Présidentielle 2017 : le danger Juppé

Publié Par h16, le dans Édito

Les primaires de la droite étatiste se rapprochent tous les jours et, à voir le nombre d’affaires qui se sont brutalement accumulées aux basques du candidat Sarkozy, on sent que d’ici au 20 novembre, tout peut arriver, y compris l’imprévisible. En tout cas, tout indique que ces primaires ne seront pas un parcours de santé pour l’ex-président.

Il faut dire qu’on lui en veut, et pas seulement la Justice.

Les grimaces de Sarkozy

Certes, cela fait un moment que Médiapart, qui a toujours trouvé en Sarkozy un ennemi à abattre, cherche par tous les moyens à prouver que Khadafi aurait financé sa campagne présidentielle en 2007. Or, sa dernière trouvaille, un carnet appartenant à Choukri Ghanem, ancien ministre du pétrole du président libyen, recenserait plusieurs montants de versements pour la campagne présidentielle du candidat Sarkozy. La justice française s’est emparée de l’affaire qui pourrait donc faire vaciller le Républicain.

À cette affaire, on doit ajouter les révélations embarrassantes contenues dans le livre de Buisson, son conseiller présidentiel, et qui brossent de l’actuel candidat un portrait peu flatteur.

Enfin, on ne pourra pas écarter les manœuvres que certains sympathisants et militants de gauche sont d’ores et déjà en train de mettre en place pour s’assurer que le vote, lors de la primaire de droite, ne favorisera en rien l’ex-président. Leur but : tout faire pour que Sarkozy ne soit pas désigné vainqueur.

Cette accumulation d’embûches laisse songeur, à tel point qu’on se demande si, en éliminant ainsi Nicolas Sarkozy du tableau du premier tour de la présidentielle en avril 2017, ce n’est pas François Hollande qui est ainsi visé, faisant ainsi d’une pierre deux coups. En effet, les caciques du Parti Socialiste ont bien compris que la seule chance crédible pour Hollande de remporter la présidentielle est de se retrouver au second tour face à Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen. Or, si Sarkozy n’est pas même présent au premier tour, ces espoirs s’envolent, laissant Hollande face à un candidat comme Juppé qui, pour autant que les sondages l’indiquent, aurait une opportunité de lui infliger une véritable humiliation. Dans ce dernier cas, il serait alors prudent pour Hollande de ne pas se représenter du tout.

Cette théorie a le mérite d’expliquer à la fois pourquoi Hollande attend patiemment avant de se déclarer candidat (probablement après les primaires de la droite) et pourquoi, d’un autre côté, tant de socialistes (caciques et militants) se liguent pour faire tomber Sarkozy : l’éliminer signifie aussi éviter, par ricochet, la déroute probablement cataclysmique d’un Hollande candidat à sa propre réélection.

hollande monsieur pas de bol

Ceci posé, cela nous force à examiner l’hypothèse où la primaire ne serait donc pas gagnée par Sarkozy. Que les manœuvres socialistes aient réussi ou que Sarkozy ait échoué à convaincre, ou, pire encore, que les éventuelles manipulations de scrutin et d’urnes n’aient pas fonctionné, peu importe ici : Sarkozy éliminé, le seul candidat crédible en passe de se présenter pour le premier tour de la présidentielle en 2017 serait alors Juppé.

la rentrée d'hollandeDans cette hypothèse, Hollande renoncerait peut-être à être candidat. En tout état de cause, et compte tenu des sondages actuels (qu’il faudra prendre avec les pincettes d’usage tant ces derniers sont peu fiables en général), on pourrait alors raisonnablement tabler sur un second tour duquel le ou les candidats socialistes de gauche seraient éliminés et où seule Marine Le Pen pourrait espérer se maintenir. Dans ce cas de figure, Juppé serait alors élu.

Mon opinion est que cette perspective serait pire que les trois autres grandes possibilités qui s’offrent encore à nous à l’heure actuelle, à savoir la réélection de Nicolas Sarkozy, la réélection de François Hollande, ou l’élection inattendue de Marine Le Pen.

En effet, dans chacun de ces trois cas de figures, la France sera confrontée à une situation inédite où le président sera élu par défaut, viscéralement détesté par une majorité de Français, et dont la probabilité de rassembler suffisamment dans son propre camp pour obtenir un gouvernement stable sera à peu près nulle.

Hollande devra composer avec une droite, une extrême-droite et une gauche opposées à lui. Former un gouvernement relèvera de la gageure. Si on ne se retrouve pas directement en cohabitation, la composition de l’Assemblée sera suffisamment fragmentée pour que toute tentative un peu vigoureuse de la moindre réforme, du moindre mouvement politique un tantinet couillu se solde par un échec cuisant. La France serait alors immobilisée, peu ou prou.

Sarkozy se retrouvera dans une situation similaire. S’il disposera peut-être d’une Assemblée tout juste majoritaire, il n’est pas non plus à exclure que ce ne soit pas le cas, à quelques poignées d’élus près, tombés au profit du Front National. Là encore, former un gouvernement s’avérerait complexe et pourrait bien signifier de nombreux blocages et des compromis politiciens qui aboutiront, in fine, à une France là encore immobilisée ou aux mouvements législatifs et gouvernementaux particulièrement ralentis.

Enfin, dans l’hypothèse improbable ou Marine Le Pen parvient à se faire élire, la composition de l’Assemblée sera probablement d’un tiers pour la gauche, d’un tiers pour la droite et d’un tiers pour le Front National. Difficile là encore de composer un gouvernement offensif. De surcroît, l’administration, comme sous Sarkozy, ne fera rien pour arrondir les angles (on peut parier sur des merguez-parties à chaque aspérité législative, par exemple). Là encore, la France sera, peu ou prou, à l’arrêt.

Pour un pays qui a plus que besoin de réformes, cet arrêt à peu près complet peut constituer un véritable danger. Cependant, un gouvernement inutile et inopérant, voire pas de gouvernement du tout, ça a déjà été tenté par différents pays (Belgique, Espagne par exemple), avec des effets finalement plutôt bénéfiques : stabilité fiscale accrue, peu d’affaires politiques dans la vie économique du pays, une administration qui fonctionne en « affaires courantes » sans pouvoir augmenter ses dépenses inconsidérément, etc…

Peut-on vraiment s’en plaindre ?

A contrario, Juppé élu président, c’est l’arrivée au pouvoir d’un candidat qui sera quasiment porté par la ferveur populaire (ou au moins, une ferveur construite et relayée par les médias enamourés). C’est l’assurance d’un gouvernement « d’union nationale », synonyme de compromis voire de gloubiboulga infâme, sans la moindre colonne vertébrale idéologique, avec comme plus petit dénominateur commun entre les différents étatistes de droite et de gauche, … l’étatisme. Youpi.

Autrement dit, on se retrouvera avec à la tête du pays un septuagénaire revanchard de toutes ces années passées en exil et dans le désert politique, flanqué d’un gouvernement qui aura de larges marges de manœuvres pour toutes les bêtises sociétales et non-réformes médiatiques turbulentes qui lui passeront par la tête. Les médias seront tendrement bienveillants, Juppé incarnant l’idée même de consensus mou sans aucune aspérité, capable d’adouber aussi bien les abrutissantes niaiseries écolos que les délétères lubies collectivistes de tous bords.

juppé - le renouveau c'est maintenant

Arrivé au pouvoir alors qu’il n’aura plus rien à prouver et seulement des claques à distribuer, qu’il aura même des risques non nuls de claboter en exercice, Juppé n’aura strictement aucun intérêt à se démener, et ce d’autant plus que personne ne lui en voudra d’avoir pris le bébé obèse et malade avec l’eau trouble du bain.

Non seulement, la France ne sera pas à l’arrêt, mais tout indique qu’elle foncera, tête baissée, dans les directions impulsées par Hollande et Sarkozy d’un État toujours plus présent et toujours plus envahissant. Autrement dit, Juppé risque bien d’être pire que Hollande et Sarkozy réunis et ce alors même que la situation en Europe (depuis le Brexit jusqu’aux déboires de la Deutsche Bank) n’aura jamais été aussi tendue, et la situation économique française, aussi mauvaise.

Décidément, ce pays est foutu.
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Sur le web

  1. H16 j’aime beaucoup votre esprit caustique et votre faculté à argumenter avec brio des hypothèses un peu tendues. et là vous ne faites pas exception à la règle, cela peut se passer ainsi. on peut néanmoins aussi se dire que Juppé, sûr de ne faire qu’un tour de piste fera des réformes (pas toutes, faut pas rêver hein) que les autres n’auront pas fait jusque là. je ne dis pas que c’est ce qui va se passer (je n’en sais rien), mais cela me semble aussi valable que votre hypothèse. et ça me coûte presque autant de le dire.

    1. C’est effectivement une hypothèse raisonnable (Juppé tente le tout pour le tout) et c’est même comme ça qu’il présente les choses.

      Mais voilà : pour se lancer en politique, il faut un gros égo et les pieds pas trop sur terre. Pour y réussir, il faut aussi être une belle enflure. Et pour parvenir à se hisser au niveau d’un Juppé ou d’un Sarko, il faut avoir un égo surdimensionné, pas du tout les pieds sur terre, être une belle enflure et n’avoir aucun scrupule à mentir, dire blanc et faire noir, compromettre et se compromettre.

      Juppé n’échappe pas à cette règle.

  2. Juppé, ce sera la TVA « sociale », oups, asociale, augmentée de 3%.
    Il ne fera rien d’autre, aucune réforme bénéfique. Certainement des simplications complexifications, rien d’autre ne pouvant sortir du moulin à vents étatique.

  3. Hélas! En voyez vous un parmi ces gougnafiers qui ait la carrure d’un véritable homme d’état? C’est juste une cour de récré où personne ne s’impose.
    Le jour où le « chef » arrivera, ses idées auront peu d’importance…

    1. C’est mon sentiment oui. Une bande de parvenus aux dents longues qui roulent pour leur ego. J’en vois pas un avec un charisme transcendant, patriotique, cohérent, non populiste et sûr de ses convictions.

      Ce qui me fait sourire c’est le « il faut réformer schengen » ou « il faut renégocier les accords du Touquai ». Comme si ça ne dépendait que d’eux ! Facile, comme ça, si on n’arrive pas à régler une crise, on pourra dire : »c’est la faute à l’Europe ! » C’est tellement pratique.

    2. @affreuxjojo
      « Le jour où le « chef » arrivera, ses idées auront peu d’importance… »

      Parfois c’est l’inverse qui se produit : une nation en arrive à une telle déconvenue, à un tel niveau de désespoir, que le premier venu qui leur promet la lune est porté aux nues; ses idées auront peu d’importance…

  4. Si les médias rappelaient que Juppé a été condamné par la justice (et pas seulement mis en examen), cela aurait beaucoup d’influence sur le vote à la primaire. Il semble que l’intégrité et l’honnêteté soient un critère majeur pour les électeurs de droite. On peut avoir un gros doute sur la fiabilité des sondages, mais pas, malheureusement, sur l’influence sûils peuvent avoir…
    Comme un large assentiment sera nécessaire en effet pour réformer le pays, il vaut mieux tabler sur un Fillon que les médias éliminent systématiquement (y aurait-il quelque chose dans son programme qui fasse vaciller le « système »?).
    Même si on peut avoir des désaccords sur certains points, au moins il a bossé et il y a une cohérence d’ensemble. En plus, ça nous changerait de la politique spectacle et redonnerait une certaine hauteur à la fonction présidentielle.

  5. Intéressant article de politique-fiction. Avant de comdamner Juppé sur ces considérations de rapports de forces et de procès d’intention, il faudrait tout de même examiner un peu son projet pour le pays, non?

    1. Son projet il est vide.
      Il suffit d’aller sur son site (alainjuppe2017.fr) c’est édifiant de vacuité.
      Regardons ce que nous trouvons à : finances publiques et reforme de l’état

      En 2017, François Hollande léguera à la France 450 milliards d’euros de déficits cumulés, ajoutant sa pierre à l’accumulation d’une dette qui dépasse 2 000 milliards, mine notre croissance économique, menace notre souveraineté et fait peser sur les générations futures un fardeau injuste.

      Il nous faudra ainsi agir, dès 2017, pour engager une baisse rapide, significative et durable de la dépense publique, qui permettra de combler nos déficits puis de réduire les prélèvements obligatoires qui pèsent sur les entreprises et les ménages.

      Agir sur la dépense, c’est d’abord se fixer un objectif : ramener son poids de 57% du PIB aujourd’hui à 50% environ en 2022.

      C’est ensuite se fixer une méthode : des réformes structurelles qui concerneront tous les acteurs et toutes les dépenses, en vue de revoir le périmètre d’intervention de l’ensemble des acteurs publics.

      Agir sur les prélèvements obligatoires, c’est engager une baisse des impôts, en commençant par ceux qui étouffent l’investissement, la croissance et l’emploi (l’ISF notamment, qui sera supprimé).

      1. ça m’a marqué aussi. Du vague, du flou, du convenu, des mots qui envoient du lourd (« structurelles »). Aubry a raison sur un point : quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !

      2. Merci Bibi. C’est vrai que ça fait vraiment superficiel 🙁

    2. Allez, ne soyez pas naîf, s’il vous plaît. Comme le dit h16, Juppé est un pur produit politicien, sans aucune colonne verticale idéologique. Regardez son passé pour vous en convaincre. Juppé est comme les autres, point. La France ne sera certainement pas sauvée par un type qui a fait carrière dans la politique.

      1. Le passé de Juppé est une chose. Ce qui m’intéresse c’est ce qu’il propose pour l’avenir.

        La France ne sera certainement pas sauvée par un type qui a fait carrière dans la politique.

        Je ne crois pas au « sauveur », la question n’est pas là. Que cela vous plaise ou non il y aura des élections en 2017. Que cela vous plaise ou non, le gagnant (ou la gagnante) de ces élections sera un politicien professionnel. Je préfèrerais largement discuter des projets politiques que des personnalités.

  6. « pour se lancer en politique, il faut un gros égo et les pieds pas trop sur terre. Pour y réussir, il faut aussi être une belle enflure. »
    On ne saurait mieux dire mais bien là le drame !

  7. Je partage l’idée que MLP sera immédaitement en cohabitation, et que Hollande ne peut être réélu que par défaut contre MLP, sans majorité réelle à l’assemblée, dans une situation encore pire que celle d’aujourd’hui pourtant pas bien terrible.
    Par contre si Sarkozy arrive à gagner, lui il aura fait le plus dur, et on peut anticiper une assemblée « bleu horizon », pleine de godillots à sa botte. Pour le meilleur et pour le pire il aurait le champ complétement libre, encore plus que Juppé.

  8. Juppé le repris de justice , préféré des français? c’est une blague ( ou un cauchemar )? condamné pour emploi fictifs , abus de biens sociaux ( proche de Chirac il était bien évidemment aux commandes dans cette escroquerie ) et une deuxième fois pour avoir réalisé des millions de francs de travaux au frais du contribuable dans son appartement parisien rue Jacob dans les années 90 ? Celui qui avait demandé à ses services de baisser le loyer de son fils pour son appt même rue? Celui qui aide au financement des mosquées avec l’argent du contribuable ( impôts locaux ) en les déclarant centres culturels pour contourner la loi de 1905 ? ? Si maintenant les français plébiscitent les mafieux , alors Al Capone et Lucky Luciano devraient se réincarner pour se présenter .
    Ce mec est le symbole même de l’opportunisme , de la magouille et de la lâcheté !

    1. Les politiques dans leur ensemble sont un symbole de l’opportunisme et de la magouille. Leur métier se résume à se faire élire puis profiter du pouvoir pour ce système perdure.

  9. La Belgique et lEspagne ont un système fédéral , donc beaucoup de choses peuvent parfaitement fonctionner sans le gouvernement central . En France tout est décidé au Palais…

    1. Beaucoup de choses y sont décidées, mais seules les mesures qui ne font pas sortir dans les rue les syndicats et autres lobbies passent…

  10. j aime pas Juppe car il est une crapule (il n a pas ete condamne seulement pour les magouilles de chirac, il s est aussi paye sur la bete, cf son logement et celui de son fils et ex femme) et il sera un chirac bis (fera rien a part augmenter les impots).
    Par contre est ce que ca sera mieux avec Sarkozy ? son quinquenat prouve que non. brasser du vent ne fait pas avancer.
    Hollande ou n importe quel candidat du PS n a aucune chance et si par miracle il passe il sera en cohabitation de suite.
    Le Pen a un programme eco catastrophique (on est plus en 1950 !) mais a l avantage de faire exploser le systeme. Comme disait un de mes prof, c est quand on a touche le fond de la piscine qu on peut remonter. par contre la chute avant la remontee va etre terrible et certains ne vont pas s en remettre

    C est pour ca qu il faut souhaiter que la primaire des LR elimine Sarkozy et Juppe et sorte un element neuf (le maire ? son programme n a rien d exitant a part le genocide des cumulards mais c est deja ca)

    1. @cdg: Vous n’avez pas compris l’article… H16 ne veut pas la victoire du meilleur possible des candidats. Ses vœux à l’instar de Clemenceau iraient à ceux qui auraient la plus faible influence étatique par le blocage des institutions.

  11. bonnet blanc et blanc bonnet..toujours vrai et en plus c’est un bonnet d’âne ( âne, ena en verlan ).

  12. En Iran, le régime est presque démocratique à un petit détail près : les candidats sont adoubés par le Guide Suprême.
    En France, le régime est démocratique, les candidats sont adoubés par les médiats.

    1. Bah, chez nous, c’est la claque politique qui vous adoube… Quelle différence ❓

  13. Bjr H16 ! Une petite question , si ce n’est pas trop indiscret : pourquoi ce pseudo ?

  14. Je trouve un peu dommage que l’analyse se borne à LR PS FN, il y a macron qui me semble être une force montante, qui peut vraiment bousculer le paysage… Je dis ça…

    1. Je pensais comme vous, à mes yeux lui seul a de la carrure, mais c’est oublier un peu vite qu’il se retrouverait en cohabitation avec des députés et sénateurs de droite et de gauche qui ne le laisseraient pas initier la moindre réforme.. bref ça reviendrait à un grand coup d’épée dans l’eau ! À moins qu’il trouve un candidat de son mouvement pour se présenter à chaque poste d’ici les élections législatives.. impossible

    2. Si Macron pouvait bousculer le paysage, que ne l’a-t-il fait quand il conseillait Hollande ?

  15. A lire les commentaires, ressentis complétement désabusés et partagés par beaucoup… pourquoi ne pas les laisser se faire élire par la poignée d’affidés….
    un président avec 50 ou 60 % de participant serait certes légalement élu…

  16. ne tournons pas autour du pot , quel age a le capitaine actuel et son futur remplaçant ?
    tous les 2 sont en age de ne penser qu’a leur petite santé surement pas à la notre .l’actuel est obsédé par sa prostate(souvenez vous du sac à médoc de sa salle de bain !) comme tous les socialistes , l’activité sexuelle etant la seule qui reste lorsqu’on n’a rien a faire d’intéressant et inaugurer ou rendre hommage , etre entouré d’incapables ne peut remplir la vie d’un homme , par quoi est obsédé mr Juppé ….peut etre de ne plus avoir l’image d’un technocrate (on ne connais pas son état de santé) , image qui lui colle a la peau depuis tout petit…allez vous avez compris , il va donner dans le culturel surement pas dans le redressement économique de la France cela le renverrait à son image tant détestée de technocrate !

  17. @Michel0,
    Macron ne pouvait pas renverser la table alors qu’il n’en n’avait pas le mandat!

    L’avez-vous suivi sur son site en marche, son intervention à la mutualité… Moi qui suit attaché à la liberté d’entreprendre, à l’égalité des chances… Il m’a donné envie de connaitre son programme!

    Il nous faut soutenir les réformateurs / simplificateurs, pas ceux qui vont jouer sur les paramètres existants. Juppé ne transformera rien. Il est l’homme du système depuis 50 ans, c’est son référentiel, il faut en changer.

  18. Je suis moins désabusé que H16.
    Si les hommes politiques ont jusqu’à présent fait preuve de peu de courage face aux corporatismes et aux activistes et ont manqué à leur devoir de servir l’intérêt général, ils ont cependant une très haute opinion d’eux-mêmes. Ils veulent laisser une trace dans l’histoire.
    Le redressement économique du pays ne pourra plus attendre un quinquennat de plus.

    La gauche est KO pour le compte, à défaut de trouver du courage certains politiciens de droite ont au moins trouvé la méthode, le mérite en revient je crois à Fillon : annoncer clairement le programme et appliquer les mesures les plus contestées dès les premiers mois de leur mandat.
    Avec le faux dur Sarkozy flanqué du Chirac junior de Troyes comme avec le vrai mou de Bordeaux, le compte n’y sera pas mais au moins devrait-on avancer après 20 ans de surplace.

  19. Bonjour H16
    Votre article me renvoie directement à l’arrivée de Merkel au pouvoir, sans véritable majorité. Je pense que Juppe devra faire équipe avec Mâcron afin de provoquer une coalition assez large pour abattre les rigidités du marché du travail et de l’économie en France.
    Ça peut marcher, et c’est assez original. Une coalition centre gauche à la droite.

    1. Macron? et pourquoi pas M. Hollande?

  20. On ne dit pas de mal de Juppé ! 🙂
    Signé un Bordelais

  21. Juppé, le Justin Trudeau (sans les courbatures ) de la politique.

  22. Ecoutez il dira comme tous les autres, une France forte, je vais sauver la FRANCE… c’est tout, il sera pareil que les autres… le peuple a compris, je le pense.

  23. Quel déchainement de haine, de mauvais esprit, de défaitisme dans cet article comme dans la plupart des réactions. L’élection présidentielle en France devrait être la résultante d’un débat sur les idées et sur la France. Après une telle prose, pas de quoi donner des leçons aux Américains.

    1. l’auteur est réaliste pas défaitisme… il nous dit ce que le peuple pense tout bas.

  24. Sauf avis contraire, Monsieur Juppé fera ce qu’il dit, il est ainsi !

    Toutefois son programme comme celui des autres à 20 ans de retard.

    Or il ne s’agit pas de rattraper le retard mais de prendre de l’avance et de construire l’avenir.
    Les français dans leur rapport sado-maso avec la politique préféreront l’échec à la réussite, la stagnation au mouvement.

    On ne change pas un pays avec des lois, on ne fait pas évoluer un peuple avec des textes.
    Pour faire évoluer un pays il faut transformer le contexte, donc posséder un esprit de stratége, et un talent de visionnaire et être doté des capacités pédagogiques.

    Bref ! Ce qu’aucun candidat ne possède…

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