Radicalisation : cibler l’ennemi

Publié Par Patrick Aulnas, le dans Pushmobile, Terrorisme

Par Patrick Aulnas.

La dérive hyperviolente de petits délinquants, en général de culture islamique, est désormais qualifiée de radicalisation. Le terme prend ainsi un sens nouveau, substantiellement différent de l’ancien. Radicaliser les positions dans un conflit consistait à devenir intransigeant de façon à créer deux camps opposés et à rendre tout compromis impossible. Dans le domaine syndical, certaines organisations jouent encore ce jeu, par exemple la CGT ou SUD, récemment, à propos de la loi travail. La loi devait être « retirée » et non amendée.

La radicalité des révolutionnaires

Dans le domaine politique, la radicalité concernait au XXe siècle les révolutionnaires ou ceux qui prétendaient l’être. L’art du compromis, nécessaire à toute vie en société, était alors voué aux gémonies. L’apologie du conflit entre classes sociales et la lutte contre les oppresseurs – la bourgeoisie dans le schéma marxiste – représentaient pour les adeptes de l’idéologie la voie radicale à suivre. Il fallait détruire la société capitaliste pour lui substituer une société sans classes. Les sociaux-traîtres, entendez les sociaux-démocrates, étaient eux-mêmes placés dans le camp ennemi et particulièrement détestés parce que coupables d’avoir pactisé.

Tant dans le domaine syndical que politique, les modérés s’opposaient ainsi aux extrémistes. D’un côté, les partisans de la conciliation, de l’autre les zélateurs du conflit. La radicalisation portait donc sur l’attitude d’un groupe constitué ayant pour ambition de remplacer par la violence la société présente par une société future, définie par l’idéologie.

La radicalité des terroristes anarcho-marxisants

dessin politique641Le terrorisme des années 1970-1990 représente une première dérive radicale de petits groupuscules extrémistes. La distinction entre crimes de droit commun et violence révolutionnaire devient alors moins nette. En Allemagne, la Fraction armée rouge, plus connue sous l’appellation bande à Baader, toujours au prétexte de lutter contre le capitalisme, mène des actions violentes (attaque des banques, attentats contre des dirigeants, etc.). En Italie, les Brigades rouges multiplient les attentats et assassinent le président du parti démocrate-chrétien, Aldo Moro. En France, le groupe Action directe a à son actif plusieurs assassinats.

Les meurtres étaient considérés comme politiques par ces enfants perdus d’un anarcho-marxisme dévoyé. Mais ils restaient ciblés sur des personnalités (chefs militaires, politiciens, grands chefs d’entreprise).

La radicalité du fondamentalisme islamiste

La violence terroriste issue du fondamentalisme islamique est au contraire une violence de masse, tuant hommes, femmes et enfants de la façon la plus aveugle. Elle repose sur une interprétation littérale de certaines prescriptions coraniques. Par exemple, la sourate 8, verset 17 exonère les coupables du meurtre des « infidèles » car c’est Dieu lui-même qui les tue :

« Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués. Et lorsque tu lançais une poignée de terre, ce n’est pas toi qui lançais : mais c’est Allah qui lançait, et ce pour éprouver les croyants d’une belle épreuve de Sa part ! Allah est Audient et Omniscient. »

Bien entendu, il est possible d’interpréter ces très anciens textes, qu’il s’agisse du Coran, de la Bible ou de la Torah, de mille façons et d’ergoter sur le sens à retenir comme le font les spécialistes du sujet. Il n’empêche que pour des fanatiques, ils comportent un message venant de leur Dieu.

À cet égard, l’Islam constitue un cas particulier. Si les meurtres de masse à justification religieuse ne sont pas propres à l’Islam – pensons au massacre de la Saint-Barthélémy contre les protestants en France – seul l’Islam autorise, selon les interprétations les plus radicales, le terrorisme de masse. Ni les Juifs, ni les Chrétiens n’ont jamais appelé à tuer de n’importe quelle façon les adeptes des autres religions. L’islamisme radical ne peut se comparer à cet égard qu’au nazisme et à sa volonté pathologique de détruire le peuple juif.

La radicalisation suppose une réflexion

L’utilisation de petits délinquants voués au meurtre de masse par les vieux chefs de Daech n’est donc pas une radicalisation politique. Celle-ci reposait, chez les marxistes ou les anarchistes, sur une analyse les conduisant à penser que la solution la plus efficace pour faire advenir la société de leurs rêves était le conflit violent. La Troisième Internationale, ou Internationale communiste, dirigée par le Parti communiste soviétique, recrutait des agents dans le monde entier, et en particulier en Occident, mais il s’agissait d’individus ayant des convictions politiques affirmées.

Par contre, certaines similitudes existent entre les tueurs de Daech et le profil de certains terroristes occidentaux de la fin du XXe siècle. Ainsi, Adreas Baader (1943-1977) était dans sa jeunesse un petit délinquant ayant à son actif de nombreux vols de voitures et des falsifications de documents. Comme les hommes de main de Daech, ces terroristes étaient utilisés par des organisations politiques sans en avoir clairement conscience. Ainsi, Andreas Baader s’entraînait dans les camps palestiniens du Fatah et était soutenu par le pouvoir soviétique. Si radicalisation il y a, elle est plus psychologique qu’intellectuelle chez ces individus. L’aventure terroriste n’est qu’une manière de meubler un certain vide existentiel.

Instrumentalisation ou radicalisation ?

Le glissement sémantique, à la fois subtil et révélateur, du mot radicalisation renvoie ainsi à un déni de réalité. Les pays occidentaux ont refusé de désigner l’ennemi, le salafisme, par crainte de l’islamophobie. Le concept de radicalisation individuelle par l’intermédiaire des réseaux sociaux ou de l’influence d’un imam devient alors une explication commode. Mais les petits soldats du terrorisme islamique ne réfléchissent à rien, ne représentent aucune forme de pensée. Ils trouvent simplement une fin jugée glorieuse dans le meurtre des « infidèles ».

Ils ont en général raté à peu près tout, n’ont plus aucun espoir et saisissent une dernière opportunité pour passer à une essence de combattant héroïque après une existence terne, si l’on veut reprendre le vocabulaire existentialiste. Instrumentalisés par le salafisme, c’est-à-dire un Islam archaïsant et rigoriste, ils n’ont pas conscience de lutter contre tout ce qui représente la face lumineuse de l’humanité : liberté, démocratie, progrès. Le salafisme représente en effet la face sombre de l’humanité, comme le fascisme et le nazisme au XXe siècle en Occident. Contre la liberté dans tous les domaines, pour le culte du chef, pour la soumission, voire l’esclavage des femmes, cet Islam fondamentaliste nie tout progrès. Seule la glose de vieux textes religieux éternellement ressassés peut être admise pour éduquer la jeunesse.

Cibler l’ennemi

Fascinés par le pouvoir sans partage et la violence contre tous ceux qui lui résistent, le projet salafiste consiste tout simplement à détruire le monde occidental dont il abhorre les valeurs de progrès. Il ne s’agit pas de construire par la violence une société nouvelle comme l’imaginaient naguère tous les révolutionnaires, mais de se crisper sur un passé révolu. Il faut empêcher, interdire, cantonner l’être humain dans un système de croyance élémentaire, bref nier l’intelligence.

Ne disposant pas d’une puissance militaire suffisante, le salafisme instrumentalise une jeunesse occidentale à la dérive pour se constituer une armée de l’intérieur. L’Occident a jusqu’à présent réagi mollement, craignant par-dessus tout de susciter des réactions islamophobes dans sa population. Erreur majeure, qu’il est grand temps de corriger. Sans désigner une religion comme ennemi, il est désormais nécessaire de cibler un courant fondamentaliste de cette religion qui est déjà parvenu à fissurer nos sociétés.

  1. Toute forme d’idéologie et de religion, c’est-à-dire de systèmes de pensée fondé sur des idées censées expliquer le monde, plutôt que sur l’observation attentive de celui-ci, est susceptible de dérive totalitariste, c’est-à-dire en la croyance que ce système de pensée explique le monde dans sa totalité, et d’élimination violente de ceux qui ne partagent pas cette idéologie ou cette religion, le plus souvent d’ailleurs parce qu’ils en ont une autre aussi susceptible de violence, et non parce qu’ils sont plus sages. Sont alors instrumentalisés par les « intellectuels » de l’idéologie ou de la religion en question ceux dont la structure mentale s’y prête, mais qui ont besoin d’une « autorisation »donnée par une instance supérieure pour donner cours à leur violence naturelle. Ce sont le plus souvent des gens jeunes, mais il arrive que cette forme de « jeunesse » se prolonge chez des gens plus âgés, dont on célèbre alors les convictions. Le salafisme est une dérive de la religion musulmane et ne peut en être dissocié. D’ailleurs, vous observerez que les prêtres de cette religion ne sont pas avares de Fatwa et d’apostasie pour condamner les atteintes aux croyances. Mais à ma connaissance et j’aimerais être démenti, aucun n’a prononcé de Fatwa à l’encontre des auteurs des attentats.
    Cependant rappelez-vous le « tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » du massacre de Béziers lors de la croisade des Albigeois.
    Toutes proportions gardées, regardez aussi les dérives actuelles et les violences croissantes de l’idéologie de l’environnement, qui tourne d’ailleurs de plus en plus à la religion, car elle crée ses propres dieux, la déesse Gaia ou la Déesse Nature par exemple, et ses sectes.

    1. « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » : voyez les travaux des historiens sérieux à ce sujet. Cette phrase a été inventée par un chroniqueur mais n’a pas été prononcée à l’époque.

      1. Célestin, et le massacre, c’est aussi inventé par un chroniqueur?

        1. Manifestement, vous ne comprenez même pas des phrases simples. Je vous dis que la citation est une invention. Je vois que cela dépasse votre compréhension. Fin de la discussion pour moi.

          1. On s’en fout que la citation soit vraie ou pas, c’est bien ce qui s’est réellement passé à Béziers, que cela ait été fait avec ou sans l’ordre des chefs.
            Les chansons et récits en vers ont toujours été inspirés par et après les faits d’armes et romancent souvent ces faits à partir d’une base réelle et c’est donc souvent à partir de l’oral que l’histoire s’est transmise avant d’être retranscrite après un temps variable par des érudits n’y ayant pas participé.

            1. @sam player: Si on s’en fout de la citation, pourquoi évoquer ce fait en particulier et exactement dans ce lieu, à propos des événements actuels ?

              1. C’est pénible parfois. Je n’ai pas dit qu’on s’en fout de la citation mais on s’en fout de savoir si elle a été prononcée pile avant ou pendant ou juste après. Elle retranscrit bien la raison qui a conduit des cathos à tuer des cathos et ce afin d’éliminer jusqu’au dernier des cathares : version ancienne des dégats collatéraux
                Et le parallèle est criant avec ce qui s’est passé à Nice puisqu’il semble que 30% des morts sont musulmans.

                1. Je dirais que fausse ou non, sûrement fausse, cette citation est restée dans les mémoires pour sa pertinence. Elle a le mérite de résumer de façon frappante la pensée de l’époque, de faire ressentir le problème plutôt que de l’expliquer. Tout travail de recherche historique se doit d’être précis et véridique il est vrai, mais n’oublions pas que cela n’a d’intérêt que s’il est transmis, communiqué et retenu… Je pense par exemple à la prétendue réplique de Marie-Antoinette (Ils n’ont pas de pain? qu’ils mangent de la brioche!) fausse elle aussi, mais qui traduisait avec sagacité le ressenti de l’époque face aux riches monarques, très déconnectés de la réalité. Bref, tout cela pour dire que je suis de votre avis sur l’importance de cette citations.

                  1. Merci Mademoiselle d’avoir perçu la substantifique moelle de mon commentaire.
                    Plus près de nous ça m’a fait penser à cette citation de Laurence Rossignol qui avait sorti que « les enfants n’appartiennent pas aux parents », citation qui a été transposée assez rapidement en « les enfants appartiennent à l’état », certes fausse mais qui restera dans les tablettes et qui traduit bien les intentions réelles de son auteur qui voudrait que l’état soit le tuteur et donc décideur des enfants de la nation.

          2. @ Célestin, il semblerait que j’ai touché chez vous un point sensible. Vous êtes certain que cette phrase n’a pas été prononcée ! Peut-être, encore que vos sources ne soient peut-être guère plus sûres. Mais niez-vous également que ce massacre ait eu lieu au nom de la vraie religion? Et que penser de l’Inquisition, au nom également de la vraie religion, mais aussi des procès de Moscou, au nom également d’une autre vraie religion?

          3. célestin ,

            « « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens » » , il y a longtemps que cette citation attribuée au citoyen d’Ile de France Simon de Montfort est contestée ( elle mouillait ( la citation ) ce bon Simon et non le légat du pape du temps qui avait un rôle important dans cette croisade anti cathares …) …il n’en reste pas moins que les cathares ont brûlé sur les bûchers et qu’aussi, l’actuelle mode de la relativisation argumentaire , via citation de la partie adverse , permet de rejeter l’argumentation sans la réfuter au fond …

        2. @BMD: « Souvenez vous … »
          Le massacre date de 1209, soit plus de 800ans ! Vous croyez qu’on se souviendrait encore de cette bataille sans cette phrase ?

    2. BMD
      Le terrorisme écologique était le sujet d’un épisode récent d’une série américaine où un sniper tirait sur les chauffeurs des véhicules de grosse cylindrée.
      Pas vraiment de différence avec ce que nous vivons actuellement.

  2. Deux mondes s’affrontent. Le monde des lumières et de la modernité, et les autres.

  3. Jolie dissertation, un peu académique. C’est au dernier paragraphe que commencent les vraies interrogations, en bref, qu’est-ce qu’on fait ? Notez bien que je n’ai pas demandé « qu’est-ce qui ne marche pas » car c’est déjà connu.

    Je propose de commencer par renvoyer chez eux, manu militari, les imams fous venus chez nous prêcher leurs hérésies. Pour ceux qui sont français, il doit bien y avoir dans notre arsenal législatif un texte quelconque permettant de mettre au frais ces excités. Pas très libéral, j’en conviens mais ça ne m’empêchera pas de dormir.

    Deuxièmement, j’ai peine à croire que nous n’ayons pas les ressources nécessaires pour mener une vraie cyber-guerre contre Daesh, ses franchises, ses affidiés et ses soutiens variés. Nous avons plein de jeunes capables de pirater les sites les plus protégés, a priori. Le ministre du numérique pourrait se rendre utile (avant de fermer boutique) en leur disant un truc dans le genre : « he les djeuns, si au lieu de vous tripoter la nouille à mettre une fille à poil sur la page d’accueil de Matignon, si vous alliez me dézinguer les sites de daesh, hein, ce serait cool mec. »

    Pour le reste c’est le travail de la Police. Si seulement la Justice ne venait pas tout foutre en l’air en permanence. A la décharge des Juges, il faudrait voir à les doter de moyens convenables. Justement je propose la suppression du minitère du numérique.

  4. Un pas dans la bonne direction mais on en reste toujours au discours : le terrorisme de gauche est progressiste, celui actuel est obscurantiste.

    Cette distinction est l’erreur majeure qui empêche les sociétés occidentales de progresser face à la question du terrorisme actuel et à lui apporter des réponses efficaces en dehors des mesures liberticides inutiles.

    Tout terrorisme repose sur la volonté d’une affirmation personnelle : les motivations des terroristes sont de devenir des « héros » de flatter leur ego, de marquer l’histoire. La doctrine, le but, le message n’a aucune importance.

    Seule compte de montrer sa détermination et sa différence : régler ses comptes avec le système.

  5. Bravo Mr Aulnas d’avoir recadré avec beaucoup de tact et de respect des réalités ce que nous subissons dans l’ère contemporaine. Soit des phénomènes d’une innommable cruauté rappelant les actes abjects de tortionnaires nazis et de la Gestapo au temps vécu par nos pères. Des actes « prémédités » accomplis par des INDIVIDUS au sein de groupes sans foi ni loi.

    [[ Coran, Bible, Torah ]] … ces médias d’antan pour publics supposés suffisamment avertis (?) ont cédé la place à nos gazettes et médias, ces « véhicules » du tout et du n’importe quoi actuel.
    Je lis ce matin l’article d’un « correspondant de presse » en Allemagne, descriptif du dernier des drames vécu à Munich (fusillade par TROIS agresseurs) après celui de Wurtzsbourg (le JEUNE boucher pakistanais à la hache).
    Quel verbiage journalistique peut-on y lire ? celui-ci : « l’action semble exclure un acte de désaxés souffrant de problèmes psychiques » ! Et toc, le refrain conforme entendu partout en U.E. nous est à nouveau chantonné par voie d’une presse diffusant un prosélytisme des textes anciens …

    Il est heureux que quelques analystes plus courageux osent dire (sur Internet et/ou rarement la TV) ce qu’ils faut penser de la barbaresque salafiste (et les lieux « sacrés » d’où elle prémédite ses actions (soit -principalement l’Arabie saoudite et ses filiales mentales).

  6. La vraie question est de savoir si le Salafisme est une vision de l’Islam parmi d’autres ou la seule vision de l’Islam qui soit possible.

    En d’autres termes, les intellectuels musulmans qui pensent leur religion peuvent ils déclarer que l’Islam n’impose pas une lecture littérale du Coran ?

    Cela peut sembler abstrait comme réflexion.Mais, elle n’en est pas moins essentielle.

    S’il n’y a pas de libre-examen possible du Coran, c’est-a-dire de capacité de déclarer tel ou tel vers faux ou inadéquat, la seule solution pour un musulman est d’imposer sa foi par la violence

    Cela ne veut pas dire que tout musulman va utiliser la violence ,bien entendu

    Cela veut dire qu’il ne peut utiliser aucun argument théologique a l’encontre de celui qui lui impose une lecture littérale du Coran

    Pour les chrétiens , l’examen critique de la Bible a été effectué par Saint Thomas d’Aquin La raison et la foi mènent au même endroit

    L’avenir apparaît vraiment sombre à moyen terme

    1. Bien vu, vous touchez du doigt les principaux problèmes. Il y a presque autant d’interprétations du Coran que de Musulmans, mais en fait, aucun ne le comprends vraiment, faute d’exégèse. Ce qui réunit les Musulmans, ce sont les 5 piliers (5 prières quotidiennes, le Ramadan, le pèlerinage à la Mecque…). L’interprétation du Coran ne se fait pas à partir du texte, considéré comme sacré, mais des traditions contenues dans les Hadiths. Le problème, c’est qu’il a été produit 1 600 000 Hadiths en trois siècles et ce n’est pas fini. Donc chaque groupe utilise un sous-ensemble qu’il croit pertinent et excommunie les autres groupes. Pendant longtemps, les interprétations classiques étaient majoritaires, ce qui donnait un Islam assez tolérant comme celui de la Mosquée de Paris. L’arrivée de forme plus dures comme le Wahhabisme et le Salafisme ne doit pas être interprété comme un retour en arrière, mais plutôt comme un renouveau face à ce qui est considéré comme l’échec des traditions classiques. Il s’agit d’une lecture plus littérale du Coran, mais comme celui-ci est incompréhensible sans exégèse, les visions littéralistes divergent aussi largement. Comme ils sont plus proches du texte, les interprétations classiques sont impuissantes.

      Il faut savoir que l’Islam est une religion messianiste, contrairement au Christianisme. Il prévoit un retour du Christ pour fonder un royaume sur cette terre (centré au départ sur Jérusalem, puis sur la Mecque). Un tel royaume demande une préparation, c’est-à-dire la conquête du monde par les Musulmans pour imposer leur religion. Le Coran ne s’est pas écrit en une fois, mais en deux siècles environ. Il y a entre 30 et 50 rédacteurs et un quart environ provient de textes en araméen traduits en arabe.
      L’exégèse est en cours de réalisation, essentiellement par les Chrétiens. Vous pouvez lire la thèse d’Edouard-Marie Gallez « Le messie et son prophète » (1000 pages environ) pour avoir l’analyse la plus complète du Coran aujourd’hui. Le contenu est très différent de ce que les dogmes Musulmans proclament. Il ne s’agit plus de savoir si tel ou tel verset est juste, mais d’en comprendre l’objectif global et les déformations successives. En dehors des prêches des Judéonazaréens qui sont contemporaines de Muḥammad et de rares paroles de Muḥammad, le reste a été écrit plus d’un siècle après sa mort sous le contrôles des Califes de l’époque. Il s’agit d’un véritable outil de conquête du pouvoir, au même titre que Mein Kampk ou le petit livre rouge qui sont également messianistes.
      J’utilise systématiquement l’interprétation d’E-M Gallez lorsqu’un Musulman cite un verset du Coran, mais je constate qu’ils sont incapables de répondre à mon argumentation à cause de l’aspect sacré du texte. Pour l’instant, le dialogue n’est pas possible, même avec les Musulmans de l’interprétation classique ou les soufis. Mais à force de poser des questions, il il aura des Musulmans qui vont essayer d’y répondre et les choses avanceront.

  7. ils ont en général raté à peu près tout, n’ont plus aucun espoir et saisissent une dernière opportunité pour passer à une essence de combattant héroïque après une existence terne

    Quelle réussite éclatante dans l’échec ❗

  8. La radicalisation religieuse est avant tout l’exutoire de ceux qui se sentent marginalisés dans la société dans laquelle nous vivons; c’est en quelque sorte le point de rupture dans le raisonnement.

    L’individu radicalisé se place volontairement dans une bulle d’exclusion de façon à ne pas être accessible à un mode de pensée objectif.

    La cause de la radicalisation me semble liée à un sentiment d’exclusion et de frustration pouvant être perçu par des individus qui se sentent rejetés et qui sont incapables d’imaginer un avenir meilleur.

    1. Vous confondez cause et conséquence : ils ne se sentent pas marginalisés, ils se sont marginalisés (si tant est que ça arrive) et les faits vous donnent tort.
      Regardez le parcours de ceux qui ont commis des attentats, ils avaient en majorité un ou des diplômes, un travail, un réseau… y en a même un (Coulibaly) qui avait été reçu par le président de la république avec d’autres jeunes (suite à un contrat de professionnalisation à l’usine Coca-Cola de Grigny, dans l’Essonne).

      Votre commentaire ressemble à un « célafotalasociété ». Il y a plus de 5 millions de chômeurs et ils sont certainement plus marginalisés que vos terroristes et ils ne commettent pas d’attentats. Saurez vous trouver le point commun entre tous ces terroristes ?

      1. SAM
        Vous manifestez votre opinion d’une façon péremptoire

        Pour ma part, je me limite à une constatation : la radicalisation islamique, source de préoccupation actuelle, se produit dans les banlieues qui sont souvent des espaces de non droit.

        La cause et la conséquence sont le résultat, au plan national, d’une immigration mal maîtrisée et, au plan international, d’une politique interventionniste aventureuse….

        1. Non vous ne constatez pas, vous accusiez la société.
          Vous dites « se sentent marginalisés dans la société ». La société ne marginalise personne car la société est un concept creux qui ne veut rien dire, c’est une fiction : la société ne veut rien, elle n’a pas chaud et n’a pas froid.

          Donc celui qui est marginalisé, c’est parce qu’il s’est marginalisé. Pas besoin de chercher midi à 14 heures.

      2. « les faits vous donnent tort »
        et vous donnez des exemples précis qui vont dans votre sens.
        Les causes sont multifactorielles et celle énoncée par Pollux est est une parmi d’autres.
        Pour Coulibaly, je vous invite à lire sa fiche Wikipededia pour constater que les faits sont plus complexes.
        …/…
        À sa sortie de prison, la religion a éloigné Amedy Coulibaly de sa famille, ces « kouffars » (« mécréants » en arabe), comme il dit,
        …/…
        Une fois sa peine purgée, il est embauché en contrat de professionnalisation par Coca-Cola à Grigny. Il semble avoir tiré un trait sur son passé de délinquant ; en réalité, il s’est converti en prison à l’islam radical
        …/…
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Amedy_Coulibaly#R.C3.A9insertion_professionnelle

        1. Je m’en fous des causes car j’estime que chacun est responsable de sa vie.

          PTDR « …la religion a éloigné Amedy Coulibaly de sa famille… » : nom, prénom, adresse de la religion ?
          Cette façon de s’exprimer tend à la déresponsabilisation.

  9. Cibler de petits délinquants, en général de culture islamique, qui pourraient dériver vers l’hyperviolence ? Potentiellement des dizaines de milliers de personnes, la moitié des taulards en prison ont des origines africaines, ajoutons-y ceux qui l’ont évitée.
    Cibler un courant fondamentaliste, le salafisme ? Il n’a même pas besoin d’être présent sur le territoire, il peut sévir à distance et en toute impunité par l’internet.

    Si je partage globalement l’analyse, elle de fournit pas de réponses opérationnelles aux actes de terrorisme.

  10. dans la radicalisation il y a la racine radis, qui est crucifères donc porteur de croix si je ne me trompe…

  11. dans chaque homme il y a un animal qui ne demande qu’a se réveiller alors ne cherchez pas trop de raisons , il n’y en a aucune , qu’un simple concours de circonstances ….circonstances de plus en plus souvent rencontrées par chacun d’entre nous…je ne veux pas être pessimiste mais , on n’est pas sorti de l’auberge !

  12. Analyse intéressante, mais perçue depuis longtemps par ceux dépourvus d’œillères.
    Toutefois, limiter l’ennemi aux seuls salafistes est une erreur fondamentale. Le courant des frères musulmans est tout autant radical et a exactement le même objectif. Seule la méthodologie diffère.

    1. Je plusseois, d’autant plus que les daesh prennent les salafistes pour des mous et les persécutent tout autant que les autres…

  13. « Délit d’apologie de meurtre
    Loi du 29 juillet 1881, a. 24 : Seront punis de cinq ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende ceux qui, par discours ou écrits … publics, auront … fait l’apologie des crimes d’atteinte volontaire à la vie…. » *

    À plusieurs reprises le Coran fait l’apologie du meurtre des non-croyants.

    Comment un état de droit peut-il accepter que ces livres soient en vente libre ?

    Comment un état de droit peut-il accepter que les sourates incriminées soient lues en public, dans les moquées le vendredi ?

    Comment un état de droit peut-il accepter que ces textes soient enseignés dans des écoles coraniques ?

    Qui peut répondre ?????

    *http://ledroitcriminel.free.fr/la_science_criminelle/tableaux/droit_positif_france/protection_personne_h/integrite_physique/dp_vie.htm

    1. Peut-être parce que nous ne sommes pas dans un état de droit. Ou bien parce que le droit ne s’applique pas à tous de manière équitable. Ou encore parce que le droit se trouve du côté de ceux qui se montrent les plus virulents. Ou enfin parce que tout ceci n’est qu’une vaste mascarade, une sorte de hochet que l’on agite au gré des humeurs des gogos, et que l’on nomme sans vergogne démocratie.

    2. Interdire l’apologie de meurtre plutôt que former le sens critique de ceux qui ont des yeux et des oreilles, j’appelle ça l’Ecole autruchienne.

    3. C’est l’ancienneté du texte qui le protège et il y a certainement beaucoup d’écrits des siècles précédents qui sont ra-cistes ou discriminants ou -phobes mais dont les auteurs sont six pieds sous terre et que l’état ne peut pas poursuivre. Même les lois mémorielles ne peuvent rien contre ces écrits : il n’y a pas rétroactivité et un livre négationniste avant la loi peut continuer à être acheté / vendu.

  14. L’article de Patrick AULNAS constitue une analyse intéressante.
    La radicalisation peut être vue comme une volonté de refuser le concept libéral de la vie en société.
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/07/22/31001-20160722ARTFIG00273-laurent-bouvet-face-a-l-islamisme-une-partie-de-la-gauche-est-aveuglee-par-son-complexe-colonial.php

  15. Ce petit rappel sur la radicalité à travers l’histoire est le bienvenu, car il permet de fixer les esprits sur le sens de ce mot et sur la réflexion qui prévaut à des prises de position menant à des actions dites « terroristes ». Un sujet passionnant tant les frustrations sont grandes aujourd’hui. Un terme qui risque fort de devenir d’actualité, si ceux qui nous gouvernent ne prennent conscience rapidement qu’il est urgent que nos sociétés changent de paradigme, en laissant notamment beaucoup plus de place à l’expression du peuple et en lui donnant la possibilité de réécrire la constitution.

    Je ne crois pas non plus que l’on puisse voir de radicalisation dans les actes violents, barbares et erratiques perpétrés par des petits délinquants sans cervelle, issus d’une société dont ils se sont exclus par leurs comportements asociaux, manipulés qu’ils sont par des fondamentalistes se revendiquant de l’Islam, mais dont la seule motivation est d’être califes à la place du calife. Ce ne sont là qu’actions irréfléchies. Elles relèvent plus d’une pathologie suicidaire que d’une volonté mûrie par la réflexion.

    Il n’est pas juste de dire que les Chrétiens n’ont jamais appelé à pratiquer les meurtres de masse à justification religieuse. Le terrible exemple des exterminations diligentées par l’Eglise catholique en Pays Cathare au XIIIe siècle en est une bien triste illustration. Mais sans rien justifier de cette barbarie, le fait est que ces actes s’inscrivaient dans une période de l’histoire que l’on appelait le Moyen Âge.
    Le christianisme vit aujourd’hui le XXIe siècle de son évolution, alors que l’islam n’en est qu’au XVe siècle de son ère. Ceci explique peut être cela, mais pas seulement, au vu du comportement hégémonique de certains états comme les Etats Unis ou la Russie entre autres.

    Il est par contre judicieux de comparer l’islamisme au nazisme du XXe siècle dans sa volonté pathologique de détruire une communauté humaine ou religieuse.
    Pour l’un comme pour l’autre, les ingrédients sont identiques : l’envie, la convoitise, l’inculture et l’obscurantisme finissent par générer la jalousie, le racisme et la violence aux travers d’actions d’extermination de masse.
    Mais doit-on se limiter à comparer l’islamisme au seul tristement célèbre nazisme ? Ne peut-on pas citer également le comportement de ceux qui ont mis en oeuvre l’extermination des indiens d’Amérique, ou encore les génocides perpétrés par l’ex URSS, ou évoquer le martyre des Arméniens…

    Cibler l’ennemi nous dit Mr Aulnas, en désignant un courant fondamentaliste et archaïque de l’islam nommé salafisme. Fort bien ! Mais ensuite ?
    Que sommes-nous censés faire dès lors qu’un coupable se trouve désigné ?
    Saurons-nous faire le distinguo entre salafistes quiétistes et salafistes djihadistes ?

    Une fois le bon grain séparé de l’ivraie, une fois identifiés les bons des méchants, nos gouvernants ne devront-ils pas avoir la volonté et le courage de donner des signes forts, en dénonçant et en rompant leurs relations avec les états salafistes comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar ?
    Cette réponse politique ne pouvant rester orpheline, ne sera-t-il pas nécessaire d’agir au quotidien, en mettant en place une « police des cultes » chargée de contrôler dans chaque pays l’affiliation religieuse des individus appartenant aux communautés musulmanes, afin d’identifier et de désigner ceux parmi eux qui sont nos ennemis ?
    Sommes-nous prêts à accepter de vivre dans un climat si délétère ?

    Et ensuite concrètement, que faire de ces ennemis identifiés ?
    Devrons-nous ouvrir des camps comme à Guantanamo ?
    Devrons-nous assigner certains à résidence en marquant leurs portes d’un carré de tissu noir orné en son centre d’un blanc cimeterre ou d’un croissant de lune ébréché ?
    Devrons-nous expulser de nos pays occidentaux tous ceux qui n’épousent pas nos valeurs ? Devrons-nous passer par les armes ceux que nous garderons captifs, en représailles des actions terroristes que nous aurons à subir ?
    Faut-il nous préparer dès à présent à une réelle situation de guerre, voire de guerre civile ?
    Est-il envisageable de répondre à ces actions terroristes par la terreur ?

    1. Juste une remarque sur « …l’extermination des indiens d’Amérique… » : faut arrêter de regarder des films à la télé, cette extermination n’a jamais existé.
      Documentez-vous. Avant l’arrivée des colons, les Indiens étaient déjà soumis à une forte pression de mortalité due entre autres aux conditions de vie (nomades et à pied car il n’y avait pas de chevaux, pas de cultures) et au fait aussi que cette race avait été très peu mélangée au cours des siècles et n’avait donc pas bénéficié des immunités développées par d’autres.
      Les différentes batailles auraient tué au total entre 15,000 et 50,000 indiens suivant les sources, même les plus pessimistes et autant du coté colons.
      La variole a tué 50 fois plus des 2 cotés car sa variété était inconnue de ce coté européen de l’atlantique.
      Le massacre des bisons, à l’époque où il s’est produit, n’a pas non plus été une menace pour les indiens dont la population était déjà très réduite.

      1. Les Américains nient effectivement la réalité du génocide des indiens. Certains en Europe, dont vous faites partie, adoptent la même position de déni de l’Histoire, tout comme d’autres réfutent les camps de concentration et l’extermination du peuple juif. C’est ce que l’on appelle le négationnisme.
        Enfin pour information, je n’ai plus de télé depuis 17 ans. Par contre je lis. Beaucoup.

        1. Déni de l’Histoire ? Donc vous avez la vérité vraie, la vérité légale sur les indiens ?
          J’attends des infos de votre part car pour ma part c’est impossible de trouver des preuves que quelque chose n’existe pas.
          Il y a même des négation-nistes du climat !
          Le négation-nisme au sens pénal c’est légiférer l’histoire, j’ai toujours trouvé cela très drôle et assez comiques ceux qui défendent cette irruption de la loi dans l’histoire et qui ne peut que renforcer le doute qui subsiste dans l’esprit de certains et éveiller ce doute chez d’autres.
          Pour votre info votre PC est aussi une télévision.

      2. Bonjour Sam,
        J’ai eu l’occasion d’aller dans le musée de Cody consacré au fameux « Buffalo Bill Cody ». Ça vaut ce que ça vaut mais les explications données dans le musée un peu partout, par écrit, rappellent bien que la mission de ce cher Billou était d’anéantir les bisons en vue de priver les indiens de nourriture et de favoriser ainsi leur extermination.
        On peut imaginer qu’il s’agit de propagande, ou de récupération de faits historiques (les montagnes de bisons issues de ces massacres sont hallucinantes).
        Bref, les maladies ont éradiqué une large part des amérindiens, c’est un fait. Mais l’homme blanc dans sa grande sagesse a bel et bien fait ce qu’il pouvait pour abréger les souffrances des survivants. Quitte à les parquer et à en faire des vestiges encombrants de cette sombre histoire…

        1. Hello
          Combien d’indiens natifs sur le territoire US en 1800 : 600,000
          Combien d’indiens natifs sur le territoire US en 1890 : 250,000 (soit 1 tous les 40km²)

          Buffalo Bill est né en 1846
          Guerre de sécession : 1861-1865
          Buffalo Bill Cody a tué 4282 bisons sur une période de 18 mois entre 1867 et 1868. Waouh !
          Il avait été embauché par une compagnie ferroviaire pour fournir viande et peau afin de remplir les trains pour leur trajet retour. Mais le but des compagnies ferroviaires était aussi d’éliminer les bisons pour les empêcher de stationner sur les voies et ralentir les trains. Les éleveurs de bétail étaient aussi de la partie car les bisons étaient des vecteurs de maladie pour le bétail (on a le même problème avec les sangliers et les cultures ici et on ne parle pas de génocides).

          Oui vous allez voir des montagnes d’ossements… et ce sont des ossements qui ont été regroupés et destinés à être broyés pour obtenir du phosphore pour l’amendement des sols car ça fait longtemps qu’on avait remarqué que l’herbe poussait plus verte à l’endroit où il y avait des os.

          Maintenant si vous pensez qu’on a tué des millions de bisons (30 millions) pour tuer 350,000 indiens (roughly 100 bisons pour 1 indien), libre à vous. Ils ont été tués pour faire du commerce, se nourrir, se couvrir et aménager l’espace. On a utilisé une ressource qui a permis le développement. Franchement, quelle utilité un troupeau non exploité ? On a tué des dizaines de milliers de fois plus de vaches. Si les vaches ont remplacé les bisons il y a une raison, non ?

          1. Merci pour les infos, qui sont exactes, pas de souci. Je rappelais juste qu’aux US, en plus de la réalité des faits (chemin de fer, usage de la viande et des peaux, préparation des implantations de fermiers, etc.) le mythe est largement entretenu, très officiellement. Et la revendication de l’extermination délibérée des bisons afin, entre autres motifs, de contraindre les indiens à laisser la place aux nouveaux arrivants (en mourant de faim ou en acceptant d’etre parqués dans les réserves) et bien documentée sur place.
            Ceci dit, la variole et d’autres belles maladies importées avaient fait le gros du boulot.
            Merci pour le retour, c’est toujours intéressant.

            1. You’re welcome !

          2. +1 Sam

            Toujours bon de remettre des chiffres en face des images d’Epinal (d’Hollywood) Cheyennes et Arapahos (dont le nom a été donné par les colons Français du canada) viennent de l’Est et se sont retrouvés tardivement (17° 18°) dans les plaines qui étaient …. complétement vides et le sont quasiment restées, la densité de population étant extrêmement faible. Quand on parle de génocides indiens, on cite en fait des échauffourées avec les colons et les soldats qui faisaient en général quelques blessés au pires quelques centaines de victimes, idem pour les « montagnes » de bisons exterminées par Cody qui ne sont que quelques centaines.

            La grande majorité des amérindiens s’est assimilé au début de la colonisation, dans le nord est où ils étaient le plus présents, les autres se sont éloignés pour conserver leur mode de vie, et cela assez pacifiquement globalement, vu qu’il y avait largement de la place pour tout le monde.

            Mais il fallait bien raconter une histoire pour faire rêver les spectateurs du Buffalo Bill’s Wild West 🙂

  16. SAM,
    CONTREPOINTS attire le lecteur par la qualité et la variété des sujets traités. Le fait pour le lecteur de pouvoir commenter est souvent l’expression d’une réflexion qui vient enrichir tel ou tel sujet traité. D’une façon générale, les interventions des uns et des autres sont courtoises et laissent transparaître l’esprit de tolérance qui est la base de l’esprit libéral appliqué à tous les domaines.

    En ce qui vous concerne, on constate que vous intervenez souvent d’une façon tonitruante, allant même jusqu’à apostropher tel ou tel comme si vous étiez le gardien d’une règle de conduite que j’ai du mal à percevoir. Pourriez vous nous indiquer si vous avez subi une forme de radicalisation et, dans l’affirmative, quel le profil du lecteur commentateur de CONTREPOINTS que vous ciblez….

    1. C’est parce que sam a un côté Junior, du genre: « si vous n’êtes pas avec moi, vous-êtes contre moi » ;-P)

      1. Dans ce cas, ce coté junior serait un moindre mal car ce genre de problème disparaît à la puberté !

        1. Ahem, je pensais plus à G.W.B. Junior ;o)

          1. Arghhhh ! 😀

    2. Bonjour,
      Je participe poliment à toutes les discussions en apportant mon point de vue toujours étayé par des arguments. J’accorde de l’intérêt à ceux qui expriment des idées et non ceux qui viennent résumer une bouillie toute préparée..
      Je relève de temps en temps tous les sophismes ou les sémantiques qui conduisent quelques uns ici à faire du « libéralisme mais… » ou à imputer au libéralisme des tares qu’il n’a pas. D’autre part je suis (du verbe suivre) les conversations pendant la semaine où les commentaires sont ouverts et c’est peut être parce que je réponds aux réponses que vous me trouvez envahissant.
      Mes interventions sont toujours argumentées et je comprends très bien que ça puisse déranger quand on a été pris sur le fait de raconter une grosse connerie ! Si j’en raconte n’hésitez pas à le dire en apportant des éléments mais votre intervention ici vient juste de montrer que vous n’avez rien à me reprocher sauf que mes interventions vous gênent.

      Cordialement

      1. Sam Player:Le libéralisme n’est certainement pas l’alpha et l’oméga des comportements individuels, d’ailleurs il a très peu de chose à dire sur les sujets de politique intérieure et extérieure. Croire que tout s’explique par la théorie libéral ces faire jeu égal avec ceux qui considéraient que le marxisme était une théorie à vocation universelle.

        Sur la l’article soyons honnête: il n’apporte rien de concret si ce n’est du ressassé pour qui s’intéresse et suit à minima les sujets de sécurité est c’est bien la limite du libéralisme.
        De plus il est totalement stupide de penser qu’on peut combattre une idéologie ou un courant religieux, la victoire des alliées en 1945 était militaire en aucun cas cela n’ a sonné le glas du fascisme et du nazisme (comme régime oui (et encore) comme idéologie non), comme la mort de Ben Laden n’a pas signifié l’élimination d’Al Quaida centrale qui a su se restructurer et qui d’ailleurs revient en force avec l’allégeance d’Al Zawahiri au chef des Talibans.

        Et comme le disent certains commentaire vouloir aborder le terrorisme de manière ethno et géo-centrée est totalement contreproductive, les zones ou les victimes du terrorisme sont très majoritairement en Afrique et Moyent Orient.

        1. « il a très peu de chose à dire sur les sujets de politique intérieure et extérieure. »
          Parce que l’état n’a tout simplement pas à avoir de politique intérieure ou extérieure. Regardez les pays qui réussissent. Vous avez entendu parler de la politique extérieure de la Suisse, de la Norvège, de l’Australie ?

          « De plus il est totalement stupide de penser qu’on peut combattre une idéologie ou un courant religieux… »
          Mais pourquoi diable vouloir aller combattre des idéologies ? MDR. Foutez la paix aux gens et ils feront pareil avec vous.

Les commentaires sont fermés.