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	<title>Contrepoints &#187; Culture</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Interview de Drieu Godefridi pour la sortie du livre Climat : 15 vérités qui dérangent</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/20/124909-interview-de-drieu-godefridi-pour-la-sortie-du-livre-climat-15-verites-qui-derangent</link>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 05:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Drieu Godefridi]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>

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		<description><![CDATA[Contrepoints a interviewé Drieu Godefridi pour la sortie du livre Climat : 15 vérités qui dérangent (sous la dir. scientifique du Pr. Istvan E. Marko, Texquis, 30 mai 2013)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Contrepoints</em> a interviewé Drieu Godefridi pour la sortie du livre <em>Climat : 15 vérités qui dérangent</em> (sous la dir. scientifique du Pr. Istvan E. Marko, Texquis, 30 mai 2013).</strong></p>
<p><strong>Par la rédaction de Contrepoints.</strong><span id="more-124909"></span></p>
<p><strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2RnMTIxMi5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-124913" title="Drieu Godefridi" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/dg1212-231x300.jpg?16fe88" alt="" width="231" height="300" /></a>Vous êtes l’un des huit auteurs de « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzI5MzA2NTAwNTIvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTI5MzA2NTAwNTImYW1wO2FkaWQ9MTM2SlFNWDBITTJQMldBRE5SQ1cmYW1wOw==" target=\"_blank\">Climat : 15 vérités qui dérangent</a> », un ouvrage qui paraît ces jours-ci. Quel est votre objectif en publiant ce livre ?</strong></p>
<p>Notre objectif est de rouvrir le débat sur le rôle de l’homme dans l’évolution du climat. Depuis vingt ans, le groupe d’experts des Nations unies sur le climat — le GIEC — certifie que la Terre se réchauffe. « Depuis dix-sept ans, la Terre ne se réchauffe pas », vient pourtant de concéder le président du GIEC, au détour d’une interview (<em>The Australian</em>, 22 février 2013). Aucune organisation soumise au principe de réalité ne survivrait à un tel aveu. Imperturbable, le GIEC poursuit ses travaux.</p>
<p><strong>Une étude vient d’être publiée, qui indique que 97% des scientifiques sont convaincus par la thèse du réchauffement anthropique...</strong></p>
<p>Cet échange régulier de statistiques et de pétitions au sein de la communauté scientifique du climat, où l’on se canarde à coup de prix Nobel, en dit long sur l’état du débat. Il existe des centaines de scientifiques de haut niveau qui approuvent, quels que soient leurs motifs, les conclusions du GIEC ; et des milliers qui les rejettent.</p>
<blockquote>
<h1 align="center">Quelle est cette vérité qui a besoin de tant de vilénies ?</h1>
</blockquote>
<p><strong>Conclusion ?</strong></p>
<p>Il faut admettre que la science du climat est balbutiante et que les conclusions définitives relèvent, à ce stade, de l’idéologie. Combien, parmi les modèles du GIEC, avaient prédit l’arrêt du réchauffement que nous connaissons depuis une quinzaine d’années ? Aucun, pas un seul. Et nous parlons pourtant de prédictions à 5 ou 10 ans, dans le même temps que le GIEC vous parle tranquillement du climat qu’il fera dans 100 ans. La modestie s’impose. Quand un débat ne peut être tranché en raison, c’est qu’il manque en fait.</p>
<p><strong>La cinquième vérité de votre livre collectif stipule : « Le GIEC dénigre, calomnie et entrave la liberté d’expression de ceux qui ne partagent pas ses thèses ». Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?</strong></p>
<p>Prenons le cas de la Belgique. Le TECLIM, centre de recherche du vice-président belge du GIEC, ne supporte pas que sa parole soit contestée. Aucune contradiction publique ne peut être portée aux travaux du GIEC, en Belgique, sans que le TECLIM n’intervienne pour disqualifier son auteur. Tous les moyens sont bons pour faire taire les critiques : courrier de dénonciation aux employeurs, délation, pétition contre l’un de leurs collègues au seul motif de son scepticisme (voir la pétition en bas de cet article), « spamming » du secrétariat d’un prof sceptique, intimidation d’un autre pour le dissuader de participer à une conférence, etc. La mise en œuvre de tels procédés, la plupart en fraude de la loi pénale, révèle à la fois le sentiment d’impunité des mandarins du TECLIM, et leur manque de confiance intellectuelle : quelle est cette vérité qui a besoin de tant de vilénies ?</p>
<blockquote>
<h1 align="center">Quand un débat ne peut être tranché en raison, c’est qu’il manque en fait.</h1>
</blockquote>
<p><strong>Y a-t-il d’autres exemples, dans l’histoire, de cette instrumentalisation de la science par le politique ?</strong></p>
<p>Assurément le lysenkisme, qui désigne la soumission, en URSS, de la science biologique à la vision politique que s’en faisaient le savant T.D. Lysenko et ses acolytes. Cette soumission eut pour résultat l’effondrement de la science biologique et de l’agriculture soviétiques. Des dizaines de scientifiques « dissidents » furent écartés de leurs fonctions, au seul motif qu’ils s’étaient opposés à la science officielle. Comme l’explique le biologiste russe Z.A. Medvedev dans son livre <em>The Rise and Fall of T.D. Lysenko</em> (New York, Anchor Books, 1971), il est normal que surgissent en science de fausses théories, qui ne sont que l’autre nom de nouvelles hypothèses, en attente d’être confrontées à l’expérience. Toutefois, pour que de telles théories s’imposent durablement, deux conditions doivent être réunies, poursuit Medvedev : le fanatisme de leurs partisans, et le monopole public dont ils jouissent. Le lysenkisme prospéra tant que dura le soutien d’État dont il bénéficiait. Il en ira de même de la science du GIEC.</p>
<p><strong>Quel conseil donneriez-vous aux scientifiques sceptiques qui hésitent encore à « sortir du bois » ?</strong></p>
<p>De le faire sans attendre, en ne s’abaissant pas aux attaques personnelles, tout en se montrant intransigeants sur le respect de la légalité et des libertés académiques à leur égard.</p>
<p><strong>Votre douzième vérité est la suivante : « La presse ne traite pas de la problématique du réchauffement climatique avec tout le recul critique, l’objectivité et l’impartialité qu’on est en droit d’attendre ». Un exemple ?</strong></p>
<p>Un exemple personnel : après un débat télévisé sur le climat, un caricaturiste était venu me trouver pour m’expliquer à quel point il était consterné par ma prestation. L’avait affligé le fait que j’ose mettre en doute la parole du vice-président du GIEC, qui n’avance pas le plus petit fait qui n’ait été dûment pesé et mesuré. Moi qui ne suis même pas scientifique. Que j’ai pu tenter d’avancer maladroitement quelques arguments relevant de ma compétence éventuelle en épistémologie ne l’intéressait absolument pas : la Science avait parlé, il ne restait qu’à applaudir. De nombreux journalistes sont face à la science comme dans l’expérience de Stanley Milgram : l’apparence de la science suffit à leur faire perdre leurs moyens critiques. Si l’on vous dit que la Terre se réchauffe, puis le contraire, il y a un problème.</p>
<p><strong>Ne craignez-vous pas de subir vous-même des attaques, de la part des partisans du GIEC ?</strong></p>
<p>Inévitablement. Dans son livre sur les « Marchands de doute », l’universitaire américaine Naomi Oreskes explique que les sceptiques sont soit financés par l’industrie, soit en recherche de publicité personnelle, soit des scientifiques âgés, soit des idéologues ultralibéraux, soit dans l’erreur, soit qu’ils ont été façonnés par la Guerre froide, soit qu’ils ont déjà défendu les cigarettiers, etc. Il est difficile pour de ne pas choir dans l’une de ces catégories. Pour ma part, et dans l’attente qu’un chèque d’EXXON ou de la CIA ne me parvienne enfin, ce sera probablement « ultralibéral ».</p>
<p><strong>Votre critique du GIEC est-elle liée à votre « ultralibéralisme » ?</strong></p>
<p>Tout d’abord, je récuse <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvVWx0cmFsaWIlQzMlQTlyYWxpc21l" target=\"_blank\">cette étiquette</a>. Je suis un libéral critique, plus proche dans de nombreux domaines des gauches anglo-saxonnes ou scandinaves que de la plupart des droites continentales. De plus, ces considérations sont radicalement étrangères à mon analyse du GIEC, qui procède d’un désir de vérité.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzI5MzA2NTAwNTIvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTI5MzA2NTAwNTImYW1wO2FkaWQ9MTM2SlFNWDBITTJQMldBRE5SQ1cmYW1wOw==" target=\"_blank\">Le livre sur Amazon</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTgvMTI0NzQ0LXNvcnRpZS1kZS1jbGltYXQtMTUtdmVyaXRlcy1xdWktZGVyYW5nZW50LW1hbGFpc2UtcG91ci1sZXN0YWJsaXNobWVudA==" target=\"_blank\">Présentation du livre sur Contrepoints</a></li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L3DDqXRpdGlvbi0xLmpwZw=="><img class="aligncenter  wp-image-124916" title="pétition 1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/pétition-1.jpg?16fe88" alt="" width="733" height="367" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L3DDqXRpdGlvbi0yLmpwZw=="><img class="aligncenter  wp-image-124917" title="pétition 2" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/pétition-2.jpg?16fe88" alt="" width="754" height="374" /></a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124909" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
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		<title>Art contemporain : la bulle cherche de nouveaux gogos</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 05:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibault Doidy de Kerguelen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Jason Pollock]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Michel Basquiat]]></category>
		<category><![CDATA[Roy Lichtenstein]]></category>

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		<description><![CDATA[Le marché de l'art contemporain est biaisé par des professionnels qui en maîtrisent et la distribution et la communication. A éviter.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le marché de l'art contemporain est biaisé par des professionnels qui en maîtrisent et la distribution et la communication. A éviter.</strong></p>
<p><strong>Par Thibault Doidy de Kerguelen.</strong><span id="more-124854"></span></p>
<div id="attachment_124855" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2phY2tzb25fcG9sbG9ja19udW1iZXJfMTlfMTk0OC1DaHJpc3RpZXMuanBn"><img class="size-medium wp-image-124855" title="Jackson Pollock : number 19, 1948 (Christies)" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/jackson_pollock_number_19_1948-Christies-240x300.jpg?16fe88" alt="" width="240" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Jackson Pollock : number 19, 1948</p></div>
<p>Vous voyez régulièrement fleurir des articles vous vantant les performances de l’art contemporain. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vdWVzdC1mcmFuY2UuZnIvb2ZkZXJubWluXy1MLWFydC1jb250ZW1wb3JhaW4tYmF0LWRlLW5vdXZlYXV4LXJlY29yZHMtYS1OZXctWW9ya182MzQ2LTIxOTI4MjUtZmlscy10b3VzX2ZpbERNQS5IdG0=" target=\"_blank\">Lu par exemple ici:</a></p>
<p><strong>« Une vente d’art contemporain a battu tous les records mercredi soir chez Christie’s à New York, confirmant l’engouement des super-riches pour cette période de l’art.</strong> La vente a rapporté un montant total de 495 millions de dollars (385 millions d’euros), commissions incluses, et les œuvres de Jackson Pollock, Roy Lichtenstein ou Jean-Michel Basquiat ont atteint de nouveaux sommets. Seuls quatre des 70 lots à la vente, ou 6 % du total, n’ont pas trouvé preneur. <strong>« Nous sommes entrés dans une nouvelle ère du marché de l’art »</strong>, a commenté, enthousiaste, le président de Christie’s Europe Jussi Pylkkanen, attribuant notamment le phénomène à l’intérêt croissant manifesté par les riches pour l’art. <strong>« Il y a une concurrence mondiale qui ne s’était jamais vue auparavant dans le monde de l’art. »</strong> La vente record de la soirée a été obtenue par <strong>« Number 19, 1948 »</strong>, de Jackson Pollock, pour un montant de 58,4 millions de dollars, près de deux fois l’estimation initiale. <strong>« Woman with Flowered Hat »</strong> de Roy Lichtenstein, estimé au-dessus de 30 millions de dollars, est parti à 56,1 millions et <strong>« Dustheads »</strong> de Basquiat a été adjugé 48,8 millions de dollars. Au total, quinze des quarante artistes représentés ont établi de nouveaux records de vente, dont Piero Manzoni, Richard Serra, Philip Guston ou encore Joseph Cornell. » Extrêmement spéculatif, l’art contemporain attire effectivement bon nombre de milliardaires, en particulier chinois. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMi9sZS1zZWN0ZXVyLWRpbnZlc3Rpc3NlbWVudC1xdWktYS1jb25udS11bmUtYW5uZWUtcmVjb3JkLWxhcnQv" target=\"_blank\">Nous l’évoquions déjà il y a un an</a>. Néanmoins, pour ce qui nous concerne, nous ne recommandons absolument pas ce type d’investissement à nos clients et lecteurs. Ces artistes sont l’objet de bulles créées artificiellement par un certain nombre de professionnels qui maîtrisent les canaux de distributions et de communication. Celui qui plonge dans ce circuit et n’en maîtrise pas les rouages est<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3lvdXR1LmJlL1ZCZW1nd054a2FrP3Q9NTVz" target=\"_blank\"> forcément le dindon de la farce</a>.</p>
<p>Le marché de l’art, le vrai, celui qui concerne des objets dont la valeur croit régulièrement sans pour autant faire la culbute tous les ans jusqu’au pigeon final existe, mais il nécessite un petit de patience. Son rapport, d’autant plus si vous tenez compte de la défiscalisation particulièrement favorable en France, est probablement ce qui se fait de mieux actuellement.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21hdmllbW9uYXJnZW50LmluZm8vMjAxMy9sYS1idWxsZS1jb250ZW1wb3JhaW5lLWNoZXJjaGUtZGUtbm91dmVhdXgtcGlnZW9ucy8/dXRtX3NvdXJjZT1mZWVkbHk=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124854" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<title>Cahors : le roman du vin noir, de Jean-Charles Chapuzet</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/19/124849-cahors-le-roman-du-vin-noir-de-jean-charles-chapuzet</link>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 05:30:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Noé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Cahors]]></category>
		<category><![CDATA[oenologie]]></category>
		<category><![CDATA[vin]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans Cahors : le roman du vin noir, Jean-Charles Chapuzet retrace avec talent l'histoire des vins de Cahors.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans <em>Cahors : le roman du vin noir</em>, Jean-Charles Chapuzet retrace avec talent l'histoire des vins de Cahors.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Baptiste Noé.</strong><span id="more-124849"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2NhaG9ycy1sZS1yb21hbi1kdS12aW4tbm9pci5qcGc="><img class="alignleft size-medium wp-image-124850" title="Cahors : Le Roman du vin noir" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/cahors-le-roman-du-vin-noir-300x300.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="300" /></a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzIzNTE1NjAyNDgvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTIzNTE1NjAyNDgmYW1wO2FkaWQ9MUVOSjVGUlNSNEdRSko1S1k3TkgmYW1wOw==" target=\"_blank\"><em>Cahors : Le roman du vin noir</em></a> présente un nouveau millésime. L’auteur, Jean-Charles Chapuzet, décrit l’histoire du vin de Cahors, de l’antiquité à nos jours, de façon romancée. Le livre respecte la réalité historique, le nom des personnes importantes dans l’histoire du Cahors, il cite des chiffres et des faits marquants de l’histoire de l’appellation. Mais cela est fait dans un style romanesque qui rend la lecture du livre agréable et aisée.</p>
<p>L’auteur s’interroge sur l’origine du vin noir et sa particularité. Il montre comment le vin de Cahors est apprécié depuis longtemps à travers l’Europe, il décrit ses heures de gloire, notamment au début du XIXe siècle, et ses heures de déroute, notamment dans la deuxième partie du vingtième siècle. La lutte avec Bordeaux sert un peu de fil conducteur à cette histoire. Bordeaux qui bloque l’accès des vins de l’arrière-pays à son port, qui impose des taxes et des fûts de plus petite quantité, mais qui achète aussi du Cahors en abondance quand il s’agit de renforcer ses vins, de robe un peu trop claire.</p>
<p>On y découvre aussi le travail de vignerons attentifs au respect de la vigne et des territoires. L’élément central du Cahors reste le Lot. La rivière bâtit les paysages, elle permet le transport des barriques et la venue des capitaux. Le Lot est l’élément invariant de Cahors, quand les cépages ont pu changer, les styles et les goûts se modifier, la terre se transformer. À la lecture de ce livre, on s’aperçoit une nouvelle fois que le vin est plus affaire d’hommes et de clients que de terre. Le terroir s’apparente davantage aux hommes qui peuplent le sol qu’aux roches qui composent le sous-sol.</p>
<p>Cahors fait des émules, notamment avec son malbec. Si le cépage n’est guère plus présent à Bordeaux, on le trouve au large, entre autres en Argentine. Si bien que ce pays revendique à son tour l’appellation vin noir, et que des contacts sont pris entre chaque rive de l’Atlantique pour développer des stratégies commerciales communes.</p>
<p>Notons aussi le beau travail éditorial : l’objet livre est aussi agréable à manier que de belles bouteilles de Cahors à regarder. La couverture souple donne un aspect très attirant au livre, le format est bien choisi, le papier, de couleur ivoire, rend la lecture très aisée. Cela pourra paraître anecdotique, mais avec l’avènement du livre numérique il devient essentiel pour le contenant de proposer un beau support au contenu. Dans la dégustation d’un vin, la forme du verre est essentielle. Dans la lecture d’un ouvrage, la belle réalisation du livre prend aussi une grande importance.</p>
<p>À tous les amateurs de vin, et pas seulement de Cahors, Jean-Charles Chapuzet offre donc un beau voyage à travers les Causses et le Quercy. Un voyage à travers l’histoire du vin, et ici de ce vignoble mythique de Cahors.</p>
<p><iframe style="width: 120px; height: 240px;" src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&amp;bc1=000000&amp;IS2=1&amp;bg1=FFFFFF&amp;fc1=000000&amp;lc1=0000FF&amp;t=liberauxorg-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as4&amp;m=amazon&amp;f=ifr&amp;ref=ss_til&amp;asins=2351560248" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="320" height="240"></iframe></p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5qYm5vZS5mci9DYWhvcnMtbGUtcm9tYW4tZHUtdmluLW5vaXI/dXRtX3NvdXJjZT1mZWVkbHk=" target=\"_blank\">Sur le web</a></p>
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		<title>Raymond Boudon et l’individualisme méthodologique</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 05:15:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien Theillier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[individualisme méthodologique]]></category>
		<category><![CDATA[Raymond Boudon]]></category>

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		<description><![CDATA[Raymond Boudon fut un fervent défenseur de l'individualisme méthodologique. Mais qu'est-ce donc ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Raymond Boudon fut un fervent défenseur de l'individualisme méthodologique. Mais qu'est-ce donc ?</strong></p>
<p><strong>Par Damien Theillier</strong><span id="more-124852"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDExLzExL1JheW1vbmQtQm91ZG9uLmpwZWc="><img class="alignleft size-medium wp-image-56253" title="Raymond Boudon" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/11/Raymond-Boudon-300x181.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="181" /></a>Pro­fes­seur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne et membre de l’Académie des sciences morales et poli­tiques, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy9yYXltb25kLWJvdWRvbg==" target=\"_blank\">Ray­mond Bou­don</a> fut l’un des grands sociologues français de ces trente dernières années. Il vient de mourir à l’âge de 80 ans. Fervent défen­seur de l’<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSW5kaXZpZHVhbGlzbWVfbSVDMyVBOXRob2RvbG9naXF1ZQ==" target=\"_blank\">individualisme métho­do­lo­gique</a>, il fut le premier à introduire ce courant de pensée en France après avoir l’avoir étudié aux États-Unis dans les années 60. Mais qu’est-ce que l’individualisme méthodologique ? Retour sur un concept qui fait toujours débat, des années après la querelle qui a opposé Raymond Boudon à Pierre Bourdieu.</p>
<p>Les sciences sociales, appelées aussi sciences morales, ou sciences de la culture, tentent de comprendre, avec les méthodes des sciences de la nature, la diversité des faits sociologiques, des faits historiques, des phénomènes économiques et politiques etc. Dès leur naissance, deux tendances antagonistes ont vu le jour : l'individualisme de l’école allemande de Wilhelm Dilthey et Max Weber, et le holisme de l’école positiviste de Auguste Comte et Émile Durkheim. Cet antagonisme renvoie à deux conceptions du statut de l’acteur social :</p>
<p>- L’une met l’accent sur l’autonomie et la responsabilité des acteurs sociaux. Elle accorde le primat au jeu des individus et à leur conscience (l'individualisme) ;<br />
- L’autre met l’accent sur l’hétéronomie et les effets déterministes des structures sur les acteurs sociaux. Elle accorde le primat à l’inconscient, qu’il soit biologique, psychologique ou social (le holisme)</p>
<p>Raymond Boudon défendait le premier point de vue. Il considérait Max Weber comme le fondateur de la démarche individualiste dans les sciences sociales. Pour ce dernier, la réalité sociale relève d’interactions individuelles obéissant à des choix subjectifs qu’il faut tenter de comprendre. Selon Weber, « La sociologie compréhensive (telle que nous la concevons) considère l’individu isolé et son activité comme étant son unité de base, je dirai : son ‘atome’ » (<em>Essais sur la Théorie de la Science</em>). De même, pour Raymond Boudon, l’axiome de base d’une sociologie qui repose sur l’individualisme méthodologique est le suivant : « L’individu, et non le groupe, est ‘l’atome logique’ de l’analyse sociologique ». Il s’agit donc de ramener les phénomènes macroscopiques (non-intentionnels) auxquels la sociologie s’intéresse à leurs causes microscopiques (intentionnelles).</p>
<p>De son côté Pierre Bourdieu, sociologue et ancien professeur au Collège de France, souscrivait au second point de vue, le holisme méthodologique dans la ligne d’Émile Durkheim. Ce dernier concevait les faits sociaux comme des choses, indépendamment de leurs auteurs. La réalité sociale s’explique par des liens de causalité, comme dans les sciences naturelles. Dans les <em>Règles de la méthode sociologique</em>, il écrit : « la cause déterminante d’un fait social doit être recherchée dans les faits sociaux antécédents, et non parmi les états de la conscience individuelle ». Alors que pour Weber, la sociologie est une science de l’action sociale, pour Durkheim, elle est une science des faits sociaux.</p>
<p>Dans le modèle déterministe de Bourdieu, l’individu est toujours pensé comme un produit ou un jouet des structures sociales et des normes collectives. L’acteur social est comme une pâte molle sur laquelle viendrait s’inscrire les données de son environnement, lesquelles lui dicteraient ensuite son comportement.</p>
<p>Prenons l’exemple de l’éducation et de la politique scolaire, auxquelles Bourdieu a consacré deux ouvrages avec Jean-Claude Passeron, <em>Les Héritiers<span style="text-decoration: underline;"> </span></em>en 1964 et <em>La Reproduction</em> en 1970. Partant du constat statistique d’une corrélation entre échec scolaire et milieux populaires défavorisés, Bourdieu en déduit que les forces sociales agissent pour maintenir la domination d’une classe sur une autre. Sa thèse est que l’école est un système de sélection et de reproduction des élites qui légitime et perpétue les inégalités sociales. Dans ce contexte, la position initiale des individus ou leur origine sociale déterminerait toujours leur position finale, c’est-à-dire leur statut social.</p>
<p>À l'inverse, le modèle rationnel de l’homo sociologicus que défend Boudon part du principe fondamental que, pour expliquer le comportement ou les croyances de l’acteur social, il faut tenter de démontrer que celui-ci a des raisons de faire ce qu'il fait ou de croire ce qu'il croit. L’intentionnalité rationnelle de l’action individuelle conduit donc nécessairement à concevoir les acteurs sociaux comme autonomes par rapport aux structures sociales. Cela ne signifie pas que toute influence de l’environnement serait exclue. L’homo sociologicus est doté d’une autonomie variable en fonction du contexte dans lequel il se trouve. Il est soumis à des passions, à des intérêts qu’il cherche à satisfaire en utilisant les moyens qui lui semblent les meilleurs. Mais c’est un agent intentionnel et rationnel, capable de placer les données extérieures sous le contrôle de sa conscience.</p>
<p>En 1973, Raymond Boudon écrit <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzI4MTg1MDIxMjgvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTI4MTg1MDIxMjgmYW1wO2FkaWQ9MEZGWUQ5OTRBVzAwOEZRQTY0NVAmYW1wOw==" target=\"_blank\"><em>L’inégalité des chances</em></a><span style="text-decoration: underline;">,</span> en réponse à Bourdieu. Selon Boudon, une proportion significative d'individus échappe aux déterminismes sociaux énoncés par P. Bourdieu et J.-C. Passeron. Il leur reproche ainsi de brosser un tableau de l'école où les habitus des acteurs et la « violence symbolique » du système sont tellement déterminants qu'ils ne laissent aucune place au potentiel de résistance ou de stratégie des individus. Par ailleurs, il critique la théorie du complot qui sous-tend la thèse de Bourdieu. Tout se passe comme si des forces sociales agissaient, à l’insu des acteurs sociaux, pour maintenir l’opposition entre une classe dominante et une classe dominée. L’école valoriserait, sans le dire, la culture de la classe dominante, la culture générale (dite « bourgeoise ») et jugerait ainsi les individus en fonction de leur familiarité avec cette culture.</p>
<p>Finalement, on retrouve chez Bourdieu les deux grandes thèses de la vulgate nietzschéenne et marxiste :</p>
<p>-          Les comportements et les croyances sont déterminés par les forces sociales.</p>
<p>-          Toutes les sociétés se composent de dominants et de dominés.</p>
<p>La plupart des théories sociologiques depuis les années 60, s’inspirent de ce modèle déterministe.</p>
<p>À cela, Boudon objecte que l’existence de soi-disant « forces sociales » n’est pas observable. Et il leur oppose l’autonomie de l’individu comme une réalité de fait. C’est bel et bien notre autonomie qui nous fait aller d’un point A à un point B. Mais pour aller à B, il faut tenir compte des structures. Les structures sont donc des paramètres mais non les causes qui nous poussent à aller de A à B. Ainsi, selon lui, les sociologues déterministes introduisent une confusion entre paramètre et cause. Un thème qu’il a longuement développé dans son petit livre : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzI3MDcxNjQyNzUvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTI3MDcxNjQyNzUmYW1wO2FkaWQ9MDhUUEdFTU5GWE1QVktQTUtYV00mYW1wOw==" target=\"_blank\">La sociologie comme science</a>.</p>
<div>---</div>
<div>Publié sur <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy4yNGhnb2xkLmNvbS9mcmFuY2Fpcy9hY3R1YWxpdGUtb3ItYXJnZW50LXJheW1vbmQtYm91ZG9uLWV0LWwtaW5kaXZpZHVhbGlzbWUtbWV0aG9kb2xvZ2lxdWUuYXNweD9jb250cmlidXRvcj1EYW1pZW4rVGhlaWxsaWVyJmFtcDthcnRpY2xlPTQzNDA2NTAxMDJHMTAwMjAmYW1wO3JlZGlyZWN0PUZhbHNl" target=\"_blank\">24hGold</a></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Sortie de Climat : 15 verités qui dérangent, malaise pour l&#039;establishment</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 06:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[GIEC]]></category>
		<category><![CDATA[Istvan Marko]]></category>
		<category><![CDATA[lobbys]]></category>

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		<description><![CDATA[Un nouveau livre choc vient de sortir, rédigé par un collectif sous la direction d'Istvan Marko, qui analyse la nature et le rôle réels du GIEC dans le débat -ou plutôt son absence- sur le rôle de l'homme dans le climat de la Terre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un nouveau livre choc vient de sortir, rédigé par un collectif sous la direction du chimiste Istvan Marko, analysant la nature du GIEC et son influence dans le débat – ou plutôt son absence – sur le rôle de l'homme dans le climat de la Terre.</strong></p>
<p><span id="more-124744"></span></p>
<p>Trouver une information claire, juste et accessible sur le climat, son évolution, et le rôle qu'y jouerait l'homme, relève de la gageure.</p>
<p><a href="www.amazon.fr/Climat-15-vérités-qui-dérangent/dp/2930650052"><img class="alignleft size-full wp-image-124758" title="climat : 15 vérités qui dérangent" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/climat-15-vérités-qui-dérangent.jpg?16fe88" alt="climat : 15 vérités qui dérangent" width="300" height="300" /></a>Une raison en est que trop peu d'attention est accordée à ce qu'est le GIEC. À survoler la presse et les médias, et leur traitement des nouvelles sur ce "groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat", on pourrait facilement le prendre pour une organisation scientifique. Est-ce bien le cas ?</p>
<p>De fait, non. De par ses structures et sa composition, et comme son nom, d'ailleurs, ne le cache pas, il s'agit bien d'une organisation politique.</p>
<p>Pour mettre à jour sa vraie nature, son influence et ses interactions avec l'ensemble des individus et institution vivant des questions climatiques, un collectif sous la direction d'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTIvMTAvNTk3NjItZWNoZWMtZHUtc29tbWV0LWNsaW1hdGlxdWUtZGUtZHVyYmFuLWludGVydmlldy1leGNsdXNpdmUtZHUtY2hpbWlzdGUtaXN0dmFuLW1hcmtv">Istvan Marko</a> a pris sur lui, malgré l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMTkvMTA0ODc0LWNsaW1hdG9sb2dpZS1jb21tZW50LWxlLWdpZWMtc29yZ2FuaXNlLXBvdXItZXRvdWZmZXItbGVzLW9waW5pb25zLXNjZXB0aXF1ZXM=">atmosphère hostile</a> à la discussion et au débat sur ce sujet, d'asséner 15 vérités qui dérangent, sur la nature du GIEC, sur les rapports "scientifiques" qu'il publie, et leur réception.</p>
<p>On y apprendra que le GIEC est comme un astre autour duquel gravitent de façon désintéressée ou non, universités, entreprises, dont certaines des plus grandes multinationales du monde, États, ONGs – souvent appelées ainsi en dépit de fortes subventions publiques, médias, instituts et partis politiques.</p>
<p>Les relations, mutuellement fertilisantes, entre le soleil GIEC et ses satellites sont minutieusement décortiquées par les auteurs.</p>
<p>Cet ouvrage s'annonce décidément aussi fracassant que passionnant et <em>Contrepoints</em>, toujours soucieux d'information sur ce sujet, ne manquera pas de vous en donner la primeur dans les jours qui viennent.</p>
<p>----<br />
Climat, 15 vérités qui dérangent - sortie le 30 mai<br />
274 pages<br />
Disponible sur <a href="www.amazon.fr/Climat-15-vérités-qui-dérangent/dp/2930650052" target=\"_blank\">Amazon.fr</a> pour 23.75€</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Vive la protection sociale, de Bertrand Fragonard</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/18/124793-vive-la-protection-sociale-de-bertrand-fragonard</link>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:45:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Bichot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Fragonard]]></category>
		<category><![CDATA[protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans Vive la protection sociale, ﻿Bertrand Fragonard livre un ouvrage décevant qui montre surtout pourquoi la France traîne le boulet d’un État providence archaïque.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans <em>Vive la protection sociale, </em>Bertrand Fragonard livre un ouvrage décevant qui montre surtout pourquoi la France traîne le boulet d’un État-providence archaïque.</strong></p>
<p><strong>Par Jacques Bichot.</strong><span id="more-124793"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L1ZpdmUtbGEtcHJvdGVjdGlvbi1zb2NpYWxlLmpwZw=="><img class="alignleft size-full wp-image-124795" title="Vive la protection sociale" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Vive-la-protection-sociale.jpg?16fe88" alt="" width="150" height="222" /></a>La quatrième de couverture de <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzI3MzgxMjc4MTkvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGVibG9naGFycnlwby0yMSZhbXA7Y2FtcD0yOTEwJmFtcDtjcmVhdGl2ZT0xOTQ4MiZhbXA7bGlua0NvZGU9YXM0JmFtcDtjcmVhdGl2ZUFTSU49MjczODEyNzgxOSZhbXA7YWRpZD0wMVJYVkdHMkRHNjdROFZHWFFOTSZhbXA7" target=\"_blank\">Vive la protection sociale</a></em> présente Bertrand Fragonard comme « l’un des meilleurs experts de la protection sociale ». Il y est précisé que « pendant près de quarante ans, il a conseillé les ministres qui en avaient la charge (…) et géré ses principales institutions ». Il y est rappelé que ce conseiller à la Cour des comptes est Président du Haut conseil de la famille et qu’il a présidé durant 6 ans le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie. Le lecteur s’attend donc à un ouvrage de grande qualité. Las ! Sa lecture nous éclaire plutôt sur les raisons pour lesquelles la France traîne le boulet d’un État providence archaïque : les princes qui nous gouvernent ne se sont pas forcément entourés de conseillers à la hauteur !</p>
<p>Bien entendu, Bertrand Fragonard ne souscrirait pas à l’usage de l’adjectif « archaïque » pour qualifier notre système de protection sociale. Dès l’introduction, nous sommes prévenus : « La ligne directrice que je défends, c’est que notre protection sociale est cohérente, intelligemment pensée et plutôt équitable ». Pour convaincre le lecteur, l’ouvrage « vise à la faire mieux connaître et, pour cela, il en appelle à la rigueur d’analyse et à la description objective ». Programme séduisant. Mais est-il suivi ?</p>
<p><strong>Des affirmations peu  fiables</strong></p>
<p>Question description objective, regardons pages 104 à 108 la section intitulée « La situation des femmes à l’âge de la retraite ». Le Président du Haut conseil de la famille devrait normalement pouvoir décrire sans erreur grossière « les majorations des retraites des parents qui ont élevé au moins trois enfants ». Or on lit sous sa plume que « dans le régime général, la majoration est de 10 % pour trois enfants élevés et 5% par enfant supplémentaire », alors que dans ce régime elle est de 10 % quel que soit le nombre d’enfants supérieur ou égal à trois. En revanche la progression en fonction du nombre d’enfants (qui s’arrête d’ailleurs à sept) est en vigueur dans le régime des fonctionnaires. Ce qui, soit dit en passant, signifie qu’un fonctionnaire père ou mère de 7 enfants bénéficie d’une majoration de 30 %, alors qu’un salarié du privé, ayant également 7 enfants, n’a que 10 % de majoration sur sa retraite du régime général, soit trois fois moins. Et sur sa retraite ARRCO, exception faite des points acquis depuis la réforme de 2011, cette personne n’a droit qu’à une majoration de 5 %. De quoi jeter un léger doute sur l’affirmation de B. Fragonard selon laquelle « il n’y a pas d’inégalité majeure entre régimes ». Et quand il affirme également, en parlant de l’ensemble des régimes : « Les caractéristiques de la majoration sont simples : l’aide croît avec la taille ; elle est mise en œuvre dans les régimes de base comme dans les régimes complémentaires », le lecteur croit rêver : en réalité il n’y a pas de croissance du taux de majoration en fonction du nombre d’enfants pour les salariés non cadres du secteur privé, c’est-à-dire pour la majorité des assurés sociaux. De plus, les accords de 2011 suppriment pour l’avenir cette croissance de la majoration avec le nombre d’enfants pour ceux des salariés du privé qui en bénéficiaient, à savoir les cadres.</p>
<p>Jetons maintenant un coup d’œil sur la description du financement de ces majorations de pension pour famille nombreuse. L’auteur affirme : « Le financement de ces majorations est assuré par les régimes eux-mêmes ». Pour l’assurance vieillesse du régime général, de très loin le plus important, c’est faux : des lois de financement de la sécurité sociale successives ont mis progressivement des pourcentages croissants du coût de ces majorations à la charge  de la branche famille, et désormais ce pourcentage est égal à 100 %.</p>
<p><strong>Une analyse un peu courte : deux exemples</strong></p>
<p>1/ Page 158, on lit qu’il existe des « zones à très forte densité médicale dans lesquelles les professionnels [médecins] libéraux sont en forte concurrence », et que « les conséquences de telles situations sont d’une part (…) et d’autre part une propension à développer les dépassements d’honoraires. » Or les manuels d’économie enseignent qu’en général la concurrence est un facteur de baisse des prix. Si les médecins font exception à la règle, si pour eux il se passe exactement l’inverse de ce qui se passe en général, voilà quelque chose d’intéressant, qui mériterait une explication !</p>
<p>2/ Le chapitre sur les retraites comporte une section intitulée « un principe souple de proportionnalité entre cotisations et retraites ». Mais il n’aborde pas, ni dans cette section ni ailleurs, le problème posé par ce lien entre cotisations et retraites, qui est le problème essentiel des retraites par répartition. À cause de ce lien dépourvu de justification économique, beaucoup d’économistes américains expliquent que les retraites par répartition constituent un système de Ponzi, autrement dit une escroquerie digne de Bernard Madoff. La <em>Social Security</em> américaine (la retraite par répartition aux États-Unis) prend cette analyse au sérieux au point qu’elle essaye de la réfuter sur son site. En France, déjà dans les années 1960 Alfred Sauvy expliquait que nous ne préparons pas nos retraites par nos cotisations, mais par nos enfants. Comment peut-on faire l’impasse sur ce problème crucial du fonctionnement réel de la retraite par répartition dans un ouvrage qui « en appelle à la rigueur d’analyse » ?</p>
<p><strong>Un bon diagnostic pour les frais de gestion</strong></p>
<p>Une section montre comment la superposition des dispositifs pour réaliser un même objectif renchérit le coût de la gestion : devoir cumuler plusieurs régimes de retraite pour arriver à un revenu de remplacement correct, ainsi que l’assurance maladie et une complémentaire pour la prise en charge des soins, « c’est superposer les frais de gestion ». B. Fragonard en déduit que « seules des réformes systémiques pourraient conduire à de fortes économies : l’intégration des régimes de retraite dans un régime unique, la suppression des copaiements en assurance maladie. » Le bon sens a parlé. Resterait à proposer des pistes pour réaliser ces réformes systémiques auxquelles aucun gouvernement ne s’est encore attaqué.</p>
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		</item>
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		<title>Le Petit Dictionnaire Incorrect Mais Vaillamment Illustré</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/17/124629-le-petit-dictionnaire-incorrect-mais-vaillamment-illustre</link>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 08:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>h16</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[dictionnaire]]></category>
		<category><![CDATA[H16]]></category>
		<category><![CDATA[Les Belles Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[néologisme]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Vitri]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour comprendre les politiciens de nos jours il faut un lexique : Le Petit Dictionnaire Incorrect Mais Vaillamment Illustré est paru !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour bien comprendre les médias et les politiciens, de nos jours, il faut un lexique affûté. C'est l'objet que s'est fixé Le Petit Dictionnaire Incorrect Mais Vaillamment Illustré paru chez Les Belles Lettres.</strong></p>
<p><strong>Par h16.</strong><br />
<span id="more-124629"></span></p>
<p>Le 16 mai, le président Hollande aura décidé d'achever les Français en les anesthésiant définitivement dans une conférence de presse dormitive, après avoir enfilé l'an I de son quinquennat avec la vigueur d'un boxeur alcoolique en fin de match. Seul l'individu armé d'un nécessaire outil de décodage aura compris l'épaisse langue de bois dont aura usé le chef de l'Etat. Et c'est de cet outil que je veux vous faire profiter maintenant.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzIyNTEzOTAzMzIvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTIyNTEzOTAzMzImYW1wO2FkaWQ9MDk3UlZOOFhLSEZRQ05FUFExWkcmYW1wOw==" target=\"_blank\"><img class="aligncenter wp-image-23597" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2013/05/petit-dico.gif" alt="Le petit dico" width="550" height="68" /></a></p>
<p>En effet, pendant cette longue année de démission présidentielle complète, j'ai rassemblé quelques énergies dans un nouvel ouvrage qui vient de paraître. Grâce à l'immense travail de mon ami <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly90d2l0dGVyLmNvbS9PbGl2aWVyVml0cmk=" target=\"_blank\">Olivier Vitri</a>, qui m'aura épaulé pour illustrer et mettre en forme cette réalisation, nous avons pu aboutir à ce résultat indispensable à tout lecteur lucide qui veut enfin comprendre quelque chose au charabia politique actuel.</p>
<p>Eh oui : il faut bien le dire, la France s'est installée dans une nouvelle dynamique, et ce changement, ce n'est vraiment pas du flan ! Tout d'un coup, avec les difficultés qui s'accumulent, les choses s'emballent et les discours se bousculent, et ce d'autant plus qu'un capitaine de pédalo n'est pas toujours un communicant hors pair (les journalistes, nombreux, tombés au champ d'honneur le jeudi 16 mai en soirée en savent quelque chose). Pour l'individu lambda, noyé dans une information au ratio signal/bruit toujours plus faible, il faut une grande expérience pour percevoir toutes les finesses du sabir des politiciens et des médias, dont la langue de bois rugit à pleine puissance.</p>
<p>Entre paronymes, néologismes et antonomases, <strong>le Petit Dictionnaire Politiquement Incorrect et Vaillamment Illustré</strong> agrège quelques mots plutôt pimentés qui permettront de décrypter la parole politicienne et les joutes verbales du petit monde politico-médiatique français. Il est aussi destiné à tous ceux qui se sont vu, jadis, reprocher leurs termes peu amènes ou qui auront, un jour, à manier la fine métaphore pour éviter les foudres du qu'en dira-t-on consensuel.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2Fic3VyZGlzdGFuLmpwZw=="><img class="aligncenter size-medium wp-image-23619" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2013/05/absurdistan-300x109.jpg" alt="absurdistan" width="300" height="109" /></a></p>
<p>Ce Petit Dictionnaire s'étale sur 166 pages de bonheur en quadrichromie, en passant en revue les définitions d'Absurdistan à Zoocialiste, et vous procure un ensemble de mots-clefs faciles à replacer dans une conversation de haute tenue ; ce glossaire a l’ambition de devenir l’allié lexical de vos dîners mondains, débats politiques, discours d'investiture et de tout article journalistique anti-polémique. Car oui, il faut comprendre qu'avec ce dictionnaire, le but est ici d'appeler un chat un lolcat, puisque dans ce monde mettre des étiquettes et décrire ce qu'on voit est maintenant pénalisé, criminalisé, et que toute prise de parole publique, répétée à l'envi sur tous les réseaux, se doit d'être encadrée, policée et égalisée comme une frange farouche chez un capillicuteur bio-cosméticien.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L3pvb2NpYWxpc21lLmpwZw=="><img class="aligncenter size-medium wp-image-23618" src="http://h16free.com/wp-content/uploads/2013/05/zoocialisme-300x109.jpg" alt="zoocialisme" width="300" height="109" /></a></p>
<p>On le comprend : détenir un tel ouvrage n'est pas du domaine du loisir, mais bien de la survie. C'est d'ailleurs la raison principale qui aura vu sa production optimisée dans les moindres détails pour vous permettre, à tous, de détenir le Graal de la connaissance xyloglotte à un prix absolument ridicule, dans des conditions de luxe inouï et d'un démocratisme qui frise l'affront devant toutes ces autres productions coûteuses mais sans intérêt (et qui ne déclenchent, au mieux, qu'un sentiment de vacuité au niveau du portefeuille) - et non, je ne me moquerai pas à nouveau de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2gxNmZyZWUuY29tLzIwMTMvMDUvMDYvMjMyMjQtZHJhbWUtdW4tam91cm5hbGlzdGUtZGVjb3V2cmUtbGUtbW9uZGUtZHUtdHJhdmFpbA==" target=\"_blank\">l'ouvrage du pauvre Jean-Baptise Malet</a> qui, au moins, fait rire.</p>
<p>Bien évidemment, c'est à vous que je fais confiance, chers lecteurs habitués, pour relayer la nouvelle : le pouvoir en place fera tout, soyez-en sûr, pour empêcher la diffusion de ce décodeur ultime de leur langage cryptique ! Vous aussi, n'ayez plus peur de faire claquer les mots-valises au repas dominical pour fermer, enfin, le clapet d'une belle-mère irascible et confuse ! Achetez pour vous avant que Le Petit Dictionnaire Incorrect Mais Vaillamment Illustré soit saisi ! Achetez-le pour les autres, offrez-le et subvertissez autour de vous ! Ne vous laissez plus faire ! Le xyloglotte nouveau est arrivé et il est bien parti pour rester.</p>
<p>Vous le trouverez chez <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNiZWxsZXNsZXR0cmVzLmNvbS9saXZyZS8/R0NPST0yMjUxMDEwMDE5NjcxMA==" target=\"_blank\">Les Belles Lettres</a> et dans la plupart des libraires encore dignes de ce nom. Et pour faire bonne mesure, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzIyNTEzOTAzMzIvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTIyNTEzOTAzMzImYW1wO2FkaWQ9MDk3UlZOOFhLSEZRQ05FUFExWkcmYW1wOw==" target=\"_blank\">chez Amazon</a>, bien sûr.</p>
<h1>Le Petit dictionnaire incorrect mais vaillamment illustré</h1>
<p>- H16 &amp; Olivier Vitri<br />
- Broché, 166 pages<br />
- 16.62€<br />
- <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5sZXNiZWxsZXNsZXR0cmVzLmNvbS9saXZyZS8/R0NPST0yMjUxMDEwMDE5NjcxMA==">Les Belles Lettres</a><br />
- <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwLzIyNTEzOTAzMzIvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPTIyNTEzOTAzMzImYW1wO2FkaWQ9MDk3UlZOOFhLSEZRQ05FUFExWkcmYW1wOw==" target=\"_blank\">Amazon</a></p>
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		<item>
		<title>L’État, c&#039;est nous et malgré nous</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124532-letat-cest-nous-et-malgre-nous</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124532-letat-cest-nous-et-malgre-nous#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 May 2013 05:08:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roberto Fucile</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
		<category><![CDATA[étatisme]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[minarchisme]]></category>
		<category><![CDATA[Spoliation]]></category>

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		<description><![CDATA[Dire à l’État d'arrêter d'intervenir n'a aucun sens ; l’État, c'est nous. En revanche, cela a du sens de s'opposer à l'intervention du Gouvernement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dire à l’État d'arrêter d'intervenir n'a aucun sens ; l’État, c'est nous. En revanche, cela a du sens de s'opposer à l'intervention du Gouvernement.</strong></p>
<p><strong>Par Roberto Fucile.</strong><br />
<span id="more-124532"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMTYvNTYwMTctdW5lLWF1dHJlLWF1c3Rlcml0ZS1lc3QtcG9zc2libGUvYmlnZ292ZXJubWVudGJpZ3Byb2JsZW1z" rel=\"attachment wp-att-56018\"><img class="alignleft  wp-image-56018" title="Gros Etat = Gros Probleme" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/11/biggovernmentbigproblems.jpg?16fe88" alt="" width="282" height="307" /></a>Il est courant, dans le discours politique, de faire référence à l’État. Qu'on le blâme ou qu'on appelle à sa rescousse, on y fait référence. Ainsi, un libéral refusera que l’État intervienne dans les relations socio-marchandes, alors qu'un étatiste – de gauche ou de droite – demandera l'inverse. Mais est-ce que ces différents acteurs se sont posés la question sur ce qu'est l’État ? Qui est l’État ? L'étatiste dira que nous sommes l’État, alors que le libéral aura tendance à dire que non. Qui a raison, dans ce cas ? Nous allons le découvrir.</p>
<p>La plupart des historiens s'accordent à dire qu'il est difficile de définir une éventuelle date quant à l'apparition de l’État, bien qu'on puisse imaginer qu'il soit déjà là aux alentours des 3000 av. J.-C. On a par exemple les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS8lQzMlODlneXB0ZV9hbnRpcXVl">civilisations pharaoniques</a> (Égypte) ou <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9TdW1lcg==">suméro-accadiennes</a> (Mésopotamie) qui se développent durant les années -4000 et -3000 ainsi que les <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9DaXZpbGlzYXRpb25fJUMzJUE5ZyVDMyVBOWVubmU=">civilisations égéennes</a> qui émergent plus ou moins simultanément – avec certainement quelques siècles de retard. Bref, il ne serait pas forcément faux de dire que, selon nos connaissances actuelles, l’État existe depuis plus de 5000 ans, si ce n'est 6000. Mais avons-nous des informations quant aux origines de ces États ? Pour tenter de répondre à cette question, on peut éventuellement lire les divers manuels traitant de l'histoire étatique d'un point de vue tant sociologique qu'anthropologique. Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié l’œuvre de <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvRnJhbnpfT3BwZW5oZWltZXI=">Franz Oppenheimer</a> intitulée <em>L’État, ses origines, son évolution et son avenir</em>. Dans cet ouvrage, il retrace toute l'histoire étatique afin d'y dévoiler ses fondements et ses mécanismes sociaux qui les composent. Très vite, dès les premières pages, on comprend une chose ; l’État naît de la violence, soit d'un conflit entre deux groupes où l'un agresse l'autre pour asseoir sa domination afin de garantir ses ressources.</p>
<div>
<blockquote cite="http://www.franz-oppenheimer.de/fr/L_Etat_FR.htm"><p>Qu'est-ce donc que l’État au sens sociologique ? L’État est, entièrement quant à son origine, et presque entièrement quant à sa nature pendant les premiers stages de son existence, une organisation sociale imposée par un groupe vainqueur à un groupe vaincu, organisation dont l'unique but est de réglementer la domination du premier sur le second en défendant son autorité contre les révoltes intérieures et les attaques extérieures. Et cette domination n'a jamais eu d'autre but que l’exploitation économique du vaincu par le vainqueur. Aucun État primitif dans toute l'histoire universelle n'a eu une origine autre.<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmFuei1vcHBlbmhlaW1lci5kZS9mci9MX0V0YXRfRlIuaHRt" target=\"_blank\"><br />
</a>– <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmFuei1vcHBlbmhlaW1lci5kZS9mci9MX0V0YXRfRlIuaHRt" target=\"_blank\">Franz Oppenheimer, 1913 : p. 6</a></p></blockquote>
</div>
<div>
<div>
<p>De ce conflit, naît une organisation sociale délimitée sur un territoire défini, soit une forme d'association fondée sur l'adhésion forcée des vaincus et orchestrée par les vainqueurs. Voici ce qu'est donc l’État ; une association. Une fois l’État mis en place, des structures et des organes se développent simultanément. Au tout début, ils sont rudimentaires ; il existe une sorte d'organe unique (composé d'un individu ou d'un groupe d'individus) possédant tous les pouvoirs et faisant régner ses lois, ou ses règles, qu'il a édictés, via l'usage de la violence. Ensuite, l'histoire fait son cours et ces diverses associations s'agrandissent par absorptions d'autres associations via usage de la force ou de la menace de celle-ci. Les membres de ces associations, eux, commencent à accepter cette forme d'organisation sociale et ce parce que les divers organes exécutifs – soit les gouvernements – prétendent assurer leur protection en l'échange d'une cotisation forcée, soit l'impôt. Ou alors, on évoque des raisons religieuses en jouant sur les peurs, etc. Ceci, en fin de compte, nous démontre que rien n'a vraiment changé aujourd'hui et c'est ce qui va nous permettre de répondre à la question initiale ; l’État, c'est qui ?</p>
<p>Aujourd'hui, l’État – bien qu'il ait évolué dans sa forme et ses structures (cf. la <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9TJUMzJUE5cGFyYXRpb25fZGVzX3BvdXZvaXJz">"séparation" des pouvoirs</a>) – demeure cette association existante sur un territoire bien défini. Cette dernière est composée d'individus, dont nous, qui adhèrent dès leur naissance et sans consentement aucun. En effet, l'administration gouvernementale enregistre chaque naissance et fait intégrer le nouveau-né au sein de l'association que l'on appelle "État". Cette association s'organise via l'existence de statuts – soit la Constitution – qui définissent les règles fondamentales ainsi que le fonctionnement de l'association. Ainsi, il est dit qu'il doit exister un organe <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Qb3V2b2lyX2wlQzMlQTlnaXNsYXRpZg==">législatif</a>, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Qb3V2b2lyX2V4JUMzJUE5Y3V0aWY=">exécutif</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9Qb3V2b2lyX2p1ZGljaWFpcmU=">judiciaire</a>. Le législatif est composé, selon l'association et ses statuts, soit de tous les membres privilégiés (les majeurs, les nationaux, les psychologiquement sains, parfois les blanc et/ou les hommes, etc.), soit de représentants élus par ces mêmes membres privilégiés – ou les deux. L'exécutif, qu'on peut assimiler à un comité d'association, est composé d'individus élus par certains de ces membres privilégiés de l'association ou par les représentants cités en amont. L'organe judiciaire, quant à lui, est souvent composé d'individus généralement nommés par l'exécutif.</p>
<p>Comme toute association, il faut des revenus pour financer ses activités. Ainsi, on a maintenu une vieille méthode ; l'extorsion des membres de l'association de la part du Gouvernement (on peut aussi emprunter à des membres de l'association, à des membres d'autres associations ou directement à d'autres associations – donc à leurs Gouvernements). On peut assimiler cela à une cotisation, mais une cotisation qu'on pait de force et uniquement à l'âge de la majorité – même si d'autres cotisations cachées (la TVA, par exemple) se paient dès le début et à chaque achat. On en fait une règle, donc, inscrite dans les statuts de l'association. Et comme toutes les règles, on part du principe qu'elles ont été votées et acceptées par la majorité – d'autres existent depuis des millénaires et s'imposent de fait (l'existence même de l'impôt). Cependant, si certaines sont effectivement votées par une partie privilégiée des membres vivants (cf. paragraphe précédent), une bonne partie des règles ont été votées par des gens qui sont actuellement morts, mais dont ces règles sont toujours en vigueur – même des centaines d'années après ! Et pour faire respecter ces règles, l'exécutif s'appuie sur une règle fondamentale ; le gouvernement est propriétaire exclusif de la force et peut user de celle-ci pour faire respecter les règles – même les plus horribles et les plus liberticides. On réalise ici, soit-dit en passant, toute la perversion, l'horreur et l'absurdité de l'organisation sociale étatique.</p>
<p>Mais alors, l’État, c'est qui ? Eh bien, on se rend compte que l’État c'est nous et malgré nous. Nous faisons partie de cette association et ce indépendamment de notre volonté future de quitter l'association (ou de la voir disparaître). Au mieux, nous pouvons quitter une association pour une autre, fondée sur les mêmes principes, mais peut-être un peu moins contraignante. Ainsi, lorsqu'on veut critiquer l'interventionnisme ou l'étatisme, il faut s'attaquer au Gouvernement et utiliser ce terme. Dire à l’État d'arrêter d'intervenir n'a aucun sens ; l’État, c'est nous. En revanche, tout a plus de sens lorsqu'on s'oppose à l'intervention du Gouvernement puisque ce dernier est composé d'individus conscients ayant le pouvoir d'exécuter des règles et de les faire respecter. Bien sûr, certains pourraient me dire que ces règles ont été votées par les citoyens et/ou les parlementaires et que les membres du Gouvernement (ou le Président de ce dernier) ont (a) eux (lui) aussi été élus (élu) par ces mêmes citoyens et/ou parlementaires. Mais qu'importe ; cela n'enlève rien au fait qu'on puisse revendiquer la disparition de ces règles violant nos libertés et qui sont finalement imposées par le Gouvernement – que ce dernier ait édicté les lois, ou non, n'a pas d'importance.</p>
<p>Bref, cela peut sembler finalement anodin, mais la sémantique est une arme fondamentale dans le débat et une clé nécessaire si l'on veut comprendre le monde. L'étatisme n'est donc pas l'idée que l’État doit intervenir, mais bien celle que le Gouvernement doit le faire et ce via les règles émanant soit du corps législatif (les citoyens et/ou leurs représentants) – ou même du corps exécutif. Quand on (donc les libéraux) combat l'étatisme et l'interventionnisme, on combat donc des mentalités, celle de l'esclave aveuglé et celle du maître (parfois aveuglé, aussi), ainsi que des faits, soit l'usage de la force – ou de la menace de celle-ci – pour imposer et faire respecter des règles. On combat le Gouvernement, ses agents, ses collaborateurs, ses sponsors volontaires, une partie de ses créanciers (l'autre étant également composée par nous), ses supporters, ses admirateurs, ses fanatiques, etc. Mais on combat également l'idée et l'existence même de cette association. Pour combattre cela, on peut utiliser les urnes, en décidant d'abroger tous les statuts, de supprimer tous les organes (dont le Gouvernement) et demander – finalement – la dissolution de l'association nommée "État" et de laquelle nous faisons obligatoirement tous partie. Ou alors, on peut désobéir, avec les conséquences connues ; l'ostracisme, la prison ou la mort. Dans les deux cas, il faut alors obtenir une large majorité et celle qui serait capable de se défendre contre une minorité lourdement armée. Et, aujourd'hui, hélas, les étatistes sont majoritaires et armés jusqu'aux dents. Il y a donc du chemin à faire avant la dissolution finale.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2FkbGliZXJ0YXRlbS5vdmVyYmxvZy5jb20vbC1ldGF0LWMtZXN0LW5vdXMtZXQtbWFsZ3IlQzMlQTktbm91cw==">Sur le web</a>.</p>
<p>---</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMTEvMjgvNTc2MjMtYm9uLWNlc3QtcXVpLWxlcy1jb3VwYWJsZXMtZmluYWxlbWVudA==">Les 99% sont innocents</a></p>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Configuration du dernier rivage de Michel Houellebecq</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/16/124537-configuration-du-dernier-rivage-de-michel-houellebecq</link>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 05:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Richard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Houellebecq]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dernier livre de Michel Houellebecq est un recueil inattendu de poèmes inédits.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le dernier livre de Michel Houellebecq est un recueil inattendu de poèmes inédits. Une centaine, regroupés en cinq parties.</strong></p>
<p><strong>Par Francis Richard.</strong><br />
<span id="more-124537"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDUzOA==" rel=\"attachment wp-att-124538\"><img class="aligncenter  wp-image-124538" title="Houellebecq" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Houellebecq.jpeg?16fe88" alt="" width="510" height="262" /></a></p>
<p>Dans ce recueil, Michel Houellebecq dit en vers ce qu'il dit d'habitude en prose. Et ce n'est pas triste, enfin, façon de parler, parce que c'est tout de même Houellebecq qui parle et que le dernier rivage du titre est celui de la mort qui se profile.</p>
<p>On sait que ce misanthrope de Houellebecq ne croit en rien, qu'il habite l'absence et que son "chemin se résume à une étendue grise". On sait que, pour cet ours, "rien ne subsiste après la mort", qu'il ne veut pas trop savoir si des réincarnations seraient possibles.</p>
<p>Pourtant il est une chose qui lui reste, l'amour :  "La sentimentalité améliore l'homme, même quand elle est malheureuse. Mais, dans ce dernier cas, elle l'améliore en le tuant."</p>
<p>Il crève. Il s'achemine vers la fin de partie, surpris d'être poussé, par une force improbable, à continuer, alors qu'à l'évidence il diminue :</p>
<blockquote><p>C'est la face B de l'existence,<br />
Sans plaisir et sans vraie souffrance<br />
Autre que celles dues à l'usure,<br />
Toute vie est une sépulture</p>
<p>Tout futur est nécrologique<br />
Il n'y a que le passé qui blesse,<br />
Le temps du rêve et de l'ivresse,<br />
La vie n'a rien d'énigmatique.</p></blockquote>
<p>Il ne se fait guère d'illusions sur les hommes et leur virilité, en connaissance de cause puisqu'il aimait "beaucoup le cul des filles" et qu'au fond il n'aimait guère que ça :</p>
<blockquote><p>Quand on ne bande plus, tout perd peu à peu de son importance ;<br />
Tout devient peu à peu optionnel.<br />
Demeure un vide orné, empuanti de plaies et de souffrances<br />
Qui affligent le corps. Le monde est d'un seul coup plus réel.</p></blockquote>
<p>Mais avant de mourir il a toujours su qu'il connaîtrait l'amour avec un "tendre animal aux seins troublants" :</p>
<blockquote><p>Lorsqu'il faudra quitter ce monde<br />
Fais que ce soit en ta présence<br />
Fais qu'en mes ultimes secondes<br />
Je te regarde avec confiance.</p></blockquote>
<p>En dehors de cette inconnue, il y a Joséphine à la peau couleur du miel, Delphine aux sentiments pudiques, Lise qui le rend heureux rien que de penser à elle...</p>
<p>La vie du poète, "sorte de résidu perceptif", se poursuivra à Alicante :</p>
<blockquote><p>Quelques années encore<br />
En compagnie de mon petit chien<br />
Et des joies (de plus en plus brèves)<br />
Et de l'augmentation régulière des souffrances<br />
En ces années qui précèdent immédiatement la mort.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDUzOQ==" rel=\"attachment wp-att-124539\"><img class="alignright size-full wp-image-124539" title="Dernier-rivage-HOUELLEBECQ" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Dernier-rivage-HOUELLEBECQ.jpg?16fe88" alt="" width="190" height="298" /></a>Peut-être aurait-il dû se marier, avoir des gosses ou quelque chose : "Les chiens ont beau être gentils, un chien reste un chien."...</p>
<p>La <strong><em>Configuration du dernier rivage</em></strong> est donc rien moins que joyeuse. Pourtant elle n'est pas vraiment morose. Sans doute l'art poétique opère-t-il cette transfiguration. Car la musique des mots rend supportable bien des pensées lucides et Michel Houellebecq connaît indéniablement cette musique-là.</p>
<p>La plupart des poèmes de son recueil sont écrits en vers, qui pourraient passer pour classiques si le poète ne s'accordait pas quelque licence avec leur longueur et, surtout, avec leurs rimes, dont les consonances n'empêchent pas, parfois, le mélange des genres, féminin et masculin.</p>
<p>Mais cela a-t-il de l'importance, puisque la magie poétique est là, puisque ce poète désabusé, attendant la mort avec résignation, entrevoit, toutefois, grâce à l'amour, la possibilité d'une île ?</p>
<p><strong>• Michel Houellebecq,<em> </em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbWF6b24uZnIvZXhlYy9vYmlkb3MvSVNCTj0yMDgxMzAzMTY3P3RhZz1saWJlcmF1eG9yZy0yMQ=="><em>Configuration du dernier rivage</em></a>, Flammarion, avril 2013, 104 pages.</strong></p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5mcmFuY2lzcmljaGFyZC5uZXQvYXJ0aWNsZS1jb25maWd1cmF0aW9uLWR1LWRlcm5pZXItcml2YWdlLWRlLW1pY2hlbC1ob3VlbGxlYmVjcS0xMTc3Njc2OTYuaHRtbA==">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Conférence Contrepoints : tarif préférentiel jusqu&#039;à minuit !</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 07:45:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[contrepoints]]></category>
		<category><![CDATA[faustérité]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment sortir la France et l'Europe de l'ornière ? Quels vrais remèdes après la fausse austérité (faustérité) que les politiques imposent à tout sauf à la dépense publique ? Pour y répondre Contrepoints vous propose de rencontrer lors de débats exceptionnels le samedi 15 juin à Paris de grands spécialistes et praticiens du sujets : économistes, anciens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comment sortir la France et l'Europe de l'ornière ?</p>
<p>Quels vrais remèdes après la fausse austérité (faustérité) que les politiques imposent à tout sauf à la dépense publique ?<br />
<span id="more-124467"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDQ3NQ==" rel=\"attachment wp-att-124475\"><img class="alignleft  wp-image-124475" title="Après la faustérité" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Après-la-faustérité2.jpg?16fe88" alt="" width="286" height="594" /></a>Pour y répondre <em>Contrepoints</em> vous propose de rencontrer <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NvbnRyZXBvaW50cy51czYubGlzdC1tYW5hZ2UuY29tL3RyYWNrL2NsaWNrP3U9ZGI5NjYzZjZkYWU2MTUzYmEwOTNiZWU0YSZhbXA7aWQ9OWI1OTg3OTBkZiZhbXA7ZT00YzFkZjVhMzdl" target=\"_blank\">lors de débats exceptionnels le samedi 15 juin à Paris</a> de grands spécialistes et praticiens du sujets : économistes, anciens ministres, philosophes, politiques ou acteurs de la société civile.</p>
<p>Un programme de grande qualité pour identifier les meilleurs pistes de réformes pour la France et l'Europe, et annoncer officiellement le lancement d'un mouvement paneuropéen pour la segmentation contrôlée de la zone euro.</p>
<p><strong>Pour vous inscrire et le détail du programme, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NvbnRyZXBvaW50cy51czYubGlzdC1tYW5hZ2UuY29tL3RyYWNrL2NsaWNrP3U9ZGI5NjYzZjZkYWU2MTUzYmEwOTNiZWU0YSZhbXA7aWQ9NzZkYjYyM2YwNiZhbXA7ZT00YzFkZjVhMzdl" target=\"_blank\">tout se passe à cette adresse</a> !</strong></p>
<p><strong>Programme prévisionnel :</strong></p>
<p><strong>9h – Grand débat : La politique fiscale du gouvernement français </strong></p>
<p>Débat sur les sujets qui font l’actualité dont notamment les nouvelles taxes et la crise économique et sociale avec 4 représentants de partis politiques.</p>
<p><strong>10h – Conférence de presse : Lancement du Manifeste pour la Solidarité Européenne</strong></p>
<p>Un groupe d’économistes du nord, du sud de l’Europe et de pays non-membres de la zone euro présentera une stratégie pour une segmentation contrôlée de la zone euro afin d’aider l’Europe du sud et sauver l’Union européenne et le Marché commun.</p>
<p><em>Modérateur : Jean-Jacques Rosa (Sciences Po Paris)</em></p>
<p><em>Intervenants : Hans-Olaf Henkel (ancien président de la Fédération des industries allemandes), Stefan Kawalec (ancien vice-ministre des finances polonais), Brigitte Granville (Université Queen Mary de Londres), Alfred Steinherr (ancien économiste en chef de la Banque européenne d’investissement)</em></p>
<p><strong>11h – Panel 1 : Baisser les dépenses publiques</strong></p>
<p>Redéfinir le fonctionnement de l’État, des collectivités locales, des retraites, de l’assurance-maladie et de l’assurance-chômage.</p>
<p><em>Intervenants : Jean-Michel Fourgous (maire d’Élancourt, ancien député), José Piñera (International Center for Pension Reform), Dan Mitchell (Institut Cato), Pierre Garello (Université Paul Cézanne), Edward Stringham (Université Fayetville)</em></p>
<p><strong>12h – Panel 2 : Libérer la croissance</strong></p>
<p>Assouplir les contraintes fiscales et réglementaires qui pèsent sur le développement des entreprises et de l’emploi, simplifier l’administration afin de laisser la société se réinventer.</p>
<p><em>Intervenants : Enrico Colombatto (Université de Turin), Barbara Kolm (European Coalition for Economic Growth), Nicolas Lecaussin (Institut de Recherches Économiques et Fiscales), Erich Weede (Université de Bonn)</em></p>
<p><strong>Pour vous inscrire, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2NvbnRyZXBvaW50cy51czYubGlzdC1tYW5hZ2UxLmNvbS90cmFjay9jbGljaz91PWRiOTY2M2Y2ZGFlNjE1M2JhMDkzYmVlNGEmYW1wO2lkPTYxODFkYmE3MzAmYW1wO2U9NGMxZGY1YTM3ZQ==" target=\"_blank\">tout se passe à cette adresse</a> !</strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDQ2OA==" rel=\"attachment wp-att-124468\"><br />
</a></p>
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		<title>Les espoirs frustrés des anticapitalistes</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 06:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabio Rafael Fiallo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de l'économie]]></category>
		<category><![CDATA[Liberticides & Co]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Régulièrement les anticapitalistes prennent leurs désirs pour des réalités et nous annoncent une « crise terminale » du capitalisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Régulièrement les anticapitalistes prennent leurs désirs pour des réalités et nous annoncent une « crise terminale » du capitalisme.</strong></p>
<p><strong>Par Fabio Rafael Fiallo.</strong><br />
<span id="more-124423"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDQyNQ==" rel=\"attachment wp-att-124425\"><img class="alignleft size-full wp-image-124425" title="anticapitalisme" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/anticapitalisme.jpg?16fe88" alt="" width="254" height="185" /></a>Tâche ingrate que celle des anticapitalistes, de constater que le système qu’ils haïssent parvient à surmonter chacune de ses crises, sortant même renforcé de celles-ci. La crise de 1873, la Grande Panique bancaire de 1907, la Grande Dépression des années 1930, la stagflation (stagnation avec inflation) des années 1970, autant d’occasions pour les anticapitalistes d’annoncer avec fracas la « crise finale » ; et pourtant, à chaque fois, rebelote, le système s’est remis à fonctionner.</p>
<p>Après chaque déception, nos anticapitalistes ont-ils daigné remettre en question leurs certitudes et leurs espoirs ? Que dalle ! Ils se sont, certes, repliés, circonscrivant leurs attaques à telle ou telle faille du système, ou proposant des projets alternatifs de société, mais tout en continuant à attendre l’arrivée d’une nouvelle crise qui, espèrent-ils, marquera la fin définitive du système.</p>
<p>Ainsi, après la crise de 1873, l’heure était à former et consolider le mouvement communiste international. Après la Grande Panique de 1907, on se battait pour construire le socialisme en Allemagne ou en Russie. Après la Grande Dépression des années 30, on vantait la « résilience » et les « bienfaits » du modèle soviétique en même temps qu’on misait sur les mouvements « tiers-mondistes » de Mao, Kadhafi, Mugabe, Castro et autres despotes qui prétendaient œuvrer pour un nouvel ordre économique mondial plus juste et socialiste. Après la stagflation des années 70, on présentait le réchauffement climatique comme étant la preuve irréfutable que le capitalisme porte atteinte à la survie même du genre humain. En attendant à chaque fois, répétons-le, cette foutue crise finale qui tarde à se produire.</p>
<p>Ce fut dans ce contexte que la crise des « subprimes » aux USA en 2007, et plus tard celle de la dette souveraine des pays de l’Europe du Sud, donnèrent un nouveau souffle aux espoirs d’une toute proche « crise terminale » du capitalisme – comme la qualifia le célèbre marxiste latino-américain Leonardo Boff [<sup class='footnote'><a href='#fn-124423-1' id='fnref-124423-1' onclick='return fdfootnote_show(124423)'>1</a></sup>].</p>
<p>Mais voilà que l’économie américaine, bastion par antonomase du système capitaliste mondial, donne des signes de redressement. Le chômage ne cesse de reculer, se trouvant actuellement au niveau le plus bas depuis 2007. La reprise économique américaine est sans doute poussive, fragile aussi. Assez significative, tout de même, pour refroidir les espoirs des anticapitalistes dans l’imminence de l’effondrement du système.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTUvMTI0NDIzLWxlcy1lc3BvaXJzLWZydXN0cmVzLWRlcy1hbnRpY2FwaXRhbGlzdGVzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MDgtY29jaG9uLWRlLWNhcGl0YWw=" rel=\"attachment wp-att-124446\"><img class="alignright  wp-image-124446" title="imgscan contrepoints 2013808 cochon de capital" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013808-cochon-de-capital-1024x869.jpg?16fe88" alt="" width="330" height="279" /></a>Alors ? Eh bien, comme après chaque « crise finale », on se résigne à s’attaquer à des cibles ponctuelles (la crise de la zone euro) ou à mettre en relief telle ou telle évolution (cette fois-ci le poids croissant de la Chine dans l’économie mondiale), présentant les unes et les autres comme des signes avant-coureurs du collapse prochain et inéluctable de l’ordre capitaliste mondial.</p>
<p>En misant sur la crise de l’euro et le poids économique croissant de la Chine, nos anticapitalistes prennent encore une fois leurs désirs pour des réalités.</p>
<p>Il n’est pas nécessaire ici d’épiloguer pour savoir si l’euro pourra être sauvé ou si, au contraire, il finira par disparaître. L’important, c’est que, contrairement aux espoirs des anticapitalistes, la disparition éventuelle de la monnaie unique ne saurait en rien mettre en danger le capitalisme mondial. En effet, tout au long de son histoire, le capitalisme a broyé des dizaines de mécanismes et d’arrangements monétaires différents. Ni l’arrêt de l’étalon or en 1914 ni la fin de la convertibilité dollar-or en 1971 (pour ne citer que deux cas saillants) ne sonnèrent le glas du capitalisme. De la même façon, la fin éventuelle de l’euro ne serait qu’un épisode de plus dans la longue histoire des systèmes monétaires nés et disparus sous le capitalisme.</p>
<p>En fait, le premier à mettre en doute la viabilité de la monnaie unique ne fut autre que l’un des économistes les plus détestés par les anticapitalistes, c’est-à-dire Milton Friedman, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMzEvOTIxOTgtbWlsdG9uLWZyaWVkbWFuLWF2YWl0LXByZXZ1LWxhLWNyaXNlLWRlLWxldXJv">qui voyait en l’euro une construction artificielle</a> non conforme à des critères économiques élémentaires. S’il y a une thèse qui serait validée par la disparition de l’euro, ce serait donc celle de l’« ultralibéral » Friedman.</p>
<p>Quant au poids croissant de la Chine dans l’économie mondiale, les anticapitalistes atteignent là le paroxysme de l’aberration. Entendre le président bolivien Evo Morales claironner avec joie que bientôt la Chine colonisera l’Amérique a de quoi faire sourire. Jusqu’alors on pensait qu’Evo Morales était contre toute forme de colonisation ; mais voilà que celle-ci trouve grâce à ses yeux pour autant qu’elle s’exerce contre les USA.</p>
<p>L’aberration est d’autant plus insolite que le modèle chinois n’a en principe rien pour plaire aux anticapitalistes (si ce n’est qu’il fait pendant aux USA). Les inégalités acquièrent en Chine des proportions inouïes. La protection sociale y brille par son absence – ce qui oblige les Chinois à consacrer une part substantielle de leurs revenus à l’épargne afin de pouvoir financer eux-mêmes leurs frais de santé, leurs études et leurs retraites. Puis la dérèglementation bancaire est telle qu’un système bancaire informel se met en place, faisant courir le risque d’une crise financière plus grave encore que celle des subprimes aux États-Unis [<sup class='footnote'><a href='#fn-124423-2' id='fnref-124423-2' onclick='return fdfootnote_show(124423)'>2</a></sup>]. Est-ce ce à quoi aspirent les anticapitalistes ?</p>
<p>Quoi qu’il en soit, la montée en puissance de l’économie chinoise ne saurait aucunement mettre en question l’ordre capitaliste mondial, car le système chinois est un capitalisme, certes d’État, mais capitalisme tout de même.</p>
<p>L’euro peut s’écrouler. L’économie chinoise peut continuer à élargir son périmètre d’action. Mais on n’en serait pas pour autant à l’orée de l’embrasement tant attendu du capitalisme.</p>
<p>Cela n’empêchera pas pour autant les anticapitalistes de continuer à ruminer, avec des arguments divers et variés, leurs frustrations idéologiques et leurs espoirs contrariés.</p>
<p>---<br />
Lire aussi : <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDcvMzEvOTIxOTgtbWlsdG9uLWZyaWVkbWFuLWF2YWl0LXByZXZ1LWxhLWNyaXNlLWRlLWxldXJv">Milton Friedman avait prévu la crise de l'euro</a></p>
<p>Notes :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124423'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124423-1'>"Is the crisis of capitalism terminal?" – leonardoBOFF.com, 26-06-2011. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124423-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124423-2'>Voir sur ce dernier point Marc Ladreit de Lacharrière (président de la Revue des Deux Mondes), « Quand le dragon s’essoufflera, le monde toussera », <em>Le Figaro</em>, 10-05-2013. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124423-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>« Mes logiciels m’ont tuer ! » ou les logiciels de l&#039;étatisme français</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 05:27:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Caillot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[principe de précaution]]></category>
		<category><![CDATA[réforme de l'Etat]]></category>

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		<description><![CDATA[L'étatisme français se nourrit de trois logiciels nationaux élaborés sur plusieurs siècles : le colbertisme, le jacobinisme et les ordonnances de 1946.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'étatisme français se nourrit de trois logiciels nationaux élaborés sur plusieurs siècles : le colbertisme, le jacobinisme et les ordonnances de 1946.</strong></p>
<p><strong>Par Bernard Caillot.</strong><br />
<span id="more-124388"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDM5NA==" rel=\"attachment wp-att-124394\"><img class="aligncenter size-full wp-image-124394" title="Marianne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Marianne1.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="358" /></a></p>
<p>Chaque pays est construit sur un ou sur des « logiciels » qui, tels des gènes, codent pensée et actions. Souvent, le logiciel est unique, connu et accepté. Ce logiciel peut être immémorial : le Japon s’appuie sur l’Empereur que même les bombes atomiques de 1945 n’ont pas voulu renverser ; la Reine reste la clef de voûte de l’Angleterre. D’autres pays ont des logiciels construits sur un projet intellectuel et politique ; rares sont les logiciels qui perdurent lorsqu’ils sont fruit d’une volonté politique.</p>
<p>L’exemple <em>le plus chimiquement pur</em> d’un « logiciel » intellectuellement pensé est donné par les États-Unis et le respect que les Américains ont de LA Constitution. Celle-ci, élaborée par un Comité de Sages démocratiquement désignés, est érigée sur des principes qui n’ont jamais été fondamentalement remis en cause. Adoptée le 17 septembre 1787, elle a traversé plus de deux siècles sans modification brutale. Les 10 premiers amendements, votés le 25 septembre 1789, protègent tous la liberté de l’individu face aux risques – prévisibles – d’empiétement de l’État fédéral sur la liberté de l’Homme. Les pires soubresauts de l’histoire – de la guerre civile aux guerres mondiales – n’ont jamais cassé cette référence appuyée sur une valeur simple « la Liberté de chacun à la poursuite de son bonheur ». Cette valeur est renforcée par un principe promulgué avant la révolution américaine par James Otis Jr. « <em>Not Taxation Without Representation</em> ». Cette formulation est consubstantielle de l’origine de l’État américain, elle inscrit dans le marbre <strong>le droit du payeur à connaître la justification du bien-fondé de la dépense avant d’y consentir</strong>.</p>
<p>En anglais, contribuable se dit <em>Taxpayer</em> ; la précision cruelle du terme est en soit une limitation à « l’acceptabilité de l’impôt » dont la France est championne.</p>
<p>En démocratie, les limites de « l’acceptabilité de l’impôt » sont la seule garantie contre l’extension de la dépense publique par des bénéficiaires (actuels et putatifs / directs et indirects) des « largesses de l’État » rendus irresponsables par leur situation. Seule la conceptualisation de ce qu’est la « <em>non-acceptabilité » </em> fait que les payeurs présents et à venir peuvent être en situation de stopper le cannibalisme de l’État sur le pays. Or, en France, nous ne possédons pas ces anticorps cérébraux limitateurs de contributions. Au contraire, nous avons un logiciel <em>unique et indivisible</em> – paradoxalement construit sur un triptyque  – facilitateur de libéralités avec les moyens d’autrui. Les termes de « Liberté, Égalité, Fraternité » sont ceux que la III<sup>e</sup> République a conceptualisés et fait inscrire sur le fronton des mairies à partir de 1880. Au quotidien, sa pratique <em>met ses pas</em> (si j’ose dire !) dans le vieil adage monarchique « une foi, un roi, une loi » ; celui-la même contre lequel les Américains ont conquis leur indépendance. En 2013, nous devons avoir la foi dans ce que les grands prêtres médiatiques disent être « les valeurs de la république » (remplaçant le catholicisme monarchiste), nous avons un monarque (élu) pour maintenir la foi (en l’État) par le recours à la Loi (répété voire abusif).</p>
<p>Le schéma français se nourrit de trois logiciels nationaux élaborés sur plusieurs siècles, le colbertisme, le jacobinisme et les ordonnances de 1946. Au pays d’Alexandre Dumas, ces 3 mousquetaires ne seraient pas complets si on n’y avait pas adjoint un quatrième larron : « le principe de précaution ». Ensemble, ils constituent l’exemple parfait d’un système pervers qui ne peut que s’auto-entretenir. Ils sont les bases de ce que le psychiatre Paul-Claude Racamier définit comme « <em>une organisation durable caractérisée par la capacité à se mettre à l'abri des conflits internes, [..] en se faisant valoir au détriment d'un objet manipulé comme un ustensile ou un faire-valoir.</em> » [<sup class='footnote'><a href='#fn-124388-1' id='fnref-124388-1' onclick='return fdfootnote_show(124388)'>1</a></sup>]</p>
<p>Séparément, ces trois logiciels sont constitutifs de notre histoire, collectivement, via le <em>cercle vicieux bureaucratique, </em>ils détruisent la Liberté, la Richesse et le Progrès.</p>
<p>Reprenons rapidement tout cela.</p>
<p>Le <strong>Colbertisme </strong>est sans conteste le plus ancien de nos logiciels. Il imprègne la pensée et les actions de « nos politiques » en leur donnant en « <em>prêt à mâcher</em> » un schéma économique dans lequel – dans un monde clos, parfait et ordonné – l’État, dirigé par des hommes « bons et dévoués à sa grandeur », décrète le besoin d’autres hommes, construit l’usine, embauche le personnel, définit les règles et fait payer la note par les hommes qui fabriquent et doivent consommer la production correspondant au besoin décrété. L’acteur économique autonome n’a pas de raison d’être ; pour progresser et s’enrichir il peut et doit s’intégrer à la Cour ou à l’État dans le respect des privilèges et contraintes de son Ordre. Même si, au XVII<sup>e</sup> siècle, ce système économique est marginal dans la création de richesse, il n’en devient pas moins l’alpha et l’oméga de l’organisation idéale fantasmée. Du « plan calcul » à la « nationalisation provisoire », il reste notre premier marqueur, celui qui permet de vanter la « Politique Industrielle d’État » ou le nationalisme de la marinière bretonne.</p>
<p>Le <strong>Jacobinisme </strong>s’inscrit dans la suite économique du Colbertisme mais – surtout  – il transfère vers l’organisation politique et sociale ce que le Colbertisme a ébauché dans l’économie. Rien ne doit exister entre l’État et l’individu [<sup class='footnote'><a href='#fn-124388-2' id='fnref-124388-2' onclick='return fdfootnote_show(124388)'>2</a></sup>] ; l’individu doit être seul face à l’État qui, représentant le Tout, décide de la forme du bonheur de chacun. L’individu est au service de l’État, il n’existe que par l’État et doit tout à l’État ; les réactions face à Depardieu en sont l’illustration. Nous sommes très loin du logiciel américain ! Seuls des crimes et des massacres (d’État) permettent d’<em>apurer </em>la société pour répondre au « <em>seul désir : nous perdre dans un grand tout</em> » (Adresse de la Commune de Paris de 1789), pour « <em>se saisir de l’imagination des hommes et la gouverner</em> » (Fabre d’Églantine en 1793) car « <em>il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté</em> » (St Just). Néanmoins, les questions sur cet héritage ne doivent pas être posées et elles ne le seront plus. Depuis 1891, Clemenceau nous a intimé de nous taire en vertu d’un grand principe : «<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hc3NlbWJsZWUtbmF0aW9uYWxlLmZyL2hpc3RvaXJlL0NsZW1lbmNlYXVfMTg5MS5hc3A="> <em>la Révolution française est un bloc dont on ne peut rien distraire</em></a>. » Fermez le ban ! Nous devons nous taire devant des crimes pensés pour le bien ; depuis la Terreur jusqu’à Staline nous le faisons. Parallèlement pour qu’il n’y ait pas de corps intermédiaires efficaces entre l’État et l’individu, le jacobinisme a systématiquement haché les provinces historiques en près de 100 départements découpés avec un soin extrême pour qu’ils ne représentent rien de cohérent sur les plans humain et économique et qu’ils ne soient que des agrégats sans mémoire. Au XXI<sup>e</sup> siècle, le logiciel jacobin continue de hanter les âmes et les régions, de construire les fantasmes de courants politiques respectés.</p>
<p>Les « <strong>Ordonnances de 1946</strong> » étaient le dernier né de nos logiciels. Fruits des amours improbables d’un Parti Communiste triomphant et de Gaullistes tout aussi triomphants ; produit d’un <em>deal historique</em> dans lequel les Staliniens échangeaient les fusils du maquis contre un peu de l’or des palais de la République et où les rêves de la Libération acceptaient des collectivisations démilitarisées contre les promesses sociales de la Démocratie Chrétienne transformées en contraintes juridiques puis en murs de dettes. Ce logiciel surréaliste permet de donner des droits sans moyens ni devoirs et de poser les nécessités auto-proclamées comme une évidence à leur satisfaction par l’État. Maintenant hors des temps, il est la réponse pavlovienne d’indignés auto-déclarés à la recherche d’une couleur historique utilisable dans toute situation propre à cristalliser les mécontentements.</p>
<p>L’inventaire des programmes installés ne serait pas complet sans le dernier produit du génie corrézien. « <strong>Le principe de précaution inscrit dans la constitution</strong> ». Ce chef d’œuvre chiraquien permet de transformer en discours « <em>politiquement correct »</em> ce qu’un autre corrézien, Henri Queuille, avait énoncé : <em>«Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout ».</em> On confine au sublime quand, face à des décisions difficiles et électoralement dangereuses, le politicien se tire d’un embarras (immédiat) en sauvant la planète (pour plus tard). Durant cette pirouette les cerveaux s’exilent, la recherche s’effondre et la production se localise vers des cieux plus bleus.</p>
<p>Tous ces logiciels fonctionnent en boucle, et du haut en bas de l’échelle de décision, ils se renforcent les uns les autres dans un <em>cercle vicieux bureaucratique. </em>Celui-ci explique pourquoi, quand les règles ne résolvent pas sur un point le problème qu’elles étaient destinées à traiter, il en résulte un <em>impératif</em> (sic) besoin d’en édicter de nouvelles afin de combler un « vide juridique ». Ce <em>vide</em> n’est souvent qu’une <em>baisse de rendement</em> de l’action ou la perte de sa finalité dans les méandres des règles existantes. Au mieux (<em>si j’ose dire!)</em> ces règles privent les acteurs de leur pouvoir d’agir, au bénéfice d’ayants droit légitimes au regard de la finalité affichée et/ou de sanctionner des bénéficiaires abusifs voire indus. Systématiquement, ces règles génèrent un cycle de démotivations accentuées par l’absence de récompenses et de sanctions internes.</p>
<p>Pour saisir le fonctionnement d’un <em>cercle vicieux bureaucratique</em>, regardons le schéma ci-dessous. Il montre comment les efforts vers un « nouveau règlement » (présupposé <em>meilleur que le précédent</em>) sont par avance condamnés à l’échec si le nouveau fonctionnement ne s’appuie pas sur la Liberté et la Responsabilité des acteurs pour obtenir des résultats qualitatifs et quantitatifs.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDM4OQ==" rel=\"attachment wp-att-124389\"><img class="aligncenter size-full wp-image-124389" title="figure1" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/figure1.png?16fe88" alt="" width="626" height="243" /></a></p>
<p>Pour corriger une dérive, il faut – parfaitement – définir l'objectif, peu les moyens et surtout pas le chemin. Si au contraire on choisit de « <em>définir le chemin</em> <em> le mieux possible </em>», on contraint les moyens et on finit par oublier l’objectif. En organisation, la réponse à cette situation de blocage est la conduite d’une politique de reeingenering. Afin d’obtenir une amélioration rapide des principales performances, celle-ci remet fondamentalement en cause la logique de fonctionnement et redéfinit radicalement les processus opérationnels. <strong>Le reeingenering ne répare pas, il remplace.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTUvMTI0Mzg4LW1lcy1sb2dpY2llbHMtbW9udC10dWVyLW91LWxlcy1sb2dpY2llbHMtZGUtbGV0YXRpc21lLWZyYW5jYWlzL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM4MDYtbG9naWNpZWwtc29jaWFsaXN0ZQ==" rel=\"attachment wp-att-124444\"><img class="alignright  wp-image-124444" title="imgscan contrepoints 2013806 logiciel socialiste" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013806-logiciel-socialiste.jpg?16fe88" alt="" width="319" height="330" /></a>Au niveau national, existe-t-il une possibilité de corriger notre situation en remplaçant nos logiciels au fonctionnement « <em>pervers »</em> par une logique vertueuse ?</p>
<p>Au-delà des velléités de <em>feu</em> la RGPP nous ne voyons ni programme, ni personnalité qui propose de repenser notre ancienne organisation en remplaçant nos logiciels. Programmes et personnalités veulent, au pire, maintenir le statu quo, au mieux essayer de réparer voire d’optimiser un ensemble qu’ils savent ne plus pouvoir fonctionner.</p>
<p>Intellectuellement, changer de logique est concevable et l’expérience montre que ce n’est pas impossible. Les Canadiens l’ont fait, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5zZW5hdC5mci9yYXAvcjA1LTE1Mi9yMDUtMTUyMi5odG1s">même nos sénateurs en sont informés</a> ; mais les Canadiens sont canadiens et leurs logiciels sont britanniques et américains.</p>
<p>En France, « changer de logique » ne demande qu’une chose : que chacun – <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5pZnJhcC5vcmcvUmVmb3JtZXMtYS1sLWV0cmFuZ2VyLUxhLXJhaXNvbi1kdS1zdWNjZXMtY2FuYWRpZW4sNTU5Lmh0bWw=">y compris les politiques et les fonctionnaires des trois fonctions publiques</a> – entre dans la culture <em>« Destroy Yourself Your Business »</em>. Cette formulation trouve son origine dans une très grande entreprise américaine en réadaptation permanente donc en adaptation sans rupture excessive. Cette maxime ne signifie pas « <em>se licencier soi-même</em> » mais s’interroger sur l’obligatoire moment où le <em>job que l’on exécute</em> disparaîtra avec une nouvelle technologie ou innovation voire avec le dernier client. Cette conduite permet d'anticiper collectivement, via des interrogations individuelles, les modifications structurelles qui surviendront obligatoirement. Cela conduit à abandonner des tactiques de « défense de l’emploi » dignes de la ligne Maginot et – surtout – de faire une croix sur notre aphorisme collectif  mais inconscient : « <em>Pourvu que Ça tienne jusqu'à ma retraite</em> ».</p>
<p>Cela revient à demander à chaque Français ce qu’il considère comme impossible, impensable voire indicible : remplacer leur inatteignable étoile – un « <em>statut de la fonction publique pour tous</em> » – par Schumpeter. Cela revient simplement à accepter la réalité : le monde n’est pas clos et nos logiciels ne l’organiseront jamais. Cela revient à admettre que grâce à la Liberté, à la possibilité d’entreprendre pour notre « <em>plus grand bien et profit </em>», à la flexibilité, à la mobilité et à l’adaptation rapide de tous, en France – ou n’importe ailleurs si cela se révélait impossible sur notre territoire – nous pouvons saisir les extraordinaires possibilités offertes par les incessantes innovations et ruptures technologiques qui apparaissent chaque jour. Cela revient à comprendre qu’à chaque fois, ces mutations s’accompagnent de nouveaux marchés solvables mis à la portée de chacun par ce monde global qui existe déjà.</p>
<p>----<br />
Article publié initialement dans <em>La Forge</em>, n°52, avril 2013.</p>
<p><strong>Notes</strong> :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124388'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124388-1'><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9QZXJ2ZXJzaW9uX25hcmNpc3NpcXVl">http://fr.wikipedia.org/wiki/Perversion_narcissique</a> et  <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZyLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9QYXVsLUNsYXVkZV9SYWNhbWllcg==">http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Claude_Racamier</a>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124388-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-124388-2'>Lisez <em>Le modèle politique français. La société civile contre le jacobinisme de 1789 à nos jours</em> de Pierre Rosanvallon. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124388-2'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>La mondialisation de l’inégalité</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 04:41:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aleps</dc:creator>
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		<category><![CDATA[faire payer les riches]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
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		<description><![CDATA[Avec un titre sous forme de conclusion, François Bourguignon reprend la plupart des clichés à la mode sur les inégalités. Et si les réalités (et les solutions) étaient bien différentes ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec un titre sous forme de conclusion, François Bourguignon reprend la plupart des clichés à la mode sur les inégalités. Et si les réalités (et les solutions) étaient bien différentes ?</strong></p>
<p><strong>Par Bogdan Calinescu.</strong><span id="more-124403"></span><br />
<em>Un article de l'<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2xpYnJlcy5vcmc=">aleps</a>.</em></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDQwNA==" rel=\"attachment wp-att-124404\"><img class="alignleft  wp-image-124404" title="050313_bourguignon_inegalite" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/050313_bourguignon_inegalite.jpg?16fe88" alt="" width="241" height="356" /></a>Ancien économiste de la Banque Mondiale, François Bourguignon apparaît comme le « spécialiste » des inégalités dans le monde. Son essai fait le tour du sujet mais n’apporte pas des réponses originales. Oui, il a raison de faire la différence entre les inégalités au sein d’un pays et celles d’un pays à l’autre. Il existe des inégalités entre les Américains mais on ne peut pas les comparer avec celles entre un Américain et un Somalien. L’auteur reconnaît aussi que le monde s’est enrichi, surtout depuis les années 1990. L’Inde et la Chine sont beaucoup plus riches qu’il y a 30 ans. La mondialisation a eu donc des effets bénéfiques. Néanmoins, il conclue à l’aggravation des inégalités depuis environ 30 ans. Et la mondialisation en est responsable. Au sein des pays, le phénomène inégalitaire se serait accru comme aux États-Unis. Et l’auteur de citer – inévitablement – les études des Thomas Piketty. Pour Bourguignon, « nos sociétés seraient de plus en plus inégalitaires et il faut corriger les injustices sociales ». Il faut « combattre la mondialisation des inégalités ». Vaste programme qui sent la hausse des impôts (même si l’auteur sait qu’elle peut avoir des effets néfastes sur l’économie) et du nombre de fonctionnaires, le clientélisme électoral et la redistribution aveugle. Cette politique interventionniste risque d’être faussée par la concurrence internationale. Bourguignon a la solution : il faut une « concertation internationale en matière de politiques redistributives ». Ça sent le gouvernement mondial…</p>
<p>Et si la réalité était différente ? D’abord, le monde s’est considérablement enrichi ces 20 dernières années. L’Amérique latine, l’Asie ont connu un développement économique impressionnant grâce à la mondialisation. En fait, les pays à la traîne sont surtout les pays qui ont fermé la porte à la mondialisation : la Corée du Nord, Cuba, la Bolivie, plusieurs pays africains… À moins d’être de (très) mauvaise foi, il est faux de dire que la mondialisation a accentué les inégalités. Elle a, au contraire, rendu les pays encore plus riches. Regardons les chiffres. Au début du XXe siècle, la différence moyenne entre les revenus les plus bas et les revenus les plus élevés étaient de 300. À la fin des années 2000, cette différence est de 50. C’est encore beaucoup mais c’est 6 fois moins qu’il y a un siècle. Il est vrai qu’il existe des salaires mirobolants comme ceux de certains footballeurs mais ce sont des exceptions. Oui, il existe des milliardaires. Mais il faudrait plus de Bill Gates et plus de Steve Jobs pour que les autres s’enrichissent et non pas l’inverse. Le système le plus « juste » c’est celui dans lequel les pauvres peuvent devenir riches et non pas l’inverse. Si les 1% des plus riches détiennent une très grosse fortune c’est qu’ils ont réussi. Et il faut rajouter que ces 1% payent 70% du total de l’impôt sur le revenu. Oui, on peut considérer que certaines inégalités se sont creusées, beaucoup plus dans des pays en développement rapide comme la Chine. Mais c’est aussi parce que les gens peuvent s’enrichir plus vite grâce aux opportunités économiques.</p>
<p>L’arme la plus efficace contre les inégalités n’est pas la redistribution mais la possibilité de s’enrichir. Les États-Unis montrent l’exemple. Dans le classement des milliardaires actuels, seulement 24% y figuraient en 1987. Le reste ce sont des entrepreneurs qui ont réussi et cela montre que la mobilité sociale est extrêmement importante car ça change tous les ans. C’est pareil pour les classes moyennes. La part des individus appartenant à la classe moyenne n’a cessé d’augmenter. La lutte contre les inégalités est devenue un véritable fonds de commerce qui ne tient pas compte des réalités économiques. Réduire les inégalités c’est d’abord offrir les opportunités pour réussir.</p>
<p>---<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJyZXMub3JnL2NvbXBvbmVudC9hYm9vay9ib29rLzctYW5uZWUtMjAxMy8yMzctbGEtbW9uZGlhbGlzYXRpb24tZGUtbGluZWdhbGl0ZS5odG1s">Sur le web</a>.</p>
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		<title>Contrepoints fait son show !</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 06:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
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		<category><![CDATA[conférence Contrepoints]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>
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		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[manifeste pour la solidarité européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Le samedi 15 juin, Contrepoints organise un grand débat sur le thème « Après la faustérité ». Il aura lieu de 9h à 13h, à la Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, 270 rue Saint Jacques, dans le cinquième arrondissement de Paris (salle AB). Les débats permettront de présenter différents sujets sur les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le samedi 15 juin, <em>Contrepoints</em> organise un grand débat sur le thème « Après la faustérité ».</strong><br />
<span id="more-124289"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyNDI5MQ==" rel=\"attachment wp-att-124291\"><img class="aligncenter size-full wp-image-124291" title="Logo1.jpg" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/Logo1.jpg.png?16fe88" alt="" width="570" height="291" /></a></p>
<p>Il aura lieu de 9h à 13h, à la Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, 270 rue Saint Jacques, dans le cinquième arrondissement de Paris (salle AB).</p>
<p>Les débats permettront de présenter différents sujets sur les politiques économiques, fiscales et sociales mises en place par les différents gouvernements français, européens et mondiaux depuis le début de la crise de 2008.<strong></strong></p>
<p><strong>Lancement du Manifeste pour la Solidarité Européenne</strong></p>
<p><strong></strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTMvMTI0MjU1LWxhbmNlbWVudC1kdS1tYW5pZmVzdGUtcG91ci1sYS1zb2xpZGFyaXRlLWV1cm9wZWVubmU=">Un groupe d’économistes</a> du nord, du sud de l’Europe et de pays non-membres de la zone euro présentera une stratégie pour une segmentation contrôlée de la zone euro afin d’aider l’Europe du sud et sauver l’Union européenne et le Marché commun.<em></em></p>
<p><em>Modérateur : Jean-Jacques Rosa (Sciences Po Paris)</em><em></em></p>
<p><em>Intervenants : Hans-Olaf Henkel (ancien président de la Fédération des industries allemandes), Stefan Kawalec (ancien vice-ministre des finances polonais), Brigitte Granville (Université Queen Mary de Londres), Alfred Steinherr (ancien économiste en chef de la Banque européenne d’investissement)</em><strong></strong></p>
<p><strong>Baisser les dépenses publiques</strong></p>
<p>Redéfinir le fonctionnement de l’État, des collectivités locales, des retraites, de l’assurance-maladie et de l’assurance-chômage.<em></em></p>
<p><em>Intervenants : José Piñera (International Center for Pension Reform), Dan Mitchell (Institut Cato), Pierre Garello (Université Paul Cézanne), Edward Stringham (Université Fayetville)</em><strong></strong></p>
<p><strong>Libérer la croissance</strong></p>
<p>Assouplir les contraintes fiscales et réglementaires qui pèsent sur le développement des entreprises et de l’emploi, simplifier l’administration afin de laisser la société se réinventer.<em></em></p>
<p><em>Intervenants : Enrico Colombatto (Université de Turin), Barbara Kolm (European Coalition for Economic Growth), Nicolas Lecaussin (Institut de Recherches Économiques et Fiscales), Erich Weede (Université de Bonn)</em><strong></strong></p>
<p><strong><a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZhdXN0ZXJpdGUuZXZlbnRicml0ZS5mci8=" rel=\"nofollow external\">Inscrivez-vous ici, au prix imbattable de 10€</a></strong> (prix réduit pour toute inscription jusqu’au mercredi 15 mai avant minuit) !</p>
<p>Toute l'équipe de <em>Contrepoints</em> a hâte de vous y rencontrer. <strong>Venez nombreux !</strong></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124289" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		<item>
		<title>Lancement du Manifeste pour la Solidarité Européenne</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 15:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Contrepoints</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[conférence Contrepoints]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'Euro]]></category>
		<category><![CDATA[manifeste pour la solidarité européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[zone euro]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 15 juin à Paris se tiendra le lancement du Manifeste pour la Solidarité Européenne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 15 juin 2013, un groupe d’économistes européens présentera une stratégie pour une segmentation contrôlée de la zone euro.</strong></p>
<p><strong>Par la rédaction de <em>Contrepoints</em>.</strong><br />
<span id="more-124255"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L21hbmlmZXN0ZS5wbmc="><img class="alignleft  wp-image-124256" title="Manifeste pour la Solidarité Européenne" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/manifeste-300x282.png?16fe88" alt="" width="185" height="174" /></a>Le 15 juin 2013, un groupe d’économistes du nord, du sud de l’Europe et de pays non-membres de la zone euro présentera une stratégie pour une segmentation contrôlée de la zone euro afin d’aider l’Europe du sud et sauver l’Union européenne et le Marché commun.</p>
<p>Jean-Jacques Rosa (Sciences Po Paris), Hans-Olaf Henkel (ancien président de la Fédération des industries allemandes), Stefan Kawalec (ancien vice-ministre des finances polonais), Brigitte Granville (Université Queen Mary de Londres), Alfred Steinherr (ancien économiste en chef de la Banque européenne d’investissement) présenteront ce <strong>Manifeste pour la Solidarité Européenne</strong> lors d’un évènement <em>Contrepoints</em> à ne pas manquer le 15 juin 2013 à Paris.</p>
<p>Pour assister en exclusivité à ce lancement, <a title=\"Lien externe\" href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2ZhdXN0ZXJpdGUuZXZlbnRicml0ZS5mci8=" rel=\"nofollow external\">inscrivez-vous ici avant le mercredi 15 mai</a> pour profiter du tarif réduit !</p>
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		<title>Le chômage est-il une &quot;course contre les machines&quot; ?</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/124165-le-chomage-est-il-une-course-contre-les-machines</link>
		<comments>http://www.contrepoints.org/2013/05/13/124165-le-chomage-est-il-une-course-contre-les-machines#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:45:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Minarchiste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[machines]]></category>
		<category><![CDATA[robots]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelle rôle la technologie joue-t-elle dans le chômage ? Progresse-t-elle trop lentement ? Trop Vite  ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel rôle la technologie joue-t-elle dans le chômage ? Progresse-t-elle trop lentement ? Trop vite  ?</strong></p>
<p><strong>Un article du Minarchiste, depuis Montréal, Canada.</strong><span id="more-124165"></span></p>
<p><em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMTMvMTI0MTY1LWxlLWNob21hZ2UtZXN0LWlsLXVuZS1jb3Vyc2UtY29udHJlLWxlcy1tYWNoaW5lcy9yYWNlYWdhaW5zdHRoZW1hY2hpbmU=" rel=\"attachment wp-att-124245\"><img class="alignleft size-full wp-image-124245" title="raceagainstthemachine" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/raceagainstthemachine.jpg?16fe88" alt="" width="201" height="300" /></a><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cHM6Ly93d3cuYW1hem9uLmZyL2RwL0IwMDVXVFI0WkkvcmVmPWFzX2xpX3NzX3RpbD90YWc9bGliZXJhdXhvcmctMjEmYW1wO2NhbXA9MjkxMCZhbXA7Y3JlYXRpdmU9MTk0ODImYW1wO2xpbmtDb2RlPWFzNCZhbXA7Y3JlYXRpdmVBU0lOPUIwMDVXVFI0WkkmYW1wO2FkaWQ9MFhRMVNRWThORUhaUks1OUY4WkEmYW1wOw==" target=\"_blank\">Race Against The Machine: How the Digital Revolution is Accelerating Innovation, Driving Productivity, and Irreversibly Transforming Employment and the Economy</a>, Erik Brynjolfsson and Andrew McAfee.</em></p>
<p>Pour les « stagnationnistes » comme <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9UaGVfR3JlYXRfU3RhZ25hdGlvbg==">Tyler Cowen</a>, le revenu médian des ménages américains a cessé de croître en raison d’un ralentissement de l’innovation technologique. Pour Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, les auteurs de <em><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3JhY2VhZ2FpbnN0dGhlbWFjaGluZS5jb20v">Race Against the Machine</a></em>, c’est plutôt en raison <strong>d’une accélération de l’innovation,</strong> à un rythme que bon nombre de travailleurs ne sont pas capables de suivre. Selon l’économiste <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2VuLndpa2lwZWRpYS5vcmcvd2lraS9KZXJlbXlfUmlma2lu">Jeremy Rifkin</a>, nous serions présentement dans une phase de l’histoire de l’humanité dans laquelle de moins en moins de travailleurs seront nécessaires à la production de biens et services. En fait, la croissance de la productivité aux États-Unis a été de 2,5% en moyenne durant les années 2000, ce qui est plus élevé que dans les années 1970, 1980 et même 1990 : rien à voir avec une stagnation de l’innovation. Cependant, les années 2000 furent la première décennies depuis celle de la Grande Dépression où aucune création nette d’emploi ne fut observée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/05/malemedianincome.png?w=500&amp;h=363" alt="MaleMedianIncome" width="500" height="363" /></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNS9wcm9kdWN0aXZpdHktYnktZGVjYWRlLmpwZw=="><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/05/productivity-by-decade.jpg?w=500&amp;h=341" alt="productivity-by-decade" width="500" height="341" /></a></p>
<p>Pas de création nette d’emploi aux États-Unis entre 2000 et 2010 :</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/05/us-lost-decade.jpg?w=500&amp;h=259" alt="US lost decade" width="500" height="259" /></p>
<p>Cela ne signifie pas que l’humain est devenu obsolète. Au contraire, certaines compétences humaines sont devenues plus demandées que jamais. Cependant, d’autres compétences ont perdu beaucoup de valeur alors que certaines sont devenues inutiles. Cela fait en sorte que certaines personnes considérées comme compétentes par le passé ont dorénavant bien peu à offrir aux employeurs. Le progrès technologique a créé énormément de richesse, mais une portion de la population y a plutôt perdu au change. Et on ne parle plus seulement de l’automatisation robotique, qui a révolutionné les chaînes de montage.</p>
<p>Les exemples sont nombreux :</p>
<ul>
<li>Les guichets automatiques réduisent la demande de caissiers dans les banques, tout comme les transactions bancaires sur internet.</li>
<li>Les appareils automatisés dans les aéroport et dans les épiceries font de même.</li>
<li>Des logiciels comme Impôts Rapide de Intuit réduise la demande de services fiscaux.</li>
<li>Le commerce sur internet réduit les visites en magasin.</li>
<li>On peut maintenant acheter de l’assurance-auto en ligne, des hypothèques, et bien d’autres services financiers.</li>
<li>Les blogs gratuits sur internet concurrencent les journalistes pour l’information et les opinion éditoriales.</li>
<li>Les clubs vidéos et la télévision conventionnelle sont moins nécessaires avec le cinéma à domicile, Netflix, Bit Torrent et même YouTube.</li>
<li>Les grandes places boursières du monde sont dorénavant informatisées et le courtage se fait de plus en plus sur internet.</li>
<li>Même chose au niveau des agents immobiliers, alors que les gens peuvent maintenant s’afficher sur des sites où ils peuvent vendre leur maison facilement eux-mêmes.</li>
<li>Il ne serait pas surprenant que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3RhZy93aWtpcGVkaWE=" target=\"_blank\">Wikipedia</a> fasse baisser les ventes d’ouvrages de référence, de dictionnaires et d’encyclopédies.</li>
</ul>
<p>Ce progrès est loin d’être terminé ; il s’accélère. La robotique continue d’avancer. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3Npbmd1bGFyaXR5aHViLmNvbS8yMDExLzEyLzEzL2NoaW5lc2UtY29tcGFueS1jb250aW51ZXMtcGxhbi10by1yZXBsYWNlLXdvcmtmb3JjZS13aXRoLTUwMDAwMC1yb2JvdHMv">Foxconn</a>, qui fabrique les produits Apple en Asie, prévoit de remplacer 500.000 de ses employés par des robots. L’intelligence artificielle est de plus en performante, alors que l’ordinateur Watson a écrasé les plus grands champions du jeu Jeopardy!, sans parler du monde des échecs, alors qu’en 2013, un téléphone cellulaire peut battre Gary Kasparov. Google a réussi à concevoir une voiture qui se conduit toute seule (pensez à l’impact potentiel pour les chauffeurs de taxis et d’autobus). Le logiciel GeoFluent de la compagnie Lionbridge permet de répondre à un client dans n’importe quelle langue, donc une téléphoniste indienne peut répondre à une cliente espagnole dans sa langue. Ce genre de logiciel permettra d’éliminer le métier de traducteur. Des logiciels permettent maintenant de chercher des références automatiquement dans des archives judiciaires, éliminant des emplois de commis juridiques. Pensez aussi aux turbulences que causera l’impression 3D au niveau de l’industrie manufacturière et du transport.</p>
<p>Ainsi, il semblerait que le phénomène nommé « chômage technologique » (nommé ainsi par <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy53aWtpYmVyYWwub3JnL3dpa2kvSm9obl9NYXluYXJkX0tleW5lcw==" target=\"_blank\">John Maynard Keynes</a> en 1930) continue de progresser dans les années qui viennent. Alors que la technologie remplace le travail humain de faible et moyenne compétence, il n’est pas surprenant de constater que le rendement du capital augmente comparativement aux salaires des travailleurs. Les profits des entreprises représentent dorénavant une part record du PIB américain, alors que la part des salaires des travailleurs est très basse, tout comme le taux de participation de la main d’œuvre. <strong>Le capital a gagné énormément de terrain comparativement au travail humain.</strong></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNS91cy1nZHAtdHJlbmRzLnBuZw=="><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/05/us-gdp-trends.png?w=500&amp;h=338" alt="US GDP trends" width="500" height="338" /></a> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNS91cy1wcm9maXRzLWFzLWEtc2hhcmUucG5n"><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/05/us-profits-as-a-share.png?w=500&amp;h=270" alt="us-profits-as-a-share" width="500" height="270" /></a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNS9jaGFuZ2UtaW4tcmVhbC13YWdlcy5qcGc="><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/05/change-in-real-wages.jpg?w=500&amp;h=291" alt="Change in Real Wages" width="500" height="291" /></a></p>
<p>L’autre impact de la technologie est qu’elle a accentué le phénomène de « <em>winner-take-all </em>» dans l’économie. La technologie a agi tel un effet de levier sur le talent des entrepreneurs, présidents d’entreprises et vedettes du divertissement et du sport, qui ont pu capturer des primes de revenu globales. Les travailleurs à haut niveau de compétence en bénéficient aussi : les ingénieurs qui conçoivent ces technologies, les programmeurs informatiques qui transforment les ordinateurs en simili-cerveaux, les financiers qui lèvent les capitaux visant à faire ces investissements, les avocats et comptables qui s’occupent de la paperasse. Cependant, la demande pour ces gens augmente plus vite que l’offre. Le système d’éducation ne réussit pas à former suffisamment de ces gens, ce qui fait en sorte de faire monter les enchères.<strong> Nous avons donc observé une forte augmentation de la prime au diplôme au cours des dernières décennies (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMi8xMS8wNy9sZXMtaW5lZ2FsaXRlcy1tb25kaWFsZXMtc29udC1lbi1iYWlzc2Uv">ceci</a>).</strong></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2012/11/bachelorpremium.png?w=500&amp;h=290" alt="Bachelorpremium" width="500" height="290" /></p>
<p>De nos jours, à moins d’être un entrepreneur brillant ou une vedette sportive ou artistique, un simple diplôme d’étude secondaire ne vous mènera pas loin. Pourquoi ? Parce que la robotisation et l’informatique ont délogé le bas de l’ancienne « classe moyenne », qui s’est fait couper l’herbe sous le pied et qui fait maintenant gonfler le nombre de travailleurs à faible compétence. Il y a donc trop de gens cherchant ce type d’emplois, ce qui pousse les salaires à la baisse, si bas qu’il ne permet pas à quelqu’un de gagner sa vie et vivre décemment. Il est fini le temps où on pouvait gagner un bon salaire en vissant des boulons à l’usine GM ou en vendant des meubles chez Tanguay.</p>
<p>Donc, nous avons à la fois des salaires qui augmentent plus vite au haut de l’échelle et une masse de gens qui stagnent au bas de l’échelle ; et le bas de l’échelle est dorénavant bien plus haut qu’auparavant. Il n’est donc pas surprenant de constater que les inégalités de revenus augmentent. Selon <em>The Economist</em>, pour les pays de l’OCDE, un décrocheur du secondaire a deux fois moins de chance de se trouver un emploi quelconque qu’un diplômé universitaire.</p>
<p>Le coefficient Gini mesure les inégalités de revenus :</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMi8xMS9iYWNoZWxvcnByZW1pdW0ucG5n"><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/05/gini-coefficient-us-1967-2010.png?w=500&amp;h=364" alt="Gini-coefficient-US-1967-2010" width="500" height="364" /></a></p>
<p><strong>Quelles sont les solutions ?</strong></p>
<p>L’une des raisons d’être optimiste, selon les auteurs, est qu’il y a énormément de potentiel d’amélioration au niveau de l’éducation, qui a jusqu’à maintenant peu innové et qui n’a pas pris avantage de l’innovation technologique pour faire évoluer les modes d’apprentissage. Les cours magistraux et les examens basés sur la mémorisation sont inadaptés à l’économie du 21<sup>e</sup> siècle, qui valorise davantage la créativité et le savoir-faire pratique. L’échec de l’interventionnisme étatique dans l’éducation est clairement à blâmer ; ayant transformé l’école en une institution bureaucratique, inflexible, élitiste et déconnectée de la réalité du marché.</p>
<p>Contrairement à certains (<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMS8xMC8yNS9tYXRoaWV1LXJveS1sZS1zcGVjdHJlLWRlLW1hbHRodXMv">ici</a> et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL2plYW5uZWVtYXJkLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMi8xMC8wMi9sYS1kZWNyb2lzc2FuY2UtZXQtbGEtcmVjaGVyY2hlLXNjaWVudGlmaXF1ZS8=">ici</a>), les auteurs ont la lucidité de ne pas blâmer l’innovation technologique comme telle ; qu’il ne faut absolument pas freiner. Ils sont aussi conscients que la redistribution de la richesse par l’État n’est pas une solution durable puisqu’elle ne rendra pas les chômeurs technologiques plus compétents et employables. Les auteurs proposent une vingtaine de solutions à cette problématique, dont certaines avec lesquelles je suis plutôt en accord :</p>
<ul>
<li>Il faudrait significativement réduire les barrières à la création d’entreprises, telles que la règlementation, laquelle favorise les grandes entreprises établies. Ce n’est définitivement pas dans cette direction qu’on se dirige présentement (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5hbnRhZ29uaXN0ZS5uZXQvMjAxMy8wNC8xNi9sZS1jbGltYXQtZXN0LXBvdXJyaS1sYS1nYXVjaGUtZXN0LWNvbnRlbnRlLw==">ceci</a>).</li>
<li>Préserver la flexibilité du marché du travail (voire l’augmenter), pour qu’il soit facile d’embaucher et de licencier un employé. Les pays où le marché du travail est flexible ont des taux de chômage plus bas que ceux où il est moins flexible (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAwOS8xMS8xNy9sYS1mbGV4aWJpbGl0ZS1kdS1tYXJjaGUtZHUtdHJhdmFpbC1ldC1sZXMtcmVjZXNzaW9ucy8=">ceci</a>).</li>
<li>Rendre la main d’œuvre plus concurrentielle versus les machines en réduisant les taxes sur la masse salariale.</li>
<li>Désarrimer les avantages sociaux de la rémunération pour augmenter encore plus le dynamisme du marché du travail (j’en parlais justement <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wMy8yOC9sYXNzdXJhbmNlLXNhbnRlLXByaXZlLXZzLXB1YmxpYy8=">ici</a>). De cette façon, certaines personnes hésiteront moins à quitter leur emploi (perdant ainsi leur assurance-santé) pour démarrer une entreprise.</li>
<li>Éliminer les subventions visant à favoriser l’accession à la propriété, qui réduisent la mobilité et n’accomplissent rien de bon.</li>
<li>Réduire les avantages dont bénéficient l’industrie financière, comme par exemple le statut de « <em>too-big-to-fail </em>», et j’ajouterais aussi la banque centrale qui a le monopole de la monnaie.</li>
<li>Réformer le système des brevets, qui nuit à l’innovation plutôt que de l’encourager (voir <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMS8wOC8yMy9sYS1wcm9wcmlldGUtaW50ZWxsZWN0dWVsbGUtdW5lLXN5bnRoZXNlLw==">ceci</a>). Les auteurs proposent de réduire la durée et la portée des brevets, tout comme des droits d’auteurs ; j’opterais plutôt pour l’élimination de la propriété intellectuelle dans son ensemble.</li>
</ul>
<p>Je termine avec cette excellent citation tirée du livre, que je recommande fortement :</p>
<blockquote><p><em>Man is the lowest-cost, 150-pound, nonlinear, all-purpose computer system which can be mass-produced by unskilled labor.</em></p>
<p>From  a 1965 NASA report advocating manned space flight.</p></blockquote>
<p>Autre article sur le sujet par H16 <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMTUvMTE0NzM3LXJpc2Utb2YtdGhlLXJvYm90cw==">ici</a>.</p>
<p>Je vous invite aussi à lire cet <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMC8wOS8wNi9zYWxhaXJlcy1yZWVscy1ldC1wcm9kdWN0aXZpdGUv">article</a> que j’ai publié en 2010 qui démystifie le découplage entre la productivité et les salaires.</p>
<p>---<br />
<strong>Addendum : Implications macroéconomiques récentes</strong></p>
<p>La « course contre les machines » a débuté il y a plusieurs décennies, mais elle s’est accélérée durant les années 1990, suite à l’utilisation grandissante des ordinateurs, à l’apparition de l’internet et à la robotisation. La mondialisation des échanges a aussi contribué, puisque le commerce est une technologie non-négligeable. On constate donc que le taux de participation de la main d’œuvre a plafonné aux États-Unis vers le milieu des années 1990. Les années 2004-2007 ont bénéficié d’une embellie grâce à la bulle immobilière engendrée par le gouvernement américain, qui a mis au travail une grande quantité de travailleurs à faible compétence dans la construction et toutes les industries reliées. Puis, suite à l’implosion de cette bulle, ces travailleurs sont retournés dans le pool de gens inemployables.</p>
<p>Selon vous, quel est l’impact de la politique monétaire actuelle à ce niveau ? Est-ce que la Federal Reserve peut régler ce problème en générant des taux d’intérêt réels négatifs ? Bien sûr que non ! Au contraire, les bas taux d’intérêt permettent aux entreprises d’investir dans le capital et d’augmenter leur productivité en utilisant moins de main d’œuvre, c’est pourquoi nous avons vu les profits corporatifs augmenter fortement depuis la fin de la récession (phénomène surnommé « <em>jobless recovery </em>» ou reprise économique sans emploi). De plus, ces bas taux d’intérêts favorisent les fusions/acquisitions financées par endettement, lesquelles favorisent les mises à pieds. <strong>La politique monétaire de la Fed a donc accentué le phénomène décrit dans le livre mentionné ci-haut.</strong></p>
<p><strong> <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLmZpbGVzLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNS9sYWJvci1mb3JjZS1yYXRlLmpwZw=="><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/05/labor-force-rate.jpg?w=500&amp;h=321" alt="Labor Force Rate" width="500" height="321" /></a></strong></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://minarchiste.files.wordpress.com/2013/05/job-wages-recession.jpg?w=500&amp;h=334" alt="Job wages recession" width="500" height="334" /></p>
<p>----<br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL21pbmFyY2hpc3RlLndvcmRwcmVzcy5jb20vMjAxMy8wNS8wOS9sYS1jb3Vyc2UtY29udHJlLWxlcy1tYWNoaW5lcy1ldC1sZS1jaG9tYWdlLXRlY2hub2xvZ2lxdWUvI21vcmUtMzUzNg==">Sur le web</a></p>
 <img src="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-post-id=124165" width="1" height="1" style="display: none;" />
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		</item>
		<item>
		<title>Ce que j’appelle oubli : Denis Podalydès au sommet</title>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 09:19:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PLG</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Podalydès]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; « Ce que le procureur a dit, c’est que l’on ne pouvait pas mourir comme ça, pour si peu ». Inspirée d’un fait divers sordide qui s’est déroulé à Lyon en 2009, cette pièce de théâtre de Laurent Mauvignier ne laisse pas indifférent, loin de là. Il entre dans un supermarché, et bois une cannette de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter" 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<p>&nbsp;</p>
<p>« Ce que le procureur a dit, c’est que l’on ne pouvait pas mourir comme ça, pour si peu ». Inspirée d’un fait divers sordide qui s’est déroulé à Lyon en 2009, cette pièce de théâtre de Laurent Mauvignier ne laisse pas indifférent, loin de là.</p>
<p>Il entre dans un supermarché, et bois une cannette de bière à l’intérieur. Quatre vigiles viennent à sa rencontre, l’emmènent dans une petite pièce tout près, et le tabassent à mort. Ce qui frappe autant que l’absurdité de cette mort sans raison, c’est le jeu d’acteur époustouflant de Denis Podalydès, décidément l’un des meilleurs acteurs/comédiens de ces 30 dernières années.</p>
<p>Il est seul sur scène, déclamant sans perdre un mot, sans hésitation ni syllabe mal articulée, une seule et longue phrase de 60 pages, telle qu’écrite dans le livre à l’origine de la pièce. Un jeu d’acteur pur, ou un pur jeu d’acteur, où tout repose sur l’intonation et le rythme de la voix, et un léger balancement du corps d’avant en arrière.</p>
<p>« Pas maintenant, pas comme ça ». Podalydès est aussi brillant que les personnages décrits sont affligeants de banalité. On devine la misère humaine et intellectuelle de ces hommes. Ils ne sont pas mauvais, pire, ils sont médiocres.</p>
<p>Les longs applaudissements sont mérités. Mais ne dureront pas, la pièce s’arrête le 19 mai. Pour les intéressés, courez-y, maintenant, comme ça.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Denis Podalydès, dans « <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb21lZGllLWZyYW5jYWlzZS5mci9hY2hhdC1iaWxsZXQucGhwP2lkPTIwOSZhbXA7c3BlYz00OTg=">ce que j’appelle oubli </a>», mis en scène par Laurent Mauvignier.</p>
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		<title>La lutte contre l&#039;esclavage demande moins de CRAN</title>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 05:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Baptiste Créteur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[abolition de l'esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil Représentatif des Associations Noires]]></category>
		<category><![CDATA[CRAN]]></category>
		<category><![CDATA[esclavage]]></category>

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		<description><![CDATA[Le CRAN demande réparation à la CDC pour avoir financièrement tiré profit de l'esclavage. Mais qui offrira réparation aux esclaves d'aujourd'hui ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le CRAN demande réparation à la CDC pour avoir financièrement tiré profit de l'esclavage. Mais qui offrira réparation aux esclaves d'aujourd'hui ?</strong></p>
<p><strong>Par Baptiste Créteur.</strong><span id="more-124094"></span></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL3dwLWNvbnRlbnQvdXBsb2Fkcy8yMDEzLzA1L2xvZ28tY3Jhbi0zMDB4MTM5LmpwZw=="><img class="alignleft size-full wp-image-124127" title="logo-cran" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/logo-cran-300x139.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="139" /></a>Le CRAN, Conseil Représentatif des Associations Noires, a <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5saWJlcmF0aW9uLmZyL3NvY2lldGUvMjAxMy8wNS8xMC9lc2NsYXZhZ2UtaG9sbGFuZGUtcmVmdXNlLXRvdXRlLXJlcGFyYXRpb24tbWF0ZXJpZWxsZV85MDIwNDg=">demandé réparation financière à la CDC</a>, qui aurait bénéficié de l'esclavage en <em>"empochant les sommes versées par Haïti en contrepartie de son indépendance"</em>.</p>
<p>Lors des débats sur l'abolition de l'esclavage, les gouvernements des pays esclavagistes demandaient en effet des compensations pour les bénéficiaires de l'esclavage - principalement pour des raisons politiques, c'est-à-dire pour rendre l'abolition de l'esclavage "acceptable" - alors que le bon sens voudrait (et les libéraux, déjà, demandaient) que soient indemnisés non les esclavagistes, mais les esclaves.</p>
<p>Pour un libéral, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMTEvMjkvMTA2MTA3LWZsb3JhbmdlLWxhLXByb3ByaWV0ZS1wcml2ZWUtY2V0dGUtcmVsaXF1ZS1iYXJiYXJl">la propriété privée est inaliénable</a>, et la première d'entre elle est la propriété de chaque individu sur lui-même. Ce qui est aujourd'hui une évidence ne l'était apparemment pas à l'époque, mais quelle que soit sa couleur, sa religion ou son sexe, tout individu est propriétaire de lui-même, de son propre corps et des fruits de son travail.</p>
<p>Quand le CRAN demande réparation, il n'a donc pas complétement tort. Les esclaves auraient dû être indemnisés, bien que le mot soit faible ; il est impossible d'estimer la valeur du consentement d'un individu, et, dans la même logique, on ne peut pas "indemniser" une victime de viol. En revanche, demander réparation aujourd'hui revient à faire payer l’État - donc, les contribuables français.</p>
<p>Or, dans quelle mesure les contribuables français sont-ils responsables de l'esclavage ? À titre personnel, je ne suis responsable ni de la colonisation, ni de l'esclavage, ni des nombreuses folies décidées par des gouvernements à travers l'histoire, quand bien même ils l'auraient fait en mon nom ; la responsabilité collective n'existe pas, encore moins sur plusieurs générations. Donc, chers amis du CRAN, je trouve votre demande illégitime : non pas parce que les esclaves ne devraient pas être indemnisés, mais parce que vous demandez réparation aux mauvaises personnes.</p>
<p>Ceux qui devraient indemniser les esclaves, ce ne sont pas les contribuables français qui, à titre collectif, ne doivent rien aux esclaves - le titre collectif n'existant pas - et, à titre individuel, sont rares à leur devoir quoi que ce soit. Si vous parvenez à identifier des descendants d'esclaves et les descendants de leurs propriétaires, vous pourrez légitimement demander réparation.</p>
<p>Mais, si vous êtes sensibles à la question de l'esclavage, et qu'on considère un esclave comme un individu privé de tout ou partie des fruits de son travail, alors vous avez sans doute un combat plus ample à mener : les contribuables, aujourd'hui, sont privés d'une partie considérable des fruits de leur travail. Les prélèvements de l’État représentent près de la moitié du PIB, donc de la richesse créée par les individus (bien que <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDMvMTMvMTE4MDcwLWRlLXF1b2ktbGUtcGliLWVzdC1pbC1sYS1tZXN1cmU=">le PIB en soit un mauvais indicateur</a>).</p>
<p>Les contribuables créent de la richesse, et la moitié de celle-ci est prélevée par l’État. Ils sont donc, si on s'en tient à la définition donnée plus haut, des esclaves [<sup class='footnote'><a href='#fn-124094-1' id='fnref-124094-1' onclick='return fdfootnote_show(124094)'>1</a></sup>]. Les fruits de leur travail dont ils ne peuvent pas jouir servent à financer le train de vie de l’État, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDQvMTEvMTIxMTk1LWZyYW5jb2lzLWhvbGxhbmRlLXZldXQtbW9yYWxpc2VyLWxhLXBvbGl0aXF1ZS1xdWlsLW1vbnRyZS1sZXhlbXBsZQ==">de madame Trierweiller</a> et de tous les Français auxquels l’État offre des garanties économiques.</p>
<blockquote><p>Dans la mesure où les choses dont l'homme a besoin pour survivre doivent être produites, et où la nature ne garantit le succès d'aucune entreprise humaine, il n'y a pas et il ne peut pas y avoir de garantie d'une sécurité économique. L'employeur qui vous donne un emploi n'a aucune garantie que son entreprise va rester en activité, que ses clients vont continuer à acheter ses produits ou services. Les clients n'ont aucune garantie qu'ils auront toujours la capacité et l'envie d'échanger avec lui, aucune garantie de ce que leur besoins, choix et revenus seront dans le futur. Si vous vous retirez dans une ferme autonome, vous n'avez aucune garantie vous protégeant des conséquences d'une inondation ou d'un ouragan sur vos terres et vos cultures. Si vous laissez tout aux mains du gouvernement et lui donnez tout pouvoir pour planifier l'économie dans son ensemble, cela ne garantira aucunement votre sécurité économique, mais garantira l'abaissement de la nation entière à un niveau de pauvreté misérable – le résultat pratique que toutes les économies totalitaires, communistes ou fascistes, ont démontré.</p>
<p>Moralement, la promesse d'un impossible "droit" à la stabilité économique est une infâme tentative d'abrogation du concept de droits. Elle ne peut signifier et ne signifie qu'une seule chose : la promesse de réduire en esclavage tous les hommes qui produisent au bénéfice de ceux qui ne travaillent pas. "Si certains hommes ont le droit de bénéficier des fruits du travail des autres, cela signifie que ces autres sont privés de droits et condamnés à travailler en esclaves."* Il ne peut y avoir de droit de réduire en esclavage, i.e. de droit de détruire les droits.</p>
<p>Ayn Rand,<em> "The Ayn Rand Letter" ; </em>*Ayn Rand,<em> "Capitalism: The Unknown Ideal".</em></p></blockquote>
<p>Je vous encourage donc, chers membres du Conseil Représentatif des Associations Noires, à lutter contre l'esclavage aujourd'hui. Il semble désormais admis en France que la traite des noirs était une abomination ; mais que les citoyens sont esclaves de l’État est bien moins compris, et la condition d'esclave prévaudra tant que l'individu sera considéré <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDIvMjMvMTE1NzU3LXN1aXMtamUtbGUtZ2FyZGllbi1kZS1tb24tZnJlcmU=">comme le gardien de son frère plutôt que comme son égal</a>.</p>
<p>Luttons ensemble pour libérer l'homme de ses chaînes. Défendons ensemble les idéaux de liberté. Combattons l'esclavage. Mais avant cela, essayons d'être crédibles. <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnL2ZhaXRlcy11bi1kb24v"><em>Contrepoints</em> ne reçoit aucune subvention et n'en recevra jamais</a> ; si vous prétendez défendre la liberté, chers amis du CRAN, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5vYnNlcnZhdG9pcmVkZXNzdWJ2ZW50aW9ucy5jb20vMjAxMy9lbnF1ZXRlLXN1ci1sZS1zY2FuZGFsZS1kZXMtc3VidmVudGlvbnMtYXV4LWFzc29jaWF0aW9ucy8=">renoncez-y également</a>. Sinon, vous ne ferez que perpétuer l'esclavage dont vous prétendez défendre la mémoire.</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-124094'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-124094-1'>Bien que la définition donnée semble difficilement contestable, on pourrait en donner une autre : "Individu soumis à un pouvoir arbitraire". La condition d'esclave serait alors autrement plus répandue. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-124094-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		<item>
		<title>La psychologie du condamné</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/08/123743-la-psychologie-du-condamne</link>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 05:48:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florent Belon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Ayn Rand]]></category>
		<category><![CDATA[Charité]]></category>
		<category><![CDATA[égalitarisme]]></category>
		<category><![CDATA[exil fiscal]]></category>
		<category><![CDATA[fiscalité]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne soyons pas des condamnés, juste des hommes libres attachés à leurs droits naturels.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ne soyons pas des condamnés, juste des hommes libres attachés à leurs droits naturels.</strong></p>
<p><strong>Par Florent Belon.</strong><br />
<span id="more-123743"></span><br />
<strong><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzgyMA==" rel=\"attachment wp-att-123820\"><img class="alignleft  wp-image-123820" title="La_peine_capitale_monochrome_sur_verre" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/La_peine_capitale_monochrome_sur_verre.jpg?16fe88" alt="" width="315" height="266" /></a>Le comte de Monte-Cristo</strong></p>
<p>Un de mes romans préférés est <em>Le Comte de Monte-Cristo</em> d’Alexandre Dumas. Un passage du livre m’a frappé. Il s’agit d’une scène se déroulant en Italie, à Rome, au chapitre XXXV, <em>La Mazzolata </em>[<sup class='footnote'><a href='#fn-123743-1' id='fnref-123743-1' onclick='return fdfootnote_show(123743)'>1</a></sup>]. Deux condamnés sont amenés à la guillotine. Arrivés à l’échafaud, on annonce que l’un des condamnés est gracié. L’autre, jusqu’alors abattu et résigné, désormais se révolte à cette annonce : « […] <em>nous devions mourir ensemble ; on m’avait promis qu’il mourrait avant moi, on n’a pas le droit de me faire mourir seul ; je ne veux pas mourir seul, je ne le veux pas !</em> » Alors il hurle, rugit, tente de rompre ses cordes, jusqu’à la mise à mort en réclamant que le gracié soit lui aussi exécuté.</p>
<p><strong>Une attitude répandue</strong></p>
<p>À la suite de cette lecture, je fus de nombreuses fois surpris d’observer des comportements correspondant à celui du condamné. La matière fiscale offre souvent ce type de réaction. La dernière présidentielle a reposé sur l’illusion que l’augmentation de la pression fiscale allait être supportée par son voisin ou par plus « riche » que soi. Aucune promesse de baisse d’impôt des personnes physiques n’avait été formulée par François Hollande, mais s’imaginer que son voisin allait voir son pouvoir d’achat diminuer grâce à cette « fiscalité juste » apportait une satisfaction à tous les ressentiments et jalousies. Que de la richesse passe de la sphère privée à la sphère publique afin de donner quelques mois de plus d’espérance de vie à l’État providence en faillite, objectivement ou subjectivement, cela n’intéresse personne à part le contribuable concerné, mais que son congénère en bave, cela en fait saliver plus d’un.</p>
<p style="text-align: justify;">Les PME acquitteraient un taux d’imposition plus élevé que les grands groupes. Cela reste à démontrer car les grands groupes paient souvent des impôts, mais ailleurs. Si l’on réalise des moyennes en retenant le profit mondial mais seulement l’impôt français, le résultat n’a pas de sens. Le cas de Total est le plus marquant : la pression fiscale sur l’ensemble du groupe est de plus de 50% et il ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France du fait de la quasi-absence de production d’hydrocarbures sur le sol national, des faibles marges dans la distribution et des déficits des raffineries françaises. Est-ce anormal de ne pas être imposé en l’absence de bénéfices ? Est-ce anormal que ce soit le pays sur lequel on réalise les bénéfices qui les fiscalise ? À mon sens oui. Mais je veux bien croire que les grands groupes optimisent leur fiscalité de façon bien plus efficace que les PME, même si celles-ci bénéficient d’avantages dédiés comme le taux réduit à 15% ou les exonérations pour créations d’entreprises.  Croyez-vous que l’État diminuera la fiscalité des PME ne serait-ce que d’une partie du montant de l’augmentation de la taxation des grands groupes ? Et lorsque les grands groupes délocalisent ou des individus s’exilent vers des territoires plus accueillants, nombreux sont ceux qui ne peuvent ou ne veulent partir qui les maudissent. Alors que, comme je l’énonçais <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDgvMjAvOTQ0MTYtdml2ZS1sYS1jb25jdXJyZW5jZS15LWNvbXByaXMtZmlzY2FsZQ==">dans cet article</a>, la capacité à s’exiler fiscalement est l’un des garde-fous à l’inflation fiscale protégeant l’ensemble des contribuables, les contribuables concernés ne bénéficient que de peu de retenue dans les jugements. Seule exception à la règle, Gérard Depardieu, dont la personnalité a désamorcé les critiques.</p>
<p>Il en est de même de ceux soumis à des réglementations kafkaïennes, en matière environnementale en raison de la croisade contre le CO2 (je retiens ce terme car il a un aspect religieux, non scientifique adéquat) ou de coût du travail (notre social-démocratie ayant collectivisé la protection sociale avec la faible efficience attachée à toute collectivisation – à ne pas confondre avec mutualisation – tout en ayant fait le choix d’un faible nombre d’heures et d’années travaillées et autres contraintes), qui réclament que notre système ubuesque soit l’étalon sur lequel devraient s’aligner les autres États.</p>
<p>C’est encore le même comportement que l’on retrouve chez les artisans de droit commun à propos du statut de l’auto-entrepreneur. Ils pourraient agir pour objectivement améliorer leur situations fiscales et sociales, qu’elle soit aussi simple et supportable que celle des auto-entrepreneurs. Non, ce qu’ils réclament c’est limiter, contraindre ou détériorer le statut des auto-entrepreneurs. Ces derniers rebasculeront ainsi dans l’activité non déclarée, domaine où les artisans de droit commun sont tout aussi représentés.</p>
<p>C’est encore plus généralement dans la volonté de réduire les inégalités de conditions matérielles (et non de droits) que l’on retrouve la psychologie du condamné. Alors qu’objectivement c’est l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la population que l’on devrait viser, peu importe si les gains sont inégaux, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTEvMDkvMDkvNDUwMDAtZGlmZmVyZW5jZXMtZXQtaW5lZ2FsaXRlcy1zb3VyY2VzLWRlLWwlRTIlODAlOTloYXJtb25pZQ==">d’autant qu’ils ont souvent une origine morale et utilitariste</a>, l’idéologie socialiste est centrée sur ces inégalités matérielles. Et cette réduction des inégalités passe très souvent par la détérioration des conditions des plus favorisés (et mécaniquement des plus fragiles). Même lorsque l’on peut démontrer l’absence d’amélioration des conditions des plus modestes, voire leur dégradation, ils se trouvent toujours des individus en nombre significatif pour se réjouir de l’abaissement des « riches » quel qu’en soit le prix. La jalousie est un puissant moteur pour cette conception socialiste comme l’énonçait Churchill: “<em>Socialism is a philosophy of failure, the creed of ignorance, and the gospel of envy, its inherent virtue is the equal sharing of misery.”</em><strong></strong></p>
<p><strong>L’enfant battu</strong></p>
<p>Le schéma du condamné connait une variante, que je nommerai celle de l’« enfant battu ». En effet, il est admis qu’un certain nombre de personnes ayant subi des sévices reproduisent par la suite ces sévices sur d’autres. Il s’agit alors du même instinct mais avec une temporalité différente. Le condamné exige que son compagnon subisse le supplice avec lui. Là, la victime se fait ultérieurement bourreau.</p>
<p>Notre système de retraite peut en être l’illustration. Certaines personnes tiendront le raisonnement suivant : « J’ai cotisé pour la génération de mes parents qui n’avait pas ou peu cotisé, la génération de mes enfants doit cotiser pour moi ! (qui profiterait en outre d’une espérance de vie à la retraite inégalée) ». « On m’a obligé à cotiser à un système de type Ponzi géré à des fins clientélistes, j’exige que d’autres paient pour moi maintenant et peu m’importe si le schéma est autoritaire et voué à une faillite plus ou moins marquée ».</p>
<p>Au lieu de dénoncer l’arbitraire et l’injustice, on clame le droit à ne pas être le seul, ou en l’occurrence le dernier à l’avoir subie.</p>
<p><strong>Les morts-vivants</strong></p>
<p>Cet état psychologique peut être rapproché de la conception d’Ayn Rand, développée dans <em>La Grève (Atlas shrugged)</em> mais également dans le roman <em>Nous les vivants</em> (<em>We the living</em>). Y sont dépeints de nombreux personnages dont l’obsession n’est pas de vivre, de s’épanouir, mais seulement de survivre aux dépens des autres, de les contraindre, de les mener au sacrifice, au renoncement. Leur œuvre est une destruction des individus.</p>
<p>Ils sont dénués ou ont perdu cette flamme de vie qui constitue et remplit l’être. Cette flamme est l’amour et le respect de soi, nécessaire pour aimer les autres. Ils sont alors semblables à des morts-vivants. Ils sont morts car ne possédant plus de force de vie, ils tendent en une masse, un collectif, car n’étant plus des êtres singuliers, mais ils sont mécaniquement vivants, tentant d’ôter la flamme des individus pleinement vivants.</p>
<p>Si on devait définir la civilisation, on pourrait énoncer qu’il s’agit du système qui protège et permet l’épanouissement des vivants. Elle permet de leur reconnaitre et de leur assurer l’exercice de leur liberté individuelle, de leurs droits naturels, constamment menacés par la prédation des morts-vivants.</p>
<p><strong>Le requin et le lion</strong></p>
<p>Il existe un dicton, américain parait-il, selon lequel lorsque l’on est au milieu de l’océan avec un ami, et qu’un requin mangeur d’hommes montre son aileron, ce qui est important n’est pas de nager plus vite que le requin (ce qui est par ailleurs impossible), mais plus vite que son compagnon d’infortune. Une variante existe dans une version africaine où le requin et l’océan sont remplacés par le lion et la savane. Je cite souvent ce dicton à propos de l’optimisation fiscale. Le nombre de contentieux fiscaux étant limité, notamment en ce qui concerne la procédure dite d’abus de droit (article L.64 du livre des procédures fiscales - le regretté Maurice Cozian l’appelait le châtiment des surdoués de fiscalité), il est important que l’optimisation soit la moins caricaturale possible, la plus discrète, et surtout celle qui dispose d’éléments factuels présumant de la sincérité des opérations. En effet, l’administration fiscale, remplaçant ici les prédateurs précédents, s’attaque en priorité aux contribuables dont les opérations prêtent le plus facilement le flanc à la requalification, car le temps consacré est réduit quand les chances de succès, notamment devant les tribunaux, sont grandes.</p>
<p>Cette disposition d’esprit, qui fait que je vais tenter de maximiser mes chances de survie sans action et sentiment relatifs à mon compagnon, est bien différente de celle du condamné qui souhaite que son compagnon le rejoigne dans la peine. Elle n’est pas immorale. Elle est naturelle. En effet, si l’on lit ces dictions de façon littérale, l’instinct de conservation est naturel, et le droit à la vie est le premier des droits naturels et individuels. En ce sens, cette attitude est morale tant qu’elle ne porte pas directement atteinte aux droits naturels d’autrui. Si je me contente de courir vite pour échapper au lion, la situation est bien différente de celle où je lui fais un croc en jambe pour que le lion se rue sur le malheureux.</p>
<p>Venir en aide à son prochain est bien évidemment moral, <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTIvMDYvMjcvODg0MjUtY29tbWVudC1jZXR0ZS1wcmV0ZW5kdWUtc29saWRhcml0ZS1lbnRyYWluZS10YW50LWRlLWhhaW5l">à condition que cette action soit libre</a> (si je la réalise sous la menace ou la violence, à l’image des soldats russes menacés d’exécution en cas de retraite, le courage et la compassion s’évaporent) et qu’elle me coûte (envoyer un tiers auquel je ne suis pas attaché à son secours pour qu’il tente de s’interposer avec le lion ne donne aucune valeur à mon acte). Mais encore faut-il objectivement qu’elle ne soit pas vouée à l’échec. Quel beau résultat de se jeter à l’eau afin de sauver une personne en difficulté lorsque l’on ne sait soi-même pas nager ! Les secours auront alors deux personnes en détresse. Et si le premier accidenté en réchappe seul, l’apprenti sauveteur lui fera peser sur la conscience sa vie perdue. Un acte objectivement néfaste dans ses conséquences directes ne peut se voir qualifié de moral, ou bien marxisme-léninisme, communisme, et autres collectivismes peuvent l’être, ce que je nie.</p>
<p><strong>Le principe de non-agression et la "vertu d’égoïsme"</strong></p>
<p>Le premier principe libéral dans les rapports entre individus est le principe de non-agression. De nombreux textes de <em>Contrepoints</em> l’abordent, et <a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy52aWRlb2JvdXJzZS5mci92aWRlby92aWV3LnBocD9pZD0xMDE5MA==">un cartoon animalier que je recommande</a>. Le comportement de l’individu du dicton du requin ou du lion est compatible avec ce principe, et à ce titre amoral voire moral, mais en aucun cas immoral comme l’est le comportement du condamné. L’individualisme, caractérisé par le respect de l’autre auquel on n’impose pas ses conceptions, on ne porte pas atteinte dans ses droits individuels, cette forme de modestie comme le relevait Hayek dans la <em>Route de la servitude, </em>est à l’origine de tout comportement moral.</p>
<p>Et si « <em>charité bien ordonnée commence par soi-même</em> », selon ce que l’on nomme la sagesse populaire, elle n’exclut bien évidemment pas le secours aux autres, s’il est libre, assumé personnellement et non voué à l’échec. D’ailleurs, la société de l’échange a comme caractéristique que l’on améliore son sort, et donc agit au mieux de ses intérêts, seulement en apportant de la satisfaction à autrui. La morale n’est plus nécessairement impulsée par les individus mais assurée par le système qui récompense les actes apportant de la valeur aux autres.</p>
<p>Ne soyons pas des condamnés, juste des hommes libres attachés à leurs droits naturels. Ne postulons pas pour le rôle de bourreau afin d’assurer une prétendue égalité dans le malheur, refusons seulement le principe d’agression. Le bourreau a besoin du consentement de ses victimes et de leurs congénères, à défaut il devient un meurtrier. Suivre les comportements de non-agression, d’individualisme voire d’objectivisme, désamorcent par principe toute oppression.</p>
<p>---<br />
Note :</p>
<div class='footnotes' id='footnotes-123743'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-123743-1'>Pages 433 et suivantes, Éditions Gallimard NRF Bibliothèque de la Pléiade, 1981. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-123743-1'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Présidents et l’art culinaire</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/05/07/123721-les-presidents-et-lart-culinaire</link>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:37:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Noé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[art culinaire]]></category>
		<category><![CDATA[flamby]]></category>
		<category><![CDATA[flanby]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>

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		<description><![CDATA[Que l’actuel locataire de l’Élysée soit associé au flanby est finalement une façon de rendre hommage à la tradition culinaire française.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que l’actuel locataire de l’Élysée soit associé au flanby est finalement une façon de rendre hommage à la tradition culinaire française.</strong></p>
<p><strong>Par Jean-Baptiste Noé.</strong><br />
<span id="more-123721"></span><br />
<a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLz9hdHRhY2htZW50X2lkPTEyMzcyMw==" rel=\"attachment wp-att-123723\"><img class="alignleft  wp-image-123723" title="flanby" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/flanby.jpg?16fe88" alt="" width="296" height="274" /></a>Nous n’avons pas attendu le classement du repas gastronomique français au patrimoine mondial de l’UNESCO pour savoir qu’en France le pouvoir entretien des liens étroits avec la gastronomie. Si l’on peut passer à la postérité en donnant son nom à une loi, à une bataille, à une construction, rien ne vaut de laisser son nom à un plat. Rois et présidents s’en délectent bien sûr ; et en rêvent. Personne n’a encore réussi à battre Henri IV et sa célèbre poule au pot. Louis XI, qui avait le porc-épic pour emblème, n’a guère laissé de recette pour l’accompagner. Louis XIV, célébré de toutes parts, n’a néanmoins pas pu laisser de plat à son nom. Mais son siècle fut fameux en la matière. Le grand prédicateur jésuite Louis Bourdaloue a donné son nom à une tarte aux poires, et Bossuet, figure de l’aigle prédicateur, est associé pour jamais à un fromage, grâce à la ville de Meaux dont il était l’évêque. Louis-Philippe, après eux, fut caricaturé en poire, un fruit si proche du peuple. Napoléon III a popularisé le camembert en mangeant ce fromage à la descente d’une gare normande, même si l’on a du mal à déloger la légende de la réalité.</p>
<p>Au XXe siècle, brille le grand aristocrate Valéry Giscard d’Estaing qui, pour faire peuple, a commandé une soupe à son nom au cuisiner Paul Bocuse. Ce qui aurait pu être une charmante potée auvergnate revisitée, comme l’on disait à l’époque de la nouvelle cuisine, ou une soupe de lentilles du Puy, fut un velouté VGE, c’est-à-dire à la truffe. Le naturel était revenu à l’Élysée. C’était oublier que la truffe est célèbre pour sa poularde demi-deuil, c’est-à-dire lardée de truffes. De fait, le septennat c’est achevé dans le deuil jamais terminé de la défaite humiliante.</p>
<p>Mitterrand avait ses ortolans. Oiseaux interdits de consommation, braconnés et achetés fort chers au marché noir. La morale socialiste semble s’arrêter à la teneur de la table. Chirac fut envié pour la tête de veau. C’était retrouver le plaisir des nourritures canailles, c’était amener le terroir à Paris, et faire croire que l’on était proche de la terre. Sarkozy a voulu rompre avec tout cela. Abstème, il ne boit jamais de vin, alors que la cave de l’Élysée est une des plus belles de France. Sa passion pour les laitages n’était guère propice aux enchantements. Quand le président normal est arrivé, nous sommes revenus à la normalité de la gastronomie élyséenne. De ses goûts culinaires peu de choses ont percé, sauf qu’il a dû s’astreindre à un régime sévère pour se donner l’image d’un président. Les kilos en moins lui ont permis de gagner des voix en plus.</p>
<p>François Hollande est arrivé à l’Élysée auréolé de surnoms gastronomiques de haut vol, attribués à lui-même par ses camarades socialistes. Ce fut d’abord le fruit, avec l’appellation fraise des bois, car, disaient les socialistes, il n’y a pas d’éléphants derrière les fraises des bois. Chacun à son humour. Puis, quand il fallut durcir les attaques, on prit une comparaison plus molle ; vint le tour du flanby. Voilà notre président associé à un dessert enfantin, un flan, écrit avec un n, non un m comme l’exige normalement l’orthographe française. Dans l’association avec le flanby on a retenu la mollesse quand il fallait surtout y voir le hiatus avec la règle.</p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/?feed-stats-url=aHR0cDovL3d3dy5jb250cmVwb2ludHMub3JnLzIwMTMvMDUvMDcvMTIzNzIxLWxlcy1wcmVzaWRlbnRzLWV0LWxhcnQtY3VsaW5haXJlL2ltZ3NjYW4tY29udHJlcG9pbnRzLTIwMTM3ODgtZmxhbmJ5" rel=\"attachment wp-att-123750\"><img class="alignright  wp-image-123750" title="imgscan contrepoints 2013788 Flanby" src="http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/05/imgscan-contrepoints-2013788-Flanby-813x1024.jpg?16fe88" alt="" width="300" height="377" /></a>Le flanby a bercé la jeunesse d’une génération désormais en âge de voter. Il y avait la fameuse publicité télévisée, sur le mode de blague potache, où des enfants étaient invités à tirer une languette pour faire tomber le flan dans l’assiette. Les surveillants d’internat se remémorent surement les horribles batailles de flanby que les élèves ne manquaient pas de provoquer quand ceux-ci étaient servis en dessert. Il fallait alors rappeler que l’on ne joue pas avec la nourriture, et que l’on ne dégrade pas les bâtiments, même à coup de flan. Les plus sportifs ont pu s’exercer au concours de gobage de flanby, avec des records impressionnants à la minute. De nombreuses vidéos sont visibles sur Dailymotion. On comprend qu’Arnaud Montebourg ait interdit l’entrée de capitaux américains dans l’entreprise. Là-bas ils ont le concours du plus grand nombre de hamburgers mangés en cinq minutes. Entre le gobage et l’ingurgitation, il y a une concurrence dont nous ne sommes pas certains de sortir vainqueurs.</p>
<p>Pur produit de l’industrie agroalimentaire, aliment flasque et sans saveur, si ce n’est un léger arôme vanillé, le flanby est le produit type du mélange de la publicité, du marketing et de la consommation de masse. Ce faisant, s’il n’apporte aucune gloire sur le plan culinaire, il est bien un témoin de son époque, compagnon idéal d’enfants au palais immature et non éduqué. Le flanby est sucré et mou, il est à la gastronomie ce que la langue de bois est à la politique. Consensuel, il convient à tout le monde puisqu’il n’a pas d’aspérité, sans pour autant susciter l’adhésion. Il n’est pas clivant, comme on dirait en bon style sociologique.</p>
<p>Que l’actuel locataire de l’Élysée soit associé au flanby est finalement une façon de rendre hommage à la tradition culinaire française, et montre que celui-ci répond bien à la culture de son époque, gavée de télévision et de publicité, et ignorante des splendeurs de la table. S’il veut lui faire plaisir pour fêter les un an de son entrée au Château, le cuisiner du palais pourra concocter un dessert à la Hollande : un flanby fourré aux fraises des bois. Ce serait une façon charmante de détourner l’attaque en fierté, et de pouvoir laisser quelque chose de positif à la postérité.</p>
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