Macron, Fillon, FN… les nouveaux clivages politiques

Publié Par Philippe Fabry, le dans Politique

Par Philippe Fabry.

Il y a quelques années maintenant (2013-2014), j’ai publié dans ces colonnes des articles consacrés au clivage gauche-droite dans lesquels je tentais d’exposer ce que j’ai pris l’habitude de nommer la dynamique du clivage, dont l’idée centrale est qu’il faut faire la distinction entre les idées politiques (libéralisme, socialisme, nationalisme…) et les sensibilités politiques (réactionnaire, conservateur, progressiste, révolutionnaire) ; le clivage gauche-droite étant fondé sur les secondes, tandis que les idées se déplacent le long de ce clivage comme sur un tapis-roulant, apparaissant à gauche, disparaissant à droite. Je ne referai pas tout le raisonnement ici, je renverrai mes lecteurs à mes précédents articles sur le sujet.

J’ai également publié entretemps, il y a un peu plus d’un an, un article sur mon site analysant sous ce prisme les résultats des dernières élections régionales.

Je rappellerai simplement les quelques conclusions politiques que je tirais alors sur notre situation actuelle :

  • Le libéralisme ayant disparu à droite doit réapparaître à gauche.
  • Le monde politique français, unanimement socialiste, ou social-démocrate, est à la veille d’un grand basculement idéologique, comme ce fut le cas à la fin du XIXe siècle.
  • La phase de recomposition doit coïncider avec une menace boulangiste, c’est-à-dire une rencontre des extrêmes mettant en péril le régime.
  • La phase de recomposition est marquée par la confusion : des conservateurs et des réactionnaires (Mélenchon, Filoche) persistent à se considérer de gauche par habitus, tandis que des libéraux s’imaginent encore être à droite, comme Madelin. Le clivage va achever sa mutation au fur et à mesure que la génération Mélenchon-Madelin disparaîtra et que ces grandes figures cesseront de servir de repoussoirs aux libéraux. En l’absence de ces repoussoirs, qui maintiennent les libéraux à droite, ceux-ci seront expulsés à la place qui est la leur, à la gauche de la droite conservatrice socialiste.

C’est selon ces axes (naturellement mieux argumentés dans les précédents articles, j’invite donc les lecteurs sceptiques à en prendre connaissance) que j’appréhende la situation actuelle, et en particulier quatre sujets « chauds » : la candidature d’Emmanuel Macron, la victoire de François Fillon au premier tour des primaires de la droite, et l’évolution idéologique du Front National, le désarroi total de la gauche.

Macron : le grand retour du libéralisme à gauche ?

nouveaux-clivages-rene-le-honzecAyant pronostiqué le retour du libéralisme par la gauche dans le clivage politique français depuis 2013, j’ai naturellement été très attentif à l’évolution d’Emmanuel Macron depuis deux ans. Lorsqu’il a déclaré « le libéralisme est une valeur de la gauche », il a été difficile de ne pas y voir la réalisation de ce pronostic, même s’il y a loin de la coupe aux lèvres et des discours aux actes.

Le programme d’Emmanuel Macron demeure encore flou, mais l’on sent tout de même un tropisme libéral, avec notamment le choix individuel comme principe. Et surtout, le libéralisme qu’il porte est authentiquement un libéralisme « de gauche ». En effet, j’expliquais dans mes précédents articles que la coloration d’une idée varie en fonction de sa position sur l’échiquier, et la sensibilité qui la porte : pour simplifier, le libéralisme de droite est plus austère, insiste sur la responsabilité, le travail, la rigueur gestionnaire ; le libéralisme de gauche est plus enthousiaste, insistant sur le libre choix, la libération des carcans, l’ouverture et l’entreprise ; ce qui explique notamment que les gens qui se considèrent comme libéraux avant tout ont du mal à se définir de droite ou de gauche.

Or, précisément, le libéralisme de Macron est un libéralisme très axé sur les jeunes : son discours se concentre beaucoup sur l’idée que les jeunes (et les pauvres) sont ceux qui ont le plus à gagner de la liberté : en pouvant travailler plus pour se former, en n’ayant pas d’entrave à trouver un premier métier mal payé pour entrer dans le monde du travail, celui-ci n’étant perçu que comme une première étape vers une carrière évolutive.

Il me semble donc qu’avec la candidature d’Emmanuel Macron, nous avons au moins les prémices de la renaissance, à gauche, du libéralisme.

Fillon : le réveil du libéralisme de droite ?

Je suis, pour tout dire – et je le dis d’autant plus facilement que, culturellement, je viens de la droite – plus dubitatif quant au libéralisme de François Fillon.

Certes, on ne peut nier qu’un certain nombre de mesures qu’il propose correspondent assez à ce que prônent les libéraux. Pour autant, j’ai déjà expliqué dans ces colonnes que les libéraux sont souvent abusés par des mots et des mesures  qui sont empruntés à leur « arsenal » sans que le fond ne soit admis.

C’est, me semble-t-il, le cas de François Fillon : on parle beaucoup de Thatcher, à laquelle il se compare, mais « Maggie » avait une solide culture libérale et appliquait des mesures qu’elle croyait juste, et pas seulement efficaces ; de même pour Reagan.

Dans un récent article pour Le Monde, Jean-Marc Daniel a, me semble-t-il, bien analysé la position de Fillon. Il dit : « M. Fillon a pour objectif principal la baisse du chômage. Sa logique, c’est que seules les entreprises créent de l’emploi ; il veut donc réduire leurs charges et financer cette baisse par la TVA sociale et l’allongement du temps de travail, c’est-à-dire un transfert depuis les entreprises vers les ménages. »

C’est, semble-t-il, également ce qu’a voulu signifier Alain Madelin en disant que Fillon n’avait pas un programme libéral, mais un programme patronal. Les mesures proposées par François Fillon paraissent relever bien plus de l’emploi de recettes pour relancer la croissance et l’emploi que d’une authentique préférence pour le choix individuel.

Cela, bien sûr, pourra paraître accessoire au lecteur qui pensera que l’important, aujourd’hui, est de remettre d’aplomb l’économie française, et que ces mesures « libéro-compatibles » peuvent y aider. Je ne le nie pas, mais mon but étant ici de comprendre l’évolution du clivage politique, la question de savoir si François Fillon – et ses électeurs ! – sont véritablement libéraux est importante.

Le fait que François Fillon doive une part important de son score aux réseaux de Sens Commun et de la Manif pour Tous m’apparaît un marqueur important, le libéralisme n’étant pas une grande préoccupation de ces organisations, quelle que soit l’opinion qu’on en a sur le fond.

Je suis donc assez dubitatif face à l’idée qu’une victoire de François Fillon aux primaires marquerait un réveil du libéralisme de droite que je persiste à croire disparu au moins depuis l’échec de la candidature Madelin en 2002. Le programme de François Fillon contient, au plan économique, des recettes libérales, mais c’est aussi le cas de la fiscalité mise en place par Vladimir Poutine en Russie et je persiste à penser que, comme l’habit ne fait pas le moine, la flat tax ou la réduction de charges ne fait pas le libéral, même à haute dose.

En revanche, cette victoire de François Fillon envoie tout de même des signes intéressants : les mesures qu’on qualifie généralement de libérales n’empêchent pas un candidat de faire un bon score, et d’autre part le basculement du clivage est en marche puisque le Front National va être contraint de clarifier à son tour son discours.

L’évolution du Front National

La semaine passée, Marine Le Pen a dévoilé son nouveau logo de campagne  une rose bleue. Elle a expliqué que cela signifiait la féminité et soulignait le fait qu’elle serait l’une des seules femmes candidates à l’élection présidentielle.

Sur les réseaux sociaux, les gens ont surtout réagi en assimilant cette rose à celle du Parti Socialiste, y voyant le signe que le FN achevait sa mutation vers le « socialisme national ».

Ce diagnostic a été étayé par la réaction de Florian Philippot à la victoire de François Fillon : le vice-président du Front National hurle depuis à l’ultralibéralisme. Ainsi donc, il apparaît que la victoire de François Fillon, lequel marche quelque peu sur les plates-bandes conservatrices du Front National, ce dont un Juppé aurait été incapable, nécessite pour le FN de marquer sa différence sur les questions économiques et sociales, et ce faisant de renforcer la position de Florian Philippot au détriment de celle de Marion-Maréchal Le Pen, laquelle représente l’aile catholique traditionaliste dans laquelle Fillon sera un concurrent.

Inversement, le programme économique de Fillon permet au Front National de marquer sa différence par les préoccupations sociales et son programme économique socialiste, calque du programme commun de la gauche de 1981 – qui aujourd’hui est un programme non plus progressiste, mais passéiste, réactionnaire. La « course à l’échalote avec Mélenchon » (le mot est de Vincent Fournier, sur Atlantico) m’apparaît comme l’évolution logique, la concrétisation de ce mouvement boulangiste que j’annonçais, la collusion de l’extrême-gauche et de l’extrême-droite sous la bannière marino-philippotiste, à la manière de ce qui se fit derrière le général Boulanger dans les années 1880.

Le désarroi total de la gauche

L’état de la gauche est la dernière chose que je dois évoquer pour dresser un tableau à peu près complet.

C’est un champ de ruines.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas réussi à obtenir le soutien des communistes, qui veulent présenter leur propre candidat ; une division et une incapacité à créer la dynamique qui, là aussi, profiteront au Front National.

Jean-Luc Mélenchon peut espérer récupérer l’électorat socialiste déçu de Hollande, mais il s’agit d’un électorat qui n’a plus de doctrine, qui est perdu dans le grand mouvement actuel de recomposition.

Impossible de dire si Hollande sera candidat, ou si Valls le remplacera. L’un comme l’autre paraissent sortir trop affaiblis du quinquennat pour produire quelque chose de valable mais surtout, au-delà des personnes, et j’insiste sur ce point, la « gauche » socialiste est en bout de course : elle n’a plus d’idées nouvelles, plus de théoriciens, ayant pratiquement mis en œuvre tout ce qu’elle promettait depuis trente ans. Le socialisme à gauche a épuisé ses promesses, comme le républicanisme libéral à la fin du XIXe siècle. Quand les progressistes ont fait tout ce qu’ils voulaient faire, ils ne sont plus progressistes, et n’ont donc plus rien à faire dans l’endroit du clivage qu’ils occupent.

En toute logique, ils devraient lentement s’évaporer, migrer chez les conservateurs ou se convertir à de nouvelles idées.

Et c’est là, pour boucler notre boucle, que l’espace existe pour Emmanuel Macron.

Pour conclure, donc, sur l’état du clivage actuel, je dirai que la recomposition est en cours :

  • Le boulangisme marino-philippotiste se déploie et va siphonner l’électorat socialiste dur, ce qui signifie la mort de l’extrême-gauche socialiste.
  • Pour l’heure nous avons un clivage « transitionnel » opposant le néo-boulangisme à la social-démocratie qui tente de se réformer sans être vraiment libérale (Fillon) et la renaissance d’un libéralisme de gauche (Macron).
  • Dans la décennie qui vient, nous devrions voir s’effondrer le néo-boulangisme, et un nouveau clivage principal se reformer : à l’extrême-droite les socialistes durs, à droite les sociaux-démocrates, à gauche les nouveaux libéraux et à l’extrême-gauche des anarchistes de toutes tendances.
  1. Très bon article…

  2. Bonjour

    J’ai tjs pensé que le clivage droite-gauche est un leurre créé par les socialo-communistes pour définir le camp du bien (eux) et le camp du mal (les autres).

    Etre de gauche c’est être pour la générosité, c’est être indigné, c’est être du coté du faible.

    C’est très immature et totalement stérile.

    Fillon ni Macron ne sont libéraux.

    Apres on peut se réjouir de voir la déconfiture du complexe médiatico-sondagier.

  3. « (…) un nouveau clivage principal (…) : à l’extrême-droite les socialistes durs, à droite les sociaux-démocrates, à gauche les nouveaux libéraux et à l’extrême-gauche des anarchistes de toutes tendances. »
    ———-
    Sous la forme de l’ « individualisme associationniste », ma famille politique fait partie de l’extrême-gauche des anarchistes.

    Voir :

    http://www.editionsbdl.com/fr/books/la-dlicate-essence-du-socialisme/371/

    http://www.globenet.org/transversales/generique/numeros/67/ecl6.html

  4. Le clivage droite-gauche est en effet artificiel. Une double échelle, étatisme-libéralisme et nationalisme-mondialisme est plus pertinente (avec toutes les nuances intermédiaires).
    Vous dites: « le libéralisme de gauche est plus enthousiaste, insistant sur le libre choix, la libération des carcans, l’ouverture et l’entreprise »
    Je ne sais pas ce que c’est que l’enthousiasme en politique (a mon avis, cela tient plutôt des personnes), mais le « libre choix, la libération des carcans, l’ouverture et l’entreprise » sont des axes majeurs du programme Fillon, même s’il y a quelques exceptions comme la politique culturelle. De même que la volonté que chaque jeune puisse avoir sa chance.
    Il suffit d’aller voir sur son site pour constater.

  5. Excellent article. Disons que je voudrais voir cette théorie politique se vérifier.
    La fracture à Gauche est bien réelle. Le Loup, la gauche libérale, est sorti du vous. La meute dont je fais partie, ne va pas tarder à suivre… les sociaux-démocrates de Gauche s’eparpilleront à droite et à Gauche…On pourra toujours compter sur une extrême gauche d’avantage réactionnaire, libertaire…
    Le Progressisme sera dans notre camp. Il est ce qui nous distingue d’un libéralisme plus conservateur.

  6. Analyse assez correcte en général. il y a toutefois l’un ou l’autre bémol.
    En premier lieu, le libéralisme de Macron est assez tiède, pour le moment en tout cas. De plus, il n’a aucune assise politique. S’il est élu, constituer un gouvernement qui ait l’appui du parlement et qui sera en accord avec ses idées sera difficile. Il est donc pour le moins anticipé d’y voir un début de refondation politique de la gauche.
    En second lieu, plus fondamentalement, je ne suis pas sûr que le libéralisme puisse renaître au sein de la gauche, car ou delà de la doctrine économique elle se caractérise par une approche universaliste « abstraite » qui consiste à croire qu’en édictant des grands principes au sommet on peut changer la société. Je pense que c’est une illusion. C’est pourquoi l’approche de Fillon, malgré les réserves qu’on peut avoir sur une partie de son programme, me paraît plus authentiquement libérale car elle se fonde de façon plus ou moins explicite sur la notion de morale et de responsabilité individuelle.

    1. Exact, ce ne sont pas les grands principes édictés du haut qui font évoluer la société. C’est parce que la société évolue à partir du bas (donc par l’interaction des individus qui la composent) que les principes et les lois suivent avec retard. C’est bien pourquoi il faut plus se préoccuper des actions des politiciens que de leurs grandes idées « sociétales ». Les action peuvent avoir un effet. Les idées émergeront de toutes façons quand ce sera leur heure.

  7. Du journalisme à ce niveau, c’est rare.
    Bravo, et merci surtout

  8. J’attend de voir la campagne de Macron pour voir s’il est plus libéral que Fillon.
    Sur le plan sociétal, c’est probable, encore qu’il ne s’agisse là pour l’instant que de posture médiatiques dans les deux camps pour des raisons éléctorales
    Sur le plan économique, Fillon part avec une longueur d’avance.
    Je constate surtout l’ampleur de la défaite idéologique des libéraux, qui pour survivre, doivent s’alier soit avec les conservateurs, soit avec les socialistes.

  9. Fillon ne s’est jamais proclamé libéral, ce sont la presse et tout ce que notre paysage politique compte de socialistes qui lui ont collé cette étiquette, espérant en faire un ennemi de notre formidable modèle social plus performant que jamais – et donc un repoussoir électoral.

    Il vient du séguinisme et il n’a pas trahi son mentor, contrairement là aussi à ce que prétendent ses détracteurs. Le seul reproche – ou compliment, c’est selon – qu’on puisse lui faire est d’avoir droitisé le séguinisme.

    On semble découvrir que Fillon est un candidat de droite. Il est vrai que ça fait un moment que la droite n’en a pas eu un.

  10. L’analyse repose à mon avis sur deux axiomes contestables : celui du clivage gauche-droite et celui du lien libéralisme-anarchisme

    Contrairement à vous Mr Fabry, je ne pense pas que le clivage gauche-droite repose sur une différence de vision temporelle, entre conservateurs d’un coté et progressistes d’une autre. La gauche qui regarderait dans le pare brise et la droite dans le rétroviseur n’a eu de sens que lorsque la société était historiquement de droite (la monarchie Française), ce qui est de moins en moins le cas : les conservateurs actuels regardent bien plus Mai 68 que le baptême de Clovis.

    Le clivage gauche droite me semble plus philosophique que dépendant de la façon de regarder l’histoire, reposant sur l’opposition Locke-Rousseau, sur ces deux visions opposées du contrat social et fondamentalement sur la prédominance entre amour propre et amour de soi qui engendre deux conceptions diamétralement opposées de la société « idéale » : celle de Rousseau (à gauche) visant au « bon sauvage » dépourvu d’amour propre et tout entier focalisé sur l’amour de soi, celle de Locke (à droite), visant à l' »homme moral » qui valorise l’honneur et le sens du bien commun.

    Rousseau opposant liberté et autonomie (la liberté est une fin, un but), Locke induisant que la liberté est un moyen qui doit être développé par la société donnant de l’autonomie, dans le but de créer une société harmonieuse et paisible (l’Etat de nature s’opposant à l’Etat de guerre). D’où également une opposition entre libéralisme et anarchisme : l’un recommandant un Etat fort privilégiant et protégeant la liberté, l’autre recommandant l’absence totale d’Etat.

    Le biais provient de la nature de l’Etat : l’Etat démocratique induit un Etat tentaculaire et central (le récent débat sur le vote « populaire » et « fédéral » aux US rappelant cette conséquence : il ne peut y avoir ni majorité ni minorité dans un système constitutionnel et fédéral, il n’y a que des singularités s’accordant sur un accord tacite : constitution, bill of rights …) la démocratie dérive toujours vers un Etat socialiste et populiste, qui comme fini par craquer, comme vous l’avez vous même écrit.

    Les hommes naissent libres : ce n’est pas une déclaration de Droit, c’est une constatation de la nature humaine. La liberté étant innée, elle ne peut être un but. La gauche ne peut être libérale, c’est complétement contradictoire.

    Les hommes ne sont pas autonomes, c’est la complémentarité, la spécialisation, l’échange, la famille, la société … et à plus grande échelle l’Etat qui leur apporte des moyens permettant leur autonomie. L’Etat, comme disait Burke « cette invention du génie humain pour répondre à ses besoins » qui devient vite un Léviathan quand on lui donne le rôle d’essayer de changer l’homme.

    1. Stephane croire que l’etat doit tout à ses citoyens c’est montrer sa vision d’assistanat du monde. Il existe tellement de personnes qui vivent indépendamment de la société et donc de l’etat. L’etat c’est un peu le maitre qui rend son esclave totalement dépendant de lui afin de lui retirer toute envie de se libérer de son emprise, un peu comme une drogue aussi. On sait qu’elle nous fait du mal mais on sait aussi que si on arrete de la consommer on sera en manque.

      Pour terminer je reprendrai simplement une phrase d’un film culte :  » Ce qu’il faut que tu comprennes, c’est que pour la plupart ils ne sont pas prêts à se laisser débrancher. Bon nombre d’entre eux sont tellement inconscient et désespérément dépendant du système, qu’ils vont jusqu’à se battre pour le protéger ».

      On vivrait tellement mieux sans ce maitre.

      1. L’Etat n’a de sens que si il garanti la protection de libertés en échange de sa légitimité. Ce que l’Etat social démocrate ne fait pas : il attribue des droits comment autant de privilèges à des groupes de pression.

        Regardez l’episode 1 de la saison 5 de The Walking Dead pour méditer sur votre dernière phrase 🙂

    2. Je suis bien d’accord avec vous. Très juste.

  11. J’ai beaucoup de peine à croire qu’un homme, Macron, qui a accepté de faire partie d’un gouvernement de F. Hollande, qui est soutenu par le tandem Drahi-Mourad, puisse se voir rattaché à l’esprit du libéralisme. Ce n’est qu’un zélateur opportuniste du capitalisme de connivence que, face au désastre Hollande, les « bons » capitalistes adorant les monopoles ont choisi, en désespoir de cause puisqu’il n’a aucun appareil politique auquel s’adosser.
    Si ça, c’est du libéralisme, alors Hollande en est!
    Et ce qui devrait vous mettre la puce à l’oreille c’est, comme vous le soulignez, que son programme est flou. Un libéral n’est pas flou, il sait immédiatement où sont les fondamentaux. Demandez à Madelin quel serait son programme: il ne lui faudrait pas des mois pour vous énumérer les points clés. Alors que Macron se fait désirer depuis des semaines. Et comme le faisait remarquer un intervenant ici, « quand c’est flou, il y a un loup ».

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