Après Trump, la presse doit se réinventer

Publié Par Drieu Godefridi, le dans Médias, Pushmobile

Par Drieu Godefridi.

Après Trump, la presse doit se réinventer

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L’élection de Donald J. Trump à la présidence des États-Unis est un événement dont l’importance ne doit pas être sous-estimée. Cette élection marque, en effet, une rupture à plusieurs niveaux. Relevons ici le cas emblématique de la presse.

J’ai vécu plusieurs campagnes électorales, mais jamais je n’avais assisté à une telle déferlante médiatique, dans l’hostilité méprisante, à l’égard d’un candidat américain, jusque et y compris Ronald Reagan. L’hostilité — sans doute le mot haine conviendrait-il mieux — dont Trump a fait l’objet, dans la presse, américaine comme européenne, depuis l’annonce de sa candidature en juin 2015, est sans précédent.

À la recherche de l’objectivité perdue

Trop de journalistes confondent aujourd’hui le fait et l’opinion, dont la distinction était la marque de fabrique d’une certaine presse, dans la tradition anglo-saxonne. On peut être hostile aux idées de Trump, à ce qu’il représente, etc. Mais un journaliste ne devrait pas prendre ses désirs pour des réalités, et « prédire » un événement seulement parce qu’il le souhaite (in casu, la défaite de Trump).

Les éditoriaux brûlant de haine et de mépris du Financial Times, par exemple, sous la plume de son chief economist Martin Wolf, laissaient pantois. Comment des « plumes » aussi renommées ont-elles pu se laisser aller à descendre ainsi dans l’arène des passions politiques ? Cette attitude est très exactement celle que Julien Benda qualifiait de « trahison des clercs ».

La défaite de la presse traditionnelle est d’autant plus flagrante qu’elle s’est accompagnée de la montée en puissance de médias alternatifs tels que WikiLeaks, Breitbart, le Drudge Report, etc. On peut critiquer WikiLeaks, la publication de mails privés, et rien de ce qui est humain n’est parfait. Il n’empêche que WikiLeaks aura constitué la principale source d’information du public américain sur les réalités — les réalités, sans filtre interprétatif — de la campagne et de la machine électorale démocrate et de ses maîtres d’œuvre. « We open governments » est le slogan de WikiLeaks.

De fait, jamais les arcanes du gouvernement américain n’avaient été si parfaitement mises à nu qu’elle ne l’ont été par WikiLeaks. N’en donnons qu’un exemple avec ce mail hallucinant, daté de 2008, dans lequel un responsable de la banque Citigroup suggérait au président Obama les membres de sa future administration… La même administration Obama qui devait ensuite offrir à Citigroup la plus formidable opération de « bail-out » — renflouement avec de l’argent public — de l’histoire financière américaine.

Remise en question

Une remise en question des médias traditionnels doit intervenir, à peine de se condamner à la non pertinence à brève échéance. De nombreux organes de presse, en Belgique comme en France, ne survivent que grâce à d’importants subsides publics, et utilisent ces subsides pour mettre en avant des opinions subjectives, souvent minoritaires dans la population.

Cette situation, qui n’est pas saine, ne pourra pas perdurer éternellement car elle finit par induire un rejet massif — et justifié — de la part du public. Or, une presse libre est un rouage indispensable à toute démocratie visant au règne du droit.

De ce point de vue, l’élection de Donald Trump est une terrible leçon, mais également une opportunité, celle d’une remise en cause : a good review, dit-on en américain !

  1. Bravo Drieu, vous dites très clairement l’essentiel.
    Nous en avons assez :
    De ceux de qui on attend qu’ils nous disent le « vrai » et qui s’auto-investissent de la mission de dire le « bien ».
    Des prophéties énoncées dans le seul espoir que leur répétition ad-nauseam leur donnera le statut de prophétie auto-réalisatrice.

    Espérons, au moins, que l’élection de Donald Trump ait le pouvoir d’un électrochoc …

    1. @ Jacques Corbin

      Vous avez parfaitement raison: la presse est là pour rapporter des faits bruts, en expliquer le plus objectivement (= attitude neutre) possible les causes et les conséquences, éventuellement rapporter des propos de certaines personnes nommées ou des positions officielles non personnalisées (« le Parquet », « le gouvernement » – des messages de porte-parole officiels -). Il est donc aussi prudent et nécessaire de vérifier et croiser sources et informations!

      Dans la presse écrite, les opinions (« signées »!) font l’objet d’éditoriaux, de « lettres ouvertes », de « cartes blanches » ou de « dessins ». Le lecteur peut clairement voir la différence: D.Godefridi doit le savoir: dans son pays, un des 2 grands quotidiens nationaux en français se disait « neutre » et l’était: le rachat de ce journal par un patron français a fait ouvertement question.

      Actuellement, les « patrons (propriétaires) de presse ont la sacrée tentation d’influer sur la « ligne éditoriale d’un journal ».
      Puis les choses se sont accélérées:
      toujours plus d’interviews (donc informations subjectives);
      questions de moins en moins neutres et « innocentes », donc biaisées,
      radio-télé, donc « découpage »,
      timing donc sélection des « nouvelles »,
      puis apparitions de journalistes à la télé (en-dehors des « journaux ») se positionnant comme des « célébrités », des « personnages »
      avec leur « séduction », leurs exigences,
      au service de leur « message », plus ou moins personnel ou « commandité »!
      Quand on y ajoute un « politiquement correct »,
      « les faits », tout le monde s’en fout,
      « seule mon opinion compte »
      et évidemment, « j’ai raison »!

      L’objectivité et le devoir de neutralité ont disparu et « définitivement », « l’image » remplace la « réalité ».

      Et comme internet permet à n’importe quel quidam de créer une rumeur, un « fake » et de créer le buzz: la pollution de l’information est maintenant plus parasité que les messages cryptés de Radio-Londres pendant WW2!

      1. @Miky

        Pour ce qui est de la france vous vous fourvoyez complètement : les journalistes militent et défendent depuis très longtemps leur indépendance… oops vis-a-vis de leur patron de presse. Le CSA n’a de cesse de rappeler cette exigence écrite dans la loi et la grève à iTélé est là pour le prouver : des journalistes arrivent à exiger qu’un de leur confrère prenne la porte.
        De même des journalistes peuvent démissionner avec grosses indemnités et chômage assuré s’ils considèrent que la ligne éditoriale DECIDEE EN COMITE DE REDACTION est contraire à leurs idées.

  2. Excellente analyse. Les journalistes sont de moins en moins crédibles car ils manquent dans l’ensemble d’objectivités et pensent, en tant « qu’intellectuels » détenir la vérité et donnent donc des leçons aux citoyens lamba.

  3. philippe gachet-mauroz

    En France, la presse est dans la même situation. Le journalisme n’est plus le 5ieme pouvoir…
    La presse française a pris parti pour Hillary…serions nous vassalisés au point de nous passionner pour les élections d’un pays qui n’est pas le notre…
    Je suis frappé par la faiblesse voir l’absence d’analyse..la presse se contente de mettre les faits , mettant en avant certains événements et en occultants d’autres, sa capacité à n’être que des portes paroles des pouvoirs en place, son manque de curiosité, son absence de propositions ou d’alternatives, son coté people…
    Notre presse ne vaut pas mieux que la pravda sous staline ou brejnev

    Pourquoi?
    Parce qu’elle est subventionée et sous perfusion de ces subventions…le journalisme en ligne est gratuit…pompée sur celui de la presse écrite qui elle vit:
    1)A coup de pub (les annonceurs sont patrons du cac 40-sbf 120, représentants de la sphére de la finance, …)
    B)de subventions allouées on ne sait comment, mais pas sur la base de leur pertinence, c) d’augmentation de capital, à part médiapart, les gros actionnaires de la presse sont les mêmes patrons du cac 40-sbf 120 ou les banques (crédit mutuel pour la presse régionale)
    D) d’endettement non remboursable (et on retrouve les banques qui se garantissent sur les actions et donc le pouvoir sur le ca)…
    E) Le lecteur, lui, quand il s’abonne achéte le cadeau qui va avec…qui coute plus cher que l’abonnement…(montre, tablette,…)
    E) De la faiblesse intellectuelle du lectorat, consommateur d’info, qui depuis l’apparition de la TV, a perdu sa capacité d’analyse et surtout de débattre au fil du temps..
    Le journalisme n’est plus le 5ieme pouvoir…

    1. Mediapart a été un des plus virulent contre Trump et l’est encore ! Celui qui hurle avec les loups est forcément l’un des leurs !

      1. @ Philvar

        Mais Edwy Plenel ne brille certainement par sa discrétion! Il est connu comme le loup blanc et ses positions ne sont pas « neutres ». Mais il l’assume: il n’est pas là pour vous informer de tout mais pour vous faire penser comme lui: c’est un manipulateur: il en est fier et il en vit!

        C’est son droit d’avoir cette ambition et personne ne vous oblige à l’écouter ou le lire! (Et D.J.Trump « n’a été que son « marteau pour enfoncer le clou! », en lui permettant de croire qu’évidemment, « il a raison »!

        1. @ Miky
          Phil-var ne faisait que répondre à un commentaire qui listait les raisons pour lesquelles la presse dérape : avec Mediapart il n’y a pourtant presque aucune des raisons avancées.
          J’ajouterais pour ma part pour combler cette lacune et expliquer le relatif succès de Mediapart (et du Canard Enchaîné) les secrets qui sortent des cabinets des juges d’instruction ou des cabinets ministériels.

      2. Médiapart a clairement un parti pris. Il ne révéleras que certains scandales concernant les gens que Plenel n’aime pas: la droite et la gauche modérée ne correspondant pas aux critères de Plenel. Plenel veut imposer sa version de la gauche ( une gauche radicale et pro islamiste). Médiapart taira certains scandales comme par exemple des scandales concernant les syndicats français.

        Remarquez Wikileaks c’est la même chose: ils ont clairement un parti. Ils font parti de la gauche radicale anti américaine. Leurs révélations visent toujours les mêmes. Cela ne visera jamais la Russie seulement les usa et leurs alliés. Si Clinton n’avait pas prôné une politique aussi dure contre la Russie, il n’y aurait pas eu toutes ses révélations sur elle et sur son parti. Il ne faut pas être naïf.

    2. 1. Le moule ! Les jeunes journalistes sont bâtis sur un même moule (et je ne vous parle pas de la nature de ce moule !).
      2. Le lectorat: Ils écrivent( parlent….) pour eux mêmes sur des sujets qu’ils imaginent. Ils ignorent totalement la classe moyenne (la plus grande masse qui travaille et a le tort d’avoir des intérêts humains : plaisir, sécurité, envie…)

    3. @ philippe gachet-mauroz

      Juste une question! Si la presse est (ou devrait être) le 5ieme pouvoir, qui est le 4ième, à côté du législatif, de l’exécutif et du judiciaire?

      1. 4e pouvoir: les associations

  4. la presse n’a pas retenu la leçon ; d’aprés elle , 70% des français ont peur de trump ;quand l’état cessera de subventionner cette presse infantile et mensongére , soit elle fera correctement son travail , soit elle s’écroulera comme un chateau de carte ;

    1. Ils ont peur de Trump parce qu’ils ont lu la presse française.

    2. @ marie

      Bonjour Marie,

      C’est vrai! La presse n’est plus le 5ième pouvoir de la nation … mais c’est un pouvoir!

      Vous ne passez sans doute pas à la télé, eux oui, et les péquenots comme nous, nous les regardons souvent: ils nous parlent (le serpent dans « le livre de la jungle » de Disney, nous regardant en nous disant « aie confiance! » quand nous, crevés, fatigués, nous le regardons avec ses yeux, comme si nous étions sous L.S.D. Et ça « marche »!). Donc, le pognon, ce n’est pas le problème, il y en a: forcément, ils en trouveront, tant qu’on les regardera! (Maintenant, oui, c’est devenue un métier « de P… peu respectueuse » de nous!)

      1. @ marie

        P.S. La presse, c’est le 4ième pouvoir!

  5. Ces mêmes presses & médias se lamentent sur une « désaffection à l’égard de l’écrit » ou sur des chiffres inquiétants d’une baisse de leur « audimat », ajoutant une erreur d’appréciation (et une touche d’hypocrisie supplémentaire) à leurs litanies mensongères !

    Le grand public n’étant pas totalement dupe, lui s’en éloigne … tandis que les Narcisse politiciens arrosant déjà ces médias de leurs subsides publics accroissent encore la hauteur de la note… mise à notre charge. Récemment, des chiffres et une liste ont circulé en France quant à la l’importance de la manne. Soit un indicateur d’autant édifiant dès qu’un ratio s’établit : « montant de subsides/diffusion ». Etonnant ainsi que p.ex. Libération (sic) soit encensée à ce point, elle et bien d’autres !
    La situation ne semble guère inversée hors l’hexagone. Ainsi des amis francophones belges me citent une dépendance de fait de leur presse et TV publique sur des instances gouvernementales totalement aux mains du PS… connivences et subordination feutrées. Idem avec l’octroi de bandes de fréquence pour des radios libres … malheureusement confinées à du divertissement musical.

    Paradoxalement, certaines masses semblent trouver refuge auprès de leurs TV favorites, celles-ci publique et/ou commerciale, subissant ainsi les mêmes distorsions et un moulage-clonage mental de « l’opinion publique ». La boucle est subrepticement bouclée !

    1. @ The Wolff

      Oui, ils ont bien compris politiciens et journalistes, maintenant, avec au moins 20 à 30 ans de retard, que le domaine a complètement été vulgarisé, celui de la « commercialisation » (« se vendre ») de la « communication » et de « l’image »!

      Mais le « monde » réel est déjà bien au-delà!

      En fait, « ceux qui réfléchissent et se posent, sur eux-mêmes, les bonnes questions » ont commencé, les autres vont suivre: le « populisme » est la réaction de tous ces gens qui se demandent pour qui voter: ils ont vécu, la droite et la gauche et n’ont vu que des bavards, prometteurs de « miracles » incapables de les réaliser:

      Oh! Pas « tous pourris! », non, plutôt « tous menteurs et incompétents », faisant semblant d’avoir du pouvoir mais le plus souvent « sans en avoir les moyens ».

      Donc on passe au « pouvoir du pognon »: ça ne va pas mieux pour autant, juste un peu pour ceux qui en ont beaucoup! (dont les politiciens!).

      D’où la prédiction d’A.Malraux***: « le XXI ième siècle sera spirituel ou ne sera pas » devrait se transformer, en remplaçant « spirituel » ou « religieux » ou « mystique », par « juste et propre », « moral », « éthique ». (*** Personne n’est sûr qu’A.Malraux ait jamais dit ça!)

      À quoi sert de mentir encore quand quasi plus personne ne vous croit ou ne vous prend au sérieux? On a presque pitié d’eux, aussi ridicules! (Et les journaleux deviendront rapidement des « sans papier »! Ils essayeront tous de rentrer par la fenêtre « ou la « petite lucarne », la « télé » au temps des écrans bombés! Image de leur « retard »!)

  6. Excellente analyse. Espérons que les media dans leur ensemble retiendrons la leçon!

  7. helas ce n est pas sur

  8. mediapart n est pas plus libre que les autres au service du pouvoir de gauche

  9. Pas du tout d’accord avec cette analyse car dans le cas de l’animateur de télé-réalité les faits rencontrent, coïncident avec les opinions. Et pas besoin pour cela de la presse américaine ou européenne pour s’en rendre compte : il suffisait d’aller à la source elle-même cad d’écouter les discours de gerard.quoidbach Donald J. Trump …

  10. il faut juste lui couper les subventions : le résultat ne se fera pas attendre : grand nettoyage qui fera réfléchir !

    1. @ breizh

      Et on fait quoi de ces chômeurs-là, « des intermittents du spectacle »?

  11. on a surtout une tendance à la simplification , quand on considère une personne, on lui fait en douce un petit procès en bonhomie…si elle en sort blanchi, elle est audible, si elle est classée méchante, on ne doit pas l’écouter et pire on doit lui prendre son droit à l parole sur n’importe quel sujet.
    Il me semble que les propos singulièrement outranciers de trump ont justifié un traitement singulier, …simplement dommage qu’ils n’aient pas conduits à se questionner sur le politiquement correct et ses conséquences.

  12. Information ou intoxication et propagande ?

    Ce n’est pas nouveau, la France se caractérise par une absence d’information libre et objective des citoyens.

    Le journalisme en France est insidieusement politique et partisan, voire consanguin, allié, concubin ou marié avec le monde politique. Selon les décennies cela joue en faveur de la droite ou bien au bénéfice de la gauche.
    S’y ajoutent de fausses émissions de variété, qui sous l’allure de divertissement, dispensent la pensée unique.
    Que dire des instituts de sondage ? qu’ils se trompent tellement souvent qu’on peut se demander s’ils ne le font pas exprès pour influencer les votes ?

    De plus en plus de personnes constatent et subissent les chocs concrets provoqués par cette connivence des castes privilégiées depuis 40 ans au moins;

    N’est-il pas normal que de plus en plus de citoyens du monde occidental qui s’estiment trahis et aient envie de se débarrasser de la désinformation par une caste sociale profiteuse et bien au chaud, qui est aussi responsable du déclin du monde occidental, de la baisse de leur niveau de vie et de la montée en flèche de l’insécurité civique et économique.

  13. Je ne reproche pas aux journalistes d’avoir des opinions, je leur reproche de censurer, de déformer, de caricaturer et de tricher avec le lecteur. Au point de tricher avec eux-mêmes et de confondre, en effet, faits et opinions.

  14. Effectivement
    Ma famille est internationale (France, Suisse , Allemagne et G.B.) Donc les infos arrivent d’un peu partout!
    Cette perversion de l’info a commencé depuis une dizaine d’années.
    Peut être depuis que les supports d’infos sont rachetés par des « industriels ou financiers »!
    En tout cas les éditorialistes ou journalistes manquent cruellement d’objectivité, adhèrent volontiers aux convictions de leurs propriétaires et des politiciens qu’ils fréquentent, et s’économisent souvent des recherches vraiment fouillées sur leurs sujets.
    Il suffisait de se promener à Manchester ou Cardiff pour sentir le vent du Brexit avant le vote…
    Ou de discuter avec des habitants des banlieues de Chicago ou Detroit pour voir que « les Clintons » sont plus haïs que Trump n’est craint 😉
    Instructif et lucratif pour les petits épargnants $$$
    C’est quelque fois édifiant de lire ou d’écouter les journaux étrangers!
    Et franchement dans les quatre pays, les seules chaines de TV vivant des subsides de l’état proposent des visions critiques et argumentées.
    Le reste est un matraquage médiatique.

    1. le fait que la presse appartiennent à des industriels n’est pas nouveau. Cela fait des siècles que cela existe.
      « dans les quatre pays, les seules chaines de TV vivant des subsides de l’état proposent des visions critiques et argumentées » vous êtes sérieux ? J’ai failli avoir une crise cardiaque en lisant cela. C’est juste l’inverse. France télévision présente les choses de manière argumenté ? L’audiovisuel public est encore plus à gauche que le reste. La qualité est bien moins bonne. L’audiovisuel public c’est juste de la propagande gauchiste. Je connais bien la situation française et Suisse. Je vois pas où vous voyez la qualité et l’impartialité à France télévision et RTS. Quand à la BBC, il me semble que c’est une télévision qui a de la qualité. La BBC doit sans doute être le seul service public médiatique avec une certaine qualité. Remarquez qu’il est connu que la BBC est plutôt travailliste.
      Subventions publiques ne garantit pas qualité et impartialité. Au contraire. La france en est le parfait exemple.
      Le principe de l’éditorialiste c’est justement qu’il donne son avis.
      La propagande médiatique vient bien plus du fait que plus de 90% des journalistes sont de gauche en France ( et c’est plus au moins le même chiffres aux usa).

    2. En France, il a été montré que les propriétaires avaient bcp moins d’influence que l’on croit. En suivant votre logique, quand je lis le figaro, je devrais lire des articles pro Sarkozy ce n’est pas du tout le cas. En France et dans bcp de pays, des mécanismes de contrôle ont été mis en place pour éviter toute pression du propriétaire. En vérité, s’il est vrai qu’un journal ne publieras jamais d’informations compromettantes sur son propriétaire, pour le reste, celui-ci a peu d’influence sur la ligne éditoriale.
      La propagande médiatique existe depuis bien plus qu’une dizaine d’années.
      Le problème de la propagande ne vient pas tant des proprios que des journalistes.
      En France, l’un des gros problème c’est l’afp. L’afp est fortement de gauche pourtant fourni la plupart des journaux y compris de droite. Près de 70% des articles des journaux sont tirés de l’afp qui a clairement un parti pris à gauche.

    3. Le problème vient justement des convictions des journalistes. Ils font passé leur idéologie ( gauchiste) avant leur devoir d’information

  15. Rien ne changera. Il suffit de lire leurs commentaires post élections pour comprendre qu’ils sont à l’ouest.
    Ils ne pensent plus, ils réagissent.

    1. @ Meuh non

      C’est le problème du gars qui ne se pose pas de question (mais qui en pose aux autres) (comme un prof avec ses élèves ou Fr.HOLLANDE, avec les Français) il est là « pour dire, enseigner, informer, explique à des ignares qui ne savent ou ne comprennent pas »:ce sont des illusions narcissiques, confortables, et bien douloureuses à quitter!

      Confronté au réel, ou il prend conscience (donc « traumatisme, soutien psychologique, congé de maladie et indemnisation ») ou bien il reste dans le déni (comme Fr.Hollande, si bien imité par L.Géra quand il dit »Noooonnnn »!).

      Alors riez bien du spectacle mais ne prenez plus jamais ces gens au sérieux!

      N’oubliez pas: « le papier, ça se laisse écrire » et « il faut savoir lire entre les lignes ou même au-delà! ».

  16. Je ne sous-estimerais pas la capacité de la presse à aller plus loin dans sa dissonance cognitive.

  17. La presse s’est enfermée dans le déni, peut-être volontairement tellement elle aimait Hillary, alors que les faits sont têtus :
    – Trump a gagné la primaire républicaine avec tout l’establishment, son parti compris, contre lui.
    – Clinton a eu toutes les difficultés du monde à se débarrasser d’un Sanders sorti de nul part et qui aurait très bien pu empocher la mise sans les super-délégués et les magouilles du DNC genre « je donne les questions qui seront posées à Hillary avant les débats ».

    Ensuite, la presse comme Clinton ont vécu dans une bulle dans laquelle de nombreux Américains (auxquels Trump et Sanders se sont adressés, eux !) ont été exclus. Franchement, il est gentil le couplet « c’est formidable qu’une femme puisse devenir présidente » mais l’électeur dont l’usine de la rust belt vient de fermer, qui se retrouve au chômage et dont la maison risque d’être saisie n’en a, en un mot comme en mille, strictement rien à faire. Nous sommes dans la même situation qu’en Tunisie ou pendant que certains parlaient laïcité, d’autre promettaient du pain pour chaque famille…Nous connaissons tous la suite.

    Finalement, le parti démocrate comme le PS en France sont devenus hors sol, ils s’adressent aux bobos des centre-villes avec de beaux concepts et oublient le reste de la population. Comme la presse est plutôt de gauche, elle a suivi la même pente dangereuse. Est-ce que ce beau monde va se réveiller ? L’expérience du 21 avril 2002 montre que ce ne sera sans doute pas le cas.

  18. Ce n’est pas nouveau, la France se caractérise par une absence d’information libre et objective des citoyens. J’ose et j’assume de dire que le comportement de la presse et médias français sont exactement la phococopie de celles des USA, et j’assume de dire que c’est exactement ce qui se passe pour Sarkozy depuis 10 ans ! La presse et les médias ervilent à 90% de gauche non seulement pratiquent la chasse à courre, mais il s’engraissent sur notre dos ! Dans un commentaire j’ai lu que la presse est le 4ème pouvoir, moi je dis que c’est le faiseur de Rois, donc elle devient le 1er pouvoir ! On en reparle dans 6 mois ? Chiche !!!

  19. Si je suis entièrement d’accord sur votre jugement, que ce soit en France, aux USA ou au RU ou je reside, je suis surpris que vous ne mentionnez pas le role des social media et des moteurs de recherche.
    Google en particulier donne des signes inquiétants de parti pris (articles ou meme le lient direct sur wikileaks concernant les emails de HC introuvables…). Je ne crois pas une seconde a un complot, mais plutôt a un biais social. Simplement, Google amplifie ce microcosme social, avec un pouvoir potentiel effrayant, et surtout, cree des véritables frontières intellectuelles, étanches, ou le débat ne peut avoir lieu. Twitter, Facebook, sont des véritables tranchées boueuses versions digitales, l’idée n’étant meme plus tellement de gagner mais de survivre en faisant un maximum de victime dans le camp d’en face.

    Nous avons vraiment besoin de prendre du recul face aux nouvelles formes de media et a changer de perspectives. Un vrai journaliste, ou plutôt, reporter, aurait du passer du temps dans la rust belt, a comprendre et a écouter. Entièrement d’accord d’ailleurs avec Patou, et son commentaire sur le Brexit.

    Les journalistes sont certes pathétiques, perdus, inutiles, mais suis je le seul a penser qu’ils ne sont qu’un reflet de nous meme, qui ne consommons que des informations qui nous arrangent et sommes prêts, avec une rapidité effrayante, a nous comporter en adolescents violents?
    Les social media vont inévitablement appeler a une nouvelle charte éthique. Pour l’instant, ce n’est pas un débat. Pourtant, c’est essentiel.

    Enfin, si il y a une ressemblance entre cette election et le Brexit, c’est le comportement absolument inqualifiable des perdants.
    Jusqu’a preuve du contraire, dans les actes, l’intolérance vient d’un seul camp, et dans les actes, ce sont eux qui me donnent la nausée.

    1. La gauche passe son temps à accuser les autre de fascisme, alors que son intolérance maladive prouve qu’elle l’est toujours. C’est Mussolini, un socialiste, qui a créé le mouvement fasciste!

    2. @Tintincan,

      Merci pour votre commentaire.

      La presse « officielle » est devenue une presse d’opinions et de propagandes. Les faits sont ailleurs.

      Les réseaux ont bouleversé la donne, ce qui explique l’acharnement législatif qui démontre cette fracture numérique largement sous-estimée.

      Ce combat d’un nouveau genre monte en puissance, puisqu’ils (les zélites presstituées) ne veulent pas comprendre, leur mise à mort devient inéluctable.

      Ce ne sont pas les BoBofs, qui perdent du temps avec des articles à rallonges, qui changeront quoi que ce soit dans cette dynamique. Ce sont des idiots utiles qui aiment se prendre des allés retour, en redemandent et nous montrent leurs véritables natures. Merci à eux, plus besoins de suivre les JT, pour apporter notre audience et notre temps de cerveau disponible. Un petit allé retour sur agoravox, entre autres, suffit pour comprendre l’étendue des dégâts.

      Les agences de Pub sont de plus en plus machiavéliques avec des techniques hallucinantes. Depuis le P2P, ils l’ont en travers et tentent de récupérer les tuyaux à tout prix. Des centaines de milliards à la poubelle et ce n’est pas fini.

      Ils ne sont pas les seuls, les banques veulent récupérer le blockchain, les FAI veulent casser la Neuralité des réseaux, les gouvernements veulent toujours plus de contrôle, … mais tout ce petit monde, souvent en faillite depuis 2008, oublie qu’ils n’ont jamais été les acteurs de cette évolution qui les dépassent allégrement.

      L’élection de Donald Trump et le Brexit sont des avertissements sans appel. Un monde s’écroule et empêche le renouveau qui est déjà là.

      Si Dotcom, Assange, Snowden,…, sont acquittés et protégés dans le trimestre qui vient, alors le signe d’un changement apaisera certaines tensions, sinon craignons le pire…

      1. « L’élection de Donald Trump et le Brexit sont des avertissements sans appel. Un monde s’écroule et empêche le renouveau qui est déjà là. »
        +1

        Je ne sais pas si il faut parler d’avertissements. Le « monde écroulé » est dans une colère noire. .
        Et il faut craindre le pire.
        Pour ma part, je me juge, et trouve toujours incroyable de ne pas avoir perçu les enjeux plus tot, ayant senti la colère depuis très longtemps.
        En ce qui concerne les intellectuels, journalistes, politiques (dans cet ordre), l’histoire les jugera pour ce qu’ils étaient.
        Vain, gutless, lazy, waste of space.
        La fin d’un cycle apporte toujours les memes cloportes au cénacle.

  20. « Trop de journalistes confondent les faits et les opinions », c’est souvent vrai. Mais, avant une élection, il ne peut s’agir que de prédictions. Il est vrai que la presse voulait à une immense majorité que Clinton gagne, et qu’elle avait prédit ce résultat à une immense majorité également, mais l’un n’entraîne pas forcément l’autre : s’ils disaient que Clinton allaient gagner, c’est tout simplement parce que c’est ce que prédisaient les sondages. Réfléchissez : les médias n’auraient pas eu intérêt à présenter la victoire de Clinton comme certaine s’ils pensaient le contraire tout en voulant la faire gagner, puisqu’une élection jouée d’avance démobilise l’électorat de celui censé gagner (un peu comme l’élection présidentielle de 2012 en France où Le Pen était passé au second tour car tout le monde pensait que c’était joué d’avance entre Chirac et Jospin). Au contraire, en prédisant une victoire possible de Trump, les médias auraient remobilisés les tenants du « tout sauf Trump » et renforcé les chances de Clinton. En France, les médias ne cessent de dire que Marine Le Pen sera au second tour et que la gauche sera éliminée, et ce n’est pas pour autant que c’est leur souhait !

    Le fait que les médias soutiennent un candidat et le fait que ce candidat soit victorieux contre toute attente n’est pas un lien direct comme vous semblez le dire. La corrélation dans un cas comme celui-là (comme également celui du Brexit, par exemple) vient du fait que les sondages sous-estiment les votes du candidat « anti-système » car les électeurs n’osent pas, lors des sondages, déclarer publiquement leurs intentions puisqu’il s’agit d’opinions réprouvées par la majorité, justement.

    De plus, qu’y a-t-il de si étonnant à cela que les médias aient choisi Clinton à l’unanimité (exceptés des journaux comme le celui du KKK, qui a soutenu Trump) ? Clinton, tout en étant l’incarnation de l’affairisme et du « système », avait tout de même une longue expérience de l’Etat, une posture mesurée et une politique qui prolongeait celle du populaire Obama. Trump n’a aucune expérience politique, n’a fait que des déclaration insultantes et indignes d’un chef d’état et ses promesses de campagne grotesques plongent le pays dans l’incertitude.
    Dans n’importe quelle situation autre qu’électorale (entretien d’embauche par exemple), un candidat aussi peu qualifié que Trump ne l’aurait jamais remporté face à un autre comme Clinton. Celle-ci, malgré ses défauts, était objectivement la plus apte et la moins pire.
    Ce n’est pas le nombre de médias en faveur de Clinton qui est disproportionné, c’est simplement la première fois depuis longtemps qu’un candidat comme Trump suscite un rejet aussi fort durant la campagne, jusqu’à dans son propre camp. Quels étaient les bases sur lesquels un journaliste un tant soit peu sérieux pouvait le soutenir ? J’ai regardé quelques extraits de ses meetings : c’est un bateleur, un clown qui s’adresse aux gens comme à des débiles mentaux, ne cessant de répéter des mots comme « huge », « great », « build a wall » dans le but de flatter les bas instincts plutôt que de faire réfléchir.

    Rappelons que Clinton a gagné le suffrage populaire (mais que cela ne compte pas en raison d’un système électoral bizarre et archaïque), que la participation était très basse et que les deux candidats avaient une très mauvaise image pour des raisons différentes (affairisme, corruption et incarnation du système pour Clinton ; inexpérience, propos outranciers et programme flou et dangereux pour Trump). Deux plus, selon les sondages après scrutin, 63 % de tous les votants pensent que Trump n’a pas le tempérament pour être président et qu’il n’est pas honnête ni digne de confiance (63% jugent Clinton malhonnête et 45% pensent qu’elle n’a pas le tempérament pour être présidente). Conclusion : le vote Trump est avant tout un vote protestataire, anti-système (d’autant plus fort que l’autre candidate n’inspire pas vraiment l’enthousiasme non plus) davantage qu’un ralliement à sa personne. Comment voulez-vous que la presse soutienne un vote protestataire ? Le but d’un journal est de donner des analyses un minimum étayées et avec une prise de recul, ce qui est incompatible avec un vote « défouloir » dont le seul but est de donner un coup de pied dans la fourmilière.

    La vérité, c’est que Clinton a eu plus de voix que Trump, qu’elle est considérée par les électeurs comme plus apte à diriger le pays que lui (voir les chiffres ci-dessus), et qu’elle a perdu en raison d’un système électoral qui n’existe nulle part ailleurs et d’un vote protestataire. Et que, pour un observateur un tant soit peu intelligent, ouvert d’esprit et dépassionné, il est très difficile de soutenir Trump compte-tenu de son inexpérience, de sa personnalité, de ses déclarations outrancières et des propositions de campagnes qui oscillent entre les provocations et les improvisations dont on se demande si elles pourraient être mises en place. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la presse ce soit trompée sur les résultats, ni qu’elle ait soutenu Clinton. C’est même, à tout bien réfléchir, plutôt sain que la presse soit sur cette ligne, car si avec une presse 100 % pro-Clinton le pays arrive quand même à élire Trump, cela veut dire que le jour où la presse deviendrait ne serait-ce qu’à 50% pro-Trump, l’Amérique pourrait élire quelqu’un de cent fois pire que Trump.

    Je suis d’accord sur le fond concernant le fait que la presse doivent se réinventer et qu’elle suit trop souvent le politiquement correct (surtout en France). Mais ce n’est pas pour autant que la meilleure façon de le faire est de soutenir un candidat pitoyable sous prétexte qu’il sera élu démocratiquement.

    1. Quelques pistes: pour une fois un article intéressant : http://www.lepoint.fr/monde/tribune-stop-au-trump-bashing-12-11-2016-2082587_24.php

      En dehors des aspects partisans, ou claniques plutôt, je reste convaincu que c’est d’une véritable revolution dont il s’agit.

      Il était naif d’imaginer que la troisième révolution industrielle n’aurait aucun contrecoup politique et social, surtout, lorsque que cela fait 70 ans que des promesses de sécurité sociale intenables sont proférées au crédit et aux moyens des autres.

      J’ai fait ma thèse (journalistique!) sur Internet en 1995 et ne sais toujours pas, en 2016, si ce sera l’avènement de notre libération du consensus feignante collectiviste PC ou le moyen de notre asservissement final.

      Strange times.

    2. La politique d’obama populaire ? Pas convaincu. Les américains ont préféré donné la majorité du congrès aux républicains. Remarquons que du fait de cette majorité, Obama a été fortement bloqué dans sa politique. Pour contourner le congrès, il n’a pas arrêté d’augmenter les pouvoirs du président. Quand on augmente les pouvoirs d’un président, il faut tjs avoir à l’esprit qu’ils peuvent tomber entre de mauvaise mains l’élection de Trump en est la preuve. Les gauchistes qui ont peur pour l’avenir des USA ne peuvent s’en prendre qu’à eux-même. Ce sont eux qui ont passé leur temps pour donner plus de pouvoirs au président.
      Obama est très charismatique contrairement à Clinton. Clinton est embourbé dans des magouilles ( fondation clinton, affaire des emails,……). Clinton représente l’élite politique déconnecté des intérêts du peuple et agissant pour ses propres intérêts.
      Dommage pour les démocrates qu’il n’ait pas pris un meilleur candidat. Je ne parle pas de sanders qui n’aurait pas fait mieux car trop radical. Même des experts politiques idéologiquement proches de lui ont reconnu cela. Entre un vieux gauchiste et une arriviste corrompue, il y avait de meilleurs candidats

    3. Rien ne dit que Clinton aurait gagné si l’élection était selon un système de vote populaire. Je m’explique. Le comportement des électeurs a été conditionné selon le système actuel. Or, dans ce système, les électeurs républicains d’états très peuplés mais acquis aux démocrates ( Californie, NYC,…) ne vont pas voté car ils savent que leur état sera démocrate. Même chose pour les démocrates dans les Etats républicains. En Californie ( état où Clinton a eu plus de deux millions de voix en plus que Trump), il y a une élection sénatoriale où il n’y avait pas de candidat républicain seulement deux démocrates. Cela a sans doute poussé les électeurs conservateurs de Californie a moins voté et plus motivé les démocrates.
      Notons que la stratégie de campagne aurait été bien différente en cas d’élection directe, Trump n’aurait pas négligé de grands bassins démographiques qu’il a négligé car dans le système actuel, ils sont acquis aux démocrates.

    4. il y a des millions d’ ‘absentee ballots’ et de ballots conditionels qui ne sont pas comptés et ne le seront sans doute jamais. En effet, si le nombre de ces ballots (disons 1.500) est moindre que la différence des votes séparant les deux candidats avec le plus grand nombre de votes (disons 2.000), ces ballots ne sont pas comptés puisse qu’ils ne sauraient pas changer le résultat final. C’est ainsi à chaque élection et dans chaque conscription ou état. Généralement, 1 ou 2 millions de tels ballots ne peuvent pas changer le résultat du compte populaire mais dans ce cas ci, ou il n’y a que quelques centaines de milliers de votes de différence, il y a une grande chance que ces ballots fassent la différence car une grande majorité des ‘absentee ballots’ sont ceux de militaires servant à l’étranger, électorat républicain

    5. Désolé l’un de mes commentaire de réponse est tout en bas de la page et non pas à la suite de mes autres commentaires de réponse. C’est le long commentaire en dessous du commentaire de jean michel puybouffat

    6. Pendant longtemps, j’ai été d’avis que la meilleure chose c’était que Clinton soit élue mais que le congrès soit républicain ce qui la bloquerait.
      Puis Trump a gagné et depuis, j’ai réfléchi et révisé ma position: la victoire de Trump n’est pas une si mauvaise chose. Je m’explique. Aucun des deux candidats n’étaient bons. La seule question à se poser qui est le pire des deux. Clinton a de l’expérience, je pense qu’elle serait meilleur président que bush et Obama ( ce qui n’est pas très dur). Le problème c’est que cette femme est totalement corrompue. Ce n’est pas juste de l’arrivisme, cela va bcp plus loin. Elle et son mari ( qui comparé à d’autres présidents n’a pas été si mauvais que cela) ont créé un système mafieux. Ils méritent la prison. Ils magouillaient déjà quand bill était gouverneur. Une fois, Hillary présidente, la corruption déjà très présent à Washington se serait empiré.
      Au moins avec Clinton, on savait ce qui allait se passer mais c’était pas très réjouissant. Voir l’état américain totalement soumis aux lobbies de puissantes entreprises.
      Trump est très intelligent. Il a raconté bcp de choses stupides dans sa campagne mais c’est juste pour être élu. Il ne croit pas dans ce qu’il dit. C’est un gros opportuniste sans vrais convictions. Trump est le Berlusconi américain.
      Mais dans l’histoire américaine, il ne serait pas le premier président américain à mener une politique très différente voire opposée à celle promis lors de sa campagne. On a déjà vu qu’il a commencé à modérer ses propos après sa victoire. Je pense qu’il est pragmatique.
      Trump ne sera sans doute pas un bon président mais il suffit qu’il s’entoure de bonnes personnes qui gèrent l’état à sa place. Il paraît clair que Pence va joué un grand rôle. Il serait exagéré de le représenter comme celui qui tiendra le pouvoir dans l’ombre mais il aura un grand pouvoir. L’entourage de Trump jouera un grand rôle. Moi, j’attends de voir qui seront ses ministres.
      Berlusconi a passé son temps à magouiller et à confondre intérêt national et intérêt privé. Trump a toute la presse contre lui. Il a bcp d’ennemis au sein même de son parti. Donc il pourra moins facilement magouiller. S’il le fait, il sera découvert et bonjour le scandale. Il sera destitué.
      Clinton élue aurait pu tranquillement magouiller. La presse n’aurait rien dit. Trump pourra bcp moins facilement magouiller.

    7. Je pense qu’il faut distinguer Trump candidat et Trump président. Ça va être deux hommes complètement différents. L’élection de Trump est un pari. Il pourrait s’avérer payant ou perdant. On ne peut pas être certain pour l’avenir. Il y a de l’incertitude.
      L’élection de Trump permettra de nommer un juge conservateur ce qui est une bonne chose. Les juges progressistes ont tendance à trop étendre le pouvoir du président et de l’état fédéral. Rien que pour ça, l’élection de Trump est une bonne chose. Les Usa et particulièrement les universités sont menacés par le politiquement correct qui est une pensée fasciste. Pour moi, le politiquement correct américain est l’une des raisons de la victoire de Trump ( il y a un article de contrepoints sur le sujet). Le politiquement correct est la principale menace pour la liberté d’expression aux usa et pour la démocratie américaine. Les tenants de cette idéologie sont aussi intolérants que des staliniens. Si la victoire de Trump peut permettre d’affaiblir le politiquement correct alors tant mieux.
      Je m’inquiète que le président américain ait de plus en plus de pouvoirs. Les gauchistes vont peut être enfin comprendre la menace que c’est de donner trop de pouvoir au président. L’élection de Trump risque d’entraîner une diminution du pouvoir du président et c’est tant mieux.
      Si Trump fait n’importe quoi, il se fera destitué. Ça s’est le pire des cas.
      Trump est limité dans ses pouvoirs. Le parti républicain est très large. Il n’existe pas de discipline de parti comme en Europe. Les élus ont pas mal de liberté par rapport à leur parti. Ryan l’homme fort de la chambre des représentants est un opposant notoire à Trump.
      La séparation des pouvoirs existe bel et bien aux usa. Le congrès n’est pas soumis comme en France au président. Les élections sont seulement dans deux ans. Une large partie du congrès sera renouvelé. Je ne parle même pas que Trump fera face à l’administration ( cia, armée,..) qui a un pouvoir qui est loin d’être ridicule. Surtout pour ce qui est de la cia et de l’armée dans le domaine de la politique étrangère américaine . Il est faux de penser qu’ils n’ont pas d’influence dans ce domaine.
      Quand Reagan est devenu président, il y a eu bcp d’indignations et de moqueries en France. Il a été l’un des meilleurs président américain. Cependant, il y a bcp de divergences. Reagan avait une expérience politique. Il ne tenait pas des propos racistes et insultants comme Trump.

      Trump est limité et il le sait. Il sera obligé de faire des compromis pour gouverner. En plus, la réalité le rattrape. Ses promesses irréalistes ne seront pas mis en oeuvre même s’il en avait le pouvoir.

      Il y a de grandes chances que Trump mène une politique classique du GOP et que pour la politique étrangère, il soit dans le prolongement d’obama ( soft power, demander plus aux alliés américains,…) avec quelques modifications ( plus de soutien aux frères musulmans, plus de leçons de morale concernant la démocratie et les droits de l’homme,…). Par exemple sur la Syrie, si Trump arrête toute aide aux rebelles, cela changeras rien elle est tellement faible. Obama a déjà donné le pouvoir aux russes en Syrie.
      En fait, Clinton est bcp plus interventionniste qu’obama. Il se pourrait bien qu’il aurait eu plus de changement de politique étrangère entre Obama et Clinton qu’entre Obama et Trump.

    8. Wikileaks révèle la connivence entre Clinton et la presse. Des journalistes demandent des avis pour leur article aux conseillers de Clinton. Ce n’est pas normal. Wikileaks révèle que cnn a demandé au parti démocrate quels questions posées à cruz et à Trump lors du débat républicain.
      La relation entre le clan Clinton et la presse n’est pas une relation normale. Il s’agit de copinage. Cela démonte tout votre commentaire comme quoi il est logique que la presse ait un parti pro Clinton. Il ne s’agit pas d’un simple parti pris c’est bien plus profond. Si l’adversaire de Clinton avait été n’importe qui d’autre même le plus respectable des républicains cela n’aurait rien changé. Je vous conseille de vous renseigner sur les révélations de wikileaks sur les étroites relations entre presse et Clinton.

    9. « Celle-ci, malgré ses défauts, était objectivement la plus apte et la moins pire » tout dépend du point de vue. J’ai longtemps pensé ça mais aujourd’hui, à bien y réfléchir, je suis pas du tout sûr.

      Je suis totalement d’accord avec les deux premiers paragraphes de votre commentaire. Pas avec la suite.

      Je veux bien croire qu’il y ait un rejet des deux candidats. C’est à juste titre selon moi. Bcp de gens ont voté pas tant pour un candidat mais pour rejetter l’autre candidat. Je ne suis pas du tout sûr que le rejet de Trump soit plus fort que le rejet de Clinton. Les sondages montrent leur peu de fiabilité. Pourquoi ils faudraient les croire ?
      Trump n’a pas été élu grâce à une adhésion à son programme mais par rejet de Clinton et de ce qu’elle représente.

    10. « un vote protestataire » il ne s’agit pas tant de protester que de rejeter Clinton. N’oublions pas que bcp de républicains voteront tjs pour un candidat républicain quoi qu’il arrive.

      « système électoral bizarre et archaïque » il faut comprendre qu’à la base, les usa sont une fédération d’états. On ne veut pas donné trop d’importance à quelques états avec bcp de population. L’idée qui est loin d’être absurde et archaïque c’est qu’il ne faut pas que quelques bassins démographiques puissent dicter la politique sur tout le reste des USA. Encore aujourd’hui, il y a de fortes différence aux usa. Un américain du Sud profond n’a rien à voir avec un New Yorkais. Il existe des régions très différentes aux usa. En quelque sorte, il y a plusieurs usa. Les Usa ne sont pas homogènes comme en France ( où même s’il existe des différences régionales, la culture reste relativement homogènest). Aux yeux d’un français, le système électorale américain est débile mais il a du sens quand on connaît le pays.

  21. Je suis ravi car au moins on va voir enfin une foule de jolies femmes à la Maison Blanche: Melania, Ivanka, etc… Les media du monde entier sont un refuge pour tous les gauchistes stupides!

  22. jean michel puybouffat

    je constate le questionnement sur la presse les medias. il est totalement inepte . le journaliste aujourd hui est un vendeur donc sa producyion doit se vendre . il s adresse a ceux qui lisent . la question est la qui lit ? qui s informe sur des supports ecrits ?

    i l n est pas etonnant que la presse rapporte une information tronquee d ou leur surprise .

    sur ce point on peut noter l engagement d Obama lui ayant des informations pertinentes . Mais pouquoi ne les a t il pas entendes avant ?

  23. Entre avoir un parti pris et faire de la propagande purement et simplement il y a une différence. Les médias us ont juste fait de la propagande. Pour moi, ils ont pour but premier d’informer et de dire même les choses qui ne leur plaisent pas. Quand il s’agit de donner un avis aux lecteurs, il y l’édito, les cartes blanches,…
    Ce n’est pas tant le traitement réservé à Trump qui me choque. Normal que les médias relaient les différents scandales le concernant. C’est la couverture de Clinton qui est choquante.
    Ils ont carrément tu certaines révélations de wikileaks. Lisez ceci ainsi que les commentaires en dessous: https://perspicaceblog.wordpress.com/2016/11/02/mensonges-corruption-collusion-comment-wikileaks-ma-tue-saison-1-episode-9/
    Au final, les médias ont avantagé Trump. Le sentiment anti élite a été exacerbé par les médias. J’avoue que perso, la propagande médiatique a plutôt joué en faveur de Trump qu’autre chose.
    Je n’aime pas du tout Trump qui est incompétent. Il est narcissique, égoïste, c’est un pervers.
    La première chose que je me suis dit en apprenant sa victoire, c’est que la bonne nouvelle c’est que cela dégoûterait les journalistes et que cela était une excellente chose.
    La propagande des médias c’est comme le politiquement correct: cela donne le résultat inverse à celui voulu. Au final, les médias ont fortement aidé Trump.
    Trump et ses fans peuvent contourner les médias grâce aux réseaux sociaux. Le problème c’est que des gens en profitent pour mentir et désinformer. Par exemple, comme les médias parlaient pas des révélations Wikileaks, les réseaux sociaux en parlaient mais il y a eu aussi de fausses informations. Comme quoi Clinton était mêlée à un réseau pédophile. Le Web est très bien pour s’informer à condition d’avoir un esprit critique.

    L’histoire des révélations du fbi est choquante. C’est des agents du fbi exaspéré de leur direction qui ont fait fuite l’information et les médias présentent ça comme une révélation du directeur du fbi alors qu’il a juste été obligé d’écrire la lettre après la fuite. Les médias ont présenté le directeur du fbi comme voulant joué un rôle politique dans l’élection et selon eux, c’est honteux. Alors qu’il a passé son temps à couvrir Clinton.

    1. Ceci est un commentaire adresse à Félix

  24. Heu, le fait que la presse appartiennent à des industriels n’est pas nouveau. Cela fait des siècles que cela existe.
    « dans les quatre pays, les seules chaines de TV vivant des subsides de l’état proposent des visions critiques et argumentées » vous êtes sérieux ? J’ai failli avoir une crise cardiaque en lisant cela. C’est juste l’inverse. France télévision présente les choses de manière argumenté ? L’audiovisuel public est encore plus à gauche que le reste. La qualité est bien moins bonne. L’audiovisuel public c’est juste de la propagande gauchiste. Je connais bien la situation française et Suisse. Je vois pas où vous voyez la qualité et l’impartialité à France télévision et RTS. Quand à la BBC, il me semble que c’est une télévision qui a de la qualité. La BBC doit sans doute être le seul service public médiatique avec une certaine qualité. Remarquez qu’il est connu que la BBC est plutôt travailliste.
    Subventions publiques ne garantit pas qualité et impartialité. Au contraire. La france en est le parfait exemple.
    Le principe de l’éditorialiste c’est justement qu’il donne son avis.
    La propagande médiatique vient bien plus du fait que plus de 90% des journalistes sont de gauche en France ( et c’est plus au moins le même chiffres aux usa).

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