CGT : la stratégie de la Terreur

Publié Par IREF Europe, le dans Syndicalisme

Par Nicolas Lecaussin et Emmanuel Martin.
Un article de l’Iref-Europe

La CGT bloquerait la France pour « l’intérêt général », en réaction contre une loi soi-disant dictée par les intérêts du capital. Est-ce la réalité ? N’y a-t-il pas une stratégie derrière ce radicalisme ? Pour comprendre sa stratégie de la terre brûlée, il convient de mettre en perspective la situation actuelle — la loi El Khomri n’étant qu’un prétexte — avec le lourd passé de ce syndicat. Organisation totalitaire, financement opaque et illégal, activités irrégulières… Désormais non représentative, la CGT ne devrait plus exister. Analyse sans concession d’une organisation syndicale prête à tout pour sa survie.

La version 2 de Loi El Khomri n’a pratiquement rien de pro-capital. Qu’on en juge. Les députés frondeurs ont pu par exemple insérer un amendement dans la Loi Travail (conservé par le gouvernement) pour le moins sérieusement anti-capital. Il vise un système qui marche plutôt très bien en France : les franchises. Le franchiseur d’un réseau de franchises comptant plus de 50 salariés devrait désormais mettre en place une instance de dialogue. Voilà qui va totalement à l’encontre de l’idée même de franchise, fondée sur la souplesse et l’indépendance des franchisés. Le franchiseur deviendrait presque employeur…

Autre exemple : en matière de licenciements le gouvernement a maintenu un amendement visant à « supprimer la limitation au seul territoire national », qui avait été introduite par le projet de loi initial, « du périmètre pris en compte pour apprécier les difficultés économiques d’une entreprise relevant d’un groupe ». Au passage, à l’heure où la France a un sérieux problème d’attractivité, comme l’a relevé la semaine dernière l’étude « attractivité » d’Ernst & Young, puisque la France est le seul pays européen étudié à connaître une baisse du nombre de projets internationaux (-2%, contre +14% en moyenne européenne !), il n’est pas certain que ces deux genres de mesures aillent exactement dans le bons sens…

Ensuite, la CGT est vent debout contre les accords d’entreprises qui effectivement primeront ceux de la branche. D’une part ces accords d’entreprise existent donc déjà, mais d’autre part ils devront désormais avoir l’approbation de représentants syndicaux ayant réuni non plus 30% mais 50% des suffrages aux dernières élections du CE…

Ici le gouvernement a pris le bâton pour se faire battre, comme si l’amateurisme était le signe fort de ce quinquennat. La première version de la loi a en effet été essentiellement le produit du rapport Combrexelle, le processus de sa rédaction ne respectant pas véritablement la loi de 2007 sur l’implication des partenaires sociaux en matière d’élaboration de changements du droit du travail. D’où le résultat de la « réécriture » avec la CFDT, la CGT boudant la réforme.

À vrai dire, la version 2 n’intéresse que très peu le patronat qui a rapidement demandé un retour à la version 1 ou une version 3. Peu étonnant puisque la CFDT aurait largement contribué à cette version 2… Mais c’est peut-être cela le problème pour la CGT ?

Un syndicat en perte de légitimité, prêt à toutes les extrémités

Il faut bien comprendre le contexte syndical : une CGT en perte de vitesse, notamment après les affaires et après un silence relatif depuis l’échec face à la « réforme » (paramétrique) des retraites de Sarkozy en 2010. La concurrence de la CFDT dans les entreprises se fait sentir, et la Loi Travail ne va pas faciliter les choses pour la CGT en insistant sur les accords d’entreprises. Et que la CFDT soit au centre de la version 2 est évidemment problématique pour la CGT. Ce qui se joue aujourd’hui est donc d’abord une guerre des syndicalismes.

Et pour la CGT, il faut sur-jouer. Après le Congrès de la centrale à Marseille en avril, Philippe Martinez se devait de fédérer ses troupes. Il profite d’un « alignement des planètes » exceptionnel.

D’abord la popularité du couple Valls-Hollande est au plus bas : les Français sont contre l’exécutif. Dans ces conditions, la loi Travail permet de cristalliser l’opposition au gouvernement, peu importe le contenu de la loi : la CGT récupère le mouvement de grogne et capitalise dessus.

Ensuite, l’exécutif a envoyé un mauvais signal en lâchant rapidement face aux routiers sur la rémunération des heures supplémentaires. La CGT s’engouffre dans la brèche : il aurait été idiot de ne pas saisir l’occasion pour demander encore davantage.

Enfin, la possibilité de saboter l’Euro 2016 (10 juin-10 juillet) accueilli en France constitue pour la CGT une opportunité en or de faire monter la pression.

La stratégie de blocages de la CGT n’a pas grand-chose à voir avec la lutte pour les intérêts des salariés contre une loi qui n’a en réalité presque rien de pro-capital.

Elle cherche à redorer son blason auprès de ses adhérents, des salariés mais aussi des Français, en fédérant une opposition acquise à sa cause, avec les Nuit debout, Mélenchon, et autres Filoche et en profitant d’une exaspération générale face à un Hollande qui martèle que « ça va mieux ».

Et en passant d’ailleurs par la censure des journaux qui n’acceptent pas de relayer son message. Une stratégie du pouvoir par la terreur en somme : les moustaches de Monsieur Martinez ne sont pas sans rappeler celle d’un autre camarade…

Les racines de la CGT liées au PCF, à l’URSS et basées sur la terreur et violence

La CGT a été fondée en 1895 et son passé est rempli de nombreux faits de violence et de luttes contre le système démocratique. D’abord réticente à un rapprochement trop visible avec les communistes, la CGT connaît même une scission suite à la création en 1922 de la CGTU (Confédération générale du travail unitaire) qui regroupe des anarchistes et des communistes désireux de faire partie de l’ISR (Internationale syndicale rouge) créée par Lénine en 1920.

La CGTU entre rapidement sous le contrôle du PCF et lance à partir du milieu des années 1920, des actions violentes avec les forces de l’ordre au nom de la « lutte des classes ». À l’occasion du Front Populaire, la CGTU se fond dans la CGT et joue un rôle essentiel dans les grèves qui ont bloqué la France en mai-juin 1936. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, en 1946, les communistes s’emparent de la direction de la CGT et lancent, à partir de 1947 et jusqu’en 1953, une série de grèves extrêmement violentes assorties de nombreux sabotages provoquant même des dizaines de morts. A-t-on oublié que le 3 décembre 1947, le train express 347, qui relie Paris à Tourcoing, a déraillé suite à un sabotage organisé par la CGT ?

Un véritable attentat qui a fait 16 morts et 30 blessés. Blocage du pays, grèves dans les mines, le secteur textile et autres industries, la CGT, avec la participation active du PCF, met la France à feu et à sang durant plusieurs années. On sait maintenant, suite à l’ouverture des archives de l’ancienne URSS, que les syndicalistes et les activistes du PCF cherchaient à renverser le gouvernement démocratique français et à mettre en place une « démocratie populaire » comme à l’Est de l’Europe.

Les résultats de cette période de violences sont contraires à ce que souhaitait la CGT. La démocratie sort renforcée et l’économie capitaliste, avec l’aide du Plan Marshall, s’impose au détriment des utopies socialistes. De plus, la CGT commence déjà à voir ses effectifs baisser à partir des années 1950 et perd 3 millions d’adhérents sur 4 en 20 ans.

Du coup, elle s’implante pendant ces années-là surtout dans des entreprises publiques comme la SNCF, EDF, GDF, RATP, etc., au sein desquelles elle continue à faire la loi et à pouvoir bloquer le pays, jusqu’à aujourd’hui.

Le financement opaque de la CGT

On le sait, grâce au Rapport Perruchot et autres livres et études bien documentées, l’argent des syndicats provient surtout, directement et indirectement, de l’argent public.

Sur plus de 5 Mds d’euros de budget des syndicats, plus de 4 Mds proviennent de l’argent des contribuables. D’ailleurs, un seul syndicat, la CFDT, publie ses comptes. Grâce à leur présence dans les entreprises publiques (rappelons le fameux CCAS, le comité d’entreprise d’EDF qui, lui aussi, alimente la CGT), au sein des Conseils d’administration des Caisses de retraite ou bien dans la formation professionnelle, les syndicats ont à leur disposition des dizaines de milliers de fonctionnaires et autres agents publics qui sont en réalité payés par leur administration ou bien par leur entreprise alors qu’ils travaillent pour le syndicat en question. Le comble c’est que ce genre de financement opaque ne suffit pas car, depuis le 1er janvier 2015, une contribution patronale aux organisations syndicales a été mise en place au taux de 0,016%.

Elle apparaît sur la fiche de paye et se rajoute à la vingtaine d’autres charges patronales. Le gouvernement oblige donc les salariés du privé à financer des organisations syndicales qui non seulement ne les représentent pas mais, en plus, défendent les privilèges du secteur public et s’opposent systématiquement à la moindre tentative de réforme ! Ou bien, comme l’a révélé l’IREF, les syndicats bénéficient de centaines de locaux fournis gracieusement par les collectivités locales. Et il n’est pas question de les perdre : grâce à la loi El Khomri, ils seraient même dédommagés au cas où ils seraient obligés de quitter les locaux.

Concernant le financement des syndicats, on a oublié que la CGT a été financée par l’URSS grâce à la Banque Commerciale pour l’Europe du Nord (B.C.E.N), une banque soviétique dont la principale activité était le financement des partis communistes de l’Europe de l’Ouest.

Cette banque, qui aurait pu figurer en tête de liste des Panama Papers, déversait des sommes considérables pendant les années précédant la chute du mur au service de la cause marxiste. À travers des sociétés factices, le PCF en profitait pleinement et pouvait combler ses difficultés financières aggravées par la chute massive de son électorat.

Dans son célèbre ouvrage intitulé Les Finances du PCF (Albin Michel, 1977), Jean Montaldo publie les comptes de la CGT en 1969 (c’est d’ailleurs la dernière publication officielle de ses comptes) qui font apparaître plus de 85% des fonds déposés à la BCEN. Bien entendu, ces fonds bénéficient d’un traitement spécial car ils grossissent très rapidement avec l’aide de Moscou. Argent public, argent provenant d’un pays totalitaire, tout est bon pour continuer la « lutte »…

La CGT : une organisation totalitaire et non-représentative

Comme tous les syndicats qui ne représentent qu’environ 4% des salariés du privé (et 7% des salariés en tenant compte du secteur public), la CGT a vu, elle aussi, ses effectifs chuter de manière significative. Comme pour ce qui est de ses finances, on ne connaît pas le nombre exact de ses adhérents mais on estime qu’en 2013, ce nombre était inférieur à 500 000 en tenant compte des retraités.

Ce qui est intéressant c’est que les syndicats étrangers lui ressemblant du point de vue idéologique ont connu des chutes d’effectifs moins importantes. La CGIL (Confédération générale italienne du travail), par exemple, a connu un reflux d’effectifs deux fois moins important. Il faut dire que la CGIL s’est détachée très rapidement, dès 1990, de l’idéologie communiste et du Parti communiste italien. La CGT et le PCF refusent de tirer les enseignements de la chute du communisme dans le monde et font même une déclaration commune qui évoque « un cataclysme géopolitique de la fin du siècle » (sic). Aujourd’hui encore, il est préférable, pour accéder aux postes de responsabilité dans l’organisation, de détenir sa carte du Parti. Actuellement, le taux de syndicalisation en Italie est de 36% contre 7% en France.

Comme le PCF, la CGT a toujours eu une structure pyramidale avec un chef tout-puissant à sa tête. Elle a refusé les compromis et pratique le monologue social. Parmi ses faits d’armes en France, rappelons la transformation du port de Marseille en un port déserté par les bateaux à cause des grèves à répétition : en millions de tonnes, Marseille représente deux fois moins qu’Anvers et plus de 4,5 fois moins que Rotterdam.

La CGT est encore responsable du retard pris par la France dans le transport des marchandises du fait de son opposition à toute concurrence étrangère, ou encore le renchérissement des charges des entreprises comme Renault ou Aéroports de Paris et bien d’autres du fait des grèves… Les exemples ne manquent pas. La CGT a toujours saboté l’économie française. Elle s’oppose aussi à la création d’autres syndicats comme l’a montré l’IREF il y a quelques années en rendant public le cas de la tentative de création du syndicat « Libres » dans une entreprise de moins de 20 salariés. La CGT s’est fortement opposée à cette initiative en saisissant le Tribunal d’instance et en obtenant l’interdiction du nouveau syndicat.

Conclusion : que faire ? Mettre fin au financement public des syndicats

Entre 1980 et 1982, les conservateurs britanniques ont fait voter deux lois limitant le pouvoir de nuisance des syndicats lors des mouvements sociaux. D’abord en 1980, l’Employment Act a restreint le droit de grève en interdisant que le piquet de grève ait lieu à un autre endroit que là où la grève a éclaté.

Parallèlement, les grèves dites de solidarité, où des professions autres que celles premièrement concernées appellent à s’allier aux grévistes, furent interdites. En 1982, la loi du secrétaire d’État à l’Emploi, Norman Tebbit, a supprimé l’immunité syndicale en cas de grève illégale et introduit le vote à bulletins secrets avant le début d’un conflit social. À l’époque, les syndicats britanniques comptaient 10 millions de membres. Il n’empêche, Mme Thatcher tint bon et gagna la bataille. Par la suite, elle sera même réélue deux fois consécutives..  ; et les syndicats britanniques, avec un taux de 25% de syndiqués, se portent nettement mieux que les syndicats français.

Il faut donc empêcher une minorité de syndicalistes de faire grève et prendre en otage la France entière. C’est la première mesure qui devra être assortie par d’autres comme la suppression des aides publiques – directes ou indirectes – accordées aux syndicats. Les organisations syndicales sont représentatives ou elles ne le sont pas.

La France a besoin de syndicats fort et non-politisés. Il faudra redéfinir leur rôle en leur donnant la possibilité de proposer des services comme c’est le cas dans de nombreux pays. Dans une étude récente, l’IREF propose l’ouverture à la concurrence de l’assurance chômage. Il n‘y a aucune raison pour qu’un syndicat libre et non politisé ne soit pas habilité à rendre ce genre de service, dans un système concurrentiel, comme c’est le cas en Suède (67% de syndiqués), en Finlande (68% de syndiqués), au Danemark (67% de syndiqués) et dans d’autres pays… On ne peut pas réformer les syndicats français sans les éloigner de la sphère de l’État, de la manne publique. Transformons-les en prestataires de services ! Ubérisons le syndicalisme français pour le guérir de l’idéologie de la lutte des classes !


Sur le web

  1. « Organisation totalitaire, financement opaque, actions coup de poing… Désormais non représentative, la CGT ne devrait plus exister. »
    tout est dit même pas besoin développer ,et pourtant elle est toujours là . A qui profite le crime?

    1. Je me suis toujours demandé…. les politiques et les syndicats sont forcément liés. Du fait qu’ils puisent tous deux dans le meme pot de confiture (le notre !) ou parce que l’un sait des choses sur l’autre ?

  2. l’argent des syndicats provient surtout, directement et indirectement, de l’argent public ».

    Il ny a qu’en France où on peut constater ce genre de connerie . !! « Payer pour être enmerder »

  3. Selon Sylvain Boulouque dans sa note La gauche radicale : liens, lieux et luttes (2012-2017), en France, la gauche radicale est en phase de déclin, accompagnant la chute de la gauche socialiste. En dépit de cette rétraction, la gauche radicale continue de connaître une certaine vitalité médiatique.. Retrouvez la vidéo de son analyse sur le site de la Fondation pour l’innovation politique : http://goo.gl/rSSXl3

  4. « la CGT […] joue un rôle essentiel dans les grèves qui ont bloqué la France en mai-juin 1936. »
    Ce n’était pas forcément le meilleur exemple, car les congés payés (acquis après ces grèves, car jamais envisagé avant, pas même par le front populaire) , je ne connais personne qui soit contre.

    1. Bah, les Suisses ont voté contre une semaine supplémentaire il y a peu 😉

    2. Les congés payés sont payés par qui ? Chez Netflix, « ce qui importe, c’est le travail réalisé. Donc pas d’horaires à respecter et pas de limites pour les vacances. L’entreprise paie au plus cher du marché ». Voilà les congés payés du 21e siècle ! Le nombre d’heures, avec 1/4 heure pour faire la bise autour des bureaux en arrivant, 1/2 heure devant la machine à café, et 1/4 heure dans la voiture le doigt sur le démarreur en attendant la sirène à la fin, c’était bon du temps de grand-papa, aujourd’hui on est au 21e siècle !

      1. Netflix c’est une entreprise multimédia. Ce schéma ne peux pas s’appliquer à toutes les activités.
        Or les cadres « du 21e siècle » ont du mal a comprendre qu’on ne travaille pas tous dans la com’, le digital ou autre « tertiaire ».
        Appliquez ce schéma à la construction, l’agriculture ou n’importe quel métier technique (ou métier de grand papa) pour comprendre les limites des nouvelles façons de travailler.

        1. Laissez chaque entreprise appliquer le schéma qu’elle veut au lieu de lui en dicter un depuis votre chaire omnisciente, et vous verrez se développer de nouvelles manières de pratiquer les métiers anciens — lesquels représentent d’ailleurs une part décroissante de l’activité.
          Et vous n’avez pas répondu à la question de qui paie les congés payés.

          1. Drôle de question! C’est un salaire comme l’indique son nom.

  5. Et si la vraie Gauche était tout simplement en train de se reconstruire…Je parie que vous n’y avez pas pensé.

  6. Mais môsieur! Vous croyez que tous les malheurs viennent des syndicats et de la gauche.C’est risible!
    Jusqu’à preuve du contraire, les grandes têtes savantes dynamiques modernes droitistes entrepreunariales n’ont rien résolu depuis 40 années!
    Rejeter les responsabilités sur les individus et autres partis est trop facile lorsqu’on est aux commandes.
    Alors arrêter de prendre les citoyens pour des imbéciles!
    Vous être parmi les responsables de la situation!

    1. Eh bien commençons par arrêter d’obliger les gens à payer pour ce qu’ils ne veulent pas. Donc fin du financement public des syndicats, des partis, des associations,… et regardons le résultat !

    2. comte: « Jusqu’à preuve du contraire, les grandes têtes savantes dynamiques modernes droitistes entrepreunariales n’ont rien résolu depuis 40 années! »

      Les PME ont 65% de charges, 3500 pages de textes et des organismes ineptes comme l’URSSAF ou le RSI sur le dos. C’est comme si vous faisiez porter une enclume à des athlètes pour pointer ensuite leur inaptitude à gagner des courses, c’est ridicule.

      La Suisse applique 35% de moins de charges et a un code du travail de 20 pages « ultra-libéral », la grève est interdite depuis 1937, les syndicats discutent avec le patronat ce qui est appelé la « paix du travail »:
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Paix_du_travail

      Les salariés suisses gagnent trois fois plus que les français (6200 euros contre 1675 euros en moyenne1), une caissière débutante commence à 3000 euros le chômage des jeunes est à 4% (25% en France), la dette est à 35% en diminution (100% en augmentation), il n’y a aucune zone de non-droit (750 en France) ni blocage, et toutes les caisses sociales sont bénéficiaire (toutes en faillite en France).

      comte: « Rejeter les responsabilités sur les individus et autres partis est trop facile lorsqu’on est aux commandes. Alors arrêter de prendre les citoyens pour des imbéciles! Vous être parmi les responsables de la situation! »

      Vous n’avez visiblement pas la plus petite idée de la situation économique et politique de la France et vous ne savez même pas où vous êtes ni ce que nous disons.

      Vous vivez dans un pays moins libre que le Ghana et le Rwanda économiquement, une économie quasi communiste avec l’état qui mange 60% du PIB et qui taxe et contrôle la moindre activité, un pays ou la liberté de la presse est en berne. Gauche, droite, medef et syndicats ont tous une responsabilité et vous aussi qui avalez n’importe quelle propagande sans même chercher à vous renseigner.
      Indice liberté économique – Classement des pays
      Indice liberté de la presse – Classement des pays
      Indice de la corruption – Classement des pays

      1. Attention Avec la comparaison du salaire. Il ne faut pas oublier qu’une fois son salaire touché, l’employé suisse devra financer sa Retraite, son assurance maladie, etc. (ce qui à Mon sens est préférable car il a conscience du Service qu’il paye et si ce dernier ne lui convient pas, il peut en changer). Il serait interessant d’avoir une comparaison du reste à vivre une fois l’ensemble des dépenses contraintes effectuées et en parallèle comparer l’efficacité des Services similaires ( assurance maladie, etc.).

        La principale différence entre les deux pays provient que l’un met l’accent sur les cacapictés des individus à décider et d’assumer leurs choix, tandis que l’autre empeche ce choix Sous différents prétextes (tous plus fallacieux les uns que les autres !);

        1. Tout juste. Arrêtez de parler des salaires nominaux. Une vendeuse suisse débutante n’est pas plus riche qu’une vendeuse française débutante. Les loyers sont 3 fois plus élevés qu’en France, le coût de la nourriture également. En fait, tout est 3 fois plus cher qu’en France (à part peut-être l’électronique bizarrement). Donc comparer les salaires nominaux n’a aucun intérêt.

    3. En meme temps, en France, droite = gauche = socialistes étatistes….

  7. Et le patronat qui impose ses lois n’est pas totalitaire?

    1. Le petit patronat aurait choisi d’avoir 65% de charges, des dizaines de milliers de contraintes et des organismes comme le RSI qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes ?

      Vous plaisantez ?

      Je vous signale que les entreprises françaises ont les marges les plus basses d’Europe, y compris ex-pays de l’Est, la France déteste les entreprises et l’économie libre et vous devriez être content:votre tissu entrepreneurial crève sous le joug de l’état et le « patronat » que vous détestez s’en va. (ceux qui peuvent)

      Évidemment, aucun rapport si le pays d’à côté qui fait tout l’inverse pète la santé avec des salariés riches et d’excellentes prestations sociales contrairement à la France qui est totalement en faillite.

      1. Je ne parle pas des « petits patrons » évidemment…dont le poids est quasi-nul dans le rapport de forces actuellement engagé et qui est bien souvent conduit à devoir accepter en sous-traitance les commandes des grandes entreprises pour survivre.
        Ceci étant dit, il ne me semble pas que vous connaissez la réalité allemande ou britannique différente de celle que la presse entre les mains de quelques milliardaires veut nous faire croire.

        1. On est parfaitement d’accord si vous parlez des patrons de connivence avec l’état (grand compte d’état, partenariat public/privé) ou carrément infiltrés dans l’état comme les taxis G7 dont le patron se sert de ses relations et donc de l’état pour tuer la concurrence :
          http://h16free.com/wp-content/uploads/2015/06/taxis-g7.png

          Les autres souffrent aussi sinon ils ne s’en iraient pas massivement de France.

          BILLARD: « Ceci étant dit, il ne me semble pas que vous connaissez la réalité allemande ou britannique différente de celle que la presse entre les mains de quelques milliardaires veut nous faire croire. »

          Je connais la réalité économique. Au classement de la compétitivité sur 148 pays la France est:
          -117ème pour la flexibilité.
          -134ème pour les prélèvements obligatoires.
          -130ème place pour le poids global des réglementations
          -144ème pour les règles trop strictes encadrant les licenciements.
          -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
          -135ème pour la dette publique,
          -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,
          -127ème pour les incitations fiscales à travailler
          -137ème pour les règlementations liées au fait d’entreprendre.
          -135ème pour les relations conflictuelles entre entrepreneurs et salariés

          Soyez plus précis concernant la presse… 80% des journalistes français on voté Hollande et si la presse française est très mal classée à la 45eme place c’est bien à cause de ses relations trouble avec les politiques des subventions et des lois.
          http://www.contrepoints.org/2012/10/26/102090-subventions-aides-presse-les-chiffres

          1. perte de temps a expliquer a des gens comme billard…esprit obtu et ferme ,aurait probablement brule galilee a la belle epoque de l inquisition..vous pouvez lui montrer toutes les donnees que vous voulez il ne les regardera meme pas.

            1. Ce n’est pas une perte de temps car nous sommes nombreux à lire ces commentaires très documentés et argumentés. Continuez Ilmryn!

              1. Je confirme

            2. Ce n’est pas une perte de temps car nous sommes nombreux à lire ces commentaires très documentés et argumentés.

    2. Dans un pays libre, si le patron ne va pas, on change de boite. Et les mauvais employeurs ont les pires ouvriers jusqu’ au dépôt de bilan…

  8. Cela c’est vous qui le dite ,et pleins de gens peuvent vous croire enfin pour un moment ,vous faites le meme discours qu’hollande  » ca va mieux  » ,mais en rabaissant la cgt celle qui vous gene le plus ,et pourtant tous les comptage les plus serieux parle d’un million de manifestants,la messe est dite. !!!

    1. Nadek: « et pourtant tous les comptage les plus serieux »

      Le plus effrayant ce n’est pas que votre pays crève, mais c’est que des gens comme vous n’ont absolument aucune idée d’où ils vivent et ce qui est en jeu exactement.

    2. Nadek: « et pourtant tous les comptage les plus serieux parle d’un million de manifestants,la messe est dite. !!! »

      Sur ce point précis, vous êtes ridicule. Même mediapart journal très à gauche à dénoncé les chiffres « totalement fantaisiste » des syndicats:

      —————————
      En octobre 2010, les syndicats lançaient, semaine après semaine, les protestataires battre le pavé contre la réforme des retraites. Le nombre des manifestants devenait le baromètre de l’opposition au projet gouvernemental. C’est alors que la presse entreprit de faire son travail : de dire les faits. Le 12 octobre 2010, trois opérations de comptage furent menées indépendamment les unes des autres. Il y avait là Mediapart, réputé de gauche, France Soir donné pour sarkozyste et la presse marseillaise. Les trois opérations, totalement distinctes, utilisaient des méthodes de comptage différentes. Au soir du 12 octobre 2010, les syndicats annoncèrent 330 000 manifestants à Paris, la police 89 000, France Soir entre 73 000 et 80 000 et Mediapart 76 000. A Marseille, les syndicats avaient vu 230 000 personnes, la police 24 500 et les journalistes locaux entre 16 000 et 21 500. La leçon était sans équivoque : les chiffres de la police sont vrais, ceux des organisateurs sont totalement fantaisistes.
      ————————–

      Mon conseil: lisez autre chose que la pravda, ils vous racontent n’importe quoi.

    3. Les vrais références sont les manifestations parisiennes « à l’ancienne ». Difficile à organiser car les trains sont en général en grève, c’est bête de se tirer une balle dans le pied. Alors maintenant, chacun organise sa manif dans sa ville et en plus en décalant bien, on peut même en faire deux dans la journée…

    4. Nadek : « on parle d’un million de manifestant ».

      Non seulement ces chiffres sont totalement fantaisistes (Cf. les articles de Mediapart, ou Le Monde), mais même si c’était vrai, alors quoi ?

      Un million de personne dans la rue ? Combien sont au boulot ?
      Un million de personne contre la loi ? Combien sont indifférents ou pour ?

      Un million… Sur 44 millions de travailleurs et 62 millions d’habitants.

      Vous résumez bien le titre de l’article : une vision totalement totalitaire.

      1. Petite précision tirée des statistiques de l’insee: il y a 26 millions d’actifs seulement dont 7 millions de salariés de l’état, c’est-à-dire que 19 millions de travailleurs paient pour 66,3 millions de personnes, soit 3.48 personnes supportées pour chaque actif.

        Comme ces actifs ne travaillent qu’une demi-vie (de 23 à 62 ans en moyenne, ce qui fait 39 ans sur 82 d’espérance de vie) et seulement 2,19 mois par année (si c’était à temps complet), ça donne une idée du désastre et des mensonges de l’idéologie socialiste.

        Certains socialistes disent que les Français travaillent encore trop entre deux insultes envers les « exploiteurs ». Je pense qu’ils vont bientôt arriver à leur fameux paradis socialiste: les exploiteurs patrons seront soit partis, soit auront renoncés, plus grand monde ne va travailler et tout le monde sera également pauvre.

        1. la beaute du monde actuel est qu il n’a jamais ete aussi simple de runner un business a partir de l’etranger (malheureusement pas l’artisanat/ commerce de proximite que je plains de supporter toutes ces idiotes communistes). la concurrence fiscale , les avions , l internet, voici les ingrédients qui mettront la france a genou…J espere que la prise de conscience se fera avant d’attendre le niveau 0 comme cuba ou le Venezuela..

          1. Je me faisait cette réflexion ce dimanche, lisant un journal informatique dont le nom commence par V et fini par RUS, qui expliquait qu’il est maintenant publié en Estonie. Sa seule activité française est l’impression, par choix patriotique, mais le fisc fr est tellement chiant que même ça va changer, et ce sera perdu pour l’imprimeur et pour le fisc

        2. 1 actif pour 3.48 « a charge » : tout est dit.
          Que l’actif soit salarié, patron, free lance, profession libérale, n’est pas le sujet, mais la diversion.
          C’est parfaitement intenable.
          J’ai roulé ma boule dans pas mal d’endroits, mais je ne connais aucun pays ou le travailleur privé est plus tondu, humilié, brimé, impotent, qu’en France, et certainement aucun ou le syndicat censé le protéger se fout aussi ouvertement de sa figure tout en lui faisant les poches.

  9. la nature et la logique vont bientôt reprendre leurs droits ,mais il vas y avoir beaucoup de cris et de larmes. c’est triste mais nous y allons tout droit .

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