Liberté économique : la dégringolade française

Publié Par Jacques Garello, le dans Économie générale

Par Jacques Garello.

Liberté économique : la dégringolade française

Prison (Crédits : Matthias Müller, licence CC-BY-NC-ND 2.0)

C’est un thème dominant de la campagne des primaires, ce qui explique que les candidats semblent s’accorder sur l’urgence d’une libération en se hâtant plus ou moins lentement. La récente publication 2016 de l’indice de liberté économique permet d’entrer dans le détail et dans le concret. Cet indice confirme la dégringolade. La France est aujourd’hui classée parmi les pays dont l’économie est « modérément libre ». Il permet aussi de repérer ce qui ne va pas chez nous – donc les réformes prioritaires.

La dégringolade : 75 ème !

nl-1294-c-courbeElle s’apprécie facilement avec le graphique ci-contre. En ordonnées se trouve la note exprimée sur 100 donnée par l’indice du Pacific Institute (Vancouver). Après une légère amélioration en 2013, la chute est ensuite incessante, ce qui classe notre pays à la 57ème place sur 159  ; le classement est encore pire avec l’indice d’Heritage Foundation (Washington) : nous voici à la 75ème place sur 178 pays.

Si nous nous comparons aux autres, nous voici très éloignés des pays libres dont le top 10 est à peu près le même pour les deux instituts calculant les indices : Hong Kong, Singapour, Nouvelle Zélande, Suisse, Australie, Canada, Royaume Uni. Nous sommes très éloignés de nos voisins européens où brillent les étoiles de l’Islande, du Danemark, des Pays Bas, du Luxembourg. Lorsque l’indice a été créé en 1988, notre économie était parmi les plus libres.

Les indices ont-ils un sens ?

liberte-economique-rene-le-honzecLe principe en a été lancé par Milton Friedman et les travaux pionniers ont été ceux du Fraser Institute avec Michael Walker et James Gwartney. L’indice d’Heritage, le plus célèbre aujourd’hui, est publié par le Wall Street Journal.

Il s’agit d’un travail scientifique à un double point de vue : par les données retenues qui ne sont pas seulement celles des grandes centrales statistiques mondiales (FMI, OCDE, Banque Mondiale, Eurostat) mais des correspondants qualifiés dans chaque pays (en France l’ALEPS a été retenue pendant plusieurs années) et par la précision et la qualité des critères retenus. Les principaux critères imaginés au départ par Friedman étaient la stabilité monétaire (pas surprenant), le poids de l’État, l’état de droit (apprécié en fonction du sort de la propriété privée et du niveau de corruption), le libre-échange et la liberté d’investir. Progressivement, les critères se sont affinés, introduisant la considération du marché du travail (suggérée par les économistes français), de la réglementation de la production, du néo protectionnisme (normes et aides publiques).

Évidemment l’indice ne mesure pas le niveau de liberté politique (sauf que corruption et fiscalité sont surtout le lot des pays les moins démocratiques). En revanche, il est très significatif en matière de niveau de vie et de développement des populations. Les pays les plus libres ont échappé pour l’essentiel à la crise de 2008 (Hong Kong, Singapour, Suisse, Australie, Nouvelle Zélande, Australie, Canada).

Qu’est-ce qui ne va pas en France ?

Le détail de l’indice démontre la schizophrénie économique de notre pays, ou de nos gouvernants. D’une part, des performances satisfaisantes concernant la stabilité monétaire et le libre échange (notes respectives de 9,7/10 et 78/100 ou 78/100 et 83/100 chez Pacific ou Heritage), voire relatives à la propriété privée (7,2 ou 80). D’autre part, des notes catastrophiques concernant la taille de l’État (4,3 ou 47), Heritage va même jusqu’à donner 2,5/100 pour la fiscalité ; et enfin la liberté du marché du travail (5,7 et 43).

Ainsi les discours sur les réformes libérales ne sont-ils pas la traduction d’une idéologie, mais d’une douloureuse réalité, qui se traduit en stagnation de la croissance et permanence d’un chômage massif.

Sur le web

  1. En économie, comme en culture, la France  » autrefois phare de la civilisation, transformé en lampe de poche  » ( commentaire d’un journaliste suisse )

    1. c’est bon l’autoflagellation ? Le libéralisme est tout ce qui peu permettre une liberté de choix aux individus. Il faut toujours le rappeler, car beaucoup d’idéologues utilisent cette philosophie uniquement pour diaboliser l’état, l’impôt, les salaires. Jamais les corporations, les dogmes religieux, les héritages, les castes en tout genre.

      1. Aujourd’hui, 371ème jour d’état d’urgence…

      2. tigrou777: utilisent cette philosophie uniquement pour diaboliser l’état, l’impôt,

        Actuellement, les « dogmes religieux » « les héritages », « les castes » non étatique ne débarquent pas chez toi avec des flics pour te faire les poches ou t’emprisonner si tu n’es pas d’accord de payer les pillages mafieux.

        Par contre si tu insulte sa seigneurie le ministre Cazeneuve, c’est 4 mois de tôles !
        http://www.lamanchelibre.fr/actualite-158770-cherbourg-de-la-prison-pour-avoir-insulte-bernard-cazeneuve.html

        1. Voyez, typique, savez pas écrire un post sans faire un vomito sur l’état, salaire…

          1. tigrou777: Voyez, typique, savez pas écrire un post sans faire un vomito sur l’état

            Tu te plaignais de ces trucs, je t’explique qu’ils n’ont absolument aucun pouvoir sur toi contrairement aux castes d’état.

            Maintenant, la France est un peu en faillite mon coco, c’est un peu très beaucoup la faute d’un état détourné par une caste de malandrins et tu es un peu beaucoup sur un site dédié à la politique qui s’oppose à eux, c’est un peu normal qu’on les critiques.

            Si tu t’es égaré, le groupe « OuiOui est bien d’accord avec le Politburo » c’est ici: liberation.com

          2. tigrou777: Voyez, typique, savez pas écrire un post sans faire un vomito sur l’état

            Tu te plaignais de ces trucs, je t’explique qu’ils n’ont absolument aucun pouvoir sur toi contrairement aux castes d’état.

            Maintenant, la France est un peu en faillite, c’est un peu très beaucoup la faute d’un état détourné par une caste de malandrins et tu es un peu beaucoup sur un site dédié à la politique qui s’oppose à eux, c’est un peu normal qu’on les critiques.

            Si tu t’es égaré, le groupe « OuiOui est bien d’accord avec le Politburo » c’est en face.

      3. Les corporations , les dogmes religieux, les héritages et les castes en tout genre n’existent que grâce à l’Etat et ses réglementations …..

        1. Mais bien sûre, il suffisait d’y penser !

  2. Comment se fier aux statistiques des instituions vendues au libéralisme (FMI, OCDE, Banque Mondiale, Eurostat) ?
    Ces institutions œuvrent pour la privatisation de la planète pour le profit de quelques uns…
    C’est sur qu’ils ne vont pas dire qu’il y a d’autres solutions que celle de la dictature libérale !
    Il eut été de intéressant de modérer l’analyse avec les conséquences de leur politique, les ravages en Afrique, en Grèce, en Espagne, en Angleterre etc….Des millions de gens sous les seuils de pauvreté et un enfant qui meurt de faim toutes les 10 secondes en Afrique…et des pauvres de plus en plus pauvres.
    Il me semble que l’on pourrait trouver un plus juste milieu…

    1. « Comment se fier aux statistiques des instituions vendues au libéralisme (FMI, OCDE, Banque Mondiale, Eurostat) ? »
      Ben on peut pas, sauf lorsqu’on a été biberonné avec. (;–))
      L’auteur n’ayant aucun argument, en est à produire des statistiques, comme d’autres prétendument analystes politique ont comme repère les sondages.

      1. L’URSS juste avant de s’effondrer clamait aussi que toutes les statistiques de l’occident libre étaient des mensonges « d’organismes à la botte de la grande finance ».

        Vous êtes indécrottable…

        1. Peut être indécrottable mais, pour ma part j’ai créé, dirigé, vendu des entreprises et non des moindres. Je vous invite à vous renseigner sur qui vous parle, l’auteur n’a pas un pedigree des plus flatteurs, comme du reste c’est souvent le cas avec les économistes, excellents sur le papier, nul en pratique.

          1. Philippe Asp : Je vous invite à vous renseigner sur qui vous parle

            Si on regardait les apparences avant de juger les dires d’une personne, on pourrait jeter une bonne partie de la littérature à l’image d’un Voltaire qui a fait fortune avec l’esclavage ou d’un Rousseau auteur d’un traité sur l’éducation qui a abandonné ses 5 enfants.

            Je suis, par contre, curieux de savoir comment un « entrepreneur actif et expérimenté » arrive à soutenir de puérils délires complo-marxo-altermondialiste ?

            Vous avez craqué un câble ou vous êtes mythomane ?

    2. Moi pas président: Comment se fier aux statistiques des instituions vendues au libéralisme

      Il suffit de lire vos slogans ineptes et de regarder quelques chiffres de la réalité qui sont confirmés par les ONG.

      les ravages en Afrique

      Qui contient les pays les moins libres, les moins mondialisés et les moins capitalistes de la planète.
      Joli suicide que vous commettez là.

      Moi pas président: et des pauvres de plus en plus pauvres.

      Le revenu par habitant des pays riches a augmenté de 14 % entre 2001 et 2011, beaucoup moins rapidement que la moyenne mondiale, estimée à + 27 %. Les pays à faibles revenus (environ 1 150 dollars) affichent une progression moyenne de 42 % sur la même période.

      Que des professeurs de gauche sur ce site (« vendu à la finance apatride » probablement ?)
      http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1742

      Moi pas président: Il me semble que l’on pourrait trouver un plus juste milieu…

      Tout à fait.
      Laissez tomber les slogans des communistes meurtrier dont la seule doctrine est la répression et le mensonge et attachez-vous à défendre la liberté et les droits des gens.

    3. La Banque Mondiale et le FMI, ou Michel Sapin en est le Gouverneur pour la France, ont une mission de surveillance des finances et de l’économie de 194 Pays dans le monde. Cela donne une bonne idée de TOUS les systèmes et de comparer les résultats. Ces deux institutions sont à même de prodiguer des conseils à ses Membres.

    4. il y a d’autres solutions que celle de la dictature libéralesotcialiste ! 🙂

    5. « Dictature libérale » -> oxymore. Encore faut-il connaître la définition des termes « dictature » et « libérale » pour s’en rendre compte.

      Comme déjà dit, les pays d’Afrique sont parmi les moins libéraux économiquement du monde. La Grèce ou l’Espagne font partie des pays les moins libéraux économiquement des pays développés. Fail.

      Le nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté dans le monde est passée de 94% en 1820, à 84% en 1900, 72% en 1950, 60% en 1970, 44% en 1981 (date à partir de laquelle les donnes ont commencé à être beaucoup plus fiables), 26% en 2000 et 9,6% en 2015. Alors même que les seuils de pauvreté ont été relevés.

      Concernant la sous-alimentation, on est passé de presque 20% de la population mondiale en 1981 à moins de 11% en 2014.

      Et évidemment les pays où il subsiste de la malnutrition sont les pays les moins libéraux économiquement.

      Bref, fail sur toute la ligne.

    6. Il suffit de lire les statistiques du chômage et de la croissance économique? Vous ne savez pas lire?

  3. L’auteur affirme que ces indices sont scientifiques mais n’y apporte aucune justification. Je ne connais pas la méthodologie de celui de Vancouver mais celui de l’Heritage Foundation ainsi que celui du Fraser Institute, tous deux des officines libertariennes.

    Pour ma part, je vais vous expliquer pourquoi ils ne valent rien.

    1. un des indicateur concerne le niveau de prélèvement, cet indicateur se décompose en trois dimensions (le taux d’imposition marginal supérieur sur le revenu pour les particulier, le taux d’imposition marginal supérieur sur les bénéfices pour les entreprises, la part des prélèvements dans le PIB). Plus ces nombres sont élevés, plus le score à cet indicateur est faible, ce qui revient à avantager les pays à faible fiscalité. Mais on peut se demander, en quoi une fiscalité forte est un signe de faible liberté économique. Si on lit l’étude de T. Brand et A. Barilari, « Le paradoxe de Montesquieu », in Revue française de finances publiques, n° 108, octobre 2009, on s’aperçoit que les pays ayant un fort de taux de prélèvement sont aussi des pays parmi les plus libres, alors que les pays ayant un faible taux de prélèvement sont des pays où la liberté est quasi inexistante, ce sont bien souvent des dictatures. Il est alors assez absurde de pénaliser les pays ayant une forte fiscalité puisque visiblement il y a une corrélation positive entre fiscalité et liberté.

    2. un autre indicateur concerne les dépenses publiques, le mode de calcul est sensiblement le même que celui pour les prélèvements, c’est-à-dire que plus les dépenses publiques sont élevées plus le score est faible. Autant, je comprends pourquoi un haut niveau d’impôt pourrait être considéré comme une atteinte à la liberté (bien que je ne partage pas cette opinion), autant je vois mal en quoi un haut niveau de dépenses publiques serait une atteinte à la liberté. Certains me répondront « ben pour qu’il y ait des dépenses publiques, il faut qu’il y ait des impôts ». Certes, mais c’est le rôle de l’indicateur précédent. En fin de compte ces deux indicateurs sont quasiment les mêmes, ce qui ne poserait pas de problème si on n’en comptait qu’un seul, mais là on les compte tous les deux, ce qui biaise encore davantage la note finale.

    3.Un autre exemple, le taux d’inflation. Là encore, le mode de calcul conduit à pénaliser ayant une forte inflation. Chacun a son avis sur les bienfaits ou les méfaits de l’inflation sur l’économie mais je vois mal en quoi une inflation important (ou faible inflation voire de la déflation) serait une atteinte à la liberté !

    Ces trois premiers exemples donnent lieu à s’interroger sur la définition même de liberté et de liberté économique. Vous me donnerez raison que si on est incapable de définir ce qu’est la liberté économique, on peut difficilement la mesurer !

    En plus de ce biais, on peut s’interroger vraiment sur la scientificité des indicateurs.

    4. Par exemple, concernant l’indicateur sur la fiscalité, il apparaît évident que regarder uniquement le taux marginal d’imposition n’a pas grand intérêt si on ne regarde pas en même temps l’assiette sur lequel l’impôt est prélevé, ou encore les seuils à partir desquels ces taux sont pratiqués. Ainsi, pour The Heritage Foundation, un pays ayant un taux marginal de 50% à partir de 2 millions de revenu sera « moins libre » qu’un pays ayant un taux marginal de 45% à partir de 50 000 euros de revenu !

    5. Le mode de calcul du score pose également problème. Voici la formule score=100-0,03*(niveau de prélèvement par rapport au PIB)². Ce qui conduit à augmenter les écarts. Exemple : une pays A a un taux de prélèvement de 40%, B de 45%, C de 50%. La formule donne un score de 52 pour A, 39,25 pour B, 25 pour C. L’écart entre A et B passe de 5 à un 12,75, entre B et C de 5 à 14 (on remarque qu’un même écart au départ n’est nécessairement le même après conversion) et entre A et C de 10 à 27. Cette formule est reprise de manière analogue pour d’autres indicateurs et conduit donc à la même critique.

    6. Je garde le meilleur pour la fin. On trouve également une autre formule pour certains indicateurs par exemple le nombre de jours pour créer une entreprise, celle-ci pose également problème : score du pays=50*nombre de jours moyens/nombre de jours pour le pays. La même remarque que pour la formule de conversion précédente peut être faite. Mais à cela s’ajoute un autre problème, le fait que le calcul fasse intervenir une moyenne. En effet, cela signifie que le score d’un pays ne dépend pas uniquement de son degré de liberté mais aussi de celui des autres. Ainsi, entre deux années, et cela même si tout reste pareil dans ce pays (exemple nombre de jours pour créer une entreprise), son score peut changer ! Pire, l’ordre entre deux pays peut même varier alors que ces pays restent identiques entre les deux dates considérées ! Tout cela uniquement parce que la moyenne a changé du fait de changements dans d’autres pays ! Voilà qui finit de montrer le peu de valeur scientifique de cet indice.

    1. gunsten : Mais on peut se demander, en quoi une fiscalité forte est un signe de faible liberté économique

      Donnez moi 60% de votre paie, je vous promets de bien la dépenser pour vous. Dans quelques années, venez me parler de votre « liberté ».

      Les deux tiers de vos objections sont ridicules à ce point.

      gunsten : Vous me donnerez raison que si on est incapable de définir ce qu’est la liberté économique, on peut difficilement la mesurer !

      C’est toute la notion de liberté que les extrémistes de gauche ne comprennent pas.

      gunsten : Pour ma part, je vais vous expliquer pourquoi ils ne valent rien.

      Non merci.
      5000 milliards d’euros de dette, 8 millions de pauvres, 5 millions de chômeurs (malgré qu’un salarié sur 4 soit payé par « l’état »), classement PISA minable, déserts médiaux, zones de non-droit, etc. et le tout dans un des états qui prélève et dépense le plus au monde (hormis dictature communiste)

      Non seulement vous nous « expliquez » à longueur d’article qu’il n’y a « aucun problème avec l’état », mais vous rajoutez en plus, comme les communistes, qu’il en faudrait encore plus.

      Un tel niveau de déni des réalités est phénoménal. Tellement phénoménal que vous osez même vous réclamer du « libéralisme » sur votre site.

      1. Je vais diviser ma réponse en plusieurs points.

        1. A propos de la fiscalité, tout d’abord, si vous lisez bien, cela ne concerne qu’un point (le 1.) sur 6. J’ai bien signalé que je pouvais, certes comprendre, mais que je n’approuvais pas. Pourquoi je n’approuve pas ? Tout simplement parce que prétendre que les impôts prennnent x% de votre revenu n’a pas grand sens puisque votre revenu est conditionné aussi par les dépenses publiques (pensez par exemple à une entreprise qui fournit des prestation pour des administrations publiques) payées par l’impôt ! En économie vous devez avoir un raison circulaire et non pas linéaire. C’est, je crois, votre problème, mais rassurez-vous vous n’êtes pas le seul, loin de là…

        2. je remarque que vous êtes incapable de nous expliquer ce en quoi consiste la liberté économique ou même tout simplement la liberté. Dommage !

        3. Si vous prenez la peine de regarder la répartition des dépenses publiques, vous vous apercevrez que, outre les différence de nomenclature qui peuvent tout de même aller jusqu’à deux points de PIB, la différence entre la France et ses voisins provient avant tout de son système de retraite. Autrement dit, si on voulait être honnête, on comparerait les dépenses publiques des pays sans tenir compte des retraites, soit on comparerait les pays en tenant compte de toutes les dépenses de retraite, privée et publiques. Si cela vous chante, faites-le,vous verrez par vous-même le résultat et n’aurez pas d’autre choix que de vous traiter de malhonnête vous-même si le résultat ne vous sied pas.

        4. concernant la dette, regarder simplement le nombre n’a pas d’intérêt, il faut regarder les causes de celles-ci. On en reparlera quand vous l’aurez fait. la pauvreté. même si la France a un niveau de pauvreté trop élevé, il reste moindre parmi ses voisins. Le chômage maintenant : tant que certains idiots en France s’opposeront à la baisse du temps de travail, il ne diminuera pas. Pisa : au-delà des critiques fondées sur ce classement, je ne crois pas qu’il soit si minable, d’autant plus lorsqu’on s’aperçoit que la France est dans les dernières lorsqu’on regarde les dépenses par élèves en primaire et collège. là encore vous ne connaissez pas le sujet et vous le prouvez. déserts médicaux : exact, le numerus clausus est bien évidemment en cause, mais également l’absence de contraintes d’installation des médecins, ou encore une réforme du mode de fonctionnement de la médecine non hospitalière trop tardive, je parle de la création de maisons de santé sur un territoire dans lesquelles on trouve plusieurs spécialités (heureusement les jeunes médecins sont de plus en plus favorables à ce mode de fonctionnement contre l’avis des mandarins). Vous qui êtes néolibéral et prônez l’efficience du marché, vous ne devriez pas parler des déserts médicaux qui sont la preuve du non fonctionnement du marché (je vous rappelle que les médecins sont libres de s’installer où ils veulent et de pratiquer les honoraires qu’ils veulent en secteur 2 ou 3). Expliquez-nous alors pourquoi le marché ne fonctionne pas! Zones de non-droit : cela fait bien longtemps que ça existe. On s’aperçoit finalement qu’avoir réduit les effetctifs de police dans ces endroits, avoir pratiqué la politique du chiffre, avoir sucrer les subventions aux associations culturelles laïques remplacées par des associations religieuses n’a pas tellement franchement aidé à éviter cela. Mais surtout je suis prêt à entendre vos suggestions : faire un pacte avec les religeux du coin pour que ce soit leur loi qui s’applique et pas celle qui s’applique à vous ? Comme au RU par exemple. Si vous trouvez le résultat probant…

        Je pense franchement que vous parlez de liberté, de libéralisme sans savoir ce que cela signifie.

        1. Votre site est parsemé de commentaires de libéraux qui vous ont déjà expliqué à quel point vos raisonnements étaient ridicules.
          Je n’ai pas l’intention de perdre du temps.

          1. Surtout ne perdrez pas votre temps, vous pourriez devenir plus brillant que vous ne l’êtes…

            Ce que je constate c’est votre incapacité à répondre aux objections que je vous ai soumises.

            Tant pis pour vous.

            1. Ce que je constate c’est votre incapacité à répondre aux objections que je vous ai soumises.

              Vous tordez la réalité les mots et les concepts selon votre envie.
              On ne peut pas discuter avec quelqu’un d’irrationnel.

            2. « Le chômage maintenant : tant que certains idiots en France s’opposeront à la baisse du temps de travail, il ne diminuera pas. »
              Ça, ce n’est pas une objection, c’est une affirmation formelle, sans aucun fondement, une pure idéologie.
              Avez-vous seulement réellement travaille dans une entreprise privée en France ? Sans subvention, sans marché public, dans la vraie vie quoi ?
              Je ne crois pas.
              Le Travail ne se partage pas, il s’additionne. Du moins c’est ce que je peux constater sur le terrain. Dans la vraie vie. Pas derrière un clavier ou sur un blog fort curieux au demeurant (libéral et socialiste, quel grand écart, Bastiat à du se retourner plusieurs fois dans sa tombe !).

              Ah, oui, tant que j’y suis, une réponse rapide à la question : mais pourquoi donc tant de dette ? La réponse est rapide : quand nos dirigeants n’ont pour seul but qu’être réélu, et que leur formation à tous est keynésienne (il faut dépenser un max pour que les choses marchent), qu’ils sont convaincus qu’il fait dépenser sans cesse plus, qu’ils ont du mal à prendre encore plus de pognon dans nos poches, mais qu’ils remarquent que pus ils redistribuent d’argent à la populace, mieux ils sont réélus, qu’elle est la seule solution ? S’endetter.
              Facile, personne ne leur présentera l’addition : c’est de l’argent gratuit !

              Certains faibles d’esprit vous diront que c’est faux, que la dette vient des systèmes financiers et bancaires, aux mains d’une élite mondiale qui cherche à maintenir la planète sous leur domination. Oui, on entend dire ça parois. Mais chez les faibles d’esprit, vous n’êtes pas d’accord ?

        2. Gunsten : « Vous qui êtes néolibéral et prônez l’efficience du marché, vous ne devriez pas parler des déserts médicaux qui sont la preuve du non fonctionnement du marché (je vous rappelle que les médecins sont libres de s’installer où ils veulent et de pratiquer les honoraires qu’ils veulent en secteur 2 ou 3). Expliquez-nous alors pourquoi le marché ne fonctionne pas! Zones de non-droit : cela fait bien longtemps que ça existe.  »

          Le marché ne fonctionne pas car ce n’est pas vraiment un marché ! Il est biaisé et la meilleur preuve est que justement non les médecins ne peuvent pas pratiquer les honoraires qu’ils veulent. Cette distorsion du marché provient de la convention passé entre les syndicats de médecins (peu représentatif) avec les instances de l’Etat qui joue à l’assureur.

          Gubsten « l’absence de contraintes d’installation des médecins, ou encore une réforme du mode de fonctionnement de la médecine non hospitalière trop tardive, je parle de la création de maisons de santé sur un territoire dans lesquelles on trouve plusieurs spécialités (heureusement les jeunes médecins sont de plus en plus favorables à ce mode de fonctionnement contre l’avis des mandarins). »

          Les mandarins ne sont pas opposés aux maisons médicales au contraire puisqu’on se rapproche du mode de fonctionnement hospitalier. D’autre part les jeunes médecins sont en majorité des femmes et, pour vous la faire courte, qui veulent toutes s’installer dans une maison médicale en péri urbain à mi temps. Car elles sont rebutées (pour la plupart) par les contraintes de travail administrative du médecin libéral, par l’effet de mode, par le lavage de cerveau actuel sur ce qui serait le seul exercice viable. Ce qu’on ne leur dit pas c’est : elles perdront un peu plus de liberté, d’indépendance d’esprit et que ce mode est très couteux. Actuellement, le médecin seul dans son cabinet est le plus rentable pour l’état : le meilleur cout/bénéfice pour le patient (malgrés ce que disent certaines études pilotées par …).

          « Expliquez-moi simplement en quoi payer pour des fonctions régaliennes serait alors plus justifiable. »
          Imaginons un instant que les fonctions régaliennes soient réalisés par des entreprises privées… il n’y aurait plus d’Etat à terme.
          Imaginons que l’éducation (par exemple) soit gérée par des entreprises privées… il y aura toujours un Etat.

          1. Reprenons points par points

            1. Désolé mais les médecins via les dépassements d’honoraires pratiquent les tarifs qu’ils veulent et peuvent se mettre en secteur 3 « au pire ». La France est un des pays où la contrainte pour les médecins est lâche (à comparer avec l’Allemagne). pas ce couplet, SVP, je connais le dossier.

            2. Les mandarins sont opposés à ces maisons car elles induisent une forme de « fonctionnarisation » (de par les règles induites par l’existence de telles maison) et un revenu moins élevé. Sans parler du travail en équipe, chose peu mise en valeur durant la formation (et oui c’est paradoxal mais réel). Par contre, vous avez raison on trouve beaucoup de femmes favorables à ce mode de travail. Ajoutons cependant, qu’il y a de plus en plus de femmes en médecine. Votre critère est la rentabilité, mon critère est l’efficacité.

            3. Vous dites que si les fonctions régaliennes sont privatisées, il n’y aura plus d’Etat à terme. mais n’est-ce pas le voeux de l’interlocuteur auquel j’ai envoyé ce commentaire ? Finalement la question se pose ainsi : si l’Etat est inefficace, préférez-vous lui confier des fonctions régaliennes (le droit de vous juger, de vous emprisonner) ou des fonctions secondaires ? Ceci dit, je pense qu’on déborde de la question. la question était : pourquoi dans un cas, taxer un individu est un vol alors que dans l’autre ce n’est est pas un. Vous apportez le début de réponse que l’attendais.

            1. « Votre critère est la rentabilité, mon critère est l’efficacité. »

              La rentabilité ne sert-elle pas précisément à mesurer l’efficacité ?

            2. gunsten: Vous dites que si les fonctions régaliennes sont privatisées, il n’y aura plus d’Etat à terme. mais n’est-ce pas le voeux de l’interlocuteur auquel j’ai envoyé ce commentaire ?

              Non et je n’ai jamais rien dit qui puisse laisser penser ça.
              Tu vis vraiment dans un monde imaginaire.

            3. Vous êtes vraiment une vedette dans votre genre..

              -Les médecins généralistes sont tous (quasi) en secteur 1.
              -Les mandarins sont de médecins hospitaliers (quasi-fonctionnaires).

              Les déserts médicaux sont uniquement dus à un numerus clausus bcp trop bas en 80-90, numerus clausus qui est décidé par l’état.

              1. De plus les médecins en secteur 3 sont concurrencés par les médecins subventionnés en secteur 3

            4. 1. »pas ce couplet, SVP, je connais le dossier. » Idem : donc pas vraiment un argument. La pratique de dépassements existe entre autres raisons parce que les lettres clefs sont fixées par l’Etat dont la plupart n’ont pas changé depuis des années : c’est vrai que le cout du matériel ne change pas, que le cout du personnel ne change pas, pas de modification de l’indemnité kilométrique depuis plus de 15 ans, … la liste est longue !
              Se mettre en secteur 3 est un suicide économique à moins d’être dans une niche de soins !

              La contrainte médicale est peut être lâche à vos yeux, mais savez vous comment se passe un entretient « confraternel » avec la dame sécu quand vous ne rentrez pas dans les clous ? Connaissez vous le flicage statistique de celle ci ? Savez vous que beaucoup de médecins (généralistes surtout) se sont faits contrôlés l’an passé sur les arrêt de travail ?

              2. Je ne sais pas d’où vous tenez que les mandarins s’opposent aux maison médicales… je pense être suffisamment être bien placé pour n’avoir jamais les avoir entendus dans ce sens, après nous ne parlons peut être pas des mêmes mandarins (ceux du CHU de spécialistes ou ceux du CHU de MG ?). Le travail d’équipe n’est pas mis en valeur en France tout simplement. Des changements existent mais sont lents et timides (Lycée, certaines écoles d’ingés ou de commerce). Le problème de la médecine française est la concurrence permanente du début à la fin des études puis après installation. Euh la rentabilité n’est elle pas liée à l’efficacité ?

              3. Je ne demande pas que l’état soit inefficace en général, mais à s’occuper de tout il le devient. Il serait plus intéressant à mon sens qu’il se recentre sur des missions difficilement « privatisables ». Si taxer un individu permet à une caste de vivre sans produire un service à la hauteur de la taxation : n’est ce pas quelque part un vol ?

    2. En quoi une fiscalité forte est-elle un signe de faible liberté économique ? Tout simplement parce qu’au-delà des fonctions régaliennes représentant entre 10 et 20% grand maximum du PIB marchand, c’est un vol injustifiable, généralement accompagné de la violence des services fiscaux et du mensonge des prétendus « services » publics, soit trois péchés mortels associés en un seul acte. La rapine taxatoire est incompatible avec la liberté et a tout à voir avec une forme d’esclavagisme moderne. Une fiscalité forte est fondamentalement immorale, toujours et partout (URSS, Venezuela, RDA, Corée du Nord, Cuba, France socialiste…) L’Etat obèse qui s’y adonne se condamne lui-même à l’effondrement à plus ou moins long terme.

      Par suite, on observe sans effort insurmontable que le social-libéralisme, qui propose ce concept bigrement étrange et suspect d’esclave libre, est une arnaque destinée à séduire l’idiot du village.

      1. Vous avouerez tout de même qu’il est curieux que les pays les plus libres sont les pays ayant le plus haut taux de prélèvement. lire « la paradoxe de Montesquieu » de Barilari et Brand.

        Vous dites que c’est un vol injustifiable. Expliquez-moi simplement en quoi payer pour des fonctions régaliennes serait alors plus justifiable. Je me place de votre point de vue que je trouve incohérent.

        1. Vous ne faites pas la différence entre l’utilité de la police par exemple et les 10 millions d’euros de « l’association qui gère les tickets restaurant des fonctionnaires des finance »….
          http://www.observatoiredesgaspillages.com/2009/05/associations-les-subventions-les-plus-delirantes/

          Je me place de votre point de vue que je trouve incohérent.

          Les tickets restaurants de quelques fonctionnaires et la police, « c’est pareil », voila qui est « cohérent ».

          1. Ben finalement vous avez du temps à perdre pour répondre à un commentaire qui ne vous était même pas adressé !

            Tout d’abord, vous ne répondez pas à la question posée à mon interlocuteur ou en tout cas vous y répondez de manière implicite. Or comme je connais votre mentalité, j’éviterai de tirer des plans sur la comète. Dites-nous franchement, expliquez-nous (ce n’est tout de même pas si compliqué si vous êtes convaincu !) pourquoi payer pour des fonctions régaliennes serait plus justifiable ? Ou bien vous êtes incapable de nous le dire, ou bien vous savez très bien que votre argument est fallacieux et que le je mettrai rapidement en pièces. Je ne vois que ça comme explication à votre hésitation.

            Plus sérieusement, vous comparez 10 millions avec ce que coûte la police connaissez-vous la part du PIB, la part des dépenses publiques accordée à la police ? Non, sinon vous ne feriez pas cette comparaison.

            Maintenant, si vous m’interrogez sur l’utilité des comptables, des secrétaires, des informaticiens, je vous répondrai qu’ils sont autant unitles (ou inutiles selon vous) dans le privé que dans le public.

            Je n’ai qu’un conseil, réfléchissez. surtout avant de l’ouvrir.

            1. « Réfléchissez avant de l’ouvrir »
              Diantre, ça y est, il y a un troll mal poli sur Contrepoints ! Il fallait bien que ça arrive…

            2. gunsten: pourquoi payer pour des fonctions régaliennes serait plus justifiable ?

              Pourquoi payer des services essentiels à la société (et qui peuvent me rendre service) serait plus « justifiable » que d’alimenter les détournements mafieux des uns ou des autres ?

              MUAHAHAHAHAH !!! J’ai recraché tout mon café sur le clavier en te lisant. LOL !

              On dirait que tu as complètement perdu tout contact avec la réalité mon pauvre.

              gunsten: Maintenant, si vous m’interrogez sur l’utilité des comptables, des secrétaires, des informaticiens

              Une secrétaire « inutile » du privé ne t’oblige pas à payer des services que tu n’utilises pas. Pas de flics, pas de jugement, pas d’amende, pas de prison.

              À ce stade de confusion, c’est collector 🙂

              gunsten: connaissez-vous la part du PIB

              La discussion avec toi n’a strictement aucun intérêt, je m’amuse juste à relever tes délires.

            3. Je n’ai qu’un conseil, réfléchissez. surtout avant de l’ouvrir.

              Ah ça tout à fait d’accord avec vous : faites de même 🙂

        2. Vous comprenez ce que l’on vous répond?

        3. Gunsten, vous vous ridiculisez avec vos trépignements de gamin mal élevé sur autant de questions pourtant traitées et résolues depuis plusieurs siècles. Vous croyez-vous sincèrement plus malin que les centaines de philosophes, économistes, juristes, sociologues, politiciens et autres éminents spécialistes ayant consacré leur vie à réfléchir à ces sujets avant vous ? Au lieu de bavasser sans fin, de répondre systématiquement avec une prétention grotesque qui cache mal la vacuité de vos pénibles arguties, instruisez-vous !

          Ceci dit, si cet objectif a la moindre chance d’atteindre l’un ou l’autre de vos neurones, vous êtes sur l’un des bons sites en français à méditer avec attention. Allez, comme je suis d’humeur affable, je vous tends une perche pour vous extraire de votre gangue : http://www.wikiberal.org/wiki/Fonctions_régaliennes

          Libre à vous de la saisir ou de continuer à patauger.

        4. Je me place de votre point de vue que je trouve incohérent.

          Comment vous y placez vous s’il est incohérent ❓

          1. MichelC vous êtes vraiment excellent !

  4. Pourquoi les pays les plus libres économiquement sont les plus riches, les moins corrompus, ceux où les pauvres sont les moins pauvres (le taux de pauvreté étant mesuré de façon relative, les pauvres des pays riches sont plus riches que 95% des habitants des pays pauvres), les plus démocratiques, ceux ayant l’indice de développement humain le plus élevé, ceux où les gens sont les mieux éduqués, les mieux soignés, avec la plus forte espérance de vie, la mortalité infantile la plus basse, la malnutrition inexistante etc., alors que pour les pays les moins libéraux économiquement c’est exactement l’inverse pour tous ces indices?

    Je ne comprends pas, j’ai toujours entendu de partout que l’ultra-neo-mega-hyper-giga-turbo-libéralisme, c’était l’horreur absolue? Quelqu’un peu trop m’expliquer? gunsten peut-être ?

  5. Mateo: Vous comprenez ce que l’on vous répond?

    C’est un « marxiste » « libéral » comme il le proclame sur son site… (cliques sur son pseudo pour une bonne rigolade)

    À ton avis, est-ce qu’il a l’air de comprendre quoi que ce soit ? 🙂

  6. Le poids de l’État et de ses « collatéraux » (10 millions?) est plus que considérable en France ajoutons-y la cacophonie (640 000 élus) d’une représentation superfétatoire et voilà le résultat : indigeste !

  7. qui est assez bete pour risquer son capital en france ….?? il y en a …mais en general ca ne dure pas longtemps !!au bout de 2 ans ils ont tout perdu ..!!

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