Français : n’ayez pas peur de la mondialisation !

Publié Par Sylvain Fontan, le dans Économie

Par Sylvain Fontan.

mappemonde credits D. Cappronnier (licence creative commons)

Les Français considèrent parfois la mondialisation comme une menace responsable du chômage. Ce sentiment est renforcé par un discours politique lui faisant porter le poids du déclin économique du pays. En réalité, ce n’est pas la mondialisation en soi qui est la source des problèmes de la France, mais les dysfonctionnements propres de ce pays qui l’empêchent de profiter des effets vertueux de la mondialisation.

La défiance des Français vis-à-vis de la mondialisation

Les Français jugent l’ouverture internationale comme la première cause de chômage. L’idée en creux est qu’ils considèrent que la croissance des grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil…) est un élément qui pèse négativement sur les entreprises françaises et sur l’emploi. La croyance selon laquelle les délocalisations (processus conduisant à un transfert d’activité du territoire national vers l’étranger) sont à l’origine de l’essentiel des destructions d’emplois, est symptomatique de ce phénomène de rejet de la mondialisation.

En effet, les délocalisations sont en réalité responsables de moins de 10% des destructions d’emplois en France. De plus, au-delà des destructions d’emplois, c’est la capacité (ou l’incapacité) à en créer de nouveaux qui devrait focaliser l’attention et les énergies. Dès lors, c’est probablement davantage la défiance profonde des français vis-à-vis du système capitaliste qui explique le rejet actuel de la mondialisation.

Sans sous-estimer ces éléments de contexte, il existe des raisons économiques objectives à ce rejet. Pour ce faire, il convient tout d’abord de rappeler certaines conventions qui expliquent le mécanisme de l’échange par le besoin réciproque :

• En soi, l’échange économique trouve sa justification dans la volonté des individus d’obtenir ce qui leur manque. Dans cette conception, chacun désire maximiser sa satisfaction (quantité et qualité des achats) tout en minimisant ses coûts (prix des achats).

• Ensuite, l’échange est également un moyen de palier au phénomène de la rareté. En effet, la production d’un pays est limitée par la quantité de travail (salariés) et de capital (machines) disponible et par le progrès technique (innovation) existant, autrement dit : les facteurs de production. L’ouverture internationale va donc permettre une meilleure utilisation des facteurs de production au niveau mondial en augmentant le potentiel de ces facteurs, et par conséquent un accroissement de la productivité. En d’autres termes, l’augmentation de l’efficacité des facteurs de production (meilleure utilisation) augmentera la quantité totale de la production.

• Dans ce cadre, l’échange international devrait générer une baisse des prix des biens échangés et donc une hausse du pouvoir d’achat qui permettra à son tour d’accroître la consommation, et donc la production. Ainsi, l’emploi des secteurs bénéficiant de cette nouvelle demande devrait donc croître, et ainsi de suite.

Alors que ces avantages sont une réalité dans plusieurs pays, ils sont moins évidents en France. En effet, les bénéfices attendus de l’échange sont plus limités en France qu’à l’étranger. Conformément à la théorie, l’ouverture internationale a entraîné une baisse des prix des biens échangés dans la plupart des pays développés depuis le début des années 2000.

Or, en France, même si le prix de plusieurs biens a diminué (télévisions, informatique, électrotechnique…), globalement le prix des biens d’équipement, des voitures ou des biens de grande consommation ont continué à croître. Dès lors, malgré une hausse du pouvoir d’achat des français, cette hausse a été moins marquée que dans les autres pays développés.

Dysfonctionnements économiques propres à la France

imgscan contrepoints 2112 mondialisationLes raisons de cette évolution atypique ne sont pas liées à l’Euro mais sont propres à la France. En effet, les autres pays de la zone euro doivent également composer avec la monnaie unique.

Ces pays jugent également parfois que la monnaie unique est trop « forte » par rapport à ce qu’ils souhaiteraient, et pourtant ils ne font pas face au même phénomène qu’en France. Dans un contexte où les pays ne peuvent plus dévaluer (c’est-à-dire diminuer volontairement la valeur de leur monnaie pour stimuler les exportations), une monnaie jugée trop forte oblige normalement les pays à faire des efforts en matière de compétitivité. En d’autres termes, quand la monnaie ne peut plus s’adapter à l’économie, c’est à l’économie de s’adapter à la monnaie.

Or, la France n’a pas réalisé ces efforts. De plus, la concurrence (dont une des vertus est de tirer les prix à la baisse) qui pourrait participer à améliorer le pouvoir d’achat des français, n’est pas une des qualités premières de l’économie française. Également, la réglementation et les charges (salariales et patronales) qui pèsent sur le secteur de la distribution engendrent des coûts qui se répercutent nécessairement sur les prix de ventes, et donc sur le consommateur final.

Dès lors, les populations les moins aisées subissent des effets négatifs car le prix de leur « panier de consommation » (largement formé de produits importés) a crû plus fortement que celui des ménages ayant un revenu plus élevé. Elles sont ainsi les premières victimes d’une ouverture internationale qui provoque une réduction de la demande de travail non-qualifié dans les pays développés.

La France fait face à un réel problème de mobilité professionnelle. En effet, au-delà des effets de l’échange international sur les prix, la mondialisation est souvent rendue coupable du chômage. Toutefois, il convient de distinguer les effets directement liés à l’ouverture internationale des échanges de ceux liés à l’impact du progrès technique.

En effet, le progrès technique, autrement dit l’innovation, peut réduire la demande de travailleurs nécessaires pour produire un même bien, et peut donc augmenter le chômage. Dans ce cadre, mondialisation et progrès technique combinés modifient le tissu productif français et la répartition des richesses. Pour que leurs effets soient globalement positifs, il faudrait que les travailleurs puissent facilement changer de poste de travail, d’entreprise, de secteur d’activité ou de région.

Or en France, la mobilité est très faible. De plus, lorsqu’elle existe, elle est largement subie, plus qu’elle n’est voulue. En effet, les salariés qui changent d’emploi sont surtout ceux sous CDD (Contrat à Durée Déterminée), aidés ou intérimaires. Dès lors, la France est potentiellement plus fragile que d’autres pays face aux effets néfastes de la mondialisation.

La faible mobilité des travailleurs est liée au manque de formation continue. En effet, la France présente un taux de formation continue (donnant lieu à la délivrance d’un diplôme ou d’un certificat) parmi les plus faibles des pays européens. De plus, la formation dispensée est centrée sur le capital humain spécifique et pas général. Autrement dit, les formations dont bénéficient les travailleurs sont axées sur l’emploi qu’ils occupent et pas sur ceux qu’ils pourraient occuper.

Ainsi, alors que la perte d’un emploi dans un autre pays peut représenter une opportunité d’évolution de carrière et de changement de voie, le travailleur français peu qualifié est insuffisamment préparé à cette perspective. Son intégration sur le marché du travail est d’autant plus difficile que ses qualifications sont spécifiquement liées à son ancienne entreprise et que ses aptitudes d’adaptation sont faibles. Ainsi, la capacité des salariés à faire face aux mutations économiques reste limitée. Il convient également de citer les difficultés de logement comme facteur de faible mobilité.

L’immobilité économique de la France a aussi participé à la dégradation de sa position commerciale. La dégradation de la part de marché de la France dans le commerce international résulte principalement des échanges de produits manufacturés et de l’augmentation de la facture énergétique. Le seul secteur manufacturier explique 60% du creusement du déficit commercial de la France.

Toutefois, si la hausse du coût du travail peut expliquer l’accroissement du déficit courant de la France, elle n’est pas suffisante pour appréhender la diminution de l’offre industrielle. D’autres éléments viennent expliquer cette dégradation.

Parmi ces éléments, et au-delà des aspects liés aux coûts de production, il convient de citer (1) un cadre réglementaire et administratif particulièrement handicapant pour le développement des activités productrices de richesses, (2) une trop grande spécialisation de la production française sur le moyen de gamme, (3) une offre insuffisante de produits innovants, (4) des entreprises en moyenne trop petites, (5) une trop faible présence sur les marchés émergents, et enfin (6) la difficulté des entrepreneurs à profiter de l’évolution de la demande mondiale.

Le dernier point concernant la difficulté des entreprises à capter la croissance mondiale est directement lié aux autres points, mais il est également lié à des choix stratégiques parfois malheureux. Typiquement, l’industrie automobile française, dont certains constructeurs n’ont pas su correctement anticiper les modifications du marché et de la demande mondiale.

Conclusion

Le sentiment négatif des français vis-à-vis de la mondialisation peut apparaître légitime. En effet, le cercle vertueux de l’échange n’a pas pu parfaitement s’enclencher. Le commerce extérieur n’a pas induit une baisse suffisante des prix des biens importés, limitant ainsi les gains de pouvoir d’achat et la création d’emplois que cette demande supplémentaire aurait normalement dû entraîner. Les suppressions d’emplois induites par le développement des échanges internationaux n’ont pas été parfaitement compensées par la création d’emplois dans d’autres secteurs.

Cependant, les raisons de ce sentiment répandu dans la population se basent sur un diagnostic erroné. Selon lui, la mondialisation est intrinsèquement mauvaise pour la France. En réalité, le responsable du chômage, du sentiment de perte de pouvoir d’achat et de déclassement social n’est pas lié à l’échange international, mais à l’incapacité de la France à s’y adapter : manque de réformes, de mobilité, de flexibilité, de réactivité et de concurrence de l’économie.

À cela il conviendrait également d’ajouter un ensemble d’autres phénomènes bloquants, dont à titre d’exemple : les rentes de situation liées à des statuts professionnels privilégiés (qui n’incitent pas à la performance, ni au changement), un droit contractuel très protecteur (qui limite la capacité d’intégration des personnes exclues du marché du travail -jeunes et peu qualifiés-), ou encore des frictions sociales et idéologiques profondément ancrées dans la vie politique française (défense d’intérêts catégoriels de court terme plutôt que l’intérêt général de long terme).

Toutefois, le potentiel d’adaptation de la France existe. Pour ce faire, (1) il faut libérer les marchés afin qu’ils répercutent correctement la baisse des prix des biens mondialisés sur le consommateur final, (2) inciter les entreprises et les salariés à multiplier les formations professionnelles générales plutôt que spécifiques, afin d’accroître l’autonomie professionnelle, et ce, non pas de façon autoritaire et administrée mais en soulignant l’intérêt de chacun, et enfin (3) améliorer la compétitivité française en facilitant le développement et la diffusion du progrès technique grâce notamment à l’amélioration des marges des entreprises.

Ainsi, la France pourrait se réconcilier avec la mondialisation et enfin en tirer bénéfice. De telles mesures n’engendreraient ni hausse d’impôt, ni augmentation des dépenses publiques. Au contraire, en augmentant le potentiel de croissance de la France, le pays pourrait à moyen terme diminuer les impôts et améliorer l’efficacité de la puissance publique.

De plus, cette perspective permettrait aux agents économiques d’être plus confiants dans l’avenir et de ne pas reporter leurs décisions d’investissement s’ils intègrent l’idée que la puissance publique ne va pas continuellement augmenter ses dépenses, ce qui induit nécessairement une perspective d’impôts différés.

Toutefois, tous ces éléments sont conditionnés au fait que les dirigeants politiques nationaux intègrent des éléments de pédagogie dans leur discours. En revanche, comme les enjeux électoraux priment traditionnellement sur les enjeux économiques collectifs, il est peu probable que cela puisse être le cas dans un avenir proche, sauf à intégrer des mécanismes au sein de la vie politique française permettant de « lier les mains » des responsables politiques (objectifs économiques chiffrés et réalistes, mandats uniques, intégration d’experts provenant de la société civile…).

Sur le web

 

  1. La raison de la peur :

    Ouvrez un manuel d’économie d’un lycéen.

    Demandez vous si les prof (fonctionnaires)qui enseignent st libéraux.

    Une fois l’idéologie ds la tête nos têtes blondes elles sont formatées pour assimiler mondialisation avec libéralisme.

    Après c’est trop tard. Elles sont dressées a être des citoyens des contribuables, des consommateurs et des parents.

    Donc la bataille idéologique et culturelle (ministère culture and co … Arte etc) étant perdue la france ne sortira jamais de l’idéologie de gauche.

    Nous boirons l’égalité jusqu’au calice.

    1. Petit exemple : dans le programme d’histoire de 3°, la 1° guerre mondiale se résume en 3 chapitres : l’origine de la guerre, qui serait la faute des empires occidentaux (en gros : la cause en est la noblesse et les riches, ceux qui en souffrent ce sont les prolétaires qui ne sont que des victimes) – la guerre de masse avec comme exemple Verdun, comme figure emblématique du massacre Pétain et comme responsable l’industrie (rappelons que 1/3 des pertes ont eues lieu dans les 3 premiers mois) – et le génocide arménien

  2. la mondialisation, c’est la mort des peuples au profit de la réapparition d’un servage, d’une plèbe corvéable à merci et dominé par la culture anglo-saxonne, certainement,la pire des existantes.

    1. Juger une culture étrangère, cela s’appelle du racisme et de la xénophobie.

    2. Aucun ouvrier chinois ou indien n’a été forcé à venir dans les usines, comme aucun ouvrier francais il y a 100 ans.

    3. Ah ?
      En quoi la route de la soie, le commerce de la renaissance, l’ouverture des frontières, la fin de l’Octroy ont abouti à la mort des peuples, l’apparition du servage et des corvées ?
      C’est l’inverse qu’on a pu voir…

  3. La mondialisation a fait ses preuves dans les ignominies les plus abjectes envers l’humanité, les hommes, la planète, les formes dirigeantes, l’économie, la finance, la monnaie, les ressources, la stérilisation de la planète, l’extinction de la bio-diversité…
    Ce n’est plus un préjugé, mais désormais un post-jugé avec lucidité établi pour très longtemps.
    Il n’est même plus possible de passer en revue toutes les caractéristiques des dirigeants de la mondialisation :
    Bandes très organisés de malfaiteurs, élites auto-installées, escrocs, voleurs, repris de justice, pédophiles, assassins, destructeurs de la planète, esclavagistes, saigneurs, et seigneurs de toutes catégories, manipulateurs, profiteurs, traîtres, corrompus, expropriateurs du bien commun, créateurs actifs du mal, consommateurs dispendieux du travail des autres, destructeurs de tous les génomes…
    Travailleurs acharnés de la sixième destruction massive des espèces.
    Le beau discourt de la mondialisation, résoudre les problèmes planétaires s’est échoué sur les comptes bancaires d’une collection d’êtres diaboliques.

    1. Effectivement ce pays est foutu

      Comme la majorité des pays latins et pays musulmans : ils ont la même analyse complotiste anti capital anti anglo-saxonne
      Et dire que la majorité en France partage cet avis de droite comme de gauche

      Weber avait raison

      Ça rappelle la civilisation grecque face a l émergence de l empire romain

      1. Quoique la dialectique du cataclysme finit par réveiller les gens, preuve en est le succès en librairie du suicide Français.

        Les Français ne sont pas si bêtes que cette poignée d’hurluberlus altermondialistes qui passe leur temps sur Internet à pourrir les forums de prédictions apocalyptiques

        Mais ils ont en marre qu’on laisse ces hurluberlus pourrir la France, qu’il n’y ait aucune force libérale sérieuse en face pour arrêter le délire de la culpabilisation à outrance : marre que les politiques s’occupent de réduire la vitesse sur le périph où 90% des gens se trainent à 5 à l’heure en brulant des masses énormes d’essence pour rien … sans que l’on ne dise rien. Marre que le dogme de l’égalité permette tous les excès du nivellement par le bas. Marre que l’on culpabilise leurs traditions, leurs racines leurs habitudes, leur mode de vie, leur loisirs, bref tous ce qui fait leur identité et leur joie dans la vie. Marre que l’état jette l’argent par les fenêtres sous le seul principe que plutôt que de diriger les choses, l’état a décidé de tout faire par lui-même

    2. C’est désolant, cette série d’affirmations sans aucune preuve, aucun fondement, aucune raison, à part : la peur panique devant un phénomène non compris. C’est désolant, cette haine, ce défaitisme, cette désignation de coupables sans nom, qui n’existent que dans les fantasmes.

      La mondialisation n’est pas un complot, c’est juste une conséquence du progrès technologique : ce ne sont pas les Yakuzas ou les Triades qui permettent le commerce avec le Japon et la Chine, mais les avions, les bateaux, le téléphone, internet …

      Et si certaines personnes en profitent plus que vous, posez-vous la question : Est-ce que parce que ces personnes réussissent mieux que moi, ou que moi, je réussit moins bien qu’elles ? Est-ce que moi, j’ai vraiment décidé de gagner, ou de pleurer et de me poser en victime d’un ennemi qui n’existe que dans mes fantasmes…

      1. Si, c’est un complot,défini dans les années 70 mis au point par les néo-conservateurs et théorisé par un professeur éminent d’ harvard ( pr lewis si je ne me trompe pas, un excellent article paru il y a quelques années dans « euroactiv » , je crois, en révélait la teneur.) et qui expliquait qu’il fallait faire élire des complices ( tatcher,reagan) puis procéder à une dérégulation des marchés, pour à terme accaparer 95% des richesses puis les distribuer à 5000 familles (plus d’état = plus de problèmes) et régner sur une population mondialisée ne disposant plus que de moyens de survie.

        1. Arthur Lewis ? Ses travaux sont effectivement à l’origine de la théorisation de la mondialisation et ont permis d’orienter les investissement dans les pays du ‘tiers monde’ pour sortir des millions de gens de la pauvreté et de la précarité en les intégrant dans l’économie moderne. C’est en grande partie grâce à lui que des millions de Chinois sont passé du génocide du grand bond en avant (55 millions de morts) à où ils en sont actuellement : une des 3 premières puissances économiques mondiales.

          Libre à vous de croire bêtement des manipulations sans fondement et de refuser des faits, mais la mondialisation fait sortir une grande partie de la planète du malheur, et il n’y a aucun complot là dessous.

          1. c »‘est bien ce que je dis, la chine 1ère dictature économique et dont ce n’est pas le peuple qui profite mais une caste dirigeante de plus je ne vois pas ce bienfaiteur (?) de l’humanité fricoter avec l’extrême droite américaine.

            1. Ce qui est hallucinant, c’est votre assurance et certitude dans ce que vous dites : que tout cela viennent de propagande gauchiste ne vous viens pas une seule seconde à l’esprit, alors que vous croyez dur comme fer à un complot capitaliste mondial.

              Vous faites sans doute partie de ces gens qui voient des fascistes partout et n’ont jamais entendu parlé du goulag ou qui prétendent que le grand bon en avant était une idée géniale.

              Le monde n’est pas fait de classes et de castes, mais de personnes humaines.

              1. .Ce qui est hallucinant ,c’ est de constater votre mauvaise foi, et si, ne vous en déplaise ,le monde est constitué de classes et castes.

                1. Les castes et classes sont comme les races ou les stigmatisations de communautés ou de différence : des inventions humaines afin de légitimer la haine, la violence, la jalousie, la peur et l’incompréhension.

                  1. et patati et patata, les castes sont une réalité (mur de verre, esclavage toléré en Afrique, sans parler des intouchables en inde etc…), votre déni de libéral est pathétique et désinformateur.
                    Quant aux sentiments dont vous faites part, ils sont entretenus par les gens comme vous, dont la volonté est de faire peur pour continuer votre travail de sape des droits minimaux.

                    1. Vous mélangez tout : je n’ai jamais fait l’apologie des classes, ni dit qu’elles n’existaient pas : j’ai dit exactement le contraire : que le racisme, la haine de l’autre, etc … utilisaient la classification des êtres humains pour légitimer leurs positions.

                      Mettre les gens dans des classes finit toujours par désigner des boucs émissaires, par faire hiérarchie des ‘bonnes’ classes et des ‘mauvaises’, par renforcer les stéréotypes (les XXX sont tous des voleurs…), par stigmatiser, voire pire : par légitimer la négation des droits ou l’appropriation de privilèges.

                    2. Vous perdez votre lucidité et vous en devenez pathétique.

            2. aux usa, il n’y a pas d’extreme droite (elle est extrêmement marginal). l’extrême droite, de manière générale, est souvent national socialiste. elle s’oppose au libéralisme et au capitalisme (apatride). la politique est comme un fer de cheval, les extrêmes sont très semblables. l’extrême droite est très semblalbe à l’extrême gauche. en effet, en chine c’est la caste dirigeante qui profite le plus de la situation mais c’est à cause du capitalisme d’état et des vestiges du communisme. lisez « Le grand bluff chinois : Comment Pékin nous vend sa « révolution » capitaliste » de Thierry Wolton sur le sujet

        2. quelle dérégulation des marchés ??? le secteur des finances est le secteur le plus réglementé au monde près le nucléaire. ily a pas moins de 5 administrations qui surveillent wall street. cette affreux mondialisation qui sort les pays du sud de la pauvreté, sans oublier que plus il y a de libre échange plus il ya de pays, le protectionisme amène la guerre. http://www.afrik.com/la-mondialisation-ennemie-de-la-pauvrete http://lepotentielonline.com/site2/index.php?option=com_content&view=article&id=1082%3Aplus-de-mondialisation-moins-de-pauvrete&catid=94%3Aforum&Itemid=474&lang=en http://www.libres.org/conjoncture/3045-la-mondialisation-sort-les-pays-du-sud-de-la-pauvrete.html la pauvreté mondiale a diminué grace à la mondialisation

        3. le vrai probleme est le capitalisme de connivence, c’est quand l’État soutient certaines entreprises, soit qu’il cède à leur pression par corruption, soit que ce soit de sa part une volonté délibérée à des fins politiques. le probleme de l’état est que contrairement à ce que croit tous les socialistes (de gauche et droite), ce n’est pas quelque chose de bien mais c’est un instrument aux mains de l’élite au pouvoir (ump et ps) qui s’en sert souvent pour ces propres intérets, pour aider ces copains. l’état francais aide les grandes entreprises à créer le monopole. les politiciens viennent presque tous de la fonction publique donc ils ne comprennent rien à l’économie. ce qui crée des richessses c’est l’entreprenariat, et ce qui crée les emplois c’est les pme pas les grands groupes. aujourd’hui, en france, la surtaxation et la surréglementation détruisent les pme et l’entreprenariat. il faut supprimer toutes les niches fiscales ( qui permettent aux grands groupes de payer moins d’impots), il faut arreter la surréglementation ( qui ne sert l’intéret que des grands groupes (qui font du lobbying pour avoir de la réglementation à leur avantage) et qui peuvent se payer des avocats pour détourner les règles à leurs avantages. plus la justice est complexe plus cela avantage les riches. il faut aussi arreter de sauver les banques et les multinationales avec l’argent du contribuable. en vérité ce qu’il faut c’est séparer l’état de l’économie, l’état doit s’occuper des fonctions régaliennes (éducation, sécurité, justice,…) pas de l’économie. les pays scandinaves séparent l’état de l’économie et ce sont les pays les plus égalitaires au monde. les pays qui font cela, sont les pays qui s’en sortent le mieux (autriche, pays bas,…). il faut réformer la fonction publique qui coute bcp trop chère et qui est très incompétente. la france est paralysé par la surrréglementation.

        4. Excellent. Même plus besoin de contre-argumenter tellement vous passez pour un taré.
          Merci de nous faciliter la tâche.

  4. Alors que tout un chacun peut constater tous les bienfaits de la mondialisation parfaitement bien décrits dans l’article, certains continuent de réciter leurs leçons et leurs slogans qui tendraient à montrer que le commerce entre les hommes est la conséquence exclusive de l’action néfaste voire maléfique des seuls anglo-saxons. Comme si le commerce n’avait jamais existé auparavant ni ailleurs entre les hommes.

  5. mondialisation: fantasme de la bêtise, celle qui pense que tout doit obéir aux marchés, à la consommation à outrance, peu importe les conséquences

    1. la surconsommatin vient des politIques kynésiennes et non pas de la mondialisation: http://www.contrepoints.org/2012/11/29/106085-revenir-a-la-sobriete-originelle-du-liberalisme

    2. Le “Marché” ? Je ne connais pas cette personne. il faut arrêter avec le « sophisme organiciste » càd le fait de parler du marché comme d’une personne. il est absurde de parler de dictature des marchés.

    3. Mais tout obéit aux marchés. Le marché, c’est plus fort que toi.
      Personne ne vous interdit d’exiger 1Md de salaire.
      Personne ne vous oblige à consommer.

  6. La mondialisation ou libre-échange mondial a la faveur des peuples dans les pays où ils y trouvent intérêt. Telle qu’elle est menée en France en l’absence de tout libéralisme intérieur, l’ouverture des frontières économiques provoque logiquement le déficit commercial, puis le chômage, puis la dette publique.

    Les gouvernements de l’ENA (RPR-UDF, UMP-UDI et PS) n’ont pas anticipé ni résolu cette contradiction. Le diagnostic populiste (FN, PC, NPA) est qu’il faut fermer les frontières ! Le diagnostic libéral est qu’il faut au contraire libérer des secteurs entiers : logement social, transport, assurances santé, retraites, éducation…

    En effet comment les entreprises pourraient avoir les marges nécessaires à la prospection mondiale à leur montée en gamme, à leur R&D si elles sont trop taxées sur leur bénéfices ou sur les salaires qu’elles servent ? Si les entrepreneurs et les investisseurs trop taxés sur les plus-values ou les dividendes ? Rançonner le capital le fait fuir, et le travail avec lui.

    Outre la réglementation, la dépense publique doit être drastiquement réduite. Sortir tous les secteurs énumérés plus haut permet d’en libérer le financement. Pour la santé de votre famille ou l’instruction de vos enfants sans doute êtes-vous prêts à dépenser plus que vote quote-part via l’impôt ?

    Au plan culturel je ne crois pas à la prégnance de ce qui est (souvent mal) appris au collège ou au lycée. Bien plus néfaste sont les medias public ou pire les medias copains du pouvoir. Un JT – une fermeture d’usine. Rarement de bonne nouvelles de l’entreprise. Enfin il faut constater que le monopole de fait (faute de militants libéraux) des syndicats collectivistes dans les instances représentatives du personnel, ce monopole idéologique sert mal les intérêts des salariés, notamment dans une optique de mobilité professionnelle. Rappelons que le droit d’association est libre en France, y compris dans le monde du travail !

    1. Il n’y a vraiment que depuis l’émergence d’Internet et l’installation de multinationales étrangère en France qu’un début de conscience libérale commence à se développer, alors que l’emprise socialiste sur la société date du milieu du XIX° siècle et a été largement boosté pendant la guerre froide et est très profonde dans certains domaines : éducation, syndicats, presse, justice, fonctionnaires …

      Il faudra un sacré bout de temps pour que certains concepts percent, dans un pays ou la grande majorité est incapable de faire la différence entre capitalisme et libéralisme.

      Du point de vue du travail à faire, les libéraux sont au même niveau d’incompréhension de la part de la majorité réactionnaire et des élites institutionnelles, que l’étaient les dreyfusards.

  7. Une étude de l’INSEE a chiffré, pour la période 1995-2001 l’ampleur des emplois perdus dans le secteur industriel à cause de délocalisations : en moyenne, 13.500, dont plus de la moitié vers des pays à hauts salaires. Ce chiffre est à comparer aux 6,8 millions d’emplois dans le secteur secondaire en France.
    http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ECOFRA05b.PDF
    Une seconde étude du Conseil d’Analyse Economique, écrit ainsi : « les restructurations d’entreprises s’étant produites en Europe entre le 1er Janvier 2002 et le 15 juillet 2004 concernent 1456 entreprises et ont entrainé la suppression de 780 394 emplois, ce qui correspond à 0,42% des 192 millions emplois européens. Ramené à 1 an, on obtient un taux de 0,17%. Chaque année, c’est donc 0,17% des emplois européens qui disparaissent dans des restructurations. »
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000102/index.shtml
    Les délocalisations ne représentent, selon le rapport, que 4,74% des emplois supprimés (36 977) pour restructuration et 7,14% (100) des entreprises restructurées. En terme d’emploi, cela correspond donc en deux ans et demi à 36 977 suppressions donc 0,019% de la totalité des emplois européens. Rapporté à 1 ans, on obtient un taux de 0,0076%. Chaque année, c’est donc 0,0076% des emplois européens qui disparaissent dans des délocalisations. ». « Au niveau de la France, les 8 000 suppressions d’emplois survenues en 2001 suite à des fermetures d’unités de productions correspondent à 0,032% des 25 millions d’emplois français.
    Un rapport du Sénat expose les mêmes conclusions que les précédents rapports.
    http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-3740.html
    Je vous invite aussi à consulter cet article : http://www.wikiberal.org/wiki/D%C3%A9localisation
    Après tout n’est pas « rose », il y a aussi des délocalisations de marges, etc. mais le tableau n’est certainement pas aussi sombre que celui que vous indiquez, au contraire, au niveau global il est même très positif.
    quand au sophisme: « on trouvera toujours dans les pays pauvres des désespérés prêts à travailler 24/24 et se tuer au travail pour se payer un bol de riz. »
    Si ces gens acceptent de faire ça au lieu d’autres choses, c’est qu’ils ont quelque chose à y gagner, sinon ils ne le feraient pas. Il faut aussi regarder le cadre préexistant sinon c’est caricatural, exemple : en Chine de nombreux agriculteurs du Changjiang préfèrent quitter la campagne pour rejoindre les villes, afin d’y trouver un emploi manufacturier basique (exemple de Foxconn à Shenzhen), car ils jugent que les conditions de vie y sont meilleures qu’avant.
    Bien qu’il soit vrai que les conditions de vie ne sont pas « occidentales », l’augmentation de la demande et l’accroissement de la spécialisation, provoque un boom des salaires, avec une croissance qui permet une augmentation de la consommation intérieure et de financer des infrastructures meilleures, bref pour ces pays les délocalisations sont bonnes, et au nom de quoi n’auraient-ils pas le droit de nous faire concurrence ? Au nom de la loi de la majorité ?
    Comment peut-on se prévaloir d’aider les pays pauvres, et ne pas vouloir de leur concurrence ?
    Les pays riches peuvent se permettre des avantages comparatifs qu’eux ne peuvent pas, ainsi il faut miser sur la formation, l’innovation, la recherche, comme le font la Suisse, la Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg, Le Japon, la Corée du Sud, etc.

    1. d’ailleurs, une étude tend à démontrer que contrairement aux idées reçues, l’immigration ne pousserait pas les salaires des natifs les moins qualifiés vers le bas, mais vers le haut. http://www.contrepoints.org/2014/10/07/183891-immigration-limpact-positif-sur-les-bas-salaires

  8. Le protectionnisme constitue d’abord une erreur pour les consommateurs, qui ne peuvent se procurer certaines marchandises ou qualités, ou alors à des prix trop élevés. Le libre-échange, au contraire, favorise le consommateur. Mais le protectionnisme n’est pas non plus une bonne chose pour les producteurs nationaux; il leur ôte des débouchés (car les pays étrangers prennent des mesures de rétorsion) et surtout il laisse les producteurs nationaux, non soumis à la rigueur de la concurrence étrangère, « s’endormir » au lieu de s’adapter. Le protectionnisme, supprimant l’aiguillon de la concurrence étrangère, n’est pas un facteur de progrès, mais de stagnation économique et de faible productivité. Même pour des pays peu développés, l’existence d’une concurrence étrangère est un bon stimulant, et l’on sait qu’ils compensent leur éventuel retard technique par des coûts salariaux plus faibles par exemple. Ce sont d’ailleurs les pays en voie de développement les plus ouverts aux échanges internationaux qui ont connu le décollage le plus rapide, comme le montre l’exemple des NPI (Nouveaux pays industrialisés), en particulier ceux du Sud-Est asiatique, tandis que ceux qui refusaient l’ouverture internationale s’enfonçaient dans la misère. pour les usa. lisez ceci: http://www.libreafrique.org/Helge_USA_protectionnisme_160812

    1. bcp de protectionnistes utilisent l’argument que les usa ont été les USA protectionnistes à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle.
      le protectionnisme nuit automatiquement à toutes les entreprises autres que celles qu’il privilégie en amputant le pouvoir d’achat général, et plus directement à celles qui dépendent d’approvisionnements étrangers pour maintenir leur compétitivité, ainsi qu’aux exportateurs qui ont besoin que l’étranger vende dans le pays pour avoir les moyens d’acheter des produits du pays.

  9. L’argument central en faveur du protectionnisme qu’avancent ses partisans est le plus souvent la préservation des emplois nationaux : un pays à haut niveau de vie et salaires élevés ne pourrait soutenir la concurrence de pays où les salaires sont beaucoup plus bas, et par conséquent où les produits et services sont moins chers. Des droits de douane (droits d’entrée pour les marchandises importées) ou des quotas d’importation seraient donc nécessaires pour rétablir l’équilibre vis à vis de cette concurrence « déloyale ».
    En réalité, le protectionnisme accélère le déclin. Il permet certes de sauver temporairement quelques emplois et industries, mais en réduisant le niveau de vie et le revenu des consommateurs de produits étrangers (car ce sont eux qui payent les droits de douane !), en augmentant les coûts de production interne (les producteurs employant des produits du secteur protégé, plus chers), en rendant par conséquent moins compétitifs les producteurs au niveau international. Finalement, il diminue l’attractivité du pays pour les étrangers qui, ne pouvant y vendre leurs produits, ne disposent pas en retour de fonds dans la monnaie du pays protectionniste.
    Le résultat est que, pour sauver quelques emplois inefficaces, un bien plus grand nombre d’emplois efficaces sont détruits ou non créés. Au lieu de profiter de la loi des avantages comparatifs en se spécialisant dans des secteurs à forte valeur ajoutée, le pays préfère prolonger la survie de secteurs non rentables.
    Les politiciens protectionnistes ne mettront évidemment en exergue que les côtés positifs, visibles (« on a sauvé des emplois ») sans insister sur les côtés négatifs (voir aussi la parabole de la vitre cassée). Quand le coût des emplois « sauvés » devient excessif et ne peut plus être assumé, on assiste à des reconversions douloureuses : le protectionnisme n’a servi qu’à repousser le problème à un peu plus tard, au bénéfice des politiciens du moment.
    Si la logique protectionniste était poussée jusqu’au bout par les politiciens, on aboutirait à des pays qui vivraient en autarcie totale et emploieraient des techniques complètement dépassées : n’aurait-il pas fallu protéger l’emploi des charrons, sabotiers, forgerons, conducteurs de diligence, vendeurs de bougies, porteurs d’eau, allumeurs de réverbères, etc. Le rêve secret du protectionniste, c’est d’aboutir à un monde figé pour toujours, en contradiction avec toute réalité. Le protectionniste est un réactionnaire !
    Il est d’ailleurs étonnant de voir resurgir, de la part de certains intellectuels (par exemple Emmanuel Todd, et avant lui Maurice Allais), la préconisation d’instaurer un « protectionnisme continental », cela plus de deux cents ans après le Blocus Continental napoléonien qui avait réussi à appauvrir davantage le continent…
    Si le but affiché du protectionnisme est d’entraver les importations étrangères et de favoriser l’exportation des produits nationaux (mercantilisme), on peut dire que le protectionnisme est contradictoire puisqu’il va à l’encontre même de ce but, les étrangers ne disposant pas de suffisamment de monnaie nationale pour acheter les produits nationaux (du fait de la barrière protectionniste qui les empêche de vendre leurs produits). Le protectionniste, méconnaissant la nature de l’échange économique, croit qu’exportations et importations sont déconnectées, et qu’on peut agir sur les unes sans impact en retour sur les autres.

  10. le problème des gens qui veulent le protectionnisme s’est qu’ils disent vouloir le protectionnisme pour protéger les producteurs nationaux contre les producteurs étrangers ce qui est faux le protectionnisme ne se fait pas au détriment des producteurs étrangers mais bien au détriment des consommateurs qui payent le prix du protectionnisme. le libre échange est toujours bénéfique en volume total mais il se fait toujours au détriment d’une catégorie de personnes soit les consommateurs (exportations) soit les producteurs (importations). en général, c’est plutôt au détriment des producteurs. c’est l’un des gros problème en france: quand il y a le libre échange, pour que cela profite à tout le monde, il faut restructurer l’économie ce qui demande bien sur une période transitoire où une catégorie de personne est perdante mais en France, on est incapable de restructurer l’économie voilà pourquoi les francais détestent tant la mondialisation. le marché du travail est beaucoup trop rigide en France ce qui fait qu’un ouvrier qui perd son boulot parce qu’un secteur d’activité (par exemple sidérurgie) n’est plus assez compétitif sur le marché mondiale restera au chomage sans avoir de chance de retrouver en un emploi là où dans un pays comme la suisse qui a un marché de l’emploi flexible, l’ouvrier aurait assez facilement retrouvé un emploi. aujourd’hui, beaucoup de gens inversent la logique du commerce international. ils croient qu’il faut exporter un maximum et importer un minimum alors que le but du commerce international est justement d’importer. bien sûr, il faut payer les importations et pour les payer, il faut exporter. si un pays ne fait qu’importer (exemple la grèce) et n’exporte rien, il n’a d’autre choix que de s’endetter

    1.  » le problème des gens qui veulent le protectionnisme s’est qu’ils disent vouloir le protectionnisme pour protéger les producteurs nationaux contre les producteurs étrangers ce qui est faux le protectionnisme ne se fait pas au détriment des producteurs étrangers mais bien au détriment des consommateurs qui payent le prix du protectionnisme.  »

      Ce qu’ils ne comprennent pas non plus c’est que le protectionnisme c’est comme le libre échange; ça va dans les deux sens. On ne peut pas dire aux autres que l’on arrête d’ acheter leurs produits en croyant qu’ils vont continuer à acheter les nôtre.

      D.J

  11. Bertrand de Kermel

    Tout mettre sur le dos de la France relève du lobbying, pas d’une analyse économique rationnelle. Que faites-vous des 75millions de jeunes au chômage sur la planète ?

    Ci-dessous UN EXTRAIT de l’analyse du Président fondateur du Forum de Davos, Monsieur Klaus Schwab, paru dans les Echos du 20 janvier 2014. Il met à mal votre approche. Il parle des fameux 75 millions de jeunes. Du reste, le G20 estimait en juillet dernier qu’il faut maintenant mieux partager les fruits de la mondialisation.

    « Seattle, Prague, Gênes, Melbourne. Il y a dix ans, ces villes étaient le théâtre de violentes manifestations, toutes dirigées contre un ennemi nébuleux : la globalisation. Qu’il s’agisse de l’OMC, du FMI, de la Banque mondiale ou encore de notre propre World Economic Forum, les organisations visées étaient de haut niveau. Au cours de ces réunions, si la condamnation de la violence était unanime, les opinions exprimées à l’égard des griefs formulés par les manifestants l’étaient moins.

    Si chacun comprenait que nous étions face à un monde en devenir, de plus en plus interconnecté, l’on sentait bien qu’il serait également plus inégalitaire et plus instable. Et personne n’était vraiment au clair sur la façon de répondre à cette double évolution. En conséquence, le type de gouvernance réclamé par cette nouvelle complexité du monde est resté une question largement éludée. Nous payons aujourd’hui le prix de cette indécision et de cette désunion. Ces dernières années, nos réunions de Davos ont souvent été dominées par les crises en lien avec la globalisation.

    Qu’il s’agisse de la crise financière mondiale, des révolutions arabes ou du risque de disparition de l’euro, les leaders du monde arrivaient au Forum avec un agenda prioritaire et un mode de réponse censé être adapté aux problèmes du moment.

    Aujourd’hui, la situation est différente. Le conflit au Moyen-Orient, celui qui menace dans la mer de Chine, l’attitude de la Fed quant au calendrier fixé pour la sortie progressive de sa politique monétaire accommodante ou encore la poudrière que représentent les 75 millions de jeunes sans emploi dans le monde sont autant de risques de déflagration à court terme et tout indique que ce type de menace ne fait que croître.

    J’estime que cette situation est le résultat d’un échec collectif face à la façon de gérer les conséquences de la mondialisation. Un échec qui s’est construit pas à pas au cours des dizaines d’années qui viennent de s’écouler. Au fond, le message délivré par les militants antimondialisation au tournant du siècle dernier était juste… »

    Oups ! Et c’est Schwab qui le dit ! Les militants de l’époque sont le front de gauche d’aujourd’hui.

  12. Quand je lis les arguments de jman je me demande comment il peut ternir de tel propos contre la mondialisation et d’en profiter joyeusement. Je ne crois pas que ses commentaires écrits depuis un ordinateur ou un smartphone sont des appareils conçus et assemblés par des babas cool altermondialistes avec l’étiquetage commerce équitable et production local.

    D.J

    1. Justement c’est parce que la mondialisation qu’il est dure d’avoir un téléphone fabrique en France. Pas la faute du consommateur de ne pas acheter ce qui n’existe pas.

      D’ailleurs le consommateur est bête: il ne peut pas connaître l’impact économique, social ou environnemental de son produit – il n’a pas que ça affaire pour chaque produit de faire son enquête – voilà pourquoi il existe des lois pour évitez que l’industriel ne lui vendent un (trop) mauvais produit (norme sanitaire et environnemental pourquoi pas social ?)

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