Air France : encore un faux pas pour FO ? [Replay]

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Syndicalisme

Par Éric Verhaeghe.

Air France : encore un faux pas pour FO ? By: abdallahhCC BY 2.0

 

La posture de certains syndicats, dont Force Ouvrière, pose un vrai problème face à la réalité de la concurrence internationale.

Air France, victime de ses rentes

Depuis plusieurs années, la direction d’Air France (et les organisations syndicales de l’entreprise) sous-estiment les risques liés aux acteurs low cost de l’aviation civile. Au lieu de mener un travail de fond pour améliorer sa productivité et réduire ses coûts, la compagnie a retardé le moment décisif où elle s’adapterait à la concurrence en prônant des demi-mesures dont les dégâts sont immenses aujourd’hui.

Faute d’agir dans les temps, elle se trouve désormais dans une situation chaotique. Si je devais choisir un vol pour Paris-Nice, entre Air France et Easyjet, il est fort probable qu’entre d’un côté des prix élevés pour des départs souvent en retard et une prestation incertaine, et de l’autre un prix et une flexibilité défiant toute concurrence, je n’hésiterais pas très longtemps.

Dans ce retard à l’adaptation, les syndicats portent une lourde responsabilité : qu’il s’agisse des pilotes, de la CGT ou de FO, le refus du changement est passé avant la prise de conscience des risques économiques qui pesaient sur ce fleuron de l’économie française.

Au fond, Air France a vécu sur sa rente et n’a pas voulu voir qu’une sorte d’inflation en érodait la valeur année après année. On pourrait dire la même antienne à propos de la SNCF, d’EDF, de la RATP…

Air France et la violence syndicale

Les syndicats de salariés ont évidemment dérapé hier en se livrant à des violences qui ont conduit un vigile aux urgences, en état de coma. Comme d’habitude, les violences commises au nom de la lutte des classes n’ont pas touché les riches, mais ces bataillons de petits qui vivent comme ils peuvent.

Tout laisse à penser que la majorité des manifestants est venue avec des intentions pacifiques et que ces violences sont le fait de quelques ultras. On lira quand même avec étonnement ces phrases relevées dans Le Figaro :

Quand certains syndicalistes accusent FO de « tout gâcher encore une fois », d’autres salariés d’Air France, présents sur les lieux au moment de l’agression, assurent que les responsables de ces actes sont des personnes en marge de la manifestation, qui ne sont « même pas concernées » par les licenciements annoncés.

Une fois de plus, c’est le rôle des syndicats contestataires qui est mis en cause.

FO et le denier public

Ce qui pose quand même problème, c’est que FO bénéficie aujourd’hui des largesses des pouvoirs publics, et que la stratégie conflictuelle de ce syndicat créé en 1947 avec le soutien financier de la CIA pour affaiblir la CGT ne paraît pas très compatible avec tous les cadeaux qu’il reçoit sur le dos du contribuable ou du salarié.

Rappelons par exemple que FO détient plusieurs présidences paritaires, comme celle de la CNAV, de la branche Accidents du Travail ou de l’ARRCO, alors même que le syndicat est minoritaire en France. Officiellement flanqué de 16% des voix dans le secteur privé et de 18% dans la fonction publique, FO bénéficie donc largement d’un système paritaire qui lui donne un poids supérieur à sa réalité.

Peu d’adhérents mais beaucoup de pouvoir : FO a goûté à ce sirop qui le pousse à sans cesse défendre des combinazioni très éloignées de l’intérêt des salariés. C’est ainsi que le syndicat lutte à coups de recours juridiques devant toutes les institutions européennes qui lui tombent sous la main pour conserver la mainmise sur des systèmes paritaires permettant des financements discrets mais efficaces. L’action menée par le syndicat pour défendre les clauses de désignation dans le domaine de la santé et la prévoyance, grâce auxquelles de généreux financements accompagnent très opportunément la conclusion des accords de branche, au mépris de l’intérêt des salariés, en constitue une preuve.

Le pouvoir politique doit remettre FO sous contrôle

Comme d’habitude, sous prétexte de faire du dialogue social, l’État accepte par mollesse, par politesse, par incompréhension du monde ouvrier, de ses valeurs, de ses lois, les incartades de ce syndicat dont aucun dirigeant n’a jamais connu la condition de prolétaire, et dont les mots d’ordre corporatistes sont très politiques, mais très peu sociaux.

Le bon sens qui incombe au pouvoir est de rappeler aujourd’hui à Jean-Claude Mailly les réalités de son syndicat : sans les artifices post-corporatistes appelés paritarisme qui lui permettent de prospérer, FO n’existerait pas ou pèserait à peine plus que des syndicats non représentatifs. L’État doit maintenant, pour sauver Air France, afin de réformer comme ce pays en a besoin, rappeler à certains dirigeants syndicaux qui les a fait comtes.

À moins que chacun ne s’entende sur l’idée que la corde peut indéfiniment être tirée. Jusqu’à ce qu’elle lâche.

Sur le web

  1. Pq parler juste de la FO ? C’est la même chose avec les autres syndicats. Ces syndicats bloquent tout alors qu’ils sont ultraminoritaires

    1. @ jacques

      Pas tout à fait!

      Que je sache: la CFDT me semble plus lorgner sur le syndicalisme de type allemand (« mais pas que »), plus participatif à la co-décision, de façon officielle et continue, dans le temps, fonctionnant sur le « win-win » avec des « compromis », solution adoptée dans les pays plus coutumier du pouvoir en coalition, souvent avec un « centre » plus consistant qu’en France. (Mais qui trouve encore que la « gauche » (PS) ou la « droite » (LR) sont encore des partis homogènes? Les « Frondeurs »?)

      La grève ne survient alors qu’après épuisement des négociations, en face à face ou (Warning!) avec l’aide d’un médiateur neutre. C’est souvent aussi pragmatique que rentable sans pour autant supprimer les conflits, plus rares, cependant!

  2. Et de surcroît, tout est vrai. Mais rassurez vous, rien ne changera comme â la sncm!!

  3. Supprimons les subventions publiques aux mafias syndicales et le problème est résolu.

    1. c’est l’inverse qui se fait, et on prend directement sur les salaires désormais.

      Les gouvernants passés et actuels pensent ainsi s’acheter une sorte de paix sociale, mais on abouti à l’inverse avec des syndicats dopés aux subventions et avec la main mise sur les postes clefs.

      1. @ gc

        « pensent ainsi s’acheter une sorte de paix sociale »

        (Comme expliqué plus bas) « Paix sociale » ou « allié, dans la rue », de la prochaine « opposition »? (qui parierait encore sur un second mandat pour Fr.Hollande et quel candidat osera lui passer au-dessus du chapeau?)

  4. Il conviendrait déjà de retirer les privilèges du « représentatif » aux syndicats qui ne le sont pas, et ceux des emplois protégés aux syndicalistes qui commettent des infractions à la loi dans l’exercice de leur mandat.

    1. Ok je vous suis… donc on privatise air france à 100% et on arrête de nommer les dirigeants de la boîte dans le carnet d’adresse ou lors des petits fours de la république.

      1. Oui.
        Et on privatise réellement la sécu et EDF aussi, qui sont deux autres vaches à lait syndicalo-politiques.

        En fait un privatise tout, et on recentre l’État sur du régalien strict, puis on rembourse la dette et on baisse les impôts.

        1. Et la SNCF et la RATP, la connivence publique qui avance masquée partout…
          https://www.ratpdev.com/fr/les-filiales

          1. Et vous avez un parti et des politiciens pour faire tout ça?

            Et des électeurs en nombre suffisant pour les porter au pouvoir?

            En 2017 ???

    2. @MichelO

      Oui, peut-être!

      Mais l’inverse me semble plus efficace: suppression du « représentatif » pour une représentation strictement proportionnelle (avec même, pourquoi pas, une délégation du personnel n’étant pas en ordre de cotisation à un syndicat).

      Vous auriez alors une mosaïque, franchement démocratique (donc difficile à contester par les « gros » syndicats), qui ne pourra que difficilement se mettre d’accord pour agir en « front (réellement) commun »!

      Qui, en politique, nie le principe du « diviser pour régner »? Pourquoi être moins machiavélique que l’adversaire?

  5. Je n’aime pas votre article.

    Je n’aime pas le syndicalisme à la française ( FO CGT etc ) pour grosso modo les mêmes raisons que vous.

    Par contre, les guss qui dirigent air france sont des tocards, des fonctionnaires qui se prétendent patron et qui sortent de l’ENA…. ce sont des aparatchiks qui sont pires que les FO ou autres.

    Donc le salarié qui fait son job quand on se fout de sa gueule, il bronche, c’est normal, cela s’appelle la dignité.
    Quand il bronche il se tourne vers le gars qui va le soutenir et c’est pas le type de l’ENA…

    Donc demander à l’état de mettre FO par terre c’est quoi votre délire facho ?

    OK on vire les syndicats parasites mais on vire les pseudo patrons qui effacent leur gestion calamiteuse sur le dos du contribuable.

    1. Bien sûr, dans ce cas-ci, une partie des manifestants sont allés beaucoup trop loin et il faut sanctionner les responsables DES FAITS, en justice, comme les responsables des dommages, d’ailleurs.

      Ne prendre pour seuls responsables que les syndicats (que je n’apprécie pas, en France), c’est un peu facile et ce n’est évidemment pas équitable. Y-a-t-il eu des mots d’ordres des responsables syndicaux? Si oui, ils sont INDIVIDUELLEMENT responsables civilement et coupables pénalement. Si non, il faut trouver les individus coupables. À quoi bon être libéral si on n’est pas attaché à la responsabilité individuelle?

      Comment ne pas voir que Air-France avec son plan « social » de diminution de personnel (logique!) concernant 2 900 personnes (et donc familles, chiffre que j’ai lu) et comprendre que ce « coup » est forcément la conséquence d’une défaillance de gestion des années précédentes: sur la direction aussi, gouverner, c’est prévoir?

      Comment ne pas comprendre que le personnel soit réellement révolté, alors que des ajustements annuels n’auraient jamais conduit à cette révolte de masse (la grosse base de la pyramide)?

      Comment ne pas se rendre compte que la grève des pilotes, elle, n’a rien de solidaire avec le reste du personnel alors qu’elle peut très difficilement se justifier face aux comparaisons internationales, en heures de vol, en statut, en salaire et en conséquences financières pour toute la compagnie?

      Alors oui, comment ne pas dénoncer l’état, principal actionnaire au conseil d’administration, dont la responsabilité est énorme comme actionnaire-administrateur de tutelle pour la mauvaise gestion et comme état responsable de la législation comme des décrets d’application, alors qu’il est aussi celui qui définit les places et le bailleur de fonds pour les syndicats?

      Mais cette soif inextinguible de pouvoir pour intervenir dans TOUT, en France et dans le monde, montre bien ici ses carences béantes!

      Ne voit-on pas qu’on observe les conséquences d’un pourrissement paradoxal qui va se traduire par une diminution paradoxale d’importance de la compagnie (suppression de lignes, réduction de la flotte), quand le trafic aérien est toujours en augmentation?

      Manifestement, les compagnies concurrentes se débrouillent mieux!

      1. La responsabilité de l’état ne diminue en rien celle des syndicats. Au vu des grèves de ces dernières années, même le meilleur des gestionnaires ne pourrait pas appliquer de politique sensée dans la compagnie. Les syndicats ne se sont jamais privés de faire faire pression sur la direction par leurs appuis au gouvernement, pour défendre des revendications surréalistes dans le contexte économique.

        Dernier point : Air France, c’est comme les taxis. Il y a trop de personnels qui traitent les clients comme des usagers captifs — ce qu’ils sont sur pas mal de lignes –, et il est quasiment certain que ce sont ceux-là qui dégageront en premier en cas de licenciements et qui s’inquiètent parce que personne ne voudra les embaucher — les low-cost qui croissent, elles doivent bien embaucher les gens compétents, non ? — alors je réserve ma sympathie pour de meilleures causes.

        1. @ MichelO

          Je n’ai jamais dit le contraire (responsabilités de l’état et des syndicats), n’étant pas du tout adepte des jugements binaires faciles: blanc-noir, pour-contre, gauche-droite, en négligeant toute l’échelle des nuances entre les antagonistes, c’est-à-dire, la zone où se trouve statistiquement la solution possible, si pas « la vérité » (elle aussi statistique, donc relative!). Autrement dit, une créance créée pour un tiers qui a accès à un crédit à très bas taux, c’est la garantie de bonne fin de la négociation, qui déresponsabilise les interlocuteurs tout en garantissant l’application de l’arrangement trouvé et signé!

          Quand celui qui payera n’est pas celui qui décide, on joue sur du velours!

          Et à chacun son turbin: chacun défend ses intérêts et ceux de ses mandants, ce qui n’est, en France, que logique! Et l’état a probablement le tort d’être absent, l’entente patrons-syndicats se faisant sans doute sur son dos, en cas de « malchance »!

          Comment imaginer qu’une discussion paritaire ne puisse aboutir à un accord, si, pour finir, il appartiendra à l’état d’assumer la charge du risque d’une conjoncture défavorable, en protégeant les intérêts des 2 parties en discussion?

          L’état lui-même anticipe des taux de croissance qu’on sait d’avance trop optimistes: en se basant sur ces chiffres auquel aucun des 2 interlocuteurs ne croit, un arrangement peut être trouvé si l’état prend en charge la différence avec les taux de croissance, réels et constatés, en fin d’année!

      2. Mykilux,

        Sortir tous les politiques, les syndicats et vogue la galère.
        C’est le retour de l’esclavage ? Est-ce une liberté ?
        Est-ce que dans cette entreprise, les employés se côtoient. Par ex. le personnel naviguant et les guichetiers ou autres ?

        1. @ B
          Que voulez-vous que je vous dise?

          Que l’usage coutumier du dialogue manque probablement à tous les étages, tant dans les entreprises qu’au niveau de l’état? OK, je confirme!

          L’esclavage? Certainement pas! Quand on voit, aux USA, que 150 ans après l’abolition officielle de l’esclavage, 58 ans après le premier Oscar décerné à Sidney Poitier, un Black, 8 ans après l’élection de B.Obama, il existe encore une discrimination apparente de la police selon la couleur de la peau, c’est à pleurer!

          Recommencer avec ce genre de chose (nouveau « cadeau empoisonné » laissé aux « suivants », en plus du reste: « trou de la sécu », dette, législation ridiculisant, même pour les professionnels, l’axiome qui dit que « nul n’est censé ignorer la loi »…!) serait impardonnable!

          Il faut donc bien comprendre que l’ « ultralibéralisme » (qui existe!) est « le meilleur ennemi du libéralisme » et que d’autres aiment à répandre la confusion pour discréditer simplement le seul terme de « libéral », transformant tous les libéraux en personnages égoïstes, avides de possessions et prêts à écraser leur voisin (« Plus c’est gros, mieux ça passe! ») pour racheter à sa veuve, la propriété à bas-pris!

          Les libéraux sont déjà mal représentés à l’assemblée nationale! Dicter au prochain exécutif ce qu’il y a lieu de faire, c’est gentil mais autant pisser dans un violon!

          Privatiser toute les anciennes « sociétés d’état », en un quinquennat, est évidemment gonfler sur un an, les chiffres du chômage, au maximum! Impensable!

          Donc non! Réalisme, pragmatisme, efficacité, abandon des grands principes et des références à F.Bastiat ou F.Hayek, que les électeurs n’ont pas lu et ne liront pas, probablement à plus de 95%. Et utilisation de toutes les pratiques de la communication pour expliquer vite et bien pourquoi il faut leur promettre « de la sueur, du sang et des larmes », provisoirement: seul moyen pour la France de se réapproprier sa politique, quand, faute de moyens, elle n’a même plus cette latitude, par défaut de budget!

    2. C’est votre droit de ne pas aimer l’article mais c’est aussi le droit des autres d’être respectés même lorsqu’ils ne sont pas de votre bord et de votre avis.

      Ce ne sont pas vos propos agressifs qui vous permettent de faire passer vos idées de la meilleure façon qui soit, tout au plus il peuvent vous décrédibiliser et atténuent surtout la portée de vos écrits.

      A trop crier et en étant vulgaire on ne se fait pas entendre…Vous auriez à gérer des relations humaines vous auriez d’énormes problèmes. Prenez de la valériane et de l’aubépine, ça calme…

  6. La violence est condamnable. Pour un syndicat c’est un aveu d’impuissance. Pour Air France je ne crois pas que les responsabilité dernière soit chez la Direction : elle doit équilibrer les comptes de la Cie, et faire face à la concurrence, ni chez le petit personnel au sol, ou le personnel commercial, leurs syndicats ont fait les efforts nécessaire à un accord.

    Le blocage vient de la corporation des pilotes, qui est en mesure de bloquer la Cie. Tout comme leur collègues du contrôle aérien sont en mesure de bloquer Roissy.

    L’Etat-actionnaire, en laissant croître un leader aérien sans concurrent et sans que cette Cie ait la culture du compromis, nécessaire en environnement concurrentiel, cet Etat n’a rien anticipé. Or gouverner c’est prévoir.

    Le même pb peut arriver demain au contrôle aérien de Roissy. L’Etat devrait découper en unités concurrente ces monopoles de fait, se mettant à l’abris d’un chantage corporatiste. (Rien à voir avec du vrai syndicalisme qui s’adresse à tout les salarié d’une Cie ou d’un infrastructure.)

    1. En ce qui concerne les contrôleurs aériens civils, si l’Etat n’avait pas merdé en 1973 avec le plan « Clément Marot » (remplacement par des contrôleurs militaires) çà serait différent aujourd’hui. Il y a eu passage d’un extrême à l’autre.
      Car au pays de la douce France, nul ne sait négocier. Et les rapports de force, dans une société encore plus bloquée aujourd’hui ne pourront contenir des réactions d’autant plus vives et destructrices que les personnes se sentiront trahies et incapables de s’adapter.
      L’arrachage de chemise symbolise bien un prélude à des actions plus violentes. Et les politiques seraient bien avisés de la fermer en ce moment au lieu de condamner ce qui n’est que le résultat de leur incapacité à gouverner.

  7. « ces violences sont le fait de quelques ultras. »
    Désolé mais quand je regarde les images à la TV, je vois un peu plus de monde que deux pelés et trois tondus.

  8. Simple: suppression de toutes aides, prébendes et autres avantages tels que décrits dans le rapport Perruchot, et versés aux syndicats (salariés et entreprises/employeurs) sous forme financière ou en nature.
    Obligation de syndicalisation sur une base financière libre, fixée par syndicat avec un maximum de déduction fiscale de 20 euros.
    Là au moins, les syndicats représenteront plus de 8% des salariés et nous économiserions quelques milliards tous les ans (4 d’après Perruchot).
    Ah j’oubliais, plus d’organismes paritaires pour le partage du fromage, et si on pouvait faire une pause avec le « consensus social » et juste prendre des décisions pragmatiques pour sortir de la m…. où nous sommes…

    1. Obligation de syndicalisation ? Vous avez bu ou bien ?

      Si vous supprimez les subventions et prébendes pour rendre obligatoire la syndicalisation, vous ne changez rien.

  9. AIR France c’est fini. CQFD
    Ils vont tous finir au chômage. Vive FO et les autres CGT etc…

    1. Non l’état français viendra à la rescousse c’est certain et c’est là le drame.

      1. Je suis bien d’accord avec vous. Et c’est bien sur ce que compte les syndicats.

  10. Rien ne change en France.on croirait revivre l’histoire du France…
    Il faut en finir avec les histoires de syndicats représentatifs datant d’une époque politiquement révolue
    Il faut désormais consulter par référendum tous les salariés de l’entreprise , passer au dessus des corporatismes.il faut que la grève légale soit décidée par la majorité des salariés votant à bulletins secrets et mettre en prison ceux qui ne respecteraient pas les résultats de ces scrutins…
    impossible? il nous faut le clone de Thatcher/A défaut Air France disparaitra comme le France

  11. qu’est ce qui est le plus violent ? :
    1/ se faire licencier
    2/ se faire arracher sa chemise

    1. 2/

      Se faire licencier ne viol ni votre propriété ni votre liberté.

    2. 2 : se faire arracher sa chemise.

      Pratiquement tous ici, hormis fonctionnaires et assimilés, avons tous subis des licenciements, fins de contrats et autres et avons tous rebondis…
      par contre, se faire tabasser par une centaine de gars, ça n’arrive heureusement pas à tout le monde ni tous les jours

    3. 3/ Se faire arracher sa chemise par un salarié qui a tout fait pour empêcher la réussite de la boite.

  12. Ces gens jouent la montre, ils espèrent que lorsque les choses iront vraiment mal l’état Français mettra la main au portefeuille comme cela s’est toujours fait dans le passé.
    Les plans de départ volontaires sont une catastrophe, ce sont toujours les meilleurs qui partent. Lorsqu’une entreprise doit réduire son personnel elle doit se défaire des éléments les plus mauvais. ce type de politique est ridicule et totalement inefficace.

  13. Allons nous être soumis à une guerre civile ?

    1. Pourquoi « soumis » ? Nous sommes tous dans la même galère et n’en sortirons que tous ensemble ! Bien sûr sans les prébendiers manipulateurs !

  14. Une seule solution, en tout cas celle que les non français pratiquent: ne jamais voyager avec Air France dont les pilotes, les employés et leurs syndicats n’ont aucun sens civique et se fichent de la situation économique de la France et de son image à l’étranger.

  15. Comment est-il possible d’etre con -à ce point : se prétendre la cinquième puissance mondiale et accepter que des syndicats de l’âge de pierre puissent saboter la compétitivité et la pérennité d’une entreprise qui est un porte-drapeau de la nation française. Je finirai par croire que, tels des enfants gâtés, les Français n’ont de cesse que de casser leurs jouets. Après, on va encore hurlernau chômage comme ce fut le cas de SABENA en Belgique mais il sera trop tard. Pour vous dire la vérité, je mQ’attendais à mieux mais voilà, de la part d’un peuple qui reste amorphe face au sang qui coule, j’ai des doutes sur sa santé mentale

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