La mondialisation fait reculer la pauvreté

Publié Par Marian Tupy, le dans Social

Par Marian Tupy, depuis les États-Unis.
Un article de Reason.com

Vous vous rappelez combien il faisait bon vivre dans les années 1970 ? Si c’est le cas, votre expérience fut assez différente de celle de Monsieur Tout le Monde. En réalité, ce sont la libéralisation et la mondialisation de l’économie qui commencèrent à la fin des années 1970 et qui se sont accélérées dans les années 1980 qui ont permis un recul massif et sans précédent de la pauvreté mondiale.

Contrairement à ce que l’on croit généralement, les taux de pauvreté des États-Unis n’ont pas augmenté du fait de la mondialisation libérale de l’économie. Comparés au reste du monde et aux évolutions historiques, ils continuent à fluctuer à l’intérieur d’un couloir étroit de faible valeur absolue.

Regardons d’abord ce qui s’est passé au niveau mondial. En 1981, année durant laquelle Ronald Reagan devint le 40e Président des États-Unis, 44,3 % de la population mondiale vivait dans une situation d’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1,90 $ par jour et par personne. L’an dernier, ce taux était tombé à 9,6 %, soit une chute de 78 %.

En Asie de l’Est, région du monde qui englobe la Chine, l’extrême pauvreté est passée de 80,6 % à 4,1 % de la population sur la même période, ce qui représente un recul de 95 %. Même en Afrique subsaharienne, dont les performances à ce titre sont bien moindres, on a pu observer une réduction de 38 % sur les mêmes critères.

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Ces progrès se sont-ils réalisés aux dépens du travailleur américain ? Ils ont certes provoqué des re-localisations et autres perturbations économiques, mais le taux de pauvreté américain est resté relativement stable. Il est du reste important de garder à l’esprit qu’aux États-Unis l’extrême pauvreté est en voie de totale disparition.

De ce fait, le taux de pauvreté y est défini par le US Census Bureau en « comparant le revenu avant impôt à un seuil fixé à trois fois le coût de 1963 d’un régime alimentaire minimum. Le seuil est révisé annuellement pour tenir compte de l’inflation. Il est de plus ajusté en fonction de la taille de la famille, de sa composition et de l’âge du chef de famille. »

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Selon l’économiste Angus Deaton, prix Nobel d’économie 2015, et selon Michael Tanner du Cato Institute, lequel s’est appuyé sur les données du US Census Bureau, le taux de pauvreté américain a oscillé entre 15,2 % et 11,3 % au cours des quatre dernières décennies. Il a dépassé 15 % de la population en trois occasions (1983, 1993 et 2010) dans des circonstances de post récession, mais ces pics se sont résorbés dès que l’économie est repartie.

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En fait, c’est en 2000 que les États-Unis ont connu leur plus faible taux de pauvreté depuis 1974, précisément au moment où l’ouverture de l’économie américaine était à son plus haut (selon les mesures de l’Indice de liberté économique mondiale du Fraser Institute).

Depuis, l’économie américaine est devenue moins libre. Serait-ce la raison pour laquelle les États-Unis ont eu tant de mal à se remettre de la Great Recession (crise de 2008) et cela expliquerait-il pourquoi le taux américain de pauvreté n’est pas redescendu à sa normale aussi rapidement qu’auparavant ?

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Traduction de Nathalie MP pour Contrepoints

Sur le web

 

  1. Mouais… Au début des années 70, il n’y a eu qu’un seul événement dans le monde : la fermeture de l’économie américaine !

  2. Gachet-Mauroz Philippe

    tout va bien alors…mais je suis quand même pas sur que nous ne sommes pas trumpé par les stats au pays de Donald…
    a priori, ce sont des stats d’un point de vue du « panier alimentaire », il y a donc moins de pauvres en proportion et tout le monde est heureux…
    panem et circem…
    c’était aussi la rhétorique des empereurs romains

  3. On défonce des portes ouvertes !
    Si la mondialisation entraine une augmentation des échanges économiques ,la pauvreté est obligée de diminuer…est ce le cas partout?
    Pas vraiment, alors temperons notre allégresse face a la mondialisation ,la pauvreté ne diminue pas partout a la même vitesse ce qui provoquera forcément des conflits annihilant les bienfaits de la mondialisation.

    1. , » la pauvreté ne diminue pas partout a la même vitesse ce qui provoquera forcément des conflits annihilant les bienfaits de la mondialisation.  »

      Et vous parler d’enfoncer des portes ouvertes? La mondialisation n’est pas un truc réglé comme du papier à musique où tout devrait progresser ou diminuer à la même vitesse. La pauvreté ne diminue peut-être pas partout à la même vitesse mais l’important c’est qu’elle diminue.

      D.J

    2. est ce le cas partout?

      Effectivement, elle diminue relativement peu en Afrique, le continent le moins mondialisé de la planète.

      Le « capitalisme rampant » y rampe très peu, les enfants ne travaillent pas dans les usines Apple ce qui fait la fierté des gauchiottes.

  4. Une seule question: comment pouvez-vous juger de cette réalité quand les définitions de la pauvreté sont déterminées par ratio sur un ou plusieurs déciles de la médiane des revenus?
    Par ailleurs, utiliser des données chiffres (1.9$/j) plutôt qu’en proportions du revenu médian occulte un autre phénomène: celui du passage de l’économie de troc et d’auto-suffisance relative à celle d’une économie financiarisée ou du moins commerciale.
    Enfin, ces données ne reflètent pas la réalité de l’économie « normale » mais d’une économie mondiale sous perfusion d’émission de dette massives depuis les années 70. Or, il ne peut s’agir par évidence que d’une expérience (désastreuse) passagère. Lorsqu’elle prendra fin, qu’en sera-t-il?

  5. Je comprends maintenant ce qu’est l’ultra-libéralisme… c’est une pensée qui vise à n’appliquer QUE la doctrine libérale… quitte à s’arranger de quelques statistiques bien positionnées pour démontrer que c’est la seule voie possible. C’est à mon sens un totalitarisme déguisé, au nom de la liberté de tous, mais les très pauvres, qui doivent aller mendier chaque jour sont-ils vraiment « libres » ?. Que l’extrême pauvreté se soit stabilisée, peut-être (doit-on s’en contenter ?), mais nombre de reportages nous montrent des villes des US avec des travailleurs très pauvres qui vivent sous des tentes en plein centre ville (Seattle, etc.). Ce qui dérange, c’est
    ———-1- l’écart grandissant entre les plus riches et les plus pauvres,
    ———-2- ainsi que la reproductions des inégalités.
    /////////////Et ces deux paramètre explosent, et vont exploser encore plus avec la digitalisation de l’économie. on anticipe clairement une relation de (quelques) maîtres à des millions d’escalves (GAFA, UBER). (La formule est volontairement choc).

    1. Salut l’ami !
      On ne va pas revenir sur la vacuité du concept d’ultra, on sait qu’on n’est pas d’accord tous les deux…
      Je suis bien d’accord avec vous sur le risque d’utiliser des stars tirées du chapeau. 1,9$, par exemple, est-ce en $ actualisé (auquel cas la star est pus consistante) ou en $ de l’époque, auquel cas elle dit simplement le contraire de ce que l’on en pense.
      Pour avoir eu l’occasion de creuser la question l’an passé il semble que l’inflation soit bien prise en compte dans ses sources, et que le $ en question est bel et bien actualisé. Mais en effet, le doute subsiste et le point mériterait d’être clarifié.
      Par ailleurs, une statistique n’est qu’un technique mathématique pour traiter des grandes quantités (entre autres). Dans toutes les cohortes on trouvera des exceptions. Même importantes, même choquantes, même visibles elles n’en restent pas moins des exceptions.
      On ne peut pas éliminer l’aspiration au libéralisme à la seule raison qu’il reste des pauvres sur le bord de la route. Il en reste moins que dans les pays totalitaire par exemple, et que dans les pays socialistes (même si certains affirment leur profession de foi en disant que le socialisme n’a jamais été mis réellement en application, puisqu’il aurait été remplacé à chaque fois par la « contre-revolution » !)
      On peut se fier aux reportages de nos médias pour illustrer les exceptions à ce qui tourne rond dans le monde. C’est en partie le rôle des journalistes. Malheureusement les reportages systématiquement « à charge », de type « Cash Invetsigation », qui biaisent leurs sources, qui nettoient leurs rushes, qui orientent les questions et interprètent les réponses de leurs invités n’aident pas à se faire une idée pertinente du monde.
      Oui, la misère persiste partout, on est bien d’accord. Oui, il faut œuvrer pour la réduire, on est tous d’accord.
      Mais non, les GAFA ne sont pas des entreprises maléfiques ayant pour but de dominer le monde.
      Non, la numérisation (c’est mon cœur de métier et de compétence) ne détruit pas plus d’emplois qu’elle n’en crée.

      Après, que les inégalités augmentent, est-ce un problème ? Je ne le pense pas.
      Une métaphore pour m’expliquer. Imaginons que l’ensemble de la richesse crée soit contenue dans un ballon de baudruche.
      Imaginons que deux points traces sur ce ballon représentent le niveau d’inégalité entre deux hommes, deux pays, deux systèmes.
      Plus on va injecter de la richesse dans le ballon, plus ces deux points vont s’éloigner l’un de l’autre : l’inégalité va augmenter.
      Mais pour autant les deux seront proportionnellement plus riche après qu’avant’
      On peut tergiverser sur la prétendue richesse du 1% si cher à Piketty, il y a moins de 30 ans ce 1% n’existait pas (du moins ce n’était pas les mêmes) et la richesse prétendue accumulée n’est que financière, donc intégralement virtuelle.
      Quand on a compris ça, et qu’on a compris à quoi et à qui servent réellement ces richesses, on ne peut pas en toute bonne foi aspirer à autre chose qu’un libéralisme non biaisé, humaniste, bienveillant. Une utopie similaire à celle des communistes, c’est clair. Mais qui me semble plus désirable…

      1. @PukuraTane
        Salut l’ami, dans le fond on est peut-être d’accord… mais qu’appelez-vous un libéralisme humaniste et bienveillant ? Petit rappel : je suis pour le libéralisme en tant que philosophie qui prône les libertés individuelles (c’est donc un individualisme : chacun va trouver dans les échanges son intérêt propre). C’est une philosophie axée sur l’individu. Je ne vois pas en quoi cette philosophie est contradictoire avec le fait de prélever des taxes pour une redistribution, pour assurer à chacun sa dignité.
        //////////////////////////////////////////////////////////
        Ce qu’on fait aujourd’hui (très mal j’en conviens) avec le RSA et autres aides. non ?

        1. Liberté individuelle de se faire prendre de force les fruits de son tarvail contre son gré ?

          1. on peut aussi être pour l’anarchie (pas d’état). C’est le seul moyen de ne pas être taxé sur le fruit de son travail…que je sache.

        2. Ahhh, la gentille histoire de l’esclave libre continue… Nous apprenons maintenant que l’esclave (social) libre (-libéral) est un philosophe qui aime les coups de fouet (taxes). Mieux encore, les coups de fouet sont la condition de sa dignité ! N’est-ce pas tout à fait extraordinaire ?

          L’esclave libre ne va pas tarder à nous affirmer qu’il aime son maître lorsqu’il le fouette, parce que si le maître ne sait pas pourquoi il le fouette tous les jours, lui le sait.

          1. L’esclave moderne, c’est le chômeur de longue durée, pas le CSP+ qui paie des impôts.

            1. L’esclave (social) libre (-libéral) qui trouve sa dignité dans les coups de fouet (taxes) de son maître (l’Etat obèse) voudrait que les hommes libres deviennent à leur tour des esclaves. Il ne comprend pas pourquoi les hommes libres renoncent ainsi à leur dignité, pourquoi ils n’aiment pas le Maître, pourquoi ils ne veulent pas de coups de fouet.

              Disons-le tout net, l’homme libre est indigne ! Esclaves libres, indignez-vous, bon sang !

              C’est pourquoi l’esclave libre veut contraindre par la force tous les hommes libres à devenir dignes, à devenir des esclaves libres à leur tour, à accepter eux aussi les coups de fouet.

            2. « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. »

              Je connais cette théorie

            3. Un esclave qui ne travaille pas, donc.

              1. oui, vous avez raison, je dirai « prisonnier » plutôt qu’esclave. Je parle des gens qui sont prisonniers de leurs conditions. Ces gens là ne sont pas libres, que leur apportera le libéralisme ?

                1. Les travailleurs les moins performants pourront enfin travailler en faisant concurrence travailleurs plus performants qu’eux en vendant leur force moins cher. Ça sera possible une fois que le smic qui aura été aboli.

                  Quant aux vrais accidentés de la vie, ils seront pris en charge par la solidarité privée, la seule vérirable, celle de leurs proches ou bien celles de tous ces gens qui se sentiront concernés par leur triste sort.

                  Et ces gens sont très nombreux, en France. Pour les trouver, c’est simple, il suffit de faire l’apologie de la liberté et ils répondent tous « oh mon dieu mais qu’adviendra-t-il des pauvres!? »

                  Bref, dans la mesure où tant de monde s’inquiète de leur sort, je pense que les pauvres s’en sortiront mieux dans un environnement libre que dans une prison.

                2. Un prisonnier libre de ses mouvements, donc.

        3.  » Je ne vois pas en quoi cette philosophie est contradictoire avec le fait de prélever des taxes pour une redistribution, pour assurer à chacun sa dignité.  »

          Préserver la dignité de l’individus c’est aussi l’état qui doit justement arrêter de faire les poches des travailleurs en lui confisquant toujours plus ses revenus en trouvant à chaque fois des prétextes pour trouver de nouvelle taxes et impôts pour financer ceci ou cela. Votre raisonnement c’est le serpent qui fini par se mordre la queue.

           » je suis pour le libéralisme en tant que philosophie qui prône les libertés individuelles  »

          Au cas où les taxes par principe sont une atteinte à la liberté individuelle de pouvoir disposer et dépenser librement de ses revenus.

          D.J

          1. @DJ, êtes vous pour une anarchie (sans état donc sans taxe), ou pour un état limité aux fonctions régaliennes ?

            1.  » @DJ, êtes vous pour une anarchie (sans état donc sans taxe), ou pour un état limité aux fonctions régaliennes ?  »

              Premièrement ne confondez une société anarchique avec une société libertarienne. La première se veut une société censé être sans sans règle et refuse toute hiérarchie même au sein d’une entreprise privée. Ce qui n’est pas le cas dans une société libertarienne où l’individu est libre de vivre comme il le désire. Le libertarianisme n’interdit même pas aux individus de vivre dans des communautés socialistes avec des chefs et des exécutants du moment qu’ils ne cherchent pas à imposer ce socialisme aux autres individus. Deuxièmement vous parlez d’instaurer des taxes pour une redistribution généralisée pour que tout le monde puisse vivre dignement mais qui fini toujours par pénaliser ceux qui sont censés en bénéficier puisque au final ce sont les bénéficiaires qui financent via des taxes et des impôts. Ce qui n’a rien à voir avec le financement d’un état régalien dans une société libérale qui ne peut que rester très modeste puisque l’état se limite juste à assurer et à protéger le droit des individus voir à donner un coup de pouce à des individus physiquement handicapé qui ne peuvent pas être productif. Cela reste aussi très limité financièrement puisque la solidarité facultative comme les fondations philanthropiques et autres ONG prendra en charge aussi ces aides destinés aux démunis.

              D.J

              1. Attention a ne pas confondre anarcho-capitalisme, anarchie-gauchiste et anomie.
                L’anarcho-capitalisme est une anarchie cohérente, c’est une societe sans État mais certainement pas sans règle.
                L’anarchie-gauchiste est incohérente, c’est une société sans État mais soumise a des tyranneaux locaux.
                L’anomie c’est une absence de règle.

                1. Peut importe, mon argument était de simplement pointer du doigt le fait que, tant qu’on sera pas en anarchie, on paiera des impôts. Donc dire que payer des impôts est du vol me semble très réducteur. Après, il faut savoir mettre le curseur au bon endroit, les libéraux sont pour un état réduit à sa plus simple expression (Régalien). D’autres considèrent qu’une des missions de l’état est de tendre la main au plus démunis. Ces derniers (parmis eux les sociaux-libéraux) ont la tâche difficile pour argumenter, tant on s’y est pris comme des manches depuis des années pour gérer ce problème, en rendant l’état obèse (pas que pour cette raison d’ailleurs). Mais, n’y a-t-il pas d’autres voies ?

                  1. en rendant l’état obèse

                    Il me semble que le problème urgent qui va créer des millions de nouveau pauvres est l’état obèse pour l’instant.

                    1. Peut-être. J’ai un autre problème urgent : le droit du travail, foncièrement inégalitaire car il protège ceux qui ont un emploi et exclut les autres.

                    2. Voilà.

                      Quand l’état sera redescendu au niveau des 30 glorieuses soit 35% du PIB (qui est le niveau suisse actuellement) il est possible que je vienne défendre avec vous les services régaliens et certains minimas sociaux.

                      En attendant, c’est le grand pillage de l’état obèse dans la plus pur tradition socialiste et la France est en voie de faillite catastrophique pour les pauvres vu qu’un tiers de la population est accrochée à un état qui n’a plus un rond.

                      En bref, vous combattez des moulins.

        4. Le libéralisme est une théorie du droit (liberté, responsabilité, propriété privée définissant ainsi les fonctions régaliennes de l’Etat), il me semble, plus qu’une philosophie. Mais dire ça n’apporte rien à la discussion
          Ce qui me dérange fondamentalement dans la taxation redistributive c’est qu’elle est mise en place par contrainte, me privant ainsi du libre choix d’aider (ou pas) mon prochain.
          La redistribution idéologique, instaurée à l’échelle d’un État, définissant arbitrairement combien on va prendre, à qui on va prendre et à qui on va donner, choisissant les critères d’attribution selon le vent électoral, bref, tout ce contexte me rend méfiant sur la taxation redustributrice.
          Le nivellement par le bas, l’égalitarisme, l’abolition dès injustice sont des grands principes appauvrissant la société. Mais pour être pus pragmatique, je suis prêt à donner beaucoup (je l’ai déjà fait et je le referai) dès lors où j’ai à la fois la liberté de faire ou de ne pas faire, le choix de la manière, de l’étendue.
          Pour l’avoir expérimenté depuis longtemps, je suis convaincu que la solidarité humaine spontanée est plus puissante, plus efficace, plus bénéfique que la solidarité politiquement contrainte.
          Je ne dis pas que les Restos du Cœur sont une panacée, mais je remarque qu’ils fonctionnent mieux que n’importe quelle structure officielle.
          Et en ce sens, bien que libéral, j’approuve et j’encourage la déductibilité des dons à ces ONG ! Autant d’argent que l’Etat ne me prend pas et que je peux redistribuer librement. À qui je veux, c’est bien là ce qui irrite certains…

          1. Je comprend bien. Si on dit que l’état donne le minimum nécessaire pour vivre (J’ai évoqué 600 €/personne, 230 à 300 € pour les enfants) (il ne s’agit pas du tout d’égalitarisme ici), on peut dire que les ONG font le reste… et on ne prive personne du droit de donner aux autres et aux ONG.

    2. Les deux points que vous soulevez sont des causes de tensions sociales de jalousie, voire de désespoir… ils posent de vrais problème sociaux.. mais démontrent ils l’injustice?
      tout effort individuel de s’enrichir conduit à un écart entre les plus riches et les plus pauvres!
      quant à la reproduction des inégalités, tout parent se casse le cul pour assurer au mieux le sort de sa progéniture…

      EN somme il faut aller à l’encontre de tendance qui me semble naturelle de l’être humain pour espérer ne pas avoir de problème sociaux…
      et il faut alors à l’opposé…

      s’en remettre à la collectivité pour créer de la richesse qui sera ainsi naturellement répartie également
      interdire la formation d’un patrimoine individuel transmissible à descendance : interdire l’épargne individuelle , faire un choix d’éducation pour son enfant relève de l’investissement individuel à bannir! c’est l’état qui doit le faire compte tenu bien entendu de savoirs qu’il posséderait.

      En pratique on achète la paix sociale en niant qu’une personne devrait pouvoir jouir du fruit de son travail…

      en pratique encore mai dit crûment on refile de l’argent aux pauvres pour éviter qu’ils ne vous tranchent la gorge et ne vous dépouille et on achète aussi une arme. car certains pauvres sont rétifs et tellement individualistes!!!

      Je suis désolé mais si vous cherchez hors mécanisme causal , une corrélation pertinente..il vaut mieux la faire avec la pauvreté absolue qu’avec une pauvreté relative… sauf si vous m’affirmez que vous préférez avoir le même nombre de saucisses que votre voisin à un nombre de saucisse maximum.
      Et il y a un problème …il est patent que le nombre de saucisses disponible dépend de l’inégalité du nombre de saucisses entre individus ..

      Il y a une hiérarchie surtout dans une société de grande taille,d ‘abord favoriser la création de richesse..ensuite traiter les problèmes sociaux.

      c’est une question de curseur à placer..et d’ailleurs estimez vous que les revenus doivent être strictement identiques? estimez vous possible d’assurer une égalité des chances entre les individus? sinon..où placez vous le curseur?
      je n’en sais rien personnellement mais quand je vois qu’on est obligé d’emprunter des saucisses pur en redistribuer…je me pose question.

      1. Pour être très franc, je suis pour :
        ——– no limit sur les salaire (c’est un moteur fort de l’économie, méritocratique (si je fais mieux que le voisin, je gagne plus)
        ——– une flat tax pour tout le monde, sur tous les revenus (travail / capital, et plus values) à définir, environ 30%, qui diminuera au fur et à mesure que le périmètre de l’état sera réduit.
        ——– une suppression de toutes les niches fiscales.
        ——– une libéralisation de l’immobilier (plus de programme de logement sociaux), plus de droit de mutation qui bride la mobilité.
        ——– une taxe foncière augmentée qui compense le manque à gagner (un sorte de droit d’utilisation du sol)
        ——– un chèque syndical pour que les syndicats soient représentatifs dans l’entreprise et que le dialogue social soit au plus près du terrain.
        ——– un adieu aux 35 heures pour que cette durée soit négociée en entreprise.
        ——– une simplification à outrance du droit du travail. + Flexi-sécurité.
        ——– et un salaire universel (=impot négatif) (suffisament faible pour inciter au travail, suffisament fort pour donner à chacun sa dignité, et leur donner la possibilité de cherche du travail sans avoir a mandier). Actuellement, il devrait correspondre à environ 600 euros / mois (soit RSA + aide au logement)
        ——– Ce salaire universel pourrait s’étendre aux enfants/jeunes (pour supprimer les allocations familiales) (environ 230 euros / mois -14 ans, 300€ Mois + 14 ans (qui correspond à l’aide max aujourd’hui de la CAF).
        ——– En contre partie du salaire universel, baisse du SMIC (à définir, pour favoriser l’emploi très peu qualifié).
        ——– On ne conserve que les allocations handicapés.
        ——– On oriente le système de retraite vers la capitalisation (transition lente sur environ deux générations). Et plus de lisibilité sur les retraites actuelles (par points ?)
        ——– … POUR une simplification à outrance de notre état, qui n’aura ainsi plus grand chose à gérer…

        1. J’oubliais…
          ——– suppression des effets de seuils (plus d’obligation d’avoir un CE),
          ——- suppression du compte pénibilité.
          ——- Pour un contrat de travail très clair sur les conditions de travail (y a-t-il un CE, est-ce que mon travail est pénible, etc), avec capacité pour le futur employé de vraiment comparer et de valoriser telle ou telle condition (bref on organise la concurrence entre les entreprises). (Je négocie plus cher mon contrat s’il est plus pénible qu’un autre). On peut proposer un système de grille universelle qui serait en en-tête du contrat de travail et ferait partie de la négociation.

          1. 😉 J’aime bien tout ça, inutile de se chamailler sur des points de détail. Comme souvent, c’est la cohérence du tableau d’ensemble qui assure la logique du raisonnement (libéral en l’occurrence). S’axer (comme je peux le faire hélas parfois) sur un point de divergence fait le jeu de la partie adverses, en l’occurrence l’étatisme le socialisme, le que-sais-je encore.
            On peut ajouter aussi :
            – suppression du statut de fonctionnaire et des spécificités qui en découlent, hormis pour les strictes fonctions régaliennes
            – abolition des monopoles de tous ordres (assurance maladie, vieillesse, chômage, taxis, notaires, transports, etc)
            – mise en concurrence de plein droit de tous les services d’Etat non régaliens (Secu, popaul emploi, etc.)
            – paiement du salaire complet aux salariés
            – négociation du contrat de travail priorisant l’entreprise et non la branche ou l’accord syndical
            – suppression du paritarisme, disparition de la notion de « représentativité » des grandes centrales syndicales
            – responsabilisation des élus, par exemple en matière budgétaire, voire même environnementale
            – privatisation (si quelqu’un veut racheter) ou suppression des médias d’Etat
            – diminution forte du nombre d’élus
            – aucun contrôle sur aucun prix dans aucun domaine économique
            – dissolution du ministère de la culture
            – a défaut de privatiser l’EdNat, révision des programmes par une commission non idéologique (pas facile), contraintes de niveaux à resp citer avant chaque changement de classe, promotion de l’apprentissage, de l’alternance, de la formation pro, de l’initiative personnelle, etc.

            – curieusement, j’aurais tendance (pour connaître le sujet depuis longtemps) à maintenir (mais à réviser) les niches fiscales liées aux dons aux ONG, afin de favoriser la solidarité volontaire. Ça marche souvent plutôt bien…

            1. Voila donc un autre social libéral dans la course. 🙂 Bref il faut simplifier.. pour libérer.

            2. Il faut peut-être que je change de nom… « Social » dans LeSocialLibéral ne vient pas de socialiste (on en a assez vu)…
              LeLibéralSolidaire ? 🙂

              1. Bonne idée. La racine « social » est considérablement connotée. D’ailleurs dans mes premières réponses à vos messages il y a quelques jours, c’est bien ce point qui m’a contrarié, et c’est bien le biais que beaucoup prennent.
                Libéral et solidaire, ça va nativement ensemble…

                1. Vendu !

  6. « Regardons d’abord ce qui s’est passé au niveau mondial. En 1981, année durant laquelle Ronald Reagan devint le 40e Président des États-Unis, 44,3 % de la population mondiale vivait dans une situation d’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1,90 $ par jour et par personne. L’an dernier, ce taux était tombé à 9,6 %, soit une chute de 78 %.  »

    Première remarque, pourquoi faire un parallèle avec l’élection de Reagan et « l’extrême pauvreté » définie à -1,90$ par jour ? 1981 suffisait il me semble.
    Vous dites que ce chiffre est tombé de 78% à 9,6%, soit 78% de chute.
    Quelle drôlatique analyse.
    En effet, pour parvenir à 78% de recul, il suffit d’augmenter de 0,1ct$ le chiffre référence de -1,90$/jour en 1981 (qui lui même suggère une variable d’ampleur non établie). Le graphique proposé se garde pareillement de chiffrer cette augmentation qu’il ne traduit que par un pourcentage en évolution dans l’X temporel du graphe.
    Même constat avec votre chapitre sur l’Asie.

    Au sujet de « l’extrême pauvreté », vous essayez d’éliminer le problème en le faisant rentrer dans un modèle financier dont les variables qui peuvent être injectées invalides toute analyse. Ce n’est pas la somme d’argent qui détermine la « richesse », mais la capacité, avec ladite somme, à acquérir des biens ou marchandises dans un espace de consommation déterminé.
    Un africain dans sa représentation la plus tribale vous dira qu’il n’a que faire de vos statistiques puisque pour lui l’argent n’est pas un critère de « richesse ».

    Justement puisque vous citez le prix Nobel Angus Deaton, autant ne pas extraire que ce qui alimente vos statistiques.
    En 2015, Deaton a relever aux USA, une hausse de la mortalité dans la tranche d’âge des 45 à 54 ans chez les hommes blancs, qui venait mettre fin à baisse constante observée depuis des décennies. L’alcoolisme et la prise de stupéfiants, les maladies qui en résultent, ainsi que les suicides en sont les causes.
    Justin Pierce et Peter Schott ont complété l’analyse de Deaton en se livrant à un véritable travail de bénédictins, menant une enquête sur le territoire US, comté par comté, et là ça ne va pas vous plaire !
    « Nous relevons que les comtés les plus exposés (…) à la libéralisation du commerce présentent un taux de suicide plus élevé ainsi que d’autres causes connexes de décès, concentrés chez les blancs, et surtout chez les hommes blancs. Ces tendances sont conformes à notre conclusion indiquant que les comtés les plus exposés subissent un déclin relatif de l’emploi manufacturier, secteur dans lequel les hommes blancs sont représentées de façon disproportionnée. »
    Cette conclusion ayant été tiré par les deux économistes justement après l’entrée de la Chine dans l’OMS et l’effacement des barrières douanières.

    Alors je sais, cela a permit de sortir de « l’extrême pauvreté », une partie de la planète, vos graphes tentent de le prouver et les entreprises occidentales délocalisent par altruisme. Auquel cas je vous rappelle à l’adage, charité bien ordonné commence pas soit même.

    Vous êtes dans les statistiques du fumeux rapport Fraser Institute qui lorsqu’il parle de « diminution de pauvreté extrême », ne fait qu’appliquer un index opportun en fixant une valeur relative à un revenu par habitant à partir duquel, on ne sait trop comment, une personne qui se trouverait du bon coté de l’indice le serait du simple fait que son revenu ait augmenté de 1$/mois. En décodé : à 49$ tu es extrêmement pauvre, à 50$ on ne sait plus ce que tu es.

    Je pense que vous n’avez pas intégré le vote TRUMP, le Brexit et la formidable poussée du vote populiste partout sur la planète.

    1. Les votes soi-disant « populistes » sont une réaction contre la dictature douce des élites étatistes et socialisantes qui sont apparues dans la plupart des démocraties, à la faveur de l’augmentation constante du poids des dépenses publiques, du recul progressif des libertés dans ces pays et du développement de l’économie de connivence qui falsifie l’économie de marché libre. La mondialisation a bon dos : elle n’est dénoncé qu’en tant qu’argument favori des élites pour justifier leur conservation du pouvoir, à côté de la pensée unique, de la société multiculturelle et du politiquement correct.

      Le vote Trump était contre Obama le socialiste. Le Brexit était contre l’Europe qui se teinte de collectivisme. Dans d’autres pays, Italie, Autriche, Pays-Bas, du fait d’une offre politique défaillante, c’est-à-dire d’une absence d’offre réellement libérale (et non social-libérale, ersatz de libéralisme), les électeurs se tournent vers les extrêmes parce qu’il n’y a pas d’autre solution pour détruire la dictature pseudo-démocratique. En France, notre chance est peut-être l’apparition de propositions politiques enfin libérales, du moins en promesses, car ça reste à prouver. D’ailleurs, cette fois-ci, l’énervement a atteint un tel degré que l’heureux élu n’aura pas intérêt à se contenter de promesses…

    2. Les entreprises occidentales délocalisent pour échapper à la répression fiscale à laquelle les Etats obèses veulent les condamner. Les pays qui ont renoncé à l’enfer fiscal et à l’obésité de leur Etat voient les entreprises se localiser chez eux. L’histoire ne ment pas : les révoltes contre les pouvoirs en place ont toujours et partout une origine fiscale.

      1. « les révoltes contre les pouvoirs en place ont toujours et partout une origine fiscale. »
        euh… comment dire… c’est la pauvreté, associée à une taxation des pauvres (qui ne pouvaient pas payer) qui a créé les révoltes.

      2. « Le vote Trump était contre Obama le socialiste » : OUI et cela ne contrevient en rien à mes propos.

        « cette fois-ci, l’énervement a atteint un tel degré que l’heureux élu n’aura pas intérêt à se contenter de promesses… » : Exact.

        « Les entreprises occidentales délocalisent pour échapper à la répression fiscale » : un grand NON et un petit oui. Le NON parce que les entreprises délocalisent pour optimiser leur rendement, chez moi ce n’est pas sale ! le problème c’est que cette recherche permanente d’optimisation en a fait des entreprises hors sol, elles ne sont plus rattachées à aucun état ni pays, ou à la marge. On ne lance pas le débat car un livre ne suffirait pas mais accordons nous sur un système qui reste à repenser totalement. Le OUI parce que par effet mécanique, la désertification industrielle d’un pays entraîne de facto une augmentation des prélèvements, l’état se retrouve pris au piège de son fonctionnement. La aussi, pas de débat sur un sujet qui ne se résout pas avec des postures ni de la volonté mais par une prise de conscience que c’est un ensemble qu’il faut maintenir.

        « L’histoire ne ment pas : les révoltes contre les pouvoirs en place ont toujours et partout une origine fiscale » : je vous rassure, j’ai lu entre autre Lewis henry Morgan et Friedrich Engels… Causes et effets.

        Le vote Trump est effectivement la marque de l’échec d’Obama, mais il est interdit de toucher à cette icone, ce qui fera d’Hillary Clinton, le défouloir en devenir du camp démocrate, elle présente le double inconvénient d’être une femme et d’avoir échoué dans sa campagne, vous verrez, cela permet de se remettre en cause et d’avouer qu’on avait tort. Va faire vilain temps pour Hillary, ce n’est pas Trump (il a compris) qui va la flinguer mais son propre camp.

        Le vote Trump n’est pas que ça. L’article (traduit) de Marian Tupy, est clivant, c’est un déni de réalité. Et quand bien même, il pourrait avoir raison que cette attitude qui consiste à produire des analyses, imbitables pour le plus grand nombre, en essayant de démontrer à des gens qui n’ont plus rien, dont les régions sont effondrées économiquement, que ce sont des abrutis et que s’il sont en échec c’est de leur faute, leur très grande faute. Cet « analyste » n’a pas saisi le sens profond du votre Trump, une partie grandissante de la planète n’a plus rien à perdre, ceci vaut dernier avertissement.

        1. « par effet mécanique, la désertification industrielle d’un pays entraîne de facto une augmentation des prélèvements, l’état se retrouve pris au piège de son fonctionnement »

          Une gestion saine recommande de baisser ses dépenses quand les rentrées diminuent (c’est ce que me dit mon banquier).
          Une fuite en avant, c’est d’être dans le déni et de se surendetter.

          Mitterrand disait; ‘On a tout essayé, rien ne marche’. On a essayé l’indolore mais pas ce qui marche.

          1. Votre vision pour juste qu’elle soit n’est pas à l’échelle d’un pays. Il ne vous a pas échappé que le phénomène est planétaire, que les pays censés s’en tirer le mieux, lorsqu’on les observe de près avec un minimum d’honnêteté intellectuelle, sont très proches. Les tables rases, y compris par des solutions dites libérales, ne sont que révolutions, on renverse la pyramide.
            Par ailleurs, votre banquier est un âne, le mien m’a toujours encouragé, comme mes comptables, à accroître mon CA. L’endettement n’est que le révélateur du mensonge d’une croissance qui n’a jamais réellement existé, la dette permet de piocher dans le futur ce qui fait défaut dans le présent, le problème c’est qu’elle est devenu irrévocable et exponentielle.
            Parlons de Fillon, remplacez le nom par Tartempion, c’est quoi le but de l’austérité ? réduire la dette ? surement pas, avec un montant de 2000 milliards € (4000 avec les babioles) , une réduction des dépenses de 100 ou 200 milliards, sur 5 ans ne rime à rien, même si une économie est bonne à prendre. Que les taux montent et les intérêts viennent ruiner ce plan boiteux.
            Accessoirement, Hollande a tenté de reprendre à son compte un plan d’économies de 50 milliards, alors qu’il ne faisait qu’appliquer une injonction de l’UE. Tartempion procédera de même. Nous sommes dans la réalocation d’actifs, c’est du socialisme de comptoir, voué à l’échec, mort dans l’œuf.
            Les économies se traduisent par de l’austérité, lorsque vous pensez diriger un pays sur ces seuls principes le mur de la réalité va rapidement vous arriver dans la poire, les gens s’organisent : qui s’expatrie, qui se défiscalise, qui triche, bref. Tous avons pris conscience que le truc est irrécupérable sauf à être sous Prozac.
            Le problème avec les économistes c’est qu’ils voient la société comme un classeur Excel, des colonnes, des chiffres, et l’humain est censé s’adapter, et c’est ici que commencent les ennuis.
            J’ai lu, récemment je dois le dire, l’ouvrage de l’ethnologue britannique Evans-Pritchard, « Les Nuer », il apparaît qu’une société tribale, sans équivalent sur cette planète, était organisée telle une société libérale. c’est la prise de conscience des paramètres de cette structure tribale qui vous éclairent sur sa rareté, le monde a globalement rejeté un tel système, je le déplore personnellement, pour ma part mon monde idéal c’est Game Of Thrones. Mais c’est comme ça.
            Nous sommes dans Matrix, un monde s’épuise l’autre recommence, la destruction créatrice d’une civilisation se mesure en siècles, l’humain étant toujours la seule variable d’ajustement. Vous trouvez ce monde difficile ? en 2050, il y aura 2 milliards d’Africains en plus, l’Inde aura explosé son compteur démographique. Les enjeux économiques auront laissé place à la realpolitik, le monde redeviendra tribal, les intérêts seront réduits à des groupes puissants. Aucun pessimisme de ma part, épargnons nous les sentiments.
            Je finirais en vous disant que je ne comprends plus la jeunesse (relatif, car pour moi à 50 balais vous êtes jeun’s), le monde est open bar, rien à voir avec ma jeunesse, profitez en, ça va pas durer.

            1. Que les taux montent et les intérêts viennent ruiner ce plan boiteux.

              Avec un déficit de 24% (recette-dépenses) le plan consistant à laisser les corporations d’état piller le pays me semble encore plus boiteux.

              l’ethnologue britannique Evans-Pritchard, « Les Nuer », il apparaît qu’une société tribale

              Les études de ce genre de communautés (par exemple dans les kibboutz) ont démontré que ce genre de société devient impossible à partir d’une certaine taille à cause de problèmes comme par exemple le « syndrome du passager clandestin ».

              En bref quand tout le monde se connaît, ceux qui profitent sans contribuer subissent une pression, ils ont moins « naturellement » ou sont poussé à contribuer plus.

              Au-delà de quelques milliers, les instances « distributrices » sont des bureaucraties, les gens ne se connaissent plus et les générateurs de ressources sont déconnectés de ceux qui en profitent. Les « passagers clandestins » se multiplient d’autant plus vite que ceux qui travaillent plus ne reçoivent rien en échange de leurs efforts.

              pour ma part mon monde idéal c’est Game Of Thrones.

              Wôw !

              Les économies se traduisent par de l’austérité, lorsque vous pensez diriger un pays sur ces seuls principes le mur de la réalité va rapidement vous arriver

              De quoi parlez-vous ? Il n’y a aucune austérité en France, l’argent coule à flots au contraire, mais il est pillé par les corporations d’état.

              Aucun pessimisme de ma part

              hum…

              1. Ilmryn j’ai beau utiliser un maillage carré pour mon chalut, mais telle une merlu je vous retrouve toujours dedans !

                1. Et malgré mon utilisation de filet à plancton, je ne trouve toujours aucune trace de réponse à mes objections.

        2.  » Le vote Trump est effectivement la marque de l’échec d’Obama, mais il est interdit de toucher à cette icone, ce qui fera d’Hillary Clinton, le défouloir en devenir du camp démocrate, elle présente le double inconvénient d’être une femme et d’avoir échoué dans sa campagne,  »

          Cela dépend de quel vote vous tenez compte. Car Clinton dans le vote populaire a devancé Trump avec plus de 2 millions de voix . Et c’est bien la population qui ont été les premiers concernés sur la politique de l’administration Obama.

          D.J

  7. Mr Tupy, vous faites penser à ces chercheurs qui veulent prouver quelque chose, à tout prix!
    Ils arrivent à vous prouver que les poisons c’est bon pour la santé ;-).
    Sans rire, promenez vous dans les autres quartiers de Baltimore, de Chicago,ceux où il vaut mieux être accompagné, dans la campagne du Dakota du Nord ou au Seventh Ard à New Orléans. Moi, des pauvres, j’en ai trouvé un bon paquet, sans chercher, alors « l’extrême pauvreté est en voie de disparition aux USA »? NON
    Elle a malheureusement encore bien de l’énergie pour une disparue. Des quartiers entiers squatter! Hygiène, alimentation, éducation, sacrifiées.

    Les seules conséquences indiscutables de la globalisation sont la disparition lente des classes moyennes, et la concentration de pouvoirs politiques, financiers et industriels dans les mains d’une minorité.
    Je crains que ces chiffres ne soient que de l’enfumage 😉

    1. Sans rire, promenez vous

      Dire que des centaines d’ONG font des études et compilent les données alors qu’il suffisait de se balader dans certains bistrots quartiers…

      Hygiène, alimentation, éducation, sacrifiées.

      La dette des états-unis a doublée en 8 ans et elle consacre 15% du PIB à la santé contre 12% seulement pour la France ultra-socialiste.

      Les seules conséquences indiscutables de la globalisation sont la disparition lente des classes moyennes

      Vous êtes ridicule.

  8. Oui, la mondialisation a permis de réduire les inégalités entre pays, ce qui est en effet une excellente nouvelle.

    Mais, l’arbitrage des coûts du travail à travers le monde permis par la globalisation des échanges entre pays de niveaux de vie très différents dans des conditions de taux de change n’équilibrant pas les balances commerciales et encore moins les balances en emplois a aboutit à une ouverture massive de l’échelle des salaires dans les pays développés entre les emplois peu qualifiés mis en concurrence frontale avec les pays « low cost » et les emplois indexés sur la part croissante des profits dans la valeur ajoutée (dirigeants, actionnaires). Ou alors à une envolée du chômage et des emplois aidés dans les pays où existe un salaire minimum légal.

    Dans ces conditions déséquilibrées, la globalisation a donc aboutit à une forte diminution des inégalités entre pays en même temps que les inégalités augmentaient fortement à l’intérieur des pays.

    Par ailleurs, le financement des déséquilibres de balances courantes, la nécessité de permettre à la demande mondiale d’absorber la production mondiale malgré la baisse de la part des salaires dans la production globale, ainsi que la duplication de crédit engendrée entre pays déficitaires et pays créditeurs par le mécanisme des réserves fractionnaires a poussé la dette globale à des niveaux totalement intenables relativement à la production mondiale (c’est à dire relativement à la capacité de servir la dette). À cet égard, la situation très précaire de 2008 s’est nettement aggravée depuis, certains grands pays émergents étant venus rejoindre la quasi-totalité des pays développés dans le clubs des pays sur-endettés.

    A ce stade, la seule question intéressante et urgente est donc :

    « Comment ré-équilibrer la mondialisation de façon coopérative et ordonnée afin de maintenir en bonne partie ses bienfaits (la baisse des inégalités entre pays) tout en corrigeant en bonne partie ses méfaits (hausse des inégalités à l’intérieur des pays, ralentissement de la demande mondiale, hausse de l’endettement global relatif) ? »

    C’est à cette fascinante question que tente de répondre cet article de Didier Dufau : http://cee.e-toile.fr/index.cfm/2016/11/16/Changer-la-globalisation-

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