Areva, Yahoo, HP : les femmes sont-elles de moins bons entrepreneurs ?

Publié Par The Conversation, le dans Entreprise et management

Par Séverine Le Loarne1.

Anne Lauvergeon By: tangi bertinCC BY 2.0

 

Ca y est, Yahoo vient de céder son cœur de métier à Verizon pour 4,8 milliards de dollars. C’est peu… très peu… Microsoft en proposait 47 en 2008. Mais à l’époque, le pionnier de l’Internet de la Silicon Valley allait à peu près bien et on était en pleine bulle spéculative sur les valeurs numériques.

Le moteur de recherche de Yahoo commençait certes à être sérieusement détrôné par celui de Google, son modèle économique fondé sur les recettes publicitaires (son cœur de métier) commençait à s’effriter, mais l’OPA hostile s’était soldée par un partenariat amical entre Microsoft et Yahoo, lequel a d’ailleurs plus ou moins bien fonctionné.

À l’époque, la dirigeante, Carol Bartz avait été débarquée avec pertes et fracas pour cette manœuvre stratégique qui avait pourtant permis le maintien de l’indépendance de Yahoo. Une indépendance qui a coûté cher car l’entreprise ne s’est jamais vraiment relevée de cette mauvaise passe et, arrivée des réseaux sociaux Facebook ou autres Twitter aidant, a enchaîné pertes sur pertes. L’arrivée de Marissa Mayer a permis de donner le change au début, mais rien n’y a fait…

Fin temporaire de l’histoire qui va vraisemblablement se solder par la fin de la marque Yahoo et, après AOL, probablement une belle destruction de valeur économique 20 ans à peine après la révolution industrielle du numérique.

Un triste épisode avec des précédents

Cet épisode de la vie économique, peut-être triste, en rappelle d’autres où des femmes étaient aux manettes. Ainsi de la difficile fusion HP – Compacq menée par Carly Fiorina qui va très largement fragiliser le groupe pourtant florissant, entraînant derrière lui la mort de la marque leader du PC portable… et quelques décennies plus tard, après moult tentatives de redressement, la scission de HP en deux entreprises presque indépendantes, mais dont l’une des entités est dirigée par Meg Whitman, une femme.

Parmi les exemples à forte notoriété, le monde économique français n’est pas en reste et nos regards peuvent se tourner vers Areva, dirigé dans un premier temps avec brio par Anne Lauvergeon puis, suite à une erreur stratégique et à des investissements qui font encore polémiques, mais – et là, une chose est sûre – n’ont pas été du tout rentables pour l’entreprise, a entraîné le géant du nucléaire dans des pertes abyssales.

Qui a dit que les femmes conduisent des stratégies moins risquées que les hommes ?

Forcément, ce type de constat n’arrange pas les mouvements et organismes qui promeuvent la place des femmes dans le monde économique. Pour autant, plutôt que de le passer sous silence ou d’édulcorer les aspects négatifs de leurs bilans, les cas de ces femmes sont éminemment intéressants à étudier. Ils permettent justement de pointer du doigt non seulement les failles d’un système économique, mais aussi le caractère misogyne très subtil qui est à l’œuvre : autant de signes importants à connaître pour mieux les combattre !

En premier lieu, que reproche-t-on à ces femmes ? Des choix de développement stratégique audacieux et in fine risqués : de nombreuses acquisitions pour améliorer le contenu de service chez Yahoo dans le cas de Marissa Mayer. Ou la stratégie de convergence technologique destinée à créer un univers « PC, imprimantes et autres accessoires » pour Carly Fiorina sans parler des investissements de Anne Lauvergeon dans UraMin.

Les promoteurs de l’idéologie selon laquelle les femmes n’aiment pas le risque en sont pour leur grade. Les acquisitions multiples pour créer des services à plus forte valeur ajoutée apparaissent être la stratégie qui porte le moins ses fruits. Paradoxalement, on constatera que cette stratégie n’est pas la marque de fabrique de ces femmes : Michel Bon (Orange) ou Jean-Marie Messier (Vivendi) ont pu en expérimenter, dans des contextes plus ou moins analogues, les conséquences : un fort endettement qui ne se solde pas nécessairement par une hausse du chiffre d’affaires !

L’erreur de croire qu’une stratégie est genrée

Au-delà de la simple présence de ces femmes au pouvoir, le choix stratégique pose question. Pourquoi ces femmes ont-elles été conduites à opérer une erreur stratégique ?

Ces femmes seraient meilleures stratèges lorsque l’entreprise est en phase de croissance, lorsqu’il faut tenir les rênes d’une activité économique qui a de l’allant, mais qui ne doit pas s’emballer pour autant, lorsqu’il faut faire preuve de créativité : Marissa Mayer tout comme Carly Fiorina ont respectivement excellé dans la construction des activités cartes de Google et télécom de Lucent. De même, les débuts d’Anne Lauvergon lors de la création d’Areva sont jugés très bons.

En revanche, elles sont mal à l’aise lorsqu’il s’agit de gérer le délicat virage soit de la maturité de l’entreprise sur un secteur lui aussi devenu archi-mature – le cas de HP ou celui plus délicat d’Areva – ou lorsque l’entreprise s’est déjà engagée dans une pente délicate. Au-delà du sexe du dirigeant, il y aurait peut-être une erreur de casting : gérer la croissance d’une entreprise sur une activité en croissance ou gérer une entreprise en difficulté, c’est comme si on demandait à un pilote de Formule 1 de se mettre au quad ! De même, au regard de leurs expériences de direction passées, pourquoi ces femmes ont-elles été appelées ou maintenues au pouvoir ?

Ces femmes, victimes à leur manière du star-system économique qui lui est bien genré ?

Rappelons qu’être dirigeant dans la grande entreprise, modélisée dans Le nouvel état industriel par J.K. Galbraith en 1968, ne signifie pas vraiment décider ou élaborer une stratégie, mais incarner une stratégie communément élaborée avec d’autres : les conseils d’administration, les actionnaires, les consultants… Autant d’acteurs plus ou moins proches et aux visions plus ou moins divergentes, changeantes et contradictoires.

Pourquoi ces femmes, qui n’ont jamais dirigé dans des contextes d’entreprises en phase de maturité ou de déclin potentiel, sont-elles alors nommées ? Nous supposons que ces nominations reposent sur la confiance, certes en leur professionnalisme et en leurs compétences. Mais elles s’appuient également sur la croyance commune qu’une femme, lorsque la situation est délicate, sera « douce », « diplomate », autant de qualités que l’humanité tout entière, et ce depuis des millénaires attribuent au féminin.

C’est oublier que derrière la femme, il y a un être humain, certes sexé, mais qui a une éducation (la même que n’importe quel grand dirigeant : MIT ou Harvard aux USA, Normale Sup et Mines en France pour les cas qui nous concernent), un réseau (à ce stade de direction d’entreprises, la distinction entre les réseaux de dirigeantes et de dirigeants ne se fait pas), etc. Le comportement est donc loin d’être influencé par les hormones ou la physiologie, mais surtout par l’expérience.

En mai 2012 Anne Lauvergeon dénonce la main mise d’un clan à la tête de l’État. Or, cette donne, pourtant si simple, les actionnaires qui nomment ces femmes et les parties prenantes qui les adoubent ont tendance à l’oublier ou à ne pas en tenir compte. Pour tenir tête à des détenteurs de visions d’entreprise contradictoires, et se forger des convictions fortes, on attend d’elles qu’elles se comportent « comme des femmes » en faisant preuve de diplomatie, de tact, etc. pour mieux gérer des tournants décisifs pour ces organisations.

En même temps, on attend d’elles qu’elles fassent preuve de leurs capacités de pensées divergentes ou de créativité, capacités hautement louées lors de la nomination de Marissa Mayer mais aussi attestées par bon nombre de recherches sur l’impact des femmes dans les boards exécutifs.

Pas facile, cependant, de faire valoir une pensée divergente dans un monde économique emprunt de mimétisme, alors que l’on a acquis à l’école de réflexe qui invitent à ce mimétisme. Les quelques femmes qui parviennent à conserver ces qualités doivent aussi faire preuve de détermination si elles veulent voir leur idée créative adoptée. Or, qui dit détermination, dit aussi comportement considéré comme « masculin »…

Rajoutez à cette difficulté les médias qui concentrent toute leur attention sur les actions de ces femmes, rares mulier economicus avec un regard aussi genré, emprunt de commentaires sur le physique de la dirigeante, sur le fait que la dirigeante est une femme, mais aussi mère de famille… Tous les ingrédients sont là pour créer une pente glissante pour ces quelques femmes dirigeantes. Comment éviter cela dans le futur ? Tout simplement nommer ces femmes dans leurs activités en croissance. Là, elles excelleront !

Sur le webThe Conversation-Article publié sous licence Creative Commons-CC BY-ND 4.0.

  1. Professeur Management de l’Innovation & Management Stratégique, Grenoble École de Management (GEM).
  1. Ces femmes ont « foiré » leur boulot non pas parce qu’elles sont des femmes mais parce qu’elles ont bénéficié d’une sorte de discrimination positive depuis leur sortie d’école.
    D’autres exemples faciles avec France télévision ou encore avec GDF Suez. Des personnes nommées parce qu’elles n’avaient pas d’envergure, d’imagination ou de charisme. Elles étaient là au bon moment quand il a été nécessaire d’avoir une femme utile sous la main. Et à chaque niveau elles ont réussi les missions faciles qu’on leur confiait. Faciles soit parce qu’il s’agissait d’être un capitaine de paquebot sur des routes sans risques et connues, soit parce que la capital humain, technologique et financier était tel que le résultat obtenu était acceptable voire passable mais sans qu’in fine on en ait eu pour son argent (un peu comme un feu de papier, ça chauffe, mais 90% de l’énergie produite passe en fumée).
    Donc il est clair que les femmes sont égales des hommes et il est clair que celles qui ont échoué sont égales aux hommes qui échouent…
    C’est un problème de reproduction des élites qui fonctionne par coteries et sur carnet scolaire et très rarement sur de véritables résultats opérationnels dans des situations tendues.

    1. recrutement sur carnet scolaire ? vous parlez des française pas des us

      mais il en est des managers salariés comme des mercenaires; on voit arriver les emm longtemps a l’avance et, si on est sage on va voir ailleurs et on laisse la place a ceux qui, moins bien placés acceptent de prendre le risque

      1. Probablement pareil aux états unis dans leur recrutement grandes universités
        Suffit de voir le parcours scolaire de ces dames
        Aucune n’a créé de start up…
        Une exception pour celle qui vient de se faire exclure de son entreprise pour tromperie dans la production de tests pour analyses bio.
        Mais je reste persuadé qu’il y a des femmes efficaces qui ont créé ou repris des entreprises qui fonctionnent très bien.
        Les exemples de foirages dans les très grosses entreprises (hormis le cas de fraude cité) vient du fait que ces femmes ont été choisies parce qu’elles étaient des femmes et non pas parce qu’elles avaient réussi dans la création ou transformation d’entreprises. Si on reprend les exemples de areva, de GDF Suez, de France télévision ou encore de l’ina (liste non exhaustive) on se retrouve avec des quasi fonctionnaires qui au mieux ont géré des grands projets au niveau comptable en n’analysant que les bas de colonnes.
        On ne fait que reproduire ce que l’on fait avec les ministères (santé, EN, travail, culture…) ou avec les grandes villes (Lille, Paris…) ou directeurs d’administration
        Ce qui console c’est que ces femmes sont très souvent du même niveau que les hommes qu’elles remplacent.

  2. C’est dingue, une société coulée par un homme il y a en a des paquets tous les jours et personne n’en parle (enfin pas trop). Par contre quand une femelle se plante là tous les médias en font le relais et exigent la potence.

  3. un joke pour commencer

    l’an dernier la femme la mieux payée des USA etait un homme

    si si vous pouvez verifier

    bon , pour être serieux,

    un point commun; on leur a, a toutes les trois, confié une entreprise qui fonçait dans le mur; en perte de vitesse, ce qui ne pardonne pas en numerique pour les americaines, une activité en stand by en attendant une eventuelle reprise du nucléaire pour la française.

    et il est probable, pour les americaines, qu’elles ont accepté en sachant que c’etait ça ou rien ce qui est un bon point pour elles

    mais, a mon avis, elles n’avaient aucune chance de reussir;

    winner take all

    yahoo, vieille entreprise créée il y a plus de 10 ans n’avait aucune chance contre google entreprise plus jeune

    HP quant a elle ne pouvait esperer pereniser des benefices en revendant du materiel acheté en chine; il etait evident que les chinois vendraient en direct

    si il y a faute c’est celle des board qui n’ont pas decidé de vendre avant la chute.

    le cas lauvergeon est a part

    il y a un echec industriel patent dans le cas de l’epr
    et il y a un achat catastrophique qui ne s’imposait pas dans le cas d’uramine

    mais est-ce du au fait que c’etait une femme ou au fait que c’etait une fonctionnaire parachutée ?

    1. Pour celles des grosses boites de nouvelles technologies, elles se sont contentées de cramer du cash en rachetant fort cher des sociétés concurrentes… ce qui prouve bien le déficit d’imagination de ces dames… or ces entreprises avaient les moyens de créer et de développer.
      Même problème côté nucléaire, ce qui a achevé la boîte c’est aussi un rachat hors de prix de quelque chose qui n’en valait pas la peine mais aussi des problèmes d’organisation interne … choses qu’un manager doit être capable de gérer et anticiper. En résumé il y avait bien un comptable et un gestionnaire au jour le jour mais pas de contrôle de l’organisation ni de capacité à definir une cible et une trajectoire.

    2. Yahoo et Google datent respectivement de 1994 et 1998 et donc pas une si grande différence.En 2004 c’était Yahoo qui avait le plus grand nombre de pages vues dans le monde. Yahoo mail avait la plus grosse part de marché en 2006.

      Vous semblez rechercher des excuses mais tous les jours il y a des bouleversements à gérer dans les entreprises et des décisions à prendre. Aucune entreprise ne peut rester sur son vécu et il n’y a pratiquement pas de rentes de situation dans le secteur concurrentiel.

      Réduire l’EPR à « échec industriel » c’est s’abstenir d’en rechercher les raisons. C’était peut-être une mauvaise idée mais une mauvaise idée bien mise en oeuvre ça marche : Microsoft.
      Après on peut rechercher plein d’excuses mais Fuckshima n’a rien à voir avec les délais de l’EPR mais c’est l’organisation d’Areva qui est en cause (j’y suis resté 8 mois et j’ai démissionné) et l’organisation de l’entreprise c’est bien la responsabilité du dirigeant. Et faire capoter une boite comme Areva qui bénéficie d’un marché assez captif et qui était rentable rien qu’en faisant du remplacement il faut le faire. Mais c’est souvent comme cela d’ailleurs que les boites capotent : quand elles croient que tout va bien grâce au chef alors qu’un gamin de 4 ans pourrait les diriger.
      Les crises sont d’ailleurs un bon moyen de voir les bons dirigeants et les autres et la crise de 2008 a laissé des cadavres dans le caniveau.

      Donc non, on ne leur a pas confié des entreprises qui fonçaient dans le mur. IBM fonçait aussi dans le mur avant de prendre une décision qui en a étonné beaucoup en revendant sa branche ordi à un chinois et les 2 boites se portent bien aujourd’hui, tout en sachant que rien n’est pérenne.

  4. Qu’on se pose encore cette question au 21ème siècle montre le long chemin qu’il reste encore à parcourir pour que la femme soit considérée l’égale de l’homme en matière de capacités intellectuelles et de leadership. C’est affligeant et ça m’attriste…

    1. Le problème c’est de « vouloir considérer ». Une pomme n’est pas égale à une poire même si vous voulez le « considérer ». Elles ne sont pas inégales non plus, elles sont différentes.

  5. Encore faut-il faire la distinction entre les blondes et les brunes. Et puis il y a les transsexuelles, et puis celles qui ont des tatouages. L’étude est incomplète.

  6. Aucune de ces femmes n’a créé ou développé une entreprise. Elles ont su louvoyer dans les antichambres, se faire attribuer les mérites d’autres ou trancher entre des options sans conséquences. Elles ont servi à ceux qui pouvaient les promouvoir la soupe que ceux-ci voulaient entendre, et profité de réussites qui en auraient été tout pareil sans elles : « puisque ces choses avancent, feignons d’en être les organisatrices ». En cela, ce sont des hommes comme les autres…

    1. On dit souvent qu’il y a égalité homme-femme le jour où des femmes incompétentes remplaceront des hommes incompétents.
      La preuve est faite que nous y sommes parvenus.

  7. les femmes ….elles font de parfaites boucs émissaires quand on a besoin de cacher quelques turpitudes..en écologie , il n’y a que des dames..bah ,si le bizness foire on dira que ce sont des femmes avec trop d’hormones émotionnelles ou qu’elles ont été manipulées par un sale type.

  8. « Tout simplement nommer ces femmes dans leurs activités en croissance. Là, elles excelleront ! »

    L’ homme, décidé, pousse au maximum une activité en croissance, car il peut se dire qu’il n’a rien à perdre ou de mieux à faire qu’à se jeter à fond dans une affaire ou une activité. Quitte à risquer sa santé ou sa vie sociale.

    Les femmes, sur ces exemples, ont échoué à gérer des activités et entreprises matures.

    J’ai dû mal à trouver les entreprises qui se diront qu’elles sont pile entre croissance lancée et maturité, et qu’elles peuvent confier leur rênes à une femme…

  9. Quand Mme Mayer a pris la direction de Yahoo il y a eu tout l’engouement féministe et journalistique avec le refrain habituel. C’est Mme Lauvergeon qui déclarait au début des années 2000 qu’à compétence égale (pour les équipes) une entreprise pourra préférer une femme. Aujourd’hui les entreprises cotées en bourse même celles qui ne le sont pas peuvent signer les chartres égalité (du féministe) qui n’ont d’égalité que le nom. Dans les différentes en plus de quota pour les C.A, recrutement et nomination il y également les réseaux des formations de management au féminin. Maintenant mêmes au niveau scolaire on commence à fonctionner sur les quotas par exemple pour le numérique (il en faut 30 %) et sens parler des écoles d’ingénieurs. En effet de nos jours les règles sociétales ce sont les féministes et majoritairement les femmes qui les font d’ailleurs leur arguments qu’une femme a une autre approche sur les négociations ou plus apte au dialogue c’est parmi leurs arguments. Il faut au moins 40 % de femmes dans les fonctions ou effectif pour que le féministe commence à être content car il confonde égalité et mixité. Il devient important d’avoir des politiques plus neutres en matière de genres il n’y a pas que les femmes et les féministes si les lois et action étaient sans distinction de sexe ne veut pas dire sens spécificité à un sexe pour l’apprentissage mais tenir compte de l’autre (un réseau de femme obligatoirement un réseau d’homme, plus de quota,…) Les hommes et les femmes ne seraient-ils pas gagnants.

  10. Cet article fait un amalgame de clichés stéréoptypés composés d’actions individuellement réalisés par ces femmes et de quelques faits qui ont été mis en avant par la presse a différents moments de la vie de ces société, mais n’analyse pas profondément les vraies raisons de la chute de ces sociétés, raisons qui sont chacunes totalement différentes et ne sont certainement pas a imputer au fait que les CEO aient été des femmes. N’oublions pas que ces sociétés ont des board, et que ces boards (y compris l’Etat en France) poussent (voir obligent) les CEO à des attitudes plus ou moins néfastes, à travers des injonctions qui ne sont que rarement rendues publiques.

  11. Faux débat, à mon sens…. cela n’a aucun sens de juger de la compétence (ou de la moindre compétence) des femmes à la tête de grandes entreprises avec si peu d’exemples et si peu de recul. On en reparlera dans 50 ans, si l’évolution des mentalités permet à de plus en plus de femmes d’arriver à la tête de grandes entreprises. Là, on pourra faire des stats et éventuellement -même si c’est tendancieux – comparer les résultats sur le long terme du management d’entreprise par les femmes, et les hommes. Avec un titre aussi racoleur on a de plus le sentiment que les hommes font mieux : les gros échecs de « management » par des patrons hommes sont pourtant légion….

  12. L’egalite ce sera quand on se fichera du sexe du decideur quand elle se plante.

  13. L’article n’est pas terrible. Il prend des exemples, de façon très limitée, et puis en fait une généralité qui ne repose donc sur rien. Comme dit plus haut par d’autres, on s’en f… que ce soit une femme ou un homme qui dirige une société. La compétence seule compte. A la limite, on ne devrait même pas en parler, à moins de venir avec une étude sérieuse, et pas de vagues considérations sur ce que seraient les attentes des uns et des autres quand une femme est CEO.

    1. D’autant que le problème des grandes entreprises n’est pas le sexe de ses managers mais justement leur taille : plus une entreprise est grande, plus elle est fragile.

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