<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel>
	<title>Contrepoints</title>
	<link>http://www.contrepoints.org/</link>
	<description>Revue lib&#233;rale en ligne.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Contrepoints</title>
		<url>http://www.contrepoints.org/IMG/siteon0.png</url>
		<link>http://www.contrepoints.org/</link>
		<height>648</height>
		<width>649</width>
	</image>




	<item>
		<title>La Fronde et les id&#233;es lib&#233;rales</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/La-Fronde-et-les-idees-liberales.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.contrepoints.org/La-Fronde-et-les-idees-liberales.html</guid>
		<dc:date>2008-11-09T17:39:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lexington</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Crise-des-subprimes-.html">Crise des subprimes</category>


		<description>Dans ce texte des M&#233;langes en l'honneur des Racines de la libert&#233;, nous nous int&#233;ressons aux liens entre les id&#233;es d&#233;fendues par les Frondeurs et le lib&#233;ralisme &lt;br /&gt;Les guerres civiles de France ont &#233;t&#233; plus longues, plus cruelles, plus f&#233;condes en crimes que celles d'Angleterre ; mais, de toutes ces guerres civiles, aucune n'a eu une libert&#233; sage pour objet. Voltaire, Lettres philosophiques &lt;br /&gt;La p&#233;riode de la Fronde qui va de 1648 &#224; 1653 constitue la derni&#232;re grande opposition nobiliaire &#224; la mont&#233;e en (...)


-
&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Crise-des-subprimes-.html" rel="directory"&gt;Crise des subprimes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton451.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;262&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Dans ce texte des M&#233;langes en l'honneur des Racines de la libert&#233;, nous nous int&#233;ressons aux liens entre les id&#233;es d&#233;fendues par les Frondeurs et le lib&#233;ralisme&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les guerres civiles de France ont &#233;t&#233; plus longues, plus
cruelles, plus f&#233;condes en crimes que celles d'Angleterre ;
mais, de toutes ces guerres civiles, aucune n'a eu une libert&#233;
sage pour objet.&lt;/i&gt;
Voltaire, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lettres philosophiques&lt;/i&gt; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1&quot; name=&quot;nh1&quot; id=&quot;nh1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Voltaire, Lettres philosophiques, 8e lettre, 1734' &gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La p&#233;riode de la Fronde qui va de 1648 &#224; 1653 constitue la derni&#232;re grande opposition nobiliaire &#224; la mont&#233;e en puissance de l'absolutisme royal. Les revendications qu'analyse Jacques de Saint-Victor dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les
Racines de la libert&#233;&lt;/i&gt; sont d&#233;j&#224; partiellement exprim&#233;es. Est-ce &#224; dire que la Fronde constitue une &#171; r&#233;volution de la libert&#233; &#187;, porteuse des id&#233;es lib&#233;rales avant 1789 ? Quel r&#244;le a-t-elle jou&#233; dans la promotion des id&#233;es du lib&#233;ralisme ou des libert&#233;s germaines ? Autant de questions qui permettent de mieux comprendre la r&#233;flexion men&#233;e par Jacques de Saint-Victor, en revenant sur les fondements de la p&#233;riode qui pr&#233;c&#232;de 1689-1788.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voyons pour y r&#233;pondre quelles ont &#233;t&#233; les causes des &#233;v&#232;nements, avant de proc&#233;der &#224; une pr&#233;sentation plus d&#233;taill&#233;e de ces derniers et des raisons de l'&#233;chec du mouvement. Nous passerons ensuite &#224; l'&#233;tude des liens de ce mouvement avec le lib&#233;ralisme avant d'en voir les cons&#233;quences sur l'&#233;volution des institutions en France. Enfin, nous proc&#232;derons &#224; une analyse compar&#233;e de la premi&#232;re r&#233;volution anglaise avec la Fronde pour comprendre le succ&#232;s de la premi&#232;re et l'&#233;chec de la seconde et en d&#233;gager la &#171; m&#233;thode lib&#233;rale &#187; du changement politique.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les causes des &#233;v&#232;nements&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les &#233;v&#232;nements de la Fronde, ou plut&#244;t des Frondes arrivent au terme d'une p&#233;riode tr&#232;s agit&#233;e, dont les lignes directrices permettent de mieux comprendre les &#233;v&#232;nements. Revenons tout d'abord sur ces circonstances qui permettent de mieux comprendre notre sujet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Outre un important m&#233;contentement populaire sur lequel nous reviendrons, un esprit &#171; frondeur &#187; avant la lettre r&#232;gne parmi la noblesse, comme l'illustre la Cabale des Importants. Plus largement, r&#232;gne, en particulier dans la noblesse, un &#171; esprit de r&#233;sistance accoutum&#233; &#224; l'action &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb2&quot; name=&quot;nh2&quot; id=&quot;nh2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Benjamin Constant, Commentaire sur l&amp;#39;ouvrage de Filangieri, Les Belles (...)' &gt;2&lt;/a&gt;] selon les mots de Benjamin Constant, esprit qui ne demande qu'&#224; s'exprimer par une r&#233;volte arm&#233;e. Parmi les comploteurs, des personnages comme Gaston d'Orl&#233;ans ou Cinq-Mars.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parall&#232;lement, la monarchie est affaiblie par la minorit&#233; de Louis XIV, dont la r&#233;gence est assur&#233;e par Anne d'Autriche, assist&#233;e du Cardinal Mazarin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, la guerre de Trente ans a pour cons&#233;quence une forte augmentation des d&#233;penses de l'&#201;tat et donc de la pression fiscale. Ainsi, l'historien Fran&#231;ois Bluche souligne que, &#171; dans les cinq ans qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la d&#233;claration de guerre faite &#224; l'Espagne (1635), l'imp&#244;t triple en France &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb3&quot; name=&quot;nh3&quot; id=&quot;nh3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Fran&#231;ois Bluche, Louis XIV, Pluriel, 1986, p.56' &gt;3&lt;/a&gt;]. L'&#233;largissement de l'assiette de nombreux imp&#244;ts suscite le m&#233;contentement dans la population. Un homme joue un r&#244;le majeur sur ces questions, Particelly d'Emery ; intendant des finances, il se voit confier par Mazarin les affaires financi&#232;res du royaume en 1643. Il devient contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral puis surintendant des finances en juillet 1647. C'est lui qui cr&#233;a de nouveaux imp&#244;ts pour ceux qui &#233;taient exempt&#233;s de la taille, comme les habitants de Paris ou de Rouen. Ainsi, en janvier 1644 l'&#233;dit du Tois&#233; frappe tous les b&#226;timents construits depuis Henri II dans la capitale, en ao&#251;t de la m&#234;me ann&#233;e la taxe des Ais&#233;s vise les marchands bourgeois de la capitale, &#224; l'automne 1646, les taxes sur l'entr&#233;e des marchandises dans la ville sont augment&#233;es par l'&#233;dit du Tarif. Emprunts forc&#233;s et diminutions de rentes font aussi partie des exp&#233;dients utilis&#233;s. Les Parlements s'opposent &#224; plusieurs reprises, souvent avec succ&#232;s, au pr&#233;l&#232;vement de ces nouveaux imp&#244;ts, mais le m&#233;contentement s'accroit et Mazarin s'irrite des r&#233;sistances parlementaires aux d&#233;cisions royales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A cela s'ajoute le m&#233;contentement parmi les officiers de robe, en raison de la multiplication des offices vendus par le roi, ce qui r&#233;duit la valeur de leurs propres offices. L'historien Roland Mousnier a ainsi calcul&#233; que le nombre d'offices fut multipli&#233; par onze entre 1515 et 1665 [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb4&quot; name=&quot;nh4&quot; id=&quot;nh4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] Roland Mousnier, La v&#233;nalit&#233; des offices sous Henri IV et Louis XIII, (...)' &gt;4&lt;/a&gt;]. Rien qu'en 1648, douze ma&#238;tres des requ&#234;tes furent cr&#233;&#233;s. En outre, le syst&#232;me de la paulette, qui assurait l'h&#233;r&#233;dit&#233; des offices, &#233;tait menac&#233; de suppression par Mazarin qui l'utilisait comme moyen de chantage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, le m&#233;contentement monte parmi les princes et les Parlements devant la mont&#233;e du pouvoir royal, au d&#233;triment des &#201;tats g&#233;n&#233;raux. La situation est propice &#224; des &#233;v&#232;nements r&#233;volutionnaires ; de fait, de la rencontre entre ce m&#233;contentement des parlements et de la noblesse naitront les &#233;v&#232;nements de la Fronde.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les Frondes&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Fronde est une suite d'&#233;v&#232;nements complexe et dont la coh&#233;rence n'est pas &#233;vidente au premier regard. On ne tentera donc ici que de d&#233;gager les grandes lignes de ces &#233;v&#232;nements, en renvoyant le lecteur &#224; des ouvrages plus sp&#233;cialis&#233;s s'il veut approfondir la question.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On distingue g&#233;n&#233;ralement trois p&#233;riodes distinctes dans ce que l'on appelle la &#171; Fronde &#187; ; d'une part la Fronde parlementaire, puis la Fronde des princes et ensuite la Fronde Cond&#233;enne, du nom de Louis II de Bourbon, Prince de Cond&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Fronde parlementaire&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lors de la Fronde parlementaire, les parlementaires parisiens s'opposent &#224; la tentative d'Anne d'Autriche d'imposer, par un lit de justice du 15 janvier 1648 de nouveaux imp&#244;ts. Par ce proc&#233;d&#233;, Anne d'Autriche entendait passer outre l'avis des parlementaires. La contestation men&#233;e par le conseiller Pierre Broussel l'emporte temporairement sur Anne d'Autriche et sur Mazarin, malgr&#233; les tentatives de ce dernier pour diviser les cours souveraines. Par les conf&#233;rences de Saint-Germain, la royaut&#233; c&#232;de aux revendications des parlementaires r&#233;unis dans la Chambre Saint Louis (r&#233;duction de la fiscalit&#233;, r&#233;affirmation du pouvoir des Parlements en la mati&#232;re et garantie des libert&#233;s individuelles). Par ce dernier point, c'est une forme d'Habeas Corpus avant la loi anglaise, qui ne sera adopt&#233;e qu'en 1679. Cependant, les paroles ne se traduisent pas dans les faits et les infractions aux accords se multiplient jusqu'&#224; la fin de 1648. Les victoires militaires de l'&#233;t&#233; 1648 [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb5&quot; name=&quot;nh5&quot; id=&quot;nh5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] Tortosa en Catalogne est prise, Cond&#233; d&#233;fait les espagnols &#224; Lens le 20 (...)' &gt;5&lt;/a&gt;] convainquent Mazarin de frapper l'opposition : le 26 ao&#251;t 1648, il fait arr&#234;ter les meneurs de la Fronde parlementaire, dont le tr&#232;s populaire Pierre Broussel et le pr&#233;sident Potier de Blancmesnil. Les parlementaires et les parisiens se r&#233;voltent : plus de mille deux cents barricades s'&#233;rigent dans Paris et la reine quitte Paris pour Rueil le 13 septembre pour se soustraire &#224; la pression de la foule. Elle doit malgr&#233; tout se rallier aux parlementaires et les articles vot&#233;s par la chambre Saint Louis sont ent&#233;rin&#233;s le 24 octobre 1648. C'est une v&#233;ritable monarchie constitutionnelle qui voit le jour, en th&#233;orie. H&#233;las la Fronde ne s'arr&#234;te pas l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au d&#233;but de 1649, les conflits larv&#233;s sont de plus en plus nombreux et la situation empire : la premi&#232;re guerre de la Fronde &#233;clate ; Mazarin fait assi&#233;ger Paris par Cond&#233; et ses mercenaires allemands (8 &#224; 10.000 hommes) pour &#233;craser le Parlement. Dans ce si&#232;ge de Paris, les parlementaires sont rejoints par le prince de Conti, d&#233;clar&#233; g&#233;n&#233;ralissime des troupes de la Fronde, et une partie de la noblesse. Les arm&#233;es loyalistes perturbent fortement le ravitaillement de la capitale, dans laquelle les mazarinades, libelles contre Mazarin, se multiplient ; on en a recens&#233; plus de 5.000 [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb6&quot; name=&quot;nh6&quot; id=&quot;nh6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] Lucien B&#233;ly, La France moderne, PUF, 1999, p.351' &gt;6&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;chec de Turenne, ralli&#233; aux frondeurs, &#224; briser le si&#232;ge signe la fin de leurs espoirs ; la paix de Saint-Germain du 1er avril 1649 vient mettre un
terme au conflit arm&#233; et permettre un retour au calme pr&#233;caire. Les frondeurs sont pardonn&#233;s et le roi rentre &#224; Paris, m&#234;me si les esprits restent &#233;chauff&#233;s. En sous-main, Mazarin se rapproche des anciens frondeurs pour casser toute vell&#233;it&#233; future de r&#233;sistance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Fronde des princes&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1650, la Fronde entre dans une seconde phase, la Fronde des princes. Une paix pr&#233;caire ayant &#233;t&#233; restaur&#233;e, Mazarin tente d'&#233;carter du pouvoir les anciens frondeurs qui ont pu s'en rapprocher. Le 18 janvier 1650, il fait arr&#234;ter Cond&#233;, son fr&#232;re le prince de Conti et son beau-fr&#232;re le duc de Longueville. Il esp&#232;re ainsi casser les derni&#232;res vell&#233;it&#233;s de r&#233;sistance mais ne parvient qu'&#224; relancer un conflit qui n'avait pas disparu. Le prince de Cond&#233; avait sauv&#233; la monarchie lors de la Fronde parlementaire face &#224; Conti mais les man&#339;uvres de Mazarin font se rejoindre les deux hommes dans leur opposition commune au cardinal italien. Turenne envisage d'aller les d&#233;livrer par la force, tandis que leurs client&#232;les en province se soul&#232;vent : Normandie, Bourgogne ou Guyenne se r&#233;voltent. Les troupes royales parcourent alors le pays pour reconqu&#233;rir les r&#233;gions rebelles et r&#233;activer la ferveur monarchiste en montrant la personne du roi encore enfant. Les troupes royales prennent le dessus sur les troupes de la Fronde : Turenne essuie une cuisante d&#233;faite face aux arm&#233;es royales le 15 d&#233;cembre 1650 tandis que les Espagnols, alli&#233;s des Frondeurs et entr&#233;s sur le territoire du
royaume, sont arr&#234;t&#233;s par la d&#233;b&#226;cle de leur alli&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; ces victoires militaires, le probl&#232;me politique reste intact : les parlementaires se rapprochent des princes et l'union des deux causes, princi&#232;re et parlementaire, commence &#224; se r&#233;aliser. Gondi, futur cardinal de Retz, qui avait attir&#233; la &#171; vieille Fronde &#187; aux c&#244;t&#233;s des princes, demande la d&#233;mission de Mazarin. Ce dernier choisit de s'enfuir dans la nuit du 6 au 7 f&#233;vrier 1651, conscient que l'opposition &#224; sa personne est le seul facteur unificateur des Frondes. C'est Anne d'Autriche qui continuer &#224; exercer le pouvoir politique. Des assembl&#233;es informelles de gentilshommes se r&#233;unissent et la tenue d'&#201;tats g&#233;n&#233;raux est pr&#233;vue. Les cahiers de dol&#233;ance r&#233;dig&#233;s &#224; l'occasion expriment le souhait d' &#171; une monarchie contr&#244;l&#233;e par les &#201;tats, d&#233;pourvue de fiscalit&#233; centralis&#233;e, laissant donc la r&#233;alit&#233; du pouvoir aux instances locales, un peu les cours de justice, surtout les villes et
la noblesse. &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb7&quot; name=&quot;nh7&quot; id=&quot;nh7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[7] Yves-Marie Berc&#233;, La naissance dramatique de l&amp;#39;absolutisme 1598-1661, (...)' &gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, une fois &#233;loign&#233; l'&#233;pouvantail Mazarin, la d&#233;sunion s'installe parmi les frondeurs. Le clerg&#233; parisien conduit par Gondi s'oppose au parlement et la majorit&#233; de Louis XIV le 7 septembre 1651 vient mettre un terme &#224; la r&#233;gence. Cond&#233; se replie sur ses terres de Guyenne tandis que Gondi obtient enfin la pourpre cardinalice et devient cardinal de Retz.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La Fronde Cond&#233;enne&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la Guyenne, Cond&#233; se r&#233;volte, estimant m&#233;riter une plus grande part du pouvoir. Ce n'est pas une limitation du pouvoir royal qu'il appelle de ses v&#339;ux : il souhaite y &#234;tre directement associ&#233;, pouvoir guider le jeune roi &#224; la place de Mazarin, ennemi toujours ex&#233;cr&#233;. Pour appuyer ses ambitions, il a Bordeaux et la Guyenne, et l'assistance des Espagnols contre la promesse de leur c&#233;der Bourg-sur-Gironde. Il n&#233;gocie aussi pour obtenir le soutien de Cromwell ou de Charles IV, duc de Lorraine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face &#224; la menace, r&#233;elle, de Cond&#233;, Anne d'Autriche rappelle Mazarin au pouvoir. Turenne lui aussi est rappel&#233; et accepte le commandement des troupes royales, dans la situation oppos&#233;e &#224; celle des premiers &#249;oments de la Fronde. Turenne d&#233;fait Cond&#233; &#224; plusieurs reprises en 1652. Les Lorrains, un temps mena&#231;ants, reculent vers la Champagne. Les combats se poursuivent cependant entre les arm&#233;es de Cond&#233; et les arm&#233;es loyalistes, jusqu'&#224; Paris. Au d&#233;but de juillet 1652, Cond&#233; &#233;choue &#224; entrer dans Paris mais la Grande Mademoiselle fait tirer les canons de la Bastille sur les troupes de Louis XIV pour le faire entrer. Ce sont les combats de la porte Saint-Antoine [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb8&quot; name=&quot;nh8&quot; id=&quot;nh8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[8] Voir l&amp;#39;illustration de cet article' &gt;8&lt;/a&gt;]. Le 4 juillet, c'est la terreur Cond&#233;enne, une journ&#233;e sanglante &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me de Paris, qui a pour effet de faire croitre l'hostilit&#233; vis-&#224;-vis de Cond&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La lassitude devient de plus en plus &#233;vidente parmi les acteurs de la
Fronde mais aussi et surtout parmi la population parisienne et fran&#231;aise. Fin calculateur, Mazarin quitte &#224; nouveau Paris pour apaiser la situation et Cond&#233; quitte la France pour l'Espagne. Le 21 octobre 1652, Louis XIV rentre triomphalement dans Paris et Mazarin, lui aussi acclam&#233;, rentre le 3 f&#233;vrier 1653. La paix revient progressivement dans le pays et Bordeaux, derni&#232;re ville rebelle, tombe en juillet 1653. Un lit de justice triomphal, tenu au Louvre et non au Palais [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb9&quot; name=&quot;nh9&quot; id=&quot;nh9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[9] A ne pas confondre avec le lieu de r&#233;sidence royal&#8230;' &gt;9&lt;/a&gt;], interdit aux magistrats de &#171; prendre aucune connaissance des affaires de l'&#201;tat &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les frondeurs ont &#233;chou&#233; &#224; imposer la monarchie limit&#233;e que la plupart appelait de leurs v&#339;ux. Pourquoi ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les causes de l'&#233;chec de la Fronde&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il convient de distinguer plusieurs facteurs majeurs : D'une part, les &#233;v&#232;nements de la Fronde surviennent &#224; l'issue d'une p&#233;riode tr&#232;s troubl&#233;e : les guerres de religion ont mis le pays &#224; feu et &#224; sang
jusqu'&#224; la victoire sur la Ligue et la promulgation de l'Edit de Nantes en
1598. La p&#233;riode de paix ne dure qu'une dizaine d'ann&#233;es et les conflits
reprennent de plus belle sous le r&#232;gne de Louis XIII. Les soul&#232;vements
populaires restent monnaie courante : en 1624, une r&#233;volte des croquants met une partie du pays &#224; feu et &#224; sang, en 1635-1637 de nouvelles r&#233;voltes de croquants, en 1639 la r&#233;volte des va-nu-pieds a lieu en Normandie, en 1643 les croquants du Rouergue se soul&#232;vent, tandis qu'entre 1621 et 1629 les protestants nourrissaient une r&#233;volte r&#233;current dans le Midi. Ajoutons un &#233;tat de guerre durable avec la guerre de Trente Ans et l'on comprend le trouble qui r&#232;gne alors et l'&#233;puisement d'une population qui aspire &#224; la paix [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb10&quot; name=&quot;nh10&quot; id=&quot;nh10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[10] Bluche, op. cit., p.97-98' &gt;10&lt;/a&gt;]. La Fronde entre 1648 et 1653 vient pourtant apporter plus encore d'instabilit&#233; et de troubles, face &#224; laquelle la demande d'ordre et de stabilit&#233; grandit. La victoire de la monarchie fut donc en partie une victoire n&#233;e de la fatigue g&#233;n&#233;rale et de la volont&#233; de s&#233;curit&#233;. Comme le souligne le philosophe Philippe Nemo dans son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire des id&#233;es politiques&lt;/i&gt;, &#171; au moment o&#249; commence le r&#232;gne personnel de Louis XIV, le pays aspirait profond&#233;ment &#224; la paix &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb11&quot; name=&quot;nh11&quot; id=&quot;nh11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[11] Philippe Nemo, Histoire des id&#233;es politiques aux Temps modernes et (...)' &gt;11&lt;/a&gt;]. De m&#234;me, l'historien Fran&#231;ois Bluche &#233;crit dans son Louis XIV que : &#171; Ce n'est pas seulement la fin de la Fronde que l'opinion salue, mais la fin de quarante ann&#233;es de trouble &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb12&quot; name=&quot;nh12&quot; id=&quot;nh12&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[12] Bluche, op. cit., p.97-98' &gt;12&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autre part, aucune union durable autour d'un programme coh&#233;rent ne s'est &#233;tablie entre princes et parlements, d'o&#249; le terme des Frondes et non de la Fronde. Certes les int&#233;r&#234;ts de ces deux acteurs sont tr&#232;s diff&#233;rents car chacun cherche &#224; &#234;tre celui qui influera le plus et sauvera ses avantages face &#224; la mont&#233;e du pouvoir monarchique. Il manque au mouvement un id&#233;al qui les r&#233;unisse. Comme l'&#233;crit Lucien B&#233;ly, &#171; sous des proclamations audacieuses, il s'agissait surtout de conserver des avantages anciens face aux entreprises de la monarchie administrative. &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb13&quot; name=&quot;nh13&quot; id=&quot;nh13&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[13] B&#233;ly, op. cit., p.356' &gt;13&lt;/a&gt;] Entre autres pour cette raison, le compromis qui aurait permis de satisfaire et les princes et les parlements n'est jamais trouv&#233; de fa&#231;on durable. Aucune id&#233;ologie ou id&#233;al ne permit de mobilisation g&#233;n&#233;rale contre la r&#233;gence, alors que la monarchie anglaise avait fourni la raison de la mobilisation en s'ali&#233;nant une partie des protestants. Les alli&#233;s naturels se d&#233;chirent sans cesse au cours des Frondes, allant jusqu'&#224; faire &#233;crire &#224; Voltaire au si&#232;cle suivant : &#171; il me semble que je vois des &#233;coliers qui se mutinent contre le pr&#233;fet d'un coll&#232;ge, et qui finissent par &#234;tre fouett&#233;s ; le cardinal de Retz, [..], rebelle sans aucun sujet, factieux sans dessein, chef de parti sans arm&#233;e [..]. Le Parlement ne savait ce qu'il voulait, ni ce qu'il ne voulait pas ; il levait des troupes par arr&#234;t, il les cassait ; il mena&#231;ait, il demandait pardon ; il mettait &#224; prix la t&#234;te du cardinal Mazarin, et ensuite venait le complimenter en c&#233;r&#233;monie. Nos guerres civiles sous Charles VI avaient &#233;t&#233; cruelles, celles de la Ligue furent abominables, celle de la Fronde fut ridicule &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb14&quot; name=&quot;nh14&quot; id=&quot;nh14&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[14] Voltaire, 8e lettre philosophique, 1734' &gt;14&lt;/a&gt;]. La noblesse en particulier n'arrive m&#234;me pas &#224; rester unie et chacun est pr&#234;t &#171; pour un bon prix, &#224; faire son trait&#233; particulier avec la couronne &#187;, n'essayant m&#234;me pas de &#171; donner &#224; sa r&#233;bellion l'allure d'une d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb15&quot; name=&quot;nh15&quot; id=&quot;nh15&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[15] Bertrand de Jouvenel, Du Pouvoir, Pluriel, p.308' &gt;15&lt;/a&gt;]. Par cette alliance qui ne se fait pas, les frondeurs se condamnent &#224; l'&#233;chec.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une autre explication importante de cet &#233;chec est la faiblesse
num&#233;rique des classes sociales qui auraient pu &#234;tre entrain&#233;es dans le
mouvement. Sur ce point comme sur le pr&#233;c&#233;dent, on observe une certaine similitude avec les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;comuneros&lt;/i&gt; de la guerre des communaut&#233;s de Castille au si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent. A l'inverse, les pays disposant d'une &#233;conomie moderne, dans laquelle les &#171; classes capitalistes &#187; ont un poids politique ou &#233;conomique important et aspirent &#224; la libert&#233; face &#224; l'arbitraire royal, les r&#233;volutions r&#233;ussissent. Les situations anglaises et hollandaises sont &#224; comprendre dans ce cadre. R&#233;sumant la diff&#233;rence de situation entre France et Angleterre, l'historien Lucien B&#233;ly remarque que &#171; les parlementaires parisiens ou la grande noblesse ne trouv&#232;rent pas des couches sociales qui serviraient &#224; entra&#238;ner les Fran&#231;ais, &#224; l'instar de la gentry, la petite noblesse anglaise &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb16&quot; name=&quot;nh16&quot; id=&quot;nh16&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[16] B&#233;ly, op. cit., p.356' &gt;16&lt;/a&gt;]. &#201;bauchons une comparaison entre les deux pays : pour l'historien Pierre Goubert, &#171; la France pourrait &#234;tre simplement caract&#233;ris&#233;e : un terroir agricole riche et vari&#233;, un retard technique consid&#233;rable, une fortune nationale importante, mais dormante &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb17&quot; name=&quot;nh17&quot; id=&quot;nh17&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[17] Pierre Goubert, Louis XIV et vingt millions de Fran&#231;ais, Livre de (...)' &gt;17&lt;/a&gt;]. A l'inverse, une classe capitaliste se d&#233;veloppe en Angleterre, avec un d&#233;but de progr&#232;s technique ; la production de houille double entre 1608 et 1633 et les fabriques de drap se multiplient. Dans le domaine agricole, le mouvement des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;enclosures&lt;/i&gt; prend de l'ampleur. Les nouvelles classes capitalistes demandent une plus grande libert&#233; du commerce et une plus grande libert&#233; politique. Traduction dans les faits de cette diff&#233;rence essentielle, en France, les Frondeurs s'enferment dans un mouvement parisien et qui ne touche que peu la population, jamais entrain&#233;e r&#233;ellement dans le mouvement. Plus grave, les antagonismes entre parlements et princes, et le comportement de la grande noblesse discr&#233;ditent les deux acteurs aux yeux de la population.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, les corps qui auraient pu constituer un contre-pouvoir face &#224; l'autorit&#233; royale ne cherchent que partiellement &#224; remplir ce r&#244;le. En effet, l'int&#233;r&#234;t de la noblesse de robe est de plus en plus li&#233; &#224; celui du pouvoir monarchique. Ainsi, &#224; la diff&#233;rence des assembl&#233;es anglaises, les parlements fran&#231;ais sont aux mains des juristes royaux et ont principalement un r&#244;le juridique. Ils sont pleinement ins&#233;r&#233;s dans l'appareil d'&#233;tat monarchique, comme le groupe de plus en plus puissant des fonctionnaires royaux. C'est ce que r&#233;sume Jouvenel dans son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Du Pouvoir&lt;/i&gt; : &#171; Sous une opposition parlementaire qui, accept&#233;e, aurait transform&#233; la monarchie absolue en monarchie limit&#233;e, s'impatiente une &#233;lite pl&#233;b&#233;ienne qui, admise dans l'&#201;tat, aurait pouss&#233; toujours plus loin la centralisation monarchique. &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb18&quot; name=&quot;nh18&quot; id=&quot;nh18&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[18] Bertrand de Jouvenel, Du Pouvoir, Pluriel, p.316' &gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En dernier lieu, il ne faut pas sous-estimer le r&#244;le des individus dans les multiples manipulations, manoeuvres et coups fourr&#233;s qui firent &#233;chouer la Fronde. En particulier, la ruse de Mazarin et sa capacit&#233; &#224; se retirer pour prot&#233;ger le pouvoir particip&#232;rent de l'&#233;chec du mouvement, en particulier vers la fin de la Fronde parlementaire. Comme le souligne Fran&#231;ois Bluche, Mazarin n'a &#171; jamais &#233;t&#233; aussi intelligent &#187; qu'alors [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb19&quot; name=&quot;nh19&quot; id=&quot;nh19&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[19] Bluche, op.cit., p.70' &gt;19&lt;/a&gt;]. A l'inverse, Charles Ier comme son p&#232;re Jacques Stuart se revendiquent de l'absolutisme sans compromis. William Laud, archev&#234;que de Cantorb&#233;ry, rend vite l'&#233;glise anglicane impopulaire en imposant rigidit&#233; doctrinale et m&#233;thode autoritaire. Les puritains s'&#233;loignent du r&#233;gime. En France, c'est encore une tol&#233;rance relative qui pr&#233;vaut avec l'Edit de Nantes, et qui donc exacerbe moins les tensions religieuses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ces multiples raisons, la Fronde &#233;choue. Cela n'en rend pas
moins int&#233;ressant de voir quel message elle v&#233;hiculait&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un lib&#233;ralisme incomplet&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si la Fronde pr&#233;sente un int&#233;r&#234;t particulier pour ce recueil d'articles
en l'honneur des Racines de la libert&#233;, c'est que les id&#233;es qu'elle porte
rejoignent sur plusieurs aspects les revendications lib&#233;rales. Elles les
rejoignent cependant de fa&#231;on tr&#232;s incompl&#232;te. Nous nous focaliserons sur les revendications essentielles de la Fronde en mati&#232;re de limitation du pouvoir, et non sur les revendications Cond&#233;ennes qui sont difficilement conciliables avec celles-ci.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'id&#233;e-force d&#233;fendue par les Frondeurs est celle de la limitation du
pouvoir royal, qui doit &#234;tre encadr&#233;e par des assembl&#233;es, des corporations ou l'aristocratie. Ainsi, la Fronde cherche &#224; d&#233;fendre les libert&#233;s anciennes, les libert&#233;s f&#233;odales des villes &#224; charte, des corporations, des parlements, des aristocrates, plus que la libert&#233;. On peut voir un parall&#232;le, dans une certaine mesure, avec les &#171; libert&#233;s germaines &#187; dont les hommes du XVII-XVIIIe si&#232;cle se feront les h&#233;rauts et que Jaques de Saint-Victor analyse dans les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Racines de la libert&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne s'agit donc pas d'un message &#171; r&#233;volutionnaire &#187;, appelant &#224;
une abolition de la monarchie. Celle-ci n'est jamais remise en cause en tant que telle. Et ce message, contrairement &#224; ce qu'une premi&#232;re impression pourrait laisser croire, ne suffit pas &#224; dissocier la Fronde des id&#233;es lib&#233;rales : le lib&#233;ralisme ne se pr&#233;occupe en effet pas tant de qui doit exercer le pouvoir, que de sa limitation, comme l'a soulign&#233; Benjamin Constant. Une monarchie peut &#234;tre lib&#233;rale et une d&#233;mocratie ne pas l'&#234;tre. L'essentiel est que ce pouvoir soit encadr&#233; par un &#233;tat de droit, le r&#233;gime de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Rule of Law&lt;/i&gt; cher &#224; Hayek. Vouloir encadrer le pouvoir et le limiter va d&#232;s lors plut&#244;t dans le bon sens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette ressemblance ne suffit cependant pas &#224; faire des id&#233;es directrices de la Fronde des id&#233;es authentiquement lib&#233;rales. On peut souligner deux diff&#233;rences majeures : D'une part, le mouvement, surtout nobiliaire, cherche &#224; conqu&#233;rir une part du pouvoir en limitant le pouvoir existant, mais &#224; son profit. Or, que ce soit la noblesse ou les parlements, aucuns ne sont vraiment repr&#233;sentatifs de l'ensemble de la population. Dans les deux cas, c'est l'h&#233;r&#233;dit&#233; qui prime [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb20&quot; name=&quot;nh20&quot; id=&quot;nh20&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[20] De fa&#231;on &#233;vidente pour la noblesse, par le payement de la Paulette pour (...)' &gt;20&lt;/a&gt;]. Les parlements en l'occurrence ressemblent plus &#224; des cours d'appels qu'au parlement anglais. Pour les Frondeurs, il s'agit bien souvent d'obtenir pour les &#171; privil&#233;gi&#233;s &#187; des avantages suppl&#233;mentaires, ce qu'on pourrait difficilement d&#233;finir comme lib&#233;ral. On parle bien un moment de r&#233;unir les &#201;tats g&#233;n&#233;raux, qui sont eux plus proches du parlement britannique que les parlements de l'&#233;poque. Le Littr&#233; nous permet d'&#233;viter cette confusion avec le sens contemporain du mot : &#171; Parlement : Nom [...] donn&#233; aux assembl&#233;es qui repr&#233;sentaient la nation, et qui n'est rest&#233; qu'en Angleterre ; en France ces assembl&#233;es prirent le nom d'&#233;tats g&#233;n&#233;raux &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb21&quot; name=&quot;nh21&quot; id=&quot;nh21&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[21] Article Parlement du dictionnaire Littr&#233;, &#233;dition 1863' &gt;21&lt;/a&gt;]. Pourtant, l'id&#233;e est abandonn&#233;e et les &#201;tats ne se r&#233;unirent pas. Il faudra attendre le 24 juillet 1788 pour qu'ils soient &#224; nouveau convoqu&#233;s&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La raison de cette divergence essentielle avec les id&#233;es lib&#233;rales,
c'est que la r&#233;f&#233;rence des frondeurs se trouve dans les libert&#233;s f&#233;odales. A l'inverse, le projet lib&#233;ral se construit &#224; partir d'un mod&#232;le positif, qui donne &#224; chaque individu des droits naturels que nul ne peut lui retirer. Quand le frondeur regarde vers le pass&#233; f&#233;odal, le lib&#233;ral regarde vers un projet d'avenir. Quand le frondeur d&#233;fend les libert&#233;s de groupe comme les corporations, les villes ou les assembl&#233;es, le lib&#233;ral d&#233;fend les libert&#233;s de l'individu. La Fronde regarde vers l'arri&#232;re, comme les propagandistes des libert&#233;s germaines ult&#233;rieurement. L'historien Lucien B&#233;ly r&#233;sume cela en &#233;crivant : &#171; La Fronde regardait en arri&#232;re plut&#244;t qu'en avant &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb22&quot; name=&quot;nh22&quot; id=&quot;nh22&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[22] Lucien B&#233;ly, op. cit., p.356' &gt;22&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne faut pas non plus oublier que ce message de limitation du
pouvoir royal n'est qu'un des messages de la Fronde. Si elle &#233;choue, c'est parce qu'elle n'arrive pas &#224; convaincre de la justesse de ce message et laisse transparaitre des motifs plus prosa&#239;ques, comme on l'a vu ci-dessus.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des cons&#233;quences qui affaiblissent le lib&#233;ralisme&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les id&#233;es lib&#233;rales et celles des Frondeurs peuvent se rejoindre
parfois, cependant les &#233;v&#232;nements de la Fronde ont des cons&#233;quences qui vont &#224; l'encontre des attentes lib&#233;rales. Cela doit essentiellement &#224; l'&#233;chec de la Fronde, pour les raisons que nous avons d&#233;taill&#233;es. Au lieu de sonner l'av&#232;nement d'une monarchie parlementaire &#171; &#224; l'anglaise &#187;, la Fronde entraine en effet la mont&#233;e rapide de l'absolutisme fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'une part, l'incapacit&#233; des frondeurs &#224; s'allier et l'attitude des princes discr&#233;ditent le combat pour la d&#233;fense des &#171; libert&#233;s &#187; dont certains se revendiquaient. Comment voir dans la longue suite de batailles confuses et d'alliances changeantes autre chose que de l'opportunisme et dans les demandes de limitation du pouvoir une tentative d'en prendre le contr&#244;le ? Or, comme nous le montre l'exemple anglais, ces id&#233;es rejoignent le combat lib&#233;ral et aurait permis une &#233;volution plus douce que la R&#233;volution Fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autre part, les &#233;v&#232;nements de la Fronde offre au pouvoir royal
l'opportunit&#233; de se renforcer et devenir la plus absolue des monarchies
europ&#233;ennes. M&#234;me Mazarin, honni par la foule parisienne, est acclam&#233; &#224; son retour dans la ville. Louis XIV qui, enfant, aura du fuir sa capitale, n'aura de cesse de r&#233;duire les pouvoirs de l'aristocratie et de la garder sous son contr&#244;le direct, en poursuivant l'&#339;uvre de Richelieu et surtout de Mazarin. Prenant avantage de la demande de s&#233;curit&#233; de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, Louis XIV r&#233;duira toute opposition &#224; son pouvoir quand il commencera son r&#232;gne personnel. C'est ce que souligne Jouvenel dans son ouvrage sur l'histoire du pouvoir : &#171; Il faut &#233;couter les cris de d&#233;pit de Saint-Simon contre Mazarin. Il a bien compris qu'au temps de la Fronde une r&#233;volution s'&#233;tait accomplie, non pas celle, tumultueuse, que tentaient les &#233;meutiers, mais celle au contraire invisible, qu'accomplissait le ministre &#233;ducateur de Louis XIV : &quot;Il en m&#233;prise les lois, le g&#233;nie, les avantages, il en ignore les r&#232;gles et les formes, il ne pense qu'&#224; tout subjuguer, &#224; tout confondre, &#224; faire que tout soit peuple&quot; &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb23&quot; name=&quot;nh23&quot; id=&quot;nh23&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[23] Bertrand de Jouvenel, Du Pouvoir, collection Pluriel, p.304-305' &gt;23&lt;/a&gt;]. Cette r&#233;volution invisible, c'est la poursuite acc&#233;l&#233;r&#233;e de la mont&#233;e en puissance de l'administration pour se substituer &#224; la noblesse et l'affaiblir. La royaut&#233; attire donc aupr&#232;s d'elle des fonctionnaires, souvent de basse extraction [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb24&quot; name=&quot;nh24&quot; id=&quot;nh24&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[24] Ce point sera soulign&#233; par Tocqueville dans L&amp;#39;ancien r&#233;gime et la (...)' &gt;24&lt;/a&gt;], avec le but conscient ou non, de d&#233;velopper son pouvoir propre et donc pour cela d'aplanir les contre-pouvoirs qui pourraient r&#233;sister. Un centralisme administratif dont le roi est la t&#234;te, et qui s'oppose de front aux id&#233;es de limitation du pouvoir que promeuvent une partie des Frondeurs et que d&#233;fendront les lib&#233;raux. &#171; L'&#233;chec des ambitions nobiliaires et parlementaires aboutit, dans un pays &#233;puis&#233;, au renforcement de l'absolutisme monarchique. &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb25&quot; name=&quot;nh25&quot; id=&quot;nh25&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[25] Fran&#231;ois Lebrun, Le XVIIe si&#232;cle, Armand Colin, 1981, p.117' &gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne faut toutefois pas exag&#233;rer le r&#244;le de la Fronde dans la mont&#233;e de l'absolutisme. Les fondements de la pens&#233;e absolutiste en particulier sont d&#233;j&#224; exprim&#233;s bien avant les &#233;v&#232;nements de la Fronde et la r&#233;action monarchique qui la suit. Ainsi, Cardin Le Bret, juriste qui d&#233;fend l'oeuvre de Richelieu, &#233;crit son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;De la Souverainet&#233; du roi&lt;/i&gt; d&#232;s 1632. Il y pose d&#233;j&#224; les bases d'une monarchie absolutiste de droit divin [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb26&quot; name=&quot;nh26&quot; id=&quot;nh26&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[26] Pour une pr&#233;sentation de la pens&#233;e de Cardin le Bret, on pourra se (...)' &gt;26&lt;/a&gt;]. La Fronde est le dernier sursaut de pouvoirs en voie de disparition ou plut&#244;t d'absorption dans la pyramide administrative que Cardin le Bret d&#233;crivait. Le cadre intellectuel des changements &#224; venir est d&#233;j&#224; pr&#234;t, la Fronde ne sera que le d&#233;clencheur d'une application plus pouss&#233;e. Nul besoin de la Fronde pour que Cardin Le Bret &#233;crive dans sa remontrance faite &#224; l'ouverture du Parlement &#224; P&#226;ques 1614 : &#171; Dieu nous a tellement oblig&#233;s &#224; nous soumettre aux volont&#233;s de nos princes, qu'il ne nous est pas permis, pour quelque occasion que ce soit, de nous r&#233;volter et de prendre les armes contre eux ; s'ils nous chassent de nos maisons, s'ils pillent nos biens, nous devons lever les mains vers le ciel et prier pour leur prosp&#233;rit&#233;. &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb27&quot; name=&quot;nh27&quot; id=&quot;nh27&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[27] Cardin Le Bret, Remontrance 10e faite &#224; l&amp;#39;ouverture du Parlement &#224; (...)' &gt;27&lt;/a&gt;] Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, Tocqueville montrera que le processus centralisateur et de d&#233;veloppement de l'administration a &#233;t&#233; un processus de tr&#232;s long terme dans l'histoire de l'affermissement de la monarchie. Le succ&#232;s des id&#233;es absolutistes tient donc &#224; la demande g&#233;n&#233;rale de s&#233;curit&#233; et &#224; la volont&#233; royale d'affermir plus encore son pouvoir, mais ces id&#233;es ne naissent pas ex nihilo en r&#233;action &#224; la Fronde. Elles sont au contraire en germe depuis longtemps.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une comparaison avec le cas anglais : une illustration de la m&#233;thode lib&#233;rale du changement pacifique et progressif&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le succ&#232;s anglais et l'&#233;chec fran&#231;ais&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Fronde s'inspire pour une petite partie de la r&#233;volution anglaise de 1642. Pourtant, les tentatives fran&#231;aises d&#233;boucheront sur l'absolutisme et les tentatives anglaises sur une monarchie constitutionnelle apr&#232;s 1688. Comme le souligne Voltaire en 1734, &#171; le fruit des guerres civiles de Rome a &#233;t&#233; l'esclavage, et celui des troubles d'Angleterre, la libert&#233;. La nation anglaise est la seule de la terre qui soit parvenue &#224; r&#233;gler le pouvoir des rois
en leur r&#233;sistant. &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb28&quot; name=&quot;nh28&quot; id=&quot;nh28&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[28] Voltaire, Lettres Philosophiques, 8e lettre, Sur le parlement' &gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourtant, on retrouve des similitudes dans les &#233;v&#232;nements qui
constituent la premi&#232;re r&#233;volution et la Fronde : c'est la grande remontrance du Long Parlement le 22 novembre 1641 qui est le pendant anglais des d&#233;cisions des parlements r&#233;unis dans la chambre Saint Louis en 1648 en France. La tentative d'arrestation des leaders de l'opposition &#224; la chambre des communes (John Pym et John Hampden entre autres) &#224; rapprocher de celle, temporaire, de Pierre Broussel en France. A m&#234;mes &#233;v&#232;nements, m&#234;mes cons&#233;quences, Londres se soul&#232;ve en 1641, comme Paris en 1648. Jacques Ier fuit &#224; Oxford quand la reine m&#232;re fuit &#224; Rueil.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces ressemblances factuelles ne peuvent cependant masquer d'importantes divergences. Ainsi, la tradition anglaise de d&#233;fense des libert&#233;s est probablement plus forte, avec la Magna Carta de 1215 par exemple. La p&#233;tition des droits (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Petitions of the Rights&lt;/i&gt;) de 1628 s'y r&#233;f&#232;re d'ailleurs directement dans son article trois. Cette tradition plus forte est &#224; rapprocher de la diff&#233;rence de comportement dans les noblesses des deux pays. Les nobles fran&#231;ais se r&#233;voltent brutalement et sporadiquement, de mani&#232;re plus ou moins isol&#233;e, l&#224; o&#249; l'aristocratie anglaise sait mieux agir en corps. Par cynisme ou non, elle parvient &#224; entrainer dans son combat les autres classes sociales, en faisant une place aux &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;yeomen&lt;/i&gt;, ces petits propri&#233;taires terriens. Elle a, depuis le Moyen-&#226;ge, moins de privil&#232;ges et une importance moindre que sur le continent [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb29&quot; name=&quot;nh29&quot; id=&quot;nh29&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[29] Roland Marx, L&amp;#39;Angleterre des r&#233;volutions, Armand Colin, 1973, (...)' &gt;29&lt;/a&gt;]. Elle a du, pour ne pas se retrouver isol&#233;e, &#234;tre plus ouverte aux revendications de la bourgeoisie et des classes capitalistes. Elle dispose par exemple de revenus financiers moindres et, entre 1558 et 1602, perd un quart de ses propri&#233;t&#233;s fonci&#232;res. Entre 1602 et 1641, elle subit la perte d'un nouveau cinqui&#232;me [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb30&quot; name=&quot;nh30&quot; id=&quot;nh30&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[30] Marx, op.cit., p.114' &gt;30&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#232;s lors, l'aristocratie anglaise est trop affaiblie pour jouer le r&#244;le d'unique contre-pouvoir face au roi. La multiplication des titres par Jacques Ier et Charles Ier permet en plus une entr&#233;e de la bourgeoisie dans la noblesse. Soixante-et-une grandes familles aristocratiques constituent le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;peerage&lt;/i&gt; en 1559, contre 121 pairs en 1641 [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb31&quot; name=&quot;nh31&quot; id=&quot;nh31&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[31] Marx, op. cit., p.111' &gt;31&lt;/a&gt;]. La richesse permet de rejoindre la noblesse, gr&#226;ce &#224; un &#171; don gratuit &#187; de 4.000 &#224; 10.000 livres pour l'&#233;l&#233;vation &#224; la pairie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ces circonstances, l'alliance durable avec la bourgeoisie est indispensable. Cette alliance, en bonne partie impos&#233;e par les conditions, permettra ce que les Frondeurs n'auront pas su faire, construire un projet commun et forger des contre-pouvoirs suffisamment forts face &#224; l'autorit&#233; royale. Et Jouvenel d'&#233;crire ainsi que &#171; les grandes diff&#233;rences que l'Histoire de France pr&#233;sente avec l'Histoire d'Angleterre tiennent presque enti&#232;rement aux comportements fort oppos&#233;s des deux noblesses &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb32&quot; name=&quot;nh32&quot; id=&quot;nh32&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[32] Jouvenel, op. cit., p.307' &gt;32&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Deux m&#233;thodes diff&#233;rentes&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si l'on replace la Fronde dans la p&#233;riode des r&#233;volutions anglaises et fran&#231;aises de 1642 &#224; 1789, on peut mieux comprendre ses liens avec le lib&#233;ralisme et d&#233;gager la m&#233;thode lib&#233;rale. Angleterre et France ont connu deux r&#233;volutions principales au XVII et XVIIIe si&#232;cle, en 1642 et 1688 pour la premi&#232;re, 1648-1653 et 1789 pour la seconde [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb33&quot; name=&quot;nh33&quot; id=&quot;nh33&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[33] M&#234;me si l&amp;#39;on ne peut pas parler de r&#233;volution stricto sensu pour la (...)' &gt;33&lt;/a&gt;]. En comparant ces quatre &#233;v&#232;nements, on voit que la
&#171; glorieuse r&#233;volution &#187; anglaise de 1688 est celle qui correspond le mieux &#224;
l'essence du lib&#233;ralisme. Or, certains &#233;v&#232;nements de la Fronde s'en
rapprochent fortement, en faisant une r&#233;volution lib&#233;rale manqu&#233;e. La
R&#233;volution Fran&#231;aise de 1789, que l'on qualifie pourtant ais&#233;ment de lib&#233;rale dans ses premiers temps l'est-elle aussi ? Une citation de Margaret Thatcher permet d'amorcer une r&#233;flexion sur la question, dans une optique lib&#233;rale-conservatrice : &#171; Pour moi, qui appartient &#224; un courant dont le p&#232;re, Edmund Burke, fut le premier grand critique perspicace de la R&#233;volution, les &#233;v&#233;nements de 1789 repr&#233;sentent une perp&#233;tuelle illusion de la politique. La R&#233;volution fran&#231;aise &#233;tait une tentative utopique de renverser l'ordre traditionnel - qui avait certainement beaucoup d'imperfections - au nom d'id&#233;es abstraites, formul&#233;es par des intellectuels vaniteux, qui &#233;choua - non par hasard, mais par la faiblesse et la m&#233;chancet&#233; de ses acteurs - dans les purges, le meurtre de masse et la guerre. Sous bien des aspects, elle anticipait
la bien plus terrible r&#233;volution bolchevique de 1917. La tradition anglaise de la libert&#233; a, quant &#224; elle, grandi &#224; travers les si&#232;cles : ses traits les plus marqu&#233;s sont la continuit&#233;, le respect de la loi et le sens de l'&#233;quilibre, comme l'a d&#233;montr&#233; la Glorieuse R&#233;volution de 1688. &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb34&quot; name=&quot;nh34&quot; id=&quot;nh34&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[34] Margaret Thatcher, 10 Downing Street:M&#233;moires, Albin Michel, 1993, (...)' &gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme l'&#233;crit l'ancien premier ministre anglais, deux tendances
s'opposent, une tendance constructiviste (dans le sens de Hayek [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb35&quot; name=&quot;nh35&quot; id=&quot;nh35&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[35] On peut lire &#224; ce sujet l&amp;#39;article de Wikib&#233;ral' &gt;35&lt;/a&gt;]) et une tendance plus modeste, qui s'inscrit dans la continuit&#233; historique. La Glorieuse R&#233;volution ainsi ne vise pas &#224; construire un nouveau r&#233;gime sur le fondement d'id&#233;es abstraites mais &#224; revenir aux antiques libert&#233;s anglaises. A l'inverse, les hommes de 1789 entendent apporter un projet positif, des libert&#233;s nouvelles. Face &#224; ces deux options, la Fronde se rattache plus au mod&#232;le anglais, lui-m&#234;me empreint de lib&#233;ral-conservatisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette vision de la soci&#233;t&#233; comme d'un m&#233;canisme complexe, qu'il ne faut pas risquer d'abimer par des changements brutaux inspirera Burke et Hayek, qui reprendra une part importante des id&#233;es du philosophe irlandais. C'est probablement la plus proche de l'id&#233;al lib&#233;ral du
changement progressif et pacifique. En cela la Fronde est int&#233;ressante, dans sa partie qui revendique une limitation du pouvoir royal, car elle illustre cette m&#233;thode.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, quand Naomi Klein, la derni&#232;re &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;passionaria&lt;/i&gt; de l'extr&#234;me-gauche, accuse les tenants du lib&#233;ralisme de provoquer des &#171; chocs &#187; pour imposer leurs id&#233;es &#224; la faveur de la surprise, elle montre au mieux son
ignorance de la philosophie lib&#233;rale, au pire sa mauvaise foi totale [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb36&quot; name=&quot;nh36&quot; id=&quot;nh36&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[36] Naomi Klein, The Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism, (...)' &gt;36&lt;/a&gt;]. Le lib&#233;ralisme s'inscrit &#224; l'oppos&#233; justement de cette recherche de la violence pour s'imposer, en rupture justement avec le communisme qui ne peut se concevoir qu'en passant par la dictature.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela permet aussi de comprendre une faiblesse du lib&#233;ralisme,
philosophie peu s&#233;duisante pour le n&#233;ophyte car ne promettant pas des
lendemains qui chantent, un avenir dans lequel tout serait parfait. Le
lib&#233;ralisme reste modeste et prend la nature humaine comme elle est,
entendant permettre aux hommes de cohabiter pacifiquement tout en
permettant le respect des droits naturels de chacun. Un &#171; moindre mal &#187;
pour reprendre l'expression de Mich&#233;a qui &#233;tait s&#233;lectionn&#233; lui aussi pour le prix Wikib&#233;ral 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette difficult&#233; &#224; entrainer une r&#233;volution de la libert&#233; est peut &#234;tre aussi ce qui a manqu&#233; &#224; la Fronde, une p&#233;riode paradoxale, qui affirme les id&#233;es de la libert&#233; mais &#233;choue &#224; les amener au pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Bibliographie s&#233;lective&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ouvrages g&#233;n&#233;raux&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Bertrand de Jouvenel, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Du Pouvoir&lt;/i&gt;, Hachette, collection Pluriel&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Philippe Nemo, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire des id&#233;es politiques aux Temps modernes et
contemporains&lt;/i&gt;, PUF&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Alexis de Tocqueville, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'ancien r&#233;gime et la r&#233;volution&lt;/i&gt;, &#233;dition Folio,
1985&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ouvrages sur la p&#233;riode&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Lucien B&#233;ly, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La France moderne, 1498-1789&lt;/i&gt;, PUF, 1999&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Yves-Marie Berc&#233;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La naissance dramatique de l'absolutisme 1598-1661&lt;/i&gt;, Paris, 1992&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Fran&#231;ois Bluche, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Louis XIV&lt;/i&gt;, Pluriel, 1986&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Fran&#231;ois Bluche, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Ancien r&#233;gime : Institutions et soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, Livre de
poche, 1993&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Pierre Goubert, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Louis XIV et vingt millions de Fran&#231;ais&lt;/i&gt;, Livre de
poche, 1966&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Fran&#231;ois Lebrun, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le XVIIe si&#232;cle&lt;/i&gt;, Armand Colin, 1981&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Roland Marx, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Angleterre des r&#233;volutions&lt;/i&gt;, Armand Colin, 1973&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Roland Mousnier, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La v&#233;nalit&#233; des offices sous Henri IV et Louis XIII&lt;/i&gt;, Rouen, Maugard, 1946, 2e &#233;d., Paris, P.U.F., 1971, r&#233;impression 1979&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;T&#233;moignages d'&#233;poque&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Guy Joli, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M&#233;moires de Guy Joli&lt;/i&gt;, conseiller au Ch&#226;telet de Paris&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Cardinal de Retz, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M&#233;moires&lt;/i&gt;, &#233;dition Folio, 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Saint-Simon, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M&#233;moires&lt;/i&gt;, &#233;dition Folio, 1990 et 1994&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#338;uvres de fiction&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8226; Alexandre Dumas, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;20 ans apr&#232;s&lt;/i&gt;, Folio, r&#233;&#233;dition 1998&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quentin Michon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1&quot; name=&quot;nb1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Voltaire, Lettres philosophiques, 8e lettre, 1734&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh2&quot; name=&quot;nb2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Benjamin Constant, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Commentaire sur l'ouvrage de Filangieri&lt;/i&gt;, Les Belles Lettres, &#233;dition 2004, chapitre 11&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh3&quot; name=&quot;nb3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Fran&#231;ois Bluche, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Louis XIV&lt;/i&gt;, Pluriel, 1986, p.56&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh4&quot; name=&quot;nb4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Roland Mousnier, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La v&#233;nalit&#233; des offices sous Henri IV et Louis XIII&lt;/i&gt;, Rouen,
Maugard, 1946, 2e &#233;d., Paris, PUF, 1971, r&#233;impression 1979&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh5&quot; name=&quot;nb5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] Tortosa en Catalogne est prise, Cond&#233; d&#233;fait les espagnols &#224; Lens le 20 ao&#251;t, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh6&quot; name=&quot;nb6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] Lucien B&#233;ly, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La France moderne&lt;/i&gt;, PUF, 1999, p.351&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh7&quot; name=&quot;nb7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] Yves-Marie Berc&#233;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La naissance dramatique de l'absolutisme 1598-1661&lt;/i&gt;, Paris, 1992&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh8&quot; name=&quot;nb8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;] Voir l'illustration de cet article&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh9&quot; name=&quot;nb9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;] A ne pas confondre avec le lieu de r&#233;sidence royal&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh10&quot; name=&quot;nb10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;] Bluche, op. cit., p.97-98&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh11&quot; name=&quot;nb11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 11&quot;&gt;11&lt;/a&gt;] Philippe Nemo, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire des id&#233;es politiques aux Temps modernes et contemporains&lt;/i&gt;, PUF, p.110&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh12&quot; name=&quot;nb12&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 12&quot;&gt;12&lt;/a&gt;] Bluche, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p.97-98&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh13&quot; name=&quot;nb13&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 13&quot;&gt;13&lt;/a&gt;] B&#233;ly, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p.356&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh14&quot; name=&quot;nb14&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 14&quot;&gt;14&lt;/a&gt;] Voltaire, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;8e lettre philosophique&lt;/i&gt;, 1734&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh15&quot; name=&quot;nb15&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 15&quot;&gt;15&lt;/a&gt;] Bertrand de Jouvenel, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Du Pouvoir&lt;/i&gt;, Pluriel, p.308&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh16&quot; name=&quot;nb16&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 16&quot;&gt;16&lt;/a&gt;] B&#233;ly, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p.356&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh17&quot; name=&quot;nb17&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 17&quot;&gt;17&lt;/a&gt;] Pierre Goubert, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Louis XIV et vingt millions de Fran&#231;ais&lt;/i&gt;, Livre de poche, 1966, p.51&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh18&quot; name=&quot;nb18&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 18&quot;&gt;18&lt;/a&gt;] Bertrand de Jouvenel, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Du Pouvoir&lt;/i&gt;, Pluriel, p.316&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh19&quot; name=&quot;nb19&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 19&quot;&gt;19&lt;/a&gt;] Bluche, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op.cit.&lt;/i&gt;, p.70&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh20&quot; name=&quot;nb20&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 20&quot;&gt;20&lt;/a&gt;] De fa&#231;on &#233;vidente pour la noblesse, par le payement de la Paulette pour
les parlementaires&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh21&quot; name=&quot;nb21&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 21&quot;&gt;21&lt;/a&gt;] Article Parlement du dictionnaire Littr&#233;, &#233;dition 1863&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh22&quot; name=&quot;nb22&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 22&quot;&gt;22&lt;/a&gt;] Lucien B&#233;ly, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p.356&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh23&quot; name=&quot;nb23&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 23&quot;&gt;23&lt;/a&gt;] Bertrand de Jouvenel, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Du Pouvoir&lt;/i&gt;, collection Pluriel, p.304-305&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh24&quot; name=&quot;nb24&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 24&quot;&gt;24&lt;/a&gt;] Ce point sera soulign&#233; par Tocqueville dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'ancien r&#233;gime et la r&#233;volution&lt;/i&gt; (1856), o&#249; il &#233;crit du conseil du roi qu'il &#171; n'est point compos&#233; de grands seigneurs, mais de personnages de m&#233;diocre ou de basse naissance, d'anciens intendants et autres gens consomm&#233;s dans la -pratique des affaires, tous r&#233;vocables &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh25&quot; name=&quot;nb25&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 25&quot;&gt;25&lt;/a&gt;] Fran&#231;ois Lebrun, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le XVIIe si&#232;cle&lt;/i&gt;, Armand Colin, 1981, p.117&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh26&quot; name=&quot;nb26&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 26&quot;&gt;26&lt;/a&gt;] Pour une pr&#233;sentation de la pens&#233;e de Cardin le Bret, on pourra se r&#233;f&#233;rer &#224; l'&lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Cardin_Le_Bret&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;article Wikib&#233;ral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh27&quot; name=&quot;nb27&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 27&quot;&gt;27&lt;/a&gt;] Cardin Le Bret, Remontrance 10e faite &#224; l'ouverture du Parlement &#224; P&#226;ques 1614, in &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Recueil de plusieurs remontrances de M. Le Bret&lt;/i&gt;, 1689, Citation reprise par Philippe Nemo in &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire des id&#233;es politiques aux Temps modernes et contemporains&lt;/i&gt;, PUF, p.119&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh28&quot; name=&quot;nb28&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 28&quot;&gt;28&lt;/a&gt;] Voltaire, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lettres Philosophiques&lt;/i&gt;, 8e lettre, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le parlement&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh29&quot; name=&quot;nb29&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 29&quot;&gt;29&lt;/a&gt;] Roland Marx, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'Angleterre des r&#233;volutions&lt;/i&gt;, Armand Colin, 1973, p.16&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh30&quot; name=&quot;nb30&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 30&quot;&gt;30&lt;/a&gt;] Marx, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op.cit.&lt;/i&gt;, p.114&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh31&quot; name=&quot;nb31&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 31&quot;&gt;31&lt;/a&gt;] Marx, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p.111&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh32&quot; name=&quot;nb32&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 32&quot;&gt;32&lt;/a&gt;] Jouvenel, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p.307&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh33&quot; name=&quot;nb33&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 33&quot;&gt;33&lt;/a&gt;] M&#234;me si l'on ne peut pas parler de r&#233;volution &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;stricto sensu&lt;/i&gt; pour la Fronde&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh34&quot; name=&quot;nb34&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 34&quot;&gt;34&lt;/a&gt;] Margaret Thatcher, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;10 Downing Street:M&#233;moires&lt;/i&gt;, Albin Michel, 1993, p.618&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh35&quot; name=&quot;nb35&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 35&quot;&gt;35&lt;/a&gt;] On peut lire &#224; ce sujet l'&lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Constructivisme&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;article de Wikib&#233;ral&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh36&quot; name=&quot;nb36&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 36&quot;&gt;36&lt;/a&gt;] Naomi Klein, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism&lt;/i&gt;, Metropolitan Books, 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.contrepoints.org/IMG/jpg/10031547_The-Fronde-Battle-of-Faubourg-St-Antoine-Posters.jpg" length="18068" type="image/jpeg" />
		

	</item>



	<item>
		<title>Critique de Ma v&#233;rit&#233; sur la plan&#232;te</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/Critique-de-Ma-verite-sur-la.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.contrepoints.org/Critique-de-Ma-verite-sur-la.html</guid>
		<dc:date>2008-10-25T07:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lexington</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Environnement-et-ecologie-.html">Environnement et &#233;cologie</category>


		<description>En mati&#232;re d'environnement, l'alarmisme et le recours aux &#233;motions est malheureusement bien souvent la r&#232;gle. Les ouvrages qui entendent non pas imposer par des proc&#233;d&#233;s de terrorisme intellectuel leur v&#233;rit&#233; mais ouvrir un d&#233;bat sont donc toujours les bienvenus. L'ouvrage de Claude All&#232;gre, Ma v&#233;rit&#233; sur la plan&#232;te , en fait partie. &lt;br /&gt;Pr&#233;sentation &lt;br /&gt;Claude All&#232;gre, g&#233;ophysicien, est une autorit&#233; scientifique reconnue. Il a remport&#233; en 1986 le Prix Crafoord, l'&#233;quivalent du Nobel pour la g&#233;ologie. En 1987, (...)


-
&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Environnement-et-ecologie-.html" rel="directory"&gt;Environnement et &#233;cologie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton450.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;375&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;En mati&#232;re d'environnement, l'alarmisme et le recours aux &#233;motions est malheureusement bien souvent la r&#232;gle. Les ouvrages qui entendent non pas imposer par des proc&#233;d&#233;s de terrorisme intellectuel leur v&#233;rit&#233; mais ouvrir un d&#233;bat sont donc toujours les bienvenus. L'ouvrage de Claude All&#232;gre, Ma v&#233;rit&#233; sur la plan&#232;te , en fait partie.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;sentation&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude All&#232;gre, g&#233;ophysicien, est une autorit&#233; scientifique reconnue. Il a remport&#233; en 1986 le Prix Crafoord, l'&#233;quivalent du Nobel pour la g&#233;ologie. En 1987, c'est la m&#233;daille Wollaston qui vient r&#233;compenser ses travaux. En 1994, il re&#231;oit la m&#233;daille d'or du CNRS, la plus haute distinction scientifique fran&#231;aise. Il est aussi dans le trio de t&#234;te des scientifiques fran&#231;ais les plus publi&#233;s dans Science et Nature, les plus prestigieuses revues scientifiques. Il est membre des acad&#233;mies des sciences fran&#231;aise, am&#233;ricaine et indienne, ainsi que de la Royal Society. Parall&#232;lement &#224; cette carri&#232;re scientifique, il mena une carri&#232;re politique qui l'amena au conseil national du Parti socialiste et au poste de ministre de l'&#233;ducation nationale entre 1997 et 2000.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, il fait &#233;galement parler de lui par son refus du catastrophisme en mati&#232;re environnementale et son appel &#224; reconsid&#233;rer le dogme du r&#233;chauffement climatique, promu par une &#171; secte verte &#187; qui a tout int&#233;r&#234;t &#224; manier la peur. Cet ouvrage s'inscrit dans cette veine militante : &#171; Ma v&#233;rit&#233; sur la plan&#232;te a &#233;t&#233; &#233;crit initialement pour r&#233;agir contre une &#233;cologie fond&#233;e sur l'irrationnel, sur le r&#233;actionnel et finalement dirig&#233;e contre la civilisation &#187;. Premi&#232;re victime du plaidoyer de Claude All&#232;gre, Nicolas Hulot et son &#171; pacte &#233;cologique &#187;. &#201;galement vis&#233;s, les anti-OGM et, plus g&#233;n&#233;ralement, les adversaires du progr&#232;s scientifique de tout bord.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec une telle ligne directrice, le lecteur attach&#233; &#224; la libert&#233; de pens&#233;e et &#224; la confrontation des opinions ne peut qu'&#234;tre int&#233;ress&#233;. Le titre lui-m&#234;me n'est-il pas r&#233;v&#233;lateur ? Ma v&#233;rit&#233; sur la plan&#232;te. Ce que je pense vrai au vu de mes connaissances scientifiques et de l'usage de ma raison. Pas une v&#233;rit&#233; d'essence sup&#233;rieure, inspir&#233;e par une Nature divinis&#233;e et &#224; imposer par la force comme l'entendent Al Gore, les tenants de l'&#233;co-fascisme comme Pentti Linkola ou ceux voulant faire punir par la justice le &#171; n&#233;gationnisme &#187; &#224; propos du r&#233;chauffement climatique (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;sic&lt;/i&gt;). Claude All&#232;gre entend apporter sa pierre au d&#233;bat, non imposer sa version par la coercition au nom d'un id&#233;al quelconque. La d&#233;marche est &#233;minemment lib&#233;rale comme l'ont montr&#233; les travaux &#233;pist&#233;mologiques de Karl Popper ou Michael Polanyi [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-1&quot; name=&quot;nh1-1&quot; id=&quot;nh1-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] En particulier dans La logique de la libert&#233;, dont on trouvera une (...)' &gt;1&lt;/a&gt;]. Claude All&#232;gre revendique cette libert&#233; de pens&#233;e dans le domaine &#233;cologique dans l'ouvrage et c'est heureux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'oppos&#233; de cette d&#233;fense de la libert&#233; scientifique, il d&#233;crit en d&#233;tail la &#171; secte verte &#187; et ses membres. Parmi les &#171; gourous &#187; figurent le &#171; bon &#187;, Nicolas Hulot, la &#171; brute &#187;, Jos&#233; Bov&#233; et le &#171; truand &#187;, Al Gore, tous coupables de plus ou moins gros arrangements pour faire triompher leur foi [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-2&quot; name=&quot;nh1-2&quot; id=&quot;nh1-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] All&#232;gre, 2007, p.41 de l&amp;#39;&#233;dition ebook' &gt;2&lt;/a&gt;]. Car, All&#232;gre le souligne, cet &#233;cologisme extr&#234;me est une religion, voire une secte. Cette remarque est d'ailleurs faite sienne par Nicolas Hulot qui, parlant de l'&#233;cologie, n'h&#233;site pas &#224; la comparer &#224; une religion, dans laquelle &#171; il y a beaucoup de croyants et peu de pratiquants &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-3&quot; name=&quot;nh1-3&quot; id=&quot;nh1-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Hulot : &quot;C&amp;#39;en est fini du lib&#233;ralisme&quot; &#187;, Le Journal du Dimanche, 30 mars (...)' &gt;3&lt;/a&gt;]. Et les propos de Nicolas Hulot que cite Claude All&#232;gre ne sont pas pour rassurer le lecteur sur sa mod&#233;ration [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-4&quot; name=&quot;nh1-4&quot; id=&quot;nh1-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] All&#232;gre, 2007, p.32-33 de l&amp;#39;&#233;dition ebook' &gt;4&lt;/a&gt;] : &#171; La modernit&#233; a profan&#233; la sph&#232;re du sacr&#233; &#187;, ou &#171; le temps de l'information, du d&#233;bat, des controverses est r&#233;volu &#187;. All&#232;gre ne se limite pas &#224; Hulot, Bov&#233; ou Gore mais s'attaque pareillement aux scientifiques qui sont pr&#234;ts &#224; manier le catastrophisme pour faire parler d'eux et s'attirer des subventions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En r&#233;ponse &#224; l'obscurantisme ou au catastrophisme des membres de la &#171; secte verte &#187;, Claude All&#232;gre propose une &#233;cologie fond&#233;e sur le progr&#232;s scientifique et le refus de la peur. Si l'on peut parfois s'interroger sur un certain flou dans ses propositions, les grandes lignes en sont plus s&#233;duisantes que le n&#233;o-luddisme des premiers. All&#232;gre se fait par exemple l'avocat des OGM, seuls &#224; m&#234;me de r&#233;duire l'utilisation des engrais et d'&#233;conomiser les ressources en eau. De m&#234;me pour l'&#233;nergie nucl&#233;aire, que les &#233;cologistes coh&#233;rents devraient soutenir vus les rejets de CO2 qu'elle permet d'&#233;viter. Il se fait aussi, malheureusement, l'avocat de grands plans aux noms pompeux pour des causes plus ou moins justes, voire techniquement peu viables comme les piles &#224; hydrog&#232;ne. Convaincu des bienfaits de la voiture hybride ou de la voiture &#233;lectrique, il demande leur g&#233;n&#233;ralisation avec l'aide de l'Etat, alors que l'histoire nous montre que cette aide a rarement eu un effet positif. La voiture hybride n'a pas d&#233;coll&#233; avec l'intervention &#233;tatique mais par le jeu du march&#233;, quand Toyota commercialisa la Prius. Claude All&#232;gre l'oublie et reste prisonnier des sch&#233;mas intellectuels &#233;tatistes, pourtant notoirement inefficaces. Des propositions bien peu lib&#233;rales parfois donc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela relativise l'int&#233;r&#234;t du message pour un prix lib&#233;ral, d''autant plus quand des passages r&#233;solument antilib&#233;raux jalonnent le livre de fa&#231;on un peu incongrue. Ainsi, Claude All&#232;gre ne rechigne pas &#224; &#233;crire : &#171; Que les &#233;cologistes de tous bords sachent bien que le premier produit qui pollue la plan&#232;te c'est l'argent ! En &#233;cologie comme ailleurs &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-5&quot; name=&quot;nh1-5&quot; id=&quot;nh1-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] All&#232;gre, 2007, p.44 de l&amp;#39;&#233;dition ebook' &gt;5&lt;/a&gt;]. Dur de voir dans ce combat la moindre once de lib&#233;ralisme !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; ce dernier point, All&#232;gre nous donne un livre enlev&#233;, plein de d&#233;termination. C'est le revers du titre que nous venons de saluer ; ma v&#233;rit&#233; est tr&#232;s tranch&#233;e, ne laisse que peu de place &#224; certaines pr&#233;occupations pourtant juste du mouvement &#233;cologiste. La question du recyclage par exemple, qu'All&#232;gre soutient, n'est trait&#233; que bien tardivement et succinctement. De m&#234;me, certaines exag&#233;rations, si elles sont utiles pour une &#339;uvre pol&#233;mique, peuvent nuire au s&#233;rieux g&#233;n&#233;ral de l'ouvrage.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pourquoi nominer &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ma v&#233;rit&#233; sur la plan&#232;te&lt;/i&gt; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me si Claude All&#232;gre n'a pas remport&#233;, cette ann&#233;e du moins, le prix Wikib&#233;ral, on pourrait se demander pourquoi un prix du livre lib&#233;ral devrait r&#233;compenser un travail sur l'environnement. Parmi les nomin&#233;s figurait en outre &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;C'est trop tard pour la terre&lt;/i&gt; de &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/C%C3%A9cile_Philippe&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;C&#233;cile Philippe&lt;/a&gt; de l'Institut Economique Molinari [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-6&quot; name=&quot;nh1-6&quot; id=&quot;nh1-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] C&#233;cile Philippe, C&amp;#39;est trop tard pour la terre, JC Latt&#232;s, 2007, ISBN (...)' &gt;6&lt;/a&gt;], preuve d'un tropisme lib&#233;ral pour les questions environnementales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La volont&#233; de promouvoir la libert&#233; de pens&#233;e dans le champ scientifique face aux dogmes religieux ou apparent&#233;s ne suffit pas &#224; expliquer cet attrait. Si la question &#233;cologique int&#233;resse et parfois inqui&#232;te les lib&#233;raux, c'est que leur sensibilit&#233; aux menaces sur la libert&#233; leur fait voir avec plus d'acuit&#233; que d'autres combien les mesures les plus extr&#234;mes des &#233;cologistes mettent en p&#233;ril les fondements de nos d&#233;mocraties lib&#233;rales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut se garder de tout catastrophisme et ne pas faire de n'importe quel amoureux de la nature un totalitaire en puissance. Cependant, l'environnement peut &#234;tre le pr&#233;texte &#224; une nouvelle augmentation du pouvoir et &#224; des d&#233;rives dangereuses de la part des personnes les plus assoiff&#233;es de puissance. M&#234;me les personnes les mieux intentionn&#233;es ne sauraient tr&#232;s probablement pas g&#233;rer les pouvoirs immenses dont certains &#233;cologistes voudraient voir dot&#233;s les gardiens l'&#233;cologiquement correct. Souvenons-nous de Lord Acton : &#171; le pouvoir absolu corrompt absolument &#187;. Si Nicolas Hulot exprime son admiration pour Olivier Besancenot [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-7&quot; name=&quot;nh1-7&quot; id=&quot;nh1-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[7] &#171; Hulot : &quot;C&amp;#39;en est fini du lib&#233;ralisme&quot; &#187;, Le Journal du Dimanche, 30 mars (...)' &gt;7&lt;/a&gt;], ce n'est pas par hasard. Si l'extr&#234;me droite avec en particulier le GRECE d'Alain de Benoist a fait de la d&#233;croissance son cheval de bataille , ce n'est pas un hasard. En conf&#233;rant &#224; l'&#201;tat des pouvoirs sans limites au nom de la protection de l'environnement, on ne fait qu'attirer ceux qui veulent plus de pouvoir personnel pour appliquer leurs id&#233;ologies liberticides et mortif&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Claude All&#232;gre est malheureusement trop discret sur ce point, et c'est l'un des manques essentiels de son ouvrage. Il cantonne g&#233;n&#233;ralement la question &#224; l'&#233;conomie, &#233;crivant ainsi : &#171; Le pacte de Nicolas Hulot conduirait la France &#224; r&#233;gresser d'un demi-si&#232;cle. Ce catastrophisme &#233;clair&#233; [...] cr&#233;erait chaque ann&#233;e plusieurs centaines de milliers de ch&#244;meurs et conduirait &#224; mettre en place un syst&#232;me de rationnement comme nous n'en avons pas connu depuis l'occupation allemande &#187;. De m&#234;me, les mesures pr&#244;n&#233;es par le conseiller de Hulot Jean-Marc Jancovici (limitation &#224; un voyage en avion par an, limitation des distances autoris&#233;es en voiture, etc.) ne sont attaqu&#233;es que sur leurs cons&#233;quences &#233;conomiques n&#233;fastes. Mais &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;quid&lt;/i&gt; du v&#233;ritable assignement &#224; r&#233;sidence qu'elles repr&#233;sentent ? Face &#224; ce qui est une introduction du passeport int&#233;rieur, l'argument &#233;conomique est bien insuffisant ! L'argumentation de Claude All&#232;gre oublie l'essentiel et surtout est tr&#232;s facilement parable par des arguments &#233;conomiques flous. A l'inverse, la menace sur les libert&#233;s essentielles que sont la libert&#233; de circulation ou la libert&#233; de pens&#233;e est, elle, av&#233;r&#233;e et souvent revendiqu&#233;e. Claude All&#232;gre ne les mets en avant qu'en passant [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-8&quot; name=&quot;nh1-8&quot; id=&quot;nh1-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[8] Page 33 de l&amp;#39;&#233;dition ebook par exemple, il &#233;crit, dans une incise, &#171; La (...)' &gt;8&lt;/a&gt;] et c'est regrettable, &#233;tant donn&#233; le risque r&#233;el que des id&#233;ologies comme la d&#233;croissance ou l'&#233;co-fascisme font peser sur nos libert&#233;s individuelles. Le pr&#233;sident tch&#232;que V&#225;clav Klaus l'a fait de fa&#231;on autrement plus claire lors de la remise du prix Nobel de la paix &#224; Al Gore : Quand Claude All&#232;gre pointait les approximations de l'ancien vice-pr&#233;sident, Klaus d&#233;clarait : &#171; Qu'Al Gore mette en doute les piliers de la civilisation actuelle n'apporte pas trop &#224; la paix &#187; [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-9&quot; name=&quot;nh1-9&quot; id=&quot;nh1-9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[9] &#171; Le prix Nobel de la Paix ne fait pas l&amp;#39;unanimit&#233; &#187;, site du Nouvel (...)' &gt;9&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;All&#232;gre, un lib&#233;ral ?&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette critique de Ma v&#233;rit&#233; sur la plan&#232;te est l'occasion de se pencher plus en d&#233;tails sur le &#171; cas All&#232;gre &#187; et sur l'aura qu'il a acquis dans les cercles lib&#233;raux. Apr&#232;s tout, n'a-t-il pas &#233;t&#233; nomin&#233; pour le prix liberaux.org et pour le prix Wikib&#233;ral ? Alors All&#232;gre, un lib&#233;ral qui s'ignore ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certes, quelques mesures peuvent parler aux lib&#233;raux : lutter contre l'isolement de l'universit&#233; fran&#231;aise et permettre un rapprochement du syst&#232;me &#233;ducatif du reste de la soci&#233;t&#233;, en particulier des entreprises. De m&#234;me sa phrase c&#233;l&#232;bre sur la n&#233;cessit&#233; de &#171; d&#233;graisser le mammouth &#187; montra des pr&#233;occupations de meilleure gestion de l'Etat. Mais &#233;tait-ce la meilleure fa&#231;on de faire ou une bravade qui, &#224; l'inverse, a bloqu&#233; la situation ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'image de lib&#233;ral qu'on associe parfois &#224; All&#232;gre ne tient en effet pas longtemps face &#224; l'analyse des faits. Prenons quelques exemples r&#233;cents : le 5 mai 2008, il d&#233;fend lors d'un d&#233;bat sur France 2 un grand &#171; plan mondial &#187; pour l'agriculture. On peut se demander si le recours &#224; la planification par un gouvernement mondial fait vraiment partie du canon lib&#233;ral. De m&#234;me, lors d'un d&#233;bat face &#224; Nicolas Baverez [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-10&quot; name=&quot;nh1-10&quot; id=&quot;nh1-10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[10] Le simple fait de l&amp;#39;opposer &#224; Nicolas Baverez, figure associ&#233;e au (...)' &gt;10&lt;/a&gt;] pour le journal L'Express, il d&#233;clare que &#171; le keyn&#233;sianisme triomphe partout o&#249; il est appliqu&#233; &#187; (sic), se fait l'avocat d'un march&#233; &#171; encadr&#233; &#187; au niveau mondial et d'une banque centrale qui ne se concentre pas uniquement sur l'inflation [&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nb1-11&quot; name=&quot;nh1-11&quot; id=&quot;nh1-11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[11] R&#233;guler le lib&#233;ralisme ? &#187;, L&amp;#39;Express, d&#233;bat entre Nicolas Baverez et (...)' &gt;11&lt;/a&gt;]. L&#224; encore, on est bien loin des id&#233;es lib&#233;rales&#8230;
Certes, Claude All&#232;gre a des positions plus proches des positions lib&#233;rales sur certains sujets que Jean-Luc M&#233;lenchon. Mais faire l&#233;g&#232;rement mieux que le niveau moyen du PS ou de l'UMP en mati&#232;re de lib&#233;ralisme, est-ce vraiment un exploit ? Surement pas un exploit suffisant en tout cas. Les mots ont un sens et dire de Claude All&#232;gre qu'il est lib&#233;ral participe du m&#234;me genre de perversion du langage que quand Nicolas Sarkozy ou Bertrand Delano&#235; se disent lib&#233;raux. C'est se montrer complice du m&#234;me mouvement qui a perverti le sens originel de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;liberal&lt;/i&gt; dans la langue anglaise. Sauf &#224; vouloir &#234;tre associ&#233; aux cons&#233;quences n&#233;fastes de l'interventionnisme socialisme, les lib&#233;raux devraient donc r&#233;fl&#233;chir &#224; deux fois avant de faire de Claude All&#232;gre un des leurs. Son combat contre l'obscurantisme soit disant &#233;cologique rejoint notre combat pour la libert&#233;, c'est d&#233;j&#224; bien, mais n'en faisons pas le nouveau h&#233;raut du lib&#233;ralisme !&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pour aller plus loin&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Sylvie Brunel, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A qui profite le d&#233;veloppement durable ?&lt;/i&gt;, Larousse, 2008, ISBN 2035839726&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Laurent Cabrol, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Climat : et si la Terre s'en sortait toute seule ?&lt;/i&gt;, Le Cherche Midi, 2008, 141 pages, ISBN 274911196X&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Michael Crichton, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Etat d'urgence&lt;/i&gt;, Pocket, 2007, ISBN 2266165747&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Christian G&#233;rondeau, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ecologie, la grande arnaque&lt;/i&gt;, Albin Michel, 2007, 277 pages, ISBN 2226179399&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Jean de Kervasdou&#233;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les pr&#234;cheurs de l'apocalypse&lt;/i&gt;, Plon, 2007, 254 pages, ISBN 2259204384&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* V&#225;clav Klaus, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Modr&#225;, nikoli zelen&#225; planeta&lt;/i&gt;, Doko&#345;&#225;n, 2007, 164 pages&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Pierre Kohler, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'imposture verte : Sevezo, ozone, amiante, dioxine, pluies acides&lt;/i&gt;, Albin Michel, 2002, 280 pages, ISBN 2226132767&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Sophie Lepault, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut d&#233;sob&#233;ir &#224; Bov&#233;&lt;/i&gt;, La Martini&#232;re, 2005, 233 pages, ISBN 2846751617&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Bj&#248;rn Lomborg, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;cologiste sceptique&lt;/i&gt;, Le Cherche Midi, 2004, 742 pages, ISBN 2749101840&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* C&#233;cile Philippe, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;C'est trop tard pour la terre&lt;/i&gt;, JC Latt&#232;s, 2007, ISBN 2709629104
* Guy Sorman, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le progr&#232;s et ses ennemis&lt;/i&gt;, Fayard, 2001, ISBN 221361007X
* Recueil d'articles du National Post canadien, &#171; The Deniers &#187; : &lt;a href=&quot;http://www.nationalpost.com/story.html?id=22003a0d-37cc-4399-8bcc-39cd20bed2f6&amp;k=0&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.nationalpost.com/story.html ?id=22003a0d-37cc-4399-8bcc-39cd20bed2f6&amp;k=0&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_42 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/jpg/ma-verite-sur-la-planete-claude-allegre.jpg&quot; title='JPG - 49.3 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L105xH170/ma-verite-sur-la-planete-claude-allegre-34bbe-bdb58.jpg' width='105' height='170' alt='JPG - 49.3 ko' style='height:170px;width:105px;' class='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ma v&#233;rit&#233; sur la plan&#232;te&lt;/i&gt;, de Claude All&#232;gre, Plon, 237 pages, 2007.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2259206751?ie=UTF8&amp;tag=liberauxorg-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=19458&amp;creativeASIN=2259206751&quot;&gt;Acheter sur Amazon&lt;/a&gt;&lt;img src=&quot;http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=liberauxorg-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=2259206751&quot; width='1' height='1' border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; style='height:1px;width:1px;border:none !important; margin:0px !important;' /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-1&quot; name=&quot;nb1-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] En particulier dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La logique de la libert&#233;&lt;/i&gt;, dont on trouvera une &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/La_Logique_de_la_libert%C3%A9&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;pr&#233;sentation&lt;/a&gt; sur l'encyclop&#233;die Wikib&#233;ral&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-2&quot; name=&quot;nb1-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] All&#232;gre, 2007, p.41 de l'&#233;dition ebook&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-3&quot; name=&quot;nb1-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Hulot : &quot;C'en est fini du lib&#233;ralisme&quot; &#187;, Le Journal du Dimanche, 30 mars 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-4&quot; name=&quot;nb1-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] All&#232;gre, 2007, p.32-33 de l'&#233;dition ebook&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-5&quot; name=&quot;nb1-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] All&#232;gre, 2007, p.44 de l'&#233;dition ebook&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-6&quot; name=&quot;nb1-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] C&#233;cile Philippe, C'est trop tard pour la terre, JC Latt&#232;s, 2007, ISBN 2709629104&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-7&quot; name=&quot;nb1-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] &#171; Hulot : &quot;C'en est fini du lib&#233;ralisme&quot; &#187;, Le Journal du Dimanche, 30 mars 2008&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-8&quot; name=&quot;nb1-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;] Page 33 de l'&#233;dition ebook par exemple, il &#233;crit, dans une incise, &#171; La d&#233;mocratie, la libert&#233; de parole auraient-elles fait leur temps ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-9&quot; name=&quot;nb1-9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;] &#171; Le prix Nobel de la Paix ne fait pas l'unanimit&#233; &#187;, &lt;a href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20071013.OBS9628/le_prix_nobel_de_la_paixne_fait_pas_lunanimite.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;site du Nouvel Observateur&lt;/a&gt;, 13 octobre 2007&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-10&quot; name=&quot;nb1-10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;] Le simple fait de l'opposer &#224; Nicolas Baverez, figure associ&#233;e au lib&#233;ralisme par les journaux, montre que le journaliste ne range pas All&#232;gre dans cette cat&#233;gorie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/#nh1-11&quot; name=&quot;nb1-11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-11&quot;&gt;11&lt;/a&gt;] R&#233;guler le lib&#233;ralisme ? &#187;, L'Express, d&#233;bat entre Nicolas Baverez et Claude All&#232;gre, 22 juin 2006&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;Illustration sous licence Creative Commons : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/softpixtechie/1838541043/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Global Warming. The Earth became the newest Waterworld.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Prix Wikib&#233;ral 2008</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/Prix-Wikiberal-2008.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.contrepoints.org/Prix-Wikiberal-2008.html</guid>
		<dc:date>2008-10-17T10:02:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Copeau</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Edito-.html">Edito</category>


		<description>Nous avons le plaisir de vous pr&#233;senter les M&#233;langes en l'honneur des Racines de la libert&#233;, le d&#233;bat fran&#231;ais oubli&#233;, 1689-1789, paru chez Perrin l'an dernier et laur&#233;at du prix Wikib&#233;ral 2008. &lt;br /&gt;L'auteur de l'ouvrage prim&#233; est Jacques de Saint Victor, docteur en histoire du droit et avocat. Il devient par la suite chroniqueur au Figaro &#201;conomie &#224; partir de 1995, puis critique litt&#233;raire au Figaro Litt&#233;raire depuis 2005. Il est &#233;galement historien des id&#233;es et ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'Universit&#233; Paris (...)


-
&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Edito-.html" rel="directory"&gt;Edito&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton449.png&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;441&quot; height=&quot;600&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous avons le plaisir de vous pr&#233;senter les &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;M&#233;langes&lt;/i&gt; en l'honneur des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Racines de la libert&#233;, le d&#233;bat fran&#231;ais oubli&#233;, 1689-1789&lt;/i&gt;, paru chez Perrin l'an dernier et laur&#233;at du &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Prix_Wikiberal&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;prix Wikib&#233;ral&lt;/a&gt; 2008.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'auteur de l'ouvrage prim&#233; est &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Jacques_de_Saint-Victor&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Jacques de Saint Victor&lt;/a&gt;, docteur en histoire du droit et avocat. Il devient par la suite chroniqueur au Figaro &#201;conomie &#224; partir de 1995, puis critique litt&#233;raire au Figaro Litt&#233;raire depuis 2005. Il est &#233;galement historien des id&#233;es et ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'Universit&#233; Paris VIII.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est aussi membre du comit&#233; de r&#233;daction de la revue &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Cit&#233;s&lt;/i&gt; et auteur de plusieurs essais sur l'histoire des id&#233;es politiques, les syst&#232;mes de droit et la pens&#233;e lib&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Les Racines de la libert&#233;&lt;/i&gt;, Saint Victor explore les origines du discours de la libert&#233; en France avant la &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/a&gt; de 1789. La d&#233;rive absolutiste du r&#233;gime monarchique fran&#231;ais nourrit des critiques et des solutions alternatives, en particulier parmi la noblesse d'&#233;p&#233;e, mise &#224; l'&#233;cart du pouvoir par les monarques. Ces critiques se nourrissent non &#224; une source mais &#224; deux sources diff&#233;rentes, que l'auteur r&#233;sume ainsi : &#171; &#192; c&#244;t&#233; de l'h&#233;ritage individualiste qui part des droits de l'individu &#224; l'&#233;tat de nature (Locke) et conduit &#224; l'&#201;tat lib&#233;ral du XIXe si&#232;cle &#187;, on trouve une &#171; tradition divergente, inspir&#233;e de l'humanisme civique de la Renaissance (Machiavel, Guichardin, [..] qui se r&#233;clame de l'id&#233;al n&#233;oromain et surtout du civisme de certaines cit&#233;s italiennes du Moyen &#194;ge, reposant sur l'autonomie des citoyens par la participation politique &#224; la vie de la cit&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette critique qui cherche &#224; associer la noblesse &#224; l'exercice du pouvoir s'inspire bien souvent des &#171; libert&#233;s germaniques &#187; du Haut Moyen-&#194;ge : Un souverain &#233;lu par les guerriers, confort&#233; dans son pouvoir r&#233;guli&#232;rement et assist&#233; d'assembl&#233;es (les champs de mars et de mai).&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_43 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/pdf/melanges_Racines_de_la_liberte-2.pdf&quot; title='PDF - 1.6 Mo' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-d7486.png' width='52' height='52' alt='PDF - 1.6 Mo' style='height:52px;width:52px;' class=' format_png' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous vous invitons &#224; lire ce modeste recueil et vous souhaitons par avance une bonne lecture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Dossier : la crise des subprimes</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/Dossier-la-crise-des-subprimes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.contrepoints.org/Dossier-la-crise-des-subprimes.html</guid>
		<dc:date>2008-10-16T12:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Copeau</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Crise-des-subprimes-.html">Crise des subprimes</category>


		<description>Nous vous proposons un dossier consacr&#233; &#224; la crise des subprimes, qui s'est mu&#233;e en crise financi&#232;re majeure. &lt;br /&gt;Crise du lib&#233;ralisme ou crise de l'interventionnisme ?, par Aur&#233;lien V&#233;ron &lt;br /&gt;Les causes immobili&#232;res et fonci&#232;res de la crise du subprime, par Vincent B&#233;nard &lt;br /&gt;Les racines de la finance exub&#233;rante, par J&#246;rg Guido H&#252;lsmann &lt;br /&gt;Finances : la crise r&#233;v&#233;latrice, par Jacques Bichot &lt;br /&gt;Un peu d'histoire..., par Jacques Garello &lt;br /&gt;Crise financi&#232;re : Entre r&#233;glementation et libert&#233; (...)


-
&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Crise-des-subprimes-.html" rel="directory"&gt;Crise des subprimes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton438.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;345&quot; height=&quot;200&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;Nous vous proposons un dossier consacr&#233; &#224; la crise des subprimes, qui s'est mu&#233;e en crise financi&#232;re majeure.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Crise-du-liberalisme-ou-crise-de-l.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Crise du lib&#233;ralisme ou crise de l'interventionnisme ?&lt;/a&gt;, par Aur&#233;lien V&#233;ron&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Les-causes-immobilieres-et.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Les causes immobili&#232;res et fonci&#232;res de la crise du subprime&lt;/a&gt;, par Vincent B&#233;nard&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Les-racines-de-la-finance.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Les racines de la finance exub&#233;rante&lt;/a&gt;, par J&#246;rg Guido H&#252;lsmann&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Finances-la-crise-revelatrice.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Finances : la crise r&#233;v&#233;latrice&lt;/a&gt;, par Jacques Bichot&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Un-peu-d-histoire.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Un peu d'histoire...&lt;/a&gt;, par Jacques Garello&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Crise-financiere-Entre.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Crise financi&#232;re : Entre r&#233;glementation et libert&#233; d'entreprendre&lt;/a&gt;, par Bernard Zimmern&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/L-echec-d-un-Etat-pas-assez.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;L'&#233;chec d'un Etat pas assez lib&#233;ral&lt;/a&gt;, par Pascal Salin&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Paulson-s-scheme.html?var_mode=calcul&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Paulson's Scheme&lt;/a&gt;, par George Brague (english)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Banques-regulation-liberalisme-et.html?var_mode=calcul&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Banques, r&#233;gulation, lib&#233;ralisme et toutes ces sortes de choses&lt;/a&gt;, par Liberal&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Crise-financiere-les-partisans-de.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Crise financi&#232;re : les partisans de Friedman se rangent du c&#244;t&#233; de Marx&lt;/a&gt;, par Martin Masse&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/Liens-interessants.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Liens int&#233;ressants&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Crise financi&#232;re : les partisans de Friedman se rangent du c&#244;t&#233; de Marx</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/Crise-financiere-les-partisans-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.contrepoints.org/Crise-financiere-les-partisans-de.html</guid>
		<dc:date>2008-10-16T11:55:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martin Masse</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Crise-des-subprimes-.html">Crise des subprimes</category>


		<description>Dans son Manifeste du Parti communiste publi&#233; en 1848, Karl Marx proposait dix mesures devant &#234;tre mises en vigueur apr&#232;s la prise du pouvoir par le prol&#233;tariat dans le but de centraliser tous les instruments de production aux mains de l'&#201;tat. L'une d'entre elles, la cinqui&#232;me, visait la &#171; centralisation du cr&#233;dit entre les mains de l'&#201;tat, au moyen d'une banque nationale, dont le capital appartiendra &#224; l'&#201;tat et qui jouira d'un monopole exclusif &#187;. &lt;br /&gt;S'il devait revenir aujourd'hui d'entre les morts, (...)


-
&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Crise-des-subprimes-.html" rel="directory"&gt;Crise des subprimes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton448.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;338&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Manifeste du Parti communiste&lt;/i&gt; publi&#233; en 1848, &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Marx&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Karl Marx&lt;/a&gt; proposait dix mesures devant &#234;tre mises en vigueur apr&#232;s la prise du pouvoir par le prol&#233;tariat dans le but de centraliser tous les instruments de production aux mains de l'&#201;tat. L'une d'entre elles, la cinqui&#232;me, visait la &#171; centralisation du cr&#233;dit entre les mains de l'&#201;tat, au moyen d'une banque nationale, dont le capital appartiendra &#224; l'&#201;tat et qui jouira d'un monopole exclusif &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'il devait revenir aujourd'hui d'entre les morts, Marx serait sans doute ravi de d&#233;couvrir que la plupart des &#233;conomistes et des commentateurs financiers, y compris nombre d'entre eux qui pr&#233;tendent &#234;tre en faveur de march&#233;s libres, s'accordent avec lui sur ce point.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On constate en effet que des analystes d'organismes r&#233;put&#233;s pour d&#233;fendre habituellement des politiques &#233;conomiques lib&#233;rales, de m&#234;me que des commentateurs dans les pages du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Wall Street Journal&lt;/i&gt; et du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;National Post&lt;/i&gt;, semblent renier leurs positions traditionnelles ces derniers temps. Ils se sont prononc&#233;s en faveur d'injections massives de liquidit&#233;s dans les march&#233;s par les banques centrales, de la prise de contr&#244;le par le gouvernement am&#233;ricain d'institutions financi&#232;res g&#233;antes, ainsi que du plan de sauvetage de 700 milliards $ qui vient d'&#233;chouer au Congr&#232;s. Certaines des m&#234;mes voix plaidaient pour des interventions similaires lorsque la bulle des dotcom a &#233;clat&#233; en 2001.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Qu'est-ce qui a bien pu arriver aux descendants de mes opposants lib&#233;raux ? &#187;, se demanderait sans doute Marx.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; premi&#232;re vue, quiconque comprend le fonctionnement d'une &#233;conomie de march&#233; peut facilement voir que quelque chose ne tourne pas rond dans ces positions. Les imp&#244;ts qui devront &#234;tre pr&#233;lev&#233;s pour financer ce plan permettront sans doute de maintenir certaines compagnies &#224; flot, mais ils d&#233;tourneront des capitaux, tueront des emplois et rendront des entreprises moins rentables ailleurs dans l'&#233;conomie. Accro&#238;tre la masse mon&#233;taire a le m&#234;me effet. Il s'agit d'une taxe invisible qui redistribue les ressources &#224; ceux qui ont accumul&#233; des dettes et qui ont fait de mauvais placements.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourquoi alors jeter par-dessus bord cette analyse parfaitement correcte d&#232;s qu'on constate des soubresauts un peu trop forts sur les march&#233;s ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La justification pour intervenir semble toujours s'appuyer sur la peur de revivre la Grande D&#233;pression. Si nous laissons trop d'institutions s'effondrer pour cause d'insolvabilit&#233;, nous dit-on, il y a risque d'un effondrement g&#233;n&#233;ralis&#233; des march&#233;s financiers, ce qui entra&#238;nerait un ass&#232;chement complet des flux de cr&#233;dit et des effets catastrophiques sur tous les secteurs de la production. Cette opinion, que partagent Ben Bernanke, Henry Paulson, et une bonne partie de l'establishment politique et &#233;conomique de droite, se fonde sur la th&#232;se de &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Milton_Friedman&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Milton Friedman&lt;/a&gt; selon laquelle la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale aurait provoqu&#233; la &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Grande_d%C3%A9pression&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;D&#233;pression&lt;/a&gt; en n'injectant pas suffisamment d'argent dans le syst&#232;me financier suite au crash de 1929.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est une position qui semble, au premier abord, s'appuyer sur des arguments plut&#244;t lib&#233;raux. Les politiques malavis&#233;es de la Fed, une cr&#233;ature de l'&#201;tat, de m&#234;me qu'une mauvaise r&#233;glementation impos&#233;e au secteur financier, seraient responsables de la crise. La n&#233;cessit&#233; de r&#233;pondre &#224; cette situation d'urgence et de maintenir le bon fonctionnement des march&#233;s prennent la priorit&#233; sur les pr&#233;occupations concernant le fardeau fiscal et l'inflation mon&#233;taire. Cette approche est cens&#233;e se distinguer de celle des keyn&#233;siens, qui proposent &#233;trangement les m&#234;mes solutions m&#234;me si leur analyse des causes de la crise est diff&#233;rente.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il existe cependant une autre approche qui ne fait aucun compromis avec les principes du libre march&#233; et qui explique de mani&#232;re coh&#233;rente pourquoi nous nous retrouvons constamment dans ces situations de bulle financi&#232;re suivie d'un effondrement. Elle se concentre sur la proposition No 5 de Marx : le contr&#244;le &#233;tatique sur le capital.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis des d&#233;cennies d&#233;j&#224;, les &#233;conomistes de l'&lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/%C3%89cole_autrichienne&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&#233;cole autrichienne&lt;/a&gt; nous mettent en garde contre les cons&#233;quences n&#233;fastes d'avoir un syst&#232;me de banque centrale fond&#233; sur une monnaie fiduciaire, c'est-&#224;-dire une monnaie qui ne s'appuie sur aucune contrepartie m&#233;tallique comme l'or et qui peut facilement &#234;tre manipul&#233;e. En plus de ses d&#233;savantages &#233;vidents (hausses constantes des prix, d&#233;pr&#233;ciation de la monnaie, etc.), ce syst&#232;me se caract&#233;rise par un cr&#233;dit facile et des taux d'int&#233;r&#234;t maintenus artificiellement bas, ce qui envoie des signaux de march&#233; fauss&#233;s aux investisseurs et exacerbe les cycles &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Non seulement la banque centrale cr&#233;e-t-elle constamment de l'argent &#224; partir de rien, mais le syst&#232;me de r&#233;serves fractionnaires permet aux institutions financi&#232;res d'augmenter encore plus la quantit&#233; de cr&#233;dit qui circule dans l'&#233;conomie. Lorsque la cr&#233;ation mon&#233;taire est soutenue, une bulle financi&#232;re &#233;merge qui se nourrit d'elle-m&#234;me, des prix plus &#233;lev&#233;s permettant aux propri&#233;taires de titres gonfl&#233;s de d&#233;penser et d'emprunter davantage, ce qui am&#232;ne une cr&#233;ation additionnelle de cr&#233;dit, ce qui fait grimper encore plus les prix, et ainsi de suite.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; mesure que les prix deviennent de plus en plus fauss&#233;s, des malinvestissements, soit des investissements qui n'auraient pas &#233;t&#233; faits dans les conditions normales du march&#233;, finissent par s'accumuler. Malgr&#233; cela, les institutions financi&#232;res ont une incitation &#224; embarquer dans cette fr&#233;n&#233;sie d'endettement irresponsable, sinon elles pourraient perdre des parts de march&#233;. La surabondance de &#171; liquidit&#233;s &#187; fait en sorte que des d&#233;cisions de plus en plus risqu&#233;es sont prises dans le but d'accro&#238;tre les rendements, et l'effet de levier atteint des niveaux dangereusement &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Durant cette phase de sp&#233;culation exacerb&#233;e, tout le monde semble croire que le boom se poursuivra ind&#233;finiment. Les seuls qui pr&#233;disent que cela finira mal sont les Autrichiens, comme &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Hayek&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Friedrich Hayek&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.wikiberal.org/wiki/Mises&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Ludwig von Mises&lt;/a&gt; l'ont fait avant le crash de 1929, et leurs disciples au cours des derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que doit-on faire lorsque ce ch&#226;teau de cartes commence &#224; s'effondrer, soit &#224; cause d'une s&#233;rie de faillites ou parce que la banque centrale craint de perdre le contr&#244;le de l'inflation ? Il est &#233;vident que le cr&#233;dit va s'amenuiser, puisque tout le monde voudra se retirer des projets trop risqu&#233;s, demandera le remboursement des pr&#234;ts ou placera ses fonds dans des endroits plus s&#233;curitaires. On n'en sort pas : les malinvestissements doivent &#234;tre liquid&#233;s ; les prix doivent retomber &#224; des niveaux plus r&#233;alistes ; et les ressources engag&#233;es dans des projets improductifs doivent &#234;tre lib&#233;r&#233;es et transf&#233;r&#233;es &#224; des secteurs o&#249; il existe une demande r&#233;elle. Ce n'est qu'&#224; ce moment que les capitaux redeviendront de nouveau disponibles pour des investissements profitables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les partisans de Milton Friedman, qui n'ont jamais d&#233;velopp&#233; de notion de malinvestissement et qui ne soul&#232;vent jamais de pr&#233;occupations pendant le boom, ne comprennent pas non plus pourquoi il m&#232;ne in&#233;vitablement &#224; un crash. Ils ne voient que l'ass&#232;chement du cr&#233;dit et bl&#226;me la Fed de ne pas avoir suffisamment inject&#233; de liquidit&#233;s pour le pr&#233;venir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut toutefois comprendre que les banques centrales et les gouvernements n'ont pas le pouvoir de transformer des investissements non rentables en investissements rentables. Ils ne peuvent forcer les institutions &#224; pr&#234;ter davantage alors qu'elles sont dans une situation aussi pr&#233;caire. C'est pourquoi lancer de l'argent sur le probl&#232;me ne r&#232;gle absolument rien. Les injections de liquidit&#233;s par la Fed ont d&#233;but&#233; il y a plus d'une ann&#233;e et n'ont aucunement r&#233;ussi &#224; emp&#234;cher une d&#233;t&#233;rioration de la situation. De telles mesures n'ont pour effet que de retarder les r&#233;ajustements du march&#233; et de transformer ce qui devrait &#234;tre une courte r&#233;cession en marasme prolong&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Friedman &#8211; qui, contrairement &#224; sa r&#233;putation, n'&#233;tait pas un ennemi acharn&#233; de l'inflation mon&#233;taire, mais proposait simplement une fa&#231;on de mieux la contr&#244;ler en temps normal &#8211; avait non seulement une compr&#233;hension d&#233;ficiente des cycles &#233;conomiques, mais il avait tort en affirmant que la Fed n'&#233;tait pas suffisamment intervenu durant la D&#233;pression. Elle a tent&#233; &#224; plusieurs reprises de gonfler la quantit&#233; de cr&#233;dit, mais celle-ci a tout de m&#234;me diminu&#233; pour diff&#233;rentes raisons. Il s'agit l&#224; d'une diff&#233;rence d'interpr&#233;tation cruciale entre les &#233;coles autrichienne et de Chicago.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme Friedrich Hayek l'a &#233;crit en 1932, &#171; Au lieu d'encourager la liquidation in&#233;vitable des malinvestissements provoqu&#233;s par le boom au cours des trois derni&#232;res ann&#233;es, tous les moyens concevables ont &#233;t&#233; utilis&#233;s pour emp&#234;cher que ce r&#233;ajustement se fasse ; et l'un de ces moyens, qui a &#233;t&#233; essay&#233; &#224; plusieurs reprises bien que sans succ&#232;s, des premi&#232;res jusqu'aux plus r&#233;centes phases de la d&#233;pression, est celui d'une politique d&#233;lib&#233;r&#233;e d'expansion du cr&#233;dit. (&#8230;) Tenter de combattre la d&#233;pression par une expansion forc&#233;e du cr&#233;dit &#233;quivaut &#224; tenter de r&#233;soudre le probl&#232;me en ayant recours aux m&#233;thodes qui l'ont cr&#233;&#233;&#8230; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La confusion entourant les questions mon&#233;taires dans les th&#233;ories de l'&#233;cole de Chicago est telle qu'elle pousse aujourd'hui ses partisans &#224; appuyer la plus gigantesque appropriation de capitaux priv&#233;s par un gouvernement dans l'histoire du monde. En ajoutant leurs voix &#224; ceux qui, &#224; gauche, appuient de telles mesures, ces pr&#233;tendus d&#233;fenseurs du libre march&#233; ne contribuent pas &#224; &#171; sauver le capitalisme &#187;, mais plut&#244;t &#224; le conduire &#224; sa perte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;Cet article est une traduction l&#233;g&#232;rement modifi&#233;e d'un article paru dans le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Financial Post&lt;/i&gt;, le 29 septembre. D'autres versions ont aussi paru dans &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le Temps&lt;/i&gt; (Suisse), le 8 octobre, et l'AGEFI (France), le 9 octobre.&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>L'&#233;chec d'un Etat pas assez lib&#233;ral</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/L-echec-d-un-Etat-pas-assez.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.contrepoints.org/L-echec-d-un-Etat-pas-assez.html</guid>
		<dc:date>2008-10-15T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pascal Salin</dc:creator>

<category domain="http://www.contrepoints.org/-Crise-des-subprimes-.html">Crise des subprimes</category>


		<description>La crise financi&#232;re actuelle est l'occasion pour beaucoup de commentateurs de chanter le refrain habituel sur l'instabilit&#233; chronique du capitalisme et sur la n&#233;cessit&#233; d'un renforcement de la r&#233;glementation des march&#233;s que l'on appelle d'ailleurs, de mani&#232;re erron&#233;e, une r&#233;gulation des march&#233;s financiers. Tel fut d'ailleurs le credo affirm&#233; par le pr&#233;sident fran&#231;ais dans son r&#233;cent discours de Toulon. C'est pourtant une le&#231;on toute diff&#233;rente que l'on devrait tirer de la crise actuelle, &#224; savoir que la (...)

-
&lt;a href="http://www.contrepoints.org/-Crise-des-subprimes-.html" rel="directory"&gt;Crise des subprimes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.contrepoints.org/IMG/arton446.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;332&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;La crise financi&#232;re actuelle est l'occasion pour beaucoup de commentateurs de chanter le refrain habituel sur l'instabilit&#233; chronique du capitalisme et sur la n&#233;cessit&#233; d'un renforcement de la r&#233;glementation des march&#233;s que l'on appelle d'ailleurs, de mani&#232;re erron&#233;e, une r&#233;gulation des march&#233;s financiers. Tel fut d'ailleurs le credo affirm&#233; par le pr&#233;sident fran&#231;ais dans son r&#233;cent discours de Toulon. C'est pourtant une le&#231;on toute diff&#233;rente que l'on devrait tirer de la crise actuelle, &#224; savoir que la meilleure r&#233;gulation passe par le libre fonctionnement des march&#233;s et non par leur r&#233;glementation.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La cause essentielle de cette crise provient en effet de l'extraordinaire variabilit&#233; de la politique mon&#233;taire am&#233;ricaine au cours des ann&#233;es r&#233;centes. Or celle-ci est bien &#233;videmment d&#233;cid&#233;e par des autorit&#233;s publiques et non d&#233;termin&#233;e par le march&#233;. C'est ainsi que la Fed est pass&#233;e d'un taux d'int&#233;r&#234;t de 6,5 % en 2000 &#224; un taux de 1 % en 2003. Il y eut ensuite une lente remont&#233;e &#224; partir de 2004 jusqu'&#224; atteindre 4,5 % en 2006. Pendant toute la p&#233;riode de bas taux d'int&#233;r&#234;t et de cr&#233;dit facile, le monde a &#233;t&#233; submerg&#233; de liquidit&#233;s. Afin de profiter de cette magnifique occasion de profits faciles, les &#233;tablissements financiers ont accord&#233; des cr&#233;dits &#224; des emprunteurs de moins en moins fiables, comme l'a montr&#233; la crise des &#171; subprimes &#187;. Lorsque l'on est revenu &#224; des taux d'int&#233;r&#234;t plus normaux, les exc&#232;s du pass&#233; sont apparus au grand jour. C'est l'&#233;clatement de la &#171; bulle financi&#232;re &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or les cons&#233;quences n&#233;fastes de cette politique ont &#233;t&#233; aggrav&#233;es par plusieurs ph&#233;nom&#232;nes. Tout d'abord, le sens de la responsabilit&#233; &#224; l'&#233;gard du risque est &#233;mouss&#233; parce qu'il est implicitement admis que les autorit&#233;s publiques ne laisseraient pas se produire des faillites importantes en cas de difficult&#233;s (ce que confirme en partie le comportement actuel des autorit&#233;s am&#233;ricaines). En particulier, les deux grands pourvoyeurs de cr&#233;dits &#171; subprime &#187;, Fannie May et Freddie Mac - initialement cr&#233;&#233;s par l'Etat am&#233;ricain - b&#233;n&#233;ficiaient de garanties &#233;tatiques privil&#233;gi&#233;es qui les ont conduits &#224; prendre des risques tr&#232;s excessifs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par ailleurs, la r&#233;glementation financi&#232;re elle-m&#234;me est la source d'effets pervers. Il en est ainsi de l'obligation impos&#233;e aux banques par l'accord de B&#226;le II de maintenir un ratio de fonds propres &#233;gal &#224; 8 % de leurs avoirs. Devant les opportunit&#233;s de gain formidables cr&#233;&#233;es par la politique de bas taux d'int&#233;r&#234;t de la Fed, les banques ont voulu d&#233;velopper au maximum leurs cr&#233;dits, tout en maintenant le ratio impos&#233; par la r&#233;glementation. Dans ce dessein, elles ont cherch&#233; &#224; contourner la r&#233;glementation - comme cela est toujours le cas - en se d&#233;barrassant d'une partie de leurs encours vers d'autres organismes, par exemple fonds d'investissement et SIV (Special Investment Vehicles). Une partie des cr&#233;dits accord&#233;s par les banques ont ainsi disparu de leurs bilans, leur permettant d'accro&#238;tre leurs pr&#234;ts dans le respect apparent de la r&#233;glementation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certes, on peut consid&#233;rer comme souhaitable que les fonds propres soient &#171; suffisants &#187; par rapport aux fonds pr&#234;t&#233;s. D'ailleurs, au XIXe si&#232;cle, les fonds propres des banques repr&#233;sentaient le plus souvent 60 &#224; 80 % de leur bilan : les banquiers pr&#234;taient les fonds qui appartenaient &#224; leurs actionnaires et le ratio &#233;lev&#233; (et d&#233;sir&#233;) de fonds propres constituait une garantie formidable de stabilit&#233; pour les actionnaires comme pour les clients des banques. Les banquiers &#233;taient alors de vrais capitalistes - c'est-&#224;-dire des propri&#233;taires de capital. Ils &#233;taient responsables en tant que tels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A notre &#233;poque, on a cru possible de fonder le d&#233;veloppement &#233;conomique sur le cr&#233;dit et non pas sur les fonds propres. Par ailleurs, une grande partie du cr&#233;dit provient d'une cr&#233;ation ex nihilo, &#224; savoir la politique mon&#233;taire expansionniste, et non d'une &#233;pargne volontaire. Simultan&#233;ment, le d&#233;p&#233;rissement du capitalisme - r&#233;sultant lui-m&#234;me bien souvent de l'interventionnisme &#233;tatique - a fait en sorte que les grandes banques ne sont plus dirig&#233;es par des capitalistes, propri&#233;taires du capital, mais par des managers qui, ne supportant pas eux-m&#234;mes les risques de l'actionnaire, sont tent&#233;s de maximiser les profits &#224; court terme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le monde capitaliste du XIXe si&#232;cle, plus stable que le monde financier actuel, le cr&#233;dit bancaire r&#233;sultait des d&#233;cisions des actionnaires des banques. Dans l'univers &#233;tatis&#233; de notre &#233;poque, c'est le contraire qui se passe. On impose arbitrairement un ratio de fonds propres qui ne fait que mimer un vrai monde capitaliste, mais cela conduit &#224; l'apparition de bulles financi&#232;res. Les &#233;tablissements de cr&#233;dit maximisent le montant de leurs cr&#233;dits et essaient ensuite par des manipulations de pr&#233;senter un ratio de fonds propres conforme &#224; la r&#233;glementation. Une r&#233;glementation qui impose un r&#233;sultat ne remplacera jamais le libre jeu des d&#233;cisions d'&#234;tres humains responsables (c'est-&#224;-dire capitalistes). C'est pourquoi les appels constants lanc&#233;s de nos jours en faveur d'une plus forte r&#233;glementation des march&#233;s financiers ne sont pas fond&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certes, on peut reprocher aux &#233;tablissements financiers de n'avoir pas &#233;t&#233; plus prudents. Cela r&#233;sulte des structures institutionnelles de notre &#233;poque que nous avons rappel&#233;es. Mais cela refl&#232;te aussi le fait que l'information ne peut jamais &#234;tre parfaite : un syst&#232;me capitaliste n'est pas parfaitement stable, mais il est plus stable qu'un syst&#232;me centralis&#233; et &#233;tatique. C'est pourquoi, au lieu de stigmatiser une pr&#233;tendue instabilit&#233; du capitalisme financier, on devrait stigmatiser l'extraordinaire imperfection de la politique mon&#233;taire. On peut regretter que les managers des grandes banques n'aient pas &#233;t&#233; plus lucides et n'aient pas mieux &#233;valu&#233; les risques qu'ils prenaient dans un monde o&#249; la politique mon&#233;taire est fondamentalement d&#233;stabilisatrice. Mais c'est pr&#233;cis&#233;ment et surtout ce caract&#232;re d&#233;stabilisant de la politique mon&#233;taire que l'on doit d&#233;plorer. Arr&#234;tons donc les proc&#232;s faits &#224; tort au capitalisme et recherchons au contraire le moyen de lib&#233;rer les march&#233;s financiers de l'emprise &#233;tatique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Illustration sous licence Creative Commons : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/bbcworldse