Puisque le peuple « vote mal », faut-il lui retirer ses droits ?

Publié Par Vesselina Garello, le dans Politique

Par Vesselina Garello.

By: hjlCC BY 2.0

Il existe très peu de valeurs universelles, tout compte fait, pour lesquelles tout le monde s’accorde à dire qu’il serait dommage de s’en priver. Une de ces valeurs est la vie. Une autre – la liberté. Je laisse le soin de protéger la vie aux médecins, mais je m’intéresse de près à la liberté et aux systèmes politiques qui peuvent la préserver.

La liberté consiste surtout à ne pas laisser quelqu’un d’autre prendre des décisions à notre place sur des sujets qui nous concernent. Or, la politique, telle qu’on la pratique aujourd’hui en France, consiste précisément à prendre des décisions à la place des autres. Je ne sais pas pour vous, mais moi personnellement j’ai en permanence l’impression que les décisions qui sont prises à ma place ne sont pas très éclairées.

Le refus de la politique ou la stratégie de l’autruche

Il existe aujourd’hui en France beaucoup de personnes qui sont dans la même frustration que moi – on voit cette frustration se manifester au fil des élections et des sondages : de plus en plus de personnes dénoncent le fait que les politiques prennent des décisions sans tenir compte de leur avis.

Les raisons de cette situation sont multiples, mais disons qu’il y a d’abord un phénomène de fossilisation de la classe politique qui est au fond un problème moral. La république est devenue une monarchie qui ne dit plus son nom, avec ses dynasties et ses baronnies, qui se sont installées au fil des années et qui vivent aux grands frais et aux yeux des électeurs écœurés. Et non seulement les français se rendent bien compte de tout cela, mais ils réalisent aussi qu’en contrepartie ils n’ont rien – que cette classe politique prend très souvent des décisions qui vont à l’encontre de leurs intérêts.

La déception est telle que la participation aux élections est souvent très loin de la limite symbolique des 50% des personnes en âge de voter ou même 50% des inscrits sur les listes. Le président actuel par exemple a été élu avec moins de 40% des inscrits, ce qui représente moins de 27% des français. Quelle légitimité pourrait-on asseoir avec un tel score ?

Devant la menace croissante des votes extrêmes, les partis en place font leur mea culpa à chaque échéance électorale, en promettant que cette fois-ci c’est différent, les pratiques vont réellement changer.

La suite on la connaît tous, je ne vais pas perdre du temps à détailler les exemples abondants où l’échéance électorale passée, rien ne change.

La réaction de l’électeur, qui est un peu une réaction de l’autruche – j’occulte le problème et il n’existe plus – est donc parfaitement rationnelle dans le sens où pour se faire entendre dans un tel système, il faut déployer une énergie considérable et y consacrer beaucoup de son temps. On préfère alors se détourner de la politique, refuser de donner son consentement. De nombreux français vont même au-delà et votent « avec les pieds » – on voit de plus en plus de jeunes par exemple émigrer, ce qui en France est clairement un phénomène nouveau.

Il existe donc une vraie crise de confiance vis à vis du monde politique et une très forte demande de « faire différemment ».

Peut-on pour autant rejeter complètement la politique ?

Nombreux sont celles et ceux qui se réfugient derrière le rejet total de ce système et refusent de le cautionner en allant voter.  Au-delà du choix personnel de chacun, la politique est néanmoins inévitable, si on la conçoit au sens de l’organisation du pouvoir dans la cité et, par extrapolation, dans l’Etat.

Aristote disait que « l’homme est un animal politique » – la nature humaine est telle que nous avons besoin les uns des autres, nous avons besoin de vivre en communauté, plus ou moins large, et ce besoin nécessite la prise de certaines décisions en commun. Donc le problème politique ne se poserait pas si on vivait chacun sur notre planète, mais je pense qu’une telle vision est utopique.

La question qui se pose ce n’est donc pas s’il est nécessaire d’avoir un pouvoir politique, mais quel est le système politique qui préserverait le plus notre liberté de choix et dans lequel nous pouvons nous exprimer et être consultés sur toutes les questions qui nous concernent en tant que membre de la communauté.

La réponse qui fait un quasi-consensus aujourd’hui c’est, sans surprise, la démocratie qui, comme disait Churchill, est le pire système à l’exception de tous les autres.

La démocratie participative – une lumière dans le tunnel ?

Mais si aujourd’hui notre système politique est en crise, nombreux sont ceux qui pensent que c’est en grande partie parce que nous nous sommes éloignés du système de démocratie participative qui était aux origines de la démocratie dans la Grèce Antique, pour s’enfermer dans un système de démocratie représentative où finalement les représentants du peuple représentent surtout leurs propres intérêts.

Le modèle de gouvernance politique qui a prédominé historiquement en France est celui d’un pouvoir très concentré et lorsqu’il est devenu démocratique, il a été naturellement incarné par la démocratie représentative.

Pourtant, il ne faut pas conclure très vite que tout élément de démocratie directe est impossible à l’échelle de l’Etat. Certains pays comme la Suisse ont conservé au fil des siècles une certaine dose de démocratie directe, mais toujours dans le cadre d’un régime représentatif. Force est de constater que dans ces pays-là, la crise vis-à-vis du monde politique que nous vivons en France n’existe pas où en tout cas, dans une moindre mesure, ce qui confirme qu’au moins en partie le problème réside bien dans le sentiment des gens de ne pas pouvoir s’exprimer et de ne pas être écoutés.

Déverrouiller l’organisation de référendums populaires est donc une voie qu’il faut clairement exploiter, à condition de s’engager à respecter le résultat qui ressortira des urnes, même s’il n’est pas plaisant (tout le monde se rappelle le référendum du 29 mai 2005 lors duquel le non à la constitution européenne l’avait remporté, ce qui n’a pas empêché la ratification du même projet sous la dénomination Traité de Lisbonne en 2008, sans passer par une nouvelle consultation des français).

Révolution numérique – quand la technologie bouscule les modèles établis

Ce qui risque de vraiment changer la donne et de bousculer le système politique c’est la révolution numérique qui est loin d’être terminée. On peut aujourd’hui imaginer un nouveau mode de gouvernance qui implique de façon beaucoup plus active les citoyens.

Grâce aux nouvelles technologies, on peut maintenant consulter un très grand nombre de citoyens pour qu’ils prennent part au processus démocratique et même l’initier. N’oublions pas que plus de 60% des français disposent aujourd’hui d’un smartphone, autrement dit – sont connectés en permanence.

Ainsi, il existe de nombreuses mairies aux quatre coins du globe qui mettent à la portée de leurs citoyens le processus décisionnel, par exemple au sujet des investissements qui doivent être lancés à travers des budgets dits « participatifs ».

Est-ce qu’on peut vraiment parler d’une révolution qui soit à la hauteur de l’envergure du chamboulement que les nouvelles technologies numériques ont sur nos vies ? Sans doute pas. Cette nouvelle forme de démocratie participative à l’échelle communale, appliquée à des sujets mineurs ou locaux pour donner aux gens le sentiment qu’ils ont encore prise sur quelque chose est sans doute un pas dans la bonne direction, mais cela reste un tout petit pas.

Cela a quand même le mérite de rétablir un lien permanent entre les priorités des citoyens et les choix des élus. Et de réduire par la même occasion les coûts de transaction pour se faire entendre et dans ce sens – réduire le pouvoir des lobbies traditionnels.

La démocratie participative à l’échelle nationale

C’est l’étape au-dessus, et de nombreux pays s’y mettent. Par exemple, depuis peu la constitution finlandaise laisse la possibilité à tout citoyen d’imposer une proposition de loi dans l’agenda parlementaire. Les députés sont obligés d’examiner cette proposition si elle est accompagnée d’une pétition recueillant 50.000 signatures (l’équivalent de 1% de la population finlandaise, donc en France ce seuil serait ramené à 650 000 signatures). Pour faciliter le processus, l’ONG Open Ministry a ouvert un site collaboratif, une plateforme de brainstorming, avec des ateliers en ligne, où les citoyens débattent et se font aider de juristes pour rédiger la pétition. Une forme de co-production législative qui échappe au politique.

La production législative bottom-up – mythe ou réalité ?

En France aussi il y a des choses qui bougent de ce côté-là. Certaines lois, par exemple la loi sur le numérique, a été mise en ligne pendant trois semaines pour une discussion publique, lors de laquelle les internautes pouvaient commenter les articles de loi, les amender etc. A l’issue de cette concertation, un comité interministériel s’est réuni pour décider lesquelles des propositions ainsi récoltées avaient leur place dans la loi finale. Le ministère annonce la participation de plus de 20 000 internautes qui ont déposé plus de 8 000 amendements sur le site republique.numerique.fr. De 30 articles dans le texte initial, la loi est passée à 41 articles dans la version amendée par les internautes.

On voit aussi des sites de pétitions en ligne qui se créent, comme change.org, et qui arrivent à recueillir des centaines de milliers de signatures et avoir un réel impact sur certaines décisions politiques. Le cas très emblématique de la grâce présidentielle accordée à Jacqueline Sauvage, intervient à la suite d’une pétition signée par près de 500 000 internautes. Ou encore le cas de Rob Lawrie, cet homme qui a essayé de faire passer en Angleterre une fillette qui errait dans la jungle de Calais pour qu’elle rejoigne ses parents, dont la cause a réuni plus de 120 000 signatures. Parmi les victoires revendiquées par le site, on compte aussi l’abaissement du taux de TVA sur les protections périodiques féminines et la loi obligeant les supermarchés à distribuer les invendus.

 

Inévitable dictature de la majorité ?

Le pouvoir de l’expression publique sur les supports numériques s’est révélé aussi très puissant dans le cas de la malheureuse loi travail. La pétition lancée sur le site change.org a réuni quelques 1 300 000 signatures en quelques jours. Résultat – le projet de loi a été amendé de façon à le vider presqu’entièrement de sa substance initiale.

Et c’est là qu’on touche à la limite de la démocratie participative qui est une bonne chose sur certains sujets bien cadrés et simples, mais qui n’est pas un remède miracle à l’abus de pouvoir et qui peut très facilement se transformer en dictature de la foule.

Pouvons-nous par exemple affirmer que la loi El Khomri est une mauvaise loi puisque 1 300 000 internautes semblent le penser ? On se heurte ici au principal défaut de la démocratie, qu’elle soit participative ou représentative – appliquée à des sujets qui dépassent la sphère régalienne, celle-ci se transforme rapidement en dictature de la majorité.

Pour illustrer ce point, poussons la logique de la décision majoritaire à l’extrême avec l’exemple des deux aveugles qui votent pour avoir chacun un œil de leur ami voyant. C’est une décision démocratique, prise à majorité absolue et tenant compte de l’expression directe de l’avis des intéressés, mais elle n’est pas légitime pour autant.

L’histoire ne manque pas d’exemples guère moins extrêmes – je pense à l’apartheid en Afrique du Sud ou à l’esclavage qui étaient des décisions avec lesquelles une majorité des citoyens était d’accord. A l’échelle de nos démocraties occidentales, les dérives se manifesteront surtout à un niveau matériel – pensez par exemple au fait que plus de 50% des français ne payent pas d’impôts directs. Un vote démocratique, même s’il se faisait « à la source », directement auprès des français, serait inévitablement en faveur d’une forte taxation des revenus et du patrimoine, sans que cela soit justifié autrement que par les préférences de la majorité.

Les résultats très controversés de certains référendums d’ailleurs le démontrent – le Brexit ou l’élection de Donald Trump laissent un goût amer chez une bonne partie de la population qui se sent prise au piège de personnes mal informées sur les sujets en jeu. Faut-il alors « dissoudre le peuple », selon la célèbre formule de Bertolt Brecht, puisqu’il ne vote pas de façon conforme aux attentes des élites?

On s’aperçoit, en fin de compte, que la démocratie directe résout le problème des mauvais choix faits par la classe politique, mais pose un problème tout aussi important qui est celui des mauvais choix faits par des électeurs ignorants ou mal informés. Les médias n’ont cessé de le suggérer de façon plus ou moins inélégante – les personnes qui ont voté pour le Brexit en Grande Bretagne et les personnes qui ont voté pour Donald Trump aux Etats-Unis avaient un niveau d’éducation pas très élevé : sous-entendu – ne comprenaient pas du tout les enjeux du vote.

Cela n’aurait pas beaucoup d’importance s’ils ne prenaient pas des décisions qui ont un impact sur tout le monde. Mais le fait est que les décisions qui sont aujourd’hui prises collectivement vont bien au-delà du raisonnable et de fait ces personnes se retrouvent avec un pouvoir inouï pour décider des choses qui auront un grand impact sur la vie professionnelle et personnelle de chacun d’entre nous. Et très franchement, entre une mauvaise décision qui m’est imposée par un homme politique et une mauvaise décision qui m’est imposée par l’électeur lambda, je ne vois pas la différence et le fait de savoir qu’ils ont été nombreux à voter pour cette mauvaise décision ne me console guère.

Ainsi, même si la technologie nous permet de consulter les citoyens au sujet de n’importe quelle décision, en l’état actuel des choses – c’est-à-dire un système de pouvoir politique qui dépasse largement la sphère régalienne et empiète allégrement sur les sphères économique et privée, cette voie me parait assez dangereuse car elle aboutirait à légitimer n’importe quelle règle liberticide au prétexte qu’une majorité de citoyens ait voté pour, ou bien, au contraire, à rejeter n’importe quelle réforme, car une majorité s’y oppose (je pense ici au paradoxe de Condorcet qui démontre qu’on peut avoir des situations où chaque projet proposé puisse réunir une majorité de votes qui lui sont opposés).

Ne nous méprenons pas, le vrai combat pour défendre la liberté individuelle c’est celui de la limitation du pouvoir collectif, peu importe s’il s’exprime à travers une monarchie, une démocratie représentative, ou une démocratie directe. C’est la seule garantie contre les abus de pouvoir et le seul salut pour ceux qui aspirent à une société libre.

  1. « Ne nous méprenons pas, le vrai combat pour défendre la liberté individuelle c’est celui de la limitation du pouvoir collectif, peu importe s’il s’exprime à travers une monarchie, une démocratie représentative, ou une démocratie directe. C’est la seule garantie contre les abus de pouvoir et le seul salut pour ceux qui aspirent à une société libre. »
    Tout est dit !

    1. La Démocratie est une fumisterie des Bourgeois faite par eux et pour eux..?? le pauvre reste le dindon de la farce.! très bonne comédie lié au ridicule…
      Notre Démocratie est belle bien une duperie, ce l’on appelons aujourd’hui une démocratie , n’est pas une démocratie , c’est une oligarchie aristocratique.?
      le mécanisme qui est cœur de nos institutions est aristocratique par le biais de l’élection qui consiste à choisir le meilleur Aristos, donc le plus menteurs et le plus voleurs..?? Vous voyez bien que quelques-uns tiennent les manettes..!! Or, la procédure reine, celle qui est défendue paradoxalement par tout le monde, les gens de la gauche comme les multinationales ou les banques, est l’élection ou le suffrage universel.. Cette unanimité autour de ce thème n’est pas logique..!! Le fait que Goldman Sachs défende l’élection universel est très louche, c’est qu’elle n’a rien à craindre..!! Effectivement, cette banque finance les candidats de partie qui ensuite une fois élus servirons ses intérêts..??
      Alors les régimes qui se prétendent être démocratiques par élection sont précisément ceux qui ne peuvent pas être , par nature, être démocratiques..??

      1. OK, bien, et comme alternative vous proposez quoi ? Si possible un truc qui n’implique pas une guerre civile ou une anarchie totale…

        1. Moi je propose de la démocratie participative pour flinguer en douceur les privilèges et le corporatisme d’état mais les français sont profondément monarchistes (régicide). Je prêche dans le vide complet.

          Dans tous les autres système possible et imaginable, y compris le tirage au sort, toutes les clés sont aux mains des officines d’état : Échec et mat.

          Honnêtement, je pense que vous êtes foutu.

          1. Pourquoi « vous » ?

            1. Je ne suis pas français et je ne vit plus en France depuis quelques mois.

              1. Ainsi je crains que vous n’ayez raison : nous sommes foutus !

  2. La démocratie directe Suisse est bafouée depuis longtemps par un gouvernement devenu fou qui fait ce qu’il veut au prétexte d’être obligé par l’Europe de décider le contraire du vote populaire.

    1. Je vote libéral et j’ai plutôt été satisfait ces dernières années.

  3. [mode railleur ON]

    C’est cela et passons directement à la dictature qui sera toujours bien-pensante, et dont les officiels auront toujours la panse bien pleine 🙂

    Bref, vous avez compris, faites de la politicaillerie, et militez pour toujours plus d’état parce que le marché ne marche pas.

    [mode railleur OFF]

  4. Super article, très intéressant.
    Je vois une image qui me paraît appropriée : nos actions et nos choix à l’échelle humaine finissent irrémédiablement par détruire notre planète, nous nous auto-détruisons purement et simplement. La majorité apporte rarement une réponse plausible aux problèmes, mais il faut contenter ces valeurs de libertés qui nous sont si chères.

    1. Or, l’image est simple.! nous somme confrontés à des professionnels de la politique qui ne connaissent absolument rien du pays réel..!! De plus ils ne connaissent rien de la vie professionnelle, n’ayant jamais été salarier et encore moins créateur d’entreprise ou chef d’entreprise..!! Ces individus n’ont pour la majorité qu’une vague, mais très vague, voir fantasmée de ce qu’est la vie d’un chef d’entreprise ou d’un salarié..??
      Alors, ils on une absence quasi totale de domaine de compétence..?? Il semble évident que quand des acteurs de la vie réelle tendent d’alerter nos Ministres sur tel où tel problème, ils n’aient en réponse qu’un mur de silence..????? T’elle que la Vallaud-Belkacem, ou bien Le Foll, aussi la Royal, et Le Drian, Le pire ces la Marisol Touraine..?

      1. Ils n’ont jamais été chômeur (a fortiori en fin de droit), bénéficiaire d’un « vrai » HLM dans une cité, des minima sociaux. Ils n’ont jamais fait la queue à la CPAM ou à la préfecture, n’ont jamais eu à envoyer des centaines de CV ni se faire recaler à des centaines d’entretiens pour trouver un boulot. Ils n’ont jamais croisé de près un SDF, un réfugié de base non médiatisé. Ils n’ont jamais eu faim, jamais eu un frigo vide, jamais eu froid l’hiver.
        Ils n’ont jamais voté pour de vrai.
        Ils ne vivent pas dans le même pays que nous.
        En fait, ils n’existent pas.

  5. contrairement a l auteur je suis moins pessismiste que lui sur le fait que le citoyen va voter n importe quoi par manque d info ou simplement par dictature de la majorite. SI on reprend l exemple suisse, le referendum sur le salaire minimum a 4000 CHF (soit 3500 €) ou 6 semaines de vacances ne sont pas passe pourtant la plupart des vitant auraient eut interet a avoir plus de vacances …
    De meme les gens ont vote pour le brexit en sachant qu ils allaient avoir une baisse de leur niveau de vie (l impact economique negatif etait acté meme par les brexiters) mais ce qu ils voulaient c etait reprendre le controle de leur pays, quitte a vivre un peu moins bien

  6. Ce n’est pas tant le type de régime, démocratie directe ou représentative qui pose problème, c’est le culte de l’état voué par le citoyen. L’état est maintenant chargé par ses citoyens de trouver des solutions à tout, ce qui ne risque pas de marcher. Du coup on accuse les institutions qui n’y sont pour rien.

    1. Le problème c’est que dans la représentative vous donnez les clés des lois, de la multiplication de l’état et de la propagande d’état…à des sbires de l’état.
      C’est pour cela que l’état français a doublé pendant que le suisse restait au niveau de celui de la France de 1960.

      Et avec 7 millions de salariés d’état, ça fait une sacrée propagande, même si les 35 autres millions de votants couperaient volontiers leur privilèges… s’ils avaient une once de pouvoir.

      1. Le,problème tient aux infrastructures de la 5e république qui fait tout reposer sur le Chef d’état, le gouvernement et le parlement étant quasi constitutionnellement à ses ordre. Il n’y a plus de séparation des pouvoirs en France. C’est un manque cruel.

        1. Il n’y a plus de séparation des pouvoirs en France

          Oui, mais la séparation des pouvoirs ne vaut que pour des groupes aux intérêts réellement opposés.
          Qu’ils se tirent la bourre entre officines de l’état n’a strictement aucun intérêt pour la limitation de l’état lui-même, c’est éventuellement le seul sujet sur lequel ils sont d’accord : plus d’état.

  7. Limiter le pouvoir collectif et instaurer des contre-pouvoirs.

    Ah non alors, pas dans notre monarchie républicaine ! Ceux qui devraient céder une partie de leur pouvoir ne seront jamais d’accord.

    1. Même dans une monarchi républicaine la séparation des pouvoirs peut exister. C’est globalement le cas au Royaume Uni, depuis pas mal de temps. Mais chez eux la tradition du contre-pouvoir est ancienne et efficacement rentrée dans les mœurs.

  8. Oui, absolument. Il faut retirer au peuple le droit de vote

    Qui a mis au pouvoir un certain Moi-Président?
    Qui a donné la majorité PS au Parlement?
    Qui a donné la majorité PS au Sénat?`

    La conclusion s’impose d’elle-même, il faut retirer au peuple le droit de vote.
    A moins, bien sûr, suivant la suggestion de certaines élites socialiste, qu’il ne soit d’abord « bien » éduqué.

  9. Il n’y a pas de bons ou de mauvais votes. Il y a des votes, point barre.
    Toute dialectique sur la qualité des votes implique nécessaire la désignation et la reconnaissance d’électeurs non-clairvoyants par rapport à une vérité et une réalité officielles.
    Qui peut juger de ce que doit être un « bon » vote? Et dans ce cas, pourquoi alors laisser ces citoyens non-clairvoyants s’exprimer dans les urnes?
    Bref, ce qui jugent la qualité des électeurs n’ont en tête que le remplacement d’une démocratie universelle par une sorte de dictature plus ou moins éclairée.

  10. La démocratie ne fonctionne plus…tout simplement car les citoyens sont devenus de grands égoïstes où le chacun pour soi est la devise. Il n’y a plus de sentiment d’appartenance à un groupe. Les responsables en sont les politiques, qui à force de brosser l’électeur dans le sens du poil, en lui faisant miroiter qu’il n’a que des droits, ce pour se faire réélire, ont développé chez celui-ci un développement de l’ego surdimensionné : la bouffissure du moi est au pouvoir.
    Partant il ne peut y avoir de démocratie quand c’est Pierre ou Paul qui commande…pour ses intérêts propres. Le collectif n’existe plus et la démocratie est morte.

    Alors parler de démocratie participative est une grosse fumisterie. On sait que cela ne peut fonctionner car le résultat de la participation ne sera jamais à la hauteur de ce qu’attend le péquin lambda qui ne se reconnaitra pas dans la synthèse faite…car elle sera très loin de ses attentes.

    Aujourd’hui les solutions sont difficiles à trouver, cela risque de durer tant que nous n’aurons pas retrouvé le sens du collectif…c’est à ça qu’il fau travailler, sinon nous resterons dans l’impasse.

    1. GM: car les citoyens sont devenus de grands égoïstes où le chacun pour soi

      J’ai beau chercher une période dans l’histoire des nations où les gens ne se préoccupaient pas avant toute chose d’eux-mêmes et de leurs proches, je n’ai pas trouvé.

      Même durant les guerres, les raisons d’y participer étaient multiples : baïonnette dans les côtes ou pistolet sur la tempe, bonne solde et/ou propagande disant que « leur foyer » était attaqué, que leurs misères étaient la faute de l’ennemi et qu’ils seraient des « héros » aux yeux de leurs proches, etc., etc.

      Au-delà des beaux discours, les gens y allaient en vrai pour sauver leur vie, pour ne pas être un hors-la-loi dans leur petite communauté, pour défendre cette communauté, parce qu’on leur avait dit que ce serait une promenade de santé, en bref, plein de raisons personnelles sauf ce fameux « intérêt général ».

      GM: Alors parler de démocratie participative est une grosse fumisterie.

      L’intérêt égoïste de chacun des 38 millions d’électeurs est bien de payer moins d’impôts et de scier les privilèges corporatistes de minorités comme les 5 millions de fonctionnaires ou les 600’000 élus.

      Et que dire des gouffres à fric occasionnés par de multiples officines obscures ?
      http://www.observatoiredesgaspillages.com/2009/05/associations-les-subventions-les-plus-delirantes/

      Les 10 millions d’euros de « l’association des tickets restaurant des fonctionnaires de Bercy » tiendraient combien de temps en votation ?

      GM: On sait que cela ne peut fonctionner

      Non « on » ne sait pas…
      Les suisses ont systématiquement répondu non a l’inflation d’état, ils ont même supprimé le statut de fonctionnaire à 70% en 2002 : 4eme pour la liberté économique, État à 35% du PIB comme la France de 1960.

      En France, pas une seule fois ils n’ont eu l’occasion de refuser cette inflation d’état, on ne leur a même jamais demandé et pour cause…73eme pour la liberté économique, État à 57% du PIB.

      ———————————————————————————————-

      Un sondage confirme le ras-le-bol fiscal éprouvé par les Français, partisans à 61% d’économies budgétaires, quitte à fermer certains services publics.
      http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/02/01002-20131202ARTFIG00522-les-francais-reclament-moins-de-fonctionnaires.php

      Réformer la retraite des fonctionnaires? Les Français sont pour à 75%
      http://www.challenges.fr/patrimoine/20130607.CHA0508/retraite-des-fonctionnaires-75-des-francais-favorables-a-la-reforme.html

      Trois quarts des Français hostiles au cumul des mandats local et parlementaire selon un sondage
      http://www.20minutes.fr/societe/1227667-20130925-75-francais-hostiles-cumul-mandats-local-parlementaire-selon-sondage

      78 % des Français jugent que le nombre d’élus est excessif.
      http://www.contribuables.org/2012/11/05/78-des-francais-jugent-que-le-nombre-delus-est-excessif-sondage-exclusif-csa-le-cri-du-contribuable/

      1. Je vous ferait remarqué que nous avons le gouvernement qu’on mérite.! La vérité en est toute simple: nous somme notre plus grand ennemi..!!
        Nous avons besoin d’une direction positive de part notre l’ego, le narcissisme, le matérialisme, sont les dangers.;!
        Nous pensons agir pour le bien des autres, alors que ce n’est souvent que le besoin de puissance qui nous pousse à agir, afin d’obtenir un avantage personnel..!
        Le besoin d’aventure, codé, trouve son contentement dans ce qui est négatif..!
        Ils remplace souvent la chaleur humaine et l’amour se son prochains.!! Il nous mène à toutes les violences, à tous les excès sexuels..!!
        Notre quête en avant est sans limite, nous négligeons nos bonnes relations, nous perdons de vue de vieux amis, sans cesse à la recherche de nouvelles aventures..!!!
        IL n’y a guère que les douleurs collectives qui nous rassemblent dans la recherche de nouvelles solutions..!!
        Il faut écoutez au moins ce que disait J.F. Kennedy dans son discours à la Paix de 1962: J’ai pris conscience que rechercher la paix est moins dramatique que de poursuivre la guerre, mais l’Homme de Paix prêche souvent dans le désert. Pourtant rien n’est plus important que la Paix..??
        Il n’y a pas de raison de lutter pour ou contre quelqu’un..!
        Les Leaders de ce monde ne sont que le miroir de notre propre Société.!!
        Nous acquiesçons ou non..!!
        Notre consentement silencieux n’est-il pas comparable au comportement d’un troupeau de veaux qu’on finit par mener à l’abattoir..??
        La passivité domine et elle permet tout, à nos Élus politiques, Financiers, qui nous manipule, car elle est devenus l’arme silencieuses des pouvoirs..!
        Si nous ne nous levons pas en disant: Stop, je ne suis pas d’accord..!
        Or, la plupart à 90% des gens pensent qu’un autre agira à leur place..!

        1. MonsieurDozz: Notre consentement silencieux n’est-il pas comparable au comportement d’un troupeau de veaux qu’on finit par mener à l’abattoir..??

          En France, si vous levez la tête et protestez, tous les courtisans de l’état vous tombent dessus pour vous qualifier de « fasciste ».
          « Abattoir », c’est le bon mot.

          Ceux qui utilisent ce terrorisme moral ne sont pas la majorité des 48 millions d’électeurs, mais ce sont les singes hurleurs de la république: médias, presse, télévision, éducation nationale, corporations d’état manifestantes et grévistes.

          C’est pour cela que dans les vraies démocraties on a inventé l’isoloir ou vous pouvez décider des lois et exercer un réel pouvoir ou vous foutant de la pression des singes hurleurs.

          2002, les médias suisses comme les syndicats sont unanimes pour le statut de fonctionnaire, manifestations, propagande etc. etc. 70% du peuple vote contre, la loi passe, le statut de fonctionnaire disparaît.

          Un « peuple souverain », c’est ça.

      2. A Illryn : J’aime bien votre précision, toutefois vous illustrez votre propos par des réflexions faites, pour l’essentiel, à partir d’ articles de presse. Cependant, pour ma part j’ai du mal à « gober » ce qu’écrivent « ces médiocrates » comme aurait dit Jean-François REVEL et c’est là le problème que je rencontre.

        Entre les différents sondages dont vous faites état (on a vu ce qu’il en était de la valeur des sondages…suivez mon regard) et la réalité qu’on ne connaît pas, il est vrai, mais on la suppute, il y a un grand pas. Je fais le pari que celui qui s’attaquerait aux différentes réformes dont vous faites état aurait grand mal. Tout le monde dans la rue à coup sûr. Et c’est bien là qu’on voit l’immaturité des Français, prompts à renverser la table…quand ils ne sont pas touchés, faisant fi de l’intérêt général.

        Je persiste et je signe : cela ne peut fonctionner ».

        1. GM: Tout le monde dans la rue à coup sûr.

          « Tous le monde » non, ce sont systématiquement les mêmes: corporations et gosses instrumentalisés par les corporations.

          Un million de singes hurleurs avec des pancartes peuvent faire reculer un ministre qui n’est qu’un lapin pris dans les phares d’une voiture médiatico/syndicaliste qui lui fonce dessus. Concernant 48 millions de votants anonymes dans l’obscurité d’un isoloirs, c’est un peu plus difficile.

          Permettez-moi de reprendre votre merveilleux exemple de l’élection américaine 😉

          GM: Entre les différents sondages dont vous faites état (on a vu ce qu’il en était de la valeur des sondages

          Je n’ai pas constaté en France un amour immodéré pour les fonctionnaires, les élus, leurs privilèges et les impôts chez vos concitoyens, mais je peux me tromper, vous êtes peut-être le seul peuple au monde à aimer ça effectivement… (rire)

          GM: Et c’est bien là qu’on voit l’immaturité des Français

          C’est ce qui arrive quand on enlève tout pouvoir et responsabilité aux gens: ils se comportent comme des gosses. 50 millions d’adultes, maternés, sans voix, sans pouvoir qui volent les confitures en cachette de « maman-état ». la fraude est un sport national.

          J’ai une petite anecdote (qui ne vaut rien peut-être rien, mais qui est amusante):

          Mon fils à 10 ans n’aimait pas tellement aller au Judo, tous les mercredis c’était le bureau des plaintes dans la voiture pendant 35mn. Excédé, je m’arrête un jour au bord de la route et je lui dis qu’il va devoir prendre une décision définitive et que je m’y plierais. Je lui explique quand même bien le choix: il peut renoncer devant cet obstacle et vivre tranquillement son mercredi puisque je ne l’emmènerai plus jamais au judo ou choisir de continuer, mais dans ce cas ce sera SA décision, SON choix, il devra l’assumer et ne plus râler.

          Les voyages sont devenus super agréables, il était fier de sa RESPONSABILITÉ et c’est maintenant un adolescent fan des sports de combat.

          Le peuple suisse est FIER de sa démocratie et de ses responsabilités. Il se comporte la plupart du temps en adulte quand il vote. (Et voler la confiture ou hurler avec des pancartes est très mal vu ici).

          GM: Je persiste et je signe : cela ne peut fonctionner ».

          Nous n’avons pas beaucoup d’exemples de démocratie directe et ils fonctionnent tous …incomparablement mieux que vos démocraties mal en point et contestées.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_directe#Les_d.C3.A9mocraties_directes_dans_le_monde

          En dépit de tous les faits, je convaincrais très peu de français de toute manière. Vous ne pouvez pas concevoir le pouvoir autrement que quasi monarchique, c’est fou…

    2. Je m’aime pas la Démocratie actuel.! vu que c’est un système ou les menteurs et les voleurs vivent sur le dos des naïfs.!! Donc il faut abandonnez le vote universel, par contre ils est plus logique de vote à la proportionnelle, made USA….

      1. Aux USA ce n’est pas un côté à la proportionnelle, c’est une élection du chef de l’Etat fédéral qui vient d’avoir lieu. D’où le recours aux grands électeurs, qui représentent les États, et pas les citoyens membres de ces États. Les citoyens élisent en r banche leur sénateur.
        La proportionnelle donnerait un joli patchwork de gens incompatible entre eux mais bien statistiquement représentatifs de la population. Pourquoi pas, mais j’ai du mal à imaginer comment ça peut marcher.
        Il y a d’autres solutions, plus simples et plus efficaces. Probablement…

      2. MonsieurDozz : Je m’aime pas la Démocratie actuel.!

        Elle n’existe pas en France, la démocratie c’est « le pouvoir du peuple ». Le pouvoir c’est la loi, le peuple doit voter les lois.

        Aux USA, elle n’existe pas au niveau fédéral, mais au niveau des états depuis la guerre il y a eu quand même 11’000 consultations.
        En 30 ans en Suisse, le peuple a voté 600 lois, référendums et initiatives.

        En France… !??

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