Non, il n’y a pas de complot derrière Linky

Publié Par Auteur invité, le dans Technologies

Par Fabien Duval.

Alors que la transition énergétique en France fête son premier anniversaire, l’une des mesures contenues dans la loi fait toujours débat. Le nouveau compteur communicant d’Enedis (ex-ERDF), dont la pose a débuté en décembre dernier et qui a vocation à équiper 35 millions de foyers dans l’Hexagone d’ici 2021, ne fait toujours pas l’unanimité, notamment chez les personnes électrosensibles ou, tout simplement, farouchement opposées à toute sorte d’innovation. Pourtant, le boîtier « Linky », d’après le responsable du réseau de distribution d’électricité en France, doit permettre à terme d’intégrer les énergies renouvelables dans le circuit électrique classique et servir la transition énergétique.

« On est loin du « danger grave ou imminent » »

Mercredi 13 juillet, les opposants au compteur Linky ont obtenu la réinstallation d’un compteur traditionnel dans un quartier de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Dans une lettre adressée au maire Modem de la ville, Michel Veunac, l’association Biarritz Antennes affirme que Mme B. a dû s’opposer fermement aux agents Enedis, qui ont installé le nouveau compteur malgré ses protestations. La cliente disposait par ailleurs d’un courrier personnel du maire lui disant qu’il prenait acte de son refus du compteur Linky et demandait à Enedis de respecter son choix.

Deux responsables Enedis ainsi que la Mairie ont dû être contactés avant que l’ancien compteur ne soit réinstallé chez Mme B. Car, comme le signale l’UFC-Que Choisir, la question de savoir s’il est possible de refuser l’installation du compteur est assez complexe. D’abord parce que le compteur n’appartient pas à l’utilisateur : il est « fourni et posé par ERDF » et fait partie du « domaine concédé », ce qui veut dire qu’il appartient aux collectivités locales. Selon l’association de consommateurs, « le contrat de concession incluant la gestion des compteurs et les missions de comptage, le client ne peut pas s’opposer à l’installation du nouveau compteur ».

Certaines communes ont voté contre l’installation des compteurs Linky, mais l’association rappelle également que la plupart d’entre elles ont transféré la compétence du réseau électrique à leur intercommunalité, leur métropole ou autre autorité organisatrice. Aussi, le vote du conseil syndical pourrait n’être que symbolique. Quant à la possibilité pour le maire d’interdire les compteurs Linky, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) signale qu’elle suppose un risque grave ou imminent pour les consommateurs. Or, comme le reconnaît en toute honnêteté l’UFC Que Choisir, l’association « a beau contester l’intérêt du compteur Linky […], on est loin du « danger grave ou imminent » inscrit dans le Code général des collectivités territoriales ».

Respect de la vie privée

Le succès remporté par l’association Biarritz Antennes pourrait ainsi s’avérer ponctuel, et les personnes refusant l’installation de Linky s’engageront sans doute dans un combat épuisant à l’issue incertaine. Alors que l’installation du compteur est gratuite pour tous les habitants, les récalcitrants pourraient à l’avenir se voir facturer les déplacements pour les relevés de compteurs qui auraient dû être changés. « Et le jour où l’ancien compteur tombera en panne, l’intervention se soldera par la pose… d’un compteur communicant ! », pronostique Que Choisir.

S’opposer à l’installation de Linky ne semble donc pas une bonne idée. Alors, pourquoi continuer à le faire ? Selon l’association Biarritz Antennes, plus de 200 communes s’opposeraient au compteur communicant, ce qui représente tout de même des dizaines de milliers d’habitants sur tout le territoire national. Ils s’inquiètent en particulier des conséquences sur la santé et la vie privée des utilisateurs. Bien que moins nombreuses, d’autres associations y ajoutent des craintes sur les risques d’incendies, de pannes des appareils électriques, de dysfonctionnements de la domotique.

Or, chaque crainte, chaque objection, chaque question a déjà été réfutée par Enedis et les experts des agences concernées. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ont à plusieurs reprises affirmé que les risques pour la santé sont bien moins importants que les opposants de Linky ne le croient. De son côté, la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a fixé un cadre strict afin que le respect de la vie privée des consommateurs soit en permanence garanti.

Silence du gouvernement

Mais il demeure un noyau dur d’opposants qui n’en démordent pas. Aucun argument, aussi solide et fiable puisse-t-il paraître, ne semble pouvoir les convaincre. Ils se méfient, voire se défient de toutes les études, les expertises, les déclarations. À tel point que le problème ne semble plus être celui de Linky, mais celui de la méfiance généralisée à l’égard des institutions, qu’elles soient académiques, scientifiques, techniques ou politiques. Or aucun pays, aucune société ne peut faire face à un tel climat de suspicion exacerbée, et un minimum de confiance s’impose si ladite société veut continuer d’évoluer.

Il est vrai qu’à part quelques interviews données à droite et à gauche, le gouvernement n’a jamais pris de position ferme sur le sujet Linky. Le Premier ministre, Manuel Valls, y avait pourtant été invité dans un courrier du président de l’Association des maires de France (AMF), François Baroin, en mars dernier. Reste que le compteur communicant fait partie de la loi sur la transition énergétique et qu’il constitue dès lors une obligation légale bien cadrée. En outre, Linky a été développé en application de directives européennes préconisant la généralisation de ce type de compteurs afin de contribuer à la modernisation du réseau d’électricité et permettre de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Bien sûr, le gouvernement français, l’Europe, l’ADEME, la CNIL, l’ANFR, les experts (…) sont tous susceptibles de se tromper. Mais en l’occurrence, cela fait un certain nombre d’institutions importantes dont on voit mal l’intérêt qu’elles auraient à s’allier dans un complot international. Tant qu’aucun danger « grave ou imminent » n’a été démontré, il faut pouvoir faire confiance.

  1. à partir du moment où on laisse un choix il ne faut pas s’étonner que certains fassent le mauvais. pas de compteur linky.. pas d’électricité . et si des maires jouent a ce petit jeu électoral sordide puisque basé sur la bêtise humaine , on les vire , si le gvt est flou , on le vire : ça c’est l’état de droit !

  2. Je me demande bien en quoi ce compteur peut faciliter l’intégration des énergies renouvelables…
    Soit il communique souvent, voire très souvent, voire même de façon quasi-permanente avec le réseau, afin de permettre au producteur d’énergie d’assurer une distribution agile des énergies intermittentes, et par conséquent de gérer en temps réel les approvisionnements en énergie durable. La, je peux comprendre l’intérêt d’un Linky…
    Soit ce nouveau compteur communique épisodiquement la consommation, évitant un déplacement pour les relevés de compteur, et alors évoquer l’intégration des énergies renouvelables devient un peu de la,propagande.
    Si quelqu’un a un début de réponse, je suis preneur…

    1. C’est simple : il adaptera votre consommation à la production disponible, soit en plafonnant la puissance, soit en augmentant le tarif durant les périodes de faible production (pas de vent/soleil).

    2. En l’état actuel de la tarification pour l’utilisateur (heures creuses / pleines les mêmes pour tout le monde, etc.) le linky ne sert à rien, ou du moins les fonctions supplémentaires par rapport aux compteurs traditionnels auraient pu tout aussi bien être installées chez un panel d’un millier de clients à des fins d’établissement de statistiques fines des consommations. Le Linky, et en particulier sa généralisation à tous les clients, ne trouvera sa justification que lorsque de nouveaux tarifs, avec notamment la possibilité d’effacement à la demande, seront proposés (ou imposés…) à clientèle. Une fois les linky généralisés, les tarifs en question en place, lorsque les consommateurs et leurs installateurs auront mis en place les câblages nécessaires (la voiture électrique ou le chauffe-eau délestés à distance, etc.) les gestionnaires du réseau disposeront d’un moyen de piloter en finesse la consommation, ce qu’il leur manque actuellement puisqu’ils ne peuvent, grossièrement, que piloter la production.

    3. Des exploitants d’éoliennes développent par ailleurs le compteur intelligent dit smart-grids, cet outil va gérer chez les clients « volontaires » pour le moment les consommations aux heures de pointe et différer la mise en marche d’appareils, ainsi si les éoliennes ne produisent pas au moment de la forte demande d’électricité, le compteur intelligent interviendra et ce qui ne sera pas consommé ouvrira droit à rémunération à l’opérateur d’effacement…

  3. Non il n »y a pas de complot, juste un modèle de société que les technocrates veulent nous imposer! Pour quelle raison devrait-on donner la possibilité à ces sociétés d’intervenir à distance chez nous? Qu’elles se contentent de nous fournir en énergie et nous, nous payons leur service…rien de plus!
    Et arrêtez de prendre les autres pour des crétins!

  4. Faire confiance à des institutions corrompues et à des experts qui se trompent tout le temps ???
    « Transition énergétique » c’est de la novlangue, qui se traduit par rationnement énergétique. On remplace progressivement une production d’énergie fiable et compétitive (nucléaire/fossile), par une autre intermittente et hors de prix (vent/solaire).
    Si le rôle du Linky se réduisait au télé-relevé de la consommation, il n’y aurait pas d’opposition. Mais ses fonctionnalités vont beaucoup plus loin : avec des sources d’énergie fluctuantes, on va nous restreindre la cosommation où nous la surtaxer lorsque cette énergie sera en sous-production.
    Encore un moyen de contrôle des citoyens…

    1. Les institutions corrompues utilisent des « experts » qui n’en sont pas. Les véritables experts donnent des résultats, des intervalles de confiance et laissent les personnes concernées faire leurs choix en fonction de cet éclairage. Pourquoi les personnes concernées délèguent-elles si souvent ces choix à l’état ?

      Si le rôle du Linky était de permettre au consommateur d’optimiser la facture de sa consommation, il n’y aurait pas d’opposition. Là, il est d’arnaquer l’usager en lui faisant payer le plus cher possible, au profit d’objectifs politiciens, comme un chauffeur de taxi qui fait des détours inutiles en profitant de la désorientation de son client.

  5. PhilippeMurrayRothbard

    In fine cela reste de la vente forcée basée sur une autre nommée « la transition énergétique » ,et qui, pour rappel, est une hérésie sur tout les plans.

  6. Quoiqu’il en soit , j’aurai présenté l’intitulé comme suit :
     » ….. reflète toujours autant la capacité de certains groupes de personnes à ne pas faire confiance aveugles aux institutions et à leurs experts. » ,
    voyons nos politiciens et leurs médiatiques …. en qui il nous faudrait faire confiance ?
    « Et c’est problématique. » : non ! c’est le « Libre Arbitre » : cela s’ appelle aussi la vrai démocratie qui gêne le pouvoir diktat d’ Etat du 49§3

  7. Pas de complot. Mais oser faire payer ce compteur alors qu’il va leur faire gagner de l’argent c’est juste inacceptable.

  8. La CNIL a fait des recommandations très précises sur ce qu’on peut faire ou ne pas faire avec Linky (cherchez Linky sur http://www.cnil.fr, il y a quelques docs très lisibles). Dans tous les cas il y a l’exigence de demander l’accord du client.

    La question la plus délicate concerne la sécurité du compteur lui-même. C’est une cible intéressante pour des pirates. Quelqu’un a des infos à ce sujet?

    1. Oui, ou plutôt, le client devra s’opposer explicitement au stockage et à la transmission de la courbe de charge. Le ministère de l’écologie espère que la plupart des clients ne le feront pas…
      Dans cette affaire, il est dommage que la focalisation sur les possibles inconvénients techniques ou sanitaires ait occulté le débat sur le problème des libertés et de la récupération de données personnelles hors consentement de l’utilisateur à des fins commerciales ou de pilotage à distance.
      Quant à dire que « c’est gratuit »… Ther’is no free lunch!
      Cela ajoute juste quelques milliards au coût faramineux de la transition énergétique.

      1. Je ne saurais dire mieux : l’ensemble des experts se focalisent sur « les risques pour la santé » qui sont une lubie imaginaire montée par des doux réveur et qui, en tant que telle, est facile à démonter. cet écran de fumée sert à faire disparaitre totalement de la communication le fait que
        1/ votre fourniture en énergie pourra (je traduits : SERA) modulée en fonction des bons vouloirs de votre fournisseur (je traduits : vous avez besoin d’électricité la, maintenant ? bah tant pis, y en a pas assez / ou alors vous paierez le prix super fort).
        2/ le compteur est gratuit (je traduits : vous ne le paierez pas directement mais par de multiples taxes diverses indirecte qu font qu’au final, vous le paierez au minimum 4 ou 5 fois sa valeur réelle)

        Le fait que ce soit imposé n’est vraiment pas étonnant : il suffit de réfléchir deux secondes pour n’avoir absolument AUCUNE RAISON VALABLE d’accepter une tellement aberration. Je m’y opposerai aussi longtemps qu’il faudra, rien à foutre (et pas pour des histoire d’ondes capillotractées).

    2. La phrase d’en tête est stupéfiante (« l’incapacité de certains groupes de personnes à faire confiance aux institutions et aux experts. Et c’est problématique. »)

      Il ne s’agit pas « d’incapacité » mais d’attitude réfléchie fondée sur l’expérience: ce n’est pas la première fois que de pseudo-experts nous conduisent dans le mur! La transition énergétique en est l’exemple le plus révoltant car 1) il s’appuie sur la subversion d’une partie du monde scientifique, une propagande et mise au pilori des opposants dignes de l’ex-URSS. 2) Non, il n’y a pas de complot, toutes les informations fiables sont accessibles. 3) ce qui est visé, c’est diminuer le niveau de vie et, in fine, la population, par restriction de l’énergie tout en prétendant que c’est un progrès.

      « C’est problématique » oui, sans doute, c’est un problème pour ceux qui veulent asservir les peuples que ces derniers soient clairvoyants et se rebellent… Mais n’est-ce pas un problème plus grand encore que des élites technocratiques prétendent remplacer une démocratie assise sur une information pluraliste et la liberté?

  9. Bonjour

    J’ai l »impression que ce compteur est encore une lubie d’ingénieur.

    L’argument de relevé automatique est-il réel ? la plupart des compteurs étant accessible à l’extérieur et des relevés sur internet sont possible par l’utilisateur.

    Changer des compteurs qui marchent par des nouveaux à un coût certain qui est payé par les utilisateurs au final.

    Les autres arguments sont totalement fallacieux, la transition énergétique est un prétexte passe-partout.

  10. Pour rebondir sut un sujet récent, ceux qui feront le choix de basculer en autoproduction pure (solaire…) n’auront pas ce souci : « No grid, no linky ».

    Être propriétaire de sa production d’énergie, plutôt que locataire d’EDF, c’est se libérer de toutes ces contraintes existantes ou à venir : flicage, augmentation des taxes, risque de coupure intempestive (grève, rationnement…)

    Il n’y a pas que des arguments financiers (temps de retour par rapport à un livret A, lol) dans l’étude d’opportunité d’installation hors réseau.

    1. Bien entendu, mais je crains, pour avoir connu les temps de l’instabilité de la fourniture électrique, qu’ils ne soient les premiers à venir réclamer du contribuable une aide quand ils seront confrontés à la réalité de l’autarcie.

      1. Pas exactement.
        Il y aura (a déjà) des incitations diverses, même chez EDF, pour être auto-producteur. Mais toujours raccordé au réseau. Ainsi EDF (ou ErDF…) se rattrape sur la location d’un ou deux compteurs, et tous les inconvénients cités ci-dessus. EDF n’incite pas à être totalement déconnecté. Il n’y a aucune subvention dans ce cas.
        Penser que l’Etat encouragera les citoyens à réduire leur indépendance vis-à-vis de lui-même est assez naïf. Il y a suffisamment d’exemples de tendance inverse.

        Par contre, si une centrale nucléaire pète et génère quelques milliards d’euros de dégâts, il y a de fortes chances qu’une « contribution exceptionnelle à l’environnement » type impôt sécheresse 1976 soit ajoutée à tous les abonnements. Ça peut douiller !

        L’autarcie implique une auto-responsabilisation, c’est vrai. Pour certains il est plus confortable d’aller pleurer dans les jupons d’EDF.

        1. « Mais toujours raccordé au réseau »
          Donc c’est de la subvention purement politicienne. Le coût pour un opérateur d’un raccordement au réseau, à un prix qui lui est imposé par la réglementation,est sans commune mesure avec ce que paie l’usager consommateur occasionnel dans son abonnement. Vous ne faites pas le choix de l’autarcie, vous faites le pari que le contribuable continuera à être appelé à payer pour les usagers qui prétendent à l’autarcie sans couper le cordon.
          Quand il faut dimensionner et entretenir la grille pour pouvoir vous servir trois fois dans l’année les kW nécessaires à vivre dans une vague de brouillard givrant, l’investissement dépasse de loin ce qui sera amorti avec votre abonnement. Si une tempête abat les lignes, ce qui est des centaines de milliers, voire des millions de fois plus probable que de subir un accident nucléaire, le contribuable paie pour vous. C’est hélas votre droit dans les conditions actuelles, mais n’allez pas vous présenter en parangon de morale !

          1. No grid ou offgrid, ça veut dire totalement hors réseau. Aucune connexion, aucun fil vers ou depuis ErDF. On ne consomme QUE ce que l’on produit (photovoltaïque, éolien), épicétou. Ni revente, ni subvention, ni taxe supplémentaire, ni droit de regard sur l’usage privé.

            Voir discussion sur fil récent (EDF et Hinckley point, archives Contrepoints du 31 juillet)

            Le mouvement actuel offgrid ne vient pas des écolos anti-nucléaires. Plutôt de liberaux qui veulent réduire l’emprise de l’État, réduire les leviers de pression qu’il peut nous infliger à moyenne échéance.

            1. Auto production en EnR uniquement ? Sérieusement…
              Individuellement, cela coûte très cher, quand c’est possible.
              Collectivement, cela ne concernera que les happy few écolos, dont vous aurez exfiltrez les écolos gauchistes pour rester entre libéraux ayant les moyens. Quant aux services externes (approvisionnement, sécurité, construction…), on sera moins soupçonneux sur l’origine de l’énergie.
              Globalement, on est dans la propagande.

  11. Y a tant de libéraux ici…et même que certains trouve que d’avoir un choix (celui de refuser PEU IMPORTE LA RAISON ) serait de la bêtise ? Les agences gouvernementale disent …. elles assuraient aussi pour Tchernobyl que tout va bien …. les agences gouvernementales certifies les médicaments …. scandale du Médiator ETC …… La confiance se mérite et si certains veulent payer pour leur idées (pour REACTITUDE) c’est LEUR CHOIX …. ça se respecte !

  12. Linky permet de maitriser la grille réseau en activant / désactivant (selon le besoin) des quartiers complets. Voilà ce qui arrive quand tout le monde veut brancher sa tesla à son éolienne en faisant fi de toute rationalité énergétique. Quand 25 personnes branchent leur voiture électriques en même temps à 18h en rentrant du boulot, elles consomment localement l’équivalent de 5000 personnes. Fort de ce fait, j’imagine que beaucoup comprennent le problème quand on l’élève à l’échelle du pays. Et c’est certainement pas avec la souplesse d’utilisation des énergies renouvelables qu’on va pouvoir encaisser le delta.
    Evidemment cet exemple peut se voir de manière macro, la consommation énergétique due à l’high tech. monte en flèche et on voit pas franchement de palier à l’avenir.
    Sans compter qu’on mutualise le jus entre pays …

    Pour l’électromagnétisme c’est comme le reste, on peut pas vivre sans éducation, et quand l’effet placebo marche tout marche. le CPL de linky a besoin d’envoyer 2Kb a 2km de distance toutes les 5 secondes, et les gens ont lu que CPL, soit 100 Mb a 8m dans la chambre en permanence. En gros et pour couper court Linky et le Wifi « c’est pareil » c’est pour « l’internet ». Et le Wifi c’est pas bien. Dommage qu’au vu du besoin Les ondes dégagées pas Linky sont imperceptibles une fois passée la distance reliant des condensateurs a sa boite plastique.

    Mais il y a plus drôle, un autre réseau présente les mêmes caractéristiques ondulatoires: l’ADSL. Il vaut mieux pas que ca se sache, la France entière va devoir avoir mal à la tête dans les 10 minutes qui suivent.

    1. La rationalité énergétique est facile à obtenir chez le consommateur : en lui faisant payer le kW à un prix du marché instantané. Si c’est 3 fois plus cher de brancher sa Tesla à 18h que de mettre la minuterie qui la branchera à 2h du mat, que croyez-vous que feront les consommateurs ? Mais si ça permet aux opérateurs d’augmenter le tarif à l’instant où le consommateur branche sa Tesla, quel qu’il soit, que croyez-vous que feront les opérateurs ?

      1. Le système heures pleines/heures creuses existant donnait satisfaction, tout en laissant le consommateur libre de son choix. Mais ça, c’était du temps où on avait une production prévisible…

        1. C’est toujours prévisible à échéance de 24 heures, en tout cas avec suffisamment de précision pour qu’un opérateur puisse annoncer un prix au consommateur pour les tranches horaires de la journée à venir, si c’était sa politique commerciale. Il parvient bien à annoncer un prix sur les marchés de gros !

  13. La canard enchaîné de 2007 rappelait avec exactitude l’origine de la production du compteur Linky validée sous le gouvernement de l’époque: Thierry Breton, ministre du gouvernement précédent de l’économie et de l’industrie sous Chirac. Eh oui, en fait l’histoire est ainsi faite, c’est bien une entreprise possédée par un ministre de l’économie et de l’industrie qui fabriquera ce compteur qui n’a qu’un seul intérêt: business parsemé de conflits d’intérêts. Non ce compteur n’est en rien une innovation mais plutôt une dépense INUTILE de l’argent public et une obligation de paiement inutile des particuliers. NOn au compteur Linky, nous nous y opposons.

  14. Compteurs Linky. Ce n’est pas la technologie qui fait peur, mais l’usage que peuvent en faire les écolos pour tenter de diminuer population mondiale. Alors que l’on sait qu’elle diminuera toute seule avec l’augmentation du niveau de vie des plus pauvres…

  15. Le problème posé par le compteur Linky est double :
    1/ Il est « justifié » (!) par la loi sur la transition énergétique, laquelle n’est rien d’autre qu’une monstruosité sur le plan technico-scientifique, et une façon stupide de claquer le fric que les Français n’ont pas, même si cela profite à quelques élites.
    2/ L’ADEME le conseille, un organisme dont dont l’honnêteté intellectuelle est plus qu’aléatoire.

  16. « la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a fixé un cadre strict … »

    … en sachant très bien que comme d’habitude elle n’aura pas le moyen de le faire respecter.

  17. je cite :  » les risques pour la santé sont bien moins importants que les opposants de Linky ne le croient » Ce n’est pas qu’il sont « moins importants », c’est qu’ils sont complétement imaginaires !
    Un risque est l’exposition éventuelle à un danger. Pas de danger = pas de risque.
    Le CPL de Linky est de même nature que l’ADSL (même normes, même niveau max, mêmes fréquences etc.) . Le CPL c’est du courant électrique, c’est à dire des électrons qui circulent dans les fils de cuivre, et non des ondes électromagnétiques, lesquelles sont constituées de photons.
    bien entendu, comme tous appareil utilisant du courant électrique alternatif (frigo, lampe, four etc..) il existe un rayonnement parasite secondaire. Celui de Linky (ou de l’ADSL) ou des fils qui transportent le CPL est extrêmement faible. Non significatif.

    Ce qui se passe est que les associations anti-ondes tentent de se relancer en accusant ce compteur d’émettre des champs électromagnétiques ce qui est une imposture au regard de la réalité.
    Une vieille habitude.. les plus anciennes de ces associations ont commencé avec les lignes à hautes tensions et les écrans cathodiques pour se recycler ensuite sur les portables puis les antennes, puis les ampoules à économie d’énergie, enfin le Wifi et aujourd’hui Linky.

  18. « Tant qu’aucun danger « grave ou imminent » n’a été démontré, il faut pouvoir faire confiance. » Ce sont vos propos M. Fabien DUVAL, ou vous êtes très mal informé sur les études scientifiques indépendantes et la réalité des faits ou avec tout le respect que je vous dois, vous êtes un vendu. Les ondes émises par ces compteurs sont toxiques, tant au niveau des compteurs, des circuits électriques des habitations, en liaison CPL très hautes fréquences (74000 et 90 000Hz), que par des antennes de transmissions des informations vers ENEDIS (ERDF) placées sur tous les transformateurs/concentrateurs de quartier, émettant sur les fréquences du réseau de téléphonie mobile. L’OMS les a déclarées cancérigènes possibles et des centaines d’études scientifiques ont prouvé leur nocivité tels que le rapport Européen indépendant Bio-Initiative de 1800 études et le rapport REFLEX révélé en 2005, (étude commandée par la Commission Européenne en 2001, non financé par les industriels), démontrent les effets génotoxiques des ondes de la téléphonie mobile. Ils ont observé, notamment, un nombre plus important, dans les cellules exposées que dans celles qui ne l’étaient pas, des cassures de chromosomes, des ruptures des molécules d’ADN (molécule support de notre patrimoine héréditaire) dans différents types de cellules humaine et animales en cultures. Par ailleurs, la synthèse des HSP (protéines de stress) est très augmentée (entre autres HSP 27). Excusez du peu…
    S’il n’y avait que deux raisons pour refuser le linky :
    1. les compagnies d’assurance prennent très au sérieux les effets néfastes des ondes électromagnétiques sur la santé. En toute discrétion, elles ne les assurent plus.
    Interrogez vos compagnies et vous verrez…Etonnant quand on sait que les assurances assurent des membres du corps de nombreux sportifs ou artistes en tre autres.
    2. Dans les conditions générales de son contrat, EDF, qui dit par ailleurs que le Linky n’est pas dangereux, exclut toute responsabilité de sa part pour tous les dommages qui pourraient causés par celui-ci.
    Il existe pleins d’autres contradictions, mensonges ou déclarations explicites d’ENEDIS filmés par des grandes chaînes télévisées qui contredisent ce que vous écrivez ci-dessus.
    Le CRIIREM a mis en cause les résultats incroyables des tests de l’ANFR qui non seulement mesure zéro ondes dans les grandes villes mais fait une confusion entre les champs électriques et électromagnétiques comme d’ailleurs ENEDIS dans sa présentation aux professionnels à laquelle j’ai assisté.
    Etc. Etc.
    Vous disiez, il faut pouvoir faire confiance…
    Pour un prochain article contacté moi pour que je puisse vous fournir les preuves non pas d’un complot au sens prore du terme mais d’une alliance pour des intérêts financiers colossaux au mépris de la santé humaine comme toujours(Rappel : amiante, uranium, nucléaire, tabac, ondes…)
    Cordialement
    Patrick BOULET
    Co-porte parole Alerte Ondes Bretagne
    alerte.ondes.bretagne@gmail.com

    1. selon Boulet : « les compagnies d’assurance prennent très au sérieux les effets néfastes des ondes électromagnétiques sur la santé. En toute discrétion, elles ne les assurent plus »

      c’est un sophisme. Ls assureurs n’assurent pas les « dangers » des ondes pour deux raisons :
      1) il n’existe pas de danger connu, il est donc impossible de calculer une prime d’assurance. Sur les ondes le réassureur SwissRe écrit :  » on n’assure pas les fantômes».
      2) Les tribunaux peuvent condamner des opérateurs, non sur des éléments factuels, mais sur des arguments tels que le ressenti ou le préjudice d’anxiété. Ces arguments étant inchiffrables il sont donc inassurables.

  19. Les arguments en défaveur du compteur Linky sont balayés un peu rapidement. La sécurisation des échanges d’information est imparfaite. Alors certes la CNIL pourra arguer que les politiques mises en place permettent d’assurer un risque minimal que l’entreprise n’abuse pas des données collectées ; mais qu’est-ce qui empêchera un individu malintentionné et un peu doué de vous espionner à votre insu?

    En outre, au plan du libéralisme, on peut s’étonner de la liberté particulièrement restreinte dont dispose le consommateur sur ce marché. C’est Linky… ou Linky.

  20. LInky a deux buts :

    1 – Supprimer des emplois (20000) certes ce sont d’infâmes agents EDF mais c’est 20000 emplois quand même;
    2 – Orienter le client vers une offre modulée où 90% du temps il paiera peu et très cher 10% du temps (Quand on va brancher comme disait @Irion ou faire cuire le poulet), dans cette offre le fournisseur quel qu’il soit à tout à gagner!

  21. On voudrait bien faire confiance. Cependant, lorsque la police des polices déclare, après une enquête minutieuse, que le dispositif de sécurité pour le feu d’artifice à Nice était bien adapté, on croit rêver. En niant ainsi la réalité sur un fait avéré que chacun peut vérifier, les institutions détruisent elles même leur crédibilité et il est tout à fait légitime de penser qu’elles mentent sur les faits que l’on ne peut pas vérifier.

  22. Les USA qui en matière de technologie ont au moins une longueur d avance sur l Europe desinstallent en Californie 200 000 de ces compteurs . Point n est besoin de voir des complots simplement des jugements technologiques biaisés par la finance. Au demeurant linky est gratuit mais le montant de cet equipement sera facturé plus tard au fil du temps…les etudes du russe Igor Belyaev montrent les dangers pour la santé . On ne peut defendre une innovation au seul pretexte qu elle est innovante en tant que telle.

    1. selon MCL :  » les études du russe Igor Belyaev montrent les dangers pour la santé »

      Il semble que les études de ce chercheur n’aient pas montré grand chose de concluant si j’en juge par les méta-analyses dans lesquelles son nom est cité.
      Selon le rapport Afsset 2009 p131 Belyaev et al 2006 : « la dosimétrie est incorrecte », p133 : « les auteurs n’ont pas évalué les faux positifs », « la dosimétrie n’est pas décrite ».
      Selon le rapport SCENIHR 2015 de la commission Européenne, Belyaev and al 2009 : p91 « non statistiquement significatives »

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