Pourquoi élisons-nous ces hommes politiques que nous haïssons ?

Publié Par Jacques Tibéri, le dans Politique

Par Jacques Tibéri.

Entrée du Palais de l'Elysée (Crédits joffreylacour, licence Creative Commons)

Entrée du Palais de l’Elysée (Crédits joffreylacour, licence Creative Commons)

Les Français rejettent les technocrates, appellent au renouvellement de la classe politique, exigent de vraies réformes, dénoncent les privilèges des élus, les collusions d’intérêts et attendent une transparence absolue. Pourtant, leurs favoris pour 2017 sont, à droite, Alain Juppé, un énarque septuagénaire et, à gauche, Emmanuel Macron, un énarque banquier.

L’esprit de contradiction des Français

Le politologue Alain Duhamel y voit l’expression d’un attachement des Français à la monarchie. Ils « souhaitent un président patriarche, paternel, en apparence au-dessus des partis, incarnant l’unité. Autrement dit, ils rêvent (…) d’un monarque constitutionnel » explique-t-il au magazine Pèlerin.

Effectivement, l’image de président normal revendiquée par François Hollande, en opposition à celle du monarque républicain, s’est très rapidement usée dans l’opinion. Si, durant la campagne, certains, comme le sociologue de l’image Gianni Hanver, estimaient que « se positionner comme étant un président normal est très efficace » ; dès mai 2012, le communiquant Olivier Cimelière relevait la montée en puissance du Hollande Bashing, estimant que « la normalité tant affichée est maintenant prétexte à un feu nourri de critiques ».

« D’accord pour réformer, mais sans moi ! »

Autre contradiction, sur le fond cette fois : les Français plébiscitent les grandes réformes… tant qu’elles ne les touchent pas. Un exemple : la réforme du système de santé. Alors que 8 Français sur 10 considèrent sa refonte nécessaire… seulement 3 sur 10 sont disposés à payer plus cher les consultations médicales.

La Loi El Khomri illustre aussi cette contradiction. Fin janvier, 63% des Français demandaient « un contrat de travail plus souple ». Un mois plus tard, ils étaient 70% à voir dans le projet de loi « une menace pour les droits des salariés ». Mi-mars, seuls 18% soutenaient la réforme. Comment est-on passé du consensus à l’hostilité en quelques semaines ? « Les peurs l’ont emporté dans l’opinion », reconnaissait Bernard Sananès, président d’Elabe. Peur de quoi ? Du changement. N’était-ce pas pourtant le slogan de François Hollande ?

Je te hais, moi non plus

Le principal paradoxe Français reste de rejeter massivement les Partis de gouvernement… tout en continuant à voter pour eux et à disqualifier les candidats alternatifs.

Ainsi, dans un sondage de février 2016, 78% se disaient prêts « à voter pour un candidat ni issu ni soutenu par un parti ». Pourtant, il ne sont pas plus de 20% à accorder leur voix à Emmanuel Macron, seul candidat hors des partis traditionnels, attribuant 55% des voix au couple Juppé/Le Pen.

Le système politique en cause

Alors que le mode de scrutin à deux tours devrait permettre aux électeurs de choisir au premier et éliminer au second, la concordance des élections présidentielle et législatives, depuis la réforme du quinquennat de 2000, favorise le vote utile dès le premier tour. Autrement dit, les électeurs éliminent d’office les candidats ne pouvant pas réunir un grand nombre de députés derrière eux, au motif qu’ils n’auront pas de majorité pour gouverner.

Ainsi, l’éditorialiste Jacques Julliard explique-t-il les échecs successifs du Centre à la présidentielle par le sentiment qu’on peut être assuré qu’il n’aura pas de majorité au Parlement.

L’électeur préfèrerait donc voter pour le candidat d’un Parti d’envergure nationale, sans quoi il « aurait l’impression d’avoir une voix qui ne compte pas », comme l’explique Vincent Schnebel, fondateur du blog « les chevaliers des grands arrêts ».

Or, ce calcul renforce la bipolarisation du paysage politique français et l’idée selon laquelle nous n’élirions que des Présidents par défaut.

Même l’ascension de Marine Le Pen ne semble pas remettre cette thèse en question. En effet, selon le chroniqueur Mathieu Géniole, les électeurs savent que, même si « Marine Le Pen devait accéder à la fonction suprême, elle ne pourrait rien faire : la Constitution ne lui donne quasiment aucun pouvoir sans le Parlement ». Or, avec le mode de scrutin actuel, « seuls les grands partis accèdent à l’Assemblée » et « les députés FN se compteront sur les doigts d’une main ».

Un scénario dont la candidate serait elle-même consciente. Ainsi, un cadre du Front National confiait au Nouvel Obs qu’aux yeux de Marine Le Pen, « le vrai rendez-vous, c’est 2022. Avant, le FN ne sera pas prêt, et les conditions de sa victoire ne seront pas réunies : la décomposition de la droite après celle de la gauche ».

Le régime de la Ve République serait donc responsable de ce paradoxe politique.

Sortir du cul-de-sac politique

Nombre de constitutionnalistes prônent une refonte du système : l’abandon du régime présidentiel en faveur d’un régime parlementaire dit Primo-ministériel : « un Premier ministre en vrai patron du gouvernement et un président de la République plus effacé », résume l’universitaire Bastien François. « Un premier ministre qui gouverne grâce au soutien de l’Assemblée et un président qui incarne la continuité de la France », précise le constitutionnaliste Dominique Rousseau.

Ils s’accordent aussi sur l’injection d’une dose de proportionnelle au mode de scrutin législatif. Ils rejettent cependant la proposition socialiste de 10% de députés élus à la proportionnelle. « 10%, c’est juste assez pour fausser la représentation des habitants regroupés par territoire, et c’est juste assez peu pour n’avoir aucune chance d’aboutir » juge le politologue Thomas Guénolé. Le modèle allemand, contenant 50% de proportionnelle, serait donc à privilégier.

Renouveler la vie politique française nécessiterait donc le passage à une 6ème République… dont aucun Parti de gouvernement ne semble pourtant vouloir. Une belle aporie. Le paradoxe serait-il donc définitivement insoluble ?

  1. Tiens d’ailleurs, les partis liberaux/libertariens ne se presentent pas aux elections presidentielles, je suppose ?

  2. On appelle cela la zone de confort : même si cette dernière n’est pas aussi confortable, en sortir n’est pas si facile …

  3. tant que nous serons tourné vers le passé 39/45, de gaulle, mitterand nous n’avancerons pas.Il va falloir encore attendre minimum 2 quinquennat pour un changement novateur,ce n’est que mon avis.

    1. @ carmen

      « ce n’est que mon avis. »

      Mais pourtant, vous avez raison! la V ième, création de Ch.De Gaulle, coupée à ses mesures, n’était pas faite pour ses successeurs, dont de le troisième qui n’avait pas arrêté de la critiquer mais l’a trouvé si confortable, même en « nageant » un peu, une fois dedans!

      L’alternative est connue, c’est la « sociale-démocratie » où le « chef de l’état » (Monarque ou Président) ne gouverne pas mais représente la nation, son unité …! Régime que la France n’a pas connu, toujours tournée vers l’idée: 1 République = 1 Chef!

      Gouverner un pays ne peut plus être le fait d’une seule femme ou d’un homme seul: ça devient grotesque! Surtout quand la cour autour de ce monarque provisoire, se compte en millions de gens payés par l’état avec les prélèvements sur ceux (les « manants ») qui n’en font pas partie!

      La sociale démocratie: c’est un chef, monarque ou président, symbolique, représentatif mais surtout taciturne, un exécutif « fort », un législatif (élu à la pure proportionnelle), des entités sous-jacentes, dirigées différemment suivant un modèle national unitaire ou un modèle hiérarchique fédéral, avec partage de l’autorité: ça a existé, ça a « marché » des années et manifestement, la tendance fédérale prend actuellement le dessus, à cause de l’Allemagne? de l’U.E.? De plus de démocratie décidée dans une plus grande proximité entre population et décision? (D’où, la création relativement récente de « régions », notions nouvelles, qui n’ont pas encore pu effacer la pyramide de pouvoir antérieure, partout! (le mille-feuille, pas exclusivement français!). Cette « régionalisation » deviendra-t-elle, un jour, la « remplaçante » des nations: pas avant longtemps, sans doute! Les mentalités n’y sont pas prêtes (le foot, non plus: simple illustration!).

      Bien qu’ayant un modèle identique dans ses composantes, la France garde un président aux pouvoirs forts, élu, membre incontestable d’un parti, donc peu différent d’un banal politicien de base!

      Il serait temps que la France comprenne que le costume coupé aux dimensions de Ch.De Gaulle (qui détestait et les partis et ces « godillots » de députés) ne convient plus à personne!
      Et que la proportionnelle à un tour est plus simple, juste, finement démocratique que la majoritaire, proche du turf, avec ses candidats « parachutés »!

      Mais quel Français, toujours bien conservateur et hostile à tout changement dont il pourrait pâtir, voulant se singulariser dans les sondages mais se mêlant à « une masse qui gagne » quand il vote, est prêt à sauter le pas?

      Sans compter que tous tiennent comme « Valeur Républicaine Commune », d’être, ensemble, différents (et auto-proclamés supérieurs?) face au reste du monde?
      Au fond, c’est peut-être ça, « l’identité nationale »!

      Décidément, vous n’êtes pas sortis de l’auberge!

  4. philippe gachet-mauroz

    Olig »éna »rchie…c’est le seul mot intelligent que j’ai entendu Montebourg prononcer…mais il n’y a pas que ça…
    Le Français est apathique, n’a que peu de conscience politique, une faible capacité à avoir une opinion, et encore moins à en débattre, autre qu’un avis sur ses points retraites, son prochain de lieu de vacances, un avis sur le calendrier de l’année »mais combien de pont aurons nous cette année? » et tant que l’on ne touche pas à son portefeuille (et il se fout que l’on touche à celui des autres), il continue à voter pour un système qui ne le dérange pas trop dans ses habitudes.
    Le système de partis est sclérosant, ne laissant la parole qu’à quelques adhérents (retraités dans la plupart des cas) ainsi à peine 300.000 personnes décident des têtes d’affiches pour qui l’on pourrait voter pour les primaires.
    Toutes nouvelle tête, voulant s’exprimer différemment dans un parti est condamné au bannissement,, il risquerait trop de révéler l’incompétence de ses camarades..
    La 5ieme république date de l’ORTF, de Nounours…mais comment en 2016, peut on imaginer que la destiné d’un peuple puisse reposer sur un seul homme…

    1. @ philippe gachet-mauroz

      Sur l’essentiel, nous nous rejoignons, je crois!

  5. Pourquoi Macron serait-il différent ? Donner lui le pouvoir et vous retrouverez les mêmes travers que les autres politiques. Et qu’a t-il fait de si méritoire dans sa vie ? Pour moi Macron n’est pas une alternative, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Et si l’on vote toujours pour les mêmes c’est qu’on n’a pas le choix. Soit on vote pour l’un d’eux, soit on ne vote pas et on laisse les autres choisir pour nous. La caste des politiques a pris le pouvoir et le défend bec et ongles dans leur unique interêt. Et on appelle cela démocratie …

  6. « 8 Français sur 10 considèrent sa [le système de santé] refonte nécessaire… seulement 3 sur 10 sont disposés à payer plus cher les consultations médicales. » Il veulent payer moins cher et être mieux remboursés. Logique, non ?

    Election des députés à la porportionnelle:
    On leur reproche souvent d’être godillots. Pour qu’ils puissent être élus à la proportionnelle, ils devront être bien placés par un parti sur une liste de candidats. Ils auront donc intérêt à se montrer disciplinés.

    Abandon du régime présidentiel: officiellement, nous sommes en régime parlementaire, quoique « rationalisé ». Il y a un Parlement devant lequel le gvt est responsable. Passons. Peut-être suffirait-il de revenir au mode d’élection du président tel qu’il était prévu dans la constitution telle qu’adoptée en 1958, au suffrage indirect, par le même collège électoral que les sénateurs (ou à peu près, je n’ai pas fait de recherche). Ce qui explique, par parenthèse, que l’intérim du président de la république soit assuré par celui du sénat. Les deux devaient être « bonnet-blanc et blanc-bonnet » (commentaire de Jacques Duclos à propos de l’élection présidentielle 1970).

    1. @ xc

      Oui! un système qui ne ferait descendre le pouvoir du président aux autorités des partis, ne ferait que créer une « particratie » aussi peu significative que Les Républicains, « à droite », paraît-il et les Socialistes, à gauche et à leurs multiples « chapelles », « clans », « groupes » ou « mouvements », d’un côté comme de l’autre! (« Mon Dieu, protégez-moi de mes « amis »! Mes « ennemis », je m’en charge! » – célèbre prière des politiciens! -)

      Quant à la santé (ou d’autres systèmes), le problème est toujours le même: le nombre d’intermédiaires « administratifs » a crû de façon démente, grâce à une législation-règlementation toujours plus « touffue » et « chargée » = c’est toujours au « cochon de payant » qu’on impose un changement des règles pendant la partie. Il ne vous embrassera évidemment pas sur la bouche!

      Pour terminer, une question: qui « saute » en lieu et place d’un président qui faillit à la tache, puisque lui est « indégommable »? (sauf en cas de « démence certifiée)!

    2. « Election des députés à la porportionnelle:
      On leur reproche souvent d’être godillots. Pour qu’ils puissent être élus à la proportionnelle, ils devront être bien placés par un parti sur une liste de candidats. Ils auront donc intérêt à se montrer disciplinés. »

      Justement !!
      Allons au bout de l’idée.

      Actuellement l’élection législative est une parodie d’élection locale où gauche et droite se disputent des fiefs (comme s’ils leurs étaient éternellement acquis), et où le parti arrivant 3e ne reçoit que des miettes à l’arrivée (Modem en 2007, FN en 2012).
      Au final, les députés ne représentent plus les interets des localités qui les ont élus, ni même l’opinion des français…

      Donc autant remettre à plat et faire simple. Proportionnelle directe.
      Ca ça laissera de la place aux autres partis : regardez en Espagne la claque qu’ont pris les socialistes récemment.
      Ca mettra enfin nos chers élus devant leurs responsabilités.

  7. Faudrait pas non plus jouer les faux naïfs, on sait bien que nous n’avons pas le choix. Tout ceux qui se présentent aux suffrages sont au préalable adoubés par le « système ». Et à Contrepoints vous le savez mieux que personne. Et quand on sait qui se cache derrière « le système », dénoncé avec courage par D. Trump, on sait bien que rien ne changera.

    1. Tout à fait. Et les principaux médias (surtout radios-tv, les plus efficaces) font partie du système. Ils se chargent de modeler l’opinion qui adhèrera à l’idée que tel candidat « alternatif » n’a aucune chance et donc, qu’il faut voter pour un de ceux dont on lui a dit qu’ils étaient des vainqueurs possibles. Le cas de la campagne américaine est caricatural (pas de place pour les petits candidats), mais c’est pareil chez nous.
      Quand les sondages de primaire à droite ne donnent le choix aux sondés qu’entre Juppé et Sarkozy, cela montre le choix fait en amont. Le refus de Sarkozy entraînera de facto l’élection de Juppé, candidat du système et élu d’avance par les médias depuis deux ans. Personne dans « le peuple » ne pensait à lui avant qu’il soit propulsé sur le devant de la scène.

    2. @ Saurer

      C’est bien dommage: j’aurais bien aimé un match Emmanuel Macron face à Nathalie Kosciusko-Morizet, en 2ième mi-temps!!

      Ça changerait quand même de ces 4-5 vieux briscards (J-L M, Fr H, Fr B, N S et M L P) qui font de « l’alimentaire » depuis tant d’années, avec des convictions toujours pour « demain »! (« demain, on rase gratis »!) !

      On les a vus débuter dans tous les « seconds rôles » puis dans tous les navets, pendant trop longtemps: comment trouvez-vous encore le courage d’aller voter? Avec toute ma compassion!

  8. Le système électoral actuel et le financement de la vie politique restreignent le choix des électeurs.
    L’avantage matériel ou de simple notoriété aux sortants et aux partis établis relève terriblement le « ticket d’entrée »
    La principale erreur est l’élection du Président de la République au suffrage universel direct égalitaire, aggravée par le mandat de cinq ans seulement.
    L’élection par le Congrès avait au moins le mérite de réduire les répercussions de l’élection sur la vie économique.
    L’introduction d’une proportionnelle, surtout nationale, faisant la part belle à des partis non représentatifs, surtout elle mâtinée de prime majoritaire (façon municipale, sénatoriale, etc.) et d’exigence d’alternance sexuelle, ne contribuerait pas à clarifier le débat ni à le rendre efficace pour un bénéfice collectif.
    Il n’en reste pas moins des contradictions entre les opinions et les choix des électeurs… Ainsi de demander moins au contribuable et davantage à l’impôt (Alphonse Allais).

    Il y a en piste d’autres énarques que Juppé et Macron (Le Maire, Copé…) ou quasi (Fillon, Sarkozy…) qui ont une vision très administrative de l’économie…
    Quant à déclarer Macron « seul candidat hors des partis traditionnels », on peut à tout le moins le classer « compagnon de route » de Hollande et du PS, et d’autres manifestent leur souhait « hors des (grands) partis », ce qui les condamne pratiquement: un Nicolas Dupont-Aignan, énarque, hors primaire de la doite et du centre, est aussi hybride que Macron.

    1. @ J-PIERRE AUFFRET

      Évidemment, vous n’allez pas trouver un candidat « pure race », d’ici, les élections: seuls des gens « déjà « mouillés », pourront se présenter!

      En politique, j’en ai la conviction, si « on » ne vous « tient » pas, vous n’avez aucune chance! Il reste indispensable de pouvoir vous faire tomber, en cas de danger!

      Rêver d’un changement radical est illusoire! Qui a envie de voter pour un candidat qui fera entre 0 et 5% (comme N.Dupont-Aignan, par exemple)?

      D’où ma proposition: Emmanuel Macron face à Nathalie Kosciusko-Morizet, un vrai-faux socialiste qui peut avoir des idées pour secouer le Landerneau, idem pour la droite, et tous deux peuvent devenir des candidats réalistes, avec 1 chance, après passage médiatique! Les partis suivront-ils? Peu de chances, malheureusement!

      Mais celui qui n’ose rien, n’aura rien!

      (Pour ça, D.Trump est « gonflé! Chapeau d’en être déjà arrivé là!

      C’était pas joué d’avance et il n’a pas pris le chemin le plus facile, mais celui qu’il connait pour « y arriver, malgré tout et tout le monde »! = « le rêve américain »!)

      La France, ce n’est pas les U.S.A., bien sûr! Mais les Français sont lassés de ces « vieilles badernes politiques sans surprise », « franco-françaises », du « microcosme politique » et de l’entre-soi!

      Ces 2-là seraient bons pour la transition, en gardant les étiquettes « PS » et « MR » (ça rassure!), même si la soupe n’a plus le même goût!

      Si vous ne changez rien, rien ne bougera!

      « Et ce pays sera foutu », dirait h16!

      1. Désolé! LR? évidemment!

  9. je ne les détestent plus ; ils m’indifferent complêtement ; c’est pire ;

    1. Vous avez sans doute raison! La campagne risque d’être très « ch …te », « emm …te  » comme la pluie! Sans aucun de ces traits lumineux qui puise rallumer l’espoir ou, au moins, un trait d’esprit qui nous amuse un moment!

      Et tout ça risque bien d’occuper les écrans, en soirées, pendant des semaines, en lieu et place de chefs d’oeuvre du VII ième art, sans coupe-pub, de c…eries d’un Ruquier (pas plus drôle!) ou d’un P.Sébastien et sa bonne humeur professionnelle: pas de pub mais promotions « culturelles » (il faut le dire vite!) tous azimuts!

      « Soignons notre jardin! »

      Courage!

  10. Un article intéressant issu du blog « Science étonnante », qui illustre la différence fondamentale entre Démocratie et Système électoral : Réformons l’élection présidentielle !
    Si nous sommes bien en Démocratie, notre système électoral n’est pas propice à l’élection du « bon » candidat.

    Le systeme du « jugement majoritaire » exposé dans l’article et dans la vidéo est appliqué par LaPrimaire.org. Voter prend un peu de temps, c’est vrai, mais du coup ça prend du sens…

  11. C’est pour cela que je refuse de m’apitoyer sur le sort du peuple Français.

    1. La question n’est pas de s’apitoyer sur notre sort. Mais de réfléchir à la manière de sortir des impasses, des pièges : Que nous tend un certain parti qui veut nous faire croire qu’il suffit de renvoyer les étrangers chez eux , et de fermer les frontières pour que tout aille mieux dans le meilleur des mondes.
      De ceux qui imaginent une France apaisée, alors que partout la violence fait rage.
      Le prochain Président, n’aura pas la tâche facile. Aujourd’hui, c’est Nicolas Sarkozy, avec ses compétences, son expérience, sa détermination, son courage qui est le plus à même de relever la France. Il a tenu ses promesses, Nicolas Sarkozy à fait plus de 800 réformes. C’est plus que Giscard D’Estaing et Chirac réunis.
      L’autonomie des universités.
      Les heures supplémentaires, 9millions de travailleurs en ont profité.
      Service minimum des transports en commun.
      Suppression des droits de successions.
      Réforme du régime spécial de retraite. Peines plancher
      TVA sociale en 2011.
      Enfin, si l’on veut avoir un bilan objectif du quinquennat de Nicolas Sarkozy Il faut lire le livre d’Eric Roussel intitulé « Nicolas Sarkozy de près, de loin ». Vous pouvez aussi vous référez au dernier bilan de la cours des comptes pour 2011 bien meilleur que ceux qui ont suivi concernant la période Hollande.

  12. Monsieur Tibéri,
    Voilà une question bien stérile pour quelqu’un qui disait à ses militants « Ne prenez pas les gens pour des abrutis! Même si ils n’ont pas la capacité de réfléchir en politique, ils auront toujours le bon sens de reconnaître ce qui est mauvais pour eux! »
    Mais parce qu’ils ne votent plus pour, mais contre!
    Choisir entre des médiocres et des arrivistes, entre des carriéristes et même des voyous, ça se fait sans enthousiasme!
    A une époque, les politiciens étaient jugés sur leur résultats.
    Maintenant un bon réseau, un diplôme pas toujours glorieux, et la capacité à dissimuler suffisent. Désolé,+ mais même J. Chirac y a contribué.
    Et les arguties des armées de spécialistes, analystes et conseils ne démontrent QUE leur éloignement de la vie réelle (incapables de lire les réseaux sociaux).
    Le système électorale est un enfumage de première ! En Suisse une votation ne sera légitime que si elle permet l’expression du maximum de votants!
    En France, (comme presque partout en Europe) un réjoui rondouillard peut être élu avec 25% des votes, même si il a démontré son incompétence!
    Oui il est temps de réformer la république en tenant compte de l’histoire. La cinquième est trop vielle, dévoyée et pervertie
    Il est temps aussi de limiter dans le temps les mandats d’élus, ou « juger les hommes sur ce qu’ils font et pas sur ce qu’ils disent », comme vous le disiez à vos militants et colleurs d’affiches!

    1. @ Patou

      Une réflexion: vous dites « Il est temps de limiter dans le temps, les mandats d’élus » et je comprends bien l’idée

      Cependant, on rencontre, parmi les politiciens, certains, sans doute plus « sérieux », qui sont capables d’étudier un sujet particulier plus à fond, que leurs collèges (parfois en relation avec leurs études – sujet de thèse – ou leur job dans le « civil ») :ils se retrouveront vite devenir « la référence sur le sujet » pour leur parti, interviendront à l’occasion sur le sujet à l’assemblée nationale etc …

      Ces « spécialistes » deviennent vite précieux et ont souvent l’oreille de leurs collègues, même en dehors de leur parti.

      C’est souvent vrai dans des domaines plus marginaux: le droit bio-éthique, l’échec de la prohibition des stupéfiants, les futurs investissements dans l’équipement de l’armée, etc…

      Il y avait, comme ça, un ministre (belge) « du commerce extérieur »(nommé Urbain), vrai « représentant de commerce », il voyageait beaucoup pour prendre des contacts sur place, avait un carnet d’adresse comme un annuaire (à l’époque), tissant ainsi un réseau de relations humaines, pas seulement avec les décideurs mais aussi avec des contacts-informateurs qu’il pouvait interroger, comme on le fait avec un ami!

      Chaque gouvernement voulait l’avoir dans l’équipe: ça a duré des années: l’exportation est vitale pour l’économie belge!

    2. @ Patou

      « un réjoui rondouillard peut être élu avec 25% des votes, »

      Oui, c’est un problème!

      Un nombre (en absolu) de votes « pour » devrait être décemment obligatoire pour être « déclaré élu »!

      Et il en va de même de chaque loi votée actuellement « à 26 pour, 19 contre et 2 abstentions » à l’assemblée nationale!

      Ça ne vous est pas complètement insupportable, sur 577 députés rétribués?

      1. N’oublions pas non plus que le principe d’une élection est de choisir.
        Si on veut que le système fonctionne, il faut que le processus aboutisse à un choix, qu’on aime ou qu’on n’aime pas.

        Mettre en place un quorum à chaque vote est une possibilité (surtout à l’assemblée, comme le montre votre exemple), mais fait courir le risque de blocage durable du système, et ce n’est pas forcément souhaitable à long terme (encore que, la Belgique a connu une belle période économique pendant les 600+ jours sans gouvernement…).

        Après on peut peut etre ajouter une idée pour garantir un choix avec un quorum : disqualifier pour une période donnée tous les participants qui n’ont pas été élus avec un minimum de voix.

        Exemple : élection présidentielle, quorum obligatoire 50% des inscrits sur les listes électorales.
        1er tour :
        – Si le quorum n’est pas atteint, tous les candidats sont éliminés et interdits de participer à la présidentielle, et on relance un 1er tour avec de nouveaux candidats.
        – Si quorum atteint, on prend les 2 premiers et on passe au 2nd tour.

        2e tour :
        – Si le quorum n’est pas atteint, les deux candidats sont éliminés et interdits de participer à la présidentielle, et on relance un 1er tour avec de nouveaux candidats.
        – Si quorum atteint, un nouveau président est élu.

        Ca peut donner une élection longue avec de nombreux tours, mais en permettant d’éliminer ceux que la population ne veut plus ça va très vite calmer du monde et forcer un vrai renouvellement.

      2. Ça ne vous est pas complètement insupportable, sur 577 députés rétribués?

        Mais vous n’avez rien compris au système français : ce sont des aristocrates, des zeureux zélus à vie, bien payés à glander et à ponctionner le bon peuple. Un aristocrates, cela ne travaille pas.

        1. Vous avez raison.

          Et ils ont oublié, et nous avons oublié aussi, qu’il n’y a plus d’aristocrates depuis la fin de l’Ancien régime.
          Nous avons oublié qu’ils sont en fait… remplaçables. Qu’ils le veuillent ou non.

          In fine, rien ne devrait nous obliger à nous coltiner les mêmes en permanence.

  13. Ce que vous proposez, nous l’avons déjà eu en France : La quatrième République. Enfin! Nous savons ce que cela a donné. L’histoire est écrite, non.
    Aujourd’hui, nous avons besoin de STABILITE politique, de retrouver de la croissance économique, de la sécurité etc. … Ce n’est pas avec des gouvernements obligés de composer avec les partis pour gouverner que nous allons y arriver. Il est très important d’avoir une majorité forte, ELUE qui seule aura la légitimité pour réformer. Et encore, il va être nécessaire de faire preuve de détermination et de courage. Non à l’attentisme.

  14. « seulement 3 sur 10 sont disposés à payer plus cher les consultations médicales » : les Français ne sont pas idiots et observent que, la plupart du temps, les consultations ne valent même pas leur tarif artificiel (ici, on ne peut pas parler de prix, parfaitement inconnu du fait du monopole). Tant qu’on sera obligé de passer par un médecin pour des actes paramédicaux (médicaux simples) ou pour avoir accès à la plupart des médicaments qui devraient être en vente libre, ce n’est pas prêt de changer.

    1. Erreur, le prix est connu, c’est celui qui est pratiqué par les officines des syndicats en Médecine du Travail (82 € mais je doute que vous en ayez autant que pour la consultation à 23 €, à comparer avec la Suisse et l’Allemagne où on est effectivement à des tarifs proches). Ensuite, l’indice qui traduit la qualité de la Médecine de ville est la longévité attendue et observée des patients au delà de 65 ans et la France est première sur ce segment. Ensuite à 23 €, si on veut pas mourir de faim, effectivement la consultation est courte, pas les services d’une secrétaire ou d’une infirmière, pas d’échographe partagé par les membres d’un cabinet.

      1. Thibs,

        Les officines des syndicats en médecine du travail …kesako ?

        1. @ volna

          Si cela vous intéresse, voyez: http://www.smg-pratiques.info/-Travail-et-Sante-.html

          Vous verrez que « médecine française, meilleure du monde » (slogan qui a au moins 15 à 20 ans) n’est plus tout à fait une réalité! (euphémisme!). Vous trouverez les nombreux problèmes qui concernent votre santé et vos « soignants » (pas les miens!).

      2. la longévité attendue et observée des patients au delà de 65 ans

        Vous nous parlez … du passé. Mais qu’en est-il actuellement ❓

  15. «  » » »Nombre de constitutionnalistes prônent une refonte du système : l’abandon du régime présidentiel en faveur d’un régime parlementaire dit Primo-ministériel : « un Premier ministre en vrai patron du gouvernement et un président de la République plus effacé », résume l’universitaire Bastien François. «  » »

    Cela ressemble fortement à ce qui fonctionnait sous la troisième Rep , soit un régime parlementaire ( stabilité du personnel gouveremental et instabilité gouvernemental…

    «  » »Un premier ministre qui gouverne grâce au soutien de l’Assemblée et un président qui incarne la continuité de la France », précise le constitutionnaliste Dominique Rousseau. » » »

    Cela ressemble fortement à ce qui fonctionnait sous la quatrième rep , soit un régime d’assemblée ….

    Comment faire du neuf avec du vieux…

    1. Une distinction cependant : la IIIe république ne connaissait pas la hierarchie des normes (Constitution > Loi > Decret, pour faire simple) et c’est ce qui a causé sa perte en 1940.
      Nous ne referons pas la même erreur.

      Ca ressemble aussi aux systèmes allemands, espagnols, italiens, belges.

      1. @ AxS
        « Ca ressemble aussi aux systèmes allemands, espagnols, italiens, belges. »

        La liste est très loin d’être exhaustive! Combien de « chefs d’état », « souverains »(?) ou « présidents de république », voit-on participer à des sommets de « discussions et décisions »? Le président français reste le chef de l’exécutif! (Le prince de Monaco a aussi du pouvoir!). Je parle pour l’Europe!

        Ce qu’il convient de ne pas négliger c’est que tout système s’use et se dénature en ressemblant de moins en moins au « modèle original »!

        Quel Français accepterait encore la Vième comme sous Ch.De Gaulle? Avec une presse censurable, une radio-télé, sous autorité, des appelés partant faire la guerre à l’étranger? (Oui, je sais: l’Algérie, c’était la France! Ça a furieusement changé!!!) et De Gaulle était une sorte de « dictateur démocratique »? (Bon, il doit rester des nostalgiques, c’est clair! Mais on ne peut plus se dire « gaulliste » maintenant! Cela ne correspond plus du tout au monde où nous vivons! Bien sûr, on peut trouver des idées dans le passé et donc dans des écrits, mais les « Anciens » ne vivaient pas comme nous! ils seraient simplement tous « paumés », sauf peut-être, face à « l’âme » ou la « nature » humaine qui elle, n’a pas fondamentalement changé, sans doute!)

        Par contre, un remake et, pourquoi pas, très revu, adapté et bien corrigé de la III ième république, pourquoi pas?

        Par la simple usure et dénaturation, il n’y a pas de système parfait! Ou il doit rester strictement théorique! D’où l’excellent métier de politicien qui ne pourra jamais s’arrêter de « réformer », tant que l’homme restera faillible!

        1. Totalement d’accord sur l’usure et la dénaturation.
          Mais au final, c’est aussi une bonne chose : ça permet au système de s’adapter à l’évolution du monde !

          Notez aussi que ça ne condamne pas systématiquement le système à disparaitre :
          Les USA sont toujours dans leur 1ere République depuis 1787. On peut ne pas aimer les USA, mais force est de reconnaitre que leur système continue de fonctionner pendant tout ce temps, et çe notamment grace au mécanisme d’amendements de leur constitution.

          Dans le même laps de temps, la France à connu 5 Républiques (et on parle de passer à une 6e…), 4 révolutions, 3 monarchies, 2 empires et une dictature. Et les transitions entre les systèmes ont rarement été douces :/

  16. Nous n’avons pas le choix…Ceux qui se présentent ,dont nous ne voulons pas,ont organisé un système qui empêche de nouvelles personnalités à se déclarer(nécessité de partis, besoin de sommes d’argent énormes, utilisation des médias)

  17. Le mode d’élection de nos deux assemblées est complètement faussé : l’AN, députés locaux élus, est en champ de bataille ouvert entre les partis, et le Sénat a un mode d’élection trop éloigné des électeurs.

    On pourrait faire tellement simple !

    * Sénat : assemblée de représentants des localités. Chaque localité (grain à définir : intercommunalité, département, région ?) élit au suffrage universel direct son/ses représentants, et ceux-ci seront au Sénat pour faire valoir les intérets de la localité qu’ils représentent.

    * Assemblée nationale : représentants des opinions des français. Election nationale au suffrage universel proportionnel des partis. On vote pour le parti qu’on veut voir au pouvoir, et non plus pour des noms.
    Les sièges sont ensuite répartis à la prioportionnelle entre les partis élus, et ces partis peuvent nommer qui ils veulent à ces sièges.
    On aura ainsi une assemblée représentant les opinions des français.

    1. @AxS

      Non, croyez m’en!

      Un système tel que vous le préconisez, devient automatiquement « particratique » à l’assemblée nationale. La particratie, c’est « vous donnez votre voix et nous l’utilisons selon notre bon plaisir! ». C’est malsain!

      Suivant qu’on se trouve dans la majorité (à approuver tout ce qui passe) ou dans l’opposition (qui s’oppose à tout, même si cela pourrait être bien), ça devient vite débile: des milliers de propositions d’amendement(s), des colonnes de 10 m de haut de papier transcrit par des fonctionnaires, puis au 3ième jour, un 49.3! C’est pas du vécu?

      Non! 1 homme, 1 voix pour 1 représentant et si l’électeur n’est pas content, il sait au moins chez qui aller gue…ler!

      1. En Espagne, Podemos et Cuidadamos ont copieusement détruit le parti socialiste et fait perdre à la droite sa majorité. Ces partis n’existaient pas il y a 10 ans.
        En Italie, le mouvement 5 étoiles rebat les cartes politiques. il n’existait pas il y a 10 ans.
        Et que dire de Siriza en Grèce ?

        En France, en 2007, le Modem était le 3e parti de France mais n’a eu que 3-4 députés malgré 20% des votes. En 2012, rebelotte avec le FN.
        Le PS et l’UMP se sont partagés l’assemblée à chaque fois, sans aucun rapport avec leur représentativité réelle dans l’opinion.

        Quel pays souffre vraiment de particratie ?

        Une assemblée 100% proportionnelle a cela d’excellent que n’importe quel nouveau parti y a sa place, proportionnellement. Les partis « historiques » ne peuvent plus verrouiller une élection en défendant des fiefs comme en France.

        « vous donnez votre voix et nous l’utilisons selon notre bon plaisir! »
        Et pourquoi pas ? Il faut quand même que l’équipe au pouvoir ait la possibilité de gouverner. Faisons lui confiance, nous l’avons choisie.

        Je le verrais plutot comme « Nous vous donnons notre voix, vous pouvez l’utiliser selon votre bon plaisir pour une durée limitée, et si vous vous plantez on vous vire à l’échéance suivante. »

        Après il y a une autre solution : raccourcir la durée des mandats, et/ou instaurer une remise en cause partielle à mi mandat.
        Aux US, élection majeure tous les 4 ans, et renouvellement partiel du Congrès à mi mandat.

  18. Changer les institutions ne servira à rien !

    « un Premier ministre en vrai patron du gouvernement et un président de la République plus effacé »,
    ce serait simplement un retour à la IVe

    Le problème est le rôle de l’état dans la société, et aussi le conseil constitutionnel qui n’a pas pensé à nous garantir nos libertés.
    Si on change de répuplique, on prend même le risque de voir l’omnipotence de l’état inscrite dans le marbre de la nouvelle constitution.

    1. « Si on change de répuplique, on prend même le risque de voir l’omnipotence de l’état inscrite dans le marbre de la nouvelle constitution »
      Reste donc une question : qui change la constitution ?
      Je reste convaincu qu’in fine, ce sont les citoyens qui décideront de la changer.
      Soit via référendum sur une proposition issue de nos « élites politiques », donc très susceptible de se manger un énorme « NON » (cf traité européen de 2005).
      Soit directement par concertations citoyennes…

      Et dans les deux cas nous avons le pouvoir.

  19. Je crois que la France n’est pas considérée comme un régime présidentiel mais semi-presidentiel (qui comme son nom ne l’indique pas, s’apparente bien plus à un régime parlementaire que présidentiel et encore davantage en période de cohabitation).

    C’est l’exception à la française (et russe également de mémoire)

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