Démarrage d’entreprise : quels pièges éviter ?

Publié Par Marco Bernard, le dans Entreprise et management

Par Marco Bernard.

Démarrage d'entreprise, quels pièges éviter ?

Démarrage d’entreprise, quels pièges éviter ? By: BricksetCC BY 2.0

 

Ça y est ! Vous faites le saut, c’est décidé. Vous allez de l’avant avec votre projet de démarrage d’entreprise et vous n’en êtes pas peu fier ! Vous êtes au courant de tous les avantages qu’il y a à posséder votre propre entreprise. Après tout, n’avez-vous pas critiqué votre patron des centaines de fois pour la liberté qu’il s’accordait, entre autres ? Mais avez-vous vraiment tout pris en considération ?

Il existe des centaines de ressources un peu partout sur le web pour vous aider dans votre démarrage d’entreprise. Les gouvernements vous en fournissent une panoplie certes. Ils veulent s’assurer que vous n’oublierez rien en vous fournissant la liste du parfait entrepreneur. Mais il existe également des dizaines de sites indépendants et d’associations de gens d’affaires qui y vont de leur liste de points à ne pas oublier, de formations sur le sujet, de conseils généraux etc. Bref, vous aurez compris qu’avec la liste de liens qui se trouvent ci-dessus, vous trouverez une quantité impressionnante de ressources en ce sens. Mais au-delà de cette démarche, il existe un danger qui guette tout entrepreneur dans son démarrage d’entreprise. Un danger qu’aucun de ces sites ne discute. Comme si c’était un tabou…

La clarté, un allié important !

Avant de vous lancer en avant, vous devez absolument déterminer ce que vous désirez faire, de façon très claire. C’est primordial d’établir la mission, la vision et les valeurs que vous désirez donner à votre entreprise. Il s’agit en quelque sorte de la carte routière qui guidera l’ensemble de vos actions subséquentes. L’ADN de votre entreprise. Ce qui en dictera la culture. C’est ce à quoi vous devrez vous référer constamment quand une décision importante devra être prise.

Ce qui se trouve dans votre exercice d’établissement de votre mission, votre vision et de vos valeurs doit absolument transcender le reste de vos activités. Il ne s’agit pas d’un travail qui est fait une fois, pour mettre dans un beau plan d’affaires (souvent nécessaire a priori pour l’obtention de financement entre autres) et qui est remisé par la suite. C’est un document qui doit servir à clarifier et à motiver chaque action importante prise dans l’entreprise.

Le démarrage d’entreprise n’est pas un buffet chinois !

Être en démarrage d’entreprise est séduisant. C’est la liberté de faire ce que vous voulez avec votre propre vie professionnelle et par ricochet, votre vie personnelle également. Il est alors tentant de se laisser distraire par des centaines d’opportunités qui s’offrent à vous. À vouloir tout, on obtient rien. C’est d’ailleurs pourquoi plus de 50% des entreprises de 5 employés et plus finissent par échouer avant de franchir leur 5ème année d’existence. C’est énorme !

Aujourd’hui, avec toutes les opportunités que nous pouvons trouver sur le web, il est extrêmement attirant pour un nouvel entrepreneur de vouloir ouvrir de nouveaux marchés. D’offrir de nouveaux services, de nouveaux produits. C’est malheureusement ce qui provoque souvent la perte de ces entreprises. Avant de procéder avec de nouvelles avenues, assurez-vous de bien maitriser ce que vous faites à la base. Et quand on parle de maîtrise, on parle de tout le processus, de la conception du produit ou service, jusqu’au service après-vente de celui-ci, en passant par la production, le marketing et la vente. Quand tout cela est bien maitrisé et mis en action, seulement là on peut s’attarder sur autre chose.

Ce danger, il est difficile à éviter. C’est souvent un prix à payer à nos yeux car, en tant que nouvel entrepreneur, on voit les opportunités nous apporter un surplus de dollars dans les coffres. Sachez toutefois éviter ce piège pour ne pas faire partie, vous aussi, des statistiques !

Sur le web

  1. Le premier et unique piège à éviter, c’est de créer votre entreprise en France.
    A moins que, dans un geste de philanthropie soudain, vous ne teniez absolument à entretenir : une classe politique pléthorique et incompétente, nouvelle noblesse royale d’Etat , une cohorte d’agents d’état, insuffisants dans les domaines régaliens mais surabondants et inutiles par ailleurs, et enfin tous les profiteurs du système qui n’ont jamais payé un euro, d’impôt mais ont tous les avantages et droits que vous n’aurez jamais.

    Mais bien sûr, c’est ça la solidarité. Au fait, si vous tenez malgré tout à créer votre boite, n’oubliez pas que vous serez engagé sur vos biens personnels, si vous avez encore la chance d’en avoir. Le fisc lui, n’est pas solidaire, et les banques non plus.

    1. Vous m’enlevez les mots de la bouche ! Au pays des énarques il faut être fou pour créer une entreprise… Évidemment tout n’est pas délocalisable; mais alors il vaut mieux faire autre chose.
      Le chômage n’est pas près de baisser; les suicides de chefs d’entreprise non plus…

    2. Je ne l’aurais pas dit mieux …
      Pour entreprendre aujourd’hui en France, il ne reste que deux cas de figure possible :
      – Soit avoir pris un grand coup sur la tête.
      – Soit avoir les bonnes relation dans la caste, pour profiter de la manne offerte par les contribuables.

    3. C’est ce que j’allais répondre !

  2. Je n’ai pas la chance d’avoir toutes les connaissances que vous avez, tous trois, sur l’économie française et sur tous les processus qui ont besoin d’être suivis pour lancer et faire prospérer son entreprise en France. Ceci dit, dans notre univers canadien, les choses semblent être un peu différentes. Ha oui j’oubliais, une bonne dose de positivisme est aussi immanquable au succès!

    1. Effectivement une bonne dose de positivisme est nécessaire. Mais je crois bien que ces 3 personnes au dessus sont des jaloux :
      -Ils ne doivent pas savoir ces que c’est entreprendre
      ou
      -ils y ont échoué et en ont des relent bien amer …

      Et non Monsieur Winch, si vous êtes bien conseillé par votre avocat (ou par vous même) vous n’engagez que votre capital de départ (on ne mange pas d’omelette sans casser des œufs n’est-ce pas) et pas vos bien personnels.

      Après sur la cohorte de profiteurs, la classe politique(c’est la même chose que les profiteurs) ou les avantages que je n’aurai jamais, je ne vais pas vous contredire.

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