des &quot;Quantitative Easings&quot; à l&#039;inflation</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 05:39:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Driancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie et finance]]></category>
		<category><![CDATA[banques commerciales]]></category>
		<category><![CDATA[choc monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
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		<category><![CDATA[fermeture bancaire]]></category>
		<category><![CDATA[gaz de schiste]]></category>
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		<category><![CDATA[quantitative easing]]></category>

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		<description><![CDATA[Les quantitative easing des banques centrales portent un aléa moral immense. Un scénario de choc monétaire façon Argentine 2001 se dessine en Occident, laissé en suspend provisoire par une sorte d'érosion du capital par la bulle des actifs entretenue par les banques centrales. Seule une extraordinaire croissance de fond pourrait sauver l'essentiel de l'Occident d'une profonde récession.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les <em>quantitative easings</em> des banques centrales portent un aléa moral immense. Un scénario de choc monétaire façon Argentine 2001 se dessine en Occident, laissé en suspens provisoire par une sorte d'érosion du capital par la bulle des actifs entretenue par les banques centrales. Seule une extraordinaire croissance de fond pourrait sauver l'essentiel de l'Occident d'une profonde récession.</strong><br />
<span id="more-120481"></span><br />
<strong>Par Xavier Driancourt.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDQvMTIwNDgxLWRlcy1xZS1hLWxpbmZsYXRpb24vc3dpc3NndW0=" rel=\"attachment wp-att-120485\"><img class="alignleft size-medium wp-image-120485" title="swissgum" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/swissgum-300x225.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="225" /></a>Ces dernières années et ces derniers mois, une bonne part de la faramineuse croissance du bilan des banques centrales occidentales vient des fameux <em>quantitative easings</em> (ou <em>QE</em>) et autres prêts à moyens termes à des taux défiant toute concurrence, concédés par les banques centrales occidentales en violation avec l'esprit de leurs constitutions. Cette baisse de qualité des actifs apportés en gage des emprunts a été concédée par les banques centrales à de fallacieux motifs de relance keynésienne mais aussi pour permettre aux banques commerciales... de ne plus se faire confiance les unes aux autres, ce qui est moins connu de l'opinion publique.</p>
<p>En effet avant la crise majeure de l'automne 2008 et ses prémices déjà aiguës de 2007, chaque jour les banques s'empruntaient les unes aux autres des sommes considérables durant une journée, processus normal dû aux décalages ponctuels lors du processus de compensation (résultante de l'encaissement des chèques et virements bancaires de leurs clients). Selon les jours de la semaine, les jours du mois ou les mois de l'année, certaines banques étaient emprunteuses puis prêteuses, en fonction des fluctuations des comptes de leurs clients qui sont parfois fortes, par exemple pour les entreprises agricoles, entreprises de tourisme, institutions religieuses, associations caritatives, monde du spectacle, ou industriels de la crème glacée.</p>
<p>Depuis la crise de 2008 et ses prémices de 2007, les banques ne se font plus confiances les unes aux autres et ne se prêtent plus. Le processus de compensation s'est donc grippé, menaçant de blocage tout le système économique. Les banques centrales ont alors baissé pavillon et se sont lancées dans les QE sur les prêts à court terme et autres prêts à moyens terme à des taux défiant toute concurrence, permettant aux banques de disposer en permanence des liquidités suffisantes pour couvrir leurs périodes débitrices temporaires les plus fortes.</p>
<p>Le brillant économiste Jean-Yves Naudet, dans son article du 19 février intitulé <a title=\"L'inflation péché mignon des banques centrales\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbmpvbmN0dXJlLzI5NTgtbGluZmxhdGlvbi1wZWNoZS1taWdub24tZGVzLWJhbnF1ZXMtY2VudHJhbGVzLmh0bWw="><em>"L'inflation, péché mignon des banques centrales",</em></a> publiée dans les médias de ce remarquable think-tank qu'est l'Aleps, a parfaitement raison de souligner qu'il s'agit d'une baisse majeure de la qualité des monnaies occidentales. Même si nombre d'acteurs de la finance ne l'ont pas ou peu traduit en baisse des cours de ces monnaies, les QE et autres prêts laxistes concédés par les banques centrales signifient concrètement que ces institutions portent désormais une partie importante des risques de mauvaise créance à la place des banques commerciales qui, elles, sont rémunérées pour porter ce risque. Or parmi ces mauvaises créances, il y a les obligations d’État, les fameux <em>bons du trésor</em>.</p>
<p>La boucle est bouclée : par un tour de passe passe de pure forme circulant via les banques commerciales prises à la gorge mais aussi grassement rémunérées pour cette collaboration à la moralité pour le moins douteuse, les banques centrales financent bel et bien en violation de l'esprit de leur constitution les déficits publics non soutenables des démocraties sociales européennes et américaines. Quand les prêteurs internationaux seront lassés de ce tonneau des Danaïdes, ils retireront leurs avoirs dans un mouvement qui prendra <em>in fine</em> la forme d'une panique croissante. Ce sera la phase de choc monétaire, avec fermetures bancaires nationales, dévaluations massives, et inflation de plus de 100% en quelques trimestres pour les prix à la consommation.</p>
<p>Ce scénario, dont on voit mal comment nous pourrions l'éviter, s'est déroulé en Argentine au début des années 2000. L'Argentine, lourde démocratie sociale en perte de vitesse économique tout au long du 20ème siècle (alors qu'elle avait été par habitant le 4ème pays le plus riche de la planète), bloquée par ses syndicats et administrations grévistes, n'avait pas réussi à mener les réformes de rigueur budgétaire, en l'occurrence libérales, promises aux prêteurs internationaux et au FMI. Sa monnaie était alors arrimée au dollar états-unien avec une parité de un peso pour un dollar. La banque centrale d'Argentine s'est alors retrouvée à court de devises, d'où la fermeture bancaire de 3 semaines fin 2001, puis le dévissage des taux de change et l'inflation de 300% ou 400% en 6 mois, avec au passage la montée des émeutes et la promulgation de la loi martiale, puis l'apparition de bidonvilles peuplés d'Argentins, ce qui n'avait jamais existé auparavant. La situation de la banque centrale argentine vis-à-vis de la réserve fédérale états-unienne de cette période à parité fixe ressemble fort à la relation de la banque de France à la BCE.</p>
<p>Si les prêteurs internationaux, intimidés par la puissance occidentale, continuaient néanmoins à prêter aux puissances publiques occidentales et à leurs systèmes bancaires de plus en plus soviétisés, nous verrions alors non ce probable choc monétaire, mais une sorte de pourrissement général de la valeur des actifs bancaire, où tout le système bancaire aurait plus intérêt à continuer la courses aux créances de mauvaises qualité, plutôt que d'avouer leur existence. Un tel système dégénératif serait voué à l'anéantissement de la valeur réelle des actifs. Si ce n'est un choc monétaire, ce serait l'effritement du capital réel et la baisse "tranquille" du pouvoir d'achat qui en résulterait, à l'image de l'Union soviétique finissante de la seconde moitié du 20ème siècle. Quel que soit le chemin suivi, l'aléa moral engendré par les QE est immense.</p>
<p>Seule une extraordinaire croissance de fond pourrait sauver ce système monétaire par le haut, où une rapide création de valeur nouvelle viendrait éponger la valeur perdue qui flotte globalement dans le système monétaire via les actifs de mauvaise qualité fournis en gage à la banque centrale avec les QE, et l'immense bulle des actifs, notamment obligataires publics, qui s'ensuit. Une croissance aussi intense peut-elle se produire au point de compenser la fatale récession majeure issue de l'évacuation du PIB virtuel lié aux déficits publics, dont le signal sera donné par l'éclatement des bulles d'actifs impulsées par les puissances publiques et leurs banques centrales ? J'ai peine à croire en l'existence d'une telle source de croissance, qui serait si puissamment à l’œuvre qu'elle sauverait pour l'essentiel tout l'Occident. Certes le monde industriel porte quelques bonnes nouvelles pour l'Occident : l'exploitabilité croissante des gaz et pétrole de schiste a déjà apporté une spectaculaire baisse des prix du gaz aux USA et dans quelques autres pays, une nouvelle ère industrielle se dessine avec les imprimantes 3D, et la robotique commence à rivaliser avec le monde ouvrier des pays pauvre pour la plupart des tâches des chaines de production...</p>
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		<title>Chypre soumis à la Troïka ? Témoignage de l&#039;intérieur</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/04/01/120221-chypre-au-30-mars-temoignage-de-linterieur</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2013 04:37:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>San</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Chypre]]></category>

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		<description><![CDATA[On dit les chypriotes soumis face aux décisions prises par la Troïka. C'est loin d'être le cas selon une française installée à Chypre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On dit les Chypriotes soumis face aux décisions prises par la Troïka. C'est loin d'être le cas selon une française installée à Chypre.</strong></p>
<p><strong>Par San, depuis Chypre.</strong><span id="more-120221"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL0RyYXBlYXUtQ2h5cHJlLnBuZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-118490" title="Drapeau Chypre" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Drapeau-Chypre-300x199.png?16fe88" alt="" width="300" height="199" /></a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjUvMTE5NDIxLWNoeXByZS1yZXN0ZS1lbi16b25lLWV1cm8tYS1xdWVsLXByaXg=" target=\"_blank\">La sauvagerie de l’attaque</a> a laissé les Chypriotes pantois, et ils récupèrent tout juste du choc.</p>
<p>Les banques sont restées fermées pendant 12 jours consécutifs mais en dépit de l’énervement de certains les premiers jours, ou du mouvement de panique provoqué par la rumeur répandue de la fermeture de la Laïki qui aurait entraîné la spoliation intégrale de tous ses épargnants, la population est restée calme.</p>
<p>Le jour de la réouverture, l’intégralité des médias guettait le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9iYW5rLXJ1bi8=" target=\"_blank\"><em>bank run</em></a> avec avidité à la sortie de toutes les agences, mais le calme de la population les a laissés sur leur faim, et d’après mes informations, tous les journalistes francophones ont quitté le pays le soir même, avant même la conférence de presse du gouverneur de la banque centrale, le fameux Panicos.</p>
<p>À ma connaissance actuellement à Chypre :</p>
<ul>
<li>une équipe télé française fait un reportage sur la vie à Chypre.</li>
<li>un journaliste indépendant est, à la différence de ses compatriotes, arrivé le jour du « non bank run » – il est classé 135è sur la « liste des intellectuels les moins invités à la télévision française » d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lbnF1ZXRlLWRlYmF0LmZyL2FyY2hpdmVzL3RvcC0xNTAtZGVzLWludGVsbGVjdHVlbHMtbGVzLW1vaW5zLWludml0ZXMtYS1sYS10ZWxldmlzaW9uLXB1YmxpcXVlLTI0MTcw" target=\"_blank\">Enquête &amp; Débat</a> ; il s’agit de Pierre Jovanovic .</li>
</ul>
<p>À la lecture de vos différents commentaires, je réalise que vous ne saisissez pas la situation actuelle et vous inquiétez de l’atonie des habitants. Je pense comprendre pourquoi.</p>
<p>Tout d’abord ce qui est présenté par la presse comme un « accord obtenu à l’arrachée la nuit du 25 mars » n’en est pas un. Le texte n’est pas encore disponible en français mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb25zaWxpdW0uZXVyb3BhLmV1L3VlZG9jcy9jbXNfZGF0YS9kb2NzL3ByZXNzZGF0YS9lbi9lY29maW4vMTM2NDg3LnBkZiMuVVZacElqQ2Nrak0uZmFjZWJvb2s=" target=\"_blank\">celui circulant en anglais</a> me paraît clair. Merci de me dire si j’en fais une mauvaise interprétation, ou encore les Chypriotes.</p>
<p>Chypre et la Troïka se sont mis d’accord sur <em>une feuille de route</em> pour parvenir à un accord, qui devrait voir la prochaine étape de négociation début avril, et la conclusion finale la troisième semaine d’avril. Le pays est en état de blocus financier, et un contrôle des changes qui ne dit pas son nom a été instauré. Les Chypriotes ont bien compris que leur Euro valait moins désormais qu’un autre Euro européen, mais on continue à leur dire que sortir de la zone Euro constituerait une catastrophe.</p>
<p><strong> Les affaires sont devenues plus lourdes à gérer.</strong></p>
<p>L’activité économique reprend très lentement, les « affaires », qui étaient notre fonds de commerce, sont devenues compliquées, même une simple importation de denrées alimentaires. Les Chypriotes assistent impuissants à la fuite des capitaux de leur pays, par incompétence ou par connivence. Chaque jour voit les enchères monter sur la longueur de la coupe de cheveux des grands comptes, et des taux affolants de 80% sont annoncés. Ils écoutent avec distraction les déclarations de leurs président et ministres, n’y accordant aucune espèce d’importance particulière ou les contredisant avec virulence (on peut prendre pour exemple la déclaration du président d’abaisser ses rémunérations, alors qu’il compte parmi les plus grandes fortunes de l’île). En revanche, ils entretiennent une discussion passionnée avec leurs députés. Pas un client cette semaine qui ne m’ait dit suivre les rebondissements avec passion, et ma clientèle fait plutôt partie de la classe moyenne-supérieure. Les gens de la rue déclarent avoir décidé de couper la télévision, saoulés par l’excès d’information déversé et lui accordant une confiance toute relative.</p>
<p>D’autres montent des mouvements citoyens. L’un va proposer un site de troc, l’autre organise un gigantesque concert de musiciens agissant bénévolement, dont le prix d’entrée doit être payé en aliments non périssables pour venir en aide aux victimes de la « guerre bancaire », d’autres stérilisent gracieusement les chats errants pour leur épargner de futures souffrances, d’autres montent des groupes incitant les entreprises à baisser leurs prix, d’autres recueillent les idées pour changer la face du pays et inciter le tourisme, et la liste est longue…</p>
<p>Tous affichent un calme olympien, un détachement qui pourrait ressembler à de l’indifférence. Pas un qui ne termine son exposé de l’indécence de la situation par l’une des phrases suivantes : « On a toujours le soleil, ça on ne pourra jamais nous le prendre », « On va s’en sortir, on s’en est toujours sortis ». Une banquière pouffait de rire en me parlant : « Ils veulent nous faire ça, à nous ? Ils pensent qu’on ne sait pas ? On est des banquiers tout de même, il ne faudrait pas nous prendre pour des idiots… »</p>
<p>Nous sommes de nouveau en plein dans un week-end de 3 jours (et oui, 3 d’affilée), et beaucoup de gens que je fréquente me disent partir en week-end, comme d’habitude dans leur village familial (Nicosie est en cela comparable à Paris, on y passe rarement ses longs week-end). Un village c’est quoi : des cafés, où les anciens se réunissent pour jouer au backgammon et refaire le monde, la maison de familiale, les produits du terroir, les discussions en famille. Les vieux sont  écoutés ici. Ils ont vécu la guerre de 40 et le premier OXI grec à Mussolini ; 2004 et le OXI chypriote au plan Annan ; 2013 et le OXI du peuple à la Troïka. Ils sont malins. Ils savent. Ils vont expliquer, surtout  à ceux qui n’auraient pas encore compris. Le dimanche, il est de bon ton ici d’aller à la messe, d’autant que c’est actuellement carême. Mais depuis le début des événements, les églises sont encore plus fréquentées. Et vous connaissez la position de l’Église ici face à la Troïka.</p>
<p>Alors effectivement, vu de l’extérieur, on pourrait penser que la population s’est soumise. C’est ce qui plairait à beaucoup. Mais je pense que c’est mal connaître et sous-estimer ce peuple, qui  n’a pas fini de voir revenir les journalistes…</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Traité de libre-échange Europe États-Unis : ça se précise</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/30/119938-traite-de-libre-echange-europe-etats-unis-ca-se-precise</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/30/119938-traite-de-libre-echange-europe-etats-unis-ca-se-precise#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Mar 2013 05:50:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Sannat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Accord Transatlantique de Commerce et d'Investissement]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec l'Accord Transatlantique de Commerce et d'Investissement, c'est la plus grande zone de libre-échange au monde qui se profile.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec l'Accord Transatlantique de Commerce et d'Investissement, c'est la plus grande zone de libre-échange au monde qui se profile, pour la prospérité de tous.</strong></p>
<p><strong>Par Charles Sannat.</strong><span id="more-119938"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL2ltYWdlLWFydGljbGUuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-119195" title="Libre-échange commerce " src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/image-article-300x179.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="179" /></a>Dés le mois de juin prochain s’initieront <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTAvMTE3NzM1LWxpYnJlLWVjaGFuZ2UtZnJhbmNlLWZyaXRzLWJvbGtlc3RlaW4=" target=\"_blank\">les négociations afin de créer la zone de libre échange la plus grande au monde</a>. Barack Obama et José Manuel Barroso négocieront l’établissement d’un accord de libre échange entre les États-Unis et l’Union Européenne. Ce sera  "l’accord le plus important qui n’ait été signé à ce jour" selon le Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso. Sa signature supposera la création "de la zone de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTGlicmUtJUMzJUE5Y2hhbmdl" target=\"_blank\">libre-échange</a> la plus importante au monde" et clairement sera le guide non seulement pour d’autres accords commerciaux bilatéraux sinon aussi pour le commerce mondial.</p>
<p>Les régions commenceront presque immédiatement les procédures et les changements internes nécessaires à l’avancement des négociations pour la formation de l’"Accord Transatlantique de Commerce et d’Investissement". "Un commerce libre et équitable transatlantique qui supportera des millions d’emplois américains bien rémunérés" déclarait le Président Obama pour justifier la proclamation de l’Accord Transatlantique du Commerce et de l’Investissement.</p>
<p>Selon M. Barroso, la signature d’un tel accord est "un coup de pouce à nos économies qui ne coûte pas un centime aux contribuables" et "stimulera l’économie européenne de l’ordre de 0,5% du PIB. Cela représentera des dizaines de milliards d’euros chaque année et des dizaines de milliers de nouveaux emplois". L’Union Européenne est le principal partenaire commercial de Washington et vice versa. L’Europe achète ainsi beaucoup plus des États-Unis que de la Chine.</p>
<p>Les négociations s’avèrent difficiles comme l’a reconnu le Président du Conseil Européen, Herman Van Rompuy, puisque qu’il y a des secteurs particulièrement sensibles à un accord de ce type, comme celui de l’agriculture qui a été le secteur productif le plus protégé de l’extérieur par l’Union Européenne au cours de ces dernières années.  Ce secteur a été traditionnellement le principal obstacle à l’établissement du libre échange entre les États-Unis et l’Europe. Mais, tant les États-Unis que l’Union Européenne sont convaincus que compte tenu de la situation précaire de l’économie et de la finance, c’est maintenant qu'un un tel accord doit être convenu, renforcé par la "volonté politique" qui prévaut parmi les dirigeants européens et américains.</p>
<p>Si ces négociations, initialement longues et difficiles, s’avèrent fructueuses, cela permettra la création de la zone de libre échange la plus riche au monde. Les États-Unis et l’Union Européenne représentent à elles seules 47% du PIB mondial et le volume de commerce entre elles s’élevait à plus de 454 milliards d’euros en 2011 avec un excédent commercial de plus de 72 milliards d’euros en faveur de l’Union Européenne.</p>
<p>À lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTAvMTE3NzM1LWxpYnJlLWVjaGFuZ2UtZnJhbmNlLWZyaXRzLWJvbGtlc3RlaW4=" target=\"_blank\">Frits Bolkestein : La France entrave le libre-échange européen avec les États-Unis</a></li>
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</ul>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sb3JldGxhcmdlbnQuaW5mby91c2EvbGUtcGx1cy1ncmFuZC10cmFpdGUtZGUtbGlicmUtZWNoYW5nZS1lbnRyZS1sZXMtZXRhdHMtdW5pcy1ldC1sJUUyJTgwJTk5dW5pb24tZXVyb3BlZW5uZS85MzYwLw==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Encore un siècle américain et pas chinois</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 06:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guy Sorman</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[Le modèle de développement économique chinois s’essouffle tandis que les États-Unis connaissent un regain de croissance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le modèle de développement économique chinois s’essouffle tandis que les États-Unis connaissent un regain de croissance.</strong><br />
<span id="more-119472"></span><br />
<strong>Par Guy Sorman.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjYvMTE5NDcyLWVuY29yZS11bi1zaWVjbGUtYW1lcmljYWluLWV0LXBhcy1jaGlub2lzL2V0YXRzLXVuaXMtY2hpbmU=" rel=\"attachment wp-att-119473\"><img class="aligncenter  wp-image-119473" title="Etats-Unis Chine" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Etats-Unis-Chine.jpg?16fe88" alt="" width="504" height="198" /></a></p>
<p>Le taux de croissance chinois ne doit pas faire illusion : tombé en-dessous de 8% (en admettant que les statistiques chinoises soient fiables), la croissance chinoise n'est plus suffisante pour absorber dans le secteur industriel les cent millions de paysans pauvres qui, chaque année, essaient de gagner les villes. Ce ralentissement de la croissance chinoise s'explique par un épuisement du modèle adopté il y a trente ans, basé sur l'exploitation d'une main-d'œuvre à bon marché, sous-traitant pour le marché mondial, en particulier pour le consommateur américain. Les salaires chinois ne cessent d'augmenter, de l'ordre de 10% par an, en raison de la concentration des ouvriers dans les villes qui deviennent plus exigeants et du taux d'inflation pour les produits courants que l'on estime à 10%. La Chine devrait changer de modèle pour améliorer la qualité de sa production et innover, mais des causes structurelles s'y opposent. Il est très difficile de devenir entrepreneur en Chine sans l'aval du Parti communiste ; de plus, les crédits bancaires vont en priorité au secteur public : les épargnants qui sont nombreux ne peuvent pas investir dans des entreprises nouvelles : leur épargne se dissout sur des comptes bancaires dont la rémunération est inférieure à l'inflation ou dans des investissements immobiliers absurdes qui, tôt ou tard, seront détruits par l'éclatement de la bulle spéculative.</p>
<p>Cette congélation du marché financier chinois, le contrôle de l'économie par les apparatchiks du Parti, l'absence de propriété intellectuelle protégée dissuadent l'innovation. La quasi-totalité des brevets chinois ne valent qu'en Chine et il n'existe aucune invention ou marque significatives Made in China.</p>
<p>L'avantage comparatif des exportations chinoises vers le monde développé risque fort aussi d'être érodé par deux grandes zones de libre-échange dont la négociation est imminente, entre les États-Unis et l'Union européenne à l'Ouest, et entre tous les pays démocratiques riverains du Pacifique à l'Est. Dans les deux cas, la Chine n'a pas été conviée à ces négociations.</p>
<p>Sans aucun doute, les nouveaux dirigeants chinois connaissent toutes ces menaces, mais sauront-ils transiter vers un nouveau modèle économique ? On en doutera parce que cette transition aurait de sérieuses répercussions politiques, comme la convertibilité de la monnaie chinoise qui conduirait à une fuite de capitaux et à un effondrement du secteur public qui reste la base du Parti communiste. Le nouveau Président Xi Jinping n'a d'ailleurs manifesté aucune intention de faire évoluer ni le modèle politique ni le modèle économique.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjYvMTE5NDcyLWVuY29yZS11bi1zaWVjbGUtYW1lcmljYWluLWV0LXBhcy1jaGlub2lzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM2NjctZXRhdHMtdW5pcw==" rel=\"attachment wp-att-119518\"><img class="alignright  wp-image-119518" title="imgscan contrepoints 2013667 Etats-Unis" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013667-Etats-Unis.jpg?16fe88" alt="" width="277" height="293" /></a>Les États-Unis paraissent d'autant moins menacés de perdre leur leadership économique (et militaire) que la crise de 2008 paraît bien effacée. Une croissance de 3% pour 2013 est envisageable et le chômage s'en est retourné à un taux acceptable de 7,5%, touchant avant tout les travailleurs non qualifiés. On retiendra surtout que ce regain américain est dû à la création d'entreprises nouvelles et à l'émergence de produits et services nouveaux ; le Dakota du Nord a actuellement un taux de croissance de 9% grâce à l'exploitation du gaz de schiste. On assiste aussi à une ré-industrialisation des États-Unis parce que l'innovation (robotisation et duplicateurs en trois dimensions) restaure les marges compétitives des produits Made in USA. Le vingt-et-unième siècle devrait être américain ; on doutera qu'il soit chinois.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZWJkby5jaC9sZXMtYmxvZ3Mvc29ybWFuLWd1eS1sZS1mdXR1ci1jLWVzdC10b3V0LWRlLXN1aXRlL2VuY29yZS11bi1zaSVDMyVBOGNsZS1hbSVDMyVBOXJpY2Fpbi1ldC1wYXMtY2hpbm9pcw==">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Chypre : les leçons d&#039;un hold-up géant</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Mar 2013 06:09:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Smets</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[Chypre]]></category>

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		<description><![CDATA[Chypre rappelle qu'à tout moment, un gouvernement peut bloquer l’ensemble du système bancaire, fermer les guichets, clôturer les opérations électroniques et prendre le contrôle de vos comptes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chypre rappelle qu'à tout moment, un gouvernement peut bloquer l’ensemble du système bancaire, fermer les guichets, clôturer les opérations électroniques et prendre le contrôle de vos comptes.</strong></p>
<p><strong>Par Patrick Smets, depuis Bruxelles, Belgique.</strong><span id="more-119284"></span></p>
<div id="attachment_118541" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL1Npw6hnZS1kZS1sYS1CYW5rLW9mLUN5cHJ1cy3DoC1OaWNvc2llLUNyw6lkaXRzLVBldHJvczMuanBn"><img class="size-medium wp-image-118541" title="Siège de la Bank of Cyprus à Nicosie (Crédits : Petros3, Creative Commons)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Siège-de-la-Bank-of-Cyprus-à-Nicosie-Crédits-Petros3-300x227.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="227" /></a><p class="wp-caption-text">Siège de la Bank of Cyprus à Nicosie</p></div>
<p>Le week-end dernier, les Chypriotes se sont réveillés avec une bien mauvaise surprise. Alors qu’ils viennent d’élire en février leur Président, Nikos Anastasiadis, sur une promesse de garantie complète des dépôts bancaires, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTcvMTE4NTA1LXNhdXZldGFnZS1kZS1jaHlwcmU=" target=\"_blank\">ils ont découvert que tous les comptes ont été bloqués dans l’attente du prélèvement d’une taxe exceptionnelle de 6 à 10 %</a>. Pris de court par la colère légitime de la population, les autorités politiques tentent à présent de faire demi-tour. Mais le capharnaüm politique actuel ne doit pas nous faire perdre de vue les principales leçons de cette crise.</p>
<p><strong>L'Etat peut tout</strong></p>
<p>Tandis que la communication officielle se noie dans les détails sur le statut particulier de l’île, pour le grand public, un seul fait émerge, clair, massif et incontournable. À tout moment, un gouvernement peut bloquer l’ensemble du système bancaire, fermer les guichets, clôturer les opérations électroniques et prendre le contrôle de vos comptes. Ce qu’il en fera ensuite est assez peu important. Qu’il restitue finalement chaque centime ou qu’il lève une taxe de 95 %, le gouvernement se sera accaparé votre propriété et l’aura mise au service de ses propres objectifs. Plus personne ne peut prétendre posséder quelque chose car, désormais, l’État peut s’en saisir à tout moment, sans préavis. L’usage de vos biens ne dépend, in fine, que de son seul bon vouloir. C’est la première leçon à tirer de ce qu’il vient de se passer à Chypre.</p>
<p><strong>Le consensus politique</strong></p>
<p>La deuxième leçon porte sur les conceptions politiques réelles de nos dirigeants. La confiscation des comptes en banques à Chypre ne relève pas d’une affaire interne. Même si tous les pays n’ont pas le même poids pendant les négociations, ce sont bien les ministres européens dans leur ensemble qui ont décidé de cette mesure. Pour la Belgique, la décision a été avalisée par le Ministre des Finances M. Geens, sous la responsabilité du <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9lbGlvLWRpLXJ1cG8v" target=\"_blank\">Premier Ministre M. Di Rupo</a> et avec le soutien tacite du gouvernement. En cas d’opposition, un véto était toujours possible. À défaut d’explications, il faudra donc conclure que l’ensemble des partis au pouvoir considère que la saisie des comptes en banque de la population est une option possible en cas de problème majeur. On remarquera d’ailleurs que, depuis des années, l’agence de la dette présente les obligations souveraines belges aux investisseurs en spécifiant : " La situation financière du secteur privé belge est excellente et le patrimoine des ménages s’est remis de la crise grâce à un taux d’épargne élevé. Théoriquement, les ménages belges pourraient rembourser la dette publique ". La portée de ce genre d’engagement est désormais limpide.</p>
<p><strong>La liberté en danger</strong></p>
<p>Enfin, la troisième leçon est de portée plus générale. La crise de la dette que nous traversons actuellement va provoquer un changement politique, économique et social majeur. Le risque de défaut souverain et de faillite bancaire justifie potentiellement tous les abus. Avant cette odieuse confiscation des comptes bancaires, nous avons déjà connu de nombreuses entorses à tous les principes de l’État de Droit : la Belgique qui vend une banque qui ne lui appartient pas, la BCE qui s’assied sur ses statuts pour faire tourner la planche à billets, la Troika qui usurpe la souveraineté nationale, le secteur bancaire protégé à tout prix des règles élémentaires du capitalisme, et, bien sûr, l’austérité aveugle qui tue l’économie sous une pluie de taxes et d’impôts. Si nous n’y prenons garde, les mesures transitoires et exceptionnelles d’aujourd’hui deviendront l’ordinaire des générations futures. Il semblerait que ni la classe politique ni les intellectuels n’aient encore pris la mesure de ce qui se joue devant nos yeux. Il est essentiel d’ouvrir un débat national sur la dette publique avant que celle-ci ne dévore ces acquis civilisationnels majeurs que sont la liberté individuelle, la propriété privée et la démocratie libérale.</p>
<p>Cessons donc de considérer la crise de la dette comme un problème financier complexe et incompréhensible. Il s’agit d’un problème politique qui nous touche tous et qui nécessite un large débat démocratique afin de sauvegarder notre liberté et notre prospérité. Nous sommes tous des Européens, nous sommes tous des Chypriotes.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydGJmLmJlL2luZm8vb3BpbmlvbnMvZGV0YWlsX2NoeXByZS1sZXMtbGVjb25zLWQtdW4taG9sZC11cC1nZWFudD9pZD03OTUzNDI3" target=\"_blank\">Article paru initialement sur le site de la RTBF</a></p>
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		<title>Chypre dans l&#039;oeil du cyclone</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/23/119203-chypre-dans-loeil-du-cyclone</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/23/119203-chypre-dans-loeil-du-cyclone#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 06:49:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Montabert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Chypre]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec Chypre, Les investisseurs internationaux découvrent, éberlués, les extrémités auxquelles serait prête à recourir l'Europe pour sauver ses banques.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec Chypre, les investisseurs internationaux découvrent, éberlués, les extrémités auxquelles serait prête à recourir l'Europe pour sauver ses banques.</strong></p>
<p><strong>Par Stéphane Montabert, depuis la Suisse.</strong><span id="more-119203"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzAzL0RyYXBlYXUtQ2h5cHJlLnBuZw=="><img class="alignleft size-medium wp-image-118490" title="Drapeau Chypre" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/Drapeau-Chypre-300x199.png?16fe88" alt="" width="300" height="199" /></a>Un avion militaire anglais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9mbGFzaC1hY3R1LzIwMTMvMDMvMTkvOTcwMDEtMjAxMzAzMTlGSUxXV1cwMDU1NS1jaHlwcmUtbGEtZ2ItZW52b2llLWR1LWNhc2gtcGFyLWF2aW9uLnBocA==">livrant</a> des billets de banque au milieu d'une île financièrement paralysée: voilà résumée en une phrase toute l'absurdité de la situation chypriote. Le pont aérien soutenant Berlin-Ouest pendant la Guerre Froide est de retour, en version économique.</p>
<p>Tout le monde a en mémoire le fameux plan d'aide annoncé par l'Eurogroupe le 16 mars - samedi d'un week-end de trois jours, commode pour empêcher toute fuite bancaire (sauf pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMjAvMTE4OTM3LWF2b2lycy1iYW5jYWlyZXMtdHJhbnNmZXJlcy1hLWNoeXByZS1zcG9saWF0aW9uLWV0LWRlbGl0LWRpbml0aWVz">quelques-uns</a>, bien entendu). En échange d'une aide de 10 milliards, Chypre devait trouver 5,8 autres milliards en suivant les bons conseils de l'Europe.</p>
<p>La mesure la plus spectaculaire revenait à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTYvMTE4NDg4LWN5cHJlLXNhdXZldGFnZS1kZS1sZXRhdC1ldC1kZS1sZXVyby1taXNlLWEtbW9ydC1kZXMtZXBhcmduYW50cw==" target=\"_blank\">taxer d'office à hauteur de 6.75% dès le premier euro tous les dépôts bancaires de l'île, et de 9.9% ceux de plus de 100 000 euros</a>. La promesse de protection des comptes de moins de 100 000 euros décrétée par l'Europe depuis la faillite de Lehman Brothers était promptement jetée aux orties.</p>
<p>Cette mesure stupéfiante eut tôt fait de lancer tous les Chypriotes dans la rue. Les investisseurs internationaux découvrirent, éberlués, les extrémités auxquelles serait prête à recourir l'Europe pour sauver ses banques. Pour les curieux, voici une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTkvMTE4Njk0LTExODY5NA==">liste non-exhaustive</a> des conséquences de l'option choisie.</p>
<p>On aurait tort de croire que la taxation des "petits" n'était là que pour le symbole ; les comptes à moins de 100'000 euros représentent 30 des 67 milliards gérés par les banques de l'île, d'après le ministre des Finances Michalis Sarris. Tous les Chypriotes ne sont pas riches, loin de là. Mais s'attaquer à l'ensemble d'une population provoque un risque d'émeute évident ; s'en prendre seulement aux gros poissons évite les troubles civils (tous les millionnaires de Chypre ne remplissent pas une rue) mais met en péril la réputation du pays auprès des investisseurs du monde entier. L'Europe choisit de faire coup double et de s'aliéner les uns et les autres.</p>
<p><strong>Le "plan d'aide" ressemblait davantage à une punition qu'à une main tendue.</strong> L'Europe n'aime pas Chypre et a bien profité de la faiblesse du pays pour lui infliger pénitence. Le taux d'imposition des sociétés est trop bas, remontez-le ! Vous avez trop d'argent sale russe chez vous, taxez tout ! Quoi, comment ? Procès ? Preuves ? Présomption d'innocence ? Punition collective ? Ça concerne les Russes ? Peu importe ! Taisez-vous, vous dis-je, et taxez moi tout ça !</p>
<p>Jamais le terme de <em>redressement</em> n'a aussi bien porté son nom.</p>
<p>Tous les aspects du plan d'aide étaient vexatoires ; jusqu'au montant lui-même que l'Union Européenne, jamais à court d'argent pour sauver les paniers percés, n'avait pas cette fois-ci, comme par hasard. Pourquoi l'Europe ou le FMI ne pouvaient pas sortir une somme suffisante ? Parce qu'ils "tenaient" à ce que la dette publique de Nicosie ne dépasse pas 100% du PIB en 2020... La <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEyLzAyLzIyL2xhLWZvbGllLWR1LXBsYW5pc21lLmh0bWw=">folie du planisme</a>, encore une fois, assortie d'une bonne louche de mauvaise foi.</p>
<p>Pour s'en convaincre, il suffit de consulter le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9EZXR0ZV9wdWJsaXF1ZV9kZXNfJUMzJTg5dGF0c19kZV9sYV96b25lX2V1cm8=">niveau d'endettement</a> des pays de la zone euro. L'Italie et la Grèce ont déjà allègrement franchi le seuil des 100%, la Belgique devrait s'y atteler cette année ou la suivante. Pas en 2020. Les conditions du plan d'aide que l'Europe infligera à Bruxelles ou à Rome seront-elles similaires ? Quelle taxe frappera les comptes bancaires grecs la prochaine fois qu'Athènes quémandera une rallonge ?</p>
<p>Bien sûr, ce qui devait arriver arriva: pour une fois, un parlement local refusa de violer le droit de propriété. Pas un député de l'île pour accepter les exigences de Bruxelles.</p>
<p>Depuis, Chypre lutte. Trouver 5,8 milliards d'euros en une semaine sans spolier sa propre population, ce n'est pas évident.</p>
<p>Chypre est dans l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25qb25jdHVyZS8yMDEzLzAzLzE5LzIwMDAyLTIwMTMwMzE5TElWV1dXMDAyNzctZW4tZGlyZWN0LXN1aXZlei5waHA=">œil du cyclone</a>.</p>
<p>Le gouvernement chypriote trouvera-t-il une solution ? L'Europe "s'impatiente" et Angela Merkel fait les gros yeux, mais il ne s'agit que d'effets de manche. De l'aveu même du chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, la crise à Chypre constitue un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5yb21hbmRpZS5jb20vbmV3cy9uL19DaHlwcmVfcG9zZV91bl9yaXNxdWVfcG91cl9sYV96b25lX2V1cm9fc2Vsb25fbGVfcHJlc2lkZW50X2RlX2xfRXVyb2dyb3VwZV9SUF8yMTAzMjAxMzExNDMtMjUtMzM2MTM4LmFzcA==">risque systémique </a>capable de déstabiliser l'ensemble de la zone euro.</p>
<p><strong>Chypre sera sauvée, parce qu'il le faut.</strong> Non pour Chypre, mais pour le secteur bancaire européen et ses liens incestueux avec la dette publique européenne.</p>
<p>De belles ramettes de billets neufs prendront donc sous peu la route de l'île, au moins électroniquement. Tout est maintenant question de détails ; personne ne veut perdre la face. Quitte à émettre des hypothèses, je suis quasiment persuadé que l'Europe obtiendra une forme de taxe, même symbolique, de certains comptes bancaires chypriotes – c'est son dada, et la garantie de ruiner pour de bon la réputation du pays auprès de ses clients. Bruxelles y tient. En échange, l'Europe et le FMI pourraient desserrer quelque peu les cordons de leur bourse et concéder une aide supérieure aux dix milliards prévus... À moins qu'un montage financier étrange ne permette comme par hasard de boucler les discussions au dernier moment.</p>
<p>Tout finira "bien" à Chypre ce week-end.</p>
<p>Mais ce n'est que le commencement.</p>
<p>Les élites incompétentes de l'Europe ne comprennent pas qu'avec leur animosité à l'égard de Chypre, elles viennent de creuser leur propre tombe.</p>
<p>La réputation institutionnelle de l'Europe est <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9zb2NpZXRlcy8yMDEzLzAzLzIwLzIwMDA1LTIwMTMwMzIwQVJURklHMDAzOTItem9uZS1ldXJvLWxlLXZyYWktcmlzcXVlLWRlLWZ1aXRlLWRlcy1kZXBvdHMucGhw">ruinée</a>. Même si toute éventualité d'un prélèvement bancaire était finalement écartée, elle aura été à deux doigts de se concrétiser. Elle est dans les cartons. Elle ressortira forcément un jour ou l'autre, à l'égard d'un pays de la zone Euro. Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Irlande ? Chypre une seconde fois, peut-être ? Comment le savoir ? L'Europe s'enfonce toujours plus dans la crise économique et passe son temps à embellir les chiffres.</p>
<p>Que fera le Chypriote moyen ? Dès qu'il le pourra, il retirera tous ses avoirs bancaires en liquide et transfèrera le reste à l'étranger. Chypre s'apprête donc à instaurer un contrôle des capitaux pour éviter un <em>bank run</em> dès la réouverture des agences. Il durera probablement pour des années. Cela condamne évidemment le destin du secteur financier de l'île ; personne ne vient confier son argent à une institution qui empêche son propriétaire de le retirer librement.</p>
<p>Mais ailleurs en Europe, d'autres individus contemplent ce qui s'est passé en Europe et prennent déjà les devants, bien qu'ils soient dans d'autres pays. Ils ne se laisseront pas avoir par une décision surprise de l'Eurogroupe pour bloquer leur compte, fut-elle annoncée aux médias un samedi.</p>
<p>Dans toute l'Europe la méfiance règne désormais, et la méfiance est un épouvantail à investisseurs.</p>
<p>Lire aussi :</p>
<ul>
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</ul>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzAzLzIwL2NoeXByZS1kYW5zLW9laWwtZHUtY3ljbG9uZS5odG1s" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ce que les pays en développement peuvent apprendre de Taïwan</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/19/118721-ce-que-les-pays-en-developpement-peuvent-apprendre-de-taiwan</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 05:48:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Libre Afrique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[pays en voie de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Taïwan]]></category>

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		<description><![CDATA[Les pays en développement pourraient tirer de nombreuses leçons de la belle histoire de Taïwan.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les pays en développement pourraient tirer de nombreuses leçons de la belle histoire de Taïwan.</strong></p>
<p><strong>Par Obadias Ndaba<span id="more-118721"></span> (*).</strong><br />
<em>Un article de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTExODcyMg==" rel=\"attachment wp-att-118722\"><img class=" wp-image-118722 aligncenter" title="taipei101" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/taipei101.jpg?16fe88" alt="" width="461" height="346" /></a></p>
<p>Les pays en développement pourraient tirer de nombreuses leçons de la belle histoire de Taïwan. Cette île est passée de la condition de pays pauvre dépendant de l’aide à une puissance économique développée.</p>
<p>Le voyageur est surpris par l’infrastructure et l’ordre qui caractérisent cette île - qui ont été réalisés en un temps relativement court. Aujourd’hui, des villes de classe mondiale s’étalent le long de rivages magnifiques et sous la brume verte de montagnes époustouflantes. Les tunnels qui traversent les montagnes rocheuses et le Taipei 101, le deuxième plus haut bâtiment au monde, témoignent de la réussite économique de Taïwan et de ses capacités en ingénierie.</p>
<p>Il n’en a pas toujours été ainsi.</p>
<p>En 1962, Taïwan était un pays beaucoup plus pauvre avec un revenu moyen annuel par habitant de seulement 170 USD (à l’époque, ce revenu était à égalité avec le Congo, pays le plus pauvre aujourd’hui mais, paradoxalement, l’un des plus riches du monde en ressources naturelles).</p>
<p>L’économie taïwanaise se classe aujourd’hui au 19<sup>ème</sup> rang mondial (en parité de pouvoir d’achat) avec seulement 23 millions de personnes. Le revenu par habitant y est légèrement supérieur à 37.000 dollars américains en 2011, un chiffre comparable à des pays comme l’Allemagne, le Danemark et le Royaume-Uni.</p>
<p>La croissance économique spectaculaire de l’île, le « miracle taïwanais »,  a permis au pays d’intégrer le groupe des « tigres asiatiques », avec la Corée du Sud, Singapour et Hong Kong. Entre les années 1960 et1990 ces quatre pays ont atteint une industrialisation rapide et sont désormais des pays avancés à revenu élevé.</p>
<p>En fait, Taïwan a prouvé que brûler les étapes dans le développement économique est possible. Le pays a fait un bond, passant d’une économie basée sur l’agriculture, dans laquelle la terre était une ressource clé dans les années 1950, à une économie industrielle dans laquelle les machines sont des ressources importantes dans les années 1980, vers une économie de la connaissance aujourd’hui.</p>
<p>Comment Taïwan a-t-il pu atteindre le succès si vite et quelles leçons peuvent en tirer d’autres pays en développement ?</p>
<p>Bien qu’il n’y ait pas de formule simple, de recette « taille unique » pour le développement économique, il existe de grandes orientations politiques qui peuvent faire une différence dans la transformation économique d’un pays. Ces politiques se concentrent sur l’essence du développement économique : créer de la richesse et valoriser les ressources. Les terres de Taïwan ne renferment pas de grandes quantités de pétrole, de diamants, d’or ou d’autres ressources naturelles pour justifier le grand saut dans son développement économique au cours des quatre dernières décennies. C’est parce qu’il n’est plus important qu’un pays dispose ou pas de ressources naturelles. Ce qui importe dans le monde de plus en plus globalisé et concurrentiel d’aujourd’hui, c’est un autre type de ressource, en fait la plus grande ressource au monde : le capital humain.</p>
<p>Et Taïwan ne s’y est pas trompé : il a fait des investissements en capital humain une priorité absolue et développé une main-d’œuvre qualifiée et talentueuse qui a transformé le pays en une économie moderne et sophistiquée à la croissance relativement équitable et inclusive. Taïwan a reconnu très tôt que son peuple était sa ressource la plus précieuse et investi dans l’éducation, la santé et les compétences de formation. Avec un leadership fort connu pour sa compétence et, par conséquent, des institutions fortes, Taïwan a canalisé ses maigres ressources de l’époque dans l’exploitation du potentiel de ses habitants.</p>
<p>À la suite de cet investissement, Taïwan s’est spécialisée dans la production de haute valeur, fabrique actuellement un grand nombre de produits électroniques grand public dans le monde tels que les ordinateurs personnels et les téléphones. Foxconn, le plus grand sous-traitant mondial selon <em>The Economist</em> et la 43<sup>ème</sup> plus grande entreprise au monde  avec 117,5 milliards de dollars de recettes selon le classement mondial du <em>Fortune 500</em>, est originaire de Taïwan. Il fabrique des produits pour des sociétés telles qu’Apple, Cisco, Nokia, Toshiba, Dell, et d’innombrables autres.</p>
<p>Les étudiants taïwanais se classent parmi les meilleurs au monde en sciences et mathématiques, comme le montre le dernier rapport publié TIMSS en Décembre 2012. Les politiques du pays ont contribué à propulser l’esprit d’entreprise, stimulant la créativité de ses habitants. Sans surprise, Taïwan dispose d’un nombre croissant de parcs d’entreprises hi-tech tels que le <em>Hsinchu Science &amp; Industrial Park</em>, le <em>Neihu Science Park</em> et le <em>Nankang Software Park</em>, créant de nouveaux secteurs et orientant l’économie moderne toujours davantage vers une économie de la connaissance.</p>
<p>À côté de sa réussite, Taïwan offre une autre leçon. Ou plutôt un avertissement. Le défi principal de l’île n’est pas une Chine toujours plus puissante mais le déclin démographique. Ce qui a fait de Taïwan une puissance économique est malheureusement actuellement en train de se réduire comme peau de chagrin.</p>
<p>En 2011, Taïwan faisait les manchettes avec son taux de fécondité le plus bas au monde, bien en-dessous d’un enfant par femme (à 0,9), en dépit de nombreuses politiques pour stimuler la natalité. Si Taïwan parvient à renverser son hiver démographique ce sera la naissance d’une autre « miracle taïwanais ». Taïwan a construit un incroyable système de santé universel : un taïwanais va en moyenne 50 fois à l’hôpital par an, un chiffre à la fois réjouissant et inquiétant. Taïwan a parcouru un long chemin pour arriver à une société moderne, de style européen, avec un système de couverture universelle de soins de santé. Toutefois, l’inquiétude est là : en effet, qui va bientôt payer pour ces dépenses de santé ?</p>
<p>Les pays en développement devraient prendre bonne note.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL05kYWJhX1RhaXdhbl9sZWNvbl8xODAzMTM=">Sur le web</a>.<br />
Une version de cet article a été publiée originellement en anglais sur <a title=\"www.AfricanLiberty.org\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5BZnJpY2FuTGliZXJ0eS5vcmc=">www.AfricanLiberty.org</a>.</p>
<p>(*) Obadias Ndaba est président du <em>World Youth Alliance</em>, une organisation internationale ayant un statut consultatif auprès de l’Organisation des Nations Unies et de l’Union européenne. Il a récemment visité Taïwan.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>De certaines conséquences de M. Ricardo</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/15/118331-de-certaines-consequences-de-m-ricardo</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/15/118331-de-certaines-consequences-de-m-ricardo#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 05:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de l'économie]]></category>
		<category><![CDATA[avantage comparatif]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce international]]></category>
		<category><![CDATA[David Ricardo]]></category>
		<category><![CDATA[division du travail]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[spécialisation]]></category>

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		<description><![CDATA[Si la théorie de l’avantage comparatif est fondamentale pour comprendre la dynamique économique, sont déplacement au niveau des « nations » a été une erreur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si la théorie de l’avantage comparatif est fondamentale pour comprendre la dynamique économique, son déplacement au niveau des « nations » a été une erreur.</strong></p>
<p><strong>Par Emmanuel Martin.</strong><span id="more-118331"></span><br />
<em>Article publié par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3Jn">Libre Afrique</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTEvMTA0MTA4LXJpY2FyZG8ta2V5bmVzLWxhLWRldHRlLXB1YmxpcXVlLWV0LWxhLWpldW5lc3NlL25wZy1sMjQxLWRhdmlkLXJpY2FyZG8tYnktdGhvbWFzLXBoaWxsaXBz" rel=\"attachment wp-att-104116\"><img class=" wp-image-104116 alignleft" title="NPG L241; David Ricardo by Thomas Phillips" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/portrait_of_david_ricardo_by_thomas_phillips.jpg?16fe88" alt="" width="260" height="336" /></a>Des pays entiers ont été « spécialisés » sur la base de la théorie de l’échange international de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRGF2aWRfUmljYXJkbw==">David Ricardo</a>, notamment en Afrique dans des matières premières brutes à faible valeur ajoutée.  S’il est vrai que le libre échange est généralement justifié par les économistes sur la base de la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQXZhbnRhZ2VzX2NvbXBhcmF0aWZzXyUyOGxvaV9kZXMlMjk=">théorie des avantages comparatif</a>s de David Ricardo, une théorie présentée dans les manuels comme supérieure à la théorie des avantages absolus d’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQWRhbV9TbWl0aA==">Adam Smith</a>, l’histoire des manuels a sans doute induit la profession – et le grand public – en erreur.</p>
<p>La loi des avantages comparatifs en économie est extrêmement importante pour comprendre dans quelle mesure l’échange crée de la valeur. De nombreux intellectuels oublient bien souvent à quel point le fait de se spécialiser dans l’activité où nous sommes le moins mauvais comparativement et d’échanger pour tout le « reste de nos besoins » est fondamental pour le développement.</p>
<p>Faire son pain soi-même prendrait plusieurs heures par exemple. Obtenir une baguette requiert de descendre au coin de la rue et de donner une pièce de 1 €. Pour le client, le seul temps économisé par cet acte d’échange nous donne déjà une idée, si cette personne gagne par exemple 15€ de l’heure dans son activité principale, de la valeur dégagée par cet échange. Si faire une baguette soi-même prend 2 heures, cette baguette coûte en réalité à la personne au moins 30€ ! L’échange nous permet de réduire les <em>coûts d’opportunité</em> dans un contexte de spécialisations alternatives.</p>
<p>Ainsi les avantages comparatifs sont cruciaux entre individus ou firmes et l’on peut remercier David Ricardo pour cette théorie. Cependant, cette théorie porte en elle les germes de sa contradiction.</p>
<p>En effet, elle repose en premier lieu, sur l’idée que les avantages des individus sont fondés sur des différences de dotations avant l’échange (on parle d’<em>avantage exogène</em>). Par exemple le fait qu’une personne a un talent musical ou un bananier dans son jardin. Comme l’a rappelé <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSmFtZXNfQnVjaGFuYW4=">James Buchanan</a>, c’est alors <em>l’avantage, ou la différence, qui cause l’échange</em>. Pourtant, comment envisager l’échange si nous n’avons pas de différences par exemple ? Cette réflexion, certes irréaliste, nous permet de comprendre que cela peut être <em>l’échange qui cause la différence ou l’avantage</em>. On parle alors d’<em>avantage endogène</em>, dans le sens où <em>l’avantage se construit à travers l’échange</em>. C’est en fait la position de Smith dans les chapitres introductifs de la <em>Richesse des nations</em> dans lesquels est posée l’idée, évolutionniste, que les hommes naissent relativement égaux et que c’est davantage le système d’échange qui nous pousse dans des directions différentes, et nous confère ainsi des avantages relatifs.</p>
<p>En deuxième lieu, la théorie de Ricardo, telle qu’elle est posée dans le chapitre 7 de ses <em>Principes </em>sur l’échange international, traite explicitement d’échange entre <em>pays</em> (alors que ce sont les <em>individus et les firmes</em> qui échangent à l’intérieur et entre pays). L’exemple typique est celui de la production de drap en Angleterre et de vin au Portugal. Ricardo a ainsi pratiqué une <em>nationalisation</em> du concept d’échange et de sa logique, injectant implicitement dans le raisonnement économique la vision « Nous contre eux », même si sa volonté était de démontrer les avantages du libre échange.</p>
<p>En troisième lieu, cette nationalisation de l’échange dans le cadre des avantages comparatifs a logiquement induit une vision de spécialisation industrielle entre pays donnant lieu à un commerce international <em>inter</em>-branches : « la France » se spécialise dans la production de blé, « l’Allemagne » dans celle de machines et les deux pays échangent leur spécialisation. La réalité est toute autre : c’est au contraire un commerce international <em>intra</em>-branches qui caractérise les relations économiques entre nations. Pour filer la métaphore de l’anthropomorphisme au plan commercial, les deux pays « produisent » chacun à la fois des automobiles et du blé et les échangent.</p>
<p>Un produit n’est d’ailleurs plus «<em> made in France</em> » ou « <em>made in China</em> » mais en réalité « <em>made in the world</em> » puisque les chaines de valeurs sont internationalisées : un iPhone est un bon exemple avec ses composants venant des quatre coins de la planète, son assemblage en Chine et sa conception aux USA. Le « <em>made in…</em> » n’a plus aucun sens, quoique puisse penser un célèbre ministre français à marinière. Cela signifie aussi que les importations sont en réalité dans une large mesure le contenu des exportations : ainsi, vouloir les diaboliser n’a, une nouvelle fois, aucun sens.</p>
<p>En quatrième lieu, cette vision de la spécialisation « nationale » a logiquement légitimé dans de nombreux PVD des <em>politiques industrielles</em> (donc assez loin du <em>laissez faire</em> original) consistant à développer l’avantage comparatif « national ». C’est ainsi que des experts internationaux bien intentionnés ont pu « jouer aux Lego » en spécialisant des pays entiers selon les enseignements de la logique ricardienne, les rendant ainsi en réalité <em>fragiles</em>, du fait de l’absence de diversification économique, et très vulnérables à la volatilité des marchés internationaux quant au prix de la marchandise dans laquelle ils se sont spécialisés.</p>
<p>D’une certaine manière cette nationalisation de l’échange est aussi à la source de la séparation artificielle dans les manuels entre l’étude de la croissance économique et celle du commerce international et de la concurrence. En réalité croissance et échange sont les deux faces de la même pièce. De même, la logique ricardienne débouche sur une vision économique caractérisée par la <em>rareté</em>. (Cette tendance est amplifiée par la vision des rendements de Ricardo qui sont en fait <em>constants</em>, qui est, d’une certaine manière, la conséquence logique de l’avantage <em>exogène</em>). Or, lorsque l’on saisit la fusion profonde entre croissance et échange, c’est une vision économique en termes d’<em>opportunités</em><em> </em>qui émerge : ce sont les opportunités d’échange qui font le potentiel de croissance.</p>
<p>La vision smithienne du développement repose sur l’idée que l’ouverture économique permet d’étendre « la taille du marché ». L’origine du développement vient de l’augmentation de la productivité par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRGl2aXNpb25fZHVfdHJhdmFpbA==">la division du travail</a> et la spécialisation (qui donne lieu à l’innovation), elles-mêmes dépendantes du penchant de l’homme à l’échange. Et c’est l’accroissement de l’étendue du marché qui permet d’élever le degré de division du travail et de spécialisation - donc de productivité et <em>in fine</em> d’augmentation des revenus.</p>
<p>Ouvrir le marché et ainsi étendre sa taille permet d’intensifier la croissance « organique » dans les réseaux d’échange, qui transcendent les frontières entre pays, industries ou branches. Cette croissance est évidemment ralentie par les « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQ28lQzMlQkJ0X2RlX3RyYW5zYWN0aW9u">coûts de transactions</a> » érigés par une logique nationale, protectionniste : ce sont alors des opportunités d’échange – et <em>donc </em>de croissance – qui sont détruites.</p>
<p>Si la théorie de l’avantage comparatif est fondamentale pour comprendre la dynamique économique, son déplacement au niveau des « nations » a été une erreur, menant à l’opposé de la thèse de son auteur.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZWFmcmlxdWUub3JnL01hcnRpbl9SaWNhcmRvXzExMDMxMw==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=118331" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Compétitivité dans le monde : la France en difficulté</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/14/118172-competitivite-dans-le-monde-la-france-en-difficulte</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/14/118172-competitivite-dans-le-monde-la-france-en-difficulte#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 06:45:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Chambolle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Forum économique mondial]]></category>

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		<description><![CDATA[Le rapport de compétitivité 2013 du Forum Économique Mondial dresse un triste bilan pour la France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le rapport de compétitivité 2013 du Forum Économique Mondial dresse un triste bilan pour la France.</strong></p>
<p><strong>Par Xavier Chambolle.</strong><br />
<span id="more-118172"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTcvMTA0Njg5LW1haXMtYXUtZm9uZC1xdWVzdC1jZS1xdWUtbGEtY29tcGV0aXRpdml0ZS9jb21wZXRpdGl2aXRl" rel=\"attachment wp-att-104695\"><img class="aligncenter  wp-image-104695" title="compétitivité" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/11/compétitivité.png?16fe88" alt="" width="449" height="262" /></a></p>
<p>Le Forum Économique Mondial publie chaque année un rapport sur la compétitivité mondiale. Voici un petit tableau récapitulatif du rapport de 2013 en se focalisant sur quelques pays (France, Allemagne, Italie, Canada et États-Unis) et quelques indicateurs. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dzMud2Vmb3J1bS5vcmcvZG9jcy9XRUZfR2xvYmFsQ29tcGV0aXRpdmVuZXNzUmVwb3J0XzIwMTItMTMucGRm" target=\"_blank\">La version intégrale, en anglais, est disponible ici</a>, c’est le document source.</p>
<p>Plus le score du pays est bas, mieux c’est ; plus il est haut, plus le pays est éloigné de l’affirmation de sa ligne. En vert si le score se situe dans le premier quart, orange dans le deuxième, violet dans le troisième et rouge dans le dernier.</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"><strong>#1</strong></td>
<td valign="top"><strong>FR</strong></td>
<td valign="top"><strong>DE</strong></td>
<td valign="top"><strong>IT</strong></td>
<td valign="top"><strong>CA</strong></td>
<td valign="top"><strong>US</strong></td>
<td valign="top"><strong>#144</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMi8wNi9GUi5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2012/06/FR.png" alt="FR" width="20" height="13" /></a></td>
<td valign="top"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMi8wNi9ERS5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2012/06/DE.png" alt="DE" width="20" height="12" /></a></td>
<td valign="top"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMi8wNi9JVC5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2012/06/IT.png" alt="IT" width="20" height="13" /></a></td>
<td valign="top"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMy8wMy9DYW5hZGEtZmxhZy5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2013/03/Canada-flag.png" alt="Canada-flag" width="26" height="13" /></a></td>
<td valign="top"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMi8wNy9VU0FfVW5pdGVkX1N0YXRlcy5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2012/07/USA_United_States.png" alt="USA_United_States" width="23" height="12" /></a></td>
<td valign="top"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.01</strong></td>
<td valign="top"><strong>La propriété privée est protégée</strong></td>
<td valign="top">Finlande</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">18</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">14</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">69</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">8</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">42</span></td>
<td valign="top">Venez.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.02</strong></td>
<td valign="top"><strong>La propriété intellectuelle est protégée</strong></td>
<td valign="top">Finlande</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">9</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">10</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">62</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">17</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">29</span></td>
<td valign="top">Haïti</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.03</strong></td>
<td valign="top"><strong>Les détournements de fonds publics sont rares</strong></td>
<td valign="top">Nvlle-Zél.</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">29</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">16</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">85</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">14</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">34</span></td>
<td valign="top">Yemen</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.04</strong></td>
<td valign="top"><strong>Les politiciens ont la confiance des citoyens</strong></td>
<td valign="top">Singapour</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">44</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">33</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">131</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">19</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">54</span></td>
<td valign="top">Haïti</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.05</strong></td>
<td valign="top"><strong>Les paiements irréguliers et pots de vin sont rares</strong></td>
<td valign="top">Nvlle-Zél.</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">32</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">18</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">68</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">16</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">42</span></td>
<td valign="top">Bangla.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.06</strong></td>
<td valign="top"><strong>La justice est indépendante</strong></td>
<td valign="top">Nvlle-Zél.</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">37</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">7</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">68</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">5</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">38</span></td>
<td valign="top">Venez.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.07</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le gouvernement n’use pas de favoristime</strong></td>
<td valign="top">Nvlle-Zél.</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">39</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">15</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">116</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">23</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">59</span></td>
<td valign="top">Rép. Dom.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.08</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le gouvernement ne gaspille pas</strong></td>
<td valign="top">Singapour</td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">77</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">28</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">126</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">20</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">76</span></td>
<td valign="top">Rép. Dom.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.09</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le fardeau administratif est léger</strong></td>
<td valign="top">Singapour</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">126</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">71</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">142</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">60</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">76</span></td>
<td valign="top">Brésil</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.10</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le cadre légal est efficient pour régler les différents commerciaux</strong></td>
<td valign="top">Singapour</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">37</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">20</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">139</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">9</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">35</span></td>
<td valign="top">Venez.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.12</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le gouvernement est transparent dans ses politiques</strong></td>
<td valign="top">Singapour</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">47</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">27</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">139</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">11</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">56</span></td>
<td valign="top">Algérie</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>1.17</strong></td>
<td valign="top"><strong>La police est fiable</strong></td>
<td valign="top">Finlande</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">33</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">20</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">38</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">8</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">30</span></td>
<td valign="top">Burundi</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>2.01</strong></td>
<td valign="top"><strong>Les infrastructures sont de qualité</strong></td>
<td valign="top">Suisse</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">5</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">9</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">82</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">15</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">25</span></td>
<td valign="top">Haïti</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>4.09</strong></td>
<td valign="top"><strong>L’éducation primaire est de qualité</strong></td>
<td valign="top">Finlande</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">37</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">30</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">41</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">11</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">38</span></td>
<td valign="top">Yemen</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>5.03</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le système d’éducation est de qualité</strong></td>
<td valign="top">Suisse</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">41</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">20</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">87</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">6</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">28</span></td>
<td valign="top">Yemen</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>5.08</strong></td>
<td valign="top"><strong>Les compagnies investissent dans la formation du personnel</strong></td>
<td valign="top">Suisse</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">41</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">13</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">123</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">23</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">15</span></td>
<td valign="top">Haïti</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMi8wNi9GUi5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2012/06/FR.png" alt="FR" width="20" height="13" /></a></td>
<td valign="top"> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMi8wNi9ERS5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2012/06/DE.png" alt="DE" width="20" height="12" /></a></td>
<td valign="top"> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMi8wNi9JVC5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2012/06/IT.png" alt="IT" width="20" height="13" /></a></td>
<td valign="top"> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMy8wMy9DYW5hZGEtZmxhZy5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2013/03/Canada-flag.png" alt="Canada-flag" width="26" height="13" /></a></td>
<td valign="top"> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwL3VwbG9hZHMvMjAxMi8wNy9VU0FfVW5pdGVkX1N0YXRlcy5wbmc="><img src="http://www.xavierchambolle.com/wp/uploads/2012/07/USA_United_States.png" alt="USA_United_States" width="23" height="12" /></a></td>
<td valign="top"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>6.01</strong></td>
<td valign="top"><strong>La concurrence locale est intense</strong></td>
<td valign="top">Pays-Bas</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">28</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">8</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">67</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">19</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">18</span></td>
<td valign="top">Algérie</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>6.02</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le marché est peu concentré</strong></td>
<td valign="top">Suisse</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">33</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">2</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">16</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">13</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">9</span></td>
<td valign="top">Haïti</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>6.03</strong></td>
<td valign="top"><strong>Les politiques anti-monopole sont efficaces</strong></td>
<td valign="top">Pays-Bas</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">20</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">21</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">100</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">24</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">17</span></td>
<td valign="top">Venez.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>6.04</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le fardeau fiscal n’a pas d’impact sur le travail et les investissements</strong></td>
<td valign="top">Bahrein</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">128</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">74</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">141</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">28</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">69</span></td>
<td valign="top">Brésil</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>6.05</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le fardeau fiscal est léger</strong></td>
<td valign="top">Timor Or.</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">128</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">103</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">133</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">32</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">103</span></td>
<td valign="top">Gambie</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>6.06</strong></td>
<td valign="top"><strong>Créer une entreprise est simple</strong></td>
<td valign="top">Canada</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">29</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">97</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">47</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">1</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">47</span></td>
<td valign="top">Venez.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>6.07</strong></td>
<td valign="top"><strong>Créer une entreprise est rapide</strong></td>
<td valign="top">Nvlle-Zél.</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">25</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">71</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">16</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">10</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">16</span></td>
<td valign="top">Suriname</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>6.08</strong></td>
<td valign="top"><strong>La politique agricole est peu coûteuse</strong></td>
<td valign="top">Nvlle-Zél.</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">60</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">74</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">88</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">41</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">65</span></td>
<td valign="top">Venez.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>6.15</strong></td>
<td valign="top"><strong>Les clients sont bien traités</strong></td>
<td valign="top">Japon</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">58</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">15</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">53</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">13</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">18</span></td>
<td valign="top">Algérie</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>7.01</strong></td>
<td valign="top"><strong>Les salariés et employeurs coopèrent</strong></td>
<td valign="top">Suisse</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">137</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">20</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">127</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">25</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">42</span></td>
<td valign="top">Af. du Sud</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>7.02</strong></td>
<td valign="top"><strong>L’employeur fixe le salaire librement</strong></td>
<td valign="top">Ouganda</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">62</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">139</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">138</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">26</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">34</span></td>
<td valign="top">Uruguay</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>7.03</strong></td>
<td valign="top"><strong>L’employeur peut embaucher et licencier facilement</strong></td>
<td valign="top">HK</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">141</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">127</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">136</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">14</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">8</span></td>
<td valign="top">Venez.</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>7.05</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le salaire correspond à la productivité</strong></td>
<td valign="top">HK</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">66</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">41</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">128</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">24</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">12</span></td>
<td valign="top">Algérie</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>7.06</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le népotisme est faible chez les managers</strong></td>
<td valign="top">Nvlle-Zél.</td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">34</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">15</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">113</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">7</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">19</span></td>
<td valign="top">Algérie</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>7.07</strong></td>
<td valign="top"><strong>Le pays attire les talents</strong></td>
<td valign="top">Suisse</td>
<td valign="top"><span style="color: #ff9900;">50</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">23</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #ff0000;">115</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">7</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">5</span></td>
<td valign="top">Algérie</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"><strong>11.09</strong></td>
<td valign="top"><strong>Les cadres supérieurs délèguent leur autorité</strong></td>
<td valign="top">Danemark</td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">88</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">16</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #800080;">104</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">8</span></td>
<td valign="top"><span style="color: #008000;">10</span></td>
<td valign="top">Algérie</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"><strong>MOYENNE</strong></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top">54,3</td>
<td valign="top">37,4</td>
<td valign="top">94,9</td>
<td valign="top">17,4</td>
<td valign="top">36,5</td>
<td valign="top"><strong> </strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Nouvelle-Zélande, la Suisse et Singapour se retrouvent régulièrement parmi les meilleurs de chaque classement. Bizarrement ce sont des pays parmi les plus libéraux, où l’État intervient le moins dans la sphère économique (bien que le libéralisme ne se limite pas à cela).</p>
<p>À regarder le détail de chaque classement, on constatera que le Venezuela, malgré ses pétrodollars, est parmi les plus mauvais. Il est d’ailleurs presque systématiquement parmi les trois derniers pour ce qui touche aux institutions. Malgré cela, de nombreuses personnes ont rendu hommage à Hugo Chávez et font du Venezuela un modèle à suivre.</p>
<p>Concernant la France plus particulièrement, ses principaux défauts sont :</p>
<ul>
<li>le fardeau administratif (complexité et quantité des procédures administratives),</li>
<li>le fardeau fiscal (nombreuses taxes et impôts, prélèvements obligatoires très élevés pour des services de moyenne qualité, sauf les infrastructures),</li>
<li>la rigidité du code du travail et, probable conséquence, une coopération entre salariés et employeurs proche du néant.</li>
</ul>
<p>Le marché de l’emploi semble particulièrement dévasté en France et tout porte à croire que les Lois qui le régissent sont les principaux responsables. Avec la place de 141ème sur 144, nous pouvons difficilement faire pire pour compliquer la tâche des employeurs pour embaucher et licencier. À l’opposé, il y a le Danemark, qui a considérablement libéralisé son marché du travail et qui ne s’en porte pas plus mal.</p>
<p>Dans les missions régaliennes, ou disons plus communes, telles que la police et les infrastructures, l’État français fait du bon boulot.</p>
<p>L’Italie semble a bien des égards une caricature de la France. Leurs problèmes actuels ne viennent manifestement pas de nulle part, la crise de 2008 n’aura jamais fait qu’accélérer l’inévitable.</p>
<p>Aussi devrions-nous tirer les conséquences des politiques italiennes et suivre plutôt les exemples du Canada et de la Nouvelle-Zélande par exemple. L’Allemagne est également un modèle intéressant, si on garde à l’esprit l’incroyable défis qu’a été la réconciliation des deux entités, communiste et capitaliste.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy54YXZpZXJjaGFtYm9sbGUuY29tL3dwLzIwMTMvMDMvcmFwcG9ydC1zdXItbGEtY29tcGV0aXRpdml0ZS0yMDEzLWZvcnVtLWVjb25vbWlxdWUtbW9uZGlhbC8=">Sur le web</a>.</p>
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]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Croissance : cherchez l&#039;erreur</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/03/13/118096-croissance-cherchez-lerreur</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/03/13/118096-croissance-cherchez-lerreur#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 06:10:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Yves Naudet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance]]></category>
		<category><![CDATA[pays émergents]]></category>

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		<description><![CDATA[L’économie mondiale n’est pas nécessairement réglée à l’heure européenne. Tout au contraire, le contraste est saisissant entre une Europe en récession et un monde globalement en expansion. Une vraie frontière sépare les pays qui ont accepté les réformes et ceux qui restent figés sur les conservatismes et les avantages acquis. Par Jean-Yves Naudet. Un article [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’économie mondiale n’est pas nécessairement réglée à l’heure européenne. Tout au contraire, le contraste est saisissant entre une Europe en récession et un monde globalement en expansion. Une vraie frontière sépare les pays qui ont accepté les réformes et ceux qui restent figés sur les conservatismes et les avantages acquis.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Yves Naudet.</strong><span id="more-118096"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTMvMTE4MDk2LWNyb2lzc2FuY2UtY2hlcmNoZXotbGVycmV1ci9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNjI2LWNyb2lzc2FuY2U=" rel=\"attachment wp-att-118102\"><img class="aligncenter  wp-image-118102" title="imgscan contrepoints 2013626 croissance" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/03/imgscan-contrepoints-2013626-croissance-1024x968.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="378" /></a></strong></p>
<p><strong>La zone euro en récession</strong></p>
<p>Nous n’avons jamais été des inconditionnels des prévisions à 0,1% près, reposant sur des hypothèses dont le <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTAvMTIvNTAyNDMtZXhwbG9pdC1rZXluZXNpZW4taGlzdG9yaXF1ZQ==">biais idéologique (keynésien)</a> fait que le résultat est conforme aux a priori que l’on avait mis dans le modèle. Mais quand tous les chiffres vont dans la même direction, il faut bien se poser quelques questions, surtout quand les écarts entre pays sont considérables. Sans revenir sur les détails, rappelons <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjcvMTE2NDAyLWNldHRlLWV1cm9wZS1xdWktbmVuLWZpbml0LXBhcy1kYWxsZXItbWlldXg=">qu’en 2012 la zone euro a été en récession</a>, avec un recul du PIB de 0,6% et qu’en 2013 elle devrait rester en récession, avec un recul de 0,3%. « L’amélioration » est inférieure à la marge d’erreur. La situation est assez grave pour qu’on envisage une nouvelle poussée du chômage, passant de 11,4% de la population active à 12,2%.</p>
<p>Les commentaires s’étaient focalisés la semaine dernière sur la France, parce qu’on découvrait avec surprise ( !) que la croissance ne serait pas de 0,8%, comme le soutenait le gouvernement, mais de 0,1% : autant dire 0%. Nous n’avions eu aucun mérite à émettre des doutes, puisque les organismes internationaux (FMI, OCDE,…) comme des instituts privés étaient unanimes sur le fait que la croissance serait inférieure aux prévisions gouvernementales. De plus, peut-on imaginer une reprise, alors que les impôts progressent et que les vraies réformes sont renvoyées aux calendes grecques ? Dans ces conditions, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTcvMTE1MDAxLWxlLWRlZmljaXQtZGUtbGV0YXQtbGEtZmFpbGxpdGUtaW50ZWxsZWN0dWVsbGUtZGUtbGEtZnJhbmNl">la cible des 3% de déficit public a été également manquée</a> ; on sera à 3,7% et même 3,9% l’année prochaine. La seule rigueur que l’on ait pratiquée en France en 2012 aura été la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTAvMjYvMTAyMTYwLWJ1ZGdldC0yMDEzLXVuZS1hdXN0ZXJpdGUtZGUtZmFjYWRl">rigueur fiscale</a>, de nature à détruire la matière imposable : moins de recettes par conséquent, et des dépenses toujours inconsidérées.</p>
<p><strong>Ils ne mouraient pas tous…</strong></p>
<p>Mais revenons à la zone euro. En 2013, quatre pays tireront leur épingle du jeu avec une croissance supérieure à 1%. Deux d’entre eux, la Slovaquie et l’Estonie, sont des pays anciennement communistes ; ils avaient enduré la logique étatiste jusqu’au bout de la « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTGFfUm91dGVfZGVfbGFfc2Vydml0dWRl">route de la servitude</a> » ; mais cela les a décidés à mettre en œuvre des réformes radicales allant dans le sens d’une grande liberté, d’une fiscalité moins spoliatrice et moins progressive, et d’une flexibilité généralisée. Remarquons que l’Estonie, avec un déficit public quasi-nul (0,4%) et 3% de croissance montre bien que le mythe keynésien de la relance budgétaire n’a d’autre consistance qu’idéologique. D’ailleurs l’Allemagne, qui n’aura certes que 0,5% de croissance, sera quand même <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTIvMTE3OTE2LWluY29tcHJlaGVuc2lvbnMtZnJhbmNhaXNlcy1kZS1sYS1jb21wcmVoZW5zaW9uLWFsbGVtYW5kZQ==">dans le peloton de tête</a>, alors que son déficit public est inexistant (-0,2%).</p>
<p>Si on laisse de côté le cas marginal de Malte, l’autre pays intéressant est l’Irlande, avec 1,1% de croissance (et même 1,5% selon certaines prévisions) Pour une fois, une analyse lucide est venue du journal Le Monde, titrant « le rebond irlandais fait rêver Madrid et Lisbonne ». <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDgvODYxOTItbGVzcGFnbmUtYXVyYS1iaWVudG90LWJlc29pbi1kdW4tcGxhbi1kZS1zYXV2ZXRhZ2UtY29tbWUtbGlybGFuZGUtZW4tMjAxMA==">L’Irlande a été touchée fortement par la crise</a> et les imprudences financières et monétaires, mais elle a su entreprendre des réformes courageuses. Le coût unitaire du travail a baissé de 27% depuis 2008 dans le secteur manufacturier. Les effectifs ont été réduits là où c’était nécessaire pour augmenter la productivité (en hausse de 25% !), les salaires ont baissé de 5,4%, les exportations ont redémarré, permettant un excédent commercial. Le « redressement productif » a été obtenu par une fiscalité modérée, notamment sur les entreprises, puisque le taux de l’impôt sur les sociétés est à 12,5 %, le plus faible d’Europe.</p>
<p><strong>Croissance hors de la zone euro</strong></p>
<p>Si l’on quitte l’Europe, en récession de 0,2%, on change de paysage. Les prévisions du FMI sont rassurantes. En 2013, la croissance devrait être de 8,2% en Chine, 5,9% en Inde, 3,7% en Russie, 3,5% au Brésil, 3,5% au Mexique, 2,8% en Afrique du Sud, 2% aux Etats-Unis, 1,8% au Canada, 1,2% au Japon, 1% au Royaume-Uni. Évidemment, la crise est là et il y a bien un ralentissement mondial, qui se traduit au niveau des échanges mondiaux. Mais la croissance se poursuit et les marchés mondiaux ne se sont pas effondrés.</p>
<p>Certes, on dira que dans la liste <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTgvMTE1MjMxLW91YmxpZXotbGV1cm9wZS1sYXZlbmlyLWVzdC1kYW5zLWxlcy1wYXlzLWVtZXJnZW50cw==">il y a surtout des pays émergents</a> et qu’il est plus facile de progresser quand on part de zéro. Mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTIvMTE4MDI2LWxlcy1wYXlzLWVtZXJnZW50cy1pbnZlc3Rpc3NlbnQtcGx1cy1kYW5zLWxlcy1wYXlzLWRldmVsb3BwZXMtcXVlLWxpbnZlcnNl">il y a longtemps que ces pays ont émergé</a> et la croissance n’en demeure pas moins très soutenue. Dans la liste figurent aussi de grands pays développés (USA, Canada, Japon, Australie) qui se maintiennent entre 1 et 2,5% de croissance et pour lesquels la récession n’est plus qu’un mauvais souvenir de l’année 2009.</p>
<p><strong>Réformes ou récession ? Il faut choisir !</strong></p>
<p>Peut-on expliquer la rupture entre <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMjgvOTUzNzctbGEtY3Jpc2UtZGUtbGV1cm8tbmUtc2UtbGltaXRlLXBhcy1hLWxhLWdyZWNl">zone euro</a> et reste du monde par la seule gestion de la monnaie européenne ? L’euro est un bouc émissaire facile. Sans doute l’absence de monnaie nationale empêche-t-elle les ajustements de changes de se faire, car certains pays ont des excédents commerciaux et d’autres des déficits. Mais nous avons montré que les dévaluations compétitives n’étaient qu’une illusion et ne remplacent jamais les réformes de fond. En revanche, il est vrai que la politique imprudente de la BCE n’a pas arrangé la situation. Mais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTMvMDIvMjgvMjEzMDItdW4tZ3JhaW4tbWFqZXVyLWEtdmVuaXI=">elle n’est pas la seule banque centrale à avoir commis des erreurs</a> et ce n’est pas du côté des artifices des politiques monétaires qu’il faut chercher des solutions.</p>
<p>La question de fond se trouve dans l’acceptation ou le refus des réformes et des implications de la mondialisation. Ce sont les pays les plus ouverts qui s’en sortent le mieux : hors d’Europe, les pays émergents sont ceux qui ont joué le jeu du libre-échange et de l’ouverture des frontières. Plus un pays est protectionniste, plus il stagne ; ce n’est pas l’aide publique qui a sorti les pays pauvres de la misère mais la liberté du commerce : trade, not aid ! En Europe même, l’Irlande est un des pays les plus ouverts et ce n’est pas un hasard si l’Allemagne s’en sort moins mal que nous, même si le ralentissement de la zone euro a pesé sur ses exportations.</p>
<p>Enfin et non le moindre, il y a <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDIvMTE2NzMwLWxlcy1mcmFuY2Fpcy1lbnRlbmRyb250LWlscy1yYWlzb24=">le poids des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires plus élevés qu’ailleurs</a>, la progressivité de la fiscalité, l’importance du secteur public, les rigidités du marché du travail (à propos des licenciements et du salaire minimum), le refus de la concurrence entre professions, la régulation, bref <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDEvMTkvMTExODE0LWxldGF0LWZyYW5jYWlzLWVzdC1yZXNwb25zYWJsZS1kZS1sZXRhdC1kZS1sYS1mcmFuY2U=">un État omniprésent et interventionniste</a>. Des réformes ont-elles été entreprises? Oui, et ceux qui s’en sortent le moins mal sont ceux qui les ont acceptées. D’autres pays, encore dans la tourmente aujourd’hui, ont au moins essayé de s’engager dans la voie des réformes (l’Espagne de Rajoy ou l’Italie de Monti). Mais la France reste prisonnière de l’idéologie et oppose un refus global aux réformes, à cause de la crispation sur les avantages acquis. Pourtant les Français ont le sentiment qu’on veut changer leur vie. Pas du tout : les dirigeants continuent à regarder l’heure au clocher du village et nous empêchent de respirer l’air du grand large.</p>
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		<title>Pourquoi la France attire (ou non) les jeunes talents ?</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 05:30:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hesychia</dc:creator>
				<category><![CDATA[École & éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Économie internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse et sports]]></category>
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		<description><![CDATA[Le statu quo du droit du travail français booste les exportations françaises... de jeunes talents formés en France. Par Paula Osorio. Les jeunes entrants sur le marché du travail français sont victimes du fossé séparant les dispositifs d’insertion français de la démarche des organisations. Tandis qu’une fluidité est nécessaire à l’innovation et à la croissance, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le statu quo du droit du travail français booste les exportations françaises... de jeunes talents formés en France.</strong></p>
<p><strong> Par Paula Osorio.</strong><span id="more-118062"></span></p>
<p>Les jeunes entrants sur le marché du travail français sont victimes du fossé séparant les dispositifs d’insertion français de la démarche des organisations. Tandis qu’une fluidité est nécessaire à l’innovation et à la croissance, le marché du travail s’enferme dans une stabilisation des pratiques professionnelles, par peur de se confronter à une <strong>mutation inéluctable</strong> où d’autres pays ont pris de l’avance.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-115637" title="guerre-talents" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/02/guerre-talents.jpeg?16fe88" alt="" width="400" height="280" />Rappelons-nous de la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDIvODU0NDgtY2lyY3VsYWlyZS1ndWVhbnQtdW5lLXZpY3RvaXJlLXN1ci1sYXF1ZWxsZS1pbC1uZS1mYXV0LXBhcy1zZS1yZXBvc2Vy">circulaire du 31 mai 2011</a>, dans laquelle le ministre de l’Intérieur de l’époque demandait aux préfets de restreindre la possibilité pour les étudiants étrangers diplômés de travailler en France. Depuis abrogée, ses effets sont encore réels sur l’attractivité du marché du travail français auprès des jeunes diplômés étrangers. Ce qui n’améliore d’ailleurs pas les <strong>perspectives</strong> des <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMDEvMTE2NjI3LWxlLWJsdWVzLWRlcy1qZXVuZXMtZGlwbG9tZXM=">jeunes diplômés français</a>, qui ont toujours de plus en plus de mal à s’insérer dans un premier emploi durable.</p>
<p>Pourquoi dans une économie globalisée la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjEvMTE1NTYzLWxlLW1vbmRlLXNvdXZyZS1sYS1mcmFuY2Utc2UtZmVybWU=">compétition des talents</a> est si faible en France ? Quel est l’intérêt réel des jeunes talents étrangers pour le marché du travail français ? La France protège-t-elle autant ses talents que les autres pays, et que pour les générations précédentes ? Ce sont autant de questions que le déficit d’approche talents en France laisse sans réponse.</p>
<p>La France traverse depuis des décennies un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMTQvOTAyNDYtcHNhLXN5bmRpY2F0cy1ldC1wb2xpdGlxdWVzLXJlc3BvbnNhYmxlcy1kZS1sYS1tb3J0LWRlLWxpbmR1c3RyaWUtZnJhbmNhaXNl">processus de <strong>désindustrialisation</strong></a>, à la fois destructeur et créatif. Le secteur industriel est certes essentiel pour le développement économique d’un pays, mais il est fragile et coûteux en termes d’investissement, à fortiori depuis la crise de 2008. Et malgré la création d’un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9hcm5hdWQtbW9udGVib3VyZy8=">ministère du « redressement productif »</a>, la plupart des signaux sont en rouge pour l’industrie française. Et il en sera ainsi tant que l’économie française n’aura pas pris toute sa dimension dans l’économie globalisée.</p>
<p>Les jeunes talents sont d’ailleurs au cœur de ce processus de globalisation, en tant que force de travail future et d’influenceurs comme <em>insiders</em> dans les organisations. Ainsi, dans cette économie globalisée, l’engagement des jeunes est aussi important que leur formation. Toutes les parties prenantes cherchent à améliorer la compétitivité des entreprises françaises, mais les jeunes français veulent-ils encore travailler pour elles ?</p>
<p>Pour se doter d’une économie globale, qui voit la mondialisation comme une opportunité et non une menace, la France doit répondre aux besoins de ses <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTAvMTE3ODAxLWFuZC1zcGVha2luZy1hYm91dC1pbnN0cnVjdGlvbg==">jeunes diplômés</a> et professionnels. Le marché du travail français doit redevenir un <em>catch-all </em>pour les jeunes les plus compétents et impliqués, français ou étrangers. Il en va de la santé économique du pays, aujourd’hui et demain.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZWVydGhlZnV0dXJlLmZyL2F0dHJhY3Rpdml0ZWZyYW5jZS8=">Sur le web</a></p>
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