Le retour des États-nations, ce syndrome de Stockholm

Publié Par Ferghane Azihari, le dans International

Par Ferghane Azihari.

Difficile de nier l’existence de dysfonctionnements politiques en Europe. Cette observation est également partagée par Jakub Grygiel, chercheur au Center for European Policy Analysis à Washington qui, dans un article intitulé The Return of Europe’s Nation-States récemment paru dans la revue américaine Foreign Affairs, s’emploie à nous livrer son diagnostic et ses remèdes pour l’Europe. Le vieux continent souffrirait d’une érosion de ses États-nations. Ces mêmes États auraient été rendus virtuellement impuissants par l’intégration européenne.

Or, l’Union serait condamnée à l’inefficacité en raison de la diversité des intérêts de ses États-membres. Tout projet politique supranational serait chimérique. La construction européenne pêcherait par vanité en prétendant pouvoir dépasser l’indépassable. L’État-nation resterait selon lui le niveau de décision politique le plus pertinent et le plus légitime. Qu’importe le domaine considéré : économie, sécurité…Une renationalisation du vieux continent serait préférable à l’Union et revitaliserait la vie politique en Europe. Que faut-il en penser ?

Les États-nations ne nous ont jamais quittés

Le premier problème de cette analyse tient à ce qu’elle repose sur une affirmation, certes populaire, mais qui n’en reste pas moins fondée sur des bases discutables. En effet, pour parler d’un « retour » des États-nations, encore faudrait-il qu’ils nous aient véritablement quittés. Les chiffres indiquent au contraire que le poids des États en Europe n’a jamais cessé de croître ces dernières décennies. Les États européens consomment aujourd’hui en moyenne la moitié des richesses produites par leurs sujets.

Les libéralisations ponctuelles, sectorielles et partielles impulsées par Bruxelles n’infirment pas cette tendance générale à l’élargissement du champ d’intervention des gouvernements dans nos vies. Plus qu’un mirage, l’érosion des États-nations est une grille de lecture dont il faut se méfier. La propagation de ce mythe sert en effet la promotion des intérêts de la classe politique au détriment des nôtres.

Elle permet aux dirigeants de pratiquer ce qu’on pourrait appeler le « déni de pouvoir ». Or qui dit déni de pouvoir, dit déni de responsabilité : « Je ne peux pas être tenu responsable des difficultés que vous traversez puisque ce n’est pas moi qui suis aux manettes ». Mais il est une autre raison pour laquelle ce déni de pouvoir est dangereux. En imputant nos difficultés à l’impuissance supposée des États, il rend naturellement la puissance gouvernementale plus désirable. Il fabrique ainsi notre adhésion à la réduction de nos libertés et à l’enracinement de notre servitude.

Pourquoi se méfier de l’intégration politique de l’Europe ?

La prospérité des civilisations réside dans la liberté individuelle. La préservation de cette liberté réside quant à elle dans la fragmentation politique et la concurrence institutionnelle. Elles demeurent en effet les seuls instruments efficaces pour réguler les ardeurs des souverains. Or l’intégration politique de l’Europe affaiblit la concurrence institutionnelle. Il s’agit là du seul argument valable contre l’Union européenne.

Mais Jakub Grygiel avance au contraire des arguments douteux pour justifier la non-désirabilité de l’Union européenne. L’État-nation est comme qui dirait « essentialisé ». Il constitue au nom d’on-ne-sait-quelle-vérité la structure politique indépassable pour organiser la vie de la Cité. Pourtant, comme le fait remarquer le philosophe Jürgen Habermas, il n’y a pas lieu de sanctifier les États-nations. Ces derniers ne sont rien d’autre que de vulgaires constructions accidentelles nées du hasard de l’histoire.

Si ce constat n’est pas suffisant pour justifier la centralisation européenne comme le fait Habermas, il permet néanmoins de contrer le révisionnisme des nationalistes qui s’emploient à affirmer sur un ton péremptoire que les États-nations vont de soi.

Le problème du nationalisme méthodologique en sciences sociales

Cette idée fallacieuse puise notamment sa force dans le nationalisme méthodologique, un biais cognitif dominant dans les sciences sociales. Le nationalisme méthodologique consiste à analyser les phénomènes sociaux en prenant l’État-nation comme unité d’analyse principale. La société « nationale » est ainsi considérée comme un corps social parfaitement homogène qui se distinguerait parfaitement des collectivités humaines soumises à une autre juridiction nationale.

Un tel biais se ressent notamment lorsque Jakub Grygiel impute l’infaisabilité de la construction européenne à la diversité des intérêts nationaux. Très bien Monsieur Grygiel. Simplement, les intérêts des Français ne sont pas plus homogènes que les intérêts des Européens. Dans ces conditions, s’il nous faut rejeter la construction européenne en raison de la multiplicité des intérêts, alors il nous faut dans le même temps exprimer le même scepticisme vis-à-vis des États-nations.

L’État-nation à l’épreuve

« Les États-nations ont fait leurs preuves ». C’est ainsi que les nationalistes justifient régulièrement ces structures. Mais qu’est-ce que cela signifie au juste ? Est-ce à dire qu’ils ont prouvé leur capacité à maintenir la paix ? Une telle affirmation serait plus qu’audacieuse compte-tenu du fait que ces organisations ont perpétré durant le XXe siècle les crimes de masse les plus retentissants de toute l’histoire de l’humanité.

Est-ce à dire qu’ils ont prouvé leur capacité à garantir le développement économique ? Non, puisque c’est, la division du travail l’accumulation de capital, les gains de productivité ainsi que le progrès technique qui favorisent le développement. Les États ne jouent aucun rôle dans le processus de création de richesses et ne savent faire que le ralentir par leur activisme réglementaire et fiscal. Si développement économique il y a, il se fait en dépit, et non pas grâce aux États-nations.

Est-ce à dire enfin que les États-nations ont su bâtir des allégeances solides ? Cet argument n’est qu’une pétition de principe. Lorsqu’on se dote d’un système éducatif monopolistique et centralisé, il est facile d’inoculer le virus du nationalisme chez les populations pour forcer des allégeances qui n’auraient jamais existé sur un marché libre des idées. La légitimité des États-nations n’est donc ni plus ni moins que le fruit d’un rapport de force propre à un contexte social particulier.

Et cette légitimité est visiblement très fragile puisque certains gouvernements font aujourd’hui face à des pressions indépendantistes de plus en plus significatives (Catalogne, Écosse, Flandre, Corse, pour ne prendre que les exemples les plus évidents).

Syndrome de Stockholm

On ne peut certes pas nier un retour des nationalismes sur le vieux continent. La montée des partis autoritaires et la radicalisation du discours des partis traditionnels l’attestent. On aurait cependant tort d’attendre de ces idéologies tribales qu’elles revitalisent la vie politique en Europe. Elles précipiteraient au contraire son déclin.

Le nationalisme agit comme le syndrome de Stockholm. Il nous pousse à développer une affection toujours plus profonde vis-à-vis d’une institution qui ne sait rien faire d’autre qu’entraver la poursuite de nos desseins. C’est pourquoi il est important de se délivrer de ces schémas de pensée pour réaliser tout le potentiel des sociétés humaines, pour peu que l’on s’abstienne d’enfermer les individus dans des cadres institutionnels dépourvus de fondements rationnels.

Ainsi, loin de requérir une quelconque « renationalisation », la vie politique européenne a au contraire besoin d’une cure de « dénationalisation ». Cela n’implique pas nécessairement de recourir à une nouvelle forme de centralisme politique à l’échelle du continent. Il n’est pas question de choisir entre Charybde et Scylla.

La structuration forcée de l’Europe en États-nations ne fait qu’empêcher la naissance et le développement d’associations humaines libres, spontanées et authentiques : des institutions qui seraient sans doute plus profitables pour tous car plus respectueuses des aspirations de chacun.

Il est temps de démystifier ces structures périmées héritées d’un passé décadent.

  1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

    L’expérience nous montre que le nationalisme – tragique avatar de l’historicisme dénoncé par Popper – mène toujours au collectivisme, à l’étatisme et à la limitation de la liberté. Tout autant que le socialisme, il est l’ennemi définitif du libéralisme. Et même si l’idée de nation fut à l’origine un beau concept libéral, il n’y a aucune logique à vouloir le conserver aux dépens de la liberté, de l’indépendance des idées ou de l’esprit critique. La seule manière pour un libéral d’adhérer à nouveau à l’idée de nation, c’est de se rappeler que la nation n’est pas une création de l’esprit, encore moins la concrétisation déterministe d’une loi historique inexorable. Mais qu’elle est un processus évolutif qui donne bien lieu à une réalité : une association politique – qui n’a aucune assurance de durer immuablement dans le temps et l’espace – d’individus sur un territoire donné et bordé de frontières qui servent seulement à indiquer jusque où s’étend la juridiction de l’autorité en charge de protéger leurs droits naturels.

  2. Chers messieurs,
    Je vois votre haine des états nations, ce qui est dommageable a une réflexion pondérée.
    Mais faisons une expérience : on prend un système appliqué à un pays, qui ne fonctionne pas selon vous.
    La conclusion logique est naturellement d’élargir ce système pour diluer encore la représentation du citoyen. C’est une belle leçon de démocratie.
    D’autre part, et pour reprendre des éléments plus ratiinnels, l’histoire a une importance dans la construction et le vivre ensemble des peuples.
    Et encore une fois, faites une expérience : faites discuter un français et un polonais. Vous vous apercevrez qu’il existe des différences significatives entre les deux, à commencer par la langue. Nier la cohérence culturelle des états nations, c’est ne pas voir la réalité.
    Pour donner un bon traitement, il faut faire un bon diagnostic. Vouloir un libéralisme à tout prix, en étant totalement endoctriné ne sert pas.

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      « Je vois votre haine des états nations… »

      Quelle haine ? Juste un constat : le dévoiement de l’idée de nation – à l’origine, une idée libérale qui représentait l’association politique d’individus libres, en remplacement de la communauté traditionnellement structurée autour d’une lignée royale ou d’une religion – nous a conduit à une réduction sans cesse croissante des libertés de l’individu, sans parler des immenses tragédies qu’ont connu le 20e siècle.

      Personne ne nie la réalité qu’un Polonais ne parle pas la même langue qu’un Français. Ce que Ferghane Azihari dénonce dans son article, c’est que les États-nations empêchent ces deux individus d’entrer librement en relation, de s’associer, de travailler ensemble, etc. bref, de poursuivre librement leur chemin vers la recherche du bonheur.

      Parce que ce ne sont pas les « peuples » qui vivent ensemble, mais les individus, les libéraux, défenseurs des droits naturels en général et de la liberté en particulier, ne peuvent admettre que les relations entre individus soient soumises à de vaporeux et inquiétants concepts de « cohérence culturelle des États-nations ».

      1. José ,

        Votre commentaire , en gros , demande la disparition de l’état nation et son remplacement par des entités constructivistes telles que l’UE et l’ONU.
        Savez vous réellement qui dirige dans l’UE et à fortiori dans l’ONU ?…

        D’autre part , les états nations n’empêchent pas les gens de se rencontrer , ils le font s’ils le veulent , on voyage partout si l’on en a les moyens…

        De plus , il y a longtemps que les frontières des-dits états nations ( à supposer qu’ils existent , dans la mesure où je vois plus d’états que de nations …) sont poreuses aux avancées religieuses , aux modes …

        1. Vous faites l’erreur, courante, de vous inquiétez du détenteur du pouvoir plutôt que du pouvoir en lui-même. Le problème est bien que autrui s’estime légitime à décider pour autrui au lieu de décider pour lui même.

          Maintenant « état-nation » ou non, cela ne change strictement rien au problème de la démocratie totalitaire et masses, stupides, qui se font manipuler par les uns ou les autres. Bref, le problème de l’ « état-nation » est un faux problème. Le problème est bien celui que le libéralisme n’est pas plus soluble dans la démocratie totalitaire rêvée que dans l’oligarchie politico-médiatico-financière (crony capitalism) actuelle.

    2. à commencer par la langue.

      Vous semblez lier la nation et ses frontières à la langue. Pourtant les frontières suivent rarement les langues.
      Et heureusement.

  3. L’Europe ne pourra remplacer les état-nations qui la compose que le jour ou elle sera elle même une nation.

    1. Liam ,

      Une nation nommée Europe …cela fait bizarre …

  4. Personnellement, je ne crois pas à l’idée de nation ….
    Si l’on remonte dans le temps, tout a commencé par le groupe familial, la tribu, le village, la cité, etc
    Dans l’idée de nation il y a aussi l’idée sous-jacente de nationalisme et il n’est qu’à voir les dégats que cette idée a causés (2 guerres mondiales !)
    La nation est une idée politique avant tout et relativement récente !
    Précision : je vis en Grèce 5 mois par an et c’est pour moi une deuxième patrie et je m’y sens mieux qu’en France !
    Il ne faut pas confondre nation et différences culturelles qui peuvent exister au sein d’un même pays … La langue n’est pas un critère de l’idée de nation car alors les USA ne sont pas une nation (l’anglais est la langue officielle mais l’espagnol y est pratiqué parfois par 50% de la population en Floride notamment) et encore moins l’Inde (2.000 langues régionales) !

  5. « La structuration forcée de l’Europe en États-nations ne fait qu’empêcher la naissance et le développement d’associations humaines libres, spontanées et authentiques. »

    Des associations « humaines libres, spontanées et authentiques » : le farfelu qui à pondu cet article devrait préciser ce qu’il entends par là. Il va avoir du mal car cela n’existe qu’en rêves.

    L’article commence mal et continue à déraper au fil d’évidentes lacunes culturelles, historiques et intellectuelles.

  6. Il est exact en théorie que « l’intégration politique de l’Europe affaiblit la concurrence institutionnelle ». Mais c’est oublier un peu vite que la construction européenne a également (et peut-être surtout) augmenté cette concurrence institutionnelle, simplement par la liberté de mouvement des individus et de leurs capitaux. C’est donc davantage un argument pour ramener l’UE à la défense de ces libertés et de quelques principes fondamentaux, pas à la supprimer. Ce n’est pas une coïncidence que les défenseurs les plus acharnés de l’Etat-nation (extrême-droite et extrême-gauche réunis, même si cette dernière parle d’Etat tout court) soient à la fois les plus critiques envers l’UE et les plus grands contempteurs de ces libertés, par la défense du protectionnisme sous toutes ses formes.

    1. @Bruno Dandolo
      « Mais c’est oublier un peu vite que la construction européenne a également (et peut-être surtout) augmenté cette concurrence institutionnelle, simplement par la liberté de mouvement des individus et de leurs capitaux. » La liberté des individus et de leurs capitaux, c’est le fondement et la seule fonction originelle de l’U.E. Elle aurait dû rester cantonnée à cette fonction. Hors la liberté de circulation des individus et des capitaux existait déjà avant la première guerre mondiale, sans un organisme quasi-étatique pour dire aux peuples comment ils devaient vivre. L.U.E est une entité supra-nationale qui se mêle des affaires de ses Etats-membres, à vouloir que tous se formatent à ses idées, LU.E a le même problème que la caste politique, de notre pays en particulier : elle s’est dotée de super pouvoirs et ne rend aucun compte, mais en demande. Du coup elle devient un problème elle aussi.

  7. CF Pierre Poggioli, « Irlande, Pays basque, Corse : Après l’adieu aux armes », juillet 2015

    Après l’IRA et l’ETA, le FLNC a annoncé son « Adieu aux armes » (2014). Ces organisations armées, se revendiquant de “Nations sans Etat”, ont posé une question de fond à l’Europe. Le combat irlandais a contribué à modifier la carte de l’Europe, imposant la République d’Irlande dans le concert des Nations. D’autres peuples au sein de l’Union européenne, sans recourir à la violence armée, contestent le Royaume-Uni, l’Espagne et la France, Etats-nations “démocratiques”, mais aussi d’autres Etats au sein de l’UE. Les Référendums d’Indépendance en Ecosse et d’Autodétermination en Catalogne (2014), ont été soutenus par nombre de ces “Nations sans Etat”. Aujourd’hui les revendications ‘sécessionnistes” de ces divers Territoires reviennent avec force. D’autres contestations prennent de l’ampleur, au Royaume-Uni, en Espagne, en Belgique ou en Italie En France, au-delà des questions posées par les DOM-TOM, les Bonnets rouges en Bretagne renouent avec les mobilisations des années 60-70 « au nom du peuple breton ». Au-delà de l’IRA, de l’ETA et du FLNC, des mouvements armés ont aussi existé dans d’autres territoires, mais, notamment affaiblis par la répression, ils ont été absorbés au fil du temps par des mouvements publics portant les mêmes revendications. Face à la montée de ces mouvements, l’UE, créée et organisée par des Etats-Nations qui ont étouffé les revendications de ces “peuples sans Etat” en leur sein, ne pourra longtemps occulter cette question fondamentale pour son avenir. Et elle devra tôt ou tard redéfinir leur place en son sein, en contraignant ces Etats-nations “démocratiques” contestés à évoluer, tout en se réorganisant elle aussi autour de ces Territoires “régionaux” à forte identité culturelle, en privilégiant des partenariats d’association, de complémentarité et de solidarité entre-eux. Le mouvement actuel renoue avec le vaste mouvement de la première moitié du XIXème siècle, désigné alors sous le vocable de « Printemps des peuples », dont l’objectif initial, puis détourné, devait être la reconnaissance officielle de toutes les cultures.

    Pierre Poggioli, responsable nationaliste de la première heure, ancien élu à l’Assemblée de Corse (1984-1998) Docteur en sciences politiques, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la situation politique contemporaine

  8. Le paragraphe important de cet article :

    « La prospérité des civilisations réside dans la liberté individuelle. La préservation de cette liberté réside quant à elle dans la fragmentation politique et la concurrence institutionnelle. Elles demeurent en effet les seuls instruments efficaces pour réguler les ardeurs des souverains. Or l’intégration politique de l’Europe affaiblit la concurrence institutionnelle. Il s’agit là du seul argument valable contre l’Union européenne. »
    _________
    La liberté commence par la concurrence et celle-ci ne doit pas être qu’économique mais aussi fiscale, sociale, éducative etc….
    Plus d’états-nations ok mais de la subsidiarité à la plus petite échelle possible : que l’on puisse bouger de 20 ou 50km si les conditions du lieu ne nous conviennent pas ou plus.

  9. Pour le libéral libertaire, l’ennemi est la frontière. Or la nation renforce les frontières. D’où cet article lapidaire.

    « [les nations] ont perpétré durant le XXe siècle les crimes de masse les plus retentissants de toute l’histoire de l’humanité. »
    L’Allemagne nazi, et la Russie communiste n’étaient pas des états nations.

    Je doute que les « institutions » souhaitées par l’auteur ne finissent par user de la force et fassent naître une réaction.

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