Pour gagner de l’argent, devenez ingénieur !

Publié Par Alexis Vintray, le dans École & éducation, Pushmobile

Par Alexis Vintray.

Quelles études choisir pour gagner bien sa vie et rentabiliser au mieux son temps sur les bancs de la fac ou de l’école ? Selon une nouvelle étude menée par Payscale, il vous faut sans hésitation vous diriger vers… les études d’ingénieur ou de commerce.

Les études qui rapportent le plus

Selon cette étude menée exclusivement aux États-Unis, ce sont en effet les études d’ingénieur qui vous apporteront le meilleur rendement, calculé en comparant le salaire supplémentaire par rapport à un non diplômé d’une part, et le coût des études d’autre part.

Les études d’ingénierie (qui incluent aussi les études d’informatique) ont en effet rapporté en moyenne 12% par an à ceux qui les ont suivies. Un investissement en capital humain très rentable, bien plus que la bourse par exemple (Les marchés américains, représentés par le S&P 500, ont gagné « uniquement » 7,8% par an sur les mêmes 20 années). Et tout cela avec très peu de variance entre bonnes et mauvaises universités. De manière intéressante, la spécialité joue bien plus que l’établissement : mieux vaut étudier l’ingénierie dans une université médiocre que les arts dans une université de premier plan.

Les études de commerce sont elles aussi un excellent investissement puisqu’elles délivrent un rendement de 8,7% par an en moyenne sur les 20 dernières années. À l’inverse, les humanités (littérature, sociologie, philosophie, etc.) ou l’art sont loin d’avoir des rendements aussi intéressants, et peuvent bien souvent être des investissements à rendement négatif.

Parmi les pires universités américaines selon Payscale pour le rendement financier :

  • Shaw University
  • University of Montevallo
  • Fayetteville State University
  • University of South Carolina – Aiken Campus
  • SUNY – College at Potsdam

Quelles sont les études qui rapportent le plus en France ?

Les résultats seraient-ils les mêmes en France ? Ils seraient très fortement biaisés par les subventions massives à l’université ou aux études d’ingénieurs en particulier : les deux sont quasiment gratuites, voire payent leurs élèves pour l’École Normale Supérieure ou l’école Polytechnique. À l’inverse, les écoles de commerce coûtent souvent plus de 10 000€ l’année aux étudiants.

Mais si l’on se focalisait uniquement sur le gain absolu apporté par les études (et non leur mesure en pourcentage du montant payé pour étudier), il y a fort à parier que les résultats seraient proches quand on voit les salaires moyens à la sortie des écoles d’ingénieurs ou de commerce.

Le salaire, un outil parmi d’autres pour les étudiants

Bien sûr, on pourra regretter que l’étude se focalise exclusivement sur le rendement des études en pourcentage comme le souligne le cas français ou le coût des études varie massivement. En outre, le gain salarial apporté par les études est loin d’être la seule motivation que l’on peut avoir pour entreprendre des études, avec la satisfaction intellectuelle, l’ouverture à l’international ou l’accomplissement personnel.

Mais cela doit évidemment être un des critères, en particulier dans les pays où l’État continue à financer les études secondaires, et où l’adaptation de ces études au marché du travail est un besoin évident.

Enfin, l’importance du rendement des études, même aux États-Unis en dépit de leur coût élevé, souligne à quel point il est juste de faire payer les étudiants pour leurs propres études : toute la société doit-elle financer des études qui bénéficieront si massivement à ceux qui les font ?

 

A lire :

  1. Les études ne sont pas gratuites en France, le paiement se fait ultérieurement sous forme d’impôt. Le pays investit dans la formation de ses étudiants et récupère ensuite. Le problème n’est pas la gratuité, c’est l’absence de sélection des étudiants et la gestion/sélection calamiteuse des enseignants.

    1. si les études étaient payantes, il n’y aurait plus d’EN , si la SNCF faisait payer le prix réel , il n’y aurait plus de SNCF. la non sélection permet d’avoir encore des étudiants , ceux qui peuvent payer vont ailleurs !

      1. a non sélection permet d’avoir encore des étudiants

        Oo
        La non sélection permet d’avoir des étudiants? ou alors fait fuir plutôt ceux qui sont les meilleurs et qui ont les moyens. et permet d’avoir des glandus qui ne passent leur licence qu’à 27 ans…..sur des sujets complétements inutiles dans le futur qui serait plus proche de la masturbation intellectuel (pour ce qu’il y’a d’intellectuel là dedans) qu’autre chose !
        Les écoles d’ingé sont pleines, elles sélectionnent, bizarre non? 🙂

        La méritocratie serait à l’inverse ce qu’il faut.

  2. 30% des étudiants de mon école d’ingénieur étaient boursier et ils n’auraient pas prit le risque de faire des études si longue s’il devaient faire un emprunt. le. financement des études secondaires fait partie de l’ascenseur social et les bénéficiaires(en tout cas pour les ingénieurs ) remboursent largement cette charge grâce aux impôt

    1. Si eux n’étaient pas prêts à prendre personnellement le risque de l’emprunt, pourquoi le contribuable qui ne les connaît pas devrait-il prendre à leur place le risque de miser sur eux ? Les élèves-ingénieurs français voyagent aujourd’hui beaucoup à l’étranger, mais on se demande ce qu’ils en apprennent !

      1. Qu’il ne faut pas revenir en France, raison pour laquelle nombre d’entre eux restent à l’étranger 😉

      2. Mais tous le monde n’ a pas la chance d’avoir papa et maman qui mettent la main à la poche du CP à Bac+5 et puis leur futur salaire compensera largement les aides qu’ils perçoivent.

        1. Ils peuvent aussi réfléchir 2 secondes au coût qu’un enfant implique avant d’en faire un. Les frais de scolarité sont facilement trouvables sur internet.
          Une solution: le développement massif de l’apprentissage qui permet de soulager les parents.

        2. Lazarius, j’ai fait un emprunt de 21600€ pour me payer mon école d’ingé.
          d’autre utilisent l’apprentissage (courant dans de nombreuses écoles de la CGE)

          il faut arrêter avec la bourse absolue, surtout que les boursiers que j’ai côtoyer n’était pas des flèches……

          1. Qui parle de bourse absolue à part vous? Félicitation pour votre parcours mais tout le monde n’a pas vocation à devenir ingénieur même par apprentissage et puis je me doute que pour un prêt de cette ampleur la seul acceptation dans une école d’ingénieur ne sert pas de caution ou de garantie.

            Et puis chacun à son parcours individuel, les étudiants boursiers que vous avez croisés ne sont pas représentatifs, étudiant boursier échelon 6 en relations internationales en M2 à Science Po Toulouse à la rentrée je ne me considère à tire personnel pas du tout comme un assisté même si je sais que les étudiants boursiers qui en profitent existent, j’enchaîne les saisons estivales en intérim depuis mon bac pour pouvoir payer la caution des logements du Crous.

            1. Si vous estimez que vous n’avez pas vocation à devenir ingénieur ou responsable commercial, les professions dont traite l’article, c’est votre affaire, mais c’est un autre sujet.

  3. il n’y avait pas besoin de faire une étude pour arrivera cette conclusion.

    il y a des employeurs pour les ingenieurs et des commerciaux

    qui emploie un titulaire d’un master en histoire de l’art ? pas nombreux donc peut pas se faire payer

  4. certes, je suis d’accord avec cet article, aux Etats Unis, mais vous oubliez de dire que font les ingenieurs en France? sont ils aussi performants que les Americains qui sortent des ecoles d’ingenieur.. la mondialisation a fragilise l’image de polytechnique, on pensait que c’etait la meilleure au monde, et il y a bien meilleurES ECOLES .. je m’en suis rendue compte en travaillant dehors de la France. HEC pareil, ME DIRA T-ON, ON CONNAIT PLUS Harvard Business school QU’HEC.. demandez A des CEO.. aux usa etc..CE SONT DES ECOLES QUI EMPECHENT LA CREATIVITE, C’EST SI DIFFERENT DES AMERICAINS, REGARDEZ STEVE JOB, LEPAGE ETC.. ET EN FRANCE, RIEN.. C’EST DESOLANT.. L’AMERIQUE SERA TOUJOURS UN GRAND MODELE.. ET J’EN SUIS FIERE.. . MARIE, ETATS UNIS.

    1. Pendant longtemps, on a cru que problème des Grandes Ecoles, c’était d’y entrer. Mais le problème, c’est la sortie. Ceux qui ont en France le courage et la possibilité de rejeter les propositions malhonnêtes des grands corps de l’Etat pour s’expatrier réussissent très bien. Les autres se rabattent en grande majorité sur construction d’un carnet d’adresses. Comparez Mandelbrot et Messier…

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