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Actualités > Humour > Un autre monde est possible

Un autre monde est possible

samedi 13 mars 2010 - Lucilio

Peut-on justifier cet abandon des sains principes d’une société égalitaire seulement pour jouir de logement, de lumière électrique, d’eau potable, d’écoles, d’hôpitaux, d’universités, de voitures, d’ordinateurs, de gratte-ciel et d’un McDonald’s au coin de la rue ?

Fidèles à notre vision constructiviste de l’Histoire, tous les phénomènes violents de la planète obéissent à l’existence d’une superstructure créée par les forces capitalistes pour exploiter les ressources de la Terre pour le seul bénéfice de quelques-uns, alors que sont maintenus volontairement dans le sous-développement des milliards de citoyens et de citoyennes du Tiers-monde, réduits pratiquement à l’esclavage.

Le néolibéralisme tente de mettre en jeu sa machinerie perverse, en transférant ses usines vers les continents sous-développés pour que les citoyens et les citoyennes de là-bas se consacrent à produire des biens de consommation, au lieu de de continuer à rendre tribut à leurs traditions ancestrales. Quand un paysan d’Afrique centrale abandonne sa charrue de bois et ses rituels dédiés aux dieux de la moisson et se met à fabriquer des chaussures de sport Nike, quelque chose meurt dans le monde. Le multiculturalisme, les cultures millénaires et la riche sagesse atavique, que nous expose brillamment le National Geographic, se voient constamment menacés par l’utilitarisme d’un système oppresseur qui situe le bénéfice économique au sommet de ses objectifs.

Le meilleur exemple de cette lamentable situation se trouve dans la région du sud-est asiatique. Dans des pays comme Singapour ou la Corée du Sud, les citoyens et les citoyennes ont vu leur niveau de vie s’élever au même rythme que croissaient les inégalités sociales. Maintenant, il y a des riches, des classes moyennes et des ouvriers qualifiés, alors qu’auparavant, avant que ne débarquent les fabriques des multinationales dans ces régions, tous étaient également pauvres. Peut-on justifier cet abandon des sains principes d’une société égalitaire seulement pour jouir de logement, de lumière électrique, d’eau potable, d’écoles, d’hôpitaux, d’universités, de voitures, d’ordinateurs, de gratte-ciel et d’un McDonald’s au coin de la rue ? Pourquoi nous acharnons-nous à transformer ces pays pittoresques en des collectifs décadents à l’image de nos sociétés occidentales ? Qui sommes-nous pour exporter à l’innocent Tiers-monde les terribles séquelles de notre système ?

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Forum

  • Un autre monde est possible
    samedi 27 mars 2010, par emile

    quel est l’essence de tout ces discutions qui nous agitent, l’homme ou l’écosystème. l’humain est sorti de son rôle d’acteur dans l’écosystème pour devenir le metteur en scène de Son environnement. c’est le "capitaliste" qui juge de quelles manières il faut exploiter les choses.

    que voulons nous mettre en avant le bien être de homme (cette fameuse croissance) ou préserver la diversité des espèces.

    que voulons nous sauver pour les génération future la diversité culturelle des espaces préservés de pollution.

    je donne entièrement raison a l’article, j’ai atteins l’age de raison . L’homme doit rester un composant de l’écosystème comme il l’est dans encore dans les tribut non pollué par la notre , et tan-pis si on meurt a 25 ans c’ est la loi de la nature ( que j’accepte aujourd’hui pour moi même) .

    Mais il est vrai qu’il y a un certain temps , je me laissais mener par la masse, a faire ce que trop de gens pense qu’il est normale de faire ... manger du requin ... consommer ( polluer ) .... construire avec du bois tropicale ... etc etc

    Je comprend très bien que enfants de ces tribu veuilles passer de leurs culture a la notre, je ne peu que les encourager pour le moment .... mais il y aura un moment ou ça pourra sauver l’humain d ’avoir su les préserver de notre folie normalisatice.

    on ne pourra pas revenir en arrière on gardera des musées et les nom des coupables, ils auront leurs yeux pour pleurer

    emile

  • Un autre monde est possible
    dimanche 14 mars 2010, par H16

    Oui, c’est vrai quoi, merde ! On commence comme ça, et on termine avec des gens qui bénéficient de 70 ou 80 ans d’espérance de vie au lieu de 25 ou 30, qui, lorsqu’ils ont une carie ou une appendicite, non seulement en réchappe mais n’en souffrent plus, qui peuvent espérer manger à leur faim, tous les jours.

    C’est scandaleux ! Tous les ethno-conscients et les écocitoyens du monde moderne ne peuvent que s’élever contre la disparition de petits villages tribaux typique d’où ils pouvaient, jadis, ramener des petits colliers de perle finement ouvragés achetés pour un bol de riz dans l’idée de pouvoir dire au retour "J’y étais" !


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