Les plus riches payent plus de 66 % de l’impôt sur le revenu [Replay]

Publié Par IREF Europe, le dans Fiscalité

Un article de l’IREF-Europe.

Fiscalité

Fiscalité By: Francisco GonzalezCC BY 2.0

N’en déplaise à Thomas Piketty qui soutient que les riches ne payent pas suffisamment d’impôts, d’après les données publiées le 30 avril dernier par le Financial Times, 15 % des Britanniques les plus riches acquittent 66 % de l’impôt sur le revenu.

En France, la situation est encore plus exagérée, avec 67 % de la totalité de l’IR acquittée par 10 % des ménages français les plus riches.

Ces chiffres montrent que les 15 % des Britanniques les plus riches – imposés jusqu’à un taux de 40 % – payent 66 % du total de l’impôt sur le revenu (IR).

En France, le taux d’imposition des plus riches est supérieur, la dernière tranche est en effet imposée à 45 %.

Sur le web

  1. Contrairement à ce qui est affirmé, l’impôt en France dépasse 100 pour 100 du revenu si on y ajoute l’ISF payé tous les ans et les droits de mutation par décès qui sont de 40 pour cent dans les dernières tranches d’une succession en ligne directe.
    Si on raisonne en globalité de la charge fiscale, il faut considérer qu’un patrimoine important se transmet en moyenne 3 fis tous les 100 ans.
    A fortune égale, c’est donc le capital qui est entamé à chaque génération.

    1. …3 fois tous les 100 ans….

    2. Et il ne faut pas oublier aussi de prendre en compte la TVA

      1. un célibataire résident français au delà de 2400€ de revenus mensuels atteint effectivement le taux de 49%, dans le cas d’une imposition à 45% ce taux monte à 54,16%.

    3. Oui, c’est d’ailleurs bien normal, dans une société liberale, on est censé glorifier l’entrepreneur, la fluidité des revenues distribués en fonction des mérites et des choix, mais pas la fixation des rentes familiales transférées de génération en génération.
      Et puis soyons honnête, l’impôt sur le revenu n’est qu’un impôt parmi d’autres, et il n’est même pas progressif, car pour ceux qui ont du pognon à placer, des investissements là où il faut permettent de le réduire fortement. Dans la réalité, seul les contribuables sans patrimoine, gagnant entre 2000 et 5000€ le payent plein pot.

      1. Dans une société libérale, on ne se pose pas en juge pour décider si quelqu’un « mérite » ceci ou cela, c’est à lui, point barre. Et des investissements « là ou il faut », c’est facile à dire….

        1. Oui c’est vrai, celui qui a une aide sociale est un assisté, celui qui a une aide familiale est un entrepreneur. Votre vision du libéralisme n’est que conservatisme.

          1. « celui qui a une aide familiale est un entrepreneur »
            Qui a dit ça?…

  2. Le signe évident d’un différentiel riches/pauvres qui devient insoutenable.
    Même après moultes optimisations fiscales (y’a que les riches handicapés qui sont prélevés à 45%) leur participation à l’impôt sur le revenu reste assez élevée en proportion…ce qui n’est pas très étonnant, vue qu’en face il y a toute une partie de trop pauvres pour être imposables.
    « Les cinq familles françaises les plus riches est largement supérieur à celui des 30% de ménages les plus pauvres du pays. »

    Ça conforte le discours de Piketty en fait…

    1. Cela explique également que LONDON est devenue, en nombre d’habitants français, la 5ème ville de France

    2. Pas vraiment une confirmation en réalité, si l’on croit les dernières études de l’INSEE démontrant que les inégalités régressent (en raison d’un appauvrissement des plus aisées plutôt que d’un enrichissement des plus riches mais passons).

      Le problème de l’impôt sur le revenu est qu’il est délibérément concentré sur un nombre faible de ménages. Ca permet de cajoler l’électeur-non-contribuable et de dire qu’ont fait payer les riches (qui sont en fait « les autres »). Le problème, c’est que ça rend l’IR très sensible aux phénomènes d’exil fiscal ou de contournement, ce qui expose l’Etat à de fortes baisses de rendement.

      Il est vrai que les patrimoines les plus importants peuvent optimiser leur impôt sur le revenu, notamment en choisissant de ne pas se verser de rémunération ou d’interposer une holding pour ne pas percevoir de produits financiers. En revanche, les personnes aisées qui vivent réellement de leur travail (professions libérales, cadres supérieurs par exemple) n’ont pas accès au paradis optimisateur et sont généralement contraintes de payer le prix fort.

      L’impôt sur le revenu est un mauvais impôt. Il a une assiette étroite (peu de gens le paient, sans compter des tas de niches fiscales) et des taux élevés (45%) et cela sans compter la contribution « exceptionnelle » sur les hauts revenus (qui s’est installée dans le paysage depuis maintenant 6 ans et pourrait donc être rebaptisée « courante »). A contrario, la CSG est plutôt un bon impôt (assiette large et taux faible), ce qui fait d’elle d’ailleurs un des impôts ayant le rendement le plus élevé.

      Il serait bon un jour que la politique quitte le monde de la fiscalité. Cela permettrait enfin d’avoir un système fiscal qui répond avant tout à deux objectifs: être efficace (ce qui n’est plus le cas), être juste (c’est à dire de préférence proportionnel). En France, on n’y a constamment ajouter l’objectif de faire payer les riches, ce qui a rendu le système injuste et inefficace.

      1. *Enrichissement des plus pauvres

      2. La volonté obstinée du gouvernement de sortir plus de 50% des français de l’impôt sur le revenu n’est bien entendu pas innocente d’un point de vue politicien. Avec un impôt touchant moins de la moitié des français, une hausse devient nécessairement populaire et permet donc de faire facilement du clientélisme.

        1. le clientélisme n’est pas l’apanage belge, il est devenu quasi institutionnel en France depuis mai 1981.

      3. « Il serait bon un jour que la politique quitte le monde de la fiscalité » Le ciel vous entende; si cela pouvait être fixé directement par la cour des comptes par exemple. Ce jour-là, j’arrête de faire de French Bashing. Mais vous savez pertinemment que cela n’arrivera pas 🙁

        1. Concernant la Cour des Comptes voir ci-après le lien établissant le haut niveau de compétence du président de cet organisme

          http://fr.evilox.com/videos/didier-migaud-calcul-mental

      4. En réalité, quand on détient tout partie de son entreprise, l’interposition d’une holding est peu couteuse (j’ai fait la mienne pour 3000€ tout compris), efficace et facile à mettre en oeuvre en quelques semaines. Le tout est de tout faire pour éviter de tomber sous le régime du RSI.
        Avec cela vous pouvez déjà commencer à affamer la bête immonde de l’État.

  3. Et alors ? L’impôt sur le revenu n’est même pas l’impôt qui remporte le plus à l’état. Ce que dit piketty, qui résonne sur l’ensemble des impôts payés sur l’ensemble des revenus, ce que paye les 10% les plus riches n’est pas plus élevé que ce paye un français au salaire moyen, alors même que ces revenus augmentent 4 fois plus vite que ceux des classes moyennes, déconnecté de la productivité.

    1. @ tigrou777 : je vous confirme : les 10 % les plus riches payent bien plus en moyenne que le français moyen, et leurs revenus stagnent.

      Par contre, si vous faites comme Piketty : assimiler « les riches » au 0.0001 % de la population, alors oui, leurs revenus augmentent très vite (merci Xavier Niel) mais même là, ils restent bien plus imposés que la moyenne de la population, La démonstration de Piketty étant d’une malhonnêteté intellectuelle rare (ex pour Mme Bettencourt : elle n’est pas imposée sur les dividendes qu’elle ne se distribuent pas ni sur les dividendes réinvestis dans l’oreal qui devraient augmenter son patrimoine, donc elle n’est pas imposée …)

      Piketty a raison sur tout, comme Marx …

  4. Les riches paient ils trop d’impôts en France ? Techniquement oui, et ça pose problème.

    Mais pas de quoi les pleurer : ils restent riches et gardent un niveau de vie nettement au-dessus du reste de la population, les pauvres et classes populaires souffrent bien plus.

    1. certes et « effectivemenr », mais vous omettez de préciser les conséquences fiscales dans un monde ouvert, et les cieux plus bleus ailleurs. Pour l’exemple, Toujours en mai juin 1981, près de 28000 français ont quitté le pays, la plupart se sont installés en Floride, pratiquement guère plus de 10% sont revenus en France (y mourir), leurs enfants sont devenus américains. pour le reste , indépendamment de l’IR, l’ISF fait « gagner » à l’Etat 5 Milliards par an en ressources, et en fait perdre 10 milliards en moins values de recettes fiscales. Vous avez dit « bonne gestion » ?

  5. Tout cela me semble logique ….
    Difficile de tondre les oeufs …

    1. Encore plus difficile de leur faire pousser une belle chevelure luxuriante en leur greffant des piquants d’oursin..

  6. Je déteste ce genre d’article qui mettent un coup de projecteur sur un impôt ou une situation pour en tirer des conclusions générales. Je déteste ça quand ça vient de l’IREF et publié par contrepoints encore plus que quand ça vient de Piketout.
    Et merci captain obvious : à quand un article de l’IREF s’indignant que 100% des taxes foncières sont payés par des propriétaires, que 100% de l’ISF est payé par des gens fortunés, et 100% de la TVA par des consommateurs ?
    Savoir que « 67 % de la totalité de l’IR acquittée par 10 % des ménages français les plus riches » ne veut rien dire en soi : est-ce parce qu’ils ils concentrent une part indécente des revenus, ou bien parce qu’ils sont persécutés ?

    L’important dans un système fiscal (surtout aussi compliqué que le nôtre) ce n’est pas qui paye tel ou tel impôt (surtout un impôt aussi marginal que l’IR) , c’est qui paye tout compris (IR, CSG, IS, etc.) et en échange de quoi.

    1. En échange de service de merde obligatoire…

  7. Un chiffre qui n’a pas beaucoup de sens… Si ces 10% encaissent 66% des revenus, il est normal qu’il fournissent (au moins) 66% de l’impôt sur le revenu.

    1. Raisonnement idiot….. 10% ne font pas 67% du pib…….

  8. IL EST utile de rappeler que ces taux n’impliquent que les revenus salariaux, pour les autres revenus en France le taux peut monter jusque 60.5% les années sans surtaxe des 45%, et jusque 65% les années avec surtaxes (45% + 10% de 45% + 15.50% autres revenus).

  9. On nous dit que : « 67% de l’impôt sur le revenu est payé par 10% de la population française. »

    Re-situons déjà le débat :
    1/ L’impôt sur le revenu c’est environ 7 ou 8% de la totalité des prélèvements obligatoires (75 milliards sur 1000 grosso modo). Un bien « petit » impôt par rapport aux autres prélèvements finalement. La TVA par exemple c’est 20% des prélèvements obligatoires, et tout le monde la paie.
    2/ L’impôt sur le revenu est un des rares impôts progressifs : théoriquement, plus on gagne, plus on paie (en proportion donc).
    3/ Environ la moitié des français est imposable à l’impôt sur le revenu, faute de revenus imposables suffisants.
    4/ Les 10% les plus aisés de la population absorbent chaque année entre un quart et un tiers de la totalité des revenus.

    Au vue de tout cela, est-ce que le titre de cet article est si incroyable ? Il s’agit d’un fait certes, mais assez racoleur énoncé de la sorte. On se trompe un peu de débat. Il vaudrait mieux parler de l’assiette de cet impôt et des taux plutôt que de simplement dire : ces 10% paient pour tous les autres.

    Un des commentateurs indique : »L’impôt sur le revenu est un mauvais impôt. Il a une assiette étroite (peu de gens le paient, sans compter des tas de niches fiscales) et des taux élevés ».
    Si je suis d’accord sur le fait que l’assiette est trop étroite et pourrait remettre en cause le consentement de cet impôt, il ne faut pas exagérer sur les taux. On a déjà vu des tranches maximales monter jusqu’à 90% sans provoquer d’effondrement. Et ce n’était dans un pays communiste : les Etats-Unis.

    Et puis n’oublions pas que c’est un système de tranches : Par exemple, si je déclare un revenu final de 25 000 € après déduction, je serais imposé à 0% sur la première tranche, puis 14% sur la 2e tranche (de mon 9700e euros jusqu’à mon 25000e euros soit 15 300 euros à 14%). Si j’ai une augmentation qui me permet de gagner 27 000 euros, je ne vais donc pas être imposé à 30% sur l’intégralité de mes revenus mais seulement sur la part supérieure à 26 791€ (début de la 3e tranche) soit 209 euro à 30% (27 000 – 26 791).
    Plus techniquement, on différencie le taux d’imposition moyen et le taux marginal. Le taux marginal c’est la plus haute tranche de l’impôt, le taux moyen c’est celui pour lequel nous sommes imposés en moyenne sur nos revenus.

  10. Il est absolument détestable d’entretenir cette confusion volontaire entre revenu et richesse. C’est (ou ce devrait être) un marqueur évident pour un libéral.
    Non, ce ne sont pas les plus riches qui paient le plus d’impôts sur le revenu. Ce sont ceux qui ont les plus gros revenus qui entrent dans la définition fiscale de l’assiette concernée et pour la période considérée.
    C’est très différent.

  11. Cela ne me parait pas outrageusement anormal! Avant le révolution, c’était l’inverse: les pauvres étaient écrasés d’impôts, alors que les plus riches en étaient exemptés!… Etait-ce plus « normal »? Faut-il rappeler qu’aux Etats-Unis, pays qui ne passe pas pour particulièrement « socialiste », une tranche des revenus fut taxée à 90%, après la « grande dépression »!… C’est le double de notre tranche maxi, en France! J’imagine que Monsieur Carlos Ghosn doit encore disposer de moyens de ne pas mourir de faim, après avoir acquitté 45% d’impôts sur ses quelque 15 millions de revenus annuels? Non? Alors, où se situe « l’injustice »?

    1. Écraser ?????
      Le 3 impôts représenter entre 10 et 15% des revenus…….

      1. Les 90 %… C’est à une époque où partir n’était pas aiser…. Ne pas pouvoir sortir permettait de se servir sur la bête.
        Carlos gohsn n’a pas voler ses 15 millions…. Il n’y a aucune raison objectif de lui en prendre 7…..

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