Plus de robots ne signifie pas moins d’emplois

Publié Par Nicolas Lecaussin, le dans Économie générale

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

robot army credits Peyri Herrera (CC BY-ND 2.0Certains veulent nous faire croire que les robots sont les ennemis des employés. Ce sont surtout ceux qui ne veulent pas faire des réformes. Car les statistiques sont claires. Selon Eurostat, dans un pays industrialisé comme l’Allemagne, il existe 6 fois plus de robots qu’en France (180 000 contre 30 000). Et le taux de chômage y est plus de 2 fois moins élevé (4.2 % contre 9.9 %).

Très intéressant, le nombre élevé de robots n’a pas contribué à la baisse du nombre d’emplois dans l’industrie : entre 2000 et 2015, l’Allemagne a perdu 4.5 % d’emplois dans l’industrie, tandis que la France en a perdu 20.8 %.

En 2015, le Royaume-Uni a créé 500 000 emplois nets dont plus de 25 % dans des secteurs industriels. Toujours en 2015, l’Espagne a créé 102 000 emplois nets dans le secteur industriel. En Suisse, l’industrie emploie plus de 20 % de la population active et le pourcentage a tendance à augmenter. Ce ne sont pas les robots qui détruisent nos emplois mais l’État et les mauvaises politiques.

Sur le web

  1. vous prenez le problème a l’envers ,tout dépend de la démographie.si la population ne s’accroit pas il faut des robots pour générer de la richesse et nourrir les vieux

    1. Avec des « SI » on peut refaire le monde…
      L’accroissement de la population est inéluctable…
      Donc partant de cela, le SI ne sert a rien, puisque la population va continuer augmenter.

      1. inéluctable…parles en aux allemands aux chinois et à plein d’autres pays..a partir d’un certain revenu les enfants deviennent un objectif secondaire voir un obstacle

  2. philippe gachet-mauroz

    Article en 5 lignes fait pour créer une polémique à 2 balles
    Tirer une généralité juste sur un critére statistique….
    L’allemagne tire son ipingle du jeu pour d’autres raisons, elle fabrique beaucoup de robot, elle se dope en profitant au maximum de la main d’oeuvre des pays de l’est trés bon marché

    1. L’économie allemande est surtout bien gérée, avec un Etat qui n’est pas un boulet comme en France. Expliquer la réussite de l’Allemagne par la main d’oeuvre des pays de l’Est est ultra-simpliste, mais plaisant pour la Gauche française, qui ne veut surtout pas remettre en cause les zavantages zaquis de notre multitude de fonctionnaires.

      1. philippe gachet-mauroz

        c’était une réponse relative au travail…qui n’avait pas d’ambition politique…mais si vous voyez notre futur dans un éternel débat gauche-droite je respecte votre opinion…
        Pour ma part à ce rythme d’ici quelques années, il n’y aura plus grands avantages à partager

    2. Êt pourquoi la france n’a pas fait pareil ?
      Parce que les syndicats étaient opposés à l’automatisation.
      Les seuls secteurs où l’informatisation n’a pas fait baisser le nombre d’employés ce sont les services de l’état et les monopoles d’état.

      Qui plus est, les entreprises publiques et les ex-entreprises publiques toujours dans le giron de l’état sous-traitent à des entreprises privées pour conserver leurs marges et leurs avantages : SNCF, EDF, La Poste, Sécu, Orange etc.. et créent des travailleurs pauvres dans ces entreprises privées.

  3. Toute la difficulté est la suivante : de quels emplois parlez-vous ? Un contrat annuel zéro heures, au cours duquel le salarié a effectué 30 heures dans les 12 mois est-il en emploi selon vous ? Si oui, alors vous avez totalement raison.

    Voilà d’ailleurs pourquoi au Royaume Uni, par ex, les chiffres affichés du chômage sont faux, ou du moins ne reflètent pas la réalité de la vraie situation de l’emploi, car ils ne tiennent pas compte des contrats zéro heures sans aucune heure travaillée dans l’année.

    Il faut y ajouter les gens sortis des statistiques. Voici alors pourquoi les chiffres de l’emploi aux Etats Unis sont également faux.

    Sur les taux de chômage US, voir sur : http://www.economiematin.fr/news-etats-unis-taux-chomage-travail

    Sur le taux de chômage GB, voir sur : http://www.economiematin.fr/news-royaume-uni-contrat-zero-heure

    Je doute que la France et l’Allemagne échappent à cette réalité.

    Ceci signifie que votre démonstration est rassurante mais trompeuse. Voilà pourquoi l’élite avait parié sur Hillary Clinton et qu’elle a eu Trump.

    1. Les règles d’évaluation du taux de chômage sont des règles internationales Donc les chiffres sont comparables. De plus en France le chômage est sous-évalué du fait du recours massif aux emplois aidés sans équivalent aux US, UK et Allemagne.

      1. Le chômage au sens du BIT (bureau international du travail) est défini par le fait de ne pas travailler au moins une heure pendant une semaine de référence. Autrement dit, il suffit de travailler une heure dans la semaine pour ne pas être considéré comme chômeur…. Bertrand a raison

        1. Il a tort en stigmatisant un pays en particulier, notamment la GB, dont il ne connaît manifestement pas la situation réelle. Pour avoir raison, il aurait pu dire que l’ensemble des pays calculant leur chômage au sens du BIT ont des statistiques mécaniquement fausses du fait de la méthodologie imposée.

          1. Bien d’autres paramètres rentrent en jeu que ne prend pas en compte le BIT, et qui font que ces comparatifs sont faux :

            – le nombre d’heures pour être considéré chômeur
            – le nombre de travailleurs à temps partiel.
            – la taille de la population active. Une femme au foyer n’est pas forcément inscrite au chômage, dans certains pays elles sont majoritaires.
            – ceux qui sortent des dispositifs pour cause de « handicap » : certains pays en abusent pour masquer les chiffres.
            – emploi aidé ? Après tout c’est un emploi comme un autre, ne pas le considéré reviendrait à caler la fonction publique dans la catégorie chômeur… Oula il y en a qui vont aimer ici !
            – la démographie, évidemment.

            La machine (robots) participe à détruire de l’emploi. Bien plus que les délocalisations. À certaines époques, cela ce voit moins parce que d’autres innovations permettent de créer de nouvelles activités : la « destruction créatrice ». Dans d’autres, comme maintenant, les innovations ne compensent pas.

            Et puis oui, d’autres pays, comme l’Allemagne, ont l’intelligence de spécialiser leur industrie dans la nouveauté et le haut de gamme, parce qu’elle est co-pilotée par des cadres, et pas que par des financiers qui, à défaut d’idées, rabâchent à longueur de temps leur rhétorique bidon sur le cout et la fantastique uberisation du travail. Entre le développement d’un robot et sa commercialisation, il y a plusieurs années… Allez créer un robot en mode uber.

            1. « caler la fonction publique dans la catégorie chômeur » » : tiens, c’est amusant, j’avais en tête l’exact inverse… la différence étant la quantité de travail, de totalement nulle pour les uns à pas grand chose pour les autres, ce qui ne fait pas une grande différence, parce que c’est fatigant, hein, quand même, de travailler pour gagner sa vie. Autant laisser les autres travailler à sa place, n’est-ce pas ? Et puis, s’ils devaient travailler, comment pourraient-ils trouver le temps de réfléchir au sens de la vie ? Ce serait trop cruel.

              Pour le reste, soit vous délirez (puisque selon vous « la machine participe à détruire l’emploi », je vous propose de réaliser les travaux publics à la petite cuillère, ce qui ne manquera pas de créer une source inépuisable « d’emplois »), soit vous sortez du sujet.

              1. Totalement nulle pour les uns et pas grand chose pour les autres. Venez faire un tour dans mon hôpital, vous allez voir le « pas grand chose ». Dans « destruction créatrice » lisez au moins les post avant d’y répondre, il y a un équilibre qui peut être favorable ou défavorable à l’emploi, en fonction du degré d’innovation de l’époque.

                1. Demain, lorsque votre hôpital aura été privatisé, vous travaillerez autant mais surtout vous participerez enfin à la création des richesses sans devoir piller les richesses d’autrui. N’est-ce pas une sympathique perspective, pour vous comme pour nous ?

        2. Autrement dit, il suffit de travailler une heure dans la semaine pour ne pas être considéré comme chômeur…. Bertrand a raison

          Vous oubliez qu’il y a 7 millions de salariés de l’état en France pour seulement 22 millions d’actifs du secteur privé. 1 sur 4 !
          Si vous intégrez tout le régalien, gendarmerie, police, justice+hospitalier+éducation vous arrivez à 2’800’000, on se demande à quoi servent les 4 autres millions si ce n’est à faire baisser les chiffres du chômage artificiellement.

          Le vrai taux de chômage français c’est 19,2%. Si l’on ramène le nombre total de chômeurs à la population active (28 millions).
          Mais si vous enlevez en plus les 4 millions de salariés d’état « en trop » que l’état n’a absolument pas les moyens de payer, c’est probablement beaucoup plus.

    2. Ces contrats « zéro heure » ne représentent que 3% de de la population active
      http://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/contrats-zero-heure-la-flexibilite-qui-marche

      1. 3% de la pop. active, soit plus de 870 000 personnes !

        Quant à la flexibilité, il n’existe aucune corrélation entre celle-ci et le chômage. Lire par exemple sur le sujet l’article suivant : https://liberalsocialiste.wordpress.com/2016/03/13/la-verite-sur-la-flexibilite/

        1. Oui les chiffres en brut font peur mais ça veut dire que l’extrême majorité de la population active est sous contrat classique.
          Question: comment peut-on être libéral ET socialiste? C’est un peu comme être riche ET miséreux en même temps.

          Pour ce qui est de la flexibilité, elle n’est pas la sinécure mais c’est un énorme boulet en moins pour les entreprises. Encore faut-il qu’elles se développent dans un environnement stable (en France, les règles, notamment fiscales, changent tout le temps), clair (4000 pages de code du travail) et équitable (les subventions aux entreprises côtoient le tabassage fiscal et règlementaire).

          Pour résumer, si vous ne faîte que flexibiliser sans simplifier, vous allez avoir quelques soucis, si vous mettez un bon coup de simplification (l’exemple suisse est éloquent: règles du travail simple et fiscalité faible), les carnets de commandes se rempliront à nouveau.
          Mais pour ça le courage politique s’impose, c’est donc mal barré.

          1. Vous avez entièrement raison. la majorité de la population n’est pas sous ce genre de contrat qui ne date pas de Cameron mais de Blair. Ce qui compte c’est l’augmentation + de 20% il me semble. Ce qui signifie qu’une grande partie de la baisse du chômage est due à ce type de contrat (comme le dit bertrand).

            Lorsqu’on regarde les données, on s’aperçoit que la France est assez flexible pour les CDI comparée aux autres pays. elle est a peu près au même niveau que l’Allemagne et devant les Pays-bas (données OCDE).

            En fait, si on regarde précisément, notamment au RU (mais aussi en Allemagne). Ce n’est pas tant la flexibilité qui a permis la diminution du chômage mais la réduction du temps de travail. Mais attention, il s’agit ici de diminution du temps de travail au détriment des travailleurs embauchés avec des contrats précaires (on en revient ici à la flexibilité).

            Autrement dit, pour réduire le chômage, la solution est toute tracée : réduire le temps de travail. je vous ajoute même une preuve https://liberalsocialiste.wordpress.com/2016/04/26/reduire-le-temps-de-travail-pour-reduire-le-chomage/

            Quant à fait que selon vous on ne peut être libéral et socialiste. je dirai pour ma part qu’on ne peut être libéral et défendre un système capitaliste.
            Le libéral défend la liberté, le capitaliste la propriété. Or même Thomas d’Aquin avait compris que défendre la liberté c’était aussi accepter de rogner sur le droit de propriété.

            1. Je me méfie grandement de la réduction législative du temps de travail.
              Les 35h étaient justement basées sur ce postulat (totalement faux) que l’emploi est un gâteau figé que l’on partage. Si c’était le cas, il y aurait 90% de chômage en France, puisqu’on ait passé d’une majorité de la population dans les champs à 3% il me semble.
              De ce fait, baisser le temps de travail ne me semble pas être la solution.

              En Suisse, on bosse 42h par semaine et pourtant le chômage est d’environ 4%. Comment font-il? Ils ont une industrie puissante, font du haut de gamme, et des carnets de commandes remplie.
              Pourquoi? Parce qu’ils ont compris que simplicité et stabilité règlementaire (en matière fiscale et de travail notamment) permet à l’économie de s’adapter.

              En France,on a 4000 pages de code du travail et l’État nous prend plus de 50% de nos revenus tout en se permettant d’être endetté.
              La solution ne serait-elle pas de simplifier les choses et de faire confiance à la société civile au lieu de vouloir tout diriger d’en haut?

              Pour le lien entre capitaliste et libéral je défends le capitalisme à condition que ce dernier ne soit pas en copinage avec l’État (ou tout institution publique). Du coup, wall street, le système d’assurance privé public comme la sécu, les monopoles attribué à des copains industriel (alstom…)…sont à bannir.

              Enfin, la première des libertés est de pouvoir jouir de sa propriété dans le respect de celle des autres. Et ma première propriété est mon corps. Dans ce sens, il y a un lien très fort entre propriété et liberté.
              Au fond nous sommes tous capitalistes, nous utilisons nos propriétés, et nos compétences pour échanger avec les autres. Les fruits de notre travail sont alors capitalisés pour faire face aux périodes de vache maigre ou pour monter des projets nous permettant d’améliorer nos conditions de travail.

              1. personne n’a jamais dit que l’emploi est un gâteau que l’on se partage. En tout cas personne qui prône la réduction du temps de travail. Ce sont ces contempteurs qui utilisent cette image. je suis navré mais les mathématiques sont les mathématiques et les faits sont les faits. Il est prouvé mathématiquement que la réduction du temps de travail réduit le chômage. il est prouvé empiriquement que la réduction du temps de travail réduit le chômage : la France n’a jamais connu une aussi forte baisse du chômage qu’après les 35h. les autres pays voient leur chômage baissé en même temps que la durée du travail des travailleurs. On peut le nier, comme on peut nier que la terre est ronde, c’est la liberté de chacun.

                D’après l’OCDE, en Suisse on travaille 1568 heures par an contre 1473 en France. Un peu moins de 2 heures en moyenne que la France; Cependant, cela ne signifie rien de comparer les durées de travail sans comparer la productivité horaire. Hors la France est plus productive que la Suisse. d’autre part, je ne pense pas que comparer un paradis fiscal à la France soit très probant. d’autant plus que la Suisse a une démographie favorable puisqu’elle emploie bon nombre de frontaliers, tout en profitant des systèmes de ses voisins (chômage par exemple, le cas de la France est bien connu, les frontaliers ayant travaillé en Suisse sont pays par l’assurance chômage française…)

                Concernant le code du travail, là encore lisez ceci : https://liberalsocialiste.wordpress.com/2016/07/11/il-faut-sauver-le-code-du-travail/
                L’augmentation du code du travail provient d’abord d’une clarification de certains articles (cela peut paraître paradoxal mais c’était une des rares bonnes idées de sarkozy) et de pressions de patronat pour obtenir de nombreuses dérogations tant sur le plan des contrats (précaires, donc flexibilité) que du temps de travail.

                le capitalisme se fondant sur le droit de propriété privée qui ne peut-être défini et défendu que par des institution hors marché, il n’existe pas de capitalisme qui ne soit pas de connivence. C’est un mythe, la recherche de la dernière décimale de pi.

                la liberté passe avant la propriété. la première liberté de l’Homme c’est de rester en vie, de persister dans son existence. cela peut passer par le vol, comme le soutient d’Aquin, avec justesse. D’autre part, que diriez-vous d’un individu qui n’a aucune propriété ?

                1. S’il y a du capitalisme de connivence c’est parce que l’état distribue des privilèges. Il n’y a pas de capitalisme de connivence entre des acteurs privés.

                  La liberté quant à elle ne se divise pas.

                  Sur l’indemnisation chômage des frontaliers français ayant travaillé en Suisse, c’est la france qui n’a pas renégocié l’accord alors que l’UE le permettait et c’est aussi la france qui ne se fait pas rembourser depuis très longtemps les 3 à 5 mois d’indemnités des 4500 chomeurs qui sont dans ce cas… parce qu’elle ne sait tout simplement pas les différencier (les tracer) !

                  http://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/pourquoi-la-france-paye-le-chomage-des-frontaliers-suisses

            2. gunsten : je dirai pour ma part qu’on ne peut être libéral et défendre un système capitaliste.

              Vous racontez vraiment n’importe quoi,

              Le capitalisme n’est pas un système politique, c’est un mode de production qui peut exister en même temps que bien d’autres (ex.: SCOP) dans les pays libres.
              L’interdire politiquement ou le limiter fortement c’est de facto basculer dans une économie réprimée et un mode de production communiste.

              Vous aurez très rapidement la pauvreté et la faillite comme les 37 pays ayant essayé.

              Vos articles sont des copié/coller des tracts du Front de Gauche tout y est: anticapitalisme, contrôle, répression, pillage, vous n’avez pas une once de libéralisme.

              gunsten : Autrement dit, pour réduire le chômage, la solution est toute tracée : réduire le temps de travail.je vous ajoute même une preuve

              La Suisse a 3.8% de chômage sans aucun SMIC ni limitation du temps de travail à 35 heures ou moins.
              Votre théorie sur le partage du travail est inepte et votre « preuve » un enfumage de première.

              Les pays les plus riches et ou les gens sont les mieux traités sont les pays les plus libre économiquement:
              Indice liberté économique – Classement des pays

              gunsten : Or même Thomas d’Aquin avait compris que défendre la liberté c’était aussi accepter de rogner sur le droit de propriété.

              Thomas d’Aquin est mort sept siècles avant les 100 millions de morts de votre communisme et une imposition à 25% dans un pays libre permet d’avoir un état qui assure parfaitement ses tâches régalienne et sociale avec une économie dynamique et riche.

              Prendre 25% des ressources des gens, c’est déjà une bonne limitation du « droit de propriété », mais ce n’est pas ce que vous voulez.

              1. philippe gachet-mauroz

                Sans rentrer dans la polémique (puisque avec vous le ton monte trés vite, et que vous êtes à la limite de la courtoisie), prendre en exemple un pays comme la Suisse, qui à fait de son exception fiscale une de ces principales sources d’enrichissement est un peu limite. D’ailleurs si l’on prend en exemple votre liste des pays les plus « heureux », la plupart (qui ne représente qu’une minorité de la population mondiale), ont tiré le fruit de leur opulence sur soit de l’exception fiscale (suisse, irlande, …) soit sur les fruits d’une spoliation de richesse via la colonisation voir la conquête militaire sur les indigenes (usa, canada, australie,…) .
                Bref il est facile de juger à l’instant ‘t’ sans tenir compte du passé ou de l’Histoire, qui a laissé un bel héritage « financier » à tout ces pays en vert sur votre carte du bonheur économique…
                Aujourd’hui, avec la mondialisation, la révolution des transports, de l’information, et la robolution, la donne risque de changer, quand bien même les occidentaux ont quelques longueurs d’avances sur les autres

                1. « soit sur les fruits d’une spoliation de richesse via la colonisation voir la conquête militaire sur les indigenes (usa, canada, australie,…) »

                  Tous les territoires ont été colonisés à une époque ou une autre. Vous voulez qu’on remonte jusqu’où ? Les territoires que vous décrivez ont simplement été découverts récemment par des civilisations plus évoluées (à l’échelle de la présence de l’homme) et ces pays sont donc jeunes. Toutes les nations du monde se sont construites de cette façon et leurs habitants, s’ils n’étaient pas les envahisseurs, ont eu à se soumettre des dizaines de fois au cours de leur histoire.

                  En Australie la population d’aborigènes était estimé à 350,000 à l’arrivée des premiers colons et ils ont décliné à cause des maladies importées (tout comme les indiens d’Amérique) et la consanguinité, des luttes internes et contre les colons. La densité de population était donc de 0.045 habitant par km² soit 22km² par aborigène, pensez-vous qu’on puisse parler de propriété ? Et donc pourquoi parler de spoliation ? Ces populations n’étaient tout simplement pas constituées en nation à même de défendre quoi que ce soit puisqu’elles n’étaient pas attachées à leurs terres. Ce n’est plus le cas et il n’y a pas eu de conquêtes militaires.

                  Actuellement la densité de population est de 3 habitants par km².

                  Le même raisonnement est valable pour les USA* et le Canada où les habitants étaient nomades. C’est la sédentarité qui a induit la propriété terrienne. J’exploite une terre libre, elle est donc à moi et les produits que j’en tire aussi. Si l’Afrique n’arrive pas à se développer c’est parce qu’il n’y a aucun respect de la propriété et bien souvent il n’y a même pas de cadastre.

                  * : USA où les indiens qui ont péri dans des batailles contre les colons civils ou militaires ne sont pas plus de 15,000, 10 à 20 fois plus sont morts dans des batailles entre indiens.

                  Le seul pays africain qui s’en sort est le Botswana : « Le pays est régulièrement placé au premier rang des pays africains en matière de gouvernance et de transparence (30e sur 174 pays selon l’Indice 2012 de la perception de la corruption de Transparency International)3. Ce pays est surnommé « le miracle africain », « l’exception du continent » ou encore « la Suisse de l’Afrique » » (wiki)

                  C’est le respect de la liberté et de la propriété qui a conduit les pays que vous citez à se développer économiquement : l’esprit aventurier et entrepreneurial des premiers colons n’était pas compatible avec les systèmes économiques dirigistes et confiscatoires qu’ils avaient quitté et ils ne l’ont tout simplement pas reproduit et c’est resté dans les gênes des générations suivantes. Mais il semble que ceux qui sont arrivés plus tard n’avaient pas cette nécessité et ont voulu mettre la main sur le grisbi pour vivre aux dépens des autres, d’où l’évolution actuelle des USA vers le socialisme, idem pour l’Australie (j’y ai vécu 3 ans).

              2. un mode de production a besoin d’institutions politiques qui le font exister, qui le font émerger et l’encadrent. ne serait-ce que des autorités publiques régaliennes; Vous ne vous en êtes toujours pas aperçu ?

                Si le front de gauche copie/colle mes articles, tant mieux pour lui.

                En fait, je crois que êtes bien incapable de nous expliquer en quoi consiste le libéralisme ou tout simplement la liberté.

                Concernant lla Suisse quelqu’un vous a déjà répondu, je n’en rajouterai pas. Sauf le fait que la Suisse vit aux dépends de ses voisins aussi en faisant payer le chômage des frontaliers par le pays d’origine. une peu facile, non ? j’ajoute que le taux de pauvreté en Suisse est plus élevé qu’en France (en PPa, bien entendu).

                l’indice de liberté économique ? Vous y croyez encore. un indice produit par des organisations idéologiques qui repose sur une méthodologie désatreuse. Vous le savez bien, allons.

                Thomas d’Aquin est un philosophe dont se réclame bon nombre de gens se revendiquant libéraux. Tapez thomas d’aquin sur le moteur de recherche du site pour vous en apercevoir.

                1. Si le front de gauche copie/colle mes articles, tant mieux pour lui.

                  Oui oui, ce sont eux qui vous copient, pas l’inverse. On y croit !

                  Sauf le fait que la Suisse vit aux dépends de ses voisins aussi en faisant payer le chômage des frontaliers par le pays d’origine. une peu facile

                  C’est fascinant l’aplomb avec lequel vous annoncez vos âneries.

                  Prétendre que la suisse est riche c’est grâce aux indemnités chômage de 13’000 frontaliers licenciés, c’est … ah ah ah MUAHAHAHAHAHAHAHA !!!
                  Par ailleurs, reprenez donc vos 200’000 travailleurs qui touchent 50% de plus qu’en France et qui viennent parce que votre pays est sinistré par le socialisme..

                  -Pour la pauvreté :
                  Le salaire considéré pour être « pauvre » en suisse c’est 4300 euros… presque trois fois le SMIC français.
                  La suisse a 4 fois plus d’étrangers par habitant que la France, ils ne sont pas dans des camps, on ne les gaze pas, ils ne sont pas dans des banlieues qui brûlent et ou la police n’ose plus aller.

                  Vous y croyez encore. un indice produit par des organisations idéologiques

                  J’y crois d’autant plus que même des socialistes établissent le même diagnostic concernant la France.
                  http://limonaire.blog.lemonde.fr/2012/07/23/le-marche-du-travail-francais-est-trop-reglemente/

                  Thomas d’Aquin est un philosophe

                  Thomas d’Aquin défendait la propriété privée et l’homme, vous non. Vous copiez des bouts de phrase random que vous détournez, comme vous détournez complètement la réalité…

        2. gunsten : Quant à la flexibilité, il n’existe aucune corrélation entre celle-ci et le chômage

          L’article est inepte d’autant plus qu’il fait peser tout le chômage sur des entreprises surtaxées et surrégulées, c’est comme coller des poids de 65kg sur le dos des athlètes et les accuser de ne pas être performants…

          Le problème et que les socialistes violent le marché et l’économie de toutes les manières possible et par tous les trous,

          Au classement de la compétitivité sur 148 pays la France est:
          -134ème pour les prélèvements obligatoires.
          -130ème place pour le poids global des réglementations
          -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
          -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,
          -127ème pour les incitations fiscales à travailler
          -137ème pour les règlementations liées au fait d’entreprendre.
          -117ème pour la flexibilité.
          -144ème pour les règles trop strictes encadrant les licenciements.
          -135ème pour la dette publique.

          « Libéral » sur votre site ça brule vraiment les yeux, je ne vois pas la plus petite particule de liberté ni de droit dans tout ça.. !?.

          Vous pouvez expliquer ? Vous trouvez le mot joli ou à la mode ?

          1. intéressant votre réponse. Si vous lisez cet article, vous verrez également qu’il n’y a aucune corrélation entre coût du travail et chômage, non plus ! https://liberalsocialiste.wordpress.com/2016/03/01/le-cout-du-travail-nest-pas-le-probleme-2/ Je me demande si vous savez ce qu’est une corrélation. Je ne considère pas que la France, je considère l’ensemble des pays développés. Et lorsqu’on regarde, tous ces pays il n’y a aucune relation entre flexibilité et chômage. Vous pouvez utiliser tous les artifices rhétoriques que vous voulez, vous ne changerez pas mes mathématiques et la logique.

            je pense que si vous ne voyez pas, c’est parce que vous ne savez pas vraiment ce qu’être libéral, ou encore ce que signifie le mot « liberté ».

            1. gunsten: vous ne changerez pas mes mathématiques et la logique.

              En tant que « libéral-marxiste » vous n’avez plus aucune logique depuis longtemps et vos « mathématiques » sont aussi hilarant que ceux de la Pravda.

              Je démonterais bien tous vos graphiques, mais c’est une perte de temps. AUCUNE logique au monde ne peut atteindre un type qui accole deux adjectifs aussi opposés que « libéral » et « marxiste ».

              Vous nous préparez quoi pour l’année prochaine ? « Pédophile-défenseur d’enfants » ?

    3. PhilippeMurrayRothbard

      Ah la litanie sur les contrat zéro heure. Une fadaise éculée.

      Du reste on sait pourquoi aux USA le taux de non employé est haut : politique keynésienne effréné et augmentation des règlementations depuis 2008. Sans parler du protectionnisme évidemment.

      Malgré sa courte rédaction, il n’en reste que l’auteur à raison la robotique crée bien plus d’emploi au final en faisant baisser les coûts de production et baissant le ticket d’entrée sur le marché. Mais ça les matérialiste malthusiens ne peuvent pas comprendre.

      1. Aux USA les chiffr s sont biaisés pour une autre raison, majeure : 2,3 millions de personnes en prison, et 1 million qui bosse pour l’administration pénitentiaire.
        C’est 23% de la population carcérale mondiale (hors Corée du Nord).
        Mais c’est surtout 7% (les prisonniers) de la population totale, et donc une part considérable de la population en âge et en capacité de travailler, mais qui n’est pas au chômage. Pas mal pour afficher un bon taux, bien meilleur que toutes les politiques keynésiennes…

  4. Que l’Etat et les mauvaises politiques aient un effet sur l’emploi, ca semble indéniable. Par contre que la robotisation n’en ait aucun est largement contestable.

    L’article mélange allégrement travail, emploi et revenu.

    Aller chercher de l’eau au puit, c’est du travail.
    Vendre de l’eau du puit, un revenu
    Etre payé pour aller chercher l’eau du puit, c’est un emploi.

    Une pompe détruit l’emploi mais ne détruit pas le revenu, par contre la disparition du travail, libère une ressource pour créer un autre emploi, celui de vendeur d’eau.

    Hallucinant que l’on en reste bloqué au stade marxiste primitif (emploi = travail) avec son argument populiste favori (argent ne provenant pas du travail = capital = aliénation du prolétariat)

    La robotisation détruit des emplois et c’est tant mieux !

    1. philippe gachet-mauroz

      j’adore votre synthèse (petit cours d’économie en quelques lignes)…si vous le permettez je vais la mettre sur mon mur FB…
      Je préciserai juste qu’il me semble le poste de vendeur d’eau tendra à disparaître, désintermédiation oblige (merci l’économie numérique)…et quelque part c’est mieux aussi.
      En fait il s’agit juste d’angoisses qui se véhiculent…quel pourrait être le sens de la vie, si l’homme ne travaille plus..une sorte de peur millenariste

      1. L’homme qui ne travaille plus, au choix, se suicide ou vole pour survivre. Dans un cas comme dans l’autre, la recherche du sens de la vie n’est plus qu’une escroquerie intellectuelle.

        Nul ne peut échapper à la malédiction de devoir gagner son pain à la sueur de son front, mais pas à la sueur du front de son voisin comme les socialistes voudraient l’imposer.

      2. Faites 🙂

        Oui, le poste de vendeur d’eau sera remplacé par des tuyaux et l’eau courante (à tous les étages)

        Et effectivement, à ne considérer le monde que selon une vision matérialiste, celui-ci devient vite complétement vide de sens, d’autant plus que le lavage de crane gauchiste gave le cerveau des « prolétaires » du sophisme flatteur que la seule « vraie » valeur est celle du travail. Pas étonnant qu’ils soient frappés de la peur millénariste de se dissoudre en perdant leur travail.

    2. Si le revenu ne provient pas du travail, il provient du droit de propriété donc de la rente, ce contre doit se battre un vrai libéral

      1. Revenu de la propriété = rente interdite ?

        J’ai du louper un chapitre clé du « Libéralisme pour les nuls ».

        1. votre égalité est fausse. revenu de la propriété=rente. Pourquoi les libéraux combattent la rente ? parce qu’elle est l’antithèse de la liberté et de la concurrence. réfléchissez : si concurrence entre plusieurs individus il y a, celui qui demande une somme d’argent (la rente) sans apporter un service ou une marchandise en échange ne survivrait pas puisque ses concurrents soit ne demanderaient pas d’argent s’ils n’ont rien à proposer en échange, soit proposeraient une marchandise ou une service en échange. La rente survit uniquement parce qu’elle n’est pas soumise au marché (du fait d’ententes ou de monopoles).

          1. gunsten: Pourquoi les libéraux combattent la rente ? Parce qu’elle est l’antithèse de la liberté et de la concurrence.

            « La rente » est quasi impossible à déterminer dans le marché libre. Vous ne pouvez pas savoir si le type a bossé comme un dingue, bien plus qu’un autre pour acquérir sa propriété, sa richesse. Vous ne pouvez pas savoir quel est l’usage prévu de ce bien de cette richesse : sécurité, futur investissement, repos après tous ses sacrifices pendant que les autres se tournaient les pouces.

            Une seule chose est certaine:
            Le socialiste est un pillard qui collera n’importe quel concept foireux sur les biens des autres pour le leur voler.

            C’est pour cela que vous trouvez que l’État qui taxe le plus au monde après la Belgique et qui n’a pas signé un seul budget positif depuis 42 ans à des problèmes parce qu’il n’a pas assez pillé.

            Évolution de la Terrrrible austérité des dépenses des administrations publiques (en milliards)
            —————————————————————————–
            2002: 833,77
            2003: 864,31
            2004: 898,56
            2005: 936.99
            2006: 972,84
            2007: 1016,17
            2008: 1057,61
            2009: 1100,61
            2010: 1128,02
            2011: 1151,54
            2012: 1185,38
            2013: 1207,49

            1. vous n’avez pas bien compris le principe de la rente. la rente c’est tirer revenu de sa propriété, cela ne concerne nullement la manière dont on a acquis cette propriété. la rente c’est toucher un revenu sans rien produire en prélevant une somme d’argent sur celui qui produit.. Du parasitisme en somme. Si vous êtes libéral comme vous le prétendez vous devriez vous élever contre. En tout cas, c’est mon avis. Mais puisque je suis libéral, j’accepte et respecte votre position qui consiste à défendre la rente. peut-être est-ce même la vôtre que vous défendez…

              1. Mais Diable, de quel type de rente parle vous ? Celui qui loue un logement qu’il a acheté avec son argent ou celui qui profite d’une rente de situation accordée par l’état ?

              2. gunsten : la rente c’est tirer revenu de sa propriété

                Comme tout marxiste, vous n’aimez l’humain que ployant sous la charge et creusant la terre, c’est clair.

                gunsten : Du parasitisme en somme.

                Le communisme est le seul parasitisme, il s’accapare 100% des ressources d’une personne à son détriment et sans lui laisser le choix.

                On en est à 56% en France…

                gunsten : Du parasitisme en somme.

                Dans les pays libres, c’est une coopération mutuellement bénéfique: on prête ou fourni des moyens coûteux, une part des résultats va à chacun.

                PAS UN SEUL salarié n’est forcé de travailler à un endroit, il peut monter une SCOP communiste avec ces voisins ou utiliser sa force de travail à son entier bénéfice… 100% de son travail pour lui !

                Enfin… hormis les 56% de votre cher état évidemment.

                gunsten : cela ne concerne nullement la manière dont on a acquis cette propriété.

                Oui, les gens qui ont travaillés comme des fous toutes leurs vies pour profiter un peu de leurs biens, « dans les champs à creuser avec les autres », la schlague hop !

                gunsten : Mais puisque je suis libéral

                Même pas en rêve…
                Vous avez quel âge pour croire qu’un simple adjectif peut masquer vos discours ?

      2. Le revenu ne provient ni du travail, ni de la propriété, mais de l’échange.

        1. deux remarques :

          1. même sans échange, on peut considérer que ce que produit une personne constitue son revenu (au sens quasi étymologique « ce qui lui revient). Bien sûr ce n’est pas un revenu monétaire. C’est donc un peu tiré par les cheveux et contraire à l’usage ou l’intuition. Laissons cela de côté.

          2. l’échange se fonde sur la production. On échange des marchandises entre elles (troc) ou des marchandises contre de l’argent. Certains diront qu’on échange non pas des marchandises mais des droits de propriété sur des objets. Peu importe, même dans ce cas, l’échange se rapporte in fine à des objets, des choses réelles, produites. C’est donc bien le travail des individus qui est à l’origine de l’échange et donc du revenu. Même lorsqu’on parle d’échange de droits de propriété, si vous relisez Locke, celui-ci légitime le droit de propriété par le travail qu’il a fallu fournir pour se procurer l’objet dont l’individu est propriétaire. Il conviendrait donc de dire : le revenu provient de l’échange qui lui-même est fondé sur le travail. En raccourcissant, on aboutit au fait que le revenu provient du travail des individus. Toute la question est de savoir s’il provient de son propre travail ou de celui des autres.

          1. Vous mélangez la légitimité morale et la donnée économique (ce qui aboutit a des absurdités du genre « tout travail mérite salaire » ou comment creuser un trou puis le reboucher pour lutter contre le chômage.)

            Le travail est source de légitimité de propriété, donc facteur de droit naturel (ou plutôt facteur naturel du droit.)

            L’echange est source de valeur, donc facteur économique.

            C’est un (le) principe libéral de séparer le droit (le pouvoir du magistrat) qui regit la société de l’usage des choses laissé à la liberté de chacun : le politique n’a pas a se mélanger avec l’économie (ni avec la religion, ni avec l’alimentation etc…) sachant que le droit libéral est naturel (et non démocratique.)

            1. « Le travail est source de légitimité de propriété, donc facteur de droit naturel » je corrigerait en disant que le travail est facteur de droit (ne mêlez pas nature et droit, cela ne donne jamais rien de bon).

              par contre, l’échange n’est pas source de valeur. Vous inversez les choses. On échange des marchandises parce qu’elles ont de la valeur. Ce n’est pas l’échange qui crée la valeur, la valeur préexiste à l’échange, l’échange n’est que l’expression, la validation, la preuve de cette valeur. A a échange x contre y avec B parce que y avait plus de valeur pour A que x et x avait plus de valeur pour B que A.

              1. Droit naturel – XVII° siècle – Hobbes puis Locke

                L’usage ou plutôt le potentiel d’usage préexiste à la valeur, la valeur est un qualificatif donné par l’individu lors de l’échange, afin de rendre l’échange possible. Cette valeur est stipulée dans une monnaie qui est une unité commune qui permet de quantifier la valeur ou établie directement dans le cas du troc.

                Le potentiel d’usage est intrinsèque à l’objet (l’usage de l’eau est d’être bue, d’arroser les plantes etc…) et ne varie pas. La valeur est étrangère à l’objet (la valeur du même litre d’eau sera différente si on a soif ou pas) et varie lors des échange (cours)

                Sans échange, nul besoin de valeur, l’usage suffit.

              2. Sinon

                Libéralisme et capitalisme ne sont pas synonymes.

                Le capitalisme est une organisation politique (une forme de socialisme primitif, plus libéral que le communisme, mais il reste un socialisme qui a besoin d’un Etat interventionniste pour exister) qui place l’autorité souveraine (la loi, les institutions, l’Etat, etc …) avant l’individu. Le libéralisme est une philosophie politique qui place l’individu avant l’autorité souveraine.

                Ne confondez pas la rente provenant de privilèges (celle que fustige Thomas d’Aquin) et la rente provenant d’avantage compétitif (celle du fermier qui a une meilleure terre que les autres ou qui a travaillé plus dur que les autres)

              3. gun-sten dit : la valeur préexiste à l’échange,…

                Ca y est il est revenu avec un pseudo différent ! On a déjà eu cette discussion il y a plus d’un an.

                Et la conclusion était la même que celle donnée par Stéphane Boulots : Sans échange, nul besoin de valeur, l’usage suffit.

          2. « En raccourcissant » : précisément, votre raccourci est inopérant car il empêche de comprendre le fond de la question, à savoir que, en dehors de la survie, c’est-à-dire en dehors de l’état de pauvreté absolue, le travail sans échange volontaire n’a strictement aucune valeur. Seul l’échange volontaire donne sa valeur au travail.

            « on peut considérer que ce que produit une personne constitue son revenu » : non, on ne peut pas. Survivre dans la pauvreté absolue ne forme pas un revenu, tout au plus un état (non désirable).

            Si vous désirez à tout prix faire un raccourci, alors vous devez dire que l’échange est créateur de valeur, le travail étant implicite.

            1. tout de contraire. la valeur préexiste à l’échange. C’est parce que les marchandises ont une certaine valeur que les individus échangent.

              1. « C’est parce que les marchandises ont une certaine valeur que les individus échangent. »

                Non, s’ils échangent c’est parce qu’ils en ont besoin pour vivre ou pour leur activité. Je ne vais pas acheter 2 tonnes de charbon si je n’en ai pas besoin.

                Une marchandise ne peut pas avoir une valeur en dehors de tout échange : mettez vos tomates du jardin sur votre étal au marché et marquez 10€/kg dessus mais vous n’avez fait qu’indiquer un prix. vous verrez qu’elles ont une valeur si quelqu’un vous les achète à ce prix là. Sinon, vous rentrerez chez vous avec vos tomates sous le bras et vous ne connaîtrez pas leur valeur.

  5. C’est totalement ridicule, ce raisonnement, comme si je disais qu’il y a moins de naissances en France parce que les Français baisent moins

  6. Dire que les robots détruisent des emplois, c’est comme lorsqu’on disait que les métiers à tisser allaient détruire des emplois : Ce fut le démarrage de l’ère industrielle avec la plus formidable création d’emplois.

    1. Tout à fait, cela déplace les emplois 🙂

  7. Les Égyptiens ont-ils bâti des pyramides dans le cadre d’une politique volontariste préconisée par les économistes afin de subjuguer le chômage endémique chez les chasseurs-cueilleurs ?

  8. Les robots détruisent des emploies, c’est vrai. Mais c’est vrai pour toutes les machines (robots ou pas) qui ont été mise au point dans les 250 dernières années! les tracteurs et autre locomotives, bateau, camions…ont détruit des dizaines de millions d’emplois…et alors? d’autre emplois sont apparu faisant eux appel à plus d’intelligence et de créativité.
    Comme le dit l’article les problème économique et de chaumage n’ont rien à voir avec les robots et tout avec la gestion socialiste et étatiste de nos société.

  9. Les robots ne sont que des outils.Donc, par définition , ils favorisent le travail !
    Le problème du chômage est dû à une mauvaise organisation du travail.(…simple bon sens !)
    L’état est peut-être responsable…Nos hommes politiques sont peut-être incompétents…ou peut-être complices du monde de l’argent…Qui sait ?

  10. JUSTE UNE QUESTION
    Cet article montre que les diplômes de Science Po et les instituts de recherche ne remplacent pas le bon sens.
    Si vous êtes chef d’entreprise et que vous pouvez remplacer un homme (ou plusieurs ) par un robot, vous ne le faites pas ? Vous avez pitié des employés surchargés de Pôle Emploi ? Certes il faudra des hommes pour inventer construire les robots industriels, lesquels seront construits par d’autres robots, inventés par intelligence artificielle, mais l’objectif ultime reste de réduire au maximum la main d’œuvre humaine et l’intelligence humaine, afin optimiser les rendements et les bénéfices.

    1. Si vous êtes chef d’entreprise et que vous pouvez remplacer un homme (ou plusieurs ) par un robot, vous ne le faites pas ?

      Pitié ! Pas la « logique » de bistrot.

      mais l’objectif ultime reste de réduire au maximum la main d’œuvre humaine et l’intelligence humaine, afin optimiser les rendements et les bénéfices.

      « Bénéfices » du à la vente de vos produits à … des robots ? (puisque plus personne ne travaille)

  11. Deux petites questions, bêtes, certainement, car je découvre tout juste ce qu’est le libéralisme dont est imprégné cet outil d’information (n’y voyez pas de sarcasme, il s’agit de curiosité afin d’affiner mon opinion) :

    1. Qu’en est t’il de la qualité des emplois créés? Je ne voit pas de lien évident entre la création d’emploi et la réduction du chômage et ce que j’appellerais ici la recherche de satisfaction ou de bonheur dans le travail. J’ai eu plusieurs fois le sentiment d’être contraint par mes besoins physiologiques d’accepter des emplois qui ne correspondent ni à mes aspirations personnelles ni à ma formation professionnelle afin de gagner un argent bien nécessaire à ma survie et je me dis qu’il en est peut être de même pour certaines de ces personnes qui ont eu la chance de trouver un emploi sur un marché du travail qui n’est pas toujours commode. Du coup je ne vois comment les taux de chômage peuvent faire office de référence absolue du meilleur-être social et comment cela peut être émancipateur. Si la liberté d’effectuer le travail qui nous semble le plus épanouissant est aliéné par les besoins nécessaires, quelle différence y a t-il entre vivre dans cette société ou vivre à l’état de nature?

    2. Les robots ne détruisent peut-être pas les emplois, mais j’ai tendance à me projeter dans le futur, en l’occurrence dans le futur plus ou moins proche dans lequel toute production matérielle, robots inclus, sera produite par des robots. Dans ce futur, comment sera t-il possible de conserver et créer des emplois? Ou est ce qu’il s’effectuera une sorte de sélection (« du plus adapté »), provoquée par les robots qui fera que seul les individus possédant ces moyens de productions seront à même de vivre sur terre et de profiter de ces biens? Ou alors dans le cas ou la population toute entière n’aura plus rien à produire d’elle même, à quoi s’adonneront ces citoyens du futurs et comment achèteront t-ils les denrées nécessaires à leur survie et le matériel nécessaire pour leur activité, loisir ou confort? Le problème de la gratuité ne sera alors pas résolu?

    1. Sur le premier point, votre liberté consiste avant tout à savoir si vous souhaitez satisfaire vos besoins naturels. Ayant fait ce premier choix tout à fait librement, vous en tirez les conséquences logiques, toujours librement. On vous souhaite de faire le meilleur usage possible de votre liberté, conformément à vos choix et aspirations personnels, tout en respectant la liberté des autres qui n’ont aucune raison d’assumer les conséquences de vos choix à votre place.

      Sur le second, l’histoire nous montre sans doute possible que les machines créent toujours plus d’emplois qu’au cours de la période précédant leur invention. Typiquement, le monde n’a jamais été aussi outillé et il n’y a jamais eu autant de travail. Comme dit plus haut, les machines étant des outils, plus il y a d’outils, plus il y a de travail, donc d’emplois.

      1. Encore une question bête (mais je vous remercie de votre précédente réponse): que se passe t’il dans le cas ou je n’ai pas de travail faute de n’en avoir trouvé, suis dans l’impossibilité matérielle et/ou physiologique de produire ma nourriture, et que je n’ai donc pas de ressources à échanger contre le labeur d’une autre personne? Suis-je contraint de mourir?

        Concernant la deuxième réponse, je comprends l’argument et les éléments qui le prouve, mais je ne vois toujours pas comment cela garanti la survie de tous lorsque les machines produiront tout et se maintiendront par elle mêmes ni comment cela ne conduirait pas à un monde ou seul les descendants des individus qui possédaient ces moyens de production lorsque les robots n’étaient encore que minoritaires. J’ai cru comprendre que les robots remplaceront même jusqu’aux emplois créatifs, je me demande donc ce à quoi serviront les humains, dans un monde ou tout est fait par les robots. Mais peut-être ce débat est t-il complètement inutile et hors sujet, je suis simplement curieux de savoir vers où mène cette idée que les robots créeront de manière constante de nouveaux emplois.

        Merci encore une fois et j’espère vous lire à nouveau

        1. Ne pas trouver de travail est impossible puisque le travail, c’est-à-dire le fait de rendre service à son prochain, est tout bonnement infini. Il n’y a aucune limite à ce que vous pouvez faire au service d’autrui grâce à l’échange volontaire. Ne pas trouver d’emploi est une autre affaire. Ne pas trouver d’emploi dans un pays qui a démontré sa détestation du travail et l’appétence de son administration vorace pour le pillage légalisé n’a rien de surprenant. Une fois compris que le travail est infini, il reste les cas rares des incapables involontaires (1 ou 2 % de la population), handicapés et autres accidentés de la vie, qui justifient une prise en charge d’abord par leurs familles, puis par les institutions charitables, et en ultime recours par l’Etat en application d’un principe de subsidiarité. On pense par exemple aux pupilles de la nation.

          Pour la même raison, les machines ne produiront jamais tout ce qui peut et doit être produit. C’est définitivement impossible.

          A propos de la créativité, vous faites sans doute allusion à l’intelligence artificielle. N’ayez pas d’inquiétude ! Dans l’expression, seul l’adjectif est vrai mais le nom commun n’est qu’un ersatz. En revanche, les robots vont nous libérer des contraintes élémentaires de la survie pour permettre à l’humanité de se concentrer sur sa créativité, la vraie pour le coup, ce qui est pour ainsi dire le travail ultime. Ainsi considérée, cette époque sera formidable.

    2. Ce court article tente une confirmation « statistique » du fait, parfaitement prévisible et logique, que la machine (dont les robots), n’est pas la cause du chômage, qu’il faut effectivement chercher dans l’absence ou l’insuffisance de la liberté de travailler, de créer, d’entreprendre, de jouir des fruits de son travail etc. Ajoutons en passant, en réponse à d’autres commentateurs, que le niveau d' »emploi » n’a aucun lien avec la démographie.
      Vos questions sont intéressantes et vont me permettre de préciser ma pensée.

      1. Vous parlez de « travailler pour gagner un argent nécessaire à votre survie ». Ce faisant, vous posez deux questions fondamentales : à quoi sert le travail, à quoi sert l’argent ? Vous apportez un élément de réponse : l’argent sert à assurer votre survie, c’est à dire à vous procurer le fruit du travail des autres. Tout ce qui peut être obtenu sans travail (exemple : l’air que nous respirons) est gratuit. Tout ce qui est produit par le travail humain est payant et c’est justement parce que c’est le fruit du travail humain que c’est payant. Le travail sert à produire tout ce que nous désirons et que la nature ne nous procure pas sans que nous ayons le moindre effort à fournir. L’argent ou monnaie sert à échanger du travail humain, échange qu’il favorise dans des proportions gigantesques par rapport au troc. Si vous êtes « contraint de travailler pour gagner un argent nécessaire à votre survie », c’est parce que les autres ont le mauvais goût d’exiger une partie du fruit de votre travail en contrepartie d’une partie du leur.
      Dans une société libre, c’est à dire une société dans laquelle personne ne peut vivre au dépend du travail des autres par la contrainte (ce qui n’est pas le cas de la notre), chacun est à la fois producteur et consommateur et chaque producteur ne peut produire que ce qui est désiré par les autres producteurs. Il est donc parfaitement logique que le travail demandé par les autres producteurs ne soit pas forcément conforme à vos goûts et à vos aspirations. Ce sont les goûts et les désirs des producteurs-consommateurs que nous sommes qui conditionnent la nature et la répartition des « emplois ». Exemples : si vous voulez des soins médicaux, il faut des infirmières, des aides soignantes, des médecins, des chirurgiens, des radiologues, des agents d’entretiens; des maçons, des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers pour construire des cliniques et des hôpitaux, d’autres pour construire les équipements médicaux, d’autres pour fabriquer les machines et robots nécessaires à leur production, d’autres pour extraire et acheminer les matières premières intervenant dans leur fabrication, idem pour les ambulances, les routes et autoroutes sur lesquelles elles circulent, les usines dans lesquelles elles sont fabriquées, idem pour les camions et engins de terrassement utilisés dans la construction, idem pour produire, acheminer, distribuer l’énergie nécessaire au fonctionnement et à l’entretien de toutes ces machines et infrastructures… La liste est quasiment infinie. Vous-même devrez soit exercer l’un de ces métiers, ou un autre dans lequel vous participerez à la production de ce qui est désiré par les travailleurs de cette liste.

      2. J’espère que la démonstration ci-dessus aura suffi à vous convaincre de l’absurdité de toute crainte relative à la « fin du travail » car s’il n’y avait plus besoin de travail pour produire quoi que ce soit, alors tout serait gratuit.

      1. Merci de votre réponse très éclairante!

        Je comprends tout à fait le principe de ne pas forcer autrui à assumer mes choix et la nécessité d’un échange réciproque ainsi que la contrainte des producteurs et des consommateurs actuels. Cela étant qu’en est t-il de la créativité, de la recherche et de l’innovation? Financer ce genre d’explorations, qui se font parfois (mais de moins en moins je le conçois) en dehors de la logique de marché? Est ce que cela veut t-il dire que la seule recherche acceptable dans une telle société est une recherche dont le marché a besoin (et ou la recherche spontanée est parasitaire car demandeuse de ressources que les chercheurs n’ont pas, et sans garantie de découverte et de résultat)? Y aura t-il toujours une recherche centrée sur l’humain? Ou est ce que tout, par contrainte financière, comme l’exemple que j’ai donné sur ma situation, contraindra ces recherches indépendantes à s’adapter aux demandes du marché ou de compter sur la générosité de personnes ayant déjà les ressources nécessaires?M

        merci de m’avoir gentiment répondu une première fois, il est rare de ne pas se faire traiter comme un idiot lorsque l’on pose des questions émettant des doutes, surtout sur internet.

        1. e.taillard:Est ce que cela veut t-il dire que la seule recherche acceptable dans une telle société est une recherche dont le marché a besoin

          Bonjour,

          Il faut bien comprendre que « le marché », c’est vous, moi, tout le monde et que « le marché » à exactement les mêmes demandes que les humains et c’est tant mieux.
          Le « savoir » est un « produit » comme un autre, beaucoup d’humains sont extrêmement curieux et demandeurs. La gloire, la reconnaissance, l’envie de laisser une marque dans l’histoire sont AUSSI des « produits ». (Un produit est tout ce qui peut s’échanger ou se transmettre)

          Le sponsor ou le mécène d’une innovation majeure, à toute les chances de voir son nom gravé dans l’histoire ou au moins reconnut localement, il y a donc, dans un marché libre:
          Une demande de savoir et d’innovation.
          Des moyens offerts par le « marché ».

          Il y a donc forcément une offre.

          ———————————

          La France a une économie étatisée au moins à 56% et une recherche qui est majoritairement financée par l’état. La Cour des comptes épingle régulièrement ce secteur, c’est un peu la fête du slip avec « l’argent gratuit », mais ça fonctionne évidemment quand même.
          https://www.google.ch/search?q=Cour+des+compte+cnrs

          Toutefois, une recherche fonctionnarisée, sans obligation de résultat, soumise aux intérêts corporatistes et politiques, a peu de chance d’être très novatrice ni même indépendante. La bureaucratie sclérose, les hiérarchies calcifient et les grands professeurs indéboulonnables à la gloire passée oppriment la jeunesse bouillonnante. Il n’y a qu’a voir ce qui se passe avec l’art fonctionnarisé (sponsorisé par le ministère de la Culture) : c’est pauvre, « standardisé » même dans la « folie » et relativement politisé.

          Internet, la parangon du marché libre est des milliers de fois plus créatif et innovateur en matière d’art.

          La recherche en suisse c’est tout l’inverse, l’état est limité à 35%, soit le taux de l’état français pendant les « 30 glorieuses », c’est une des économies les plus dynamiques du monde, la recherche est principalement privée, par sponsoring, fondation ou mécénat:

          Dépôt de brevets par millions d’habitants (2012):
          France: 126
          Suisse: 426

          contraindra ces recherches indépendantes à s’adapter aux demandes du marché ou de compter sur la générosité de personnes ayant déjà les ressources nécessaires?

          La générosité des gens, est inversement proportionnelle au degré de liberté et aux ressources que mange l’état :
          Indice liberté économique – Classement des pays
          Indice de la charité – Classement des pays

          Le CNRS, vénérable institution aux orientations scientifiques décidées par de vieux professeurs a très peu de chance de laisser de la place à la « recherche indépendante », quand on leur laisse les ressources et la liberté, les « privés » qui sont des millions, voir des milliards ont bien plus de chance de détecter un talent et de le financer, même à perte, même si c’est une idée folle.

          Mon commentaire est écrit à l’arraché, si ça ne répond pas ou pas bien, je peux compléter ou répondre a vos questions.

          1. Je complète ce point:

            Ilmryn: et les grands professeurs indéboulonnables à la gloire passée oppriment la jeunesse bouillonnante.

            On touche ici un domaine passionnant de l’acquisition du savoir scientifique.

            Newton écrivait que s’il avait pu « voir aussi loin », c’était parce qu’il était « juché sur l’épaule des géants ». Copernic, Giordano Bruno, Kepler, Galilée et bien d’autres, en remettant en cause tel ou tel aspect des conceptions aristotéliciennes, ont posé autant de jalons vers la synthèse newtonienne.

            L’innovation se produit souvent par rupture: un chercheur fait une synthèse des connaissances antérieures, y ajoute ses idées novatrices, géniales et ainsi naît une révolution. Mais par la suite, cette personne aura tendance à « s’endormir » sur ses acquis et à refuser toute remise en cause ou toute évolution de son « œuvre ».

            Les controverses scientifiques ne s’éteignent pas parce que les opposants se rangent a l’évidence et aux preuves scientifiques, mais le plus souvent par la mort des participants qui ce sont calcifiés sur leurs gloire ou idées passées et qui refusaient d’en démordre.

            La recherche « bureaucratisée » « désintéressée » est donc à peu près l’antithèse du dynamisme scientifique. Les cases de la hiérarchie sont vite remplies de « maîtres » qui font « autorité » et qui freinent des quatre fers pour que ne surgisse pas de « jeune farfelu » qui les rendraient vieux, obsolètes et dépassés.

            Je décrit un processus global, inconscient souvent, des biais cognitifs, des luttes de pouvoir etc. etc.

            Le « marché » au contraire n’offre pas (ou beaucoup moins) de fauteuils à vie dans une hiérarchie ou/et ne donne pas aux « autorités » les moyens de freiner ou d’interdire l’innovation.

        2. Ravi de vous lire et d’avoir pu vous éclairer.

          En posant la question du « financement » de la recherche, de la créativité, de l’innovation, des explorations vous apportez une nouvelle illustration du principe, que vous avez compris, selon lequel personne ne veut spontanément travailler « gratuitement » (sans contre partie) pour autrui. Que demandent les chercheurs, les créateurs, les innovateurs, les explorateurs que vous avez en tête si ce n’est un salaire et des « moyens » pour mener à bien leurs activités ? Si ces personnes acceptaient de travailler « gratuitement », si elles produisaient elle-mêmes les « moyens » nécessaires à leurs activités, la question de leur financement ne se poserait pas. Si elles réclament un « financement » « public », basé sur la contrainte, elles entrent en contradiction avec leur propre demande de « salaire » et de « moyens » puisqu’elles exigent des autres ce qu’elles refusent pour elles-mêmes. Il n’y a aucun moyen cohérent de « financer » quoi que ce soit autrement que via l’échange libre et volontaire qu’on appelle « le marché » (je laisse ici de côté le débat ouvert sur le seul type de financement sur lequel on peut se poser la question d’un « financement » contraint, à savoir celui des fonctions régaliennes de l’État). Vous remarquerez que je mets volontairement les mots « financement » et assimilés entre cotes pour rappeler que tout « financement » est toujours une appropriation du fruit du travail de quelqu’un.

          La recherche, la créativité, l’innovation, les explorations seront-elles « financées » volontairement dans une société libre ? La réponse est indéniablement oui, ce dont nous avons la preuve chaque jour en considérant simplement le fantastique foisonnement de découvertes et d’innovations produit pas les entreprises privées. Non seulement ces activités sont effectivement financées par une multitude d’entrepreneurs audacieux mais elles s’y épanouissent bien mieux dans la liberté, qui permet justement la diversité des initiatives, que sous la contrainte.
          Pour en revenir aux machines (dont les robots), ce sont elles, produits du capitalisme, lui -même fils de la liberté, qui ont permis la réduction radicale du temps de travail nécessaire à notre survie et bien plus. Le temps ainsi libéré (de 80 heures par semaine pour survivre dans les campagnes avant la révolution industrielle à moins de 40 heures aujourd’hui pour vivre bien mieux, sans compter les études longues, les retraites, les congés etc.) est favorable à l’épanouissement personnel, à celui de la créativité, à l’exploration, à la recherche, tous thèmes qui vous sont chers.

    3. @ e.taill-ard

      Question n°1 : à moins d’être un légume il y aura toujours un emploi pour chacun dans une société libre, emploi qui vous fournira de quoi manger pour vivre et vous loger.

      Question n°2 : si tout est fabriqué ou assuré par des robots, alors les robots coûtent zéro puisque un robot peut fabriquer 2 robots qui en fabriquent 4… etc et à la 31ème étape vous avez 1 milliard de robots qui n’ont demandé aucun travail humain.
      Ce raisonnement est basé sur un coût de l’énergie = zéro ou presque : on y arrivera, sinon le robot ne coûtera que le coût de l’énergie.

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