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Bolloré et le syndicat du livre CGT : le conflit se durcit
jeudi 4 février 2010 - Lexington
L’impression de la presse nationale est à nouveau sous les projecteurs, alors que le conflit dont nous avions déjà parlé hier se poursuit, avec des mesures de plus en plus choquantes, autour de menaces, d’intimidations, de monopole syndical et de dizaines de millions de subventions publiques.

Aujourd’hui, selon Xavier Ternisien dans le journal Le Monde, c’est le Syndicat des imprimeries parisiennes (SIP, syndicat regroupant les ouvriers rotativistes de la presse nationale [1]), qui menace de « bloquer » l’accord "Imprime" signé fin 2009 pour réduire les sur-effectifs récurrents avec le départ de 350 personnes. Le coût de 75 millions €, soit plus de 200 000€ par ouvrier, devait être pris intégralement en charge par le contribuable.
Le coût de l’impression reste malgré tout extrêmement élevé par rapport à l’imprimerie classique en raison d’avantages obtenus grâce au monopole syndical du syndicat du livre CGT : selon le rapport sénatorial "Jusqu’où aider la presse" (sic.) : « Le coût d’impression, pour un travail identique, en offset, sur papier journal, provient à 80 % des salaires dans l’imprimerie de presse (dédiée à l’impression des quotidiens), contre 35 % dans l’imprimerie de labeur (impression des magazines). »
Par conséquent, le groupe Bolloré, qui publie Direct Matin et Direct Soir, a décidé de choisir un imprimeur de la presse magazine et non de la presse quotidienne. Cette tentative de faire jouer la concurrence a suscité l’ire du SIP qui a empêché régulièrement la distribution des journaux et serait, selon les déclarations de la police, responsable de la destruction de 150 000 exemplaires hier.
Le syndicat estime pour sa part que l’accord "Imprime" rend nécessaire l’impression des journaux gratuits dans les imprimeries de la presse quotidienne pour augmenter sa charge de travail. Une prise de position que même le journaliste du Monde prend avec des pincettes puisqu’il multiple les "semble" et les conditionnel... En effet, le groupe Bolloré n’est pas membre du syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN), il n’est pas tenu par l’accord Imprime... Et quand bien même il le serait, on aurait bien du mal à voir la pertinence du choix systématique de l’imprimeur le plus cher, au lieu de la restructuration du secteur pour baisser des coûts extrêmement élevés en raison du monopole syndical indu qui y règne.
Il faut espérer que cette affaire permettra à une réelle concurrence de voir le jour dans les imprimeries de la presse quotidienne, au plus grand bénéfice des lecteurs et des journaux. La prise en otage de tout un secteur d’activité par un syndicat ultra-subventionné n’est en rien justifiable.
Les dernières attaques du Syndicat du Livre, qui soutient que Bolloré tente d’affaiblir Le Monde, semble une tentative de diversion bien maladroite et peu convaincante...
Lire aussi :
Grève du Syndicat du Livre : la presse dénonce une prise d’otage
[1] Le syndicat des imprimeries parisiennes est une composante du syndicat du livre CGT, connu pour ses méthodes musclées.
Forum
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ui ui ui bien sur pour le bénéfice des lecteurs bien sur...et après tous ces gentils lecteurs et tous ces gentils consommateurs qui veulent tout au prix le plus bas viendront pleurer quand ils seront eux-même touché par la délocalisation et la précarisation du travail et qu’ils s’entendront dire cyniquement "ben ui c’est la loi du marché ma brave dame, mon bon monsieur que voulez-vous que je vous dise ?^^". Sans oublier la qualité du contenu des "gratuits"...c’est bien de pas vouloir payer le juste prix mais après faut pas s’étonner d’être submergé par la publicitée... parce que c’est ça les "gratuits"...on vous vend de la pub !!! en prétendant faire de l’info O° c’est fort quand même...^^ RESPECT !! franchement à ce tarif là autant consulter les dépêche AFP au moins le contenu restera factuel et les sujets plus variés...
ah ui et les privilèges obtenus par les ouvriers du livre : et de 1/ c’était mérité leur rôle sous la résistance à été important et de 2/ c’est pas les ouvriers du livre qui sont privilégiés c’est plutôt la majorité de monde ouvriers qui se fait carotter..sa sueur, son temps, sa force de travail...Tout est relatif n’est-ce pas me direz-vous tout dépend par quel bout de la lorgnette on regarde....^^
Il faudrait apprendre à réfléchir autrement qu’avec le porte monnaie bande de sangsues...^^ et je m’adresse aussi bien aux consommateurs qu’aux actionnaires toujours plus avides les uns que les autres...
Comme une sorte de roue qui tourne dans le vide un système qui s’auto-entretien qui ne repose sur rien dans un monde fini (au sens ou les ressources de notre planète ne sont pas inépuisables)...ou comme les shaddocks vous savez^^qui pompent qui pompent...c’est malsain...Encore quelques convulsions de ce système mauribond et ensuite ?
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Vous dites que c’est le rôle des ouvriers dans la Résistance qui justifie les avantages énormes d’aujourd’hui. Je serais curieux de savoir quel survivant des années 1940 travaille encore aux imprimeries...
En outre, c’est complètement faux puisque de Gaulle a imposé de conserver les ouvriers qui avaient justement collaboré...
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pas de debat avec vous ,vous qui parlez de 39-45 je me demande de quel coté vous vous seriez positionné ?! en tout cas moi syndicaliste ,communiste et d’origine juive je n’aurais pas aimer etre votre voisin !!!
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Aidez-moi. En tant que communiste, vous auriez donc été dans la collaboration jusqu’à ce que la lune de miel entre Hitler et Staline se termine ?
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sûrement pas toi abruti les avantages on les merite, on s ’est battu pour les garder si toi tu aimes te faire exploiter, nous pas. On travaille , les jours feriés, les week-ends, la nuit . Nous on prefère evoluer, voir vers l’avant on ne veut pas tout tirer vers le bas.
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Lexington ,tu mérites des baffes dans ta gueule de libéral classique ,va prôner tes principes de capitalisme fascisant ailleurs !et si jamais tu croise un ouvrier du livre digne de ce nom change de trottoir avant que l’on te mette tes diplômes dans ton trou du c.... !!!
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Merci d’avoir confirmé ce que j’écris dans cet article.
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Je savais qu’à l’Union des Moutons de Panurges il n’y avait pas que des godillots, mais aussi des bottines ! Et quand j’entends le bruit des bottes, je m’inquiète sérieusement !
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