Inde : pourquoi l’interdiction de la GPA est nocive

Publié Par Édouard H., le dans Social

Par Édouard H.

 

Bébé qui dort credits peasap (licence creative commons)

Bébé qui dort credits peasap (licence creative commons)

L’Inde était devenue une des grandes destinations mondiales pour la GPA commerciale, étant donné son caractère légal. La pratique étant prohibée dans la plupart des pays du monde, des milliers de couples infertiles s’y rendaient chaque année pour obtenir un enfant tant désiré.

Cette situation est pourtant sur le point de changer : l’État indien cherche en effet à restreindre cette pratique. La législation visant à empêcher des étrangers de souscrire à des services de GPA en Inde est encore débattue au parlement, mais dès octobre 2015 les ambassades indiennes ont cessé de fournir des visas médicaux qui permettaient aux couples étrangers d’entrer dans le pays en vue de recruter une gestatrice. L’Indian Council of Medical Research a aussi interdit aux cliniques d’offrir des services de GPA aux étrangers.

Une des principales raisons invoquées est celle de l’exploitation : des couples riches venant de pays développés viendraient exploiter de pauvres femmes du tiers monde afin de satisfaire leurs désirs d’avoir des enfants. On retrouve ici les théories marxistes habituelles : si une transaction a lieu entre un couple riche et une gestatrice pauvre, c’est que cette dernière s’est nécessairement faite exploiter. On sait mieux que la gestatrice ce qui est bon pour elle : d’après les anti-GPA, sa condition serait meilleure si seulement on lui retirait la possibilité de fournir ce service à des couples contre rémunération.

Pourtant les femmes indiennes qui portent des enfants de couples étrangers contre rémunération ne sont pas forcées à le faire : on ne met pas d’arme contre leur tempe pour les forcer à porter pour autrui. Si elles choisissent de le faire, c’est que cela améliore leur condition. Avec une rémunération généralement entre 4000 et 6000$ équivalente à plusieurs années de salaire, la GPA est un moyen pour ces femmes de sortir de la pauvreté, d’offrir une éducation à leurs enfants. À l’annonce du refus de l’Indian Council of Medical Research de fournir des visas médicaux, une centaine de femmes vinrent manifester devant leurs locaux. « La GPA c’est notre gagne-pain », raconte une des manifestantes. « C’est la seule opportunité que nous avons pour sortir du cercle vicieux de la pauvreté. Si c’est interdit, tout sera détruit ».

Dans un reportage de France 24, une gestatrice raconte elle aussi qu’elle trouve la situation injuste : « Ce sont les gens comme nous qui sont les plus affectés, les étrangers ont les moyens de payer davantage, ils nous permettent de mieux gagner notre vie, cette décision est mauvaise ». Plus tard dans ce reportage la directrice d’une clinique raconte qu’elle doit maintenant quotidiennement refuser les services de femmes indiennes.

L’interdiction de la GPA pour les couples étrangers en Inde est donc nocive pour les couples infertiles qui souhaiteraient avoir un enfant génétiquement lié à eux de cette manière. Mais elle l’est aussi pour les femmes pauvres qui fournissaient auparavant ce service. Celles-ci, très souvent illettrées, devront retourner à une situation de pauvreté et d’immense précarité, privées de cette opportunité que constituait la GPA. Une nouvelle fois, un État intervient et empêche une relation spontanée et volontaire entre 2 parties, et de ce fait leur nuit.

Tout cela étant dit, il ne s’agit aucunement de dire que l’état du marché de la GPA en Inde était idéal. Comme beaucoup le font remarquer, les conditions sanitaires étaient parfois mauvaises et il arrivait que les gestatrices soient peu informées des risques. Mais face à cette situation, l’interdiction est-elle réellement la meilleure solution ? Il s’agit ici d’une nouvelle manifestation de ce que j’appelais le toc prohibitionniste dans un précédent article. Plutôt que de s’attaquer précisément aux points précis qui nécessitent des améliorations, on préfère interdire entièrement.

Plutôt que de tenter de promouvoir de meilleures conditions sanitaires et une meilleure information, on interdit, risquant la création d’un marché noir où ces conditions seront encore dégradées. Plutôt que de favoriser un marché libre où les femmes indiennes auraient un panel plus grand de solutions leurs permettant de sortir de la pauvreté, on prétend savoir mieux qu’elles ce qui est bon pour elles et on leur retire le choix possible d’une pratique rémunérée qui leur laissait entrevoir un avenir meilleur.

La GPA n’est pas un retour à l’esclavage mais un service qui permet à des couples infertiles d’avoir des enfants génétiquement liés à eux, sans nuire à personne. Lorsque l’État restreint ce service il nuit aux personnes impliquées, en Inde comme ailleurs.

Lire sur Contrepoints notre dossier spécial GPA

 

  1. « a GPA n’est pas un retour à l’esclavage mais un service qui permet à des couples infertiles d’avoir des enfants génétiquement liés à eux, sans nuire à personne » : comme elle est belle et bonne cette incantation ! Et facile a dire quand on a un filiation nette et qu’étant un homme, on considère porter un enfant comme un « service » …. je n’ai rien d’autre à vous proposer que de sortir de chez vous , de passer du temps avec les autres et de prendre 10 ou 20 ans de maturité et on en reparle ?

    1. ethiquement et médicalement, il n’y a pas quelque chose qui vous dérange ?
      connaissez vous l’épigénétique ?

      1. +1 @anne

      2. L’epigénétique n’est pas réservée à la GPA, mais à toute les PMA . Ces techniques vont elles aussi se développer….

        Je pense que l’auteur évoque l’éthique de la GPA, c’est concernant la gestation, pas la PMA qui précède l’implantation dans l’utérus loué.

        1. @cap2006 « uterus loué » : cette expression en dit long sur le mensonge …. comme si cet utérus avait sa vie propre , suspendu en l’air . Quand les mots sont tordus on sait que l’on est dans l’imposture

          1. forcément , la location de l’utérus entraine la location des « périphériques » nécessaires à son bon fonctionnement.

      3. Vous confondez deux choses totalement différentes. L’épigénétique n’a rien à voir avec la gestation pour autrui.
        Maintenant si un couple (français par exemple) ne peut avoir d’enfants pour des raisons bien précises inutile d’aller en Inde, il y a en Espagne des femmes au chômage qui porteront l’enfant pour la modique somme de 25000 euros … payable en cash, naturellement.

        1. @jh et …. quel est le point ?

          1. En lisant le commentaire de @Anne je me suis dit la même chose que jacqueshenry. Anne amène un sujet (l’épigénétique) qui n’a rien à voir en bien ou en mal avec avec le sujet de l’article.
            L’épigénétique est un phénomène adaptatif lié à l’expression des gènes ceci chez la mouche jusqu’à l’humain qu’il naisse à « l’ancienne » ou en GPA. Je crois qu’il y a juste méprise d’@Anne

    2. @pale rider

      +1000

      Totalement d’accord avec vous, la GPA est de l’esclavage.

      1. @Général
        « (…) la GPA est de l’esclavage. »

        Encore une opinion tranchée qui ne souffre aucune contestation.

        Si je me mettais au niveau de ces arguments, je dirais bien que vous insulté les esclaves en écrivant cela, et que ce n’est ‘pas bien’

        1. Achetez quelqu’un, c’est de l’esclavage. Jusqu’ici, vous êtes d’accord avec moi.

          Donc la GPA est de l’esclavage.

          Il n’y a même pas de débat, tout est dans la définition des mots. Se demander si la GPA est de l’esclavage, c’est comme si on se posait la question de savoir si Reagan était ou non communiste.

          1. @Général

            Une opinion tranchée, découlant d’un raisonnement foireux !

            Comme vous dites « tout est dans la définition des mots », mais de quel dictionnaire vous servez-vous pour tordre ainsi sa définition.

            Définitions : Un esclave est un individu privé de sa liberté ou d’une partie de celle-ci par les règles en vigueur dans le pays et l’époque considérés. Il est un instrument économique sous la dépendance d’un maître, pouvant être vendu ou acheté. L’esclavage se différencie du servage par son statut de « propriété », et en conséquence par la privation de ses libertés fondamentales.

            1. OK bah si vous trouvez normal d’acheter des enfants qui n’ont rien demandé à personne,
              poussons à fond la logique alors.

              Allez j’ai envie d’un enfant. Je décide d’acheter celui de ma voisine. Si elle est d’accord pour le vendre, ça devrait aller, non?

              Vous ne voyez pas un petit problème, ici?

              1. @Général

                La GPA c’est l’adoption d’un enfant avant sa naissance, voir même un arrangement en vue de sa conception.

                Autant faire les bonnes comparaisons maintenant. L’abandon d’enfant, l’adoption, le placement etc … entrent dans la même logique que la GPA, ce n’est ni comparable à l’esclavage, ni à la traite d’être humain.

                Et vous, voyez-vous le problème maintenant ?

                1. Bien sûr que je vois le problème: en gros vous créez un enfant comme vous pouvez créer une marchandise, dont le but est d’être l’objet d’un échange commercial, donc d’être acheté (ou vendu, puisque la mère porteuse le fait pour le fric).

                  En gros vous rabaissez l’être humain au stade de marchandise.

                  Gerbant.

                  1. @Général
                    « Bien sûr que je vois le problème (…) »

                    Non, vous esquivez.

                    « En gros vous rabaissez l’être humain au stade de marchandise. »

                    Même si c’était le cas il me semble qu’il y a des différences entre une marchandise et un bébé !

                    1. « Non, vous esquivez. »

                      Super l’argumentation.

                    2. @Général
                      « Super l’argumentation. »

                      Je vais pas ré-écrire la même chose plusieurs fois pour vous faire plaisir.

                    3. Akh ,

                      Finalement , vous nous vendez le retour de l’esclavage , la marchandisation des corps , le tout sous un accès de bonne conscience , car en payant la femme porteuse , vous l’aidez à sortir de la misère … Comme le dit Général , pourquoi ne pourrais-je acheter le fils ou la fille de mes voisins , si ttes les parties sont d’accord…

                    4. @volna
                      « pourquoi ne pourrais-je acheter le fils ou la fille de mes voisins , si ttes les parties sont d’accord… »

                      C’est une adoption ! Vous voulez aussi interdire l’adoption, parce que ce serait pour vous de l’esclavage ?

    3. Stéphane Boulots

      @pale rider : +1

      L’argument du « ne nuit à personne » n’est pas un argument : tout nuit potentiellement à quelqu’un, la notion de nuisance n’est pas objective. C’est l’argument des enfants qui ne considèrent pas leur responsabilité, mais le « droit à tout » du moment qu’ils ont décidé que ça ne nuisait pas aux autres.

      Merci Mr Rousseau

      L’esclavage consiste à considérer l’être humain comme une propriété. La GPA est un double esclavage : celui de l’enfant d’abord et celui de la mère ensuite.

      Ce genre de sophisme légitimerait le cannibalisme sous couvert de pseudo libéralisme, c’est du grand n’importe quoi.

  2. Bof.

    Cela mérite nettement plus qu’un article.

    Aurons-nous bientôt une bourse des bébés, de façon à connaître le prix de marché en fonction des races, (je fais exprès d’utiliser ce mot) de la couleur des yeux etc ? Sinon, pourquoi est-ce inimaginable ?

    Verrons-nous un jour un droit de rétractation de quelques jours, comme pour les prêts bancaires ? Sinon, pourquoi ?

    Qui de la garantie légale et contractuelle, au cas où le bébé ne correspondrait pas au cahier des charges ? S’il n’y a aucun garantie, pourquoi ?

    Quid du bébé refusé ?

    Enfin qui, parmi les lecteurs de contrepoints, oserait écrire écrire qu’il serait bien content, et certainement très équilibré, s’il était un bébé acheté de la sorte, sur la base d’un contrat libre, signé par des gens libres, qui ont négocié ce qu’ils voulaient ?

    1. Cher @bertrand de Kermel, bien que seuls les interessés puissent répondre à votre dernière question, moi, je reste persuadué que la méthode de conception, ses raisons, d’un enfant ne le perturbe que lorsqu’il fait l’objet de mensonges, de honte, et de secret.

      L’enfant issu de GPA contactualisé dans des conditions responsables, n’a aucune raison de perturber un enfant.
      Pas plus qu’issu de la PMA sur lequel on dispose de plus de recul.
      Pas plus qu’issu de l’adoption…

      Et certainement bien moins qu’issu d’une grossesse non désirée, voir d’un viol.

      1. @Cap 2006 : « que lorsqu’il fait l’objet de mensonges, de honte, et de secret. » : tres bonne remarque et qui est dans le coeur du sujet .
        Pour avoir vécu ds ma famille ce type de situation (PMA) eh bien figurez vous que le non dit , le caché est bien présent , et ce même si la famille en parle et gère bien. Parce que voyez vous , ce n’est pas facile à placer dans la conversation entre la poire et le fromage « mais au fait c’est qui ton père ? » ou alors « je ne suis pas ton cousin/cousine » Et la honte elle est sans doute bien vécue (ou pas) par les interessés car ils n’ont aucun lien de sang aves « leur » famille.
        Vous n’y voyez aucun probleme (et moi non plus) mais l’interessé lui/elle , eh bien si ! Car voyez vous , les liens de sang , procure une légitimité , une assise . Encore une fois il faut être bien ignorant de la vie et n’avoir que peu vécu pour balayer ces problèmes d’un revers de main.

        1. Vous avez bien raison.
          Je côtoie comme beaucoup des familles décomposées/recomposées… Avec des demis frères et soeurs, des freres et soeurs de circonstance… Et donc le demi famille ou de famille sans patrimoine commun. Des grands parents déboussolés parfois au moment de donner des étrennes.

          Ce n’est pas facile.

          Et La GPA n’y est pour rien… N’aggrave en rien la situation… Sauf à donner une chance à un enfant de venir au monde pour y être choyer… ( toujours bien plus à force d’être désespérément attendu, que dans la manière usuelle)
          Puisque le probleme est la PMA (50% de filiation) , ou l’adoption.( 0 % de filiation )… Faut il pour vous l’interdire ?

          1. @cap2006 « Et La GPA n’y est pour rien… N’aggrave en rien la situation » : eh bien si puisque vous créez par conception même un enfant abandonné. Vous aurez beau tordre les mots et les concepts , at the end of the day : vous avez une femme qui abandonne don enfant et rien d’autre .
            Et l’enfant vivra avec ça toute sa vie : ton pere et ta mere actuels on payé une femme pauvre pour te faire et t’abandonner, tu as été acheté à une autre . C’est ça la vérité , le reste n’est que torsions pures . Et je dis bonne chance aux « parents » car ça va swinger fort à l’adolescence

            1. Présenté ainsi, je comprends mieux votre position…

              Je vous prescriverais bien de changer vos lunettes, pour voir le monde d’une manière plus positive.

              1. @Cap2006 je suis content que vous compreniez ma position . Mais moi , contrairement à vous , ne porte aucun jugement de valeur sur vous , je me contente d’argumenter . Je déduis donc que vous êtes à court d’arguments si vous tombez dans l’invective …

      2. toujours les mêmes incantations pour tenter de justifier la transgression.

        la réalité a plutôt tendance à démonter ces incantations.

      3.  » je reste persuadué que la méthode de conception, ses raisons, d’un enfant ne le perturbe que lorsqu’il fait l’objet de mensonges, de honte, et de secret. »

        Où l’on voit que vous ne connaissez rien au sujet. Au contraire, être au courant qu’on a été abandonné, savoir dès le plus jeune âge qu’on a été adopté ne résout en rien la question de ses origines, de sa filiation, de son rattachement à une histoire, factuelle et symbolique. La naissance est loin de se limiter à l’union de deux gonades, et c’est bien ce qu’on voudrait vous faire croire: une éprouvette, un spematozoïde, un ovule, et hop! le bonheur!

        Foutaises!
        La naissance ne se limite pas à un coït, une FIV ou une GPA, c’est tout un processus psychologique, social, politique, philosophique/spirituel, familial et personnel qui se met en branle. Même dans le cas de naissance « accidentelle », c’est à dire non programmée, les parents vont faire un choix réfléchi, motivé, et ,justifié: ce faisant, ils commencent déjà à construire l’histoire de l’enfant à venir.

        Là-dessus, vient la GPA: je te loue ton ventre, je te prends un ovule aux yeux bleus, ça coûte tant, et maintenant allez donner un sens et une valeur affective à ce genre d’histoire!

  3. « Celles-ci, très souvent illettrées, devront retourner à une situation de pauvreté et d’immense précarité »

    Je n’ai rien contre la GPA, mais j’ai beaucoup d’objections à admettre que des accords passés entre une personne misérable et illettrée et une autre issue d’un milieu cultivé puissent être de la libre négociation et du consentement éclairé.

  4. Être contre la GPA et le trafic d’êtres humains n’a rien de marxiste. Au contraire, c’est plutôt l’idée que la question de l’identité et de l’histoire personnelle ne compte pour rien qui fleure le gauchisme…

    1. @fac1815 tout à fait

  5. Ici on ne parle que de « couples infertiles »
    Questions est-ce que les couples lesbiens-homos sont inclus ou ne parle-t-on que des couples hétéros ?
    Il y a en ce moment tous les jours sur France ( dans la rubrique In Vivo) un reportage sur la clinique de la gynécologue qui propose ces services. Il y en avait déjà eu un l’an dernier consacré aux « mères porteuses » où l’on suivait l’une d’entre elles. Seul son mari savait ce qu’elle faisait pendant les 10 mois d’absence, ses enfants pensaient qu’elle travaillait dans un hotel ainsi que le reste de sa famille et surtout les gens du village. Elle avait la hantise que les gens apprennent qu’elle avait porté et « abandonné » deux enfants ce qui lui avait permis d’acheter des terres et du bétail. elle indiquait qu’elle ne recommencerait pas, les risques d’être bannie du village étaient trop importants si cela se savait.
    Tant que cela restait secret les femmes ne risquaient rien si le gouvernement s’empare de la chose, la situation des femmes dans certaines communautés rurales va devenir encore plus précaire.

    1. @secotine, les problèmes posés par la GPA, concernent la femme qui loue son utérus, les conditions matérielles, médicales et psychologiques dans lesquelles elle le fait, et la gestion des « ruptures de contrat ».

      Que le couple acheteur soit hétéros ( la majorité des cas) ou homos, est un probleme d’occidentaux…

      1. @Cap006 ,  » est un probleme d’occidentaux… » et l’enfant à venir ? quand en parle t-on ? et c’est bien le problème … c’est une marchandise

        1. C’est bien ce que je dis, ce debat ne concerne plus ses femmes contraintes de louer leur utérus pour sortir de la misère, comme d’autre font travailler leurs enfants, où se prostituent.

          Vous placer le débat sur un autre terrain, que n’aborde pas l’article.

          1. @cap2006 « Vous placer le débat sur un autre terrain, que n’aborde pas l’article. » : oui certes , mais c’est bien le problème , il (l’enfant) est central , c’est même l’enjeu du concept , non ?
            L’escamoter du débat est une pure forfaiture

  6. Mais pourquoi donc des couples qui ne peuvent avoir d’enfant remuent ils ciel et terre pour en avoir un ?
    Je déplore toute cette pression sociale et culturelle, qui privilégie le modèle du foyer avec enfants comme la norme.
    Nous ne sommes plus dans des sociétés avec des besoins important de main d’œuvre dans les champs et de chair à canon.
    Bon, puisque des gens sont malheureux de ne pas avoir d’enfant… Et prêts à tout pour cela…
    Alors la gestation pour autrui, il est grand temps de la légaliser, en France, en Inde et ailleurs, pour que cela puisse se faire dans les meilleures conditions…

    PS : personnellement, la sécurité sociale va bientot rembourser la greffe d’utérus… Avec des couts probablement conséquents… Pour un usage très restreint. Je suis pas loin de penser que de donner la possibilité à une femme de disposer d’un capital conséquent pour se sortir de la misère est probablement bien plus intelligent que de financer une greffe…

    1. Je déplore toute cette pression sociale et culturelle, qui privilégie le modèle du foyer avec enfants comme la norme

      Ça me semble beaucoup plus une « norme » biologique que culturel d’autant plus qu’en France faire des enfants coute une blinde.

  7. J’ai beau être libéral convaincu, sous prétexte de libéralisme on nous soutient parfois des énormités, comme cet article: c’est merveilleux, ça les sort de la pauvreté, et donc on peut se livrer à tous les commerces qu’on veut, même celui de vendre des bébés. Puisque ça les sort de la pauvreté, il n’y a pas à se poser des questions philosophiques. Formidable.

    Certes toute personne sensée sait aujourd’hui que la prohibition aggrave les méfaits qu’on prétend combattre. Mais qui a inventé ce concept de GPA? Qui a commencé à la mettre en pratique? Qui a commencé à l’autoriser, la favoriser, et l’exporter?

    C’est toujours le même problème: ce n’est pas parce que c’est techniquement possible qu’on peut et doit tout se permettre. Sans parler de morale, chose qui n’est pourtant pas négligeable, quelles vont être les conséquences « sociétales », comme on dit aujourd’hui, de tout ces enfants fruits d’une négociation contractuelle, sans filiation traditionnelle, psychologiquement claire et identifiable?

    Moi je vous dis que nous en observerons les conséquences délétères sur tout ces enfants, de la même façon qu’il est toujours difficile pour des enfants abandonnés, adoptés ou non, de se construire en absence de cette filiation. Sauf que là, pour arranger le tableau, tout ces gamins de GPA sont le fruit d’un bricolage qui leur brouille encore plus les repères filiaux.

    Je le sais d’autant mieux que j’ai moi-même été accouché sous X, abandonné, adopté, ainsi que mes 4 soeurs, ainsi que mon cousin, ainsi que nombre de personnes que je connais, qui ont du se battre contre des administrations, contre des fonctionnaires, et même contre leurs parents, pour pouvoir retrouver leur filiation, leur histoire, pour pouvoir s’identifier et se construire. Mais expliquer ça à des libéraux ou des anarchistes parisiens qui n’ont pas connu ce genre de problème, je crains d’y perdre mon temps.

    1. La GPA n’a aucun rapport spécifique avec la filiation… ‘.Embryon implanté est issu de la PMA, avec le patrimoine génétique d’un des parents, voir les deux parfois.

      C’est donc en effet « moins » problématique de ce point de vu là que l’adoption, sans patrimoine génétique.

      La filiation n’est pas qu’une histoire génétique… Sans vouloir nier que cela soit parfois essentiel pour trouver son équilibre…

      1. Non! La GPA a un rapport TRES spécifique avec la filiation, de la même façon que TOUTE naissance s’inscrit dans un rapport particulier et spécifique avec la filiation.

        Encore une fois, vous réduisez la procréation et la naissance à un simple et vulgaire processus mécanique. Ce n’est pas moi qui dit que la filiation n’est qu’une histoire génétique, c’est vous, avec vos arguments, qui le réduisez à cela.

        Car peu importe que le « patrimoine génétique » (belle expression qui réduit la complexité biologique et psychologique de notre être à un « capital » transmis par les parents) soit intégralement transmis à l’enfant: ce n’est pas sa mère légale qui l’aura porté dans son ventre, et ça, ça change tout.

        1. @nomi. Je ne vous suis plus du tout, vous qui avez une mère légale et une mère biologique.

          La filiation c’est ce que transmet les parents à leurs enfants… Avec plusieurs composantes… Toutes aussi importantes les unes que les autres… Rarement réussies à transmettre de la même manière…

          @nomi, @pale rider : Est ce que je me trompe en comprenant que vous souhaitez interdire la PMA, la GPA, l’adoption… Tous ce qui viendrait nuire à la filiation traditionnelle ?

          1. Je ne vois pas comment on pourrait interdire la GPA et le reste. Ce sont pour moi des horreurs, mais de la même façon, on n’a pas pu interdire l’avortement et les « faiseuses d’ange » du passé. Je suis pour qu’on favorise l’adoption, qu’on la mette en valeur et qu’on l’incite plus que les GPA.

            Si les adultes désespèrent tellement d’avoir un enfant qu’ils sont prêts à aller jusqu’en Inde, leur faire porter par une mère-tierce partie, ne peuvent-ils pas plutôt accepter de l’adopter? C’est techniquement beaucoup plus simple, et ça sort des enfants de la misère, pour reprendre l’argument principal de cet article!

            Les parents peuvent bien accepter d’avoir des enfants qui ne partagent aucun lien génétique avec eux, mais lui offrir une histoire, une volonté claire et limpide de le recevoir tel qu’il est, avec son origine et son histoire particulière. Mais au lieu de ça, on ne parle que de désir « d’avoir un enfant » , de patrimoine génétique, de maîtrise du processus médical et légal, bien plus que le désir d’être parent. On substitue le désir d’avoir à la responsabilité d’être parent.

            Ces arguments de patrimoine génétique » sont une foutaise de plus, parce que quelle que soit la méthode artificielle choisie, l’enfant né ne sera jamais le fruit intégral de leur « patrimoine » génétique ». Les liens du sang ne représentent qu’une fraction de tout le travail d’attachement et d’identification à une filiation que réalise l’enfant, et au lieu de mettre en valeur cet aspect personnel des choses, l’état et les militants ne jurent que par ces bricolages pseudo-génétistes, qui visent en fait à déstructurer les représentations familiales traditionnelles.

            Ils auront les conséquences: des sociétés remplis d’être déracinés, déboussolés.
            Comme le dit fort justement je ne sais plus quelle chanson: « je suis né quelque part, laissez-moi ce repère, ou je perds la mémoire ».

            1. « Je suis pour qu’on favorise l’adoption, qu’on la mette en valeur et qu’on l’incite plus que les GPA. »

              En quoi l’adoption est meilleure que la GPA sur la question de la filiation ?

              1. L’adoption n’est pas le fruit d’un bricolage pseudo-génétique, doublé d’un marchandage commercial (c’est bien un marchandage, puisque l’auteur met en avant que cela permet aux porteuses de sortir de la misère). Un enfant privé de foyer et de famille a ainsi une chance de vie meilleure, et peut se projeter à travers cette idée positive.

                Débarrassé de ces complications dans lesquels une poule n’y retrouverait pas ses chatons, l’enfant peut se construire une identité à travers son histoire, et une filiation en retrouvant ses origines, comme je l’ai fait moi-même et nombre d’enfants adoptés. Certains s’en foutent, mais pour un bon paquet d’entre eux c’est une question importante, cruciale même pour se construire.

                Quand on procrée par PMA ou GPA, on impose à l’enfant une « filiation » purement « construite » qui sépare donneur, receveur, et porteuse. On déstructure tout le processus naturel qui conduit à vouloir être parent, et à donner naissance à un enfant, pour le transformer en mécanisme médico-légal, et je ne vois pas comment un enfant peut donner un sens symbolique et une valeur personnelle à ça.

                Il est probable que nombre d’enfants le vivront bien, bien sûr. Mais il est pour moi certain qu’un bon paquet d’enfants vont morfler, et je n’aime pas qu’on dise que toutes les méthodes sont bonnes pour faire des enfants: c’est leur manquer de respect, et c’est considérer que seul compte le désir des parents.

                Je ne suis pas un intégriste du mariage et de la famille traditionaliste, et je m’en fous du mariage! Je n’en ai pas moins la conviction qu’on ne bâtit pas une société saine quand on dévalorise tout l’aspect personnel, psychologique et symbolique de la naissance, de l’identification à une histoire et une filiation claire.

                J’espère que c’est compréhensible pour tous les bouchés qui ne pensent qu’en termes de libertés individuelles et de contrat, et qui feraient une autre tête si c’était à eux qu’on disait, « oh, en fait ton père c’est un inconnu qui a donné son sperme, oh, en fait celle qui t’a enfanté c’est une indienne/pakistanaise/espagnole/américaine qui a signé pour te donner en échange de tant ».

                1. @Nomi
                  « (…) et qui feraient une autre tête si c’était à eux qu’on disait, (…) »

                  Heureux ceux qui savent mieux que les autres la tête qu’ils feront à diverses occasions.

                  1. En tant qu’enfant de la DDASS, né sous x, abandonné et adopté, j’ai l’outrecuidance de croire être plus légitime que ceux qui n’ont pas connu ce genre de situation pour évaluer la tête qu’ils feraient, en effet!

                    Et les militants de la GPA, qu’est-ce qui leur permet de savoir mieux que les autres la tête qu’ils feraient? Allons, je vais me livrer au même argumentaire que vous: je veux des preuves, des souuuurces! 😛

                    1. @Nomi

                      On continue dans les raisonnements foireux, mais bon pour être aussi sûr de vous vous devez bien avoir quelques études sur le sujet, non … seulement votre histoire personnelle ?

                      Je suis sincèrement désolé que votre parcours personnel ait pu vous faire souffrir, et je conçois que cela fausse votre empathie.

                      « Allons, je vais me livrer au même argumentaire que vous: (…) »

                      Allons un peu de logique : lorsque je vous dis : « Heureux ceux qui savent mieux que les autres la tête qu’ils feront à diverses occasions. », je n’affirme pas, bien au contraire pouvoir le faire moi-même ! J’affirme même que personne ne le peut !

                    2. J’affirme qu’on peut prédire avec un haut degré de probabilité que vous feriez une autre tête que celle que vous avez habituellement, et nul besoin de preuves scientifique, statistique ou théorique pour cela.

                      Vous pouvez jouer sur les mots et les artifices rhétoriques tant que vous voulez, vous ne me prouverez jamais qu’on ne peut pas prévoir qu’apprendre pareille chose aurait un impact sur vous, sur la perception de votre histoire et de votre filiation, et par voie de conséquence, vous ne prouverez pas que ça ne vous ne conduirait pas spontanément à « faire une autre tête ». Et notez que je n’ai jamais dit quelle tête cela vous conduirait à faire, je dis juste que c’est le genre d’information qu’il est très peu probable de recevoir avec indifférence.

                      C’est vous qui encore une fois persistez à porter un jugement personnel sur moi. Cela fausse mon empathie? Au contraire, mon expérience personnelle de la chose me porte à être en bien meilleure empathie pour ces enfants nés de GPA, et c’est vous qui jusqu’à maintenant n’avez exprimé aucune empathie pour eux, et ne faites que dénigrer tous les arguments qui tendent à défendre leur intérêt.

                    3. @Nomi , laissez tomber , le pb de AkhThoT est qu’il est incapable de se mettre à la place de l’enfant . Il s’en fout . Idem de la mère qui porte et accouche . Il ne voit que l’aspect pécunier à l’affaire , la transaction , apparemment « bonne » pour elle , enfin , si elle n’y laisse pas la peau et la santé . Il ne voit que la belle histoire : la femme accouche sans pb , le cheque la fait vivre 2 ans , le bebe est normal et en bonne santé , le couple est heureux : happy end , enfin , happy begining et encore ça dépend pour qui , hein ….
                      Mais voila , la vie est facetieuse , on peut mourir en accouchant , l’enfant peut être anormal et le couple heureux peut divorcer et la …. que fait on , comment vit on avec cela … apparemment tout ces « détails » n’effleurent pas le moins du monde nos apprentis sorciers soi-disant libéraux .

                    4. @Nomi
                      « J’affirme qu’on peut prédire avec un haut degré de probabilité (…) »

                      Et vous avez tout à fait raison, mais votre argument ne vaut pas plus que l’eau mouille, le feu brûle dans ce cas. Vous avez utilisez cette tournure de phrase pour argumenter qu’une personne changerait d’avis sur la question si elle même se retrouvait dans cette situation. Ce qui est une affirmation sans fondement, car une seule exception et votre affirmation s’effondre.

                      « Vous pouvez jouer sur les mots et les artifices rhétoriques (…) »

                      En effet je me suis laisser entraîner, mais dans votre propre jeu …

                      « (…) Cela fausse mon empathie? Au contraire (…) »

                      En me relisant j’avais bien senti que ma phrase pouvait être mal comprise, dans le sens d’une diminution, alors que je voulais parler d’exacerbation. Ce que au demeurant vous confirmez. Souffrez que cela puisse nuire à votre raisonnement.

                    5. @pale rider
                      « (…) apparemment tout ces « détails » n’effleurent pas le moins du monde (…) »

                      Vous ne savez rien des détails qui m’effleurent ou pas. Par contre je sais reconnaître ceux qui place leur conception de la morale au-dessus de la liberté et même au-dessus de la morale des autres.

                      Là je pense que je peux maintenant vous traiter d’illuminés partie en croisade.

                    6. @AkhThoT

                      On est des illuminés parce qu’on défend des enfants, maintenant?

                      Fallait oser.

                      Il l’a osé.

                    7. « vous avez utilisez cette tournure de phrase pour argumenter qu’une personne changerait d’avis sur la question si elle même se retrouvait dans cette situation.  »

                      Encore un homme de paille. Je n’ai rien dit de tel, j’ai même sous-entendu à 2 reprises que je ne cautionnais pas l’interdiction de la GPA. J’ai également dit que je préférerais qu’on valorise plus l’adoption. J’ai en outre bien dit qu’on ne pouvait pas réduire ce genre de sujet à une manichéenne opposition pour/contre. Vous ne cessez depuis le début de me prêter des propos, des intentions et des attitudes sortis tout droit de votre imagination, tout en m’accusant d’être celui qui propose des arguments sans fondements. Vous êtes fatiguant.

                      « Par contre je sais reconnaître ceux qui place leur conception de la morale au-dessus de la liberté… »
                      Vous êtes hors-sujet: depuis le début je ne parle pas de la liberté des parents, pardon, des contractants, mais du fait que cela engage celle des ENFANTS foutredieu quand allez vous prendre en compte ceux-là, ce sont quand même eux qui sont concernés au premier chef??

                      Et que oui, moralement cela me pose un problème qu’on n’envisage la question que sous l’angle du désir des parents, et pas de ce que cela engage envers l’enfant. Pas une seule fois, aucun article, aucun militant n’a jamais soulevé cette question que je me tue à essayer de faire valoir. Ca vous pose un problème qu’on puisse faire valoir un point de vue moral? Sachez que les théories libérales peuvent être aussi envisagées sous l’angle moral: n’est-il pas immoral de vouloir contraindre la liberté d’autrui?

                      Vous pouvez gardez vos inquiétudes pour vous: je vis très bien le fait d’avoir été adopté et n’en souffre pas du tout. L’empathie n’a rien à voir avec l’aveuglement émotionnel, cela vous rend au contraire plus clairvoyant sur ce que les autres peuvent ressentir. Trouvez la définition scientifique qu’en donne la Psychologie clinique, pour vos sources. Mais je ne m’attends pas à ce que vous compreniez, attention là oui je vais juger sans fondement: parce que vous en semblez totalement dépourvu.

                    8. @Général
                      « On est des illuminés parce qu’on défend des enfants, maintenant? »

                      C’est défendre des enfants que leur interdire de naître ?

                      « Fallait oser. »

                      « Il l’a osé. »

                      En effet, vous l’avez fait !

                    9. @Nomi
                      « Encore un homme de paille »

                      Mais bien sur !

                      Je viens de relire votre prose, en résumé donc, vous ne cautionnez pas l’interdiction d’une horreur ! Comprennes qui pourra.

                      En parlant de prêter à tort des propos et des pensées aux autres, vous le faites tout autant : je ne m’inquiète nullement pour vous.

                      « Mais je ne m’attends pas à ce que vous compreniez, attention là oui je vais juger sans fondement: parce que vous en semblez totalement dépourvu. »

                      Je suis pourtant assis sur une chaise.

                      Systématiquement dès qu’il s’agit de GPA, aucune discussion n’est possible et c’est toujours la faute des autres qui ne veulent pas entendre les arguments opposés.

                      Ce type de débat est impossible parce qu’on y retrouve l’affrontement de la morale vs la liberté …

                      End of chapitre pour ma part !

                    10. @AkhThoT

                      « C’est défendre des enfants que leur interdire de naître ? »

                      Avec des raisonnements de ce genre, on interdit la contraception.

                    11. « End of chapitre pour ma part ! »

                      Enfin quelque chose de bien venant de vos commentaires!

                    12. @Général
                      « Avec des raisonnements de ce genre, on interdit la contraception. »

                      Visiblement vous n’avez pas compris la différence entre le libre choix et l’interdiction de ce choix.

                2. « Quand on procrée par PMA ou GPA, on impose à l’enfant une « filiation » purement « construite » qui sépare donneur, receveur, et porteuse. »
                  Il suffit de lui de ne pas mentir à l’enfant et de lui expliquer comment il est né. De la même manière qu’on explique aux enfants « naturels » comment ils sont nés (GPA = papa et maman ont mélangé leur graines et les ont mises dans le ventre d’une dame parce que si on les avaient laissé dans le ventre de maman, tu serais mort).

                  « On déstructure tout le processus naturel qui conduit à vouloir être parent, »
                  Vouloir être parent, ça se passe dans la tête, pas dans le labo de GPA, pas plus qu’au tribunal pour l’adoption. Je ne comprends pas votre raisonnement.

                  « et à donner naissance à un enfant, »
                  Donner naissance à un enfant, c’est boum boum chica boum dans le lit (ou dans le salon ou ailleurs) puis neuf mois d’emmerdes. Changer ce mécanisme par un autre n’a aucune influence, sauf si vous prévoyez de raconter votre nuit d’amour à vos enfants ?

                  « pour le transformer en mécanisme médico-légal, »
                  La grossesse est déjà un mécanisme médico-légal dans le sens où vous êtes suivi du début à la fin par le corps médical.

                  « et je ne vois pas comment un enfant peut donner un sens symbolique et une valeur personnelle à ça. »
                  De la même manière que les enfants « naturels » : j’ai des parents qui m’aiment et qui ont souhaité ma venue. Que cette venue ce soit faite naturellement, à l’aide de médecin ou via l’administration de la DDASS.

                  « Mais il est pour moi certain qu’un bon paquet d’enfants vont morfler, et je n’aime pas qu’on dise que toutes les méthodes sont bonnes pour faire des enfants: c’est leur manquer de respect, et c’est considérer que seul compte le désir des parents. »
                  Les enfants morflent parce qu’ont leur ment ou qu’on instille la honte sur leur venue au monde. Et quand vous faites un enfant naturellement, l’enfant n’a pas demandé à naître non plus, seul à compter le désir des parents. En quoi faire intervenir des acteurs supplémentaires (médecins, porteuse, administration…) est un manque de respect des enfants ?

                  « et qui feraient une autre tête si c’était à eux qu’on disait, « oh, en fait ton père c’est un inconnu qui a donné son sperme, oh, en fait celle qui t’a enfanté c’est une indienne/pakistanaise/espagnole/américaine qui a signé pour te donner en échange de tant ». »
                  Pour l’adoption on leur dit bien « oh au fait, ta mère t’a abandonné dans les toilettes après t’avoir expulsé comme un malpropre et ton père ne sait pas que tu existes ». Doit-on interdire l’adoption ?

                  1. @Deeggs
                    « (…) Doit-on interdire l’adoption ? »

                    Vous obtiendrez peut-être une réponse mais je doute qu’elle soit sensée ! 🙂

                  2. Ce n’est pas la faute des adoptants si les enfants ont été abandonné. Au contraire, l’adoption offre un avenir à des enfants qui en sont privés, c’est ce que je défends depuis le début. Mauvaise foi et compagnie, mélanges et amalgames ridicules.

                    Mais sous prétexte de liberté, de libéralisme que vous vantez avec grandiloquence, on peut tout faire, tout se permettre, du moment que c’est librement consenti. Vous n’êtes pas des libéraux, vous êtes des libertaires tendance libertin: jouissons sans entraves de notre liberté, pas besoin de se questionner sur les conséquences collatérales, c’est notre liberté. Profitons, et aux enfants de résoudre les conséquences. Oui, on peut trouver cela moralement limite, oui, on peut émettre un jugement à ce propos, et non, ça ne veut pas dire que je suis un espèce d’intégriste qui veut empêcher les autres de faire ce qu’ils veulent de leur liberté.

                    Plutôt qu’ergoter là-dessus, proposez des arguments qui tendent à démontrer que les enfants ne subissent pas ces bricolages contractuels, parce qu’il est déjà avéré que le fait d’avoir été abandonné, d’avoir été accouché sous x sans possibilité d’avoir accès à ses origines porte un préjudice psychologique et moral patent pour les jeunes concernés. Les études et analyses à ce sujet sont pléthores, merci de m’épargner la demande des sources, si vous êtes seulement sincère dans votre contre-argumentation vous irez chercher vous-même.

                    Vous parlez de choses auxquelles vous ne comprenez rien, en prétendant qu’il suffit de l’expliquer aux enfants pour que tout se passe bien. Ben voyons! Dans le monde de Disney tout est merveilleux, les crapauds sont des princes et les orphelins sont en fait des enfants cachés de lignage royal. On devrait surtout interdire l’idéologisme primaire!

    2. @Nomi merci pour votre témoignage ! Eh oui , nous autres humains ne sommes pas des machines , notre histoire démarre bien avant notre naissance et durera bien apres notre mort . Ce concept d’ancrage filial passé et futur échappe totalement à pas mal de gens …. cap2006 me fait penser aux riches qui n’ont aucune idée des pb d’argent 😀 !

      1. @pale rider, je ne suis pas riche… Et Plutot ancré dans un attachement familial fort… Très traditionnel d’ailleurs.

        Au fil des post, j’ai exprimé que lutter contre la marchandisation de l’humain, contre la manipulation des filiations, c’est avant tout lutter contre la pression sociétales et traditionnelle qui pousse un couple qui se respecte à avoir un enfant.

        Maintenant, la PMA est un outil banalisé, remboursée par la secu. Elle prive l’enfant à naitre de la moitié de sa filiation. Elle lui offre aussi une chance innouie de vivre.
        @nomi a été adopté, et veut retrouver 100% de l’histoire de sa famille génétique. Je le comprends. Son arbre généalogique n’a comme racines que celles de sa famille adoptive. Je ne peux sans doute pas comprendre, le poids du déséquilibre.

  8. @Tous

    Toujours cette même rengaine !

    Sous prétexte qu’il existe un risque (non quantifié) pour un enfant de vivre malheureux, on va interdire à tous ces enfants heureux de vivre, d’exister et de devenir des adultes équilibrés.

    Et bien sur toutes ces personnes usent et abusent d’attaques présentant leur adversaire comme des monstres sans cœur et sans morale.

    Je vous retourne votre dégoulinante prose …

    1. C’est surtout cette obsession « d’avoir un enfant », par tous les moyens, quitte à le bricoler n’importe comment que je juge sévèrement. Si ces adultes veulent si désespérément avoir un enfant, ils peuvent adopter, il y a plein d’enfants malheureux, pauvres et abandonnés dans le monde, qui ne demanderaient pas mieux que de se voir offrir une famille, et une chance de vie meilleure.

      Au lieu de cela, on impose le désir d’avoir un enfant comme un objet, comme un droit, on réduit tout cela à des arguments légaux, contractuels, libéraux et j’en passe, au lieu de mettre en valeur la responsabilité d’être parent, et ce que cela implique d’engagement et de respect envers l’enfant.

      Je vous retourne votre lamentable argumentation…

      1. @Nomi
        « (…) que je juge sévèrement. »

        On ne vous a rien demandé, si ?

        Comme à chaque fois vous êtes dans le prêchi-prêcha, et les contradictions (pour l’avortement, contre la GPA, ce qui est antinomique).

        1. On ne m’a rien demandé? A vous non plus!

          Préchi-précha vous-même, chacun expose son point de vue, ce n’est pas parce que le mien n’a pas l’heur de vous convenir que je devrais m’abstenir de le partager sur ce site.

          Enfin, « pour l’avortement, contre la GPA… », vous me sortez quasiment un homme de paille: je n’ai jamais dit si j’étais pour ou contre l’avortement, d’où sortez-vous ça? Et réduire ce sujet à une opposition manichéenne « pour-contre » est une manoeuvre typique des sophistes dont vous me semblez être un désagréable exemple.

          Si vous ne voulez pas voir s’exprimer des opinions contraires aux vôtres, allez vivre ailleurs, chez les saoudiens ou la Corée du nord!

          1. @Nomi
            « je n’ai jamais dit si j’étais pour ou contre l’avortement, d’où sortez-vous ça? »

            et à 10h47 :
            « Je ne vois pas comment on pourrait interdire la GPA et le reste. Ce sont pour moi des horreurs, mais de la même façon, on n’a pas pu interdire l’avortement et les « faiseuses d’ange » du passé »

            J’ai mal compris ?

            « Si vous ne voulez pas voir s’exprimer des opinions contraires aux vôtres (…) »

            Vous n’exprimez pas que des opinions, vous les assénez de telles sortes, avec ce petit mielleux moralisateur qu’elles ne souffrent aucune contradiction.

            Votre morale n’est pas meilleure qu’une autre, la liberté de choix et de consentement font que cette morale n’a rien à voir dans ce débat. Ce n’est pas parce que votre morale limite votre liberté personnelle qu’elle doit s’appliquer aux autres.

            1. « J’ai mal compris ? »

              Oui.

              « Vous n’exprimez pas que des opinions, vous les assénez de telles sortes , avec ce petit mielleux moralisateur qu’elles ne souffrent aucune contradiction. »

              Vous arrivez à détecter le ton de ma voix (mielleux) rien qu’à me lire? Y’a pas, vous êtes le plus fortiche d’entre tous ici! Vous me prêtez des intentions et des comportements que je vous mets au défi de prouver. C’est vous depuis le début qui êtes offensif, qui attaquez en portant des accusations infondées et des jugements personnels. Aucune envie de poursuivre avec vous, votre conversation est désagréable, pour ne pas dire détestable.

              1. @Nomi

                Vous avez au moins compris le ressenti que j’ai de vos propos …

    2. Interressant. Cette phrase me semble sortir d un discourt pro vie. J en suis fort aise

  9. @Cap 2006
    « L’enfant issu de GPA contactualisé dans des conditions responsables, n’a aucune raison de perturber un enfant.
    Pas plus qu’issu de la PMA sur lequel on dispose de plus de recul.
    Pas plus qu’issu de l’adoption…(…) La GPA n’a aucun rapport spécifique avec la filiation »

    Ecoutez les témoignages de ceux qui savent de quoi ils parlent, ici et ailleurs avant de décider si un enfant a le droit d’être perturbé ou non.

    Le désir d’enfant est devenu la justification de tous les tripotages de gamètes comme si désirer un enfant faisait d’office bon parent et rendait irrecevable tout questionnement futur de l’enfant.
    Le désir d’enfant est l’expression de l’instinct de reproduction présent chez toutes les espèces vivantes, il ne donne aucun droit et certainement pas le droit pour des adultes frustrés de parler au nom d’enfants non encore conçus.

    Vous décidez qu’un enfant issu d’une grossesse non désirée sera plus perturbé qu’un enfant issu d’une GPA
    Quel rapport…??
    Vous fantasmez visiblement sur l’enfant désiré pour lequel la vie sera un chemin de roses et l’enfant non désiré qui va en ch… toute sa vie… c’est un peu léger.
    Le questionnement d’un enfant devenu adulte sur ses origines et son histoire dont il se sent dépossédé est indépendant de la relation qu’il a développé avec ceux qui l’ont élevé et aimé.

    « La GPA n’a aucun rapport spécifique avec la filiation »
    Vraiment… il me semble pourtant qu’un des parents biologiques manque à l’appel et parfois même les deux.
    Si la filiation n’est pas en cause, de quoi parle-t-on…?

    Vous ne comprenez pas pourquoi des couples remuent ciel et terre pour avoir des enfants que vous réduisez à des bras ou à de la chair à canon, vous confondez ce désir instinctif avec une pression sociale normative et l’utérus selon vous se loue au même titre qu’une voiture… une vision consumériste, utilitaire et limitée de la procréation humaine.

  10. Ce que semble ignorer cet article, ce sont les conséquences d’une GPA sur la santé des femmes. Quand une femme porte son propre enfant, elle partage la moitié de son génome avec celui ci donc le corps de la femme cohabite bien avec cet organisme étranger.
    Quand une femme porte l’enfant d’un autre couple via une GPA, elle partage rien du patrimoine génétique avec l’enfant. Or, dans notre génome, une grosse partie des gènes ne sont pas activés. Faire cohabiter deux organismes n’ayant rien de leur génome en commun, provoque l’activation ou la désactivation de gènes de la mère, avec des conséquences graves sur sa santé (notamment cancer, maladies auto-immunes,…).
    C’es ce que m’a expliqué un professeur spécialiste de la greffe d’organe et qui a déjà réalisé des milliers de greffes. Il a une certaine habitude de la gestion des différences de génome et il a ajouté que ces conséquences tragiques commençaient aujourd’hui à apparaître et que la médecine était démunie face aux conséquences de ces manipulations.

    1. Source ?
      « Un médecin m’en a parlé » est le niveau le plus bas dans la hiérarchie des preuves scientifiques.
      https://associationslibres.wordpress.com/2016/02/04/la-hierarchie-des-preuves-scientifiques-dans-la-recherche-medicale/

      1. On vous dirait que la terre est ronde que vous nous demanderiez nos sources!

        1. @general mdr ! et vous avez bien raison 😀

        2. Si vous faites une affirmation d’ordre scientifique en vous basant sur votre voisin du café du commerce, vous êtes un guignol. Alors comme dit pale rider : mdr.

          1. Le café du commerce a bon dot, avec vous.

      2. @Deeggs
        J’ai retrouvé le nom du professeur en question :
        Professeur Gérard Benoît, membre correspondant de l’Académie nationale de médecine, professeur d’anatomie, chef d’un service de l’APHP prenant en charge des cancers, des infertilités masculines, des prélèvements et transplantations d’organes, il a par ailleurs dirigé un laboratoire de recherche sur le fœtus humain.

  11. Si, au moins, la GPA faisait vraiment sortir ces femmes de la misère! Mais elles ne traitent pas directement avec les clients. Et puis, il y a toute la famille qui attend avidement le pognon. Qui prend les risques dans l’affaire ?

  12. Sujet super clivant même parmi les libéraux…

  13. Dans un pays civilisé, on n’achète pas les enfants, l’humain est considéré comme sacré et il n’existe pas de droit à l’enfant.

    La GPA est le reflet, le paroxysme de ce droit à. L’enfant n’est plus considéré que comme un dû, un simple dû, un peu comme le logement dans le DAL.

    Notre société est malade de ces faux droits.

    1. Bonjour,

      A aucun moment il n’est question de « droit à ». Il n’est clairement pas question de liberté positive dans cet article, mais simplement de rendre compte que l’interdiction de la GPA est stupide et bien évidemment contre-productive pour tout le monde (comme toutes les interdictions de manière générale – sauf évidemment celles qui touchent au droit de propriété).

      Daccord avec vous pour les « faux droits » ou libertés positives.

  14. Loi qui sera immédiatement tournée la corruption en Inde etant monnaie courante à tous le niveaux…

  15. Plusieurs points de désaccord avec votre propos ;

    (a) « Pourtant les femmes indiennes qui portent des enfants de couples étrangers contre rémunération ne sont pas forcées à le faire : on ne met pas d’arme contre leur tempe pour les forcer à porter pour autrui. Si elles choisissent de le faire, c’est que cela améliore leur condition. » Tout ceci est presque entièrement vrai, mis à part le début de votre phrase. En effet, ne pas mettre une arme contre la tempe d’un individu n’est pas la seule manière de le forcer ou le contraindre à agir contre sa volonté (sinon j’en déduirais que personne n’est forcé à payer des impôts). Et le fait d’agir pour améliorer sa condition n’est pas non plus le signe d’une absence de contrainte (un individu qui a une arme sur la tempe obéira sûrement aux ordres de celui qui le menace pour « améliorer sa condition » ou en tout cas ne pas l’empirer ! Je vous invite à lire ou relire K. Popper ou H. Lacordaire (même si cela agace bien des pseudos-libéraux) qui ont bien compris que l’échange d’agal à égal est bien souvent une illusion surtou lorsqu’on ne prend pas en compte la contrainte économique et financière.

    (b) Cela améliore-t-il véritablement leur condition ? Pas sûr car curieusement la majorité des femmes porteuses sont mariés et non pas célibataires. Or il existe un grand nombre de femmes célibataires pauvres, illettrés (comme la majorité des mères porteuses) qui élèvent seules leurs enfants. Pourquoi ces femmes ne cherchent pas à être mères porteuses ? Visiblement la domination masculine (qu’il est difficile de nier lorsqu’on parle de l’Inde) joue à plein. De là à déduire que l’argent est capté par le mari et non pas par la femme…. Avec un effort supplémentaire on pourrait même penser que c’est sur injonction du mari que la femme « choisit » d’être mère porteuse.

    (c ) Interdire va-t-il dégrader les conditions ? Refrain bien connu. Je ferai ici simplement le parallèle avec la légalisation allemande de la prostitution. Cela a-t-il amélioré la condition des prostituées ? Apparemment non. Savez-vous par exemple qu’il y a moins d’un millier de prostituées déclarées dans ce pays ? La seule différence c’est qu’il est bien plus difficile de prouver le proxénétisme et la prostitution forcée. Poussons le raisonnement encore plus loin. Imaginons un marché de la torture : contre une somme d’argent vous pouvez torturer un individu « volontaire ». Faudrait-il l’accepter au nom de la possible existence d’un marché noir moins « hygiénique » ?

    (d) Vous oubliez qu’un échange marchand met en jeu non pas deux agents mais trois : les deux cocontractants et une tierce entité qui valide l’échange. Or si cette personne, ce groupe de personnes considère que l’objet de la transaction marchande ne peut être mise sur le marché, l’échange ne peut être valide.

    (e) Cela m’amène à la question : quel est l’objet de la transaction ? On peut utiliser tous les artifices rhétoriques en invoquant un « service », ce qui est en question c’est bien le corps de la femme. Pourquoi sinon interdire à la femme porteuse certains aliments, certains boissons et même l’obliger à aller au terme de sa grossesse ? La GPA marchande viole le droit de disposer de son corps. Or comme Rothbard l’a bien expliqué, un contrat marchand ne peut violer l’inaléniabilité du corps des individus. Conclusion : la GPA ne peut être marchande même pour le plus anarchiste libertarien.

    1. @seagat merci pour votre comment !

  16. Bon comme toujours , il y a du sport quand on traite ce genre de sujet . Pour autant je m’interroge : pouquoi donc les anar cap veulent ils a ce point la benediction de l’etat qu’ils abhorrent ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : « la legalisation de la GPA » . C’est une contradiction qui interpelle . Apres tout qui les empeche de faire les transactions à ce jour ? rien . Ils peuvent aller voir qui ils veulent aller payer un medecin d’un pays qui autorise l’insémination et hop le tour est joué . Mais cela ne leur suffit pas visiblement . Je vous pose la question : que voulez vous ? Moi je ne vois pas .

    1. « Pour autant je m’interroge : pouquoi donc les anar cap veulent ils a ce point la benediction de l’etat qu’ils abhorrent ? »

      et puis

      « Ils peuvent aller voir qui ils veulent aller payer un medecin d’un pays qui autorise l’insémination et hop le tour est joué  »

      Donc parce que d’autres Etats l’autorisent, il ne faudrait pas se plaindre que l’Etat français l’interdise ? Vous avez de sérieux problème de raisonnement logique.

      De plus, l’interdiction de la GPA a des conséquences pour ceux qui s’y livreraient à l’étranger et souhaiteraient revenir avec leur enfant : l’Etat ne considère pas cet enfant comme le leur, ni ne lui reconnait la nationalité de ses parents.

      1. @deegs Qui vous empêche d’aller le faire ailleurs ?
         » l’Etat ne considère pas cet enfant comme le leur, ni ne lui reconnait la nationalité de ses parents » : l’état français a raison , ce n’est pas le votre et donc , pas de nationalité . Ceci dit rien ne vous empêcherait de l’adopter et donc , problème résolu . Mais ce que vous demandez est une imposture : être reconnu parents de l’enfant d une autre .
        Ce que vous cherchez est la bénédiction de l’etat comme quoi cet enfant est le votre , comme si vous l’aviez conçu comme les parents « classiques » , ce que vous voulez est une imposture et rien d’autre .

        1. @pale rider
          « (…) si vous l’aviez conçu comme les parents « classiques » (…) »

          Pourquoi est-ce que ces parents ne rejoindraient pas les autres parents dans votre définition des parents classiques ?

          Seulement parce que vous en décidez ainsi, et hop le débat est clos … c’est là qu’est l’imposture et pas ailleurs.

  17. La GPA là où elle est autorisée ne fera que suivre les règles d’un marché comme un autre, à savoir celui de l’offre et de la demande. Donc des prix qui diminueront toujours et comme pour le marché des organes ce sera la fin d’un cycle, des offres de plus en plus basses… un rapide retour à la précarité.

  18. La liberté doit être encadrée par les grands principes du droit (inviolabilité de la personne humaine etc…). L’interdiction de réduire l’homme à un objet d’échange donc une chose, en fait partie (« non réification de la personne »)

    1. PhilippeMurrayrothbard

      En l’occurrence la GPA ne réifie pas la personne. Ce qui est vendu c’est un service.
      Par contre l’interdiction de la GPA réifie bien la personne.

  19. Cette analyse ne tient pas compte d’une réalité biologique : les effets durables sur la santé de la mère porteuse. D’après le professeur Gérard Benoît (Professeur d’anatomie, chef d’un service de l’APHP), une grossesse de ce type a des effets dévastateurs à long terme sur la santé de la mère. Quand une mère porte son enfant, elle partage la moitié de son génome avec son enfant et donc son organisme ne réagit pas plus que ce qu’on connait actuellement. Mais quand elle porte un enfant dont elle ne partage en rien le génome, alors dans son organisme, on assiste chez elle à un effet d’activation et de désactivation de nombreux gènes. Ce qui veut dire que perturbé par cet enfant dont il ne partage rien, l’organisme de la mère est affecté durablement dans son fonctionnement. Ce qui veut dire à terme, une augmentation de la probabilité d’apparition de dysfonctionnement dans l’organisme ainsi que de cancers.
    Mais enfin, vous allez dire que ceci ne concerne pas le couple qui a commandé l’enfant et que la mère porteuse était une personne adulte, ayant donné librement son consentement pour une transaction commerciale au prix juste fixé par le marché…

  20. Non, la GPA, ce n’est pas de l’esclavage.
    C’est de la prostitution, même si, dans ce cas, l’usage du corps d’autrui contre rémunération n’est pas sexuel.
    Et donc, par extension, ceux qui l’organisent sont des proxénètes.
    Finalement, mettre les bons mots, c’est très agréable.

  21. Bertrand de Kermel

    J’aurais préféré que cet article soit signé par Madame et/ou Mademoiselle H. J’aurais aimé aussi que la signataire indique tout faire pour rendre légale la GPA en France, et qu’elle comptait immédiatement s’installer comme autoentrepreneur pour exercer ce job. J’aurais enfin aimé voir les projets de pubs et le flyers : « votre enfant en 9 neuf mois, pour 50.000 € tout compris, (vaccins, visites médicales etc..) blond aux yeux bleus. Reprise ou échange possible sans indemnité pendant six mois. Garantie de deux ans pour vices cachés ou défauts invisibles à la naissance ».

  22. Nous sommes toujours et surtout dans un monde purement consumériste alors : « Quelqu’ en soit les moyens faites du pognon » même si c’est pour favorisé des fantasmes de frustrés ! En 1975 Sanjay Gandhi, le fils de la Premier ministre Indira Gandhi, ont établi un programme de castration homme/ femme en offrant un de « radio poste transistor » avec un seul jeux de piles aux volontaires, les pauvres furent castrés de fait après chasse : ce programme considéré comme un échec! Maintenant les blondinet(te)s et autres friqués viennent faire leurs emplettes : c’est un enrichissement pour l’ Inde ????

  23. Cher Edouard H. (comme homme ?)
    Votre engagement pour la GPA montre votre méconnaissance de la gestation. Savez-vous qu’un foetus se nourrit du ventre de sa mère, en acquiert les goûts, les odeurs, la langue ? Acheter ovule et sperme pour ensuite louer un ventre est-ce l’anarchie rêvée d’une vie humaine ? Tout dans notre culture nous ramène à un terroir, des ancêtres, une histoire familiale. Moi qui n’ai pas d’histoire, parce que née sous x, je vous assure que je n’envie pas ces êtres nés de la volonté d’adultes qui veulent être dans la norme de la famille. Si les adultes ont besoin de donner de l’amour, qu’ils adoptent un réfugié, un sdf, un petit vieux, toutes ces personnes délaissées qui ont vraiment besoin d’aide. Je pensais les articles de contrepoints plus sérieux et capables de réflexion. C’est raté.

  24. à Cap2006 message du 11 février 2016

    Ce n’est pas une question de norme sociale c’est une question de survie. On survit à travers nos gènes dans le processus de reproduction. C’est le seul truc qui a un sens dans la vie : se reproduire. C’est une façon de vivre « éternellement ». Lire la théorie de Richard Dawkins sur le gène égoïste ou il explique que nous ne sommes que des hôtes servant à la reproduction des gènes pour la survie de l’espèce. Tout le reste est du pipeau. Ceux qui pensent que c’est progressiste de ne pas se reproduire (par exemple les victimes (jeunes femmes) des féministes à qui l’on fait croire que tomber enceinte est une aliénation) ne méritent effectivement pas de se reproduire.
    Par ailleurs, le fait que notre espèce essaie de trouver des subterfuges, pour améliorer et/ou contrôler le processus de reproduction, et donc ne nous y trompons pas, la « qualité » de l’espèce (tout ce qui est eugénisme : avortement, PMA, GPA, utérus artificiel etc…) montre finalement que Dawkins avait raison.
    Mais j’avoue c’est assez déprimant de savoir que nous ne sommes que de simples enveloppes périssables destinées uniquement à la transmission d’un patrimoine génétique qui se diluera au fil des accouplements et des générations.

  25. à Véronique,
    Dans ce cas, tout est prostitution. Une personne faisant un travail manuel se prostitue : elle utilise son corps (qu’elle use) pour produire un bien ou un service utile à quelqu’un d’autre.
    N’est-ce pas plutôt une question de choix et de libre arbitre? Doit-on avoir le choix d’utiliser son propre corps comme bon nous semble ? Telle est la vraie question à se poser dans le cas de la prostitution. Dans le cas de la GPA se pose le problème d’une tierce personne : l’enfant. Mais quid des femmes qui choisissent la PMA via don de sperme ? ne s’agit-il pas ici aussi d’un choix égoïste vis à vis de l’enfant à naître ? Il ne me semble pas entendre les féministes s’offusquer de cette pratique ? pourtant le donneur de sperme n’a aucun contrôle sur le choix de la future mère et donc sur la façon dont son patrimoine génétique sera mélangé. Cela vous paraît-il être moralement acceptable ?

    1. Stéphane Boulots

      Vous mélangez l’usus et l’abusus : le travail manuel est un résultat qui est monétisé, dans le cas de l’esclavage, c’est le corps humain lui même qui est monétisé.

      La question est de savoir si la prostitution ou la GPA procèdent du travail ou de l’esclavage.

      Pour le fœtus, la réponse est claire : c’est bien lui qui est monétisé : il appartient aux parents demandeurs du service.

      Pour la mère porteuse ou pour la prostituée c’est moins clair, mais ça ne change pas grand chose au problème : le client paie clairement pour un abusus et non un usus, sinon il considérerait uniquement le service qui serait alors remplaçable, ce qui n’est pas le cas.

  26. « Vous mélangez l’usus et l’abusus : le travail manuel est un résultat qui est monétisé, dans le cas de l’esclavage, c’est le corps humain lui même qui est monétisé ».

    Bof vous utilisez une pirouette sémantique pour justifier votre raisonnement. Mais quid des footballeurs qui ont une valeur marchande en fonction de leur capacité physique ? Quid du business sportif en général ? Si l’on suit votre raisonnement il s’agit d’esclavage.

    La particularité de l’esclavage ne réside pas dans le fait que « le corps humain soit monétisé » mais dans le fait que l’esclave était considéré sans libre arbitre et sans possibilité de faire des choix. Bref il était considéré comme un outil et n’avait pas la possibilité d’agir par lui même, il était subordonné à un autre individu qui en avait la propriété et n’avait pas de personnalité juridique.
    Il me semble que cela différe d’un rapport contractualisé entre 2 personnes consentantes et ce quelque soit la nature du contrat. Dans le cas de la prostitution il devrait être possible de différencier le fonctionnement esclavagiste des réseaux mafieux et le choix délibéré d’une personne adulte. Mais on ne va pas refaire ce débat.

    Dans le cadre de la GPA, je vous accorde qu’il y a un problème vis à vis de l’enfant à naître.

    1. Stéphane Boulots

       » était considéré comme un outil et n’avait pas la possibilité d’agir par lui même, il était subordonné à un autre individu qui en avait la propriété et n’avait pas de personnalité juridique. » : abusus : négation de la propriété, des droits naturels et de l’intégrité.

      La monétisation du corps humain est un abusus dans le sens qu’elle nie les droits naurels.

      Si ces droits ne sont pas niés, il y a usus. Vous faites vous même la distinction entre la prostitution volontaire et les réseaux mafieux.

      Quoique, pour le client, le prix payé est pour un abusus et non un usus, mais c’est un autre débat.

  27. « La monétisation du corps humain est un abusus dans le sens qu’elle nie les droits naurels. »
    A discuter pour l’enfant à naître dans le cas d’une GPA j’en conviens.

    « Si ces droits ne sont pas niés, il y a usus. Vous faites vous même la distinction entre la prostitution volontaire et les réseaux mafieux. »
    Tout à fait oui, mais il me semble que les abolitionistes ne sont pas capable de faire cette différence balayant d’un revers de main le libre arbitre de celles et ceux qui pourraient faire ce choix.

  28. Je rajoute ceci :
    « La monétisation du corps humain est un abusus dans le sens qu’elle nie les droits naurels. »
    A discuter pour l’enfant à naître dans le cas d’une GPA et d’une PMA (ça n’est jamais abordé). Car trop souvent le problème est abordé pour la GPA du point de vue de la mère porteuse qui serait réduite en esclavage. Je vous signale que les mères nourricières ont existées en France et dans beaucoup d’autres pays.

Les commentaires sont fermés.