Primaires à droite : Fillon peut-il changer la donne ?

Publié Par Nathalie MP, le dans Politique

Par Nathalie MP.

François Fillon accèdera-t-il au second tour de la primaire ? C’est le suspense politique de la semaine et sa résolution jouera à n’en point douter un rôle déterminant dans la liste finale des partants pour le premier tour de l’élection présidentielle, et, par voie de conséquence, dans les deux noms qui resteront pour le second tour de 2017. 

Candidature surprise de Macron

Emmanuel Macron ne s’y est pas trompé, qui a décidé d’éclabousser le bel ordonnancement de la séquence programmée par la droite en annonçant sa candidature à la présidence de la République précisément mercredi, veille du dernier débat entre les sept concurrents de la droite et à quelques jours du premier tour qui va les départager et éclaircir la situation pour la suite.

Qu’est-ce que Macron pense gagner en adoptant ce timing ? Il s’agit d’abord de gêner au maximum des adversaires potentiels de gauche comme de droite compte tenu de son discours sur la « libéralisation des énergies » intimement associé à la « protection des plus faibles » à travers un socle de « solidarité collective et de régulation ». Ainsi que le résume fort bien un article de l’IREF :

« Il n’a pas compris que le libéralisme consiste à permettre la liberté pour que la liberté fasse le reste. »

La liberté, c’est bien, et Emmanuel Macron n’est certes pas avare de tous les mots de la même famille. Encore faut-il qu’elle soit bien orientée, et ça, c’est typiquement socialiste. Comme l’explique Hayek dans La route de la servitude, être libre selon la tradition libérale veut dire être dégagé de tout pouvoir arbitraire exercé par autrui, mais pour le socialisme, il s’agit au contraire d’obtenir le plus de pouvoir possible afin de procéder à une répartition autoritaire des richesses.

Emmanuel Macron propose donc un mix très « deuxième gauche » qui pourrait séduire les Français avides de changement dans la continuité de l’action de l’État, et entamer le crédit des Juppé, Hollande et Bayrou qui évoluent sur un terrain faussement libéral très similaire au sien.

Il s’agit ensuite clairement de tirer la couverture médiatique à lui, comme il le fait régulièrement depuis le début de son aventure, en distillant ses projets au compte-gouttes et en cherchant à créer une nouvelle fraîcheur inédite à chacune de ses interventions, histoire de monopoliser l’attention des électeurs sur la plus longue durée possible.

Depuis hier, on n’imagine pas un journaliste interroger un homme politique sans lui demander son avis à propos de la candidature Macron. C’est par exemple ce qu’a fait Elisabeth Martichoux sur RTL avec François Fillon. Sur un entretien de douze minutes, elle est arrivée à maintenir d’entrée le sujet Macron pendant trois minutes et demi, soit 30 % du temps (voir vidéo ci-dessous) :

Cela revient à accorder à l’ancien ministre de François Hollande une attention qui dépasse largement la nouveauté contenue dans l’officialisation de sa candidature. Tout ce qu’il a fait jusqu’à présent, c’est-à-dire l’ambiguïté savamment entretenue sur des totems de gauche tels que les 35 heures ou le statut des fonctionnaires, puis la création d’un mouvement politique et enfin sa démission du gouvernement, tout pointait à l’évidence vers cette issue, ce qui me fait dire qu’elle a déjà été largement anticipée par les électeurs. Car rappelons-nous, ce sont les électeurs qui votent, pas les journaux.

De plus, pour 2017, les électeurs sont confrontés au choix Macron depuis le début de l’année par les sondeurs qui l’ont systématiquement inclus dans leurs tests, tandis que François Fillon apparait de façon beaucoup plus épisodique. Si l’on s’en tient aux sondages publiés en septembre et octobre 2016, Fillon n’apparait qu’une fois alors que Macron apparait partout. Il est possible que l’effet d’annonce donne provisoirement un peu plus de relief à Macron, mais je ne crois pas qu’il suffise à bouleverser la donne, et certainement pas la primaire de ce week-end.

C’est du reste aussi l’avis de François Fillon qui a fait de son mieux dans l’interview citée plus haut pour reléguer la fausse surprise de la candidature Macron dans les affres de la décomposition de l’autorité de François Hollande sur la gauche et sur le gouvernement. En revanche, le débat d’hier soir pourrait se révéler décisif et faire bouger des lignes.

L’émergence de François Fillon

fillon-change-la-donne-rene-le-honzecJ’en viens donc maintenant spécifiquement au cas de François Fillon. Début septembre, dans un article intitulé « Quel second tour pour 2017 », je considérais que la primaire de droite se solderait par la victoire de Juppé ou celle de Sarkozy. À l’époque, les sondages suggéraient à la fois un rapprochement des scores de ces deux candidats aux alentours de 34% chacun par baisse de Juppé et remontée de Sarkozy et un écart irrémédiable avec les suivants, Fillon n’arrivant qu’en 4ème position avec 9% des intentions de vote. Je n’avais même pas jugé utile de le citer.

Depuis, le premier débat de la primaire de droite a eu lieu, et il est apparu évident que seul François Fillon avait pris la mesure de ce dont la France avait besoin. Comme je l’ai rapporté alors, il sortait nettement du lot de ses concurrents, car loin de pinailler à l’année près sur un âge de départ en retraite ou sur un nombre précis de policiers à embaucher, il avait compris que les réformettes à la marge dictées par les circonstances n’étaient pas envisageables un quinquennat de plus.

« Je ne veux pas réformer, je veux faire une véritable transformation » a-t-il expliqué.

Manifestement, son ton à la fois posé et réaliste a su atteindre une part non négligeable de téléspectateurs.

Il est vrai qu’après quatre ans de Hollande, les Français n’ignorent plus rien ni des chiffres du chômage qui ne se retournent pas vraiment, ni du déficit public qui ne veut pas repasser docilement sous les 3% comme promis, n’en déplaise à Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS, qui fait semblant de croire que « tout n’est pas parfait, mais tout n’est pas mauvais ». Disons que quand on inclut, comme il le fait, le tiers-payant et l’encadrement des loyers dans les bons résultats, alors que ces deux mesures sont emblématiques de la dévalorisation de la médecine d’une part et de la destruction du marché de l’immobilier d’autre part, on voit mal ce qui pourrait passer pour mauvais.

Le constat de Fillon sur l’état de la France

En 2007, François Fillon alors Premier ministre avait déjà fait un constat peu glorieux de la situation de la France. Il avait qualifié le pays d’État en faillite, arrachant des cris de protestation à la gauche comme à la droite, ce qui l’avait obligé à revenir quelque peu sur ses propos en disant que c’était une image. Et la crise de 2008 n’était même pas encore passée par là.

« Je suis à la tête d’un État qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d’un État qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d’un État qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans, ça ne peut pas durer. » (Fillon, sept 2007)


Fillon faillite par PierreEP

En 2016, tout est pire. La dette publique représentait 64% du PIB en 2007, elle culmine à plus de 98% aujourd’hui. La dépense publique atteignait 52% du PIB, elle est à 57%. Les chômeurs en catégorie A étaient 2,1 millions, ils sont maintenant 3,5 millions.

Aussi lucide qu’il fut en 2007, aussi lucide qu’il soit en 2016, il est cependant difficile d’oublier que François Fillon occupa le poste de Premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant 5 ans. Qu’est-ce qui le qualifierait plus que son ancien patron pour la fonction suprême ?

Au-delà de son programme qui reflète sa compréhension des problèmes de la France et son souci de la mettre sur une trajectoire de liberté au vrai sens libéral du terme, on peut aussi dire qu’il fut en 2010 le promoteur d’une réforme des retraites extrêmement contestée, mais bel et bien votée, qui consista à repousser l’âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans. Beau travail, car le retour à 60 ans figure aujourd’hui dans les programmes de la plupart des candidats de gauche et dans celui de Marine Le Pen, preuve qu’il est inutile de chercher des solutions du côté des collectivistes.

Sur ce point précis des retraites, Alain Juppé est assez mal placé pour se moquer de « ceux qui se sont montrés les plus pusillanimes quand ils étaient au pouvoir, et qui gonflent aujourd’hui leurs biceps » car on sait qu’en 1995 il a dû abandonner son projet d’alignement des retraites du public sur le privé. Vous m’objecterez que le recul fut le fait de Jacques Chirac plus que le sien, mais comme Juppé proclame maintenant, et c’est franchement inquiétant, qu’il veut « poursuivre l’œuvre de Jacques Chirac », l’objection tombe définitivement.

Et pour ce qui est de Nicolas Sarkozy, il est bien évident qu’on peut le créditer aussi de la réforme des retraites de 2010, mais son programme actuel, tiraillé en tous sens à chaque nouvel élément de l’actualité selon sa mauvaise habitude, manque de cohérence et donne une part beaucoup trop importante aux aspects sécuritaires et identitaires par rapport aux aspects économiques.

De plus, challengé de près par son ancien Premier ministre, Sarkozy n’a pas manqué de rappeler qu’entre 2007 et 2012 c’était lui le patron, ce qui a aussi pour effet de détacher Fillon des piètres résultats du quinquennat Sarkozy :

« Lorsque j’étais président de la République, je décidais d’un certain nombre de réformes que François Fillon mettait en œuvre. » — Sarkozy, 15/11/16, RTL.

Toujours est-il que depuis le premier débat qui s’est tenu mi-octobre 2016, loin de stagner à 9% des intentions de vote, François Fillon a vu sa cote augmenter en continu jusqu’à remettre sérieusement en cause le résultat annoncé du premier tour de la primaire. Un sondage Opinionway publié par le site Atlantico mardi 15 novembre lui accorde 25% à égalité avec Sarkozy et place Juppé en tête avec 33%. Un autre sondage paru mercredi dans l’Opinion donne 34% à Juppé, 30% à Sarkozy et 21% à Fillon.

Soulignons que les marges d’erreur sont importantes et que beaucoup dépend de l’amplitude de l’électorat qui se déplacera pour voter à la primaire. S’il est restreint au champ LR, Sarkozy domine. S’il s’élargit au centre, Juppé domine, mais Fillon y trouve aussi son compte, car son positionnement de libéral conservateur colle finalement très bien avec les valeurs de la droite dans son ensemble.

Ce qui reste constant de sondage en sondage, c’est que Juppé, favori peu disposé à prendre des risques, semble victime d’une campagne trop incolore dont les propositions ne tranchent guère avec la politique menée par le gouvernement actuel ou par un Jacques Chirac en son temps. En conséquence, il perd régulièrement du terrain, tandis que Sarkozy résiste et que Fillon grimpe.

Alors que Juppé et Sarkozy, installés dans leur face à face meurtrier depuis le début, s’apprêtaient à se donner l’un l’autre le coup de grâce, un nouveau venu qu’on n’attendait pas, qu’on avait même totalement oublié, et qu’on s’efforce maintenant de renvoyer à son humble statut de « collaborateur », arrive du fond de nulle part, apostrophe les deux favoris et s’invite dans le sprint final.

Enfer et damnation ! Stupeur et tremblement ! Fin du suspense, dimanche soir.

Sur le web

  1. Très bon article!
    « C’est le seul (programme) qui rend aux Français leur liberté… » Voyez la conclusion du débat par Fillon hier soir:
    https://twitter.com/FrancoisFillon/status/799384657456402432
    C’est de loin le plus libéral de la primaire et il aura ma voix dimanche. Et en plus il a une vraie chance de gagner! La lecture de Contrepoints semble aider la France à retrouver le chemin de la raison et du changement.

    1. @ La France Libre

      Non l’article n’est pas si bon! L’auteur reconnait à la fois qu’il n’a pas vu venir Fr.FIllon, signalant d’ailleurs qu’il l’a négligé! Aveu qui est à son honneur, bien sûr, mais ne plaide pas pour sa perspicacité.
      Vu de l’étranger, en tout cas, un vote pour N.Sarkozy à la primaire, déconsidérerait clairement les électeurs, cette fois!

      Aucune entreprise privée ne réengagerait quelqu’un qui s’est fait jeter, (par principe), surtout s’il revient avec le même ton arrogant et prétentieux, avec des tendances dragueuses à l’extrême droite.

      Il ne se reconnait spontanément aucune des erreurs qu’il aurait faites!

      Et alors qu’il s’est conduit comme le personnage du film « le Dictateur » de Charlie Chaplin, aux débats 2 et 3 de la primaire, il a clairement reporté ses responsabilités, par allusions, sur ses anciens « collaborateurs », « devenus subitement « co-décisionnaires », en lice pour la prochaine élection.

      Il dit qu’il ne fera qu’un mandat mais peut-on encore raisonnablement croire ce qu’il dit??? Exit Sarko! (Et je n’ai même pas parlé des « casseroles »!)

      Quand on s’est fait rouler dans la farine, erreur éventuellement compréhensible, par un tel « acteur psycho-dramatique », lui signer un nouveau blanc seing est totalement irresponsable!

      A.Juppé? Un choix « trop raisonnable »? Peut-on encore en attendre de l’ambition hargneuse, de l’audace téméraire, des résultats plus que des bonnes intentions, sur fond de fatalisme désabusé et la volonté de consensus cédant au blocage syndical de la France? Le doute peut être permis!

      B.Le Maire n’est pas encore mûr et N. Kosciusco-Morizet est une révélation trop tardive: rendez-vous dans 5 (ou 10) ans! J.F.Poisson, un candidat de « niche ».

      J.Fr.Copé, on oublie!

      Donc Fr.FIllon? Oui, Le sérieux, la dignité, « le charme discret de la bourgeoisie »: on n’élève pas le ton et n ne joue pas les tribuns, on dit ce qu’on a envie de dire, sans détour, mais sans ambiguité. (Ce fut déjà le cas sous N.Sarkozy, où il n’a pas caché ses divergences, quitte à se faire remonter les bretelles par un patron irascible, mais toujours dans l’omerta!

      À cette époque, la consigne était de toujours parler « au nom du Président Nicolas Sarkozy », jamais en son nom personnel: il n’a pas failli souvent, juste sur « l’essentiel »! Accepter « d’avaler les couleuvres » fait partie du job quand on est sous les ordres du « monarque provisoire républicain », aussi « folklo » soit-il!

      Fr.Fillon, l’efficacité sans « tralala »? Peut-être, par pragmatisme! (un « André Malraux » lui sera utile pour célébrer la « Grandeur », les « lumières » et autres mythes français, si besoin en était.)

      1. « Vu de l’étranger, en tout cas, un vote pour N.Sarkozy à la primaire, déconsidérerait clairement les électeurs, cette fois! »
        Mais !?? Vu de l’étranger un vote pour Hollande c’est quoi à votre avis ??
        Sarkozy n’a pas été parfait durant son mandat, mais il ne faudrait pas oublier qu’il avait été salué par les grandes puissances de ce monde pour son action déterminante durant la crise de 2008. Une fois de plus se sont les médias qui vont tenter d’orienter nos votes pour cette élection. Mais comme avec Trump. Ils n’ont pas compris que bcp de monde allaient chercher l’information sur d’autres formats que le leur.
        Demain dimanche, personne ne sais se que va réellement donner cette élection. Ce matin la première chose que j’ai réellement écouté en allumant mon poste. C’est la météo de demain.
        Car je crois qu’elle fera pour bcp dans le résultat.
        Sarkozy a un socle très solide de militants qui seront comme moi prêt à braver le vent et la pluie pour aller voter. Je pense que Fillon doit être dans la même configuration. Quand à Juppé, C’est beaucoup moins sur. De plus avec les médias qui nous l’annoncent comme gagnant, Il pourrait bien se retrouver comme un certain Jospin en son temps…….

  2. Fillon est clairement le meilleur. Il faut cependant nuancer l’avis sur Juppé. Il va effectivement moins loin en discours mais pourrait cependant faire plus de changements car il aura plus d’appuis vers le centre et les modérés de la gauche. Fillon est à peu près positionné au centre du bloc de droite et donc logiquement vainqueur de la primaire de droite et du centre. Juppé est positionné au centre de l’ensemble des électeurs.

    1. Juppé élu perdrait rapidement toute autorité et donc, ne pourra pas réformer, car le rappel de ses condamnations judiciaires sera exploité

  3. j’ai un problême ….je n’ai plus aucune confiance dans ces gens là ; sinon , j’aurai voté fillon à la primaire ; à mon humble avis , c’est certainement le moins pourris ;

    1. Ok, mais si vous ne votez pas vous pouvez vous retrouver avec Hollande ou Marine comme président(e).
      Donnez une chance à Fillon, ce n’est qu’une primaire qui aura 2 tours, et ce n’est pas encore l’élection présidentielle.
      Le choix des finalistes est vraiment important pour notre choix final…
      Vous avez une voix, c’est votre seule possibilité d’agir pour l’avenir de la France.

      1. Fr.Fillon est en 2/3 ième position dans les sondages mais il est manifestement sur une courbe ascendante donc tout est possible, mais rien n’est certain!

  4. Ah l’apologie de Macron, candidat de la gauche….lol, lui qui a été accueilli en héros au dernier Forum de Davos….On croit rêver.
    La montée subite dans les médias de Fillon est à mon avis pour essayer d’ affaiblir encore Sarkozy, mais je pense aussi pour favoriser Macron à long terme.
    Le programme de Fillon est tellement une purge (Madame Tatcher a ruiné tant de gens en Angleterre voir le film de Ken Loach) que lorsque le débat va s’installer pour la présidentielle si Fillon passe, il va se faire massacrer sur ses propositions et Macron (impensable) passera pour un modéré.
    Quand j’entend les premiers mots de son programme qui sont copie de ceux de Sarkozy: Fin de 35 heures, Haro sur les corporatismes…et que les commentaires nous disent qu’ il est brillant et moderne quand l’autre est un fou dangereux….Je suis stupéfait !
    Va comprendre Charles….

    1. La situation britannique des années 70 était catastrophique, économiquement et socialement. La GB demandait de l’aide au FMI.
      deux anecdotes musicales : les Beatles hésitaient à utiliser le melotron (ancêtre du synthé) en 1969, de crainte de voir les syndicats de musiciens débouler dans les studios, craignant de perdre leur boulot! Les Rolling Stones sont partis enregistrer « exile on main street » en France pour des raisons…fiscales.
      Le pays allait crever sous le poids de ses blocages. Mon prof d’économie disait que le Brésil allait dépasser la GB très vite. C’était en 1984.
      L’équipe de M.Thatcher a conduit des réformes de fond qui ont été forcément douloureuses, mais qui ont redonné un dynamisme au pays. C’est d’ailleurs une des destinations préférées des migrants, c’est étonnant non?
      Et en plus, ça a permis à Ken Loach d’avoir un bon fonds de commerce.

    2. Ken Loach est un bouffon, un bobo gaucho qui crois que parce qu’il a une caméra entre les mains il détient la vérité. Margareth Tatcher n’a ruiné personne en Angleterre c’est le socialisme qui à détruit la société anglaise et Tatcher était juste là pour ramasser les morcaux et faire le sale boulot. Un jour aussi en France il faudra faire le sale boulot et celui que le fera sera maudit par ces cons de Français inculte en économie qui croient dure comme fer que le Marxisme ça marche! pays de merde…

  5. Si les français veulent que rien ne bouge et que la France continue à sombrer qu ils votent Juppé lentement mais surement
    Sarkozy ou Fillon pourraient espérons le nous sortir de ce marasme, s’ils appliquent au moins les parties essentielles de leur programme. Fillon, moins détesté que Sarkozy pourrait peut être gagner plus facilement au second tour face à Juppé personnellement aurais voté NS mais à cause de ce risque de voir Juppé gagner au second tour je voterai sans doute Fillon
    j espère faire le bon calcul car ça serait vraiment une catastrophe si Juppé était élu moins que Hollande évidemment …

    1. Je partage votre avis !

      1. Je vais voter Fillon aussi. D’une part son programme me paraît le plus cohérent, et d’autre part il faut éviter un duel Sarko-Juppé qui verrait promouvoir le second. Tandis qu’un duel Fillon-Juppé donnerait plus de chance à Fillon.

  6. qu’a fait déjà FF de 2007 à 2012 ??? je ne me souviens plus !

    1. Il a évité qu’on tape sur votre épargne pour renflouer le système suite à la crise…..
      Maintenant, avec la remonté des taux qui s’annonce doucement mais sûrement, vous allez je crois, réellement comprendre votre douleur dans les mois à venir….2008 n’aura été qu’une petite secousse à côté de se qui se profil à l’horizon. Un conseil !!! N’écoutez plus bfm et autres  » experts  » pour vous faire une idée objective de la situation. Ces gens ne vous dirons jamais la réalité économique, Pour la simple et bonne raison qu’ils sont les premiers à profiter des marchés pour s’enrichir. Quand à Fillon ou Sarkozy c’est pour moi les deux qui pourraient de nouveau faire face à la prochaine crise financière qui s’annonce.

      1. Alors ce sera Sarkozy.Il faut faire la part des choses,ne pas attribuer les mauvaises au président et les bonnes à son ministre.Si NS n »avait pas eu cette grave crise financière et un SEPTennat comme ces prédécésseurs, il aurait eu le temps de mener à bien ses réformes.Fort de son expérience il est apte plus qu’un autre à nous faire sortir du trou. Je crois que le quinquennat est une grave erreur.

      2. vaut mieux lire cela qu’être aveugle !!! manifestement, vous ne connaissez pas les mécanismes de l’emprunt publique !

  7. A tous les illettrés essayez de lire « le chat, la belette et le petit lapin » de De la Fontaine et vous verrez devant vos yeux ébahis Fillon se transformer en Raminagrobis .A méditer….

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