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	<title>Contrepoints &#187; Économie générale</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Plans de relance : 1,7 fois le New Deal, avec quels résultats ?</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 06:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[New Deal]]></category>
		<category><![CDATA[Plans de relance]]></category>

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		<description><![CDATA[Les plans de relance aux Etats-Unis ont largement dépassé en volume les dépenses du New Deal. Sans aucun résultats probants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les plans de relance aux États-Unis ont largement dépassé en volume les dépenses du New Deal. Sans aucun résultat probant.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><span id="more-124857"></span></p>
<p>Nos amis keynésiens ont grandi et vivent encore aujourd’hui dans le mythe du <em>New Deal</em> de Franklin Roosevelt – sensément la plus formidable mise en œuvre des idées de Keynes (après la seconde guerre mondiale). Ainsi, nous disent-ils, si ça ne marche pas cette fois-ci, c’est parce que l’administration Obama n’en a pas fait assez. À la limite, pour Paul Krugman et ses amis, ce que Barack Obama a fait depuis son entrée en fonction, c’est presque de l’austérité.</p>
<p>Juste pour le plaisir des yeux, je vous propose une petite infographie :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L3R1bWJscl9tbXkyZXhlV2xiMXJ5cmUwMm8xXzUwMC5wbmc="><img class="aligncenter size-full wp-image-124858" title="tumblr_mmy2exeWlb1ryre02o1_500" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/tumblr_mmy2exeWlb1ryre02o1_500.png?16fe88" alt="" width="500" height="432" /></a></p>
<p>Mesurée en dollars de 2012, la timide relance de M. Obama, c’est presque <em>28 fois le New Deal</em> : de 2009 à 2014 (les données de 20013/14 sont des estimations), il a cumulé un déficit budgétaire de 7 020 milliards de dollars tandis que, sur les six années du <em>New Deal</em>, Roosevelt (et Hoover) ont à peine dépassé les 251 milliards.</p>
<p>Bien sûr, me direz-vous à juste titre, l’économie américaine d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celle de 1930 ; il convient de mesurer le déficit budgétaire en pourcentage du PIB de l’époque. C’est ce qu’illustrent mes histogrammes : mesurée de cette manière la relance de l’administration Obama c’est 1,7 fois le <em>New Deal</em> – un déficit budgétaire de 7,4% en moyenne contre 4,3% dans les années 1930.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNS9uZXctZGVhbC14LTE3Lmh0bWw/dXRtX3NvdXJjZT1mZWVkbHk=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124857" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Conseils à un jeune chômeur</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/19/124842-conseils-a-un-jeune-chomeur</link>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 04:55:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jeffrey Tucker</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[chômage des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[chômeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Que dire à un jeune chômeur, que l'économie actuelle semble condamner à ne pas pouvoir travailler ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que dire à un jeune chômeur, que l'économie actuelle semble condamner à ne pas pouvoir travailler ? </strong></p>
<p><strong>Par Jeffrey A. Tucker, depuis les États-Unis.</strong><span id="more-124842"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzA4L2Nob21hZ2UtcG9sZS1lbXBsb2kuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-42433" title="chomage-pole-emploi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/08/chomage-pole-emploi-300x207.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="207" /></a>Voilà maintenant cinq ans que le marché de l’embauche est pour le moins houleux pour les jeunes travailleurs. Les derniers chiffres du chômage montrent qu’ils sont encore boudés malgré le développement du travail temporaire.</p>
<p>Les États Unis ont un des plus hauts taux de chômage au monde pour les 20-26 ans. Presque la moitié de l’armée des chômeurs américains a moins de 35 ans. Ceux qui réussissent à se faire embaucher sont confrontés à un décalage immense entre leurs prétentions salariales et la réalité (qui est telle qu’on peut l’imaginer en ces temps de crise). D’après une étude d’Accenture, plus de 41% des jeunes diplômés américains sont désabusés, sous-employés et leur travail ne reflète pas leurs compétences universitaires. Cette génération est confrontée à plus de difficultés que la majorité des précédentes, et elle a besoin de nouvelles stratégies pour s’y adapter.</p>
<p>C’est dans ce but que j’ai écrit la lettre qui suit :</p>
<p>Chers jeunes travailleurs,</p>
<p>Même sans prendre en compte la stagnation économique vous seriez confrontés à un marché de l’emploi hostile, car vous y arrivez les mains presque vides. Notre société a décrété il y a bien longtemps qu’il vaut mieux rêvasser derrière un bureau pendant 16 ans plutôt qu’accumuler une réelle expérience professionnelle à faire valoir.</p>
<p>Même si la loi vous autorisait à travailler dès que vous en êtes capables (à partir de 12 ou 13 ans), le gouvernement vous impose des salaires minimums qui font qu’il n’est pas rentable de faire appel à vos services. On vous a fait croire que si vous restiez dans le système scolaire, un job intéressant et bien payé vous ouvrirait les bras une fois votre diplôme en poche. Mais vous découvrez que vous n’intéressez pas les employeurs, qu’ils voient en vous peu de compétences utiles et aucune disposition à produire.</p>
<p>Voici la racine du problème : on vous a menti toute votre vie.</p>
<p>Dans votre enfance, on vous répétait sans cesse les mêmes slogans sur l’égalité de tous. L’instinct de compétition a été soigneusement supprimé de vos jeux qui par-dessus tout exaltaient la solidarité et le partage.</p>
<p>Puis à un moment donné (quelque part entre 7 et 10 ans) tout a changé et on vous a précipité dans la jungle : vous deviez avoir des notes parfaites, être le meilleur en maths et en sciences, obéir sans broncher, vous accrocher à l’école le plus longtemps possible. On vous a dit que, si vous faisiez tout ça, vous n’auriez aucun problème.</p>
<p>Et, pour certains, ça marche. Mais seule une infime minorité est prédisposée à la discipline et à l’apprentissage par cœur. Même parmi ceux-là, tout le monde n’obtient pas ce qu’on lui a promis. Pour le reste il n’y a aucun filet de sécurité : ceux qui sont non-conformes sont supposés s’en sortir par eux-mêmes comme ils peuvent.</p>
<p>Comment peut-on s’en sortir ? Il faut trouver un travail qui rapporte de l’argent. Et c’est exactement la barrière contre laquelle vous êtes en train de buter. Vous avez la motivation et vous cherchez une institution qui saura la mettre en valeur, sans succès. Réfléchissez : pourquoi une entreprise embauche-t-elle un salarié ? Parce qu’elle a des raisons de croire que l’intégration de ce nouvel élément lui permettra de gagner plus d’argent. On vous paye, vous travaillez, et cette collaboration génère plus de richesse que son absence.</p>
<p>Mais réfléchissez encore à ce que cela signifie : la valeur que vous apportez doit être supérieure à celle que vous coûtez. Pour chaque dollar que l’entreprise paye pour vous, vous devez lui permettre de gagner plus d’un dollar. Ce n’est pas facile car en plus de votre salaire vous générez d’autres coûts. Par exemple, l’État exige que les entreprises soient assurées. Il faut payer pour votre formation, pour vos soins, pour les imprévus… tout cela forme un fardeau sur les épaules de votre employeur et augmente le coût de votre embauche.</p>
<p>Bref, vous avez besoin d’être plus rentables que ce que vous imaginez. Pourquoi est-il aussi difficile de trouver un travail au salaire minimum ? Parce qu’il est difficile pour un travailleur inexpérimenté de valoir ce prix. L’employeur doit exploiter votre relation au maximum rien que pour que cette relation puisse exister. Et cela demande du temps. Il est probable que vous représentiez une perte nette dans les premiers mois, tout simplement parce que vous n’êtes pas formés et que toutes vos forces sont nécessaires rien que pour assurer un service de base.</p>
<p>Si vous comprenez cette règle (vous devez compenser la valeur que vous coûtez), vous en savez plus que la plupart des jeunes travailleurs, ce qui vous donne un avantage. Pendant que les autres pestent sur la charge de travail et leur salaire, vous connaissez la raison de cette lutte et vous pouvez en tirer partie. Vous produisez plus pour l’entreprise que ce que vous lui coûtez. Si vous persistez, vous pourrez progresser, c’est comme ça que la vie fonctionne.</p>
<p>Mais avant de progresser il faut d’abord entrer dans le jeu. Pour ça, il est inutile d’attendre le job et le salaire idéal. Oubliez vos présupposés. Si une opportunité, n’importe laquelle, se présente, saisissez-là immédiatement. Un travail trop subalterne ça n’existe pas, peu importe ce qu’on vous a raconté. Ce qui importe c’est de devenir actif. Bien sûr, vous voudriez un salaire plus substantiel, et vous l’aurez peut-être un jour. Mais pas maintenant.</p>
<p>La première étape consiste à gagner un salaire, n’importe lequel, peu importe pour quoi. La peur que tel travail soit, d’une manière ou d’une autre, en dessous de vous, est une sérieuse cause de ruine personnelle. Ceux qui sont prêts à accepter les jobs les plus « subalternes » sont ceux qui finiront par avoir la belle vie. Même si vous le considérez comme « subalterne » ce travail est précieux pour quelqu’un, et il peut l’être pour vous.</p>
<p>Tout travail a quelque chose à vous apprendre. Vous apprenez comment interagir avec les autres, comment fonctionne une entreprise, comment les gens pensent, comment les patrons pensent, ce que font les personnes qui réussissent par rapport à celles qui échouent. Le travail est autant, voire plus, une occasion d’apprendre que les études.</p>
<p>La principale peur des gens est que leur job va, d’une certaine manière, définir leur vie. Que remplir des étagères chez Carrefour va redéfinir ou abaisser ce qu’ils sont. C’est absolument incorrect : ce job est une des briques qui vous permettront de vous construire.</p>
<p>Pour obtenir n’importe quel travail vous devez faire plus que lancer des CV dans tous les sens. Vous devez vous distinguer des autres. Vous devez vous présenter comme on présente un article. Vous devez faire du marketing (et le marketing est l’étape la plus sous-estimée, mais la plus cruciale, de tout acte commercial). Ce n’est pas dégradant, c’est une opportunité. Découvrez tout ce que vous pouvez sur cette entreprise et ses produits. Après votre candidature, revenez encore et encore, rencontrez les managers et les patrons, montrez-leur toute la valeur que vous pourrez leur apporter.</p>
<p>Dans ce nouveau travail, le succès n’est pas difficile mais exige de la discipline. Vous devez suivre un certain nombre de règles : ne jamais être en retard. Obéir à votre supérieur direct. Travailler rapidement et soigneusement pour dépasser ses attentes. Une fois vos tâches terminées, faire quelque-chose d’inattendu qui met en valeur l’environnement. Ne jamais se plaindre, commérer ou intriguer. Soyez un salarié modèle et vous prospérerez.</p>
<p>Il ne s’agit pas uniquement de l’entreprise. C’est à vous-même que vous devez ajouter de la valeur. L’ère virtuelle nous a donné des outils fantastiques pour accumuler le capital personnel. Inscrivez-vous sur LinkedIn et ajoutez votre job. Commencez à construire ce réseau si essentiel qui continuera à grandir jusqu’à vos derniers jours. Il sera votre bien le plus précieux en dehors de votre personnalité et de vos talents. Appropriez-vous votre expérience professionnelle.</p>
<p>Tout en accomplissant cet excellent travail vous devez penser à deux voies possibles, toutes deux aussi viables : avancer au sein de cette entreprise ou tenter votre chance ailleurs. Faites le choix le plus avantageux pour vous. Ne cessez jamais de chercher votre prochain emploi, c’est un conseil valable aujourd’hui et pour le reste de votre vie.</p>
<p>Les gens font souvent l’erreur monumentale de se lier émotionnellement à une institution. La loi encourage cette attitude en attachant toutes sortes d’avantages au statu quo : vous obtenez des bénéfices de santé, des congés, des augmentations programmées, et il est toujours plus facile de s’en tenir à ce qu’on connaît. Mais c’est une erreur car le progrès émerge du changement, et parfois vous devez provoquer ce changement en vous pour progresser.</p>
<p>Être capable de passer outre la sécurité d’un travail pour aller en chercher un autre vous donne un avantage. La plupart des gens autour de vous sont prêts à tout sacrifier au nom de la sécurité. Très peu de personnes préfèrent choisir l’incertitude, la peur de l’inconnu à l’apparente sécurité du statu quo. Les autres abandonneront tous leurs droits et leur âme pour peu qu’on leur promette la sécurité (que ce soit via un chèque ou un policier armé), même si cela les rend misérables ou les met sous la botte d’un despote (qu’il s’agisse d’un patron ou d’un dictateur). Vous pouvez vous libérer de cette tendance mais ça demande assez de courage pour prendre des risques et s’opposer aux conventions.</p>
<p>Vous devriez toujours vous considérer comme une personne productive et disponible sur le marché du travail. Allez d’institution en institution, développant vos talents et donc votre salaire. N’ayez jamais peur de vous plonger dans un nouvel environnement.</p>
<p>Une gestion intelligente de vos finances est ici cruciale. Ne cédez jamais à la tentation de vivre selon les standards de vos revenus actuels, mais adoptez ceux correspondant à votre second choix, l’emploi vers lequel vous pourriez vous tournez par la suite. Si vous vous en tenez à cette discipline, vous gagnerez une plus grande liberté pour prendre des risques, et vous accumulerez également de quoi amortir la chute au cas où les choses tourneraient mal.</p>
<p>D’un autre côté, il y a aussi des avantages à s’attarder au même endroit, même quand tout le monde autour de vous est mobile. Cela ne doit pas vous empêcher de vous considérer comme étant sur le marché. Vous prenez les décisions pour vous-même. Vous ne devez rien à personne, mais comprenez que personne ne vous doit un salaire non plus. C’est la seule manière de garder les idées claires pour prendre de bonnes décisions de carrière.</p>
<p>Dans tous vous jobs, vous allez en apprendre énormément sur l’éthique, la psychologie, les émotions et le comportement. En règle générale cela sera éclairant et encourageant. Parfois, pourtant, tout ne sera pas aussi rose et vous pourrez être choqués.</p>
<p>Pour commencer, vous découvrirez que les gens sont très réticents à admettre leurs erreurs. Ils défendront leurs opinions et leurs actions jusqu’au bout, face à toutes les preuves. Les excuses sincères et la simple reconnaissance de ses erreurs font partie des choses les plus rares dans ce monde. Il est inutile d’exiger des excuses ou de rester rancunier quand vous ne les obtenez pas. La vie continue. Ne vous attendez pas non plus à être félicités chaque fois que vous avez raison. Au contraire, bien souvent on vous en voudra et on essayera de vous abaisser.</p>
<p>Comment réagir face à ces problèmes ? Ne soyez pas frustrés. Ne demandez pas justice. Acceptez la réalité telle qu’elle est. Si ça ne marche pas dans un job, passez au suivant. Si vous êtes renvoyés, ne cherchez pas à vous venger. La colère et la rancune ne vous apporteront jamais rien. Gardez l’œil sur votre objectif d’avancement professionnel et personnel, et considérez tous les obstacles comme des diversions et des distractions.</p>
<p>Ensuite, nous voulons tous croire que faire du bon travail jusqu’à devenir excellent nous apportera des récompenses. Ce n’est souvent pas ce qui se passe. L’excellence fait de vous une cible pour les envieux, ceux qui ont échoué par comparaison. L’excellence peut en fait altérer vos chances de succès. La méritocratie existe, et à la fin elle triomphe, mais c’est vous qui êtes son agent et pas un supérieur ou une institution. Tous les progrès personnels et professionnels arrivent parce que vous avez forcé la voie contre tous ceux autour de vous qui voulaient vous stopper.</p>
<p>Troisièmement, les gens sont biaisés en faveur du statu quo et sont plus à l’aise quand ils obéissent à des ordres ou suivent des instructions, sans s’imaginer à quel point le monde peut être changé par nos initiatives. Si vous vous entraînez à imaginer un monde qui n’existe pas encore, à utiliser l’imagination et la créativité dans un cadre commercial, vous pouvez vous rendre indispensable. Vous pourriez faire partie de la minorité des vrais entrepreneurs capitalistes. Vous pourriez changer le monde.</p>
<p>Tandis que vous développez et utilisez ces talents, et qu’ils deviennent de plus en plus précieux pour ceux qui vous entourent, rappelez-vous que vous n’êtes pas infaillibles. Le marché punit l’orgueil, il récompense l’humilité et l’ouverture. Soyez fiers de vos succès mais n’arrêtez jamais d’apprendre, il y a toujours plus à apprendre car le monde change sans cesse et personne ne peut tout savoir. La clé pour réussir sa vie est d’être prêt non seulement à s’adapter au changement, mais aussi à le devancer pour le conduire.</p>
<p>De là où vous êtes actuellement, sans travail et avec peu de perspectives d’avenir, votre futur peut sembler sans espoir. C’est une illusion. Il y a des barrières, bien sûr, mais elles ne sont là que pour être abattues par vous et vous seuls. Le monde ne fonctionne pas comme on vous l’a enseigné dans votre enfance. Acceptez-le et commencez dès maintenant à aborder la réalité autour de vous telle qu’elle existe, en utilisant votre intelligence, votre ruse et votre charme. Vous prenez les décisions, et de ces décisions dépendront vos succès ou vos échecs.</p>
<p>Vous êtes, de bien des manières, les victimes d’un système qui a conspiré contre vous. Mais vous n’irez nulle part en agissant comme des victimes. Vous n’avez pas besoin d’être des victimes. Vous avez votre libre-arbitre et la capacité de diriger votre vie. Vous avez le droit fondamental de choisir, et aujourd’hui vous pouvez commencer à l’exercer.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mZWUub3JnL3RoZV9mcmVlbWFuL2RldGFpbC9hZHZpY2UtdG8teW91bmctdW5lbXBsb3llZC13b3JrZXJzI2l4enoyVFNxUHVvMmc=" target=\"_blank\">Article original en anglais</a>. Traduction : Lancelot/<em>Contrepoints.</em></p>
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		<item>
		<title>La France en récession, ce n&#039;est pas une surprise</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:20:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[récession]]></category>

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		<description><![CDATA[La France est entrée en récession le 15 mai officiellement. Nos lecteurs l’ont su une fois de plus à l'avance, avant le FMI et le Haut Conseil des Finances.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France est entrée en récession le 15 mai officiellement. Nos lecteurs l’ont su une fois de plus à l'avance, avant le FMI et le Haut Conseil des Finances.</strong><span id="more-124790"></span><br />
<em><br />
</em><strong>Un article de l'Aleps.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTgvMTI0NzkwLWxhLWZyYW5jZS1lbi1yZWNlc3Npb24tY2UtbmVzdC1wYXMtdW5lLXN1cnByaXNlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MTctY3JvaXNzYW5jZQ==" rel=\"attachment wp-att-124820\"><img class="wp-image-124820" title="imgscan contrepoints 2013817 croissance" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013817-croissance-974x1024.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="368" /></a></p>
<p>Il y a quelques semaines (Nouvelle Lettre n° 1137 du samedi 24 novembre 2012), <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjgvMTA1OTc1LXJlY2Vzc2lvbg==" target=\"_blank\">Jean-Yves Naudet intitulait sa chronique de conjoncture « récession »</a>. Au vu des statistiques officielles auxquelles tout le monde avait eu accès, il affirmait que la France était réellement en récession, même si d’adroites manipulations de l’INSEE permettaient de masquer la situation. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis et il n’y a plus que Bercy, aux ordres du gouvernement, pour croire encore que la France a toujours un souffle de croissance, alors que le Produit Intérieur Brut a déjà décliné. Le FMI et le Haut Conseil des Finances, issu de la Cour des Comptes, présidée par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9kaWRpZXItbWlnYXVk" target=\"_blank\">Didier Migaud</a> (naguère socialiste) et créé par François Hollande en mars dernier, contestent l’optimisme officiel de la croissance.</p>
<p>Double leçon de cette affaire. La première c’est qu’il faut toujours un certain temps à de nobles institutions pour se rendre à la réalité. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUGxhbl9kZV9yZWxhbmNlI01pbHRvbl9GcmllZG1hbg==" target=\"_blank\">Milton Friedman avait d’ailleurs condamné les politiques conjoncturelles « discrétionnaires » (laissées à la discrétion de l’État) avec sa théorie des décalages (lags)</a> : il y a toujours un retard entre les fluctuations de l’activité économique et leur prise de conscience par les décideurs politiques.</p>
<p>La deuxième leçon, c’est qu’un bon économiste s’intéresse non seulement à constater les faits en temps voulu, mais aussi à expliquer pourquoi ils se produisent. C’est ce que faisait Jean-Yves Naudet en concluant : « Moins d’État, moins d’impôts, moins de dépenses publiques, moins d’entreprises publiques, moins de réglementations, plus de liberté et de responsabilité, voilà le seul moyen efficace de combattre la récession et la morosité. »</p>
<p>À lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjgvMTA1OTc1LXJlY2Vzc2lvbg==" target=\"_blank\">La France en récession ? par Jean-Yves Naudet</a></li>
</ul>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDEwLXN1cnByaXNlLS1sYS1mcmFuY2UtZXN0LWVuLXJlY2Vzc2lvbi0uaHRtbD91dG1fc291cmNlPWZlZWRseQ==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La théorie du ruissellement</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/15/124396-la-theorie-du-ruissellement</link>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 05:45:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[faire payer les riches]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[richesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais quelle est donc cette fumiste théorie selon laquelle les riches réinjecteraient leur argent dans l’économie en consommant ou en investissant ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mais quelle est donc cette fumiste théorie selon laquelle les riches réinjecteraient leur argent dans l’économie en consommant ou en investissant</strong> ?</p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><br />
<span id="more-124396"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDUvMDIvODE1MjItZGVzLXBhdXZyZXMtdG91am91cnMtcGx1cy1wYXV2cmVzL2luZWdhbGl0ZXMtNA==" rel=\"attachment wp-att-81525\"><img class="alignleft size-full wp-image-81525" title="inégalités" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/inégalités.jpeg?16fe88" alt="" width="267" height="181" /></a>Cette fois-ci, c’est sûr : ce sera un plan social. Pour Robert et la centaine de salariés du chantier, la prochaine étape ce sera le licenciement économique, Pôle Emploi et bien peu d’espoir de retrouver du travail dans la même branche : des chantiers spécialisés dans les yachts de luxe, il n’y en a pas des masses et dans quelques jours il y en aura un de moins.</p>
<p>Pour Robert, il n’y a aucun doute : cette faillite, c’est à cause de la mondialisation et du néolibéralisme ; un symbole de la désindustrialisation ; encore un savoir-faire qui se perd à cause de ces élites incapables de prendre leurs responsabilités. Une fois de plus, lui et ses collègues ont été trahis par ce gouvernement pseudo-socialiste. Robert s’en doutait. C’est pour ça qu’il avait pris sa carte au Parti de Gauche.</p>
<p>Pourtant, Robert en est certain, sauver le chantier, c’était possible ; ce n’était qu’une question de volonté politique ; il suffisait de prendre l’argent où il se trouve : dans les poches des riches.<strong></strong></p>
<p><strong>Salauds de riches !</strong></p>
<p>S’il y a une idée qui a le don de mettre Robert en rage, c’est cette fumisterie de théorie du ruissellement. C’est un camarade du parti qui lui a expliqué. La théorie du ruissellement, c’est un peu comme la main invisible mais en pire : c’est l’idée selon laquelle les riches réinjectent leur argent dans l’économie réelle en consommant ou en investissant. C’est comme ça qu’ils s’y sont pris pour ne pas être taxés comme ils auraient dû l’être. Ah oui ! On la voit bien la théorie du ruissellement maintenant !</p>
<p>Ça a commencé il y a un peu plus de trois ans, quand le patron du chantier a commencé à leur raconter que les affaires se portaient mal. « Les ventes se sont effondrées de 75% en deux ans » qu’il disait, « on est dans le rouge » qu’il rajoutait, « on va devoir se serrer la ceinture » qu’il concluait. Alors, bien sûr, Robert et ses collègues avaient dû avaler toutes les couleuvres possibles et imaginables : gel des embauches, gel des salaires et même du chômage partiel. Vous parlez d’un ruissellement !</p>
<p>Et quand ça a empiré, qu’est-ce qu’il a fait le patron ? Du ruissellement ? Eh bien non : il a voulu jeter l’éponge et fermer purement et simplement le chantier. Il a voulu laisser une centaine de travailleurs sur le carreau pour éviter que ça ne ruisselle trop.</p>
<p>C’est à ce moment que le commissaire De Montebourg est arrivé avec son soi-disant « repreneur ». Un type qui, parait-il, travaillait pour fonds-vautour et qui avait passé plusieurs jours à se pavaner sur le site en faisant semblant de s’intéresser au chantier. La comédie a durée deux semaines jusqu’à ce que le commissaire vienne leur annoncer piteusement que le vautour, lui-aussi, avait laissé tomber. Le marché ceci cela, les taxes sur les plus-values qui font fuir les investisseurs… Bref, pas de profits pour les charognards et, là encore, pas de ruissellement ! Salauds de riches !<strong></strong></p>
<p><strong>Les poches des riches</strong></p>
<p>Demain, le chantier livrera son dernier yacht. Un bijou. Robert et ses collègues y ont passé six mois et tous s’accordent à penser que c’est une de leurs plus belles réalisations. Le client, un riche Américain qui travaille à Wall Street, est passé hier après-midi avec sa femme après avoir déjeuné dans un des meilleurs restaurants du coin. Il est arrivé au volant d’une Jaguar qui suffisait à peine à contenir les emplettes matinales de sa femme – Dior, Cartier, Chanel… – et a demandé à jeter un œil sur les dernières finitions qu’il avait commandées.</p>
<p>Perdu dans ses pensées, Robert n’a pu s’empêcher de noter que cette Jaguar sortait des usines anglaises qui font vivre pas moins de dix-mille employés dans les Midlands. Par association d’idée, il a pensé aux serveurs, aux cuisiniers et au sommelier du restaurant dans lequel l’Américain avait déjeuné ; si ça se trouve, il y a commandé une bonne bouteille et permis à un viticulteur du bordelais d’augmenter ses ventes. Son esprit a aussi évoqué les milliers de nos compatriotes qui travaillent pour Dior, Cartier ou Chanel, le couturier parisien qui a confectionné le costume de l’Américain et – de proche en proche – les millions de gens que ce genre de clients font vivre ; à commencer, bien sûr, par Robert lui-même et ses collègues.</p>
<p>Et puis, c’est jouer de malchance : si ce type-là avait géré un « fonds vautour », il aurait pu être un repreneur idéal pour le chantier. Pensez donc : non seulement il a l’air d’aimer les bateaux mais en plus, il apprécie manifestement le savoir-faire de ce chantier en particulier. Il aurait su que la boîte avait besoin d’argent frais, il aurait négocié un bon prix pour l’augmentation de capital et aurait déversé une partie des centaines de millions qu’il gère pour le compte de ses riches clients étasuniens dans l’entreprise. Ça aurait sauvé une bonne centaine d’emplois plus sûrement que l’intervention d’un commissaire au redressement productif.</p>
<p>Tout compte fait et maintenant qu’il considère la précarité qui va devenir son lot quotidien, Robert se dit qu’il aurait bien aimé que le ruissellement continue.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNS9sYS10aGVvcmllLWR1LXJ1aXNzZWxlbWVudC5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		<item>
		<title>Affaire Dailymotion-Montebourg : est-ce grave, docteur ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124303-affaire-dailymotion-montebourg-est-ce-grave-docteur</link>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:40:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Chappaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[Dailymotion]]></category>
		<category><![CDATA[Yahoo!]]></category>

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		<description><![CDATA[La reprise de Dailymotion par Yahoo! aurait-elle été une bonne chose ? Montebourg était-il légitime d'intervenir ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La reprise de Dailymotion par Yahoo! aurait-elle été une bonne chose ? Montebourg était-il légitime d'intervenir ?</strong></p>
<p><strong>Par Pierre Chappaz.</strong><br />
<span id="more-124303"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMDQvMTA2NzAyLWxlLXJlZ25lLWRlLWxhLXRlcnJldXIvbW9udGVib3VyZy0z" rel=\"attachment wp-att-106719\"><img class="aligncenter  wp-image-106719" title="Montebourg" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/12/Montebourg.jpg?16fe88" alt="" width="522" height="227" /></a></p>
<p>J'ai été sollicité pour donner mon avis sur l'affaire Montebourg-Dailymotion, et je me suis retenu de le faire. Mais je lis tellement de bêtises que je vais tout de même dire un mot. Il se trouve que je connais bien le dossier, que j'ai suivi de près bien avant le clash final. Je ne savais pas ce qui  sortirait dans la presse, je me suis donc abstenu de dire ce que je savais pour ne nuire à aucun des acteurs concernés.</p>
<p>La raison pour laquelle Dailymotion m'intéresse, c'est que je dirige <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5lYnV6emluZy5jb20vZnIv">Ebuzzing</a>, la principale plateforme de vidéos publicitaires en Europe. Dans l'univers hyper-compétitif des startups, il faut être attentif à tout ce qui bouge dans le marché, et apprendre de ses concurrents. Les similitudes entre Dailymotion et Ebuzzing sont plutôt étonnantes. Comme nous, ils sont en forte croissance, leur chiffre d'affaires est de peu inférieur au nôtre (39 millions d'euros en 2012, nous l'avons communiqué). Eux ont des coûts de production de contenus, nous ne produisons pas de contenus mais nous payons les éditeurs, ce qui revient à peu près au même en terme de marge. Dailymotion s'est fortement développé ces deux dernières années, en particulier aux États-Unis ; c'est une belle boite, même si elle n'est pas en mesure de concurrencer Youtube, dont le revenu est supérieur à 1 milliard.</p>
<p>L'affaire m'a d'autant plus intéressé que je connais bien Yahoo! à qui j'ai vendu Kelkoo en 2004, avant de prendre la Présidence de Yahoo! Europe.</p>
<p>Voici donc quelques remarques.</p>
<p><strong>1/ Sur la légitimité de l'intervention de Montebourg</strong></p>
<p>Le financement de DailyMotion ces dernières années a largement reposé sur les fonds publics ou quasi-publics (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mb25kcy1mc2kuZnIvbGVzLXBhcnRpY2lwYXRpb25zLWR1LWZzaS9sZXMtaW52ZXN0aXNzZW1lbnRzLWR1LWZzaS9kYWlseW1vdGlvbi5odG1s">FSI en 2009</a>, puis Orange, dont l’État français possède 27%). L'accord avec Yahoo! négocié par le management de Dailymotion avait été approuvé par les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9EYWlseW1vdGlvbiNBY3Rpb25uYXJpYXQ=">actionnaires</a>, et par le conseil d'administration d'Orange, où siège un représentant de l’État.</p>
<p>Puis Montebourg s'est réveillé, a tout remis en cause, et fait capoter le deal. Sur le plan légal, il n'avait certainement aucun droit à intervenir, mais étant donné l'historique des relations de Dailymotion avec l’État, et l'interventionnisme bien connu du ministre, est-ce si surprenant ?</p>
<p>La moralité de cette affaire, c'est simplement que si vous êtes entrepreneur et voulez rester maître de votre destin, il vaut mieux éviter de faire appel aux capitaux publics, en particulier en France.</p>
<p><strong>2/ Est-ce grave docteur ?</strong></p>
<p>La reprise de Dailymotion par Yahoo! aurait-elle été une bonne chose ? Pour répondre à cette question, les actionnaires ne sont pas les plus mal placés, et ils ont répondu oui.</p>
<p>Est-ce que Yahoo! aurait été en mesure de bien intégrer les équipes de Dailymotion ? Les rachats effectués à la période Terry Semel pour contrer Google (Hotjobs, Overture/Inktomi, Kelkoo, etc) n'ont pas toujours été couronnés de succès, mais le challenge était difficile et la culture de Yahoo! très éloignée de la recherche et du transactionnel. Depuis cette époque, Yahoo! a connu des hauts et des bas, mais il est indiscutablement redynamisé depuis l'arrivée de Marissa Meyer. Je suis donc tenté de répondre oui à la question de savoir si Yahoo! aurait été un bon <em>Home</em> pour Dailymotion, mais on ne le saura jamais...</p>
<p>Est-ce que pour autant Dailymotion va "mourir" comme le déclare <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ydWU4OS5jb20vMjAxMy8wNS8wMi9waWVycmUta29zY2l1c2tvLW1vcml6ZXQtZGFpbHltb3Rpb24tdmEtbW91cmlyLTI0MjAwOA==">Pierre Kosciusko-Morizet, choqué comme beaucoup d'entrepreneurs par cette affaire ?</a> Certainement pas. Les besoins de trésorerie de la société sont très modestes, ils peuvent être aisément couverts par Orange. Dailymotion est profitable !</p>
<p><strong>3/ La vraie question est ailleurs</strong></p>
<p>La question que je me pose concerne finalement surtout Orange. Pourquoi Orange, qui a racheté Dailymotion, veut-il tant s'en défaire ? Pourquoi cette société, considérée comme une "pépite" par le ministre, ne semble-t-elle pas considérée comme telle par l'opérateur, quand on sait l'importance de la vidéo dans le futur de l'Internet et des réseaux ?</p>
<p>La politique brouille la compréhension de l'enjeu. À l'échelle de la France, Dailymotion n'a certes rien de stratégique. Mais pour Orange, la petite pépite n'a-t-elle pas un réel intérêt pour avoir un pied dans l'avenir ?</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5rZWxibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLXF1ZXN0aW9ucy1hdmVjLWV0LXNhbnMtcmVwb25zZXMtc3VyLWwtYWZmYWlyZS1kYWlseW1vdGlvbi1tb250ZWJvdXJnLTExNzUzODk2NS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Arrivée annoncée de la « taxe Lescure »</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124285-arrivee-annoncee-de-la-taxe-lescure</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/14/124285-arrivee-annoncee-de-la-taxe-lescure#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[HADOPI]]></category>
		<category><![CDATA[impôts et taxes]]></category>
		<category><![CDATA[mission lescure]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus d’Hadopi, des amendes rikiki et une taxe de 1% sur les produits « high tech ».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus d’Hadopi, des amendes rikiki et une taxe de 1% sur les produits « high tech ».</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-124285"></span></p>
<div id="attachment_124287" class="wp-caption aligncenter" style="width: 442px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDI4Nw==" rel=\"attachment wp-att-124287\"><img class=" wp-image-124287  " title="-" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Lescure.jpg?16fe88" alt="" width="432" height="286" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre Lescure.</p></div>
<p>Certains annonçaient un rapport révolutionnaire, voire des propositions « fondamentalement révolutionnaires »… Décidément, la révolution n’est plus ce qu’elle était.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xleHBhbnNpb24ubGV4cHJlc3MuZnIvaGlnaC10ZWNoL2xhLW1pc3Npb24tbGVzY3VyZS1wcm9wb3NlLWRlLXN1cHByaW1lci1sLWhhZG9waS1ldC1kLWFsbGVnZXItbGVzLWFtZW5kZXNfMzg0NTE0Lmh0bWw=" target=\"_blank\">Lu ici </a>:</p>
<blockquote><p>Le rapport Lescure a été remis aujourd’hui lundi à François Hollande, qui a « demandé qu’une première série de mesures intervienne d’ici l’été ». [...] Parmi les propositions, la mission Lescure avance la suppression de l’Hadopi pour réattribuer ses compétences, dont le mécanisme dit de « la réponse graduée » (succession d’avertissements avant d’arriver à la sanction), au Conseil supérieur de l’audiovisuel. Le CSA deviendrait ainsi le « régulateur de l’offre culturelle numérique » avec un champ de compétence élargi. [...] Pour lutter contre le piratage, la mission préconise néanmoins de maintenir la réponse graduée, mais de l’alléger en abrogeant la peine de suspension de l’abonnement internet et en diminuant le montant des amendes. Celles-ci seraient ramenées à une « somme forfaitaire de 60 euros, éventuellement majorée en cas de récidive », contre 1.500 euros maximum actuellement. Pour ce qui est du cinéma, et afin de renforcer l’offre légale et décourager le piratage, le rapport suggère de rendre la vidéo à la demande disponible plus rapidement après la sortie des films en salle.</p>
<p>La mission Lescure propose également dans son rapport de taxer les smartphones et les tablettes pour financer la création de contenus culturels. Il s’agirait de « mettre à contribution les fabricants et importateurs d’appareils connectés » pour compenser le transfert de valeur des contenus, auxquels le consommateur a pris l’habitude d’accéder gratuitement, vers les matériels, souvent acheté à des prix élevés. Cette taxe sur les ventes d’appareils connectés « pourrait être d’un taux très modéré (par exemple 1%), donc relativement indolore pour le consommateur, indique le rapport qui la justifie par le fait qu’« elle frapperait des matériels dont la fabrication est assurée, dans la très grande majorité des cas, à l’étranger ». Destinée à « corrige(r) un transfert de valeur », cette taxe « poursuit un objectif distinct de la rémunération pour copie privée, qui compense le préjudice lié aux actes de copie », précise encore le rapport. Son assiette est plus large, puisqu’elle intègre les ordinateurs et les terminaux dépourvus de capacité de stockage.</p>
<p>Cette taxe « alimentera une sorte de compte de soutien des industries créatives : la musique, le cinéma, la photographie et le jeu vidéo qui créent de l’emploi en France », a pour sa part indiqué la ministre de la culture, Aurélie Filippetti.</p></blockquote>
<p>Autrement dit, voici un discours totalement xénophobe dans lequel on dit clairement que l’on va prélever sur les ventes d’appareils fabriqués à l’étranger une taxe dédouanant les copieurs de contenus, pour la plupart étrangers, en alimentant une caisse qui permettra de subventionner la caste des gentils artistes et tenants du monde artistique français, si dévoués au pouvoir en place [<sup class='footnote'><a href='#fn-124285-1' id='fnref-124285-1' onclick='return fdfootnote_show(124285)'>1</a></sup>].</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTQvMTI0Mjg1LWFycml2ZWUtYW5ub25jZWUtZGUtbGEtdGF4ZS1sZXNjdXJlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MDMtdGF4ZS1sZXNjdXJl" rel=\"attachment wp-att-124336\"><img class="alignright  wp-image-124336" title="imgscan contrepoints 2013803 taxe lescure" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013803-taxe-lescure-896x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="343" /></a>On comprend aisément que le souci de nos dirigeants n’est en rien la protection de la création. Si tel était le cas, et si la fiscalité eut été une réponse cohérente à cette problématique, il eut été beaucoup plus judicieux de taxer les FAI (après tout, quelle que soit la nature de votre terminal, il vous faut vous connecter à un FAI pour accéder au réseau…) et d’exiger d’eux des statistiques de téléchargement (ce qu’ils sont techniquement en mesure de faire) afin de calculer une péréquation de redistribution en fonction de l’intérêt suscité par les créateurs… Dès lors, tous les créateurs, que ce soit de textes, de photos, de vidéos, de dessins, de musique pourraient se voir crédités de revenus en fonction de leur succès mesuré à l’aune des téléchargements. Inversement, le téléchargement et l’utilisation de créations gagneraient en liberté et bien des créateurs en notoriété…</p>
<p>Mais, comme trop souvent, nous sentons à travers les piètres propositions Lescure une volonté d’assurer de confortables revenus à quelques amis, artistes autoproclamés au statut transmissible de génération en génération, pas celui d’assurer à ceux qui s’expriment à travers un vecteur encore libre un <em>business model</em> pérenne.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9hcnJpdmVlLWFubm9uY2VlLWRlLWxhLXRheGUtbGVzY3VyZS8=">Sur le web</a>.</p>
<p>Note :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124285'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124285-1'>Après <em>Katynn</em> de Wajda, voici un autre « blockbuster », <em>Greater Glory</em> de Dean Wright avec, entre autres, Andy Garcia, que les spectateurs français n’auront pas le droit de voir en salle ou de manière officielle… cf. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5uZGYuZnIvbm9zLWJyZXZlcy8wMy0wNS0yMDEzL2xlLWZpbG0tcXVlLXZvdXMtbmUtdmVycmV6LXBhcy1zdXItbGEtcmV2b2x0ZS1kZS1jYXRob2xpcXVlcy1jb250cmUtdW4tcG91dm9pci1zb2NpYWxpc3RlLWZyYW5jLW1hY29uLWRlbW9jcmF0aXF1ZS1tYWlzLWxpYmVydGljaWRl" target=\"_blank\">article NdF</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124285-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124285" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Comment éviter la crise qui vient ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/11/123994-comment-eviter-la-crise-qui-vient</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/11/123994-comment-eviter-la-crise-qui-vient#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 May 2013 05:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal Dray</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le schéma économique utilisé par l’ensemble des gouvernants du monde entier est totalement biaisé. Comment en sortir pour éviter la crise à venir ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le schéma économique utilisé par l’ensemble des gouvernants du monde entier est totalement biaisé. Comment en sortir pour éviter la crise à venir ?</strong></p>
<p><strong>Par Pascal Dray.</strong><span id="more-123994"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzEwL0NyaXNlLWV1cm8tVW5pb24tZXVyb3DDqWVubmUuanBn"><img class="aligncenter size-medium wp-image-102403" title="Crise euro Union européenne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/10/Crise-euro-Union-européenne-300x136.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="136" /></a></p>
<p>Le problème est que depuis qu’une grande majorité de nos décideurs politiques sont convertis au <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSm9obl9NYXluYXJkX0tleW5lcw==" target=\"_blank\">keynésianisme</a> ils ont toujours affirmé des lois économiques erronées :</p>
<ol>
<li>Les crises que traverse le capitalisme sont le fruit d’une insuffisance de la demande globale.</li>
<li>Seule une relance de cette demande globale peut éviter à l’économie d’un pays de sombrer dans une dépression et/ou récession.</li>
<li>Seul le gouvernement est capable de pratiquer la politique budgétaire et le dosage monétaire pour atteindre cet objectif de croissance de la demande globale.</li>
<li>La coordination des politiques économiques entre les pays d’une même zone économique peut permettre à ces pays de traverser une crise en atténuant les effets néfastes de celle-ci.</li>
</ol>
<p>Nous le voyons, le schéma économique utilisé par l’ensemble des gouvernants du monde entier est totalement biaisé.</p>
<p>Revenons sur un point d’histoire. Keynes dans les années 1920 ayant perdu une fortune en Bourse a voulu en quelque sorte prendre sa revanche en tentant de bâtir une théorie qui lui permettrait de récupérer sa fortune en devenant le serviteur zélé des décideurs politiques, en leur permettant de justifier l’interventionnisme politique dans l’économie. Pour Keynes l’épargne était une fuite dans le circuit économique et constituait un frein à l’augmentation de la demande globale. Il fallait, selon lui, tout faire pour augmenter la propension à consommer. Les gouvernements pouvaient alors mettre en place une politique de relance de la demande globale en dépensant l’argent du contribuable dans les politiques de soutien à la consommation, de soutien à l’investissement. Ces politiques permettaient à ceux qui en bénéficiaient de dépenser plus et par conséquent de soutenir la croissance de l’économie.</p>
<p>Ne croit-on pas entendre là les partisans actuels de la mise en place de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUGxhbl9kZV9yZWxhbmNl" target=\"_blank\">politiques de relance</a> en Europe ? Est-il bien raisonnable de présenter les faits aussi simplement et surtout sans voir que dès le départ le raisonnement est vicié !!</p>
<p>En fait Keynes a tout simplement oublié que l’épargne n’était qu’un renoncement à une consommation présente et était réservée à une consommation future. Ce partage entre consommation présente et consommation future est capital car il est la base sur laquelle va se former le taux d’intérêt originaire. Si la préférence pour la consommation présente est forte  alors l’épargne est peu abondante. L’offre de fonds prêtables est faible par rapport à la demande de fonds prêtables qui n’est autre que la demande d’investissement pour l’avenir. La productivité ne va pas augmenter significativement dans ces phases où les investissements ne peuvent pas être financés. La rentabilité attendue pour les investissements sera donc élevée et par conséquent un grand nombre d’investissements ne remplissant pas ces conditions de rentabilité seront reportés.</p>
<p>Mais au fur et à mesure les décisions des acteurs de l’économie se modifieront et l’épargne augmentera à nouveau permettant un abaissement du taux d’intérêt originaire qui entraînera dans son sillage la réalisation d’investissements reportés précédemment, la productivité augmentera et le prix de certains biens jusque là élevé finira par baisser. Cette baisse du taux d’intérêt et cette élévation de la productivité permettront le déclenchement de cette fameuse croissance que tout le monde attend. On le voit le schéma ici est plus conforme à ce que connaissent les vrais acteurs de l’économie : les entrepreneurs, les consommateurs, les épargnants.</p>
<p>Les crises que nous avons traversées depuis la première guerre mondiale n’ont jamais résulté d’une insuffisance de la demande globale mais plutôt d’une manipulation de la monnaie et du crédit à des fins politiques de guerre ou de relance. Car en abaissant artificiellement le taux d’intérêt les autorités monétaires envoient de faux signaux aux investisseurs qui vont alors prendre des décisions fondées sur ces faux signaux. Une fois que ces autorités monétaires penseront que nous allons entrer dans une phase de « surchauffe », elles vont procéder à une élévation du taux d’intérêt : cela aura pour effet de révéler la fausseté des décisions prises dans la phase précédente. Les crises récentes de la Bulle internet dans les années 2000 et de la crise dite des « subprimes » relèvent de ces schémas. La crise de la dette souveraine n’est que l’aboutissement de ces politiques budgétaires et monétaires laxistes.</p>
<p>Rappelons-nous aussi de Keynes qui parlait de l’Or comme une « relique barbare ». Là encore c’était une erreur car pendant l’étalon Or véritable ente 1880 et 1914 l’économie se développait en adéquation avec ce partage épargne / consommation. A partir de 1914 et le passage à l’étalon de change or où seuls la livre sterling et le dollar étaient convertibles, les choses ont commencé à se compliquer et les autorités monétaires ont commencé à s’organiser afin de mettre en place le système de réserves fractionnaires à l’origine de l’effondrement actuel de l’économie mondiale.</p>
<p>Pour en finir définitivement avec les crises, il est impératif de revenir à des bases saines : un étalon or et une concurrence monétaire ainsi qu’un équilibre permanent des finances publiques sans recours à l’endettement et sans recours à l’inflation.</p>
<p>Dire qu’une solution à la crise actuelle n’existe pas relève tout simplement d'une analyse économique erronée, et prétendre que la solution de l’étalon-or n’est pas possible est tout simplement la preuve de la mauvaise foi des décideurs politiques.</p>
<p>Nous pouvons sortir de la crise et nous pouvons le faire par le haut en rétablissant l’étalon-or avec pour conséquence des finances publiques assainies et des acteurs économiques pouvant fonder à nouveau leurs décisions sur de vrais signaux pour leur épargne et pour leur consommation.</p>
<p>Alors si nous souhaitons véritablement sortir de la crise mobilisons nous pour un retour rapide à l’étalon or et pour une vraie économie de marché au service de tous !!!</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY2VyY2xlLmxlc2VjaG9zLmZyL2Vjb25vbWllLXNvY2lldGUvcG9saXRpcXVlLWVjby1jb25qb25jdHVyZS9tb25uYWllcy1ldC10YXV4LzIyMTE0Nzg1MC9jb21tZW50LWV2aXRlci1jcmlzZS12aWVudA==" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Présidence Hollande : un an après, comment améliorer l&#039;économie ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/10/123992-presidence-hollande-un-an-apres-comment-ameliorer-leconomie</link>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 06:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucien Oulahbib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Présidence Hollande]]></category>

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		<description><![CDATA[Après un an de présidence Hollande, les pistes ne manquent pas pour sortir de l'ornière économique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après un an de présidence Hollande, les pistes ne manquent pas pour sortir de l'ornière économique.</strong></p>
<p><strong>Par Lucien Ouhlabib.</strong><span id="more-123992"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA4L2VudHJlcHJpc2UuanBn"><img class="alignleft size-medium wp-image-93267" title="entreprise " src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/entreprise-300x146.jpg?16fe88" alt="entreprise" width="300" height="146" /></a>À ceux qui ont <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDYvMTIzNTk5LWxhLW1hbmlmZXN0YXRpb24tcG91ci1sYS02ZW1lLXJlcHVibGlxdWUtZW4tcGhvdG9zLXZ1ZS1kZS1sLWludGVyaWV1cg==" target=\"_blank\">expliqué très sérieusement sur le pavé parisien lors du 5 mai 2013</a> que l'austérité serait "déjà là" parce que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDgvMTIzODMwLWxhLW1hdXZhaXNlLWF1c3Rlcml0ZS1ldXJvcGVlbm5l" target=\"_blank\">réduire les dépenses publiques</a> cela veut dire moins d'infirmières, moins d'enseignants, moins de services publics, il est semble-t-il de plus en plus possible d'être entendu par la population lorsque l'on répond en disant que c'est tout simplement faux parce que ces infirmières manquantes existeront tout de même mais dans le privé, cela s'appelle même des infirmières "libérales", quand bien même n'en partageraient-elles pas la connotation philosophique ; <em>idem</em> pour les enseignants : nombre d'écoles privées sont en surnombre parce qu'elles ne peuvent ni prendre de nouveaux élèves ni embaucher ; <em>idem</em> en réalité pour nombre de services dits publics alors qu'ils pourraient être ouverts à la concurrence afin de mieux servir "l'usager" et non pas évidemment l'abuser par un esprit "cupide" n'y voyant <em>que</em> le "client".</p>
<p>L'exemple de la téléphonie mobile est là pour le prouver, même s'il y a toujours possibilité de perfectionner la chose. Et lorsque l'on apprend qu'en fait l'État a obligé France Telecom à acheter <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDgvMTIzODQ1LWRhaWx5bW90aW9uLWxhLXBlcGl0ZS1mcmFuY2Fpc2Utc2FjcmlmaWVlLXBhci1sZXMtY2FwcmljZXMtZGUtbW9udGVib3VyZw==" target=\"_blank\"><em>Dailymotion</em></a> sans pour autant faire les investissements nécessaires pour rendre cette plateforme globale car ce n'est pas son corps de métier — ce qui a obligé FT a cherché un repreneur plus performant que lui en la matière — on s'aperçoit que l'État fait la même erreur que fit l'État anglais, pourtant d'un autre bord politique, lorsqu'il a privatisé les rails en 1980 mettant le nouvel opérateur devant le pied du mur puisque aucun investissement n'avait été en réalité fait entre 1950 et 1980 ce qui nécessitait d'injecter des milliards que le nouvel opérateur ne pouvait évidemment réaliser sur le moment.</p>
<p>Seulement, au lieu de dénoncer cet état de fait, de prendre le pays à témoin, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDkvMTIwODg0LTEwLWxlY29ucy1hcHByaXNlcy1kZS1tYXJnYXJldC10aGF0Y2hlcg==" target=\"_blank\">Margaret Thatcher</a> l'a mis sous le boisseau, et a même privatisé l'instance de régulation, ce qui fait qu'elle a donné des armes à la critique, acerbe, des étatistes, surtout en France, qui n'ont d'ailleurs que cet exemple du rail anglais à la bouche avec celui d'Enron en Californie. Or, ces erreurs industrielles et politiques ne doivent pas faire jeter le bébé avec l'eau du bain : il est possible de laisser la société civile s'occuper de ses propres affaires, à partir du moment où la société politique veille à ce que cela se passe <em>bien</em> et ce pour le <em>bien</em> du plus grand nombre (le fameux "good" de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvQ2FybF9NZW5nZXI=" target=\"_blank\">Carl Menger</a>…)</p>
<p>Voilà un consensus qui pourrait être atteint en matière de protection sociale, d'enseignement, de justice, etc. Il est possible de dynamiser le tissu économique sans ce que cela soit au détriment du tissu social et de la solidité des droits à préserver, contrairement à ce que pouvait en dire Pareto après Hegel et Marx, en ce sens où un positif est toujours le résultat d'un "négatif", d'une destruction. Pourtant, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRGVzdHJ1Y3Rpb25fY3IlQzMlQTlhdHJpY2U=" target=\"_blank\">celle-ci peut être créatrice, comme nous a appris Schumpeter</a>. Le problème étant qu'entre la destruction des diligences et des machines à écrire et l'émergence des automobiles et des logiciels vocaux de traitement de textes il se passe un laps de temps qui ne peut pas se résoudre par un claquement de doigts, on ne transforme pas un sidérurgiste en animateur de loisirs, mais on aurait pu, si la formation était intégrée au temps de travail (moyennant des compensations fiscales) transformer sur vingt ans ce sidérurgiste en spécialiste d'aciers spéciaux, ou encore en transformateur écologique, en incinérateur d'ordures ménagères (important secteur en expansion), bref, si le rôle de l'État avait été de prévoir, d'anticiper…</p>
<p>Cela fait depuis les années 1980 que certains dénoncent le choix étatiste mitterrandien d'avoir choisi le câble plutôt que la fibre optique indispensable pour l'internet à très haut débit que l'actuel premier ministre veut aujourd'hui développer… Les USA avait déjà Internet sur grand écran PC quand la France paradait avec le Minitel sur un timbre poste… La France a donc vingt ans de retard, <em>at least</em>… Aujourd'hui on peut faire son droit à distance en s'inscrivant à Harvard. Et le problème du coût n'en serait pas avec une fiscalité mieux organisée qu'aux USA afin que les ménages les plus démunis aient eux aussi droit à un enseignement de qualité par un système de bourses efficace.</p>
<p>Ne parlons pas de la Corée du Sud et le Japon, même si sur d'autres plans, nous n'avons rien à envier à ce dernier pays tant sa démographie, son vieillissement, son ralentissement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTgvMTIxOTA3LWFiZW5vbWljcy11bmUtYWJlcnJhdGlvbi1qYXBvbmFpc2U=" target=\"_blank\">malgré "l'open bar" monétaire actuel</a> freinent son élan ; néanmoins Toyota, Sony, etc… restent dans la course, ne parlons pas de Samsung, LG, Hyundai…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM3OTQuanBn"><br />
</a></p>
<p>La classe politique française, dans son ensemble, et malgré quelques exceptions ou quelques réformes, a failli ; or, au lieu de le reconnaître (il est vrai qu'elle ne peut pas se démettre —à moins d'une rédemption— ou la moule accrochée à son rocher électoral) elle s'enfonce dans le déni et la fuite en avant étatiste alors que cela ne marche pas (et sans doute à cause de cela) ; même un Mélenchon reconnaît par exemple qu'une majorité de patrons ne gagne pas plus de 4 000 à 5 000 euros par mois et de très petits patrons bien moins encore. Et pourtant il viendra ironiser sur le fait d'enseigner <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDcvMTIzNzI1LWVudHJlcHJlbmV1ci1jdXBpZGUtcmVwb25zZS1kdW4tZW50cmVwcmVuZXVyLWEtamVhbi1sdWMtbWVsZW5jaG9u" target=\"_blank\">la "cupidité" lorsqu'il s'agit d'instruire l'esprit d'entreprendre à l'école</a> ; il s'en prend "seulement" aux "grands patrons" qui gagnent dans les 2 à 10 millions d'euros par an, comme Carlos Ghosn, alors que celui-ci a déclaré que le patron de Volkswagen gagne 20 à 22 millions d'euros par an, ne parlons pas <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWpkZC5mci9FY29ub21pZS9JbWFnZXMvTGVzLXBsdXMtZ3Jvcy1zYWxhaXJlcy1kdS1tb25kZQ==" target=\"_blank\">d'autres CEO dans le monde</a> comme le patron d'Apple (1 million de dollars….par jour)… Or, le problème n'est pas tant la rémunération que la possibilité d'une meilleure redistribution salariale via l'intéressement, l'actionnariat salarié. N'oublions pas que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvTWlsdG9uX0ZyaWVkbWFu" target=\"_blank\">Milton Friedman</a> pouvait expliquer que l'on pourrait <em>donner</em> les actions de toutes les entreprises publiques aux citoyens, il le dit dans son opuscule "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzI3MTc4MDAzMjgvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTI3MTc4MDAzMjgmYW1wO2FkaWQ9MUpXUUE3WFMzMjUyUTlOSzlKTlImYW1wOw==" target=\"_blank\"><em>Contre Galbraith</em></a>" (pp. 49-50, éditions Economica, 1977, Association pour l'Economie des Institutions) :</p>
<blockquote><p>"Ces entreprises appartiennent au peuple : nous allons donc les donner au peuple. Cette méthode a un grand avantage. Si l'on essayait de vendre ces industries aux enchères, séparément, c'est l'<em>État</em> qui encaisserait les recettes et il les gaspillerait. Tandis que si vous les donnez aux <em>gens </em>et si vous laissez un marché s'établir, vous verrez qu'en très peu de temps les choses se démêleront. (…)". Plus loin (p.55) il écrit: " il en coûte à l'État deux fois plus pour faire quoi que soit qu'il n'en coûte à l'entreprise privée, quelle que soit la nature de la tâche."</p></blockquote>
<p>C'est de là qu'il faut partir, <em>donner</em> la liberté au peuple, déconnecter en effet l'État des cercles financiers qui font en effet que les grandes familles s'assemblent ensemble afin de faire main basse sur les marchés publics ou de faire du mercantilisme colbertiste en <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuY29udHJlcG9pbnRzLm9yZy8yMDEzLzAzLzE5LzExODc2OS1jb250cmF0cy1haXJidXMtaG9sbGFuZGUtcGxhbnRlLXNhLXJlY3VwZXJhdGlvbg==" target=\"_blank\">se gargarisant d'avoir vendu quelques Airbus</a> alors qu'il vaudrait mieux laisser la société civile s'organiser de telle façon qu'elle soit en effet plus compétitive, tandis que l'État s'occupe de ceux qui perdent pied dans la course par une meilleure formation et un <strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9pbXBvdC1uZWdhdGlmLw==" target=\"_blank\">impôt négatif</a> </strong>: tel serait un programme politique réellement novateur.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM3OTQuanBn"><img class="aligncenter" title="imgscan contrepoints 2013794" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013794-739x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="415" /></a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123992" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>La mauvaise austérité européenne</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/08/123830-la-mauvaise-austerite-europeenne</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/08/123830-la-mauvaise-austerite-europeenne#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 May 2013 05:20:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel J. Mitchell</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[dépense publique]]></category>
		<category><![CDATA[rigueur]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais où diable se cache l'"austérité" européenne ? Pas dans les réductions de dépenses publiques !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mais où diable se cache l'"austérité" européenne ? Pas dans les réductions de dépenses publiques !<br />
</strong></p>
<p><strong>Par Daniel J. Mitchell, depuis Washington D.C., États-Unis.</strong><br />
<span id="more-123830"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMjgvODg1ODgtZGVwZW5zZS1wdWJsaXF1ZS1hdXN0ZXJpdGUtZXQtY3JvaXNzYW5jZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0zMjItYXVzdGVyaXRlLWRlcGVuc2U=" rel=\"attachment wp-att-88631\"><img class="aligncenter  wp-image-88631" title="imgscan contrepoints 322 austérité dépense" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/06/imgscan-contrepoints-322-austérité-dépense-1019x1024.jpg?16fe88" alt="" width="350" height="351" /></a></p>
<p>Paul Krugman a récemment tenté de proclamer <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMDkvMDQvMTAva2V5bmVzaWFuLWVjb25vbWljcy1pcy13cm9uZy8=">la victoire des keynésiens</a> sur la soi-disant austérité, mais tout ce qu'il a vraiment accompli est la démonstration que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTMvMDUvMDEva3J1Z3Rvbi10aGUtaW52aW5jaWJsZS1vci1rcnVnbWFuLXRoZS1pbmFkdmVydGVudC1vcHBvbmVudC1vZi10YXgtaW5jcmVhc2VzLw==">les dépenses publiques financées par l'impôt sont destructrices de richesses</a>. Plus spécifiquement, il a présenté un bon dossier contre la version européenne/FMI de « l'austérité », qui a généré de grandes augmentations d'impôts. Mais que se passe-t-il si des nations adoptent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDIvMjYvd2hhdHMtdGhlLWRpZmZlcmVuY2UtYmV0d2Vlbi1hLWxpYmVydGFyaWFuLWEtc3VwcGx5LXNpZGVyLWEta2V5bmVzaWFuLWFuZC1hbi1pbWYtYnVyZWF1Y3JhdC8=">une approche libertarienne</a>, qui signifie alors que « l'austérité » est imposée au gouvernement, et non pas aux contribuables ? Par le passé, Krugman avait aussi tenté de faire croire que les nations européennes avaient commis une erreur en réduisant les dépenses publiques, ce qui l'avait évidemment mené à propager de grossières erreurs.</p>
<p>Ayant affirmé que la croissance britannique était au point mort en raison de la réduction des dépenses, il avait négligé le fait élémentaire que les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTEvMDQvMDEvZW5nbGlzaC1yaW90cy1mYXV4LWF1c3Rlcml0eS1hbmQta3J1Z21hbnMtZmFpcnktdGFsZS8=">dépenses publiques du Royaume-Uni progressaient deux fois plus vite que l'inflation</a>. Et dans le cas de l'Estonie, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTEvMDUvMTAvbGV0cy1jb3B5LXRoZS1iYWx0aWMtbmF0aW9ucy1hbmQtcmVhbGx5LWN1dC1zcGVuZGluZy8=">qui a mis en place de vraies coupes budgétaires</a>, il avait tenté de populariser l'idée que les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMTIvODY2ODEtc3VjY2VzLWRlLWxhdXN0ZXJpdGUtZW4tZXN0b25pZQ==">réductions budgétaires effectuées en 2009 étaient responsables du ralentissement économique observé en 2008</a>.</p>
<p>Nous avons désormais des preuves de l'absence d'austérité sur les dépenses en Europe. Un éminent économiste irlandais, spécialisé dans les finances publiques, Constantin Gurdgiev, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3RydWVlY29ub21pY3MuYmxvZ3Nwb3QuY29tLzIwMTMvMDUvMjUyMDEzLWF1c3Rlcml0eS1zYXZhZ2VseS1vdmVyLWh5cGVkLmh0bWw=">a examiné les données du FMI</a> et a eu bien du mal à trouver une quelconque réduction budgétaire :</p>
<blockquote><p>… dans la célébration de ce grand jour férié socialiste (le 1er mai), en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Italie et en France, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour réclamer des emplois et la fin des années de serrage de ceinture. Sauf que personne ne leur a vraiment demandé ce qu'ils voulaient dire par « serrage de ceinture ». Vérifions du côté des dépenses  « l'austérité sauvage » de l'Europe : le graphique ne montre pas la moindre trace de coupes budgétaires.</p></blockquote>
<p>Comme l'on peut voir sur le graphique, Constantin a comparé les montants des dépenses publiques de différents États de l'Union Européenne en 2012 avec celles relevées avant la crise. Le résultat permet d'apprécier l'évolution de la taille du secteur public sur une longue durée.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzgzMQ==" rel=\"attachment wp-att-123831\"><img class="aligncenter  wp-image-123831" title="dpublic" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/dpublic.jpg?16fe88" alt="" width="546" height="402" /></a></p>
<p>Voici quelques-unes de ses conclusions à partir de l'analyse des données.</p>
<blockquote><p>Des trois pays qui ont subi une réduction des dépenses publiques en pourcentage du PIB, l'Allemagne a enregistré une diminution de 1,26% (de 46,261% du PIB pour la période moyenne 2003-2007 à 45,005% en 2012), Malte et la Suède ont respectivement reporté des baisses de 0,349% et de 1,37%. Aucun des pays en difficulté en Europe – là où le mécontentement est le plus marqué – ou la France n'ont enregistré une réduction. En France, les dépenses publiques ont grimpé de 3,44% par rapport à leur niveau antécédent à la crise. 4,76% d'augmentation pour la Grèce, 7,74% pour l'Irlande, 2,773% pour l'Italie, 0,562% pour le Portugal et 8% pour l'Espagne. Le montant moyen des dépenses publiques en Europe avant la crise était de 44,36% du PIB. Et ce montant s'était élevé à 48,05% du PIB en 2012. Les dépenses ont donc bel et bien augmenté, et non baissé. Il n'y a donc pas « d'austérité sauvage » en Europe, en euros constants ou en pourcentage du PIB.</p></blockquote>
<p>J'ajouterai quelques observations.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDYvMTAvc3dlZGVuLXRoZS1zZW5zaWJsZS1hbmQtc2xvd2x5LXNocmlua2luZy13ZWxmYXJlLXN0YXRlLw==">La Suède</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTEvMTEvMDIvZ2VybWFueXMtbm90LWEtZ29vZC1yb2xlLW1vZGVsLWV4Y2VwdC13aGVuLWNvbXBhcmVkLXRvLXRoZS1wcm9mbGlnYXRlLXUtcy8=">l'Allemagne</a> font partie des trois pays ayant réduit leurs dépenses publiques en pourcentage du PIB, et ces pays sont dans de meilleures situations que leurs voisins européens. La Suisse n'appartient pas à l'Union Européenne et n'est donc pas inclue dans le graphique de Constantin, mais les dépenses de l’État suisse <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDQvMjYvc3dpdHplcmxhbmRzLWRlYnQtYnJha2UtaXMtYS1yb2xlLW1vZGVsLWZvci1zcGVuZGluZy1jb250cm9sLWFuZC1maXNjYWwtcmVzdHJhaW50Lw==">ont également été réduites pendant la période étudiée</a> ; on constate aussi que son économie est en meilleur état que celle de ses voisins. La morale de cette histoire est simple : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMDkvMDkvMTUvbmV3LXZpZGVvLXJldmlld3MtZXZpZGVuY2UtYWdhaW5zdC1iaWctZ292ZXJubWVudC8=">réduire le poids des dépenses publiques</a> est la recette gagnante pour une croissance forte et durable. La croissance apparaît lorsque les politiciens se détournent d'une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMDkvMDYvMTUvb2JhbWFzLXRheC1wb2xpY3ktdGhyZWF0ZW5zLWFtZXJpY2FzLWVjb25vbXkv">politique fiscale de « lutte des classes »</a> et cherchent à prélever <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTAvMDMvMjkvdGhlLWZsYXQtdGF4LWdvb2QtZm9yLWFtZXJpY2EtYmFkLWZvci13YXNoaW5ndG9uLw==">des impôts ayant un impact minimum sur l'économie</a>.</p>
<p>Malheureusement, ce n'est pas ce qui arrive ni en Europe, ni aux États-Unis. Très peu de pays avancent dans la bonne direction ; <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDUvMzAvdGhvc2Utc25lYWt5LWNhbmFkaWFucy1hcmUtb3ZlcnRha2luZy10aGUtdW5pdGVkLXN0YXRlcy8=">on peut citer le Canada</a>, même s'il a encore un long chemin à parcourir. Les modèles à suivre restent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDUvMTkvYW1lcmljYW4tcG9saXRpY2lhbnMtc2hvdWxkLWxlYXJuLXNvbWUtcG9saWN5LWxlc3NvbnMtZnJvbS1ob25nLWtvbmctYW5kLXNpbmdhcG9yZS8=">Hong-Kong et Singapour</a> : ce n'est pas par hasard que ces deux régions dominent <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTIvMDkvMTgvdGhlLXVuaXRlZC1zdGF0ZXMtcGx1bW1ldHMtdG8tMTh0aC1pbi1uZXctZWNvbm9taWMtZnJlZWRvbS1vZi10aGUtd29ybGQtcmFua2luZ3Mv">les deux premières places du classement des libertés économiques</a> dans le monde <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5oZXJpdGFnZS5vcmcvaW5kZXgv" rel=\"nofollow external\">(Index of Economic Freedom)</a>.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2RhbmllbGptaXRjaGVsbC53b3JkcHJlc3MuY29tLzIwMTMvMDUvMDMvd2hlcmUtYXJlLXRoZS1ldXJvcGVhbi1zcGVuZGluZy1jdXRzLw==">Sur le web</a>. Traduction : Eriul/<em>Contrepoints</em>.</p>
<p><strong>Lire aussi :</strong></p>
<ul>
<li><a title=\"Selon une étude de la BCE, les dépenses publiques nuisent à la croissance\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMzAvMTIzMDM5LXNlbG9uLXVuZS1ldHVkZS1kZS1sYS1iY2UtbGVzLWRlcGVuc2VzLXB1YmxpcXVlcy1udWlzZW50LWEtbGEtY3JvaXNzYW5jZQ==" rel=\"bookmark\">Selon une étude de la BCE, les dépenses publiques nuisent à la croissance</a></li>
<li><a title=\"Austérité en Europe ? Quelle austérité ?\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTIvMjgvMTA5NDI4LWF1c3Rlcml0ZS1lbi1ldXJvcGUtcXVlbGxlLWF1c3Rlcml0ZQ==" rel=\"bookmark\">Austérité en Europe ? Quelle austérité ?</a></li>
</ul>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123830" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Dailymotion, la &quot;pépite française&quot; sacrifiée par les caprices de Montebourg</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/08/123845-dailymotion-la-pepite-francaise-sacrifiee-par-les-caprices-de-montebourg</link>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 05:10:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[Dailymotion]]></category>
		<category><![CDATA[Fleur Pellerin]]></category>
		<category><![CDATA[France Telecom]]></category>
		<category><![CDATA[Orange]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Moscovici]]></category>
		<category><![CDATA[Yahoo!]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un excès de colère, le ministre Montebourg a de nouveau été… « productif » ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un excès de colère, le ministre Montebourg a de nouveau été… « productif » ?</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><br />
<span id="more-123845"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzg0Nw==" rel=\"attachment wp-att-123847\"><img class="aligncenter size-full wp-image-123847" title="pellerin-montebourg" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/pellerin-montebourg.jpg?16fe88" alt="" width="462" height="308" /></a></p>
<p>Pour ceux d’entre vous qui étaient en vacances ou qui n’ont pas eu l’occasion de suivre le détail de « l’affaire Dailymotion », voici un résumé des épisodes précédents.</p>
<p><strong>Dailymotion, start up de la vidéo en partage</strong></p>
<p>Dailymotion est un service vidéo sur Internet où chacun peut apporter et regarder des vidéos. Le onzième plus important service vidéo sur Internet, loin derrière Youtube, dont la création ne remonte pourtant qu’à un mois seulement avant celle de Dailymotion. Ce qui a fait la différence entre les deux ? Youtube a été racheté par Google qui en a fait le leader mondial, Dailymotion a été vaillamment soutenue par le Fonds Stratégique d’Investissement qui lui a permis de devenir une « pépite française ». Chaque mois, plus de 100 millions d’internautes se connectent à Dailymotion, pour environ 2,5 milliards de vidéos visionnées, selon le cabinet ComScore.</p>
<p><strong>Cherche à s’appuyer sur une major de la toile</strong></p>
<p>En janvier 2011, France Telecom/Orange annonce un accord prévoyant sa montée au capital à hauteur de 49%, valorisant Dailymotion à 120 millions d’euros. Le FSI s’est ensuite progressivement retiré, au fur et à mesure qu’Orange montait dans l’actionnariat. Depuis janvier 2013, l’entreprise est devenue une filiale à 100% de l’opérateur téléphonique. Rapidement, Stéphane Richard, le PDG de FT, comprend que Dailymotion se doit de croître en Asie et sur le continent américain. L’Europe seule ne peut permettre une progression suffisante. FT n’est pas en situation d’apporter ce soutien à sa filiale.<em> « Notre priorité est de trouver un allié qui assure le développement de Dailymotion hors d’Europe</em> », explique Stéphane Richard, patron de France Télécom-Orange. « <em>Nous avons envisagé plus de 60 partenaires potentiels en France et à l’étranger avant de nous focaliser sur Yahoo! »</em></p>
<p><strong>Au secours, Montebourg s’en mêle !</strong></p>
<p>C’est ainsi que nous arrivons à la semaine dernière et son actualité bondissante et rebondissante.</p>
<p>Jeudi dernier, 2 mai, Arnaud Montebourg annonce avoir bloqué le rachat de Dailymotion par l’américain Yahoo!</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/Y55G8uiV8C0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Il ne vous a pas échappé que Montebourg, ministre du « redressement productif »,  affirme avoir agi en accord avec Pierre Moscovici. Sauf que ce dernier n’a pas l’air de très bien s’en souvenir…</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/uuSh8doURH8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p><em>« Yahoo! veut dévorer Dailymotion. Nous leur avons dit : non, ce sera 50-50 <em>»</em></em>, déclare A. Montebourg, sur Europe 1. L‘Américain Yahoo! souhaitait initialement racheter à France Télécom 75% du capital de Dailymotion, avec une option pour monter à 100 %. Les négociations avec FT avançaient : <em>« J’avais pourtant refusé que Yahoo! dispose d’une option pour acheter la totalité du capital de Dailymotion, et nous étions sur le point de trouver un arrangement » </em>déclare le Président de FT aux <em>Échos.</em></p>
<p>C’était sans compter avec la finesse, l’intelligence, le doigté, l’ouverture d’esprit et le sens de l’intérêt général du ministre du « redressement productif » !</p>
<p><strong>Un grand numéro d’apparatchik devant des partenaires médusés</strong></p>
<p>C’est dans le <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29ubGluZS53c2ouY29tL2FydGljbGUvU0IxMDAwMTQyNDEyNzg4NzMyMzc5ODEwNDU3ODQ1NTMyMjAzODkzMzQwNi5odG1sP21vZD1XU0pfYnVzaW5lc3Nfd2hhdHNOZXdz" target=\"_blank\">Wall Street Journal</a></em>, que paraissent les détails de l’affaire. Le refus français a été officialisé et notifié aux parties (l’une et l’autre sidérées) le 12 avril à Paris lors d’une réunion entre Arnaud Montebourg, le numéro deux de Yahoo!, Henrique de Castro, et le directeur financier de France Télécom, Gervais Pellissier. <em>« Je ne vais pas vous laisser vendre l’une des meilleures start-up françaises ! »</em>, aurait lancé le ministre du « redressement productif » au cadre de FT médusé, ajoutant en haussant le ton « <em>Vous ne savez pas ce que vous faites ! »</em></p>
<p><strong>Yahoo! jette l’éponge</strong></p>
<p>Une telle attitude, un tel langage, complètement incompréhensibles pour des non-Français, entraîna, comme il se doit, une rupture immédiate des négociations de la part des Américains. En voilà qui risquent de monter, avec par exemple les patrons de Titan, Mittal ou Hundaï le club des « amis de la France »… Cette rupture permit à notre ministre de se fendre d’un communiqué dans lequel il déplore <em>« qu’à ce stade, Yahoo! et Orange n’aient pu aboutir à la conclusion d’un accord satisfaisant pour l’ensemble des parties »</em>, tout en déclarant que <em>« le ministère du redressement productif est attaché à créer les conditions optimales du développement international de Dailymotion »</em>. Ben voyons…</p>
<p><strong>Quelques réactions des intéressés</strong></p>
<p>Jeudi matin, dans  un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNlY2hvcy5mci9lbnRyZXByaXNlcy1zZWN0ZXVycy9tZWRpYXMvYWN0dS8wMjAyNzQxNjYzOTU5LW9yYW5nZS1jaGVyY2hlLXVuLXBhcnRlbmFpcmUtaW5kdXN0cmllbC1wb3VyLWRhaWx5bW90aW9uLTU2MzQyOS5waHA=" target=\"_blank\">entretien</a> aux<em> Échos,</em> le patron d’Orange, Stéphane Richard, critique à mots couverts l’intervention du gouvernement, en rappelant que<em> « Dailymotion est une filiale d’Orange, et non de l’État. C’est le groupe, sa direction et son conseil d’administration qui gèrent ce dossier. » </em>Stéphane Richard n’ira pas bien loin dans sa critique du gouvernement. Il vise la présidence de Veolia et se doit, dans cette perspective, de ménager le pouvoir politique.</p>
<p>Vendredi, c’est le PDG de Dailymotion qui <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FjdHUub3JhbmdlLmZyL2ZyYW5jZS9sZS1wZGctZGUtZGFpbHltb3Rpb24tcmVncmV0dGUtbGUtYmxvY2FnZS1nb3V2ZXJuZW1lbnRhbC1hZnBfMTg1NTAyNi5odG1s" target=\"_blank\">exprime son désappointement</a> : Cédric Tournay se dit « évidemment » déçu que Yahoo! ait jeté l’éponge. « <em>J’ai initié et soutenu ce projet, en accord avec Orange, notre actionnaire. Je regrette le blocage gouvernemental, parce que nous vivons dans un environnement mondialisé où nous devons, pour le bien de nos entreprises, faire des choix qui maximisent nos chances de succès sur le long terme</em> »…  <em>« <em></em>Certes, nos racines sont françaises, nos équipes aussi, majoritairement, mais nous sommes présents à Londres, à New York, à Palo Alto… Les États-Unis sont notre premier marché, représentant 35% de notre chiffre d’affaires. C’est plus que la France</em> », résume M. Tournay. Il poursuit en affirmant que l’accord n’aurait pas été en défaveur de Dailymotion et de sa maison-mère Orange : « <em>le projet industriel discuté avec Yahoo! et Orange était enthousiasmant pour Dailymotion, car il consistait à faire de nous la plateforme vidéo du groupe américain au niveau mondial</em>. » <em>« <em></em>Nous aurions conservé notre identité et continué à opérer notre activité de façon autonome, mais avec une ambition décuplée. La stratégie de Yahoo! est d’investir massivement dans la vidéo. Dailymotion aurait bénéficié de ces investissements. Ce projet était aussi à l’avantage d’Orange, qui aurait continué à nous accompagner</em>. »</p>
<p><strong>Tout est à refaire, il faut trouver un partenaire pouvant assurer le développement international de Dailymotion</strong></p>
<p>Montrant qu’il n’a vraiment pas compris la problématique de Dailymotion, le ministre Montebourg a tout d’abord proposé de mobiliser des financements publics, plus particulièrement le Fonds pour la société numérique des PME. Mais Stéphane Richard préférerait que l’État s’abstienne : « <em>Nous ne cherchons pas des partenaires financiers ! Notre priorité est de trouver un allié qui assure le développement de Dailymotion hors d’Europe</em> ». Ce à quoi M. Montebourg a répondu en affirmant que ce partenariat pouvait « parfaitement être [mis]<em> en œuvre avec de nombreuses autres propositions que France Télécom a reçues »</em>. Les nombreuses propositions de Monsieur Montebourg, ça ne vous rappelle rien ? Florange, Aulnay, Petroplus… En tous cas, Yahoo! a annoncé qu’il partait faire ses emplettes ailleurs et le PDG de FT a annoncé qu’il repartait à la chasse au partenaire. Bonne chasse Monsieur Richard, et soyez assuré de toute l’aide et de tout le soutien du gouvernement français…</p>
<p><strong>Fleur Pellerin serait elle l’exception gouvernementale ?</strong></p>
<p>Enfin, non, mon ironie n’est pas justifiée pour la totalité du gouvernement. Cette affaire aura attiré l’attention sur une personne censée, intelligente et compétente de ce gouvernement. Madame Fleur Pellerin :</p>
<div class="myvideotag" style="width: 480px;"><iframe width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/embed/oJBafPzRYYY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Un oasis de bon sens et d’intelligence dans ce triste monde gouvernemental…</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123845" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>17</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les alternatives au pire</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123695-les-alternatives-au-pire</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123695-les-alternatives-au-pire#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:59:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DoM P.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[hyperinflation]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[monétisation de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[réformes de l'Etat]]></category>
		<category><![CDATA[stagflation]]></category>

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		<description><![CDATA[La France est prise au piège de l'endettement public massif. Pourra-t-elle échapper au chaos ? Examen de 5 scénarios alternatifs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La France est prise au piège de l'endettement public massif. Pourra-t-elle échapper au chaos ? Examen de 5 scénarios alternatifs.</strong></p>
<p><strong>Par DoM P.</strong><br />
<span id="more-123695"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzcwOA==" rel=\"attachment wp-att-123708\"><img class="aligncenter size-full wp-image-123708" title="François Hollande tête basse" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/François-Hollande-tête-basse.jpg?16fe88" alt="" width="626" height="220" /></a></p>
<p>Quelles alternatives au futur sombre que j’imaginais lors de mes <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTgvMTIxOTEwLWZyYW5jYWlzLXByZXBhcmV6LXZvdXMtYXUtcGlyZQ==">deux précédents</a> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjUvMTIyNTc1LXJlc3Rlci1zZS1iYXR0cmU=">articles</a> [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-1' id='fnref-123695-1' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>1</a></sup>] ? Rien n’étant écrit dans le marbre, tentons de déchiffrer les contraintes de la situation et les réactions prévisibles du peuple et des gouvernants français dans un futur relativement proche.</p>
<p><strong>Commençons par la froideur des chiffres.</strong> Factuels, ils laissent peu de place à l’interprétation :</p>
<ul>
<li>La dette de l’État hors collectivités locales était fin 2012 d’un montant de 1440 milliards d’euros [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-2' id='fnref-123695-2' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>2</a></sup>].</li>
<li>Les collectivités locales, elles, ont contracté 174 milliards d’emprunts également [2]. Certaines de celles-ci (5500 tout de même) sont par ailleurs allées se fourvoyer avec <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2Vjb25vbWllL2FydGljbGUvMjAxMS8wOS8yMS81LTUwMC1jb2xsZWN0aXZpdGVzLWxvY2FsZXMtY29uY2VybmVlcy1wYXItbGVzLWVtcHJ1bnRzLXRveGlxdWVzLWVuLWZyYW5jZV8xNTc1MTQ2XzMyMzQuaHRtbA==">des emprunts dits "toxiques"</a>, c’est-à-dire à taux <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2lzYWJlbGxldm9sYXQuZWx1bmV0Lm5ldC90YWcvZW1wcnVudHMtdG94aXF1ZXMv">fortement variables</a>, augmentant au fur et à mesure que la situation économique se dégrade. Il y en a pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXRyaWJ1bmUuZnIvYWN0dWFsaXRlcy9lY29ub21pZS9mcmFuY2UvMjAxMTEyMDd0cmliMDAwNjY5NTk1L2xlcy1jb2xsZWN0aXZpdGVzLWxvY2FsZXMtb250LWFjY3VtdWxlLTE4OC1taWxsaWFyZHMtZC1ldXJvcy1kLWVtcHJ1bnRzLXRveGlxdWVzLmh0bWw=">une vingtaine de milliards</a>, voire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xleHBhbnNpb24ubGV4cHJlc3MuZnIvZWNvbm9taWUvNTUwMC1jb2xsZWN0aXZpdGVzLWxvY2FsZXMtcGxvbWJlZXMtcGFyLWxlcy1lbXBydW50cy10b3hpcXVlc18yNjI3MjYuaHRtbA==">plus</a>. Il est de plus fort probable que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25qb25jdHVyZS8yMDEyLzEyLzA0LzIwMDAyLTIwMTIxMjA0QVJURklHMDAzMjgtcHJldHMtdG94aXF1ZXMtbC1ldGF0LXZvbGUtYXUtc2Vjb3Vycy1kZXMtY29sbGVjdGl2aXRlcy5waHA=">l’État se sentira redevable</a>, au moins en partie, des défauts à venir desdites collectivités.</li>
<li>L’État couvre également la dette de la Sécurité Sociale, à hauteur de 210 milliards d’euros [2].</li>
<li>L’État est engagé, à hauteur de plus de 170 milliards d’euros, auprès d’entreprises publiques ou para-publiques [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-3' id='fnref-123695-3' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>3</a></sup>] (AREVA, EDF, ADP, GDF, France Télécom, La Poste, SNCF, etc.) : c’est en effet l’État qui est garant de leurs dettes. En cas d’impossibilité de se faire payer par ces entreprises, leurs créanciers se retourneront donc vers l’État.</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jYmFucXVlLmNvbS9wbGFjZW1lbnQvZ2FyYW50aWUtZGVwb3RzLnBocA==">L’État est également garant des dépôts bancaires</a>. En cas de défaillance d’une ou plusieurs banques, il en sera de sa poche (de la vôtre, en fait), et ce, même sans <em>bail out</em> [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-4' id='fnref-123695-4' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>4</a></sup>] organisé.</li>
<li>Les retraites n’ont pas été provisionnées [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-5' id='fnref-123695-5' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>5</a></sup>]. Ni celles des fonctionnaires (plus de 900 milliards d’euros), ni celle du secteur privé (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qcGNoZXZhbGxpZXIuY29tL2FydGljbGUtMTM4Nzk3NTcuaHRtbA==">3600 milliards, par extrapolation</a>).</li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL2Vjb25vbWllL2xhLWJhbnF1ZS1kZS1mcmFuY2UtY29uZmlybWUtc2EtcHJldmlzaW9uLWRlLWNyb2lzc2FuY2UtYS0wLTEtYXUtcHJlbWllci10cmltZXN0cmUtMDktMDQtMjAxMy0xNjUyMzcxXzI4LnBocA==">La croissance est nulle</a>, donc pas d’amélioration en vue.</li>
<li>Le PIB [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-6' id='fnref-123695-6' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>6</a></sup>] de la France en 2012 s’élève à 2033 milliards d’euros.</li>
<li>Le budget (déficit compris) de l’État français était de 414 milliards d’euros en 2011 [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-7' id='fnref-123695-7' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>7</a></sup>], comprenant un déficit budgétaire de 88 milliards, soit <strong>27%</strong> du budget [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-8' id='fnref-123695-8' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>8</a></sup>].</li>
<li>Nous en sommes à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjcvMTIyODQxLWNob21hZ2UtNS1taWxsaW9ucy1wYXMtMy1taWxsaW9ucw==">plus de 5 millions de chômeurs</a> toutes catégories.</li>
<li>Ça fait 40 ans d'affilée qu'on a des budgets en déficit, et rien qui permette d'espérer une amélioration, au contraire. La situation va donc en empirant.</li>
</ul>
<p>Résumons : L’État français a pris des engagements à hauteur de 6 500 milliards, plus de 3 fois le PIB de la France. Cette somme, qu’il va bien falloir payer d’une façon ou d’une autre (remboursement, intérêts annuels, inflation, etc.), grève l’avenir du pays.</p>
<p><strong>Cela étant posé, quels scenarii sont-ils envisageables ?</strong></p>
<p>— L’explosion. Défaut de la France sur sa dette, cessation de paiement, etc. J’ai décrit cela dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTgvMTIxOTEwLWZyYW5jYWlzLXByZXBhcmV6LXZvdXMtYXUtcGlyZQ==">le premier article</a> auquel je faisais référence en introduction. C’est le scenario que je juge malheureusement le plus probable.</p>
<p>— <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Nb24lQzMlQTl0aXNhdGlvbg==">La monétisation de la dette</a>. Il s’agit "d’imprimer des billets", ou plutôt, en nos temps modernes, d’augmenter la masse de liquidités disponibles sur le marché monétaire. C’est la "solution" que préconisent beaucoup de socialistes et communistes.</p>
<p>— <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvU3RhZ2ZsYXRpb24=">La stagflation</a>. Il s’agit de l'état d'une économie souffrant simultanément d’une croissance faible et d'une forte inflation.</p>
<p>— <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9IeXBlcmluZmxhdGlvbg==">L’hyperinflation</a>. C'est est une situation liée à une gestion catastrophiquement mauvaise de la monnaie : à force de monétiser la dette, l’inflation s’emballe et devient incontrôlable.</p>
<p>— L'homme providentiel. Hollande devient subitement intelligent, ou, plus probablement, est destitué, laisse tomber, ou décède. Puis un être humain n'appartenant pas à la famille des mollusques reprend en main les affaires.</p>
<p>— Rien ne change, tout continue comme avant.</p>
<p>J'ai volontairement laissé de côté les scenarii à mes yeux trop fantaisistes (tels que la déflation/décroissance), mais il est également possible que d'autres scenarii plus sérieux m'aient échappé. Si tel était le cas, au-delà des excuses que je vous présenterais, je vous inviterais à nous en faire part dans les commentaires.</p>
<p>Si, donc, mon scenario "favori" n’était pas le bon, lesquels pourraient-ils advenir, et comment ? Nous entrons maintenant – et maintenant seulement – dans le domaine du spéculatif. Tout, ci-dessus, est factuel. Et c’est sur ces bases que j’entends réfléchir et vous invite à le faire avec moi.</p>
<p><strong>Le second scenario prévoyant la monétisation de la dette est assez probable</strong>, à mon sens. Juan Ramon Rallo a très bien expliqué ce processus dans <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDEvMTEvNjQyOTEtZW4tcXVvaS1jb25zaXN0ZS1sYS1tb25ldGlzYXRpb24tZGUtbGEtZGV0dGUtcHVibGlxdWU=">cet article</a>. Cela ne peut que résulter <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kYWlseS1ib3Vyc2UuZnIvSW5mbGF0aW9uLW1vbmV0YWlyZS1mbGFtYmVlLWRlcy1wcml4LWFsaW1lbnRhaXJlcy1jb3VwYWJsZS1sYS1GZWQtYW5hbHlzZS0xNjc1MC5waHA=">en inflation</a>. Or, l’inflation démotive les agents économiques en faussant l’information portée par les prix tout en punissant investisseurs et épargnants de leur coupable prévoyance. L’inflation, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSW5mbGF0aW9u">ça tue l’économie et, en prime, c’est du vol </a>: si votre argent vaut moins demain qu’aujourd’hui, c’est que l’inflation est passée par là. Il s’agit donc d’un impôt déguisé.</p>
<p>Les gouvernants étant lâches et l’ayant démontré à de maintes reprises ces dernières décennies, camoufler leur incompétence derrière la monétisation est une éventualité à envisager. Cela étant, tout le monde n’est pas aussi lâche. Les allemands s’y opposeront, au moins pour un temps. D’autres pays du nord aussi. Si monétisation il y a, elle se fera donc pour partie sous le manteau, la BCE (Banque Centrale Européenne) acceptant des OAT (Obligations À Terme [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-9' id='fnref-123695-9' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>9</a></sup>]) risquées en contrepartie de prêts pour des banques. Mais, dissimulée ou non, toute monétisation finit en inflation, car elle implique mécaniquement une augmentation de la masse monétaire.</p>
<p><strong>Ce qui nous amène naturellement au troisième scenario : la stagflation</strong>. On a constaté ce phénomène dans de nombreux pays, dont notamment <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2hhcnZhcmRtYWdhemluZS5jb20vMjAxMC8wNy9hbi1hZnRlcm1hdGgtdG8tYXZvaWQ=">le Japon depuis vingt ans</a>. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDkvMTAvOTY4MjItZXVyby1iaWVudmVudWUtZW4tc3RhZ2ZsYXRpb24=">Stéphane Montabert pensait à cette éventualité en septembre 2012</a>, sans cependant exclure, loin de là, une évolution vers mon scenario #1. La croissance zéro, nous y sommes. L’inflation est présente, ne reste plus qu’elle empire. Plus on monétisera la dette, plus on avancera sur ce chemin. C’est le scenario le plus probable, à mon sens, si mon scenario #1 s’avère trop alarmiste.</p>
<p>Et nous y sommes presque ! La croissance nulle voire "négative" s’installe pour longtemps en France. Ne manque qu’une forte inflation. Or, cette inflation (des prix) ne peut avoir que deux causes :</p>
<ul>
<li>Soit une inflation monétaire, due à la monétisation de la dette</li>
<li>Soit un accroissement généralisé de la demande (les politiques dites de "relance" [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-10' id='fnref-123695-10' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>10</a></sup>] ont cet effet, en plus de creuser la dette) possiblement lié à une croissance économique forte des pays émergents.</li>
</ul>
<p>Si cette seconde cause me paraît peu probable à court terme (les émergents ont besoin de débouchés, et une Europe et une Amérique du Nord en crise ne constituent pas un contexte idéal pour l'instant), la première, pour les raisons exposées plus haut, l'est nettement plus.</p>
<p>Certains économistes – parmi lesquels, malheureusement, des directeurs de banques centrales – pensent qu'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9JbmZsYXRpb24jTGFfcG9saXRpcXVlX21vbi5DMy5BOXRhaXJl">il est possible de maîtriser l'inflation</a> générée par l'afflux de devises. S'il est vrai qu'avec certains outils tels que les taux directeurs [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-11' id='fnref-123695-11' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>11</a></sup>] il est possible de maîtriser une inflation modérée pendant un certain temps, penser pouvoir le faire sur le long terme tout en augmentant la masse monétaire de façon drastique est illusoire.</p>
<p>Si, donc, les dizaines de milliers de milliards d'euros de dettes étatiques européennes devaient être converties en monnaie, alors une inflation forte serait incontournable.</p>
<p>L'économie n'est pas une machine d'invention humaine parfaitement huilée et disposant d'un tableau de bord à la fois complet et clair. C'est au contraire un phénomène vivant, comprenant littéralement des milliards de variables (à commencer par les presque 7 milliards d'êtres humains sur Terre). Oser ainsi penser qu'on peut la contrôler de façon précise et délicate s'avère donc être particulièrement présomptueux.</p>
<p>À un moment ou à un autre, l'augmentation de la masse monétaire finit nécessairement par se retrouver sur le marché (ces dernières années, les banques américaines ont utilisé le QE [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-12' id='fnref-123695-12' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>12</a></sup>] de la Fed pour renflouer leur fonds propres [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-13' id='fnref-123695-13' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>13</a></sup>]. Il y a là une masse énorme d'argent hors marché. Lorsqu'elle sera libérée, l'inflation risque fort de se compter à deux chiffres au moins, aux États-Unis.</p>
<p>Qu'en est-il, donc, de ce scenario ? Y aura-t-il de l'inflation ou non ? Pour qu'il y en ait, le scenario #2 doit s'avérer juste. Si la dette n'est pas monétisée, il y aura peu ou pas d'inflation. Mais alors demeurerait la question de la dette. Que deviendrait-elle ? À terme, pas d'autre solution que le défaut. Retour au scenario #1. Si la dette est monétisée, l'inflation augmentera, et ce scenario est validé.</p>
<p>Le scenario #2 implique donc le scenario #3 dans un contexte de croissance nulle ou de récession, ce qui est notre cas, à moins d'aller directement au scenario #1.</p>
<p>Ce scenario est relativement probable. Par ailleurs, une stagflation peut durer des années, les peuples payant alors lentement bien que douloureusement l'incurie de leurs gouvernements. Le Japon se traîne ainsi depuis vingt ans, avec une dette colossale impossible à résorber et qui, finalement, continue à augmenter. Chômage et appauvrissement général en sont les conséquences immédiates. À terme, les tensions s'exacerbant, certains peuples se rebiffent, d'autres cherchent des boucs émissaires, ou des raisons de se battre : c'est qu'il nous faudrait une bonne guerre [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-14' id='fnref-123695-14' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>14</a></sup>] !</p>
<p>La probabilité que ceci débouche, finalement, sur le scenario #1 est assez élevée. La question est de savoir quand. Mais ne nous leurrons pas : la France n'est pas le Japon. La dette française est détenue par l'étranger pour bonne partie, la cohésion nationale est inexistante, la discipline a disparu depuis bien longtemps, le sentiment d'appartenir à un peuple évanouie. Toutes raisons qui me font penser que si stagflation il y a, nous n'attendrons pas aussi longtemps que le Japon l'étape suivante.</p>
<p><strong>Le quatrième scenario, celui de l'hyperinflation</strong>, n'est, comme le précédent, possible que si le scenario #2 se vérifie. Les billets sont imprimés avec des montants de plus en plus importants : on a vu <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3VwbG9hZC53aWtpbWVkaWEub3JnL3dpa2lwZWRpYS9jb21tb25zL3RodW1iLzMvM2MvWmltYmFid2VfSHlwZXJpbmZsYXRpb25fMjAwOF9ub3Rlcy5qcGcvNzUxcHgtWmltYmFid2VfSHlwZXJpbmZsYXRpb25fMjAwOF9ub3Rlcy5qcGc=">le Zimbabwe</a> des années 2000, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3VwbG9hZC53aWtpbWVkaWEub3JnL3dpa2lwZWRpYS9jb21tb25zLzIvMmYvMTAwX01pbGxpYXJkZW5fTWFya18xOTIzLTExLTA1LmpwZw==">l’Allemagne</a> de Weimar, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3VwbG9hZC53aWtpbWVkaWEub3JnL3dpa2lwZWRpYS9jb21tb25zLzAvMGUvSW5mbGFjaSVDMyVCM191dGFuXzE5NDYuanBn">la Hongrie</a> des années 1930-40, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3VwbG9hZC53aWtpbWVkaWEub3JnL3dpa2lwZWRpYS9jb21tb25zLzIvMmIvQmlsbGV0c19pbmZsYXRpb25feXVvZ29zbGF2aWEuanBn">la Yougoslavie</a> de 1993-1994 qui ont connu cette spirale infernale s'achevant, pour chacun d’eux, par la guerre à brève échéance.</p>
<p>C'est probablement le pire des scenarii mais je le pense  peu probable, croyant que les dirigeants des banques centrales – aussi clientélistes et imbus d’eux-mêmes qu’ils soient – ne seront pas assez bêtes pour nous précipiter dans ce piège qu’ils ne peuvent pas ne pas connaître.</p>
<p>Car l'hyperinflation, c'est la destruction massive de la valeur de l'argent. En termes concrets, cela veut dire, dans un premier temps, que ceux qui ont mis de l'argent de côté voient la valeur de leur épargne fondre à une vitesse époustouflante : au début de la spirale hyperinflationiste, 10 000€ peuvent ne valoir que quelques centimes en quelques mois. En plein cœur de l'orage, on a déjà vu (Yougoslavie, janvier 1994) des taux d'inflation de 120% par seconde. Cela veut dire, dans le cas yougoslave, qu'un million de dinars n'en valaient plus que 378 dix secondes plus tard, 0,06 après vingt secondes. Autant dire que l'argent n'a plus cours, l'économie n'est plus faite que de marché noir et de troc. L’État ne peut plus lever ni taxes ni impôts, et ne peut plus payer ni ses factures ni ses fonctionnaires. Et personne, bien sûr n'achète plus la dette de l’État en question, puisque le remboursement ne pourrait se faire, dans le meilleur des cas, qu'en monnaie de singe. On a purgé la dette, certes (6500 milliards deviendraient 61 euros en 30 secondes dans l'exemple cité ci-dessus) mais on ne peut plus en contracter pendant longtemps et, bien sûr, on a ruiné des millions d'épargnants et fait fuir les investisseurs. Retour assez vite au scenario #1, voire pire.</p>
<p><strong>Le cinquième scenario implique un changement radical à la tête de l’État</strong> : il nous faut un Reagan ou une Thatcher. Hollande – c'est le moins que l'on puisse dire – n'en prend pas le chemin. On imagine mal cet être sans consistance changer du tout au tout et tenir les rênes de l’État d'une main ferme, entamant d'urgence les réformes indispensables pour limiter la casse. Il n'est guère plus crédible de penser qu'il abandonnera le pouvoir. Ce serait mieux pour la France, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXBvaW50LmZyL3BvbGl0aXF1ZS9wb3B1bGFyaXRlLWxhLWNodXRlLWRlLWhvbGxhbmRlLW4tZW4tZmluaXQtcGx1cy0yMS0wNC0yMDEzLTE2NTc0ODFfMjAucGhw">une majorité de Français le souhaite</a>, mais il n'est pas là pour la France, dont il n'a cure, mais pour lui et son <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Zib2l6YXJkLmJsb2dzcG90LmNvbS8yMDEyLzAyL21pbmlzdHJlLW91LXNpbXBsZS1jaXRveWVuLW9uLXNlbi1mb3V0Lmh0bWw=">ego</a>. Espérer, donc, qu'il le laisse de côté pour permettre à d'autres de viser plus haut est illusoire. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjkvMTIyODgzLXhhdmllci1rZW1saW4tamUtdmlzZS1sYS1kZXN0aXR1dGlvbi1kZS1mcmFuY29pcy1ob2xsYW5kZQ==">Sa destitution est peut-être possible</a>, mais pas avant un bon moment. Quant à son décès, il s'agit là d'une possibilité dont la probabilité d'occurrence n'est guère mesurable. Ne comptons donc pas dessus.</p>
<p>Mais si, donc, Hollande quittait le pouvoir d'une manière ou d'une autre, il resterait encore à lui trouver un remplaçant qui non seulement serait capable de gérer une situation particulièrement critique dans l'urgence [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-15' id='fnref-123695-15' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>15</a></sup>], mais qui serait en sus capable de se faire élire. Or, les aptitudes nécessaires à se faire faire élire n'ont aucun rapport avec celles nécessaires pour diriger le Titanic en perdition qu'est devenue la France [<sup class='footnote'><a href='#fn-123695-16' id='fnref-123695-16' onclick='return fdfootnote_show(123695)'>16</a></sup>]. À part Copé, Fillion, ou Sarkozy, si le bateau n'a pas coulé, ou Le Pen et Mélenchon si le processus est par trop engagé, je ne vois, personnellement, aucun candidat capable de se faire élire. Et aucun d'eux ne serait à même de gérer la situation de manière satisfaisante : ils n'ont que des non-solutions à proposer.</p>
<p>Ce scenario me semble donc utopique, sur au moins l'un des deux aspects de la question.</p>
<p><strong>Le sixième scenario "rien ne change"</strong> n'est pas crédible. C’est un vœu pieu : s'il y a consensus, c'est bien sur ce point. Quand les forces qu’on accumule aux mauvais endroits depuis des décennies feront craquer le barrage, ce ne sera pas sur un cours d’eau paisible que nous naviguerons.</p>
<p>Les hommes politiques ne peuvent indéfiniment repousser l'inévitable, et il est très probable que l'incompétent actuellement au pouvoir soit arrivé au pire moment. La <em>vraie</em> crise va lui tomber dessus, et il n'est armé ni pour la comprendre, ni pour la gérer, ni pour choisir les bonnes personnes capables de le faire. Il voudrait bien, comme ses prédécesseurs, que rien ne change, mais vouloir n'est pas pouvoir. Les investisseurs demandent de la sécurité pour leurs investissements et n'en ont pas, la bulle immobilière ne pourra pas tenir indéfiniment, surtout avec un chômage qui explose, le manque de croissance, voire la récession, vont plomber les recettes de l’État, en plus de l'exil fiscal de plus en plus massif. Nombreux sont les indicateurs nous montrant que le futur sera chaotique. J'en ai d'ailleurs détaillé certains dans mes deux précédents articles. Le statu quo est impossible.</p>
<p>Ce scenario n'est en fait que le préliminaire à l'un ou l'autre des scenarii ci-dessus décrits. Ne comptons donc pas dessus pour bien longtemps.</p>
<p>Comme, dit-on, une image vaut mille mots, je me suis fendu d'un petit graphique qui résume les éventualités qui s'offrent à nous. Les flèches continues indiquent les chemins les plus probables selon moi, en pointillé les alternatives.</p>
<div id="attachment_123703" class="wp-caption aligncenter" style="width: 615px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzcwMw==" rel=\"attachment wp-att-123703\"><img class=" wp-image-123703  " title="Crise de la dette 6 scenarii" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Crise-de-la-dette-6-scenarii-1024x559.jpg?16fe88" alt="" width="605" height="329" /></a><p class="wp-caption-text">Crise de la dette : 6 scénarios.</p></div>
<p>---<br />
<strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-123695'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-123695-1'><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTgvMTIxOTEwLWZyYW5jYWlzLXByZXBhcmV6LXZvdXMtYXUtcGlyZQ==">Français, préparez-vous au pire !</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjUvMTIyNTc1LXJlc3Rlci1zZS1iYXR0cmU=">Rester se battre</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-2'>Source <a href="../AppData/Local/Microsoft/Windows/Temporary%20Internet%20Files/Content.IE5/LWSU48AF/:%20http:/www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=40">INSEE</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-3'>Les dettes des entreprises publiques ou dont l’État détient une majorité des parts :<br />
- AREVA : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hcmV2YS5jb20vRlIvZmluYW5jZS0xMTY4L2VuZGV0dGVtZW50LWZpbmFuY2llci1uZXQtLWVjaGVhbmNpZXItZXQtdmVudGlsYXRpb24uaHRtbA==">3,7 milliards d’euros en fin 2011</a>, 3% de moins que fin 2010.<br />
- EDF : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZpbmFuY2UuZWRmLmNvbS9lc3BhY2Utb2JsaWdhdGFpcmUvc3RydWN0dXJlLWZpbmFuY2llcmUtNDA2NzQuaHRtbA==">Près de 41 milliards d’euros</a>, 25% de plus que fin 2011.<br />
- Aéroports de Paris : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hZXJvcG9ydHNkZXBhcmlzLmZyL0FEUC9mci1GUi9Hcm91cGUvR3JvdXBlLVN0cmF0ZWdpZS9MRXNzZW50aWVsL0NoaWZmcmVDbGUv">3 milliards d’euros</a>, 36% de plus que fin 2011.<br />
- GDF Suez en 2011 : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hZXJvcG9ydHNkZXBhcmlzLmZyL0FEUC9mci1GUi9Hcm91cGUvR3JvdXBlLVN0cmF0ZWdpZS9MRXNzZW50aWVsL0NoaWZmcmVDbGUv">Près de 38 milliards d’euros</a>.<br />
- France Télécom / Orange fin 2012 : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hZXJvcG9ydHNkZXBhcmlzLmZyL0FEUC9mci1GUi9Hcm91cGUvR3JvdXBlLVN0cmF0ZWdpZS9MRXNzZW50aWVsL0NoaWZmcmVDbGUv">30 milliards</a>.<br />
- La Poste fin 2011 : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sYXBvc3RlLmZyL2xlZ3JvdXBlL05vcy1pbmZvcm1hdGlvbnMtZmluYW5jaWVyZXMvQWN0dWFsaXRlcy1ldC1jb21tdW5pcXVlcy1kZS1wcmVzc2UvMjAxMi9SZXN1bHRhdHMtMjAxMS1kdS1Hcm91cGUtTGEtUG9zdGU=">Près de 6 milliards d’euros</a>. (Dette brute)<br />
- DCNS fin 2010 : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iaWxhbnNncmF0dWl0cy5mci9EQ05TLS00NDExMzM4MDgwMDEzNS9iaWxhbnMvMjAxMC9jb21wdGUtYW5udWVscy9hdXRyZXMtZG9ubmVlcy1maW5hbmNpZXJlcy9kZXR0ZXMuaHRt">2,5 milliards d’euros</a>.<br />
- Nexter, fin 2010 : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iaWxhbnNncmF0dWl0cy5mci9ORVhURVItU1lTVEVNUy0tMzc5NzA2MzQ0MDAwNDkvQmlsYW5zLzIwMTEvc3ludGhlc2UuaHRt">600 millions d’euros</a>.<br />
- TDF, 2011 : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jaGFsbGVuZ2VzLmZyL2NvbmZpZGVudGllbC8yMDExMDUxMi5DSEEwNjg1L3RkZi12ZXV0LXJlc3RydWN0dXJlci1zYS1kZXR0ZS1kZS00LW1pbGxpYXJkcy5odG1s">4 milliards d’euros</a>.<br />
- RFF, 2012 : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9zb2NpZXRlcy8yMDEyLzEwLzI5LzIwMDA1LTIwMTIxMDI5QVJURklHMDAzMTgtcmZmLWxlLXNjZW5hcmlvLWVudmlzYWdlLXBvdXItaXNvbGVyLWxhLW1hdXZhaXNlLWRldHRlLnBocA==">30 milliards d’euros</a>.<br />
- SNCF, 2012 : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iZm10di5jb20vZWNvbm9taWUvc25jZi1hLXRyaXBsZS1wcm9maXRzLTIwMTItNDUxNjIwLmh0bWw=">7 milliards d’euros</a>.<br />
- Etc. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-4'>Le <em>bail out</em> est le fait, pour l’État, d'injecter des sommes importantes dans une entreprise privée, dans l'urgence d'une situation économique critique. Cela a pour but d'éviter à l'entreprise de déclarer faillite, au prix néanmoins d'impôts supplémentaires prélevés sur le reste de la population. Voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAwOS8wOC8wMy9mYWlsbGl0ZS12ZXJzdXMtYmFpbG91dC8=">cet article</a> pour plus d'informations sur les intérêts comparés de la faillite et du <em>bail out</em>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-5'>Les normes comptables internationales imposent aux entreprises de provisionner leurs engagements. Au-delà de cette obligation, c'est aussi et surtout du pur bon sens, au point que la plupart des ménages mettent en pratique cette règle sans même en connaître l'existence. Combien de parents mette de l'argent de côté pour les études de leurs enfants ? Combien d'automobilistes épargnent pour leur prochaine voiture ? Combien de futurs propriétaires constituent un pécule pour s'acheter leur premier bien immobilier ? Tous ces gens provisionnent pour leurs besoins avérés futurs.Dans le cas qui nous intéresse, l’État s'est engagé à payer des retraites via le système dit "par répartition". Cela veut dire que les actifs d'aujourd'hui, au vu de cet engagement, peuvent compter sur le versement de leur retraite le moment venu. Or, cet argent n'est pas disponible aujourd'hui, car non provisionné (cela impliquerait un système différent, dit "par capitalisation"). Il va donc falloir, chaque année et pour les 50 ans à venir, piocher dans le budget général, c'est-à-dire dans les impôts des travailleurs futurs, pour tenir les engagements pris par l’État.On voit donc que ces engagements dépendent de facteurs extérieurs, notamment celui du nombre de travailleurs cotisant par rapport au nombre de retraités. <strong>C'est une faute comptable grave</strong>. Plus d'informations <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FtaS5kdS5sYWlzc2V6LWZhaXJlLmV1L19sZW1lbm4xLnBocDU=">ici</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMzAvMTIzMDY1LXJldHJhaXRlcy1sZS1kZXNhc3RyZS1hbm5vbmNl">là</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-6'>Le PIB (Produit Intérieur Brut) est une mesure de la richesse produite en une année dans un pays. Sa hausse implique normalement une croissance économique, et sa baisse une récession. Il existe une <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kYW5pZWxtYXJ0aW4uZXUvQ291cnMvTHV0dGUtQ2hvbWFnZV9maWNoaWVycy9pbWFnZTAwNC5wbmc=" target=\"_blank\">corrélation forte entre les variations du PIB et le taux de chômage</a>. C'est une mesure imparfaite, mais c'est celle la plus couramment utilisée. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-6'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-7'>Source <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pbnNlZS5mci9mci90aGVtZXMvY29tcHRlcy1uYXRpb25hdXgvdGFibGVhdS5hc3A/c291c190aGVtZT0zLjImYW1wO3htbD10XzMyMDM=">INSEE</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-7'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-8'>Si le chiffre de 27% vous étonne, car très éloigné des 3.<em>x</em>% dont on vous rebat les oreilles, c’est parce que je calcule le déficit en fonction du montant du budget, et non en fonction du PIB, ce qui serait une escroquerie. Voir ma note à ce sujet <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTgvMTIxOTEwLWZyYW5jYWlzLXByZXBhcmV6LXZvdXMtYXUtcGlyZSNmbi0xMjE5MTAtOQ==">ici</a> : l’État agit comme un syndic qui calculerait son déficit dans la gestion de votre immeuble non en fonction du budget voté en assemblée, mais par rapport au total des revenus des copropriétaires ! <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-8'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-9'>Les obligations sont des titres de créance représentatifs d'un emprunt. Dans le cadre de cet article, l'emprunt dont il s'agit est la dette de l’État français. Pour mieux comprendre, voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDgvMTIwODYxLWxlcy1vYmxpZ2F0aW9ucy1wb3VyLWxlcy1udWxzLTI=" target=\"_blank\">Les obligations pour les nuls</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-9'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-10'>Une politique de relance consiste à injecter, par la voie de la consommation, de l'argent dans l'économie. Cela peut passer par des subventions, des grands travaux (du genre BTP), des allocations… Ce type de politique découle d'une incompréhension profonde de ce que sont la consommation et la production. La consommation, c'est la destruction de valeur (une fois le repas mangé, sa valeur est nulle), tandis que la production, c'est la création de valeur (après avoir préparé le repas, le restaurant peut le vendre.) Inciter à consommer, c'est inciter à détruire de la valeur qu'on s'imagine créer en imprimant du papier estampillé "euro". C'est magique, et, bien sûr, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvUGxhbl9kZV9yZWxhbmNl">ça ne fonctionne pas</a>. Au lieu de la relance par la demande des keynésiens, il faut bien sûr préférer la "relance" par l'offre, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xlY2VyY2xlLmxlc2VjaG9zLmZyL2Vjb25vbWllLXNvY2lldGUvcG9saXRpcXVlLWVjby1jb25qb25jdHVyZS9wb2xpdGlxdWUtZWNvbm9taXF1ZS8yMjExNDcxNjUvcmVsYW5jZS1sb2ZmcmUtZGVtYW5kZS1mYXU=">c'est-à-dire permettre aux gens de travailler facilement, et aux entreprises d'engranger des bénéfices</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-10'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-11'>Les taux directeurs sont les taux d'intérêt au jour le jour fixés par la banque centrale d'un pays ou d'une union monétaire, et qui permettent à celle-ci de réguler l'activité économique (Voir l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UYXV4X2RpcmVjdGV1cg==">article de Wikipedia</a>.) Beaucoup de libéraux pensent que c'est là jouer avec le feu : les taux d'intérêt existent normalement pour définir un prix de l'argent (emprunter doit coûter, sinon pourquoi ne pas vivre entièrement et éternellement à crédit ?) En définissant des taux, les banques centrales pervertissent ce processus en envoyant des signaux biaisés au marché, occasionnant bulles et crises. Voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMDYvODU5NjEtbS1kcmFnaGktcmVsZXZlei1sZXMtdGF1eC1kaXJlY3RldXJzLWRlLWxhLWJjZQ==">cet article</a> de <em>Contrepoints</em> à propos des taux artificiellement bas. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-11'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-12'>Le <strong>Q</strong>uantitative <strong>E</strong>asing, ou Assouplissement Quantitatif, consiste essentiellement à injecter en douceur (supposément) des liquidités sur le marché monétaire. Xavier Driancourt en a expliqué les risques et les effets <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDQvMTIwNDgxLWRlcy1xZS1hLWxpbmZsYXRpb24=">ici</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-12'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-13'>Les fonds propres regroupent les capitaux de départ, la réserve (correspondant aux bénéfices qui n'ont pas été redistribués en dividende), et le résultat de l'exercice. Pour une banque, il y a obligation de respecter un certain rapport entre la quantité de fonds propres et le montant des prêts accordés, sinon, en cas de crise, la banque peut faire faillite. Si de nombreux prêts cessent d'être remboursés par les clients d'une banque (comme c'est le cas lors d'une crise), son ratio de fonds propres diminue et son risque augmente. Elle a alors besoin de reconstituer d'urgence ses fonds propres. Guillaume Nicoulaud<strong> a récemment expliqué cela en détail <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMDUvMTIwNjMxLWJhbnF1ZS1sYS1yZWdsZS1kdS1qZXU=">ici</a></strong>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-13'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-14'>Il nous faudrait une bonne guerre ! On l'a tellement dit… La plupart se contente de le bêler sans plus y penser. D'autre s'en moquent, n'est-ce pas, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5kZXNwcm9nZXMuZnIvY2l0YXRpb25zL2luZGV4LzE3NA==">Pierre</a> ? D'autres la veulent. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5waWVjZXNldG1haW5kb2V1dnJlLmNvbS9zcGlwLnBocD9wYWdlPXJlc3VtZSZhbXA7aWRfYXJ0aWNsZT0zODc=">Quels cons</a> : <em>Que seraient devenus la métallurgie de Bouchayer et Viallet, le chimiste Progil, les usines Bergès, les pâtes Lustucru, les biscuits Brun sans la Première guerre mondiale ? Les statistiques sont formelles :</em> <em>« En 1914, Grenoble compte 15 000 : ouvriers ; en 1931, le nombre aura plus que doublé : 31 000. La guerre aura eu un effet stimulant. »</em>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-14'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-15'>Ce qui doit être fait pour <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTIvMDIvMDgvMTI1MTEtbGVzLTEwLW1lc3VyZXMtcXVpLXNhdXZlcmFpZW50LWxhLWZyYW5jZS1tYWlzLXF1aS1uZS1zZXJvbnQtamFtYWlzLWFwcGxpcXVlZXM=">sauver la France</a> est <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTMvMDMvMTEvMjE3MzctbGVzLWltcG90cy1ncmltcGVudC1sYS1ncm9nbmUtYXVzc2k=">connu</a> depuis des années. Il manque une volonté politique pour mettre en place des mesures dures et impopulaires. Quand on entend, aujourd'hui, certains opposants (de l'extrême gauche à l'extrême droite) fustiger le gouvernement pour sa politique "<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3BvbGl0aXF1ZS5sZWZpZ2Fyby5mci9fcG9saXRpcXVlL2dhdWNoZS1tYW5pZmVzdGF0aW9uLWF1c3Rlcml0ZS5odG1s">d'austérité</a>", ou ledit gouvernement nous annoncer "qu'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZW1vbmRlLmZyL2Vjb25vbWllL2FydGljbGUvMjAxMy8wMy8wNS9sLWV4ZWN1dGlmLXByZXBhcmUtdW5lLW5vdXZlbGxlLWN1cmUtZC1hdXN0ZXJpdGVfMTg0Mjc5NF8zMjM0Lmh0bWw=">on est à l'os</a>", on a envie de distribuer des baffes à cadence industrielle. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-15'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123695-16'>Pour se faire élire, il faut savoir louvoyer, caresser dans le sens du poil, se faire des alliés, peu d'ennemis, se créer un réseau, parler en public, simplifier à l'extrême, etc. Pour diriger, il faut savoir être ferme, comprendre les problématiques en jeu, se comporter en général d'armée, marcher sur les pieds qui dépassent, refuser le compromis qui devient souvent compromission, rentrer dans le lard des opposants tout en leur offrant des hochets pour jouer ou des symboles pour préserver leur image, etc. Rares sont les politiques disposant d'un tel jeu de qualités. Et, en général, il leur faut des supports nombreux et puissants, ou d'extraordinaires concours de circonstance. Hollande a su se faire élire, mais n'a aucune des qualités nécessaires pour diriger. De Gaulle, Reagan, Thatcher, savaient aussi diriger. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123695-16'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<item>
		<title>Dérapage du déficit public en France, est-ce surprenant ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/06/123656-derapage-du-deficit-public-en-france-est-ce-surprenant</link>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 05:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick de Casanove</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[déficit public]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Français ont besoin de l’air frais du libre choix, pas d’étouffer sous le poids sans cesse accru de l’État et du déficit public.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les Français ont besoin de l’air frais du libre choix, pas d’étouffer sous le poids sans cesse accru de l’État et du déficit public.</strong></p>
<p><strong>Par Patrick de Casanove.</strong><span id="more-123656"></span></p>
<div id="attachment_98613" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA5L0TDqWZpY2l0LmpwZw=="><img class="size-full wp-image-98613" title="Déficit" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/09/Déficit.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="148" /></a><p class="wp-caption-text">Image Brad Pict - Fotolia.com</p></div>
<p>On lit dans « Figaro Alerte info » du  3 mai 2013 : « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VtYzIubGVmaWdhcm8uZnIvb3B0aWV4dC9vcHRpZXh0ZW5zaW9uLmRsbD9JRD1MbU1MZWNhQ1glMkJhSW52ZlVoNVolMkIzeEZCSlU5MXI1UVJObFladmdnRUpyS3dWUHpMTw==" target=\"_blank\">Bruxelles prévoit un dérapage des déficits publics pour la France en 2013 et 2014</a>. »</p>
<p>La France connaîtra en 2014 une croissance de 1,1% de son PIB, estime la Commission européenne, qui table sur un déficit public de 4,2% l'an prochain en attendant des clarifications de Paris, notamment sur le financement du crédit d'impôt aux entreprises.</p>
<p>L'exécutif européen mise, dans ses prévisions économiques de printemps publiées aujourd'hui, sur une croissance légèrement négative en 2013 (-0,1%, après 0% en 2012) avant une reprise modeste en 2014. Des chiffres proches de ceux du programme de stabilité de la France (+0,1% en 2013 et +1,2% en 2014).</p>
<p>Le déficit public s'établirait à 3,9% en 2013 (3,7% dans le programme de stabilité français) après 4,8% en 2012. Il resterait élevé en 2014, à 4,2%, mais à politiques inchangées, alors que Paris prévoit 2,9% pour l'an prochain.</p>
<p>"Une partie des mesures destinées à financer le récent crédit d'impôt compétitivité-emploi pour les entreprises doivent encore être spécifiées en détail et un certain nombre de recettes fiscales ponctuelles expireront à la fin de 2013", explique la Commission pour justifier sa prévision pessimiste. L'endettement, qui s'est élevé à 90,2% du PIB en 2012, croîtrait pour atteindre 94,0% en 2013 et 96,2% en 2014. »</p>
<p>Il ne faut pas s’étonner de ce message. Tout en France concourt à la stagnation économique, voire à la récession. La liberté économique y est faible. Les remèdes que les gouvernants mettent en place sont ceux qui ont conduit à la situation actuelle. Ils accroissent l’interventionnisme économique, la réglementation paralysante, la fiscalité écrasante, les dépenses inconsidérées.  Ils ne font qu’aggraver le mal. Les rafistolages tels que « le récent crédit d'impôt compétitivité-emploi » n’y changeront rien. Ils ne s’attaquent pas au fond du problème.</p>
<p>Les hommes de l’État appellent les Français à l’austérité et aux sacrifices. Ce faisant ils leurs demandent de payer pour les fautes des politiques sans en corriger les causes. La vérité est que nous sommes devant la faillite de l’État providence. C’est lui qui doit être sacrifié pour que les gens retrouvent la prospérité et le plein emploi.</p>
<p>Les Français ont besoin de l’air frais du libre choix, pas d’étouffer sous le poids sans cesse accru de l’État.</p>
<p>Pour diminuer la dette il faut un excédent budgétaire. Pour un excédent budgétaire il faut diminuer drastiquement les dépenses de l’État. Pour diminuer les dépenses de l’État il faut reprendre fonction par fonction ce qui doit être réalisé par l’État et ce qui doit être réalisé par les Français directement. Au final il faut privatiser tout ce qui n’est pas régalien.</p>
<p>Pour privatiser il faut rendre aux individus la libre disposition de la quasi totalité de leurs revenus (ça s’appelle salaire complet pour les salariés), prélever un petit impôt proportionnel pour financer les fonctions de sécurité intérieure et extérieure. Enfin il faut la liberté économique, la liberté de choix en ce qui concerne le foncier, le travail, l’éducation, la santé les retraites etc. Les Français doivent reprendre en main leur vie et assumer personnellement leurs responsabilités. Cela doit être fait rapidement. Il n’y a pas d’autre solution.</p>
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		<title>Dailymotion - Yahoo! : une décision politique absurde</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/04/123444-dailymotion-yahoo-une-decision-politique-absurde</link>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 05:55:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vladimir Vodarevski</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et management]]></category>
		<category><![CDATA[Dailymotion]]></category>
		<category><![CDATA[Yahoo!]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec le blocage de la fusion Yahoo! - Dailymotion, le gouvernement français vient d'empêcher la création d'un géant français du numérique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec le blocage de la fusion Yahoo! - Dailymotion, le gouvernement français vient d'empêcher la création d'un géant français du numérique.</strong></p>
<p><strong>Par Vladimir Vodarevski.</strong><span id="more-123444"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1LzQ3MzJfZGFpbHltb3Rpb24uanBn"><img class="aligncenter size-medium wp-image-123445" title="Logo de Dailymotion (tous droits réservés)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/4732_dailymotion-300x130.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="130" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMjkvMTIzMDI1LWFybmF1ZC1tb250ZWJvdXJnLWV0LXBpZXJyZS1tb3Njb3ZpY2ktYXVyYWllbnQtZmFpdC1lY2hvdWVyLWxhLXZlbnRlLWRlLWRhaWx5bW90aW8=" target=\"_blank\">Avec le blocage de la fusion Yahoo! - Dailymotion</a>, le gouvernement français vient d'empêcher la création d'un géant français du numérique. Un géant mondial des contenus, qui aurait été basé en France. La situation semble absurde. Et pourtant c'est le cas. Et la décision est largement partagée par le personnel politique, comme Henri Guaino par exemple. Cette société qui aurait pu devenir un géant, c'est Dailymotion, bien sûr, dans lequel Yahoo voulait prendre une participation majoritaire. Cet épisode de la vie économique illustre l'aberration d'un nationalisme mal placé.</p>
<p>Dailymotion a pour concurrent Youtube, propriété du géant Google. Google permet une présence mondiale, et des économies d'échelle en termes d'infrastructures. Yahoo est une société qui doit rattraper le retard qu'elle a pris sur Google. En particulier dans la vidéo, secteur valorisé par la publicité sur le web. Yahoo a les moyens de se développer dans ce secteur. C'est une société solide, qui a par ailleurs dégagé des moyens en vendant des participations dans des sociétés qu'elle avait accumulées au fil du temps. Yahoo est un acteur mondial. Il a les moyens de développer Dailymotion.</p>
<p>Dailymotion aurait donc pu être le fer de lance du développement de Yahoo dans la vidéo, poussé par le géant américain, en particulier aux États-Unis. Dailymotion est une société française, dont l'intérêt pour Yahoo est la marque, mais surtout le savoir-faire. On ne délocalise pas comme ça le savoir-faire. C'est dangereux. La France serait donc restée la base de Dailymotion. La société se serait développée à l'étranger, bien sûr. Les États-Unis doivent devenir un centre important pour elle, qu'elle soit rachetée ou non, car c'est là le plus grand marché. Mais ce développement international aurait profité à la France. Qui sait, notre pays serait peut-être devenu une base de Yahoo, moyennant quelques changements dans sa fiscalité bien sûr.</p>
<p>On peut évidemment penser que Yahoo est dépassé, et que ce n'est pas le bon partenaire pour Dailymotion. Je peux me tromper en décrivant l'alliance avec Yahoo comme une opportunité de développement. Ce serait une critique justifiée à ce projet. Mais ce n'est pas cette critique qui a été développée. Le projet industriel n'a pas été évoqué. C'est simplement le rachat d'une entreprise française par des Américains qui a été présenté comme néfaste. Alors même qu'apparemment, Orange gardait une participation. Ce n'était pas une fusion. Ceci est vraiment absurde.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDQvMTIzNDQ0LWRhaWx5bW90aW9uLXlhaG9vLXVuZS1kZWNpc2lvbi1wb2xpdGlxdWUtYWJzdXJkZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNzgyLW1vbnRlYm91cmctZGFpbHltb3Rpb24=" rel=\"attachment wp-att-123523\"><img class="alignright  wp-image-123523" title="imgscan contrepoints 2013782 Montebourg dailymotion" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013782-Montebourg-dailymotion-854x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="359" /></a>Nos politiciens prétendent favoriser les projets industriels, le développement du pays. Il y avait là un projet. Il y avait même là une chance pour la diffusion du contenu francophone. La nationalité d'une société, ce n'est pas celle de ses capitaux. Combien de grands groupes français sont-ils majoritairement détenus ou contrôlés par des capitaux français ? Qu'est-ce qui détermine la nationalité d'un investisseur d'ailleurs, quand c'est une société de fonds qui a des filiales partout dans le monde, comme Colony par exemple ?</p>
<p>D'autre part, les capitaux vont là où il y a des opportunités. Peugeot investit massivement des capitaux français en Chine, car c'est là que se joue sa survie. Le Royaume Uni n'a plus de constructeurs automobiles et pourtant sa production se développe, grâce à des capitaux étrangers. Yahoo voulait investir en France, sur un marché en développement. Imagine-t-on l'effet d'entraînement que cela aurait pu avoir ?</p>
<p>Nos politiciens connaissent-ils si mal l'économie ? En fait, comme l'explique <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvJUMzJTg5Y29sZV9kdV9DaG9peF9QdWJsaWM=" target=\"_blank\">l’École du Choix Public</a>, ils n'agissent pas dans l'intérêt collectif, mais dans leur propre intérêt. Il est facile de se donner l'image de défenseur d'une entreprise française face aux méchants américains qui veulent piller notre pays. À court terme, électoralement, ça rapporte. Après, on trouvera autre chose. Et ainsi de suite. Alors même que par ailleurs la politique économique et fiscale handicape les start-up française.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2Vjb25vbWllLWFuYWx5c2VzLWFjdHVhbGl0ZXMtb3BpbmlvbnMub3Zlci1ibG9nLmNvbS9hcnRpY2xlLWRhaWx5bW90aW9uLTExNzUzODQ4NS5odG1sP3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Salaire minimum : pour le bien des travailleurs, en finir avec le SMIC ?</title>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 05:20:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Youri Chassin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Travail & emploi]]></category>
		<category><![CDATA[salaire minimum]]></category>
		<category><![CDATA[Smic]]></category>

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		<description><![CDATA[Le SMIC comme tout salaire minimum ne garantit qu'un résultat certain, l'aggravation du chômage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le SMIC comme tout salaire minimum ne garantit qu'un résultat certain, l'aggravation du chômage.</strong></p>
<p><strong>Par Youri Chassin, depuis Montréal, Québec.</strong><span id="more-123439"></span></p>
<div id="attachment_81934" class="wp-caption alignleft" style="width: 383px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEyLzA1L3NtaWMuanBn"><img class="size-full wp-image-81934" title="SMIC : le salaire minimum, une machine à créer du chômage" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/05/smic.jpg?16fe88" alt="" width="373" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Le salaire minimum, une machine à créer du chômage</p></div>
<p>La semaine dernière, la chancelière Angela Merkel a suggéré aux pays membres de l'Union européenne de faire<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25qb25jdHVyZS8yMDEzLzA0LzE4LzIwMDAyLTIwMTMwNDE4QVJURklHMDA1MjctbWVya2VsLW5lLXZldXQtcGFzLWQtdW4tc2FsYWlyZS1taW5pbXVtLWdlbmVyYWxpc2UucGhwP3BhZ2U9JmFtcDtwYWdpbmF0aW9uPTQ=" target=\"_hplink\"> comme l'Allemagne et d'abolir leur salaire minimum</a>. Les partenaires économiques de l'Allemagne vivent des crises budgétaires, des conditions économiques fragiles et des taux de chômage élevés. L'approche d'Angela Merkel s'inscrit à contre-courant de celle du Québec, qui fait passer cette semaine le salaire minimum à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3F1ZWJlYy5odWZmaW5ndG9ucG9zdC5jYS8yMDEzLzA1LzAxL3NhbGFpcmUtbWluaW11bS1xdWViZWNfbl8zMTkwODMxLmh0bWw/dXRtX2hwX3JlZj1xdWViZWMtZWNvbm9taWU=" target=\"_hplink\">10,15 $ le 1er mai</a>, une hausse de 2,5 %.</p>
<p>Cette mesure applaudie par les groupes sociaux s'avère sans doute payante politiquement, mais économiquement, c'est une toute autre affaire.</p>
<p>Le salaire minimum est souvent perçu comme un outil de lutte contre la pauvreté et comme un rempart en face d'un patron prêt à tout pour exploiter ses employés. Permettez? La réalité ne correspond pas tout à fait à cette caricature.</p>
<p>Tout d'abord, la véritable solution durable pour diminuer la pauvreté réside dans l'augmentation de la productivité des travailleurs québécois, c'est-à-dire la valeur du travail produit par heure travaillée. Un <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5ncm91cGVzLmZpbmFuY2VzLmdvdXYucWMuY2EvR1RJRS9mci9kb2N1bWVudHMvUmFwcG9ydF9JbnZlc3Rpc3NlbWVudEVOVC5wZGY=" target=\"_hplink\">groupe de travail gouvernemental dirigé par Pierre Fortin</a> fait d'ailleurs le constat que les salaires augmentent dans un rapport de 1 pour 1 avec la productivité à moyen et à long terme. Le salaire payé n'est donc pas fixé en fonction de l'humeur, de la fantaisie ou de la générosité d'un patron à l'égard de ses semblables, dans la très grande majorité des cas.</p>
<p>On aura beau passer des lois pour forcer les entreprises à payer toujours de plus en plus cher leur main-d'oeuvre, s'il s'avère que le travail produit rapporte moins que ce qu'il en coûte, l'emploi finira par disparaître et son titulaire ira rejoindre les rangs des chômeurs. Ceci ne sert pas exactement la cause de la lutte à la pauvreté.</p>
<p>Lorsque l'employeur n'a plus de marge de manœuvre, il embauche tout simplement moins de monde que prévu. Les personnes ne trouvant pas d'emploi en paient donc le prix. Bref, l'employeur n'assume jamais seul le fardeau de l'augmentation du salaire minimum, partagé entre les différents acteurs économiques, clients, fournisseurs et employés. Plus souvent qu'à leur tour, ce sont les bas salariés qui écopent d'une telle mesure, ceux-là mêmes que l'on souhaitait aider, paradoxalement.</p>
<p>Là où le salaire minimum échoue dans l'atteinte de ses objectifs, une activité économique intense se révèle efficace. Le salaire minimum en Alberta est de 9,75 $, donc plus bas qu'au Québec. Pourtant, les emplois de simples caissiers à Fort McMurray - ville pétrolière albertaine - sont aujourd'hui affichés <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53b3dqb2JzLmNhL0Jyb3dzZVJlc3VsdHMuYXNweD9xPUNhc2hpZXImYW1wO3M9ciZhbXA7bD1Gb3J0K01jbXVycmF5JTJDK0FC" target=\"_hplink\">à 13 $ de l'heure</a>. Les pénuries de travailleurs expliquent que des employeurs paient des caissiers sans expérience 33 % de plus que ce que la loi leur permet.</p>
<p>En Alberta, seulement 1,3 % des travailleurs étaient rémunérés au salaire minimum en 2009. Cette proportion était de 6,1 % au Québec au même moment. L'Alberta n'est pas plus riche parce que les lois fixent un salaire minimum élevé, au contraire. C'est le dynamisme économique de cette province qui attire des millions de dollars en investissements et projets privés qui crée un environnement propice à l'enrichissement de tous, y compris les employés peu spécialisés comme les caissiers.</p>
<p>En somme, comme une hausse du salaire minimum n'affecte aucunement la productivité, elle ne permet pas d'augmenter naturellement les salaires. Au lieu de tenter de gonfler artificiellement les salaires, sans succès, nous devrions plutôt créer un environnement favorable aux investissements, qui aurait un impact sur la productivité et par ricochet sur la rémunération. Hausser le salaire minimum est peut-être payant en politique, mais pas pour les travailleurs.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZWRtLm9yZy9mci9ub2RlLzQ0MjI2P3V0bV9zb3VyY2U9ZmVlZGx5" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>La BCE abaisse son taux directeur : l’économie européenne est alcoolique&#160;!</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 05:48:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bouchat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
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		<category><![CDATA[rigueur]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Les États se comportent comme des alcooliques qui, en pleine cure de désintoxication, demandent de boire à nouveau de l’alcool, car la cure leur fait trop de mal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les États se comportent comme des alcooliques qui, en pleine cure de désintoxication, demandent de boire à nouveau de l’alcool, car la cure leur fait trop de mal.</strong></p>
<p><strong>Par Philippe Bouchat.</strong><br />
<span id="more-123340"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzM0Mg==" rel=\"attachment wp-att-123342\"><img class="alignleft  wp-image-123342" title="alcool" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/alcool.png?16fe88" alt="" width="383" height="254" /></a>À l’heure où vous lirez ces quelques lignes, la Banque centrale européenne (BCE) aura abaissé son taux directeur de 25 points de base, passant d’un taux de 0,75% à 0,50%. Ce faisant, elle aura cédé aux appels des différentes capitales européennes – à l’exception notoire de Berlin – pour une détente des taux.</p>
<p>Que faut-il en penser ?</p>
<p>Pour répondre à cette question, revenons aux fondamentaux et au contexte de cet appel à un argent moins cher.</p>
<p>Au <strong>niveau contextuel</strong>, il n’aura échappé à personne que nous traversons, depuis 2008, une crise à multiples visages. Dans la plupart des États, cette crise se caractérise par une explosion des dépenses publiques, principalement en matière de sécurité sociale (indemnisation du chômage). Cet accroissement intervient alors même que les États sont pressés de toutes parts de réduire leurs endettements massifs et leurs déficits chroniques. L’objectif de cette rigueur budgétaire – qui pour les États les plus prodigues se transforme en austérité – ne consiste pas à satisfaire les diktats des marchés, comme le pensent erronément les opposants à cette nécessaire cure de désintoxication de la dépense publique. Il s’agit, plus pragmatiquement, de pouvoir se doter de marges de manœuvres budgétaires.</p>
<p>Pour les tenants les plus obtus du keynésianisme – et ils sont hélas encore majoritaires ! – ces marges de manœuvres retrouvées doivent servir à l’élaboration de plans dits de relance, afin de renouer avec la croissance économique. Si ce n’était la vie de millions d’êtres humains qui est en jeu, cela prêterait à rire… Comme l’avait très bien vu Milton Friedman [<sup class='footnote'><a href='#fn-123340-1' id='fnref-123340-1' onclick='return fdfootnote_show(123340)'>1</a></sup>], les États se comportent ainsi comme des alcooliques qui, en pleine cure de désintoxication, demandent de boire à nouveau de l’alcool, car la cure leur fait trop de mal… Cette métaphore est très explicite et même si le grand professeur de Chicago l’a utilisé dans le contexte de l’inflation, elle s’applique <em>mutatis mutandis</em> aux dépenses publiques : c’est en pleine cure de réduction des endettements et des déficits – cure rendue nécessaire notamment par la prodigalité irresponsable de nos gouvernements successifs depuis plus de 40 ans minimum – que les appels aux plans de relance et à l’argent moins cher sont actuellement lancés. Pour les trop rares responsables politiques qui l’ont compris – et force est de constater qu’ils se trouvent principalement Outre-Rhin – ces marges de manœuvres budgétaires retrouvées doivent plutôt être consacrées à la diminution du coût du travail et également à faire face aux défis que nous pose le phénomène de vieillissement de la population (accroissement des coûts liés aux soins de santé et aux pensions légales). Idéalement, cette cure d’amaigrissement des dépenses publiques est une chance inespérée [<sup class='footnote'><a href='#fn-123340-2' id='fnref-123340-2' onclick='return fdfootnote_show(123340)'>2</a></sup>] de réduire la taille mammouth de nos États-providences. Mais ces libéraux convaincus – je dis bien ‘libéraux’ et non ‘ultralibéraux’ à ne pas confondre ! – sont hélas en trop petit nombre que pour influencer le débat en cours, car même des institutions qualifiées, selon moi erronément, de libérales, comme le FMI ou l’OMC, sont en train de succomber aux sirènes du keynésianisme… Voilà donc pour le contexte.</p>
<p>Les <strong>fondamentaux</strong> à présent. Pour financer leur envie folle d’accroissement des dépenses publiques, les gouvernements actuels n’ont que trois solutions : la voie fiscale, l’emprunt, la voie monétaire. La <em>voie fiscale</em> tombe sous le sens : pour dépenser, il faut avoir des recettes et les recettes étatiques proviennent essentiellement des contribuables. Le hic, c’est que nos États-providences ont atteint la limite du supportable et se rapprochent dangereusement de la zone rouge où l’impôt n’est plus un prélèvement obligatoire censé financer les dépenses publiques, mais plutôt un outil confiscatoire, un levier d’expropriation (en France, on sait ce qu’il en est de la fameuse taxe de 75% heureusement retoquée par le Conseil constitutionnel). Emprunter la voie fiscale est devenue impossible, non seulement sur le plan de la soutenabilité économique, mais aussi sur le plan politique : augmenter encore la pression fiscale serait non seulement impopulaire – doux euphémisme – mais surtout susceptible de causer des troubles sociaux de grande envergure. Pour toutes ces raisons, cette voie n’est guère crédible (à moins de réformer totalement notre structure fiscale, ce qui n’est pas encore d’actualité hélas).</p>
<p>L’<em>emprunt</em> ? Il est vrai qu’il présente de nombreux avantages. D’abord, il n’exige pas de vote [<sup class='footnote'><a href='#fn-123340-3' id='fnref-123340-3' onclick='return fdfootnote_show(123340)'>3</a></sup>], donc pas de débat public. Ensuite, il est très bon marché depuis plusieurs années, ce qui détend la pression à la baisse des dépenses publiques. Autre avantage, sa flexibilité : ainsi, par rapport aux impôts qui sont votés une fois par an, le recours à l’emprunt est théoriquement sans limite, permettant aux gouvernements de se financer quand bon leur semble. Enfin, il ne pèse pas directement [<sup class='footnote'><a href='#fn-123340-4' id='fnref-123340-4' onclick='return fdfootnote_show(123340)'>4</a></sup>] sur les épaules du contribuable qui s’en désintéresse donc, vu son caractère apparemment indolore pour lui. Ces avantages n’ont évidemment pas échappé aux gouvernants qui s’en servent abondamment.</p>
<p>Toutefois, cette voie de financement présente aussi des inconvénients qui devraient inciter à réfléchir avant d’y recourir. En effet, comme dit par ailleurs, l’emprunt n’est pas légitime dans son fondement, puisque ceux qui en ont la charge in fine – à savoir les prochaines générations – ne le votent pas. En outre, il s’agit d’une méthode de financement déresponsabilisante, car elle n’incite pas à limiter les dépenses au niveau maximum des recettes fiscales. L’emprunt public détourne également les capitaux privés des investissements privés nécessaires à la croissance économique. Enfin, les prêteurs sont souvent des organismes institutionnels ou souverains qui sont eux-mêmes incités à réduire leur endettement et à augmenter leur solvabilité, ce qui tend à diminuer l’offre d’argent frais.</p>
<p>Reste alors la <em>voie monétaire</em>. Qu’il s’agisse de faire tourner la planche à billets ou de recourir à des <em>quantitative easings </em>[<sup class='footnote'><a href='#fn-123340-5' id='fnref-123340-5' onclick='return fdfootnote_show(123340)'>5</a></sup>], l’idée sous-jacente est toujours la même : augmenter la masse monétaire afin de financer les dépenses gouvernementales, avec le risque d’inflation que cette technique comporte lorsque l’accroissement de la masse monétaire est supérieur à celui de la production des biens et services. Autre technique monétaire possible pour financer les dépenses publiques : la dévaluation. Dans ce cas, la valeur d’une monnaie par rapport à une autre est diminuée, afin de permettre une augmentation de l’exportation et également une diminution de l’importation (la monnaie concurrente se trouvant ainsi mécaniquement appréciée). Selon la croyance mercantiliste [<sup class='footnote'><a href='#fn-123340-6' id='fnref-123340-6' onclick='return fdfootnote_show(123340)'>6</a></sup>], le surplus de la balance commerciale va ainsi contribuer à la croissance économique et engendrer un surplus de recettes fiscales qui pourront être consacrées aux dépenses publiques.</p>
<p>Ce scénario monétaire nécessite – excusez la lapalissade – que l’on dispose de ce levier. Or, il n’aura échappé à personne que les pays membres de l’euroland [<sup class='footnote'><a href='#fn-123340-7' id='fnref-123340-7' onclick='return fdfootnote_show(123340)'>7</a></sup>] ne disposent plus de ce levier puisqu’ils l’ont transféré à la BCE.</p>
<p>Voilà donc des pays qui, pour financer leurs dépenses publiques, ne peuvent pour ainsi dire plus emprunter la voie fiscale, sont pressés de diminuer le recours à l’emprunt et ne disposent pas de la voie monétaire. Conclusion : <strong>leurs dépenses sont devenues difficilement finançables</strong>.</p>
<p>Deux options s’offrent dès lors à ces pays. Ou bien réduire drastiquement leur niveau d’endettement et diminuer les dépenses publiques ou, à tout le moins, viser à des équilibres puis à des surplus budgétaires structurels qui permettront de dégager des moyens pour rembourser leur dette publique (ou, version keynésienne, de relancer les dépenses publiques). C’est l’option affichée dans le Pacte de stabilité budgétaire [<sup class='footnote'><a href='#fn-123340-8' id='fnref-123340-8' onclick='return fdfootnote_show(123340)'>8</a></sup>] que défend l’Allemagne. Ou bien, on fait appel à celui qui dispose du levier monétaire – en l’occurrence à la BCE – pour faciliter encore plus le recours à l’argent. C’est dans ce second cadre que s’inscrit la demande pressante faite à la BCE de descendre son taux directeur de 25 points de base. L’argumentation est connue : la rigueur – que dis-je ? l’austérité ! – étoufferait le retour à la croissance économique ; donc, il faut stimuler la croissance en lâchant du lest sur les politiques d’austérité et permettre de financer à bon marché les plans de relance qui s’élaborent partout, même jusque dans les milieux soi-disant orthodoxes du FMI…</p>
<p>Ne mâchons pas nos mots. Si on veut vraiment que le patient alcoolique s’en sorte, il doit impérativement suivre une cure et s’y tenir, malgré les nombreux maux que cette cure procure à court terme (stagnation voire récession économique, accroissement du chômage, risque déflationniste). À moyen et long termes, le patient sera libéré de son vice et retrouvera une totale capacité de concrétiser ses rêves et projets (dit autrement, la reprise aura lieu de manière vigoureuse sur des bases saines). La véritable question finalement est celle-ci : nos responsables politiques ont-ils vraiment la <strong><em>volonté </em></strong>de rendre notre liberté, celle-là même qui nous caractérise comme être humain ? Dans l’affirmative, auront-ils le <strong><em>courage</em></strong> d’adopter les mesures qui s’imposent, à savoir réduction drastique de nos endettements et déficits publics, non recours au levier monétaire de la BCE et de faire face aux désagréments inévitables qui se produiront à court terme en privilégiant plutôt le moyen et le long termes ? Volonté – pas le volontarisme constructiviste ! – et courage : finalement, la décision de la BCE pose tout simplement la question de la démocratie… Si on veut garder (recouvrer) notre AAA, évitons de boire l’alcool du keynésianisme !</p>
<p>---<br />
<strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-123340'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-123340-1'>Voir Friedman, M. &amp; R., <em>Free to choose </em>(La liberté du choix), trad.fr., Belfond, 1980, pp. 267-268. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123340-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123340-2'>En chinois, c’est le même idéogramme qui exprime la crise et la chance, l’opportunité. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123340-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123340-3'>En Belgique, le budget voté chaque année par les députés contient un seul article permettant de recourir le cas échéant à l’emprunt. Le principe de l’emprunt est donc voté. Mais il s’agit d’un vote automatique, ne faisant l’objet d’aucun débat. En outre, les modalités de l’emprunt et sa hauteur ne font pas l’objet de ce vote purement formel. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123340-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123340-4'>Ce n’est qu’indirectement que la charge de l’emprunt pèse sur le contribuable, puisqu’il faut bien à l’échéance rembourser l’emprunt et payer l’intérêt y afférent… mais il est de pratique courante qu’un emprunt soit remboursé en recourant à un autre emprunt, de sorte que le contribuable n’a aucunement l’impression d’en supporter la charge. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123340-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123340-5'>"Quantitative easing" (QE), traduit improprement par « assouplissement quantitatif », désigne un type de politique monétaire dit « non conventionnel » auquel peuvent avoir recours les banques centrales dans des circonstances économiques exceptionnelles, telles que des crises économiques et financières de grande ampleur. Le caractère non conventionnel de ces politiques tient au fait que les banques centrales qui y ont recours n'utilisent pas ou ne sont plus en mesure d'utiliser les outils traditionnels de politique monétaire que sont la détermination d'un taux directeur et la manipulation de la masse monétaire (source : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Bc3NvdXBsaXNzZW1lbnRfcXVhbnRpdGF0aWY=">wikipedia</a>). <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123340-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123340-6'>Les tenants du mercantilisme prônent le développement économique par l'enrichissement des nations au moyen d'un commerce extérieur convenablement organisé en vue de dégager un excédent de la balance commerciale. Certains ont déjà démontré sur <em>Contrepoints</em> l’ineptie de ce point de vue : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDMvMzEvMTkzODMtZGVmaWNpdC1kZS1sYS1iYWxhbmNlLWNvbW1lcmNpYWxlLWV0LWFsb3Jz">voir par exemple ici</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123340-6'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123340-7'>À savoir, au 1<sup>er</sup> janvier 2011 : les pays du Benelux, la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Grèce, l’Italie, l’Autriche, la Finlande, l’Irlande (Eire), le Portugal, la Slovénie, Chypre, Malte, la Slovaquie et l’Estonie (soit 17 pays de l’Union européenne, représentant plus de 320 millions d’habitants). <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123340-7'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123340-8'>Plus précisément du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), dont le Pacte budgétaire n’est qu’un volet. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123340-8'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
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		<title>Le bas de laine est troué</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/03/123321-le-bas-de-laine-est-troue</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/03/123321-le-bas-de-laine-est-troue#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 May 2013 04:50:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[épargne]]></category>
		<category><![CDATA[livret A]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>

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		<description><![CDATA[L’épargne française sacrifiée par le gouvernement, qui débloque.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’épargne française sacrifiée par le gouvernement, qui débloque.</strong></p>
<p><strong>Un article de l'aleps.</strong><br />
<span id="more-123321"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDMvMTIzMzIxLWxlLWJhcy1kZS1sYWluZS1lc3QtdHJvdWUvaW1nc2Nhbi1jb250cmVwb2ludHMtMjAxMzc4MC1iYXMtZGUtbGFpbmUtdHJvdWU=" rel=\"attachment wp-att-123370\"><img class="aligncenter  wp-image-123370" title="imgscan contrepoints 2013780 bas de laine troué" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013780-bas-de-laine-troué-962x1024.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="426" /></a></p>
<p>Les Français ont du mal à joindre les deux bouts ? Qu’à cela ne tienne : le gouvernement les autorise à casser la tirelire de leurs réserves de participation. La participation a été instituée en 1962 et, depuis cette époque, les salariés des entreprises (de plus de 50 salariés) ont droit à une participation aux bénéfices pour constituer une réserve d’épargne qu’ils doivent en principe laisser au moins cinq ans entre les mains de leur employeur, en exonération d’impôts sur le revenu et de cotisations sociales. Certains événements pouvaient raccourcir ce délai de cinq ans : achat d’un logement, mariage, départ à la retraite, etc. La cagnotte dont bénéficient 4 millions et demi de salariés est aujourd’hui de 7 milliards d’euros.</p>
<p>Au début de ce mois, le gouvernement a autorisé le déblocage de 20.000 euros par période de 6 mois, sans incidence fiscale. Le message est clair : l’épargne n’est pas une bonne chose quand on est en difficulté ! Même message déjà adressé par Nicolas Sarkozy (alors ministre des Finances) en 2004.</p>
<p>Parallèlement, la rémunération du livret A va sans doute baisser cet été d’un demi-point, passant de 1,75 à 1,5 %. On sait que les sommes récoltées par les Caisses d’Épargne (totalement) et les banques (partiellement) sont reversées à la Caisse des Dépôts et Consignations, qui va financer des équipements publics mais aussi sauver des canards boiteux comme Dexia (la banque qui a prêté aux communes insolvables), France Télécom, Véolia et autres fleurons de l’économie mixte. Non seulement les épargnants sont piégés, mais leur épargne s’envole en fumée. Rappelons-le : la CDC brasse quelque 300 milliards d’euros et a perdu 468 millions l’an dernier. C’est « l’euthanasie du rentier » (Keynes).</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2FjdHVhbGl0ZS8zMDE5LWxlLWJhcy1kZS1sYWluZS1lc3QtdHJvdWUuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123321" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Le fol espoir de la rigueur douce</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123242-le-fol-espoir-de-la-rigueur-douce</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123242-le-fol-espoir-de-la-rigueur-douce#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 May 2013 06:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Montabert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[rigueur]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Partout en Europe et en particulier en France, les réformes ne s'imposent qu'au pire de la crise, quand il est sans doute trop tard.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Partout en Europe et en particulier en France, les réformes ne s'imposent qu'au pire de la crise, quand il est sans doute trop tard.</strong></p>
<p><strong>Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.</strong><br />
<span id="more-123242"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDIvMTIzMjQyLWxlLWZvbC1lc3BvaXItZGUtbGEtcmlndWV1ci1kb3VjZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNzc0LXJpZ3VldXI=" rel=\"attachment wp-att-123287\"><img class="aligncenter  wp-image-123287" title="imgscan contrepoints 2013774 rigueur" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013774-rigueur-1024x852.jpg?16fe88" alt="" width="400" height="333" /></a></p>
<p>L'Europe coule dans la récession et le chômage. Dernier record en date : 12,1% au mois de mars. Ce n'est jamais que le 23e mois consécutif de hausse. Nous n'avons pas encore les chiffres d'avril. Les records sont faits pour être battus. Simultanément monte une clameur – scandée par les manifestants, reprise par les médias et trouvant écho dans le monde politique – selon laquelle l'austérité frappant l'Europe devrait être "adoucie" ou "aménagée". On notera en effet que les pays les plus durement touchés par le chômage sont aussi ceux qui ont eu droit à la bienveillante attention de l'Europe sous la forme d'une aide financière assortie de conditions. Le chômage atteint ainsi 27,2% en Grèce (en janvier, la Grèce est dans un tel état que des données plus récentes ne sont pas disponibles), de 26,7% en Espagne et de 17,5% au Portugal.</p>
<p>Lier le chômage à l'austérité imposée depuis Bruxelles semble une évidence. Lorsque l'Union Européenne et le Fonds Monétaire International obligent la Grèce à mettre un terme à <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25qb25jdHVyZS8yMDEzLzA0LzI5LzIwMDAyLTIwMTMwNDI5QVJURklHMDA1MjctbGEtZ3JlY2VzdXBwcmltZS1kZXMtcG9zdGVzLWRlLWZvbmN0aW9ubmFpcmVzLnBocA==">15.000 emplois de fonctionnaires</a> (ne vous inquiétez pas, il en reste <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZWZpZ2Fyby5mci9jb25qb25jdHVyZS8yMDEyLzA2LzI1LzIwMDAyLTIwMTIwNjI1QVJURklHMDAzMzUtYXRoZW5lcy1hdXJhaXQtdHJpY2hlLXN1ci1zZXMtZm9uY3Rpb25uYWlyZXMucGhw">quelques-uns</a>) en échange d'une tranche de prêt de 8,8 milliards d'euros, la démonstration semble faite. Austérité et chômage avancent de pair, mais les manifestants ont tôt fait de remplacer la corrélation par la causalité et de clamer que l'austérité <em>provoque</em> le chômage.</p>
<p>Les gens parent l'Allemagne de tous les vices de la méchanceté et de l'égoïsme et expriment leur espoir : baisser le rythme des réformes, donner un peu d'oxygène, parer la rigueur d'un visage humain comme le socialisme le fut aussi en son temps. Ils ont tort.</p>
<p>La thèse, simpliste et séduisante, a tout pour plaire. Elle est d'autant plus facilement reprise par la classe politique locale, la procrastination étant une valeur cardinale chez tout politicien carriériste qui se respecte. La plupart de ces derniers n'ont de toutes façons pas la force de caractère permettant d'entamer des réformes de fond. Mais le nombre ne fait pas la vérité.</p>
<p>L'Allemagne, érigée en symbole de la rigueur, ne souffre que d'un chômage à 5,4%. Comment l'expliquent les adeptes de la thèse d'une rigueur génératrice de chômage ?</p>
<p>Les 19,2 millions d'Européens à la recherche d'un emploi de plus en plus improbable disposent bien malgré eux de beaucoup de temps libre ; ils devraient l'employer à lire <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRnIlQzMlQTlkJUMzJUE5cmljX0Jhc3RpYXQ=">Bastiat</a>, par exemple. Au hasard d'une page, ils tomberaient sur ses écrits sur le libre-échange et se confronteraient à son exemple du paysan champenois :</p>
<blockquote><p>Ce sur quoi nous sommes unanimes, c’est pour dire que, puisque la France est engagée dans une mauvaise voie, il faut l’en faire sortir <em>avec le moins de perturbation</em> <em>possible.</em> L’immense majorité de nos collègues pense que cette perturbation sera d’autant plus amoindrie que la transition sera plus lente. Quelques-uns, et je dois dire que je suis du nombre, croient que la réforme la plus subite, la plus instantanée, la plus générale, serait en même temps la moins douloureuse ; et si c’était ici le moment de développer cette thèse, je suis sûr que je l’appuierais sur des raisons dont vous seriez frappés. Je ne suis pas comme ce Champenois qui disait à son chien: « <strong>Pauvre bête, il faut que je te coupe la queue ; mais sois tranquille, pour t’épargner des souffrances, je ménagerai la transition et n'en couperai qu’un morceau tous les jours.</strong> »</p></blockquote>
<p>La "transition douce" que réclament les manifestants sans le sou est une hypocrisie. En guise d'adoucissement, ils souhaiteraient un retour chimérique aux vieux jours heureux, à la gabegie précédente. Comme tant d'autres avant eux, ils voudraient vivre au-dessus de leurs moyens, empruntant sur le dos de leurs enfants, s'épanouissant dans des emplois à vie dénués de valeur ajoutée, bénéficiant de régimes de retraite pour lesquels ils ont si peu cotisé eu égard à ce qu'ils retirent.</p>
<p>Ils ne réalisent pas que cette période insouciante et immorale fait partie du passé. Elle ne reviendra jamais. La social-démocratie est morte étouffée sous ses dettes. Elle a rejoint les dinosaures dans la galerie des monstres disparus.</p>
<p>Bien sûr, les chômeurs de cette longue et douloureuse transition sont bien réels. Le retrait des circuits économiques d'un mastodonte comme l’État socio-démocrate ne va pas sans provoquer de sérieuses vagues. Mais réclamer une rémission dans la cure d'amaigrissement – pas encore commencée pour beaucoup d’États européens – revient à donner une dose de came à un <em>junkie</em> pour alléger les souffrances de son sevrage. Cela ne lui rendra pas service, n'allègera ses douleurs que brièvement et pourrait encore empirer son état.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzI0Mw==" rel=\"attachment wp-att-123243\"><img class="alignleft size-full wp-image-123243" title="coffre vide" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/coffre-vide.jpg?16fe88" alt="" width="320" height="226" /></a>La diminution du périmètre de l’État est pour ce dernier une obligation de survie. Plus les réformes tardent, plus elles sont douloureuses : voilà les raisons pour lesquelles l'Europe souffre aujourd'hui, et l'Allemagne moins. L'alternative est l'effondrement pur et simple dans quelque chose qui n'a plus rien de démocratique. Aucun pays engagé récemment dans les réformes n'ayant aujourd'hui réussi à sortir complètement la tête hors de l'eau, l'hypothèse n'est pas à exclure.</p>
<p>Évidemment, les élites s'accrochent ; elle seront keynésiennes ou ne seront pas. "Nous estimons que l'Europe peut faire davantage pour la croissance et l'emploi", a ainsi rappelé l'indécrottable premier ministre irlandais, Enda Kenny, leader d'un pays pourtant en bonne voie de s'en sortir. Ces gens n'apprennent jamais rien !</p>
<p>La cour constitutionnelle portugaise a pour sa part retoqué début avril pour 1,3 milliards d'euros d'économies en refusant de réduire les salaires et les pensions dans la fonction publique. Au Portugal, apparemment, le quatorzième mois de salaire des fonctionnaires est devenu un droit fondamental.</p>
<p>Du côté italien, douchant les maigres espoirs de réforme que le jeune gouvernement pouvait susciter, M. Letta a affirmé lundi lors de son premier discours devant le Parlement que "l'Italie est en train de mourir de trop d'assainissement", ajoutant ensuite que "les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre". Le redressement italien est repoussé aux calendes grecques...</p>
<p>Du côté français, on applaudit en se découvrant des partenaires de médiocrité. Le ministre des Affaires européennes Thierry Repentin s'est réjouit d'entendre un "écho" à la la politique de relance de François Hollande. Le chômage français ne se situe il est vrai qu'à 10,6%, le double de l'Allemagne, mais encore un peu en-dessous de la moyenne européenne. Mais la France n'a pas encore entamé le plus petit pas en direction d'une réduction du poids de l’État...</p>
<p>Bref, partout en Europe et en particulier en France, les réformes ne s'imposent qu'au pire de la crise, quand il est sans doute trop tard. Dans l'Hexagone où on passe son temps à reculer pour mieux sauter, ce manque de stratégie pourrait avoir des effets proprement catastrophiques, d'autant plus que la population locale s'obstine à ne pas prendre la mesure des défis qui l'attendent.</p>
<p>Le porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn s'est senti obligé de rappeler mardi que la Commission soutenait des politiques assurant "un équilibre" entre stabilisation des finances publiques et mesures de relance ; même l'Europe verse dans l'hypocrisie générale aux dépens de l'Allemagne.</p>
<p>Tout ceci ne peut que très mal finir.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3N0ZXBoYW5lbW9udGFiZXJ0LmJsb2cuMjRoZXVyZXMuY2gvYXJjaGl2ZS8yMDEzLzA0LzMwL2xlLWZvbC1lc3BvaXItZGUtbGEtcmlndWV1ci1kb3VjZS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123242" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>De la liberté des échanges</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123270-de-la-liberte-des-echanges</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123270-de-la-liberte-des-echanges#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 May 2013 05:10:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[échanges volontaires]]></category>
		<category><![CDATA[liberté économique]]></category>
		<category><![CDATA[richesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le simple fait d’être libre d’échanger crée de la richesse. Démonstration.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le simple fait d’être libre d’échanger crée de la richesse. Démonstration.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><br />
<span id="more-123270"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzI3MQ==" rel=\"attachment wp-att-123271\"><img class="alignleft  wp-image-123271" title="fraise tagada" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/fraise-tagada.jpg?16fe88" alt="" width="324" height="243" /></a>Au début du cours, le professeur distribue à ses étudiants un panier standardisé de sucreries – par exemple, chacun reçoit trois fraises tagada, deux arlequins, un rouleau de réglisse, un œuf au chocolat et quatre pastilles à la menthe. Ce faisant, il procède donc à une allocation parfaitement égalitaire.</p>
<p>Lorsque la distribution est finie, le professeur demande à chacun de ces étudiants d’évaluer, en euros, la somme qu’ils seraient prêt à payer pour acquérir un panier identique et d’inscrire leurs estimations sur un morceau de papier. Les étudiants s’exécutent ; le professeur récupère leurs évaluations et en fait la somme.</p>
<p>Mais voilà que le professeur invite ses étudiants à échanger leurs sucreries comme bon leur semble de telle sorte que l’amateur de réglisse et celui qui n’aime pas la menthe puissent adapter leurs dotations respectives à leur goût. Encore une fois, les étudiants jouent le jeu, le professeur leur demande d’évaluer leurs nouveaux paniers, récupère ces nouvelles évaluations et en fait la somme.</p>
<p>Que croyez-vous qu’il observe ?</p>
<p>Eh bien la richesse totale de cette petite économie expérimentale a augmenté. Pour certains étudiants, la dotation initiale était satisfaisante : ils n’ont donc pas participé à l’échange et la valeur de leur panier n’a pas changée. En revanche, pour d’autres, comme l’amateur de réglisse et celui qui n’aime pas la menthe, cette cession d’échange libre a été l’occasion d’améliorer le panier du professeur et donc, ils estiment que la valeur de leur dotation s’en est trouvée augmentée.</p>
<p>Notez bien ceci : entre le début et la fin du cours, ni le nombre, ni la qualité des bonbons en circulation dans la salle de classe n’a changé. La seule chose qui ait changé, c’est que les étudiants, parce qu’ils ont pu échanger leurs sucreries, se sentent plus <em>riches</em> après qu’avant l’échange. C’est-à-dire que le simple fait d’être libre d’échanger crée de la richesse.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNC9kZS1sYS1saWJlcnRlLWRlcy1lY2hhbmdlcy5odG1s">Sur le web</a>.</p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=123270" width="1" height="1" style="display: none;" />
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.contrepoints.org/2013/05/02/123270-de-la-liberte-des-echanges/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Laisser les Français choisir</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/01/123143-laisser-les-francais-choisir</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/01/123143-laisser-les-francais-choisir#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 May 2013 06:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick de Casanove</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Bastiat]]></category>
		<category><![CDATA[laissez-faire]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de choix]]></category>
		<category><![CDATA[liberté économique]]></category>

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		<description><![CDATA[Contrairement à ce qui se dit et s’écrit dans les médias, les marges de manœuvres sont immenses. Les politiciens doivent rendre aux Français la liberté économique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Contrairement à ce qui se dit et s’écrit dans les médias, les marges de manœuvres sont immenses. Les politiciens doivent rendre aux Français la liberté économique.</strong></p>
<p><strong>Par Patrick de Casanove.</strong><br />
<span id="more-123143"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMTkvOTA4NjItZGVzLWNvbnNlcXVlbmNlcy1kZS1ub3RyZS1hdHRhY2hlbWVudC1sYS1saWJlcnRlL2xpYmVydGUtZGUtY2hvaXg=" rel=\"attachment wp-att-90864\"><img class="alignleft  wp-image-90864" title="liberté de choix" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/07/liberté-de-choix.jpg?16fe88" alt="" width="280" height="210" /></a>Aujourd’hui bien peu de gens persistent à nier que la situation en France est dramatique. Beaucoup pressentent la catastrophe finale. Ceux qui le peuvent, « riches », retraités, jeunes diplômés commencent ou continuent à fuir.</p>
<p>L’analyse de <em>l’Index of Economic Freedom</em> sur près de 20 ans nous donne une des raisons de cet effondrement : non seulement France n’est pas un pays où règne la liberté économique mais ce qui en existe se réduit régulièrement. Moyennant quoi la France s’enfonce inexorablement dans la crise.</p>
<p>Nos gouvernants décrètent l’emploi grande cause nationale mais ils épuisent le pays dans les politiques volontaristes aussi inefficaces que néfastes qui sont la cause de la déroute économique et du chômage. Perdus dans leurs constructions artificielles, aveuglés par leurs certitudes, ils s’appuient sur des référentiels erronés. Ces derniers reposent sur Keynes, Marx, Rousseau, Hobbes, etc. ou… sur les mathématiques. Il est temps qu’ils retrouvent le sens des réalités.</p>
<blockquote><p>L’économie politique  conduit à renoncer de manière absolue à la découverte de toutes les combinaisons artificielles, (…). Elle conduit à cela sans effort, par la seule révélation de cet ordre naturel qu’elle met en lumière.<br />
– Charles Coquelin <em>Dictionnaire de l’économie politique. </em></p>
<p>L’économie politique est une science toute d’observation et d’exposition. (…) elle constate que le feu brûle, elle le proclame, elle le prouve, et fait ainsi pour tous les autres phénomènes analogues de l’ordre économique ou moral.<br />
– Frédéric Bastiat, <em>Harmonies économiques. </em></p></blockquote>
<p>C’est ce que fait l<em>’Index</em>. Il observe les faits et en dégage des leçons. Il prouve que la liberté économique engendre croissance et prospérité pour tous. Il démontre que les causes du déclin des nations sont endogènes. Il ne faut pas chercher du côté de l’égoïsme allemand, du dumping social chinois, de la rapacité de la finance internationale, que sais-je encore, les causes de l’échec français. Notre niveau de liberté économique est très largement en deçà de celui de nos partenaires occidentaux, Allemagne, Suisse, Angleterre, États-Unis, Australie, Japon, Royaume-Uni etc. Il se trouve au niveau de la Thaïlande et du Rwanda, en dessous de l’Albanie et très en dessous de l’Arménie ou du Bostwana ! La France pêche particulièrement par le poids de l’État, son interventionnisme législatif et la masse énorme de la dépense publique. Sur 177 pays classés, seuls le Kiribati, le Lesotho, la Corée du Nord, la Micronésie, Cuba et le Timor font moins bien que nous. Il faut le savoir ! La liberté du travail et la liberté fiscale ont tout juste la moyenne !</p>
<p>Notre problème n’est pas « l’ultralibéralisme » mais l’étatisme – le socialisme comme dirait Bastiat. Encore l’<em>Index</em> considère t-il que les droits de propriété sont très bien respectés en France et que la justice y est indépendante. On peut ne pas partager cet enthousiasme quand 57% des biens produits par les Français leur sont confisqués. Quand la justice, qui n’est que réglementaire, perd son temps et gaspille ses maigres ressources à faire appliquer des lois de circonstances et à poursuivre des faux délits. Faux délits qui sont de fausses atteintes à des faux droits, que l’on appelle les droits sociaux que les politiciens créent « à la pelle » !</p>
<p>Si les politiciens étaient sincères, ils devraient abandonner des pans entiers de ce pouvoir qu’ils ont enlevés aux individus et rendre à ces derniers l’initiative de leur vie. Ils doivent rendre aux Français la liberté économique.</p>
<blockquote><p>Tous les intérêts légitimes sont harmoniques. (…) la solution pratique du problème social : s’abstenir de les contrarier et de déplacer les intérêts. Il ne faut pas étendre artificiellement la solidarité de manière à détruire la responsabilité ; en d’autres termes, il faut respecter la liberté.<em><br />
</em> – Frédéric Bastiat, <em>Harmonies économiques, À la jeunesse française</em>.</p>
<p>Se conserver, se développer, c'est l'aspiration commune à tous les hommes, de telle sorte que si chacun jouissait du libre exercice de ses facultés et de la libre disposition de leurs produits, le progrès social serait incessant, ininterrompu, infaillible.<em><br />
</em>– Frédéric Bastiat <em>La Loi</em>.</p></blockquote>
<p>Contrairement à ce qui se dit et s’écrit dans les médias les marges de manœuvres sont immenses. Les identifier passe par la redéfinition du rôle de chacun<em>. « Ainsi le service public se substitue au service privé. Il n'ajoute rien au travail général de la nation, ni à sa richesse. Il fait faire par des fonctionnaires ce qu'eût fait l'industrie privée. Reste à savoir encore laquelle des deux opérations entraînera le plus d'inconvénients accessoires. »</em> (Frédéric Bastiat, <em>Services privés, service public</em>)<em>. </em>Secteur par secteur il convient de faire le point sur les avantages et les inconvénients de chacune des deux solutions. À l’évidence les secteurs où le libre choix peut être laissé aux gens sont les plus nombreux. Cela ouvre le champ à de vastes privatisations qui ne sont que la restitution de pans entiers de la vie sociale à leurs légitimes propriétaires. La France évoluera d’une société de contraintes à une société de libre choix.</p>
<p>Les mesures doivent concerner l’ensemble de la population, être avantageuses à tous sans léser personne. Ce que ne peut pas faire l’État, soumis aux groupes de pression et qui prend aux uns pour donner aux autres. Par contre l’échange libre entre les gens y arrive naturellement. Pour que les Français puissent échanger librement et choisir il faut leur en rendre les moyens. Il faut qu’ils puissent disposer librement de l’intégralité de leurs revenus. Pour les salariés c’est le salaire complet, pour les indépendants c’est la chiffre d’affaires diminué des frais nécessaires à l’exercice de leur activité. Attention à ce que l’État ne reprenne pas d’une main ce qu’il donne de l’autre. C’est pourquoi cela ne s’accompagne que d’un faible impôt, unique et proportionnel au dit revenu, sans exemptions, privilèges ou niches. La libre disposition de la propriété foncière, seule solution pour mettre fin aux problèmes de logement que connaît la France, complète le dispositif. Attention à ce qu’une réglementation envahissante ne vienne briser le progrès économique et la prospérité. La liberté du travail est donc indispensable. À partir de là chaque Français pourra choisir pour sa retraite, sa santé [<sup class='footnote'><a href='#fn-123143-1' id='fnref-123143-1' onclick='return fdfootnote_show(123143)'>1</a></sup>], l’éducation de ses enfants etc. ce qui lui convient le mieux. La liberté économique est indissociable de l’initiative individuelle, de la prise de risque et de l’innovation. Elle est source de prospérité pour tous [<sup class='footnote'><a href='#fn-123143-2' id='fnref-123143-2' onclick='return fdfootnote_show(123143)'>2</a></sup>]</p>
<p>Frédéric Bastiat s’est battu toute sa vie pour les Droits naturels individuels, (Personne, Liberté, Propriété) et le libre échange. La Loi doit se limiter à assurer la défense des libertés individuelles. Elle doit assurer la sécurité intérieure et extérieure ainsi que la justice. <em></em></p>
<blockquote><p>Et, sincèrement, peut-on demander autre chose à la Loi ? La Loi, ayant pour sanction nécessaire la Force, peut-elle être raisonnablement employée à autre chose qu'à maintenir chacun dans son Droit ? Je défie qu'on la fasse sortir de ce cercle, sans la tourner, et, par conséquent, sans tourner la Force contre le Droit. (…) Quand la loi et la Force retiennent un homme dans la Justice, elles ne lui imposent rien qu'une pure négation. Elles ne lui imposent que l'abstention de nuire. Elles n'attentent ni à sa Personnalité, ni à sa Liberté, ni à sa Propriété. Seulement elles sauvegardent la Personnalité, la Liberté et la Propriété d'autrui. Elles se tiennent sur la défensive; elles défendent le Droit égal de tous. Elles remplissent une mission dont l'innocuité est évidente, l'utilité palpable, et la légitimité incontestée.</p>
<p>Cela est si vrai qu'ainsi qu'un de mes amis me le faisait remarquer dire que le but de la Loi est de faire régner la Justice, c'est se servir d'une expression qui n'est pas rigoureusement exacte. Il faudrait dire: Le but de la Loi est d'empêcher l'Injustice de régner. En effet, ce n'est pas la Justice qui a une existence propre, c'est l'Injustice. L'une résulte de l'absence de l'autre.</p>
<p>– Frédéric Bastiat, <em>La Loi</em><em>.</em></p></blockquote>
<p>Au final c’est probablement la Justice qui fait défaut à notre malheureux pays !</p>
<p>---<br />
<strong>Notes :</strong></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-123143'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-123143-1'>Pour plus de détails se reporter à mon livre <em>Sécu : comment faire mieux</em>, éditions Tatamis. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123143-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-123143-2'>Rejoignez nous du 5 au 7 juillet au 5<sup>ème  </sup>weekend de la Liberté à Saint-Paul-Lès-Dax consacré à « Initiative individuelle, prise de risque et responsabilité. »  Renseignements et inscriptions : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5iYXN0aWF0Lm5ldC9mci8=">www.bastiat.net</a> <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123143-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<title>Échoués sur une île déserte</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 05:50:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Nicoulaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie générale]]></category>
		<category><![CDATA[coopération]]></category>
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		<description><![CDATA[Quand toute la complexité de nos économies modernes et le confort qu’elles nous procurent disparaissent, les choses deviennent plus claires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand toute la complexité de nos économies modernes et le confort qu’elles nous procurent disparaissent, les choses deviennent plus claires.</strong></p>
<p><strong>Par Guillaume Nicoulaud.</strong><br />
<span id="more-123151"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzE1Mg==" rel=\"attachment wp-att-123152\"><img class="alignleft size-full wp-image-123152" title="island" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/04/island.jpg?16fe88" alt="" width="320" height="241" /></a>La première des priorités, c’est de trouver de l’eau potable ou quelque chose qui puisse en tenir lieu. Parce que vous avez fait des études, vous savez qu’un être humain ne peut pas espérer survivre plus de deux semaines sans boire mais aussi, qu’après trois jours, il sera trop faible pour se réhydrater par ses propres moyens. Lorsque vous et vos compagnons êtes arrivés sur l’île, c’est la première chose que vous avez cherché et c’est le principal critère qui a influé sur le choix du lieu où vous avez établi votre campement. Ce n’est qu’après avoir trouvé une source que vous êtes passés à la suite de la liste : de la nourriture, un abri, du feu…</p>
<p>Quand toute la complexité de nos économies modernes et le confort qu’elles nous procurent a disparu, les choses deviennent plus claires. Dès les premières heures sur l’île, vous avez été amenés à reconsidérer complètement ce que vous considériez jusqu’alors comme des richesses. Si ce billet de 50 euros qui était resté dans votre poche vous a été très utile pour allumer votre premier feu, jamais, de toute votre vie, vous n’aviez réalisé à quel point le simple fait de transformer un poisson en liberté dans le lagon en quelque chose de comestible créait de la valeur. Disons que la valeur exprimée en euros d’un poisson écaillé et grillé vient d’exploser.</p>
<p>Le fait est qu’à l’état de nature (comme disaient les anciens), toutes ces choses qui vous permettent de survivre doivent être produites. De la même manière que les poissons ne sautent pas écaillés et grillés dans votre assiette, l’ouverture d’une simple noix de coco, la construction d’un abri capable de vous protéger des intempéries ou la confection de vêtements rudimentaires nécessitent du travail, de l’ingéniosité et parfois même de prendre certains risques. C’est la dure et froide réalité dans toute sa simplicité : bien avant d’être distribuées, ces richesses doivent être produites.</p>
<p><strong>Qui décide ?</strong></p>
<p>Sur l’île, personne n’a le temps de philosopher. Une des règles essentielles de l’amélioration de vos conditions de vie c’est que plus vous travaillez, plus vous produisez de richesses, mieux vous vous portez. C’est aussi simple que ça. De ce principe, découle le fait que toute personne qui ne fait rien, qui reste assise sur la plage en attendant que les autres subviennent à ses besoins, est un poids pour le groupe. C’est dur mais c’est la réalité. Naturellement, lorsque l’un de vos compagnons ne peut matériellement pas participer à l’effort de production, vous êtes enclins à vous montrer solidaires mais le tire-au-flanc, le passager clandestin est un luxe et c’est un luxe que vous ne pouvez pas vous permettre.</p>
<p>Lorsque vous avez commencé à prendre vos marques sur l’île, c’est ce point qui vous a amené à remettre en cause le mode d’organisation communiste qui avait prévalu jusqu’alors. De fait, passées les difficultés du début, un certain nombre de vos compagnons ont eu une nette tendance à se préserver et à compter sur la solidarité du groupe pour assurer leur survie [<sup class='footnote'><a href='#fn-123151-1' id='fnref-123151-1' onclick='return fdfootnote_show(123151)'>1</a></sup>]. Par ailleurs, à tort ou à raison, quelques-uns de vos camarades estimaient que la charge de travail n’est pas équitablement répartie et, enfin, se posait inévitablement la question de ce qu’il faut produire et de ce qui relève du superflu. Ces désaccords généraient des tensions au sein du groupe.</p>
<p>Au premier abord, votre réaction fut d’élire un chef à qui incomberait la responsabilité d’organiser la production et la distribution des richesses : d’un mode d’organisation communiste, vous avez évolué vers le socialisme. Mais très vite, vous avez constaté que les passagers clandestins n’avaient pas renoncé à leurs mauvaises habitudes – ils se contentaient de faire semblant de travailler – et que les décisions du chef en matière de production comme de répartition étaient sans cesse contestées. Votre petite communauté réalisa alors que la coercition, loin d’être un accident ou un hasard de l’histoire, était consubstantielle au mode de production socialiste.</p>
<p><strong>Société libre</strong></p>
<p>Il y avait donc un choix de société à faire. Un choix fondamental. Lorsque vous vous êtes réunis pour l’évoquer, il est apparu très clairement que les avis des uns et des autres sur ce qu’il fallait produire et la manière de le répartir étaient irréconciliables. À chaque fois qu’un consensus semblait voir le jour, plusieurs membres du groupe le remettaient en cause, posaient des conditions ou émettaient de nouvelles idées. C’est alors que l’un d’entre vous, excédé par ces palabres qui ne menaient manifestement nulle part, déclara que dorénavant, il veillerait sur lui-même et sa famille, ne demanderait rien à personne et que chacun ferait aussi bien d’en faire autant. Sa déclaration faite, il se leva et quitta l’assemblée.</p>
<p>Pendant quelques instants, tous demeurèrent silencieux. Si vos premiers sentiments vous portaient à considérer cette possibilité avec inquiétude, vos réflexions vous suggéraient avec de plus en plus d’insistance qu’en effet, c’était probablement la meilleure solution – et peut-être même la seule. Chacun produirait ce dont il a besoin et le choix de ne pas travailler devenait dès lors un choix qui n’avait de conséquence que pour celui qui le faisait. Faute de mieux, vous avez décidé de faire un essai.</p>
<p>Certains s’attendaient à ce que ce mode d’organisation individualiste finisse par distendre les liens qui unissaient la communauté. En fait, il n’en fut rien. Très vite, vous et vos compagnons avez redécouvert tout l’intérêt de la division du travail : lorsque chacun se spécialise dans une production précise, le résultat global est meilleur – en quantité comme en qualité – que si tout le monde fait un peu de tout. Concrètement, cela signifiait que celles et ceux parmi vous qui montraient des prédispositions pour la pêche avaient tout intérêt à se spécialiser dans cette activité et à échanger leurs excédents de poissons contre d’autres marchandises.</p>
<p><strong>Capital &amp; croissance</strong></p>
<p>Le temps passait et, petit à petit, cette nouvelle organisation faisait ses preuves. Une conséquence remarquable de cette coopération sociale basée sur l’échange était que les efforts de production de chacun ne visaient pas seulement à satisfaire leurs propres besoins mais aussi ceux des autres ; le premier de vos compagnons à avoir eu l’idée de domestiquer et d’élever les chèvres sauvages de l’île n’était pas un grand amateur de viande mais il avait supposé – à juste titre – qu’une diversification de votre régime alimentaire serait la bienvenue. Depuis ce jour, chaque habitant de l’île, à mesure de ses moyens – c’est-à-dire de sa propre production –, pouvait s’offrir du lait et une portion de viande.</p>
<p>Tous furent assez surpris quand l’un des îliens, un jeune homme qui s’était spécialisé dans la pêche, ne se montra pas une seule fois dans le lagon pendant plusieurs jours. Ce que vous ignoriez, c’est qu’il avait compris que les eaux au-delà de la barrière de corail étaient bien plus poissonneuses que celles du lagon et que, pour exploiter cette ressource, il devait disposer d’une pirogue et d’un filet. C’est ce à quoi il était occupé. Sans le savoir, il venait de réinventer le principe même d’un investissement, de l’accumulation de capital qui permet de démultiplier la productivité du travail d’un seul homme. Et de fait, ce risque qu’il a pris, ce temps consacré à accroître le rendement de ses futures pêches lui a été extrêmement profitable – il est devenu, pour ainsi dire, riche.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDEvMTIzMTUxLWVjaG91ZXMtc3VyLXVuZS1pbGUtZGVzZXJ0ZS9pbWdzY2FuLWNvbnRyZXBvaW50cy0yMDEzNzcxLWhvbGxhbmRlLWlsZS1kZXNlcnRl" rel=\"attachment wp-att-123201\"><img class="alignright  wp-image-123201" title="imgscan contrepoints 2013771 hollande île déserte" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013771-hollande-île-déserte-778x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="395" /></a>Naturellement, ce mode d’organisation n’était pas égalitaire mais comme chacun d’entre vous pouvait constater que la richesse des uns et des autres n’avait d’autre source que les services qu’ils avaient rendus à la communauté, le fait que le jeune pêcheur soit relativement opulent ne choquait personne. Après tout, si vous pouviez manger tant de poisson, c’était grâce à lui et vous mesuriez bien qu’en le privant d’une part du fruit de son travail, de sa compétence et des risques qu’il prenait en haute mer, vous risquiez surtout de vous priver des services du meilleur pêcheur de l’île. Ce que vous saviez intuitivement, c’est qu’une des fonctions économiques essentielles de la richesse relative de votre jeune pêcheur, c’est d’inciter les autres à suivre son exemple.</p>
<p>Perdus dans la complexité de nos économies modernes et le confort qu’elles nous procurent, nous avons une fâcheuse tendance à baser nos raisonnements sur de grands agrégats abstraits qui, bien souvent, nous font perdre de vue ce sur quoi notre prospérité repose réellement. À l’état de nature, comme disaient les anciens, les choses sont plus claires, plus simples et les grands débats qui agitent nos sociétés développées n’ont même pas lieu d’être. Pensez-y et demandez-vous en quoi, exactement, les conclusions qui s’imposent sur l’île sont différentes de celles qui devraient s’imposer à nous aujourd’hui.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL29yZHJlc3BvbnRhbmUuYmxvZ3Nwb3QuZnIvMjAxMy8wNC9saWxlLmh0bWw=">Sur le web</a>.</p>
<p>Note :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-123151'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-123151-1'>Prenez n’importe quelle saison de Koh-Lanta. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123151-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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