Discrimination à l’embauche : les députés choisissent la répression

Publié Par Trevor Smith, le dans Travail & emploi

Par Trevor Smith.

Les députés ont adopté le mercredi 6 juillet en première lecture le projet de loi Égalité et Citoyenneté, combinaison pour le moins éclectique de mesures censées « rassembler tous les Français autour des valeurs de la République » : élargissement du service civique, renforcement de la politique de logement social, lutte contre le racisme, formation contre l’illettrisme, pénalisation du déni du génocide arménien, interdiction de la fessée,… Rien de tel pour lancer quelques cavaliers législatifs, histoire de donner davantage d’incohérence à l’ensemble !

C’est donc dans ce cadre que quatre députés socialistes ont introduit un amendement, adopté par l’Assemblée Nationale dans la nuit du 1er au 2 juillet 2016, édictant que : « Dans toute entreprise employant au moins cinquante salariés et dans toute entreprise spécialisée dans le recrutement, les employés chargés des missions de recrutement reçoivent une formation à la non-discrimination à l’embauche au moins une fois tous les cinq ans » .

Une idée inadaptée et politicienne

Cette idée est non seulement inadaptée pour répondre à l’enjeu de la lutte contre les discriminations, mais elle marque une nouvelle fois la défiance des élus envers le monde de l’entreprise et leur confiance béate dans l’intervention de l’État.

Un objectif bien entendu sympathique…

Comme souvent lorsque l’État étend le champ de son intervention, l’idée de base, à savoir lutter contre les discriminations, est bien entendu louable. Il existe aujourd’hui encore en France des différences de traitement appliquées à des groupes d’individus en raison d’une particularité commune indépendante de leur productivité (genre, âge, origine, lieu d’habitation, orientation sexuelle,…). Cette inégalité des droits est choquante dans tous les domaines où elle s’exerce, y compris donc à l’embauche.

L’immense majorité des recruteurs n’a sans doute pas l’intention de discriminer : en revanche, la difficulté à évaluer objectivement les compétences des candidats dans le cadre du processus de sélection le plus habituel, à savoir un ou plusieurs entretiens oraux, est problématique. C’est là que l’absence de formation du recruteur peut jouer, car si l’employeur ignore comment évaluer les qualités des travailleurs, il va exister une asymétrie d’information qu’il peut chercher à combler, entre autres, en mobilisant ses croyances concernant le groupe auquel il rattache le candidat (je vous renvoie aux articles de Kenneth Arrow1 et Edmund Phelps2 pour une version plus détaillée de cette thèse). Le problème est donc ici plus largement celui des compétences du recruteur, du caractère prédictif des évaluations réalisées et de la formalisation des processus de sélection, la discrimination étant un aspect de la question.

Marie-Anne Chapdelaine, l’un des députés à l’origine de cet amendement, semble de fait juger que la formation est plus importante que la menace de sanction pour lutter contre la discrimination à l’embauche : elle défend ainsi que « la pédagogie [est] plus efficace que la répression dans l’orientation des pratiques des recruteurs ».

… mais l’enfer est pavé de bonnes intentions

Malheureusement, comme souvent lorsque l’État étend le champ de son intervention, il n’est pas l’acteur le plus pertinent et n’arrange au final rien du tout. Déjà, soyons clairs : cette obligation est une charge supplémentaire pour les entreprises, qui n’ont pas besoin de davantage de contraintes. Le budget habituel pour une formation en inter-entreprise tourne autour de 700-800 € HT la journée : pour beaucoup d’entreprises, ce n’est pas anodin !

On renforce également le fameux effet de seuil des 50 salariés, déjà craint par les patrons de PME en ce qu’il déclenche une pluie de joyeusetés du côté de la gestion des ressources humaines (Comité d’Entreprise, CHSCT, délégués syndicaux, obligation de négociation sur une série de thèmes,…) : tant pis pour l’embauche du 50ème salarié…

D’ailleurs, bien conscient de l’impact de cette nouvelle obligation sur les entreprises, le Gouvernement, dans un rare moment de lucidité, s’est prononcé contre l’amendement. Ainsi, la Secrétaire d’État à l’Égalité Réelle, Éricka Bareigts, a indiqué partager  l’objectif, mais n’a pas voulu faire « peser inutilement sur les entreprises une charge supplémentaire importante ». Cette prise de position a toutefois été insuffisante, l’amendement ayant été adopté.

On peut en outre douter fortement de l’efficacité du dispositif : un sermon d’un ou plusieurs jours, tous les cinq ans, va-t-il vraiment permettre de changer des comportements éventuellement répréhensible de la part des recruteurs ? La formation à la non-discrimination à l’embauche risque de ressembler furieusement à un stage de récupération de points pour le permis de conduire, auquel les recruteurs iront à reculons parce qu’ils y seront obligés, sans rien en tirer.

De plus, l’amendement semble oublier que les « employés chargés des missions de recrutement » ne sont pas les seuls à intervenir dans les processus de sélection et que les managers, notamment, sont quasi-systématiquement impliqués. Sauf à les contraindre également à des cours de morale (auquel cas, autant l’infliger à tout le monde, ce sera plus simple), c’est un acteur essentiel de la prise de décision en matière de recrutement qui échappe au dispositif.

Enfin, vouloir adresser le problème sous l’angle de la contrainte, c’est faire penser que la discrimination à l’embauche est intentionnelle. C’est faire montre une nouvelle fois de défiance envers le monde de l’entreprise, qui aurait tellement besoin de confiance. C’est oublier que l’immense majorité des recruteurs n’est ni misogyne, ni raciste, ni homophobe, à l’instar du reste de la population, bien heureusement.

Au motif tellement ressassé de combattre les injustices, tout le monde est ici présumé coupable d’opinions divergentes, qui doivent être combattues dans les têtes, au moyen d’un programme de formation (rééducation ?) généralisé. Au vu de l’importance de l’insertion professionnelle de tout un chacun pour assurer le « vivre-ensemble », peut-être aurons-nous un jour un Ordre Professionnel des Ressources Humaines dont les membres devront être certifiés conformes par l’autorité publique, après formation et assermentation. Ça donne envie.

À chacun son rôle !

L’intervention de l’État pour contraindre les entreprises à former leurs recruteurs quant à la discrimination à l’embauche sera donc non seulement sans effet sur le problème, mais elle sera également indésirable en ce qu’elle ne tient pas compte d’une réalité : une entreprise prend ses décisions en fonction de son intérêt propre. Ainsi, comme l’écrit Laurent Blivet dans un rapport de l’Institut Montaigne, la « pratique de l’“égalité positive” ne se développera que si celle-ci combine la démonstration d’un bénéfice opérationnel direct et proportionné au coût de mise en place avec un système crédible de sanction, par le juge, le marché ou l’opinion publique, en cas de défaillance ».

Partant, l’État a un rôle à jouer, qu’il exerce déjà aujourd’hui, dans le domaine de la lutte contre les discriminations : la contrainte judiciaire. En effet, dans le monde du travail, la discrimination est sanctionnée non seulement sur le plan civil par le biais de l’article L. 1132-1 du Code du travail, mais également sur le plan pénal par l‘article 225-1 du Code pénal. Si la victime ne souhaite pas porter plainte elle-même, la démarche peut être réalisée par un syndicat ou une association spécialisée.

Dans le cas des procédures civiles, la charge de la preuve a été aménagée en faveur du plaignant pour faciliter une action judiciaire : ainsi, le candidat ou le salarié doit simplement présenter « des éléments de fait laissant supposer l’existence d’une discrimination », l’entreprise devant par la suite « prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination » (article L. 1134-1 du Code du Travail). L’arsenal législatif existant est donc particulièrement dissuasif pour les recruteurs.

Ce qui est également dissuasif pour les entreprises, c’est leur image auprès du grand public, et plus spécifiquement auprès des candidats sur le marché du travail. Par exemple, un certain nombre de sites internet permettent de noter son entreprise ou celle dans laquelle on a passé un entretien. Ainsi, l’information sur les employeurs « indélicats » est facilement accessible et permet la sanction immédiate du marché : qui a envie de postuler chez un employeur qui discrimine une partie de ses candidats ? Qui a envie d’acheter les produits ou services d’une entreprise qui ne juge pas que son effectif devrait refléter la diversité de ses clients ?

Outre cette problématique d’image, tout dirigeant d’entreprise est conscient de l’enjeu d’un recrutement réussi, car il en va de la performance de sa structure : si un employeur se coupe d’une partie de la population, il diminue automatiquement ses chances de trouver le meilleur candidat ! En-dehors même de l’aspect précis de la discrimination, les entreprises ont tout à gagner à s’assurer que leurs recruteurs recrutent réellement les meilleurs (y compris donc en formant leurs RH et managers au recrutement), car c’est pour elles un réel avantage compétitif.

Outre la problématique des compétences, la discrimination coûte cher, selon un argument célèbre développé par Gary Becker3 : en effet, elle implique de rémunérer davantage le public préféré à productivité constante, ou le cas échéant de prolonger la durée de recherche des nouveaux salariés. C’est pourquoi les entreprises qui pratiquent la discrimination doivent intégrer un facteur de coût supplémentaire par rapport à leurs concurrentes, ce qui fait mécaniquement baisser leur profit. Il existe ainsi un avantage concurrentiel pour les entreprises qui n’ont pas réduit leur base de candidats potentiels : elles pourront donc entraîner les autres vers la faillite par le jeu de la concurrence.

La limite à ce phénomène se trouve dans les marchés en situation de monopsone, c’est-à-dire où un seul demandeur (une seule entreprise) est confronté à un grand nombre d’offreurs (chercheurs d’emploi) : par exemple, une petite ville avec un employeur dominant (hôpital, industrie,…). La solution, comme souvent, se trouve dans la libéralisation du marché, afin de permettre à de nouveaux acteurs d’émerger, d’être compétitifs et d’embaucher.

Ce ne sera malheureusement pas la voie choisie, comme l’exemple de la formation à la non-discrimination à l’embauche le montre : ce type de contrainte entrave en premier lieu la petite entreprise innovante et pas le grand groupe installé, facilitant ainsi sa domination future…

 

  1. Kenneth J. ARROW, “What Has Economics to Say about Racial Discrimination?”. Pittsburgh, Pennsylvanie : The Journal of Economic Perspectives, Vol. 12, No. 2, American Economic Association, pp. 91–100 (printemps 1998).
  2. PHELPS, Edmund S., “The Statistical Theory of Racism and Sexism”. Pittsburgh, Pennsylvanie : American Economic Review, Vol. 62, No. 4, pp. 659–661, American Economic Association (septembre 1972).
  3. Gary BECKER, The Economics of Discrimination. Chicago, Illinois : The University of Chicago Press (1957).
  1. le premier hors la loi va être le gvt , celui ci embauche en fonction de critères politiques ,religieux , raciales et le copinage , jamais en fonction des compétences du candidat .

  2. Article ridicule – Je passe sur le pseudo coût de 700 euros à verser 1 fois tous les 5 ans soit 11 euros/recruteur/mois…. Aucune citation du travail remarquable du Dr Marie-Anne Valfort qui a clairement démontré en 2012 (avec l appui de chercheures américaines) puis en 2015 la discrimination dont font preuve les recruteurs envers des candidats supposés musulmans. L’auteur semble ignoré que les discriminations à l’embauche persistent depuis des décennies. Qu’ont fait les entreprises concrètement pour corriger leurs erreurs? Rien ou pire, elles se sont attachées à les multiplier. Mohamed doit envoyer 4 fois plus de CV pour avoir seulement « la chance » d’obtenir un entretien en 2015. SOURCE: http://www.parisschoolofeconomics.eu/fr/actualites/marie-anne-valfort-oui-les-musulmans-sont-discrimines-en-france-oui-des-solutions-existent/

    Sans lois exigeantes (avec des pourcentages de catégories de la population par métier) du type de l’affirmative action, rien ne se fera.

    Samy -Ingénieur en expat vu qu’en France, j’ai droit à la citoyenneté sans l’égalité (notamment durant les process de recrutement). Si l auteur le souhaite, je peux lui envoyer le commentaire ci dessus en anglais, en espagnol ou en italien.

    1. Ce que dit simplement l’auteur, c’est que cette nouvelle contrainte ne fera rien pour corriger le problème, elle ajoute simplement une nouvelle contrainte pour les entreprises de plus de 50 salariés (qui en avaient bien besoin).
      Rappel : en France, ces entreprises sont largement minoritaires, ce ne sont pas celles qui créent le plus d’emploi (source : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=NATTEF09203)

    2. et avec l’idée ridicule mise en avant dans la dernière loi travail de permettre à chacun de faire ce qu’il veut en entreprise au nom de sa religion, ça na va pas s’arranger ( je ne sais pas si l’article est toujours dans la loi mais le doute et le mal subsiste ).
      Pour être sur de ne pas être emm… , avec les effets désastreux sur la productivité et donc le coût du travail, on va soigneusement éviter d’embaucher des musulmans, c’était déjà le cas pendant le ramadan en ce qui concerne les intérimaires ( mot d’ordre : le moins d’emm…. possible )

    3. Vous avez à la fois raison et tort. Raison parce qu’il est vrai qu’il existe de la discrimination en France. Tort parce que vous croyez que c’est l’Etat qui va résoudre le problème.
      L’affirmative action que vous citez, par exemple, existe au profit des noirs aux USA… les événements récents ont montré le succès de cette politique dans l’apaisement « intercommunautaire ». Cette politique existe aussi en Afrique du Sud, de façon encore bien plus large – mais à part permettre à quelques individus bien introduits politiquement de s’enrichir énormément, cela n’a pas profité à la majorité.
      Plus spécifiquement en France, le problème est différent. D’abord, comme le décrit l’auteur en fin d’article, les entreprises ont beaucoup de choix,. Même pour recruter un ingénieur, elles peuvent avoir énormément de profils similaires. Ensuite, le coût de l’erreur est élevé, puisque licencier est notoirement compliqué. Et que fait un employeur rationnel dans ce cas? Il choisit le profil le moins risqué, c’est à dire celui qui remplit les conditions de compétence, mais aussi celui qui lui est le plus proche culturellement, celui avec qui, par exemple, il est à peu près certain qu’il pourra boire une bière lors d’une fête du personnel. C’est extrêmement dommage, car il se prive ainsi de profils potentiellement plus intéressants. Mais à qui la faute?

    4. Bonjour Samy

      D’après ce que j’ai compris sur la discrimination à l’embauche, après l’expérience de CV anonyme, les postulants à nom musulman avaient encore moins de réponse avec ce CV anonyme qu’avec un CV non anonyme.
      Il semblerait que les DRH favorisent (à niveau égal) les postulants à nom musulman.

      Par contre cette même étude montre que les femmes gagnent à avoir un CV anonyme.

      Cordialement.

      1. @gillib – Le CV anonyme c est du bidon puisque de toute manière durant l interview les recruteurs se rendront compte des origines de chacun. Les antillais souffrent de discrimination bien qu il aient un nom et un prénom la plupart du temps « bien de chez nous ».

        Des, 1976, le « PPDA » (journaliste) britannique était noir et venait de Trinidad et Tobaggo. On mesure l avance qu ont pris les anglo-saxons sur nous dans ce domaine comme dans d autres, d ailleurs.

        Seule la discrimination positive peut aider a la résolution de ce délit.

        @Bruno Dandolo – L affirmative action aux US concerne toutes le minorités (asiatiques – latinos – etc…) et pas que les personnes noires. J ai pas compris votre histoire de « biere »?

        (Je precise que j etais contre la discrimination positive car après tout j ai bien eu mon diplôme d inge comme bcp d autres sans avoir besoin de quoi que ce soit mais je note que 15 ans ont passe et il y a ZERO progrès dans ce domaine).

        @patrick – Votre commentaire est raciste.

        Samy.

        1. « Seule la discrimination positive peut aider a la résolution de ce délit. »
          Délit créé de toute pièce, chacun devrait être libre de disposer de son bien comme bon lui semble, en prenant de bonne ou de mauvaises décisions.

          1. Ce délit a un impact sur la société. C est donc à l état républicain de faire prévaloir notre devise commune: Liberté – Égalité – Fraternité et de faire respecter la loi.

            1. « Délit créé de toute pièce » signifie que je ne considère pas qu’il s’agisse d’un délit… La loi n’est pas la vérité.

            2. Au nom de quoi un employeur ne devrait pas être libre de discriminer les candidats selon les critères qu’il lui sied?

              Est-ce un délit si je refuse d’épouser toute femme (je ne désire pas avoir de relation avec un homme ça doit surement faire de moi un homophobe) qui n’est pas une pieuse catholique?

              On considère comme parfaitement normal dans non relation amoureuse comme amicale de discriminer qui bon nous semble pourquoi devrait-il en être autrement pour le travail?

              Donc pourquoi devrait-on criminaliser le fait que des propriétaires d’une entreprise ne veulent pas de blanc de noir ou de musulman parmi leurs employés?

              1. J’attendais que quelqu’un fasse ce lien avec la vie affective.
                En fait on fait de la discrimination à longueur de journée dans le choix des ami(e)s, de ce que l’on mange, de nos vêtements, de l’edrot où l’on vit du commercial que l’on va recevoir ou pas dans le cadre des relations de travail… et il faudrait ne pas en faire sur le choix des gens avec qui l’on veut travailler alors que ça engage tout le reste et qu’on passe au moins 8h par jour avec ?

                Discrimination positive dit Samy. Donc il va falloir faire des statistiques ethniques pour savoir si on a le bon pourcentage de ga-ys, de personne de chaque religion, de chaque couleur… ah bah zut ces statistiques sont interdites !

        2. La discrimination positive est certainement la pire des solutions à ce problème. J’ajoute qu’elle existe déjà de façon informelle, dans toutes les structures de notre pays (Education, armée, administrations), avec les fabuleux résultats que l’on constate chaque jour.

            1. Hum, vous y croyez vraiment à ce genre « d’enquête », si peu orientée ? Les commentaires sont d’ailleurs assez parlants. Et pour ma part, ce n’est pas du tout ce que j’ai vécu à l’armée. D’ailleurs, la page Wikipedia « discrimination positive » corrobore mon expérience.

              1. Citez moi des généraux favorisés du fait de leur couleur de peau.

        3. Je vois que vous parlez de ce que ne connaissez pas. L’étude portait sur le taux de réponse positive à un CV anonyme ou non pour un entretien d’embauche, donc AVANT de savoir quelle origine du postulant (pas de photo sur le CV, pas d’adresse, pas de nom).

          L’étude montrait que justement les postulants d’origine supposées musulmanes étaient favorisés par un CV non anonyme (Son impact est même négatif sur les taux d’accès aux entretiens des candidats issus de l’immigration ou résidant en Zus/Cucs wiki).

          Vous êtes sur un site libéral donc pour une égalité en droit de chaque citoyen, la discrimination positive est une grave entorse au principe de droit de l’homme. (art 1 Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.)

          1. Les US et le Royaume Uni n ont pas de leçon a recevoir en matière de libéralisme et pourtant ils appliquent la discrimination positive. Par ailleurs l étude du Dr Valfort est parraine par l institut Montaigne, un think-tank pleinement libéral.

    5. en France il y a de la discrimination , ok , mais la cause n’est pas le racisme ou autres fadaises mais les lois sur le travail , le patron n’a pas le droit a l’erreur. !

    6. Tu sais mon gars, les gens c’est pas des textes de lois, si leur seul expériences avec les Mohamed c’est des mecs qui font des wiling, raquete ses gosses et qui squat les prisons, quelle est la probabilité qu’il se jete sur les cv des dit Mohamed ?
      Tu m’expliquera ensuite pourquoi je vois plus de Mohamed cadre qui viennent du bled que de Mohamed cadre qui vienne de la cité… En France.

      1. Si de rare recruteurs sélectionnent des Mohamed qui viennent du bled, c est surtout qu ils peuvent payer un ingénieur diplôme au bled avec un DEA réussi en France pour un salaire débutant au SMIC (et j en ai connu dans des boites à +10000 salaries). Voila tout, rien avoir avec la cite.

        Vous aimez le dumping social et salarial apparemment.

        1. Tant de naïveté est surprenant.
          Apparemment, dans votre tête le recruteur français est raciste dès qu’on parle de compétence (le vrai besoin de l’entreprise) mais arrête d’être raciste dès qu’on parle d’argent (la contrepartie de ce besoin) ?

          1. 100% des etudes (OIT, Ecole economie PARIS, INED…) demontrent la discrimination a l embauche des minorites. C est de l a naivete aussi, c ca?
            Pouvez vous demontrer que la discrimination n existe pas point-barre OUI ou NON??

            1. Oui la discrimination n’existe pas l’étude des CV anonyme en est une démonstration éclatante.
              En plus votre solution est ouvertement une atteinte au droit de l’homme, une paille.
              Cordialement.

              1. alors demontrez le avec un etude precise sinon ca n est que votre opinion (donc un jugement sans fondement.

                1. La discrimination existe et si vraiment cela gêne les gens le meilleur moyens de lutter contre est plus de transparence sur les retours de process de recrutement mais pour cela il faut que ceux qui postulent soit exigeant sur leur choix , or pour les métiers ou la discrimination est présente , les postulants ne s’intéressent pas trop à ce genre de choses. Les personnes potentiellement victimes de discrimination doivent donc faire plus d’effort pour arriver au même but comme un fils de pauvre par rapport à un fils de riche , on ne part pas tous à égalité il faut malheureusement faire avec.Toutes les solutions pour régler ces problèmes sont liberticides et peuvent créer plus de problème qu’elles n’en règlent,et si vous trouvez la solution miracle je suis preneur. N’oubliez pas aussi les femmes qui subissent ce genre de discrimination et doivent faire plus d’effort.

                  1. Bonjour zac ben

                    Coluche disait, Les gens sont égaux, mais il y a des gens plus égaux que les autres.

                    1. All animals are equal but some animals are more equal than others. Orwell dans sa critique du soviétisme, ( La Ferme des animaux (1945) )

                2. Vous êtes tétu, je vous cite une étude faite par le CREST en 2009 sur le CV anonyme qui ne montrait pas de discrimination des postulants , au contraire que les personnes d’origine musulmane sont plutot avantagés.

                  Quant à la discrimination positive, elle est une grave entorse au principe de droit de l’homme. (art 1 Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.).

                  Mais j’imagine que les DHHC, l’article 1, l’égalité devant la loi, toussa..

                  Cordialement

                  1. Vous êtes dans le déni de réalité et seul au monde à le penser.

                    Nul n est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

                    1. Vite, une loi contre les méchants négationnistes.

                    2. Il vous a échappé Samy que la discrimination positive c’est éjecter celui qui a 14/20 au concours d’entrée d’une école pour admettre que celui qui a 12/20 mais qui vient d’une cité.
                      Il doit être comptant celui qui a 14/20 !

                    3. @sam player – L égalité des chances doit SURTOUT exister au niveau des entreprises qui pratiquent les discriminations qu elles fabriquent quotidiennement.

                    4. L égalité des chances doit SURTOUT exister au niveau des entreprises

                      Une entreprise est là pour fabriquer un produit ou fournir un service et elle engage qui lui semble le mieux à même de répondre à ses besoins, point barre.

                      Vous avez encore beaucoup de revendications que vous voulez imposer de force aux entreprises et aux entrepreneurs ?
                      À vous lire, vous ne donnez pas l’impression de vouloir être un bon collaborateur.

    7. Garfield libéral

      Le recruteur employeur a l’expérience de ses tentatives infructueuses avec les précédents.
      Il faudra beaucoup d’expériences positives pour le faire changer d’avis, pas une loi, ni une formation.
      Les députés socialistes veulent faire embaucher les élèves qu’ils étaient incapables de faire travailler en classe
      dans une vie antérieure!!

    8. Je ne connais aucun patron raciste. Serais-je un cas à part ❓

        1. Que ce soit des entreprises proches, des entreprises artisanales, du bâtiment, j’ai vu des employés de tous genres. Musulmans d’origine, noirs, indiens, turcs, portugais, espagnols… Aucun racisme. Dans ces cas, le patron se moque bien de savoir qui fait le boulot du moment qu’il est fait. Il préfère un bosseur qu’un glandeur qui veut partir 15 minutes avant l’heure.
          En situation de monopole, l’employeur a le choix, et vous ne pourrez l’empêcher de faire le choix même par une loi. Comme on empêche le licenciement, arbitrairement, il y a le retour de bâton, tout aussi arbitraire.
          Libéralisez l’économie au lieu de chier de la loi au km et de complexifier les lois au point que l’entrepreneur doive vivre avec un avocat.

        2. Samy j’ai travaillé pendant près de 3 ans en Australie dans un petite entreprise de 60 personnes filiale d’un groupe international mais très indépendante. Plus de 20 nationalités sur 60 personnes (il y a plus de 150 nationalités dans Melbourne).
          J’ai embauché un acheteur indonésien ($85,000 par an). Le DG m’a laissé faire mais en me disant qu’il me dirait quelque chose plus tard.
          Sa première exigence a été de squatter le local de l’infirmerie pour faire ses prières 2 fois par jour pendant 1/2 heure sur son temps de travail. ensuite pendant 1 mois pendant le ramadan (en été) il était tellement fatigué qu’il était improductif, faisait beaucoup d’erreurs et était souvent absent. J’ai profité de quelques erreurs répétées pour le licencier.
          Alors que je m’en plaignais le DG (libanais) m’a dit : tu vois, tu comprends pourquoi ici il y a des slovènes, des indiens, des sud-africains, des anglais, des allemands, des thaïlandais, vietnamiens, chinois… mais pas d’a-rabes ni de musul-mans.

          1. Je ne sais pas si votre histoire est vraie ou fausse. Mais vous et votre DG libanais (s il a existe) caricaturez.

            En 1962 la France a exige un contingent annuel de 35 000 travailleurs algérien pour aider au développement de la France (vous n avez qu a relire les accords d Evian, ils sont sur le web). Pour vous, c était donc 35 000 fainéants?…Et le périphérique de Paris, les HLM, les voitures Renault, Peugeot,etc…ont été construites par des fainéants… c est ce que vous voulez dire dans votre commentaire?? Tous les français qui possèdent un nom a consonance arabe et qui possèdent des diplômes de l École Polytechnique, Ponts et Chausses, etc ,….sont aussi des fainéants pour vous?

            Par ailleurs, les libanais sont majoritairement arabes….votre DG est donc un fainéant selon votre définition.

            Votre commentaire ne tient pas la route une demi-seconde.

            1. Avec une telle incompréhension et incapacité de communication, vous avoir comme collaborateur doit être un plaisir… 😉

              Vous êtes le seul à comprendre « fainéantise » quand Sam parle, lui, d’obligation culturelle ou/et religieuse qui sont beaucoup plus répandues actuellement dans certaines populations:
              http://www.saphirnews.com/41-des-musulmans-en-France-pratiquants–selon-Ifop_a12945.html

              1. Vos provocations sur ma personne, ça ne marche pas surtout cache derrière votre ordi.

                Vous faites des raccourcis, je me dois de vous corriger. Vous devriez me remercier de vous offrir un peu d éducation et de logique.

                1. Ce n’est pas une provocation mais un diagnostique.

                  Relisez:
                  -le seul à parler de « fainéantise » c’est vous, quand au fond de l’argumentation, l’obligation culturelle, vos capacités en lecture ne vont visiblement pas au delà de deux lignes ou vous êtes d’une mauvaise foi abyssale donc vous éludez.

                  Honnêtement, qui voudrait d’un collaborateur incapable de communiquer normalement ?

                2. Oh que non.

                  La fatigue pendant le ramadan est un problème fréquemment évoqué par les musulmans qui le pratiquent :
                  http://www.baya.tn/2012/08/11/comment-gerer-sa-fatigue-durant-le-ramadan/
                  http://www.centralelaitiere.com/zoom-sur/comment-se-concentrer-au-travail-durant-ce-mois-de-ramadan
                  mais quand elle est évoquée par un « blanc » vous préférez le prendre comme une insulte.

                  Vous êtes remplis de préjugés racistes: vous considérez que tous vos malheurs viennent d’un groupe de personne, vous n’entendez aucune autre explications et vous déformez ou ignorez tout ce qui ne va pas dans ce sens.

                  Toujours rien à dire sur les 6.5% de chômage des immigrés en suisse et les 65% de charges des entrepreneurs français ?

            2. Samy,

              Vous n’avez strictement rien compris à mon exemple : les gens font des choix par rapport à des expériences. Quand plein de gens font les mêmes choix dans les mêmes situations ça devient une règle et les nouveaux arrivants appliquent la règle sans rechercher à faire l’expérience. Ce système fonctionne plutôt bien.

              Relisez, je n’ai pas parlé de fainéants.

              « Par ailleurs, les libanais sont majoritairement arabes… »
              PTDR C’est un pays arabe mais pas musulman et d’ailleurs les libanais chrétiens (40%) ne se considèrent pas généralement comme arabes.

          2. Pourquoi avoir laissé faire cet employé ? Disposer d’une salle de prière et de 2 longues pauses était dans son contrat de travail ?

  3. Je ne suis pas d’accord avec le fait que le personnel de l’entreprise « doive » refléter la « diversité » de ses clients. Sinon dans les entreprises dont les clients sont des très riches et très cultivés cadres supérieurs ou dirigeants (luxe) les vendeurs/vendeuses seraient recrutés comment ?
    Dans les entreprises ou les clients sont des CSP-, les salariés doivent-ils aussi nécessairement moins bien maîtriser le français ou savoir un peu moins bien compter que la moyenne ,
    Ou alors la discrimination ne se fait que sur des critères bisounoursesques : couleur de peau, assonance du prénom, adresse postale (pour savoir si le quartier est éligible), appartenance à une minorité visible (ceux qui portent des caleçons ou celles qui se coiffent avec des couettes ?).

    La discrimination est subjective, elle est inhérente au processus de recrutement. Intégrer un salarié dans une entreprise c’est comme intégrer un migrant dans un pays : l’intégration est un facteur essentiel. Fou le recruteur qui recruterait un candidat (à aptitudes égales) qui ne « collerait pas » avec les valeurs ou les usages de l’entreprise.
    Si ces valeurs sont nauséabondes, ça peut sembler injuste pour le candidat, mais l’entreprise n’a pas pour rôle de faire ou pratiquer la morale sociale.
    On vit mieux dans une entreprise tolérante, ouverte, acceptant la diversité sous toutes ses formes (et pas uniquement celles vues par le Gvt).
    Mais on ne doit pas contraindre une entreprise à accepter des valeurs qui ne sont pas les siennes. Dans quelque domaine que ce soit. Si ceci a des conséquences sur les clients, le marché tranchera tout seul. Et si ça n’en a pas, alors où est le probleme ?

  4. Comme d’habitude la France prend le problème à l’envers.

    La discrimination n’est pas un problème. Elle est naturelle. Point.
    Le problème en France vient du fait que le marché du travail est tellement vérouillé que la discrimination a un impact important. Si pour un chercher d’emploi il y avait 3-4 offres d’emploi à pourvoir, il n’en aurait rien à foutre de se faire retoquer par un des employeurs potentiels sur des raisons discriminatoires. Mais en France pour une offre d’emloi vous avez 10 000 chômeurs, du coup la pression de l’argument de la discrimination est bien plus forte.

    Il est amusant, en outre, de lire sur un site libéral que la discrimination est un problème. Le seul service dans lequel il pourrait à la rigueur y avoir une représentativité, est les services publics, car chacun payent de sa poche pour ce service. A l’inverse, dans le privé, le chef d’entreprise est le seul à même de choisir qui il veut engager, et pourquoi, et personne n’a à la ramener sur sa décision, quand bien même elle serait obtuse au possible. La concurrence se chargera de faire comprendre à cette personne si sa tactique de recrutement est la bonne ou non.

  5. Qu’importe la couleur ou la race du cheval pourvu qu’il traine la charrue disait mon grand père.

  6. Article stupide, tout bon recruteur se doit de discriminer en permanence , à savoir recruter des gens compétents. Et celui qui recrute en discriminant sur un autre facteur, c est son problème. Personnellement si je dois recruter des chercheurs en développement d I.A., je poserai la question de savoir si ils croient en Dieu, si la réponse est oui, je ne les engage pas à cause d un manque flagrant de capacité d analyse logique

    1. Et celui qui recrute en discriminant sur un autre facteur, c est son problème. Personnellement si je dois recruter des chercheurs en développement d I.A., je poserai la question de savoir si ils croient en Dieu, si la réponse est oui, je ne les engage pas à cause d un manque flagrant de capacité d analyse logique

      Effectivement, c’est votre problème si vous avez recours à un critère non pertinent. 🙂

      Saves-vous que Kurt Gödel a cherché à réhabiliter la preuve ontologique leibnizienne de l’existence de Dieu ? Et franchement, conclure de leur croyance en Dieu à leur manque flagrant dans leur capacité d’anlayse logique, vous m’avez bien fait rire. Vous ne connaissez pas grande chose à cette science, ou alors à la religion, pour tenir de tels propos, me trompe-je ?

      1. D accord avec Turing (Aan?).

      2. C’était un exemple purement rhétorique à la marge en vue de bien faire comprendre la liberté de choix d’un recruteur en fonction de ses critères propres soient-ils efficaces ou non. Soit dit en passant à l’argument sur la preuve ontologique leibnizienne de l’existence de dieu, je pourrai répondre que penser de l’argumentation de Stephen Hawking sur l’existence de Dieu ? Quand au développement de L’I.A. je répondrai que je me repose pour les moments sur les écrits de Jaron Lanier et de Raymond Kurzweil, qui valent ce qu’ils valent mais c’est un début

      3. En tant que Chef de Projet en france j’ai eu à travailler avec une Indienne qui était ma correspondante d’un fournisseur en Inde et à laquelle je rendais visite 3 ou 4 fois par an… Sa religion était tellement prégnante qu’elle considérait tous les problèmes comme normaux et dus à Dieu et qu’il n’y avait donc aucune nécessité de faire des plans d’amélioration !
        Heureusement que le responsable qualité était chrétien (assez rare là-bas)

        1. Et en France, vous n avez pas réussi à trouver des exemples? Faites preuve d inventivité.

          En France, on croit que passer sous une échelle porte malheur et que le fer a cheval porte bonheur..etc… Si je caricature autant que vous, je pense que vous y croyez aussi. LOL.

          1. La modération est féroce sur ces sujets, deux de mes réponses ne sont pas passées déjà.
            Dans un espace de discussion authentiquement libre, je suis certain que vous auriez plus d’exemples.

            1. Vous faites des attaques personnelle ad hominem et n argumentez pas. Ca s est vu. Donc, le site essaye tant que faire se peut de reguler .

              Essayer d argumenter au lieu de m insulter en permanence.

              1. Vous faites des attaques personnelle ad hominem et n argumentez pas

                En vrai, vous ne répondez jamais aux arguments qui vous dérangent comme les autres contributeurs vous l’ont fait remarquer..
                Il semble maintenant que vous ne les voyez même pas.

                C’est magnifique 🙂

  7. J’ai hâte qu’ils décident que les diplômes et l’expérience soient discriminants.
    Ainsi, on se passerait du CV et des formalités de recrutement.
    C’est quand même plus juste, un bon vieux tirage au sort et hop c’est réglé.
    Le meilleur des mondes.

    Ces cons sont capables de le faire.

  8. Alors à la SNCF, à EDF à l’éducation nationale, la gendarmerie ils ne discriminent pas.
    C’est bien connu dans ces organismes une personne de 56 ans y entre les doigts dans le nez….Sans absolument une seule discrimnation d’age.

    1. tout à fait d accord avec vous.

  9. C’est toujours amusant de voir des députés proposer/voter des sujets sur lesquels ils n’appliquent nullement ce dont ils débattent. Voir leurs attaché(e)s parlementaires, leurs recrutements en circonscription, leurs financements d’associations et leur traitement de marchés publics… en élargissant un peu.

  10. Ne pourrait-on pas soumettre les assistants parlementaires aux mêmes règles ? Aux élus de s’arranger pour qu’ils respectent les proportions de moches, de bêtes, de malhonnêtes et d’illettrés de la société française…

    1. « Vous me mettrez un demi boudin maigre avec un demi boudin gras pour ma secrétaire demande l’élu… »
      Iront-ils jusque là, c’est à craindre.

  11. On voit bien encore une fois que nos dirigeants considèrent l’entreprise comme une entité devant faire du social. Après tout, quand l’Etat ou les collectivités locales embauchent, ce n’est pas toujours pour servir une finalité de service public, mais ce peut être aussi par clientélisme, ou pour faire baisser le chômage, ou pour le réduire dans certaines banlieues.
    Une entreprise cherche d’abord des compétences. Au lieu de voir des discriminations partout pour justifier leur pseudo morale républicaine, nos députés feraient mieux de regarder les nombreux musulmans ou autres citoyens « de la diversité » qui travaillent efficacement dans nos entreprises. De toutes façons, ce ne sont pas les lois qui font évoluer les mentalités, mais le temps.
    Un musulman ou un noir refusé? Comment savoir si c’est une discrimination et non une question de compétence au sens le plus large (présentation, façon de s’exprimer etc…)?
    « tout le monde est ici présumé coupable d’opinions divergentes, qui doivent être combattues dans les têtes, au moyen d’un programme de formation (rééducation ?) généralisé »: là est l’essentiel. Un gouvernement qui prétend régir les pensées et les opinions, est un gouvernement totalitaire. Nous en sommes là.

      1. Article très intéressant, la fin surtout et notamment les raisons que feraient de la lutte contre les discriminations un avantage pour l’entreprise.

        La réduction du risque juridique est indéniable mais j’observe que le législateur crée un délit de toutes pièces puis en invoque les modalités de répression comme un risque à minimiser. Amusant.

        Que la diversité ethnique, religieuse (et pourquoi seulement celles là d’ailleurs ? quid des femmes ?) soit un avantage pour attirer les investisseurs est une affirmation gratuite.

        L’incitation à tenir un fichier des origines ethniques ou des opinions religieuses des salariés est abracadabrantesque, même avec le soutien de la CNIL. En plus, en France, ça pue très fort ce genre de fichiers (je gagne un point Godwin).

        Enfin l’auteure avoue elle même que l’impact de la diversité ethnico-religieuse sur la productivité ne repose que sur de rares études.

        Bref j’ai plus eu l’impression de lire un article du catéchisme du petit moralisateur qu’un article scientifique.

        Je veux bien admettre que la discrimination est réelle et soit très mal vécue par ceux et celles qui en sont victimes mais la cause première en est le taux de chômage catastrophique de notre pays. Or la discrimination positive que vous appelez de vos vœux ne crée aucun emploi.

        1. Égalité de chances mieux que discrimination positive.

          1. « Égalité de chances mieux que discrimination positive. »

            Nope, un humain ne sera pas engagé parce qu’il n’a, par exemple, pas la bonne couleur de peau pour les quotas.
            Vous confondez « racisme institutionnel » avec « égalité des chances ».

  12. Stéphane Lallement

    Je suis quelque peu perplexe de voir le très noble magazine Contrepoints publier ce genre de tribune, sans qu’il n’y ait de réaction pour rappeler ce qu’est la doctrine libérale.

    Il est ici question de discrimination à l’embauche.

    L’opprobre public dont sont victimes les pratiquants de la discrimination à l’embauche est une idée à la mode très répandue.

    L’auteur de cette tribune a raison de s’offusquer de la volonté répressive des pouvoirs publics. Mais il a en même temps gravement tort de participer à l’opprobre général.

    En effet, discriminer, c’est choisir.
    Celui qui discrimine, c’est celui qui choisit.
    Choisir est un attribut de l’homme libre.
    Seul l’esclave peut être privé de son droit de choisir.
    Seul l’esclave peut être privé de son droit de discriminer.
    C’est ainsi que ceux qui jettent l’opprobre sur la discrimination, et, à plus forte raison, ceux qui veulent punir pénalement la discrimination, veulent très concrètement réduire l’humanité entière à n’être plus qu’un troupeau d’esclaves.
    La réduction en servitude de l’humanité entière est-elle un sort tellement souhaitable qu’elle est réclamée par tant de gens ?

    Je dois rappeler ici qu’il existe, d’après la tradition, des libertés fondamentales en matière économique.
    Ces libertés sont :
    1 : le droit de propriété.
    2 : la libre entreprise.
    On peut en rajouter une troisième, à savoir la liberté contractuelle, mais cette troisième liberté n’ajoute rien de plus aux deux premières, car elle procède à la fois du droit de propriété et de la libre entreprise.
    Bien des gens pensent à tort que les libertés fondamentales ne sont bonnes qu’à décorer des textes poussiéreux que personne ne lit et qui n’ont pas vocation à être respectés.
    Mais en vérité le respect des libertés fondamentales est précisément la condition de la paix publique et de la prospérité. Sans respect des libertés fondamentales, il n’est plus que chaos et guerre de tous contre tous.

    Un employeur qui se livre à une discrimination à l’embauche ne fait rien d’autre qu’un usage paisible de sa liberté contractuelle, laquelle est une liberté fondamentale.
    Ce n’est jamais sans grand danger pour la paix publique que l’on prétend empêcher les citoyens de faire un usage paisible de leurs droits fondamentaux.
    Ceux qui vitupèrent contre la discrimination à l’embauche veulent manifestement plonger le pays dans le chaos et la guerre de tous contre tous.

    Un honnête homme se doit de blâmer ceux qui blâment les discriminateurs.
    Car ceux qui blâment, même légèrement, les discriminateurs sont de dangereux fauteurs de troubles.

  13. Ce qui m’intrigue c’est de continuer à voir des parents donner des prénoms à leurs enfants qui leur donneront moins de chance de s’intégrer dans un pays de culture chrétienne.
    Masochisme ? Esprit de provocation ?
    La carte d’identité permet pourtant d’y ajouter un « nom d’usage » qui donne ainsi toute flexibilité multi-culturelle.

    1. Ridicule votre commentaire.

      Et on fait comment pour les noms de famille? Et ensuite on change la couleur des gens comment??

      1. JeanJean: « Ridicule votre commentaire. »

        Le fait est qu’a travers l’histoire des millions de gens ont changés de prénom ou de nom pour se fondre dans des cultures.
        Vous pouvez trouver la réalité ridicule, ça n’en reste pas moins la réalité: un prénom est un choix et il est socialement important :
        http://www.enfant.com/grossesse/1er-trimestre/choix-du-prenom.html

    2. Ce qui m intrigue c est qu aux 21eme siècle ya encore des gens qui estiment que tous les français doivent s appeler Francois et Francoise et doivent être blanc.
      Ridicule.

      1. Aucune haine, aucune violence. Une simple séparation de “corps et de biens”. Bref un divorce à l’amiable: assurances sociales et retraites séparées (pourquoi me force-t-on à être solidaire de gens qui me ne veulent surtout pas me ressembler?)
        Une partie de la population appelle ses enfants par les noms de leurs dieux venus de très loin, qui ne veut pas manger comme moi, ni s’habiller comme moi, ni parler comme moi, etc…

        En fait, la seule chose que voulez avoir en commun avec moi, c’est MON FRIC. En ce sens je comprend que vous vous entendez bien avec les hommes de l’Etat, qui en plus, ont la détestation des catholiques qu’il ont dépouillés en 1905.

        Problème: jamais les hommes de l’Etat n’accepterons la création d’une assurance sociale catholique.
        Cet Etat est coincé : s’il laisse les communautés gérer, comme auparavant, les solidarités entre leurs membres, alors il perd le contrôle social et un job pour des milliers de fonctionnaires. S’il impose sa solidarité forcée, alors il crée des ressentiments qui nous conduiront à la violence intercommunautaire (les « nôtres » crèvent de faim mais on aide ceux qui nous méprisent).

      2. Vous voulez bénéficier de la solidarité d’un groupe, sans faire TOUS les efforts pour vous y intégrer.
        Démerdenzizich.

        1. Je ne bénéficie de rien du tout, je suis expat.

          Vous semblez déçu(e) que le Bretagne n ai pas été fusionné avec les Pays de la Loire dans la récente reforme des régions.

      3. Ce qui m intrigue c est qu aux 21eme siècle ya encore des gens qui estiment que tous les français doivent s appeler Francois et Francoise et doivent être blanc.

        Il n’y a aucune obligation.
        Simplement, les propriétaires d’entreprises prennent qui ils veulent comme collaborateurs. Ça s’appelle la liberté et tous les pays qui ne respectent pas ces libertés finissent très mal.

        Nous avons habité 15 ans en France, nous nous sommes fondus dans la culture locale ce qui est un gage d’acceptation. Ne pas le faire et une liberté et un droit, mais du coup, c’est aussi la liberté des gens de ne pas vous accepter chez eux.

        1. Au 21eme siècle, Rachid, Kevin, Hugo, Aminata et Anne-Sophie sont tous les 4 des prénoms français point-barre.

          « Un gage d acceptation »? KEZAKO? Pour se fondre dans la culture locale, il faut aussi changer sa couleur de peau? – Ridicule.

          1. La couleur de peau ne dit rien de votre culture, de ce que vous pensez ou de votre volonté de collaborer avec un groupe ou pas, contrairement à d’autres critères qui sont des choix.

            Je me borne à vous expliquer un état de fait inhérent à l’espèce humaine.: Les codes de reconnaissances culturels sont importants pour les gens, parce qu’ils assurent une plus grande chance de bonne communication, de collaboration et diminuent les sources de conflits.

            Vous n’acceptez pas une règle du groupe à qui vous demandez des choses parce que vous l’estimez idiote. C’est peut-être vrai.
            Mais vous devriez comprendre que le groupe a le droit d’être méfiant. D’autant plus que vous demandez à l’état de vous imposer de force ce qui n’est pas spécialement un bon départ. Combien d’autres choses vous voulez imposer ?

          2. Qu’est-ce qu’un prénom français en vérité ? Rachid est un prénom arabe, Kévin est franchement irlandais, Aminata est la version ouest-africaine du prénom arabe Amina, Anne est juif et Sophie grec. Nous voilà bien avancés. A propos Samy est aussi un prénom arabe, même s’il faudrait plutôt l’écrire Sami mais bon, nous ne sommes pas à une lettre près, entre la fantaisie des parents et les bourdes des agents de l’Etat Civil.

          3. Il y en a qui ont du mal avec le réel. Rachid est un prénom arabe, plutôt donné par les musulmans. C’est la réalité : il n’est pas interchangeable avec Hugo, prénom français, mais connoté socialement, puisque c’est actuellement le version csp- de Hugues. Aminata est un prénom africain, mais commun aux différentes religions locales, très différent de Anne-Sophie qui non seulement est français, mais plutôt donné dans des familles catholiques CSP+

            Hélas pour Samy le réel est méchant : il discrimine, il distingue les uns des autres pour éviter la dictature de l’identique, l’idolâtrie du même.
            Samy est d’ailleurs assez hypocrite car s’il s’est expatrié c’est qu’il a pris en compte le réel. La combinaison du taux de chômage français et du coût des licenciement fait que les entreprises pratiquent le clonage à l’embauche : le même type qu’avant, si possible pour moins cher.
            Mais Samy reste toutefois un peu enfermé dans sa bulle : il semble croire qu’il est le seul à être discriminé en oubliant les vieux, ceux qui n’ont pas le bon diplôme ou la bonne école, les parcours atypiques, les expats qui reviennent, etc, etc…

            C’est très triste de ne pas être choisi pour le job dont on rêvait, mais c’est la condition de la vie. Pas de discrimination = pas de vie, pas de nouveauté, pas de changement, pas d’inventivité pour se caser quand même. D’ailleurs si Samy était cohérent il s’engagerait à acheter à tous les producteurs à la fois pour ne pas faire de discrimination et pratique l’égalité des chances entre vendeurs.

            Quand Samy fera avec ses achats ce qu’il exige que les entreprises fassent avec leur employés, nous pourrons discuter sérieusement

            1. un long texte banal destine a légitimer la discrimination. La discrimination est un délit.

              Que de préjugés dans votre tête : « Anne-Sophie qui non seulement est français, mais plutôt donné dans des familles catholiques CSP+ » – Ma copine Anne Sophie est antillaise.

              En Grande Bretagne on dit : »if this thing does not work, it must be french »….Vous légitimez ca aussi ou ca vous gène ce que pensent nos cousins britanniques a propos des frenchies?

              1. Samy: Vous légitimez ça aussi

                Personne ne légitime quoi que ce soit, on vous explique que les gens discriminent et préfèrent leurs alter ego culturels depuis toujours et dans toutes les cultures. Vous pensez que quelques coups de matraque de plus devraient pouvoir arranger ça, on vous souhaite bonne chance pour votre éventuel retour à la réalité.

                1. Lisez les commentaires sur cette page et vous verrez que les gens se trouvent des excuses (souvent bidon ou inventées) pour legitimer la discrimination (age, genre, ethnique, religieuse supposee, geographique, sociales….etc…).

                  Je maintiens qu en France la discrimination a l embauche est une réalité quotidienne et systématique. Ceci constitue un délit. Les recruteurs ayant ces pratiques sont des délinquants. Ils sont avertis donc ils ne seront pas surpris s ils se font prendre la main dans le pot de confiture.

                  Ensuite, arrêtez avec votre histoire de « matraque », l egalite des chances ca peut etre la mise en place de postes subventionnes donc un gain pour l entreprise.

                  Il faut arrêter avec le mythe la France de race blanche souillées par ses minorités. La réalité c est une France plurielle forte de sa diversité.

                  1. Ce n’est pas la cohérence qui vous étouffe, vous affirmez que la discrimination est un délit et vous êtes pour la discrimination positive.

                    Je vous redis la position des libéraux, c’est l’article 1 de la DDHC:
                    « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »

                    Les libéraux sont contre toute forme de distinctions dans la loi quelques soit les bonnes intentions affichés.

                    1. L égalité des chances est un meilleur terme que discrimination positive, je vous l accorde.

                      L égalité des chances est la pour corriger les comportements des citoyens pratiquant la discrimination.

                      Vous pensez que les US et UK qui pratiquent l égalité des chances sont moins liberaux que la France, laisser moi rire. D ailleurs,je vais envoyer votre a mes collegues britanniques, ca va etre marrant.

                    2. Vous ne répondez pas aux questions qui vous gênent.

                      Dit autrement, vous êtes pour les discriminations quand elles vous arrangent.
                      Une discrimination positive ou négative est une discrimination.

                      Votre comparaison avec les US ou UK est sans objet. Je vous demande votre position sur l’article 1 des DHHC. Vous ne répondez pas ou à coté.

                  2. Répondez d’abord à la première phrase de gillib et revenez me voir plus bas.

                    Ceci constitue un délit.

                    Le téléchargement illégal aussi.
                    Vous devriez instaurer un véritable KGB pour faire respecter cette loi. Selon elle, 100% des employeurs importants y compris l’état sont des délinquants.

                    Ensuite, arrêtez avec votre histoire de « matraque », l egalite des chances ça peut etre la mise en place de postes subventionnes donc un gain pour l entreprise.

                    Vos « subventions gratuites » viennent des impôts des entreprises qui paient déjà 65% de taxes pour les PME. C’est bien parce que les entreprises sont assassinées de taxes et soumises à des règles délirantes qu’elles ne prennent absolument AUCUN risque en n’engageant que des gens culturellement semblables.

                    Encore une fois vous rêvez éveillé si vous pensez que dans un tel contexte quelques dizaines d’euros vont changer la donne.

                    En Suisse le Code du travail est minimal, les impôts bien plus bas et les immigrés ne souffrent que d’un chômage de 6.5% un rêve qui semble inaccessible même aux employés « de souche » français.

                    Il faut arrêter avec le mythe la France de race blanche souillées par ses minorités

                    Il n’y a que vous qui le mentionnez ici, effectivement vous devriez arrêter et prendre en compte la réalité et les explications pour une fois.

                    L’état français vous victimise, vous interdit l’entrepreneuriat, vous transforme en risque impossible à assumer pour une entreprise et vous voulez encore plus de matraquage légal et fiscal en pensant que ça peut marcher ?

                    Pour guérir de l’empoisonnement vos solutions c’est de donner encore plus de poison, c’est absurde.

                    1. Par votre première phrase vous légitimez la discrimination (ethnique, géographique, genre, age…), c est un délit point barre. Si vous voulez changer la loi, allez voir votre député mais ça m étonnerait qu il vous soutienne (puisque aucun parti qui se réclame de la République n encourage les discriminations).

                      Ce ne sont pas les entreprises qui posent problème. Ce sont certains employés qui pratiquent la discrimination (ethnique, géographique, genre, age…).

                      Moi je préfère les personnes qui respectent la constitution et la loi de notre pays a ceux qui ne les respectent pas.

                      Je propose de fournir des subventions aux entreprises ayant un comportement éthique de la diversité de notre pays.

                    2. Par votre première phrase vous légitimez la discrimination

                      Encore raté: Je vous explique que votre loi a autant d’effet qu’un poux lancé sur une baleine.
                      Quand au reste de mon message dont vous n’avez pas lu ni compris une ligne on en vient à ce demander si vous êtes capable d’autre chose que de vous plaindre.

    3. C’est bizarre tous ces commentaires qui dévient sur le couleur de peau (hors sujet, on parle de l’effort d’un individu pour s’intégrer). Mais c’est bien sûr par perversion, pour pousser à la faute, puisqu’en France on n’a pas de liberté d’expression sur ces sujets (cf affaires Zemmour), sauf au moment des élections.

      Résumons, certains ne veulent pas s’adapter à la communauté environnante, et s’appuie sur le pouvoir, le monopole de la violence légale, pour que les autres s’adaptent à eux. C’est beau hein ? mais est-ce que ça va pas quand même péter…that is the question

      1. Dans ce cas, vous auriez pu illustrer votre propos sur les efforts qu ont fait de milliers d ouvriers venu d Afrique et d ailleurs pour aider au développement de notre pays. Et, je ne parle même pas de ceux mort au combat pendant les 2 guerres mondiales.

        Pourquoi vous n avez pas parler de ceux la?

        1. Samy, je ne connais pas le problème de l’enrôlement des africains durant les guerres, mais je peux parler de l’enrôlement (de force) des soldats bretons durant la première guerre mondiale. cela n’a donc rien à voir avec la choucroute, on parle de chair à canon et pas d’effort d’intégration dans la communauté.
          Comment interpréter le graphique suivant (lien https://dataaddict.fr/prenoms/#mohamed) sinon comme une divergence de la volonté d’intégration à partir de 2000.

          1. Mohamed est aussi un prénom français au 21eme siècle.

            Pensez vous, par exemple, que Zine-Eddine Zidane n est pas intégré a la société française?

            ( ZIne Eddine en arabe signifie « la beaute de la religion »).

            Les prénoms n attestent pas du niveau d intégration des personnes. SVP pour le bien de notre pays revenez à la raison.

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